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Retour sur les origines chrétiennes

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Balthazar Richter

Sermon sur les sauterelles (1602)

  • Nota beneCette page a un caractère expérimental et doit donc être utilisée avec précaution. Je m'y essaye en effet à utiliser une intelligence artificielle, technologie encore dans l'enfance, pour donner l'édition quadrilingue d'un texte rédigé dans une langue que je ne maîtrise pas du tout, l'allemand, qui plus est dans l'allemand du tout début du XVIIe siècle, texte de plus imprimé en caractères Fractur, et parfois difficile à déchiffrer.
  • Cette édition présente donc inévitablement des erreurs de lecture et sans doute aussi d'interprétation, dont peut-être des esprits chagrins se scandaliseront au lieu de nous les signaler.
  • Telle quelle, je la mets cependant en ligne, vu l'intérêt du texte ainsi édité, à savoir celui d'un sermon visant à diffuser parmi les laïcs d'une paroisse allemande une interprétation de l'Apocalypse essentiellement anti-catholique, spécialement en ce qui concerne la très mystérieuse section des Sauterelles (Apoc. 9, 1-11).
  • Bernard Gineste, 25 août 2025.

Préface de l'éditeur (2025)

  • Balthasar Richter (1555-1607), d'abord pasteur protestant à Steyr en Autriche, en est chassé en 1599 par la Contre-Réforme catholique. Il gagne alors Eisfeld en Franconie, où il devient surintendant et publie en 1602 un commentaire allemand de l'Apocalypse en trois volumes.
  • La particularité la plus étonnante de son exégèse, relativement aux fameux “cinq mois” alloués aux Sauterelles, n'est pas d'y voir 150 jours qui représenteraient autant d'années, soit 150 ans: cela ne lui est pas particulier et se retrouve même chez des auteurs catholiques. C'est de se permettre arbitrairement de multiplier ce nombre par 7, dans la pensée semble-t-il que l'unité de compte chronologique du Saint-Esprit est la “semaine d'années”.
  • De la sorte il trouve que ces 5 mois correspondent non pas à 150 jours, ni non plus à 150 ans, mais bien à 150 semaines d'années, c'est-à-dire à 1050 années. Par ailleurs il fait remonter l'institution de la papauté, assez arbitrairement, à sa reconnaissance officielle par l'empereur byzantin Phocas en l'an 607: ce qui lui permet d'envisager une extinction prochaine de cette institution assimilée au fléau des sauterelles de l'Apocalypse. Il laisse le soin à son public de calculer que le catholicisme devrait s'éteindre vers 1657 environ.

Introduction de l'auteur (1602)

So haben die römischen Bischöfe nach irdischen Dingen getrachtet (Geld, Gut, Gewalt, Ehre, Herrschaft) und sind also vom Himmel gefallen.Sic Romani episcopi terrena (pecuniam, bona, potentiam, honores, imperia) quaesiverunt atque e caelo ceciderunt.Ainsi les évêques romains ont recherché les choses terrestres (argent, biens, puissance, honneur, domination) et sont ainsi tombés du ciel.Thus the Roman bishops sought earthly things (money, goods, power, honour, rule) and so fell from heaven.
Andere Prälaten haben zwar auch die Höhe gesucht, aber der Römer Ehrgeiz ist über alle Maßen gegangen. Bis auf Constantin zählt man 82 römische Bischöfe (viel Märtyrer); hernach 32 bis Gregor den Großen (~600).Ceteri quidem praesules quoque altitudinem appetiverunt, sed Romanorum ambitio modum excessit. Usque ad Constantinum numerantur LXXXII episcopi Romani (plurimi martyres); deinde XXXII usque ad Gregorium Magnum.D'autres prélats ont bien recherché aussi les sommets, mais l'ambition des Romains a dépassé toute mesure. Jusqu'à Constantin on compte 82 évêques de Rome (beaucoup martyrs); ensuite 32 jusqu'à Grégoire le Grand.Other prelates likewise sought eminence, but the ambition of the Romans exceeded all bounds. Up to Constantine one counts 82 bishops of Rome (many martyrs); then 32 to Gregory the Great.
Endlich hat Bonifacius III. von Phocas den Titel “Episcopus universalis” erlangt: das ist der Ursprung des Bapstthums und der “Apostasie” (2 Thess 2).Denique Bonifacius III a Phoca titulum “episcopi universalis” impetravit: hinc origo Papatus et “apostasiae” (2 Thess 2).Enfin Boniface III, de la part de Phocas, obtint le titre d'“episcopus universalis”: telle est l'origine de la papauté et de “l'apostasie” (2 Th 2).At last Boniface III, from Phocas, obtained the style “episcopus universalis”: this is the origin of the Papacy and of the “apostasy” (2 Thess 2).
Zum andern beschreibt Johannes die Macht der “Schlüssel”, welche der Bapst sich usurpieret. Unter dem Schein von Matth. 16 (“Ich will dir die Schlüssel geben…”) und Joh. 20 (allen Aposteln gegeben) reißt er dieselben allein an sich, ordnet nach seinem Belieben, hebt Gottes Gaben auf, “relaxiert” und dispensiert, doch nicht anders, als daß Geld dazwischen kömmt, als ob absolvere hieße, die Sünden feilzuhalten; zudem maßt er sich Gewalt über Kaiser und Könige an, sie abzusetzen oder einzusetzen.Deinde Ioannes describit potestatem “clavium”, quam Papa sibi usurpavit. Sub praetextu Matth. 16 (“Tibi dabo claves…”) et Io. 20 (apostolis universis datarum) eas sibi soli arripit, pro lubitu ordinat, Dei dona abrogat, “relaxat” ac dispensat, non aliter tamen quam interveniente pecunia, quasi absolvere sit peccata venalia exponere; praeterea sibi vindicat potestatem in imperatores regesque, eosdem deponendi vel constituendi.Ensuite Jean décrit la puissance des “clefs” que le pape s'est usurpée. Sous le prétexte de Mt 16 (“Je te donnerai les clefs…”) et de Jn 20 (données à tous les apôtres), il se les attribue à lui seul, ordonne à son gré, abroge les dons de Dieu, “relaxe” et dispense — mais non sans argent qui s'interpose, comme si absolvere voulait dire mettre les péchés en vente; de plus, il s'arroge autorité sur empereurs et rois, pour les déposer ou les établir.Next John describes the power of the “keys” which the pope has usurped. Under the pretext of Matt. 16 (“I will give you the keys…”) and John 20 (given to all the apostles), he seizes them for himself alone, orders at his pleasure, abolishes God's gifts, “relaxes” and dispenses—yet not otherwise than with money intervening—as though absolvere meant to put sins up for sale; moreover, he arrogates to himself power over emperors and kings, to depose or to appoint them.
Summa: der Schlüssel ist das Fundament des Bapstthums und ein Quell mancherley Mißbräuche. Sie nennen sich “Claviger” und führen Schlüssel im Wappen; Luther hat dafür zwei Dietriche gesetzt, die falsche Schlüssel zu bezeichnen.Denique: clavis est Papatus fundamentum et fons multorum abusuum. Se “clavigeros” appellant et claves in scuto ferunt; Lutherus pro iis duos uncinos posuit ad falsam clavem indicandam.Bref: la clef est le fondement de la papauté et la source de maints abus. Ils se disent “clavigers” et portent des clefs dans leurs armoiries; Luther y a substitué deux rossignols pour signaler la fausse clef.In sum: the key is the foundation of the Papacy and the fountain of many abuses. They style themselves “clavigers” and bear keys in their arms; Luther set two picklocks instead, to mark the false key.
Johannes aber gibt dem Bapst nicht den Schlüssel des Himmels, sondern den des Abgrunds: also hat der Bapst die Hölle ganz aufgeschlossen und den Teufel in die Kirche eingebracht.At Ioannes Papae non caeli, sed abyssi clavem tribuit: ita Papa inferos penitus reseravit ac diabolum in Ecclesiam intulit.Or Jean ne donne pas au pape la clef du ciel, mais celle de l'abîme: ainsi le pape a grand-ouvert l'enfer et introduit le diable dans l'Église.But John gives the pope not the key of heaven, but of the abyss: thus the pope has thrown wide open hell and brought the devil into the Church.
Als der heilige Johannes im vorgehenden achten Capitel dieses Buchs der heimlichen Offenbarung unter den ersten vier posaunenden Engeln die fürnemmsten Ketzereyen, so wider des Herrn Christi und seiner lieben Aposteln im Schwang gangen, eingeführet hat, hat er am Ende desselbigen achten Capitels etliche Wort mit hinangehänget, wie er nemlich einen Engel gesehen und gehöret habe, welcher mitten durch den Himmel geflogen und geruffen oder geschrien: Weh, weh, weh denen, die auf Erden wohnen, für den andern Stimmen der Posaunen der dreyen Engel, die noch posaunen sollen.Cum sanctus Ioannes in praecedenti huius libri Apocalypsis capite octavo, sub quattuor primis angelis tubam canentibus, praecipuas haereses, quae adversus Dominum Christum eiusque dilectos apostolos invaluerant, proposuisset, ad finem eiusdem capitis octavi quaedam etiam addidit: vidisse se ac audisse angelum, qui media per caelum volans clamabat: Vae, vae, vae habitantibus in terra, propter ceteras voces tubae trium angelorum, qui adhuc tuba sunt canituri.Comme saint Jean, au précédent huitième chapitre de ce livre de la Révélation, avait présenté, sous les quatre premiers anges sonnant de la trompette, les principales hérésies qui avaient cours contre le Seigneur Christ et ses chers apôtres, il ajouta, à la fin de ce même huitième chapitre, quelques mots, disant qu'il avait vu et entendu un ange qui, volant au milieu du ciel, criait: Malheur, malheur, malheur à ceux qui habitent sur la terre, à cause des autres voix des trompettes des trois anges qui doivent encore sonner.When Saint John, in the preceding eighth chapter of this book of the Revelation, had set forth, under the first four trumpet-blowing angels, the chief heresies then current against the Lord Christ and his beloved apostles, he appended, at the end of the same eighth chapter, a few words: that he had seen and heard an angel who, flying in mid-heaven, cried, Woe, woe, woe to those who dwell on the earth, because of the other voices of the trumpets of the three angels who are yet to sound.
Welche Wort wir am nechermal von wegen der Kürze der Zeit nicht haben können annehmen, sondern habens müssen bis auf den Eingang dieser Predigt verschieben, wie sie denn auch eigentlich daher gehören und gleichsam eine Vorrede sein auf die nächstfolgenden drey posaunenden Engel.Quae verba superiore vice ob temporis brevitatem tractare non potuimus, sed in huius concionis exordium differre coacti sumus; ubi sane recte pertinent ac velut prooemium sunt tribus proximis angelis tubam canentibus.Ces paroles, que la fois dernière nous n’avons pu traiter par manque de temps, nous avons dû les renvoyer au début du présent sermon, où elles ont proprement leur place et font, pour ainsi dire, préface aux trois anges trompettants qui suivent.These words, which last time we could not take up because of the shortness of time, we were obliged to defer to the opening of this sermon, where they properly belong and serve, as it were, as a preface to the three trumpeting angels that follow.
Es will uns aber der heilige Johannes hiermit nicht allein aufmuntern und attentos, sondern auch dociles machen, oder zugleich lehren und erinnern, daß die folgenden Trübsalen weit größer sein werden, denn die vorgehenden, davon er im nechsten Capitel geredet hat.Hoc autem sanctus Ioannes non solum nos excitare et attentos, sed etiam dociles efficere vult, simul docens ac admonens futuras afflictiones multo maiores futuras esse quam priores, de quibus in proximo capite egit.Par là, saint Jean veut non seulement nous stimuler et nous rendre attentifs, mais aussi dociles; il veut en même temps nous enseigner et nous rappeler que les tribulations qui suivent seront bien plus grandes que les précédentes, dont il a parlé au chapitre précédent.By this Saint John would not only rouse us and make us attentive, but also make us docile—teaching and reminding us at the same time that the tribulations to follow will be far greater than the former, of which he spoke in the preceding chapter.
Denn obwol dieselbigen auch schwer und groß sind, so sind sie doch schier für nichts zu rechnen gegen denen Greweln, davon er jetzund und hernach weiter reden wird.Nam etsi illae quoque graves ac magnae sint, tamen paene nihili aestimandae sunt prae abominationibus, de quibus nunc et deinceps latius aget.Car, même si celles-là étaient lourdes et grandes, elles ne sont presque rien en comparaison des abominations dont il va parler maintenant et plus loin.For though those likewise were weighty and great, they are well-nigh to be accounted nothing compared with the abominations of which he will now and hereafter further speak.
Dann jene kamen eintzeln und waren auch wider einander; also, daß oft eine Secte die andere dämpfete, wie man’s an den Nestorianern und Eutychianern siehet.Tunc illae singillatim veniebant atque inter se quoque adversae erant; adeo ut saepe una secta alteram comprimeret, ut in Nestorianis et Eutychianis cernitur.Alors elles venaient isolément et s’opposaient aussi l’une à l’autre ; si bien que souvent une secte en étouffait une autre, comme on le voit chez les Nestoriens et les Eutychéens.Then they came singly and were also set against one another; so that often one sect suppressed the other, as is seen with the Nestorians and the Eutychians.
Hie aber können sie alle zugleich, und helfen je eine die andere, und stürmen alle einmütiglich zu der christlichen Kirchen ein.Hic vero omnes simul adsunt, sese mutuo iuvant, atque uno consensu in Ecclesiam Christianam irrumpunt.Ici, au contraire, elles surviennent toutes ensemble, chacune soutenant l’autre, et d’un même élan elles prennent d’assaut l’Église chrétienne.But here they all come at once, each helping the other, and with one accord they storm the Christian Church.
Jene sind auch nur gleichsam ein Vorrath gewesen; hie aber kommt der Teufel samt seinem ganzen höllischen Haufen an allen Orten eingerissen, und was die vorigen vier bösen Engel erdacht und einschlichen, bald an diesem, bald an jenem Ort ausgegossen:Illae quasi tantum praeparatio fuerunt; hic vero diabolus cum toto infernali agmine per omnia loca invasit, et quidquid quattuor priores angeli mali excogitaverant ac furtim insinuaverant, modo hic, modo illic effusum est:Celles d'avant n'étaient qu'un fonds de préparation; ici, au contraire, le diable, avec toute sa troupe infernale, a fait irruption de toutes parts, et tout ce que les quatre mauvais anges précédents avaient imaginé et insinué en cachette, tantôt ici, tantôt là, se trouve répandu:Those earlier ones were but a kind of stock in reserve; here, by contrast, the devil with his whole hellish crew has broken in everywhere, and whatever the former four evil angels devised and smuggled in—now here, now there—has been poured out:
das kommt hie als in einer Grundsuppen alles zusammen, und ist aufs neue herfür gesucht und auf das höchste gebracht worden; wie es denn auch bei ihnen als ein sonderes Heiligthum und an Gottes statt geehrt, gelehret, geglaubet und angebetet wird.hic autem in unam quasi concotionem omnia coeunt, denuo excogitata et ad summum fastigium perducta; quod apud illos pro singulari sanctuario et vice Dei habetur, docetur, creditur atque adoratur. ici tout conflue comme en un fonds commun, recomposé et porté à son comble; et chez eux cela est tenu pour un sanctuaire particulier et, à la place de Dieu, honoré, enseigné, cru et adoré.here it all runs together into a single base stock, newly contrived and driven to the highest pitch; and among them it is treated as a special sanctuary and, in God's stead, honoured, taught, believed, and worshipped.
Gleichlich sind auch jene Ketzereyen nicht mit so großem Ernst und Eifer von so viel gelehrten und gewaltigen Leuten vertheidiget worden, als wol diese; davon hie und in den folgenden Posaunen der heilige Johannes redet.Similiter nec illae haereses tam gravi serio ac zelo a tot doctis et potentibus viris defensa sunt quam hae; de quibus hic et in sequentibus tubis sanctus Ioannes loquitur.De même, ces hérésies-là n'ont pas été défendues avec un tel sérieux et un tel zèle par tant d'hommes savants et puissants que celles-ci; c'est d'elles que saint Jean parle ici et dans les trompettes suivantes.Likewise, those heresies were not defended with such seriousness and zeal by so many learned and mighty men as these; of these Saint John speaks here and in the following trumpets.
Gleichlich sind auch jene Ketzereyen nicht mit so großem Ernst und Eifer von so viel gelehrten und gewaltigen Leuten vertheidiget worden, als wol diese; davon hie und in den folgenden Posaunen der heilige Johannes redet.Similiter nec illae haereses tanta gravitate et studio a tot viris doctis ac potentibus defensa sunt, quam hae; de quibus hic et in sequentibus tubis sanctus Ioannes loquitur.De même, ces hérésies-là n'ont pas été défendues avec un tel sérieux et un tel zèle par tant d'hommes savants et puissants que celles-ci; c'est d'elles que saint Jean parle ici et dans les trompettes suivantes.Likewise, those heresies were not defended with such seriousness and zeal by so many learned and mighty men as these; of these Saint John speaks here and in the following trumpets.
Dann obwol die Arianer auch in solche Unsinningkeit gerieten, daß sie ihren Irrthum nicht allein mit der Feder, sondern auch mit der Faust verteidigen wollten, jedoch so hat solches nicht so lang aneinander gewehret, ist auch nicht mit einem solchen mächtigen Nachdruck geschehen, wie hie unter dem ersten und folgendem andern und dritten Weh Meldung geschieht.Deinde, quamvis Ariani in tantam insaniam prolapsi sint ut errorem suum non solum calamo, sed etiam pugno defendere vellent, tamen id nec tam diu continuatum est nec tanto vi ac impetu gestum, quam hic sub primo atque deinde secundo et tertio “vae” refertur.Ensuite, bien que les Ariens soient tombés dans une telle déraison qu'ils voulurent défendre leur erreur non seulement par la plume mais encore par le poing, cela ne dura pas aussi longtemps, ni ne se fit avec une force aussi puissante, que ce qui est rapporté ici sous le premier et, ensuite, les deuxième et troisième “malheur”.And although the Arians fell into such folly that they wished to defend their error not only with the pen but also with the fist, yet it did not last so long, nor was it carried with such mighty force, as is reported here under the first and then the second and third “Woe.”
So lasset uns nun dasjenige, was hie und folgendes ferner beschrieben wird, mit sonderm Fleiß betrachten; dann es geht uns auch an zu diesen letzten Zeiten.Ita igitur ea, quae hic et deinceps describuntur, singulari studio consideremus; nam etiam ad nos pertinent his ultimis temporibus.Considérons donc avec un soin particulier ce qui est décrit ici et plus loin; car cela nous concerne aussi en ces derniers temps.Let us then consider with special diligence what is here and thereafter set forth; for it concerns us also in these last times.
Es ist aber kein Zweifel, daß hie Johannes in diesem neunden Capitel von den zween großen Antichristen, dem Papst in Occident und dem Türcken in Orient, rede; gleich wie er hernach im dritten und letzten Weh (davon im elften Capitel Meldung geschieht) vom letzten Zornsturm des rothen Drachen (darein unter andern auch der Zwinglianische oder Calvinische Haufen samt den Wiedertäufern und anderem Gesind gehören) redet und handelt.Nullus autem est dubium quin Ioannes hic in hoc nono capite de duobus magnis Antichristis loquatur, Papa in Occidente et Turca in Oriente; quemadmodum deinde in tertio ac ultimo “vae” (cuius mentio fit capite undecimo) de extremo procellae irae draconis rubri loquitur ac agit, in quam, inter alios, etiam coetus Zwinglianus sive Calvinianus una cum Anabaptistis et cetero grege referuntur.Il n'y a pas de doute qu'ici, au neuvième chapitre, Jean parle des deux grands antéchrists — le pape en Occident et le Turc en Orient; de même qu'ensuite, dans le troisième et dernier “malheur” (dont il est fait mention au chapitre XI), il traite de l'ultime tempête de colère du dragon rouge — où rentrent, entre autres, la troupe zwinglienne ou calviniste, avec les anabaptistes et autre engeance.There is no doubt that here, in this ninth chapter, John speaks of the two great Antichrists—the pope in the West and the Turk in the East; just as thereafter, in the third and last “Woe” (mentioned in chapter eleven), he speaks and treats of the final storm of wrath of the red dragon—into which, among others, are reckoned the Zwinglian or Calvinist party together with the Anabaptists and other rabble.
So wollen wir nun auf diessmal aus den fürgelesenen Worten, welche das erste Weh in sich begreifen, vom ersten Antichristen, nemlich von dem höllischen Vater, dem Papst zu Rom, reden; und das in nachfolgenden zween Pünctlein:Ita igitur hac vice ex verbis modo lectis, quae primum “vae” in se continent, de primo Antichristo, nempe de patre infernali, Papa Romano, dicemus; idque in sequentibus duobus punctis:Nous voulons donc, pour cette fois, à partir des paroles lues, qui renferment le premier “malheur”, parler du premier antéchrist, à savoir du père infernal, le pape de Rome; et cela en deux points suivants:Accordingly, for the present, from the words just read, which include the first “woe,” we shall speak of the first Antichrist, namely the hellish father, the pope at Rome; and that under the following two points:
Erstlich wollen wir hören, woher der Papst entstanden, was seine Macht und Gewalt, auch Thaten und Werk sein, und was er für ein Heer habe.primo audiamus unde Papa ortus sit, quae eius potestas ac auctoritas, item facta et opera, et quale exercitum habeat.premièrement, d'où le pape est issu, quelle est sa puissance et autorité, ainsi que ses actes et œuvres, et quelle armée il possède.first, whence the pope arose, what his power and authority are, as well as his deeds and works, and what sort of host he has.
Zum andern wollen wir auch noch eigentlicher und in specie anhören, was seine Heuschrecken für Arten und Eigenschaften an ihnen haben, etc.Deinde etiam propius atque in specie audiamus, quae genera et proprietates locustae eius habeant, etc.Deuxièmement, écoutons aussi plus précisément, in specie, quels genres et quelles propriétés possèdent ses sauterelles, etc.Secondly, let us also, more particularly and in specie, hear what kinds and properties his locusts possess, etc.

Première partie

allemand (1602)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
Vom ersten Stück.De prima parte.De la première partie.Of the first part.
Am Ende des achten Kapitels hat er noch einige Worte hinzugefügt, nämlich dass er einen Engel gesehen und gehört habe, der mitten durch den Himmel flog und rief: “Weh, weh, weh denen, die auf Erden wohnen”, vor den übrigen Stimmen der Posaunen der drei Engel, die noch posaunen sollen.In fine capitis VIII subiecit pauca, se angelum vidisse ac audivisse qui per medium caelum volans clamaret: “Vae, vae, vae habitantibus in terra,” ante reliquas tubarum voces trium angelorum adhuc tuba canentium.À la fin du chapitre VIII, il a ajouté quelques mots, à savoir qu'il avait vu et entendu un ange, volant au milieu du ciel, qui criait: “Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre”, avant les autres voix des trompettes des trois anges qui doivent encore sonner.At the end of chapter VIII he added a few words—he had seen and heard an angel flying in mid-heaven, crying, “Woe, woe, woe to those who dwell on the earth,” before the remaining trumpet-voices of the three angels yet to sound.
Welche Wort wir am nechermal von wegen der Kürze der Zeit nicht haben können annehmen, sondern habens müssen bis auf den Eingang dieser Predigt verschieben, wie sie denn auch eigentlich daher gehören und gleichsam eine Vorrede sein auf die nächstfolgenden drey posaunenden Engel.Quae verba superiore vice ob temporis brevitatem tractare non potuimus, sed in huius concionis exordium differre coacti sumus; ubi sane recte pertinent ac velut prooemium sunt tribus proximis angelis tubam canentibus.Ces paroles, que la fois dernière nous n’avons pu traiter par manque de temps, nous avons dû les renvoyer au début du présent sermon, où elles ont proprement leur place et font, pour ainsi dire, préface aux trois anges trompettants qui suivent.These words, which last time we could not take up because of the shortness of time, we were obliged to defer to the opening of this sermon, where they properly belong and serve, as it were, as a preface to the three trumpeting angels that follow.
Es will uns aber der heilige Johannes hiermit nicht allein aufmuntern und attentos, sondern auch dociles machen, oder zugleich lehren und erinnern, daß die folgenden Trübsalen weit größer sein werden, denn die vorgehenden, davon er im nechsten Capitel geredet hat.Hic sanctus Ioannes non modo excitat et attentos reddit, verum etiam dociles, admonens tribulationes sequentes longe maiores futuras esse quam priores, de quibus capite proximo egit.Par ces mots, saint Jean ne veut pas seulement nous éveiller et nous rendre attentifs, mais encore dociles: il nous avertit que les tribulations qui suivent seront bien plus grandes que les précédentes dont il a parlé au chapitre suivant.Here Saint John not only rouses us and makes us attentive, but also teachable: he warns that the tribulations to come will be far greater than the earlier ones treated in the next chapter.
Denn obwol dieselbigen auch schwer und groß sind, so sind sie doch schier für nichts zu rechnen gegen denen Greweln, davon er jetzund und hernach weiter reden wird.Nam etsi illae graves ac magnae fuerint, paene tamen nihil sunt prae abominationibus de quibus nunc et deinceps aget.Car, même si celles-là étaient lourdes et grandes, elles ne sont presque rien au regard des abominations dont il est et sera ici question.For though those were weighty and great, they are well-nigh nothing compared with the abominations now and later to be treated.
Dann jene kamen eintzeln und waren auch wider einander; also, daß oft eine Secte die andere dämpfete, wie man’s an den Nestorianern und Eutychianern siehet.Tunc successive veniebant et inter se concertabant (ut Nestoriani cum Eutychianis); nunc simul omnes adsunt, se mutuo fulciunt, uno impetu in Ecclesiam irrumpunt.Autrefois, elles venaient successivement et se combattaient entre elles (Nestoriens contre Eutychéens); ici, elles arrivent ensemble, se soutiennent et assaillent d'un même élan l'Église.Then they came successively and strove one with another (Nestorians vs. Eutychians); now they come all at once, buttress one another, and storm the Church with one accord.
Hie aber können sie alle zugleich, und helfen je eine die andere, und stürmen alle einmütiglich zu der christlichen Kirchen ein. Jene sind auch nur gleichsam ein Vorrath gewesen; hie aber kommt der Teufel samt seinem ganzen höllischen Haufen.Illic quasi primum agmen fuit; hinc diabolus ipse cum tota cohorte infernali in equitum morem irruit.Alors ce n'était qu'une avant-garde; ici, le diable charge avec toute sa troupe infernale.Then it was but an advance guard; now the devil rides in with his whole infernal host.
Auch wurden die früheren Ketzereien nicht von so vielen Gelehrten und Mächtigen mit solchem Nachdruck verteidigt, wie diejenigen, von denen unter dem ersten, zweiten und dritten “Wehe” die Rede ist.Neque illae haereses tot doctis et potentibus tanta vi defensa sunt, ut istae, de quibus sub primo, secundo ac tertio vae agitur.De plus, les anciennes hérésies n'étaient pas défendues par tant de savants et de puissants, avec un tel punch, comme celles dont il s'agit ici au premier, second et troisième “Malheur!”Nor were the earlier heresies backed by so many learned and powerful men, with such force, as those spoken of under the first, second, and third Woe.
Es ist aber kein Zweifel, daß hie Johannes in diesem neunden Capitel von den zween großen Antichristen, dem Papst in Occident und dem Türcken in Orient, rede; gleich wie er hernach im dritten und letzten Weh (davon im elften Capitel Meldung geschieht) vom letzten Zornsturm des rothen Drachen (darein unter andern auch der Zwinglianische oder Calvinische Haufen samt den Wiedertäufern und anderem Gesind gehören) redet und handelt.Nullus autem est dubium quin Ioannes hic in hoc nono capite de duobus magnis Antichristis loquatur, Papa in Occidente et Turca in Oriente; quemadmodum deinde in tertio ac ultimo “vae” (cuius mentio fit capite undecimo) de extremo irae procella draconis rufi agit, in quam, inter alios, coetus Zwinglianus sive Calvinianus una cum Anabaptistis referuntur.Il n’y a pas de doute qu’ici, au neuvième chapitre, Jean parle de deux grands antéchrists — le pape en Occident et le Turc en Orient; de même qu’ensuite, dans le troisième et dernier “malheur” (mentionné au chapitre XI), il traite de l’ultime tempête de colère du dragon rouge — où rentrent, entre autres, les zwingliens ou calvinistes, avec les anabaptistes.There is no doubt that here, in chapter nine, John speaks of two great Antichrists—the pope in the West and the Turk in the East; likewise, later, in the third and last “Woe” (mentioned in chapter eleven), he deals with the final storm of wrath of the red dragon—into which, among others, are reckoned the Zwinglian and Calvinist party together with the Anabaptists.
Aus den gelesenen Worten, die das erste “Wehe” enthalten, wollen wir vom ersten Antichrist reden, dem höllischen Vater, dem Bapst zu Rom, und zwar in zwei Punkten: erstens, Ursprung, Macht, Taten und Wesen; zweitens, die Eigenschaften seiner Heuschrecken.Ex verbis recitatis, quae primum vae complectuntur, agemus de primo Antichristo, patre infernali, Papa Romano, duobus punctis: I de origine, potestate, factis ac natura; II de locustarum eius proprietatibus.À partir des paroles lues, qui comprennent le premier “Malheur”, nous parlerons du premier antéchrist, père infernal, le pape de Rome, en deux points: 1° son origine, sa puissance, ses actes et sa nature; 2° les caractéristiques de ses sauterelles.From the words just read, which contain the first Woe, we shall speak of the first Antichrist, the infernal father, the pope of Rome, in two points: (1) his origin, power, deeds, and nature; (2) the properties of his locusts.
Vom ersten Stück.De primo membro.Du premier point.First part.
Johannes beginnt mit der Schilderung vom Fall der römischen Bischöfe: “Der fünfte Engel posaunte; ich sah einen Stern vom Himmel auf die Erde fallen; ihm wurde der Schlüssel zum Brunnen des Abgrunds gegeben.” Die Sterne bedeuten, wie oft gezeigt, Lehrer und Vorsteher der Kirche (leuchtend in Lehre und Leben). Solange sie gesund bleiben, bleiben sie am Himmel; weichen sie zu irdischer Gesinnung (Lust, Ehre, Herrlichkeit) ab, so “fallen sie auf die Erde.” Von einem Stern zu reden meint den ersten Anstifter, jedoch in specie alle Nachfolger.Ioannes incipit a casu episcoporum Romanorum: “Quinto angelo tuba canente, stellam e caelo in terram cadentem vidi; clavis ei data est putei abyssi.” Stellae significant ecclesiae doctores praepositosque. Dum sani sunt, in caelo manent; ad terrena (libidinem, honores, gloriam) declinantes, in terram cadunt. Unius “stellae” mentio est de primo auctore, at in specie de omnibus successoribus.Jean commence par la chute des évêques de Rome: “Le cinquième ange sonna… je vis une étoile tomber du ciel sur la terre; la clef du puits de l'abîme lui fut donnée.” Les étoiles figurent les docteurs et prélats. Tant qu'ils demeurent sains, ils restent au ciel; mais s'ils penchent vers les choses terrestres (plaisir, honneur, gloire), ils “tombent à terre.” Par “une étoile”, il vise le premier instigateur, mais en désigne en réalité tous les successeurs.John begins with the fall of the Roman bishops: “The fifth angel sounded… I saw a star fall from heaven to the earth; the key of the pit of the abyss was given to him.” Stars signify the Church's teachers and rulers. So long as they are sound they remain in heaven; turning to earthly things (lust, honour, glory), they “fall to the earth.” The single “star” marks the first mover, yet in specie includes all successors.
So haben die römischen Bischöfe nach irdischen Dingen getrachtet (Geld, Gut, Gewalt, Ehre, Herrschaft) und sind also vom Himmel gefallen. Andere Prälaten haben zwar auch die Höhe gesucht, aber der Römer Ehrgeiz ist über alle Maßen gegangen. Bis auf Constantin zählt man 82 römische Bischöfe (viel Märtyrer); hernach 32 bis Gregor den Großen (~600).Ita Romani episcopi terrena quaesiverunt (opes, honores, imperia) atque e caelo ceciderunt. Alii quidem quoque ambierunt, sed Romanorum ambitio modum excessit. Usque ad Constantinum numerantur LXXXII Romani episcopi (plerique martyres); deinde XXXII ad Gregorium Magnum (~600).Ainsi les évêques de Rome ont recherché les choses terrestres (richesse, honneur, domination) et sont ainsi tombés du ciel. D'autres prélats ont certes convoité aussi, mais l'ambition des Romains a dépassé toute mesure. Jusqu'à Constantin, on compte 82 évêques de Rome (beaucoup martyrs); puis 32 jusqu'à Grégoire le Grand (~600).Thus the Roman bishops sought earthly things (wealth, honour, dominion) and fell from heaven. Others coveted too, but the Romans' ambition exceeded all bounds. To Constantine there were 82 Roman bishops (many martyrs); then 32 to Gregory the Great (~600).
Endlich hat Bonifacius III. von Phocas (607) den Titel “Episcopus universalis” erlangt: das ist der Ursprung des Bapstthums und der “Apostasie” (2 Thess 2).Postremo Bonifacius III a Phoca (607) titulum “episcopi universalis” impetravit: hic origo Papatus ac “apostasiae” (2 Thess 2).Enfin Boniface III obtint de Phocas (607) le titre d'“évêque universel”: voilà l'origine de la papauté et de “l'apostasie” (2 Th 2).At last Boniface III, from Phocas (607), obtained the style “universal bishop”: here is the origin of the Papacy and the “apostasy” (2 Thess 2).
Zum andern beschreibt Johannes die Macht der “Schlüssel”, welche der Bapst sich usurpieret. Unter dem Schein von Matth. 16 (“Ich will dir die Schlüssel geben…”) und Joh. 20 (allen Aposteln gegeben) reißt er dieselben allein an sich, ordnet nach seinem Belieben, hebt Gottes Gaben auf, “relaxiert” und dispensiert, doch nicht anders, als daß Geld dazwischen kömmt, als ob absolvere hieße die Sünden feilbieten; zudem maßt er sich Gewalt über Kaiser und Könige an, sie abzusetzen oder einzusetzen.Deinde describit potestatem clavium a Papa usurpatam: sub Mt 16 et Io 20 Papa sibi soli vindicat ordinandi, abrogandi, dispensandi potestatem, sed tamen non, nisi interveniente pecunia, quasi absolvere sit peccata venalia venditare; insuper imperatoribus regibusque praeesse ac deponere.Ensuite, Jean décrit la puissance des “clefs” usurpée par le pape: s'appuyant sur Mt 16 et Jn 20, il s'approprie seul le pouvoir d'ordonner, d'abroger, de dispenser, mais non sans argent (sed tamen non, nisi interveniente pecunia), comme si “absoudre” voulait dire “vendre les péchés”; de plus, il s'arroge autorité sur empereurs et rois pour les déposer ou les établir.Next John describes the power of the “keys” usurped by the pope: on Mt 16 and Jn 20 he claims for himself alone power to order, abrogate, dispense, but not, save with money changing hands (sed tamen non, nisi interveniente pecunia), as though “absolve” meant to sell sins; moreover, he arrogates authority over emperors and kings, to depose or set up.
Summa: der Schlüssel ist das Fundament des Bapstthums und ein Quell mancherley Mißbräuche. Sie nennen sich “Claviger” und führen Schlüssel im Wappen; Luther hat dafür zwei Dietriche gesetzt, die falsche Schlüssel zu bezeichnen. Johannes aber gibt dem Bapst nicht den Schlüssel des Himmels, sondern den des Abgrunds: also hat der Bapst die Hölle ganz aufgeschlossen und den Teufel in die Kirche eingebracht.Denique: clavis est Papatus fundamentum et fons multorum abusuum. Se clavigeros vocant et claves in scuto ferunt; Lutherus duos uncinos posuit ad significandam falsam clavem. At Ioannes Papam non caeli, sed abyssi clavem tenere docet: ita Papam inferos prorsus reserasse, diabolumque in Ecclesiam intulisse.Bref: la clef est le fondement de la papauté et la source de maints abus. Ils se disent porteurs de clefs et en mettent sur leurs armes; Luther remplaça cela par deux “rossignols” (crochets), pour signaler la fausse clef. Or Jean n'attribue pas au pape la clef du ciel, mais celle de l'abîme: ainsi le pape a grand-ouvert l'enfer et introduit le diable dans l'Église.In sum: the key is the Papacy's foundation and a fountain of many abuses. They style themselves clavigers and bear keys in arms; Luther set two picklocks in their place, to mark the false key. But John gives the pope not heaven's key, but the abyss's: thus the pope has unlocked hell outright and brought the devil into the Church.
Und er machte den Brunnen des Abgrundes auf. Wenn andere rechtschaffene Lehrer den Brunnen göttlicher Gnaden aufschließen, so tut dieser dagegen den Brunnen des Abgrundes, der voller Greuel und Verdammnis ist, auf: das ist die rechte Sentina oder Lerna malorum, ein Ort, wo aller Unflat zusammenrinnt und die höllische Schlange verborgen liegt, die uns alles Unheil zufügt.“Et aperuit puteum abyssi.” Cum alii praeceptores sincerae doctrinae fontem gratiae reserent, hic contra puteum abyssi, plenam flagitii et damnationis, aperit: veram sentinam vel Lernam malorum, ubi omnis sordes confluit et anguis infernalis latet.“Il ouvrit le puits de l'abîme.” Quand d'autres docteurs fidèles ouvrent la source de la grâce, celui-ci, au contraire, ouvre le puits de l'abîme, plein de horreurs et de damnation: la vraie fosse d'aisance, la Lerne des maux, où s'écoulent toutes les immondices et où se cache le serpent infernal.“He opened the pit of the abyss.” Whereas true teachers open the fountain of grace, this one opens the pit of the abyss, full of abomination and damnation—the very sewer, the Lerna of evils, where all filth runs together and the hellish serpent lurks.
Dennoch rühmt sich der Bapst, zumal Anno 1600 in seinem Jubeljahr, er tue “die Pforten des Himmels” jedermann auf, wenn er — wie Sleidan berichtet — mit einem vergoldeten Hammer an eine vergoldete Pforte schlägt, die Zimmerleute hernach mit Brecheisen aufbrechen. Hier aber hören wir anders: nicht den Himmel, sondern den Brunnen des Abgrundes schließt der Bapst auf. Wir glauben vielmehr dem heiligen Johannes, Christi Apostel.Tamen Papa, praesertim anno 1600 iubilaei, gloriatur “portas caeli” omnibus aperire, dum — ut Sleidani fide — malleo deaurato pulsaverit valvas quas faber postea vectibus reserat. At hic aliud docemur: non caeli, sed abyssi puteum aperit Papa. Nos vero Ioanni sancto Apostolo Christi credimus.Pourtant le pape, surtout en 1600 pour son jubilé, se vante d'ouvrir “les portes du ciel” en frappant — comme le rapporte Sleidan — d'un marteau doré une porte dorée que des ouvriers forcent ensuite au levier. Mais ici, autre son de cloche: ce n'est pas le ciel, c'est le puits de l'abîme que le pape ouvre. Nous croyons plutôt saint Jean, apôtre du Christ.Yet the pope—especially in 1600 at his Jubilee—boasts he “opens heaven's gates” by striking, as Sleidan relates, a gilded gate with a gilded hammer for workmen to pry open. But here we learn otherwise: not heaven, but the pit of the abyss he opens. We rather trust Saint John, Christ's apostle.
Und das ist also ein Pünctlein im ersten Teil: die Beschreibung des Römischen Antichrists — Ursprung: Abfall vom Glauben; Erhebung: über Gott, sein Wort, und alles was auf Erden “Gott” heißt; Tat: anstatt des Himmels den Brunnen des Abgrundes aufzuschließen.Ita punctum hoc primum: descriptio Antichristi Romani — origo ex defectione a fide; exaltatio supra Deum, verbum eius, et quidquid in terris “Deus” dicitur; factum: pro caelo puteum abyssi reserare.Voici donc le premier point: description de l'antéchrist romain — origine: apostasie; élévation: au-dessus de Dieu, de sa Parole et de tout ce qui sur terre s'appelle “Dieu”; acte: ouvrir, au lieu du ciel, le puits de l'abîme.Thus the first point: the Roman Antichrist described—origin: apostasy; exaltation: above God, His Word, and whatever on earth is called “God”; deed: opening, instead of heaven, the pit of the abyss.
Und es ging auf ein Rauch aus dem Brunnen, wie Rauch eines großen Ofens. — Warum heißt des Bapsts Lehre Rauch? Weil mit dem Aufkommen des Papsttums mancherlei Sekten und Meinungen entstehen; weil es gerechte Strafe ist, wenn man das helle Licht des Wortes verwirft; und weil ein dichter, finstrer Rauch der menschlichen Erdichtungen und falschen Lehren die Menschen ansteckt und vergiftet.“Et ascendit fumus e puteo, sicut fumus fornacis magnae.” — Cur Papistica doctrina fumus dicitur? Quia, ipso Papatu surgente, variae sectae ac opiniones oriuntur; quia est poena iusta spreti luminis verbi; ac quia densus, tenebrosus fumus commentorum humanorum et falsarum doctrinarum homines inficit ac enecat.“Et de la fosse monta une fumée comme la fumée d'une grande fournaise.” — Pourquoi la doctrine papale est-elle dite fumée? Parce qu'avec l'essor de la papauté naissent sectes et opinions; parce que c'est un juste châtiment d'avoir refusé la lumière de la Parole; et parce qu'un épais, sombre nuage de fictions humaines et de fausses doctrines infecte et empoisonne les hommes.“And there arose a smoke out of the pit, as the smoke of a great furnace.” — Why is papal doctrine called smoke? Because with the rise of the Papacy manifold sects and opinions spring up; because it is a just punishment for despising the light of the Word; and because a thick, dark smoke of human fables and false teachings taints and poisons men.
Ferner: wie Rauch für die leiblichen Augen bitter, heiß und schädlich ist, so ist des Papsttums falsche Lehre dem Gewissen bitter und den geistlichen Augen verhängnisvoll; sie verfliegt auch wie Rauch. Daher nannte man gewisse Scharlatans fumivenduli; so Fumo pereat, qui fumos vendidit.Porro: ut fumus oculis corporalibus amarus, calidus, noxius est, ita falsa papatus doctrina conscientiis amara et oculis spiritualibus perniciosa; simul evanescit ut fumus. Inde quorundam fumivendulorum nomen: Fumo pereat, qui fumos vendidit.De plus, comme la fumée est amère, brûlante et nuisible aux yeux du corps, ainsi la fausse doctrine papale est amère pour la conscience et funeste aux yeux spirituels; et, telle la fumée, elle se dissipe. D'où le nom de fumivenduli (marchands de fumée): Fumo pereat, qui fumos vendidit — “Périsse par la fumée qui vend la fumée”.Further: as smoke is bitter, hot, and hurtful to the bodily eyes, so papal false doctrine is bitter to the conscience and deadly to the spiritual eyes; and, like smoke, it vanishes. Hence the old fumivenduli, “sellers of smoke”: Fumo pereat, qui fumos vendidit.
Und verfinstert wurde die Sonne und die Luft von dem Rauch. — Nicht die Sonne an sich, sondern deren Schein wird vom Rauch gedämpft. Also verdunkelt die Lehre des Papstes den hellen Gnadenglanz Christi, Sonne der Gerechtigkeit, und ebenso die Luft, das ist Evangelium samt dem Glauben — correlativa, die zusammengehören. So wird Christus mit seinem Verdienst, Wort und Evangelio verfinstert und verunreinigt: das ist der erste Schaden dieser Öffnung des Brunnens.“Obscuratus est sol et aer a fumo.” — Non sol ipse, sed splendor eius fumo obtegitur. Sic doctrina Papistica clarum gratiae fulgorem Christi, Solem iustitiae, obfuscat, pariterque aerem, id est Evangelium cum fide—correlativa. Ita Christus cum merito, verbo, Evangelio obscurantur ac polluuntur: hic primus damnum.“Le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée.” — Ce n'est pas le soleil en soi, mais son éclat que la fumée voile. Ainsi la doctrine papale obscurcit l'éclat de la grâce du Christ, Soleil de justice, et l'air, c'est-à-dire l'Évangile avec la foi, correlatifs. Le Christ avec son mérite, sa Parole et son Évangile s'en trouvent assombris et souillés: voici le premier dommage.“The sun and the air were darkened by the smoke.” — Not the sun itself, but its shining is dimmed by smoke. So papal teaching darkens the bright grace of Christ, the Sun of righteousness, and the air, i.e. the Gospel with faith—correlatives. Christ with His merit, Word, and Gospel is thus obscured and defiled: the first harm.
Und aus dem Rauch kamen Heuschrecken auf die Erde. — Dies ist der zweite Schaden: Heuschrecken sind nutzlos und schädlich, sie fressen das grüne Kraut und Gras; darum gelten sie in der Schrift als Strafe Gottes. So auch hier: von des Bapsts Heuschrecken hat man keinen Nutzen, sondern lauteren Schaden. Gemeint sind die ganze Brut der vielerlei Orden im Papsttum, aus dem dicken Rauch falscher Lehre geboren; sie dienen weder Gott noch den Menschen, sondern ihrem Bauch: “quorum Deus venter est” (Phil. 3).“Et de fumo exierunt locustae super terram.” — Alterum damnum: locustae inutiles et noxiae, herbam viridem depascuntur; ideo poena Dei in Scripturis habentur. Sic hic: ex papisticis locustis nullus utilitas, merus damnum. Intelliguntur omnis soboles Ordinum in Papatu, e denso fumo falsae doctrinae nata; Deo nec hominibus serviunt, sed ventri: “quorum Deus venter est” (Phil. 3).“Et de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre.” — C'est le second dommage: les sauterelles sont inutiles et nuisibles, elles broutent l'herbe verte; aussi la Bible les tient pour châtiment de Dieu. Ici de même: des sauterelles du pape on n'a nul profit, mais pur dommage. Il faut entendre par là la couvée des divers Ordres dans la papauté, nés du nuage épais de la fausse doctrine; ils ne servent ni Dieu ni les hommes, mais leur ventre: “quorum Deus venter est” (Ph 3).“And out of the smoke came locusts upon the earth.” — This is the second harm: locusts are useless and hurtful, eating the green herb; hence in Scripture they are a judgment of God. So here: papal locusts bring no profit, but sheer harm. By these are meant the brood of the many Orders in the Papacy, born of the thick smoke of false doctrine; they serve neither God nor man, but their belly: “whose god is their belly” (Phil. 3).
Fressen sie nicht das Beste im Lande, und verzehren oder saugen gleichsam das Mark der Erde? Wo ist irgendwo ein Stift oder Kloster in allen Landen, das nicht an einen solchen Ort gebauet wäre, da eine gute Schnabelweide ist? Und das alles wäre noch zu verschmerzen, wenn sie nicht auch zugleich das reine Wort Gottes mit hinweg nähmen und Geschmack, Gift und Geißel an die Statt legten und dadurch die Menschen quälten; wie bald weiter soll gesagt werden.Numquid non optimam terrae partem devorant ac veluti medullam sugunt? Ubi est canonica aut coenobium quod non in locis pascui opimis sit exstructum? Haec quidem ferri possent, nisi simul purum Dei verbum auferant atque saporem, virus et flagellum pro eo substituant, quibus homines vexent—as mox dicetur.Ne dévorent-ils pas le meilleur du pays, ne sucent-ils pas pour ainsi dire la moelle de la terre? Où trouve-t-on chapitre ou monastère qui ne soit bâti là où la pâture est bonne? Tout cela serait encore supportable, s'ils ne s'emparaient pas en même temps de la pure Parole de Dieu, mettant à sa place fadeur, venin et fouet pour tourmenter les hommes — comme on le dira aussitôt.Do they not eat the best of the land, and as it were suck the marrow of the earth? Where is a chapter or monastery not built where the pasture is richest? All this were bearable, did they not also carry off God's pure Word and set in its stead insipidity, poison, and scourge, whereby they vex men—as will shortly be said.
Lasset uns aber noch zuvor etliche Ursachen bedenken, warum doch des Bapsts Mönche, Nonnen und Pfaffen den Heuschrecken verglichen werden.Consideremus autem prius nonnullas causas cur Papæ monachi, moniales ac sacerdotes locustis conferantur.Considérons d'abord quelques raisons pour lesquelles les moines, nonnes et prêtres du pape sont comparés aux sauterelles.Let us first consider some reasons why the pope's monks, nuns, and priests are likened to locusts.
Die Heuschrecken sind nicht allein unnütze und faulfräßige Tiere; wie auch des Bapsts Heuschrecken nicht allein inertia et inutilia pondera terrae sind, sondern sie haben auch diese Art und Eigenschaft: daß sie in Haufen fliegen.Locustæ non solum sunt inutilia et voracissima animalia; sic et Papæ “locustæ” non solum sunt inertia et inutilia pondera terræ, sed etiam hanc indolem atque naturam habent: ut gregatim volitent.Les sauterelles ne sont pas seulement des bêtes inutiles et voraces; de même les “sauterelles” du pape ne sont pas seulement des fardeaux inertes et inutiles pour la terre, elles ont encore ce trait et cette propriété: elles volent en essaims.Locusts are not only useless and ravenous creatures; so the pope's “locusts” are not only inert and useless burdens upon the earth, but they also have this trait and property: they fly in swarms.
Eine einzige Heuschrecke kann keinen großen Schaden tun und ist leicht zu verachten; aber wenn sie haufenweise gezogen kommen, wo ihr Gebrauch ist, so sind sie erschrecklich und sehr schädlich.Una locusta magnum damnum inferre non potest atque facile contemnitur; at cum catervatim advolant, ubi grassari solent, formidolosæ sunt et admodum noxiæ.Une seule sauterelle ne peut faire grand dommage et se méprise aisément; mais lorsqu'elles arrivent par essaims, là où elles ont coutume de ravager, elles sont effrayantes et très nuisibles.A single locust can do no great harm and is easily despised; but when they come in swarms, where they are wont to ravage, they are dreadful and very harmful.
Also ist zwar ein einzelner Mönch leicht zu verachten und kann keinen großen Schaden tun; aber deren ist so viel, daß man's schier nicht zählen kann: daher tun sie auch so großen Schaden und sind vielen sehr erschrecklich; gleichwie das Ungeziefer der Mäuse großen Schaden tut, wo es an einem Ort überhand nimmt.Itaque singulus monachus facile contemnitur nec magnum damnum facit; verum tantus eorum numerus est ut vix numerari possint: hinc tantum damnum inferunt et multis terrorem incutiunt; quemadmodum murium pestis magnum damnum affert ubi in uno loco pullulat.De même, un moine isolé se méprise aisément et ne peut causer grand tort; mais ils sont en si grand nombre qu'on les compte à peine: d'où ces grands dommages et la frayeur qu'ils inspirent à beaucoup; tout comme la vermine des souris fait de grands dégâts lorsqu'elle pullule en un lieuSo too a single monk is easily despised and can do little harm; yet they are so many that one can scarcely number them: hence they inflict great damage and strike fear in many; just as a plague of mice works great mischief when it overruns a place.
Also ist auch das Ungeziefer der Mönche und Pfaffen, nachdem sie an allen Orten und Enden so sehr überhand genommen, daß man sie schier nimmer dämmen kann, ein sehr großer Landschaden und verderbliches Unheil.Ita quoque hoc monachorum ac sacerdotum insectum, cum per omnes oras et fines adeo invaluerit ut vix amplius coerceri queat, maximum est regni detrimentum ac exitiosum malum.Ainsi, cette vermine des moines et des prêtres, ayant tellement pris le dessus en tous lieux et confins qu'on ne peut guère plus la contenir, est un très grand dommage pour le pays et un fléau pernicieux.Thus this vermin of monks and priests, having gained the upper hand in all quarters and borders so far that it can hardly be restrained any longer, is a very great damage to the land and a destructive calamity.
Und damit E. L. nur ein wenig sehe, wie sich diese Heuschrecken des Bapsts vermehrt haben: so schreibt man für gewiß, daß in der ganzen Christenheit über die 80 000 Mönchskloster sein sollen; was müssen dann nicht für viel hunderttausend Mönche in solchen Klöstern sich aufhalten? Sollte man nur solche Klöster den hundertsten Teil wider den Türken schicken, so würde man dadurch das Land ein wenig erleichtern.Ut E. L. paulum videat quam multiplicatae sint hae Papæ locustae: constat scripto per universam Christianitatem supra LXXX milia coenobiorum esse; quot igitur centena milia monachorum in eiusmodi coenobiis commorentur! Quod si tantum centesimam partem talium coenobiorum adversus Turcam mitteremus, levaretur aliquantulum patria.Pour que V. S. voie un peu combien ces sauterelles du pape se sont multipliées: on écrit pour certain qu'il y a dans toute la chrétienté plus de 80 000 monastères; combien alors de centaines de milliers de moines doivent séjourner dans ces couvents! Si l'on n'en envoyait que la centième partie contre le Turc, le pays s'en trouverait un peu soulagé.So that Your Lordship may see a little how these papal locusts have multiplied: it is written for certain that throughout Christendom there are upwards of 80,000 monasteries; how many hundreds of thousands of monks must then be housed in them! Were one only to send the hundredth part of such cloisters against the Turk, the land would thereby be somewhat relieved.
Von einem General der Franziskaner-Mönche sagt man, daß er einst dem Papst versprochen habe, er wolle ihm allein von Barfüßern oder Franziskanern 60 000 Mann wider den Türken ins Feld liefern, und daß dennoch der Gottesdienst (wie sie es pflegen zu nennen) in ihren Klöstern unverhindert bleiben solle.De quodam Generali monachorum Franciscanorum ferunt eum olim Papae promisisse se ex solis Discalceatis sive Franciscanis sexaginta milia virorum adversus Turcam in aciem ducturum, atque nihilominus “divinum cultum” (ut appellare solent) in eorum coenobiis non impediri ac inconcussum manere debere.On dit d'un général des moines franciscains qu'il promit jadis au pape de lui fournir, rien que parmi les Pieds-Nus/Franciscains, 60 000 hommes pour marcher contre le Turc, et que, néanmoins, le “culte divin” (comme ils l'appellent) demeurerait sans empêchement dans leurs couvents.It is said of a General of the Franciscan monks that he once promised the pope to furnish, from the Barefoot/Franciscans alone, 60,000 men to take the field against the Turk, and that nevertheless “divine service” (as they are wont to call it) should remain uninterrupted in their cloisters.
Hätte man sie auch gebrauchen und den Klöstern auferlegen, daß man ihnen den Sold ins Feld nachschickte, so würden die gemeinen Beschwerden im Reich nicht so heftig uns drücken.Si quoque iis usi essent atque monasteriis imposuissent ut stipendia in castra eis transmitterentur, onera publica in imperio non tam graviter nos premerent.Si on les avait aussi employés, et si l'on avait imposé aux monastères de leur faire parvenir la solde au camp, les charges publiques dans l'Empire ne nous pèseraient pas si durement.Had they also been employed, and had the monasteries been required to send them their pay to the field, the common burdens in the realm would not press us so heavily.
Ich will jener und der andern geschmierten Delegaten im Papsttum und der Chorherren geschweigen, deren auch nicht wenig sein; denn man schreibt, daß allein in Deutschland 56 Bistümer sein sollen, darunter sieben Erzstifter, welche an Land und Leuten wohl so vermöglich als fast ein Fürst im Reich, darum sie auch in den Reichstagen und Sessionen fast die meisten Stimmen haben.De illis aliisque in Papatu legatis unctis ac canonicis taceo, quorum non pauci sunt; scribitur enim solam Germaniam LVI dioeceses habere, inter quas septem archiepiscopatus: qui terris et hominibus ita sunt potentes ac locupletes, ut paene instar principis imperii; quare in comitiis imperii et sessionibus fere plurima suffragia obtinent.Je tairai ceux-là et les autres délégués “huilés” du papat, ainsi que les chanoines, dont il ne manque pas; car on écrit qu'en Allemagne seulement il y aurait 56 évêchés, dont sept archevêchés: lesquels, en terres et en sujets, sont presque aussi puissants qu'un prince de l'Empire; c'est pourquoi, aux diètes impériales et en sessions, ils ont presque la plupart des voix.I shall keep silence about those and the other “greased” legates of the Papacy and the canons, of whom there are not a few; for it is written that in Germany alone there are 56 bishoprics, among them seven archbishoprics, which in lands and subjects are well-nigh as wealthy as a prince of the Empire; hence at the Imperial Diets and in their sessions they have almost the most votes.
So sind der Domherrschaften und Probsteien auch nicht wenig in Deutschland; was wird's dann erst in den andern Ländern — Spanien, Frankreich, Welschland, Ungarn, Polen etc. — sein? Freilich sind sie wie Heuschrecken unzählig. Und das ist denn auch das große Heer, damit der Römische Antichrist wider die christliche Kirche zu Feld liegt.Nec capitula nec praepositurae in sola Germania pauca sunt; quid vero in aliis regionibus — Hispania, Gallia, Italia, Hungaria, Polonia, etc.? Profecto sunt instar locustarum innumeri. Atque hoc ipsum est magnum agmen, quo Antichristus Romanus adversus Ecclesiam Christianam castra locavit.Il n'y a pas non plus peu de chapitres et de prévôtés en Allemagne; que sera-ce donc dans les autres pays — Espagne, France, Italie, Hongrie, Pologne, etc.? À la vérité, ils sont innombrables comme des sauterelles. Et c'est là justement la grande armée avec laquelle l'Antéchrist romain campe contre l'Église chrétienne.Nor are cathedral chapters and prebends few in Germany; what then shall it be in other lands—Spain, France, Italy, Hungary, Poland, etc.? In truth, they are innumerable like locusts. And this is that very great host with which the Roman Antichrist takes the field against the Christian Church.
Zum dritten: wie die Heuschrecken die meiste Zeit mit ihrem Heu- und Stoppelgesang zubringen, wenn sie den sommerlangen Tag im Gras herumspringen und sonst nichts können: also ist der Heuschrecken im Papsttum größte Kunst — psalieren und singen; wenn sie auf ihren grünen Auen und Angern den sommerlangen Tag in eitel zeitlicher Freude und Wollust des Fleisches auf ihren Stiften und Klöstern liegen und sonst nichts gelernt haben, denn nur eine Mess schmieren oder sonst etliche lateinische Gesänge und Psalmen (die sie doch zum öfteren selbst nicht verstehen) daher grölen.Tertio: quemadmodum locustae plerumque tempus in cantilena feni ac stipularum terunt, dum per aestatem totam in herbis saliunt nihilque aliud possunt: ita in Papatu locustarum maxima ars est psallere et canere; cum in pratis et campis virentibus toto die aestivo in mera laetitia temporali et carnis voluptate in canonicatibus et coenobiis decumbant, nihilque aliud didicerint quam Missam inungere aut paucos cantus Latinos et psalmos (quos saepius ipsi non intellegunt) raucisoni personare.Troisièmement: de même que les sauterelles passent le plus clair de leur temps à leur chant de foin et de chaumes, sautillant tout le jour d'été dans l'herbe et incapables d'autre chose, ainsi, dans la papauté, la plus haute “science” des sauterelles, c'est psalmodier et chanter; couchés sur leurs verts prés et pâturages, tout le jour d'été dans la pure joie temporelle et la volupté de la chair, dans leurs chapitres et monastères, ils n'ont rien appris d'autre que barbouiller une messe ou brailler quelques chants latins et psaumes (qu'ils ne comprennent pas eux-mêmes, le plus souvent).Thirdly: just as locusts spend most of their time at their hay-and-stubble song, hopping all the summer day in the grass and able to do nothing else, so in the Papacy the chief “art” of the locusts is psalming and singing; for, on their green meadows and pastures, all the long summer day, in mere temporal mirth and carnal pleasure, in their chapters and cloisters, they have learned nothing else but to smear a Mass, or to bellow some Latin chants and psalms (which they themselves often do not understand).
Von den andern Heuschrecken schreibt Theophrastus, daß sie (weil sie kalter Natur seien) nicht singen; sie werden dann von der Sommerhitze erwärmt; im Winter sind sie gar still und ersterben.De ceteris locustis Theophrastus scribit eas (quoniam frigidae naturae sint) non canere; aestatis deinde calore foveri; hieme vero prorsus conticescere atque exstingui.Théophraste écrit, à propos des autres sauterelles, que, d'une nature froide, elles ne chantent pas; puis la chaleur de l'été les réchauffe; en hiver, elles se taisent tout à fait et dépérissent.Theophrastus writes of other locusts that, since they are of a cold nature, they do not sing; then they are warmed by the heat of summer; in winter they are altogether silent and die off.
Also auch diese Heuschrecken: wenn sie gutes Wetter haben und ihnen kein Wind zuwider ist, o da lassen sie sich mit ihrem Stoppelgesang hören, daß das Kirchen-Gewölb von einander bersten möchte; wann ihnen aber das Wetter entgegen ist und es ihnen nicht nach ihrem Wunsch und Willen geht, so ziehen sie die Pfeifen ein und wollen nicht mehr singen: wie man sieht aus ihren Interdicten, da sie den ganzen “Gottesdienst” (wie sie es nennen) pflegen aufzuheben, wenn man sie nur ein wenig beleidigt hat; welches ihnen alsdann auch ein gefunder oder gemachter Handel ist, daß sie gar müßig gehen und dennoch ihre Pfründen einzunehmen haben; wiewohl sie bisweilen mit Gewalt dazu genötiget werden, wie jener Narr in einer fürnehmen Richterstadt ihre Exempel sagen ließ: sie sollen singen oder sie sollen aus der Stadt springen, etc.Sic et hae locustae: si serenum habent nec ventus adversatur, cantilena stipularum ita personant ut fornicibus ecclesiae velut disruptis videatur; sin autem tempus adversum est nec res secundum desiderium ac voluntatem procedunt, fistulas contrahunt neque amplius canere volunt: ut ex interdictis eorum patet, quibus totum “divinum cultum” (ut vocant) abolere solent, si modo paulo fuerint offensi; quod iis tum negotium vel inventum vel confictum est, ut otiosi ambulent et tamen praebendarum fructus percipiant; quamvis interdum vi adigantur, ut ille stultus in primaria civitate fori exemplum dari iussit: aut cantabunt aut e civitate desilient, etc.Ainsi aussi de ces sauterelles: par beau temps, et qu'aucun vent ne leur est contraire, elles se font entendre par leur chant de chaumes au point que les voûtes de l'église sembleraient prêtes à éclater; mais si le temps leur est contraire et que les choses ne vont pas selon leur souhait et leur volonté, ils rentrent les flûtes et ne veulent plus chanter: comme on le voit à leurs interdits, où ils ont coutume de suspendre tout le “culte” (comme ils l'appellent) sitôt qu'on les a un peu offensés; ce qui leur fait alors affaire toute trouvée — ou fabriquée: aller tout à fait oisifs tout en percevant leurs prébendes; bien qu'on les y contraigne parfois par force, comme ce niais, dans une ville de justice de première importance, fit proclamer leur exemple: “qu'ils chantent, ou qu'ils sautent hors de la ville”, etc.So too with these locusts: when the weather is fair and no wind is against them, they make themselves heard with their stubble-song as if the church-vault would burst apart; but when the weather is contrary and things go not according to their wish and will, they draw in the pipes and will sing no more: as is seen from their interdicts, whereby they are wont to suspend the whole “divine service” (as they style it) if only one has slightly offended them; which then is to them a ready—or contrived—pretext to go wholly idle and yet draw their benefices; albeit they are sometimes forced to it by compulsion, as that fool in a chief court-city had their example proclaimed: “let them sing, or let them jump out of the town,” etc.
Letztlich: wie die Heuschrecken nicht lange fliegen oder in der Luft schweben können (es sei denn, daß sie von einem starken Wind getrieben werden), sonst, wenn sie sich in die Höhe begeben, so fallen sie flugs wieder zu Boden—solche schöne Vögel sind sie: eben also tun auch des Bapsts Heuschrecken; sie wagen sich bisweilen in die Höhe, geben große Kunst für, wollen gelehrt sein und etwas wissen; aber aus ihren lächerlichen Disputationibus und Argumenten sieht man, wie sie bisweilen das Magnificat eben hoch anfangen, aber auf ein Lamm geht es aus; und wenn sie sich schon hoch in die Luft begeben, so fallen sie doch bald wider zu Boden,Denique: quemadmodum locustae diu volare aut in aere pendere non possunt (nisi vento valido pellantur), alioquin, si se in altum tollant, confestim ad terram decidunt: tales aves speciosae sunt. Ita quoque Papæ locustae: interdum se attollunt, magnam artem prae se ferunt, doctae videri volunt et aliquid scire; at ex ridiculis disputationibus et argumentis apparet Magnificat quidem alte incipere, sed in Agnum Dei desinere; ac quamvis se in aera alte efferant, cito tamen ad terram corruunt.Enfin: de même que les sauterelles ne peuvent ni voler longtemps ni se tenir en l'air (à moins d'être poussées par un vent puissant); sinon, lorsqu'elles s'élèvent, elles retombent aussitôt — de si beaux oiseaux sont-elles; de même agissent les sauterelles du pape: elles se hasardent parfois à monter, affichent grande science, veulent paraître savantes et savoir quelque chose; mais leurs disputations ridicules et leurs arguments montrent qu'elles commencent parfois le Magnificat très haut, mais cela finit en Agnus Dei; et, quand bien même elles se seraient déjà élevées bien haut dans les airs, elles retombent vite.Lastly: just as locusts cannot long fly or hover (unless driven by a strong wind), otherwise when they rise aloft they quickly fall to the ground—such fine birds are they; so too the pope's locusts: they sometimes venture up, make a great show of art, would be thought learned and knowing; but from their ridiculous disputations and arguments one sees that they sometimes begin the Magnificat very high, but it ends in an Agnus Dei; and even if they have already mounted high into the air, they soon fall to the ground.
wie solches aus vielen Exempeln erwiesen werden könnte, wann es die Zeit leiden wolte; doch merken etliche wenig zum Beschluß dieses ersten Teils der gegenwärtigen Predigt: Als: In die Höhe begeben sie sich, wann sie aus der Schrift einführen: Petrus hab allein auf dem Wasser gewandelt (Marck. 15.); bald plumpen sie wieder nieder: Ergo so ist Petrus allein der römische Bapst und der Oberste unter allen, etc.quod multis exemplis probari posset, si tempus ferret; pauca tamen notentur ad huius primae partis praesentis concionis conclusionem: Velut: se attollunt, cum ex Scriptura inferunt: Petrum solum super aquas ambulasse (Marci 15.); mox tamen corruunt: ergo Petrus solus Romanus Papa est ac omnium supremus, etc.ce qu'on pourrait prouver par bien des exemples, si le temps le permettait; mais qu'on note seulement ceci pour conclure la première partie du présent sermon: à savoir: ils se haussent lorsqu'ils tirent de l'Écriture que Pierre a été le seul à marcher sur les eaux (Marc 15.); aussitôt ils retombent: donc Pierre seul est le pape romain et le chef de tous, etc.which could be shown by many examples, were time to allow; yet let a few be noted to conclude this first part of the present sermon: namely: they rise aloft when they bring in from Scripture that Peter alone walked upon the water (Mark 15.); straightway they tumble down again: ergo Peter alone is the Roman pope and chief over all, etc.
Warum führen sie aber das andere nicht auch ein, das am selbigen Ort von Petrus geschrieben stehet: Er habe angefangen aus Kleinglauben zu sinken?Cur autem illud alterum non etiam afferunt, quod eodem loco de Petro scriptum est: eum ex parva fide mergi coepisse?Pourquoi ne citent-ils pas aussi l'autre point, écrit au même endroit au sujet de Pierre: qu'il commença par manque de foi à sombrer?Why do they not also bring in the other thing written in the same place about Peter: that he began to sink through little faith?
Also begeben sie sich in die Höhe, wann sie aus der 2. an die Thessal. am 2. Capitel einführen, daß S. Paulus saget: So stehet nun, liebe Brüder, und haltet an den Satzungen, die ihr gelehret seid, es sei durch unser Wort oder Epistel, etc. (da denn Paulus von denen apostolischen Satzungen redet, so sie in ihren Episteln begriffen haben, mit welchen die mündlichen ohne Zweifel auch überein gestimmet haben).Ita se attollunt, cum ex II ad Thessalonicenses, cap. II, afferunt quod S. Paulus dicat: “Itaque, fratres, state et tenete traditiones, quas didicistis, sive per sermonem sive per epistolam nostram,” etc. (ubi Paulus de traditionibus apostolicis loquitur, quae in epistolis suis continentur; quibus orales haud dubie quoque consenserunt).De même, ils se haussent quand ils invoquent 2 Th 2,15: “Ainsi donc, frères, tenez ferme et gardez les traditions que vous avez apprises, soit par notre parole, soit par notre lettre”, etc. (où Paul parle des traditions apostoliques consignées dans ses épîtres, auxquelles les orales ont sans doute aussi concordé).Likewise they rise aloft when they cite 2 Thess 2:15: “So then, brethren, stand fast and hold the traditions which ye were taught, whether by word or by our epistle,” etc. (where Paul speaks of apostolic traditions recorded in his epistles, to which the oral ones doubtless also agreed).
Aber da fallen sie bald wieder zu Boden, wann sie schliessen: Ergo so soll man alle des Bapsts und der Concilien Satzungen halten.At ibi mox ad terram corruunt, cum concludunt: Ergo omnes Papae et Conciliorum sanctiones tenendae sunt.Mais là ils retombent bien vite, lorsqu'ils concluent: Ergo, il faut tenir toutes les ordonnances du pape et des conciles.But there they soon fall to the ground when they conclude: Ergo, all the pope's and the councils' decrees must be held.
Also wann sie schliessen: Es stehe geschrieben (Hebr. 13.): Die Ehe soll ehrlich gehalten werden bei jedermännischen; begeben sie sich in die Höhe; aber bald fallen sie wieder zu Boden: Ergo so ist die Ehe ein Sakrament.Ita cum concludunt: “Scriptum est (Hebr. 13): Honorabile connubium in omnibus”; se attollunt; sed mox rursus corruunt: Ergo matrimonium est sacramentum.Ainsi, lorsqu'ils concluent: “Il est écrit (He 13): Que le mariage soit honoré de tous”; ils se haussent; mais retombent aussitôt: Ergo, le mariage est un sacrement.So when they conclude: “It is written (Heb. 13): Marriage is honourable in all,” they rise aloft; but soon fall down again: Ergo, marriage is a sacrament.
Und dergleichen ungereumbre Schlusfreden könnten mehr eingeführet werden; aber wir wollen nun auch zum andern Teil schreiten, darinnen des Bapsts Heuschrecken nach ihren schädlichen Eigenschaften noch eigentlicher beschrieben werden.At huiusmodi inconcinnae conclusiones plures adduci possent; verum nunc etiam ad alteram partem progrediamur, in qua Papæ locustae secundum noxias proprietates accuratius describentur.D'autres conclusions dissonantes pourraient encore être rapportées; mais passons maintenant aussi à la seconde partie, où les sauterelles du pape seront plus exactement décrites selon leurs propriétés nuisibles.More such ill-made conclusions could be adduced; but let us now pass also to the second part, wherein the pope's locusts are described more exactly according to their harmful properties.

Deuxième partie

allemand (1602)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
Vom andern Stück.De parte altera.De la seconde section.On the second part.
Erstlich saget der heilige Johannes also: Und ihnen ward Macht gegeben, wie die Scorpionen Macht haben auf Erden.Primum ita ait s. Ioannes: “Et datum est illis potestatem, sicut scorpiones terrae habent potestatem.”D'abord, saint Jean s'exprime ainsi: “Et il leur fut donné pouvoir, comme les scorpions ont pouvoir sur la terre.”First, Saint John says thus: “And power was given to them, as the scorpions of the earth have power.”
Von den Scorpionen weiß man, was es für schädliche, giftige Ungeziefer sein; denn ob sie wohl klein sein, tun sie doch großmächtigen Schaden; denn wo man ihnen nicht zuvor kommt, so tödten sie mit ihrem giftigen Stachel, den sie am Schwanz haben, den Menschen.De scorpionibus notum est quam noxia sint animalia venenata; nam, quamvis parva sint, damnum tamen ingens faciunt; nisi praeoccupentur, aculeo venenato quem in cauda ferunt hominem interimunt.On sait bien ce que sont les scorpions: des vermines nuisibles et venimeuses; car, tout petits qu'ils soient, ils causent de très grands dommages; si on ne les devance pas, ils tuent l'homme de leur dard venimeux qu'ils portent à la queue.It is well known what scorpions are: noxious, venomous vermin; though small, they inflict great harm; unless one anticipates them, they kill a man with the venomous sting they carry in the tail.
Ein Scorpion hat wohl anfangs das Ansehen nicht, daß er einen Menschen beleidigen sollte, sintemal er gütlich und langsam daher schleicht; aber wann er dem Menschen zu nahe kommt, so bringt er ihm sein Gift bei, ehe der Mensch sich dessen versiehet.Scorpio initio speciem non prae se fert quasi hominem laesurus sit, quippe qui placide lenteque repit; at ubi homini propius accedit, venenum illi infert, priusquam ille animadvertat.Un scorpion, au premier abord, n'a pas l'air de pouvoir nuire à un homme, puisqu'il rampe doucement et lentement; mais dès qu'il s'approche trop près, il lui inocule son venin avant même que l'homme s'en aperçoive.A scorpion at first does not look as though it could hurt a man, since it creeps along gently and slowly; but once it comes too near, it injects its venom before the man is aware.
Eben also hält es sich auch mit des Bapsts Heuschrecken oder Scorpionen, daß sie mit ihrer vergifteten Lehr und Basilisken-Eyern (wie es der Prophet Esaias nennet) den Menschen einnehmen und vergiften, ehe er gewahr wird: sie stellen sich wohl anfangs freundlich, geben's gut für; aber Gift ist in recessu, etc.Ita prorsus se habet cum papisticis locustis sive scorpionibus: venefica doctrina sua et “ovibus basiliscorum” (ut Propheta Esaias appellat) hominem occupant atque inficiunt, antequam advertat; initio se benevolos ostendunt, omnia commode proponunt; verum venenum in recessu est, etc.Il en va exactement de même avec les “sauterelles” ou “scorpions” du pape: par leur doctrine empoisonnée et leurs “œufs de basilic” (comme les appelle le prophète Ésaïe), ils se rendent maîtres de l'homme et l'empoisonnent avant qu'il y prenne garde; au début ils se montrent affables, présentent les choses sous un jour avantageux; mais le poison est “au fond” (in recessu), etc.Just so with the pope's “locusts” or “scorpions”: by their poisoned doctrine and “basilisk eggs” (as the prophet Isaiah calls them), they seize a man and poison him before he notices; at first they appear friendly and put a fair gloss on things, but the poison lies “in recessu”, etc.
Doch ist das sehr tröstlich, daß hie im Text hinzu gesetzt wird: Und es ward zu ihnen gesagt, daß sie nicht beschädigten das Gras auf Erden, noch kein Grünes, noch keinen Baum, sondern allein die Menschen, die nicht haben das Siegel Gottes an ihren Stirnen.Verum valde solacii est quod hic additur: “Et dictum est illis ne laederent fenum terrae, neque omne viride, neque omnem arborem, sed tantum homines qui non habent signum Dei in frontibus suis.”Pourtant, il est très consolant que le texte ajoute ici: “Et il leur fut dit de ne point endommager l'herbe de la terre, ni aucune verdure, ni aucun arbre, mais seulement les hommes qui n'ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.”Yet it is very comforting that the text adds: “And it was said to them that they should not harm the grass of the earth, nor any green thing, nor any tree, but only those men who do not have the seal of God on their foreheads.”
Denn damit will der heilige Johannes so viel sagen: Es werden zwar nicht gemeine Heuschrecken sein, die das Gras oder grüne Kraut auf dem Felde fressen, sondern die, die Menschen beleidigen.Quo sanctus Ioannes hoc vult: non de communibus locustis agi, quae herbam vel viride agri depascuntur, sed de iis quae hominibus noceant.Par là, saint Jean veut dire ceci: il ne s'agira pas de sauterelles ordinaires, qui mangent l'herbe ou les plantes vertes des champs, mais de celles qui nuisent aux hommes.By this Saint John means this: it is not about ordinary locusts that eat the field's grass and green plants, but about those that harm men.
Doch werden sie solches nicht gegen allen Menschen tun können, sondern allein gegen denen, die nicht haben das Siegel Gottes an ihren Stirnen, von welchem Siegel Gottes E. L. zuvor beim siebenden Capitel den Bericht haben angehöret.Attamen id non poterunt adversus omnes efficere, sed tantum contra eos qui signaculum Dei in frontibus non habent; de quo sigillo Dei Vestra Celsitudo antea ad caput VII relationem audivit.Toutefois, elles ne pourront pas agir ainsi contre tous les hommes, mais seulement contre ceux qui n'ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts — de ce sceau de Dieu, Votre Seigneurie a déjà entendu l'exposé au chapitre sept.However, they will not be able to do this against all men, but only against those who do not have the seal of God on their foreheads—of which seal Your Lordship has already heard the account at chapter seven.
Darum werden sie allein den Gottlosen schädlich sein und nicht den Frommen. Welches doch nicht also zu verstehen, als wann sie sich ganz und gar, oder allerdings nicht an die Auserwählten machen würden.Ita soli impiis erunt noxiae, non piis. Quod tamen non ita accipiendum est quasi electos omnino non aggrediantur aut prorsus non attingant.C'est pourquoi elles ne seront nuisibles qu'aux impies et non aux pieux. Ce qui ne veut pas dire qu'elles ne s'attaqueront jamais, ou absolument pas, aux élus.Therefore they will harm only the godless, not the godly. This is not to be understood as though they would never, or in no way, set upon the elect.
Nein: ihr Heil werden sie wohl an ihnen versuchen; aber beschädigen sollen sie dieselben nicht. Denn welche mit dem Wort Gottes und heiligen Geiste versiegelt und verwahret sein, denen kann dieser Heuschrecken-Gift nicht leichtlich beigebracht werden oder schaden.Immo salutem eorum oppugnabunt; sed nocere iis non dabitur. Nam quibus Verbo Dei et Spiritu Sancto signatio facta est atque custodiuntur, iis hoc venenum locustarum nec facile inferri nec nocere potest.Non: elles tenteront bien d'atteindre leur salut; mais il ne leur sera pas donné de leur porter atteinte. Car à ceux qui sont scellés et gardés par la Parole de Dieu et par l'Esprit saint, ce venin des sauterelles ne peut être facilement inoculé ni leur faire dommage.Nay, they will indeed assail them as to their salvation; but it will not be given them to injure them. For those who are sealed and kept by the Word of God and the Holy Spirit, this locust-poison can neither easily be instilled nor do them harm.
Was im Wort und Glauben ungegründet ist, das kann gar leicht von ihnen betrogen werden. Und also muß man nun durch das Gras die anfangenden, durch die Grüne die mittlern, und durch die Bäume die erstarkten Christen verstehen.Quod in Verbo Dei et fide non est fundatum, ab illis facillime decipitur. Itaque per gramen intellegendos esse incipientes, per viride medios, per arbores Christianos roboratos.Ce qui, dans la Parole et dans la foi, n'est pas fondé peut très facilement être trompé par eux. Il faut donc entendre par l'herbe les débutants, par la verdure les intermédiaires, et par les arbres les chrétiens affermis.What is not grounded in the Word and in faith can very easily be deceived by them. Thus by the grass one must understand beginners, by the green the intermediates, and by the trees the strengthened Christians.
— Dies ist auch wohl zu merken, daß diese Scorpionen oder Heuschrecken einen gemessenen Befehl haben, wie weit sie gegen den Gottlosen verfahren sollen; denn sie müssen's nicht gar rühren, sondern allein quälen; und das nicht immerdar, sondern allein fünf Monat lang.Hoc quoque bene animadvertendum est: istos scorpiones seu locustas mandatum habere mensuratum quatenus adversus impios agant; non enim eos penitus percutere, sed tantum cruciare debent; neque iugiter, sed per solum quinque mensium spatium.Il faut encore bien noter que ces scorpions ou sauterelles ont un mandat mesuré quant à la manière d'agir contre les impies: ils ne doivent pas les abattre, mais seulement les tourmenter — et cela non pas indéfiniment, mais pendant cinq mois seulement.It is also to be noted that these scorpions or locusts have a measured commission as to how far they may proceed against the ungodly: they are not to strike them down, but only to torment them—and not forever, but only for five months.
Denn ob wohl diejenigen, so mit ihrer falschen Lehr eingenommen werden, anfangs keinen Schmerz oder Gewissens-Marter empfinden, so nimmt doch zuletzt die falsche Lehr und Gift der Widerwärtigen allgemach überhand, und wird eine unerträgliche Pein in des Menschen Gewissen:Nam etsi ii, qui falsa eorum doctrina capiuntur, initio nullum dolorem aut conscientiae cruciatum sentiunt, tandem tamen falsa doctrina et adversariorum venenum sensim praevalent, ac fiunt intolerabilis poena in conscientia hominis:Car, même si ceux qui se laissent gagner par leur fausse doctrine ne ressentent d'abord ni douleur ni tourment de conscience, à la fin la fausse doctrine et le poison des adversaires prennent peu à peu le dessus et deviennent un supplice insupportable dans la conscience de l'homme:For although those who are taken in by their false teaching feel at first no pain or pang of conscience, yet in the end the false teaching and the adversaries' poison gradually prevail and become an unbearable torment in a man's conscience:
gleichwie diejenigen, so von den Scorpionen gestochen werden, anfangs alsbald nichts empfinden; aber allgemach nimmt das Gift überhand und inficiert des Menschen Geblüt, dadurch er doch leben soll, bringt ihn endlich gar von Sinnen, und quälet ihn heftig.ut qui a scorpionibus icti sunt primo statim nihil sentiunt; paulatim vero venenum praevalet et hominis sanguinem (quo vivere debet) inficit, denique prorsus a sensibus avertit et graviter cruciat.de même que ceux qui sont piqués par des scorpions ne sentent rien tout de suite; mais peu à peu le venin gagne du terrain et infecte le sang de l'homme — par lequel pourtant il devrait vivre —, finit par lui faire perdre la raison et le tourmente cruellement.just as those stung by scorpions feel nothing at once; but little by little the poison prevails and infects a man's blood—by which he ought to live—eventually driving him out of his senses and tormenting him grievously.
Und das meynet nun hie Johannes, wann er saget: Ihre Qual war wie eine Qual vom Scorpion, wann er einen Menschen hauet; und bald darauf amplificirt er's und spricht: In denselbigen Tagen werden die Menschen den Tod suchen und nicht finden; werden begehren zu sterben, und der Tod wird von ihnen fliehen.Id hoc loco vult Ioannes, cum dicit: “Cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpii, cum percutit hominem”; moxque id amplificat ac dicit: “In iisdem diebus homines mortem quaerent et non invenient; cupient mori, et mors fugiet ab eis.”Et c'est ce que Jean veut dire ici lorsqu'il déclare: “Leur tourment était comme le tourment que cause le scorpion quand il frappe un homme”; et aussitôt il renchérit en disant: “En ces jours-là les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d'eux.”And this is what John means here when he says: “Their torment was as the torment of a scorpion when it strikes a man”; and straightway he amplifies it and says: “In those days men will seek death and shall not find it; they will desire to die, and death will flee from them.”
Denn wann ihre Gewissen mit Menschen-Lehre und errichteten Gottesdiensten verstrickt und gefangen sein, und aus denselbigen keinen Trost haben können, sondern nur eitel Zittern und Zagen bei sich empfinden, werden sie viel lieber todt denn lebendig sein wollen;Quando enim conscientiae eorum hominum-doctrinis et cultibus institutis implicatae ac captae sunt, nec ex iis ullam consolationem adipisci possunt, sed tantum tremorem ac pavorem intra se experiuntur, multo malint mortui quam vivi esse;Car lorsque leur conscience est empêtrée et captive dans des doctrines humaines et des cultes institués, et qu'ils n'y trouvent aucun réconfort, mais n'éprouvent en eux que tremblement et frayeur, ils préféreront être morts plutôt que vivants;For when their conscience is entangled and taken captive in human doctrines and instituted services, and can find therein no comfort, but feels within only trembling and dread, they would far rather be dead than alive;
und wird ihnen doch so gut nicht werden können; wie man solches denn im Bapstthum wohl erfahren hat, wie man dann solches im Bapstthumb wol erfahren hat, und es mit Exempeln darthun, und beweisen könnte, wanns die Zeit leiden wolte.nec tamen ita ipsis cedet; quemadmodum id in Papatu bene exploratum est, immo idem in Papatu bene expertum est, idque exemplis ostendi atque probari posset, si tempus pateretur.et pourtant il ne leur en ira pas ainsi; comme on l'a bien expérimenté dans la papauté — et, du reste, on pourrait le montrer par des exemples et le prouver, si le temps le permettait.and yet it will not so befall them; as has indeed been well experienced under the Papacy—indeed the same has been experienced—and it could be shown by examples and proved, if time allowed.
Endlich ist es auch sehr tröstlich, daß er saget: Sie sollen sie quälen fünf Monat lang.Denique valde solacii est quod ait: “Per quinque menses eos cruciabunt.”Enfin, il est très consolant qu'il dise: “Ils les tourmenteront pendant cinq mois.”Finally, it is very comforting that he says: “They shall torment them for five months.”
Er hätte wohl sagen können: es soll mit ihnen währen über die tausend Jahr (wie es denn im Werk also befunden); aber das wäre der christlichen Kirchen so tröstlich nicht gewesen.Potuerat sane dicere: cum illis ultra mille annos durabit (ut re ipsa repertum est); verum id Ecclesiae Christianae non tam consolatorium fuisset.Il aurait bien pu dire: “Cela durera avec eux plus de mille ans (comme on l'a effectivement constaté)”; mais cela n'eût pas été si consolant pour l'Église chrétienne.He might well have said: “It will last with them more than a thousand years (as in fact has been found)”; but that would not have been so consoling for the Christian Church.
Darum faßt er's hie in eine kurze Zahl der fünf Monate, welche uns gleichwohl die rechte Zeit anzeigen: denn fünf Monat (jeden Monat zu 30 Tagen gerechnet) machen 150 Tage, welche, wenn man sie nach der Schriftbrauch für Jahren nimmt, und mit sieben multipliciret, machen 1050 Jahr; und das ist eigentlich des Bapstthums Termin: weil es nun in die tausend Jahr gewähret hat, ist kein Zweifel, es werde seine Endschaft schier erreichet haben.Quare hic in brevem quinque mensium numerum contrahit, qui tamen tempus verum indicant: nam quinque menses (singulo mense ad XXX dies computato) efficiunt dies CL; qui, si iuxta Scripturae consuetudinem pro annis sumantur, et septies multiplicentur, efficiunt annos ML; atque hic proprie Papatus terminus est: cum iam in mille annos perdurarit, haud dubium quin finem suum paene attigerit.C'est pourquoi il ramène ici la chose à ce court nombre de cinq mois, qui nous indiquent pourtant le temps véritable: car cinq mois (chaque mois compté à 30 jours) font 150 jours; lesquels, si on les prend selon l'usage de l'Écriture pour des années, et qu'on les multiplie par sept, font 1050 ans; et c'est là proprement le terme de la papauté: puisqu'elle a déjà duré dans le millénaire, il n'y a pas de doute qu'elle n'ait bientôt atteint sa fin.Therefore he compresses it here into the short number of five months, which nevertheless point to the true time: for five months (reckoning thirty days to a month) make 150 days; which, taken according to Scriptural usage for years, and multiplied by seven, make 1050 years; and this is properly the Papacy's term: since it has already lasted into the thousand years, there is no doubt it has well-nigh reached its end.
So hat auch der heilige Geist solche Zahl gern gebrauchen wollen; weil es doch gemeiniglich mit den andern irdischen Heuschrecken über fünff Monat auch nicht wehre, nemlich vom Mayen an biß zum Herbst, etc.Ita quoque Spiritus Sanctus hoc numero libenter usus est; quandoquidem apud alias locustas terrenas id vulgo non ultra quinque menses durat, nempe a mense Maio usque ad autumnum, etc.Ainsi l'Esprit saint a volontiers voulu user de ce nombre; car, en effet, pour les autres sauterelles terrestres, la saison ne dure généralement pas au-delà de cinq mois, à savoir de mai jusqu'à l'automne, etc.Thus the Holy Spirit too gladly chose to use this number; for, commonly, with the other earthly locusts the season does not last beyond five months, namely from May to autumn, etc.
Zum andern, spricht der heilige Johannes, daß diese Heuschrecken gleich seyn den Rossen, die zum Krieg bereit seyn, damit er dann ihre kriegerische Art zu verstehen gebe; dann nicht allein zu dem geistlichen Krieg, wider den HErrn Christum, sind sie bereit, wie hernach im zwölfften Capitel gesaget wird, sondern auch zu den weltlichen Kriegen; seynd sie gemeiniglich die ersten Anfänger und Lermenblasser, wie solches die Historien genugsam bezeugen und ausweisen; Dann wie oft haben sie nur die Potentaten in einander gehetzt?**Deinde ait sanctus Ioannes has locustas equis ad bellum paratis similes esse, ut bellicosam eorum naturam patefaciat; non enim solum ad bellum spirituale adversus Dominum Christum parati sunt (ut postea cap. XII dicitur), sed etiam ad bella saecularia: plerumque primi sunt autores et tumultuum buccinatores, ut historiae satis testantur et ostendunt. Quoties vero potentates inter se concitarunt!Deuxièmement, dit saint Jean, ces sauterelles sont semblables à des chevaux prêts pour la guerre, afin de faire comprendre leur nature belliqueuse: car non seulement elles sont prêtes pour la guerre spirituelle contre le Seigneur Christ (comme il est dit plus loin au chap. 12), mais aussi pour les guerres temporelles; bien souvent elles en sont les premières instigatrices et sonneuses de vacarme, comme les histoires l'attestent et l'établissent amplement. Combien de fois n'ont-elles pas monté les puissants les uns contre les autres!Secondly, says Saint John, these locusts are like horses prepared for war, so as to make their warlike character understood; for not only are they ready for the spiritual war against the Lord Christ (as is said later in ch. 12), but also for worldly wars: they are commonly the first instigators and trumpeters of tumult, as history abundantly attests and shows. How often have they set rulers one against another!
Und wann gleich dieselbigen gern Fried gehalten hetten, so haben sie doch für ihnen nicht gethon, wie die Historia infelicis pugnae Varnensis genugsam bezeuget. Will jemand geschweigen, wie sie selber mit zu Felde ziehen, und dadurch genugsam zu verstehen geben, daß sie eben die jenigen seyn, von welchen hie Johannes schreibet.Atque etiamsi ii pacem libenter tenuissent, nihil tamen apud eos profecit, ut Historia infelicis pugnae Varnensis luculenter probat. Ut taceam quod ipsi quoque in aciem exeant, quo satis indicant illos ipsos esse de quibus hic Ioannes scribit.Et quand bien même ceux-ci auraient volontiers gardé la paix, elles n'en ont rien fait, comme le prouve suffisamment l'Histoire de la malheureuse bataille de Varna. Sans parler de ce qu'elles-mêmes marchent au champ de bataille, montrant par là assez qu'elles sont bien celles dont Jean parle ici.And even if those rulers would gladly have kept peace, it availed them nothing, as the history of the ill-fated battle of Varna plainly bears witness. Not to mention that they themselves go to the field, thereby clearly showing that they are precisely those of whom John writes here.
Zum dritten, sagt Johannes, sie haben Kronen auf ihren Häuptern dem Golde gleich. Dann ihre Kränze oder Kronen, so sie ihnen auf den Köpfen scheren lassen, halten sie wohl den kaiserlichen oder königlichen Kronen (so von gutem Golde sind) gleich, oder auch noch wohl höher.Tertio, inquit Ioannes, coronas habent in capitibus suis, auro similes. Nam coronas sive corollas, quas sibi in capitibus raso vertice imposuerunt (tonsuram scilicet), coronis imperialibus aut regniis, ex optimo auro confectis, pares esse putant, immo etiam praeferendas.Troisièmement, dit Jean: elles portent des couronnes sur leurs têtes, semblables à l'or. Car leurs “couronnes” ou “guirlandes” — la tonsure qu'elles se font raser sur la tête —, elles les tiennent pour égales, voire supérieures, aux couronnes impériales ou royales faites d'un bon or.Thirdly, says John: they have crowns upon their heads, like unto gold. For their “crowns” or “garlands” — the tonsure they have shaved on their heads — they hold to be equal to, or even higher than, imperial or royal crowns of fine gold.
Dann sie geben für, daß ihr Stand sei ein Stand der Vollkommenheit; daher sie denn auch fürgeben, wann die im Regierstand wollen selig werden, so müssen sie ihrer Fürbitte genießen und sich in einer Mönchskutten vergraben lassen etc.Profitentur enim ordinem suum esse ordinem perfectionis; quare praedicant, ut qui in regimine saeculari sunt, si salvi esse velint, eorum intercessione uti et monachico cucullo se involvi oporteat, etc.Elles prétendent en effet que leur état est un état de perfection; d'où aussi leur affirmation que, si ceux qui sont au gouvernement veulent être sauvés, ils doivent bénéficier de leur intercession et se laisser enfouir sous une coule monastique, etc.They maintain that their estate is an estate of perfection; hence they also assert that, if those in civil rule wish to be saved, they must avail themselves of their intercession and let themselves be buried in a monk's cowl, etc.
Ja, sie haben auch wohl ein solch Gemälde in ihre Klöster und Kirchen anmalen lassen, dadurch sie ihren Stand dem weltlichen Regenten wol zugesogen:Quin etiam eiusmodi picturam in monasteriis et ecclesiis depingi curarunt, qua ordinem suum potestatibus saecularibus commenditarent:Oui, elles ont même fait peindre un tel tableau dans leurs monastères et leurs églises, par lequel elles recommandaient leur état aux gouvernants séculiers:Indeed, they even had such a picture painted in their monasteries and churches, by which they commended their estate to the secular ruler:
Stand dem weltlichen Regenten wol zugesogen: Erstlich haben sie ein Schiff malen lassen auf einem wilden Meer; das hat die Christliche Kirche, samt der ewigen Seligkeit bedeuten sollen.Principi saeculari blande persuasum fuit: primum navem in mari saeviente depingi curarunt; ea Ecclesiam Christianam una cum salute aeterna significare debuit.On avait su gagner le prince séculier: d'abord, on fit peindre un navire sur une mer déchaînée; cela devait figurer l'Église chrétienne, avec le salut éternel.The secular ruler had been suavely won over: first they had a ship painted on a stormy sea; this was to signify the Christian Church together with eternal salvation.
Im Schiff ist gestanden der Bapst sampt seinen beschornen und geschmierren Haussen; danach haben sie außerhalb dem Schiff im wüsten wilden Meer herumb schwimmende gemalet: Keyser, Könige, Fürsten und andere weltliche Oberherren, welche gemeinlich Mönche und Pfaffen aus dem Schiff Strick oder Seile ausgeworfen und sie dadurch herzu gezogen haben, anzuzeigen, daß die weltlichen Regenten in einem seligenen Stande weren, und wolten sie selig oder erhalten werden, so müßten sie der vermeinten geistlichen Fürbitte und Verdienst genössen etc.In navi stabat Papa cum suis tonsoratis et unctis cohortibus; deinde extra navem, in vasta ac fera unda huc illuc natantes, depinxerunt Caesarem, reges, principes aliosque praesides saeculares, quos monachi et sacerdotes e navi funibus aut restibus proiectis ad se trahebant: ad significandum principes saeculares extra statum salutis esse, atque, si salvi fieri vel salus conservari velint, opinionatae intercessionis et meritorum cleri participes esse oportere, etc.Dans le navire se tenait le pape avec sa bande tonsurée et “huilée” (corrompue); puis, hors du navire, nageant ça et là dans la mer sauvage et déserte, on peignit l'empereur, des rois, des princes et d'autres supérieurs temporels, que moines et prêtres tiraient à eux au moyen de cordes ou câbles lancés depuis le navire, pour signifier que les princes séculiers sont hors de l'état de salut et que, s'ils veulent être sauvés ou le demeurer, ils doivent bénéficier de l'intercession et des “mérites” du clergé, etc.In the ship stood the pope with his tonsured and “greased” (corrupt) cohort; then, outside the ship, swimming about in the wild, desolate sea, they painted the emperor, kings, princes, and other temporal lords, whom monks and priests were hauling in with ropes or cables cast from the ship—signifying that secular rulers are outside the state of salvation, and that, if they would be saved or kept so, they must enjoy the clergy's supposed intercession and merits, etc.

* Philippe Thomassin, Triumphus Ecclesiae (Profetia del beato Cirillo), 1602.

Ich meyne ja, das heisset des Bapsts Heuschrecken eine Kron aufgesetzet dem Golde gleich: Wil jemand geschweigen, daß sie auch weltlicher weise, wie die Keyser, Könige und Fürsten regieren, und sich überall um das hohe Ort drengen, etc. Hoc profecto est locustis Pontificiis coronam, auro similem, imponere; ut taceam quod et more saeculari—instar Caesaris, regum ac principum—regnent, atque ubique ad amplissimos honores se ingerant, etc. Je veux dire: c'est bel et bien mettre une couronne, pareille à l'or, sur la tête des sauterelles du pape; sans même parler du fait qu'ils gouvernent aussi à la manière temporelle, comme empereurs, rois et princes, et se poussent partout vers les hautes charges, etc. That, indeed, is to set a crown—like unto gold—upon the pope's locusts; not to mention that they also rule in a secular fashion, like emperors, kings, and princes, and thrust themselves everywhere into the highest offices, etc.
Zum fünfften, spricht Johannes: Sie haben Haar wie Weiber Haar. Mit welchen Worten dann Johannes nicht allein ihre weibische Art, und daß sie in allem Weibstück leben, auch der Unzucht und Hurerey ergeben sind, anzeigen will; sondern er deutet auch auf ihren weibischen Pracht, den sie in der Kleidung üben und treiben.Quinto, inquit Ioannes: capillos habent sicut capillos mulierum. Quibus verbis Ioannes non solum femineam indolem eorum et quod toti in mulieribus vivant, immo scortationi ac fornicationi dediti sint, significare vult; sed etiam innuit de fastu muliebri, quem in vestitu exercent ac affectant.Cinquièmement, dit Jean: elles ont des cheveux comme des cheveux de femmes. Par ces mots, Jean veut signaler non seulement leur nature efféminée et qu'ils vivent tout entiers pour les femmes, étant d'ailleurs voués à l'impudicité et à la débauche; il vise aussi leur coquetterie féminine, qu'ils pratiquent et cultivent dans leurs vêtements.Fifthly, says John: they have hair like women's hair. By these words John would indicate not only their effeminate disposition and that they live wholly for womankind, being moreover given to lechery and whoredom; but also he alludes to their feminine finery, which they practice and affect in their apparel.
Dann wie die Weiber mit den Haarlocken und andern Sachen sich pflegen zu zieren und zu schmücken: also treibet auch die Bapstliche Clerisey bei ihrem Götzendienst, und sonst, einen unsäglichen Pracht; da muß es alles von Gold, Silber und Edelgesteinen glänzen, und aufs weibischeste gezieret sein.Nam quemadmodum mulieres crinibus aliisque ornamentis se ornare solent, ita clerus papisticus in suo cultu idololatrico, atque alias quoque, inexspectatum quendam fastum exercet: ibi necesse est ut omnia auro, argento, gemmisque reluceant, et quam femineissime exornentur.Car, de même que les femmes ont coutume de se parer de boucles et d'autres apprêts, de même le clergé papal, dans son culte idolâtre et ailleurs, déploie un faste indicible: tout doit y briller d'or, d'argent et de pierres précieuses, et tout être paré de la façon la plus féminine.For just as women are wont to deck themselves with locks and other ornaments, so the papal clergy, in their idolatrous worship and otherwise, display unspeakable pomp: everything must glitter with gold, silver, and precious stones, and be adorned in the most womanish fashion.
Zum sechsten haben sie auch Zähne gehabt, wie Löwen Zähne; und damit wird ihre grimmige Löwens- oder Wolfs-Art beschrieben; dann wie freundlich sie sich auch stellen, und es anfänglich gar gut fürgeben, können sie doch ihre mörderische Tyranney nicht lange bergen; und was ihnen zu Theil wird, oder in ihre Hände kömmt, das muß Gut, Ehr und Blut lassen, oder wird denn Vulcano aufgeopfert und verbrennet, oder muß sonst im Thurn verfaulen und verderben.Sexto etiam dentes habuerunt, sicut dentes leonum; quo ferox indoles leonina vel lupina describitur. Nam, quamvis se blande gerant ac initio omnia probe ostentent, homicidam tamen tyrannidem diu occultare non possunt; quicquid vero ad eos devenit aut in manus eorum incidit, bonis, honore, sanguine multari debet, aut Vulcano immolatur atque comburitur, aut alioquin in turri putrescit et interit.Sixièmement, elles ont eu des dents comme des dents de lions; c'est ainsi que l'on décrit leur nature féroce, de lion ou de loup. Car, si aimables qu'ils se donnent et si bien qu'ils présentent les choses au début, ils ne peuvent longtemps cacher leur tyrannie meurtrière; et tout ce qui leur échoit, ou tombe entre leurs mains, doit laisser ses biens, son honneur et son sang, ou bien est sacrifié à Vulcain et brûlé, ou encore croupit dans la tour et périr.Sixth, they had teeth like lions' teeth; thereby their grim, lion- or wolf-like nature is described. For however friendly they pose, and however fair they make things look at first, they cannot long conceal their murderous tyranny; and whatever falls to them or comes into their hands must forfeit goods, honor, and blood, or else be offered to Vulcan and burned, or rot in the tower and perish.
Und sind dennoch diese Gesellen so argedächtig, daß sie auch unverschämt dürffen sagen: Wann sie allen Lutherischen (dann so nennen sie uns) auf einmal würden die Köpfe abbeissen, so wolten sie ihnen kein Gewissen darüber machen, ja noch mit blutigem Maul zum Abendmahl des Herrn gehen.Tamen hi nebulones adeo impudentes sunt, ut dicere audeant: si omnibus Lutheranis (sic enim nos vocant) uno impetu capita abrumperent, nullam sibi conscientiam facerent, immo ore sanguinolento ad Coenam Domini accederent.Et pourtant ces gaillards sont si effrontés qu'ils osent dire sans vergogne: si à tous les luthériens (car c'est ainsi qu'ils nous appellent) ils arrachaient la tête d'un seul coup, ils ne s'en feraient aucun scrupule, oui, ils iraient même à la Cène du Seigneur la gueule ensanglantée.Yet these fellows are so brazen that they shamelessly say: if to all Lutherans (for so they call us) they should bite off the heads at a stroke, they would make no scruple of conscience about it, nay, they would go to the Lord's Supper with bloody jaws.
Jeder also müssen sie sich selbst verrathen, und uns eine Glossa hierüber machen; wer könnte sonst wissen, daß sie diejenigen weren, welche hie von Johannes mit den grimmigen Löwen-Zähnen beschrieben werden.Ita se ipsos proditores exhibent, nobisque hanc glossam praebent; quis enim aliter sciret illos esse de quibus hic Ioannes cum dentibus leoninis saevissimis scribit?Ainsi se trahissent-ils eux-mêmes, et nous fournissent le commentaire de ce passage; qui pourrait autrement savoir que ce sont eux que Jean décrit ici par des dents de lions féroces?Thus they betray themselves, and supply us with the gloss upon this place; who else could know that they are the very ones whom John here describes as having fierce lions' teeth?
Zum siebenden stehet da, daß sie Panzer haben, wie eiserne Panzer. Damit wird nun angezeigt, daß sie das Brachium seculare in der Hand haben, und auch sonst wol verwahret sein durch gute Immunitates, Privilegia und Freyheiten: hangen auch sonsten aneinander wie die Ringlein am Panzer; das machet, sie sind zum öfternmal mit Fürsten, Gräffen und Herren Blutsfreunden, entweder ihre Kinder, Brüder oder andre Blutsverwandte.Septimo statuitur loricas habere, velut loricas ferreas. Quo significatur brachium saeculare in manu illis esse, eosque praeterea immunitatibus, privilegiis, libertatibus bene munitos. Inter se quoque cohaerent velut anuli in lorica; idque inde est, quod principibus, comitibus, dominis saepissime consanguinei sunt—vel filii, fratres, propinqui.Septièmement, il est dit qu'ils ont des cuirasses, comme des cuirasses de fer. Par là s'entend qu'ils tiennent le bras séculier en main et qu'ils sont en outre bien protégés par de bonnes immunités, privilèges et franchises. Ils se tiennent aussi entre eux comme les anneaux d'une cotte de mailles; cela vient de ce qu'ils sont très souvent parents par le sang avec princes, comtes et seigneurs — leurs enfants, frères ou autres parents.Seventh, it is stated that they have breastplates, as it were breastplates of iron. This shows that they wield the secular arm, and are otherwise well protected by ample immunities, privileges, and liberties. They also cling to one another like the rings of a mail-coat; the reason is that they are very often of blood-kin with princes, counts, and lords—their sons, brothers, or other kinsmen.
Wer nun diese anrühret, der rühret der Fürsten, Gräffen und Herren Augapfel an; daher sie dann vor derselbigen Hoheit, Würde und Stand, nicht anders, als für ihre eygnen Land und Leute, Weib und Kinder streiten; will jemand geschwinden, wie der ganze bestorne und geschmierte Haufen aneinander henge, und wo man einen einzigen Mönch oder Pfaffen beleidigen sollte, so müßte es ein ganzes Land entgelten.Qui hos attingit, principum, comitum, dominorum pupillam oculi attingit; quare pro eorum maiestate, dignitate, ordine pugnant haud secus ac pro suo agro et populo, uxore et liberis. Si quis cito cognoscere velit quam totus iste tonsus et unctus grex inter se cohaereat, satis est meminisse: si unus monachus aut presbyter laedatur, totum regnum poenas dat.Qui touche à ceux-là touche à la prunelle des yeux des princes, comtes et seigneurs; d'où il suit qu'ils combattent pour leur majesté, dignité et état, tout comme pour leur propre terre et leur propre peuple, femme et enfants. Si l'on veut voir clairement combien toute cette clique rasée et “huilée” se tient, qu'on sache que, si l'on offense un seul moine ou prêtre, c'est tout un pays qui doit en payer le prix.Whoever touches these touches the apple of the eye of princes, counts, and lords; hence they fight for their majesty, dignity, and estate just as for their own land and people, wife and children. If one would quickly see how this whole shaven-and-greased crew hangs together, note this: offend but a single monk or priest, and a whole country must pay for it.
Zum achten, sagt die Johannes: Das Rasseln ihrer Flügel ist wie das Rasseln an den Wagen vieler Rossen, die in Krieg laufen. Durch die Flügel, damit sie sich bisweilen in die Höhe schwingen, können (wie zuvor gemeldet) ihre disputationes, und auch ihre Predigten, veranstaltet werden, darinnen sie bisweilen sehr lautschällig seyn, und ein groß Getös machen, sonderlich wann sie mit Bapstlichen Bullen und Bannbriefen verwahret sein: wie man auch siehet in ihren Legationen, da sie jedermann, auch wol den besten Potentaten, erschrecklich und bedräulich sein, und daher fliegen.Octavo, ait Ioannes: sonitus alarum earum est sicut sonitus curruum multorum equorum in bellum currentium. Per alas, quibus interdum se in altum attollunt, (ut supra dictum est) disputationes eorum atque etiam conciones intelligi possunt, in quibus interdum valde strepunt ac magnum fragorem edunt, praesertim cum bullis pontificiis et litteris excommunicationis muniuntur; ut etiam cernitur in legationibus eorum, ubi omnibus, etiam praestantissimis potentatibus, formidolosi et minaces sunt, atque inde avolant.Huitièmement, dit Jean: “Le fracas de leurs ailes est comme le fracas de chars de nombreux chevaux courant à la guerre.” Par ces ailes, avec lesquelles ils se hissent parfois en hauteur, on peut entendre (comme il a été dit plus haut) leurs disputations et aussi leurs prêches, où ils savent se montrer très bruyants et faire un grand vacarme, surtout lorsqu'ils sont munis de bulles papales et de lettres d'excommunication; comme on le voit aussi dans leurs légations, où ils se montrent redoutables et menaçants pour tout le monde, même pour les plus grands potentats, et s'envolent de là.Eighth, says John: “The sound of their wings is as the sound of chariots of many horses running to battle.” By these wings, with which at times they lift themselves aloft, (as noted above) are to be understood their disputations and their sermons, in which they are at times very loud and make great din, especially when fortified with papal bulls and letters of excommunication; as one also sees in their legations, where they are terrifying and threatening to all, even to the greatest potentates, and fly off thence.
So wird auch durch die Gleichnis der Heerwagen und Rosse, so in Krieg laufen, ihr frewdiger Muth und Freuel, damit sie ihre widerwärtige angreiffen, und hindurch drucken, sein angezeigt. Dann sie wagens dürr hinein, und greiffen ihre Feinde trewzig und dürstiglich an. So seind es auch nicht abgemarterte und verzagte Ackerzurren, sondern frische frewdige Hengste, zum Streit bereit, wie er kurz zu vorher gesaget hat.Item per similitudinem curruum et equorum in bellum currentium significatur animus eorum alacer et protervus, quo adversarios aggrediuntur et perrumpunt. Audacter recta inruunt, hostesque contumaciter ac velut siti pugnae ardentes aggrediuntur. Neque sunt iumenta aratoria extenuata ac trepida, sed equi admissarii recentes alacres, ad certamen parati, ut paulo ante dixit.De même, par la comparaison des chars et des chevaux qui courent à la guerre, est indiquée leur courage fougueux et leur outrecuidance, par lesquels ils attaquent leurs adversaires et forcent le passage. Ils s'avancent droit dedans et assaillent leurs ennemis avec défi (trutzig) et avec ardeur (dürstiglich). Ce ne sont pas des haridelles de labour misérables et craintives, mais des étalons frais et fringants, prêts pour le combat, comme il l'a dit peu auparavant.Likewise, by the likeness of chariots and horses that run to war is shown their eager spirit and insolence, with which they assault their adversaries and break through. They dash straight in, and attack their foes defiantly and with thirsting ardor. They are not wretched, timorous plough-nags, but fresh, high-spirited stallions, ready for the fray, as he said a little before.
Zum neunden rühmet der heilige Johannes wider auf ihre giftige Scorpions-Art, und sagt: Sie hatten Schwänze wie die Scorpionen, und es waren Stacheln an ihren Schwänzen etc. Weil die Scorpionen Angel oder Stacheln an ihren Schwänzen haben, und damit ihr Gift den Menschen beibringen, werden hie diese Bapstische Heuschrecken mit ihrer falschen Lehre den giftigen, bauenden Scorpionen verglichen. Aber davon ist zu vorher in der ersten Vergleichung weitleuftiger geredet worden.Nono sanctus Ioannes rursus de venenata scorpionum indole meminit et ait: Caudas habebant sicut scorpiones, et aculei erant in caudis eorum, etc. Quoniam scorpiones aculeum in cauda ferunt quo venenum hominibus inferunt, hic locustae papisticae, falsa sua doctrina, scorpionibus venenosis (“bauenden”) conferuntur. De quo autem in prima collatione supra fusius actum est.Neuvièmement, saint Jean revient sur leur nature venimeuse de scorpion et dit: “Elles avaient des queues comme des scorpions, et il y avait des dards à leurs queues”, etc. Puisque les scorpions portent à la queue un aiguillon par lequel ils inoculent leur venin aux hommes, ces sauterelles papales, avec leur fausse doctrine, sont ici comparées aux scorpions venimeux (empoisonneurs). Mais on en a déjà parlé plus amplement plus haut, dans la première comparaison.Ninth, Saint John again dwells on their scorpion-like, venomous nature and says: “They had tails like scorpions, and there were stings in their tails,” etc. Since scorpions have stings in their tails with which they convey their poison to men, these papal locusts, by their false doctrine, are here likened to poisonous (“bauenden”) scorpions. But this was treated at greater length above in the first comparison.
Zum zehenden und letzten, ob wol die andern Heuschrecken keinen König haben (wie in Sprüchen Salomonis am 30. Capitel gemeldet wird): jedoch so wird hie von diesen Heuschrecken geschrieben, daß sie einen König über sich haben, nemlich einen Engel aus dem Abgrund, dessen Namen heisset auf Hebräisch Abádon, auf Griechisch Απολλύωμ [sic].Decimo et ultimo, quamvis aliae locustae regem non habeant (ut in Proverb. Salomonis cap. 30 traditur), de his locustis tamen hic scriptum est quod regem super se habeant, nempe angelum ex abysso, cui nomen Hebraice Abadon, Graece Απολλύωμ [sic].Dixièmement et en dernier, bien que les autres sauterelles n'aient pas de roi (comme il est rapporté en Prov. 30), il est écrit ici au sujet de ces sauterelles qu'elles ont un roi au-dessus d'elles, un ange venu de l'abîme, dont le nom se dit en hébreu Abadon, en grec Απολλύωμ [sic].Tenth and last, although the other locusts have no king (as reported in Prov. 30), it is written here of these locusts that they have a king over them, namely an angel from the abyss, whose name is in Hebrew Abaddon, in Greek Απολλύωμ [sic].
Das ist nun gar eine eigentliche Beschreibung des Römischen Bapsts, welcher sich für einen Engel oder Kirchendiener ausgibt, wie dann dieselbten zum öfternmal Engel in diesem Buch genennet werden. Er ist aber nicht ein Engel vom Himmel, sondern aus dem Abgrund, sagt hie Johannes; darnach so heisset auch das Hebräische Wörtlein Abadon, gleich wie auch das Griechische Απολλύωμ [sic], einen Verderber oder Zerstörer.Hic vero est accurata Romani Papae descriptio, qui se angelum vel ecclesiae ministrum praebet, cum hi quidem in hoc libro saepius “angeli” appellentur. At is non est angelus e caelo, sed ex abysso, ut hic Ioannes ait; quare et vocabulum Hebraeum Abadon, sicut et Graecum Απολλύωμ [sic], perditorem sive vastatorem significat.C'est là une description propre du pape romain, qui se donne pour un ange ou un ministre de l'Église, comme ces personnages sont d'ailleurs souvent appelés “anges” dans ce livre. Mais ce n'est pas un ange du ciel, c'est un ange de l'aîme, dit ici Jean; dès lors le mot hébreu Abadon, tout comme le grec Απολλύωμ [sic], signifie un destructeur, un dévastateur.This is, in fact, an exact description of the Roman pope, who poses as an angel or minister of the Church, as these are indeed often called “angels” in this book. But he is not an angel from heaven, he is from the abyss, says John; hence the Hebrew word Abaddon, just like the Greek Απολλύωμ [sic], means a destroyer, a ruiner.
Und eben diese zwey Namen werden ihm auch in beyden Testamenten, im alten, so Hebräisch, und im neuen, so Griechisch, beschrieben worden, gegeben. Et haec duo nomina eidem quoque in utroque Testamento tribuuntur: in veteri Hebraice, in novo Graece.Et ces deux noms lui sont aussi attribués dans les deux Testaments: dans l'Ancien en hébreu, dans le Nouveau en grec.And these two names are likewise ascribed to him in both Testaments: in the Old in Hebrew, in the New in Greek.
Beisse Daniel im 7. 8. und 11. Capitel, desgleichen Zachariam am 11., und Paulum 2. Thessal. 2.Vide Danielem cap. VII, VIII et XI; item Zachariam cap. XI; atque Paulum, II Thessalonicenses cap. II.Voir Daniel, chapitres 7, 8 et 11; de même Zacharie 11; et Paul, 2 Thessaloniciens 2.See Daniel 7, 8, and 11; likewise Zechariah 11; and Paul, 2 Thessalonians 2.
Das Hebräische Wörtlein Abadon herkommende seiner Deutung her von der Wurzel Abad, das so viel heisset als verderben; sonst hat bis vorzeiten noch mit vielen andern eine Verwandschaft und Vergleichung, wenn man es hieroglyphisch erklären will; dann die ersten zween Buchstaben im Wort Abadon, absonderlich genommen, bedeuren einen Vater, von der radice Abba, welches so viel heiße als Vater; dann es wil doch der Bapst überall Vater sein.Vocabulum Hebraicum Abadōn a radice 'ābad (id est perdere/corrumpere) deducitur; habet praeterea (si hieroglyphice explicetur) varias affinitates: nam primi duo litterae vocabuli Abadon separatim sumptae ad Abba (quod est “pater”) referunt—Papa enim ubique pater esse vult.Le mot hébreu Abadon vient de la racine 'ābad, qui signifie détruire/perdre; on peut encore lui trouver, si l'on l'explique hiéroglyphiquement, diverses parentés: car les deux premières lettres d'Abadon, prises à part, renvoient à Abba (père) — le pape veut partout être père.The Hebrew word Abaddon derives from the root 'ābad, meaning to destroy/perish; it also admits, if one explains it hieroglyphically, of various associations: for the first two letters of Abadon, taken by themselves, point to Abba (father)—since the pope everywhere wants to be father.
Also wenn man im Griechischen Worte Abba die Buchstaben ein wenig verkehrt, so heisset es Papa; aber im Grund der Wahrheit ist es ein Verderber, und nicht ein Papa oder Pater pariter.Quin, si in voce Graeca Abba litteras paululum convertas, fit Papa; at revera perditor est, non papa nec pater. Et si, dans le mot grec Abba, on renverse un peu les lettres, on obtient Papa; mais au vrai, c'est un destructeur, et non pas un papa ni un pater. And if, in the Greek word Abba, you transpose the letters a little, it yields Papa; yet in truth he is a destroyer, not a papa or pater.
Also wenn man im Wörtlein Abadon den mittlern Buchstaben hinweg thut, und den hindersten verkehrt, so wird daraus die Interiectio exclamationis Papae!, oder Ach!.Porro, si in voce Abadōn littera media removeatur atque ultima convertatur, oritur interiectio exclamationis “Papae!” vel “Ah!”.De même, si dans le petit mot Abadon on ôte la lettre du milieu et qu'on retourne la dernière, on obtient l'interjection d'exclamation “Papae!” ou “Ah!”.Likewise, if in Abadon one removes the middle letter and inverts the last, one gets the interjection “Papae!” or “Ah!”.
Stellet man denn das Wörtlein Abadon, so heisset es einen Vater, der alle Dinge juge; denn Abba heisset Vater; Dan/Dayyan heisset Richter; denn dann der Bapst wil doch alle Dinge richten oder conclure.Si vero Abadon componas ut “Abba + Dan/Dayyan”, sonabit “pater iudicans omnia”; nam Abba est pater, Dān/Dayyān est iudex—quippe Papa omnia iudicare et definire vult.Et si l'on compose Abadon comme “Abba + Dan/Dayyan”, cela signifie “un père qui juge toutes choses”; car Abba veut dire père, Dan/Dayyan juge — puisque le pape prétend juger et trancher de tout.And if one construes Abadon as “Abba + Dan/Dayyan”, it means “a father who judges all things”; for Abba is father, Dan/Dayyan judge—since the pope claims to judge and decide everything.
Also hat auch dieses Wort eine Verwandschaft mit dem Wörtlein Abad, welches tilgen oder enden heisset; denn was ist das ganze Bapstthum anders als ein Menschen-Gedicht?Itaque idem vocabulum affinitatem habet cum 'ābad (abolere, finire): quid est enim totum Papatus nisi commentum humanum?Ainsi ce mot a aussi parenté avec 'ābad (effacer, mettre fin): qu'est-ce donc que toute la papauté, sinon une invention humaine?Thus the word also has kinship with 'ābad (to blot out, to end): for what is the whole Papacy but a human contrivance?
Das Griechische Wörtlein Απολλύωμ [sic] hat eine Verwandschaft mit dem andern Απολύωμ [sic], welches eine Auflösung bedeutet: Also wolte gern der Bapst dafür angesehen sein, als wann er die Menschen von Sünden auflösete und entbinde; aber in der Wahrheit ist er ein Απολλύωμ [sic], ein Verderber, der die Menschen in Abgrund der Hellen führet.Vocabulum Graecum Απολλύωμ [sic] affinitatem habet cum altero Απολύωμ [sic], quod “solutionem/absolutionem” significat: ita vellet Papa pro eo haberi quasi homines a peccatis solvat atque absolvat; sed re vera est Απολλύωμ [sic], perditor, qui homines in abyssum inferni ducit.Le petit mot grec Απολλύωμ [sic] a une parenté avec l'autre Απολύωμ [sic], qui signifie délier/absolution: ainsi le pape voudrait volontiers passer pour celui qui délie les hommes de leurs péchés et les absout; mais en vérité il est un Απολλύωμ [sic], un destructeur, qui conduit les hommes dans l'abîme de l'enfer.The Greek little word Απολλύωμ [sic] has an affinity with the other Απολύωμ [sic], which means “release/absolution”; thus the pope would gladly be thought to loose and absolve men from sins; but in truth he is Απολλύωμ [sic], a destroyer, who leads men into the abyss of hell.
So ist nun dis das eine Ach, davon der Engel zuvor im Anfang gesagt hat; Solches ist nun dahin, spricht hie Johannes; das ist: Es ist aus seiner Beschreibung kund und offenbar, daß sich menschlichem wol dafür hüten kan, wann er anders diesem gestrengen Wort Gottes mit Raum und Statt geben. Wir aber sollen hülfflich Gott von Herzen danken, daß er uns so väterlich daraus errettet hat, und ihn ferner bitten; er wolle uns hinfort gnädiglich dafür behüten, und auch andere daraus erretten. Amen.Hoc igitur est illud unum “Vae”, de quo angelus antea in principio dixit; “Hoc nunc transiit,” inquit hic Ioannes: id est, ex hac descriptione clarum ac manifestum est ut homo sibi bene caveat, modo huic severo Dei verbo locum et spatium concedat. Nos autem ex animo Deo gratias agamus, quod nos tam paterne inde eripuit, eumque porro supplices rogemus, ut deinceps benigne nos tueatur, alios quoque inde eripiat. Amen.Voici donc le premier “Malheur!” dont l'ange avait parlé au début; “Celui-ci est maintenant passé”, dit ici Jean; c'est-à-dire: d'après sa description, il est clair et manifeste qu'on peut bien s'en garder, pourvu qu'on laisse à cette parole sévère de Dieu place et droit de cité. Pour nous, rendons de bon cœur grâces à Dieu de ce qu'il nous en a si paternellement délivrés, et prions-le encore de nous en préserver désormais avec bonté, et d'en délivrer aussi d'autres. Amen.This, then, is the first “Woe” of which the angel spoke at the beginning; “This is now past,” says John here; that is: from his description it is clear and evident that a man may well beware, provided he give room and place to this stern Word of God. As for us, let us heartily give thanks to God, who so fatherly has delivered us from it, and let us further beseech Him graciously to guard us henceforth, and to deliver others from it as well. Amen.

Bibliographie

  • Balthasar Richter, Erster und ander Theil der Offenbarung Johannis. Darinnen vom Zustand der Christlichen Kirchen hie auff Erden, gehandelt wird. Gepredigt und außgelegt, durch M. Balthasarum Richtern, Pfarrern und Superintendenten zu Eissfeldt (VIII+317 p.), Leipzig, Jacob Apel, 1602.
  • Balthasar Richter, Dritter und vierdter Theil der Offenbarung Johannis. Vom ewigen Leben der Auserwelten Kinder Gottes. Gepredigt und außgelegt, durch M. Balthasarum Richtern, Pfarrern und Superintendenten zu Eissfeldt (V+374+XXIV p.), Leipzig, Jacob Apel, 1602, pp. .
  • Balthasar Richter, Fünffter und letzter Theil der Offenbarung Johannis. Darinnen von der falschen Antichristischen Kirchen, und ihrem Untergang gehandelt wird. Gepredigt und außgelegt, durch M. Balthasarum Richtern, Pfarrern und Superintendenten zu Eißfeldt (V+150+XXII p.), Leipzig, Jacob Apel, 1602.
    • → “Prima et secunda pars Apocalypsis Ioannis. In qua de statu Ecclesiarum Christianarum hic in terra agitur. Praedicata atque exposita, per M. Balthasarem Richterum, pastorem et superintendentem Eisfeldensem. / Tertia et quarta pars Apocalypsis Ioannis. De vita aeterna filiorum Dei electorum. Praedicata atque exposita, per M. Balthasarem Richterum, pastorem et superintendentem Eisfeldensem. / Quinta et ultima pars Apocalypsis Ioannis. In qua de falsa Ecclesia Antichristiana eiusque interitu agitur. Praedicata atque exposita, per M. Balthasarem Richterum, pastorem et superintendentem Eisfeldensem.”
    • → “Première et deuxième partie de l'Apocalypse de Jean. Où il est traité de l'état des Églises chrétiennes ici-bas. Prêché et expliqué par M. Balthasar Richter, pasteur et surintendant à Eisfeld. / Troisième et quatrième partie de l'Apocalypse de Jean. De la vie éternelle des enfants élus de Dieu. Prêché et expliqué par M. Balthasar Richter, pasteur et surintendant à Eisfeld. / Cinquième et dernière partie de l'Apocalypse de Jean. Où il est question de la fausse Église antichrétienne et de sa ruine. Prêché et expliqué par M. Balthasar Richter, pasteur et surintendant à Eisfeld.”
    • → “First and Second Part of the Revelation of John. In which the state of the Christian churches here on earth is treated. Preached and expounded by M. Balthasar Richter, pastor and superintendent at Eisfeld. / Third and Fourth Part of the Revelation of John. On the eternal life of the elect children of God. Preached and expounded by M. Balthasar Richter, pastor and superintendent at Eisfeld. / Fifth and Last Part of the Revelation of John. In which the false Antichristian church and its downfall are treated. Preached and expounded by M. Balthasar Richter, pastor and superintendent at Eisfeld.”
  • Philippe Thomassin (1562-1622), Triumphus Ecclesiae (Profetia del beato Cirillo) (gravure au burin, en 8 feuillets, 105 cm sur 150), Roma, P. Thomassin, 1602.
    • Dont un exemplaire conservé à Rome à la Biblioteca Casanatense sous la cote 07.35634.
    • Cf. La preghiera del marinaio, Roma 1992, tome 1, n°9 p. 354.
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