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Retour sur les origines chrétiennes

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Fides

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La foi est le point où se rencontrent la pensée et l'action dans la création du réel et par conséquence c'est tendanciellement sinon essentiellement un lien entre différentes personnes. Fides est punctum ubi cogitatio et actio conveniunt in creatione realitatis; atque ideo est propensio, si non essentia, vinculi inter diversas personas. Fides est nexus in quo intellectus et voluntas concurrunt ad constitutionem ipsius realitatis; ideoque est essentialiter, vel saltem ex natura sua, vinculum inter personas. Faith is the point where thought and action meet in the creation of reality; and consequently it is, at least in tendency if not in essence, a bond between different persons.
Ce lien ne leur est pas étranger ni surimposé accidentellement. Bien au contraire il est d'une nature analogue à celle du cordon ombilical sans lequel elles ne seraient jamais parvenues à l'existence. Hoc vinculum eis nec alienum nec casu superimpositum est; immo naturae est eiusdem generis ac ille funiculus umbilicalis sine quo numquam ad existentiam pervenissent. Hoc vinculum non est eis extrinsecum nec per accidens superinductum, sed analogum est cordoni umbilicali sine quo ad existentiam non pervenissent. This bond is neither foreign to them nor accidentally imposed from without. On the contrary, it is of a nature analogous to the umbilical cord without which they would never have come into existence.
La foi n'est que continuation de ce lien originel avec la réalité externe dont la personne ne se différencie que progressivement et d'ailleurs sans jamais s'en détacher. Fides nihil est nisi continuatio illius vinculi originarii cum re externa, a qua persona paulatim tantum distinguitur nec unquam omnino seiungitur. Fides nihil aliud est nisi continuatio illius vinculi originarii cum rerum veritate exteriori, a qua persona successive distinguitur nec unquam perfecte separatur. Faith is nothing but the continuation of that original bond with external reality, from which the person is only gradually distinguished and never entirely separated.
Bien au contraire en effet elle s'en nourrit toujours plus et de bien des manières, dans le bain matriciel continué de la langue et de la société maternelles. Immo vero, ex ea magis magisque alitur multiplicibus modis, in perpetuo matriceo baptismate linguae societatisque maternae. Quin potius ex ea nutritur, multipliciter, in perpetuo quasi uterino elemento linguae et societatis maternae. On the contrary, indeed, the person is ever more nourished by it in many ways, in the continued maternal bath of language and society.
Elle y prend des habitudes qu'elle a et qui la tiennent, sans qu'elle leur ait toujours donné son assentiment, mais qui fondamentalement l'ancrent dans la société dont elle a besoin pour persister dans l'être et poursuivre son développement de façon collaborative. Ibi assuescit consuetudinibus quas habet et quae ipsam tenent, etiamsi eis non semper assensum dedit; quae tamen fundamentum ponunt quo in societate radicetur, cuius auxilio opus est ut in esse perseveret et progressionem communiter prosequatur. Hinc proveniunt habitus quos persona suscipit, saepe sine deliberato assensu, sed qui ipsam radicaliter inserunt in societatem, cuius auxilio eget ut in esse perseveret et ad perfectionem suam cooperando progrediatur. There one acquires habits which one possesses and by which one is held, even without having always given assent to them, but which fundamentally anchor one in the society needed in order to persist in being and to pursue development in a collaborative way.
La foi quant à elle est un lien entre les personnes qui est de l'ordre de l'assentiment, de sorte qu'il ne s'agit pas d'une réalité purement intellectuelle. Fides autem est vinculum inter personas quod ad assensum pertinet; non igitur res pure intellectualis est, Fides vero, proprie loquendo, est vinculum inter personas quod ordinem habet ad assensum: non est igitur res pure intellectualis, Faith, however, is a bond between persons of the order of assent; it is therefore not a purely intellectual reality,
Il s'agit plutôt d'une forme de confiance dont sont capables à un très haut degré les âmes les plus simples et les moins habituées à la réflexion. sed potius species fiduciae, cuius capaces sunt in summo gradu animae simplicissimae minimeque assuetae ad speculationem. sed actus fiducialis, ad quem maxime aptae sunt animae simplices et speculandi minus exercitatae. but rather a form of trust of which the simplest souls, least accustomed to reflection, are capable in the highest degree.
Dans l'ordre intellectuel elle tend à se traduire par de fortes convictions avec lesquelles on fait parfois l'erreur de la confondre. In ordine intellectuali fides tendit ad perspicuas et validas opiniones efformandas, cum quibus nonnumquam perperam confunditur. In ordine tamen intellectuali fides inclinatur ad formandas persuasiones firmas, cum quibus nonnumquam perperam identificatur. In the intellectual order, faith tends to be expressed as strong convictions, with which it is sometimes mistakenly confused.

Article "Fides christiana" élaboré par Chat GPT

  • L'article précédent propose une définition de la foi considéré comme une réalité anthropologique fondamentale. Comme je demandais à Chat GPT, après lui avoir demandé de le traduire, quelle faiblesse il y trouvait, il me répliqua que c'était à son sens la métaphore du cordon ombilical, inadapté pour parler de la foi. Après discussion il apparut qu'il avait compris que ce texte parlait de la foi chrétienne, et que, cette erreur écarté, il retirait cette objection. Je lui a alors demandé un texte intitulé “Fides christiana”, que voici, et qu'il me présente de lui-même comme inspiré à la fois par le Catéchisme catholique et par Thomas d'Aquin. Je le trouve intéressant parce qu'il permet potentiellement et notamment de filer la métaphore du cordon ombilical dans la nouvelle naissance que constitue le baptême, qui introduit dans la société chrétienne:

Fides Christiana

Français Latin Anglais
La foi chrétienne est une vertu théologale par laquelle l’homme, mû et aidé par la grâce de Dieu, donne son assentiment à la vérité révélée, non en vertu de la seule lumière naturelle de la raison, mais à cause de l’autorité de Dieu qui révèle et qui ne peut ni se tromper ni tromper. Fides Christiana est virtus theologalis per quam homo, gratia Dei motus et adiutus, veritati revelatae assensum praebet, non propter lumen naturale rationis, sed propter auctoritatem Dei revelantis, qui nec falli nec fallere potest. Christian faith is a theological virtue by which man, moved and helped by the grace of God, gives assent to revealed truth, not by the natural light of reason alone, but because of the authority of God who reveals, who can neither be deceived nor deceive.
La nature de la foi : la foi chrétienne n’est pas une simple opinion ni une persuasion humaine, mais un assentiment libre de l’intelligence, mû par la volonté sous l’action de la grâce. Elle se distingue ainsi de la foi au sens anthropologique, qui est surtout un lien de confiance entre les hommes. Natura fidei: Fides Christiana non est mera opinio nec sola persuasio, sed assensus liber intellectus, voluntate motus a gratia. Hoc distinguitur ab illa fide generali seu fiducia anthropologica, quae inter homines vinculum constituit. The nature of faith: Christian faith is not mere opinion nor human persuasion, but a free assent of the intellect, moved by the will under the action of grace. It is thus distinguished from faith in the anthropological sense, which is chiefly a bond of trust between men.
L’origine de la foi : le commencement de la foi est un don divin, une grâce prévenante, qui meut intérieurement le cœur de l’homme vers Dieu. Mais en même temps, elle requiert une réponse libre : croire est un acte propre de l’homme, mais enraciné dans le don de Dieu. Origo fidei: Initium fidei est donum divinum, gratia praeveniens, quae interius movet cor hominis ad Deum. Sed simul requirit responsionem liberam: credere est actus proprius hominis, sed radicatus in dono Dei. The origin of faith: the beginning of faith is a divine gift, a prevenient grace, which inwardly moves man’s heart toward God. Yet it also requires a free response: to believe is man’s own act, but rooted in God’s gift.
L’objet de la foi : il est double. Matériellement, ce sont toutes les choses que Dieu a révélées (Écriture et Tradition). Formellement, c’est l’autorité de Dieu qui révèle. Obiectum fidei est duplex: materiale: omnia quae Deus revelavit (Scriptura et Traditio); formale: auctoritas Dei revelantis. The object of faith is twofold: material: all that God has revealed (Scripture and Tradition); formal: the authority of God who reveals.
La dimension ecclésiale : la foi chrétienne n’est pas une réalité solitaire, mais elle naît et croît dans l’Église. Par le baptême, l’homme est inséré dans le peuple de Dieu, où la foi est nourrie par la Parole, les sacrements et la communion des saints. Dimensio ecclesialis: Fides Christiana non est res solitaria, sed in Ecclesia nascitur et crescit. Per baptismum homo inseritur in populum Dei, ubi fides alitur Verbo Dei, sacramentis, et communione sanctorum. The ecclesial dimension: Christian faith is not a solitary reality, but it is born and grows in the Church. Through baptism man is inserted into the people of God, where faith is nourished by the Word of God, the sacraments, and the communion of saints.
La fin de la foi : elle est chemin vers la vision béatifique : « maintenant nous voyons dans un miroir, en énigme, mais alors face à face » (1 Cor 13,12). Finis fidei: Fides est via ad visionem beatificam: « nunc videmus per speculum in aenigmate, tunc autem facie ad faciem » (1 Cor 13,12). The end of faith: it is the path to the beatific vision: “now we see through a glass, in a riddle, but then face to face” (1 Cor 13:12).
mq.txt · Dernière modification : de bernard