Wilhelm Bousset
| Einleitung | Introduction |
| I. Der literarische Stil der Apokalyptik. | I. Le style littéraire de l'apocalyptique |
| Die Offenbarung des Johannes gehört wie das Danielbuch einer bestimmten Literaturgattung an, welche man mit dem Namen Apokalyptik zu benennen pflegt. Der Name ist allerdings nur ein zufälliger und beruht auf einer Verallgemeinerung der Selbstbezeichnung der Apk κατ͗ ἐξοχήν Erst allmählich ist die Erkenntnis, daß es eine Literaturgattung der Apokalyptik gibt, zum Durchbruch gelangt, wie man auch erst mit der Zeit einen Überblick über die in Betracht kommende Literatur erhielt1). Zum ersten Mal hat Semler2) in seinen Untersuchungen über die johanneische Offenbarung (2) die Schrift in diesen größeren Zusammenhang der jüdischen Apokalyptik hineingestellt. In genialer Weise hat dann Corrodi3) die Apokalyptik (den Chiliasmus) nicht nur als eine Erscheinung der spätjüdischen und frühchristlichen Zeit zu begreifen, sondern auch nachzuweisen gesucht, daß hier eine zusammenhängende festgegliederte Kette von Erscheinungen vorliegt, die bis tief in die Reformationszeit hineinreicht. Doch war dies Unternehmen verfrüht, auch hinderte der derbe Rationalismus Corrodis ihn an einem richtigen und eindringenden Verständnis dieser geschichtlichen Erscheinung. Er kommt über lauter Schelten und Poltern nicht zum Verstehen der Dinge. Und seine Sammlungen, die mit umfassender Gelehrsamkeit gemacht sind, sind ein wirrer ungeordneter Trümmerhaufen. Höher steht Gfrörers Jahrhundert des Heils. (Geschichte d. Urchristentums III 1. 2. 1738). Auch dieses Werk eilt der Entwicklung der Forschung um einige Jahrzehnte voraus. Gfrörer erweiterte namentlich den Blick über die spätere jüdische Literatur und zeigt dabei eine glänzende, wenn auch oft in die Irre führende Fähigkeit religionsgeschichtlicher Kombination. | L'Apocalypse de Jean appartient, tout comme le Livre de Daniel, à un genre littéraire particulier que l'on a coutume d'appeler l'apocalyptique. Ce nom n'est toutefois qu'un hasard et repose sur une généralisation de l'autodésignation de l'apoc. κατ͗ ἐξοχήν. Ce n'est que progressivement que l'on a pris conscience qu'il existe un genre littéraire apocalyptique, ne s'est imposée que progressivement, tout comme on n'a pu obtenir qu'avec le temps une vue d'ensemble de la littérature pertinente 4) a replacé l'écriture dans ce contexte plus large de l'apocalyptique juive dans ses recherches sur l'Apocalypse de Jean (2). Corrodi5) a ensuite cherché à démontrer de manière ingénieuse que l'apocalyptique (le millénarisme) n'était pas seulement un phénomène de la fin de l'époque juive et du début de l'époque chrétienne, mais qu'il s'agissait d'une chaîne cohérente et structurée de phénomènes qui s'étendait jusqu'à la période de la Réforme. Mais cette entreprise était prématurée, et le rationalisme brutal de Corrodi l'empêchait de comprendre correctement et en profondeur ce phénomène historique. Il ne parvient pas à comprendre les choses à force de réprimandes et de protestations. Et ses collections, qui sont le fruit d'une vaste érudition, sont un amas confus et désordonné de décombres. Le siècle du salut de Gfrörer est plus élevé. (Histoire du christianisme primitif III 1. 2. 1738). Cette œuvre aussi devance de quelques décennies les recherches qui ont été menées par la suite. Gfrörer a notamment élargi son champ de vision au-delà de la littérature juive ultérieure et fait preuve d'une brillante capacité de combinaison en histoire des religions, même si celle-ci s'avère souvent trompeuse. |