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Retour sur les origines chrétiennes

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apoc.5mois.1851-1900

Bernard Gineste (2025)

"Cinq mois" (Apoc. 9,5.10)

09. Réception de 1851 à 1900

1851-1900

1851. Joel Mann

  • Joel Mann (1789-1884) fut pasteur à Bristol dans le Rhode Island (1815-1826) puis à Suffield dans le Connecticut (1826-1829), puis à Greenwich aussi dans le Connecticut (1830-1837), puis à New York à la Free Presbyterian Church (1837-1840), puis à la Howard Street Church à Salem dans le Massachusetts (1840–1847), puis à Kingston dans le Rhode Island (1847–1857), puis à Hanover Four Corners dans le Massachusetts (après 1857), après quoi il se retira à New Haven au milieu d’un cercle d’anciens pasteurs.
  • Joel Mann, Exposition of the Revelation of John, from the Fourth Chapter. By Rev. Joel Mann (302 p.), New York, E. French, 1851, p. 70 (verset 9,5) et 72 (verset 9,10).
anglais (1851)latin (2025)français (2025)
The length of time for which the Saracens were to inflict torments, was five months, which make one hundred and fifty days; and as a day, in prophetic account, stands for a year, the period designated is one hundred and fifty years.Tempus quo Saraceni cruciatus illaturi erant quinque menses fuit, qui dies centum quinquaginta efficiunt; et quoniam dies in ratione prophetica pro anno stat, spatium designatum anni centum quinquaginta est.La durée pendant laquelle les Sarrasins devaient infliger des tourments était de cinq mois, soit cent cinquante jours ; et, puisqu’un jour, dans le compte prophétique, vaut pour une année, la période indiquée est de cent cinquante ans.
There is an allusion here to the natural life of the locust, which continues five months.Hic fit allusio ad vitam naturalem locustae, quae per quinque menses durat.Il y a ici une allusion à la vie naturelle de la sauterelle, qui dure cinq mois.
They are hatched in the spring, and die in the autumn.Vere excluduntur, autumno moriuntur.Elles éclosent au printemps et meurent à l’automne.
As applied to the Saracens, it perfectly coincided with fact; for Mahomet began to make known his pretended revelations as a prophet in the year 612; and in 762, just one hundred and fifty years after, Almanzor, the Saracen king, built Bagdad, calling it the City of Peace.Quod ad Saracenos applicatur, cum re prorsus congruebat; Mahometus enim anno 612 pseudorevelationes suas ut propheta promulgare coepit; atque anno 762, post annos centum quinquaginta, Almanzor rex Saracenorum Bagdat condidit, eam “Civitatem Pacis” appellans.Appliqué aux Sarrasins, cela coïncide parfaitement avec le fait : Mahomet commença à faire connaître ses prétendues révélations en prophète en 612 ; et en 762, exactement cent cinquante ans après, Almanzor, roi sarrasin, bâtit Bagdad, qu’il appela la Cité de la Paix.
The Saracens made no more conquests, ceased from their ravages, and soon declined in power.Saraceni amplius victorias non pepererunt, a populationibus desierunt, et mox potentia deciderunt.Les Sarrasins ne firent plus de conquêtes, cessèrent leurs ravages et déclinèrent bientôt en puissance.
(…)(…)(…)
As the period of five months in which they were to hurt men, is mentioned the second time, it has been thought, that the first named five months extend to the time of their greatest prosperity, and that these last five months, or 150 years, extend to their final overthrow and subjugation, making 300 years in all.Cum spatium quinque mensium, quo hominibus nocituri erant, iterum memoretur, existimatum est quinque menses primo nominatos ad tempus maximae prosperitatis pertinere; hos autem ultimos quinque menses, sive annos 150, ad ultimam cladem ac subactionem pertinere, ut anni 300 in universum efficiantur.Puisque la période de cinq mois pendant laquelle ils devaient blesser les hommes est mentionnée une seconde fois, on a pensé que les cinq premiers mois nommés s’étendent jusqu’au temps de leur plus grande prospérité, et que ces cinq derniers mois, soit 150 ans, vont jusqu’à leur renversement et assujettissement final, faisant au total 300 ans.
This was the extent of the Saracen dominion, for, in the early part of the eleventh century they were overcome by the Turks after long and bloody conflicts.Haec fuit amplitudo dominii Saracenorum; nam ineunte saeculo undecimo, post diuturna et cruenta certamina, a Turcis superati sunt.Telle fut l’ampleur de la domination sarrasine : en début de XIᵉ siècle, après de longs et sanglants conflits, ils furent vaincus par les Turcs.
This description is true to the life; the Saracens were at first mild and winning, and seemed inclined to bring Christians and others to embrace Mahometanism by moderate means, but at length their cruelties and enormities in plundering and murdering Christians, were terrible as the teeth of lions.Haec descriptio ad vivum respondet: Saraceni initio mites et conciliantes erant, ac videbantur Christianos aliosque ad amplectendum Mahometismum modicis mediis adducere velle; sed tandem crudelitatibus et immanitatibus in Christianos diripiendos necandosque terribiles fuerunt velut dentes leonum.Cette description est criante de vérité : les Sarrasins furent d’abord doux et captateurs, paraissant disposés à amener les chrétiens et d’autres à embrasser le mahométisme par des moyens modérés ; mais, à la fin, leurs cruautés et énormités, pillant et massacrant des chrétiens, furent terribles comme des dents de lions.

1851. Augustus Clissold

  • Augustus Clissold (v.1797-1882), curé anglican. Vers 1839 il adhère aux idées d’Emanuel Swedenborg et se met en retrait du ministère actif, tout en restant nominalement dans l’Église établie. Auteur d'assez nombreux ouvrages de 1841 à 1879, tous dans la mouvance de Swedenborg, dont il est mécène.
  • Augustus Clissold, A Review of the Principles of Apocalyptical Interpretation (3 volumes), Londres, 1845.
  • Augustus Clissold, The Spiritual Exposition of the Apocalypse; ad derived from the writings of the Hon. Emanuel Swedenborg, illustraed and confirmed by Ancient and Modern Authprities. By the Re. Augustus Clissold, M.A., formerly of ex. col. Oxford. In for volumes. Vol. II. (VIII+495 p.), London, Longman etc., 1851, pp. 307 (verset 9,5) et 308 (verset 9,10).
anglais (1851)latin (2025)français (2025)
and it was given them not to kill them, but that they should torment them five months,” signifies, that neither from these should they be able to take away the facidty of understanding and willing what is true and good, but that they shoidd only be able to bring on stupor for a short time; (…).et datum est illis ne occiderent eos, sed ut cruciarent per menses quinque,” significat facultatem intelligendi et volendi vera et bona iis non posse adimi, sed tantum torporem ad breve tempus induci; (…).« “et il leur fut donné de ne point les tuer, mais seulement de les tourmenter pendant cinq mois,” signifie qu’ils ne peuvent enlever la faculté de comprendre et de vouloir le vrai et le bien, mais seulement jeter dans une torpeur pour un court temps ; (…).»
and there were stings in their tails, and their power was to hurt men five months,” signijies, crafty falsifications of the Word, by which, for a short time, they darken and fascinate the understanding, and so deceive and captivate; (…).et aculei erant in caudis earum, et potestas earum erat nocere hominibus per menses quinque,” significat dolosas Verbi falsificationes, quibus ad breve tempus intellectum obscurant ac fascinant, atque ita decipiunt et captivant; (…).« “et il y avait des dards dans leurs queues, et leur pouvoir était de nuire aux hommes pendant cinq mois,” signifie des falsifications artificieuses de la Parole, par lesquelles, pour un court temps, ils obscurcissent et fascinent l’intelligence et ainsi trompent et captivent ; (…).»

1851. James Armstrong

  • James Armstrong, ecclésiastique anglican en Irlande, vicaire d'Ardoyne en 1851.
  • James Armstrong, An Exposition of the Fulfilled Prophecies of the Apocalypse, from the Firts Sean, to the end of the Chapter XIX. By James Armstrong, A.M., curate of Ardoyne, Diocese of Leighlin. In three part (seul tome paru: XII+188 p.), Dublin, James M'Glashan, 1851. — Ce premier tome, seul paru, s'arrête au chapitre 8.

1852. Friedrich Lücke

  • Friedrich Lücke (1791-1855), Gottfried Christian Friedrich Lücke (né le 24 juillet 1791 à Egeln, décédé le 14 février 1855 à Göttingen), théologien protestant, professeur d'université et abbé du monastère de Bursfelde près de Hann. Élève de Friedrich Schleiermacher, professeur titulaire à l'université de Bonn (1816-1827) puis à celle de Göttingen (1827-1854) où il enseigna l'exégèse, la dogmatique et l'éthique, il publia de nombreux ouvrages et fut considéré comme l'un des plus importants spécialistes du Nouveau Testament de son temps.
  • Friedrich Lücke, Versuch einer vollständbigen Einleitung in die Offenbarung Johannis und die gesammte apocaliptiche Ltteratur, von Dr. Friedrich Lücke, ordentlichen Professor des Theologie in Göttingen (XIII+576 p.), Bonn, Eduard Weber, 1832.
    • → “Essai d'introduction complète à l'Apocalypse de Jean et à l'ensemble de la littérature apocalyptique, par le Dr Friedrich Lücke, professeur titulaire de théologie à Göttingen”. — Rien sur Apocalypse 9,1-12.
  • Friedrich Lücke, Versuch einer vollständbigen Einleitung in die Offenbarung Johannis und die apocaliptiche Ltteratur überhaupt, von Dr. Friedrich Lücke. Zweyte vermehrte und verbesserte Auflage. Erste Lieferung das erste Buch, über den Begriff und die Geschichte der apokalyptischen Litteratur, enthaltend (XIII+576 p.), Bonn, Eduard Weber, 1848. — Rien sur Apocalypse 9,1-12.
    • → “Essai d'introduction complète à l'Apocalypse de Jean et à la littérature apocalyptique en général, par le Dr Friedrich Lücke. Deuxième édition augmentée et améliorée. Premier livret contenant le premier livre, sur la notion et l'histoire de la littérature apocalyptique”. — Rien sur Apocalypse 9,1-12.
  • Friedrich Lücke, Versuch einer vollständbigen Einleitung in die Offenbarung Johannis oder Allgemeine Untersuchungen über die apocalyptiche Ltteratur überhaupt und die Apocalypse des Johannes insbesondere, von Dr. Friedrich Lücke. Zweyte vermehrte und verbesserte Auflage. Des Commentars über die Schriften des Evang. Johannes Vierter Theil (2 volumes à pagination unique, XLIV+1074 p.), Bonn, Eduard Weber, 1852, t.1, pp. 340-341 et t. 2, pp. 352-353, 546 et 1029-1031.
    • → “Essai d'introduction complète à l'Apocalypse de Jean ou Études générales sur la littérature apocalyptique en général et l'Apocalypse de Jean en particulier, par le Dr Friedrich Lücke. Deuxième édition augmentée et améliorée. Commentaire sur les écrits de l'évangéliste Jean. Quatrième partie”.
allemand (1852)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
Der Hirt des Hermas. (…) Auch Vis. 4. hat apokalyptischen Inhalt.Pastor Hermae. (…) Etiam Visio IV indolem apocalypticam exhibet.Le Pasteur d’Hermas. (…) Même la Vision 4 présente un contenu apocalyptique.The Shepherd of Hermas. (…) Vision 4 likewise contains apocalyptic material.
Hier sieht Hermas grossen, die Sonne verdunkelnden Staub auffliegen gen Himmel, und es erscheint ein Thier, gleich einem Wallfische; aus seinem Münde gehen feurige Heuschrecken hervor.Hic Hermas videt magnam pulveris nubem solem obscurantem in caelum ascendere, et apparet bestia ceti similis; ex ore eius exeunt locustae ignitae.Ici Hermas voit une grande poussière montant vers le ciel et obscurcissant le soleil, et il apparaît une bête semblable à une baleine ; de sa bouche sortent des sauterelles de feu.Here Hermas sees a vast cloud of dust rising toward heaven and darkening the sun, and there appears a beast resembling a whale; from its mouth come forth fiery locusts.
Das Thier hat 100 Füsse; sein Haupt ist wie eine Wasserurne gestaltet.Bestia centum pedes habet; caput eius instar urceoli aquarii formatum est.La bête a cent pieds; sa tête est façonnée comme une urne à eau.The beast has a hundred feet; its head is shaped like a water-jar.
Er wagt es, näher zu gehen.Audere incipit propius accedere.Il ose s’approcher davantage.He ventures to come closer.
Das Thier, weit ausgestreckt auf der Erde, reckt seine Zunge hervor, bewegt sich aber nicht, bis er vorüber ist.Bestia, in terra late porrecta, linguam protendit, nec tamen movetur, donec ille praetereat.L’animal, étendu de tout son long sur la terre, avance sa langue, mais ne bouge pas avant qu’il soit passé.The creature, stretched out at full length upon the ground, thrusts out its tongue, yet does not move until he has gone past.
Er sieht auf dem Haupte desselben vier Farben, schwarz, blutroth, goldfarben und weiss.In capite eius quattuor colores videt: nigrum, sanguineum, aureum et album.Sur sa tête, il voit quatre couleurs : noir, rouge sang, doré et blanc.On its head he sees four colors: black, blood-red, golden, and white.
Hermas ist kaum vorüber, so begegnet ihm eine glänzend weiss geschmückte Jungfrau; es ist wiederum die Kirche, die ihm bedeutet, dass, weil er gläubig sey, Gott ihm den Engel über die Thiere, Hegrin (1), gesendet habe, zum Schutze gegen das Thier, welches das Bild der kommenden Noth und Verfolgung sey.Vix Hermas transierat, cum ei occurrit virgo candore fulgens induta; ipsa iterum Ecclesia est, quae ei significat Deum, quoniam fidelis sit, angelum bestiis praepositum, Hegrin nomine (1), misisse ad eum tuendum adversus bestiam, quae imago sit futurae tribulationis et persecutionis.Hermas vient à peine de passer qu’il rencontre une jeune fille resplendissante, parée de blanc ; c’est à nouveau l’Église, qui lui fait savoir que, parce qu’il est croyant, Dieu lui a envoyé l’ange préposé aux bêtes, nommé Hegrin (1), pour le protéger contre la bête, laquelle est l’image de la détresse et de la persécution à venir.Hardly has Hermas passed by when he meets a maiden shining in bright white garments; it is again the Church, who informs him that, because he is faithful, God has sent him the angel set over the beasts, named Hegrin (1), to protect him from the beast, which is the image of the coming distress and persecution.
(1) Leseart (Clemens v. Alex. hat ἄγριον) und Ableitung ist zweifelhaft. Am treffendsten scheint die Erklärung von Cotelier, dass Hegrin eine corrumpirte Abbreviatur (ἐγρηγ, ἐγρην von ἐγρήγορος) sey. Vgl. Hefele Patr. apost. Opera zu d. St., welcher als ursprüngl. Gr. Text vermuthet: ὃς (ἄγγελ. αὐτοῦ) ἐστὶ ἐπὶ θηρίον, ᾧ ὄνομα Ἄγριον.(1) Lectio (Clemens Alex. legit ἄγριον) et derivatio incerta sunt. Aptissima videtur interpretatio Cotelierii, Hegrin esse abbreviationem corruptam (ἐγρηγ, ἐγρην ex ἐγρήγορος). Confer Hefele, Patr. apost. Opera ad locum, qui pro Graeco textu originario coniectat: ὃς (ἄγγελος eius) ἐστὶ ἐπὶ θηρίον, ᾧ ὄνομα Ἄγριον.(1) La leçon (Clément d’Alexandrie lit ἄγριον) et l’étymologie sont incertaines. L’explication la plus satisfaisante semble être celle de Cotelerius, selon laquelle Hegrin serait une abréviation corrompue (ἐγρηγ, ἐγρην venant de ἐγρήγορος). Cf. Hefele, Patres apostolici, ad loc., qui conjecture comme texte grec primitif : ὃς (ἄγγελος eius) ἐστὶ ἐπὶ θηρίον, ᾧ ὄνομα Ἄγριον.(1) The reading (Clement of Alexandria has ἄγριον) and its derivation are doubtful. Most fitting seems Cotelerius’ explanation that Hegrin is a corrupted abbreviation (ἐγρηγ, ἐγρην from ἐγρήγορος). Cf. Hefele, Patres apostolici, ad loc., who conjectures as the original Greek text: ὃς (his angel) ἐστὶ ἐπὶ θηρίον, ᾧ ὄνομα Ἄγριον.
Die Farben auf dem Haupte des Thieres werden dann so gedeutet, dass Schwarz die irdische Welt bedeute; die Feuer- und Blutfarbe aber deute an, dass diese Welt durch Feuer und Blut vergehen werde; die Goldfarbe bedeute die Erlösten und Bewährten; Weiss die zukünftige Seligkeit.Coloribus autem in capite bestiae ita interpretatis: nigra significare mundum terrenum; ignis autem et sanguinis colorem indicare hunc mundum igne et sanguine periturum; auream vero designare redemptos probatosque; albam felicitatem futuram.Les couleurs qui se trouvent sur la tête de la bête sont alors interprétées ainsi : le noir représente le monde terrestre ; la couleur de feu et de sang indique que ce monde périra par le feu et par le sang ; l’or signifie les rachetés et les éprouvés ; le blanc, la félicité à venir.The colors upon the head of the beast are then interpreted as follows: black signifies the earthly world; the fiery and blood-red color indicates that this world will pass away through fire and blood; the golden color designates the redeemed and approved; white signifies future blessedness.
So endigt die Reihe der eigentlichen Visionen.Sic finitur series ipsarum visionum.Ainsi s’achève la série des visions proprement dites.Thus ends the series of the actual visions.
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Der fünfte Engel slösst in die Posaune, IX, 1 ff. und das erste Wehe tritt ein.Quinto angelo tuba canente (IX, 1 sqq.), primum vae ingreditur.Lorsque le cinquième ange sonne de la trompette (IX, 1 sqq.), le premier malheur survient.When the fifth angel sounds the trumpet (IX, 1 ff.), the first woe comes forth.
Ein Stern fällt vom Himmel, und öffnet den Brunnen des Abgrunds.Stella e caelo cadit atque puteum abyssi aperit.Une étoile tombe du ciel et ouvre le puits de l’abîme.A star falls from heaven and opens the well of the abyss.
Verfinsternder Rauch steigt aus dem Abgrunde auf und aus dem Rauche ein furchtbarer Schwärm Heuschrecken.Fumus tenebrans ex abysso ascendit, et e fumo emittitur formidandus examen locustarum.Une fumée obscurcissante monte de l’abîme, et de cette fumée surgit un effrayant essaim de sauterelles.Darkening smoke rises from the abyss, and from the smoke issues a terrible swarm of locusts.
Ihr Zug und ihre verderbende Macht werden nach Exod. 10. und Joel 2. beschrieben.Eorum agmen atque potestas vastatrix describuntur ad exemplum Exodi 10 et Joel 2.Leur déferlement et leur puissance destructrice sont décrits d’après Exode 10 et Joël 2.Their march and their destructive power are described according to Exodus 10 and Joel 2.
Sie sollen aber nur die Menschen, welche das Siegel Gottes nicht haben, nach Skorpionen Art peinigen, nicht tödten.Illis autem mandatur ut tantum homines, qui sigillum Dei non habent, more scorpionum crucient, non occidant.Mais il leur est ordonné de ne tourmenter, à la manière des scorpions, que les hommes qui ne portent pas le sceau de Dieu, et non de les tuer.But they are commanded to torment, in the manner of scorpions, only those humans who do not bear the seal of God, and not to kill them.
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Das eine ist, dass im Hirten des Hermas, obwohl derselbe besonders in der dritten und vierten Vision apokalyptischen Inhalts ist, doch nirgends eine bestimmte, ja kaum eine wahrscheinliche Spur von Kenntniss und Gebrauch der Johanneischen Apokalypse vorkommt (Vergl. §. 18. S. 377 ff.).Alterum est quod in Pastore Hermæ, quamvis praesertim in tertia et quarta visione argumentum apocalypticum reperiatur, nusquam tamen certa, immo vix ulla probabilis vestigia cognitionis aut usus Apocalypsis Ioannis occurrunt (cf. § 18, p. 377 sqq.).L’autre point est que, dans le Pasteur d’Hermas, bien que celui-ci présente surtout dans les troisième et quatrième visions un contenu apocalyptique, on ne trouve nulle part une trace certaine — à peine même une trace vraisemblable — de connaissance ou d’usage de l’Apocalypse johannique (cf. § 18, p. 377 sq.).The other point is that in the Shepherd of Hermas, although the third and fourth visions in particular contain apocalyptic material, there appears nowhere any definite — indeed scarcely even a probable — trace of knowledge or use of the Johannine Apocalypse (cf. § 18, p. 377 ff.).
Zwar will Stern (A. a. O. S. 14 f.) Vis. IV. c. I., wo feurige Heuschrecken als Symbol einer bevorstehenden grossen Drangsal aus dem Rachen eines Ungeheuers vorkommen, eine Beziehung auf Apokalypse IX, 3., und Similit. II. in den Worten: Quicunque igitur haec fecerit, non deseretur a domino ac erit scriptus in libro vitae, eine Beziehung auf Apokalypse XX, 15. entdeckt haben.Quamvis Sternius (op. cit., p. 14 sq.) in Vis. IV, cap. I — ubi locustae igneae, quasi symbolum futurae magnae tribulationis, ex ore monstri procedunt — relationem ad Apocalypsim IX, 3 agnoscere velit, itemque in Similit. II verbis: Quicunque igitur haec fecerit, non deseretur a Domino ac erit scriptus in libro vitae allusionem ad Apocalypsim XX, 15 reperire contendat.Certes, Stern (op. cit., p. 14 sq.) a cru voir en Vision IV, chap. I — où des sauterelles de feu apparaissent comme symbole d’une grande détresse imminente surgissant de la gueule d’un monstre — une relation à Apocalypse 9,3 ; et dans Similit. II, dans les mots : Quicunque igitur haec fecerit, non deseretur a domino ac erit scriptus in libro vitae, une allusion à Apocalypse 20,15.Stern (op. cit., pp. 14–15) has claimed that in Vision IV, ch. 1 — where fiery locusts appear as a symbol of an imminent great tribulation issuing from the mouth of a monster — there is a reference to Revelation 9:3; and that in Similitude II, in the words: Quicunque igitur haec fecerit, non deseretur a domino ac erit scriptus in libro vitae, there is an allusion to Revelation 20:15.
Aber selbst Stern getrauet sich doch nur eine Vergleichbarkeit jener Stellen mit den apokalyptischen zu behaupten.At tamen ipse Sternius non nisi comparabilitatem earum locorum cum apocalypticis asserere audet.Mais même Stern n’ose affirmer davantage qu’une simple comparabilité de ces passages avec les textes apocalyptiques.But even Stern ventures to assert only a comparability of those passages with the apocalyptic ones.
Da Hermas jenes Bild und diesen Begriff recht gut aus der gemeinsamen Quelle des alten Testaments und der Jüdischen Denkweise der Zeit schöpfen konnte, so wird wohl kein Besonnener aus jener Vergleichbarkeit schliessen, Hermas habe die Apokalypse gebraucht.Cum Hermas et imaginem illam et notionem e communi fonte Veteris Testamenti atque ex cogitatione Judaica temporis sui satis bene haurire potuerit, nemo prudens ex hac sola comparabilitate concludet Hermam Apocalypsim usurpasse.Puisque Hermas pouvait fort bien tirer cette image et cette notion de la source commune de l’Ancien Testament et de la pensée juive de son époque, nul homme réfléchi ne conclura de cette simple comparabilité que l’Hermas ait utilisé l’Apocalypse.Since Hermas could readily derive that image and that concept from the common source of the Old Testament and from the Jewish worldview of his time, no reasonable person will infer from this mere comparability that Hermas made use of the Apocalypse.
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Im Jahre 1690 (A Paris, 1690, 8.) erschien von dem berühmten Franz. Bischof J. B. Bossuet l'Apoc. avec une Explication, unter den bedeutenderen Schriften über die Apok. (…)Anno 1690 (Parisiis, 1690, in-8°) edita est a praeclaro episcopo gallico J. B. Bossuet Apocalypsis cum Explicatione, inter scripta de Apocalypsi praestantiora numeranda.En 1690 (Paris, 1690, in-8°) parut, du célèbre évêque français J.-B. Bossuet, l’Apocalypse avec une Explication, parmi les ouvrages les plus importants consacrés à l’Apocalypse.In 1690 (Paris, 1690, 8vo) there appeared, by the renowned French bishop J.-B. Bossuet, The Apocalypse with an Explanation, one of the more significant works on the Apocalypse.
Unter den Heuschrecken z. B. Cap. IX, 1 ff. versteht er die Ketzer der alten Kirche , und bey Cap. XX. meint er nicht ohne eine gewisse Schalkheit, dass das Ende des tausendjährigen Reiches auf die Erscheinung der Türken in Europa und die Häresie Luthers zu beziehen sey.Inter locustas, exempli causa cap. IX, 1 sqq., haereticos ecclesiae antiquae interpretatur; et ad cap. XX non sine quadam iocosa malitia censet finem regni millenarii ad adventum Turcarum in Europam atque ad haeresim Lutheri referendum esse.Il interprète, par exemple, les sauterelles du chapitre IX, 1 sqq., comme les hérétiques de l’ancienne Église ; et au chapitre XX, non sans une certaine malice enjouée, il estime que la fin du règne millénaire doit être rapportée à l’apparition des Turcs en Europe et à l’hérésie de Luther.He interprets, for instance, the locusts of chapter IX, 1 ff., as the heretics of the ancient Church; and at chapter XX he suggests— not without a certain playful slyness— that the end of the millennial kingdom should be referred to the appearance of the Turks in Europe and to the heresy of Luther.

1853. Sylvester Bliss

  • Sylvester Bliss (1814-1863), pasteur, éditeur et auteur congrégationaliste d'Hartford (Connecticut), membre de la Société historique de Boston (Massachusetts), devint dans cette ville le chef des millérites, c'est-à-dire des disciples de William Miller (1782-1849), pasteur baptiste qui annonça que le retour de Jésus devait avoir lieu en 1843, et initia le mouvement qui est à l’origine de l’actuelle Église des Adventistes du septième jour. Il poursuivit la publication de magazines millénaristes jusqu’à sa mort.
anglais (1853)latin (2025)français (2025)
The time of this torment was limited to five prophetic months.Tempus huius cruciatus ad menses propheticos quinque limitatum est.Le temps de ce tourment fut limité à cinq mois prophétiques.
In one hundred and fifty years from the Hegira the Saracen empire had ceased to be aggressive.Post centum quinquaginta annos ab Hegira, imperium Saracenorum desiit amplius grassari.En cent cinquante ans après l’Hégire, l’empire sarrasin avait cessé d’être agressif.
In 762 Bagdad, the city of peace, was founded on the Tigris, by Al-Mansur, who died in 774.Anno 762 Bagdatum, urbs pacis, ad Tigrim ab Al-Mansur condita est, qui anno 774 obiit.En 762, Bagdad, la ville de la paix, fut fondée sur le Tigre par Al-Mansur, qui mourut en 774.
“From this time,” says Rottick [Rotteck], “the Arabian history assumes an entirely different character.”“Ab hoc tempore,” inquit Rotteckius, “historia Arabica prorsus aliam indolem sumit.”“À partir de ce moment, dit Rotteck, l’histoire arabe prend un caractère entièrement différent.”
t was no longer progressive; the proud Saracen empire became dismembered, and three independent and hostile Caliphates, and several fragments of kingdoms, were formed from its ruins.Non iam promovebatur: superbum imperium Saracenorum discerptum est, et ex eius ruinis tres caliphatus inter se independentes atque infensi, necnon complura regnorum fragmenta, efformata sunt.Elle ne fut plus progressive: le fier empire sarrasin fut démembré, et trois califats indépendants et hostiles, ainsi que plusieurs lambeaux de royaumes, surgirent de ses ruines.
In 841, the reigning Caliph at Bagdad, distrusting the spirit of his own troops, hired a body of fifty thousand Turkish soldiers, which he distributed in his dominions.Anno 841 calipha Bagdati regnans, de animo ipsorum militum diffisus, numerum quinquaginta milium militum Turcicorum conduxit, quos per ditiones suas distribuit.En 841, le calife régnant à Bagdad, se défiant de l’esprit de ses propres troupes, enrôla un corps de cinquante mille soldats turcs qu’il répartit dans ses États.
These accelerated the ruin of the Caliphate, and, in time, the whole of the Saracen territory became subject to the Tartar rule, which had become Mohammedan, and also aimed to subject the eastern empire.Hi exitium caliphatus acceleraverunt; ac deinde universa regio Saracenorum dominationi Tartarorum, iam Mahometanae religionis, subiecta est, qui etiam imperium orientale subiugare nitebantur.Ceux-ci hâtèrent la ruine du califat et, avec le temps, tout le territoire sarrasin passa sous la domination tartare, devenue musulmane, qui visait aussi à soumettre l’empire d’Orient.
Remarque (2025): La citation que l'auteur fait de Karl von Rotteck (1775–1840), dont il écorche d'ailleurs le nom en Rottick, est caractéristique l'érudition de seconde main ou de troisième main des auteurs millénaristes comme plus tard les Témoins de Jéhovah. L'ouvrage en question, Allgemeine Geschichte vom Anfang der historischen Kenntniß bis auf unsere Zeiten, autrement dit “Histoire générale, depuis les origines de la connaissance historique jusqu’à notre époque” a été publié de 1812 à 1827 en plusieurs volumes, à Stuttgart, chez Cotta, puis résumé en 4 volumes pour le grand public. C'est une histoire universelle rédigée dans une perspective libérale et humaniste, adoptant une critique éclairée de l’absolutisme et du despotisme. Elle a été traduite en anglais et continuée par Frederick Jones, General History of the World, from the Earliest Times until the Year 1831. Translated from German and continued to 1840 by Frederick Jones (4 volumes), Philadelphia, Stollmeyer, 1840, volume 2, p. 184: “Almansor founded the splendid city of Bagdad, on the Tigris, which from this time became the capital of the caliphate, and where Arabian history assumes a new character.”

1854. Carl Stern

  • Carl Stern (1819-1875), prêtre et théologien catholique allemand, professeur d'exégèse de l'Ancien Testament à l'université de Wrocław (alors dite de Breslau). Sa thèse d'habilitation en latin, soutenue et publiée en 1846 était consacrée à l'Apocalypse. Il composa ensuite un commentaire complet de ce livre biblique de 1851 à 1854.
  • Carl Stern (Carolus Stern), De quaestionibus quibusdam ad S. Joannis Apocalypsin pertinentibus dissertatio, etc. (31 p.), Breslau, F. Aderholz, 1846.
  • Carl Stern, Einleitung in die Offenbarung des Apostel Johannes von Lic. C. Stern, außerordentlichem Professor der kathol. Theologie an der Universität zu Breslau (VIII+104 p.) Breslau, Ferdinand Hirt, 1851.
  • Carl Stern, Commentar über die Offenbarung des Apostel Johannes von Lic. C. Stern, außerord. Professor de Theologie an der Universität zu Breslau und Präfect des fürfbischöflichen Convictoriums daselbst (VIII+462 p.) Schaffhouse (Suisse), Hurter, 1854, p. 266.
allemand (1854)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
Da ferner die wirklichen Scorpionen einen großen Theil des Jahres hindurch gefährlich sind, nämlich vom April bis September, so geben die zwölf Monate des Jahres dem heiligen Propheten einen Typus für die ganze Zeitdauer der christlichen Kirche, welche gemäß der eben vorliegenden Weissagung beinahe während der halben Zeit ihres Bestehens, gleichgestellt ihrer fünften Periode, von solchen Irrlehrern wird zu leiden haben, wie sie von den scorpionengestalteten Heuschrecken symbolisch dargestellt sind.Cum praeterea scorpiones veri magna parte anni periculosi sint, nempe ab Aprili usque ad Septembrem, duodecim anni menses Sancto Prophetae typum praebent totius durationis Ecclesiae Christianae; quae, iuxta ipsam hanc prophetiam, paene per dimidiam sui temporis partem—quae quintae eius periodo aequiparatur—ab eiusmodi falsis doctoribus laboratura est, quales per locustas specie scorpionum effictas symbolice repraesentantur.De plus, comme les scorpions réels sont dangereux pendant une grande partie de l’année, à savoir d’avril à septembre, les douze mois de l’année offrent au saint prophète un type de toute la durée de l’Église chrétienne, laquelle, selon la prophétie ici présente, devra souffrir presque pendant la moitié de son existence — équivalant à sa cinquième période — de tels docteurs d’erreur que symbolisent les sauterelles à forme de scorpion.Since real scorpions are dangerous during a large part of the year, namely from April to September, the twelve months of the year furnish the holy prophet with a type of the entire duration of the Christian Church, which, according to the prophecy now before us, will for nearly half the time of its existence—equal to its fifth period—have to suffer from such teachers of error as are symbolically represented by the scorpion-shaped locusts.

1854. Jean-Baptiste L'Hôte

  • Jean-Baptiste L'Hôte (1802-av.1870), d'abord prêtre de l’Église catholique française à Villefavard (Haute-Vienne), où il passe avec toute sa paroisse au protestantisme, ensuite missionnaire francophone au Canada puis aux États-Unis en Louisiane, pasteur presbytérien marié, et enfin professeur de langues à Lawrenceville (New Jersey).
    • Il ne faut pas confondre cet auteur avec un autre Jean-Baptiste L'Hôte (1825-1891), prêtre catholique français du diocèse de Nancy, né le 21 décembre 1825 à Parux (Meurthe-et-Moselle) et mort le 17 novembre 1891 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), desservant à Blénod-les-Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), signalé en retraite à la Maison de Bonsecours le 2 mars 1888.
  • Jean-Baptiste L'Hote, The Book of Revelation explained by History. A commentary, by Rev. J B L'Hote, formerly priest of Villefavard, France, now a missionary of the Gospel, of our Lord Jesus Christ, and Professor of Languages, in Lawrenceville, N. J. (II+248 p.), Philadelphie (Pennsylvanie), Lippincott, Grambo et Cie, 1854, pp. 92 et 95-96.
  • Jean-Baptiste L'Hôte, L'Apocalypse expliquée par l'histoire, par le Rév. J.-B. L'Hôte (in-18, 591 p.), Paris, Sandoz et Fischbacher, 1877 (non vidi).
    • “L'explication que je donne de ce livre n'est pas arbitraire. Elle est fondée sur la nature, l'utilisation et les fonctions de ses emblèmes, et sur les illustrations données par le prophète lui-même. Ainsi expliqué, ces emblèmes représentent pour nous la véritable condition de l'Église, pendant dix-huit siècles, et tous les événements importants de l'histoire, de telle manière que, avec les monuments de l'histoire que nous possédons maintenant, il nous serait impossible de représenter les mêmes événements, dans un langage figuratif, plus clair et meilleur, que celui de la prophétie elle-même. Il n'y a donc aucune autre explication à donner de cette prophétie, et si, contre ma croyance, il y en a une autre, que ceux sur qui pèsent les malédictions de ce livre, se hâtent de le donner.”
anglais (1854)latin (2025)français (2025)
1. At the sounding of the fifth trumpet, a star fallen from heaven unto the earth, receives the key to open the bottomless pit, representing the utter destruction of the Roman Empire; and out of the pit arose a smoke, as the smoke of a great furnace, by which the sun and the air were darkened.1. Ad clangorem quintae tubae stella de caelo in terram lapsa clavem accipit ad aperiendum puteum abyssi, quod ultimam Romani Imperii eversionem repraesentat; e puteo autem ascendit fumus quasi fumus fornacis magnae, quo sol et aer obscurati sunt.1. Au son de la cinquième trompette, une étoile tombée du ciel sur la terre reçoit la clé pour ouvrir le puits de l’abîme, ce qui représente la destruction totale de l’Empire romain; et du puits monta une fumée, comme la fumée d’une grande fournaise, par laquelle le soleil et l’air furent obscurcis.
And this smoke is the emblem of Popery and of the Dark Ages, which arose out of the ruins of the Roman Empire, the key, or power, of which was given to the Bishop of Rome verses 1, 2.Hic autem fumus symbolum est Papatus et Saeculorum Obscurorum, quae e ruinis Romani Imperii exorta sunt, cuius clavis sive potestas Episcopo Romano data est (vers. 1–2).Cette fumée est le symbole de la papauté et des Âges obscurs, qui surgirent des ruines de l’Empire romain, dont la clé, c’est-à-dire le pouvoir, fut donnée à l’évêque de Rome (v. 1–2).
2. Out of the smoke came locusts upon the earth; and unto them was given power to torment men five prophetic months, that is, 150 years.2. Ex hoc fumo prodierunt locustae super terram, quibus data est potestas homines cruciandi per quinque menses propheticos, id est per annos centum quinquaginta.2. De cette fumée sortirent des sauterelles sur la terre, auxquelles fut donné le pouvoir de tourmenter les hommes pendant cinq mois prophétiques, c’est-à-dire cent cinquante ans.
Their king, the angel of the bottomless pit, sent to punish the churches for this apostacy, is called in the Hebrew tongue “Abaddon,” and in Greek “Apollyon,” the destroyer, and represent the Saracens, and Mahomet, spoken of by the prophet Daniel (8:23-26); verses 3-11.Rex earum, angelus abyssi, ad puniendas Ecclesias propter hanc apostasiam missus, Hebraice Abaddon, Graece vero Apollyon, id est Perditor, appellatur, atque Saracenos et Mahometem repraesentat, de quibus propheta Daniel (8,23–26) locutus est (vers. 3–11).Leur roi, l’ange de l’abîme, envoyé pour punir les Églises à cause de cette apostasie, est appelé en hébreu “Abaddon” et en grec “Apollyon”, c’est-à-dire le destructeur; il représente les Sarrasins et Mahomet, dont parle le prophète Daniel (8,23-26) (v. 3–11).
(…)(…)(…)
This description of the locusts points out the armies of the Saracens, led by the caliphs, successors of Mahomet.Haec descriptio locustarum exercitus Saracenorum designat, a Caliphis, Mahometi successoribus, ductos.Cette description des sauterelles désigne les armées des Sarrasins, conduites par les califes, successeurs de Mahomet.
They are represented under that emblem, because there come, every year from May to October, that is, during five months, clouds of locusts out of the deserts of Arabia, the native country of the Saracens, which waste in one night the fields upon which they fall.Hoc symbolo repraesentantur, quia quotannis a mense Maio usque ad Octobrem, id est per quinque menses, e desertis Arabiae, patria Saracenorum, nubes locustarum exeunt, quae uno noctis tempore agros, in quos incidunt, vastant.Ils sont représentés sous cet emblème, parce qu’il sort chaque année, de mai à octobre, c’est-à-dire pendant cinq mois, des nuées de sauterelles des déserts de l’Arabie, patrie des Sarrasins, lesquelles ravagent en une seule nuit les champs sur lesquels elles tombent.
They “came out of the smoke” of the great furnace, the emblem of the wrath of God on account of the mystery of iniquity, which has been revealed by the manifestation of the man of sin, the great Antichrist; and they fell “upon the earth” upon the countries in which Christianity had been corrupted.Ex fumo fornacis magnae prodierunt, qui fumus symbolum est irae Dei propter mysterium iniquitatis, quod revelatione hominis peccati, magni Antichristi, manifestatum est; et ceciderunt super terram, id est super regiones in quibus Christianitas corrupta fuerat.Ils “sortirent de la fumée” de la grande fournaise, laquelle fumée est le symbole de la colère de Dieu à cause du mystère d’iniquité, révélé par la manifestation de l’homme de péché, le grand Antéchrist; et ils tombèrent “sur la terre”, c’est-à-dire sur les pays où le christianisme avait été corrompu.
“And unto them was given power as the scorpions of the earth have power.”“Et data est illis potestas, sicut habent potestatem scorpiones terrae.”“Et il leur fut donné un pouvoir semblable à celui qu’ont les scorpions de la terre.”
The Saracens had power to set up the Crescent instead of the Cross, wherever their arms were victorious, and so the Gospel candlestick was removed out of its place.Saraceni potestatem habuerunt Lunam Crescentem loco Crucis erigendi, ubicumque armis victores fuerunt, atque ita candelabrum Evangelii de loco suo amotum est.Les Sarrasins eurent le pouvoir de dresser le Croissant à la place de la Croix partout où leurs armes furent victorieuses, et ainsi le chandelier de l’Évangile fut ôté de sa place.
As the scorpions slay the body, the Saracens have in the same manner power to destroy the soul, by taking away from them their Mediator and Redeemer.Quemadmodum scorpiones corpus interimunt, ita Saraceni similiter potestatem habuerunt animam perdere, Mediatoris et Redemptoris eorum cognitione sublata.De même que les scorpions font périr le corps, les Sarrasins eurent de la même manière le pouvoir de détruire l’âme, en leur enlevant leur Médiateur et leur Rédempteur.
Nevertheless, their power was limited: “And it was commanded them that they should not hurt the grass of the earth, neither any green thing, neither any tree; but only”—mark these words, which are in a common language, and give us evidently the meaning of the figures “grass of the earth, green thing, and tree;”—“but only those men which have not the seal of God in their foreheads.”Nihilominus potestas eorum limitata fuit: “Et praeceptum est eis ne laederent herbam terrae, neque omne viride, neque ullam arborem, sed tantum”—nota haec verba, quae communi sermone prolata sunt atque manifeste figuris “herbae terrae, viridis rei et arboris” sensum aperiunt—“tantum eos homines qui non habent signum Dei in frontibus suis”.Néanmoins, leur pouvoir fut limité: “Et il leur fut ordonné de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement” — remarquez ces mots, exprimés en langage ordinaire et donnant manifestement le sens des figures “herbe de la terre, verdure et arbre” — “seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front”.
Consequently, if they had only power to hurt those who had not the seal of God in their foreheads, as the nominal Christians, the worshippers of saints, of images, and relics, the shaved heads, and generally all the corrupters of Christianity, it follows that they had no power to hurt (to force to embrace Islamism) the true Christians, either old or young, represented by the grass of the earth, the green thing, and tree (Jer. 11:19; 17:8), who had been sealed in the seventh chapter, to be witnesses of the Lord, during the reign of popery.Quare, si tantum potestatem habuerunt nocendi iis qui signum Dei in frontibus suis non habebant, utpote Christianis tantum nomine, cultoribus sanctorum, imaginum et reliquiarum, rasorum capitum, atque universim omnibus Christianismi corruptoribus, sequitur eos nullam potestatem habuisse laedendi—id est cogendi ad Islamismum amplectendum—veros Christianos, sive senes sive iuvenes, qui per herbam terrae, viride et arborem repraesentantur (Ier. 11,19; 17,8), quique in capite septimo signati fuerant ut essent testes Domini per regnum Papatus.Par conséquent, s’ils n’avaient le pouvoir de nuire qu’à ceux qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur leur front — à savoir les chrétiens de nom seulement, les adorateurs des saints, des images et des reliques, les têtes rasées, et généralement tous les corrupteurs du christianisme — il s’ensuit qu’ils n’avaient aucun pouvoir de nuire (c’est-à-dire de contraindre à embrasser l’islamisme) aux vrais chrétiens, jeunes ou vieux, représentés par l’herbe de la terre, la verdure et l’arbre (Jér. 11,19; 17,8), lesquels avaient été scellés au chapitre sept pour être les témoins du Seigneur durant le règne de la papauté.
Again, “they should not kill them” (the nominal and apostate Christians); for they are preserved for the last vial of the wrath of God, but it was given them “that they should be tormented five months;” that is, 150 years (Ez. 4:6); “and their torment was as the torment of a scorpion;” for they were obliged to apostatize, to turn disciples of Mahomet.Iterum, “ne occiderent eos” (christianos nomine tantum et apostatas); reservantur enim ad ultimam phialam irae Dei; sed datum est eis “ut cruciarentur quinque mensibus”, id est annis centum quinquaginta (Ezech. 4,6); “et cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpii”; quia ad apostasiam cogebantur, ut discipuli Mahometi fierent.De nouveau, “il ne leur fut pas donné de les tuer” (à savoir les chrétiens de nom et apostats); car ils sont réservés pour la dernière coupe de la colère de Dieu; mais il leur fut donné “de les tourmenter pendant cinq mois”, c’est-à-dire cent cinquante ans (Ez. 4,6); “et leur tourment était comme le tourment du scorpion”, car ils étaient contraints d’apostasier, pour devenir disciples de Mahomet.
And, though they were but nominal Christians, it remained in their conscience, after their apostacy, a sting which was striking and tormenting them, as “when a scorpion striketh a man,” so that they desired to die, to be delivered from their devouring remorses, and death fled from them.Et quamvis tantum christiani nomine essent, mansit tamen in conscientia eorum, post apostasiam, stimulus quidam eos feriens et crucians, sicut “cum scorpius hominem percutit”, ita ut mortem cuperent, ut a voracibus remorsibus liberarentur, et tamen mors ab eis fugeret.Et bien qu’ils ne fussent que des chrétiens de nom, il demeura néanmoins dans leur conscience, après leur apostasie, un aiguillon qui les frappait et les tourmentait, comme “lorsque le scorpion frappe un homme”, de sorte qu’ils désiraient mourir pour être délivrés de leurs remords dévorants, et cependant la mort fuyait loin d’eux.

1857. Friedrich Bleek

  • Friedrich Bleek (1793-1859), exégète allemand, professeur de théologie à l'université de Bonn de 1829 à sa mort. Bien que Bleek n'ait pas consacré d'ouvrage à l'Apocalypse de son vivant, il a joué un rôle important dans l'histoire de son interprétation par l'intermédiaire de ses élèves. Il semble notamment à l'origine de l'hypothèse selon laquelle une première version de l'Apocalypse avait été rédigée avant le prise de Jérusalem, et une seconde après cet événement. Ses conférences sur l'Apocalypse données à sept reprises et en dernier lieu pendant l'hiver 1856-1857 furent éditées après sa mort par Th. Hossbach en 1862, et traduites en anglais en 1875 par Samuel Davidson.
  • Th. Hossbach (éd.), † Friedrich Bleek, Dr. Friedrich Bleek's Vorlesungen über die Apokalypse. Herausgegeben von Lic. Th. Hossbach, Früh- und Hülfsprediger an der Jerusalems- und Neuen Kirche in Berlin (VII+367 p.), Berlin, Georg Reimer, 1862, pp. 238-244 (versets 9,1-12) spéc. 240-241 (verset 9,5) et 242-243 (verset 9,10).
  • Friedrich Bleek, Dr. Friedrich Bleek's Lectures on the Apocalypse. Edited by Lic. Th. Hossbach, Morning and Assistant Preacher in the Jerusalem Church in Berlin. Translated From The German. Edited By Samuel Davidson, D.D. (VII+356 p.), Londres, Williams et Norgate, 1875, pp. 231-236 (versets 9,1-12) spéc. 233-234 (verset 9,5) et 235 (verset 9,10).
allemand (1862)anglais (1875)latin (2025)français (2025)
V. 5. Und es ward ihnen gegeben (die Macht und der Auftrag vergl. 6, 4 ib. V. 8 mit ἐξουσία), dass sie sie nicht tödteten, aber dass sie fünf Monde lang gequält würden = dass sie sie so lange, ohne sie zu tödten, fortwährend quälten.Verse 5. And to them it was given (power and a charge; comp. VI. 4, ib. 8, with ἐξουσία), that they should not kill them, but that they should be tormented five months = that they should continue to torment them so long without killing them.V. 5. Et datum est eis (potestas simul et mandatum; cf. 6, 4 et ibid. v. 8 cum vocabulo ἐξουσία), ut eos non occiderent, sed ut quinque mensibus cruciarentur; hoc est, ut tamdiu, eos non occidentes, continuo torquerent.V. 5. Et il leur fut donné (la puissance et la mission ; cf. 6, 4 et ibid. v. 8 avec le terme ἐξουσία) de ne pas les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; c’est-à-dire de les tourmenter continuellement durant ce temps sans les mettre à mort.
Die 5 Monate dienen als runde Zahl (wie die 10 Tage 2, 10) zur Bezeichnung eines für eine solche Plage bedeutenden Zeitraumes, sind aber wohl doch mit gewählt in Beziehung auf die Dauer des Sommers, während dessen die Heuschrecken und namentlich auch die Skorpione verheerend und gefährlich sind.The five months serve as a round number (like the ten days, II. 10) to denote a considerable period of time for such a plague, and are probably chosen in reference to the duration of summer, during which locusts, particularly scorpions, are destructive and dangerous.Quinque menses ut numerus rotundus adhibentur (sicut decem dies 2, 10), ad significandum tempus ad talem plagam grave et notabile; verisimiliter tamen etiam electi sunt ratione durationis aestatis, quo tempore locustae atque praesertim scorpiones vastantes et periculosi sunt.Les cinq mois servent de nombre rond (comme les dix jours en 2, 10) pour désigner une durée importante pour un tel fléau ; ils ont cependant sans doute aussi été choisis en référence à la durée de l’été, période durant laquelle les sauterelles, et en particulier les scorpions, sont dévastateurs et dangereux.
Züllig meint, es habe durch die 5 Monate dies wie eine Art Sündfluthsplage bezeichnet werden sollen, wiefern das Gewässer der Sündfluth nach Gen. 7, 24 auf der Erde 150 Tage lang = 5 Monate stand und auch jene Wasser zum Theil aus der grossen Tiefe hervorkamen, gleich wie hier die Heuschrecken, theils durch das Aufthun der Gitter des Himmels (אֲרֻבּת), worauf Heuschrecke anspiele.Züllig is of opinion that a sort of flood-plague is meant by the five months, since the waters of the flood, according to Gen. VII. 24, remained upon the earth for 150 days = five months, and those waters also came forth partly out of the great deep, in the same manner as the locusts here, at the opening of the windows of heaven (אֲרֻstת), to which אַרְבֶּה locust alludes.Zülligius censet per quinque menses quasi genus quoddam plagae diluvialis significari voluisse, quatenus aquae diluvii, iuxta Gen. 7, 24, super terram per centum quinquaginta dies, id est quinque menses, permanserint, atque illae quoque aquae partim ex magna abyssi profunditate exierint, quemadmodum hic locustae, partim per apertionem cataractarum caeli (אֲרֻבּוֹת), ad quas vocabulum locustae (אַרְבֶּה) alludere dicatur.Züllig estime que, par les cinq mois, on aurait voulu désigner comme une sorte de fléau du déluge, en ce sens que les eaux du déluge, selon Gn 7, 24, demeurèrent sur la terre pendant cent cinquante jours, soit cinq mois, et que ces eaux aussi surgirent en partie de la grande profondeur, de même qu’ici les sauterelles, et en partie par l’ouverture des écluses du ciel (אֲרֻבּוֹת), auxquelles ferait allusion le mot sauterelle (אַרְבֶּה).
Doch ist das zu versteckt, als dass es wahrscheinlich wäre, dass der Schriftsteller daran sollte gedacht haben.Yet that is too far-fetched to render it probable that the writer thought of it.Sed haec interpretatio nimis est occulta, ut probabile sit scriptorem ad eam rem animum advertisse.Mais cette interprétation est trop dissimulée [Davidson comprend: far-fatched, “farfelue”, “tirée par les cheveux”] pour qu’il soit vraisemblable que l’auteur y ait pensé.
und ihre Qual (Pein), die durch sie verursachte, ist gleich der Pein eines Skorpions, wenn er einen Menschen verwundet hat, durch seinen Stich, der sehr schmerzhaft und im Oriente selbst gefährlich ist.And their torment (pain), that caused by them, was as the torment of a scorpion when it striketh a man, with its sting, which is very painful, and in the East even dangerous.Et eorum cruciatus (dolor), ab ipsis illatus, est similis cruciatu scorpionis, cum hominem vulneravit per ictum suum, qui valde est dolorosus atque in Oriente etiam periculosus.Et leur tourment (leur douleur), causé par eux, est semblable au tourment d’un scorpion lorsqu’il a blessé un homme par son aiguillon, lequel est très douloureux et, en Orient même, dangereux.
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V. 10. Und sie haben Schwänze gleich Skorpionen, anders als die natürlichen Heuschrecken.Verse 10. And they had tails like unto scorpions, different from natural locusts.V. 10. Et habent caudas similes scorpionibus, dissimiles locustis naturalibus.V. 10. Et ils ont des queues semblables à celles des scorpions, contrairement aux sauterelles naturelles.
Die Skorpionen haben am Hintertheile des Körpers einen sehr beweglichen Schwanz, der in eine gekrümmte Spitze ausgeht, mit der sie Menschen und Thiere verwunden; siehe Winer R. W. unter Skorpion.Scorpions have a very flexible tail at the hinder part of the body, which ends in a curved point with which they wound men and beasts; see Winer, R. W., under Scorpion.Scorpiones in parte posteriore corporis caudam habent valde mobilem, quae in acumen curvatum desinit, quo homines et animalia vulnerant; cf. Winer, Realwörterbuch, s. v. Scorpio.Les scorpions possèdent, à la partie postérieure du corps, une queue très mobile, qui se termine par une pointe recourbée avec laquelle ils blessent les hommes et les animaux ; voir Winer, Realwörterbuch, à l’article « Scorpion ».
Das Folgende lautet nach Rec., die Griesbach auch im Texte beibehalten hat: und Stachel waren in ihren Schwänzen; und ihre Macht ist, sie haben Gewalt, die Menschen zu beschädigen fünf Monate lang.What follows runs according to the received reading, which Griesbach has also retained in the text: and there were stings in their tails; and their power was, they had power, to hurt men five months.Quod sequitur iuxta lectionem receptam, quam Griesbach quoque in textu retinuit, sic habet: et aculei erant in caudis eorum; et potestas eorum est, habent potestatem laedendi homines quinque mensibus.Ce qui suit se lit selon la leçon reçue, que Griesbach a également conservée dans le texte : et il y avait des aiguillons dans leurs queues ; et leur pouvoir est, ils ont le pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois.
Dann würde aber hierin nichts Bestimmteres liegen, als in V. 3.But in that case nothing more definite than verse 3 would be contained in it.At tum nihil hic certius contineretur quam quod iam in v. 3 positum est.Mais alors il n’y aurait là rien de plus déterminé que ce qui se trouve déjà au v. 3.
In den Griechischen Handschriften und anderen Texteszeugen gibt es auch manche Varianten, so dass es schwer hält, mit Genauigkeit die ursprüngliche Lesart zu ermitteln.There are many variations in the Greek manuscripts and other authorities, so that it is difficult to discover with accuracy the original reading.In codicibus Graecis aliisque testibus textus non paucae reperiuntur variantes lectiones, ita ut difficile sit cum accurata certitudine primam lectionem eruere.Dans les manuscrits grecs et dans d’autres témoins du texte, il existe aussi de nombreuses variantes, de sorte qu’il est difficile d’établir avec précision la leçon primitive.
Doch ist wohl so viel sicher, dass das καὶ hinter οὐραῖς αὐτῶν unecht und dass καὶ κέντρα zum Vorhergehenden zu ziehen ist, so dass angegeben wird, dass in ihren Schwänzen die Macht liege, die Menschen — dem göttlichen Willen gemäss fünf Monde — vielleicht ist auch mit Lachmann, lang — zu verletzen.So much is certain, that the καὶ after οὐραῖς αὐτῶν is not genuine, and that καὶ κέντρα belongs to the preceding; so that it is intimated that the power is in their tails to hurt men, according to the Divine will, for five months.Attamen hoc saltem certum videtur, καὶ post οὐραῖς αὐτῶν spurium esse, atque καὶ κέντρα ad praecedentia referendum, ita ut indicetur potestatem in caudis eorum consistere ad homines — iuxta voluntatem divinam per quinque menses — fortasse etiam, cum Lachmanno, diu — laedendos.Il paraît toutefois assuré au moins que le καὶ placé après οὐραῖς αὐτῶν est inauthentique, et que καὶ κέντρα doit être rattaché à ce qui précède, de sorte qu’il est indiqué que le pouvoir réside dans leurs queues pour nuire aux hommes — conformément à la volonté divine pendant cinq mois — peut-être aussi, avec Lachmann, longtemps.
Vielleicht ist auch mit Lachmann, Tischendorf statt ἦν zu lesen καὶ, also: sie haben Schwänze Skorpionen gleich und Stachel, und in ihren Schwänzen liegt ihre Macht die Menschen fünf Monde zu beschädigen.Perhaps also καὶ should be read instead of ἦν, with Lachmann, Tischendorf; therefore, they have tails like scorpions and stings; and in their tail lies their power to hurt men for five months;Fortasse etiam, cum Lachmanno et Tischendorfio, pro ἦν legendum est καὶ; ita ut sic legatur: habent caudas scorpionibus similes et aculeos; et in caudis eorum est potestas homines per quinque menses laedendi.Peut-être faut-il aussi lire καὶ au lieu de ἦν, avec Lachmann et Tischendorf ; on aurait alors : ils ont des queues semblables à celles des scorpions et des aiguillons ; et dans leurs queues réside le pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois.
Vergl. Plin. H. N. II, 25 von den Skorpionen: semper cauda in ictu est, nulloque momento meditari cessat, ne quando desit occasioni.comp. Pliny, H. N. II. 25, of Scorpions: semper cauda in ictu est, nulloque momento meditari cessat, ne quando desit occasioni.Cf. Plinium, Hist. nat. II, 25, de scorpionibus: semper cauda in ictu est, nulloque momento meditari cessat, ne quando desit occasioni.Cf. Pline, Histoire naturelle II, 25, à propos des scorpions : la queue est toujours prête à frapper et ne cesse à aucun moment de se tenir en alerte, de peur de manquer une occasion.

1859-1887. Friedrich Düsterdieck

  • Friedrich Hermann Christian Düsterdieck (1822-1906), né et mort à Hanovre, théologien évangélique luthérien allemand qui publia notamment un commentaire de l'Apocalypse qui connut quatre éditions successives, en 1859, 1865, 1877 et 1887. La troisième édition a connu une version anglaise en 1887.
  • Friedrich Düsterdieck, Kritisch exegetisches Handbuch über die Offenbarung Johannis, Göttingen, 1859.

1861. Francis Bodfield Hooper

  • Francis Bodfield Hooper (v.1809-1888), prêtre anglican d'origine galloise, recteur d’Upton Warren au diocèse de Worcester à partir de 1836, auteur de plusieurs ouvrages.
  • Francis John Bodfield Hooper, The Revelation of Jesus Christ by John. Expounded by Francis Bodfield Hooper, Rector of Upton Warren in Worcestershire. Author of “A Guide to the Apocalypse”, “Plamoni”, “A Quietus for 'The Coming Striggle',”, “The Old and New Dispensation Constrasted,” etc. In two volumes (XII+512 p., XII+580 p.) Londres, J. et F.H. Rivington, et Edimbourg, A. et C. Black, 1861, pp. 376-377 (verset 9,5) et 380 (verset 9,10).
anglais (1861)latin (2025)français (2025)
IX.5 (…) 589 (…) Five months or thereabouts was supposed to be the duration of the locusts' existence and ravages.IX.5 (…) 589 (…) Quinque menses, aut circiter, habiti sunt pro tempore quo locustae existere ac vastare solerent.IX.5 (…) 589 (…) Cinq mois environ étaient censés correspondre à la durée de l’existence et des ravages des sauterelles.
And no doubt the period here was derived from that circumstance.Haud dubium quin hoc spatium inde derivatum sit.Et nul doute que la période mentionnée ici ait été déduite de cette circonstance naturelle.
But this very fact is opposed to the supposition, that any minute numerical exactness is to be assigned to it; such as, that it should be resolved into 150 days, neither more nor fewer.Sed hoc ipsum repugnat opinioni, ut numerica quaedam exactitudo ei tribuatur, quasi in centum quinquaginta dies, non plures neque pauciores, resolvi debeat.Mais ce fait même s’oppose à l’idée qu’il faille lui attribuer une précision numérique stricte, comme s’il s’agissait de cent cinquante jours, ni plus ni moins.
Five months must be taken as a very loose approximation in reference to the locusts' time: and much more so may it be in respect of the thing signified by them.Quinque menses intellegendi sunt ut latissima adproximatio respectu temporis locustarum; multo magis vero respectu rei a locustis significatae.Les cinq mois doivent être compris comme une approximation très large par rapport à la durée réelle des sauterelles ; et plus encore pour la réalité symbolisée par elles.
There is, therefore, in this instance no basis of numerical exactness, such as year-day theorists require, to justify the assigning of 150 years as the period really contemplated.Itaque in hoc casu nulla est ratio numericae exactitudinis, qualem fautores theoriae diei-pro-anno postulant, ad periodum centum quinquaginta annorum confirmandam.Il n’y a donc ici aucun fondement à une précision numérique telle que la réclament les tenants de la théorie du « jour pour l’année », pour justifier l’attribution d’une période de cent cinquante ans.
And hence, if that theory were as well-founded, as I hold it to be destitute of foundation, it would still have no sure ground to go upon in this particular case.Quare, etiamsi ista theoria bene fundata esset (quod ego infundatam puto), tamen in hoc ipso casu nullum certum fundamentum haberet.Ainsi, quand bien même cette théorie serait fondée — ce que je nie —, elle n’aurait dans ce cas particulier aucun appui solide.
The object in introducing the five months here may have been; in part, to show a congruity with the symbol, where the circumstances would admit of doing so; and in part to enlarge the idea formed of the extent of the plague.Finis huius mentionis quinque mensium fortasse fuit, partim ut convenientia symboli monstraretur, ubi res id permitteret, partim ut amplificaretur notio de amplitudine cladis.L’intention d’introduire ici ces cinq mois a pu être, en partie, de montrer la convenance avec le symbole lorsque les circonstances le permettaient, et en partie d’amplifier la notion de l’étendue du fléau.
And in truth no stronger figure could have been used for the latter purpose; since, as locusts pay but flying visits to one place, to represent them as feeding on one locality during the whole period of their existence, is to depict in the strongest colours the disastrous character of the calamity inflicted.Revera nulla figura efficacior adhiberi poterat ; cum locustae solent tantum breviter in uno loco consistere, earum depictionem quasi in eodem loco per totam vitam pascentium calamitatem gravissimam coloribus vividissimis exprimit.En vérité, aucune image plus forte n’aurait pu être employée : puisque les sauterelles ne font que de brèves apparitions en un lieu, les représenter comme se nourrissant d’un même pays pendant toute leur vie, c’est peindre dans les couleurs les plus vives le caractère désastreux du fléau infligé.
I do not, however, mean to contend, that no historical period was had in view by the five months.Nolo tamen contendere nullam periodum historicam his quinque mensibus fuisse animo propositam.Je ne veux cependant pas soutenir qu’aucune période historique n’ait été envisagée par ces cinq mois.
On the contrary, I am satisfied, that one, more or less nearly corresponding to that of the locusts, was contemplated; and I think, that the mention made again in ve. 10 of the five months leaves no doubt on the point.Immo vero persuasum habeo unam periodum, magis minusve locustarum tempori respondentem, fuisse cogitatam; atque mentionem iterum factam in versu decimo de quinque mensibus nullum dubium superesse existimo.Au contraire, je suis convaincu qu’une période, plus ou moins voisine de celle des sauterelles, était envisagée ; et je pense que la mention répétée au verset 10 des cinq mois ne laisse aucun doute à ce sujet.
(…)(…)(…)
IX.10 (…) 610–611 And their power in their tails [is] to hurt the men [before mentioned] five months, or, In their tails [is] their power to hurt, etc.IX.10 (…) 610–611 Et potestas earum in caudis est, ut noceant hominibus [superius dictis] per quinque menses; sive, in caudis earum est potestas nocendi, etc.IX.10 (…) 610–611 Et leur pouvoir est dans leurs queues, pour blesser les hommes [mentionnés plus haut] pendant cinq mois ; ou encore : dans leurs queues est leur pouvoir de blesser, etc.
The present, not the past tense should be supplied in conformity with the change in No. 608.Tempus praesens, non praeteritum, supplendum est, ut cum mutatione in §608 conveniat.C’est le temps présent, et non le passé, qu’il faut restituer, conformément au changement signalé au §608.
Is this the five months, that was mentioned in No. 589?Num hi quinque menses sunt, de quibus mentio facta est in §589 ?S’agit-il des cinq mois mentionnés au §589 ?
If the same had been referred to, the article would doubtless have been inserted, as in all similar instances of intended reference.Si de iisdem ageretur, articulus procul dubio insertus esset, ut fit in omnibus similibus locis ubi relatio intellegitur.S’il s’agissait des mêmes, l’article aurait sans aucun doute été inséré, comme dans tous les cas analogues où une référence est voulue.
I conclude, therefore, that this is a different five months, one proper to the hinder portion, as the former was to the fore part of the scorpion-locusts; and therefore occurring at a later period.Ita concludo hos esse alios quinque menses, qui posteriori parti proprii sint, sicut priores anteriori scorpionum-locustarum ; atque ideo tempore posteriore contingentes.J’en conclus donc qu’il s’agit d’autres cinq mois, propres à la partie postérieure, comme les précédents l’étaient à la partie antérieure des sauterelles-scorpions ; et par conséquent, survenant à une période ultérieure.
But it does not necessarily follow from five months being assigned to each period, that the actual durations of the real periods were the same.Sed non necessario sequitur ex eo quod quinque menses utrique tempori tribuuntur, ut vera horum temporum spatia eadem fuerint.Mais il ne s’ensuit pas nécessairement du fait que cinq mois soient attribués à chaque période que la durée réelle de ces périodes ait été identique.
The symbolization would be satisfied by a remote approximation in one or both periods to this duration, as well as or better than by an exact coincidence; since it is in a high degree improbable, that the latter would occur in fact.Symbolizatio adimpleretur etiam si una aut utraque earum ad hanc temporis mensuram longe tantum accederet, aeque bene ac si perfecte conveniret ; cum id postremum vix fieri posse verisimile sit.La symbolisation serait déjà satisfaite par une simple approximation, dans une ou dans les deux périodes, à cette durée, aussi bien, sinon mieux, que par une coïncidence exacte ; car il est hautement improbable qu’une telle exactitude se produise en réalité.
The two five months, it must be remembered, have been inserted rather for congruity with the locust-period, than from their literally representing the actual facts.Meminisse oportet duos hosce quinque menses magis propter convenientiam cum tempore locustarum insertos esse, quam ut facta ipsa ad litteram repraesentarent.Il faut se souvenir que ces deux séries de cinq mois ont été introduites plutôt pour assurer la convenance avec la période naturelle des sauterelles, que pour représenter littéralement les faits réels.

1861. Vincenzo Padula

  • Vincenzo Padula (1819-1893), prêtre catholique dont la vocation et la carrière furent d’abord chaotiques du fait de sa sensibilité personnelle et de ses engagements politiques suspects dans le royaume de Naples. L’unification de l’Italie lui permet enfin de s’épanouir. Professeur au lycée Vittorio Emanuele II de Naples (1866-1878), fondateur de deux journaux (1864-1865), secrétaire du ministre de l'Instruction publique (1867) puis professeur de littérature italienne à l’Université de Parme (1878). Dans ses dernières années, il s’assagit et revint sur ses critiques à l'égard du pape autant que sur ses polémiques anticléricales.
  • Vincenzo Padula, Apocalisse di S. Giovanni Apostolo recata in versi italiani e storicamente interpretata da Vincenzo Padula di Acri (22,5 cm, IV+289+I p.), Naples, Stamperia Nazionale, 1861, pp. 22-23.
italien (1861)français (2025)latin (2025)anglais (2025)
Al quinto squillo giù del superno / Un astro velocissimo discendere (48), / Cui la chiave si dà del pozzo inferno.Au cinquième son, du ciel très-haut tombe une étoile, rapide et brillante : on lui donne la clef du puits infernal.Ad quintum tubae sonum, e caelo excelsiore stella cadit velocissima et fulgens: ei clavis putei abyssi traditur.At the fifth trumpet blast, from the highest heaven a very swift and shining star falls; to it is given the key of the infernal pit.
E’ lo dischiava (49), e tosto in alto ascendere / Fummo che appanna l’aria e al sol fa guerra (50), / Qual di fornace allor che si vuo’ accendere.Elle l’ouvre, et soudain monte une fumée qui voile l’air et lutte contre le soleil, comme d’un four qu’on veut allumer.Aperit eum, et statim ascendit fumus qui aerem obducit et soli bellum infert, sicut e fornace cum incendi vult quispiam.It opens it, and suddenly rises a smoke that veils the air and wages war against the sun, as from a furnace someone tries to ignite.
Di quella nube sparsersi per terra / Locuste gonfie del crudel veleno (51) / Che lo scorpion ne’ suoi visceri serra.De cette nuée se répandent sur la terre des sauterelles gonflées d’un venin cruel, celui que le scorpion garde dans ses entrailles.Ex illa nube in terram sparguntur locustae crudeli veneno repletae, quod scorpio in visceribus suis servat.From that cloud spread over the earth locusts swollen with cruel venom, the one the scorpion hides in its entrails.
Fu ingiunto a lor di non sfiorar il fieno, / Nè il verde onor de’ campi, nò la pianta, / Che alza lieta i suoi frutti al ciel serena.Il leur fut ordonné de ne pas toucher à l’herbe, ni à l’honneur vert des champs, ni à la plante qui, joyeuse, élève ses fruits vers le ciel serein.Mandatum est eis ne faenum tangerent, nec viridem agri decorem, nec arborem, quae laeta fructus suos caelo sereno attollit.They are commanded not to touch the hay, nor the green honor of the fields, nor the plant that joyfully lifts its fruits to the serene sky.
Il figlio sol dell’ uomo che non vanta / Impresso in fronte il marchio del Signore: / Non finirlo però, ma tutta quanta / Fargli durar l’angoscia che il furore / Dello scorpion ne’ morsi membri apporle;Mais seulement à l’homme qui ne porte pas en son front l’empreinte du Seigneur : non pour le tuer, mais pour lui faire durer l’angoisse que la fureur du scorpion imprime dans les membres qu’il mord.Sed solum filium hominis, qui fronti Domini signaculum non gerit: non ut interficeretur, sed ut perpetiatur angustiam quam furor scorpionis in membra morsibus suis infligit.Only the son of man who bears not the seal of the Lord on his forehead: not to kill him, but to prolong the anguish that the scorpion’s fury inflicts on limbs with its bites.
S’ incinqui il mese di tanto furore.Que ce mois se quintuplât de tant de fureur.Mensis furore tanto in quinque multiplicetur.Let the month be quintupled by such fury.
L’ uomo a’ quei giorni cercherà la morte, / Nè troverálla; bramerà morire, / E ad esso innanzi fuggirà la morte.En ces jours-là, l’homme cherchera la mort, sans la trouver ; il voudra mourir, et la mort s’enfuira devant lui.His diebus mortem quaeret homo, nec inveniet eam; mori desiderabit, et mors ab eo fugiet.In those days, man shall seek death, and not find it; he shall long to die, and death shall flee before him.
Lo aspetto è di destrier parato all’ ire; / La faccia è faccia d’ uomo, e un serto d’oro / Sembrava ad esse il capo redemire.Leur aspect est celui de chevaux prêts au combat ; leur visage est humain, un diadème d’or semble orner leur tête.Aspectus eorum est ut equorum ad proelium paratorum; facies humana est, et corona aurea caput eorum redimire videbatur.Their appearance is like horses prepared for battle; their face is human, and a golden diadem seemed to crown their head.
Qual bella donna di cape’ tesoro / Piovea in que’ dorsi, e come a fier lione / Lor sona il dente ingordo di martoro.Comme une belle femme d’un trésor de cheveux, la chevelure ruisselait sur leur dos ; et comme un lion farouche, résonnait leur dent avide de tourments.Sicut formosa mulier thesauro crinium ornata, coma dorsum eorum rigabat; et ut leo saevus, dentium eorum strepitus erat avarus cruciatuum.Like a beautiful woman with a treasure of hair, their hair flowed down their backs; and like a fierce lion, their teeth rang greedy for torment.
In ferree piastre stringon le persone; / Aspro metton le penne uno stridore, / Qual mille carri volanti all’ agone.Ils ceignaient leur corps de cuirasses de fer ; leurs ailes produisaient un bruit strident, comme mille chars s’élançant à la bataille.In loricis ferreis corpora cingebant; alas emittere stridorem asperum, velut mille currus in proelium ruentes.They bound their bodies with iron breastplates; their wings made a shrill noise, like a thousand chariots rushing into combat.
Armata d’ irte spine appar di fuore / Pur come di scorpion la coda infetta. / Mordon furenti i figli del dolore / Per cinque lune.Dehors, armée de piquants, leur queue paraissait comme celle, infectée, d’un scorpion : ils mordaient, furieux, les fils de la douleur pendant cinq lunes.Extra, cauda spinarum armata apparebat sicut scorpionis infecta: mordebant furentes filios doloris per quinque lunas.Outside, an armed tail with sharp spikes appeared like the infected tail of a scorpion: they bit furiously the sons of sorrow for five moons.
Sovra lor si assetta / L’ angel di abisso che Apollión appella / Il greco, ed Abaddón la gente eletta. / Esterminante in itala favella.Au-dessus d’eux siégeait l’ange de l’abîme : le Grec l’appelle Apollyôn, le peuple élu, Abaddôn, l’Exterminateur en langue italienne.Super eos sedebat angelus abyssi: Graeci eum Apollyôn appellant, populus electus Abaddôn, Exterminator lingua Italica.Above them sat the angel of the abyss: the Greek calls him Apollyôn, the chosen people, Abaddôn, the Exterminator in Italian tongue.
Annotazioni (1861)Notes (2025)Adnotationes (2025)Notes (2025)
(48) Videbam Satanam sicut fulgur de coelo cadentem. S. Luca, X 18. Questa stella è Teodoto di Bizanzio, per Bossuet.(48) Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Luc 10,18. Cette étoile est Théodote de Byzance, selon Bossuet.(48) “Videbam Satanam sicut fulgur de caelo cadentem.” Luc. X, 18. Hanc stellam Theodotum Byzantinum fuisse censet Bossuetus.(48) “I beheld Satan fall like lightning from heaven.” Luke 10:18. This star is Theodotus of Byzantium, according to Bossuet.
(49) Teodoto di altissimo confessore divenuto apostata della religione di Cristo, aprì l’inferno, e vi evocò l’eresia.(49) Théodote, éminent confesseur devenu apostat de la foi du Christ, ouvrit l’enfer et y fit surgir l’hérésie.(49) Theodotus, ex altissimo confessore in apostatam Christi fidem lapsus, infernum aperuit atque haeresim evocavit.(49) Theodotus, once a distinguished confessor, became an apostate from the faith of Christ, opened hell, and summoned heresy from it.
(50) L’eretico è uomo di vili passioni, e bene sta l’assimigliarlo ad insetto, e propriamente a locusta. La locusta né bene vola, né ben cammina, ma sì saltellando avanza; e questo si appropria all’eretico, il quale, senza scioglierne una, balza di quistione in quistione, cerca di allucinare con difettivi sillogismi, e, come dice S. Girolamo: divina per fas et nefas quaerit. La locusta vive cinque mesi, e quanto l’eretico? Ultra non proficient, insipientia enim eorum manifesta erit omnibus. S. Paolo, 2 Tim. III, 9. Il veleno dell’eretico è nascosto, e non si appicca che a quelli i quali… ex nobis prodierunt, sed non erant ex nobis; nam si fuissent ex nobis, permansissent utique nobiscum. I Ioan. II, 19. Ne’ denti di lione l’avarizia, ne’ capelli di donna la debolezza, nella corazza di ferro l’ostinatezza, nello stridere delle penne le dispute altitonanti.(50) L’hérétique est un homme de passions viles ; il est juste de le comparer à un insecte, et plus précisément à une sauterelle. La sauterelle ne vole ni ne marche bien, mais avance en sautillant : c’est ainsi que fait l’hérétique, qui saute de question en question sans en résoudre aucune, cherchant à illusionner par des syllogismes défectueux, et comme le dit saint Jérôme : “Il cherche la connaissance divine, licite ou non.” La sauterelle vit cinq mois — et l’hérétique ? “Ils n’iront pas plus loin, car leur folie sera manifeste à tous” (2 Tim 3,9). Le venin de l’hérétique est caché, et ne frappe que ceux qui… “sont sortis de nous, mais n’étaient pas des nôtres ; car s’ils avaient été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous.” (1 Jean 2,19). Dans les dents de lion : l’avarice ; dans les cheveux de femme : la faiblesse ; dans la cuirasse de fer : l’obstination ; dans le bruit de leurs ailes : les disputes bruyantes.(50) Haereticus est vir ignobilibus passionibus deditus; recte igitur insecto, et proprie locustae, comparatur. Locusta neque bene volat, neque bene ambulat, sed saliendo procedit; id quod ad haereticum bene refertur, qui quaestiones saltuatim transilit, nullam solvit, syllogismis defectivis hallucinari conatur. Ut ait Hieronymus: “divina per fas et nefas quaerit”. Locusta quinque menses vivit — haereticus vero? “Ultra non proficient, insipientia enim eorum manifesta erit omnibus.” (2 Tim. III, 9). Venenum haeretici occultum est, neque nisi eos afficit qui… “ex nobis prodierunt, sed non erant ex nobis; nam si fuissent ex nobis, permansissent utique nobiscum.” (1 Ioan. II, 19). In dentibus leonis avaritia, in capillis mulieris infirmitas, in lorica ferrea obstinatio, in alarum strepitu disputationes tumidae.(50) The heretic is a man of base passions, rightly compared to an insect—specifically, a locust. The locust neither flies nor walks well, but advances by leaping: so too the heretic, leaping from question to question without resolving any, trying to confuse with faulty syllogisms. As Jerome says: “he seeks divine things by any means, lawful or not.” The locust lives five months—what of the heretic? “They will make no further progress, for their folly will be evident to all” (2 Tim 3:9). The heretic’s poison is hidden, and affects only those who… “went out from us, but were not of us; for if they had been of us, they would have remained with us.” (1 John 2:19). In the lion’s teeth: avarice; in the woman’s hair: weakness; in the iron breastplate: obstinacy; in the noise of the wings: blustering disputes.
(51) Joel.(51) Joël.(51) Ioel.(51) Joel.

1862. John Pratt

  • John Henry Pratt (1809-1871), ecclésiastique britannique, astronome et mathématicien, archidiacre de Calcutta.
  • John Henry Pratt, Paraphrase of the Revelation of Saint John. According to the Horae Apocalypticae of the Rev. E. B. Elliott, M.A., Late Fellow of Trinity College, Cambridge. Drawn up by Archdeacon Pratt (IX+100 p.), Londres, Wertheim, Macintosh et Hunt, 1862, pp. 23-24 (verset 9,5) et 25 (verset 9,10).
anglais (1862)latin (2025)français (2025)
5. And to them it was given, that they should not kill them, or annihilate the Christian body politic; and therefore time after time were these Saracens repulsed, whereby Christendom was preserved, both in the East and in the West.5. Et datum est illis ne eos occiderent neve corpus politicum Christianum delerent; quapropter iterum atque iterum Saraceni hi repulsi sunt, quo factum est ut Respublica Christiana tum in Oriente tum in Occidente servaretur.5. Et il leur fut donné de ne pas les tuer ni d’anéantir le corps politique chrétien ; c’est pourquoi, à maintes reprises, ces Sarrasins furent repoussés, et la chrétienté fut préservée, tant en Orient qu’en Occident.
(“The calm historian, who strives to follow the rapid course of the Saracens, must study to explain by what means the Church and State were saved from this impending, and, it should seem, inevitable danger.” Gib. X. 2.)(“Historicus aequus, qui cursum rapidum Saracenorum persequi studet, explicare debet quibus modis Ecclesia et Civitas ab hoc impendente ac, ut videtur, inevitabili periculo servatae sint.” Gib. X, 2.)(« L’historien impartial, qui s’efforce de suivre la marche rapide des Sarrasins, doit chercher à expliquer par quels moyens l’Église et l’État furent sauvés de ce danger imminent et, semble-t-il, inévitable. » Gibbon, X, 2.)
Twice did they, in the pride and plenitude of their power, attack the vital part of the Eastern division of Christendom, by besieging Constantinople; and on each occasion were compelled to retire, defeated and disgraced, as they had never been before.Bis, superbiae plenitudine potentiaeque, partem vitalem Christianitatis Orientalis aggressi sunt Constantinopolim obsedendo; et utraque vice coacti sunt retrocedere, victi ac dehonestati, quemadmodum numquam antea.Deux fois, dans l’orgueil et la plénitude de leur puissance, ils s’attaquèrent à la partie vitale de la chrétienté orientale en assiégeant Constantinople ; et, chaque fois, ils durent se retirer, vaincus et couverts d’opprobre, comme jamais encore.
So also in the West; and most remarkably at that crisis, when, as Gibbon declares (Gib. X. 21.23) “it appeared impossible for France to avoid subjugation”—in which case, probably, all Europe would have fallen—a bulwark was raised up by the Franks under Charles Martel, and the Saracens recoiled, broken and discomfited from the blows of that “hammer of Western Christendom.”Ita quoque in Occidente; et praesertim illo discrimine, cum, ut Gibbon affirmat (Gib. X, 21.23), “Franciam subiectionem vitare impossibile videbatur”—quo in casu verisimiliter tota Europa cecidisset—munimentum a Francis sub Carolo Martello exstructum est, et Saraceni, ictibus illius “mallei Christianitatis Occidentalis” fracti confusique, resiluerunt.De même en Occident ; et de façon particulièrement marquante à cette crise où, comme le déclare Gibbon (X, 21.23), « il paraissait impossible à la France d’éviter la sujétion » — auquel cas, sans doute, toute l’Europe serait tombée —, un rempart fut élevé par les Francs sous Charles Martel, et les Sarrasins, brisés et mis en déroute, reculèrent sous les coups de ce « marteau de la chrétienté occidentale ».
Thus it was declared that the Christian body politic, neither in the East nor in any kingdoms of the West, should be destroyed; but that they should be tormented, by their bitter and oft-successful enemies, five symbolic months, that is, 150 prophetic days or 150 years—the exact period through which the intensity of this woe endured, reckoned from the False Prophet’s public proclamation of his mission (A. D. 612) and his opening of the pit, to the flight of his locusts eastward, and their settlement at Bagdad (A. D. 762) which they built beyond the Euphrates and called the “City of Peace.”Ita declaratum est corpus politicum Christianum neque in Oriente neque in ullis Occidentis regnis esse deletum; sed cruciandum ab hostibus amarissimis saepeque victoribus, per quinque menses symbolicos, hoc est dies propheticos CL sive annos CL — tempus ipsum quo vis huius mali perduravit, computatum a proclamatione publica missionis Pseudoprophetae (A.D. 612) et ab apertione putei, usque ad fugam locustarum eius ad orientem et ad sedes fixas Bagdadi (A.D. 762), quam trans Euphraten condiderunt et “Urbem Pacis” appellaverunt.Ainsi fut déclaré que le corps politique chrétien ne serait détruit ni en Orient ni dans aucun des royaumes d’Occident ; mais qu’il serait tourmenté par ses ennemis amers et souvent victorieux, pendant cinq mois symboliques, c’est-à-dire 150 jours prophétiques ou 150 ans — la période exacte durant laquelle l’intensité de ce malheur se prolongea, comptée depuis la proclamation publique de sa mission par le Faux Prophète (612 apr. J.-C.) et l’ouverture du puits, jusqu’à la fuite de ses sauterelles vers l’orient et leur établissement à Bagdad (762 apr. J.-C.), qu’ils bâtirent au-delà de l’Euphrate et appelèrent la « Cité de la Paix ».
The Caliphate had been divided; “war was no longer the passion of the Saracens;” and “the luxury of the Caliphs relaxed the nerves and terminated the progress of the Arabian Empire.” (Gib. X.38,40,41.)Caliphatus divisus erat; “bellum iam non erat Saracenorum studium”; et “luxus Calipharum nervos relaxavit atque progressum Imperii Arabici terminavit.” (Gib. X, 38.40.41.)Le califat avait été divisé ; « la guerre n’était plus la passion des Sarrasins » ; et « le luxe des califes relâcha les nerfs et mit fin au progrès de l’Empire arabe ». (Gibbon, X, 38.40.41.)
But during this period their hatred and power against Christianity were fierce and revengeful, and their torment which they inflicted was as the torment of a scorpion, when he striketh a man.At per hoc tempus odium eorum et potentia adversus Christianitatem saevi ac ultores fuerunt, et tormentum quod infligebant erat ut tormentum scorpii, cum hominem ferit.Mais, durant cette période, leur haine et leur puissance contre le christianisme furent âpres et vindicatives, et le tourment qu’ils infligeaient était comme le tourment d’un scorpion lorsqu’il frappe un homme.
(…)(…)(…)
10. And they had tails like unto scorpions, and there were stings in their tails: and their power was to hurt men for the five symbolic months already mentioned.10. Et habebant caudas similes scorpionibus, et erant aculei in caudis earum: et potestas earum erat nocere hominibus per quinque menses symbolicos iam memoratos.10. Et elles avaient des queues semblables à celles des scorpions, et il y avait des dards dans leurs queues : et leur pouvoir était de blesser les hommes pendant les cinq mois symboliques déjà mentionnés.

1862. Gustav Volkmar

  • Gustav Hermann Joseph Philipp Volkmar (1809-1893), philologue classique et exégète protestant allemand, titulaire à partir de 1862 de la chaire du Nouveau Testament à l'université de Zurich, connu surtout pour ses contributions à l'exégèse historico-critique du Nouveau Testament et à l'histoire de l'Église primitive.
  • On cite ici tout ce qu'il écrit sur la péricope des sauterelles, pour que le lecteur se fasse une idée de sa manière aussi fumeuse que catégorique, qui serait “l'explication rationnelle et scientifique de l'Apocalypse, car il est deviné, positivement deviné, ce mystère des mystères (…) après dix-huit siècles d'ignorance et d'oubli”, à ce qu'en écrit Albert Réville, “La littérature apocalyptique chez les juifs et les chrétiens. L'Apocalypse d'après les travaux de la critique moderne”, Revue des Deux Mondes 43 (octobre 1863) 600-636.
  • Gustav Volkmar, Commentar zur Offenbarung Johannes. Von Dr. Gustav Volkmar, Professor der Theologie an der Universität und Kantonal-Diakon zu Zürich (XI+350 p.), Zürich, Drell, Füßli et Cie, 1862, pp. 159-161.
allemand (1862)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
Der Übergang, v. 13. „Ich sah und hörte einen Adler in der Himmels-Höhe laut rufen das dreifache Wehe.“Transitus, v. 13: «Vidi et audivi aquilam per medium caelum voce magna trinum vae proclamantem».La transition, v. 13 : « Je vis et j’entendis un aigle, dans la hauteur du ciel, crier à haute voix le triple malheur. »The transition, v. 13: “I saw and heard an eagle in mid-heaven crying aloud the triple woe.”
Der Adler ist das Abbild des Römerreiches, das sich, gleich diesem, schon über alle Welt aufgeschwungen hatte und wie auf der höchsten Höhe über dieser stand.Aquila imago est Imperii Romani, quod, instar eius, iam super universum orbem se extulerat atque velut in fastigio omnium stabat.L’aigle est l’image de l’Empire romain, qui, à son exemple, s’était déjà élevé au-dessus du monde entier et se tenait comme au faîte de celui-ci.The eagle is the emblem of the Roman Empire, which, like it, had already soared over the whole world and stood, as it were, at the summit above it.
Ganz dasselbe malt 4 Esra 11, 2: „Ich sah einen Adler, der seine Flügel über die ganze Erde ausbreitete, und alle Winde bliesen darein, und es sammelten sich um ihn die Wolken des Himmels.“Id ipsum depingit 4 Esdra 11, 2: «Vidi aquilam quae alas suas super totam terram expandebat, et omnes venti in eas flabant, et nubes caeli circa eam congregabantur».C’est exactement ce que peint 4 Esdras 11, 2 : « Je vis un aigle qui étendait ses ailes sur toute la terre, et tous les vents soufflaient en elles, et les nuées du ciel se rassemblaient autour de lui. »Exactly the same is depicted in 4 Ezra 11:2: “I saw an eagle spreading its wings over the whole earth, and all the winds blew into them, and the clouds of heaven gathered around it.”
Der römische „Adler“ selbst hat es anzukündigen, daß mit dem 5. die Zeit des Wehes für Rom angehoben hat, welches sich mit dem 7. vollendet.Ipse “Aquila” Romana denuntiare debet cum quinta (tuba) tempus vae Romae inchoatum esse, quod cum septima consummatur.L'« Aigle » romain lui-même doit annoncer qu’avec la cinquième [trompette] a commencé le temps du malheur pour Rome, lequel s’achève avec la septième.The Roman “eagle” itself has to announce that with the fifth [trumpet] the time of woe for Rome has begun, which is completed with the seventh.
Hätte der Dichter durch den rufenden Adler nichts anderes sagen wollen: „Jetzt nahet die Katastrophe (mit dem 5.)“ — so hätte er, wie gewöhnlich, gesagt: „Ich hörte einen Engel, der rief mit großer Stimme“, die Welt durchdringend.Si poeta per aquilam clamantem nihil aliud indicare voluisset: «Nunc clades adpropinquat (cum quinta)», tum, ut solet, dixisset: «Audivi angelum magna voce clamantem», per totum mundum resonantem.Si le poète n’avait voulu dire par l’aigle criant rien d’autre que : « Voici que la catastrophe s’approche (avec la cinquième) », il aurait, comme d’ordinaire, dit : « J’entendis un ange qui criait d’une grande voix », faisant retentir le monde.Had the poet wished to say nothing else by the crying eagle than, “Now the catastrophe draws near (with the fifth),” he would, as usual, have said: “I heard an angel crying with a loud voice,” sounding through the world.
1. Das erste Wehe dem 5. Zeichen, IX, 1–12. — „Ein Stern vom Himmel gefallen.“1) Primum vae signo quinto, IX, 1–12 — «Stella de caelo lapsa».1) Premier malheur au cinquième signe, IX, 1–12 — « Une étoile tombée du ciel ».1) The first woe at the fifth sign, IX, 1–12 — “A star fallen from heaven.”
Die von Gott abgefallenen Himmelsgeister oder Engel (1. Mos. 6, 2) wurden vorgestellt als vom Himmel gefallene Sterne (Jes. 14, 12; Henoch c. 5 ff.).Spiritus caelestes sive angeli a Deo defecisse (Gen. 6:2) sic repraesentabantur quasi stellae e caelo lapsae (Is. 14:12; Enoch c. 5 sqq.).Les esprits célestes, ou anges, déchus de Dieu (Gen. 6, 2), étaient représentés comme des étoiles tombées du ciel (Is. 14, 12 ; Hénoch ch. 5 sqq.).The heavenly spirits, or angels, who fell away from God (Gen. 6:2), were portrayed as stars fallen from heaven (Isa. 14:12; Enoch ch. 5 ff.).
Bei Luk. 10, 18 ist der vom Himmel gestürzte Satan gleich einem Stern.Apud Luc. 10,18 Satanas e caelo dēiectus stellae comparatur.En Lc 10,18, Satan tombé du ciel est comparé à une étoile.In Luke 10:18, Satan fallen from heaven is likened to a star.
„Ein“ vom Himmel gefallener Stern ist also ein Dämon, der beim 5. Zeichen von seiner Höhe gestürzt wird, wie es in dem Teufel Nero geschehen ist.Ita “stella” e caelo lapsa daemon est, qui ad quintum signum e sua altitudine deiicitur, sicut in diabolo Nerone factum est.Une « étoile » tombée du ciel est donc un démon qui, au cinquième signe, est précipité de sa hauteur, comme cela s’est produit pour le diable Néron.Thus a “star” fallen from heaven is a demon who, at the fifth sign, is hurled down from his height, as happened in the devil Nero.
„Der Abgrund“: Abyssus, das Bodenlose, ist ursprünglich identisch mit dem Scheol oder Hades, dem Aufenthalt aller Abgeschiedenen (Ps. 71, 21; 107, 26; Röm. 10, 7).Abyssus, profundum sine fundo, initio idem est ac Sheol sive Hades, habitatio omnium defunctorum (Ps 71,21; 107,26; Rom 10,7).« L’abîme » : l’abyssus, le sans-fond, est à l’origine identique au shéol ou à l'Hadès, séjour de tous les défunts (Ps 71,21 ; 107,26 ; Rm 10,7).“The abyss”: the abyssus, the bottomless deep, is originally identical with Sheol or Hades, the abode of all the departed (Ps 71:21; 107:26; Rom 10:7).
Dann wird der „Abgrund“ vom Hades geschieden, als der Aufenthalt der bösen Geister, des Satan und der Dämonen (Apok. 9, 1; 11, 7; 20, 1. 3; Luk. 8, 31; 4 Esra und Henoch).Deinde abyssus a Hade distinguitur, ut sedes spirituum malorum, Satanae et daemonum (Apoc 9,1; 11,7; 20,1.3; Luc 8,31; 4 Esdra et Henoch).Ensuite, l’abîme est distingué de l'Hadès, comme le séjour des esprits mauvais, de Satan et des démons (Ap 9,1 ; 11,7 ; 20,1.3 ; Lc 8,31 ; 4 Esdras et Hénoch).Then the abyss is distinguished from Hades as the dwelling of evil spirits, of Satan and the demons (Rev 9:1; 11:7; 20:1,3; Luke 8:31; 4 Ezra and Enoch).
So hat Apoc. zwei Tiefen: Hades, die Totenwelt (ununterschieden), und Abyssus, die Dämonenbehausung.Ita Apocalypsis duas profunditates agnoscit: Hadem, mundum mortuorum (indistincte), et abyssum, daemonum habitationem.Ainsi l’Apocalypse reconnaît deux profondeurs : l'Hadès, monde des morts (sans distinction), et l’abîme, demeure des démons.Thus the Apocalypse recognizes two depths: Hades, the world of the dead (undifferentiated), and the abyss, the demons’ abode.
Dem gestürzten Stern oder Dämon „wird gegeben der Schlüssel zum Brunnen des Abgrunds“.Stellae deiectae sive daemoni “clavis datur putei abyssi.”À l’étoile précipitée, ou démon, « la clef du puits de l’abîme » est donnée.To the fallen star, that is, the demon, “the key of the shaft of the abyss” is given.
Die Vorstellung ist, daß die Hölle im engern Sinne mit der Oberfläche der Erde durch einen Schacht, gleich einem Brunnen, in Verbindung steht (ähnlich 4 Esra 7, 35 Ar.).Ita concipitur infernus sensu strictiore cum superficie terrae per cuniculum, instar putei, coniungi (similiter 4 Esdra 7,35 Ar.).L’idée est que l’enfer, au sens strict, est relié à la surface de la terre par un puits/puits-cage, semblable à un brunnen (cf. 4 Esdras 7,35 Ar.).The conception is that hell, in the stricter sense, is connected with the earth’s surface by a shaft, like a well (similarly 4 Ezra 7:35 Ar.).
Die Cisternen wurden verschlossen.Cisternae claudebantur.Les citernes étaient fermées.The cisterns were closed.
So bekommt der vom Adlerthron gestürzte Nero die „Schlüssel“ über die Hölle, sie zu öffnen und daraus das Höllen-Heer hervorzuführen.Ita Nero, e solio aquilino deiectus, “claves” super infernum accipit, ut illud aperiat atque inde exercitum infernalem educat.Ainsi Néron, précipité de son trône d’aigle, reçoit les « clefs » de l’enfer, pour l’ouvrir et en faire sortir l’armée infernale.Thus Nero, cast down from the eagle-throne, receives the “keys” of hell, to open it and lead forth the infernal host.
Nero wird also Repräsentant des Höllenbeherrschers.Nero igitur fit repraesentans principis inferni.Néron devient ainsi le représentant du maître de l’enfer.Nero thus becomes the representative of the ruler of hell.
v. 2 f. Aus der geöffneten Hölle steigt ein dicker Rauch, und daraus geht hervor ein Heuschreckenschwarm, der ja von ferne gesehen einem „Sonne und Erde verfinsternden Rauch“ gleicht, und dessen plötzliches Aufsteigen nicht von Gottes Höhen, sondern von der Tiefe der Teufelswelt abzuleiten sei.v. 2 sqq. Ex inferno aperto ascendit fumus densus, ex quo procedit examĕn locustarum; quod e longinquo “fumo solem et terram obscuranti” simile est; atque eorum subitus ascensus non ex altitudinibus Dei, sed ex profunditate mundi diabolici derivandus est.v. 2 s. De l’enfer ouvert monte un épais fumée ; et de là surgit un essaim de sauterelles qui, vu de loin, ressemble à un « fumée obscurcissant le soleil et la terre » ; et l’on doit rapporter leur montée soudaine non aux hauteurs de Dieu, mais à la profondeur du monde diabolique.v. 2 ff. From the opened hell a thick smoke rises, and out of it comes forth a swarm of locusts, which, seen from afar, resembles a “smoke darkening the sun and the earth”; and their sudden ascent is to be derived not from God’s heights but from the depth of the devil’s world.
Aus dem Höllenrauch „wurden“ (höllische) Heuschrecken, d. h. je näher man den Rauch betrachtet, desto mehr zeigt er sich als Heuschreckenzug.Ex fumo infernali “factae sunt” (infernales) locustae; id est, quo propius fumus inspicitur, eo magis se ostendit agmen locustarum.De la fumée infernale « devinrent » des sauterelles (infernales) ; c’est-à-dire que plus on observe la fumée de près, plus elle se révèle comme une nuée/colonne de sauterelles.Out of the infernal smoke there “came to be” locusts (infernal); that is, the nearer one looks at the smoke, the more it shows itself as a locust host.
v. 3 f. Es sollen aber nicht eigentliche Heuschrecken verstanden werden: wie alle ägyptischen Plagen hier erneut und gesteigert wiederkehren, so sind diese Heuschrecken höllische Mächte.v. 3 sqq. Non propriae locustae intelligendae sunt: sicut omnes plagae Aegyptiacae hic renovatae et auctae redeunt, ita hae locustae potestates infernales sunt.v. 3 s. Il ne faut pas entendre des sauterelles proprement dites : comme toutes les plaies d’Égypte reviennent ici renouvelées et amplifiées, ces sauterelles sont des puissances infernales.v. 3 ff. But literal locusts are not intended: as all the Egyptian plagues here return renewed and intensified, so these locusts are infernal powers.
Die natürlichen fressen alles Laub ab (Joël 2, 1 ff.), diese aber werden eine Qual für „den Menschen“ selbst; sie stechen „wie der Skorpion“.Naturales omnem frondem depascuntur (Ioel 2,1 sqq.); istae vero fiunt tormentum ipsi homini; pungunt “sicut scorpio.”Les naturelles dévorent toute la verdure (Jl 2,1 s.), mais celles-ci deviennent un tourment pour l’homme lui-même ; elles piquent « comme le scorpion ».The natural ones consume all foliage (Joel 2:1 ff.); but these become a torment to man himself; they sting “like the scorpion.”
Denn es sind ja nur die Abbilder der tödlich verwundenden Parther-Reiter, als Höllen-Heeres.Nam tantum sunt simulacra equitum Parthorum mortiferē vulnerantium, veluti exercitus infernalis.Car ce ne sont que les images des cavaliers parthes qui blessent à mort, comme une armée infernale.For they are only the images of the Parthian horsemen who wound to death, as an infernal host.
Doch sollen sie den Christen, „die das Siegel Gottes an der Stirn tragen“ (c. 7), nichts anhaben.Attamen Christianis, “qui signaculum Dei in fronte portant” (c. 7), nihil nocere debent.Toutefois, ils ne doivent faire aucun mal aux chrétiens « qui portent le sceau de Dieu sur le front » (ch. 7).Yet they are not to harm the Christians “who bear the seal of God on their foreheads” (ch. 7).
Den andern Plagen der Natur (außer der Pest 16, 2) sind auch die Christen als Versuchungen ausgesetzt, dieser nicht (1).Ceteris plagis naturae (praeter pestem 16,2) etiam Christiani, velut tentationibus, exponuntur; huic autem non (1).Aux autres fléaux de la nature (sauf la peste, 16,2), les chrétiens sont eux aussi exposés comme à des tentations ; à celui-ci, non (1).To the other natural plagues (except the pestilence, 16:2), Christians too are exposed, as to temptations; but not to this one (1).
(1) Dieser Umstand, von Düsterdieck anerkannt, muß ihm unerklärlich bleiben (S. 317), da er den Nero, also dessen Parther, fernhalten will. — Aber gleich den Adlern der Cherubim an Gottes Thron zu sehen, verbietet schon der Ausdruck „ein“ Adler, von „dem“ (c. 4) geschilderten verschieden, auch der Standort. Dies sah schon Herder mit andern. Auch Luk. 17, 37; Mt. 24, 28 scheinen — Henoch 90, 2 ff. — die Adler Bild der römischen Weltmacht. Freilich gilt der Adler sonst auch als Bild des verheerend einbrechenden, Beute suchenden Feindes (5. Mos. 28, 49; Hos. 8, 1; Hab. 1, 8). Aber hier ist kein Gedanke an Beute. — „In der Himmels-Höhe“: Luth. scheinbar wörtlicher „mitten durch den Himmel“, doch unrichtig; denn μεσουράνημα ist der Ort, wo die Sonne am Mittag steht, der Zenit.(1) Hic locus, a Düsterdieck agnitus, illi inexplicabilis manet (p. 317), quippe qui Neronem, ideoque Parthos eius, removere velit. — Verumtamen iam ipse sermo “unus” aquila, ab illo (c. 4) descripto diversus, item situs, vetant eum pro cherubinis ad thronum Dei spectari. Hoc iam Herder aliique viderunt. Item Luc. 17,37; Mt. 24,28 — 1 Henoch 90,2 sqq. — videntur aquilas imaginem potestatis Romanae exhibere. Certe alibi aquila valet quoque ut imago hostis vastantis et praedae avidi (Deut. 28,49; Os. 8,1; Hab. 1,8). At hic nulla est cogitatio de praeda. — “In altitudine caeli”: versio Lutheri quasi verbum e verbo “per medium caelum”, at parum recte; nam μεσουράνημα est locus ubi sol meridie stat, zenith.(1) Ce point, reconnu par Düsterdieck, demeure pour lui inexplicable (p. 317), puisqu’il veut écarter Néron, donc ses Parthes. — Mais déjà l’expression « un aigle », différent de « l’ aigle » décrit au ch. 4, ainsi que l’emplacement, interdit de le voir comme les aigles des chérubins au trône de Dieu. Herder l’avait déjà noté, avec d’autres. De même Lc 17,37 ; Mt 24,28 — 1 Hénoc 90,2 sqq. — semblent faire des aigles l’image de la puissance mondiale romaine. Certes, ailleurs l’aigle vaut aussi comme image de l’ennemi dévastateur et avide de butin (Dt 28,49 ; Os 8,1 ; Ha 1,8). Mais ici il n’est pas question de butin. — « Dans la hauteur du ciel » : Luther rend, apparemment à la lettre, « au milieu du ciel », mais à tort ; car μεσουράνημα est le lieu où le soleil se tient à midi, le zénith.(1) This point, acknowledged by Düsterdieck, remains inexplicable to him (p. 317), since he wishes to exclude Nero, and thus his Parthians. — But already the wording “an” eagle, different from “the” one described in ch. 4, and its location, forbids seeing it as the cherubim’s eagles at God’s throne. Herder already observed this, with others. Likewise Luke 17:37; Matt 24:28—1 Enoch 90:2ff.—seem to make the eagles a symbol of Roman world-power. To be sure, elsewhere the eagle also serves as an image of the ravaging, booty-seeking enemy (Deut 28:49; Hos 8:1; Hab 1:8). But here there is no thought of booty. — “In the height of heaven”: Luther renders more “literally” “through the midst of heaven,” but incorrectly; for μεσουράνημα is the place where the sun stands at noon, the zenith.
Denn das stechende, quälende Dämonenheer Neros ist ja nur gegen Rom und die Römerwelt selbst gerichtet (17, 16 f.).Nam exercitus daemonum Neronis pungens ac crucians tantum adversus Romam et orbem Romanum dirigitur (17,16 sqq.).Car l’armée démoniaque de Néron, piquante et torturante, n’est dirigée que contre Rome et le monde romain lui-même (17,16 sqq.).For Nero’s demonic host, which stings and torments, is directed only against Rome and the Roman world itself (17:16f.).
v. 5 f. „Die Stachel gleich Skorpionen“: Sie sollen nicht gerade töten, sondern nur so furchtbar quälen, daß man lieber sterben möchte.v. 5 sq. “Stimuli ut scorpionum”: non occidant, sed tantum adeo excrucient ut homo mortalem finem praeoptet.v. 5 s. « Des dards comme ceux des scorpions » : il ne s’agit pas de tuer, mais seulement de tourmenter si affreusement qu’on préférerait mourir.v. 5f. “Stings like scorpions”: they are not to kill, but only to torment so dreadfully that one would rather die.
„Fünf Monate lang“: Die Heuschrecken erscheinen während der fünf Monate vom Mai an (Bochart, Hieroz. 2, 495). Vielleicht ist auch an die fünf Monate dauernde erste Plage (1. Mos. 7, 24) mit gedacht.“Per quinque menses”: locustae apparent per quinque menses a Maio (Bochart, Hieroz. II, 495). Fortasse etiam respicitur ad primum flagellum quinque mensium (Gen 7,24).« Pendant cinq mois » : les sauterelles paraissent durant les cinq mois à partir de mai (Bochart, Hieroz. II, 495). Peut-être pense-t-on aussi à la première plaie durant cinq mois (Gn 7,24).“For five months”: the locusts appear during the five months beginning with May (Bochart, Hieroz. II, 495). Perhaps there is also an allusion to the first plague lasting five months (Gen 7:24).
v. 7–10. Die Gestalt der Höllentiere. Wie gewöhnlich spricht der Dichter nachträglich näher das aus, was sein Hauptgedanke bei einer Schilderung gewesen ist.vv. 7–10. Forma bestiarum infernarum. Ut solet, poeta postea fusius exprimit quod sententia princeps in descriptione fuerat.vv. 7–10. La forme des bêtes infernales. Comme d’ordinaire, le poète explicite après coup ce qui avait été l’idée directrice de sa description.vv. 7–10. The form of the infernal creatures. As usual, the poet subsequently states more precisely what was the controlling idea of his portrayal.
Die höllischen Heupferde, diese den römischen Menschen bestimmte Plage, sind Abbild von Kriegsrossen. Die Reiter mit Panzern und Lanzen sind mit inbegriffen.Haec infernales locustae—ista plaga homini Romano destinata—imago sunt equorum bellicorum; equites loricati hastisque armati comprehenduntur.Ces Heupferde [terme dialectal: “chevaux de foin”] infernaux — cette plaie destinée à l’homme romain — sont l’image de chevaux de guerre ; les cavaliers cuirassés et armés de lances y sont compris.These infernal grasshoppers—this plague destined for the Roman—are a likeness of war-horses; the armored riders with lances are included.
Dies wird a) v. 7 thematisch ausgesprochen: „Die Gestalten der Heuschrecken gleich Rossen zum Krieg gerüstet“ (Joël 2, 4).Hoc a) v. 7 thematice enuntiatur: “Figurae locustarum similes equis ad bellum instructis” (Ioel 2,4).Cela est dit a) v. 7 de manière thématique : « L’apparence des sauterelles semblable à des chevaux équipés pour la guerre » (Jl 2,4).This is stated a) at v. 7 thematically: “The shapes of the locusts like horses prepared for battle” (Joel 2:4).
Betont ist hier das Gerüstetsein zum Krieg, wie die Parther-Rösser gerüstet werden zum Krieg gegen den Adler-Thron.Hic urgetur paratio ad bellum, sicut equi Parthorum instruuntur ad bellum contra solium aquilae.On souligne ici l’équipement pour la guerre, de même que les chevaux parthes sont équipés pour la guerre contre le trône de l’aigle.Here the emphasis is on being outfitted for war, as the Parthian horses are outfitted for war against the eagle-throne.
b) Das Spezielle v. 7 ff. — „Auf den Köpfen wie goldähnliche Kränze“: Der Kopf des Heupferdes hat Fühlhörner, aber ein zweiter Kopf gleichsam ist die Brustschilderhebung, die grünlich-gelb glänzt.b) Specialius vv. 7 sqq. — “Super capita quasi coronae auro similes”: caput locustae longas habet antennas; at velut alterum caput est eminentia pronoti, quae viridi-flavo nitore nitet.b) Le détail aux vv. 7 sqq. — « Sur leurs têtes comme des couronnes semblables à de l’or » : la tête de la sauterelle a des antennes ; mais comme une seconde tête est le relief du bouclier thoracique (pronotum), qui luit d’un jaune verdâtre.b) The particulars vv. 7ff — “On their heads as it were crowns like gold”: the locust’s head has antennae, but, as it were, a second head is the raised breast-shield (pronotum), which glistens greenish-yellow.
Die Parther-Reiter haben Helme. Und beides vereinigt der Bildner.Equites Parthorum galeas gerunt. Utrumque effictor coniungit.Les cavaliers parthes portent des casques. Et l’auteur réunit les deux.The Parthian horsemen wear helmets. And the framer combines both.
„Ihre Angesichter wie Menschenangesicht“: Der Heuschrecken-kopf hat eine schwache Ähnlichkeit mit dem menschlichen Profil (Züllig, Düsterd.).“Vultus eorum ut vultus hominum”: caput locustae tenuem quandam similitudinem cum facie humana praeseferre (Züllig, Düsterdieck).« Leurs visages comme des visages d’hommes » : la tête de la sauterelle présente une faible ressemblance avec le profil humain (Züllig, Düsterdieck).“Their faces like human faces”: the locust’s head bears a slight resemblance to the human profile (Züllig, Düsterdieck).
Aber diese dämonischen Heupferde schließen auch die Reiter darauf in sich.At haec daemonica Heupferde etiam ipsos superinsidentes equites in se complectuntur.Mais ces Heupferde démoniaques incluent aussi en eux les cavaliers qui les montent.But these demonic Heupferde likewise include within themselves the riders mounted upon them.
Sonst hätte die besondere Hervorhebung keinen Sinn! (2)Alioquin haec peculiaris emphasis sensu careret ! (2)Sinon, cette mise en relief particulière n’aurait aucun sens ! (2)Otherwise this special emphasis would have no meaning! (2)
(2) Düst., S. 321, will etwas „besonders Ungeheures“ im Menschengesicht sehen? (2) Düsterdieck, p. 321, aliquid “praecipue horrendum” in hoc vultu humano videre vult? (2) Düsterdieck, p. 321, veut-il voir quelque chose de « particulièrement monstrueux » dans ce visage humain ? (2) Düsterdieck, p. 321, wishes to see something “especially monstrous” in this human face?
„Ihre Haare gleich Weiberhaaren“: Ein arabisches Sprichwort (von Niebuhr, bei De Wette mitgeteilt) vergleicht die langen Fühlhörner des Heupferdes mit dem langen Haar der Jungfrau.“Capilli eorum sicut capilli mulierum”: proverbium Arabicum (a Niebuhr relatum, apud De Wette) longas antennas locustae cum longis capillis virginis comparat.« Leurs cheveux comme des cheveux de femmes » : un proverbe arabe (rapporté par Niebuhr, cité par De Wette) compare les longues antennes de la sauterelle aux longs cheveux d’une jeune fille.“Their hair like women’s hair”: an Arabic proverb (reported by Niebuhr, noted by De Wette) compares the locust’s long antennae to a maiden’s long hair.
Die besondere Erwähnung ist Hervorhebung, also Hinweis auf den Haarwuchs von Kriegern.Haec mentio peculiaris est emphasis, proinde allusio ad comam bellatorum.Cette mention particulière est une mise en relief, donc une indication de la chevelure des guerriers.This particular mention is an emphasis, hence a hint at the hair of warriors.
Die Heupferde sind auch so Kriegs-Pferde.Ita Heupferde quoque equi bellici sunt.Les Heupferde sont ainsi des chevaux de guerre.Thus the Heupferde are war-horses as well.
„Ihre Zähne wie Löwenzähne“: Die Heupferde fressen fürchterlich, wie die Löwen (Joël 1, 6).“Dentes eorum sicut dentes leonum”: Heupferde atrociter rodunt, ut leones (Ioel 1,6).« Leurs dents comme des dents de lions » : les Heupferde dévorent terriblement, comme les lions (Jl 1,6).“Their teeth like lions’ teeth”: the Heupferde devour fearfully, like lions (Joel 1:6).
Die Parther aber fraßen noch viel mehr, wo sie hinkamen.At Parthi multo magis, quocumque veniebant, depraedabantur.Mais les Parthes pillaient bien davantage partout où ils passaient.But the Parthians plundered far more wherever they came.
„Ihre Brustschilde wie eiserne Brustschilde“: Thorakes, Panzer. (3)“Thoraces eorum sicut thoraces ferrei”: thoraces, loricae. (3)« Leurs cuirasses comme des cuirasses de fer » : thorakes, cuirasses. (3)“Their breastplates like iron breastplates”: thorakes, armour. (3)
(3) Auch diese Andeutung des „Kriegsheeres“ muß Düst. S. 322 unerklärt lassen. Joël 2, 5 sagt: „sie sprengen einher, wie Wagen rasseln“. — Der nachbildende Dichter hört ihr Getöse als das des Kriegsheeres, als Gerassel von Wagen und von Reitern. — „Schweife gleich Skorpionen und Stacheln in ihren Schweifen“: So die ältesten Texte, so A. Der Heuschreckenschweif ist hier zu stechendem Stachel abgebildet. Denn ein Roß schlägt rücklings aus, hier dämonisch wie mit einem Stachel, zur Qual wie von Skorpionbiß. Vgl. v. 19.(3) Haec quoque indicatio “exercitus bellici” apud Düsterdieck p. 322 inexplicata manet. Ioel 2,5: “prosiliunt, sicut currus stridunt.” — Poeta imitator audit fragorem eorum ut fragorem exercitus, crepitum curruum et equitum. — “Caudae instar scorpionum et aculei in caudis eorum”: ita antiquissimi codices, ita A. Cauda locustae hic in aculeum pungentem efficta est. Nam equus retrorsum calcitrat; hic daemoniace quasi aculeo, ad cruciatum velut ictu scorpionis. Cf. v. 19.(3) Cette indication de « l’armée de guerre » demeure elle aussi inexpliquée chez Düsterdieck, p. 322. Jl 2,5 : « ils bondissent, comme grondent les chars ». — Le poète imitateur entend leur vacarme comme celui d’une armée, cliquetis de chars et de cavaliers. — « Des queues semblables à des scorpions, et des dards dans leurs queues » : ainsi les plus anciens témoins, ainsi A. La queue de la sauterelle est ici figurée en aiguillon piquant. Car un cheval rue en arrière ; ici, démoniaquement, comme avec un dard, pour une torture telle qu’un coup de scorpion. Cf. v. 19.(3) This indication of a “war-host” likewise remains unexplained by Düsterdieck (p. 322). Joel 2:5: “they dash forward, as the chariots rattle.” — The imitative poet hears their din as that of an army, the clatter of chariots and horsemen. — “Tails like scorpions, and stings in their tails”: so the oldest witnesses, so A. The locust’s tail is here pictured as a piercing sting. For a horse kicks backward; here, demonically, as with a sting, for torment like a scorpion’s strike. Cf. v. 19.
Das Heupferd hat einen Brustschild, das auch unsere Naturgeschichte „Panzer“, Thorax, nennt.Locusta scutum pectoris habet, quod scientia naturalis quoque “Panzer”, id est thoracem, appellat.La sauterelle possède un bouclier thoracique, que notre histoire naturelle appelle aussi « panzer », c’est-à-dire thorax.The locust has a breast-shield, which our natural history also calls a “panzer,” i.e., the thorax.
Aber das von dem Teufel (Nero) geführte Heupferd-Heer hat in seinen Reitern den eisernen Panzer.At exercitus Heupferde a diabolo (Nerone) ductus in suis equitibus loricam ferream habet.Mais l’armée des Heupferde conduite par le diable (Néron) a, en ses cavaliers, la cuirasse de fer.But the Heupferde-host led by the Devil (Nero) has, in its riders, the iron breastplate.
„Der Laut ihrer Flügel wie viele Kriegs-Roßwagen“: Schon Joël 2, 5 sagt: „sie sprengen einher, wie die Wagen rasseln“.“Sonus alarum eorum velut multi currus bellici”: iam Ioel 2,5 dicit: “prosiliunt, sicut currus stridunt.”« Le bruit de leurs ailes comme de nombreux chars de guerre » : Jl 2,5 dit déjà : « ils bondissent, comme grondent les chars ».“The sound of their wings like many war-chariots”: Joel 2:5 already says: “they dash forward, as the chariots rattle.”
Der nachbildende Dichter hört ihr Getöse als das des Kriegsheeres, als Gerassel von Wagen und von Reitern.Poeta imitator strepitum eorum audit ut strepitum exercitus, crepitum curruum et equitum.Le poète imitateur entend leur vacarme comme celui d’une armée, cliquetis de chars et de cavaliers.The imitative poet hears their din as that of an army, the rattle of chariots and horsemen.
„Schweife gleich Skorpionen und Stacheln in ihren Schweifen“: So die ältesten Texte, so A. Der Heuschreckenschweif ist hier zu stechendem Stachel abgebildet. Denn ein Roß schlägt rücklings aus, hier dämonisch wie mit einem Stachel, zur Qual wie von Skorpionbiß. Vgl. v. 19.“Caudae instar scorpionum et aculei in caudis eorum”: ita vetustissimi codices, ita A. Cauda locustae hic in aculeum pungentem effingitur. Nam equus retrorsum calcitrat; hic daemoniace quasi aculeo, ad cruciatum velut ictu scorpionis. Cf. v. 19.« Des queues semblables à des scorpions, et des dards dans leurs queues » : ainsi les plus anciens témoins, ainsi A. La queue de la sauterelle est ici figurée en aiguillon piquant. Car un cheval rue en arrière ; ici, démoniaquement, comme avec un dard, pour une torture comme d’une piqûre de scorpion. Cf. v. 19.“Tails like scorpions, and stings in their tails”: so the oldest texts, so A. The locust’s tail is here depicted as a piercing sting. For a horse kicks backward; here, demonically, as with a sting, for torment like a scorpion’s bite. Cf. v. 19.
v. 11. Der Heerführer des Höllenheeres heißt „Verderber“.v. 11. Dux exercitus infernalis “Perditor” appellatur.v. 11. Le chef de l’armée infernale s’appelle « le Destructeur ».v. 11. The commander of the infernal host is called “the Destroyer.”
Derselbe, der im 5. Zeichen gestürzt die Macht über den Höllengrund bekommt, derselbe ist auch geworden der Heerführer des höllischen Heupferd- oder Parther-Heeres.Idem, qui signo quinto deiectus potestatem super abyssum accipit, idem etiam factus est dux exercitus infernalis locustarum sive Parthorum.Le même, qui, renversé au cinquième signe, reçoit le pouvoir sur l’abîme, est aussi devenu le chef de l’armée infernale des « sauterelles » ou des Parthes.The same one who, cast down at the fifth sign, receives power over the abyss has also become the leader of the infernal locust- or Parthian-host.
Natürlich, daß man seit 1800 in dem Antichristen gleich Apollyon den Napoleon gesucht hat.Haud mirum est quod ab anno 1800 in Antichristo, nempe Apollyone, Napoleonem quaesiverint.Il est naturel que, depuis 1800, on ait cherché en l’Antichrist — à savoir Apollyon — Napoléon.Naturally, since 1800 people have looked for Napoleon in the Antichrist—namely in Apollyon.
Napoleon aber scheint vielmehr zu heißen Neapolitanus: „Neustädtler“. Vgl. Napoli, gleich Neapolis. — Mit Grund hat man von jeher gesehen, daß der „Verderber“ (Abaddon, Apollyon) der Antichrist dieses Buches selbst ist, ein Teufel, der an der Stelle des Teufels die Macht hat über den „Abgrund“, so über das daraus aufsteigende Rom, das er bekämpft.At “Napoleon” potius videri potest significare Neapolitanus: “novi-oppidanus”. Confer Napoli = Neapolis. — Iuste iam pridem visum est “Perditorem” (Abaddon, Apollyon) ipsum esse huius libri Antichristum, daemonem qui loco Satanae potestatem habet super “abyssum”, atque ita super Romam inde emergentem, quam oppugnat.Mais « Napoléon » semble plutôt signifier Neapolitanus : « homme de la ville nouvelle ». Cf. Napoli = Neapolis. — À bon droit on a toujours vu que le « Destructeur » (Abaddon, Apollyon) est l’Antichrist même de ce livre, un démon qui, à la place du diable, détient le pouvoir sur « l’abîme », et ainsi sur Rome qui en surgit, qu’il combat.But “Napoleon” seems rather to mean Neapolitanus: “new-townsman.” Cf. Napoli = Neapolis. — With good reason it has long been seen that the “Destroyer” (Abaddon, Apollyon) is the very Antichrist of this book, a demon who, in Satan’s stead, holds power over the “abyss,” and thus over Rome rising from it, which he assails.
„Abaddon“: der Verderber ist für das frühere Hebräertum (Hiob 26, 6; 28, 22) gleich dem Scheol, dem Grab. Hier ist er gleich dem Antichristen, der die ganze Heidenwelt ins Grab bringt.“Abaddon”: perditor apud antiquos Hebraeos (Iob 26,6; 28,22) idem ac Sheol, sepulcrum. Hic vero idem est ac Antichristus, qui universum gentilium orbem in sepulcrum adigit.« Abaddon » : le destructeur est, pour l’ancienne pensée hébraïque (Job 26,6 ; 28,22), équivalent au Shéol, la tombe. Ici, il est l’Antichrist, qui précipite tout le monde païen au tombeau.“Abaddon”: the Destroyer is, for early Hebraism (Job 26:6; 28:22), the same as Sheol, the grave. Here he is the Antichrist, who brings the whole heathen world to the grave.
„Apollyon“: der Verderber. Im griechischen A. T. ist Abaddon als Grab gleich apoleia, d. h. das Verderben.“Apollyon”: perditor. In Graeco Vetere Testamento Abaddon, ut “sepulcrum,” respondet vocabulo apóleia, id est pernicies.« Apollyon » : le destructeur. Dans l’AT grec, Abaddon, en tant que « tombe », correspond à apóleia, c’est-à-dire la perdition.“Apollyon”: the Destroyer. In the Greek OT, Abaddon, as “the grave,” equals apóleia, that is, perdition.
Unser Dichter gibt nach seiner persönlichen Deutung Apollyon, „der“ Verderber.Poeta noster, pro sua interpretatione, dat Apollyon, “Perditorem.”Notre poète, selon son interprétation personnelle, donne « Apollyon », « le Destructeur ».Our author, according to his personal interpretation, gives “Apollyon,” “the Destroyer.”
Er will durch die Übersetzung betonen, daß in diesem Führer des Höllen-Heeres der Antichrist selbst verstanden sei. Aber zugleich will er erinnern (für 13,18 vorbereitend), daß alle seine nomina propria sowohl hebräisch als griechisch zu denken seien.Per versionem vult urgere Antichristum ipsum in hoc duce exercitus infernalis intelligi; simul admonet (ad 13,18 praeparans) omnia eius nomina propria et Hebraice et Graece esse cogitanda.Par cette traduction, il veut souligner que c’est l’Antichrist lui-même qui est entendu dans ce chef de l’armée infernale ; et, en même temps (préparant 13,18), il rappelle que tous ses nomina propria doivent se concevoir à la fois en hébreu et en grec.By the translation he wishes to stress that in this leader of the infernal host the Antichrist himself is meant; and at the same time (preparing for 13:18) he reminds us that all his nomina propria are to be thought both in Hebrew and in Greek.
Das 2. Wehe, der 6. Posaune, v. 12–21.Secundum vae, tuba sexta, vv. 12–21.Le deuxième malheur, à la sixième trompette, vv. 12–21.The second woe, at the sixth trumpet, vv. 12–21.
Das Nahen des höllischen Reiterheeres.Accessus exercitus equitum infernalium.L’approche de la cavalerie infernale.The approach of the infernal cavalry.
v. 12. „Das erste Wehe ist dahin“: Nero und der Beginn seiner höllischen Kriegsrüstung ist dahin.v. 12. “Primum vae abiit”: Nero et initium belli apparatus infernalis eius transierunt.v. 12. « Le premier malheur est passé » : Néron et le début de son armement infernal sont passés.v. 12. “The first woe is past”: Nero and the beginning of his infernal war-equipment are past.
„Es folgt noch — zwei Wehe“: Es folgt nach Nero nur noch eine Zahl von zwei Kaisern (Galba, der jetzt noch besteht, und der noch nicht vorhandene Siebente), damit ein doppeltes Wehe, so aber die Erfüllung.“Adhuc sequuntur — duo vae”: post Neronem superest numerus duorum imperatorum (Galba, qui nunc adhuc est, et septimus adhuc non exsistens); ita duplex vae, atque sic adimpletio.« Il en vient encore — deux malheurs » : après Néron ne suivent plus que deux empereurs (Galba, qui règne encore, et le septième, pas encore présent) ; d’où un double malheur, et ainsi l’accomplissement.“There still follow — two woes”: after Nero there remains only a number of two emperors (Galba, who still is, and the seventh, not yet present); hence a double woe, and thus the fulfillment.

1866. Michael Paget Baxter

  • Michael Paget Baxter (1834–1910), diacre anglican ordonné, surnommé le prophète Baxter, époux d'Elisabeth Baxter, passa sa vie à annoncer le retour imminent du Christ, sans crainte de donner à plusieurs reprises une nouvelle date de son retour. Il fonda de plus à Londres le Christian Herald qui eut aussi une édition américaine.
  • Pour Baxter, le roi des sauterelles, Apollyon, ne peut être que Napoléon. Le N de Napoléon est une abréviation du mot grec ναί, naï, “oui”, ce qui lui paraît prouver que “Napoléon” est “le véritable Apollyon”.
  • Michael Paget Baxter, Forty coming wonders during about the final 10 or 12 years preceding the end of this age, in fulfilment of the prophecies of Daniel and Revelation, etc., Londres, Christian Herald Office, 1866, pp. 318-330 (“Twenty-fifth Wonder”), spéc. p. 319 note 1. — Nombreuses rééditions en Angleterre et aux États-Unis.
anglais (1866)latin (2025)français (2025)
Several hundred year-day expositors, agree that the fifth trumpet in its year-day fulfilment describes the Saracen woe, that is, the invasion and overunning of the eastern Roman Empire by the Saracens, from about 636 A.D. for 150 years, that is about 1255 years before the End.Aliquot centum interpretes regulae dies-pro-anno consentiunt tubam quintam, secundum hanc rationem, describere calamitatem Saracenorum — id est incursionem atque occupationem Imperii Romani Orientalis a Saracenis — ab circiter anno 636 p.C. per annos CL, hoc est circiter MCCLV annos ante Finem.Plusieurs centaines d’exégètes adeptes de la règle « jour-pour-l’année » conviennent que la cinquième trompette, dans un tel calcul, décrit le fléau sarrasin — c’est-à-dire l’invasion et le débordement de l’Empire romain d’Orient par les Sarrasins — à partir d’environ 636 apr. J.-C. pendant 150 ans, soit environ 1 255 ans avant la Fin.
Therefore in the literal-day fulfilment, it will correspondingly begin about 1255 days before the end, and about three years and eight and a half months after the covenant.Quare, in adimpletione diei litteralis, eadem res incipiet circiter MCCLV dies ante finem, id est circiter tres annos et octo menses cum dimidio post foedus. Par conséquent, dans un accomplissement au jour littéral, cela commencera de manière correspondante environ 1 255 jours avant la fin, c’est-à-dire environ trois ans et huit mois et demi après l’alliance.
But the smoke from the pit began about 606, or fifty years earlier; therefore in the literal-day fulfilment will be fifty days earlier.At vero fumus e puteo circa annum 606 coepit, id est quinquaginta annis maturius; quapropter in adimpletione diei litteralis quinquaginta diebus maturius erit.Mais la fumée provenant du puits commença vers 606, soit cinquante ans plus tôt ; par conséquent, dans l’accomplissement au jour littéral, ce sera cinquante jours plus tôt.

  • “Trumpet 5. Plague of Demons, like Scorpion Locusts, for Five Months. — Rev. IX. 1-11.”.

Nécrologie (1910)

anglais (1910)latin (2025)français (2025)
“PROPHET” BAXTER DEAD.PROPHETA BAXTER MORTUUS.Mort du « prophète » Baxter.
Anglican Clergyman who repeatedly Predicted End of the World.Clericus Anglicanus qui saepius finem mundi praedixit.Ecclésiastique anglican qui a maintes fois prédit la fin du monde.
The death occurred at Highbury, London, of the Rev. Michael P. Baxter, better known as “Prophet” Baxter, the founder of the “Christian Herald,” and the prophet of the end of the world.Obitus accidit Highbury, Londinii, Rev. Michaelis P. Baxter, magis noti ut « Propheta Baxter », conditoris “Christian Herald”, atque vaticinatoris finis mundi.Le décès est survenu à Highbury, Londres, du rév. Michael P. Baxter, plus connu sous le nom de « prophète Baxter », fondateur du Christian Herald, et prophète de la fin du monde.
“Prophet” Baxter, who was seventy-six-years of age, was a member of the Church of England, though he never attained to any higher position than that of curate, a post which he held for some years in Canada.« Propheta » Baxter, annorum septuaginta sex, membrum Ecclesiae Anglicanae fuit, quamquam ad dignitatem altiorem quam vicarii numquam evasit; hoc munus per aliquot annos in Canada gessit.Le « prophète » Baxter, âgé de soixante-seize ans, était membre de l’Église d’Angleterre, bien qu’il n’ait jamais atteint de poste plus élevé que celui de vicaire, charge qu’il occupa plusieurs années au Canada.
On his return to England many years ago he began the work of prophecy by which he attained to a certain celebrity.Multis abhinc annis, in Angliam reversus, opus vaticinationis exorsus est quo quandam celebritatem consecutus est.À son retour en Angleterre, il y a de nombreuses années, il entreprit l’œuvre de prophétie qui lui valut une certaine célébrité.
His small booklets, profusely illustrated with mystic hieroglyphic pictures of the imminent fate of the world, were distributed in large numbers about the country until a few years ago.Opuscula eius parva, imaginibus mysticis quasi hieroglyphicis de fato mundi imminenti affatim ornata, per patriam in magno numero distributa sunt usque ad paucos abhinc annos.Ses petits livrets, abondamment illustrés d’images hiéroglyphiques mystiques sur le sort imminent du monde, furent distribués en grand nombre dans le pays jusqu’à il y a quelques années.
The prophet sought to prove that the end of the world was at hand by his own particular interpretations of the Books of Daniel and the Revelations.Propheta per suas peculiares interpretationes librorum Danielis et Apocalypsis demonstrare conatus est finem mundi adesse.Le prophète cherchait à prouver que la fin du monde était proche par ses interprétations particulières des livres de Daniel et de l’Apocalypse.
His prophecies dealt largely with the White Horse of Famine and the Red Horse of War.Vaticinia eius praecipue versabantur circa equum album famis et equum rubrum belli.Ses prophéties traitaient surtout du Cheval blanc de la famine et du Cheval rouge de la guerre.
He identified the Beast of the Revelations with various members of the Bonaparte family, and had fixed many dates for Armageddon and the last day of this world on which, as he showed in many lurid illustrations, the chosen would ascend to heaven.Bestiam Apocalypsis cum variis domus Bonapartianae membris idem fecit, et multas dies statuerat pro Armageddon ac extremo huius mundi die, quo—ut in multis imaginibus luridis ostendebat—electi in caelum ascenderent.Il identifiait la Bête de l’Apocalypse à divers membres de la famille Bonaparte, et avait fixé de nombreuses dates pour Armageddon et le dernier jour de ce monde, jour où — comme il le montrait dans de nombreuses illustrations sensationnalistes — les élus monteraient au ciel.
Another favourite illustration in his literature was that of a crowd of people with the number 666 marked on their hands and foreheads, and the pages of his books were plentifully besprinkled with pictures and vague references to the antichrist.Altera imago usitatissima in scriptis eius erat turba hominum numero 666 in manibus et frontibus inscripto; paginae librorum eius refertae erant imaginibus et obscuris mentionibus de antichristo.Une autre illustration favorite de sa littérature représentait une foule portant le numéro 666 sur les mains et le front ; et les pages de ses livres étaient largement émaillées d’images et d’allusions vagues à l’antichrist.
As each “end of the world” day passed in peace the prophet would explain his mistake and fix another; he was never disconcerted. His latest fixture placed the last day between 1929 and 1931.Quotidie “finis mundi” tranquille praeterito, propheta errorem suum explicabat atque alium terminum constituebat; numquam perturbabatur. Novissimus terminus diem ultimum inter annos 1929 et 1931 collocavit.Chaque « jour de fin du monde » s’écoulant dans la paix, le prophète expliquait son erreur et en fixait un autre ; il ne se laissait jamais démonter. Son dernier rendez-vous plaçait le jour final entre 1929 et 1931.

1867. Charles de Mézamat de Lisle

  • Jean-Pierre-Adolphe-Charles de Mézamat de Lisle (1824-1902), alias Charles de Lisle, né et mort à Castelsarrasin (Tarn et Garonne), d'une famille comtale établie en ce lieu depuis la fin du Moyen-Âge et prétendant descendre d'un compagnon de Jeanne d'Arc, marié le 28 février 1870 à Toulouse avec Marie-Aline-Eudoxie de Calmels d'Artensac, poète, généalogiste et historien local.
  • Charles de Lisle, L'Apocalypse expliquée par Ch. de Lisle (VII+184 p.), Toulouse, Delboy, 1867,

pp. 55-58

français (1867)latin (2025)anglais (2025)
2. Et elle ouvrit le puits de l'abîme, et il s'éleva du puits une fumée comme celle d'une grande fournaise, et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits.2. Et aperuit puteum abyssi, et ascendit de puteo fumus quasi ex fornace magna, et obscuratus est sol et aer fumo putei.2. And he opened the pit of the abyss, and smoke went up out of the pit like the smoke of a great furnace, and the sun and the air were darkened by the smoke of the pit.
L'abîme, comme nous le verrons au chapitre 20, avait été fermé à clef et scellé par un Ange, après le triomphe définitif du Christianisme sur les peuples barbares à la fin du VIIe siècle.Abyssus, ut cap. XX videbimus, clave clausa et sigillo obsignata fuerat ab Angelo, post triumphum definitivum Christianismi de populis barbaris ad finem saeculi VII.The abyss, as we shall see in chapter 20, had been locked and sealed by an Angel after the definitive triumph of Christianity over the barbarian peoples at the end of the seventh century.
L'étoile dont le Prophète voit ici la chute, a le pouvoir d'en ouvrir le puits, d'où sort, non pas le dragon qui a été enchaîné pour mille ans, mais une fumée épaisse, symbole de l'erreur, qui offusque l'air et le soleil, c'est-à-dire le sens commun et la religion de Jésus-Christ.Stella cuius casum Propheta hic videt, potestatem habet puteum aperiendi; unde non draco per mille annos vinctus egreditur, sed fumus densus, erroris symbolum, qui aerem ac solem offuscat, id est sensum communem et religionem Iesu Christi.The star whose fall the Prophet sees here has the power to open the pit; and from it there issues, not the dragon who has been bound for a thousand years, but a thick smoke—the symbol of error—which darkens the air and the sun, that is, common sense and the religion of Jesus Christ.
A ces traits, il est facile de reconnaître Luther, le moine apostat, et son œuvre.His notis facile agnoscitur Lutherus, monachus apostata, eiusque opus.By these marks it is easy to recognize Luther, the apostate monk, and his work.
Ce qui caractérise en effet la Réforme de Luther, ce n'est pas tant l'altération du dogme, c'est l'obscurcissement du ciel intellectuel et le trouble qu'elle a apporté dans toute l'économie de la religion révélée, par la substitution du libre examen au principe d'autorité.Quod enim Lutheranae Reformationis proprium est, non tam dogmatis depravatio quam caeli intellectualis obscuratio atque perturbatio totius oeconomiae religionis revelatae, per substitutionem liberi examinis loco principii auctoritatis.For what characterizes Luther’s Reformation is not so much an alteration of dogma as a darkening of the intellectual firmament and the disorder brought into the whole economy of revealed religion by substituting private judgment for the principle of authority.
D'après cette doctrine, il ne pouvait plus y avoir ni symbole , ni concile, ni culte, ni Église.Ex hac doctrina neque symbolum neque concilium neque cultus neque Ecclesia amplius esse poterant.According to this doctrine there could no longer be a creed, nor a council, nor worship, nor a Church.
Chacun était appelé à formuler sa croyance sur le texte de l'Évangile et d'après l'inspiration de l'Esprit saint.Unusquisque vocabatur ad fidem suam effingendam ex textu Evangelii atque secundum inspirationem Spiritus Sancti.Each person was called to formulate his belief on the text of the Gospel and according to the inspiration of the Holy Spirit.
3. Et de la fumée du puits sortirent des sauterelles qui se répandirent sur la terre, et il leur fut donné un pouvoir semblable à celui qu'ont les scorpions de la terre.3. Et de fumo putei exierunt locustae in terram; et data est illis potestas, sicut habent potestatem scorpiones terrae.3. And out of the smoke came locusts upon the earth; and power was given to them like the power of the scorpions of the earth.
Ces sauterelles, sorties de la fumée du puits, ne sont autres que les systèmes philosophiques modernes nés de la raison indépendante et contenus en germe dans le protestantisme.Hae locustae, e fumo putei egressae, nihil aliud sunt quam systemata philosophica moderna, ex ratione independenti orta et in Protestantismo in semine contenta.These locusts issuing from the smoke of the pit are none other than the modern philosophical systems born of independent reason and present in germ within Protestantism.
Ils se sont répandus sur la terre, c'est-à-dire au sein de l'Église qu'ils n'ont cessé de désoler jusqu'à nos jours.Per terram diffusa sunt, id est in sinu Ecclesiae, quam usque in hodiernum diem desolare non cessaverunt.They spread over the earth—that is, within the Church—which they have never ceased to lay waste down to our own day.
4. Et il leur fut ordonné de ne point nuire à l'herbe de la terre, ni à tout ce qui était vert, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n'auraient pas le signe de Dieu sur le front.4. Et praeceptum est illis ne laederent fenum terrae, neque omne viride, neque omnem arborem, nisi tantum homines, qui non habent signum Dei in frontibus suis.4. And it was commanded them that they should not hurt the grass of the earth, nor any green thing, nor any tree, but only those men who do not have the seal of God on their foreheads.
La philosophie, telle qu'elle a été comprise par les disciples de Locke et de Spinosa n'a, quoi qu'on en dise, jamais trouvé accès dans une âme véritablement chrétienne.Philosophia, prout a discipulis Lockii et Spinozae intellecta est, quantumvis dicatur, numquam ingressum invenit in animam vere christianam.Philosophy, as understood by the disciples of Locke and Spinoza, whatever may be said, has never found entry into a truly Christian soul.
La raison humaine, d'après l'enseignement catholique, doit toujours prendre dans ses recherches la foi pour guide; sans cette précaution, au lieu de trouver la vérité, elle s'égarera tristement.Ratio humana, iuxta doctrinam catholicam, in investigationibus suis fidem ducem semper sumere debet; qua cautione omissa, pro veritate reperienda misere aberrabit.Human reason, according to Catholic teaching, must always take faith as its guide in its inquiries; without this precaution, instead of finding the truth, it will sadly go astray.
5. Et il leur fut ordonné non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois, et la souffrance qu'elles causent est semblable à celle du scorpion quand il pique l'homme.5. Et praeceptum est illis non ut occiderent eos, sed ut vexarent per quinque menses; et dolor quem inferunt similis est scorpioni cum pungit hominem.5. And it was commanded them not to kill them, but to torment them for five months; and the suffering they cause is like that of a scorpion when it stings a man.
Les systèmes philosophiques nés de l'autorité de la raison individuelle, n'ont commencé à régner pleinement que dans la seconde moitié du XVIIe siècle.Systemata philosophica ex auctoritate rationis singularis orta nonnisi in altera parte saeculi XVII plene regnare coeperunt.The philosophical systems born of the authority of individual reason only began fully to reign in the second half of the seventeenth century.
Nous les avons vus finir vers 1830 avec Hégel, Cousin, Jouffroy. Ils ont par conséquent duré cent cinquante ans environ, ou cinq mois d'années.Circa 1830 cum Hegelio, Cousino, Joffredo desiisse vidimus; quapropter circiter centum quinquaginta annos, id est quinque menses annorum, duraverunt.We saw them end around 1830 with Hegel, Cousin, and Jouffroy; they therefore lasted about one hundred and fifty years, that is, five months of years.
La blessure envenimée qu'ils ont produite dans les âmes, comparée avec raison à celle du scorpion, est le doute.Vulnus veneno infectum quod in animis fecerunt, iure cum scorpionis comparatum, est dubitatio.The poisoned wound they produced in souls, rightly compared to that of the scorpion, is doubt.
Le dernier mot de toute philosophie sera toujours le “Que sais-je!” de Montaigne.Ultimum verbum cuiuslibet philosophiae erit semper Montanii Quid scio?.The last word of every philosophy will always be Montaigne’s What do I know?.
Le pyrrhonisme est le vrai, a dit Pascal…, Dieu est-il ou n'est-il pas? La raison n'y peut rien déterminer.Pyrrhonismus verus est, inquit Pascal; Deus estne an non est? Ratio nihil ibi potest determinare.Pyrrhonism is the truth, said Pascal… Is God, or is He not? Reason can determine nothing there.
La philosophie, a dit un autre, est l'odyssée de l'esprit, merveilleusement déçu, qui se fuit en se cherchant lui- même.Philosophia, ait alius, est Odyssea animi, mirifice delusi, qui se ipsum, dum quaerit, fugit.Philosophy, said another, is the odyssey of the mind, marvellously disillusioned, which flees itself while seeking itself.
Il faut bien l'avouer, a dit un éclectique contemporain, la philosophie, pour un quelconque des problèmes qu'elle agite, est aussi peu avancée de nos jours que du temps d'Aristote.Fateri sane oportet, inquit quidam eclecticus hodiernus, philosophiam, quoad quemlibet ex quaestionibus quas agit, haud plus hodie progressam esse quam temporibus Aristotelis.It must be frankly admitted, said a contemporary eclectic, that philosophy, as to any one of the problems it debates, is no further advanced today than in Aristotle’s time.
Tout est énigme et mystère, écrit Hume, le doute, l'incertitude, voilà le seul fruit de nos plus exactes recherches.Omnia aenigma et mysterium, scribit Hume; dubitatio, incertitudo—hic est unicus fructus exactissimarum investigationum nostrarum.Everything is riddle and mystery, writes Hume; doubt, uncertainty—this is the only fruit of our most exact researches.
Ce fruit amer de la pensée libre fait son tourment.Hic amarus liberae cogitationis fructus tormentum ipsius efficit.This bitter fruit of free thought becomes its torment.
Elle se débat en vain sous l'aiguillon acéré qui est entré en elle et qui la blesse.Frustra se luctatur sub aculeo acuto qui in eam intravit eamque vulnerat.It struggles in vain beneath the sharp sting that has entered it and wounds it.
Rien ne saurait lui rendre la paix, car le besoin de croire est inhérent à l'homme.Nihil pacem ei restituere potest, cum homini insitum sit credere.Nothing can restore peace to it, for the need to believe is inherent in man.
Alors de sombres préoccupations, la tristesse, le dégoût de la vie l'assiègent.Tum graves sollicitudines, tristitia, taedium vitae eam obsident.Then dark anxieties, sadness, and disgust for life besiege it.
Le monde est à ses yeux un mystère pénible.Mundus oculis eius arduum ac molestum mysterium est.The world appears to it as a painful mystery.
“Voulez-vous que je vous dise ce que c'est que le monde ?” écrivait Lamennais dans ses derniers jours, “L'ombre de ce qui n'est pas, un son qui vient de nulle part et qui n'a pas d'écho : un ricanement de Satan dans le vide. Ô Dieu ! il y a des temps où la pensée tue l'homme, et l'un de ces temps est venu pour nous. C'est ici, vraiment l'ère de la grande tentation.”« Visne ut tibi dicam quid sit mundus? » Lamennais extremis diebus suis scripsit: « Umbra eius quod non est, sonus e nusquam veniente nec ullum resonans echo; cachinnus Satanae in vacuo. O Deus! sunt tempora quibus cogitatio hominem occidit, et unum ex his temporibus nobis advenit. Hic vere aetas magnae tentationis est. »“Do you want me to tell you what the world is?” wrote Lamennais in his last days: “The shadow of what is not, a sound that comes from nowhere and has no echo; a sneer of Satan in the void. O God! there are times when thought kills a man, and one of those times has come for us. This is truly the era of the great temptation.”
Et encore : “Lorsqu'on a vu la vie, ce qui la remplit (s'il y a quelque chose dans ce vide), avec quel travail, avec quelles douleurs, il faut traîner sans relâche, à travers les rochers, les sables arides, les marais, ce char de fer auquel vous attache une destinée inexorable ; ce n'est pas finir qui paraît terrible, c'est commencer.” (Œuvres posthumes.)Et rursus: « Cum vitam aspexeris, quidquid eam implet (si quid in hoc vacuo est), quibus laboribus quibusque doloribus sine intermissione trahendum sit, per scopulos, per arenas aridas, per paludes, illum currum ferreum cui te inexorabilis sors alligat; non finire terribile videtur, sed incipere. » (Opera posthuma.)And again: “When one has seen life, whatever fills it (if there is anything in this void), with what toil and what pains one must unceasingly drag, across rocks, arid sands, and marshes, that iron chariot to which an inexorable destiny binds you; it is not ending that seems terrible, but beginning.” (Posthumous Works.)
6. En ces jours, les hommes chercheront la mort et ils ne la trouveront pas, ils désireront mourir, et la mort les fuira.6. In diebus illis homines mortem quaerent et non invenient; mori desiderabunt, et mors ab eis fugiet.6. In those days men will seek death and will not find it; they will desire to die, and death will flee from them.
Ces lamentables paroles sont la peinture fidèle de l'état moral et de la situation d'esprit des générations modernes depuis cent ans.Hae voces lugubres fideliter depingunt statum moralem atque condicionem animi generationum recentiorum per centum annos.These lamentable words faithfully depict the moral condition and state of mind of modern generations for the past hundred years.
Pour s'en convaincre, il suffit de jeter un coup d'œil dans la curieuse galerie de portraits que nous ont léguée nos peintres célèbres : Rousseau, Chateaubriand, Sénancour, Ramond, de Vigny, George Sand, Gœthe, Byron, Shelley, Foscolo, etc.Ad hoc comprobandum satis est oculum conicere in curiosam imaginum tabulam quam nobis reliquerunt pictores celeberrimi: Rousseau, Chateaubriand, Sénancour, Ramond, de Vigny, George Sand, Goethe, Byron, Shelley, Foscolo, etc.To be convinced of this, it suffices to glance at the curious gallery of portraits bequeathed to us by our celebrated painters: Rousseau, Chateaubriand, Sénancour, Ramond, de Vigny, George Sand, Goethe, Byron, Shelley, Foscolo, etc.
La mélancolie n'a pas été dans notre époque, comme on pourrait le croire, le triste privilège de quelques organisations, de quelques âmes.Melancholia hoc tempore, ut quis putare posset, non fuit triste privilegium paucarum indolum aut animarum.In our age melancholy has not been, as one might suppose, the sad prerogative of a few temperaments or a few souls.
Même les mieux douées, les plus éprises de la vie et du plaisir, l'ont connue à certaines heures, cette fièvre du désenchantement et du désespoir.Etiam optime dotati, vitae ac voluptatis studiosissimi, hoc morbo—defectionis ac desperationis quasi febri—certis horis affecti sunt.Even the best endowed, the most enamoured of life and pleasure, have known it at certain hours—this fever of disenchantment and despair.
Le monde est à ses yeux un mystère pénible.Orbis terrarum oculis eius grave quoddam mysterium est.To his eyes the world is a grievous mystery.
Le favori de la muse païenne, le chantre de la Blanche Nérée (1) lui-même lui a payé tribut:Dēliciae Musae gentilis, cantor Nereidis candidae (1), ipse quoque huic tributum solvit:The darling of the pagan Muse, the singer of Blanche Nérée (1), himself paid it tribute:
Souvent, las d'être esclave et de boire la lieSaepe, taesus servitutis et faecem bibere,Often, weary of being a slave and of drinking the dregs,
De ce calice amer qu'on appelle la vie,ex hoc calice amaro, quem vitam vocant,of that bitter chalice that is called life,
Las du mépris des sots, qui suit la pauvreté,taesus contemptus stultorum, qui paupertatem comitatur,weary of the scorn of fools, which follows poverty,
Je regarde la tombe, asile souhaité.sepulcrum intueor, perfugium optatum.I look toward the grave, a longed-for refuge.
Je souris à la mort volontaire et prochaine;voluntariae ac propinquae morti subrideo; I smile at voluntary and near death;
Je me prie en pleurant d'oser briser ma chaîne, etc.me ipsum lacrimans oro, ut ausim vincula mea frangere, etc.weeping, I urge myself to dare to break my chain, etc.
(1) André Chénier (1762-1794) (1) Andreas Chénier (1762-1794)(1) André Chénier (1762-1794)

1870. Henri Kienlen

  • Henri Guillaume Kienlen (1813-1876), en allemand Heinrich Wilhelm Kienlen, en latin Henricus Guilelmus Kielen, pasteur luthérien à Colmar (Haut-Rhin), auteur de plusieurs ouvrages de théologie en français, allemand et latin. Il se présente lui-même, du point de vue exégétique, comme un continuateur de l'école de Schleiermacher et de Néander, et en opposition avec celle de Ferdinand Christian Baur autrement dit de Tübingen. L'Apocalypse a été écrite selon très peu de temps après 70, dans l'attente d'une fin du monde imminente qui n'a pas eu lieu.
  • Henri Kienlen, Commentaire historique et critique sur l'Apocalypse de Jean, par H. Kienlen, docteur en théologie (111 p.), Paris, Veuve Berger-Levrault et fils, 1870, pp. 45-46.
français (1870)latin (2025)anglais (2025)
La cinquième et la sixième trompette vont nous faire connaître ces deux malheurs: ce sont deux armées qui exerceront leurs ravages parmi les hommes; l'une est infernale, l'autre terrestre; la première fera naître des tourments spirituels, la seconde causera des malheurs temporels.Quinta et sexta tuba duo illa mala nobis ostendent: duae enim sunt acies quae inter homines saeviam exercent; altera infernalis, altera terrestris; prior cruciatus spiritus pariet, altera calamitates temporales afferet.The fifth and sixth trumpets will reveal to us these two woes: for they are two armies that will wreak devastation among men; one is infernal, the other earthly; the first will produce spiritual torments, the second will cause temporal miseries.
IX, 1-12. Au signal donné par la cinquième trompette amenant le premier οὐαὶ, Jean voit une étoile qui est tombée du ciel sur la terre.Ad signo dato a quinta tuba primum οὐαί afferente, Ioannes stellam videt e caelo in terram lapsam.At the signal given by the fifth trumpet, bringing the first ouai, John sees a star that has fallen from heaven to the earth.
Cette fois-ci l'étoile est un symbole.Hoc autem loco stella symbolum est.This time the star is a symbol.
Le verbe est au participe parfait, πεπτωκότα. Verbum est in participio perfecto, πεπτωκότα. The verb is in the perfect participle, πεπτωκότα.
S'il était au présent, il s'agirait d'un événement prochain; s'il était même à l'aoriste, on pourrait encore dire que ce temps remplace le présent; mais le parfait marque une action complétement achevée et l'étoile tombée ne peut être que Satan, l'ange déchu dès le commencement. Si in praesenti esset, de re mox futura ageretur; si etiam in aoristo esset, dici adhuc posset illum tempus pro praesenti adhiberi; perfectum autem actionem omnino absolutam significat, atque stella lapsa non alius esse potest nisi Satanas, angelus ab initio lapsus. If it were in the present, it would concern an event about to occur; if it were even in the aorist, one might still say that this tense can replace the present; but the perfect denotes a completely finished action, and the fallen star can be none other than Satan, the angel fallen from the beginning.
On lui prête la clef de l'abîme (ἀβύσσος), séjour des démons, c'est-à-dire on lui donne la permission de l'ouvrir et il en fait sortir, sous la forme de sauterelles, celte plaie commune de la Palestine, les démons mêmes. Ei datur clavis abyssi (ἀβύσσος), habitaculi daemonum, id est potestas eam aperiendi; atque ex ea producit, specie locustarum — illa peste Palaestinae vulgatissima — ipsos daemones. He is given the key of the abyss (ἀβύσσος), the dwelling place of demons—that is, he is granted permission to open it; and from it he brings forth, in the form of locusts, that common plague of Palestine, the demons themselves.
Leur rapidité est marquée par leur ressemblance avec les chevaux de bataille, leur rang par les couronnes qu'elles portent, leur force par leurs dents semblables aux dents du lion, par leurs poitrines d'airain et par leurs ailes puissantes, leur malice par leurs queues de scorpion, leur intelligence, enfin, par leurs figures humaines.Celeritas earum declarat similitudinem equorum bellicorum; ordo, coronis quas gestant; vis, dentibus instar leonum, pectoribus aeneis, alis validis; malitia, caudis scorpiaceis; denique prudentia, vultibus humanis praeditis.Their swiftness is indicated by their likeness to war-horses; their rank by the crowns they bear; their strength by their lion-like teeth, their brazen breasts, and their powerful wings; their malice by their scorpion tails; and finally their intelligence by their human faces.
Elles ressemblent à des femmes et non à des hommes, d'abord parce que le mot ἀκρίδες est féminin, ensuite parce qu'une femme qui a “le diable au corps” est sept fois pire qu'un homme, ce que la sagesse populaire proclame très-bien en mettant le diable lui-même sous la férule de sa “grand'mère”.Feminis, non viris, similes describuntur: primo quia vox ἀκρίδες genere feminino est; deinde quod, ut vulgo dicitur, mulier “daemonio correpta” septies peior viro esse solet, adeo ut ipsa sapientia popularis daemonem ipsum sub disciplina “aviae” eius ponere videatur.They are described as resembling women rather than men: first because the word ἀκρίδες is feminine; and secondly because, as popular wisdom says, a woman “possessed by the devil” is seven times worse than a man—so much so that folklore even places the devil himself under the rod of his own “grandmother.”
Ces sauterelles ne s'attaquent pas aux plantes, mais aux hommes, et, parmi eux, exclusivement à ceux qui n'ont pas le sceau divin sur leur front, c'est-à-dire aux juifs incrédules qui ont rejeté le Messie.Hae locustae non herbis, sed hominibus insiliunt, atque inter eos solos feriunt qui sigillo divino in fronte carent, id est Iudaeos incredulos qui Messiam repudiaverunt.These locusts do not attack plants but men, and among them only those who lack the divine seal upon their foreheads—that is, the unbelieving Jews who rejected the Messiah.
Elles les tourmentent sans les tuer, mais au point de leur faire désirer vainement la mort.Illos cruciant nec occidunt, ad tantum tamen ut mortem frustra desiderent.They torment them without killing them, yet to such a degree that they long for death in vain.
Qui ne voit que ce tourment, comparé à la blessure faite par le scorpion, n'est autre que le remords, le remords sans repentir, le remords de Judas !Quis non videt hoc tormentum, cum vulnere a scorpione comparatum, nihil aliud esse quam remordium, remordium sine paenitentia, remordium Judæ?Who does not see that this torment, compared to the wound inflicted by the scorpion, is nothing other than remorse—remorse without repentance, the remorse of Judas?
Cette plaie dure cinq mois, tout simplement parce que les dévastations des sauterelles véritables, τῆς γῆς, v. 3, s'exercent ordinairement pendant un pareil espace de temps.Haec plaga quinque menses durat, eo simpliciter quod vastationes verarum locustarum, τῆς γῆς (v. 3), hoc fere temporis spatio exerceri soleant.This plague lasts five months, quite simply because the devastations caused by real locusts, τῆς γῆς (v. 3), ordinarily extend over such a period.
Elles ont un roi, celui-là même qui est l'étoile, ἄγγελος τῆς ἀβύσσου. Il porte le nom hébreu Ἀβαδδών, אבדדון, Job, XXVI, 6, en parallélisme avec שְׁאוֹל, ibid., XXVIII, 22, avec מָוֶת ; on traduit ce mot en grec par ἀπολλύων, en le personnifiant par le masculin.Regem habent, ipsum qui est stella, angelus abyssi (ἄγγελος τῆς ἀβύσσου). Nomen gerit Hebraicum Ἀβαδδών, אֲבַדּוֹן, Iob XXVI, 6, in parallelo cum שְׁאוֹל, ibid. XXVIII, 22, cum מָוֶת; quod vocabulum Graece redditur ἀπολλύων, in masculinum personificatum.They have a king—none other than the star itself, the angel of the abyss (ἄγγελος τῆς ἀβύσσου). He bears the Hebrew name Abaddon, אֲבַדּוֹן (Job 26:6), in parallel with Sheol (28:22) and Death; this word is rendered in Greek as Apollyon, personified in the masculine.

1871. Johann Peter Lange

latinfrançaisenglish
Johannes Petrus Lange natus est anno 1802 in Sonthofen (in ditione Rhenano-Bavaria), obiit autem 1884 Bonnæ. Theologus protestanticus, exegeta, poeta et doctor sacrarum litterarum fuit, cuius opera saeculo XIX magnam auctoritatem in commentariis biblicis habuerunt. In Academia Bonnensi cathedram theologiae systematicae obtinuit.Johann Peter Lange (né en 1802 à Sonthofen en Bavière rhénane, mort en 1884 à Bonn) fut un théologien protestant, exégète, poète et professeur d’Écriture sainte dont les travaux exercèrent une grande influence sur les commentaires bibliques du XIXᵉ siècle. Il occupa la chaire de théologie systématique à l’Université de Bonn.Johann Peter Lange (born in 1802 at Sonthofen, Rhenish Bavaria; died 1884 in Bonn) was a Protestant theologian, exegete, poet, and professor of Holy Scripture. His works exerted strong influence on nineteenth-century Biblical commentary. He held the chair of Systematic Theology at the University of Bonn.
Opera eius praecipua sunt “Biblischer Kommentar über das Alte und Neue Testament” (Bielefeld et Lipsiae, 1861–1880), opus encyclopaedicum quod sub eius directione editum est, et quod “Lange’s Commentary” Anglice notissimum factum est.Son œuvre principale est le vaste « Biblischer Kommentar über das Alte und Neue Testament » (Bielefeld et Leipzig, 1861–1880), entreprise encyclopédique dirigée par lui, connue en anglais sous le nom de « Lange’s Commentary ».His chief work was the vast “Biblischer Kommentar über das Alte und Neue Testament” (Bielefeld and Leipzig, 1861–1880), an encyclopedic project under his general editorship, known in English as “Lange’s Commentary”.
In hoc opere commentarium composuit in Apocalypsin Ioannis, ubi interpretationem allegoricam, historicam et psychologicam conjunxit, inter rationalismum et mysticismum mediam viam quaerens.Dans cet ouvrage, il rédigea le commentaire sur l’Apocalypse de Jean, où il combina interprétation allégorique, historique et psychologique, cherchant une voie médiane entre le rationalisme et le mysticisme.In this work he authored the commentary on the Revelation of John, combining allegorical, historical, and psychological interpretation, seeking a middle way between rationalism and mysticism.
Stylo imaginativo et theologia speculativa, Lange saepe conatus est nexum instituere inter revelationem biblicam et progressum spiritualem generis humani.D’un style imagé et d’une théologie spéculative, Lange s’efforça souvent d’établir un lien entre la révélation biblique et le développement spirituel de l’humanité.With imaginative style and speculative theology, Lange sought to relate Biblical revelation to the spiritual evolution of humanity.
Versio Anglica commentarii eius in Apocalypsin, a E. R. Craven curata (New York, 1874), textum Latinum Germanicumque fideliter reddit et notas doctrinales addit.La traduction anglaise de son commentaire sur l’Apocalypse, réalisée par E. R. Craven (New York, 1874), reproduit fidèlement le texte allemand et y ajoute des notes doctrinales.The English translation of his Revelation commentary, edited by E. R. Craven (New York, 1874), reproduces the German text faithfully and adds doctrinal notes.
  • Johann Peter Lange, Die Offenbarung des Johannes. Theologisch-homiletisch bearbeitet von J. P. Lange, Consistorialrath, Dr. u.obentl. Professor des Theol. in Bonn (VIII+304 p.), Bielefeld et Leipzig, Velhagen et et Klasing,, 1871, pp. 137-139.
  • John Peter Lange, The Revelation of John. Expounded by John Peter Lange, D.D., Professor of Theology in the University of Bonn. Translated from the German by Evelina Moore. Enlarged and edited by E. R. Craven, D.D., Pastor of the Third Presbyterian Church at Netwark, N.J. Together with a Double Alphabetical Index to all the Ten Volumes of the New Testament by John H. Woods, A.M. (VII+446+45 p.), New York, Charles Scribner's Sons, 1874, pp. 198-199.
  • Johann Peter Lange, Die Offenbarung des Johannes. Theologisch-homiletisch bearbeitet von J. P. Lange, Oberconsistorialrath, Dr. u.obentl. Professor des Theol. in Bonn. Zweite durchgesehene und verbesserte Auflage (XII+298 p.), Bielefeld et Leipzig, Velhagen et et Klasing, 1878, pp. 136-138.
allemand (1871)anglais (1874)latin (2025)français (2025)
Die fünfte Posaune.Fifth Trumpet-blast.Tuba quinta.La cinquième trompette.
Wieder fällt ein Stern vom Himmel auf die Erde, oder vielmehr, er ist schon gefallen, als Johannes ihn sieht.Again a star falls from Heaven upon the earth, or, rather, it has already fallen when John sees it.Iterum stella de caelo in terram cadit; immo, iam cecidit, cum eam Ioannes videt.De nouveau, une étoile tombe du ciel sur la terre ; ou plutôt, elle est déjà tombée lorsque Jean la voit.
Wenn der vorige fallende Stern der Geist aller fleischlichen Leichtfertigkeit war, so folgt ihm ganz natürlich der Geist der dämonischen Finsternis, das zweite Janusgesicht der allgemeinen geistigen Verderbnisse in christlicher und besonders in neuerer Zeit.If the previous falling star was the genius of all carnal levity, it is followed quite naturally by the genius of demonic gloom, the second Janus-face of the more general spiritual corruptions in Christian and, especially, modern times.Si stella antea lapsa genius omnis carnalis levitatis fuit, ei naturaliter succedit genius tenebrarum daemonicarum, altera facies Ianuae corruptionum spiritalium latius patentium, in ecclesia christiana praesertim temporibus recentioribus.Si l’étoile précédemment tombée représentait le génie de la légèreté charnelle, il est suivi tout naturellement par le génie de la morosité démoniaque, la seconde face de Janus des corruptions spirituelles générales, dans le christianisme et surtout dans les temps modernes.
Dieser Stern erhält den Schlüssel zum Schlunde des Abgrundes.This star receives the key to the pit of the abyss.Haec stella clavem accipit putei abyssi.Cette étoile reçoit la clef du puits de l’abîme.
Der Abgrund ist, ohne Zweifel, nicht gleichbedeutend mit dem Scheol oder dem Reiche der Toten im allgemeinen Sinne dieses Wortes; aber er ist auch nicht dasselbe wie die Gehenna im vollen Sinne, als identisch mit dem Feuersee.The abyss is, undoubtedly, not equivalent to Sheol, or the realm of the dead, in the general sense of that term ; but neither is it the same as Gehenna, in the full sense of that word as identical with the lake of fire.Abyssus profecto non idem est ac inferi in sensu generali, nec tamen eadem ac Gehenna in pleno sensu, quae cum lacu ignis identificatur.L’abîme n’est assurément pas équivalent au Shéol, le séjour des morts au sens général ; mais il n’est pas non plus identique à la Géhenne, au sens plein de ce terme, comme synonyme du lac de feu.
Er ist vielmehr das höllenartige oder dämonische Gebiet des Reiches der entleibten und ungeistlichen Geister – eine Region der Qual, auf der einen Seite vom helleren Teil des Scheol, auf der andern von der Gehenna begrenzt.It is the hell-like or demonic region of the realm of disembodied and unembodied spirits—a region of torment, bounded on the one side by the brighter portion of Sheol and on the other by Gehenna.Est potius regio infernalis seu daemonica regni spirituum corpore carentium, locus cruciatus, ab una parte parte lucidiore Sheol, ab altera Gehenna terminatus.C’est plutôt la région infernale ou démoniaque du domaine des esprits désincarnés, un lieu de tourment, borné d’un côté par la partie plus lumineuse du Shéol, de l’autre par la Géhenne.
[Siehe Exkurs über Hades, p. 364 ff. – E. R. C.][See Excursus on Hades, p. 364 sqq.—E. R. C.][Vide Excursum de Inferis, p. 364 sqq.—E. R. C.][Voir l’Excursus sur l’Hadès, p. 364 sq.—E. R. C.]
Es heißt, Kap. 17, 8, daß das Tier aus dem Abgrund aufsteigt und ins Verderben geht; Kap. 20, 3, daß Satan in den Abgrund geworfen wird; nach dem letzten Aufstand aber wird auch er in den Feuersee geworfen, wohin das Tier und der falsche Prophet schon verbannt worden sind.It is declared, ch. xvii. 8, that the Beast ascends out of the abyss and goes into ἀπώλειαν; ch. xx. 3, Satan is cast into the abyss; after the final revolt, however, he also is cast into the lake of fire, to which the Beast and the false Prophet have previously been banished.Dicitur Apoc. 17, 8 bestiam de abysso ascendere et in ἀπώλειαν ire; cap. 20, 3 Satanam in abyssum mitti; sed post ultimam defectionem etiam ipse in lacum ignis projicitur, quo bestia et pseudopropheta iam damnati sunt.Il est dit en Apoc. 17, 8 que la Bête monte de l’abîme et s’en va vers l'ἀπώλεια (la perdition) ; en 20, 3 que Satan est jeté dans l’abîme ; mais, après la révolte finale, lui aussi est précipité dans le lac de feu, où la Bête et le faux Prophète avaient été bannis auparavant.
In der vorliegenden Stelle wird derselbe dämonische Bereich erwähnt, der 2 Petr. 2, 4 durch ein Zeitwort mittelbar als „Tartarus“ bezeichnet ist.In the present passage, mention is made of the same demon-region which, 2 Pet. ii. 4, is, through the medium of a verb, indirectly designated as Tartarus.In hoc loco memoratur eadem regio daemonum quae 2 Pet. 2, 4 per verbum tartarizari indirecte designatur.Dans ce passage, il est fait mention du même domaine démoniaque que 2 Pierre 2, 4 désigne indirectement par le verbe tartariser sous le nom de Tartare.
Die Grube des Abgrundes ist offenbar der Verbindungskanal, durch welchen das Gebiet der quälenden Dämonen mit der Erde und dem Menschenleben in Verkehr steht.The pit of the abyss is manifestly the connecting channel by means of which the region of tormenting demons holds communication with the earth and with human life.Puteus abyssi est manifeste canalis connectens, per quem regio daemonum cruciatuum commercium cum terra atque vita humana tenet.Le puits de l’abîme est manifestement le canal de communication par lequel la région des démons tourmenteurs entretient un rapport avec la terre et la vie humaine.
Er entspricht der teilweisen Verschließung des Himmels.It corresponds with the partial closure of Heaven.Huic respondet coeli pars clausura, quae partim impedit revelationem supernam.Il correspond à la fermeture partielle du ciel.
Nicht der ganze Himmel ist geschlossen; nicht der ganze Abgrund ist über die Menschenwelt losgelassen; aber der Verbindungskanal zwischen Erde und Abgrund wird jetzt in ganz neuer Weise geöffnet.Not all of Heaven is closed; not all of the abyss is let loose upon the human world, but the connecting channel between earth and the abyss is now, in a mode entirely new, thrown open.Non totus coelum clausum est, nec tota abyssus in mundum humanum effusa est; sed canalis ille inter terram et abyssum nunc modo prorsus novo aperitur.Tout le ciel n’est pas fermé ; tout l’abîme n’est pas déchaîné sur le monde humain ; mais le canal de communication entre la terre et l’abîme s’ouvre maintenant d’une manière entièrement nouvelle.
Wie die Offenbarung des Himmels sich in das Gebiet des menschlichen Geisteslebens hinein erstreckt, so ist es auch mit der Grube des Abgrundes : sie öffnet sich in den dämonischen Tiefen des menschlichen Seelenlebens selbst, durch eine dämonische Sympathie mit den Geistern des Abgrundes.As the revelation of Heaven, on its side, extends into the human world of spirit, so it is also with the pit of the abyss: it is opened in the demonic depths of the human psychical life itself through a demonic sympathy with the spirits of the abyss.Quemadmodum revelatio coeli in mundum humanum spiritualem se extendit, ita quoque fit de puteo abyssi: is in profundis daemonicae vitae animae humanae aperitur, per sympathiam daemonicam cum spiritibus abyssi.De même que la révélation du ciel s’étend jusque dans le monde spirituel humain, ainsi en est-il du puits de l’abîme : il s’ouvre dans les profondeurs démoniaques de la vie psychique humaine, par une sympathie démoniaque avec les esprits de l’abîme.
Der Geist einer gottentfremdeten Schwermut ist der Stern, der den Schlund öffnet; der Schlüssel in seiner Hand ist die Hoffnungslosigkeit, die allgemeinere Form der Verzweiflung.The genius of a God-estranged gloom is the star that opens the pit; the key in his hand is hopelessness, the more general form of despair.Genius tristitiae a Deo alienae est stella quae puteum aperit; clavis in eius manu est desperatio, generalior forma desperationis.Le génie d’une mélancolie séparée de Dieu est l’étoile qui ouvre le puits ; la clef qu’il tient en main est le désespoir, forme générale de la déréliction.
Wie die Öffnung des finsteren, dämonischen Totenreiches unten mit der Verdunkelung des Evangeliums oben begann, so ist es nicht erst in der neueren Welt, daß ein Geist der Schwermut in die Christenheit gedrungen ist.As the opening of the gloomy demonic death-realm below began with the darkening of the Gospel above, it is not in the modern world alone that a spirit of gloom has pressed into the Christian world.Quemadmodum apertio regni mortis demoniaci inferius coepit a caligine Evangelii superne, ita non in solis temporibus recentioribus spiritus tristitiae in Christianitatem intravit.De même que l’ouverture du ténébreux royaume des morts en bas commença avec l’obscurcissement de l’Évangile en haut, ainsi ce n’est pas seulement dans le monde moderne qu’un esprit de morosité a pénétré dans la chrétienté.
Vielmehr ist der Ursprung der düsteren, abgründigen Stimmungen in der Christenheit im Lande des Totenkultus, des Grabkultus zu suchen — in Ägypten.Rather, the origin of the sombre abysmal moods in Christendom is to be found in the land of the cultus of the dead, the cultus of graves—in Egypt.Immo origo tenebrosarum affectionum abyssalium in Christianitate in terra cultus mortuorum, cultus sepulcrorum, reperienda est — in Aegypto.C’est plutôt dans le pays du culte des morts, le culte des tombeaux — en Égypte — qu’il faut chercher l’origine des sombres dispositions abyssales dans la chrétienté.
Auch während des ganzen Mittelalters muß man zwischen dem Mönchsgewand, das alle christlichen Bünde annahmen, und dem spezifischen Geist des Mönchtums in seiner dunklen Gestalt unterscheiden.Again, during the whole of the Middle Ages we must distinguish between the monk’s garb, assumed by all Christian confederations, and the specific spirit of monkery in its dark form.Item per totum medium aevum distinguendum est inter habitum monachicum, quem societates christianae sumpserunt, et ipsum spiritum monachismi in forma sua obscura.De même, durant tout le Moyen Âge, il faut distinguer entre l’habit monastique, adopté par toutes les confréries chrétiennes, et l’esprit propre du monachisme dans sa forme sombre.
Im Laufe der Zeit hat sich letzterer immer dunkler gestaltet, bis er in der neueren Welt sein anderes, weltliches Extrem berührt.In the course of time the latter has continually been assuming darker and darker forms, until in the modern world it touches its other and worldly extreme.Decursu temporum hic spiritus semper obscurior factus est, donec in mundo moderno alterum, saeculare extremum attingeret.Au cours du temps, cet esprit a pris des formes de plus en plus sombres, jusqu’à toucher, dans le monde moderne, son extrême opposé, mondain.
Im Wesen jedoch laufen die beiden Extreme der Schwermut beinahe auf dasselbe hinaus ; sie sind verbunden in einer entschiedenen Entfremdung vom Evangelium, von der Innerlichkeit, ebenso wie in einem fanatischen Jagen und Rennen und in völliger Phantastik, sei es in religiöser oder irreligiöser Verkleidung.Substantially, however, the two extremes of gloom amount to about the same thing; they are connected in a decided estrangement from the Gospel, from inwardness, as well as in a fanatical racing and chasing, and in absolute fancifulness, whether in a religious or an irreligious garb.Reapse autem duo ista tristitiae extrema ad idem fere redeunt ; cohaerent in manifesta alienatione ab Evangelio et interioritate, item in fanatico cursu ac phantastica vanitate, sive religiose sive irreligiose induta.Mais au fond, les deux extrêmes de la morosité reviennent presque au même ; ils sont unis dans une rupture décidée avec l’Évangile et avec l’intériorité, aussi bien que dans une agitation fanatique et une fantaisie absolue, sous un costume religieux ou irréligieux.
Das erste Resultat der Öffnung des Schlundes des Abgrundes ist der dick aufsteigende Rauch — geistige Verwirrung, die sich in einem düsteren Spiel der Phantasie zeigt, den Sonnen der Wahrheit und des Bewußtseins und die klare Luft der Aussicht und Hoffnung verdunkelnd.The first result of the opening of the pit of the abyss is the thick-rising smoke—spiritual derangement exhibiting itself in a gloomy play of the fancy, darkening more than ever the sun of truth and consciousness and the clear air of prospect and hope.Primum effectum apertionis putei abyssi est fumus densus ascendens — confusio spiritualis, quae se ostendit in tristi ludo phantasiae, solem veritatis ac conscientiae atque purum aerem spei obscurans.Le premier effet de l’ouverture du puits de l’abîme est une épaisse fumée — un dérèglement spirituel se manifestant dans un jeu sombre de l’imagination, obscurcissant plus que jamais le soleil de la vérité et de la conscience, ainsi que l’air pur de la clarté et de l’espérance.
Dann brechen aus dem Rauch Heuschrecken hervor — dämonische Koboldgestalten, die nicht Gras fressen, wie die Heuschrecken, sondern, wie Skorpione, Menschen stechen.Then locusts break forth out of the smoke;—demonic hobgoblin forms, not eating grass, as do locusts, but, like scorpions, stinging men.Deinde ex fumo exsiliunt locustae — figurae daemonicae phantasticae, non herbam comedentes sicut locustae, sed, ut scorpiones, homines pungentes.Puis des sauterelles sortent de la fumée : des formes démoniaques et fantomatiques, qui ne mangent pas l’herbe comme les sauterelles, mais piquent les hommes comme des scorpions.
Sie haben keine Gewalt über die objektive Region des echten geistlichen Lebens — über das Gras der Seelenweide, die Frische des neuen Lebens, die Bäume Gottes an den Wasserbächen —; ihre Macht ist über jene Menschen, welche das Siegel Gottes nicht an ihren Stirnen tragen.They have no power over the objective region of genuine spiritual life—over the grass of the soul's pasture, the verdure of new life, the trees of God by the rivers of water; their power is over those men who have not the seal of God on their foreheads.Potestatem non habent super regionem obiectivam veri vitae spiritualis — super herbam pascuae animae, viriditatem vitae novae, arbores Dei iuxta flumina aquarum — sed super eos tantum homines, qui signaculum Dei in frontibus suis non habent.Elles n’ont aucun pouvoir sur la région objective de la véritable vie spirituelle — sur l’herbe du pâturage de l’âme, la verdure de la vie nouvelle, les arbres de Dieu le long des rivières d’eau — mais seulement sur les hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
Daraus folgt, daß gute Menschen, Erwachte, Wohlmeinende im weiteren Sinne, ihnen doch ausgesetzt sein können.It is, therefore, manifest that good men, awakened men, well-meaning men, in a more general sense, may be exposed to them.Unde liquet bonos homines, excitatos, benevolos latiore sensu, his tamen affici posse.Il s’ensuit que des hommes bons, éveillés, bien intentionnés, au sens large, peuvent néanmoins être exposés à leur action.
Doch auch jene Menschen, die sie wirklich treffen, können sie nicht unmittelbar töten ; sie haben nur Macht, sie fünf Monate lang zu peinigen — d. h. sie der geistlichen Freiheit zu berauben, die durch die Zahl fünf, durch eine Reihe von kleinen Zeitveränderungen oder Mondphasen, angedeutet ist.Even those men, however, whom they successfully attack, they cannot directly kill; they have power only to torment them five months, i.e., to rob them of spiritual liberty, indicated by the numeral five, through a series of minor changes of time or of the moon.Sed etiam eos, quos afficiunt, directe necare non possunt ; tantum potestatem habent eos quinque mensibus torquendi, id est libertate spirituali privandi, quod per numerum quinarium per mutationes temporum atque lunae minores significatur.Mais même ceux qu’elles atteignent ne peuvent être tués directement ; elles n’ont le pouvoir que de les tourmenter pendant cinq mois, c’est-à-dire de les priver de liberté spirituelle, symbolisée par le nombre cinq, à travers une série de petits changements de temps ou de phases lunaires.
Und in jenen Tagen — in jenen düsteren Tagen der alten und besonders der neuen Verzweiflung — werden die Menschen den Tod suchen und ihn nicht finden ; der Tod wird ihnen entfliehen.And in those days—those gloomy days of ancient and, especially, modern despair—men shall seek death and not find it; death shall even seem to flee before them.Et in illis diebus — illis diebus tristiciae veteris et praesertim recentioris — quaerent homines mortem nec invenient ; etiam mors ab eis fugere videbitur.Et en ces jours-là — ces jours sombres du désespoir ancien et surtout moderne — les hommes chercheront la mort sans la trouver ; la mort semblera même fuir devant eux.
Und welche Reihe von Phantomen, oder bloßen Scheinbildern voller Widersprüche, bilden diese quälenden Geister des neueren Seelenleidens!And what an array of phantoms, or mere semblances full of contradictions, do these tormenting spirits of modern soul-suffering constitute!Quam vero phantasmatum ac simulacrorum inter se pugnantium congeriem efficiunt hi daemones cruciatus aetatis recentioris!Et quelle kyrielle de fantômes — ou de purs simulacres pleins de contradictions — constituent ces esprits de tourment de la souffrance de l’âme moderne !
Die Beschreibung des Textes verkündigt sehr bezeichnend, daß sie nichts als phantastische Luftgebilde sind (s. S. 22).The description of the text very significantly proclaims them to be nothing but fantastical and airy visions (see p. 22).Descriptio textus insigniter declarat haec nihil esse nisi phantasmata aërea et imaginaria (vide p. 22).La description du texte proclame de façon très significative qu’il ne s’agit de rien d’autre que de visions fantastiques et aériennes (voir p. 22).
Die Phantasmagorien bilden sich ab wie Kriegspferde: starke und leidenschaftliche Stimmungen.The phantasmagoria image forth, as war-horses, strong and passionate moods;Phantasmata effinguntur ut equi bellici: animi motus vehementes et ardentes.Les phantasmagories se figurent comme des chevaux de guerre : des dispositions fortes et passionnées.
Sie verwandeln sich zu Häuptern, tragen prächtige königliche Kronen, glänzend wie Gold;they transform themselves into heads, wearing superb and kingly crowns, radiant with the semblance of gold;In capita se transformant, diademata regia praeclara gerentes, auro simillimo micantia;Elles se transforment en têtes, portant des couronnes superbes et royales, rayonnantes comme de l’or ;
dann legen sie ein menschliches Antlitz an und nehmen sogar eine sentimental weiche Haltung an — angedeutet durch das Haar wie von Weibern —,then they put on a humane face, as of man, and even assume a sentimentally soft deportment, indicated by the hair as of women,deinde vultum humanum induunt atque habitum mollem affectatum sumunt — comis quasi muliebribus indicatum,puis elles revêtent un visage humain et prennent même une allure sentimentalement douce — indiquée par une chevelure comme celle des femmes —,
beißen jedoch wie mit Löwenzähnen.whilst yet they bite as though they had lions' teeth.tamen mordent quasi dentes leonum haberent.tout en mordant cependant comme si elles avaient des dents de lion.
Vor allem aber lieben sie es, sich als große kriegerische Phantome zu verkleiden: sie erscheinen als gepanzerte Kriegshaufen;But above all, they love to disguise themselves as grand warlike phantoms; they appear in breast-plated war-hosts;Maxime vero amant se pro magnarum imaginum bellicarum specie ostentare: tanquam catervae thoracatae apparent;Mais par-dessus tout, elles aiment se déguiser en grands fantômes belliqueux : elles se présentent comme des troupes cuirassées ;
ihre Flügel donnern wie Kriegswagen, die zur Schlacht stürmen;their wings thunder like war-chariots charging to the battle;alae earum tonant velut currus belli ad proelium ruentes;leurs ailes tonnent comme des chars de guerre se ruant au combat ;
und mit ihren phantastischen Schrecken verwandeln sie die Welt der christlichen Brüderlichkeit mehr und mehr in ein großes Lagerwesen.and with their fanciful terrors they change the world of Christian brotherhood more and more into a grand complex of camps.atque terroribus phantasticis mundum fraternitatis Christianae magis magisque in magnum complexum castrorum convertunt.et, par leurs terreurs fantaisistes, elles transforment de plus en plus le monde de la fraternité chrétienne en un vaste complexe de camps.
Der giftige Stachel dieser Heuschrecken ist in ihren Schwänzen, die den Schwänzen der Skorpione gleichen — Sinnbilder des bösen Geistes.The venomous sting of these locusts is in their tails, which are like the tails of scorpions, the emblems of the evil spirit.Acerbus harum locustarum aculeus in caudis est, quae caudis scorpiōnum similes sunt — symbola spiritus mali.Le dard venimeux de ces sauterelles est dans leurs queues, semblables à celles des scorpions — emblèmes de l’esprit mauvais.
So liegt auch bei den noch schlimmeren Ungeheuern der sechsten Posaune die Macht nicht nur in ihren Mündern, sondern auch in den Schwänzen.Thus, too, the still worse power of the monsters of the sixth Trumpet lies not only in their mouths, but also in their tails.Ita quoque in monstris sextae tubae vis non solum in oribus, sed etiam in caudis posita est.Ainsi, pour les monstres encore pires de la sixième trompette, la puissance réside non seulement dans leurs bouches, mais aussi dans leurs queues.
Der Sinn ist ohne Zweifel der, daß ihre Wirkungen gegen das Ende hin anwachsen und sich steigern; sie machen sich besonders fühlbar in den Schmerzen und schmerzlichen Folgen der Parteizüge.The meaning of this fact is, doubtless, that their effects increase and intensify toward the end; they make themselves felt particularly in the pains and painful consequences of party-strains.Sensus haud dubie is est ut effectus eorum in finem versus crescant ac augeantur; praesertim se sentiendos praebent in doloribus et dolorosis consequentiis motuum factionum.Le sens en est, sans doute, que leurs effets croissent et s’intensifient vers la fin ; ils se font sentir particulièrement dans les peines et les conséquences douloureuses des mouvements partisans.
Ihre Macht ist jedoch begrenzt, und der Seher führt abermals ihren Termin vor Augen: fünf Monate.Their power is limited, however, and the Seer again brings into view its terminus—five months.Potestas tamen eis limitata est, et vates rursus terminum ostendit: quinque menses.Leur pouvoir est toutefois limité, et le Voyant en rappelle de nouveau le terme : cinq mois.
Diese Qualgeister sind übrigens keine vereinzelten Erscheinungen; sie bilden einen geheimnisvollen Complex, eine Einheit, in welcher einerseits ihre furchtbare Macht, anderseits ihre Beschränkung enthalten ist.These demons of torment are, moreover, not isolated apparitions; they form a mysterious complex, a unity wherein, on the one hand, their fearful power lies, and, on the other, its limitation is contained.Hi daemones cruciatus non sunt apparitiones singulae; constituunt complexum mysteriosum, unitatem in qua simul vis eorum formidabilis et limitatio continetur.Ces démons de tourment ne sont pas des apparitions isolées ; ils forment un complexe mystérieux, une unité où résident à la fois leur puissance redoutable et sa limitation.
Wie der Hades ein einheitliches Reich der Toten bildet, regiert von dem personifizierten Tod; und wie das Reich des Bösen, jenseits dieses Lebens, in Satan concentrirt ist, dessen sichtbares Organ in dieser Welt der Antichrist ist,As Hades constitutes a unitous realm of the dead, governed by Death personified; and as the kingdom of evil, beyond this life, is concentrated in Satan, whose manifest organ in this world is Antichrist,Quemadmodum Hades efficit regnum unicum mortuorum a Morte personata gubernatum; sicut etiam regnum mali ultra hanc vitam in Satana coarctatur, cuius organon manifestum in hoc mundo est Antichristus,De même que l’Hadès forme un royaume unifié des morts, gouverné par la Mort personnifiée ; et comme le royaume du mal, au-delà de cette vie, est concentré en Satan, dont l’organe manifeste en ce monde est l’Antéchrist,
so liegt mitten zwischen Hades und dem Gebiete Satans der Abgrund; auch dieser steht unter der Herrschaft eines Königs, genannt auf Hebräisch Abaddon und auf Griechisch Apollyon — der Verderber.so, in the midst between Hades and the domain of Satan, the Abyss lies; this also is under the rule of a king, called, in Hebrew, Abaddon, and, in Greek, Apollyon—the destroyer, waster.ita medium inter Haden et regionem Satanae iacet abyssus; haec quoque sub regimine regis est, Hebraice Abaddon, Graece Apollyon — perditor ac vastator.ainsi, au milieu entre l’Hadès et le domaine de Satan, se trouve l’Abîme ; lui aussi est sous l’empire d’un roi, appelé en hébreu Abaddon et en grec Apollyon — le destructeur, le dévastateur.
Dieser König ist, gemäß dem ihm eigenen Bereiche und Wirken, der Genius der Verzweiflung, welcher als spezifische Heillosigkeit oder Vernichtung zu betrachten ist.This king, in accordance with the distinct region and operation belonging to him, is the genius of despair, which must be regarded as specific destituteness of good or salvation—specific destruction.Hic rex, iuxta proprium ambitum ac operationem, genius est desperationis, quae velut destitutio boni salutisque, velut perditio specifica aestimanda est.Ce roi, selon le domaine et l’opération qui lui sont propres, est le génie du désespoir, qu’il faut tenir pour une privation spécifique du bien ou du salut — une destruction spécifique.
Die beiden Namen bedeuten ohne Zweifel auch, daß die hebräische Form seiner Seelenverderbung von der griechischen verschieden ist: im ersten Falle erscheint er gewöhnlich in Gestalt dämonischer Besessenheit, im zweiten in der der melancholischen Verrücktheit.The two names doubtless signify, likewise, that the Hebrew form of his spoiling of souls is different from the Greek form; in the one case, he is wont to appear in the form of demonic possession; in the other, in that of melancholy madness.Utraque appellatio haud dubie significat formam hebraicam corruptionis animarum a graeca differre: ibi plerumque ut possessio daemonica apparet, hic ut insania melancholica.Les deux noms signifient sans doute aussi que la forme hébraïque de sa corruption des âmes diffère de la forme grecque : dans le premier cas, il se montre sous la forme d’une possession démoniaque ; dans l’autre, sous celle d’une folie mélancolique.
Nach alledem muß jedoch diese ganze schreckliche Sphäre seelischer Qualen deutlich von den sittlich-dämonischen Plagen unterschieden werden, die beim Schall der sechsten Posaune erscheinen.In view of all this, however, this whole terrible sphere of psychical torments must be clearly distinguished from the ethico-demonic plagues appearing at the sound of the sixth Trumpet.His positis, haec tota horrenda sphaera cruciatuum psychicorum ab plagis ethico-daemonicis, quae ad sonitum sextae tubae apparent, dilucide discernenda est.Cela posé, il faut nettement distinguer toute cette sphère terrible des tourments psychiques des fléaux éthico-démoniaques qui apparaissent au son de la sixième trompette.
Dieses eine Wehe geht vorüber; aber es ist der Vorläufer zweier anderer, die noch schlimmer sind.This one woe passes; but it is the forerunner of two others which are still worse.Hoc unum vae praeterit; sed duorum aliorum, etiam peiorum, est praecursor.Ce premier malheur passe ; mais il est le précurseur de deux autres qui seront encore pires.

1872. Pierre-Jules Lafont-Sentenac

  • Pierre-Jules Lafont-Sentenac, alias Lafont de Sentenac, né le 27 août 1809 au château d'Estaniels commune de Sentenac-de-Sérou (Ariège), ordonné prêtre en 1833 mais se retirant deux ans plus tard dans le château de sa famille, où il meurt le 10 mars 1892 âgé de 83 ans.
  • Pierre-Jules Lafont-Sentenac, Le Plan de l'Apocalypse et la signification des prophéties qu'elle contient, pour avertir les hommes des événements qui, de nos jours à la fin des temps, doivent intéresser l'Église et le monde, par l'abbé Lafont-Sentenac (in-4°, 408 p.), Paris, Adrien Le Clère, 1872. — Nous n'avons pas eu d'accès direct à cet ouvrage (2025) mais nous en reproduisons ci-après de suffisants extraits donnés par Anatole Chauffard.
    • Recension par C. Kraft, Polybiblion 9 (1873) 76-77.
      • Le Plan de l'Apocalypse de M. l'abbé Lafont-Sentenac contient deux choses: l'exposition du plan qu'il découvre dans le livre sacré et l'application des prophéties aux événements. Pour nous faire une idée de la première partie de son travail, représentons-nous, en négligeant quelques points secondaires, un tableau de sept colonnes horizontales et de sept colonnes verticales. Les sept colonnes verticales représentent chacune un des sept âges du monde, c'est-à-dire, le temps qui doit s'écouler depuis la venue de Jésus-Christ jusqu'au jugement général. Chacun de ces sept âges, cinq au moins, se subdivisent en sept périodes, dont la première se trouve à la première colonne horizontale, la seconde à la seconde colonne horizontale, et ainsi de suite. La première colonne horizontale renferme dans ses sept subdivisions les sept Epîtres aux Eglises d'Asie qui ne sont que des allégories prophétiques, la seconde les sept sceaux, la troisième les sept trompettes, etc., comme l'explique non-seulement le livre mais un tableau synoptique qui accompagne l'ouvrage. De sorte que pour avoir la suite des chapitres de l'Apocalypse il faut suivre les colonnes horizontale , mais pour avoir l'ordre chronologique il faut suivre les colonnes verticales et bouleverser ainsi complètement l'ordre dans lequel est écrite la Révélation de saint Jean, en allant à sept reprises différentes, pour chacune des sept séries, des premiers chapitres aux derniers. — Nous ne pouvons suivre l'auteur dans l'application des prophéties aux événements. Donnons seulement les traits généraux. Première série de tableaux (colonnes horizontales): les sept Épîtres: Prophétie des grandeurs et des défaillances du sacerdoce; seconde: les sept Sceaux: Prophétie de la venue du catholicisme et des religions ennemies de l'Église; troisième: les sept Trompettes: Prophétie des luttes de l'Église; quatrième, la Femme et le Dragon: Prophétie de l'Eglise et de Satan se disputant à Rome l'empire de l'Eglise; cinquième, les sept Coupes: Prophétie des vengeances du Seigneur; sixième: les mille ans, ou plutôt les deux mille ans: Prophétie de la durée des temps; septième, la Nouvelle Jérusalem: Description des grandeurs et des bienfaits de l'Église sur la terre. — Seconde série de tableaux (colonnes verticales): les sept âges du monde. Premier âge: Époque des Apôtres; deuxième âge: Époque des Martyrs; troisième âge: Époque de l'élévation de l'Église romaine sur les ruines du paganisme; quatrième âge: La grande époque de l'Église, ou le moyen âge; cinquième âge: Epoque des premiers affaiblissements de l'Église (protestantisme); sixième âge: Époque des grands événements de l'Église (révolution française, fin de l'empire turc); septième âge: Époque des dernières défaillances du sacerdoce; fin du monde. — D'après les calculs de l'auteur, la fin du monde aura lieu l'an 2025 de l'ère chrétienne (p. 220). Il trouve dans l'Apocalypse (XII, 14) une valeur de 1260 jours qu'il prend pour 1260 ans, lesquels, additionnés à 764 ans, date à laquelle Pépin le Bref pose les fondements de la puissance temporelle du Saint-Siège, font 2025 ans pour la durée totale de l'Église et du monde. Afin de prendre les 1260 jours pour autant d'années, il s'appuie sur les paroles du Psaume LXXXIX, 4: “Mille ans sont devant vous, comme le jour d'hier.” Il omet le mot hier, et traduit fort arbitrairement comme s'il y avait: “Un jour vaut mille ans devant vous.” Son calcul est donc sans fondement, ainsi que celui du ch. XX où, contrairement à tous les interprètes, il trouve deux mille ans au lieu de mille, grâce à une traduction fausse: il rend les mille ans du v.3, qu'il faut entendre grammaticalement des mille ans dont il est parlé au v. 2, par autres mille ans. — M. l'abbé Lafont explique le fameux 666 (ch. xm,18) d'une manière nouvelle. Ce sera, selon lui, le chiffre d'ordre et de succession de l'Antéchrist, et comme ce chiffre sera sur ses monnaies, chacun le portera dans sa main (v. 16, p. 247-248). — Ce volume se termine (p. 355-398) par un Dictionnaire fort commode de tous les mots difficiles de l'Apocalypse. — L'exécution typographique laisse à désirer: ainsi Holzhouser [sic] est presque toujours écrit Haulzhauser, prandium est écrit praudium, etc. — Ce livre, malgré des inexactitudes, sera lu avec intérêt et avec fruit, à cause de tout ce qu'il contient de neuf et d'instructif. C. Kraft.
    • Suite: C. Kraft, Polybiblion 13 (1875) 205.
      • M. l’abbé Lafont de Sentenac a fait paraître, il y a environ trois ans, le Plan de l'Apocalypse et la signification des Prophéties quelle contient. On vient de publier à Toulouse, d'après cet ouvrage: des Réflexions sur l'Apocalypse, qui renferment quatre parties: la première expose, sous la forme d’un récit, les principaux événements qui de la venue de Luther à la fin des temps doivent, selon l’auteur, marquer l’existence de l’Église et du monde; la seconde explique les points principaux de l’interprétation; la troisième est formée par le texte même de l’Apocalypse, avec des sommaires explicatifs destinés à en rendre la lecture plus facile et plus intelligible; la quatrième est un tableau synthétique présentant la signification et l’interprétation particulière de chacun des divers groupes de versets de l’Apocalypse et permet­ tant de distinguer ce qui, selon l’interprétation de l’auteur, se rap­porte à chacun des âges de l’Église et est disséminé en divers lieux dans le texte de la prophétie. — Tous les livres sur l’Apocalypse passionnent un certain nombre de lecteurs. On trouve nécessairement dans celui-ci des explications arbitraires, comme dans tous les livres de ce genre qui ont voulu soulever complètement le voile de l’avenir que saint Jean ne nous montre qu’enveloppé d’obscurités. Nous ne pouvons mieux faire d’ailleurs que de répéter ici les paroles autorisées de Mgr l’archevêque de Toulouse: “Le tableau dans lequel vous établissez le parallélisme entre les textes sacrés et les événements de l’histoire est une synthèse remarquable de votre travail. Ce parallélisme est-il toujours aussi certain qu’il est ingénieux? c'est une question sur laquelle je n’ai point à me prononcer…, mais à ne considérer votre œuvre que comme un simple système d’interprétation, elle mérite l’attention parce qu’elle témoigne de la foi et de la science de son auteur.”
    • Notice biobibliographique très détaillée de M.-H. Duclos, Histoire des Ariégeois, tome 6, Paris, Perrin et Cie, 1886, pp. 169-182.
    • Recension tardive signée C. P., Le Télégramme, journal de la démocratie du Midi [Toulouse] 22/6026 (21 mars 1916) 2.
      • L'Apocalypse et les temps actuels
      • On nous écrit de l'Ariège:
      • En 1872 parut un ouvrage: Le Plan de l’Apocalypse et la signification des Prophéties qu’elle contient (in 8° Jésus de 407 pages. Paris, Librairie Adrien Le Clère et Cie, 1872), qui, entre autres flatteuses approbations, valut à son auteur un bref du Saint-Père. Ce travail est le fruit de 20 années de méditation d'un vénérable prêtre ariégeois qui essaya de rompre le sceau de ce livre divin, le plus beau des livres sacrés, a dit Bossuet. “Fidèle à sa solitude pyrénéenne, condamné à une certaine captivé par une santé assez chancelante, qui l'obligea à démissionner deux ans après son ordination, ce moderne interprète des écrits bibliques recueillit ses forces dans sa nouvelle île de Pathmos, ou plutôt dans une oasis formée par les ondulations des montagnes”, nous dit le savant abbé Duclos qui consacra au Plan de l’Apocalypse un très intéressant chapitre dans son Histoire des Ariégeois (tome VI, pp. 169 à 182.).
      • “L’on peut affirmer que l’ouvrage de M. Lafont de Sentenac, écrit-il, est une tentative assez heureuse pour mettra plus à la portée de toutes les intelligences les visions mystérieuses de notre grand apôtre Jean “sombre enthousiaste”, disons plutôt, clairvoyant, sublime. M. de Sentenac a voulu faire sentir qu'il y avait une marche régulière et rationnelle dans l'Apocalypse…… Noua pensons qu'il a réussi dans une certaine mesure, sans nier, d’autre part, la partie hypothétique et arbitraire qui restera toujours au fond de tout système d'interprétation en pareille matière…. La curiosité n’est-elle pas stimulée d’une manière souveraine par la singularité du rôle que l’écrivain de La Bastide-de-Sérou attribue à quatre grandes puissances européennes à la fin des temps? N'y a-t-il point aussi quelque plausibilité autour de ces noms: la France, la Russie, l'Angleterre et l’Empire romain qui reprendrait sa vigueur à la fin des siècles et dans lequel, paraît-il, l'Allemagne et l'Autriche seraient absorbées?” Cela, cependant, sembla très hardi à l'abbé Duclos qui ajouta: “Il est que nous laissons à M. de Sentenac la responsabilité de cette interprétation.”
      • Voyons comment, abordant les temps modernes, l’abbé Lafont de Sentenac, 42 ans avant la guerre actuelle, interprétait le 1er verset du chapitre VII, dont voici la traduction: “Après cela je vis quatre anges qui étaient aux quatre coins de La terre, retenant les quatre vents pour les empêcher de souffler sur la terre, et sur la mer, et sur aucun arbre.” Les 4 anges retenant les 4 vents, écrit l’exégète ariégeois, sont quatre puissances qui se seront entendues pour arrêter encore le vent qui doit souffler La guerre de toute part. Ces quatre anges donneront à l’Eglise et au monde un peu de repos et de paix pendant quelques jours. Mais ces anges, déliés au son de la sixième trompette, commenceront les grandes guerres. LA FRANCE, LA RUSSIE, L’ANGLETERRE ET L'EMPIRE ROMAIN, CROYONS-NOUS, SONT DESIGNES PAR CES QUATRE ANGES. Nous fondons notre opinion sur les quatre Empires de Daniel, les enseignements de l'Apocalypse et l'état actuel des puissances de l'Europe.
      • Allant plus loin dans son interprétation et passant au 6e âge, à l’aurore duquel nous vivons, l’abbé Lafont de Sentenac annonce, dans un avenir plus ou moins éloigné, l'effondrement des deux puissantes nations européennes qui ont rêvé d’asservir le monde.
      • Il dit: Au lieu de cinq grandes puissances qui existent aujourd'hui, l'Apocalypse n'en montre que quatre appelées à régler, vers la fin des temps les destinées du monde. Dans ce grand tremblement de terre, dans ce bouleversement effroyable, dans cette tempête révolutionnaire que nous avons vue à l'ouverture du sixième sceau, quelle est celle des cinq grandes puissances qui aura fait naufrage? NOUS CROYONS QU'IL Y EN AURA DEUX: L’AUTRICHE ET LA PRUSSE.
      • La chute de cas deux orgueilleux empires est annoncée sans ambages. Cette opinion émise en 1872 et, à cette époque, jugée osée par certains, beaucoup maintenant l'acceptent comme une certitude et les événements actuels lui donnent une valeur toute particulière. Qui ne souhaite aujourd'hui, dans l’Univers civilisé, l'écrasement des Austro-Allemands? Qui n’a foi dans le triomphe des Alliés, en cette Victoire finale d'autant plus éclatante qu’elle aura été plus difficilement remportée après es fluctuations inévitables de cette lutte de géants.
      • Il nous a paru intéressant de faire un rapprochement entre la tragique et glorieuse épopée quo nous vivons et les événements prédits il y a près d’un demi-siècle; de mettre en lumière l’intuition de l'auteur de du Plan de l’Apocalypse qui, grâce à son merveilleux discernement, sut nommer la Quadruple Entente lorsque rien encore ne laissait prévoir un tel groupement.
      • C. P.
  • Extraits (donnés par Anatole Chauffard, L'Apocalypse et son interprétation historique, Avignon, Seguin, 1888, tome 1, pp. 55-61.
français (1872)latin (2025)anglais (2025)
Luther ouvre le puits de l'abîme en plaçant l'autorité de la raison individuelle au-dessus de l'autorité de l'Église dans l'interprétation des Écritures.Lutherus puteum abyssi aperuit, cum auctoritatem rationis singularis supra auctoritatem Ecclesiae in interpretandis Scripturis posuit.Luther opened the pit of the abyss when he set the authority of individual reason above that of the Church in interpreting the Scriptures.
De ce principe naissent des sectes sans nombre qui portent le trouble, la désolation et la guerre dans le monde.Ex hoc principio innumerabiles sectae natae sunt, quae turbationem, desolationem et bellum in orbem intulerunt.From this principle arose countless sects that brought confusion, desolation, and war into the world.
L'incrédulité devait être la conséquence du libre examen ; c'est pourquoi on peut dire avec raison que Voltaire était la queue de Luther.Incredulitas erat necessarius effectus liberi examinis; unde recte dici potest Voltarium caudam Lutheri fuisse.Unbelief was the necessary outcome of free inquiry; hence it may rightly be said that Voltaire was the tail of Luther.
Les fausses doctrines du protestantisme et du philosophisme enfantèrent la Révolution, et la Révolution portait dans ses flancs la tempête effroyable qui inonda l'Europe d'un déluge de sang.Falsae doctrinae protestantismi et philosophismi pepererunt Revolutionem, quae in visceribus suis tempestatem horrendam gerebat, quae Europam diluvio sanguinis inundavit.The false doctrines of Protestantism and of rationalist philosophy gave birth to the Revolution, which carried within it the dreadful storm that flooded Europe with a deluge of blood.
L’Apollyon ou l’exterminateur clôt ce premier malheur.Apollyon sive Exterminator hoc primum malum claudit.Apollyon, or the Destroyer, brings this first woe to its close.
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La queue des sauterelles était donc la philosophie incrédule du XVIIIᵉ siècle dont le mot d’ordre était : « Écrasons l’infâme », et qui a cherché à détruire par tous les moyens la religion sainte du Christ.Cauda igitur locustarum erat philosophia incredula saeculi duodevicesimi, cuius vox erat: Crushemus infamem, quae omni modo conata est sanctam Christi religionem evertere.The tail of the locusts, then, was the unbelieving philosophy of the eighteenth century, whose watchword was “Crush the infamous one,” and which strove by every means to destroy the holy religion of Christ.
Plus hardis et plus logiques que leurs pères de la Réforme, les philosophes ont essayé de renverser l’édifice de la religion, en l’attaquant par la base.Audaciores et magis logici quam patres Reformationis, philosophi conati sunt aedificium religionis evertere, ipsum a fundamento impugnantes.Bolder and more consistent than the fathers of the Reformation, the philosophers sought to overthrow the edifice of religion by attacking it at its very foundation.
Voulant abattre l’arbre séculaire du catholicisme, ils ont porté non sur les branches seulement, mais à la racine, la cognée révolutionnaire.Volentes arborum catholicismi saecularem prosternere, non tantum in ramos, sed in radicem ipsam securim revolutionariam intulerunt.Wishing to fell the ancient tree of Catholicism, they laid the revolutionary axe not only to the branches but to the very root.
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Que faut-il entendre par ces cinq mois deux fois répétés pendant lesquels les sauterelles ont le pouvoir de nuire aux hommes ?Quid significent hi quinque menses bis repetiti, quibus locustae potestatem habent nocendi hominibus ?What is meant by those five months, twice repeated, during which the locusts have power to harm men?
Il est évident qu’il ne peut être question de mois composés de jours ordinaires ; car l’addition des cinq mois deux fois répétés ne produirait que trois cents jours, pendant lesquels il aurait été donné à la Réforme luthérienne et philosophique de nuire aux hommes ; ce qui n’aurait aucun sens, puisque non seulement l’année, mais même le siècle de Luther, n’a pas été le siècle du philosophisme.Manifestum est non agi de mensibus ex diebus communibus compositis; nam additis quinque mensibus bis repetitis, numerus trecentorum dierum tantum proveniret, quibus datum esset Reformationi Lutheranae et philosophicae nocere hominibus; quod absurdum est, cum neque annus, nedum saeculum Lutheri, fuerit saeculum philosophismi.It is evident that these months cannot consist of ordinary days; for the five months twice repeated would make only three hundred days, during which the Lutheran and philosophical Reformation would have power to hurt men—an interpretation without meaning, since not even Luther’s century, much less his year, was that of philosophy.
Dans les cinq mois deux fois répétés, il faut voir dix mois d’années de trois cents ans.In his quinque mensibus bis repetitis decem menses annorum tricentorum intellegi oportet.In the five months twice repeated we must understand ten months of years, that is, three hundred years.
On sait que souvent dans le langage des Écritures, un jour signifie un an.Saepe enim in sermone Scripturarum dies pro anno ponitur.For it is well known that in the language of Scripture, a day often signifies a year.
Les soixante-dix semaines de Daniel sont des semaines non de jours, mais d'années.Septuaginta hebdomadae Danielis non dierum sed annorum sunt hebdomadae.The seventy weeks of Daniel are weeks not of days, but of years.
Luther ouvrit le puits de l'abîme, selon les uns, en 1516 où il soutint publiquement des thèses contre les enseignements de l'Église; en 1517, selon les autres, à l'occasion des indulgences publiées cette année-là par le pape Léon X.Lutherus puteum abyssi aperuit, secundum quosdam anno 1516, cum publice theses contra Ecclesiae doctrinas defendit; secundum alios anno 1517, occasione indulgentiarum a Leone X eodem anno promulgatarum.Luther opened the pit of the abyss, according to some, in 1516, when he publicly defended theses against the Church’s teachings; according to others, in 1517, on the occasion of the indulgences published that year by Pope Leo X.
Or l’histoire nous apprend, dit un interprète recommandable, que les fureurs de l’hérésie, après avoir duré un siècle et demi, étaient terminées de 1666 à 1667 sous le règne de Louis XIV, qui révoqua l’édit de Nantes que les protestants avaient obtenu d’Henri IV pour la tolérance de leur culte.Historia autem nos docet, ut ait interpres probatus, furores haereseos, postquam per saeculum et dimidium duraverant, anno 1666 ad 1667 sub regno Ludovici XIV terminatos fuisse, qui edictum Nannetense, quod protestantes ab Henrico IV obtinuerant pro tolerantia cultus sui, revocavit.History, as a trustworthy interpreter observes, teaches us that the fury of heresy, after lasting a century and a half, came to an end in 1666–1667 under the reign of Louis XIV, who revoked the Edict of Nantes, granted by Henry IV for the tolerance of Protestant worship.
La Réforme, bridée dans ses écarts religieux par la puissance royale, attaqua l’Église au nom de la philosophie.Reformatio, a potestate regia in suis religiosis excessibus coercita, Ecclesiam nomine philosophiae aggressa est.The Reformation, restrained in its religious excesses by royal power, attacked the Church in the name of philosophy.
Le protestantisme et le philosophisme, qui s’appelle un peu plus tard le voltairianisme, sont donc désignés par les sauterelles, qui ont le pouvoir de nuire aux hommes pendant trois cents ans.Protestantismus et philosophismus, qui paulo post voltairianismus appellatur, locustis designantur, quae potestatem habent nocendi hominibus per trecentos annos.Protestantism and rationalist philosophy—later called Voltaireanism—are therefore symbolized by the locusts, who have power to harm men for three hundred years.
Vouloir mathématiquement assigner le point qui sépare la tête de la queue des sauterelles serait un travail inutile, la tête et la queue se confondant par une transition insaisissable; voilà pourquoi le prophète, après avoir mesuré la longueur des sauterelles, de la tête à la queue, se contente de les couper en deux.Mathematico modo definire punctum quod caput a cauda locustarum separat opus inutile esset, cum caput et cauda per transitionem imperspicuam confundantur; ideo propheta, postquam longitudinem locustarum a capite ad caudam mensus est, eas in duas partes dividere contentus est.To determine mathematically the point that separates the head from the tail of the locusts would be a useless task, for head and tail merge by an imperceptible transition; thus the prophet, after measuring the length of the locusts from head to tail, contents himself with dividing them in two.
Si l’on réfléchit que le protestantisme s’est ainsi terminé en queue du philosophisme par des transitions et des conséquences imperceptibles, on comprendra l’inutilité des efforts qui chercheraient mathématiquement le point de séparation de ces deux doctrines, qui se trouvent entre elles, dans des rapports d’identité ou de distinction semblables à ceux qui sont entre la tête et la queue des sauterelles.Si consideretur protestantismum sic in caudam philosophismi per transitiones et consequentias imperceptibiles desiisse, facile intelligetur inutilitas conatuum, qui punctum separationis horum duorum dogmatum exacte quaerere velint, quae inter se habent rationes identitatis vel distinctionis, similes illis quae inter caput et caudam locustarum sunt.If we consider that Protestantism thus ended in the tail of philosophy by imperceptible transitions and consequences, we shall understand the futility of attempts to fix mathematically the dividing point between the two doctrines, whose relation of identity and distinction is like that between the head and the tail of the locusts.
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Quel est ce chef terrible qui, au bout de trois cents ans à compter de Luther, parut dans le monde pour en exterminer les plus belles générations ?Quis est ille dux terribilis, qui post trecentos annos a Luthero numeratos in mundo apparuit, ut pulcherrimas generationes delerent ?Who is that dreadful leader who, three hundred years after Luther, appeared in the world to destroy its noblest generations?
Vous l’avez nommé, c’est Apollyon, cet exterminateur que nos pères ont vu à l’œuvre.Ipse est Apollyon, Exterminator ille, quem majores nostri operantem viderunt.You have named him: it is Apollyon, that Destroyer whom our fathers saw at work.
Depuis Madrid jusqu’à Moscou, il n’est pas une province, pas une ville, pas un village qu’il n’ait dévasté.A Matrito usque ad Moscuam nulla provincia, nulla urbs, nullum pagum reliquit intactum quin devastaverit.From Madrid to Moscow there was not a province, a city, or a village that he did not lay waste.
Souvenez-vous des batailles qu’il a livrées dans tous les États de l’Europe, en Espagne et en Italie, en Autriche, en Prusse, dans toute l’Allemagne, en Pologne, en Russie.Recordamini proelia quae gessit per universas Europae nationes: in Hispania et Italia, in Austria, Borussia, tota Germania, Polonia atque Russia.Remember the battles he fought throughout the nations of Europe — in Spain and Italy, in Austria and Prussia, throughout Germany, Poland, and Russia.
Comptez par millions les hommes qu’il a fait périr.Numerate per miliones viros quos perire fecit.Count by millions the men he caused to perish.
Pour soutenir la guerre qu’il a déclarée à toute l’Europe, il mit en réquisition toutes les générations à mesure qu’elles se formaient.Ut bellum, quod toti Europae intulerat, sustineret, omnes generationes, dum nascerentur, in militiam rapuit.To sustain the war he had declared against all Europe, he conscripted every generation as soon as it arose.
Personne mieux que lui n’eut jamais le talent d’anéantir et de créer en un instant les grandes armées : à peine en a-t-il fait périr une de cinq cent mille hommes dans les neiges de la Russie, qu’il reparaît dans les plaines de l’Allemagne, à la tête d’une armée encore plus nombreuse, et qui périt, à son tour, dans une seule campagne.Nemo unquam, sicut ille, tantum habuit ingenium simul delendi et creando maximas exercitus: vix unum exercitum quingentorum milium virorum in nivibus Russiae perdidit, cum iterum in campis Germaniae apparet, exercitui adhuc maiori praefectus, qui quoque una expeditione deletur.No one ever possessed such a genius as he for at once annihilating and creating vast armies: scarcely had he lost one of five hundred thousand men in the snows of Russia, when he reappeared in the plains of Germany at the head of a still greater army, which in turn perished in a single campaign.
Voilà l’exterminateur qui clôt le règne des sauterelles et termine le premier malheur.Ecce Exterminator, qui regnum locustarum claudit et primum malum consummat.Behold the Destroyer who closes the reign of the locusts and brings the first woe to an end.

1872. James Glasgow

  • James McClure Glasgow (1805-1890), né et mort en Irlande, missionnaire en Inde, membre à Bombay d'une équipe de traducteurs de la Bible en Gujarati, puis professeur de langues orientales en Irlande et exégète spécialisé dans l'eschatologie.
  • James Glasgow, The Apocalypse, translated and Expounded. By James Glasgow, D.D., Irish General Assembly's Professor of Oriental Languages; Late Fellow of the University of Bombay; and Late Member of the Royal Asiatic Society, Bombay (XXXVI+611 p.), Edimbourg, E. et T. Clark, 1872, pp. 255-256 (verset 9,5) et 259-260 (verset 9,10)
anglais (1872)latin (2025)français (2025)
Ch. IX. 5: “And it was granted to them that they should not kill them, but that they should be tormented five months; and their torment as the torment of a scorpion, whenever it may strike a man.Cap. IX, 5: ”Et datum est illis ut non occiderent eos, sed ut cruciarentur mensibus quinque; et cruciatus eorum ut cruciatus scorpionis, cum percutit hominem.Chap. IX, 5 : ”Et il leur fut donné de ne pas les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et leur tourment était comme le tourment d’un scorpion, lorsqu’il frappe un homme.
Who are the persons here meant?Qui hic homines significati sunt ?Qui sont les personnes visées ici ?
Those implied by contrast in the previous verse, such as have the seal of God in true spiritual baptism.Illi qui per contrarium in versu praecedenti indicantur, qui signaculum Dei in vero baptismo spirituali habent.Ceux qui, par contraste avec le verset précédent, portent le sceau de Dieu dans le véritable baptême spirituel.
By the victorious progress of armies that swept down all opposition, they slaughtered, tormented, and persecuted from land to land.Per progressum exercituum victoriosorum, qui omnem resistentiam deleverunt, caedem, cruciatum, persecutionemque a terra in terram tulerunt.Par la marche victorieuse de leurs armées, qui anéantissaient toute résistance, ils massacrèrent, tourmentèrent et persécutèrent de pays en pays.
The Persian monarchy, which was Zoroastrian, fell.Monarchia Persica, quae Zoroastriana erat, corruit.La monarchie perse, de religion zoroastrienne, tomba.
Palestine and Syria were lost to the Grecian emperor; Egypt and all North Africa became theirs, from which, excepting a feeble relic of Kopts in Egypt, they literally stamped out Christianity.Palaestina et Syria imperatori Graeco ereptae sunt ; Aegyptus et tota Africa septentrionalis eorum factae sunt, unde, praeter tenuem reliquiam Coptorum in Aegypto, christianismum fere exstinxerunt.La Palestine et la Syrie furent arrachées à l’empereur grec ; l’Égypte et toute l’Afrique du Nord devinrent leurs possessions, d’où, à part un faible reste de Coptes en Égypte, ils effacèrent littéralement le christianisme.
They then passed into Spain, and established the Moorish kingdom.Deinde in Hispaniam transierunt et regnum Maurorum constituerunt.Ils passèrent ensuite en Espagne et y établirent le royaume maure.
And as to the duration of these woe-inflicting Saracen (1) conquests, it was five months of symbolic time = 5 × 30 or 150 days, representing that number of years.Quod ad durationem harum Saracenicarum (1) expeditionum calamitosarum attinet, quinque menses temporis symbolici erant = 5 × 30 seu 150 dies, numerum totidem annorum significant.Quant à la durée de ces conquêtes sarrazines (1) porteuses de malheur, elle fut de cinq mois de temps symbolique = 5 × 30, soit 150 jours, représentant autant d’années.
(1) Some absurd derivations have been given of this word : as, that they were named from Sarah, whose posterity they were not; from Sahara, the desert, etc. The actual word is شَرْقِيُّون (sharaqiyyūn, the “easterns”, from sharq, “the east”).(1) Quaedam absurda huius vocabuli derivationes propositae sunt : velut quod a Sara, cuius posteri non erant, vel a Sahara, deserto, nomen acceperint, etc. Verum vocabulum est شَرْقِيُّون (sharaqiyyūn, “orientales”, a sharq, “oriente”).(1) On a proposé quelques étymologies absurdes de ce mot : par exemple qu’ils auraient tiré leur nom de Sara, dont ils n’étaient pas les descendants, ou du Sahara, le désert, etc. Le mot réel est شَرْقِيُّون (sharaqiyyūn, « les Orientaux », de sharq, « l’est »).
To this different limits may be assigned : thus A.D. 612 to A.D. 762 = 150 years ; (2) also A.D. 635 to A.D. 785 current = 150 years.Huic tempora diversa assignari possunt : exempli gratia ab anno 612 ad annum 762 = 150 anni ; (2) item ab anno 635 ad annum 785 currentem = 150 anni.On peut assigner à cela différentes limites : ainsi de l’an 612 à 762 = 150 ans ; (2) ou encore de 635 à 785 = 150 ans également.
(2) See Faber’s Sac. Cal. of Proph.(2) Cf. Faber, Sac. Cal. of Proph.(2) Cf. Faber, Sacred Calendar of Prophecy.
Either of these fulfils the conditions.Utraque harum rationum condicionibus respondet.Chacune de ces deux périodes remplit les conditions exigées.
The last begins with Umar's expedition against Jerusalem, and ends with depredations committed against the Grecian empire by Harun al-Rashid, the khalif then reigning at Bagdad.Ultima incipit expeditione Omaris contra Hierosolymam, et terminatur depraedationibus contra imperium Graecorum commissis a Harun al-Raschid, calipha tunc Bagdadi regnante.La dernière commence avec l’expédition d’Omar contre Jérusalem, et se termine avec les déprédations commises contre l’Empire grec par Hârûn al-Rashîd, le calife régnant alors à Bagdad.
After this the Saracen power gained no extension in Christian regions, but became broken and weakened.Post hoc potestas Saracenorum in regionibus christianis nullam amplius ampliationem accepit, sed fracta et debilitata est.Après cela, la puissance sarrasine ne s’étendit plus sur les régions chrétiennes, mais se trouva brisée et affaiblie.
After the establishment of the khalifs at Bagdad, they depended less on Saracen, and more on Persian armies.Postquam caliphae Bagdadi sedem fixerunt, minus Saracenorum quam Persarum exercitibus nitebantur.Après l’établissement des califes à Bagdad, ils s’appuyèrent moins sur les armées sarrasines et davantage sur les armées perses.
Some interpreters suppose five months the time of the depredations of locusts, and in this respect view it as the symbol of the historic period of Saracen political existence.Quidam interpretes quinque menses tempus depraedationum locustarum interpretantur, idque pro symbolo temporis historici existentiae politicae Saracenorum habent.Certains interprètes considèrent les cinq mois comme le temps des ravages des sauterelles, et y voient le symbole de la période historique de l’existence politique des Sarrasins.
Scorpions, like serpents, are poisonous, though in a less degree, as they are generally smaller than serpents.Scorpiones, sicut serpentes, venenosi sunt, quamquam minus, quoniam plerumque serpentibus minores sunt.Les scorpions, comme les serpents, sont venimeux, quoique à un moindre degré, car ils sont généralement plus petits que les serpents.
Some species are about six inches long, and in Africa their virus is said to be fatal to men.Nonnullae species sex pollices longae sunt, et in Africa virus earum hominibus letale dicitur.Certaines espèces atteignent environ six pouces de longueur, et en Afrique leur venin passerait pour mortel à l’homme.
The difference between them is mainly this: that the serpent's poison is ejected from its fangs, that of the scorpion's from the sting lodged in its tail.Inter eos hoc maxime differt: venenum serpentis e dentibus emittitur, scorpionis vero e aculeo in cauda posito.La différence principale entre eux est celle-ci : le venin du serpent est projeté par ses crochets, celui du scorpion par le dard qu’il porte dans la queue.
Both are grovelling, deceitful, and unfeeling.Utrique sunt humiles, fallaces, et immanes.L’un et l’autre sont rampants, trompeurs et insensibles.
The scorpion with poisonous tail is peculiarly appropriate as a symbol of propagators of deadly error, and persecutors for conscience' sake.Scorpio cauda venenata symbolum aptissimum est propagatorum erroris mortiferi et persecutorum ob conscientiam.Le scorpion à la queue venimeuse est un symbole particulièrement approprié des propagateurs d’erreur mortelle et des persécuteurs pour motif de conscience.
(…)(…)(…)
Ch. IX. 10: ”And they have tails like scorpions, and stings; and in their tails is their authority to injure the men five months.Cap. IX, 10: ”Et habent caudas similes scorpionibus, et aculeos; et in caudis earum est potestas eorum laedendi homines mensibus quinque.Chap. IX, 10: ”Elles ont des queues pareilles à celles des scorpions, et des dards ; et dans leurs queues est leur pouvoir de blesser les hommes pendant cinq mois.
The “five months” are not a new symbol, and therefore not an additional time, because the word “authority” has the article (ἡ ἐξουσία) here, but wants it when first mentioned in ver. 3,— the authority of theirs already specified; and because these locust-like horses and their tails are co-existent, not successive.“Quinque menses” novum symbolum non sunt, nec tempus additum, quia verbum “potestas” hic articulum habet (ἡ ἐξουσία), quod deest cum primo memoratur in versu tertio — nempe illa eorum potestas iam antea definita; praeterea quia hi equi locustaeque, caudis instructi, coexistent et non successive sunt.Les « cinq mois » ne constituent pas un nouveau symbole, ni donc une durée additionnelle, car le mot « pouvoir » porte ici l’article (ἡ ἐξουσία), qui manque lorsqu’il est d’abord mentionné au verset 3 — c’est donc le pouvoir déjà spécifié auparavant ; de plus, ces chevaux à figure de sauterelles et leurs queues existent simultanément, et non successivement.
The authority of the one and the other is the same.Eorum utrorumque potestas eadem est.Le pouvoir de l’un et de l’autre est identique.
The infliction of injury for five months is predicated of both; and both are coetaneous, the one operating by the sword, and the other by the Quran.Laesio per quinque menses utrique tribuitur; et utrique sunt coaevi, alter gladio, alter Alcorano operans.Le fait d’infliger des blessures pendant cinq mois est affirmé de l’un et de l’autre ; et tous deux sont contemporains : l’un agit par l’épée, l’autre par le Coran.

1873. Paul Augustin Drach

* Paul Augustin Drach (1817-1895), prêtre catholique français ordonné en 1846, à ne pas confondre avec son père David Drach, célèbre rabbin converti et baptisé sous le nom de Paul-Louis-Bernard Drach et dit le Chevalier Drach (1791-1865). Son fils, chanoine de Notre-Dame de Paris et exégète, dirige une série de commentaires sur la Bible où il traite lui-même des Épîtres de Paul (1871), des Épîtres catholiques (1879) et de l'Apocalypse (1873).

* Paul Augustin Drach, Apocalypse de Saint Jean (24 cm, 171 p.), Paris, P. Lethielleux (“La Sainte Bible avec commentaires théologiques, moraux, philologiques, historiques, etc., rédigés d'après les meilleurs travaux anciens et contemporains, et introduction critique spéciale pour chaque livre par M. l'abbé Drach, du clergé de Paris, docteur en théologie. Texte latin de la Vulgate, traduction française en regard par M. l'abbé A. Bayle, docteur en théologie et professeur d'éloquence sacrée à la Faculté de Théologie d'Aix” ), 1873, pp. 99-103 (versets 9,1-12).

français (1873)latin (2026)anglais (2026)
Les commentateurs catholiques modernes appliquent ceci à Luther : leur sentiment sur ce point ne saurait être abandonné, dit Lafont-Sentenac.Commentatores catholici recentiores haec ad Lutherum referunt : eorum sententia hac in re, ut ait Lafont-Sentenac, deserenda non est.Modern Catholic commentators apply this to Luther: their opinion on this point, says Lafont-Sentenac, should not be abandoned.
Mais qu'aurait-il répondu à celui qui, écrivant avant Luther, aurait dit, ce qui est vrai : tous les commentateurs entendent ceci d'Arius, etc. ?Sed quid respondisset ei qui, ante Lutherum scribens, dixisset, quod verum est : omnes commentatores haec de Ario intelligunt, etc.?But what would he have replied to one who, writing before Luther, had said, what is true: all commentators understand this of Arius, and so forth?
Nous pensons que puisque ces mots peuvent s'appliquer à chacun des hérésiarques, ils ne doivent s'entendre exclusivement d'aucun d'eux.Censemus, quoniam haec verba ad unumquemque haeresiarcham accommodari possunt, ea de nullo eorum exclusive intelligenda esse.We think that since these words may be applied to each heresiarch, they should not be understood exclusively of any one of them.
La suite du verset peut aussi s'expliquer de chaque nouvelle hérésie ; d'où nous pouvons conclure que ce n'est pas là le sens vrai de ce verset.Reliqua quoque pars versus de qualibet nova haeresi explicari potest; unde colligere possumus hunc non esse verum huius versus sensum.The remainder of the verse may likewise be explained of every new heresy; hence we may conclude that this is not the true meaning of the verse.
Car le contexte indique suffisamment que le mot « stellam » ne signifie pas plusieurs individualités, mais une seule.Contextus enim satis ostendit vocabulum « stellam » non plures personas significare, sed unam tantum.For the context sufficiently indicates that the word “star” signifies not several individuals but only one.
Aussi quelques interprètes pensent que l'Esprit-Saint a voulu nous indiquer ici, d'une manière symbolique, les rapports qui rattachent à Satan les différentes hérésies par lesquelles l'Église a été si souvent troublée.Itaque nonnulli interpretes putant Spiritum Sanctum hic symbolice indicare voluisse nexus quibus variae haereses, quibus Ecclesia tam saepe perturbata est, ad Satanam referantur.Thus some interpreters think that the Holy Spirit intended here symbolically to indicate the relations linking Satan with the various heresies by which the Church has so often been troubled.
Cette étoile tombée du ciel serait alors Lucifer.Haec stella de caelo lapsa Lucifer esset.This fallen star would then be Lucifer.
Comp. Luc. X, 18.Cf. Luc. X, 18.Cf. Luke X:18.
La clef ou le pouvoir qui lui est donné, et qui convient à cet instigateur de toutes les hérésies, bien plus qu'aux différents hérésiarques, semblerait l'indiquer.Clavis seu potestas ei data, quae huic omnium haereseon auctori multo magis quam diversis haeresiarchis convenit, id indicare videtur.The key or authority given to him, which suits this instigator of all heresies far better than the various heresiarchs, would seem to indicate this.
Mais il est fort incertain que les vv. 1-11 doivent, dans leur sens littéral, s'entendre des hérésiarques et de leurs funestes doctrines.Sed valde incertum est utrum vv. 1-11 sensu litterali de haeresiarchis eorumque perniciosis doctrinis intelligendi sint.But it is highly uncertain that vv. 1-11, in their literal sense, should be understood of heresiarchs and their destructive doctrines.
Chacun de ces versets, isolé du contexte, est bien susceptible de ces différentes applications ; mais il n'en est plus de même lorsqu'on les compare aux versets qui les précèdent et qui les suivent.Singuli hi versus, a contextu seiuncti, variis istis applicationibus accommodari possunt; secus autem est cum cum versibus antecedentibus et consequentibus conferuntur.Each of these verses, taken apart from the context, may indeed admit these various applications; but it is no longer so when they are compared with the verses that precede and follow them.
C'est ce que nous allons voir, lorsque nous examinerons les applications qu'on a faites de chacun d'eux.Hoc videbimus cum applicationes singulis eorum attributas examinabimus.This is what we shall see when we examine the applications that have been made of each of them.
Data est ei clavis.Data est ei clavis.Data est ei clavis.
Ainsi que nous venons de le dire, ces mots ne peuvent s'appliquer à aucun hérésiarque exclusivement.Ut modo diximus, haec verba ad nullum haeresiarcham exclusive referri possunt.As we have just said, these words cannot be applied exclusively to any heresiarch.
Cette étoile signifie une individualité au-dessus de l'espèce humaine : probablement Satan, à qui Dieu permet de produire parmi les hommes les fléaux dont il va être parlé.Haec stella personam quandam supra humanam naturam constitutam significat: probabiliter Satanam, cui Deus permittit ut inter homines flagella excitet de quibus mox agetur.This star signifies an individual being above human nature: probably Satan, whom God permits to bring upon mankind the plagues that are about to be described.
Abyssi.Abyssi.Abyssi.
Le séjour des damnés, et de tous les démons.Sedes damnatorum omniumque daemonum.The abode of the damned and of all demons.
Ceux-ci y seront définitivement relégués après le jugement dernier.Hi post extremum iudicium eo definitive relegabuntur.These shall be definitively confined there after the Last Judgment.
Ephes. II, 2 et la note.Eph. II, 2 et nota.Eph. II:2 and the note.
Comp. Luc VIII, 31 ; Apoc. XI, 7 ; XVII, 8 ; XX, 1-3-10.Cf. Luc. VIII, 31; Apoc. XI, 7; XVII, 8; XX, 1-3-10.Cf. Luke VIII:31; Rev. XI:7; XVII:8; XX:1-3,10.
2.Fumus putei… et obscuratus est.2.Fumus putei… et obscuratus est.2.Fumus putei… et obscuratus est.
On explique ceci communément des mauvaises doctrines, des mauvais livres, etc.Haec vulgo de pravis doctrinis, malis libris, aliisque huiusmodi explicantur.This is commonly explained of false doctrines, bad books, and the like.
Ce sont des applications : il n'est pas certain que ce soit là le sens ou la signification véritable de ce symbole.Applicationes tantum sunt; non constat hunc esse verum huius symboli sensum aut significationem.These are merely applications; it is not certain that this is the true meaning or significance of the symbol.
Dans son allocution du 28 avril 1849, N. S. P. Pie IX a bien employé ces mots dans ce sens.In allocutione diei XXVIII Aprilis MDCCCXLIX, Pius IX his quidem verbis hoc sensu usus est.In his allocution of 28 April 1849, Pope Pius IX did indeed use these words in this sense.
Mais il a entendu faire une application, et non pas donner une interprétation authentique du sens de ce verset.Sed applicationem facere voluit, non autem authenticam huius versus interpretationem tradere.But he intended to make an application, not to give an authoritative interpretation of the meaning of this verse.
3.De fumo… exierunt locustae.3.De fumo… exierunt locustae.3.De fumo… exierunt locustae.
Quelques auteurs modernes ont pensé que la fumée dont il est question ici et au verset précédent n'est autre chose que l'obscurcissement du jour produit par le nombre immense de ces sauterelles.Nonnulli recentiores auctores putaverunt fumum, de quo hic et in versu praecedenti agitur, nihil aliud esse quam obscurationem diei ex immenso harum locustarum numero ortam.Some modern authors have thought that the smoke mentioned here and in the preceding verse is nothing other than the darkening of the day caused by the immense number of these locusts.
C'est une pure subtilité que détruisent ces mots du verset précédent : « sicut fumus fornacis ».Mera est subtilitas quam verba versus praecedentis destruunt: « sicut fumus fornacis ».This is a mere subtlety, refuted by the words of the preceding verse: “as the smoke of a furnace.”
S. Jean entend parler d'une fumée au pied de la lettre.S. Ioannes de fumo proprie et ad litteram loquitur.St. John is speaking of smoke in the literal sense.
Du sein de cette fumée, avec laquelle elles montent, se dégagent les sauterelles dont il nous parle.Ex hoc fumo, quo simul ascendunt, emergunt locustae de quibus loquitur.Out of this smoke, with which they ascend, emerge the locusts of which he speaks.
Le lieu d'où elles viennent et la mission qui leur est donnée [vv. 4-6] font voir que par ces sauterelles il ne faut entendre ni les armées romaines contre les Juifs, ni les armées des Barbares, ni aucune autre armée.Locus unde veniunt et munus quod eis attribuitur [vv. 4-6] ostendunt has locustas neque exercitus Romanorum contra Iudaeos, neque Barbarorum copias, neque ullum alium exercitum significare.The place from which they come and the mission assigned to them [vv. 4-6] show that these locusts are not to be understood as the Roman armies against the Jews, nor the armies of the Barbarians, nor any other army.
Il ne faut pas non plus par ces sauterelles entendre les hérétiques.Neque per has locustas haeretici intelligendi sunt.Nor should these locusts be understood as heretics.
Voy. pl. b. vv. 5-6 et la note.Vide infra vv. 5-6 et notam.See below, vv. 5-6 and the note.
Nous pensons que dans ces sauterelles il faut voir une image des maux qu'il sera donné aux démons de faire souffrir aux hommes.Censemus in his locustis imaginem esse malorum quae daemonibus hominibus inferre permittetur.We think that these locusts should be regarded as an image of the sufferings which demons will be permitted to inflict upon men.
Ce sera un moyen qu'emploiera la justice miséricordieuse du Seigneur pour punir ceux-ci et les amener en même temps à se convertir.Hoc erit instrumentum quo misericors Domini iustitia eos puniet simulque ad conversionem adducere conabitur.This will be a means employed by the Lord's merciful justice to punish them and at the same time lead them to conversion.
Voy. pl. b. vv. 20-21.Vide infra vv. 20-21.See below, vv. 20-21.
Potestas… sicut habent… scorpiones terrae.Potestas… sicut habent… scorpiones terrae.Potestas… sicut habent… scorpiones terrae.
C'est-à-dire, ces sauterelles au lieu de s'attaquer à la verdure, s'en prendront aux hommes et les attaqueront à la manière des scorpions.Id est, hae locustae, pro viridibus herbis infestandis, homines aggredientur eosque more scorpionum vulnerabunt.That is, these locusts, instead of attacking vegetation, will assail men and wound them after the manner of scorpions.
Voy. pl. b. v. 10.Vide infra v. 10.See below, v. 10.
4.Nisi tantum homines qui non habent.4.Nisi tantum homines qui non habent.4.Nisi tantum homines qui non habent.
Pour ce qui concerne la marque de Dieu, voy. pl. h. VII, 3.Quod ad signum Dei attinet, vide supra VII, 3.As for the mark of God, see above VII:3.
Il s'agit donc dans notre verset de maux qui ne doivent fondre que sur les méchants.Agitur igitur in hoc versu de malis quae solos impios ferire debent.Our verse therefore concerns afflictions that are to fall only upon the wicked.
Cela ne doit pas surprendre; puisqu'aux derniers temps, le nombre de ceux qui resteront fidèles à Jésus-Christ sera si restreint, Luc XVIII, 8, que l'immense majorité des hommes sera contre lui.Quod mirum videri non debet; nam novissimis temporibus numerus eorum qui Iesu Christo fideles manebunt tam exiguus erit, Luc. XVIII, 8, ut maxima hominum pars adversus eum stabit.This should not surprise us; for in the last times the number of those who remain faithful to Jesus Christ will be so small, Luke XVIII:8, that the vast majority of mankind will stand against him.
Cette proposition, que les méchants seuls seront frappés, doit donc être prise dans un sens moral.Haec igitur sententia, qua soli impii feriendi dicuntur, morali sensu accipienda est.This statement, that only the wicked will be struck, must therefore be understood in a moral sense.
On peut dire que, par une protection spéciale de Dieu, la grande partie des élus sera préservée de ces fléaux.Dici potest maiorem electorum partem singulari Dei tutela ab his flagellis servandam esse.It may be said that, by a special protection of God, the greater part of the elect will be preserved from these plagues.
Et si quelques-uns d'entre eux en sont atteints, leur nombre, comparé à celui des méchants, sera si petit, qu'on sera en droit de dire que les méchants seuls seront frappés.Quod si nonnulli ex eis afficientur, eorum numerus, cum impiorum multitudine comparetur, tam exiguus erit ut iure dici possit solos impios percuti.And if some of them are affected, their number, compared with that of the wicked, will be so small that one may rightly say that only the wicked are struck.
On sait qu'il se rencontre dans la sainte Écriture des propositions auxquelles on ne doit attribuer qu'une universalité dans le sens moral.Constat in Sacra Scriptura reperiri propositiones quibus universitas tantum morali sensu tribuenda est.It is well known that Holy Scripture contains statements whose universality is to be understood only in a moral sense.
Nous faisons cette remarque, parce que rien, ni dans nos saints livres, ni dans la tradition, n'indique que les élus seront tous sans exception préservés des malheurs et fléaux des derniers temps.Hoc animadvertimus, quia nihil neque in Sacris Libris neque in Traditione indicat electos omnes sine ulla exceptione a calamitatibus et flagellis novissimorum temporum servandos esse.We make this observation because nothing in Holy Scripture or in Tradition indicates that the elect will be all without exception preserved from the calamities and plagues of the last days.
5-6.Ne occiderent… sed ut cruciarentur.5-6.Ne occiderent… sed ut cruciarentur.5-6.Ne occiderent… sed ut cruciarentur.
Cette expression et le verset suivant démontrent qu'on ne doit pas, comme le font certains auteurs, entendre par ces sauterelles les hérétiques et, en général, ceux qui, par le scandale de leurs mauvaises doctrines et de leurs mœurs dissolues, perdent et corrompent les âmes.Haec locutio et versus sequens demonstrant has locustas non esse intelligendas, ut quidam volunt, de haereticis atque generatim de iis qui pravarum doctrinarum et dissolutorum morum scandalo animas perdunt ac corrumpunt.This expression and the following verse show that these locusts should not be understood, as some authors maintain, as heretics and, more generally, as those who ruin and corrupt souls through the scandal of their false doctrines and dissolute morals.
Nous n'ignorons pas que les Pères et les interprètes entendent par les sauterelles les hérétiques.Non ignoramus Patres atque interpretes per locustas haereticos intellegere.We are aware that the Fathers and commentators understand the locusts to signify heretics.
Mais ceci ne paraît être qu'une application de ce verset.Sed hoc nihil aliud quam huius versus applicatio esse videtur.But this appears to be merely an application of the verse.
Car les maîtres de l'erreur tuent les âmes et ne les tourmentent pas seulement.Magistri enim erroris animas occidunt neque eas tantum cruciant.For the teachers of error kill souls; they do not merely torment them.
De plus, le v. 6 ne peut s'entendre que des maux du corps et non pas de ceux de l'âme.Praeterea versus 6 de malis corporis, non autem animae, intelligi potest.Moreover, verse 6 can only be understood of bodily sufferings, not of those of the soul.
La perte de la foi et des bonnes mœurs ne causent pas dans les âmes de tourments tels que les hommes en viennent à désirer la mort.Fidei bonorumque morum iactura tales in animis cruciatus non efficit ut homines mortem appetant.The loss of faith and good morals does not produce such torments in souls that men come to desire death.
Il faut donc voir dans les sauterelles, dans leurs piqûres et les souffrances insupportables qu'elles causent, des fléaux et des maux physiques.Itaque in locustis, earum aculeis atque intolerandis doloribus quos inferunt, flagella et mala physica videnda sunt.Therefore the locusts, their stings, and the unbearable sufferings they inflict must be understood as physical plagues and afflictions.
Mensibus quinque.Mensibus quinque.Mensibus quinque.
Ce nombre déterminé ne doit pas être pris à la lettre.Hic numerus definitus ad litteram accipi non debet.This definite number must not be taken literally.
S. Jean l'emploie parce que c'est à peu près cet espace de temps, à partir du mois de mai, que durent en Orient les invasions de sauterelles.S. Ioannes eo utitur quia per spatium fere huiusmodi temporis, a mense Maio incipiendo, locustarum invasiones in Oriente durant.St. John uses it because locust invasions in the East generally last about that length of time, beginning in the month of May.
Cruciatus eorum.Cruciatus eorum.Cruciatus eorum.
C.-à-d., des sauterelles ; les souffrances qu'elles causent.Id est locustarum; cruciatus quos inferunt.That is, of the locusts; the sufferings they cause.
Le grec αὐτῶν eût été mieux rendu par « earum ».Graecum αὐτῶν melius per « earum » redditum esset.The Greek αὐτῶν would have been rendered more accurately by “earum.”
Quaerent homines, etc.Quaerent homines, etc.Quaerent homines, etc.
L'écrivain sacré qui a jusqu'ici employé le passé, emploie le futur.Scriptor sacer, qui hactenus tempore praeterito usus est, nunc futurum adhibet.The sacred writer, who up to this point has used the past tense, now employs the future.
Il veut nous montrer qu'il s'agit d'un événement à venir, dont l'accomplissement est certain.Ostendere vult rem futuram esse, cuius eventus certissimus sit.He wishes to show that this is a future event whose fulfilment is certain.
Remarquez la beauté de ce verset sous le rapport littéraire, et quel profond sentiment de terreur il produit dans l'âme du lecteur.Animadvertite quam pulcher sit hic versus ratione litteraria, et quam altum terrorem in animo lectoris excitet.Observe the literary beauty of this verse and the profound feeling of terror it produces in the reader's soul.
On sait que les Pères et les interprètes appliquent ce verset au châtiment épouvantable des réprouvés.Constat Patres atque interpretes hunc versum ad horrendam reproborum poenam referre.It is well known that the Fathers and commentators apply this verse to the dreadful punishment of the reprobate.
Comp. Marc IX, 43-45-47 ; Apoc. XIV, 11 ; XIX, 3 ; XX, 10.Cf. Marc. IX, 43-45-47; Apoc. XIV, 11; XIX, 3; XX, 10.Cf. Mark IX:43-45,47; Rev. XIV:11; XIX:3; XX:10.
« Hic [dans cette vie] aut dolor vincit, et sensum mors adimit; aut natura vincit, et dolorem sanitas tollit. Ibi autem [en enfer] et dolor permanet, ut affligat; et natura perdurat, ut sentiat. » S. Aug. de civ. Dei, Lib. XIX, cap. XXVIII.« Hic aut dolor vincit, et sensum mors adimit; aut natura vincit, et dolorem sanitas tollit. Ibi autem et dolor permanet, ut affligat; et natura perdurat, ut sentiat. » S. Augustinus, De civitate Dei, lib. XIX, cap. XXVIII.“Here [in this life] either pain prevails and death removes sensation, or nature prevails and health removes pain. But there [in hell] pain remains in order to afflict, and nature endures in order to feel.” St. Augustine, City of God, Book XIX, chapter XXVIII.
7.Similes equis paratis in proelium.7.Similes equis paratis in proelium.7.Similes equis paratis in proelium.
Comp. Joël II, 4 ; Job. XXXIX, 20.Cf. Ioel II, 4; Iob XXXIX, 20.Cf. Joel II:4; Job XXXIX:20.
Les sauterelles ont la tête à peu près comme un cheval ; leur saut et le bruit qu'elles font dans leurs invasions ont quelques rapports avec le galop et le piétinement des chevaux.Locustae caput fere equinum habent; earum saltus atque sonitus, quem in invasionibus edunt, cum equorum cursu et strepitu nonnullam similitudinem habent.Locusts have heads somewhat resembling those of horses; their leaping and the noise they make during their invasions bear some resemblance to the galloping and trampling of horses.
Winer, Dict. Biblique allemand, I, 487 et suiv., 3e éd.Winer, Lexicon Biblicum germanicum, I, p. 487 sqq., editio tertia.Winer, German Biblical Dictionary, I, p. 487 ff., 3rd edition.
Voy. aussi pl. b. au v. 19 : « vox alarum », etc.Vide etiam infra ad v. 19: « vox alarum », etc.See also below on v. 19: “the sound of wings,” etc.
Super capita… tanquam coronae.Super capita… tanquam coronae.Super capita… tanquam coronae.
Les mots ὡς, « tanquam », indiquent bien que S. Jean fait ici une comparaison.Verba ὡς, « tanquam », clare ostendunt S. Ioannem hic comparatione uti.The words ὡς, “as it were,” clearly show that St. John is making a comparison here.
Il ne faut pas, comme certains exégètes, les prendre à la lettre et les entendre des chefs ou rois conduisant des armées.Non oportet, ut quidam exegetae faciunt, haec ad litteram accipere atque de ducibus vel regibus exercitus gubernantibus intellegere.They should not, as some exegetes do, be taken literally and understood of leaders or kings commanding armies.
On peut dire que, par cette comparaison à des couronnes, l'Apôtre fait allusion à cette petite proéminence qui fait saillie sur la tête des sauterelles ordinaires.Dici potest Apostolum, per hanc coronarum similitudinem, alludere ad parvam eminentiam quae in capite locustarum vulgarium exstat.One may say that, by this comparison with crowns, the Apostle alludes to the small prominence projecting from the heads of ordinary locusts.
Du reste, ici comme dans les mots suivants « similes auro », et dans le reste de sa description, S. Jean ne veut pas nous dépeindre les sauterelles vulgaires, mais telles qu'elles lui furent montrées dans la vision qu'il nous raconte.Ceterum, hic sicut in verbis sequentibus « similes auro », atque in reliqua descriptione, S. Ioannes non locustas vulgares depingere vult, sed tales quales ei in visione ostensa sunt.Moreover, here as in the following words, “like gold,” and throughout the rest of the description, St. John does not intend to portray ordinary locusts, but rather such as were shown to him in the vision he recounts.
Sicut facies hominum.Sicut facies hominum.Sicut facies hominum.
Ces mots n'autorisent nullement le sentiment de ceux qui veulent qu'il soit ici question d'hommes, de guerriers véritables.Haec verba nullo modo confirmant opinionem eorum qui hic de hominibus, veris militibus, agi volunt.These words in no way support the opinion of those who wish to see here actual men, real warriors.
Le mot « sicut » prouve le contraire.Verbum « sicut » contrarium probat.The word “like” proves the contrary.
D'autant plus que des auteurs ont remarqué que le profil de la tête des sauterelles a une vague et lointaine ressemblance avec celui des hommes.Praesertim cum nonnulli auctores animadverterint figuram capitis locustarum quandam remotam atque obscuram similitudinem cum humana facie habere.Especially since some authors have observed that the profile of a locust's head bears a faint and distant resemblance to that of a human face.
Cette ressemblance a dû frapper S. Jean, pour peu que les sauterelles dont il nous parle aient dépassé la mesure ordinaire de leur grosseur.Haec similitudo S. Ioannem facile percutere potuit, si locustae de quibus loquitur magnitudine ordinariam mensuram superabant.This resemblance could easily have struck St. John, if the locusts of which he speaks exceeded the ordinary size of such creatures.
8.Sicut capillos mulierum.8.Sicut capillos mulierum.8.Sicut capillos mulierum.
Ces mots sont appliqués par quelques auteurs aux mœurs dissolues des hérétiques et autres maîtres de mauvaises doctrines.Haec verba a quibusdam auctoribus ad mores dissolutos haereticorum aliorumque pravarum doctrinarum magistrorum referuntur.These words are applied by some authors to the dissolute morals of heretics and other teachers of false doctrines.
D'autres interprètes les appliquent aux longs cheveux que portaient les peuplades barbares qui firent invasion en Europe.Alii interpretes ea referunt ad longos capillos quos gentes barbarae, quae Europam invaserunt, gestabant.Other interpreters apply them to the long hair worn by the barbarian tribes that invaded Europe.
Tout cela est arbitraire.Haec omnia arbitraria sunt.All this is arbitrary.
Voy. pl. h. vv. 3-6 et les notes.Vide supra vv. 3-6 et notas.See above, vv. 3-6 and the notes.
Il ne faut pas entendre ceci de véritables cheveux, ni les prendre comme symbole de l'immoralité.Haec neque de veris capillis intellegenda sunt neque ut symbolum immoralitatis accipienda.This must not be understood of actual hair, nor taken as a symbol of immorality.
Par cette expression, l'Apôtre a voulu désigner ou bien les deux petites cornes des sauterelles, que les Arabes désignent aussi sous le nom de cheveux ; ou bien quelque autre chose qu'il a vue dans cette vision, et qui lui a rappelé la longueur ou l'arrangement des cheveux des femmes, sans qu'il nous ait donné là-dessus de détails plus précis.Hac locutione Apostolus significare voluit aut duo parva locustarum cornicula, quae Arabes quoque capillorum nomine appellant; aut aliud quiddam quod in visione vidit et quod ei longitudinem vel compositionem capillorum muliebrium in memoriam revocavit, quamvis rem accuratius non descripserit.By this expression the Apostle intended either the two small horns of locusts, which the Arabs also call hair, or something else that he saw in the vision and that reminded him of the length or arrangement of women's hair, though he gave no more precise details about it.
Ce qu'il y a de sûr, c'est que Bochart, dans son Hierozoicon, ou ouvrage sur les animaux nommés dans la Bible, a montré que les talmudistes et les auteurs arabes reconnaissent des espèces de sauterelles velues et recouvertes d'une sorte de poil.Certum est autem Bochartum, in opere suo Hierozoicon de animalibus in Bibliis memoratis, ostendisse talmudistas et auctores Arabicos quasdam locustarum species pilosas atque veluti villis tectas agnoscere.What is certain is that Bochart, in his Hierozoicon, a work on the animals mentioned in Scripture, showed that Talmudic and Arabic authors recognize species of locusts that are hairy and covered with a kind of down.
Les sauterelles montrées à S. Jean dans cette vision pouvaient se rapprocher de cette espèce et être d'une grosseur extraordinaire.Locustae quae S. Ioanni in hac visione ostensae sunt ad huiusmodi speciem accedere atque extraordinariae magnitudinis esse poterant.The locusts shown to St. John in this vision may have belonged to such a species and may have been of extraordinary size.
Dans ce cas, les expressions et la comparaison employée ici n'auraient plus de quoi nous étonner.Quo posito, locutiones atque comparatio hic adhibita nihil amplius mirum haberent.In that case, the expressions and comparison employed here would no longer be surprising.
Dentes earum sicut dentes leonum erant.Dentes earum sicut dentes leonum erant.Dentes earum sicut dentes leonum erant.
Joël I, 6 fait la même comparaison, qui a pour but d'indiquer les ravages effrayants que font les sauterelles.Ioel I, 6 eandem comparationem adhibet, quae vastationes terribiles a locustis effectas indicare intendit.Joel I:6 employs the same comparison, intended to indicate the dreadful devastation caused by locusts.
« Quam dentes locustarum sint voraces et noxii, videmus in Apulia nobis vicina; quae tota subinde a locustis devoratur. » Corn. Lap.« Quam dentes locustarum sint voraces et noxii, videmus in Apulia nobis vicina; quae tota subinde a locustis devoratur. » Cornelius a Lapide.“How voracious and destructive the teeth of locusts are, we see in neighboring Apulia, which is repeatedly devoured by locusts.” — Cornelius a Lapide.
Ici, le but de cette expression est de rendre plus sensible la peinture des maux représentés à S. Jean sous cette image.Hic autem huius locutionis finis est ut vividior reddatur descriptio malorum quae S. Ioanni sub hac imagine repraesentantur.Here the purpose of this expression is to make more vivid the depiction of the afflictions represented to St. John under this image.
« Deorum irae pestis ea intelligitur… Omnia morsu erodentes, etc. » Plin. Hist. Nat. XI, 29.« Deorum irae pestis ea intelligitur… Omnia morsu erodentes, etc. » Plinius, Historia Naturalis XI, 29.“They are understood as a plague sent by the wrath of the gods… gnawing away everything with their bite, etc.” — Pliny, Natural History XI, 29.
9.Loricas sicut loricas ferreas.9.Loricas sicut loricas ferreas.9.Loricas sicut loricas ferreas.
On sait que les sauterelles sont couvertes d'une espèce de cuirasse ou d'écaille, à laquelle les naturalistes donnent même le nom de thorax, employé par S. Jean dans le texte grec.Constat locustas quodam veluti thorace aut squamis tegi, cui etiam naturalium rerum scriptores nomen thoracis tribuunt, quo S. Ioannes in textu graeco utitur.It is well known that locusts are covered with a kind of breastplate or scale covering, to which naturalists even give the name thorax, the very term employed by St. John in the Greek text.
Les sauterelles de cette vision étant plus grosses qu'elles ne le sont d'ordinaire, on comprend facilement que l'Apôtre ait comparé leur thorax à des cuirasses en fer.Cum locustae huius visionis maiores essent quam vulgo sunt, facile intellegitur cur Apostolus earum thoracem loricis ferreis comparaverit.Since the locusts of this vision were larger than ordinary locusts, it is easy to understand why the Apostle compared their thorax to iron breastplates.
Vox… sicut vox curruum, etc.Vox… sicut vox curruum, etc.Vox… sicut vox curruum, etc.
« Tanto volant pinnarum stridore, ut aliae alites credantur, solemque obumbrant, sollicitis suspectantibus populis, ne suas operiant terras. » Plin. au passage précité.« Tanto volant pinnarum stridore, ut aliae alites credantur, solemque obumbrant, sollicitis suspectantibus populis, ne suas operiant terras. » Plinius, loco citato.“They fly with such a whirring of wings that they are thought to be birds of another kind, and they darken the sun, while anxious peoples fear lest they cover their lands.” — Pliny, in the passage cited above.
La comparaison employée par S. Jean fait allusion au nombre et à la grosseur de ces sauterelles ; mais elle n'est pas un motif pour en conclure qu'elles représentent ici des armées ou troupes d'invasion.Comparatio a S. Ioanne adhibita ad numerum et magnitudinem harum locustarum alludit; non tamen propterea concludendum est eas hic exercitus vel copias invasorias repraesentare.The comparison employed by St. John refers to the number and size of these locusts; but it does not justify the conclusion that they represent invading armies or troops.
D'autant plus que, dans Joël et d'autres prophètes, les sauterelles sont plutôt comparées à des armées, que les armées aux sauterelles.Praesertim cum apud Ioelem aliosque prophetas locustae potius exercitibus comparentur quam exercitus locustis.Especially since, in Joel and other prophets, locusts are compared to armies rather than armies to locusts.
Pour ce qui est du bruit que produisent ces insectes, voici ce que nous lisons dans Pline :Quod autem ad sonitum horum insectorum attinet, haec apud Plinium legimus:As for the noise produced by these insects, we read the following in Pliny:
« Vox earum ab occipitio proficisci videtur : eo in loco in commissura scapularum habere quasi dentes existimantur eosque inter se terendo stridorem edere. »« Vox earum ab occipitio proficisci videtur: eo in loco in commissura scapularum habere quasi dentes existimantur eosque inter se terendo stridorem edere. »“Their sound seems to proceed from the back of the head; in that place, at the junction of the shoulders, they are thought to possess something like teeth, and by rubbing them together they produce a stridulating noise.”
10.Caudas similes scorpionum.10.Caudas similes scorpionum.10.Caudas similes scorpionum.
Sous-entendez « illis », à celles des scorpions.Subaudi « illis », scilicet caudis scorpionum.Supply mentally “illis,” namely, “those of scorpions.”
En parlant de ces animaux, Pline dit que « semper cauda in ictu est… ferit et obliquo ictu et inflexu ».De his animalibus Plinius ait: « semper cauda in ictu est… ferit et obliquo ictu et inflexu ».Speaking of these animals, Pliny says: “the tail is always poised to strike… it strikes both with a sideways blow and by curving itself.”
La queue des sauterelles, dit ici Lafont-Sentenac, c'est la philosophie incrédule du XVIIIe siècle.Cauda locustarum, ut hic ait Lafont-Sentenac, philosophia incredula saeculi duodevicesimi est.The tail of the locusts, says Lafont-Sentenac here, is the unbelieving philosophy of the eighteenth century.
Nous doutons fort que ce soit là la signification véritable de cette vision.Valde dubitamus utrum haec vera huius visionis significatio sit.We strongly doubt that this is the true meaning of the vision.
Mensibus quinque.Mensibus quinque.Mensibus quinque.
Voy. pl. h. v. 5.Vide supra ad v. 5.See above on v. 5.
11.Habebant super se regem.11.Habebant super se regem.11.Habebant super se regem.
S. Jean fait ressortir cette particularité, qui n'a pas lieu pour les véritables sauterelles.S. Ioannes hanc proprietatem illustrat, quae veris locustis non convenit.St. John emphasizes this characteristic, which does not apply to real locusts.
Voy. Prov. XXX, 27.Vide Prov. XXX, 27.See Prov. XXX:27.
Angelum abyssi.Angelum abyssi.Angelum abyssi.
Il faut par cette expression entendre, comme par l'étoile du v. 1, un des chefs ou même Satan, le chef principal des démons.Per hanc expressionem intellegendus est, sicut per stellam versus primi, unus e principibus daemonum, vel ipse Satanas, princeps eorum maximus.By this expression one must understand, as with the star of verse 1, one of the chiefs of the demons, or even Satan himself, their supreme leader.
Hebraice Abaddon, graece autem Apollyon.Hebraice Abaddon, graece autem Apollyon.Hebraice Abaddon, graece autem Apollyon.
Pour cette traduction du mot hébreu, comp., dans le grec et l'hébreu, Job XXVI, 6 ; XXVIII, 22 ; Psalm. LXXXVII, 12 ; Prov. XXVII, 20.Ad hanc vocabuli hebraici interpretationem confer graecum et hebraicum textum Iob XXVI, 6; XXVIII, 22; Psalmi LXXXVII, 12; Prov. XXVII, 20.For this translation of the Hebrew word, compare the Greek and Hebrew texts of Job XXVI:6; XXVIII:22; Psalm LXXXVII:12; and Prov. XXVII:20.
Latine… exterminans.Latine… exterminans.Latine… exterminans.
Il est à peine nécessaire de faire remarquer que ces mots, qui naturellement ne se lisent pas dans le grec, sont une addition de l'interprète latin.Vix opus est monere haec verba, quae in graeco textu naturaliter non leguntur, additionem interpretis latini esse.It is scarcely necessary to observe that these words, which of course are not found in the Greek text, are an addition by the Latin translator.
Notons en terminant que quelques auteurs font ressortir le contraste du nom d'exterminateur, donné par S. Jean à l'Ange de l'Abîme, avec celui de Jésus qui, comme chacun le sait, signifie Sauveur.Animadvertendum denique est quosdam auctores extollere contrastum inter nomen Exterminatoris, quod S. Ioannes Angelo Abyssi tribuit, et nomen Iesu, quod, ut omnes norunt, Salvatorem significat.Let us note in conclusion that some authors emphasize the contrast between the name Destroyer, given by St. John to the Angel of the Abyss, and the name Jesus, which, as everyone knows, means Saviour.
N'oublions pas non plus de rappeler que Hengstenberg, Gerken et Lafont-Sentenac, entre autres, ont vu dans ce nom l'annonce de Napoléon Ier !Neque omittendum est memorare Hengstenbergium, Gerkenium atque Lafont-Sentenac, inter alios, in hoc nomine praenuntiationem Napoleonis Primi vidisse!Nor should we forget that Hengstenberg, Gerken, and Lafont-Sentenac, among others, saw in this name a prediction of Napoleon I!
12.Vae unum, etc.12.Vae unum, etc.12.Vae unum, etc.
Les paroles de ce verset sont de S. Jean, non pas de l'aigle dont il est parlé pl. h. VIII, 13.Verba huius versus ad S. Ioannem pertinent, non ad aquilam de qua supra VIII, 13 dictum est.The words of this verse are spoken by St. John, not by the eagle mentioned above in VIII:13.
Veniunt.Veniunt.Veniunt.
En grec, par une anomalie de construction, le verbe est au singulier, bien qu'il se rapporte aux mots « duo vae », que S. Jean a fait du genre féminin : « Vae unum » (ἡ οὐαὶ ἡ μία).Graece, ob anomaliam constructionis, verbum singulari numero ponitur, quamquam ad verba « duo vae » refertur, quae S. Ioannes generis feminini fecit: « Vae unum » (ἡ οὐαὶ ἡ μία).In Greek, by an irregularity of construction, the verb is in the singular although it refers to the words “two woes,” which St. John has treated as feminine: “the first woe” (ἡ οὐαὶ ἡ μία).

1873. Ernest Renan

  • Ernest Renan (1823-1892), originellement catholique, perd la foi au séminaire de Saint-Sulpice et commence après cela une brillante carrière d'écrivain, de philologue, de philosophe, d'épigraphiste et d'historien.
  • Ernest Renan, “Chapitre XVI. L'Apocalypse”, in L'Antéchrist, Michel Lévy, 1873, pp. 380-453, spéc. 395-398.
français (1873)latin (2025)anglais (2025)
À la voix de la cinquième trompette [60], une étoile (c’est-à-dire un ange [61]) tombe du ciel ; on lui donne la clef du puits de l’abîme (de l’enfer) [62]. L’ange ouvre le puits de l’abîme ; il en sort de la fumée comme d’une grande fournaise [63]; le soleil et le ciel sont assombris.Ad sonitum tubae quintae [60], stella (id est angelus [61]) e caelo cadit ; ei datur clavis putei abyssi (inferni) [62]. Angelus aperit puteum abyssi ; fumus ex eo ascendit quasi ex fornace magna [63], sol et caelum obscurantur.At the sound of the fifth trumpet [60], a star (that is, an angel [61]) falls from heaven; to him is given the key of the bottomless pit (hell) [62]. The angel opens the pit of the abyss; smoke rises from it as from a great furnace [63]; the sun and the sky are darkened.
De cette fumée naissent des sauterelles, qui couvrent la terre comme des escadrons de cavalerie. Ces sauterelles [64], conduites par leur roi, l’ange de l’abîme, qui s’appelle en hébreu Abaddon [65] et en grec Apollyon [66], tourmentent les hommes pendant cinq mois (tout un été). Il est possible que le fléau des sauterelles ait eu vers ce temps-là de l’intensité dans quelque province [67]; en tout cas, l’imitation des plaies de l’Égypte est ici évidente [68].Ex hoc fumo oriuntur lucustae, quae terram contegunt quasi turmae equitum. Hae lucustae [64], a rege suo, angelo abyssi, qui Hebraice Abaddon [65] et Graece Apollyon [66] vocatur, ducuntur, et homines cruciant per menses quinque (totam aestatem). Forsitan hoc tempore pestis lucustarum in aliqua provincia vehementior fuit [67]; at certe manifestum est hic imitationem plagis Aegyptiariis [68].From this smoke arise locusts, which cover the earth like squadrons of cavalry. These locusts [64], led by their king, the angel of the abyss, who is called in Hebrew Abaddon [65] and in Greek Apollyon [66], torment men for five months (a whole summer). It is possible that the scourge of locusts was particularly intense at that time in some province [67]; in any case, the imitation of the plagues of Egypt is evident [68].
Le puits de l’abîme est peut-être la Solfatare de Pouzzoles (ce qu’on appelait le Forum de Vulcain [69]) ou l’ancien cratère de la Somma [70], conçus comme des vomitoires de l’enfer. Nous avons dit [71] que la crise des environs de Naples était alors très-violente. L’auteur de l’Apocalypse, auquel il est permis d’attribuer un voyage de Rome et par conséquent de Pouzzoles, pouvait avoir été témoin de pareils phénomènes. Il rattache les nuées de sauterelles à des exhalaisons volcaniques; car, l’origine de ces nuées étant obscure, le peuple se trouvait amené à y voir un fruit de l’enfer [72].Puteus abyssi fortasse est Solfatarra Puteolana (quae olim Forum Vulcani [69] vocabatur) vel vetus crater Sommae [70], tamquam vomitoria inferni existimata. Diximus [71] tumultum circa Neapolim illo tempore valde violentum fuisse. Auctori Apocalypsis, cui itineratio Romana ac per hoc Puteolana tribui potest, licet talium eventuum testis fuisse. Nubes lucustarum ad exhalationes vulcanicas refert; nam, cum earum origo obscura esset, vulgus ad credendum impellebatur eas ab ipso inferno provenire [72].The pit of the abyss may be the Solfatara of Pozzuoli (once called the Forum of Vulcan [69]) or the ancient crater of Somma [70], regarded as vomitories of hell. We have said [71] that the crisis around Naples was then very violent. The author of the Apocalypse, who may have travelled from Rome and thus through Pozzuoli, could have witnessed such phenomena. He links the clouds of locusts to volcanic exhalations; for, since the origin of these swarms was obscure, people were led to see them as a product of hell [72].
Aujourd’hui, du reste, un phénomène analogue se passe encore à la Solfatare. Après une forte pluie, les flaques d’eau qui séjournent dans les parties chaudes donnent lieu à des éclosions extrêmement rapides et abondantes de sauterelles et de grenouilles [73].Hodie etiam simile phaenomenon in Solfatarra accidit. Post imbres vehementes, stagnantes aquae in partibus calidis versantes, celeres et copiosas lucustarum et ranarum generationes pariunt [73].Even today, a similar phenomenon occurs at the Solfatara. After heavy rain, pools of water lingering in the warm areas give rise to extremely rapid and abundant hatchings of locusts and frogs [73].
Que ces générations en apparence spontanées fussent considérées par le vulgaire comme des émanations de la bouche infernale elle-même, cela était d’autant plus naturel, que les éruptions, ayant d’ordinaire pour conséquence de grandes pluies, qui couvrent le pays de mares, devaient sembler la cause immédiate des nuées d’insectes qui sortaient de ces mares.Quod hae generationes quasi spontaneae ab vulgo tamquam ex ipsa ore infernali emissa existimarentur, eo magis naturale erat, quod eruptiones plerumque magnos imbres adferrent, quibus terra paludibus operiretur, ita ut hae paludes causae proximae viderentur nubium insectorum ex illis provenientium.That these seemingly spontaneous generations were regarded by the common people as emissions from the mouth of hell itself was all the more natural, since eruptions usually brought heavy rains, covering the land with pools, which then appeared to be the immediate cause of the insect swarms emerging from them.
NotesAdnotationesNotes
[60] Apoc., c. IX.[60] Apoc., c. IX.[60] Rev., ch. IX.
[61] Hénoch, XVIII, 13; XXI, 3; LXXXVI; XC, 21 (Dillmann).[61] Henoch, XVIII, 13; XXI, 3; LXXXVI; XC, 21 (secundum Dillmann).[61] Enoch, XVIII, 13; XXI, 3; LXXXVI; XC, 21 (per Dillmann).
[62] Séjour des démons, non des morts : Luc, VIII, 31; Apoc., XI, 7; XVII, 8; XX, 1, 3.[62] Habitatio daemonum, non mortuorum : Luc. VIII, 31; Apoc. XI, 7; XVII, 8; XX, 1, 3.[62] Dwelling of demons, not of the dead: Luke VIII, 31; Rev. XI, 7; XVII, 8; XX, 1, 3.
[63] Cf. Gén., XIX, 28.[63] Cf. Gen., XIX, 28.[63] Cf. Gen. XIX, 28.
[64] La description étrange de ces sauterelles, si l’on tient compte des procédés du style oriental, n’a rien qui ne réponde à la sauterelle ordinaire. V. Niebuhr, Descr. de l’Arabie, p. 153 (trad. fr., 1774); Joël, II, 4-9. Les sauterelles à Naples s’appellent encore cavaletti. Elles y seraient fort nuisibles, si l’on ne prenait des précautions pour détruire les œufs. Cf. Pline, XI, XXIX (35); Tite-Live, XXX, 2.[64] Mirabilis haec lucustarum descriptio, si morem stilum orientalem spectes, nihil habet quod locustae communi non respondeat. Cf. Niebuhr, Descr. Arabiae, p. 153 (ed. gallica, 1774); Joel, II, 4–9. Lucustae Neapoli etiamnum cavaletti vocantur; ibi perniciosissimae essent nisi ova earum interficerentur. Cf. Plin., XI, XXIX (35); Liv., XXX, 2.[64] The strange description of these locusts, considering the oriental style, contains nothing that does not correspond to ordinary locusts. See Niebuhr, Description of Arabia, p. 153 (French trans., 1774); Joel II, 4–9. In Naples, locusts are still called cavaletti. They would be very harmful there if precautions were not taken to destroy their eggs. Cf. Pliny XI, XXIX (35); Livy XXX, 2.
[65] אבדון, « la destruction ».[65] אבדון, “perditio”.[65] אבדון, “destruction”.
[66] Ἀπολλύων, « le destructeur ».[66] Ἀπολλύων, “perditor”.[66] Ἀπολλύων, “the destroyer”.
[67] Des traits comme IX, 10, porteraient à voir dans la nuée de sauterelles l’invasion de la cavalerie parthe; mais c’est là le sujet de la sixième trompette, et l’habitude de l’auteur n’est pas de symboliser deux fois le même fait dans un même septénaire.[67] Loca ut IX, 10 suadere possent ut in nube lucustarum irruptio equitatus Parthici intelligatur ; at hoc pertinet ad sextam tubam, nec mos est auctoris eundem eventum bis in uno septenario exprimere.[67] Passages like IX, 10 might suggest that the locust swarm represents the Parthian cavalry invasion; but that is the subject of the sixth trumpet, and the author's custom is not to symbolize the same event twice in one heptad.
[68] Exode, X, 12 et suiv. ; Joël, II ; Sagesse, XVI, 9.[68] Exod. X, 12 sqq. ; Joel II ; Sapientia XVI, 9.[68] Exodus X, 12ff.; Joel II; Wisdom XVI, 9.
[69] Strabon, V, IV, 6.[69] Strabo, V, IV, 6.[69] Strabo, V, IV, 6.
[70] Beulé, Le drame du Vésuve, p. 62-63.[70] Beulé, Le drame du Vésuve, p. 62–63.[70] Beulé, Le drame du Vésuve, p. 62–63.
[71] Ci-dessus, p. 329-335.[71] Supra, pp. 329–335.[71] Above, pp. 329–335.
[72] “Latent quinis mensibus.” Pline, Hist. nat., IX, XXX (50). Cette imagination existe encore. Œdman, Samml. aus der Naturkunde, II, 147.[72] “Latent quinis mensibus.” Plin., Hist. nat. IX, XXX (50). Haec opinio adhuc viget. Œdman, Samml. aus der Naturkunde, II, 147.[72] “They lie hidden for five months.” Pliny, Natural History IX, XXX (50). This belief still exists. Œdman, Sammlungen aus der Naturkunde, II, 147.
[73] Renseignement de M. S. de Luca. Les sauterelles se voient en très-grand nombre dans le cratère de la Solfatare.[73] Indicium a D. S. de Luca relatum. Lucustae in craterae Solfatarrae frequentissime conspiciuntur.[73] Information from Mr. S. de Luca. Locusts are seen in very large numbers in the crater of the Solfatara.

1874. Frédéric Godet

  • Frédéric-Louis Godet (1812-1900), pasteur, professeur, théologien et essayiste protestant suisse, dont les commentaires ont été traduit au moins en anglais et en suédois.
  • Frédéric Godet, “Essai sur l'Apocalypse”, in Études bibliques, par F. Godet, docteur et professeur en théologie. Deuxième série. Nouveau Testament (443 p.), Paris, Sandoz et Fischbacher, 1874, pp. 325-442 spéc. 344-345 et 396-397. — Plusieurs rééditions et traductions.
français (1874)latin (2025)anglais (2025)
Du puits de l'abîme, demeure des démons (Luc VIII, 31), sort une nuée d'esprits malfaisants, représentés sous l'image de sauterelles à l'aspect brillant et séduisant, mais armées d'un dard de scorpion, et qui, pendant cinq mois, temps que dure dans les contrées de l'Orient le fléau des sauterelles (mai à septembre), plongent dans une sorte de délire, non de joie, mais de sombre tristesse, l'humanité accablée sous le poids de sa lutte contre le Tout-Puissant. E puteo abyssi, domicilio daemonum (Luc. 8,31), nubes spirituum maleficorum egreditur, sub imagine locustarum specie nitenti ac illicienti repraesentatorum, aculeo autem scorpii armatarum; quae per menses quinque (spatium quo in Orientis regionibus grassatur plaga locustarum, a Maio ad Septembrem) humani genus, onere certaminis contra Omnipotentem oppressum, in velut delirium conjiciunt, non laetitiae sed atrae tristitiae. From the pit of the abyss, the dwelling of demons (Luke 8:31), there comes forth a cloud of malevolent spirits, portrayed under the image of locusts with a bright and alluring appearance, yet armed with a scorpion’s sting. For five months—the season in the East when the locust plague lasts (May to September)—they cast mankind, weighed down by its struggle against the Almighty, into a sort of delirium, not of joy but of gloomy sorrow.
C'est comme si les habitants de la terre étaient soumis à une possession en grand, à l'instar des phénomènes isolés de ce genre que nous trouvons dans l'histoire évangélique. Quasi universalis quaedam possessio incolis terrae imponeretur, ad instar singularum eiusdem rei apparitionum quas in historia evangelica invenimus. It is as if the inhabitants of the earth were subjected to a mass possession, akin to the isolated cases of the same kind that we find in the Gospel history.
La cinquième trompette correspond au cinquième sceau en ce sens que les deux scènes appartiennent au monde invisible, l'une dans la sphère céleste, l'autre dans le monde des ténèbres. Quinta tuba quinto sigillo respondet, quatenus utraque scena mundo invisibili ascribitur: altera in orbe caelesti, altera in regno tenebrarum. The fifth trumpet corresponds to the fifth seal in that both scenes belong to the invisible realm—the one in the heavenly sphere, the other in the world of darkness.
(…) (…) (…)
Toutes ces explications établissent des rapprochements plus ou moins ingénieux entre certains traits du tableau apocalyptique et le phénomène historique que l'esprit prévenu de leurs auteurs a choisi pour point de mire. Hae omnes explicationes conferunt — arte magis minusve sollerti — quaedam lineamenta picturae apocalypticae cum phaenomene historico quod auctorum praeoccupatus animus sibi pro scopo elegerat. All these explanations draw more or less clever parallels between features of the apocalyptic picture and whatever historical phenomenon the authors’ preconceived mind has chosen as its target.
Mais l'impossibilité d'appliquer une foule d'autres traits fait bientôt comprendre au lecteur impartial que ces explications ne sont qu'un jeu d'esprit et qu'elles ne répondent en aucune façon à la vraie pensée renfermée dans la vision. At vero inapplicabilitas plurimorum aliorum lineamentorum cito persuadet lectori aequo, has explicationes lusum ingenii tantum esse nec ullo modo veram sententiam in visione inclusam exprimere. But the impossibility of applying a host of other features soon shows the impartial reader that these explanations are but a play of wit, and in no way express the true intention contained in the vision.
Nous en disons autant de l'application très-détaillée aux moindres circonstances de l'histoire de l'Eglise jusqu'à nos jours, qui a été si souvent tentée, surtout par l'école anglo-française. Idem dicimus de illis applicationibus ad minima rerum Ecclesiae usque ad nostra tempora, tam saepe tentatis, praesertim a schola anglo-gallica. The same must be said of those highly detailed applications to the minutiae of Church history down to our own day—attempts so often made, especially by the Anglo-French school.
Les représentants les plus distingués de cette méthode sont Faber, en Angleterre, Bengel, en Allemagne, Gaussen et M. de Rougemont, dans la Suisse française (1). Praecipui huius methodi cultores sunt Faber in Anglia, Bengel in Germania, Gaussen et D. de Rougemont in Helvetia francogallica (1). The chief representatives of this method are Faber in England, Bengel in Germany, and Gaussen with M. de Rougemont in French-speaking Switzerland (1).
(1) M. Henriquet, pasteur à Sainte-Foy, vient de publier une nouvelle explication à ce point de vue. Nous nous faisons un plaisir d'annoncer cet ouvrage: L'Apocalypse brièvement expliquée par l'Ecriture et l'histoire. (1) D. Henriquet, pastor Sanctae-Fidei, nuper novam expositionem huius indolis edidit: Apocalypsis breviter per Scripturam et Historiam explicata. (1) Mr. Henriquet, pastor at Sainte-Foy, has just published a new explanation from this standpoint: The Apocalypse briefly explained by Scripture and History.
Comment prendre confiance à ce mode d'interprétation quand on voit, par exemple, une seule et même vision, celle des sauterelles à queue de scorpion (ch. IX), appliquée par les uns à l'invasion arabe au septième siècle, par d'autres aux incursions des Perses sous Chosroës, par des troisièmes à l'introduction du Talmud chez les Juifs, par des quatrièmes enfin à l'établissement du monachisme? Quo pacto huic rationi interpretandi fidem habeamus, cum eandem visionem — locustarum caudas scorpii habentium (cap. IX) — alii ad irruptionem Arabicam saeculi VII referant, alii ad incursiones Persarum sub Chosroe, alii ad Talmudis introductionem apud Iudaeos, alii denique ad institutum monachismi? How can one trust such a method of interpretation when the same vision—that of locusts with scorpions’ tails (ch. 9)—is applied by some to the Arab invasion of the seventh century, by others to the Persian incursions under Chosroes, by others again to the introduction of the Talmud among the Jews, and by yet others to the establishment of monasticism?
L'arbitraire qui fait le fond d'une pareille méthode d'interprétation ne saute-t-il pas aux yeux, et peut-on s'empêcher de se demander dans quel but l'Esprit saint se serait proposé d'écrire, selon l'expression malicieuse de M. Réville, “une histoire de l'Eglise en logogriphes”? Nonne arbitrarietas tam manifesta est ut statim appareat? ac nonne rogare cogimur quo fine Spiritus Sanctus scripsisset — ut D. Réville facetiose ait — “historiam Ecclesiae per logogriphos”? Does not the arbitrariness at the heart of such a method leap to the eye? And can one refrain from asking for what purpose the Holy Spirit would have written—to use M. Réville’s mischievous phrase—“a history of the Church in logogriphs”?
Si ce tableau est destiné à servir de guide à la caravane pendant sa marche, ne devrait-il pas être plus intelligible? Si haec pictura dux agmini peregrinantium in itinere esse debet, nonne clarior atque intellegibilior esse oporteret? If this tableau is meant to guide the caravan on its march, should it not be clearer and more intelligible?
S'il ne doit être compris qu'à la fin et quand le but sera atteint, à quoi servira-t-il alors? Sin ad extremum tantum — cum meta iam sit attacta — intellegi debeat, cui tandem proderit? But if it is to be understood only at the end, when the goal has been reached, what purpose will it then serve?

1875. Henry Worrall

  • Henry Worrall (1825-1902), Grangers versus Hoppers - Kansas 1874 '75 (photographie d'un dessin exposé à la Downing's Gallery de Topeka au Kansas, et illustrant l'invasion de sauterelles qui ravagea des Grandes Plaines des États-Unis d'Amérique en 1874 et 1875).

1877. Émile Firminhac

  • Émile Crépin Auguste Firminhac (1846-1899), prêtre catholique, missionnaire apostolique à Pondichéry, né le 19 février 1846 à Entraygues (Aveyron), parti en Inde le 15 mars 1870, mort à l'âge de 53 ans le 2 avril 1899 au sanatorium des Missions étrangères de Montbeton (Tarn-et-Garonne).
  • Fiminhac ne dit rien des cinq mois alloués aux sauterelles, mais il est aveyronnais. Par ailleurs, on notera avec intérêt qu'il identifie le roi des sauterelles non pas au démon mais à l'ange exterminateur.
  • Émile Firminhac, L'Apocalypse. Traduction en vers par M. Em. Firminhac, Missionnaire apostolique dans l'Indoustan. Se vend au profit de l'Œuvre de la conversion des infidèles et des victimes de la famine de la mission de Pondichéry (96 p.), Rodez, Veuve E. Carrière, 1877, pp. 47-48.
français (1877)latin (2025)anglais (2025)
De son bruyant clairon sonna le cinquième Ange,Tuba clangente sua quintus Angelus insonuit,With his loud trumpet the fifth Angel sounded,
Je vis tombant du ciel une étoile de feu,Vidi e caelo delapsam stellam igneam,I saw falling from heaven a fiery star,
Elle ouvrit un abîme… et de ce sombre lieuAperuit abyssum… et ex hoc loco tenebrosoIt opened an abyss… and from that dark place
Sous mon regard sortit une fumée étrangeSub oculis meis exiit fumus mirus,There rose before my eyes a strange smoke,
Comme un voile de deuil qui couvrit le soleil!Velut velum luctus quod solem texit!Like a mourning veil that covered the sun!
En même temps je vis sur l'horizon vermeilSimul vidi in horizonte rubentiAt the same time I saw, on the crimson horizon,
S'étendre un tourbillon de grandes sauterelles:Turbam magnam locustarum circumferri:A whirling host of great locusts spreading wide:
Les hommes ressentant leurs piqûres cruellesHomines aculeos eorum saevos sentientesMen, feeling their cruel stings,
Se tordaient sous leurs dards dont l'horrible poisonTorquebantur sub telis quorum venenum horrendumWrithed beneath their darts, whose dreadful poison
Enivre de douleur comme le scorpion.Dolore inebriat ut scorpio.Intoxicates with pain like the scorpion.
En vain ils recherchaient la mort dans leur supplice,Frustra mortem in tormento quaerebant,In vain they sought death amid their torment,
Jetant sa faux tranchante au-devant de leurs pasMort falcem suam acutam ante gressus eorum iaciebat,But Death, casting his sharp sickle before their steps,
La mort fuyait loin d'eux et ne les frappait pasSed ipsa longe fugiebat nec eos percutiebat,Fled far from them and struck them not,
Haineuse, hurlant de joie en son affreux caprice.Odiens, ululans gaudio in horrendo capricio suo.Hateful, howling with joy in her dreadful caprice.
Sur leurs têtes portant un casque qui s'abat,Super capita eorum galeas gestabant demissas,Upon their heads they wore helmets that fell down,
Comme de fiers chevaux préparés au combat,Velut equi superbientes ad proelium parati,Like proud horses prepared for battle,
Paraissaient à mes yeux les noires sauterelles.Apparebant oculis meis locustae atrae.So the dark locusts appeared to my sight.
Le bruit des chariots s'imitait dans leurs ailes:Sonus curruum in alis earum resonabat:The noise of chariots echoed in their wings:
De l'homme elles avaient les yeux intelligents;Oculos hominis habebant intelligentes;They had the intelligent eyes of men;
Des femmes les cheveux et du lion les dentsCapillos feminarum et dentes leonumThe hair of women and the teeth of lions
Qu'on voyait s'aiguiser dans leurs bouches voraces;Quos in ore voraci acuebant;Sharpened in their voracious mouths;
Elles semblaient aussi couvertes de cuirasses,Similiter loricis tectae videbantur,They also seemed clad in breastplates,
Ayant pour nuire à tous, comme les scorpions,Habentes ad nocendum omnibus, sicut scorpiones,Having, to harm all men, like scorpions,
Venimeux à l'excès, d'énormes aiguillons;Aculeos prae veneno immensos;Enormous stings, venomous to excess;
Leur pouvoir toutefois n'était pas sans limitePotestas tamen earum non erat infinita,Yet their power was not without limit,
Car sur elles régnait l'ange exterminateur…Nam super eas dominabatur angelus exterminator…For over them ruled the destroying angel…

1877. Henry Cowles

  • Henry Cowles (1803-1881), pasteur dans le Connecticut puis professeur de latin et de grec au collège d'Oberlin (Ohio), puis d'histoire ecclésiastique, puis d'hébreu au département de théologie, et enfin rédacteur en chef de l'Oberlin Evangelist jusqu'en 1863, auteur de 1867 à 1881 de seize volumes de Commentaires des Écritures.
  • Henry Cowles, The Revelation of John, with Notes, Critical, Explanatory, and Practical, Designed for both Pastoral and People, by Rev. Henry Cowles, D.D. (), New York, D. Appleton and Company, 1877, pp. 115-118.
anglais (1877)latin (2026)français (2026)
CHAPTER IX. CAPUT IX. CHAPITRE IX.
This chapter gives us the fifth and sixth trumpets, spoken of sometimes as the first and second of the woe-trumpets. Hoc capitulum quintam et sextam tubam nobis exhibet, quae interdum prima et secunda tubarum vae appellantur. Ce chapitre nous présente la cinquième et la sixième trompette, parfois appelées la première et la seconde des trompettes de malheur.
1. And the fifth angel sounded, and I saw a star fall from heaven unto the earth: and to him was given the key of the bottomless pit. 1. Et quintus angelus tuba cecinit, et vidi stellam de caelo in terram cadere; et data est ei clavis putei abyssi. 1. Et le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tomber du ciel sur la terre ; et la clé du puits de l’abîme lui fut donnée.
2. And he opened the bottomless pit; and there arose a smoke out of the pit, as the smoke of a great furnace; and the sun and the air were darkened by reason of the smoke of the pit. 2. Et aperuit puteum abyssi; et ascendit fumus e puteo sicut fumus fornacis magnae; et obscurati sunt sol et aer propter fumum putei. 2. Et il ouvrit le puits de l’abîme ; et une fumée monta du puits comme la fumée d’une grande fournaise ; et le soleil et l’air furent obscurcis à cause de la fumée du puits.
This “star” represented a conscious intelligent agent, for he receives the key of the pit of the abyss and proceeds to open it. Haec « stella » agentem consciam atque intelligentem repraesentat, nam clavem abyssi accipit atque eam aperire procedit. Cette « étoile » représentait un agent conscient et intelligent, car il reçoit la clé du puits de l’abîme et entreprend de l’ouvrir.
He is one of God's angels, brilliant and distinguished like a star. Est unus ex angelis Dei, splendidus atque insignis sicut stella. Il est l’un des anges de Dieu, brillant et distingué comme une étoile.
For the figure we may compare Num. 24:17: “There shall come a Star out of Jacob, and a Scepter shall rise out of Israel and shall smite the corners of Moab,” etc. Ad figuram conferre possumus Num. 24:17: « Orietur stella ex Iacob et consurget sceptrum ex Israel et percutiet angulos Moab », etc. Pour cette image, nous pouvons comparer Nombres 24:17 : « Une étoile sortira de Jacob, et un sceptre s’élèvera d’Israël et frappera les frontières de Moab », etc.
3. And there came out of the smoke locusts upon the earth : and unto them was given power, as the scorpions of the earth have power. 3. Et ex fumo prodierunt locustae super terram; et data est eis potestas sicut scorpiones terrae potestatem habent. 3. Et de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre ; et il leur fut donné un pouvoir semblable à celui des scorpions de la terre.
4. And it was commanded them that they should not hurt the grass of the earth, neither any green thing, neither any tree; but only those men which have not the seal of God in their foreheads. 4. Et praeceptum est eis ne laederent herbam terrae neque omne viride neque ullam arborem, sed solum homines qui sigillum Dei in frontibus suis non habent. 4. Et il leur fut ordonné de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front.
This may not mean that the smoke generated the locusts, nor that the locusts, coming up in a dense cloud, were at first mistaken for smoke, but were ultimately seen to be only locusts; but rather that the issuing smoke was the natural product of a burning pit and that the locusts came up with the smoke and so emerged from it. Hoc non significat fumum locustas genuisse, neque locustas, nube densa ascendentes, primo pro fumo habitas esse ac demum solum locustas apparuisse; sed potius fumum exeuntem naturalem effectum putei ardentis fuisse, et locustas cum fumo ascendisse atque ex eo emergere. Cela ne signifie pas que la fumée ait engendré les sauterelles, ni que celles-ci, montant en nuée compacte, aient d’abord été prises pour de la fumée avant d’être reconnues comme de simples sauterelles ; mais plutôt que la fumée émise était le produit naturel d’un puits en combustion et que les sauterelles montaient avec elle et en émergeaient ainsi.
Their power was like that of scorpions—to torment rather than to kill. Potestas earum similis erat scorpionibus — ad torquendum potius quam ad occidendum. Leur pouvoir était semblable à celui des scorpions — tourmenter plutôt que tuer.
That is, while they were nearly locusts in form and general appearance, they were essentially scorpions in their power and functions. Id est, quamvis forma et specie generali locustis proxime similes essent, potestate et muneribus scorpiones essentialiter erant. Autrement dit, bien qu’elles fussent presque des sauterelles par leur forme et leur apparence générale, elles étaient essentiellement des scorpions par leur pouvoir et leurs fonctions.
This special feature is brought out yet more definitely by explicit statement (vs. 4 and 5). Haec proprietas specialis adhuc clarius per expressam declarationem (vv. 4 et 5) demonstratur. Cette caractéristique particulière est encore plus clairement mise en évidence par l’affirmation explicite (vv. 4 et 5).
— Naturally locusts are destructive to grass, green things and trees, subsisting on such food; but these are commissioned to hurt only men, and of men, only those who had not the seal of God in their foreheads—a circumstance which closely connects this seal and its events with the scenes of chap. 7. — Naturaliter locustae herbam, viridia atque arbores destruunt, tali alimento viventes; hae autem mandatum accipiunt ut solum homines laedant, atque ex hominibus eos tantum qui sigillum Dei in frontibus suis non habent — res quae hoc sigillum et eventus eius arcte cum scenis capitis VII coniungit. — Naturellement, les sauterelles détruisent l’herbe, la verdure et les arbres, dont elles se nourrissent ; mais celles-ci reçoivent mission de ne blesser que les hommes, et parmi eux seulement ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front — circonstance qui relie étroitement ce sceau et ses effets aux scènes du chapitre 7.
The sealing there was preparatory to the exemption from the plagues revealed here. Illa signatio praeparatio erat ad exemptionem a plagis hic revelatis. Le sceau apposé là était une préparation à l’exemption des fléaux révélés ici.
This fact forbids us to divorce that marking of good men which lies between the sixth seal and the seventh from this symbol of torment which belongs to the fifth trumpet. Hoc factum vetat nos separare illam bonorum signationem, quae inter sextum et septimum sigillum stat, ab hoc tormenti symbolo quod ad quintam tubam pertinet. Ce fait nous interdit de séparer cette marque des justes, située entre le sixième et le septième sceau, de ce symbole de tourment appartenant à la cinquième trompette.
It would be a reckless severing of this intimate connection to interpret the four intervening trumpets (chap. 8) as sweeping us on over whole centuries of the history of our world, to find the scenes of the fifth trumpet afar down ages beyond the marking of good men for exemption from its plagues as given in chapter 7. Temeraria esset huius arctae connexionis divisio si quattuor tubas intermedias (cap. VIII) ita interpretarerur ut nos per integra saecula historiae mundi nostri transducerent, ut demum scenas quintae tubae longe post signationem bonorum ad exemptionem a plagis, ut in capite VII datum est, inveniremus. Ce serait rompre témérairement ce lien intime que d’interpréter les quatre trompettes intermédiaires (chap. 8) comme nous faisant traverser des siècles entiers de l’histoire du monde, pour placer les scènes de la cinquième trompette bien au-delà dans le temps, après la marque donnée aux justes pour leur exemption des fléaux, telle qu’elle est présentée au chapitre 7.
5. And to them it was given that they should not kill them, but that they should be tormented five months: and their torment was as the torment of a scorpion, when he striketh a man. 5. Et datum est eis ne occiderent eos, sed ut torquerentur quinque mensibus; et tormentum eorum erat sicut tormentum scorpionis cum hominem percutit. 5. Et il leur fut donné non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et leur tourment était comme le tourment d’un scorpion lorsqu’il frappe un homme.
6. And in those days shall men seek death, and shall not find it; and shall desire to die, and death shall flee from them. 6. Et in diebus illis homines mortem quaerent et non invenient eam; et desiderabunt mori, et fugiet mors ab eis. 6. Et en ces jours-là, les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux.
Here the significance of the symbol is brought out yet more fully. Hic significatio symboli adhuc plenius explicatur. Ici la signification du symbole est encore plus pleinement mise en lumière.
They are not to kill but to hurt—not to take life but to take from it all its joys and leave men longing for a death that will not come to their relief! Non ad occidendum sed ad laedendum destinantur — non vitam tollere sed gaudia eius auferre atque homines mortem desiderare relinquere quae ad levamen non veniet! Ils ne doivent pas tuer mais blesser — non ôter la vie mais lui enlever toutes ses joies et laisser les hommes désirer une mort qui ne viendra pas les soulager !
—We can not be far from the truth when we apply this fearful symbol of woe to those demoniac passions that burned in human hearts and fired them to madness and agony in the early months of that awful siege of the city of Jerusalem. — A veritate non longe abesse possumus si hoc terribile vae symbolum ad illas passiones daemonicas referamus quae in cordibus humanis arserunt eosque ad furorem et agoniam incitaverunt primis mensibus illius terribilis obsidionis urbis Hierosolymae. — Nous ne devons pas être loin de la vérité lorsque nous appliquons ce terrible symbole de malheur à ces passions démoniaques qui brûlèrent dans les cœurs humains et les poussèrent à la folie et à l’agonie durant les premiers mois de ce terrible siège de la ville de Jérusalem.
It was hell uncapped and its ministries of torment sent up in clouds to smite their maddening stings into the guilty souls of men. Erat velut infernus apertus, cuius ministeria tormentorum in nubibus surrexerunt ut aculeos furoris in animas hominum reorum infligerent. C’était comme l’enfer ouvert, et ses ministères de tourment montaient en nuées pour enfoncer leurs dards de folie dans les âmes coupables des hommes.
Whoever will read the account of those conflicts and feuds, or rather, of that infuriate madness which set brother against brother, father against son, and son against father, and turned the myriad swords and daggers of her warriors one against another, making the salvation of the city impossible, and its unutterable ruin inevitable; and then will consider for a moment how this must have stricken down all hope in every Jewish bosom, and palsied every arm, and made life intolerable, will see a striking harmony between the prophetic portraying and the historic facts. Quicumque narrationem illorum certaminum et simultatum legerit — vel potius illius furoris effrenati qui fratrem contra fratrem, patrem contra filium et filium contra patrem excitavit atque innumeros gladios et pugiones bellatorum inter se convertit, salutem urbis impossibilem et ruinam ineffabilem inevitabilem reddens — atque paulisper consideraverit quomodo hoc omnem spem in pectore Iudaico contriverit, omnem brachium debilitaverit et vitam intolerabilem fecerit, conspiciet mirabilem concordiam inter descriptionem propheticam et facta historica. Quiconque lira le récit de ces conflits et de ces querelles — ou plutôt de cette folie furieuse qui dressa frère contre frère, père contre fils et fils contre père, et tourna les innombrables épées et poignards des guerriers les uns contre les autres, rendant impossible le salut de la ville et inévitable sa ruine indicible — et considérera ensuite un instant comment cela dut abattre toute espérance dans chaque cœur juif, paralyser chaque bras et rendre la vie insupportable, verra une frappante harmonie entre la peinture prophétique et les faits historiques.
Other prophecy had touched these prominent features of this awful scene. Aliae etiam prophetiae has praecipuas huius terribilis scenae notas attigerant. D’autres prophéties avaient déjà évoqué ces traits marquants de cette scène terrible.
Moses had written (Deut. 28:66,67): “And thy life shall hang in doubt before thee, and thou shalt fear day and night and shalt have none assurance of thy life: in the morning thou shalt say, Would God it were evening! Moyses scripserat (Deut. 28:66-67): « Vita tua pendebit ante te incerta, et timebis die ac nocte nec habebis fiduciam vitae tuae; mane dices: Utinam vespera esset! Moïse avait écrit (Deut. 28:66-67) : « Ta vie sera suspendue dans l’incertitude devant toi ; tu trembleras jour et nuit et tu n’auras aucune assurance pour ta vie ; le matin tu diras : Plût à Dieu que ce fût le soir !
And at even, Would God it were morning!”— Et vespere dices: Utinam mane esset! » — Et le soir tu diras : Plût à Dieu que ce fût le matin ! » —
Jesus also, as recorded by Luke (21:23-26): “There shall be great distress upon the land and wrath upon the people: Iesus quoque, ut Lucas refert (21:23-26): « Erit magna angustia super terram et ira super populum: Jésus aussi, comme le rapporte Luc (21:23-26) : « Il y aura une grande détresse sur le pays et de la colère contre ce peuple :
upon the earth distress of nations with perplexity, the sea and the waves roaring; super terram angustia gentium in perplexitate, fremente mari et fluctibus; sur la terre, une angoisse des nations dans la perplexité, la mer et les flots mugissant ;
men's hearts failing them for fear and for looking after those things which are coming on the earth; deficientibus hominum cordibus prae timore et expectatione eorum quae supervenient orbi; les hommes rendant l’âme de frayeur dans l’attente de ce qui surviendra sur le monde ;
for the powers of heaven shall be shaken.” nam virtutes caelorum movebuntur. » car les puissances des cieux seront ébranlées. »
7. And the shapes of the locust were like unto horses prepared unto battle; and on their heads were as it were crowns like gold, and their faces were as the faces of men, 7. Et species locustarum similes erant equis ad proelium paratis; et super capita earum erant quasi coronae auro similes, et facies earum sicut facies hominum. 7. Et les formes des sauterelles étaient semblables à des chevaux préparés pour la bataille ; sur leurs têtes il y avait comme des couronnes semblables à de l’or, et leurs visages étaient comme des visages d’hommes.
8. And they had hair as the hair of women, and their teeth were as the teeth of lions. 8. Et habebant capillos sicut capillos mulierum, et dentes earum erant sicut dentes leonum. 8. Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme des dents de lions.
9. And they had breastplates, as it were breastplates of iron; and the sound of their wings was as the sound of chariots of many horses running to battle. 9. Et habebant loricas quasi loricas ferreas; et sonitus alarum earum erat sicut sonitus curruum multorum equorum in proelium currentium. 9. Elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer ; et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars tirés par de nombreux chevaux courant au combat.
10. And they had tails like unto scorpions, and there were stings in their tails; and their power was to hurt men five months. 10. Et habebant caudas similes scorpionibus, et erant aculei in caudis earum; et potestas earum erat homines laedere quinque mensibus. 10. Elles avaient des queues semblables à celles des scorpions, avec des dards dans leurs queues ; et leur pouvoir était de blesser les hommes pendant cinq mois.
These descriptive features combine to make up a most appalling picture. Hae descriptionis proprietates simul coniunctae imaginem maxime terribilem efficiunt. Ces traits descriptifs réunis composent une image des plus effrayantes.
— Five months was the normal life-period of the locust. — Quinque menses erat tempus vitae locustarum naturale. — Cinq mois constituaient la durée normale de vie de la sauterelle.
This limit of time is therefore probably due to this fact, rather than to the precise duration of the historic events to which the symbol looks. Haec igitur temporis limitatio probabiliter ex hoc facto pendet potius quam ex exacta duratione eventuum historicorum ad quos symbolum respicit. Cette limite temporelle provient donc probablement de ce fait plutôt que de la durée précise des événements historiques auxquels le symbole renvoie.
Some critics stretch this period of five months to one hundred and fifty years, on the baseless assumption that a day in prophecy is a year in history and in fact. Nonnulli critici hoc spatium quinque mensium ad centum quinquaginta annos extendunt, vana illa supposizione innixi quod dies in prophetia annum in historia significet. Certains critiques étendent cette période de cinq mois à cent cinquante ans, sur l’hypothèse sans fondement qu’un jour dans la prophétie équivaut à une année dans l’histoire réelle.
Such theorists are respectfully requested to study Dissertation I, at the close of this volume. Tales theorici reverenter rogantur ut Dissertationem I, in fine huius voluminis positam, diligenter perlegant. De tels théoriciens sont respectueusement invités à étudier la Dissertation I, placée à la fin de ce volume.
11. And they had a king over them, which is the angel of the bottomless pit, whose name in the Hebrew tongue is Abaddon, but in the Greek tongue hath his name Apollyon. 11. Et habebant super se regem, qui est angelus abyssi; cui nomen Hebraice Abaddon, Graece autem nomen eius Apollyon. 11. Elles avaient sur elles un roi, qui est l’ange de l’abîme ; son nom en hébreu est Abaddon, et en grec son nom est Apollyon.
12. One woe is past; and, behold, there come two woes more hereafter. 12. Vae unum abiit; et ecce veniunt adhuc duo vae post haec. 12. Un malheur est passé ; et voici que deux autres malheurs viennent encore après cela.
These ministers of torment, coming up from the great pit of the abyss, are marshaled and led on by a king whose name signifies The Destroyer. Hi tormentorum ministri, ex magno abyssi puteo ascendentes, a rege ordinantur atque ducuntur cuius nomen significat Perditorem. Ces ministres de tourment, montant du grand puits de l’abîme, sont rangés et conduits par un roi dont le nom signifie le Destructeur.
This entire symbol of the fifth trumpet, and more particularly this one feature of it—their king Apollyon—seem to show that God employs the spirits of darkness as his ministers of vengeance and judgment upon the incorrigibly guilty in this world even—perhaps as foreshadowing their similar service of torturing the wicked in the great prison-house of woe in the world to come. Totum hoc symbolum quintae tubae, atque praecipue haec eius proprietas — rex eorum Apollyon — ostendere videtur Deum spiritus tenebrarum uti ministris ultionis atque iudicii contra incorrigibiliter reos etiam in hoc mundo, fortasse praefigurans simile eorum ministerium ad impios torquendos in magno carceris vae domicilio futuri saeculi. Tout ce symbole de la cinquième trompette, et plus particulièrement ce trait — leur roi Apollyon — semble montrer que Dieu emploie les esprits des ténèbres comme ministres de vengeance et de jugement contre les coupables incorrigibles déjà dans ce monde, peut-être comme une préfiguration de leur service semblable consistant à tourmenter les méchants dans la grande prison de malheur du monde à venir.
Let no one think of the devil as too good to torment his victims—too good to lead on the agents and ministers of torture to madden and desolate human souls, either in earth or hell, in this world or the next! Nemo diabolum existimet tam bonum esse ut victimis suis parcere velit — aut recusare ministros atque agentes tormentorum ducere ad animas humanas in furorem atque desolationem agendas, sive in terra sive in inferno, sive in hoc mundo sive in futuro! Que personne ne pense que le diable soit trop bon pour tourmenter ses victimes — trop bon pour conduire les agents et ministres de torture destinés à rendre folles et désoler les âmes humaines, soit sur la terre soit en enfer, dans ce monde ou dans le prochain !

1877. William Bruce

  • William Bruce (1799-1882), pasteur à la New Jerusalem Church d'Édimbourg, ne doit pas être confondu avec son homonyme William Bruce (1757-1841), docteur en théologie de l'université de Glasgow, pasteur presbytérien et éducateur à Belfast en Irlande du Nord, donné plusieurs publications dont A Paraphrase and Notes on the Epistles and Apocalypse, Liverpool, 1836; ni avec le fils de ce dernier, William Bruce (1790-1868), pasteur et éducateur irlandais à Belfast, qui a aussi donné plusieurs ouvrages et sermons.
  • Ce William Bruce-ci se déclare admirateur et disciple de Swedenborg dans la préface de son Commentaire de l'Apocalypse:
anglais (1870)latin (2025)français (2025)
This being the case, it is evident that no explanation of the vision of St. John could have been given, except by one who was not only mentally enlightened to understand the Divine and spiritual subjects of which the Revelation treats, but whose spiritual sight was opened to behold the things which exist in the other life. Only by one thus qualified to reveal the secrets contained in the vision of St. John could the Apocalypse be laid open, as it now is in the writings of the Lord's servant, Emanuel Swedenborg.Cum ita se habeat, manifestum est neminem visionem S. Joannis explicare potuisse, nisi is qui non solum mente illustratus erat ad res divinas et spirituales, de quibus Apocalypsis tractat, intelligendas, sed etiam cui visus spiritualis apertus erat ad ea cernenda quae in altera vita exstant. Tantum ab eo, qui hoc modo instructus erat ad arcana in visione S. Joannis contenta revelanda, Apocalypsis explicari potuit, prout nunc aperitur in scriptis servi Domini, Emanuelis Swedenborgii.Dans ce cas, il est manifeste que nul n’aurait pu donner une explication de la vision de saint Jean, sinon celui qui non seulement avait reçu l’illumination de l’esprit pour comprendre les sujets divins et spirituels dont traite l’Apocalypse, mais encore dont la vue spirituelle avait été ouverte afin de contempler les réalités qui existent dans l’autre vie. Ce n’est que par un tel homme, qualifié pour révéler les secrets contenus dans la vision de saint Jean, que l’Apocalypse a pu être dévoilée, comme elle l’est à présent dans les écrits du serviteur du Seigneur, Emanuel Swedenborg.
  • William Bruce, Commentary on the Revelation of John, by the Rev. William Bruce (VII+458 p.), London, James Speirs, 1877, pp.
  • William Bruce, Commentary on the Revelation of John, by the Rev. William Bruce, author of “Commentary on the Gospel of St. Matthew”, “The First three Kings of Israel”, etc. Second Edition (VII+458 p.), London, James Speirs, 1877, pp.2e édition: London, James Speirs, 1906.
anglais (1870)latin (2025)français (2025)
As regards the locusts, it was not given them to kill the unsealed, but to torment them. Their torment was as the torment of a scorpion when he striketh a man. The sting of the scorpion produces local insensibility, and may even cause death. Mental torment, such as that caused by the scorpion's sting, is the intolerable pain which the mind experiences when the activity of its powers is forcibly restrained; when men know not what to think on subjects in which they are deeply interested, or with which their human feelings and aims are intimately connected.Quod ad locustas attinet, non datum est illis ut non signatos occiderent, sed ut eos cruciarent. Cruciatus eorum sicut cruciatus scorpii erat, cum hominem ferit. Aculeus scorpii insensibilitatem loci parit, atque etiam mortem afferre potest. Cruciatus animi, qualem aculeus scorpii efficit, est dolor intolerabilis quem mens experitur, cum activitas facultatum eius vi coercetur; cum homines nesciant quid cogitandum sit de rebus quibus vehementer student, aut quibus sensibus finibusque humanis intime conectuntur.S’agissant des sauterelles, il ne leur fut pas donné de tuer les non scellés, mais de les tourmenter. Leur tourment était comme le tourment du scorpion lorsqu’il frappe un homme. L’aiguillon du scorpion produit une insensibilité locale, et peut même causer la mort. Le tourment de l’esprit, tel que celui causé par la piqûre du scorpion, est la douleur intolérable que l’âme éprouve lorsque l’activité de ses puissances est violemment entravée ; lorsque les hommes ne savent plus que penser des sujets qui les passionnent ou auxquels leurs sentiments et leurs visées humaines sont intimement liés.
This power of the locusts was limited in duration as well as in extent: they were only to torment the victims of their persuasions for five months. This does not mean such a measure of time, but a corresponding measure of state: it means such a diminution of the power of willing and thinking as left them little of real life; for the cessation of this power is death. So great is the torment of deadened or suppressed mental activity, that the total extinction of the power to think and feel seems preferable. Therefore, in those days, that is, during these states, men seek death and desire to die: they seek intellectual death, and desire the death of the will.Haec potestas locustarum tempore quoque ac ambitu limitata fuit: tantum quinque menses cruciare debebant victimas persuasionis suae. Hoc non mensuram temporis significat, sed mensuram status correspondentem: significat talem diminutionem potestatis volendi et cogitandi, ut parum illis verae vitae relinquatur; huius enim potestatis cessatio mors est. Tantus est cruciatus hebetatae aut oppressae actionis mentis, ut prorsus exstincta cogitandi sentiendique potestas praeferenda videatur. Quare illis diebus, id est hisce statibus, homines mortem quaerunt et mori desiderant: mortem intellectualem quaerunt, et voluntatis mortem desiderant.Cette puissance des sauterelles était limitée quant à la durée aussi bien qu’à l’étendue : elles ne devaient tourmenter les victimes de leur persuasion que cinq mois. Cela ne signifie pas une mesure de temps, mais une mesure d’état correspondante : cela signifie une telle diminution de la puissance de vouloir et de penser qu’il ne leur reste presque plus de vraie vie ; car la cessation de cette puissance est la mort. Si grand est le tourment d’une activité mentale amortie ou réprimée, que l’extinction totale de la faculté de penser et de sentir paraît préférable. C’est pourquoi, en ces jours — c’est-à-dire dans ces états — les hommes cherchent la mort et désirent mourir : ils cherchent la mort de l’intellect et désirent la mort de la volonté.
It is one of the symptoms of an unsound mind, that the poor lunatic seeks death and desires to die. The morbid action of the faculties often tends in this direction; their healthy activity never. And as the suicide cannot destroy life, but finds' himself alive; even so the mentally and spiritually diseased, however they may in the torments of mental distraction and hopeless mental effort desire to lose their sense of agony in annihilation, yet they cannot be killed and cannot command death. The human faculties of will and understanding, the power of willing and thinking, however deadened by the poison of other men's reasonings or of their own, can never be destroyed. In these their humanity consists, and they enjoy them by virtue of that indissoluble connection with God which secures their immortality.Unum e signis mentis non sanae est quod miser demens mortem quaerat et mori cupiat. Actio morbosa facultatum saepe in hanc partem vergit; sana eorum actio numquam. Ac quemadmodum suicida vitam delere non potest, sed vivum se invenit; ita mente et spiritu aegroti, quamvis in cruciatibus distractionis et conatuum desperatorum mentis velint sensum doloris in annihilatione amittere, tamen nec occidi possunt nec morti imperare. Facultates humanae voluntatis et intellectus, potestas volendi et cogitandi, quamvis veneno ratiocinationum alienarum aut propriarum hebetatae, numquam deleri possunt. In his ipsa humanitas eorum consistit; easque fruuntur vi vinculi illius indissolubilis cum Deo, quo immortalitas eorum servatur.C’est l’un des symptômes d’un esprit malade que le pauvre aliéné cherche la mort et désire mourir. L’action morbide des facultés incline souvent de ce côté ; leur activité saine, jamais. Et de même que le suicidaire ne peut détruire la vie, mais se trouve vivant, de même les malades de l’esprit et de l’âme, si vivement qu’ils désirent, dans les tourments de la distraction et des efforts mentaux sans issue, perdre le sentiment de leur agonie dans l’anéantissement, ne peuvent être tués ni commander à la mort. Les facultés humaines de volonté et d’entendement, la puissance de vouloir et de penser, quelque émoussée qu’elle soit par le poison des raisonnements d’autrui ou des leurs propres, ne peuvent jamais être détruites. En elles consiste leur humanité ; et ils en jouissent en vertu de ce lien indissoluble avec Dieu qui assure leur immortalité.

1878. William J. Reid

  • William J. Reid (1834-1902), pasteur influent de l'Église presbytérienne de Pittsburg (Pennsylvanie).
  • William James Reid, Lectures. Revelation, by William J. Reid, Pastor of the First United Presbyterian Church, Pittsburgh, PA. (610 p.), Pittsburgh (Pennsylvania), Stevenson, Forster et Cie, 1878, pp. 187-195.
anglais (1878)latin (2026)français (2026)

1878. George Frederick Keller

  • George Frederick Keller (1846-apr.1883), dessinateur étatunien né en Prusse, principal illustrateur du magazine satirique The Wasp de 1876 à 1883, auteurs de dessins ouvertement xénophobes, représentant les Chinois comme des rats, les Irlandais comme des néandertaliens et les Juifs comme des usuriers au nez crochu.
  • George Frederick Keller, “Uncle Sam's Farm in Danger” (double page centrale), The Wasp [San Francisco] (1878).

anglais (1878)latin (2026)français (2026)
UNCLE SAM’S IN DANGERPATRUUS SAM IN PERICULOL’ONCLE SAM EN DANGER
Seventy millions of people are starving in the Northern Provinces of China.Septuaginta miliones hominum in provinciis septentrionalibus Sinarum fame pereunt.Soixante-dix millions de personnes meurent de faim dans les provinces septentrionales de la Chine.
All who can do are making preparations to come to the United States.Omnes qui id possunt parationes faciunt ut ad Civitates Foederatas veniant.Tous ceux qui le peuvent se préparent à venir aux États-Unis.
Look out for the grasshoppers, uncle Sam!Cave locustas, patrue Sam !Prends garde aux sauterelles, oncle Sam !

1878. Édouard Reuss

  • Édouard Guillaume Eugène Reuss (1804-1891), né et mort à Strasbourg, professeur à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg de 1838 à 1888, protestant libéral, qui a largement diffusé en France les recherches et théories de l'école philologique allemande. Concernant l'Apocalypse, il la date du règne de Galba, en 68/69, et propose d'y reconnaître des prophéties dont l'auteur, plein de haine pour le paganisme, croyait la réalisation toute proche, mais qui, tout simplement, n'ont pas trouvé de réalisation. Dans l'épisode des auterelles il croit pouvoir relever ce qu'aujourd'hui on appellerait volontiers des trais de sadisme.
  • Edouard Reuss, L'Apocalypse, par Edouard Reuss, professeur à l'université de Strasbourg (151 p.), Paris, G. Fischbacher (“La Bible. Traduction nouvelle avec introductions et commentaires par Edouard Reuss, professeur à l'université de Strasbourg. Nouveau Testament. Quatrième partie”), 1878, pp.
français (1878)latin (2025)anglais (2025)
IX, 1-12. Il avait été annoncé plus haut que les trois dernières trompettes amèneraient trois plaies (fléaux, malheurs, catastrophes) plus terribles encore que les précédentes.IX, 1-12. Superius iam dictum erat tres ultimas tubas tres clades allaturas esse, flagella scilicet aut mala aut calamitates, priores etiam atrociores.IX, 1–12. It had been stated above that the last three trumpets would bring three plagues—disasters, woes, catastrophes—even more terrible than the preceding ones.
Voici maintenant la première de ces plaies ou, comme s'exprime le texte, le premier de ces cris de Ouè, qui pour les Grecs et pour les Romains sont l'expression de la terreur et de la menace.Nunc venit prima harum cladium, sive, ut textus loquitur, primus ex his vae clamoris, qui apud Graecos et Romanos terrorem atque minas significat.Here now is the first of these plagues, or, as the text puts it, the first of these cries of “woe,” which for Greeks and Romans express terror and threatening.
La terre sera envahie par des nuées de sauterelles, mais ces sauterelles, tant par leur origine, que par leur forme et par leur action, seront bien autrement terribles que celles qui viennent dévaster de temps à autre les champs des hommes et dont le passage laisse après lui les traces d'une affreuse désolation.Terra operietur nubibus locustarum; sed hae locustae, tam origine quam figura et operatione, longe terribiliores erunt quam illae quae interdum agros hominum depopulantur vestigiaque dirae vastationis relinquunt.The earth will be overrun by swarms of locusts; but these locusts, both in their origin, in their form, and in their action, will be far more terrible than those which from time to time devastate the fields of men and leave behind them the marks of dreadful desolation.
Le fond de l'image est emprunté à la nature, car le prophète veut réellement parler d'animaux nuisibles, contre lesquels l'homme n'a pas les moyens de se défendre (et il n'est pas question le moins du monde d'une allégorie soit historique, soit religieuse), mais son imagination se donne libre carrière pour charger les traits du tableau des couleurs les plus vives et les plus criantes.Fundamentum imaginis ex natura depromptum est, nam propheta de animalibus noxiis re vera loqui vult, contra quae homo se defendere non potest (nec vel minima fit allegoriae, historicae vel religiosa, mentio); sed eius imaginatio libere currit ut lineamenta picturae coloribus vividissimis exaggeret.The basis of the image is taken from nature, for the prophet truly intends to speak of harmful animals against which humans have no defense (and there is not the slightest hint of a historical or religious allegory); but his imagination runs freely, heightening the features of the picture with the brightest and most glaring colors.
Ces sauterelles ne sont pas écloses sur la terre, elles viennent de l'enfer.Hae locustae in terra non enatae sunt, sed ex inferno veniunt.These locusts are not hatched on earth; they come from hell.
À cet effet, un ange descend dans ce lieu de feu et de mort, par un puits, comme on descend dans une mine; il en ouvre la porte et laisse échapper ainsi la fumée de la fournaise souterraine et avec elle sortent en même temps des êtres vivants et malfaisants, comme la fumée ordinaire emporte avec elle des étincelles et des débris de matière combustible qui retombent sur le sol et y causent du dommage.Quapropter angelus in illum ignis et mortis locum descendit per puteum, velut in fodinam descenditur; ianuam aperit et fumum fornacis subterraneae emittere sinit, simulque cum eo exeunt animalia viva et noxia, sicut fumus ordinarius scintillas et fragmenta combustibilia secum fert, quae decidens damnum infert.For this purpose an angel descends into that place of fire and death by means of a shaft, as one goes down into a mine; he opens the door and lets out the smoke of the subterranean furnace, and with it come forth living and harmful beings, just as ordinary smoke carries with it sparks and fragments of burning matter that fall to the ground and cause damage.
Nous disons un ange, car il est évident que l'astre tombant du ciel, saisissant une clef, descendant par un puits et ouvrant une porte, est pour l'auteur un être personnel et vivant.Angelum dicimus, nam manifestum est astrem e caelo cadentem, clavem arripientem, per puteum descendentem et ianuam aperientem, esse apud auctorem personam viventem.We say “an angel,” for it is clear that the star falling from heaven, taking a key, descending by a shaft, and opening a door is, for the author, a personal and living being.
Nous avons là devant nous une trace, la plus récente peut-être, de l'antique mythologie sémitique, qui déifiait, ou du moins qui vivifiait les astres et les considérait comme des puissances intelligentes, comp. Juges V, 20. Job XXXVIII, 7.Hic coram nobis vestigium habemus, fortasse recentissimum, antiquae mythologiae Semiticae, quae astra vel deificabat vel certe animabat atque ut potentias intelligentes considerabat, cf. Judic. V, 20; Iob XXXVIII, 7.Here we have before us a trace—perhaps the most recent—of ancient Semitic mythology, which deified or at least animated the stars and regarded them as intelligent powers (cf. Judg. 5:20; Job 38:7).
De même dans le livre d'Hénoch il est question d'étoiles qui mangent, qui ont des mains et des pieds (chap. 85, 87), conceptions qui seraient grotesques et absurdes, si l'idée de la personne ne dominait pas la notion de la forme.Similiter in libro Henoch de stellis agitur quae edunt, quae manus et pedes habent (cap. 85, 87), notiones quae ridiculae et absurdae viderentur, nisi idea personae formam superaret.Likewise, in the Book of Enoch, there is mention of stars that eat and that have hands and feet (chs. 85, 87), notions that would seem grotesque and absurd if the idea of personhood did not dominate the idea of form.
Les sauterelles qui sortent de l'abîme ont un roi, elles agissent avec ensemble, d'après une direction consciente, ce qui revient à dire que leur action est positivement et volontairement cruelle et funeste; ce roi est un ange de l'abîme, l'un des démons qui résident dans le séjour des ténèbres et de la mort (non pas l'ange de l'abîme, qui ne serait autre que l'Hadès lui-même (chap. VI, 8).Locustae quae ex abyso exeunt regem habent, agunt concorditer secundum directionem conscientem; quod idem valet ac dicere actionem earum esse plane voluntariam, crudelem et funestam. Hic rex est angelus abyssi, unus ex daemonibus qui in tenebris et morte habitant (non angelus abyssi, qui esset ipse Hadés, cap. VI, 8).The locusts that come out of the abyss have a king; they act together under conscious direction, which amounts to saying that their action is positively and deliberately cruel and deadly. This king is an angel of the abyss, one of the demons who dwell in the realm of darkness and death (not the angel of the abyss, who would be Hades himself, 6:8).
Le nom hébreu qui lui est donné, Abaddon, se rencontre dans la poésie hébraïque (Job XXVI, 6; XXVIII, 22. Prov. XV, 11), comme synonyme du S'eôl ou de la mort; notre auteur lui donne un sens plus personnel et plus actif.Nomen Hebraicum quod ei datur, Abaddon, occurrit in poesia Hebraica (Iob XXVI, 6; XXVIII, 22; Prov. XV, 11) ut synonyma Seol vel mortis; auctor autem noster ei sensum magis personalem et activum tribuit.The Hebrew name given him, Abaddon, appears in Hebrew poetry (Job 26:6; 28:22; Prov. 15:11) as a synonym for Sheol or death; but our author gives it a more personal and active meaning.
Quant à la forme, il emprunte une série de traits à la fameuse description des sauterelles qui se trouve dans le livre de Joël (chap. II), mais ces traits sont beaucoup exagérés à dessein, pour frapper l'imagination et augmenter la terreur que la prédiction doit inspirer.Quoad formam, seriem notarum mutuat ex praeclara descriptione locustarum in libro Ioel (cap. II), sed hae notae consulto valde exaggerantur ut imaginationem feriant et terrorem augent quem praedictio inspirare debet.As for their appearance, he borrows a series of features from the famous description of the locusts in the book of Joel (chap. 2), but these features are greatly exaggerated on purpose, to strike the imagination and heighten the terror the prediction is intended to inspire.
La comparaison des sauterelles et des chevaux est consacrée même par le langage populaire; en Allemagne on les appelle chevaux du foin; leurs antennes, leur peau, le bruit qu'elles font, sont tour à tour utilisés pour la description fantastique du texte; partout sous ces formes, plus baroques encore qu'effrayantes, au gré de notre goût, on peut facilement retrouver la primitive simplicité de la nature qui a suggéré les images.Comparatio locustarum et equorum etiam sermone populari recepta est; in Germania eas vocant foeni equos; antennae earum, cutis, sonitus quem faciunt, alternis adhibentur ad descriptionem fantasticam textus; ubique sub his formis, nostris gustibus barocioribus quam terribilibus, facile agnoscitur simplicitas naturae primitivae quae imagines suggessit.The comparison of locusts to horses is sanctioned even by popular speech; in Germany they are called “hay horses.” Their antennae, their skin, the sound they make—these are used one after another in the text’s fantastic description; everywhere beneath these forms, which to our taste are more baroque than frightening, one can easily recognize the primitive simplicity of nature that suggested the images.
Les queues seules sont une addition tout à fait arbitraire, inventée pour le besoin de la conception du moment.Caudae solae sunt additio prorsus arbitraria, pro necessitate conceptionis illius momenti ficta.The tails alone are an entirely arbitrary addition, invented to suit the needs of the conception at that moment.
Car ces sauterelles, tout à fait différentes en cela des sauterelles ordinaires, ne s'attaquent pas à la végétation, mais aux hommes mêmes; et comme elles doivent avoir le pouvoir de les tourmenter sans les tuer, et de prolonger ainsi leurs tourments (pendant cinq mois, c'est-à-dire beaucoup plus longtemps que les sauterelles ordinaires n'ont coutume d'affliger la contrée sur laquelle elles s'abattent), il leur est donné des dards ou aiguillons logés dans l'extrémité de leurs corps, comme celui du scorpion; leurs piqûres venimeuses se prolongent et se répètent, sans que les hommes trouvent le repos, et au point de leur faire désirer la mort.Nam hae locustae, hoc plane diversissimae ab ordinariis, non vegetationem sed ipsos homines oppugnant; et quia potestas danda est eas cruciandi sine occisione, et sic tormenta eorum protrahendi (per quinque menses, multo diutius quam solent locustae regionem infestare), dantur eis aculei in extremo corporis, scorpionis instar; quorum ictus venenati protrahuntur et repetuntur, ita ut homines requiem non inveniant et mortem cupiant.For these locusts, in this entirely unlike ordinary ones, do not attack vegetation but human beings themselves; and since they must have the power to torment them without killing them, and thus prolong their sufferings (for five months—far longer than ordinary locusts usually afflict a region), they are given stings at the ends of their bodies, like that of a scorpion; their venomous stings continue and repeat themselves, so that people find no rest and even come to long for death.
Il faut convenir que les imprécations contre les païens oppresseurs d'Israël, qu'on trouve dans un certain nombre de psaumes, n'expriment nulle part un sentiment de haine et de cruauté aussi raffinée que le présent tableau.Concedendum est imprecationes adversus ethnicos Israel oppressores, quae in nonnullis Psalmis leguntur, nusquam exprimere odium et crudelitatem tam exquisitam quam hoc ipsum pictum.It must be admitted that the imprecations against the pagan oppressors of Israel found in several psalms nowhere express a hatred and cruelty as refined as in the present picture.
On remarquera surtout qu'à cette occasion l'auteur passe tout-à-coup du style de la narration apocalyptique, à celui de la simple prédiction.Animadvertendum praesertim est auctorem hoc loco subito transire a genere narrationis apocalypticae ad simplicem praedictionis stilum.One will notice especially that the author suddenly passes here from the style of apocalyptic narrative to that of simple prediction.
Cela ne fait que rehausser l'intérêt personnel, le plaisir sympathique qu'il prend lui-même à la perspective qu'il décrit.Quod tantum auget studium personale et quasi voluptatem quam ipse capit ex prospectu quem depingit.This only heightens the personal interest, the sympathetic pleasure he himself takes in the prospect he describes.

1880. Rudolf Grau

  • Rudolf Friedrich Grau (1835-1893), théologien luthérien allemand professeur à l'université Albertus de Königsberg.
    • Henri Narbel (1842-1917) pasteur helvétique, professeur de théologie à Lausanne.
  • Rudolf Friedrich Grau, “Die Offenbarung St. Johannis. Bearbeitet von Dr. R. F. Grau, Professor der Theologie”, in Bibelwerk für die Gemeinde, in Verbindung mit mehreren evangelischen Theologen, bearbeitet und herausgegeben von R. T. Grau, Dr. und Professor des Theologie zu Königsber i. Pr., Neues Testament. Zweiter Band (959 p.), Bielefeld et Leipzig, 1880 (2e édition en 1890), pp. 827-958, spéc. 888-889.
    • Dont une recension par:
      • Henri Narbel, “Un nouveau commentaire sur l'Apocalypse (Grau)”, Revue de Théologie et de Philosophie et compte-rendu des principales publications scientifiques 14 (1881) 68-104 spéc. 85.

Texte de Grau

allemand (1880)latin (2026)français (2026)anglais (2026)
Da hört er den fünften Engel posaunen.Tum audit quintum angelum tuba canentem.Alors il entend le cinquième ange sonner de la trompette.Then he hears the fifth angel sounding the trumpet.
Und er sieht einen vom Himmel zur Erde herniedergestürzten Stern, das ist ein gefallener Engel, eine dämonische Macht; der wird der Schlüssel zum Brunnen des Abgrundes gegeben, so daß sie für eine Zeit lang die Kräfte des Totenreiches, die Dünste der Verwesung entfesseln darf.Et videt stellam de caelo in terram delapsam, id est angelum lapsum, potestatem quandam daemonicam; huic datur clavis putei abyssi, ut ad tempus vires regni mortuorum, halitus corruptionis, solvere liceat.Et il voit une étoile précipitée du ciel sur la terre, c’est-à-dire un ange déchu, une puissance démoniaque; à celui-ci est donnée la clef du puits de l’abîme, afin qu’il lui soit permis pour un temps de déchaîner les forces du royaume des morts et les vapeurs de la corruption.And he sees a star cast down from heaven to earth, that is, a fallen angel, a demonic power; to him is given the key of the pit of the abyss, so that for a time he may loose the forces of the realm of death and the vapours of corruption.
Da öffnet sich der Abgrund und es steigt auf aus dem Brunnen wie ein gewaltiger Ofenrauch, daß Sonne und Luft verfinstert werden.Tum aperitur abyssus, et ascendit ex puteo velut ingens fumus fornacis, ita ut sol et aer obscurentur.Alors l’abîme s’ouvre, et il monte du puits comme une immense fumée de fournaise, de sorte que le soleil et l’air sont obscurcis.Then the abyss opens, and from the pit rises as it were a mighty furnace-smoke, so that the sun and the air are darkened.
Und wie der Dunst an die Oberfläche der Erde kommt, wird er zu einer Wolke von lebendigen Wesen, wie Heuschrecken.Et cum vapor ad superficiem terrae pervenit, fit velut nubes animalium viventium, instar locustarum.Et lorsque cette vapeur atteint la surface de la terre, elle devient comme une nuée d’êtres vivants, semblables à des sauterelles.And when the vapour reaches the surface of the earth, it becomes like a cloud of living creatures, like locusts.
Aber es sind nicht natürliche Heuschrecken, die Pflanzen verzehren, sondern Peiniger für die Menschheit.Sed non sunt locustae naturales plantas consumentes, sed hominum tortores.Mais ce ne sont pas des sauterelles naturelles qui dévorent les plantes, mais des bourreaux de l’humanité.But they are not natural locusts devouring plants, but tormentors of mankind.
Und diese Pein ist so furchtbar wie Scorpionstich, der den Menschen rasend macht.Et haec cruciatio tam terribilis est quam ictus scorpii, qui hominem in furorem agit.Et ce tourment est aussi terrible qu’une piqûre de scorpion, qui rend l’homme furieux.And this torment is as dreadful as the sting of a scorpion, which drives a man mad.
Dennoch tödtet die Plage nicht, obwohl die Menschen vor Schmerz den Tod suchen.Tamen plaga non occidit, quamvis homines prae dolore mortem quaerant.Cependant la plaie ne tue pas, bien que les hommes cherchent la mort à cause de la douleur.Nevertheless the plague does not kill, although men seek death because of pain.
Aber die Qual dauert fast ein halbes Jahr, so daß die Menschen den Eindruck empfangen, an Art und Wesen wie an Umfang steigere sich die Plage im Verhältniß zu den vorausgegangenen.Sed cruciatus fere per dimidium annum durat, ita ut homines sentiant plagam natura, indole atque amplitudine supra praecedentes crescere.Mais le tourment dure presque une demi-année, de sorte que les hommes ont l’impression que la plaie dépasse les précédentes par sa nature, son caractère et son étendue.But the torment lasts almost half a year, so that men receive the impression that the plague surpasses the former ones in nature, character, and extent.
Bezögen sich doch jene nicht unmittelbar auf den Menschen, sondern auf die Natur, wenn auch der Mensch darunter zu leiden hatte.Illae enim non directe ad hominem, sed ad naturam spectabant, quamvis homo inde pati deberet.Car celles-là ne concernaient pas directement l’homme, mais la nature, bien que l’homme dût en souffrir.For those did not concern man directly, but nature, although man had to suffer from them.
— Eins aber hebt noch der Seher hervor, ehe er an die Schilderung der Erscheinung jener dämonischen Heuschrecken geht, und das muß für die Menschen jener Zeit von besonderer Bedeutung sein.— Unum tamen adhuc propheta extollit, antequam ad descriptionem illarum daemonicarum locustarum accedat, quod hominibus illius temporis singularis momenti esse debet.— Mais le voyant souligne encore une chose avant de passer à la description de ces sauterelles démoniaques, et cela doit avoir une importance particulière pour les hommes de ce temps-là.— Yet the seer emphasizes one further point before proceeding to describe those demonic locusts, and this must have special significance for the people of that time.
Während wir anzunehmen haben, daß von jenen vier ersten Plagen auch noch die Gläubigen mitzuleiden hatten, — die denn freilich besonders in der vierten Plage die Annäherung ihrer Erlösung sehen mußten (Luc. 21, 28) — hat sich unterdessen das große Weltreich ihrer entledigt.Cum existimandum sit fideles quoque ex illis quattuor prioribus plagis aliquid perpessos esse, — qui quidem maxime in quarta plaga appropinquantem redemptionem suam videre debebant (Luc. 21, 28) — magnum tamen imperium mundi interim ab eis se liberavit.Tandis que nous devons supposer que les croyants eux aussi eurent à souffrir des quatre premières plaies — eux qui, surtout dans la quatrième plaie, devaient voir l’approche de leur délivrance (Luc 21, 28) — le grand empire du monde s’est cependant entre-temps débarrassé d’eux.While we must suppose that believers too suffered under those first four plagues — and indeed especially in the fourth plague had to perceive the nearness of their redemption (Luke 21:28) — the great world-empire has meanwhile rid itself of them.
Wer nicht als Märtyrer hingepfert worden ist, der wird zu jenen Verfolgten und Geretteten sich haben flüchten müssen.Quicumque non ut martyr immolatus est, ad illos persecutos atque servatos fugere debuit.Quiconque n’a pas été immolé comme martyr a dû se réfugier auprès de ces persécutés et sauvés.Whoever was not sacrificed as a martyr must have fled to those persecuted and preserved ones.
So trifft die dämonische Plage allein das Weltreich, d. i. die Menschen, die nicht das Siegel Gottes an ihren Stirnen haben.Ita sola plaga daemonica regnum mundi percutit, id est homines qui signaculum Dei in frontibus suis non habent.Ainsi la plaie démoniaque frappe seule l’empire du monde, c’est-à-dire les hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.Thus the demonic plague strikes only the world-empire, that is, the men who do not bear the seal of God upon their foreheads.
— Jetzt erst, nachdem der Seher den Ursprung wie die göttliche Bestimmung dieser Plage angegeben hat, kommt er dazu, ihre erschreckende Erscheinung zu schildern.— Nunc demum, postquam propheta originem atque divinam huius plagae destinationem exposuit, ad terribilem eius speciem describendam accedit.— Ce n’est que maintenant, après que le voyant a exposé l’origine ainsi que la destination divine de cette plaie, qu’il en vient à décrire son aspect effrayant.— Only now, after the seer has explained the origin and divine purpose of this plague, does he proceed to describe its dreadful appearance.
Er sah sie wie Kriegsrosse einherstürmen; goldene Kronen auf ihren Häuptern zeigten ihre Macht an, und das Menschenähnliche ihres Angesichtes die Klugheit.Vidit eas velut equos bellicos ruentes; aureae coronae super capitibus earum potestatem indicabant, et humana facierum similitudo prudentiam.Il les vit se précipiter comme des chevaux de guerre; des couronnes d’or sur leurs têtes indiquaient leur puissance, et l’aspect humain de leurs visages leur intelligence.He saw them rushing forward like war-horses; golden crowns upon their heads indicated their power, and the human likeness of their faces their intelligence.
Durch Frauenhaare ist das Geheimniß ihres Wesens, durch Löwenzähne die Furchtbarkeit ihrer Plage angedeutet.Per capillos muliebres mysterium naturae earum, per dentes leoninos terror plagae significatur.Par des cheveux de femmes est indiqué le mystère de leur nature, et par des dents de lions la terreur de leur fléau.By women’s hair the mystery of their nature is signified, and by lions’ teeth the dreadfulness of their plague.
Wie eiserne Panzer sieht er an ihnen, und das Geräusch ihrer Flügel dröhnte in seine Ohren, wie Kriegswagen, die in den Kampf eilen.Velut ferreas loricas in eis videt, et sonitus alarum earum auribus eius personabat sicut currus bellici in proelium ruentes.Il voit sur elles comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes retentissait à ses oreilles comme des chars de guerre se précipitant au combat.He beholds upon them as it were iron breastplates, and the sound of their wings thundered in his ears like war-chariots rushing into battle.
Endlich sah er sie mit Stachelschwänzen ausgerüstet, wie sie Scorpionen haben, um ihre Pein zu vollführen.Denique eas caudis aculeatis instructas vidit, quales scorpii habent, ad cruciatum suum perficiendum.Enfin il les vit munies de queues armées d’aiguillons, telles qu’en ont les scorpions, afin d’accomplir leur tourment.Finally he saw them equipped with stinging tails, such as scorpions possess, in order to carry out their torment.
— Mit den Worten will nun nicht etwa gesagt sein, daß diese Plage in solcher Gestalt einst auf Erden erscheinen werde, sondern nur der Eindruck, den ihre Erscheinung im Gesicht auf den Seher machte.— His autem verbis non dicitur hanc plagam tali forma aliquando in terra apparituram esse, sed tantummodo exprimitur impressio quam visio eius in prophetam fecit.— Par ces paroles, il n’est nullement affirmé que cette plaie apparaîtra un jour sur la terre sous une telle forme, mais seulement exprimée l’impression que son apparition produisit dans la vision sur le voyant.— By these words it is not meant that this plague shall one day appear upon earth in such a form, but only the impression which its appearance in the vision made upon the seer.
Und daraus soll er und die Leser des Gesichtes auf das Wesen dieser Plage schließen.Et ex hoc ille atque lectores visionis de natura huius plagae iudicare debent.Et de cela lui-même ainsi que les lecteurs de la vision doivent conclure à la nature de cette plaie.And from this he and the readers of the vision are to infer the nature of this plague.
Unentrinnbar gleich zahllosen Heuschreckenschwärmen, Entsetzen verbreitend wie Streitrosse und Kriegswagen, die in den Kampf eilen, wie mit menschlicher Intelligenz ausgerüstet und zugleich ihr Geheimniß verhüllend schreitet diese Plage einher und verübt sie ihre furchtbare Pein.Ineluctabilis instar innumerabilium locustarum agminum, terrorem spargens sicut equi bellici et currus in pugnam ruentes, velut humana intelligentia instructa simulque mysterium suum occultans, haec plaga progreditur atque terribilem cruciatum exercet.Inéluctable comme d’innombrables essaims de sauterelles, répandant l’effroi comme des chevaux de guerre et des chars se précipitant au combat, comme pourvue d’une intelligence humaine et voilant en même temps son mystère, cette plaie s’avance et exerce son terrible tourment.Unavoidable like countless swarms of locusts, spreading terror like war-horses and chariots rushing into battle, as though endowed with human intelligence while at the same time concealing its mystery, this plague advances and inflicts its dreadful torment.
Und noch einmal zur Schlüsse knüpft der Seher an die Naturerscheinung an, die überhaupt der Gestalt des Gesichtes zu Grunde liegt, nämlich an die Heuschreckenschwärme des Orients.Et iterum ad finem propheta ad naturae spectaculum redit, quod universae visioni fundamentum praebet, nempe ad locustarum Orientis agmina.Et une fois encore, à la fin, le voyant revient au phénomène naturel qui sert de fondement à toute la vision, à savoir les essaims de sauterelles de l’Orient.And once more at the conclusion the seer returns to the natural phenomenon underlying the whole form of the vision, namely the locust swarms of the East.
Während diese nämlich keinen König über sich haben (Sprüche 30, 27), wird diese Plage von einer dämonischen Macht des Abgrundes geführt und inspirirt.Cum enim illae regem super se non habeant (Prov. 30, 27), haec plaga a daemonica abys­si potestate ducitur atque inspiratur.Car tandis que celles-ci n’ont pas de roi au-dessus d’elles (Prov. 30, 27), cette plaie est conduite et inspirée par une puissance démoniaque de l’abîme.For whereas these have no king over them (Prov. 30:27), this plague is led and inspired by a demonic power of the abyss.
Hat sich das Weltreich der Kirche Gottes und damit ihrer Engel (Matth. 18, 10) entledigt, so stellen sich die Mächte des satanischen Reiches ein (vergl. B. 20).Cum imperium mundi se Ecclesia Dei atque ita angelis eius (Matth. 18, 10) exuerit, potestates regni satanici succedunt (cf. B. 20).Lorsque l’empire du monde s’est débarrassé de l’Église de Dieu et par conséquent de ses anges (Matth. 18, 10), les puissances du royaume satanique prennent leur place (cf. B. 20).Once the world-empire has rid itself of the Church of God and thereby of her angels (Matt. 18:10), the powers of the satanic kingdom take their place (cf. B. 20).
— Ein Wehe ist dahin, siehe es kommen noch zwei Wehe darnach.— Unum vae abiit; ecce duo adhuc vae post haec veniunt.— Un malheur est passé; voici que deux autres malheurs viennent encore après cela.— One woe is past; behold, two more woes are yet to come after these things.

Recension de Narbel

français (1881)latin (2025)anglais (2025)
La cinquième trompette amène la plaie des sauterelles, où l’auteur n’a pas voulu nous donner une description en quelque sorte plastique d’un fléau matériel, mais rendre l’impression morale qu’il produit, impression analogue à celle que cause une invasion de sauterelles, avec les aggravations qui figurent dans la vision.Quinta tuba plagam locustarum inducit, ubi auctor non voluit quasi plasticam descriptionem flagelli materialis nobis exhibere, sed moralem impressionem quam producit reddere, impressionem similem illi quam invasio locustarum efficit, cum exaggerationibus quae in visione apparent.The fifth trumpet brings the plague of the locusts, where the author did not intend to give us a kind of plastic or pictorial description of a material scourge, but rather to convey the moral impression it produces, an impression analogous to that caused by an invasion of locusts, together with the aggravations represented in the vision.
(IX, 1-11.)(IX, 1-11.)(IX, 1-11.)
Il s’agit sans doute d’une sorte d’invasion épidémique de puissances diaboliques, source de maux indicibles pour ceux qu’elle atteint, fatale aux âmes qui n’ont pas le sceau de Dieu.Agitur sine dubio de quadam quasi epidemica invasione potestatum diabolicarum, fonte malorum ineffabilium iis quos attingit, funesta animabus quae signaculum Dei non habent.It is doubtless a kind of epidemic invasion of diabolical powers, a source of unspeakable evils for those whom it reaches, fatal to the souls that do not bear the seal of God.
Les autres que paraissent avoir atteint les quatre premières plaies sont maintenant en dehors du cercle des jugements.Ceteri, quos quattuor primae plagae attigisse videntur, nunc extra circulum iudiciorum sunt.The others, whom the first four plagues seem to have struck, are now outside the circle of the judgments.
Quiconque n’a pas succombé comme martyr a trouvé un refuge en dehors du champ sur lequel vont se succéder les jugements divins.Quicumque non ut martyr succubuit, refugium invenit extra campum super quem divina iudicia sibi succedent.Whoever has not perished as a martyr has found a refuge outside the field upon which the divine judgments are about to follow one another.

1881. Abiel Abbot Livermore

  • Abiel Abbot Livermore (1811-1892), pas­teur uni­ta­rien étatsunien, président de 1863 à 1891 de l’École de théologie de Meadville (Pennsylvanie), auteur notamment d'un commentaire de Nouveau Testament en six volumes (1842–1881).
  • Abiel Abbot Livermore, The Epistle to the Hebrews. The Epistles of James, Peter, John and Jude, and the Revelation of John the Divine, with a commentary and essays by Abiel Abbot Livermore (XXII+281 p.), Boston (Massachusetts), Lockwood, Brooks et Cie, 1881, pp. 209-281, spéc. 241-243.
anglais (1881)latin (2026)français (2026)
1. I saw a star fall from Heaven. This star is identified with an angel in the free and accommodating imagery of the Revelator.1. Vidi stellam de caelo cadere. Haec stella cum angelo identificatur in libera et accommodata imaginum forma quam Revelator adhibet.1. Je vis une étoile tomber du ciel. Cette étoile est identifiée à un ange dans l’imagerie libre et accommodante du Révélateur.
The bottomless pit. Literally “the pit of the abyss.” So rendered by Noyes and others.Puteus abyssi. Litteraliter “fovea abyssi.” Sic reddunt Noyes aliique.Le puits de l’abîme. Littéralement « la fosse de l’abîme ». Ainsi traduit par Noyes et d’autres.
2, 3. The Sinaitic MS. omits, and he opened the bottomless pit.2, 3. Codex Sinaiticus omittit et aperuit puteum abyssi.2, 3. Le manuscrit sinaïtique omet : et il ouvrit le puits de l’abîme.
The smoke of a great furnace. The writer represents the opening of a volcano which darkens the sun in heaven with its clouds of smoke and vapor.Fumus fornacis magnae. Scriptor repraesentat quasi apertionem volcanis qui solem in caelo nubibus fumi et vaporis obscurat.La fumée d’une grande fournaise. L’auteur représente l’ouverture d’un volcan qui obscurcit le soleil dans le ciel par ses nuages de fumée et de vapeur.
And there came out of the smoke locusts upon the earth. Joel II.Et ex fumo exierunt locustae in terram. Ioel II.Et de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre. Joël II.
In the wildness of these visions little heed is given to probability or adaptation.In feritate harum visionum parum attenditur probabilitati vel congruentiae.Dans la sauvagerie de ces visions on prête peu d’attention à la probabilité ou à l’adaptation.
The animals are presumed to be proof against fire.Animalia contra ignem immunia esse praesumuntur.Les animaux sont supposés être à l’épreuve du feu.
4, 5. But only those men which have not the seal of God.4, 5. Sed tantum illi homines qui signaculum Dei non habent.4, 5. Mais seulement ces hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu.
Unlike ordinary locusts they preyed not upon the vegetable, but upon the animal world, and of men they selected only a particular class.Dissimiles locustis ordinariis, non in vegetabilia sed in mundum animalem grassantur, atque inter homines solum certam quandam classem eligunt.Contrairement aux sauterelles ordinaires, elles ne s’attaquent pas au monde végétal mais au monde animal, et parmi les hommes elles ne choisissent qu’une classe particulière.
It was given that they should not kill them.Datum est ut eos non occiderent.Il leur fut donné de ne pas les tuer.
The general principles upon which this book has been interpreted by the majority of commentators have prompted them to scrutinize history and endeavor to ascertain what events in peace or war, in fortunes of cities or countries can be fixed upon as corresponding to the successive unrolling visions of this mysterious book.Principia generalia quibus liber hic a plerisque commentatoribus interpretatus est eos adduxerunt ut historiam scrutarentur et conarentur investigare quae eventa pacis aut belli, quae fortunae urbium aut nationum, cum visionibus successive evolutis huius libri mysteriosi responderent.Les principes généraux selon lesquels ce livre a été interprété par la majorité des commentateurs les ont conduits à scruter l’histoire et à tenter de déterminer quels événements, en temps de paix ou de guerre, dans la fortune des villes ou des nations, pourraient correspondre aux visions successivement déroulées de ce livre mystérieux.
But every day spent in its study and every new step in its interpretation strengthen the conviction, that such a method is wholly erroneous, and only makes the revelation more inscrutable and dark than it was before, and instead of revelation makes the work a mystification.Sed omnis dies in eius studio consumptus et omnis novus gradus in interpretatione eius confirmat persuasionem talem methodum omnino erroneam esse atque revelationem magis obscuram et inscrutabilem reddere quam antea erat, et loco revelationis opus mystificationem facere.Mais chaque jour passé à son étude et chaque nouveau pas dans son interprétation renforcent la conviction qu’une telle méthode est entièrement erronée et ne fait que rendre la révélation plus obscure et plus impénétrable qu’auparavant, transformant l’ouvrage en mystification plutôt qu’en révélation.
All such efforts are lost labor and worse than lost.Omnes eiusmodi conatus labor perditus sunt, immo peiores quam perditi.Tous ces efforts sont un travail perdu, et pire que perdu.
They pervert history and wrest its facts to accommodate the luxuriant imagination of the prophet-poet, who freely levies upon heaven and earth and the abysses under the earth to furnish out the splendid agencies of his dreams and picture forth the sure victories of the cross.Historiam pervertunt atque facta eius torquent ut luxurianti imaginationi prophetae-poetae accommodentur, qui libere a caelo et terra et ab abyssis sub terra mutuatur ut splendidas machinationes somniorum suorum instruat atque certas crucis victorias depingat.Ils pervertissent l’histoire et tordent ses faits pour les adapter à l’imagination luxuriante du prophète-poète, qui puise librement dans le ciel, la terre et les abîmes sous la terre pour fournir les splendides instruments de ses rêves et représenter les victoires certaines de la croix.
On the contrary, no specific individual historical application of these magnificent pageantries can be made which will fulfil the demands of probability.Contra, nulla applicatio historica singularis harum magnificarum pomparum inveniri potest quae probabilitatis exigentiis satisfaciat.Au contraire, aucune application historique particulière de ces magnifiques tableaux ne peut être faite qui satisfasse aux exigences de la probabilité.
All millenarian theories or predictions which have been attempted have come to nought.Omnes theoriae aut praedictiones millenariae quae temptatae sunt in nihilum redactae sunt.Toutes les théories ou prédictions millénaristes qui ont été tentées ont abouti à néant.
The attempts to detect in weird dreams of the Apocalypse Mohammed, or his Saracens and Turks, the Pope of Rome, or the Emperor of France, the Protestant Reformation, or the Crimean war, have all come to a fruitless end.Conatus in miris Apocalypsis somniis detegendi Mahometem aut Saracenos et Turcos eius, Pontificem Romanum aut Imperatorem Franciae, Reformationem Protestantem aut bellum Crimaeae omnes frustra evaserunt.Les tentatives de découvrir dans les étranges rêves de l’Apocalypse Mahomet ou ses Sarrasins et Turcs, le pape de Rome ou l’empereur de France, la Réforme protestante ou la guerre de Crimée, ont toutes abouti à un échec stérile.
The book of Revelation is a brilliant poetical parable of the triumphant establishment of the Christian church and kingdom, as truly as Christ's parable of the mustard seed, grown to a tree, or the leaven diffused in three measures of meal, only expanded on a broader surface of imagery and filled with a thronging host of angels and armies, elders and beasts, trumpets and spirits, saints and devils, until the grand consummation in the new Jerusalem.Liber Apocalypsis est parabola poetica splendida de triumphanti constitutione ecclesiae et regni christiani, non minus quam parabola Christi de grano sinapis in arborem crescente aut de fermento in tribus mensuris farinae diffuso, sed latiore campo imaginum explicata et multitudine angelorum et exercituum, seniorum et bestiarum, tubarum et spirituum, sanctorum et daemonum referta, donec ad magnam consummationem in nova Ierusalem perveniat.Le livre de l’Apocalypse est une brillante parabole poétique de l’établissement triomphant de l’Église et du royaume chrétiens, tout aussi véritablement que la parabole du grain de moutarde devenu un arbre ou celle du levain répandu dans trois mesures de farine, mais développée sur une surface d’images plus vaste et remplie d’une foule pressante d’anges et d’armées, d’anciens et de bêtes, de trompettes et d’esprits, de saints et de démons, jusqu’à la grande consommation dans la nouvelle Jérusalem.
Why in the text under consideration it was given that the locusts were not to kill the men, but only to torment them, we may not hope to discover with any degree of assurance.Cur autem in loco hoc statutum sit ut locustae homines non occiderent sed solum torquerent, nullo certitudinis gradu sperare possumus nos inventuros.Pourquoi, dans le texte considéré, il fut donné aux sauterelles de ne pas tuer les hommes mais seulement de les tourmenter, nous ne pouvons espérer le découvrir avec aucun degré de certitude.
6-10. In those days shall men seek death. Deut. XXVIII. 57-67.6-10. In diebus illis quaerent homines mortem. Deut. XXVIII. 57-67.6-10. En ces jours-là les hommes chercheront la mort. Deut. XXVIII. 57-67.
The shapes of the locusts, etc. In Oriental countries nothing was more formidable than a visitation of locusts, even of the ordinary kind, how much more these iron-clad, lion-toothed, and scorpion-tailed monsters!Figurae locustarum etc. In regionibus orientalibus nihil formidabilius erat quam visitatio locustarum, etiam ordinarii generis; quanto magis haec monstra loricis ferreis induta, dentibus leoninis et caudis scorpionum armata!Les formes des sauterelles, etc. Dans les pays orientaux rien n’était plus redoutable qu’une invasion de sauterelles, même ordinaires ; combien plus ces monstres cuirassés de fer, aux dents de lion et aux queues de scorpion !
We must give credit to the Revelator for a highly inventive and heroic imagination.Revelatori tribuenda est imaginatio valde inventiva et heroica.Il faut reconnaître au Révélateur une imagination hautement inventive et héroïque.
Tails like unto scorpions. The Sinaitic and Alexandrian MSS. read “tails like unto scorpions and stings, and in their tails was their power to hurt.”Caudae similes scorpionibus. Codices Sinaiticus et Alexandrinus legunt: “caudae similes scorpionibus et aculei, et in caudis earum erat potestas nocendi.”Des queues semblables à des scorpions. Les manuscrits sinaïtique et alexandrin lisent : « des queues semblables à des scorpions et des aiguillons, et dans leurs queues était leur pouvoir de nuire. »
11. Abaddon. This term is simply a common Hebrew noun, signifying destruction, Job XXVI. 6, XXVIII. 22, Prov. XV. 11, raised to a proper name, to describe the generalissimo of the locusts.11. Abaddon. Hoc vocabulum simpliciter est nomen Hebraicum commune significans destructionem (Iob 26,6; 28,22; Prov 15,11), in nomen proprium elevatum ad designandum ducem supremum locustarum.11. Abaddon. Ce terme est simplement un nom hébreu commun signifiant destruction (Jb 26,6 ; 28,22 ; Pr 15,11), élevé au rang de nom propre pour désigner le généralissime des sauterelles.
He is not therefore to be identified with Satan or the devil, or Asmodeus, the prince of the demons in Talmudical mythology.Non igitur cum Satana aut diabolo identificandus est, nec cum Asmodaeo, principe daemonum in mythologia Talmudica.Il ne doit donc pas être identifié avec Satan ou le diable, ni avec Asmodée, le prince des démons dans la mythologie talmudique.

1881. Henry Browne

  • Henry Browne (1819-1901), médecin britannique exerçant en 1881 à Manchester, de sensibilité non-conformiste modéré, attentif à la philologie.
  • H. Browne, John's Apocalypse, Literally Translated, and Spiritually Interpreted. By H. Browne, M.A. Glas.; M.D. Lond.; Consulting Physician to the Manchester Royal Infirmary (XI+324 p.), Manchester, Tubbs, Brook and Chrystal et Londres Simpkin, Marshall et Cie, 1881, pp. 134-139.
anglais (1881)latin (2026)français (2026)
Chapter XXVI.Caput XXVI.CHAPITRE XXXVI.
THE FIFTH TRUMPET AND FIRST LAMENTATION. THE LOOSING OF THE SATAN AND HIS ANGELS.TUBA QUINTA ET PRIMA LAMENTATIO. SATANAE ET ANGELORUM EIUS SOLUTIO.LA CINQUIÈME TROMPETTE ET LA PREMIÈRE LAMENTATION. LA DÉLIVRANCE DE SATAN ET DE SES ANGES.
Ch. IX. 1-12.Cap. IX. 1-12.Chap. IX. 1-12.
(1) And the fifth messenger sounded-a-trumpet, and I saw a star having-fallen from-out-of the heaven into the land, and there-was-given to him the key of the pit of the abyss.(1) Et quintus angelus tuba cecinit, et vidi stellam de caelo in terram lapsam, et data est ei clavis putei abyssi.(1) Et le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tombée du ciel sur la terre, et la clef du puits de l’abîme lui fut donnée.
(2) And he opened the pit of the abyss; and a smoke came-up from-out-of the pit as a smoke of a great furnace, and the sun was-darkened, and the air, from-out-of the smoke of the pit.(2) Et aperuit puteum abyssi; et ascendit fumus de puteo sicut fumus fornacis magnae, et obscuratus est sol et aer ex fumo putei.(2) Et il ouvrit le puits de l’abîme; et une fumée monta du puits comme la fumée d’une grande fournaise, et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits.
(3) And from-out-of the smoke locusts came-out into the land, and authority was-given to them as the scorpions of the land are-having authority.(3) Et de fumo exierunt locustae in terram, et data est eis potestas sicut scorpii terrae habent potestatem.(3) Et de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre, et un pouvoir leur fut donné comme les scorpions de la terre ont du pouvoir.
(4) And it-was-said to them in-order-that they-shall not injure the grass of the land, neither every green-thing, neither every tree, except (if not) the men whoever are not having the seal of the God upon their foreheads.(4) Et dictum est eis ne laederent foenum terrae neque omne viride neque omnem arborem, nisi homines qui non habent signaculum Dei in frontibus suis.(4) Et il leur fut dit de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
(5) And it-was-given to them in-order-that they-may not-kill them, howbeit in-order-that they-shall-be-tested five months, and their testing is as a scorpion's testing, when he-shall-have-hit a man.(5) Et datum est eis ne occiderent eos, sed ut torquerentur mensibus quinque; et cruciatus eorum sicut cruciatus scorpii cum percusserit hominem.(5) Et il leur fut donné non de les tuer, mais de les tourmenter durant cinq mois; et leur tourment est comme le tourment du scorpion lorsqu’il frappe un homme.
(6) And in the days, those, the men shall-seek the death and shall not-have-found it at all, and shall-long to die, and the death is-fleeing from them.(6) Et in diebus illis quaerent homines mortem et non invenient eam; et desiderabunt mori, et fugiet mors ab eis.(6) Et en ces jours-là les hommes chercheront la mort et ne la trouveront point; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux.
(7) And the likeness of the locusts are like to horses having-been-prepared unto war, and upon their heads as crowns like to gold, and their faces as faces of men,(7) Et similitudines locustarum similes erant equis paratis ad bellum, et super capita earum tamquam coronae similes auro, et facies earum sicut facies hominum,(7) Et l’apparence des sauterelles était semblable à des chevaux préparés pour le combat, et sur leurs têtes il y avait comme des couronnes semblables à de l’or, et leurs faces étaient comme des faces d’hommes,
(8) and they-were-having tresses as tresses of women; and their teeth were as of lions,(8) et habebant capillos sicut capilli mulierum; et dentes earum sicut leonum erant,(8) et elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes; et leurs dents étaient comme celles des lions,
(9) and they-were-having breastplates as iron breastplates, and the voice of their wings as a voice of chariots of many horses running unto war;(9) et habebant loricas sicut loricas ferreas, et vox alarum earum sicut vox curruum equorum multorum currentium in bellum;(9) et elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars de nombreux chevaux courant au combat;
(10) and they-are-having tails like to scorpions and stings, and in their tails is their authority to injure-immediately the men five months,(10) et habebant caudas similes scorpionibus et aculeos, et in caudis earum potestas earum nocere hominibus mensibus quinque,(10) et elles avaient des queues semblables à des scorpions et des aiguillons, et dans leurs queues résidait leur pouvoir de nuire aux hommes durant cinq mois,
(11) having a king over (upon) them, a messenger of the abyss, a name to him in-Hebrew Abaddon, and in the Greek he-is-having a name Apollyon.(11) habentes super se regem angelum abyssi, cui nomen Hebraice Abaddon, Graece autem nomen habet Apollyon.(11) ayant sur elles pour roi l’ange de l’abîme, dont le nom est en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon.
(12) The lamentation the one came-away; behold there-are-coming yet two lamentations after these-things.(12) Vae unum abiit; ecce veniunt adhuc duo vae post haec.(12) Le premier malheur est passé; voici qu’il vient encore deux malheurs après cela.
A STAR HAVING FALLEN reminds us of the third trumpet when a star fell from out of the heaven, but that fell upon the rivers and fountains, and this has fallen upon the land, must we not still conclude the land of Egypt spiritually?STELLA CADENS nos commemorat tertiae tubae, quando stella de caelo cecidit; sed illa super flumina et fontes cecidit, haec autem super terram: nonne adhuc terram Aegypti spiritualiter intelligere debemus?L’ÉTOILE TOMBÉE nous rappelle la troisième trompette, lorsque une étoile tomba du ciel; mais celle-là tomba sur les fleuves et les sources, tandis que celle-ci est tombée sur la terre : ne devons-nous pas encore comprendre spirituellement la terre d’Égypte ?
THE KEY OF THE PIT OF THE ABYSS was given to him. And so it is written of the locusts, And authority was given to them.CLAVIS PUTEI ABYSSI ei data est. Et ita de locustis scriptum est : Et data est eis potestas.LA CLEF DU PUITS DE L’ABÎME lui fut donnée. Et ainsi est-il écrit des sauterelles : Et un pouvoir leur fut donné.
John XIX. 11, Jesus answered (Pilate), Thou-wert not having any authority-at-all against Me, if it were not having-been-given to thee from above.Ioan. XIX. 11, Respondit Iesus (Pilato): Non haberes potestatem ullam adversum Me, nisi tibi datum esset desuper.Jean XIX, 11 : Jésus répondit (à Pilate) : Tu n’aurais aucun pouvoir contre Moi, s’il ne t’avait été donné d’en haut.
The abyss is named here for the first time, and the key and the pit, but the pit and its key are only named in this passage.Abyssus hic primum nominatur, item clavis et puteus; sed puteus et clavis eius tantum in hoc loco nominantur.L’abîme est ici nommé pour la première fois, ainsi que la clef et le puits; mais le puits et sa clef ne sont mentionnés que dans ce passage.
The key of the abyss is only once spoken of, XX. 1.Clavis abyssi semel tantum commemoratur, XX. 1.La clef de l’abîme n’est mentionnée qu’une seule fois, en XX, 1.
Literally THE ABYSS signifies the bottomless, as we speak of the unfathomable sea, where it has not yet been fathomed.Litteraliter ABYSSUS significat immensum et sine fundo, sicut de mari inscrutabili loquimur, quod nondum exploratum est.Littéralement, L’ABÎME signifie ce qui est sans fond, comme lorsque nous parlons de la mer insondable, qui n’a pas encore été sondée.
The lake of Galilee is the parable given to us of the abyss.Lacus Galilaeae parabola nobis data est abyssi.Le lac de Galilée est la parabole de l’abîme qui nous est donnée.
Luke VIII. 31, And they (the demonions) were entreating Him (Jesus), in-order-that He-shall not-have-commanded (or may not-command) them to-go-away into the abyss.Luc. VIII. 31, Et rogabant Eum (Iesum), ne imperaret illis in abyssum abire.Luc VIII, 31 : Et ils Le priaient (Jésus) de ne pas leur commander d’aller dans l’abîme.
The soul of our Redeemer descended into the abyss when His heart broke on the cross.Anima Redemptoris nostri descendit in abyssum quando cor Eius in cruce confractum est.L’âme de notre Rédempteur descendit dans l’abîme lorsque Son cœur fut brisé sur la croix.
Rom. X. 7, Or, Who shall come down into the abyss? that is, to-be-about-to-lead-up Christ from dead ones.Rom. X. 7, Aut quis descendet in abyssum? hoc est Christum ex mortuis reducturus.Rom. X, 7 : Ou qui descendra dans l’abîme ? c’est-à-dire pour ramener le Christ d’entre les morts.
These two are the only references in the N. T. where abyss is found, excepting in this book; but do they not speak volumes?Haec duo sunt sola loca Novi Testamenti ubi abyssus invenitur, excepto hoc libro; sed nonne magnopere loquuntur?Ces deux passages sont les seuls du Nouveau Testament où se trouve le mot abîme, excepté dans ce livre; mais ne parlent-ils pas abondamment ?
Twice the wildbeast is described as coming up from the abyss, XI. 7 and XVII. 8; and once as coming up from the sea, XIII. 1.Bis bestia describitur ascendens de abysso, XI. 7 et XVII. 8; et semel ascendens de mari, XIII. 1.Deux fois la bête est décrite comme montant de l’abîme, XI, 7 et XVII, 8; et une fois comme montant de la mer, XIII, 1.
Does not this teach us that the sea is also a parable of the abyss?Nonne hoc docet mare quoque esse parabolam abyssi?Cela ne nous enseigne-t-il pas que la mer est elle aussi une parabole de l’abîme ?
The pit of the abyss is surely, then, a special portion of the abyss, assigned as the prison of unfaithful messengers, and corresponds to tartarus.Puteus abyssi est igitur pars quaedam specialis abyssi, destinata tamquam carcer angelorum infidelium, et Tartaro respondens.Le puits de l’abîme est donc certainement une portion particulière de l’abîme, assignée comme prison des anges infidèles, et correspondant au Tartare.
2 Pet. II. 4, For the God spared not of messengers having-sinned, howbeit having consigned-to-tartarus gave-up unto judgment the ones being-kept-in-guard in chains of blackness.II Petr. II. 4, Deus angelis peccantibus non pepercit, sed Tartaro traditos in iudicium reservandos caliginis catenis tradidit.II Pierre II, 4 : Dieu n’a pas épargné les anges qui avaient péché, mais les ayant précipités dans le Tartare, Il les a livrés aux chaînes de ténèbres pour être réservés au jugement.
In the N. T. the word pit is only used in the most literal sense, as of an ox fallen into a pit.In Novo Testamento vocabulum putei semper literalissime usurpatur, sicut de bove in puteum lapso.Dans le Nouveau Testament, le mot puits n’est employé que dans son sens le plus littéral, comme lorsqu’un bœuf est tombé dans une fosse.
That the Satan is the king of the imprisoned spirits, whom he is now authorised to set free for a season, is clear from his names, in Hebrew and Greek Abaddon and Apollyon, and in English Destroyer; that the locusts are his messengers is equally clear; and, as in the Gospels and Epistles the adversary is always spoken of as one, whilst his messengers are many, it is very probable that but one messenger of the pit of the abyss is here intended.Satanam esse regem spirituum incarceratorum, quos nunc ad tempus liberare permittitur, clarum est ex nominibus eius, Hebraice et Graece Abaddon et Apollyon, Anglice autem Destroyer; locustas vero esse angelos eius aeque clarum est; et cum in Evangeliis atque Epistolis adversarius semper tamquam unus describatur, angeli autem eius multi sint, valde probabile est unum tantum angelum putei abyssi hic intelligi.Que Satan soit le roi des esprits emprisonnés, qu’il est maintenant autorisé à libérer pour un temps, cela ressort clairement de ses noms, en hébreu et en grec Abaddon et Apollyon, et en anglais Destroyer; que les sauterelles soient ses anges est également clair; et puisque dans les Évangiles et les Épîtres l’adversaire est toujours présenté comme unique, tandis que ses anges sont nombreux, il est très probable qu’un seul ange du puits de l’abîme soit ici visé.
We have only one passage to guide us in determining the period of this trumpet, and that is XX. 7, where it is stated that after the millenium, the thousand years, the Satan shall be loosed from-out-of his prison and shall go-forth to make-to-err immediately the nations in the four corners of the land.Unum tantum locum habemus qui nos dirigat ad tempus huius tubae determinandum, scilicet XX. 7, ubi dicitur post millennium, mille annos, Satanam solvendum esse e carcere suo et exiturum ut gentes quae sunt in quattuor angulis terrae seducat.Nous n’avons qu’un seul passage pour nous guider dans la détermination de la période de cette trompette, à savoir XX, 7, où il est dit qu’après le millénium, les mille ans, Satan sera relâché de sa prison et sortira afin d’égarer les nations situées aux quatre coins de la terre.
Excepting as the smoke of incense, VIII. 4 and XV. 8, the word SMOKE is used in a bad sense, as here.Praeterquam de fumo incensi, VIII. 4 et XV. 8, vocabulum FUMUS in malam partem accipitur, sicut hic.Excepté lorsqu’il s’agit de la fumée de l’encens, VIII, 4 et XV, 8, le mot FUMÉE est employé en mauvaise part, comme ici.
The only occasion where it is found besides in the N. T. is Acts II. 19, where the Apostle Peter is quoting Joel II.Unicus alius locus Novi Testamenti ubi invenitur est Act. II. 19, ubi apostolus Petrus Ioelem II citat.Le seul autre endroit du Nouveau Testament où ce mot se trouve est Actes II, 19, où l’apôtre Pierre cite Joël II.
The prophet describes an invasion of locusts, from v. 1 to v. 11, which should be studied as a parallel passage.Propheta invasionem locustarum describit a versu primo usque ad undecimum, qui locus tamquam parallelus considerandus est.Le prophète décrit une invasion de sauterelles du verset 1 au verset 11, passage qui doit être étudié comme parallèle.
In like manner the eighth Egyptian plague, Ex. X. 4-19, should be compared.Similiter octava plaga Aegypti, Exod. X. 4-19, comparanda est.De même, la huitième plaie d’Égypte, Exode X, 4-19, doit être comparée.
THE SUN AND THE AIR must represent Christ and His Holy Spirit, even as the sun was darkened in the preceding trumpet.SOL ET AER Christum et Spiritum Sanctum Eius repraesentare debent, sicut in praecedenti tuba sol obscuratus est.LE SOLEIL ET L’AIR doivent représenter le Christ et Son Esprit-Saint, de même que le soleil fut obscurci à la trompette précédente.
The messengers of the Satan are likened to scorpions by our Lord, who gave the seventy authority to tread under foot over serpents and scorpions, and upon all the power of the enemy, &c., Luke X. 19.Angeli Satanae a Domino nostro scorpiis comparantur, qui septuaginta potestatem dedit calcandi supra serpentes et scorpiones atque super omnem virtutem inimici, etc., Luc. X. 19.Les anges de Satan sont comparés à des scorpions par notre Seigneur, qui donna aux soixante-dix le pouvoir de fouler aux pieds serpents et scorpions, ainsi que toute la puissance de l’ennemi, etc., Luc X, 19.
The peculiarly spiritual authority of the messengers deserves special notice.Potestas illa singulariter spiritualis angelorum peculiari observatione digna est.Le pouvoir particulièrement spirituel de ces anges mérite une attention spéciale.
They are only to injure those who are not sealed, not THE GRASS or any GREEN THING, which we have seen, p. 124, represents the human race.Illi tantum laedere debent eos qui non sunt signati, non FOENUM neque aliquid VIRIDE, quod, ut vidimus p. 124, genus humanum repraesentat.Ils ne doivent nuire qu’à ceux qui ne sont pas marqués du sceau, non à L’HERBE ni à aucune VERDURE, qui, comme nous l’avons vu p. 124, représente le genre humain.
The spiritual Egyptians only are given to the spiritual locusts, and none of the children of Israel.Solis Aegyptiis spiritualibus traduntur locustae spirituales, nec ulli ex filiis Israel.Seuls les Égyptiens spirituels sont livrés aux sauterelles spirituelles, et aucun des fils d’Israël.
And the plague is purely spiritual.Et plaga pure spiritualis est.Et la plaie est purement spirituelle.
The people of the land shall not be killed, but SHALL BE TESTED FIVE MONTHS AS IN A SCORPION'S TESTING, so that they SHALL LONG TO DIE.Populus terrae non occidetur, sed QUINQUE MENSIBUS TAMQUAM SCORPIONIS CRUCIATU EXPERIENTUR, ita ut MORI CUPIANT.Les habitants de la terre ne seront pas tués, mais ILS SERONT ÉPROUVÉS PENDANT CINQ MOIS COMME PAR LE TOURMENT D’UN SCORPION, de sorte qu’ILS DÉSIRERONT MOURIR.
Jer. VIII. 3 and 17, are parallel figures.Ier. VIII. 3 et 17 figurae parallelae sunt.Jér. VIII, 3 et 17 sont des figures parallèles.
We may well hesitate to do anything but glance at the more obvious features of mental phenomena which can only be possible after the experience of the millenium.Merito dubitare possumus utrum plus quam obiter inspicere debeamus apertiora illa mentis phaenomena quae solum post experientiam millennii possibilia erunt.Nous pouvons hésiter avec raison à faire autre chose qu’entrevoir les aspects les plus manifestes des phénomènes mentaux qui ne pourront être possibles qu’après l’expérience du millénium.
Those who are there living and are still Antichristian, denying the Father and the Son, must be indeed of all men most miserable.Illi qui tunc vivent et adhuc Antichristiani erunt, Patrem et Filium negantes, vere omnium hominum miserrimi erunt.Ceux qui vivront alors et seront encore antichristiques, niant le Père et le Fils, seront véritablement les plus misérables de tous les hommes.
The scorpion's sting inflicts not only local pain and inflammation, but causes weakness and sickliness, with thirst and fever and restlessness and delirium.Scorpii aculeus non solum dolorem localem atque inflammationem infert, sed etiam debilitatem et languorem cum siti et febre atque inquietudine et deliramento affert.L’aiguillon du scorpion inflige non seulement une douleur locale et une inflammation, mais provoque encore faiblesse et malaise, avec soif, fièvre, agitation et délire.
Conscience, surely must be thus pourtrayed.Conscientia certe hoc modo depingitur.La conscience est assurément représentée ainsi.
The same, or similar figures, are common in the Scriptures.Eaedem vel similes figurae communes sunt in Scripturis.Les mêmes figures, ou des figures semblables, sont fréquentes dans les Écritures.
1 Cor. XV. 56, of the death is the sin.I Cor. XV. 56, aculeus mortis peccatum est.I Cor. XV, 56 : l’aiguillon de la mort, c’est le péché.
Prov. XXIII. 32, The sting as a serpent it biteth and as a basilisk it stingeth.Prov. XXIII. 32, sicut coluber mordebit et sicut regulus venena diffundet.Prov. XXIII, 32 : il mordra comme un serpent et répandra son venin comme un basilic.
See also Deut. XXXII; Job XX. 16.Vide etiam Deut. XXXII; Iob XX. 16.Voir aussi Deut. XXXII; Job XX, 16.
THE LIKENESSES OF THE LOCUSTS are very striking.SIMILITUDINES LOCUSTARUM valde insignes sunt.LES APPARENCES DES SAUTERELLES sont très frappantes.
The war-horse, as described, Job XXXIX. 19-25, cannot be surpassed for courage and nobility; the crowns are like to gold; the faces of men indicate intelligence; the tresses of women beauty, if not effeminacy; the teeth of lions destructiveness; the iron breastplates the means of defence; and the voices of their wings multitude.Equus bellicus, ut describitur Iob XXXIX. 19-25, virtute et nobilitate superari non potest; coronae auro similes sunt; facies hominum intelligentiam indicant; capilli mulierum pulchritudinem, nisi effeminationem; dentes leonum vim destruendi; loricae ferreae munimenta defensionis; et voces alarum multitudinem significant.Le cheval de guerre, tel qu’il est décrit en Job XXXIX, 19-25, ne peut être surpassé en courage et en noblesse; les couronnes sont semblables à de l’or; les faces humaines indiquent l’intelligence; les cheveux de femmes la beauté, sinon l’efféminement; les dents de lions la puissance destructrice; les cuirasses de fer les moyens de défense; et le bruit de leurs ailes la multitude.
The duration of their testing is five months.Duratio probationis eorum quinque mensium est.La durée de leur épreuve est de cinq mois.
As each prophetical month consists of thirty days, and, one prophetical day represents a year, the infliction of this sentence will reach one hundred and fifty prophetical years, or not one hundred and forty-eight of our years.Cum unusquisque mensis propheticus triginta diebus constet, et unus dies propheticus annum repraesentet, huius sententiae executio ad centum quinquaginta annos propheticos, sive ad circiter centum quadraginta octo annos nostros, perveniet.Comme chaque mois prophétique consiste en trente jours, et qu’un jour prophétique représente une année, l’exécution de cette sentence atteindra cent cinquante années prophétiques, soit environ cent quarante-huit de nos années.
See p. 41.Vide pag. 41.Voir p. 41.
But on what grounds are “tormented” and “torment” rendered by TESTED and TESTING?Sed quibus rationibus verba « tormented » et « torment » per TESTED et TESTING redduntur?Mais pour quelles raisons les mots « tourmentés » et « tourment » sont-ils rendus par TESTED et TESTING ?
The root-word, basanos, means a touchstone, by which it was supposed that pure metals could be distinguished from alloys.Vocabulum radicale basanos lapidem Lydium significat, quo metalla pura ab admixtis discerni putabantur.Le mot-racine basanos signifie une pierre de touche, grâce à laquelle on pensait pouvoir distinguer les métaux purs des alliages.
Therefore the verb, basanizō means, I use a touchstone, or I test by a touchstone.Itaque verbum basanizō significat : lapide Lydio utor, sive lapide Lydio exploro.Par conséquent, le verbe basanizō signifie : j’emploie une pierre de touche, ou j’éprouve par une pierre de touche.
When, however, fire was found to be the test of metals, the secondary meaning of I test by fire was suggested, and as fire is painful to living beings, a third sense arose when men were thus tested, viz., I test by pain, I torture, I torment.Cum autem ignis inventus esset experimentum metallorum, orta est secundaria significatio : igne exploro; et quia ignis viventibus dolorificus est, tertius sensus exortus est cum homines hoc modo probarentur, scilicet : dolore exploro, torqueo, crucio.Mais lorsque le feu fut reconnu comme l’épreuve des métaux, un sens secondaire apparut : j’éprouve par le feu; et comme le feu est douloureux pour les êtres vivants, un troisième sens naquit lorsque les hommes étaient ainsi éprouvés, à savoir : j’éprouve par la douleur, je torture, je tourmente.
I test and testing make sense in every passage, and therefore commend themselves as giving the true meaning.« I test » et « testing » conviennent dans chaque passage, et se recommandent donc comme donnant le véritable sens.« I test » et « testing » ont un sens dans chaque passage, et se recommandent ainsi comme exprimant le véritable sens.
Matt. XIV. 24, But the boat was already in the midst of the sea, tested (“tossed”) by the waves.Matth. XIV. 24, Navicula autem iam in medio mari erat, a fluctibus explorata (« jactata »).Matth. XIV, 24 : Cependant la barque était déjà au milieu de la mer, éprouvée (« battue ») par les flots.
Mark VI. 48, And He saw them tested (“toiling”) in the driving or propelling (“rowing”).Marc. VI. 48, Et vidit eos exploratos (« laborantes ») in propulsando (« remigando »).Marc VI, 48 : Et Il les vit éprouvés (« peinant ») à pousser l’embarcation (« ramer »).
2 Pet. II. 8, For the just one (Lot) tested (“vexed”) a righteous soul with lawless works.II Petr. II. 8, Iustus enim ille (Lot) animam iustam iniquis operibus explorabat (« vexabat »).II Pierre II, 8 : Car ce juste (Lot) éprouvait (« tourmentait ») son âme juste par des œuvres iniques.
Shall the final result of the testing be the revealing of the truth and its acknowledgement and confession, however painful, even by the transgressor himself?Num finis huius probationis erit revelatio veritatis eiusque agnitio et confessio, quantumvis dolorosa, etiam ab ipso transgressore facta?Le résultat final de cette épreuve sera-t-il la révélation de la vérité, ainsi que sa reconnaissance et sa confession, si douloureuses soient-elles, même de la part du transgresseur lui-même ?
We see many proofs of the loving purposes of pain.Multa documenta misericordium dolorum videmus.Nous voyons de nombreuses preuves des desseins bienveillants de la douleur.
Let us take them as indications of what infinite love can do, seeing the Loving One can strictly exact His claim to set the lawful captive free.Accipiamus haec tamquam indicia eorum quae amor infinitus efficere potest, cum Ille qui amat iure possit captivum legitimum liberare.Prenons-les comme des indications de ce que l’amour infini peut accomplir, puisque Celui qui aime peut légitimement revendiquer la libération du captif légal.

1881. Barton Warren Johnson

  • Barton Warren Johnson (1833-1894), pasteur, prédicateur, enseignant et éditeur du mouvement de la Restauration dit des Disciples du Christ ou des Églises du Christ, dans le Midwest étatsunien. Très lu à la fin du XIXᵉ siècle, il est surtout connu pour Vision of the Ages, et pour The People’s New Testament, commentaire populaire du Nouveau Testament souvent réédité.
  • Barton Warren Johnson, Vision of the Ages; or Lectures on the Apocalypse. A Complete View of the Book of Revelation. By B. W. Johnson. Fourth Edition (360 p.), Saint-Louis (Missouri), Christian Publishing Co., 1881, pp.168-171.
anglais (1881)latin (2025)français (2025)
THE FIVE MONTHS.MENSES QUINQUE.LES CINQ MOIS.
We will next consider the duration of this torment.Nunc de huius tormenti duratione agemus.Examinons maintenant la durée de ce tourment.
It was to continue five months, or one hundred and fifty days.Hoc quinque menses, id est centum quinquaginta dies, duraturum erat.Il devait durer cinq mois, soit cent cinquante jours.
We have already stated that in Revelation uniformly, and usually in all the prophets, the day is the symbol of a year.Iam diximus in Apocalypsi constanter, ac plerumque apud omnes prophetas, diem anni symbolum esse.Nous avons déjà dit que, dans l’Apocalypse de façon constante, et en général chez tous les prophètes, le jour est le symbole d’une année.
This would imply that the locusts should scourge the world for one hundred and fifty years.Quo fit ut locustae centum quinquaginta annos orbem vexent.Cela implique que les sauterelles devaient accabler le monde pendant cent cinquante ans.
It has been seen already that, although Mahomet began his work earlier, it was not until about A. D. 632, that the Arabs had been compacted, organized, and filled with the fanatical fury needful to enable them to burst forth upon the world.Iam visum est Mahometum quidem opus suum antea coepisse, sed non ante circiter annum Domini 632 Arabes coaluisse, ordinatos fuisse, atque fanaticā rabie repletos esse, qua opus erat ut in orbem terrarum erumperent.On a déjà vu que, bien que Mahomet eût commencé son œuvre plus tôt, ce n’est qu’aux environs de 632 apr. J.-C. que les Arabes furent soudés, organisés et remplis de la fureur fanatique nécessaire pour déferler sur le monde.
Before this they did not begin their “torment.”Ante hoc tempus “tormentum” suum non inceperant.Avant cela, ils n’avaient pas commencé leur « tourment ».
Marching forth in that year, they began an almost uninterrupted series of conquests in the countries then occupied by the Church.Eo anno profecti, fere continuas expugnationes incohaverunt in regionibus ab Ecclesia tunc occupatis.S’élançant cette année-là, ils inaugurèrent une série presque ininterrompue de conquêtes dans les pays alors occupés par l’Église.
Within a few years the congregations planted by the apostles, those of Palestine, Syria, Egypt and Asia Minor, had been crushed under the tread of the Arabian horsemen, and within a century, the “torment” had extended from the Euphrates to the Pyrenees Mountains.Paucis annis conventus ab apostolis plantati—Palestinae, Syriae, Aegypti, Asiae Minoris—sub incursu equitum Arabicorum oppressi sunt; atque intra saeculum “tormentum” ab Euphrate ad Montes Pyrenaeos se protulit.En quelques années, les Églises plantées par les apôtres — celles de Palestine, de Syrie, d’Égypte et d’Asie Mineure — furent écrasées sous le pas des cavaliers arabes ; et, en moins d’un siècle, le « tourment » s’étendit de l’Euphrate jusqu’aux Pyrénées.
In 732, just a century after they emerged from the desert, their armies crossed into France, were met by Charles Martel in the battle of Tours, defeated, driven back over the Pyrenees, and their progress stayed.Anno 732, saeculo vix elapso postquam e deserto prodierant, exercitus eorum in Galliam transierunt; a Carolo Martello in pugna apud Turonos excepti, victi, trans Pyrenaeos repulsi sunt, ac progressus eorum sistitur.En 732, un siècle à peine après leur sortie du désert, leurs armées passèrent en France; Charles Martel les rencontra à la bataille de Tours, les vainquit, les refoula au-delà des Pyrénées, et leur marche fut arrêtée.
In 750, the vast empire of the Caliphs was rent by dissensions and divided.Anno 750, immane imperium Calipharum dissensionibus distractum ac divisum est.En 750, l’immense empire des califes fut déchiré par des dissensions et se divisa.
The family upon the throne, the Ommiades, was supplanted by the Abassides, and fled from the East to Spain, where it established a new capital; and in the year 762, the usurper removed his capital from Damascus to Bagdad, upon the Tigris.Gens in solio, Ommiadae, ab Abbasidis subrogatis depulsa est; illi ab Oriente in Hispaniam fugerunt ibique caput novum constituerunt; deinde anno 762 usurpator sedem suam e Damasco Bagdatum ad Tigrim transtulit.La dynastie régnante, les Omeyyades, fut supplantée par les Abbassides et s’enfuit d’Orient en Espagne, où elle établit une nouvelle capitale; et, en 762, l’usurpateur transporta sa capitale de Damas à Bagdad, sur le Tigre.
Thus moved to a distance from Christendom, and weakened by division, the Saracens gradually gave up their designs of universal conquest, and the rude Ishmaelites whose hands had been against every man, who had sought to conquer the world, now began to cultivate the arts of peace, and to think of living on friendly terms with other nations.Ita a Christianitate remoti atque divisione infirmati, Saraceni paulatim consilia de toto orbe subiugando deposuerunt; agrestes Ismaelitae, quorum manus contra omnes fuerat, qui orbem vincere quaesiverant, artes pacis colere coeperunt ac de amica cum aliis gentibus consuetudine cogitare.Ainsi éloignés de la chrétienté et affaiblis par la division, les Sarrasins renoncèrent peu à peu à leurs desseins de conquête universelle; et les rudes Ismaélites, dont la main avait été contre tous, qui avaient voulu conquérir le monde, commencèrent à cultiver les arts de la paix et à envisager des relations amicales avec les autres nations.
In 781, the Caliph Haroun Al Rashid was their ruler.Anno 781 calipha Harun al-Rashid eorum princeps fuit.En 781, le calife Hâroun al-Rachîd était leur souverain.
This is the golden age of the Saracen power.Haec est aetas aurea potentiae Saracenorum.C’est l’âge d’or de la puissance sarrasine.
This is the era of the Arabian Nights.Haec est aetas Noctium Arabicorum (Mille et Unius Noctis).C’est l’époque des Mille et Une Nuits.
Bagdad was called the “City of Peace.”Bagdatum “Civitas Pacis” appellabatur.Bagdad était appelée la « Cité de la Paix ».
How long is this from the time when the torment that had stricken half the world began?Quantum temporis ab initio illius tormenti, quod dimidium orbis percussit, fluxit?Combien de temps s’est-il écoulé depuis le début du tourment qui avait frappé la moitié du monde ?
In A. D. 632, the Arabs assailed the nations, to which date one hundred and fifty years may be added.Anno Domini 632 Arabes nationes aggressi sunt; huic diei addendi sunt anni centum quinquaginta.En 632 apr. J.-C., les Arabes attaquèrent les nations; il faut ajouter à cette date cent cinquante ans.
This would bring us to 782, the second year of Haroun Al Rashid's reign.Quo computo ad annum 782 pervenimus, secundum Harun al-Rashid regni annum.Cela nous conduit à 782, la deuxième année du règne de Hâroun al-Rachîd.
Did the torment continue longer? Nay.Perstititne diutius tormentum? Minime.Le tourment a-t-il duré davantage ? Non.
He was engaged in friendly correspondence with the Christian rulers of Europe, and from this time the Saracens ceased their efforts to make the world Mahometan.Is cum principibus Christianis Europae amice correspondere coepit; atque inde Saraceni desierunt conari ut mundum Mahometanum efficerent.Il entretenait une correspondance amicale avec les souverains chrétiens d’Europe, et, dès lors, les Sarrasins cessèrent leurs efforts pour rendre le monde mahométan.
Their aggressive wars were forever ended.Bella incursoria in perpetuum desierunt.Leurs guerres offensives prirent fin pour toujours.
Their weakening effect upon the Eastern Roman Empire was over.Vis eorum enervans in Imperium Romanum Orientale cessaverat.Leur effet d’affaiblissement sur l’Empire romain d’Orient avait pris fin.
As far as they have to do with its destruction their work was finished, completed one hundred and fifty years after it began!Quatenus ad eius eversionem pertinebat, opus eorum confectum erat, post annos centum quinquaginta ab exordio!Pour autant qu’ils contribuèrent à sa ruine, leur œuvre était achevée, cent cinquante ans après son commencement !
Thus we find, next in order after the fall of Rome in 476, signified by the fourth trumpet, that the scene of the mighty events is transferred to the East.Ita reperimus, ordine proxime post casum Romae anno 476 (a quarta tuba significatum), scaenam magnorum eventuum ad Orientem translatam esse.Ainsi constatons-nous, immédiatement après la chute de Rome en 476, signalée par la quatrième trompette, que la scène des grands événements se transporte vers l’Orient.
From the deserts, the home of the locusts, there emerge a people corresponding in all respects to the symbolism.E desertis, domicilio locustarum, populus oritur qui omnibus modis symbolismo respondet.Des déserts, patrie des sauterelles, émerge un peuple qui correspond en tous points au symbolisme.
That people changed the map of the world and founded a mighty religious empire.Is populus tabulam orbis terrarum mutavit ac magnum imperium religiosum condidit.Ce peuple changea la carte du monde et fonda un puissant empire religieux.
For a period of one hundred and fifty years they continued to torment the nations of the earth by their conquests, but after that period the Saracen Empire abandoned the attempt to conquer the Christian world.Per spatium annorum centum quinquaginta gentes terrae victoriis suis excruciaverunt; sed post id tempus Imperium Saracenorum conatum mundum Christianum subiugandi deseruit.Pendant cent cinquante ans, ils continuèrent à tourmenter les nations de la terre par leurs conquêtes, mais après cette période l’Empire sarrasin abandonna la tentative de soumettre le monde chrétien.
Its aggressive warfare was forever ended.Eius bella aggressiva in aeternum abolita sunt.Ses guerres d’agression furent abolies pour toujours.
Other questions might arise, but I will only take space to ask: Did they assail men who had not the seal of God in their foreheads?Aliae quaestiones oriri possunt; verumtamen unum rogo: num aggressi sunt homines qui signaculum Dei in frontibus non habebant?D’autres questions pourraient se poser, mais je ne prendrai que la place de demander : ont-ils attaqué des hommes qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur leurs fronts ?
They assailed an apostate Church.Ecclesiam apostatam aggressi sunt.Ils s’attaquèrent à une Église apostate.
Of the condition of the Eastern Church at this time I will have more to say under the discussion of the next trumpet, but the remarks in the introduction to this chapter indicate its lamentable corruption.De statu tunc Ecclesiae Orientalis plura dicam sub tractatione tubae sequentis; at quae in huius capitis introductione dicta sunt corruptionem eius deplorandam significant.De l’état de l’Église d’Orient à cette époque, j’aurai davantage à dire en abordant la trompette suivante ; mais les remarques de l’introduction de ce chapitre signalent sa déplorable corruption.
I believe that every candid reader will admit that prophecy was never fulfilled more surprisingly than John's prediction of the scourge of Arabian locusts.Credo quemlibet lectorem aequum concessurum numquam vaticinium mirabilius fuisse expletum quam Ioannis praedictionem de flagello locustarum Arabicorum.Je crois que tout lecteur impartial reconnaîtra que jamais prophétie ne s’est accomplie d’une manière plus surprenante que la prédiction de Jean concernant le fléau des sauterelles arabes.

1882. Frederic W. Farrar

  • Frederic William Farrar (1831-1903), haut dignitaire de l'Église d'Angleterre, enseignant et auteur, l'un des porteurs du cercueil de Charles Darwin en 1882, membre de la société secrète des Cambridge Apostles, archidiacre de Westminster de 1883 à 1894, puis doyen de Canterbury de 1895 à sa mort.
  • Frederic W. Farrar, The Early Days of Christianity. By Frederic W. Farrar, D.D., F.R.S.; late fellow of Trinity College, Cambridge; Archdeacon and Canon of Westminster; and Chaplain in Ordinary to the Queen. Author's Edition (XVII+664 p.), New York, Londres et Paris, Londres, Cassell, etc., 1882, pp. 454-455.
  • Frederic W. Farrar, The Early Days of Christianity. By Frederic W. Farrar, D.D., F.R.S.; late fellow of Trinity College, Cambridge; Archdeacon and Canon of Westminster; and Chaplain in Ordinary to the Queen. Popular Edition (XVI+664 p.), Londres, Cassell, 1885, pp. 454-455.
  • Frederic W. Farrar, The Early Days of Christianity. By Frederic W. Farrar, D.D., F.R.S.; late fellow of Trinity College, Cambridge; Archdeacon and Canon of Westminster; and Chaplain in Ordinary to the Queen. Complete in one volume (XIX+754 p.), New York, Columbian Publishing Compagny, 1891, p. 521.
anglais (1885)latin (2025)français (2025)
The five months may point to the summer period, which is the time of locust plagues. (1)Menses quinque ad tempus aestivum indicare possunt, quod est tempus cladium locustarum. (1)Les cinq mois peuvent renvoyer à la période estivale, qui est le temps des invasions de sauterelles. (1)
But two circumstances seem to show that we are here dealing not with human avengers but with invisible demons of the air.At duo indicia videntur ostendere hic non de ultoribus humanis agi, sed de daemonibus aeris invisibilibus.Mais deux circonstances semblent montrer qu’il ne s’agit pas ici de vengeurs humains, mais de démons invisibles de l’air.
One is that their leader is the Demon Destroyer; the other is that Christians, and Christians only, are expressly exempted from their power to hurt.Alterum est quod dux eorum est Daemon Perditor; alterum quod Christiani, et Christiani soli, ab eorum potestate nocendi expresse eximuntur.La première est que leur chef est le Démon-Destructeur ; la seconde, que les chrétiens — et eux seuls — sont expressément exemptés de leur pouvoir de nuire.
(1) Bochart, Hierozoic. II. 495; Plin. H. N. IX. 50; “latent quinis mensibus.” If any one desires to see once more the endless guesses of interpreters, I may mention that Bede explains the “five months” of human life, because we have five senses; the scorpions are heretics. Vitringa makes the five months mean 150 years—the time of Gothic domination. Calovius explains them of the prevalence of Arianism. Bengel makes them mean 79 ⅓ years—the time of the Jewish afflictions in Persia in the sixth century. Hofmann refers to the five sins; and Züllig to the time of the Deluge (Gen. VII. 24). Some consider that Apollyon meant Napoleon. Bullinger explains the locusts of the monks; Bellarmine of the Protestants; and so on. And this is “Exegesis!(1) Bochart, Hierozoicon II 495; Plin. Nat. Hist. IX 50: “latent quinis mensibus.” Si quis infinitas rursus coniecturas interpretum videre velit, memorem: Beda “quinque menses” ad vitam humanam refert, quod quinque sensus habeamus; scorpiones haereticos esse. Vitringa quinque menses pro 150 annis accipit—tempus dominationis Gothicae. Calovius ad Arianismi potentiam refert. Bengelius pro 79 ⅓ annis sumit—tempus Iudaeorum in Perside saeculo VI afflictorum. Hofmann ad quinque peccata; Züllig ad tempus Diluvii (Gen. VII 24) refert. Alii Apollyonem pro Napoleone habent. Bullinger locustas monachis; Bellarminus Protestantibus applicat, etc. Et hoc vocatur “Exegesis”!(1) Bochart, Hierozoicon II, 495 ; Pline, H.N. IX, 50 : « latent quinis mensibus ». Si quelqu’un veut revoir encore une fois les conjectures sans fin des interprètes, je mentionnerai que Bède explique les « cinq mois » par la vie humaine, parce que nous avons cinq sens ; les scorpions seraient les hérétiques. Vitringa fait des cinq mois 150 ans — le temps de la domination gothique. Calovius les rapporte à la prédominance de l’arianisme. Bengel en fait 79 ans et un tiers — le temps des afflictions des Juifs en Perse au VIᵉ siècle. Hofmann renvoie aux cinq péchés ; et Züllig au temps du Déluge (Gen 7,24). Certains estiment qu’Apollyon désignait Napoléon. Bullinger explique les sauterelles par les moines ; Bellarmin par les protestants, etc. Et c’est cela, ”l’exégèse”!

1883. Émile Gallé

  • Émile Gallé (industriel, maître verrier, ébéniste et céramiste français, 1846-1904), Sauterelle (pichet de faïence rougeâtre dit Terre de Lorraine, émaillée dans les tons bleus, surémaillée dans les tons rouges et dorés, peinte de fleurs et de motifs textiles, signé sur le fond “EG déposé, croix de Lorraine, Emile Gallé à Nancy (peint en rouge)”, daté de 1883 environ.

1884. Justin A. Smith

  • Justin Almerin Smith (1819–1896), pasteur et théologien baptiste, auteur de plusieurs publications diffusées dans les cercles baptistes.
  • Justin A. Smith, Commentary on the Revelation, by Justin A. Smith, D. D., in consultation with James Robinson Boise, Ph. D. D. D., LL. D. (317 p.), Valley Forge, Judson (“An American Commentary on the New Testament” 7), 1884.
anglais (1884)latin (2025)français (2025)
5. But that they should be tormented five months. The subject of the verb changes here, in an abrupt manner. It is the “men” who shall be tormented. “Five months” is the usual time during which locusts continue their ravages. This time is mentioned here simply to carry out the symbolism. Or perhaps we may say that as the natural locust has its period, so also has this locust in the vision. The visitation will have its course, as is the case when a region of country is overrun by the clouds of locusts which, while they remain, devour every “green thing,” and against whose ravages no provision avails.5. Sed ut cruciarentur mensibus quinque. Subiectum verbi hic subito mutatur. Homines ipsi cruciabuntur. “Quinque menses” tempus est ordinarium quo locustae vastationes suas continuant. Hoc tempus hic tantum ad symbolum exprimendum memoratur. Vel dici potest: quemadmodum locusta naturalis tempus suum habet, ita etiam locusta visionis huius. Visitatis suum cursum habebit, sicut accidit cum regio aliqua nubibus locustarum obruitur, quae dum manent, omne “viride” devorant, contra quarum vastationem nulla praesidia valent.5. Mais afin qu’ils fussent tourmentés pendant cinq mois. Le sujet du verbe change ici de façon brusque: ce sont les hommes qui doivent être tourmentés. “Cinq mois” est la durée habituelle pendant laquelle les sauterelles poursuivent leurs ravages. Ce temps est mentionné ici simplement pour compléter le symbolisme. Ou bien on peut dire que, de même que la sauterelle naturelle a sa période, ainsi en est-il de celle de la vision. La visitation suivra son cours, comme lorsqu’une région est envahie par des nuées de sauterelles qui, tant qu’elles demeurent, dévorent toute “verdure”, et contre les ravages desquelles nul remède n’est efficace.
10. And they had tails like unto scorpions, and there were stings in their tails; and their power was to hurt men, five months. This repeats, in substance, what is already said in ver. 5.10. Et caudas habebant similes scorpionibus, et aculei erant in caudis eorum; et potestas eorum erat nocere hominibus mensibus quinque. Hoc reapse repetit quod iam dictum est in versu quinto.10. Et elles avaient des queues semblables à celles des scorpions, et il y avait des aiguillons dans leurs queues; et leur pouvoir était de nuire aux hommes pendant cinq mois. Cela répète, au fond, ce qui a déjà été dit au verset 5.

1888. Anatole Chauffard

  • Marie-Élisée-Anatole Chauffard (1827-1886), docteur en droit, substitut à Lavaur (9 novembre 1853), puis à Castres (18 mars 1857), juge à Albi (23 mars 1861), juge d'instruction à Albi (11 janvier 1872), président du Tribunal de Lavaur (11 mars 1873), membre correspondant de l'Académie de législation, auteur de plusieurs ouvrages à caractère juridique et philosophique, et par ailleurs d'une série d'études sur l'Apocalypse.
  • Anatole Chauffard, Prophéties anciennes et modernes et considérations historiques et philosophiques sur la France et son prochain relèvement. Concordance générale de ces prophéties avec les oracles sacrés et les révélations de la sainte Vierge, par A. Chauffard, ancien magistrat (649 p.), Paris, Ernest Thorin et Toulouse, Édouard Privat, 1886.
  • Anatole Chauffard, Les Sept sceaux de l'Apocalypse, par A. Chauffard, ancien magistrat. Se vend au profit de la Propagation de la Foi (in-12, 20 cm, 104 p.), Avignon, Seguin frères et Paris, E. Thorin, 1888.
  • Anatole Chauffard, L'Apocalypse et son interprétation historique (2 volumes: t.1: Examen comparé des principaux systèmes herméneutiques, par A. Chauufard, ancien magistrat, 720 p.; t.2: Essai d'application de la méthode corrélative au sens prophétique des Épîtres. Concordance entre les oracles sacrés. Appendice, 742 p.), Avignon, Seguin frères et Paris, E. Thorin, 1888, tome 2, pp. XXVI-XXVII, .55-59, 91,
    • Recension par Antonin Rondelet, Revue du Monde Catholique 20 (1889) 122-124.
    • Analyse récente (par La Fontaine d'Aréthuse): Dans nos volumes, l’auteur aborde « certaines questions principales auxquelles donne lieu l’explication de la dernière partie de la Révélation de saint Jean, ainsi que la liberté de discussion qu’elles impliquent ». Il procède à une classification, puis à un examen critique comparé des systèmes herméneutiques, se penche sur leurs origines et les diverses méthodes appliquées à l’interprétation de l’Apocalypse. Il étudie le système du Chevalier Drach, les anomalies de celui adopté par l’abbé Lafont-Sentenac et notamment son mode d’interprétation des visions des sceaux auxquelles il rattache successivement celles de chacune des trompettes et des coupes (le propre système d’interprétation de notre érudit auteur étant bien entendu détaillé ici au fil des quelques 1500 pages que constituent son étude, le second volume portant exclusivement sur sa propre analyse). Il revient ensuite au commentaire du mystique et prophète Barthélémy Holzhauser et « le côté par lequel il se sépare de tous les autres, à raison surtout du don de prophétie attribué au saint auteur », tout en en relevant les lacunes. Ouvrages allemands sur l’Apocalypse. Examen du système de MM Bickel et Roling. Prophétie de Daniel. Commentaire de Stern, explication de l’abbé d’Etémare,… Etude de l’ouvrage de M.- J. Michel « La Révélation de saint Jean, ou l'Histoire prophétique de la lutte du bien et du mal, depuis Jésus-Christ jusqu'à la fin des temps ». Commentaire de Cornélius a Lapide. Interprétations similaires : Bossuet et Rohrbacher. Examen critique de l’œuvre de M d’Allioli. Ecole italienne, ses dernières productions se détachant de la tradition.
  • Anatole Chauffard, La Révolution dans l'ensemble de ses phases et le triomphe final de l'unité catholique par la fondation d'un grand saint empire romain, embrassant l'Occident et l'Orient, d'après les oracles sacrés et les prophéties (in-18, XXI+302 p.), Avignon, Aubanel frères, 1893.
  • Anatole Chauffard, La Révélation de saint Jean, son plan organique, impliquant, d'accord avec l'Ancien Testament et les prophéties, le prochain grand règne de l'Église. Exposé et application d'une nouvelle méthode herméneutique s'y adaptant, tableau synoptique de ce plan (suite à “l'Apocalypse et son interprétation historique”) (in-18, VII+458 p., tableau), Paris, Thorin et fils, 1894.
  • Anatole Chauffard, Double tableau synoptique du plan apocalyptique, eu égard à sa division en deux parties, précédé de nouvelles explications sur les difficultés inhérentes à ce plan, par A. Chauffard (in-8°, 40 p. et tableau), Paris, Thorin et fils, 1894.
  • Anatole Chauffard, Les prophéties rapprochées des oracles sacrés (2 tomes en 1 volume, 17 cm, 223 p., 222 p.), Toulouse, L. Sistac, 1896.
  • Anatole Chauffard, Les harmonies du plan de l'Apocalypse envisagé, en soi et dans ses rapports avec l'Ancien Testament; explication méthodique de chacun de ces chapitres eu égard à ce plan; tableau synoptique qui y correspond (in-4°, 31 cm, 112 p.), Toulouse Loubens, 1896.
  • Anatole Chauffard, “Réfutation du millénarisme”, Revue du Monde Catholique 22 (1899) 13-42, 23 (1899) 127-139,
  • Anatole Chauffard, “Une nouvelle Conception du plan de l'Apocalypse”, Revue du Monde Catholique 23 (1899) 400-420.
  • Anatole Chauffard, L'Apocalypse et son interprétation historique. Seconde édition, augmentée d'un appendice sur l'adaptation de cette méthode à une nouvelle conception du plan apocalyptique. (2 volumes: t.1: Examen comparé des principaux systèmes herméneutiques, 750 p.; t.2: Essai d'application de la méthode corrélative au sens prophétique des Épîtres. Concordance entre les oracles sacrés, 800 p.), Paris, Arthur Savaète, 1900.
    • Présentation par l'éditeur, dans la Revue du Monde catholique (1900) pages finales de réclame: “Ce livre, qui a donné lieu et se rattache intimement à celui antérieurement publié sur les prophéties anciennes et modernes rapprochées des oracles sacrés, n'est ni un commentaire proprement dit ni un traité exégétique sur l'Apocalypse; c'est avant tout un essai sérieux de mise en harmonie de cette grande révélation de saint Jean avec les prophéties de l'Ancien Testament. Concentrer et faire converger tous les rayons de la lumière prophétique disséminés à travers les âges au foyer d'un seul et même miroir réflecteur, foyer auquel on pourrait assimiler le dernier des oracles sacrés qui achève de dérouler le plan divin et le résume dans ses grandes lignes, voilà l'objet principal du présent ouvrage, lequel est exprimé dans le complément final du titre du deuxième volume. Envisagé dans son économie, cet ouvrage, qui avait été publié en deux volumes en 1888, comporte aujourd'hui, par suite de l'addition d'un supplément, trois parties bien distinctes: la première est consacrée à la détermination de la méthode herméneutique adoptée et à l'examen des principaux modes d'interprétation; et on y a compris, en outre de l'important commentaire de Holzhauzer et des deux plus récents traités allemands, celui de M. Stern et celui de MM. Bickel et Roling, les deux œuvres qui paraissent avoir eu jusqu'ici le plus d'autorité en France, celle de M. l'abbé Drach, fils du grand rabbin converti, et celle de M. l'abbé Lafont-Sentenac, approuvée par un certain nombre d'évêques. On y a joint le volumineux commentaire de Cornélius à Lapide, lequel résume à lui seul l'ancienne exégèse. L'examen a été étendu ensuite à deux autres œuvres relativement peu connues, celle éminemment savante et originale de M. l'abbé d'Etémare, du dix-huitième siècle, et celle de M. Michel. Cette dernière, où l'histoire prophétique de la lutte du bien et du mal depuis Jésus-Christ jusqu'à la fin des temps fait le fond de l'interprétation des textes apocalyptiques, est en même temps celle qui a le mieux mis en relier le cachet anti-social des doctrines du protestantisme et les dernières conséquences des erreurs du jour les plus accréditées.
  • Anatole Chauffard, Les sept sceaux de l'Apocalypse. Nouvelle méthode d'interprétation, corrélation de ces sceaux, et des sept épîtres avec les sept trompettes et coupes de colère, par A. Chauffard, ancien magistrat (in-18), Paris, Arthur Savaète, avant 1909.
français (1888)latin (2025)anglais (2025)
Ce sont là des inductions qui peuvent paraître absolument certaines.Haec sunt inductiones quae omnino certae videri possunt.These are inferences that may appear absolutely certain.
Mais il n'en est pas de même de celles que nous avons cru pouvoir faire en interprétant le symbole des nuées de sauterelles qui sortent de l'abîme une fois ouvert.Sed non idem dicendum est de iis quas nos facere credidimus interpretando symbolum nubium locustarum ex abysso aperto exeuntium.But it is not the same with those which we believed we could make when interpreting the symbol of the clouds of locusts issuing from the abyss once opened.
L'application historique de ce symbole et de la merveilleuse description qui le complète à des sectes socialistes qui, se succédant les unes aux autres, finissent par se grouper autour d'un même centre et dont les chefs se donneraient la main ne peut évidemment avoir que la valeur d'une probabilité plus ou moins fondée.Applicatio historica huius symboli et mirabilis descriptionis quae illud complet ad sectas socialistas, quae sibi invicem succedentes tandem circa idem centrum congregantur atque quarum duces manus sibi iungant, non potest nisi probabilitatis plus minusve fundatae valorem habere.The historical application of this symbol and of the remarkable description that completes it to socialist sects, which succeed one another and eventually gather around a common centre whose leaders would join hands, can evidently have only the value of a more or less grounded probability.
(…)(…)(…)
Nous avons déjà fait entendre la signification générale des visions qui se déroulent du premier au onzième verset du chapitre IX.Iam significatum generale visionum quae a primo ad undecimum versum capitis IX evolvuntur exposuimus.We have already set forth the general meaning of the visions unfolding from the first to the eleventh verse of chapter IX.
C'est également du ciel de l'Église que se détache au son de la cinquième trompette une autre étoile, que se produit une nouvelle défection.Item e caelo Ecclesiae ad sonum quintae tubae alia stella decidit, nova defectio fit.Likewise from the heaven of the Church, at the sound of the fifth trumpet, another star detaches itself: a new defection occurs.
Mais cette fois, c'est plus qu'une hérésie, c'est une apostasie complète, symbolisée par la terre opposée au ciel et vers laquelle l'astre est entraîné directement par le fait même de sa chute.Sed hac vice plus est quam haeresis: apostasia perfecta est, symbolice per terram caelo oppositam repraesentata, ad quam astrum ipso lapsus facto directe trahitur.But this time it is more than a heresy: it is a complete apostasy, symbolized by the earth opposed to heaven, toward which the star is drawn by the very fact of its fall.
Le reste de l'image, data est clavis putei abyssi, fait assez clairement entendre qu'il n'a conservé aucune vérité de la foi, et que la religion nouvelle dont on peut supposer qu'il devient le chef serait toute terrestre ou plutôt uniquement inspirée par Satan, puisqu'il lui est donné d'ouvrir le puits de l'abîme.Reliquum imaginis, data est clavis putei abyssi, satis clare significat eum nullam veritatem fidei retinuisse, atque religionem novam, cuius caput fieri potest existimari, omnino terrenam esse vel potius a Satana solum inspiratam, cum ei datum sit aperire puteum abyssi.The rest of the image, data est clavis putei abyssi, makes it quite clear that he has retained no truth of the faith, and that the new religion, of which he may be supposed to become the leader, would be wholly earthly or rather solely inspired by Satan, since he is given the power to open the pit of the abyss.
C'est de ce puits que monte la fumée d'une ardente fournaise, fumée qui obscurcit jusqu'à la clarté du jour répandue dans l'air ambiant; et ascendit fumus fornacis magnae et obscuratus est sol et aer de fumo putei.Ex hoc puteo ascendit fumus fornacis ardentis, qui obscurat ipsam lucem diei in aere diffuso; et ascendit fumus fornacis magnae et obscuratus est sol et aer de fumo putei.From this pit rises the smoke of a blazing furnace, smoke that darkens even the light of day spread through the surrounding air; and the smoke of the great furnace rose, and the sun and the air were darkened by the smoke of the pit.
A travers l'air pur qu'on respire dans un milieu chrétien et qui laisse passer le jour, cette fumée répand d'épaisses ténèbres; il en sort une multitude de sauterelles qui envahissent la terre, exierunt locustae in terram et qui peuvent faire autant de mal que les bêtes venimeuses, et data est illis potestas sicut habent potestatem scorpiones terrae.Per aerem purum qui in ambitu christiano respiratur et lucem transmittit, hic fumus densas tenebras diffundit; ex eo egreditur multitudo locustarum quae terram invadunt, exierunt locustae in terram, et quae tantum nocere possunt quantum bestiae venenatae, et data est illis potestas sicut habent potestatem scorpiones terrae.Through the pure air breathed in a Christian environment, which allows the light of day to pass, this smoke spreads thick darkness; from it comes a multitude of locusts that invade the earth, locusts came out upon the earth, and which can do as much harm as venomous creatures, and power was given them like the power of scorpions of the earth.
Voilà les premiers traits de cet incomparable tableau qui mettent en relief l'origine de sectes plus dangereuses et plus pernicieuses que les précédentes, pouvant arborer en commun le drapeau d'un nouveau socialisme dont l'apostat serait le fondateur.Hi sunt primi lineamenta huius incomparabilis tabulae, quae originem sectarum prioribus periculosiorum ac perniciosiorum in luce ponunt, quae communiter vexillum novi socialismi, cuius apostata conditor esset, erigere possent.These are the first features of this incomparable tableau, which highlight the origin of sects more dangerous and more pernicious than the former, able to raise together the banner of a new socialism of which the apostate would be the founder.
Les autres traits se réfèrent au mal qu'elles vont occasionner; et le langage symbolique du verset 4 nous paraît ici facile à saisir, la première partie devant s'expliquer par une opposition toute naturelle avec la seconde.Cetera lineamenta ad malum referuntur quod illae afferent; et sermo symbolicus versiculi quarti hic facilis nobis videtur ad intelligendum, cum prima pars naturali quadam oppositione cum secunda explicanda sit.The other features refer to the harm they will cause; and the symbolic language of verse 4 seems here easy to grasp, the first part being explained by a very natural opposition to the second.
Il ne leur est pas permis de nuire à l'herbe humble des champs, à tout ce qui est vert, à tout arbre, praeceptum est illis ne laederent fenum terrae, neque omne viride, neque omnem arborem.Non permittitur eis laedere humile fenum agrorum, omne viride, omnem arborem, praeceptum est illis ne laederent fenum terrae, neque omne viride, neque omnem arborem.They are not permitted to harm the humble grass of the fields, anything green, any tree, it was commanded them that they should not hurt the grass of the earth, nor any green thing, nor any tree.
Ne comprend-on pas la portée de ces expressions une fois rapprochées de celles qui suivent, nisi tantum homines qui non habent signum dei in frontibus suis?Nonne intellegitur vis harum expressionum, si conferantur cum iis quae sequuntur, nisi tantum homines qui non habent signum Dei in frontibus suis?Does one not grasp the import of these expressions when they are compared with those that follow, but only those men who do not have the seal of God on their foreheads?
Elles n'auront pouvoir de nuire qu'aux hommes qui n'ont pas sur leur front le vrai sceau de Dieu.Potestatem habebunt nocendi solum hominibus qui verum Dei signum in frontibus suis non habent.They will have power to harm only those men who do not have the true seal of God upon their foreheads.
Cette dernière partie du verset désigne évidemment tous ceux qui n'ont pas su conserver la foi véritable; donc la première doit s'entendre de tous ceux qui continuent à participer à la vie de la foi, ayant su se préserver des graves erreurs propres à en tarir la source, et à cette lumière, se révèlent la grandeur et la beauté du symbole.Haec ultima pars versiculi manifeste designat omnes qui veram fidem servare non potuerunt; igitur prima pars de omnibus intellegi debet qui vitae fidei adhuc participant, graves errores vitantes qui fontem eius exhaurire possent, atque hac luce magnitudo ac pulchritudo symboli revelantur.This last part of the verse clearly designates all those who have not been able to preserve the true faith; therefore the first must be understood of all those who continue to share in the life of faith, having avoided the grave errors that could dry up its source, and in this light the greatness and beauty of the symbol are revealed.
Ces derniers représentent tout ce qui est resté planté dans le champ du père de famille et se conserve frais et vert, arrosé par les eaux les plus fécondantes.Hi ultimi repraesentant omnia quae in agro patrisfamilias plantata manserunt et viridia ac recentia servantur, aquis fertilissimis irrigata.These latter represent all that has remained planted in the field of the householder and is kept fresh and green, watered by the most fruitful waters.
Le cinquième verset met en regard des maux physiques qui occasionnent la mort le tourment moral, ce ver rongeur du désespoir, qui s'insinue jusqu'au plus intime de l'âme et qui engendre une douleur mille fois plus intolérable que celle détruisant le corps.Versus quintus opponit malis physicis mortem inferentibus tormentum morale, illum vermem desperations rodentem, qui usque ad intima animae penetrat et dolorem mille vicibus intolerabiliorem quam corporis destructionem generat.The fifth verse sets against the physical evils that cause death the moral torment, that gnawing worm of despair which insinuates itself into the very depths of the soul and produces a pain a thousand times more intolerable than that which destroys the body.
Et datum est illis ne occiderent eos, sed ut cruciarent mensibus quinque; et cruciatus eorum est cruciatus scorpii cum percutit hominem.Et datum est illis ne occiderent eos, sed ut cruciarent mensibus quinque; et cruciatus eorum est cruciatus scorpii cum percutit hominem.And it was given to them not to kill them, but to torment them for five months; and their torment is as the torment of a scorpion when it strikes a man.
Et elles n'ont pas reçu le pouvoir de leur donner la mort, mais de les tourmenter durant cinq mois, et le mal qu'elles leur font est semblable à celui causé par la piqûre du scorpion.Et non acceperunt potestatem eos occidendi, sed ut cruciarent per menses quinque, et malum quod inferunt simile est puncturae scorpionis.And they were not given power to kill them, but to torment them for five months, and the harm they inflict is like the sting of a scorpion.
Mais il y a un dernier trait qui vient s'ajouter au tableau de ce supplice moral qu'endurent les hommes atteints par la piqûre; et celui-là surpasse et résume tous les autres dans sa concision sublime.Sed est ultimum lineamentum quod huic imagini tormenti moralis additur, quod homines a punctura affecti patiuntur; hoc autem ceteros superat atque in sua sublimi brevitate complectitur.But there is one final feature added to the picture of this moral torment endured by those struck by the sting, and this one surpasses and sums up all the others in its sublime conciseness.
Et in diebus illis quaerent homines mortem et non invenient eam; et desiderabunt mori et fugiet mors ab eis.Et in diebus illis quaerent homines mortem et non invenient eam; et desiderabunt mori et fugiet mors ab eis.And in those days men shall seek death and shall not find it; and shall desire to die, and death shall flee from them.
Et en ces jours, les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas.Et in diebus illis homines quaerent mortem et non invenient eam.And in those days men will seek death and will not find it.
Ils désireront mourir et la mort fuira loin d'eux.Desiderabunt mori et mors fugiet ab eis.They will desire to die and death will flee from them.
A partir du verset 7 commence une nouvelle peinture avec laquelle augmentent la richesse et la complexité du symbole.A versiculo septimo nova descriptio incipit, qua augetur symboli ubertas et complexitas.From verse 7 a new depiction begins, in which the richness and complexity of the symbol increase.
Des sectes analogues aux précédentes et qui, comparées à de fiers coursiers de guerre, les auraient remplacées, ayant alors trouvé un centre d'union ou de ralliement, paraissent se préparer au combat: on dirait que leurs chefs sont autant de souverains portant couronne, et leur attitude en apparence virile semble présager la victoire.Sectae prioribus similes, quae, equis bellicis superbis comparatae, eas substituissent, centro unionis vel coitionis invento, ad pugnam parari videntur: eorum duces quasi reges coronati apparent, et habitus eorum specie virilis victoriam praenuntiare videtur.Sects similar to the former ones, which, compared to proud war-horses, would have replaced them, having then found a centre of union or rallying, appear to prepare for battle: their leaders seem like crowned rulers, and their apparently manly bearing seems to foreshadow victory.
Mais le verset 8 vient modifier un peu les couleurs.Sed versiculus octavus paulum imaginem mutat.But verse 8 slightly modifies the picture.
La chevelure de femme qu'ils portent symbolise des mœurs efféminées, un certain énervement de caractère auquel s'allie une cruauté de bête féroce.Capilli muliebres quos gerunt mores effeminatos significant, quendam animi enervatum statum cui crudelitas bestiae ferae coniungitur.The hair of a woman which they bear symbolizes effeminate manners, a certain weakening of character joined to the cruelty of a wild beast.
C'est ce qu'exprime le reste du verset 8 et dentes eorum sicut dentes leonum erant.Hoc exprimit reliqua pars versiculi octavi et dentes eorum sicut dentes leonum erant.This is expressed by the remainder of verse 8 and their teeth were as the teeth of lions.
Le verset 9 renchérissant sur le verset 7 montre d'une manière plus complète les préparatifs du combat, l'armement de ces légions d'une nouvelle internationale, et habebant loricas sicut loricas ferreas et vox alarum eorum sicut vox curruum equorum multorum currentium in bellum.Versiculus nonus super versiculum septimum amplius declarat praeparationes pugnae, armamenta harum legionum novae internationalis, et habebant loricas sicut loricas ferreas et vox alarum eorum sicut vox curruum equorum multorum currentium in bellum.Verse 9, amplifying verse 7, more fully shows the preparations for battle, the armament of these legions of a new international, and they had breastplates like iron breastplates and the sound of their wings was like the sound of many chariots of horses running to battle.
A leurs cuirasses de fer, au bruit de leurs fières ailes battant l'air à l'unisson et ressemblant de loin à de nombreux chars de guerre lancés dans l'arène, on dirait qu'elles défient l'ennemi, assurées d'avance de la victoire.Ex ferreis loricis, ex sono alarum fortium aera simul pulsantium et a longe multis curribus bellicis in arenam emissis similium, videres eas hostem provocare, iam de victoria certas.From their iron breastplates, from the sound of their proud wings beating the air in unison and resembling from afar many war chariots rushing into the arena, one would think they defy the enemy, already assured of victory.
Le verset 10 ne comporte guère qu'une explication conjecturale: il importe ici de ne pas perdre de vue que ces légions nouvelles qui ressemblent aux premières sectes ne sauraient se confondre néanmoins avec celles-ci, et qu'on ne doit d'ailleurs jamais admettre une pure répétition ou redondance dans le texte de l'Apocalypse.Versiculus decimus vix nisi coniecturalem explanationem admittit: hic non est obliviscendum has novas legiones, quamvis primis sectis similes, cum eis tamen non confundendas esse, neque umquam in textu Apocalypseos puram repetitionem aut redundantiam admittendam.Verse 10 admits scarcely more than a conjectural explanation: one must not forget that these new legions, although resembling the earlier sects, must not be confused with them, and that one must never admit a mere repetition or redundancy in the text of the Apocalypse.
Ce dixième verset dont la signification ne serait donc pas la même que celle du cinquième, doit-il s'interpréter dans un sens purement moral ou allégorique, de telle sorte qu'il pût s'entendre des dernières conséquences de doctrines dont le venin caché ne produirait qu'à la longue son effet délétère?Hic versiculus decimus, cuius significatio non eadem ac versiculi quinti esset, utrum in sensu pure morali aut allegorico interpretandus sit, ita ut ad ultimas doctrinarum consequentias referatur, quarum venenum occultum solum tempore effectum suum noxium produceret?This tenth verse, whose meaning would thus not be the same as that of the fifth, is it to be interpreted in a purely moral or allegorical sense, so that it might refer to the ultimate consequences of doctrines whose hidden poison would only in time produce its harmful effect?
Une semblable interprétation nous paraît incompatible avec la suite du texte, et potestas eorum nocere hominibus mensibus quinque.Talis interpretatio nobis cum sequenti textu repugnare videtur, et potestas eorum nocere hominibus mensibus quinque.Such an interpretation seems to us incompatible with the continuation of the text, and their power was to hurt men five months.
Ce délai si court exclut une semblable allégorie, et laisse plutôt supposer que le désordre social, conséquence finale du triomphe de tous ces impies sectaires, amènerait une nouvelle et sanglante Jacquerie dont la durée se renfermerait dans les limites de temps indiquées, et à laquelle il serait peut-être mis fin par l'avènement du chef suprême qu'ils se donneraient.Hoc tempus tam breve talem allegoriam excludit, atque potius suadet ut socialis perturbatio, ultima triumphi omnium istorum impiorum sectariorum consequentia, novam et cruentam seditionem pariat, cuius duratio intra fines temporis indicatos contineatur, et cui fortasse finis imponatur adventu supremi ducis quem sibi darent.This short period excludes such an allegory, and rather suggests that social disorder, the final consequence of the triumph of all these impious sectarians, would bring about a new and bloody uprising whose duration would be confined within the indicated limits of time, and which might perhaps be brought to an end by the advent of the supreme leader they would give themselves.
Cet avènement est l'objet du verset 11, et, comme on le verra plus tard, nous sommes portés à admettre que ce chef qualifié d'ange de l'abime et dont le nom grec ou hébreu signifierait l'exterminateur pourrait bien être l'Antéchrist lui-même.Hic adventus est obiectum versiculi undecimi, et, ut postea videbitur, inclinamus ad admittendum hunc ducem, qui angelus abyssi dicitur et cuius nomen graecum vel hebraicum exterminatorem significat, ipsum Antichristum esse.This advent is the subject of verse 11, and, as will be seen later, we are inclined to admit that this leader, described as the angel of the abyss and whose Greek or Hebrew name would signify the destroyer, may well be the Antichrist himself.
(…)(…)(…)
Ne comprend-on pas aussi qu'au son de la cinquième trompette pourra se produire, comme dénouement de tout ce mouvement irréligieux précédemment indiqué, la plus lamentable des défections, l'éclipse d'une autre grande lumière qui se détache cette fois complètement du ciel de l'Église et tombe directement sur la terre?Nonne etiam intellegitur ad sonum quintae tubae posse evenire, velut exitus totius huius motus irreligiosi antea descripti, tristissima omnium defectio, eclipsis alterius magnae lucis quae hac vice omnino e caelo Ecclesiae decidit et directe in terram cadit?Does one not also understand that, at the sound of the fifth trumpet, there may occur, as the outcome of all this irreligious movement previously described, the most lamentable of defections, the eclipse of another great light which this time detaches completely from the heaven of the Church and falls directly upon the earth?
Ce genre de chute peut signifier que le nouvel apostat va créer une nouvelle religion toute terrestre et rouvrir ainsi l'abîme d'où sortiront d'innombrables sectes analogues à celles engendrées par la franc-maçonnerie et le socialisme, sectes que l'oracle sacré compare à une nuée de sauterelles.Huiusmodi casus significare potest novum apostatam novam religionem omnino terrenam conditurum esse atque abyssum iterum aperturum unde innumerabiles sectae, similes iis quas francmasoneria et socialismus genuerunt, procedent, quas oraculum sacrum nube locustarum comparat.This kind of fall may signify that the new apostate will create a wholly earthly religion and thus reopen the abyss from which innumerable sects will arise, similar to those produced by Freemasonry and socialism, sects which the sacred oracle compares to a cloud of locusts.
Ces sectes fournissant à l'internationale européenne ses armées et combinant peut-être leur action avec celle du monstrueux syncrétisme qu'amènerait une rénovation, une forme nouvelle de la religion si terrestre de Mahomet, ne pourront-elles pas mettre finalement à leur tête, un représentant de cette religion, un nouveau Mahomet qui deviendrait ainsi maître de l'Europe?Hae sectae, quae exercitus suae internationali Europaeae suppeditant atque fortasse actionem suam cum illo monstruoso syncretismo coniungunt quem renovatio, nova forma religionis adeo terrenae Mahometi afferret, nonne tandem sibi praeficere poterunt huius religionis repraesentantem, novum Mahometem qui ita dominus Europae fieret?These sects, supplying their armies to the European international and perhaps combining their action with that monstrous syncretism which a renewal, a new form of the so earthly religion of Muhammad would bring about, might they not finally place at their head a representative of that religion, a new Muhammad who would thus become master of Europe?
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S'il est permis d'émettre une conjecture pour des temps encore éloignés, il est vraisemblable que l'apostat désigné par l'Apocalypse au chapitre IX, représenté par cette étoile tombée directement du ciel de l'Église sur la terre, se donnera le premier comme un nouveau messie.Si licet coniecturam de temporibus adhuc remotis emittere, verisimile est apostatam, quem Apocalypsis capite IX designat, per hanc stellam e caelo Ecclesiae in terram directe lapsam repraesentatum, se primum ut novum Messiam praebiturum esse.If it is permitted to put forward a conjecture for times still distant, it is likely that the apostate designated by the Apocalypse in chapter IX, represented by this star fallen directly from the heaven of the Church to the earth, will first present himself as a new Messiah.
C'est lui qui, à ce titre, reçoit le pouvoir d'ouvrir le puits de l'abîme, le puits d'où doivent sortir tant d'erreurs, dont le couronnement final est la suprême révolte contre Dieu de l'humanité représentée par l'Antéchrist dont elle fait l'objet de ses adorations sacrilèges.Ipse est qui hoc titulo potestatem accipit aperiendi puteum abyssi, unde tot errores prodeunt, quorum supremus culmen est summa contra Deum rebellio humanitatis, ab Antichristo repraesentatae, cui sacrilegas adorationes exhibet.It is he who, in this capacity, receives the power to open the pit of the abyss, the pit from which so many errors must come forth, whose final culmination is the supreme revolt of humanity against God, represented by the Antichrist, whom it makes the object of its sacrilegious worship.
Cette supposition n'est-elle pas justifiée par l'ensemble des traits du tableau si terriblement accentués que présente le chapitre IX des innombrables sectes écloses au sein de toutes les épaisses fumées ou ténèbres qui montant de l'abîme obscurcissent presque entièrement la lumière de la vérité?Nonne haec supposito confirmatur universitate linearum huius tabulae tam terribiliter expressae, quam exhibet caput IX, de innumeris sectis e medio omnium densarum fumorum vel tenebrarum ex abysso surgentium ortis, quae lucem veritatis fere omnino obscurant?Is not this supposition justified by the whole set of features of the picture so terribly emphasized in chapter IX, of the innumerable sects arising in the midst of all the dense smoke or darkness rising from the abyss which almost completely obscure the light of truth?
Ces sectes qui, représentées sous forme de sauterelles, s'abattent sur le champ social pour le ravager, paraissent finalement se rallier à un même centre, et trouver ainsi le moyen de s'unir pour la destruction des derniers étais de la civilisation chrétienne déjà si ébranlée, comme on peut le voir par le chapitre VIII de l'Apocalypse.Hae sectae, quae sub forma locustarum repraesentatae in campum socialem irruunt ut eum devastent, tandem ad idem centrum convenire videntur, atque ita modum invenire ut ad destructionem ultimarum fulcrorum civilisationis christianae iam valde labefactatae se coniungant, ut videre est in capite VIII Apocalypseos.These sects, represented under the form of locusts, which fall upon the social field to devastate it, seem finally to rally around a single centre, thus finding a way to unite for the destruction of the last supports of Christian civilization already so shaken, as can be seen in chapter VIII of the Apocalypse.
Qu'on se reporte en effet à ce qui a été dit au sujet des derniers versets de ce chapitre: il paraît certain que la grande hérésie marquée par le dixième verset et dans laquelle tant d'interprètes ont vu celle d'Arius aura créé le plus lamentable schisme religieux.Revertamur enim ad ea quae dicta sunt de ultimis versibus huius capitis: videtur certum magnam haeresim, quae versiculo decimo notatur et in qua tot interpretes illam Arii viderunt, maximum schisma religiosum genuisse.Let one indeed refer back to what has been said about the last verses of this chapter: it seems certain that the great heresy marked by the tenth verse, and in which so many interpreters have seen that of Arius, will have produced the most lamentable religious schism.
D'après le verset 12, ce schisme semble devoir être suivi de graves calamités pour l'Église atteinte ou frappée en partie dans sa constitution, lesquelles seront jointes aux plus profonds obscurcissements de l'ordre moral et à une perte presque générale des croyances chrétiennes.Ex versiculo duodecimo hoc schisma sequi videntur graves calamitates Ecclesiae, parte constitutionis suae laesae aut percussae, quae cum profundissimis obscurationibus ordinis moralis et fere universali amissione fidei christianae coniungentur.According to verse 12, this schism seems destined to be followed by grave calamities for the Church, affected or struck in part in its constitution, which will be joined to the deepest obscurations of the moral order and to an almost general loss of Christian belief.
C'est au milieu de ce monde enveloppé de si épaisses ténèbres spirituelles que se produit la défection d'un dernier apostat qui se donnerait comme le nouveau messie attendu (1).In medio huius mundi tot tantisque spiritualibus tenebris involuti fit defectio ultimi apostatae, qui se ut novum Messiam exspectatum proponeret (1).It is in the midst of this world enveloped in such thick spiritual darkness that the defection of a final apostate occurs, who would present himself as the new expected Messiah (1).
(1) Nous devons cependant faire ici observer qu'il en existe une qui s'étend jusqu'à la fin présumée des temps, jusqu'au règne de l'Antéchrist.(1) Observandum tamen hic est exsistere unam quae usque ad praesumptam finem temporum, usque ad regnum Antichristi extenditur.(1) We must nevertheless observe here that there is one which extends to the presumed end of times, up to the reign of the Antichrist.
C'est la prophétie d'Orval que nous avons examinée à part, en la mettant en regard de l'Apocalypse, notamment pour le septième âge, dans un livre intitulé: “Concordance des prophéties sur les prochaines épreuves de la France et sur son relèvement, avec les révélations générales de l'Apocalypse, et les prédictions de la sainte Vierge.”Haec est prophetia Orvalensis quam seorsum examinavimus, eam cum Apocalypsi conferentes, praesertim pro septimo aetate, in libro cui titulus est: « Concordantia prophetiarum de proximis Galliae probationibus et de eius restitutione, cum revelationibus generalibus Apocalypseos et praedictionibus sanctae Virginis. »This is the prophecy of Orval which we have examined separately, comparing it with the Apocalypse, especially for the seventh age, in a work entitled: “Concordance of the prophecies concerning the forthcoming trials of France and its restoration, with the general revelations of the Apocalypse and the predictions of the Blessed Virgin.”
La grande révolution sociale marquée par ces innombrables légions sorties du puits de l'abîme et ressuscitant une nouvelle internationale, qui pourrait alors reconquérir sa terrible et universelle organisation, n'est-elle pas la conséquence de cet avènement?Magna revolutio socialis, his innumerabilibus legionibus e puteo abyssi egressis insignita atque novam internationalem resuscitans, quae tunc terribilem suam universalemque organizationem recuperare posset, nonne huius adventus consequens est?The great social revolution marked by these innumerable legions coming out of the pit of the abyss and reviving a new international, which could then regain its terrible and universal organization, is it not the consequence of this advent?
On dirait que toutes ces légions qui apparaissent, dans le verset 7 du chapitre IX, armées de pied en cap et prêtes à marcher au combat, vont monter à l'assaut de la société, arborant fièrement le drapeau de l'impiété.Videres omnes has legiones, quae in versiculo septimo capitis IX apparent, ab imo usque ad summum armatas et ad pugnam paratas, societatem oppugnaturas esse, impietatis vexillum superbe gerentes.One would think that all these legions which appear, in verse 7 of chapter IX, armed from head to foot and ready to march to battle, are about to assault society, proudly bearing the banner of impiety.
Leurs chefs qui seraient autant de représentants de la révolution socialiste universelle semblent déjà assurés de la victoire, et s'apprêtent partout à régner sur le monde, faisant entendre à l'unisson leurs cris de triomphe.Eorum duces, qui totidem repraesentantes revolutionis socialisticae universalis essent, iam de victoria certi videntur, et ubique se praeparant ad regnandum super mundum, voces triumphales una simul emittentes.Their leaders, who would be as many representatives of the universal socialist revolution, already seem assured of victory, and are preparing everywhere to rule over the world, uttering in unison their cries of triumph.
Qu'on se rappelle la supposition faite précédemment qu'une invasion musulmane aurait déjà eu lieu en Europe à cette époque et que les Turcs se seraient rendus maîtres d'une partie de son territoire, notamment à la suite de grandes victoires navales marquées par le verset 8 du chapitre VIII.Meminerimus suppositionis antea factae, invasionem musulmanicam iam eo tempore in Europa accidisse et Turcos partem territorii eius occupasse, praesertim post magnas victorias navales a versiculo octavo capitis VIII designatas.Let one recall the supposition previously made that a Muslim invasion would already have taken place in Europe at that time and that the Turks would have become masters of part of its territory, notably following great naval victories marked by verse 8 of chapter VIII.
Cette supposition admise, ne peut-on pas induire de là que les bandes de l'internationale, ayant partout sous la direction de leurs chefs triomphé en Europe devenue la proie de la révolution socialiste, mettront finalement à leur tête, comme chef suprême, l'un de ceux qui les auraient déjà conduites à la victoire, lequel serait lui-même, peut-être, un fils de Mahomet?Hac supposita admissa, nonne inde concludi potest cohortes internationalis, ubique sub ductu ducum suorum in Europa revolutioni socialisticae obnoxia triumphantes, tandem sibi praeponere ut ducem supremum unum ex iis qui eas ad victoriam iam duxerint, qui ipse fortasse filius Mahometi sit?This supposition being admitted, can it not be inferred that the bands of the international, having everywhere triumphed under the leadership of their chiefs in Europe become the prey of the socialist revolution, will finally place at their head, as supreme leader, one of those who have already led them to victory, who might himself perhaps be a son of Muhammad?
Cette induction paraît pleinement confirmée par le verset 11 où le souverain qu'elles se donnent est appelé l'ange de l'abîme, l'exterminateur: double symbole qui répond parfaitement, comme nous l'avons dit, à celui marqué à l'apparition du premier Mahomet lors de la levée du quatrième sceau dans le verset 8 du chapitre VI. (1)Haec inductio plene confirmari videtur a versiculo undecimo, ubi princeps quem sibi dant vocatur angelus abyssi, exterminator: duplex symbolum quod perfecte respondet, ut diximus, ei quod signatum est in apparitione primi Mahometi ad apertionem quarti sigilli in versiculo octavo capitis VI. (1)This inference seems fully confirmed by verse 11 where the ruler they give themselves is called the angel of the abyss, the destroyer: a double symbol which perfectly corresponds, as we have said, to that marked at the appearance of the first Muhammad at the opening of the fourth seal in verse 8 of chapter VI. (1)
(1) La généalogie maternelle de l'Antéchrist, qui naîtrait d'une juive, peut être appuyée sur l'opinion presque unanime des Pères de l'Église, notamment sur celle de saint Jérôme, Quant à sa descendance d'un mahométan, elle ressort d'une tradition à peu près constante dont témoigneraient plusieurs prophéties, et notamment celle d'Orval, par ces mots, l'homme du mal arrive de deux sangs.(1) Genealogia materna Antichristi, qui ex Iudaea nasceretur, opinione fere unanimi Patrum Ecclesiae, praesertim Hieronymi, confirmari potest; quod autem ex Mahometano descenderet, ex traditione paene constanti provenit, quam complures prophetiae testari dicuntur, praesertim illa Orvalensis, his verbis: homo mali ex duobus sanguinibus venit.(1) The maternal genealogy of the Antichrist, who would be born of a Jewish woman, may be supported by the almost unanimous opinion of the Fathers of the Church, notably that of Saint Jerome; as for his descent from a Muslim, it derives from a nearly constant tradition attested by several prophecies, especially that of Orval, in these words: the man of evil comes from two bloods.
On peut supposer aussi qu'avec un chef infernal si digne d'elles, poussées par la même ardeur de propagande que les enfants de l'Islamisme et par toutes les fureurs de l'impiété, les légions socialistes une fois maîtresses de toute l'Europe et réunies aux musulmans veuillent se répandre dans le monde entier, et que leur général couronné surexcitant leur fanatisme les entraîne après lui à la conquête des États de l'Asie.Supponi etiam potest quod, tali duce infernali eis digno, eadem propagandae ardore qua filii Islamismi actae et omnibus impietatis furoribus incitatae, legiones socialisticae, Europa tota potitae et cum musulmanis coniunctae, per totum orbem diffundi velint, atque dux earum coronatus fanatismum earum excitans eas secum trahat ad expugnationem civitatum Asiae.It may also be supposed that, with such an infernal leader worthy of them, driven by the same zeal for propaganda as the followers of Islam and by all the furies of impiety, the socialist legions, once masters of all Europe and united with the Muslims, would wish to spread throughout the whole world, and that their crowned general, inflaming their fanaticism, would lead them to the conquest of the states of Asia.
A la suite des grandes batailles qui se livrent dans cette partie du monde indiquées dans les versets 15 et suivants du chapitre IX, le nouveau Mahomet supposé vainqueur ne pourra-t-il pas asseoir finalement les bases de son vaste empire, après s'être emparé de Constantinople?Post magnas pugnas in hac mundi parte gestas, quae in versiculis 15 et sequentibus capitis IX indicantur, nonne novus Mahomet, victor suppositus, tandem fundamenta magni sui imperii statuere poterit, Constantinopoli capta?Following the great battles fought in that part of the world indicated in verses 15 and following of chapter IX, will not the supposed victorious new Muhammad be able finally to establish the foundations of his vast empire, after seizing Constantinople?
Voilà les données présumées qui nous paraissent fournies par l'Apocalypse elle-même sur la fondation de cet immense empire à la fin des temps qui serait régi par un nouveau Mahomet.Haec sunt data praesumpta quae ex ipsa Apocalypsi nobis videri possunt de fundatione huius immensi imperii in fine temporum quod a novo Mahomete regeretur.These are the presumed data which seem to us to be provided by the Apocalypse itself regarding the foundation of this immense empire at the end of times which would be ruled by a new Muhammad.
Cet empire qui ressusciterait celui des Turcs en Orient et donnerait la main à celui de l'Occident (1) serait en même temps le triomphe final de toutes ces sectes impies, qui auraient réussi à détruire l'ancien édifice social, pour en édifier un nouveau impliquant la suppression de toutes les libertés, inhérente au principe même du socialisme, et l'asservissement universel des intelligences et des consciences.Hoc imperium, quod illud Turcorum in Oriente resuscitaret atque Occidentis imperio manum iungeret (1), simul esset triumphus finalis omnium harum impiarum sectarum, quae antiquum ordinem socialem destruere potuissent ut novum aedificarent, libertatum omnium abolitionem secum ferentem, ipsi principio socialismi inhaerentem, atque universalem mentium conscientiarumque servitutem.This empire, which would revive that of the Turks in the East and join hands with that of the West (1), would at the same time be the final triumph of all these impious sects, which would have succeeded in destroying the old social order in order to build a new one implying the suppression of all freedoms, inherent in the very principle of socialism, and the universal enslavement of minds and consciences.
(1) L'empire d'Occident, symbolisé par les dix cornes de la bête, ou représenté par dix royaumes fédérés, paraît, dès l'abord, rester, en un sens, distinct de celui d'Orient.(1) Imperium Occidentis, decem cornibus bestiae symbolice significatum vel per decem regna foederata repraesentatum, statim quodammodo distinctum ab eo Orientis manere videtur.(1) The empire of the West, symbolized by the ten horns of the beast, or represented by ten federated kingdoms, appears from the outset, in a certain sense, to remain distinct from that of the East.

1889. William Milligan

  • William Milligan (1821-1893), théologien écossais, professeur de critique biblique à l'université d'Aberdeen, surtout connu pour son analyse de l'Apocalypse de Saint Jean.
  • William Milligan, The Revelation of St. John, by William Milligan, D.D., Professor of Divinity and Biblical Criticism in the University of Aberdeen (XIX+343 p.), Londres, Macmillan et Cie (“The Baird Lecture” 1885), 1886.
  • 2e édition, Id., 1887.
  • 3e édition: Lectures on the Apocalypse, 1892.
  • William Milligan, The Book of Revelation, by William Milligan, D.D., Professor of Divinity and Biblical Criticism in the University of Aberdeen, Author of “The Resurrection of Our Lord,” etc. (VIII+392 p.), New York, A.C. Armstrong et fils (“The Expositor’s Bible”), 1889, pp. 145-148.
  • William Milligan, Discussions on the Apocalypse, by William Milligan, D.D., Professor of Divinity and Biblical Criticism in the University of Aberdeen (XV+290+XI p.), London, Macmillan et Cie, 1893.
    • Discussion I: Relation of the Apocalypse to the General Apocalyptic Literature of the First Century. - II. The Unity of the Apocalypse - III. The Date of the Apocalypse. - IV. The Authorship of the Apocalypse. V. The Apocalypse and the Fourth Gospel. - VI. Relation to one another of the Seven Epistles to the Churches in Revelation.
    • Publiés à l'origine en grande partie sous forme d'annexes dans le volume L'Apocalypse de saint Jean, dont la première édition a été imprimée en 1886, la deuxième en 1887 et la troisième, dans laquelle les conférences ont été imprimées séparément, en 1892. Les annexes des première et deuxième éditions, après avoir été révisées, sont, avec des ajouts, imprimées pour la première fois sous cette forme en 1893.
anglais (1889)latin (2026)français (2026)
Such is the strange but dire picture of the judgment of the fifth Trumpet; and we have, as usual, in the first place, to look at the particulars contained in it.Talis est mira sed terribilis imago iudicii quintae Tubae; atque nobis, ut solet, primum spectanda sunt quae in ea continentur.Tel est le tableau étrange mais redoutable du jugement de la cinquième Trompette ; et il nous faut, comme d’ordinaire, examiner d’abord les détails qu’il renferme.
As in several previous instances, these are founded upon the plagues of Egypt and the language of the prophets.Sicut in pluribus prioribus exemplis, haec fundantur in plagis Aegypti et in sermone prophetarum.Comme en plusieurs cas précédents, ils reposent sur les plaies d’Égypte et sur le langage des prophètes.
Such is the strange but dire picture of the judgment of the fifth Trumpet; and we have, as usual, in the first place, to look at the particulars contained in it.Talis est mira sed terribilis imago iudicii quintae Tubae; atque nobis, ut solet, primum spectanda sunt quae in ea continentur.Tel est le tableau étrange mais redoutable du jugement de la cinquième Trompette ; et il nous faut, comme d’ordinaire, examiner d’abord les détails qu’il renferme.
As in several previous instances, these are founded upon the plagues of Egypt and the language of the prophets.Sicut in pluribus prioribus exemplis, haec fundantur in plagis Aegypti et in sermone prophetarum.Comme en plusieurs cas précédents, ils reposent sur les plaies d’Égypte et sur le langage des prophètes.
In both these sources how terrible does a locust plague appear!In utraque harum fontium quam terribilis apparet locustarum plaga!Dans ces deux sources, combien terrible apparaît une invasion de sauterelles !
In Egypt — “And the Lord said unto Moses, Stretch out thine hand over the land of Egypt for the locusts, that they may come up upon the land of Egypt, and eat every herb of the land, even all that the hail hath left.In Aegypto — « Dixit Dominus ad Moysen: extende manum tuam super terram Aegypti ad locustas, ut ascendant super terram Aegypti et devorent omne herbum terrae, quidquid reliquit grando.En Égypte — « Le Seigneur dit à Moïse : Étends ta main sur le pays d’Égypte pour les sauterelles, afin qu’elles montent sur le pays d’Égypte et dévorent toute l’herbe du pays, tout ce que la grêle a laissé.
And Moses stretched forth his rod over the land of Egypt, and the Lord brought an east wind upon the land all that day, and all that night; and when it was morning, the east wind brought the locusts.Et extendit Moyses virgam suam super terram Aegypti, et Dominus adduxit ventum orientalem super terram tota illa die et tota nocte; et cum factum esset mane, ventus orientalis attulit locustas.Moïse étendit sa verge sur le pays d’Égypte, et le Seigneur fit venir un vent d’orient sur le pays tout ce jour-là et toute la nuit ; et le matin venu, le vent d’orient amena les sauterelles.
And the locusts went up over all the land of Egypt, and rested in all the coasts of Egypt: very grievous were they; before them there were no such locusts as they, neither after them shall be such.Et ascenderunt locustae super universam terram Aegypti et consederunt in omnibus finibus Aegypti; gravissimae erant: ante eas non fuerunt tales locustae, nec post eas erunt tales.Les sauterelles montèrent sur tout le pays d’Égypte et se posèrent sur toutes les contrées d’Égypte ; elles étaient très redoutables : avant elles il n’y en eut point de semblables, et après elles il n’y en aura point de telles.
For they covered the face of the whole earth, so that the land was darkened; and they did eat every herb of the land, and all the fruit of the trees which the hail had left: and there remained not any green thing in the trees, or in the herbs of the field, through all the land of Egypt.” (Exod. X. 12-15.)Nam operuerunt faciem universae terrae, ita ut tenebraretur terra; et comederunt omne herbum terrae et universum fructum arborum quem reliquerat grando: nec remansit quidquam viride in arboribus neque in herbis agri in tota terra Aegypti.» (Exod. X, 12-15.)Car elles couvrirent toute la surface du pays, au point que la terre fut obscurcie ; elles dévorèrent toute l’herbe du pays et tous les fruits des arbres que la grêle avait laissés : il ne resta rien de vert ni sur les arbres ni dans les herbes des champs dans tout le pays d’Égypte. » (Exode X, 12-15.)
Darker even than this is the language of the prophet Joel.Obscurior etiam quam haec est sermo prophetae Ioelis.Plus sombre encore est le langage du prophète Joël.
When he sees locusts sweeping across a land, he exclaims, “The land was as the garden of Eden before them, and behind them a desolate wilderness;” (Joel II.3.)Cum locustas per terram volantes videt, exclamat: « Terra quasi hortus Eden ante eos, et post eos desertum solitudinis; » (Ioel II, 3.)Lorsqu’il voit les sauterelles parcourir un pays, il s’écrie : « Le pays était comme le jardin d’Éden devant eux, et derrière eux un désert désolé ; » (Joël II, 3.)
and from their irresistible and destructive ravages he draws not a few traits of the dread events by which the coming of the day of the Lord shall be accompanied:et ex eorum vastationibus irresistibilibus et pernicie non pauca depromit signa terribilium eventuum quibus adventus diei Domini comitabitur:et de leurs ravages irrésistibles et destructeurs il tire plus d’un trait des événements redoutables qui accompagneront la venue du jour du Seigneur :
“The appearance of them is as the appearance of horses and as horsemen, so shall they run.« Aspectus eorum sicut aspectus equorum, et sicut equites sic current.« Leur aspect est comme l’aspect des chevaux, et comme des cavaliers ainsi ils courront.
Like the noise of chariots on the tops of mountains shall they leap, like the noise of a flame of fire that devoureth the stubble, as a strong people set in battle array…Sicut sonitus curruum super cacumina montium saltabunt, sicut sonitus flammae ignis devorantis stipulam, ut populus fortis instructus ad proelium…Comme le bruit des chars sur le sommet des montagnes ils bondiront, comme le bruit d’une flamme de feu qui dévore le chaume, comme un peuple puissant rangé pour la bataille…
They shall run like mighty men; they shall climb the wall like men of war; and they shall march every one on his ways, and they shall not break their ranks….Current sicut fortes; sicut viri bellatores ascendent murum; et ambulabunt unusquisque in viis suis, et non declinabunt a semitis suis….Ils courront comme des héros ; ils escaladeront la muraille comme des hommes de guerre ; chacun marchera dans sa voie, et ils ne rompront pas leurs rangs…
They shall run to and fro in the city; they shall run upon the wall, they shall climb up upon the houses; they shall enter in at the windows like a thief.Discurrent in civitate, current super murum, ascendent in domos, per fenestras intrabunt quasi fur.Ils parcourront la ville, ils courront sur la muraille, ils monteront dans les maisons, ils entreront par les fenêtres comme un voleur.
The earth shall quake before them; the heavens shall tremble: the sun and the moon shall be dark, and the stars shall withdraw their shining.” (Joel II.4-10.)A facie eorum contremuit terra, commoti sunt caeli; sol et luna obtenebrati sunt, et stellae retraxerunt splendorem suum.» (Ioel II, 4-10.)Devant eux la terre tremble, les cieux frémissent ; le soleil et la lune s’obscurcissent, et les étoiles retirent leur éclat. » (Joël II, 4-10.)
It is no doubt true that in the description before us the qualities of its locusts are preternaturally magnified, but that is only what we might expect, and it is in keeping with the mode in which other figures taken from the Old Testament are treated in this book.Sine dubio verum est quod in descriptione quae ante nos est qualitates locustarum supra naturam amplificantur; sed hoc solum est quod exspectare possimus, et congruit cum modo quo aliae figurae ex Vetere Testamento sumptae in hoc libro tractantur.Il est sans doute vrai que, dans la description qui nous est présentée, les qualités de ces sauterelles sont amplifiées au-delà du naturel ; mais c’est là ce à quoi l’on pouvait s’attendre, et cela s’accorde avec la manière dont les autres figures empruntées à l’Ancien Testament sont traitées dans ce livre.
There is a probability, too, that each trait of the description had a distinct meaning to St. John, and that it represents some particular phase of the calamities he intended to depict.Probabile est etiam singulas notas descriptionis proprium sensum habuisse apud Ioannem, et eas aliquam particularem calamitatis speciem quam describere volebat repraesentare.Il est probable aussi que chaque trait de la description avait pour saint Jean une signification particulière et qu’il représentait quelque phase déterminée des calamités qu’il voulait dépeindre.
But it is hardly possible now to discover such meanings; and that the Seer had in view general evil as much at least as evil in certain special forms is shown by the artificiality of structure marking the passage as a whole.Sed vix nunc possibile est talia sensa detegere; atque quod Videns malum generale non minus quam malum in quibusdam formis specialibus spectaverit, ostenditur ex artificiosa structura totius loci.Mais il est aujourd’hui difficile de découvrir de tels sens ; et que le Voyant ait en vue un mal général autant au moins que des maux sous des formes particulières se voit à la structure artificielle qui caractérise l’ensemble du passage.
For the description of the locusts is divided into three parts, the first general, the second special, the third the locust-king.Nam descriptio locustarum in tres partes dividitur, prima generalis, secunda specialis, tertia regis locustarum.Car la description des sauterelles se divise en trois parties : la première générale, la seconde particulière, la troisième concernant le roi des sauterelles.
The special characteristics of the insects, again, are seven in number:Proprietates autem speciales insectorum numero septem sunt:Les caractéristiques particulières des insectes sont au nombre de sept :
(1) upon their heads as it were crowns like unto gold;(1) super capita eorum quasi coronae similes auro;(1) sur leurs têtes comme des couronnes semblables à de l’or ;
(2) and their faces were as faces of men;(2) et facies eorum sicut facies hominum;(2) leurs visages étaient comme des visages d’hommes ;
(3) and they had hair as the hair of women;(3) et capilli eorum sicut capilli mulierum;(3) ils avaient des cheveux comme des cheveux de femmes ;
(4) and their teeth were as the teeth of lions;(4) et dentes eorum sicut dentes leonum;(4) leurs dents étaient comme des dents de lions ;
(5) and they had breastplates, as it were breastplates of iron;(5) et habebant thoraces quasi thoraces ferreos;(5) ils avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer ;
(6) and the sound of their wings was as the sound of many chariots;(6) et sonus alarum earum sicut sonus curruum multorum;(6) et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de nombreux chars ;
(7) and they have tails like unto scorpions, and stings.(7) et habent caudas similes scorpionibus, et aculeos.(7) et elles ont des queues semblables à celles des scorpions, avec des aiguillons.
Whether the period of five months, during which these locusts are said to commit their ravages, is fixed on because the destruction caused by the natural insect lasts for that length of time, or for some other reason unknown to us, it is difficult to determine.Utrum spatium quinque mensium, quo hae locustae vastationes suas facere dicuntur, ideo statutum sit quod naturalis insecti pernicies eo tempore duret, an alia de causa nobis ignota, difficile est determinare.Que la période de cinq mois, durant laquelle ces sauterelles sont dites exercer leurs ravages, ait été fixée parce que la destruction causée par l’insecte naturel dure ce laps de temps, ou pour quelque autre raison qui nous échappe, il est difficile de le déterminer.
There is a want of proof that a locust-plague generally continues for the number of months thus specified, and it is otherwise more in accordance with the style of the Apocalypse to regard that particular period of time as simply denoting that the judgment has definite limits.Deest probatio quod locustarum plaga plerumque per tot menses perseveret; atque alioquin magis convenit cum stylo Apocalypseos illud tempus particulare sic accipere ut simpliciter significet iudicium certos habere terminos.Il manque la preuve qu’une invasion de sauterelles se prolonge généralement pendant le nombre de mois ainsi indiqué ; et il est d’ailleurs plus conforme au style de l’Apocalypse de considérer cette période comme signifiant simplement que le jugement a des limites déterminées.
One additional particular connected with the fifth Trumpet ought to be adverted to.Unum adhuc particulare cum quinta Tuba coniunctum animadvertendum est.Un détail supplémentaire lié à la cinquième Trompette doit encore être remarqué.
It will be noticed that the well of the abyss whence the plague proceeds is opened by a star fallen (not “falling”) out of heaven to which the key of the well was given.Animadvertetur puteum abyssi, unde plaga procedit, aperiri a stella de caelo lapsa (non cadente), cui clavis putei data est.On remarquera que le puits de l’abîme, d’où procède la plaie, est ouvert par une étoile tombée (et non tombant) du ciel, à laquelle la clé du puits a été donnée.
We have here one of those contrasts of St. John a due attention to which is of such importance to the interpreter.Hic habemus unum ex illis contrariis apud Ioannem, quibus debita attentio magni momenti est interpreti.Nous avons ici un de ces contrastes de saint Jean auxquels une attention convenable est d’une si grande importance pour l’interprète.
This “fallen star” is the contrast and counterpart of Him who is “the bright, the morning star” and who “has the keys of death and of Hades.” (Chaps. XXII. 16; I, 18.)Haec « stella lapsa » est contraria et quasi respondens illi qui est « stella splendida matutina » et qui « habet claves mortis et inferni. » (Cap. XXII, 16; I, 18.)Cette « étoile tombée » est le contraste et le pendant de celui qui est « l’étoile brillante du matin » et qui « possède les clés de la mort et de l’Hadès. » (chap. XXII, 16 ; I, 18.)
At this point the sixth angel ought to sound; but we are now in the midst of the three last woes, and each is of so terrible an import that it deserves to be specially marked.Hoc loco sextus angelus tuba canere debuit; sed nunc in medio trium ultimarum vae sumus, et unumquodque tam grave est ut peculiari nota dignum sit.À ce point, le sixième ange devrait sonner ; mais nous sommes maintenant au milieu des trois derniers malheurs, et chacun est d’une importance si terrible qu’il mérite d’être marqué spécialement.
Hence the words of the next verse: The first Woe is past; behold, there come yet two Woes hereafter (IX. 12).Hinc verba versiculi sequentis: Vae primum abiit; ecce veniunt adhuc duo vae post haec (IX, 12).D’où les paroles du verset suivant : Le premier malheur est passé ; voici encore deux malheurs à venir (IX, 12).

1889. A. J. B. Duprat

  • Annet-Jean-Baptiste Duprat (1818-1894), prêtre catholique français, né et mort dans le diocèse de Moulins, autrement dit dans le département de l'Allier, a donné, outre un commentaire sur l'Apocalypse en trois volumes, un ouvrage sur Les Harmonies entre le Cantique des Cantiques et l'Apocalypse (in-8°, 332 p.), Lyon, E. Vitte, 1891.
  • Annet Jean Baptiste Duprat, A. J. B. Duprat. L'Apocalypse ou l'Evangile de Jésus-Christ glorifié et l'histoire de son Eglise jusqu'à la fin des temps (3 volumes: 492 p., 466 p., 334 p.), Lyon, Vitte et Perrussel, 1889, tome 2, pp. 77-78 (verset (9,5) et 94-94 (verset 9,10).
français (1889)latin (2025)anglais (2025)
“Pendant cinq mois”: Cinq mois sont, à la lettre, la durée ou la vie de ces insectes dans les contrées de l'Afrique et de l'Asie où ils sévissent comme les plus redoutables fléaux.“Per quinque menses”: Quinque menses, ad litteram, sunt vita vel duratio horum insectorum in regionibus Africae et Asiae, ubi gravissimis cladibus grassantur.“For five months”: Five months are, literally, the lifespan or active season of these insects in parts of Africa and Asia, where they rage as the most dreaded scourges.
Mais ici nous devons prendre les cinq mois au figuré pour continuer l'allégorie.At hic quinque menses figurate accipiendi sunt ad allegoriam continuandam.But here we must take the five months figuratively in order to carry on the allegory.
Cinq mois font cent cinquante jours, et en prenant les jours pour des années, selon le style prophétique: ”diem pro anno, diem, inquam, pro anno (Ezech. IV), “cinq mois font cent cinquante années.Quinque menses centum quinquaginta dies efficiunt; diebus autem pro annis, iuxta stilum propheticum — diem pro anno, diem, inquam, pro anno (Ez. IV) — sumptis, quinque menses centum quinquaginta annos efficiunt.Five months make one hundred and fifty days; and taking days for years, according to the prophetic style—a day for a year, a day, I say, for a year (Ezek. 4)—five months amount to one hundred and fifty years.
Cet espace de temps fut, en effet, la durée du paroxysme de l'hérésie et de la cruelle épreuve de l'Eglise.Hoc sane temporis spatium fuit acme haereseos et saevissima Ecclesiae probatio.This span of time was, in fact, the duration of the paroxysm of heresy and of the Church’s cruel trial.
Mais, après le traité de Westphalie, 1648, et bien avant la révocation de l'édit de Nantes, 1685, la réforme avait senti tomber l'ardeur de son fanatisme; elle remuait sans se faire craindre et ne se défendit plus que mollement.At, post Foedus Westphalicum (1648), multo ante revocationem Edicti Nannetensis (1685), Reformatio fervorem fanaticum languescere sensit; movebatur sine terrorem incutiendo et segniter iam tantum se defendebat.But after the Peace of Westphalia (1648), and well before the revocation of the Edict of Nantes (1685), the Reformation felt the ardour of its fanaticism ebb; it stirred without inspiring fear, and defended itself only feebly.
La doctrine du concile de Trente pénétrait partout et ouvrait tous les yeux; l'Eglise, par ses évêques et ses prédicateurs, ramenait les foules égarées; Bossuet, en écrivant l'histoire des variations et des contradictions de cette pseudo-réforme et de ses faux docteurs, démantelait toutes ses forteresses dogmatiques et la couvrait elle-même de honte et de ridicule; et Louis XIV opposant son glaive à leur glaive, sa force à leurs conspirations et à leurs violences, finit par abattre leur puissance matérielle.Doctrina Concilii Tridentini ubique pervadebat et “omnium oculos” aperiebat; Ecclesia per episcopos ac praedicatores turbas aberrantes reducebat; Bossuetius, scribens Historiam Variationum ac contradictionum huius pseudo-reformationis et pseudodoctorum, omnia eius propugnacula dogmatica diruebat eamque pudore ac risu obtegebat; denique Ludovicus XIV, gladio suo eorum gladio opposito, vim conspirationibus et violentiae opponens, materialem eorum potentiam prostravit.The doctrine of the Council of Trent penetrated everywhere and “opened all eyes”; the Church, through her bishops and preachers, brought back the wandering crowds; Bossuet, by writing the History of the Variations and contradictions of this pseudo-Reformation and its false teachers, dismantled all its dogmatic strongholds and covered it with shame and ridicule; and Louis XIV, opposing his sword to their sword, his force to their plots and violences, at length brought down their material power.
Ces cinq mois figurent donc admirablement la croissance, le paroxysme et la décadence du protestantisme et la paix rendue à l'Église à la fin.Hi quinque menses igitur egregie significant incrementum, acmen, atque declinationem Protestantismi, ac pacem Ecclesiae in fine restitutam.These five months, then, aptly symbolize the rise, climax, and decline of Protestantism, and the peace restored to the Church at the end.
(…)(…)(…)
“Et elles avaient le pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois”: Par “les hommes” nous devons toujours entendre les catholiques, les sophistes et les hérétiques étant figurés par les scorpions et les sauterelles.“Et datum est illis potestatem nocendi hominibus per quinque menses”: per “homines” semper Catholicos intellegendos; sophistae et haeretici scorpionibus ac locustis figurantur.“And it was given them to hurt men five months”: by “men” we must always understand Catholics; sophists and heretics are represented by the scorpions and the locusts.
Pendant les cinq premiers mois, les hérétiques ou sauterelles ne purent nuire qu'à certains hommes, “à ceux qui n'avaient pas le signe de Dieu sur leurs fronts”; mais pendant les cinq derniers mois les sophistes ou scorpions ont pouvoir de nuire à tous les hommes en général.Per quinque menses priores haeretici sive locustae tantummodo quibusdam hominibus nocere potuerunt, “iis qui signum Dei in frontibus non habebant”; per quinque autem postremos menses sophistae sive scorpiones omnibus hominibus generaliter nocendi potestatem habent.During the first five months the heretics, or locusts, could harm only certain men, “those who did not have the seal of God on their foreheads”; but during the last five months the sophists, or scorpions, have power to injure all men in general.
Le mal qu'ils firent, en effet, aux enfants de l'Église, pour la vie de la foi et la piété chrétienne, est incalculable.Malum vero, quod filiis Ecclesiae intulerunt quoad vitam fidei ac pietatem christianam, incalculabile est.The harm they did, in fact, to the children of the Church—in respect of the life of faith and Christian piety—is incalculable.
Sous l'influence de leurs sarcasmes et de leurs doctrines pestilentielles, et du rire sardonique de Voltaire, grand nombre de catholiques tièdes apprirent à douter de leurs croyances, à rougir de la pratique de leurs devoirs, et furent sans force et sans courage au milieu de l'atmosphère de vices et de la corruption générale qui gagna toutes les classes, la noblesse et le clergé, le peuple et la bourgeoisie, jusqu'à ce que tous fussent réveillés par l'éclat de tonnerre ou le grand tremblement de terre de la Révolution.Eorum scommatibus atque doctrinis pestilentialibus, ac risu sardoniō Voltarii, permulti catholici tepidiores de fide dubitare didicerunt, de officiorum usu erubuerunt, viribus ac fortitudine defecerunt inter aërem vitiorum et corruptionem universalem quae omnes ordines pervasit — nobilitatem et clerum, populum et burgensium ordinem — donec omnes excitati sunt tonitru fragore vel magno terraemotu Revolutionis.Under the influence of their sarcasms and pestilential doctrines, and of Voltaire’s sardonic laughter, a great number of lukewarm Catholics learned to doubt their beliefs, to blush at the practice of their duties, and were left without strength or courage amid the atmosphere of vice and the general corruption that spread through every class—nobility and clergy, people and bourgeoisie—until all were awakened by the crash of thunder, or the great earthquake, of the Revolution.
“Pendant cinq mois”: Ce fut la durée que Dieu, dans ses conseils mystérieux, fixa au fléau des scorpions.“Per quinque menses”: ea fuit duratio quam Deus, in arcanis consiliis suis, flagello scorpionum statuit.“For five months”: this was the period that God, in his mysterious counsels, fixed for the scourge of the scorpions.
Il parvint sans doute à son apogée sous Voltaire et les encyclopédistes, mais il avait commencé longtemps auparavant, puisqu'il comptait pour pères Socin, Locke, Spinosa, Bayle, et tous les logiciens du libre examen.Apicem haud dubie sub Volterio et Encyclopaedistis attigit, sed multo antea coeperat, cum inter patres numeraret Socinum, Lockium, Spinozam, Baelium, omnesque logicos liberi examinis.It doubtless reached its apogee under Voltaire and the Encyclopedists, but it had begun long before, since it counted among its fathers Socinus, Locke, Spinoza, Bayle, and all the logicians of free inquiry.
En réunissant les cinq mois de ravages des sauterelles aux cinq mois de la peste des scorpions, et en prenant les jours de ces dix mois pour des années, “diem pro anno”, à l'instar d'Ezéchiel (IV, 6), nous avons trois cents ans; ce qui nous porte depuis la chute de Luther, en 1617, jusqu'à l'an 1817.Coniungendo quinque menses vastationum locustarum cum quinque mensibus pestis scorpionum, ac dies horum decem mensium pro annis sumentes, “diem pro anno,” ad instar Ezechielis (IV, 6), trecentos annos habemus; quod nos ducit a lapsu Lutheri anno 1617 usque ad annum 1817.By adding the five months of the locusts’ ravages to the five months of the scorpions’ plague, and taking the days of these ten months for years—“a day for a year,” after the manner of Ezekiel (IV, 6)—we have three hundred years; which brings us from the fall of Luther in 1617 to the year 1817.
Or il faut convenir que par le Concordat et l'Empire, sauterelles et scorpions étaient déjà écrasés sous la botte du grand organisateur de la Révolution.Iam vero fatendum est Concordato et Imperio locustas scorpionesque iam sub caliga magni ordinatoris Revolutionis contritos fuisse.Now it must be admitted that by the Concordat and the Empire the locusts and scorpions were already crushed beneath the boot of the great organizer of the Revolution.
Non seulement les protestants ne pouvaient plus faire de propagande les armes à la main, mais leurs articles fondamentaux s'étaient exhalés en fumée.Non solum Protestantes arma manu propagandae causae iam adhibere non poterant, sed etiam articuli eorum fundamentales in fumum exhalaverant.Not only could the Protestants no longer carry on propaganda with weapons in hand, but their fundamental articles had evaporated into smoke.
Quant aux prétendus philosophes, ce n'était plus, aux yeux du conquérant et du public, que des idéologues et des rêveurs qui ne comptaient plus.Quod ad pseudo-philosophos attinet, apud victorem et vulgus iam nihil erant nisi ideologi et somniatores qui nihil iam valebant.As for the so-called philosophers, in the eyes of the conqueror and of the public they were nothing more than ideologues and dreamers who no longer counted.
Sauterelles et scorpions n'étaient donc que des morts, des cadavres mal enfouis, mais dont l'odeur fétide et les dangereux miasmes vont produire un autre fléau, la franc-maçonnerie, les sectes révolutionnaires qui vont se lever au son de la sixième trompette.Locustae igitur et scorpiones nihil aliud erant quam mortui, cadavera male sepulta, quorum foetor et miasmata perniciosa aliud excitatura erant flagellum, Francmasoneriam et sectas revolutionarias, quae ad sonum sextae tubae surrecturae sunt.Locusts and scorpions were therefore nothing but the dead—ill-buried corpses—whose fetid odor and dangerous miasmas would produce another scourge: Freemasonry and the revolutionary sects, which would arise at the sound of the sixth trumpet.

1889. Joseph-Eugène Boquet

  • Joseph-Eugène Boquet (né à Paris le 30 octobre 1828, mort après 1898), avocat à la cour de Paris, catholique, auteur de poésies royalistes et de comédies, puis de nombreuses poésies religieuses, dont plusieurs paraphrases versifiées de différents livres bibliques, le tout publié d'abord à Paris (de 1871 à 1879), puis à Boulogne-sur-Mer (de 1886 à 1898) où sans doute il prit sa retraite.
  • Joseph-Eugène Boquet, L'Apocalypse. Poème par Joseph-Eugène Boquet (145 p.), Boulogne-sur-Mer, Brinck-Lefebvre (“Poésies religieuses”), 1889, spéc. pp. 63-66 (chapitre 9).
français (1889)latin (2026)anglais (2026)
CHANT NEUVIÈMECANTUS NONUSCANTO NINTH
Vision de sauterelles et chevauxVisio locustarum et equorumVision of locusts and horses
Le cinquième Ange avec un souffle merveilleuxAngelus quintus miro cum flatuThe fifth Angel with a wondrous breath
Sonna de la trompette à la plus haute cime,Tuba cecinit in summo vertice,Sounded the trumpet on the highest height,
Fit tomber sur la terre une étoile des cieuxStellam e caelo in terram decidere fecitCaused a star from heaven to fall to earth
Ayant la clé du puits de l’infernal abîme.Clavem habentem putei abyssi infernalis.Holding the key of the infernal abyss.
Et quand elle eut ouvert le puits béant, affreux,Et cum aperuisset puteum hiantem, horrendum,And when it had opened the gaping, dreadful pit,
Il en sortit une fumée épaisse,Ex eo fumus densus exiit,A thick smoke came forth from it,
Comme celle d’une grande fournaise,Velut magnae fornacis,Like that of a great furnace,
Couvrant l’air, le soleil de voiles ténébreux.Aerem solemque tenebrosis velis obtegens.Covering the air and sun with dark veils.
Et je vis du sein de cette fuméeEt vidi e sinu huius fumiAnd I saw from the midst of this smoke
Des sauterelles s’élancerLocustas prosilireLocusts spring forth
Sur la terre, avoir la puissance arméeIn terram, habentes potestatem armatamUpon the earth, endowed with armed power
Du noir Scorpion pour blesser.Scorpionis nigri ad laedendum.Of the black scorpion to wound.
Elles ne devaient pas lancer leurs pointes duresNon debebant mittere aculeos suos durissimosThey were not to cast their hard stings
Aux plantes de la terre, aux arbres, aux verdures,In herbas terrae, arbores, virentia,Against the plants, the trees, the greenery,
Mais aux êtres humains des différents endroitsSed in homines diversorum locorumBut against human beings in every place
Ne portant pas au front le signe de la croix.Qui signum crucis in fronte non habebant.Who bore not the sign upon their foreheads.
Elles ne devaient pas creuser leur sépulture,Non debebant eis mortem inferre,They were not to dig their grave,
Mais bien les tourmenter l’espace de cinq moisSed eos torquere per quinque mensesBut to torment them for five months
Comme les scorpions tourmentent chaque foisSicut scorpiones torquent quotiesAs scorpions torment each time
Les hommes dont ils ont attaqué l’ossature.Homines quorum corpus laeserunt.Those whose bodies they strike.
En ces jours de tourments l’homme désireraIn diebus illis tormentorum homo desiderabitIn those days of torment man shall desire
La mort, l’ira chercher; et la mort le fuira.Mortem, eam quaeret; et mors eum fugiet.Death, seek it; and death shall flee from him.
Les sauterelles avaient comme alluresLocustae habebant speciesThe locusts had the appearance
Celles des chevaux prêts pour les combats,Equorum ad proelia paratorum,Of horses prepared for battle,
Des couronnes d’or sur leurs encolures,Coronas aureas super capita,Crowns of gold upon their heads,
De vagues profils d’hommes d’ici bas.Facies quasi hominum.Faces as of men.
Elles avaient comme les femmesHabebant sicut mulieresThey had like women
Des cheveux aux épaisses trames;Capillos densos;Hair thickly woven;
Et leurs dents paraissaient de prèsEt dentes eorum apparebantAnd their teeth appeared
Celles des lions des forêts.Sicut leonum.Like those of lions.
Elles avaient toute leur svelte tailleCorpus habebantThey had their whole slender form
Comme prise en une cuirasse en ferQuasi lorica ferrea tectumAs if clothed in iron breastplates
Et bruissaient en voletant dans l’airEt sonabant volantes in aereAnd made a sound as they flew in the air
Comme des chars courant à la bataille.Velut currus currentes ad bellum.Like chariots rushing into battle.
Elles avaient comme les scorpionsHabebant sicut scorpionesThey had like scorpions
Une queue aux durs aiguillonsCaudam cum aculeis durisA tail with sharp stings
Pouvant par un suc délétèrePotentes veneno nocereAble by deadly venom
Nuire vingt mois aux peuples de la terre.Populis terrae nocere per viginti menses.To harm the peoples of the earth for twenty months.
Elles avaient comme dominateur,Habebant super se regem,They had over them a ruler,
Monarque sublime:Regem sublimem:A lofty monarch:
L’Ange de l’abime,Angelum abyssi,The angel of the abyss,
Appelé partout l’Exterminateur.Ubique dictum Exterminatorem.Called everywhere the Destroyer.
J’ouïs au même instant une voix du Saint LieuAudivi eodem momento vocem e loco sanctoAt that same moment I heard a voice from the holy place
Sortir des quatre coins de l’autel devant DieuEx quattuor cornibus altaris coram DeoFrom the four corners of the altar before God
Et dire au sixième Ange ayant dans la tempêteEt dicere sexto Angelo qui in tempestateAnd say to the sixth angel who in the storm
Fait retentir le son puissant de la trompette:Tuba sonitum ediderat:Had sounded the powerful trumpet:
Brisez tous les liens des quatre anges perversSolve vincula quattuor angelorum malorumBreak all the bonds of the four wicked angels
Enchaînés aux brisants de l’Euphrate aux flots verts.Ligatis ad Euphratem.Bound at the Euphrates.
Et la liberté fut donnéeEt data est libertasAnd freedom was given
A ces quatre Anges de combatsHis quattuor angelis bellatoribusTo these four angels of war
Prêts pour l’heure, le jour et le mois et l’annéeParatis ad horam, diem, mensem et annumPrepared for the hour, the day, the month and the year
À massacrer le tiers des hommes d’ici bas.Ut interficerent tertiam partem hominum.To kill the third of mankind.
Ecce figuraBehold the form
Des chevaux de ma vision:Equorum visionis meae:Of the horses of my vision:
Les cavaliers avaient en la céleste enceinteEquites habebant in caeli ambituThe riders had within the heavenly sphere
Des cuirasses de feu, de soufre, d’hyacinthe;Loricas ignis, sulphuris et hyacinthi;Breastplates of fire, brimstone, and jacinth;
Et les chevaux des chefs comme les lionceaux,Et equi ducum sicut leones,And the horses of the leaders like lions,
Lançant soufre, fumée et feu par les naseaux.Sulphur, fumum et ignem per nares emittentes.Casting out brimstone, smoke, and fire from their nostrils.
Et le tiers des humains périt par la fuméeEt tertia pars hominum periit per fumumAnd the third part of mankind perished by the smoke
Et le soufre exhalés de leur bouche enflammée.Et sulphur ex ore eorum emissum.And the brimstone issuing from their flaming mouths.
Car ces chevaux ont tout leur pouvoir contenuNam equi isti omnem potestatem habentFor these horses have all their power contained
Dans la bouche et la queue assez semblable en sommeIn ore et cauda similiIn their mouth and in their tail alike
À celle des serpents et montrant à l’œil nuSerpentibus simili, ostendenteLike serpents, showing openly
Une tête envoyant ses blessures à l’homme.Caput vulnera homini inferens.A head that sends forth wounds upon man.
Quant aux autres humainsReliqui autem hominesAs for the rest of mankind
N’ayant pas ainsi perdu l’existence,Qui non sic perierant,Who had not thus lost their life,
Ils ne surent pas faire pénitenceNon egerunt paenitentiamThey did not repent
Des œuvres de leurs mains,Operum manuum suarum,Of the works of their hands,
Ne cessèrent de rendre un culte à chaque idoleNec destiterunt colere idolaNor did they cease to worship idols
D’or, d’argent, d’airain, de pierre, de bois,Auri, argenti, aeris, lapidis, ligni,Of gold, silver, brass, stone, and wood,
Ne pouvant pas les voir, entendre leur parole,Quae nec videre, nec audire possunt,Which cannot see nor hear,
Se mettre à marcher au son de leur voix;Nec ambulare.Nor walk;
Ils n’eurent pas de honte et regret volontaires,Nec habuerunt dolorem aut paenitentiamThey had no shame nor willing remorse
Malgré ces avertissements,His monitis non obstantibus,Despite these warnings,
De leurs meurtres sanglants, leurs empoisonnements.De homicidiis et veneficiis suis.For their murders and their sorceries.
Leurs larcins et leurs adultères.Furtis et adulteriis.Their thefts and adulteries.

1889. John Tindall Harris

  • John Tindall Harris (1817–1887), ecclésiastique anglican et bibliste britannique. Son grand œuvre exégétique sur les écrits johanniques fut publié à titre posthume. Le vol. II, consacré à l’Apocalypse, parut en 1889 chez Hodder & Stoughton (Londres).
  • John Tindall Harris, The Writings of the Apostle John: with Notes, Critical and Expository, by the late John Tindall Harris. Vol. II. The Revelation (), Londres, Hodder & Stoughton, 1889, pp. 537 (verset 9,5) et 538 (verset 9,10).
anglais (1889)latin (2025)français (2025)
5. five months] We find this period of time repeated in v. 10 below.5. quinque menses] Hoc temporis spatium ad v. 10 infra iterum reperitur.5. cinq mois] Nous retrouvons cette période au v. 10 ci-dessous.
Although the expression is a figure of something else, yet it intends something definite; if 42 months, ch. XI. 2, represent in figure something definite; if 1260 days, ch. XI. 3, represent in figure something definite; if 1260 days, ch. XII. 6, represent in figure something definite; if a time and times and half-a-time, ch. XII. 14, mean the same thing, then also the period of 5 months mentioned in our text probably has a definite meaning of time to be measured according to the scale of the 1260 days period.Quamvis locutio sit figurata, tamen rem definitam denotat; si enim 42 menses (XI, 2) figurate aliquid definitum repraesentant, si 1260 dies (XI, 3) item aliquid definitum, si 1260 dies (XII, 6) idem, si “tempus et tempora et dimidium temporis” (XII, 14) idem significant, tum quoque spatium quinque mensium in nostro textu verisimiliter certum temporis sensum habet, ad normam periodi 1260 dierum metiendum.Bien que l’expression soit figurée, elle vise pourtant quelque chose de déterminé ; si les 42 mois (XI, 2) figurent une durée précise, si les 1 260 jours (XI, 3) figurent une durée précise, si les 1 260 jours (XII, 6) signifient la même chose, si « un temps, des temps et la moitié d’un temps » (XII, 14) signifient la même chose, alors la période de 5 mois mentionnée ici a probablement, elle aussi, une valeur de temps déterminée, à mesurer selon l’échelle des 1 260 jours.
What is that scale? ch. XI. 2, 42 months = 3 ½ years = a time (12), and times (24), and half-a-time (6) = 42, 42 months x 30 = 1260.Quae est ista scala? XI, 2: menses 42 = anni 3 ½ = “tempus” (12), “tempora” (24), et “dimidium temporis” (6) = 42; 42 menses × 30 = 1260.Quelle est cette échelle ? XI, 2 : 42 mois = 3 ans ½ = « un temps » (12), « des temps » (24), et « la moitié d’un temps » (6) = 42 ; 42 mois × 30 = 1 260.
Can it be that the times of the end from the destruction of Jerusalem until the day of judgment of the old world was a period of 42 years, about a.d. 70 to about a.d. 112, and that 5 months in the vision, or 5/12ths of 42 years represents 17½ years of human time? see notes to Rev. XI. 2.Num fieri potest ut “tempora finis” a clade Hierosolymae usque ad diem iudicii veteris mundi fuerint spatium annorum 42 (circ. A.D. 70 ad circ. A.D. 112), atque quinque menses in visione, id est 5/12 pars annorum 42, repraesentent annos 17 ½ temporis humani? vide adnot. ad Apoc. XI, 2.Se pourrait-il que les « temps de la fin », depuis la destruction de Jérusalem jusqu’au jour du jugement de l’ancien monde, aient constitué une période de 42 ans (environ 70 à 112 apr. J.-C.), et que les 5 mois de la vision, soit 5/12 de 42 ans, représentent 17 ans et demi de temps humain ? voir les notes sur Apoc. XI, 2.
If, as I have supposed it to be, see notes to ch. XI. 9, the number 12 be the key by which the mystical numbers are to be brought into the compass of human arithmetic; then 5 months will equal 5 years, (5 x 12 = 60 months = 5. years), i.e. under the sixth trumpet angel there was a period of 5 years of torment, described in the Apocalypse as 10 months. (…)Quodsi, ut ego supposui (vide adnot. ad XI, 9), numerus 12 sit clavis qua numeri mystici ad mensuram arithmeticae humanae redigantur, tum quinque menses quinque annis aequabunt (5 × 12 = 60 menses = 5 anni), id est sub sexto angelo tubae fuit spatium quinque annorum cruciatus, quod in Apocalypsi decem mensibus describitur. (…) Si, comme je l’ai supposé (voir les notes sur XI, 9), le nombre 12 est la clé par laquelle les nombres mystiques sont ramenés dans le cadre de l’arithmétique humaine, alors 5 mois vaudront 5 ans (5 × 12 = 60 mois = 5 ans), c’est-à-dire que, sous le sixième ange à la trompette, il y eut une période de 5 ans de tourment, décrite dans l’Apocalypse comme dix mois. (…)
10. five months] I.e. 5 years, see on v. 5.10. quinque menses] Id est quinque anni; cf. ad v. 5.10. cinq mois] C’est-à-dire cinq ans ; voir le v. 5.

1891. George Vallis Garland

  • George Vallis Garland (1824–1902), écclésiastique et auteur anglica, recteur de Binstead dans l'île de Wight, auteur d'un ouvrage sur l'Apocalypse en 1891 et plus tard d'un autre sur le livre de Job, The Problems of Job, Londres, Nisbet, 1898. L'Expository Times 2/1 (1890) 118-119, recense son premier ouvrage en sigalant que ses étymologies vieillottes en sont un point faible.
  • G. V. Garland, The Practical Teaching of the Apocalypse, by the Rev. G. V. Garland, Rector of Binstead, Isle of Wight (X+498 p.), Londres, Longmans, Green et Cie, 1891, pp. 137 et 277-278.
anglais (1891)latin (2025)français (2025)
The voice of the Fifth Trumpet warns the Church of the dangers to which she is exposed from religious fanaticism.Vox Quintae Tubae Ecclesiam monet de periculis, quibus obnoxia est, ex fanaticismo religioso.La voix de la cinquième trompette avertit l’Église des dangers auxquels elle est exposée du fait du fanatisme religieux.
It is caused by a star fallen out of heaven, or an Evangelist apostatising from the faith and becoming materialistic in his teaching.Causatur a stella e caelo lapsa, sive ab evangelista a fide deficiente atque doctrinam materialisticam profitente.Elle est provoquée par une étoile tombée du ciel, ou par un évangéliste apostasiant de la foi et devenant matérialiste dans son enseignement.
He derives his doctrines no longer from heavenly sources, but from the abode of the Devil, the abyss or sphere of knowledge Divinely prohibited to man's investigation, to wliich, however, the key or access has been presumably given to him by Satan.Iam doctrinas non e fontibus caelestibus haurit, sed ex domicilio Diaboli, abysso vel orbe scientiae divinitus homini investigandae vetito, cui tamen clavis sive aditus, ut videtur, a Satana traditus est.Il ne tire plus ses doctrines de sources célestes, mais de la demeure du Diable, de l’abîme ou du domaine d’un savoir divinement interdit à l’investigation humaine, dont, toutefois, la clé ou l’accès lui ont, semble-t-il, été donnés par Satan.
On its being opened there arises a smoke or mystification of the truth, out of which issues an organised body of locusts, or professors of secular science, whose demoniacally inspired utterances are destructive of all real intellectual growth, and are attended also with far-reaching injury to the spiritual well-being of all who have not the seal or character of God impressed upon their foreheads or intellects.Aperto illo surgit fumus seu veritatis obnubilatio, e quo procedit corpus ordinatum locustarum, id est professorum scientiae saecularis, quorum daemonico afflatu dicta omne verum mentis incrementum evertunt atque late patentem iacturam inferunt saluti spirituali eorum omnium qui signaculum sive characterem Dei in frontibus vel mentibus impressum non habent.Lorsqu’il est ouvert, s’élève une fumée, ou mystification de la vérité, d’où sort un corps organisé de sauterelles, c’est-à-dire des professeurs de science séculière, dont les propos, inspirés démoniaquement, détruisent toute véritable croissance intellectuelle et s’accompagnent encore d’un dommage profond au bien spirituel de tous ceux qui n’ont pas le sceau ou le caractère de Dieu imprimé sur leur front ou dans leur intelligence.
Their action is limited to a period of five months, symbolising that their influence is not permitted to cause social disorder or revolution, for the number 'five' and the word 'months' are respecting the emblems of order and apportionment of time.Actio eorum ad spatium quinque mensium cohibetur, significans influentiam eorum non permitti ut perturbationem socialem aut seditionem pariat; nam numerus “quinque” et vox “menses” symbola habentur ordinis et temporis distributionis.Leur action est limitée à une période de cinq mois, ce qui symbolise que leur influence n’est pas autorisée à provoquer le désordre social ni la révolution ; car le nombre « cinq » et le mot « mois » sont tenus pour des emblèmes de l’ordre et du partage du temps.
Their mode of propagating their mistaken views is equally a contrast and parody of that of the Church's Evangelists, symbolised by their appearance, and still more by the character of their Satanic king, Abaddon or Apollyon.Modus quo opiniones suas perperas propagant simul et contrarius et parodia est illius Evangelistarum Ecclesiae, quod figura earum significatur, multo autem magis indole regis eorum satanici, Abaddon sive Apollyon.Leur manière de propager leurs vues erronées est tout à la fois un contraste et une parodie de celle des évangélistes de l’Église, comme le symbolise leur apparence, et plus encore le caractère de leur roi satanique, Abaddon ou Apollyon.
The Church's Evangelists are inspired by Love, but the mission of the locusts is Destruction, in the prosecution of which they are denounced as the first of the three woes to which mankind is exposed by the outbursts of Fanaticism, of which they are the emblem.Evangelistae Ecclesiae Caritate afflati sunt; locustarum vero missio Destructio est, ob quam ut primum ex tribus “vae” denunciantur, quibus genus humanum per impetus Fanatismi—quorum ipsae sunt emblemata—exponitur.Les évangélistes de l’Église sont inspirés par l’Amour ; mais la mission des sauterelles est la Destruction, et pour la mener elles sont dénoncées comme le premier des trois « malheurs » auxquels l’humanité est exposée par les accès de fanatisme, dont elles sont l’emblème.
(…)(…)(…)
The woe was directed against the unregenerate, with the further restriction that they were not to kill or destroy those possessed of any degree of spiritual feeling, but only to torment them five months, (1) or for an apportioned period, during wMch they carried out their attack in an orderly manner.Illud “vae” in non regeneratos intendebatur, hoc etiam addito vinculo ut non occiderent aut delerent eos qui aliqua parte sensus spiritualis praediti essent, sed tantum vexarent per quinque menses (1), sive per tempus adsignatum, quo impetum suum ordine instituto exercerent.Le malheur visait les non régénérés, avec en plus la restriction qu’ils ne devaient pas tuer ni détruire ceux qui possédaient quelque degré de sens spirituel, mais seulement les tourmenter pendant cinq mois (1), c’est-à-dire pour une période impartie, durant laquelle ils menaient leur attaque d’une manière ordonnée.
(1) 'Five months' symbolises a period of time, which is apportioned to be employed in an orderly manner; for the Greek 'month' is possibly derived from the Hebrew 'a portion,' and 'five' is the emblem of order—Ex. XIII.18; margin, 'by five in a rank.'(1) 'Quinque menses' tempus denotant partitum atque ordine adhibendum; nam “mensis” Graecus fortasse e Hebraeo “portio” derivatur, et “quinque” est symbolum ordinis—Ex 13,18; marg. “per quinquenos in acie.”(1) 'Cinq mois' symbolisent une période de temps impartie à employer de façon ordonnée ; car le « mois » grec dériverait peut-être de l’hébreu « portion », et « cinq » est l’emblème de l’ordre — Ex 13,18 ; marg. « par cinq en rang ».

1891. Alfred Plummer

  • Alfred Plummer (1841-1926), ecclésiastique anglican, enseignant, auteur de plusieurs ouvrages d'exégèse et d'histoire ecclésiastique.
  • Alfred Plummer, Revelation. Introduction: by Rev. T. Randell, B.D., Principal of Bede College, Durham. Exposition: by Rev. A. Plummer, M.A., D.D., Principal of University College, Durham; assisted by T. Randell, B.D., Principal of Bede College, Durham. Homelitics: by Rev. C. Clemance, B.A., D.D. Homilies by Various Authors: Rev. S. Conway, B.A., Rev. R. Green, Rev. D. Thomas, D.D. (XXVIII+585+V p.), New York et Toronto, Funk et Wagnalls (“The Pulpit Commentary”), 1891, pp. 264 (verset 9,5) et 265 (verset 9,10).
anglais (1891)latin (2025)français (2025)
Ver. 5—And to them it was given that they should not kill them, but that they should be tormented five months; and it [was] given them [i.e. the locusts] that they [the locusts] should not kill them [the unsealed], but that they [the unsealed] should be tormented five months.v. 5 — Et datum est illis ut non occiderent eos, sed ut vexarentur mensibus quinque; atque datum est illis [i.e. locustis] ut non occiderent eos [non signatos], sed ut hi mensibus quinque cruciarentur.Verset 5 — Et il leur fut donné de ne pas les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et il fut donné [aux sauterelles] qu’elles ne tuent pas [les non-scellés], mais que ceux-ci soient tourmentés cinq mois.
The devil and his agents have not unlimited power committed to them; they are restrained within limits by the will of God.Diabolus ministrique eius potestatem infinitam non habent; voluntate Dei intra terminos coercentur.Le diable et ses agents n’ont pas un pouvoir illimité ; ils sont contenus dans des limites par la volonté de Dieu.
The evils which follow in the train of heresy and infidelity are not as yet permitted to kill (cf. Job 1.12), for this judgment extends only to the natural life of man.Mala quae haeresi et infidelitati consequuntur nondum ad occidendum permittuntur (cf. Iob 1,12); hoc enim iudicium ad solam vitam naturalem hominis pertinet.Les maux qui suivent l’hérésie et l’incrédulité ne sont pas encore autorisés à tuer (cf. Jb 1,12), car ce jugement ne s’étend qu’à la vie naturelle de l’homme.
God reserves the final killing to himself at the great judgment-day.Deus sibi ipsi ultimam occisionem in magno die iudicii reservat.Dieu se réserve pour lui-même l’exécution finale au grand jour du jugement.
This is shown in the limitation, “five months.”Quod apparet in limitatione « quinque mensium ».Cela apparaît dans la limitation : « cinq mois ».
This apparently meaningless period becomes explicable, when we remember that the usual duration of a locust-plague is five months, viz. from April to September.Hoc spatium, quod videatur inane, explicatur si meminerimus cladis locustarum more solito quinque mensibus durare, scilicet ab Aprili ad Septembrem.Cette période apparemment dénuée de sens s’explique si l’on se souvient que la durée habituelle d’un fléau de sauterelles est de cinq mois, c’est-à-dire d’avril à septembre.
The visitation is for the natural period of such occurrences; the torment is to extend to the natural period of man's sojourn on the earth.Ita visitatio intra periodum naturalem talium eventuum continetur; cruciatus ad naturalem periodum commorationis hominis in terra extenditur.La visitation correspond à la période naturelle de tels phénomènes ; le tourment s’étend à la période naturelle du séjour de l’homme sur la terre.
It does not extend into the next life; other and special means are adopted for man's punishment then, as set forth under the seventh trumpet.Non ad vitam futuram porrigitur; alia ac peculiaria media tunc adhibentur ad puniendum hominem, ut sub septima tuba exponitur.Elle ne s’étend pas à l’au-delà ; d’autres moyens, particuliers, sont alors employés pour le châtiment de l’homme, comme il est exposé sous la septième trompette.
Various other explanations have been given of the five months.De « quinque mensibus » variae aliae explicationes propositæ sunt.Diverses autres explications ont été données des « cinq mois ».
(1) Five years of Gothic rule (Vitringa).(1) Quinque anni dominationis Gothicae (Vitringa).(1) Cinq années de domination gothique (Vitringa).
(2) Five months = 5 × 30 days; each day represents one year; therefore 150 years are signified, viz.(2) Quinque menses = 5 × 30 dies; quivis dies unum annum significat; igitur 150 anni designantur, scilicet :(2) Cinq mois = 5 × 30 jours ; chaque jour représente une année ; donc 150 ans sont signifiés, à savoir :
(a) of the Saracens, A.D. 830–A.D. 980 (Mede);(a) Saracenorum, ann. 830–980 (Mede);(a) des Sarrasins, 830–980 apr. J.-C. (Mede) ;
(b) Mohammed’s conquest, A.D. 612–A.D. 762 (Elliott).(b) de conquisitione Mahometi, ann. 612–762 (Elliott).(b) la conquête mahométane, 612–762 apr. J.-C. (Elliott).
(3) Hengstenberg believes 5 to signify a part of the complete number 10, and thus to symbolize an incomplete period, as compared with the period of the seventh trumpet.(3) Hengstenberg putat numerum 5 partem numeri integri 10 significare atque ita tempus incompletum symbolizare, prae periodo septimae tubae comparatum.(3) Hengstenberg estime que 5 signifie une part du nombre complet 10 et symbolise ainsi une période incomplète, par comparaison avec celle de la septième trompette.
(4) Bengel, following the principles assumed by him, makes the five months to equal 79⅓ natural years, and assigns the period to A.D. 510–A.D. 589.(4) Bengelius, suis principiis secutus, quinque menses 79⅓ annis naturalibus aequat atque spatium annis 510–589 attribuit.(4) Bengel, selon les principes qu’il adopte, fait équivaloir les cinq mois à 79 ans et un tiers, et attribue la période à 510–589 apr. J.-C.
(5) Others take the expression to mean “short time” merely.(5) Alii locutionem simpliciter de « brevi tempore » accipiunt.(5) D’autres prennent l’expression comme signifiant simplement « peu de temps ».
(6) Wordsworth interprets it as meaning a limited time permitted by God, and thinks the Mohammedan period is signified. (…)(6) Wordsworth id interpretatur de tempore definito a Deo permisso, atque censet periodum Mohammedanam significari. (…)(6) Wordsworth l’interprète comme un temps limité permis par Dieu et pense que la période mahométane est visée. (…)
Ver. 10—(…) For the signification of the “five months,” see on ver. 5. They limit the period of this judgment to the time of man’s existence on this earth.v. 10 — (…) De significatione « quinque mensium » vide ad v. 5. Iidem spatium huius iudicii ad tempus quo homo in hac terra existit circumscribunt.Verset 10 — (…) Pour la signification des « cinq mois », voir au v. 5. Ils limitent la période de ce jugement au temps de l’existence de l’homme sur cette terre.

1893. Fr. Gallois

  • Fr. Gallois, “L'Apocalypse de saint Jean”, Revue Biblique 2 (1893) 384-430, 506-543; 3 (1894) 357-374, spéc. 2 (1983) 421.
français (1893)latin (2025)anglais (2025)
Il est cependant permis aux démons de persécuter les hommes sans les faire mourir, durant cinq mois ou, en d’autres ternies, pendant peu de temps, sans préciser.Daemonibus tamen permittitur ut homines persequantur sine interfectione, per menses quinque, id est, per breve tempus, non exacte determinatum.However, demons are permitted to persecute humans without killing them for five months or, in other terms, for a short period of time, without specifying how long.

1893. Michael Ferrebee Sadler

  • Michael Ferrebee Sadler (1819-1895), ecclésiastique, hébraïsant et théologien anglican de tendance tractarienne, c'est-à-dire partisan d'un retour à la tradition dogmatique catholique, recteur de Honiton de 1869 à sa mort.
  • Michael Ferrebee Sadler, The Revelation of the St. John the Divine. With Notes Critical and Practical. By the Rev. M. F. Sadler, Rector of Honiton and Prebendary of Wells (XXXII+299 p.), Londres, George Bell et fils, 1893, pp. 111-112 (verset 9,5) et 114 (verset 9,10).
  • Michael Ferrebee Sadler, The Revelation of the St. John the Divine. With Notes Critical and Practical. By the Rev. M. F. Sadler, Rector of Honiton and Prebendary of Wells. Second Edition, Revised (XXXII+298 p.), Londres, George Bell et fils, 1894, pp. 111-112 (verset 9,5) et 114 (verset 9,10).
anglais (1894)latin (2025)français (2025)
5. ”And to them it was given that they should not kill them, but that they should be tormented five months: and their torment was as the torment of a scorpion, when he striketh a man.5. ”Et datum est illis ne occiderent eos, sed ut cruciarent mensibus quinque; et tormentum eorum sicut tormentum scorpii, cum percutit hominem.5. ”Et il leur fut donné de ne pas les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et leur tourment était comme le tourment d’un scorpion lorsqu’il pique un homme.
This has been interpreted, with some show of reason, that the Christians were not to be massacred, but put under tribute, and if they submitted to this and some other signs of subjection they should have the free use of their religion.Hoc ita interpretatum est, non sine specie rationis, Christianos non trucidandos esse sed tributis subiiciendos; qui si huic et aliis quibusdam subiectionis signis parerent, religionis suae libero usu fruerentur.On a interprété — non sans quelque apparence de raison — que les chrétiens ne devaient pas être massacrés, mais assujettis à un tribut ; et que, s’ils se soumettaient à cette condition et à quelques autres signes de sujétion, ils jouiraient du libre exercice de leur religion.
The following were, according to Elliot, the degrading conditions under which they were granted life.Hae, secundum Elliot, erant condiciones ignominiosae, quibus vita iis concede­batur.Voici, selon Elliot, les conditions avilissantes sous lesquelles on leur accordait la vie.
“Deprived of the use of arms, like the Helots of old, and with tribute enforced as their annual life-redemption tax; with a different dress enjoined them from their masters, and a more humble mode of riding; an obligation to rise up deferentially in the presence of the meanest Moslem, and to receive and gratuitously entertain for a certain time whosoever (Moslem) of them when on a journey might require it.« Armis privati, ut olim Helotae, et tributo imposito quasi annuo pretio redemptionis vitae; veste diversa a dominis praecepta, humilioreque ratione equitandi; obligatio ut coram vilissimo Mahumetano reverenter consurgerent, ac quemlibet eorum (Mahumetanum) in itinere poscentem hospitio reciperent gratuitoque per certum tempus exciperent. »« Privés du port des armes, comme les Hilotes d’autrefois, et soumis à un tribut exigé comme rançon annuelle de leur vie ; tenus à un costume distinct de celui de leurs maîtres, et à une manière de monter plus humble ; obligés de se lever avec déférence devant le plus humble des musulmans, et de recevoir et d’héberger gratuitement pendant un certain temps tout musulman d’entre eux qui, en voyage, en ferait la demande. »
They were prohibited from building new churches, or chiming the bells in those retained by them, and to refuse no admittance into them to the scoffing Moslem.”His prohibitum erat novas ecclesias exstruere, aut in iis quas retinebant campanas sonare; neque licuit cuiquam Mahumetano irrisori ingressum in eas denegare.»« Il leur était interdit d’édifier de nouvelles églises, ou de faire sonner les cloches dans celles qu’ils conservaient ; et il ne leur était pas permis d’en refuser l’entrée au musulman moqueur. »
I can scarcely think that such conditions can be described as men seeking death and not finding it.Vix puto tales condiciones describi posse quasi homines mortem quaerentes nec inveniunt.Je vois mal comment de telles conditions pourraient être décrites comme des hommes cherchant la mort sans la trouver.
“That they should be tormented five months.” This place has given much difficulty to expositors.“Ut cruciarentur mensibus quinque.” Haec locus expositoribus multam difficultatem attulit.« Qu’ils soient tourmentés cinq mois. » Ce passage a donné bien des difficultés aux commentateurs.
Taking the interpretation of the vision to be the Saracenic inroads, it would seem that the infliction on each person stung would be five months of acute pain, because this five months' torment is evidently contrasted with death.Si visio de incursionibus Saracenicis accipiatur, videretur cuique perculso poena quinque mensium acerba infligi, quippe cum hic cruciatus a morte manifeste opponatur.Si l’on prend la vision des incursions sarrazines, il semblerait que chaque personne frappée subisse cinq mois de vives douleurs, ce tourment étant manifestement opposé à la mort.
Those punished were not to be killed, but to be tormented five months.Poeniti non necarentur, sed quinque mensibus cruciarentur.Les punis ne devaient pas être tués, mais tourmentés cinq mois.
What were these five months? Were they five months' pain to individual persons under the wrath of God, or was the duration of the plague from first to last five months?Quid sibi volunt hi quinque menses? utrum singulis hominibus sub ira Dei quinque menses doloris, an totius plagae spatium ab initio ad finem quinque menses?Que sont ces cinq mois? Cinq mois de douleur pour des personnes individuelles sous la colère de Dieu, ou bien la durée totale de la plaie, du début à la fin, de cinq mois?
It could not be so short a time or it would scarcely have been worthy of such a place in this book of prophecy, and so it has been explained, as by Elliot, on the year-day principle, i.e., three times five prophetic days, or one hundred and fifty years.Tam breve tempus vix tanti loci dignum esset; ideo explicatum est, ut apud Elliot, secundum principium diei-anni, id est ter quinos dies propheticos, sive centum quinquaginta annos.Un temps si court aurait difficilement mérité une telle place; d’où l’explication, comme chez Elliot, selon le principe jour-année, c’est-à-dire trois fois cinq jours prophétiques, soit cent cinquante ans.
But the baleful ascendancy of Mahomedanism must have been longer than this.At funestus Mahometismi praedominatus diuturnior fuisse debet.Mais la funeste prédominance du mahométisme a dû durer plus longtemps que cela.
In fact, when can it be said really to have ended?Reapse, quando vere finitam esse dicemus?En réalité, quand peut-on dire qu’elle a vraiment pris fin ?
The degradation and persecution of the Christians was carried on by the Turks professing the same religion.Degradatio et persecutio Christianorum ab Ottomanis eiusdem religionis sectatoribus continuata est.L’abaissement et la persécution des chrétiens ont été poursuivis par les Turcs professant la même religion.
It has been said that the “five months” is to be explained by the fact that the period of locusts is five months, and after that they perish, but this is no explanation whatsoever, though each expositor duly records it.Dictum est “quinque menses” sic exponendos esse quod tempus locustarum quinque mensium sit, quibus elapsis pereant; sed haec prorsus explicatio non est, quamvis plerique annotent.On a dit que les « cinq mois » s’expliquent par la durée de vie des sauterelles, cinq mois, après quoi elles périssent ; mais ce n’est en rien une explication, quoiqu’on la répète.
The fact that a natural locust only exists five months does not undo the fact that every year they are renewed, and fresh myriads succeed them in their depredations.Quod locusta naturalis tantum quinque menses vivat non tollit quin quotannis renascantur et novae myriades in depraedationibus succedant.Ce fait que la sauterelle naturelle ne vit que cinq mois n’empêche pas que, chaque année, elles renaissent et que de nouvelles myriades poursuivent leurs ravages.
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“And their power was to hurt men five months.” Here again we have the five months' injury. I confess I have seen no explanation in the least degree satisfactory.“Et potestas earum nocere hominibus mensibus quinque.” Iterum quinque-mensis laesio proponitur. Fateor me nullam prorsus explicationem satis probabilem vidisse.« Et leur puissance était de nuire aux hommes pendant cinq mois. » Nous retrouvons encore ces cinq mois de dommage. J’avoue n’avoir vu aucune explication vraiment satisfaisante.

1893. William Henry et George Augustus Simcox

  • William Henry Simcox (1843-1889), recteur de Harlaxton dans le Lincolnshire, mort jeune, auteur de quatre ouvrages importants sur le Nouveau Testament et les origines chrétiennes ainsi que de nombreux articles.
  • George Augustus Simcox (1841-1905), son frère aîné, poète, critique littéraire, érudit classique, termina le commentaire de l'Apocalypse laissé inachevé par son frère, qui ne fut publié que quatre ans après sa mort.
  • William Henry Simcox (†) et George Augustus Simcox, The Revelation of S. John the Divine with Notes and Introduction, by the late Rev. William Henry Simcox M.A. Revised by G.A. Simcox, M.A., Fellow of Queen's College, Oxford (LXXXI+248 p.), Cambridge, University Press (“Cambridge Greek Testament for Schools and Colleges”), 1893 (réimpressions: 1902, 1909), p. 108.
anglais (1909)latin (2025)français (2025)
5. μῆνας πέντε. It has been conjectured that this period is named, as being the time for which a plague of the literal locusts is liable to last. But more probably the period is to be reckoned on the same principle—whatever that be—as the other periods of time indicated in this Book.5. μῆνας πέντε. Coniectum est hanc periodum commemorari quod tamdiu plaga locustarum literalis durare solet. Verisimilius tamen iuxta eandem rationem — qualiscumque illa sit — hanc periodum computandam esse ac reliquas huius libri temporum designationes.5. μῆνας πέντε — cinq mois. On a conjecturé que cette période est mentionnée comme étant la durée habituelle d’une invasion réelle de sauterelles. Mais il est plus probable que la période doive être évaluée selon le même principe — quel qu’il soit — que les autres périodes indiquées dans ce Livre.

1895. Andrew Beaty

  • Andrew Beaty, du comté de Linn en Iowa, fut fermier à Franklin Township et avait pris sa retraite à partir de 1879 à Mount Vernon. Il a sur l'histoire de la lointaine Europe des vues aussi originales que peu académiques, mais véritablement créatives, sinon poétiques.
  • Andrew Beaty, Short Historical Notes on the Apocalypse, commonly called the Book of Revelations, by Andrew Beaty, Mt. Vernon, Iowa (XVII+139 p.), 1895, pp. 27 et 32.
anglais (1895)latin (2025)français (2025)
The country north and northeast of the Danube and Rhine rivers was mostly unknown to the people of the four great ancient empires. It is now embraced in the Russian empire, in Germany, Scandinavia and Hungary.Regio ad septentrionem atque ad septentrionem-orientem fluminum Danubii et Rheni plerumque ignota fuit populis quattuor magnorum antiquorum imperiorum. Nunc ea regio comprehenditur in Imperio Russico, Germania, Scandinavia, Hungariaque.Le pays situé au nord et au nord-est du Danube et du Rhin était pour l’essentiel inconnu aux peuples des quatre grands empires de l’Antiquité. Il est aujourd’hui compris dans l’Empire russe, en Allemagne, en Scandinavie et en Hongrie.
The savage races inhabiting the region were first called by the general name of Scythians, later Germans and Slavonians. Also Monguls in the north-eastern region.Gentes ferae regionem habitantes initio generali nomine Scythae appellatae sunt; postea Germani et Slavones. Item in plaga septentrionali-orientali Mongoli.Les peuples sauvages qui habitaient cette région furent d’abord désignés sous le nom général de Scythes; plus tard de Germains et de Slaves. On comptait aussi des Mongols dans la zone nord-est.
That dark country and its savage inhabitants was regarded with horror by the more civilized people in the south, who viewed it as an infernal region and its denizens as a species of diabolical, bloodthirsty monsters.Illa terra tenebricosa eiusque incolae feri apud populos civiliores in partibus meridianis horrore habebantur; eam regionem velut infernam spectabant, habitatores eius tamquam genus monstrorum diabolicorum sanguinis sitientium.Ce pays sombre et ses habitants sauvages inspiraient l’horreur aux peuples plus civilisés du sud, qui y voyaient une région infernale et ses habitants une sorte de monstres diaboliques et sanguinaires.
To express this idea they called it the “bottomless pit.”Hanc sententiam exprimere volentes, eam “puteum abyssi” appellabant.Pour exprimer cette idée, ils l’appelaient le « puits de l’abîme ».
Not only on account of its Cimmerian darkness, but because it was the source of endless hordes appearing on their frontiers in succession.Non solum propter tenebras Cimmerias, sed quia fons erat turmarum infinitarum quae continuo in fines eorum affluebant.Non seulement en raison de ses ténèbres cimmériennes, mais parce qu’elle était la source d’innombrables hordes surgissant sans cesse à leurs frontières.
The last and most formidable of these were called Goths and Franks of the German race and Huns of the Mongolian.Ultimae ac formidolosissimae ex his vocabantur Gothi et Franci gentis Germanicae atque Huni gentis Mongolicae.Les dernières et les plus redoutables d’entre elles furent appelées Goths et Francs, de race germanique, et Huns, de race mongole.
About 375 the Huns, veritable savages, moving west in quest of plunder and richer fields, attacked the Goths in the rear, defeating them in a great battle.Circiter annum 375 Huni, verae ferae, ad occidentem praedae et uberiorum agrorum causa proficiscientes, Gothos a tergo aggressi magno proelio vicerunt.Vers 375, les Huns, véritables sauvages, marchant vers l’ouest en quête de butin et de terres plus riches, attaquèrent les Goths par l’arrière et les vainquirent dans une grande bataille.
In their straits the Goths, to escape from their merciless conquerors, asked permission of Valens, the eastern emperor, to cross to the Roman side of the river. (…)In angustiis constituti Gothi, ut a victoribus immitibus evaderent, a Valente imperatore orientali petiverunt ut in ripam Romanam fluminis transire liceret. (…)Dans leur détresse, les Goths, pour échapper à leurs conquérants impitoyables, demandèrent à Valens, l’empereur d’Orient, la permission de passer sur la rive romaine du fleuve. (…)
And they were to continue a plague 150 years, called five months, 150 days.Et plaga per annos centum quinquaginta duratura erat, qui “quinque menses”, id est dies centum quinquaginta, appellantur.Et ils devaient rester une plaie pendant cent cinquante ans, appelés « cinq mois », c’est-à-dire cent cinquante jours.
That would extend to 525 when, by associating with Celts and Latins, they had become as peaceable citizens as others. (…)Id usque ad annum 525 pertenderet, quo, Celtis Latinisque consuetudine iunctis, aeque pacati cives ac ceteri facti erant. (…)Cela irait jusqu’en 525, époque où, au contact des Celtes et des Latins, ils étaient devenus des citoyens aussi paisibles que les autres. (…)
Alaric, the king of the Goths, was a native of the bottomless pit and came out of it with his people.Alaricus, rex Gothorum, e puteo abyssi oriundus erat atque cum populo suo inde egressus est.Alaric, roi des Goths, était originaire du puits de l’abîme et en sortit avec son peuple.
And as Alaric fearfully scourged and tortured the Romans and Greeks they called him the devil king from the bottomless pit.Quoniam autem Alaricus Romanos Graecosque atrociter vexavit ac cruciavit, eum regem diabolicum e puteo abyssi nuncupabant.Et comme Alaric dévasta et tourmenta terriblement les Romains et les Grecs, on l’appela le roi diabolique venu du puits de l’abîme.

1895. M.A.N. Rovers

  • Marinus Anne Nicolaas Rovers (1834–1898), pasteur et théologien réformé néerlandais, auteur prolixe à qui on doit notamment Geschiedenis der Nieuw-Testamentische letterkunde (1874–76), De boeken van het Nieuwe Testament (1877), Apocalyptische Studiën (1888) et divers essais et traductions.
  • M. A. N. Rovers, “L'Apocalypse johannique. Sa composition et sa date”, Revue de l’histoire des religions 31 (1895) 103-130 spéc. 125-126.
français (1895)latin (2025)anglais (2025)
Quand ont été écrits les chapitres IV à IX, qu’on compte parmi les parties récentes de l'Apocalypse juive?Quando conscripta sunt capita IV–IX, quae inter partes recentes Apocalypsis Iudaicae numerantur?When were chapters IV to IX written, which are counted among the later parts of the Jewish Apocalypse?
Différentes réponses ont été données: entre 65 et 66; sous Vespasien; en 81, en 62, etc.Responsa varia data sunt: inter annos 65 et 66; sub Vespasiano; anno 81; anno 62; etc.Various answers have been given: between 65 and 66; under Vespasian; in 81; in 62; etc.
“Si la conclusion à laquelle on s'est arrêté pour XVIII, 4, est juste, il ne nous est pas permis, dit M. Rauch, d’en faire remonter la date au delà de l'an 53.”«Si conclusio, ad quam pro XVIII,4 perventum est, iusta est, non licet, inquit D. Rauch, eam ad annum 53 ultra retrotrahere.»“If the conclusion reached for XVIII.4 is correct, we are not allowed,” says Mr. Rauch, “to carry its date back beyond the year 53.”
Les phénomènes de la nature décrits aux chapitres VI et IX nous fournissent d’autres renseignements.Phaenomena naturae in capitulis VI et IX descripta alias suppeditant indicationes.The natural phenomena described in chapters VI and IX provide us with further indications.
Si ceux-ci indiquent une année déterminée, nous pourrons en conclure que leur composition l'a suivie de près.Quodsi haec annum quendam determinant, concludere poterimus compositionem proxime secutam esse.If these point to a definite year, we may conclude that their composition closely followed it.
“De très importants événements se sont produits, ajoute-t-il, à divers moments aux environs de l'an 40. Erbes et Volter, H. et 0. Hollzmann se reportent plus volontiers vers l'an 60. La situation politique alors en comporte davantage, notamment la nouvelle guerre des Parthes en l'an 58.”«Res maximi momenti, addit, variis temporibus circa annum 40 acciderunt. Erbes et Volter, H. et O. Holtzmann libentius ad annum 60 se referunt. Condicio politica tunc id magis ferebat, praesertim novum bellum Parthorum anno 58.»“Very important events,” he adds, “occurred at various times around the year 40. Erbes and Volter, H. and O. Holtzmann, prefer rather to turn to the year 60. The political situation then suited this better, notably the new Parthian war in the year 58.”
Je ne pense pas qu’il soit possible de répondre sans hésitation à cette question. Quelques exemples suffiront.Haec quaestio haud sine haesitatione solvi posse mihi videtur. Pauca exempla sufficiant.I do not think it is possible to answer this question without hesitation. A few examples will suffice.
Au chapitre VI, six sceaux sont ouverts. Le troisième sceau amène une famine. Laquelle est-ce, celle du règne de Claude, ou celle du règne de Néron?In cap. VI sex sigilla aperiuntur. Tertium sigillum famem adducit. Quaenam est? illa sub Claudio an illa sub Nerone?In chapter VI, six seals are opened. The third seal brings a famine. Which one is it—the famine under Claudius, or that under Nero?
Le cavalier, monté sur un cheval jaune, se nomme la Mort, suivi de Hadès. II n’est pas impossible que l'Apocalypticien ait pensé aussi à une peste, bien qu’il dise: καὶ ἐδόθη αὐτοῖς ἐξουσία ἐπὶ τὸ τέταρτον τῆς γῆς, ἀποκτεῖναι ἐν ῥομφαίᾳ καὶ ἐν λιμῷ καὶ ἐν θανάτῳ καὶ ὑπὸ τῶν θηρίων τῆς γῆς. Mais qui dira de quelle peste il s’agit ici? Est-ce celle d'Asie-Mineure en l'an 60 environ ou celle de Rome en 65?Eques equo pallido insidens Mors appellatur, Hades subsequitur. Neque impossibile est Apocalypten etiam de peste cogitasse, quamvis dicat: καὶ ἐδόθη αὐτοῖς ἐξουσία ἐπὶ τὸ τέταρτον τῆς γῆς, ἀποκτεῖναι ἐν ῥομφαίᾳ καὶ ἐν λιμῷ καὶ ἐν θανάτῳ καὶ ὑπὸ τῶν θηρίων τῆς γῆς. Sed quis dicet qua pestis hic agatur? Illa-ne Asiae Minoris circa annum 60, an illa Romae anno 65?The rider on the pale horse is called Death, followed by Hades. It is not impossible that the Apocalyptist also had a plague in mind, although he says: καὶ ἐδόθη αὐτοῖς ἐξουσία ἐπὶ τὸ τέταρτον τῆς γῆς, ἀποκτεῖναι ἐν ῥομφαίᾳ καὶ ἐν λιμῷ καὶ ἐν θανάτῳ καὶ ὑπὸ τῶν θηρίων τῆς γῆς. But who can say which plague is meant here? The one in Asia Minor around the year 60, or that of Rome in 65?
Et maintenant, prenons la vision des six trompettes (ch. VIII et IX). Après la cinquième trompette, la plaie des sauterelles sévit pendant cinq mois. Est-il bien certain qu’il soit question de celle de 62?Nunc sumamus visionem sex tubarum (cap. VIII et IX). Post tubam quintam plaga locustarum quinque menses saevit. Certe-ne de illa anni 62 agitur?And now let us take the vision of the six trumpets (chs. VIII and IX). After the fifth trumpet, the plague of locusts rages for five months. Is it really certain that the plague of 62 is meant?
Après la sixième trompette, 200 millions de cavaliers sortent de l'Euphrate; le tiers des hommes sont tués par le feu, la fumée et le soufre. C’est une invasion des Parthes. Mais laquelle? L'an 40 avant notre ère, les Parthes arrivèrent en Syrie; Vologèse, roi des Parthes, remporta, en 62 après J.-C ., une victoire éclatante sur les Romains, tandis que vers la fin du règne de Vespasien on s'attendait à une guerre avec les Parthes, qui éclata sous Trajan.Post tubam sextam ducenta milia milium equitum ex Euphrate exeunt; tertia pars hominum igne, fumo, sulphure interimuntur. Haec incursio Parthorum est. Sed quae? Anno 40 a.C.n. Parthi in Syriam venerunt; Vologaeses, rex Parthorum, anno 62 p.C.n. claram victoriam de Romanis tulit; sub finem Vespasiani regni bellum cum Parthis exspectabatur, quod sub Traiano erupit.After the sixth trumpet, two hundred million horsemen come forth from the Euphrates; a third of humankind are killed by fire, smoke, and sulfur. This is a Parthian invasion. But which one? In 40 B.C. the Parthians reached Syria; Vologases, king of the Parthians, won a brilliant victory over the Romans in A.D. 62; and toward the end of Vespasian’s reign a war with the Parthians was expected, which broke out under Trajan.
“En vérité on a l'embarras du choix, si l’on veut mettre l'allusion de l'Apocalypse aux guerres contre les Parthes en relation avec des dates historiques déterminées, ce qui n'est certainement pas nécessaire dans une fiction si fantastique (1)”.«Re vera in lectione haeremus, si allusionem Apocalypsis ad bella contra Parthos certis temporibus historicis conectere volumus; quod profecto non est necessarium in tam phantastica fictione (1).»“Truly, one is spoiled for choice if one wishes to relate the Apocalypse’s allusion to the wars against the Parthians to fixed historical dates—which is certainly not necessary in so fantastic a fiction (1).”
(1) Pfleiderer, Aus dem Urchristenthum, p. 323.(1) Pfleiderer, Aus dem Urchristenthum, p. 323.(1) Pfleiderer, Aus dem Urchristenthum, p. 323.

1896. Wilhelm Bousset

  • Wilhelm Bousset (1865-1920), théologien luthérien allemand, spécialiste du Nouveau Testament, appartenait à ce qu'on appelle die Religionsgeschichtliche Schule, autrement dit “l'École de l'Histoire des Religions”), qui s'intéressait surtout aux comparaisons entre religions. Il est surtout connu pour ses thèses diffusionnistes, qui connurent une certaine vogue avant que d'être totalement abandonnées aujourd'hui, thèses selon lesquelles un très grand nombre des croyances et représentations du christianisme ancien trouveraient leur origine, d'une manière ou d'une autre, en Iran.
  • Wilhelm Bousset, Offenbarung Johannis. Neu bearbeitet von Lic. theol. Wilhelm Bousset, a.-o. Professor in Göttingen, Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht, 1896, p. 350.
  • Wilhelm Bousset, Offenbarung Johannis. Von der 5. Auflage an bearbeitet von D. theol. Wilhelm Bousset ao. Professor an der Univ. Göttingen, Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht (“Kritish-exegetischer Kommentar über das Neue Testament begründet von Heinr. Aug. Wilh. Meyer”), 1906, p. 299.
allemand (1896)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
μῆνας πέντε. Die Zeit der Heuschrecken wird auf fünf Monate, d. h. auf die gewöhnliche Zeit, innerhalb derer die Heuschrecken zu erscheinen pflegen, beschränkt, nur dass sie hier die ganze Zeit hindurch bleiben (Eichh, Ew., de W., Dstd, Bochart Hieroz. II 495).μῆνας πέντε. menses quinque. Tempus locustarum ad quinque menses coarctatur, id est ad tempus solitum quo locustae apparere solent; hic tamen toto hoc tempore permanent (Eichh., Ew., de W., Dstd., Bochart Hieroz. II 495).μῆνας πέντε. cinq mois. Le temps des sauterelles est limité à cinq mois, c’est-à-dire à la période habituelle durant laquelle les sauterelles ont coutume d’apparaître; seulement, ici elles demeurent pendant toute cette durée (Eichh., Ew., de W., Dstd., Bochart, Hieroz. II, 495).μῆνας πέντε. five months. The time of the locusts is restricted to five months, i.e. the usual season during which locusts are wont to appear; only here they remain throughout the whole period (Eichh., Ew., de W., Dstd., Bochart, Hieroz. II, 495).

1896. Robert Tuck

  • Robert Tuck (1836-1911), pasteur congrégationaliste britannique et spécialiste de la Bible.
  • Robert Tuck, “The Revelation of St. John the Divine”, in A Homiletical Commentary on the General Epistles of I. and II. Peter, I. II. and III. John, Jude, and the Revelation of St. John the Divine, by Rev. Robert Tuck, B.A. (Lond.) (590 p.), New York, Funk & Wagnalls (“The Preacher's Complete Homiletic Commentary on the New Testament” 39), 1896, pp. 399-578 spéc. 522-524.
anglais (1896)latin (2026)français (2026)
CRITICAL AND EXEGETICAL NOTES.NOTAE CRITICAE ET EXEGETICAE.NOTES CRITIQUES ET EXÉGÉTIQUES.
Ver. 1. Fall. — Better, “fallen”; that had fallenVers. 1. Cadere. — Melius: « cecidisse »; quod ceciderat.Ver. 1. Tomber. — Mieux : « tombé » ; qui était tombé.
A star would seem to represent a false teacher.Stella falsum doctorem repraesentare videtur.Une étoile semble représenter un faux docteur.
Some think Mahomet is referred to. He claimed to have received instructions from Gabriel. And he let loose a flood of evils on the earth.Nonnulli putant Mahometem designari. Is se instructiones a Gabriele accepisse affirmavit. Et diluvium malorum super terram immisit.Certains pensent qu’il est fait référence à Mahomet. Il prétendait avoir reçu des instructions de Gabriel. Et il déchaîna un flot de maux sur la terre.
But it is doubtful whether any personal identifications are permissible.Sed dubium est num identificationes personales admittendae sint.Mais il est douteux que des identifications personnelles soient permises.
The typical and symbolical character should be preserved.Character typicus et symbolicus servandus est.Le caractère typique et symbolique doit être préservé.
Bottomless pit. — Better, “pit of the abyss”; inner prison; lowest deep (Luke VIII. 31). The word “deep” describes the abode of the evil spirits, “This verse suggests a vast depth, approached by a pit or shaft, whose top, or mouth, is covered. Dante's “Inferno,” with its narrowing circles winding down to the central shaft, is somewhat similar. The abyss is the lowest spring of evil, whence the worst dangers arise.” — Bishop Boyd Carpenter.Abyssus sine fundo. — Melius: « puteus abyssi »; carcer interior; profundissimum barathrum (Luc. VIII, 31). Verbum « profundum » habitationem spirituum malignorum describit: « Hic versus immensam profunditatem suggerit, ad quam per puteum vel cavernam acceditur, cuius summitas sive os tegitur. Dantis *Infernum*, cum circulis ad centrum descendentibus paulatim angustioribus, aliquatenus simile est. Abyssus est infimus fons mali, unde maxima pericula oriuntur. » — Bishop Boyd Carpenter.Abîme sans fond. — Mieux : « puits de l’abîme » ; prison intérieure ; profondeur la plus basse (Luc VIII, 31). Le mot « profondeur » décrit la demeure des esprits mauvais : « Ce verset suggère une profondeur immense, accessible par un puits ou un gouffre dont l’ouverture est couverte. L’*Enfer* de Dante, avec ses cercles se rétrécissant vers le puits central, est assez semblable. L’abîme est la source la plus basse du mal, d’où surgissent les pires dangers. » — Bishop Boyd Carpenter.
Ver. 2. Darkened by reason of the smoke. — “The enemy is at work (in the conflict of the Church with evil), seeking to obscure the Church's light by the diffusion of dark and lowborn thoughts,Vers. 2. Obscuratus propter fumum. — « Inimicus operatur (in conflictu Ecclesiae cum malo), lucem Ecclesiae obscurare conans per diffusionem cogitationum obscurarum atque ignobilium,Ver. 2. Obscurci à cause de la fumée. — « L’ennemi est à l’œuvre (dans le conflit de l’Église avec le mal), cherchant à obscurcir la lumière de l’Église par la diffusion de pensées obscures et basses,
Ver. 3. Locusts. — Not the insect, but evil spirits, whose influence and work can be represented by locusts. Godet's note marks every point of this figure: “From out the bottomless pit, the dwelling-place of devils, issue a cloud of evil spirits, represented under the image of locusts, of brilliant and attractive colours, but armed with the sting of a scorpion, and who for five months (the time during which, in the East, the plague of locusts lasts — May to December) throw into a kind of delirium — not of joy, but of deep sadness — mankind, crushed under the weight of its struggle with the Almighty. It is as if the inhabitants of the earth were subjected to possession on a great scale, after the likeness of the single instances of the kind which we find in the gospel history.” These times of delusion, and possession — of fanatics and fanaticism — bear very seriously on the Christian Church, carrying even its members away.Vers. 3. Locustae. — Non insectum, sed spiritus maligni, quorum influxus et opera per locustas repraesentari possunt. Nota Godet omnia huius figurae puncta illustrat: « Ex puteo abyssi, habitatione daemonum, procedit nubes spirituum malignorum sub imagine locustarum repraesentatorum, coloribus splendidis atque allicientibus, sed aculeo scorpionis armatorum, qui per quinque menses (tempus quo in Oriente plaga locustarum durat — Maio ad Decembrem) genus humanum in quoddam delirium mittunt — non gaudii sed profundae tristitiae — pondere certaminis cum Omnipotente oppressum. Ac si habitatores terrae magna quadam possessione subiicerentur, ad similitudinem singularium exemplorum quae in historia evangelica invenimus. » Haec tempora deceptionis atque possessionis — fanaticorum et fanaticismi — Ecclesiam christianam gravissime afficiunt, etiam membra eius abripientes.Ver. 3. Sauterelles. — Non l’insecte, mais des esprits mauvais, dont l’influence et l’action peuvent être représentées par des sauterelles. La note de Godet souligne chaque aspect de cette figure : « Du puits de l’abîme, demeure des démons, sort un nuage d’esprits mauvais représentés sous l’image des sauterelles, aux couleurs brillantes et séduisantes, mais armés du dard du scorpion, et qui pendant cinq mois (temps durant lequel, en Orient, dure la plaie des sauterelles — de mai à décembre) plongent l’humanité dans une sorte de délire — non de joie mais de profonde tristesse — écrasée sous le poids de sa lutte contre le Tout-Puissant. C’est comme si les habitants de la terre étaient soumis à une vaste possession, à l’image des cas individuels que nous trouvons dans l’histoire évangélique. » Ces temps de délire et de possession — de fanatiques et de fanatisme — pèsent très lourdement sur l’Église chrétienne, entraînant même ses membres.
Ver. 4. Not hurt the grass. — As they were not to do the mischievous work of actual locusts, we are to understand that actual locusts are not meant.Vers. 4. Ne laedant herbam. — Cum nocivum opus verarum locustarum facere non deberent, intellegendum est veras locustas non significari.Ver. 4. Ne pas nuire à l’herbe. — Puisqu’elles ne devaient pas accomplir l’œuvre nuisible de véritables sauterelles, il faut comprendre qu’il ne s’agit pas de vraies sauterelles.
Ver. 5. Not kill them. — They were to produce a living misery. The poison of scorpions is so acid that it causes great agony. This is the figure here.Vers. 5. Non occidere eos. — Miseriam vivam efficere debebant. Venenum scorpionum tam acre est ut magnam agoniam afferat. Haec est figura hic.Ver. 5. Ne pas les tuer. — Elles devaient produire une misère vivante. Le venin des scorpions est si corrosif qu’il cause une grande agonie. Telle est ici l’image.
Ver. 6. Seek death. — As an end to their misery.Vers. 6. Mortem quaerere. — Ut finis miseriae suae.Ver. 6. Chercher la mort. — Comme fin à leur misère.
Ver. 7. Like unto horses. — There is an imagined likeness between the head of the locust and the mailed head of a horse.Vers. 7. Similes equis. — Fingitur similitudo inter caput locustae et caput equi loricati.Ver. 7. Semblables à des chevaux. — On imagine une ressemblance entre la tête de la sauterelle et la tête caparaçonnée d’un cheval.
Crowns. — With possible allusion to decorations on warhorses' heads.Coronae. — Cum fortasse allusione ad ornamenta capitum equorum bellicorum.Couronnes. — Peut-être une allusion aux ornements sur la tête des chevaux de guerre.
Ver. 8. Hair of women. — It is said that, in Arabic poetry, the same comparison is used of the antennae of the natural locust.Vers. 8. Capilli mulierum. — Dicitur in poesi Arabica eadem comparatio de antennis locustae naturalis adhiberi.Ver. 8. Cheveux de femmes. — On dit que, dans la poésie arabe, la même comparaison est employée pour les antennes de la sauterelle naturelle.
Teeth as lions, — Joel I. 6. Alford sees in this vision “a great symbolical army, multitudinous as locusts, malicious as scorpions, ruling as kings, intelligent as men, wily as womanhood, bold and fierce as lions, resistless as those clad in iron armour. The locust-like army has characteristics partly human, partly diabolical, partly civilised, partly barbarous.” It may be best to see in this description the various delusions, infatuations, fanaticisms, which have afflicted humanity, and put Christ's Church in peril, idealised. This explains the mixture of metaphor.Dentes sicut leonum, — Ioel I, 6. Alford in hac visione videt « magnum exercitum symbolicum, multitudine sicut locustas, malitia sicut scorpiones, regnantem sicut reges, intelligentem sicut homines, callidum sicut muliebritas, audacem atque ferocem sicut leones, irresistibilem sicut ferro armati. Exercitus locustarum similis proprietates habet partim humanas, partim diabolicas, partim civiles, partim barbaras. » Fortasse optimum est in hac descriptione videre varias deceptiones, infatuationes atque fanaticismos qui humanitatem afflixerunt et Ecclesiam Christi in periculum adduxerunt, idealiter expressos. Hoc mixturam metaphorarum explicat.Dents comme celles des lions, — Joël I, 6. Alford voit dans cette vision « une grande armée symbolique, nombreuse comme les sauterelles, malfaisante comme les scorpions, régnant comme des rois, intelligente comme des hommes, rusée comme la féminité, hardie et féroce comme des lions, irrésistible comme ceux qui sont revêtus d’une armure de fer. L’armée semblable aux sauterelles possède des caractéristiques à la fois humaines, diaboliques, civilisées et barbares. » Il est peut-être préférable de voir dans cette description les diverses illusions, exaltations et formes de fanatisme qui ont affligé l’humanité et mis l’Église du Christ en péril, idéalisées. Cela explique le mélange de métaphores.
Ver. 11. Abaddon, Apollyon. — The destroyer. Not an historical person, but the representative of the destructive spirit. “The genius of destruction — bodily and spiritual.”Vers. 11. Abaddon, Apollyon. — Destructor. Non persona historica, sed repraesentans spiritum destructionis. « Genius destructionis — corporalis et spiritualis. »Ver. 11. Abaddon, Apollyon. — Le destructeur. Non un personnage historique, mais le représentant de l’esprit destructeur. « Le génie de la destruction — corporelle et spirituelle. »
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anglais (1896)latin (2026)français (2026)
MAIN HOMILETICS OF THE PARAGRAPH.— Verses 1-12.HOMILETICA PRINCIPALIA PARAGRAPHI.— Versus 1-12.HOMILÉTIQUE PRINCIPALE DU PARAGRAPHE.— Versets 1-12.
The Locust Symbols. — The interpretation of these visions is most difficult, but we must bear in mind that they are descriptive of that great war which the Church is waging with the world, which good is waging with evil, but the end of which, we are assured, is the victory of the good.Symbola Locustarum. — Harum visionum interpretatio difficillima est, sed meminisse debemus eas describere illud magnum bellum quod Ecclesia cum mundo gerit, quod bonum cum malo gerit, cuius finis, ut certi sumus, victoria boni erit.Les symboles des sauterelles. — L’interprétation de ces visions est très difficile, mais nous devons garder à l’esprit qu’elles décrivent cette grande guerre que l’Église mène contre le monde, que le bien mène contre le mal, et dont l’issue finale, nous en sommes assurés, est la victoire du bien.
The kingdoms of this world become the kingdoms of the Lord, and of His Christ (chap. XI. 15), but during the progress of the war the issue will often appear doubtful — nay, even the triumph may seem to be in the hand of the enemy; but faith disregards the backflowing waves, for she knows the tide is coming in.Regna huius mundi fiunt regna Domini et Christi eius (cap. XI, 15), sed durante bello exitus saepe dubius videbitur — immo etiam victoria in manu hostis esse videbitur; sed fides fluctus recedentes neglegit, quia aestum redeuntem novit.Les royaumes de ce monde deviennent les royaumes du Seigneur et de son Christ (chap. XI, 15), mais au cours de la guerre l’issue paraîtra souvent douteuse — voire même le triomphe semblera être entre les mains de l’ennemi ; mais la foi ignore les vagues qui refluent, car elle sait que la marée monte.
We have seen that the advance of Christianity is marked by the manifestation of evils as well as the establishment of good.Vidimus progressum christianitatis tam manifestatione malorum quam stabilitione boni notari.Nous avons vu que l’avancée du christianisme est marquée autant par la manifestation des maux que par l’établissement du bien.
Christianity does not create evils, but the very intense honesty of her principles reveals the hidden force of unsuspected corruption.Christianitas mala non creat, sed ipsa vehemens sinceritas principiorum eius occultam corruptionis vim revelat.Le christianisme ne crée pas les maux, mais l’intense honnêteté de ses principes révèle la force cachée d’une corruption insoupçonnée.
Thus the faith of Christ is come to give light unto the world, but in her progress many lights fall — the false lights of world-power, world-wisdom, false religionism, heresies.Ita fides Christi venit ut lucem mundo afferat, sed in progressu eius multa lumina cadunt — falsa lumina potestatis mundanae, sapientiae mundanae, falsae religionis, haeresum.Ainsi la foi du Christ est venue donner la lumière au monde, mais dans sa progression beaucoup de lumières tombent — les fausses lumières du pouvoir mondain, de la sagesse mondaine, du faux religionnisme et des hérésies.
The enemy, too, is at work, and seeks to obscure her light by the diffusion of low and earth-born thoughts.Inimicus quoque operatur et lucem eius obscurare conatur per diffusionem cogitationum humilium et terrenarum.L’ennemi aussi est à l’œuvre et cherche à obscurcir sa lumière par la diffusion de pensées basses et terrestres.
The smoke of the pit blackens the light, and confuses the atmosphere.Fumus putei lucem denigrat et aerem confundit.La fumée du puits noircit la lumière et trouble l’atmosphère.
Now, this obscuration is surely the diffusion on earth of evil thoughts and ideas, the spirit of falsehood and hate, hostility to truth, and enmity against God and man.Haec autem obscuratio certe est diffusio in terra cogitationum et idearum malarum, spiritus mendacii et odii, hostilitatis erga veritatem atque inimicitiae contra Deum et hominem.Or, cette obscurité est certainement la diffusion sur la terre de pensées et d’idées mauvaises, de l’esprit de mensonge et de haine, de l’hostilité envers la vérité et de l’inimitié contre Dieu et l’homme.
The bright, clear air, made gladsome by the sun, is darkened; “all forms, that once appeared beautiful, become hideous.”Aer clarus et splendidus, sole laetificatus, obscuratur; « omnes formae, quae olim pulchrae videbantur, deformes fiunt. »L’air brillant et limpide, réjoui par le soleil, s’obscurcit ; « toutes les formes, qui paraissaient autrefois belles, deviennent hideuses. »
In the history of advancing truth there will come times when confused ideas will darken simple truth and right, and out of the darkness will emerge strange and mongrel teachings, with a certain enforced unity, but without moral harmony — a medley of fair and hideous, reasonable and barbarous, dignified and debased, which enslave and torment mankind.In historia veritatis progredientis venient tempora quibus confusae ideae simplicem veritatem et iustitiam obscurabunt, et ex tenebris emergent doctrinae mirae atque hybridae, cum quadam unitate imposita sed sine harmonia morali — mixtura pulchri et deformis, rationalis et barbari, digni et depravati, quae genus humanum serviunt atque cruciant.Dans l’histoire de la vérité en marche viendront des temps où des idées confuses obscurciront la vérité simple et le droit, et des ténèbres surgiront des doctrines étranges et hybrides, avec une certaine unité imposée mais sans harmonie morale — un mélange de beau et de hideux, de raisonnable et de barbare, de digne et de dégradé, qui asservissent et tourmentent l’humanité.
The outcome of these teachings is often war and tyrannous oppression, but the sacred seer teaches us distinctly that those who hold fast by the seal of God are those who cannot be injured, for he would have us remember that the true sting of false conceptions is not in the havoc of open war, but in the wounded soul and conscience. — Bishop Boyd Carpenter.Exitus harum doctrinarum saepe bellum est et tyrannica oppressio, sed sacer vates clare nos docet eos qui sigillum Dei tenent eos esse qui laedi non possunt, nam vult nos meminisse verum aculeum falsarum conceptionum non esse in vastatione belli aperti, sed in anima et conscientia vulnerata. — Bishop Boyd Carpenter.L’issue de ces doctrines est souvent la guerre et l’oppression tyrannique, mais le voyant sacré nous enseigne clairement que ceux qui demeurent fermes sous le sceau de Dieu sont ceux qui ne peuvent être blessés, car il veut que nous nous souvenions que le véritable aiguillon des fausses conceptions ne réside pas dans les ravages de la guerre ouverte, mais dans l’âme et la conscience blessées. — Bishop Boyd Carpenter.
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ILLUSTRATIONS TO CHAPTER IX.ILLUSTRATIONES AD CAPUT IX.ILLUSTRATIONS DU CHAPITRE IX.
Ver. 7. Horses in Battle. — “The Mamalukes, wearing their beards long and rough, with grave and sterne countenance, having strong and able bodies, used such cunning in all their fights and battels that, after they had given the first charge with their launces, they would by and bye, with wonderful activitie, use their bows and arrows, casting their targuets behind them; and forthwith the horseman's mace, or crooked scimitar, as the manner of the battel or place required. Their horses were strong and couragious, in making and swiftnesse much like unto the Spanish jennets; and that which is of many hardly beleeved, so docile, that at certaine signes or speeches of the rider they would with their teeth reach him up from the ground a launce, an arrow, or such like thing; and as if they had known the enemie, run vpon him with open mouth, and lash at him with their heeles, and had by nature and custom learned, not to be afraid of any thing. These couragious horses were commonly furnished with siluer bridles, guilt trappings, rich saddles, their necks and brests armed with plates of yron; the horseman himselfe was commonly content with a coat of maile or a brest plate of yron. The chiefe and wealthiest of them used head pieces: the rest a linnen covering of the head, curiously folded into manie wreathes, wherewith they thought themselves safe ynough against any handie strokes; the common souldiers used thrumb'd caps, but so thicke that no sword could pierce them,” — Knolles.Vers. 7. Equi in proelio. — « Mamaluci, barbas longas atque asperas gerentes, vultu gravi et severo, corporibus validis atque robustis praediti, tanta arte in omnibus pugnis et proeliis utebantur ut, postquam primum impetum lanceis suis fecerant, paulo post mira agilitate arcubus et sagittis uterentur, clipeis post se proiectis; deinde statim clava equitis aut curvo scimitarra, prout ratio pugnae aut loci exigebat. Equi eorum fortes atque animosi erant, forma et velocitate equis Hispanicis similes; atque, quod multis vix credibile est, tam dociles ut certis signis vel vocibus equitis dentibus e terra ei lanceam, sagittam aut simile quid porrigerent; atque quasi hostem cognovissent, in eum ore aperto irruerent et calcibus eum ferirent, natura atque consuetudine edocti nihil timere. Hi equi animosi plerumque frenis argenteis, ornamentis aureis, sellis pretiosis instructi erant, collis et pectoribus laminis ferreis armatis; ipse eques plerumque lorica vel pectorali ferreo contentus erat. Principes et ditissimi eorum galeis utebantur: ceteri linteo capitis tegmine multipliciter involuto, quo se satis tutos contra quoslibet ictus manu datos putabant; milites communes pileis villosis utebantur, sed tam densis ut nullus gladius eos penetrare posset, » — Knolles.Ver. 7. Les chevaux au combat. — « Les Mamelouks, portant leurs barbes longues et rudes, avec un visage grave et sévère, dotés de corps forts et robustes, faisaient preuve d’une telle habileté dans tous leurs combats et batailles que, après avoir lancé leur première charge avec leurs lances, ils utilisaient bientôt, avec une merveilleuse agilité, leurs arcs et leurs flèches, rejetant leurs boucliers derrière eux ; puis aussitôt la masse du cavalier ou le cimeterre recourbé, selon ce qu’exigeaient la bataille ou le lieu. Leurs chevaux étaient forts et courageux, ressemblant par leur allure et leur rapidité aux genets espagnols ; et, ce qui est difficilement croyable pour beaucoup, si dociles qu’à certains signes ou paroles du cavalier ils lui relevaient du sol avec leurs dents une lance, une flèche ou quelque objet semblable ; et comme s’ils connaissaient l’ennemi, ils se ruaient sur lui la bouche ouverte et le frappaient de leurs sabots, ayant appris par nature et par habitude à ne rien craindre. Ces chevaux courageux étaient généralement équipés de brides d’argent, de harnais dorés, de selles riches, leur cou et leur poitrine étant protégés par des plaques de fer ; le cavalier lui-même se contentait généralement d’une cotte de mailles ou d’une cuirasse de fer. Les principaux et les plus riches d’entre eux utilisaient des casques ; les autres un couvre-chef de lin curieusement replié en multiples tours, avec lequel ils se croyaient suffisamment protégés contre n’importe quels coups portés à la main ; les soldats ordinaires utilisaient des bonnets épais, mais si épais qu’aucune épée ne pouvait les percer, » — Knolles.
Vers. 7-10. Locusts. — These great grasshopper-looking insects have been sad scourges to mankind, and the Egyptian plague of them has happened more than once since that early date.Vers. 7-10. Locustae. — Haec magna insecta locustis similia graves plagas humano generi attulerunt, et plaga Aegyptia earum plus semel ab illo antiquo tempore accidit.Vers. 7-10. Les sauterelles. — Ces grands insectes ressemblant à des sauterelles ont été de tristes fléaux pour l’humanité, et leur plaie égyptienne s’est produite plus d’une fois depuis cette époque ancienne.
Africa, especially that part near to Egypt, has been at different times infested by myriads of these creatures, which have consumed nearly every green thing.Africa, praesertim pars Aegypto vicina, variis temporibus myriadibus harum creaturarum infestata est, quae paene omne viride consumpserunt.L’Afrique, surtout la région proche de l’Égypte, a été à différentes époques infestée par des myriades de ces créatures, qui ont consumé presque toute verdure.
The effects of the havoc committed by them may be estimated by the famine they occasioned.Effectus vastationis ab eis factae ex fame quam attulerunt aestimari possunt.Les effets des ravages qu’elles ont causés peuvent être estimés à partir de la famine qu’elles ont provoquée.
St. Augustine mentions a plague of this kind in Africa, which destroyed no less than eight hundred thousand men in the kingdom of Masinissa alone, and many more in the lands near the sea.Sanctus Augustinus talem plagam in Africa commemorat, quae non minus quam octingenta milia hominum in solo regno Masinissae delevit, et multo plures in regionibus maritimis.Saint Augustin mentionne une telle plaie en Afrique, qui détruisit pas moins de huit cent mille hommes dans le seul royaume de Massinissa, et beaucoup plus encore dans les terres proches de la mer.
It is also related that in the year 591 great hosts of locusts migrated from Africa into Italy, and after grievously ravaging the country, were cast into the sea, and there arose a pestilence from their stench, which killed nearly a million men and beasts.Traditur etiam anno 591 magnas locustarum copias ex Africa in Italiam migrasse et, postquam regionem graviter vastaverant, in mare proiectas esse; ex earum fetore orta est pestilentia quae prope decies centena milia hominum atque animalium necavit.On rapporte aussi qu’en l’an 591 de grandes nuées de sauterelles migrèrent d’Afrique en Italie et, après avoir gravement ravagé le pays, furent jetées dans la mer ; de leur puanteur naquit une pestilence qui tua près d’un million d’hommes et de bêtes.
In the territory of Venice, in 1478, more than thirty thousand persons are said to have perished in a famine occasioned by the devastation of the locusts, and instances of their dreadful numbers have been recorded in France, Spain, and Germany.In territorio Venetiarum anno 1478 plus triginta milia hominum fame ex locustarum vastatione orta periisse dicuntur, et exempla horrendi numeri earum in Gallia, Hispania et Germania relata sunt.Dans le territoire de Venise, en 1478, plus de trente mille personnes auraient péri dans une famine causée par la dévastation des sauterelles, et des exemples de leur nombre effroyable ont été signalés en France, en Espagne et en Allemagne.
In different parts of Russia, Hungary, Poland, Arabia, India, and other countries, the locusts have come at regular intervals.In variis partibus Russiae, Hungariae, Poloniae, Arabiae, Indiae aliisque regionibus locustae certis intervallis venerunt.Dans différentes régions de Russie, de Hongrie, de Pologne, d’Arabie, d’Inde et d’autres pays, les sauterelles sont venues à intervalles réguliers.
In the accounts of the invasions of locusts, the statements, which appear most marvellous, relate to the prodigious mass of matter which encumbers the sea wherever they are blown into it, and the pestilence arising from its putrefaction.In narrationibus invasionum locustarum relationes maxime mirabiles ad prodigiosam materiei molem pertinent quae mare implet ubicumque eo impelluntur, atque ad pestilentiam ex eius putrefactione ortam.Dans les récits des invasions de sauterelles, les affirmations les plus étonnantes concernent la masse prodigieuse de matière qui encombre la mer partout où elles y sont poussées, ainsi que la pestilence née de sa putréfaction.
Their dead bodies are said to have been, in some places, heaped one upon the other to the depth of four feet, in Russia, Poland, and Lithuania; and when, in South Africa, they were driven into the sea by a north-west wind, they formed, says Barrow, a bank three or four feet high along the shore.Cadavera earum dicuntur quibusdam locis in Russia, Polonia et Lituania usque ad altitudinem quattuor pedum cumulata fuisse; et cum in Africa Australi vento ab occidente septentrionali in mare pulsae essent, ripam trium vel quattuor pedum altitudinis per litus formaverunt, ut ait Barrow.On dit que leurs cadavres furent, en certains endroits de Russie, de Pologne et de Lituanie, entassés les uns sur les autres jusqu’à une profondeur de quatre pieds ; et lorsque, en Afrique du Sud, elles furent poussées dans la mer par un vent du nord-ouest, elles formèrent, dit Barrow, une berge de trois ou quatre pieds de haut le long du rivage.
When we consider the forests that are stripped of their foliage, and the earth of its green garment for thousands of square miles, it may well be supposed that the volume of animal matter produced may equal that of herds of large animals accidentally falling into the sea.Cum silvas foliis spoliatas consideramus et terram veste sua viridi per milia passuum quadratorum privatam, bene supponi potest quantitatem materiae animalis productae aequare posse greges magnorum animalium casu in mare cadentium.Quand nous considérons les forêts dépouillées de leur feuillage et la terre privée de son vêtement vert sur des milliers de kilomètres carrés, on peut aisément supposer que le volume de matière animale produit puisse égaler celui de troupeaux de grands animaux tombant accidentellement dans la mer.
Nevertheless, unless Augustine had been a saint, the death of so many men would have been doubted.Nihilominus, nisi Augustinus sanctus fuisset, mors tot hominum in dubium vocata esset.Néanmoins, si Augustin n’avait pas été un saint, la mort d’un si grand nombre d’hommes aurait été mise en doute.

1897. John M. Grundy

  • John M. Grundy (1849-1934), laïc protestant de la ville de Carthage dans le Missouri, non documenté autrement. Il garde l'idée que les 5 mois représentent 150 années mais ne voit pas apparemment l'intérêt de préciser à quelle période historique cela pourrait correspondre, tout étant par ailleurs tellement clair et simple à ses yeux. Le titre de Bible Student qu'il se donne donne à penser qu'il était dans la mouvance adventiste de ce nom fondée par Charles Taze Russell (1852-1916), et dont devait sortir en 1931 les Témoins de Jéhovah.
  • John M. Grundy, Key to the Revelation of St. John. A Complete Exposition of the St. John's Revelation by John M. Grundy, Bible Student, Carthage, Missouri (53 p.), sans indication de lieu ni d'éditeur, 1897, pp. 27-28.
anglais (1897)latin (2025)français (2025)
Trumpet 5.—Chap. IX.—Great Clerical Oppression.Tuba V.—Cap. IX.—Magna oppressio clericalis.Trompette V — chap. IX — Grande oppression cléricale.
This trumpet ushers in the first woe, great clerical oppres­sion.Haec tuba primum vae inducit, magnam oppressionem clericalem.Cette trompette introduit le premier malheur : une grande oppression cléricale.
The star of verse 1 is the Catholic Church.Stella versús 1 est Ecclesia Catholica.L’étoile du verset 1 est l’Église catholique.
It had posed as the Church of God and demanded the most rigorous works to gain his favor, but now it falls from this and sells indulgences to commit crime. The infamous Tetzel had every sin in the catalogue priced—and extorts money for every religious service rendered, robbing men of their possessions, and holding over them the penalties ex-communication and the inquisition during time and purgatory and hell for the future, if they failed to meet the requirements of the Church. The key means the power given the papacy to create conditions on earth resembling those of hell.Se pro Ecclesia Dei simulaverat atque opera rigidissima ad gratiam eius adipiscendam postulaverat; nunc autem, ab hoc deficiens, indulgentias ad scelera perpetranda vendit. Tetzel infamis omnem peccatum in catalogo pretio taxaverat; pecuniam quoque pro omni ministerio religioso exegit, homines bonis spolians, iisque comminans poenas excommunicationis et Inquisitionis in hoc saeculo, ac purgatorii et inferni in futuro, si postulationibus Ecclesiae non satisfacerent. Clavis significat potestatem papatui datam condiciones in terra efficere inferno similes.Elle s’était présentée comme l’Église de Dieu et avait exigé les œuvres les plus rigoureuses pour obtenir sa faveur ; mais maintenant elle en déchoit et vend des indulgences pour commettre le crime. Le tristement célèbre Tetzel avait tarifé chaque péché du catalogue — et extorquait de l’argent pour tout service religieux accompli, dépouillant les hommes de leurs biens, et brandissant contre eux les peines d’excommunication et de l’Inquisition pour le temps présent, ainsi que du purgatoire et de l’enfer pour l’avenir, s’ils ne satisfaisaient pas aux exigences de l’Église. La clé signifie le pouvoir donné à la papauté de créer sur terre des conditions semblables à celles de l’enfer.
Verse 2. Smoke means rendered visible, and the meaning conveyed here is, that through the oppressions of the clergy, and the doctrines they preached, the earth became visibly a hell.V. 2. Fumus significat rem in conspectum prolatam; sensus hic est: per oppressiones clericorum et doctrinas ab eis praedicatas, terra visibiliter quasi infernus facta est.V. 2. La « fumée » signifie « rendu visible » ; le sens est qu’à cause des oppressions du clergé et des doctrines qu’il prêchait, la terre devint visiblement un enfer.
This smoke darkened the gospel sun, etc.Hic fumus solem Evangelii obscuravit, etc.Cette fumée obscurcit le soleil de l’Évangile, etc.
Verse 3. These locusts are the Catholic clergy, and they created conditions on earth which are compared to the sting of a scorpion.V. 3. Hae locustae sunt clerus catholicus; et condiciones in terra effecerunt quae aculeo scorpionis comparantur.V. 3. Ces sauterelles sont le clergé catholique, et elles ont créé sur la terre des conditions comparées à la piqûre du scorpion.
Verse 4. It was commanded them not to hurt the grass, neither any green thing nor any tree; that is to hurt none of God’s people spiritually, but only the godless, or Catholics.V. 4. Praeceptum est eis ne laederent faenum nec quidquam viride nec ullam arborem; id est ne spiritualiter laederent aliquem e populo Dei, sed solos impios, sive Catholicos.V. 4. Il leur fut ordonné de ne pas faire de mal à l’herbe, ni à rien de vert ni à aucun arbre ; c’est-à-dire de ne léser spirituellement aucun du peuple de Dieu, mais seulement les impies, c’est-à-dire les catholiques.
Verse 5. They were not to destroy the unsealed, but to torment them for 150 years, which five months mean.V. 5. Non erant non-signatos occidere, sed eos torquere per annos centum quinquaginta, quos quinque menses significant.V. 5. Ils ne devaient pas détruire les non scellés, mais les tourmenter pendant cent cinquante ans, ce que signifient les cinq mois.
The misery was so great that men ceased to value life; verse 6. Miseria tanta erat ut homines vitam desinerent magni facere; v. 6.La misère était si grande que les hommes cessaient d’estimer la vie ; v. 6.
Verse 7. The clergy were as invulnerable as a war horse, and their attacks with all the celerity and fury of cavalry.V. 7. Clerus tamquam equus bellicus invulneris erat, impetus autem eorum celeritate ac furore equitatus ferebantur.V. 7. Le clergé était invulnérable comme un cheval de guerre, et ses attaques avaient toute la célérité et la fureur de la cavalerie.
Crowns of gold, means they were invested with authority which purported to be from God, or was golden. Faces like men—i. e. they were men—the clergy.Coronae aureae significant eos potestate—quae velut a Deo orta prae se ferebatur—insignitos. “Facies sicut hominum,” id est homines ipsos, scilicet clerum.Des couronnes d’or signifient qu’ils étaient revêtus d’une autorité censée venir de Dieu, ou « dorée ». Des visages comme des visages d’hommes, c’est-à-dire qu’ils étaient bien des hommes : le clergé.
Verse 8. They came to the spiritually sick, as women come to the physically ill, with soft touch and gentle ministrations, but beneath were the teeth of the devourer.V. 8. Ad aegrotos spiritu accedebant, sicut mulieres ad corpore infirmos, tactu molli et blandis ministeriis; sed suberant dentes devoratoris.V. 8. Ils s’approchaient des malades spirituels comme les femmes s’approchent des malades du corps, avec un contact doux et des soins délicats ; mais dessous se trouvaient les dents du dévoreur.
Verse 9. They were as invulnerable as a mail clad warrior, and as well organized as an army of chariots.V. 9. Erant invulneres velut miles loricatus, atque tam bene ordinati quam exercitus curruum.V. 9. Ils étaient invulnérables comme un guerrier revêtu de sa cuirasse, et aussi bien organisés qu’une armée de chars.
Verse 10. Tails represent their power to oppress and persecute men temporally and physically.V. 10. Caudae significant potestatem eorum homines temporaliter ac corporaliter opprimendi et persequendi.V. 10. Les queues représentent leur pouvoir d’opprimer et de persécuter les hommes temporellement et physiquement.
An example of their fearful power to sting is found in the Spanish inquisition.Exemplum formidandae aculei potestatis in Inquisitione Hispanica invenitur.Un exemple de leur effroyable pouvoir de piqûre se voit dans l’Inquisition espagnole.
The power to oppress men was given them for 150 years.Potestas homines opprimendi eis data est per annos CL.Le pouvoir d’opprimer les hommes leur fut donné pendant 150 ans.
Verse 11. The king over them was the devil, the great destroyer, which the names Apollyon and Abaddon mean.V. 11. Rex super eos erat diabolus, magnus vastator, quod nomina Apollyon et Abaddon significant.V. 11. Le roi au-dessus d’eux était le diable, le grand destructeur, ce que signifient les noms Apollyon et Abaddon.
Verse 12. The first woe is past when the period marked by this trumpet is ended, but the French revolution, and the final destruction of all rule but God’s, the two other woes, are to come yet.V. 12. Primum vae transactum est, cum tempus hac tuba designatum finitur; sed adhuc ventura sunt duo alia vae: Revolutio Gallica et exitium ultimum omnis potestatis praeter Dei.V. 12. Le premier malheur est passé quand s’achève la période marquée par cette trompette ; mais doivent encore venir les deux autres malheurs : la Révolution française et la destruction finale de toute autorité sauf celle de Dieu.

1898. Milton S. Terry

  • Milton Spenser Terry (1840-1914), ecclésiastique et théologien étatsunien de confession méthodiste épiscopalienne, professeur à l'institut biblique Garrett d'Evanston en Illinois, où il enseigna d'abord les langues et la littérature de l'Ancien Testament puis la doctrine chrétienne, auteur prolifique notamment de commentaires bibliques. Il traduisit aussi les Oracles sybillins.
  • Milton Spenser Terry, Biblical Apocalyptics. A Study of the most notable Révélations of God and of the Christ in the Canonical Scriptures, by Milton S. Terry, D.D., Professor in the Garrett Biblical Institute (104 p.), New York, Eaton et Mains, 1898, pp. 350 et 351.
anglais (1898)latin (2025)français (2025)
5. (…) Five months—The usual period, from May to September, during which locusts are wont to appear.5. (…) Quinque menses — Tempus solitum, a Maio ad Septembrem, quo locustae solent apparere.5. (…) Cinq mois — La période habituelle, de mai à septembre, pendant laquelle les sauterelles ont coutume d’apparaître.
We need seek no mystical time reference here.Nulla hic necessitas est tempus mysticum quaerendi.Il n’est nul besoin ici de chercher une référence temporelle mystique.
If anything unusual is to be noticed it is that this infernal plague is continuous during the whole period of five months.Si quid insoliti notandum est, id est luem infernalem per totum spatium quinque mensium continuam esse.S’il est quelque chose d’inhabituel à noter, c’est que ce fléau infernal se poursuit sans interruption pendant toute la période de cinq mois.
Ordinarily they come in swarms during any of the five months, but soon pass away; but these locusts, whose work is to torment men, not vegetation, continue their terrible work through the whole five months.Plerumque per quoslibet ex his quinque mensibus examínibus veniunt citoque transeunt; at hae locustae, quarum opus est homines cruciare, non plantas, per totos quinque menses opus suum horrendum continuant.D’ordinaire elles viennent par essaims durant l’un ou l’autre de ces cinq mois, puis disparaissent vite ; mais ces sauterelles, dont la tâche est de tourmenter les hommes, non la végétation, poursuivent leur œuvre terrible pendant les cinq mois entiers.
10. Tails… stings … hurt men five months—These statements reiterate in more specific form what has been already stated in verse 5.10. Caudae… aculei… homines quinque mensibus laedunt — Haec iterant clarius quod iam versu 5 dictum est.10. Des queues… des aiguillons… elles blessent les hommes pendant cinq mois — Ces énoncés répètent de façon plus précise ce qui a déjà été dit au v. 5.
While most of the imagery is appropriated from Joel these features are peculiar to the picture created by our apocalyptist.Quamquam pleraeque imagines ex Ioele depromptae sunt, haec tamen lineamenta propria sunt picturae a nostro apocalyptico confectae.Bien que la plupart des images soient empruntées à Joël, ces traits sont propres au tableau composé par notre apocalyptiste.

1898. Revere Franklin Weidner

  • Revere Franklin Weidner (1851-1915), pasteur en Pennsylvanie puis professeur de théologie à l'Augustana Theological Seminary de Rock Island, dans l'Illinois, et enfin au Lutheran Theological Seminary de Chicago, prédicateur, exégète et dogmaticien. En 1891, il devint président du corps professoral du Lutheran Theological Seminary de Chicago (Maywood), où il marqua durablement la théologie luthérienne américaine.
  • Franklin Weidner, Annotations on the Revelation of Jon the Divine, by Revere F. Weidner, D.D., LL.D. Professor of Systematic Theology in the Chicago Lutheran Theological Seminary (), New York, The Christian Literature, 1898, pp. 116 et 119-120.
anglais (1898)latin (2025)français (2025)
The plague shall fall upon all, whether Jews or Gentiles, who have not the seal of God on their foreheads, and of this plague the saints are not partakers.Plaga incidet in omnes, sive Iudaeos sive Gentes, qui signaculum Dei in frontibus non habent; huius autem plagae sancti non communicant.La plaie tombera sur tous, Juifs comme Gentils, qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front, et les saints ne sont pas participants de cette plaie.
5. And it was given them that they should not kill them, but that they should be tormented five months: and their torment was as the torment of a scorpion, when it striketh a man.5. Et datum est illis ne occiderent eos, sed ut cruciarent mensibus quinque; et cruciatus eorum ut cruciatus scorpii, cum percutit hominem.5. Et il leur fut donné de ne pas les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et leur tourment était comme le tourment du scorpion lorsqu’il frappe un homme.
But God sets a limit to the evil effect of the stings of the infernal locusts (9:10), for their sting does not inflict death, but instead brings with it great bodily torment, as when men are stung by scorpions. For five long months the dreadful sufferings upon the unsealed will continue.At Deus modum imponit malo aculeorum locustarum infernarum (9,10): nam aculeus eorum mortem non infert, sed secum affert magnos corporis cruciatus, ut cum scorpiones homines pungunt. Per quinque integros menses horrendae passiones in non signatis perseverabunt.Mais Dieu fixe une limite à l’effet funeste des aiguillons des sauterelles infernales (9,10) : leur aiguillon n’inflige pas la mort, mais entraîne de grands tourments corporels, comme lorsque des scorpions piquent des hommes. Pendant cinq longs mois, les souffrances épouvantables se poursuivront sur ceux qui ne sont pas scellés.
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Synopsis of Interpretation. Alford very properly remarks:Synopsis interpretationis. Alford recte animadvertit:Synopsis de l’interprétation. Alford remarque fort justement :
“There is an endless Babel of allegorical and historical interpretation of these locusts front tJie pit. The most that we can say of their import is, that they belong to a series of judgments on tlie ungodly which will immediately precede the second advent of our Lord: that the various and mysterious particulars of the vision will no doubt clear themselves up to the Church of God, when the time of its fulfilment arrives; but that no such clearing up has yet taken place, a very few hours of research among histories of apocalyptic interpretation will serve to convince any reader who is not himself the servant of a preconceived system.”“Est interminabilis confusio (quasi Babel) interpretationum allegoricarum et historicarum de his locustis ex abysso. Quod maxime de earum significatione dicere possumus hoc est: ad seriem iudiciorum in impios pertinent, quae statim antecedent secundum adventum Domini nostri; variae autem et arcanae particulae visionis haud dubie se ipsae Ecclesiae Dei explanabunt, cum tempus adimpletionis advenerit. Verum talis explanatio nondum facta est—quod paucissimae horae in historiis interpretationis apocalypticae perlectis quemlibet lectorem, qui non sit praeconcepti systematis servus, facile persuadebunt.”« Il existe une Babel sans fin d’interprétations allégoriques et historiques de ces sauterelles issues de l’abîme. Le plus que nous puissions dire de leur portée, c’est qu’elles relèvent d’une série de jugements contre les impies qui précéderont immédiatement la seconde venue de notre Seigneur ; que les divers éléments mystérieux de la vision ne manqueront pas, sans doute, de s’éclairer pour l’Église de Dieu lorsque viendra le temps de leur accomplissement ; mais qu’aucun tel éclaircissement n’a encore eu lieu — quelques heures de lecture dans l’histoire des interprétations apocalyptiques suffiront à en convaincre tout lecteur qui n’est pas lui-même l’esclave d’un système préconçu. »
I. The Preterists.—The fallen star of 9:1 is “the demon Nero” (Volkmar): the locusts are the Roman wars in Judea (Grotius, Wetstein, Herder, etc.).I. Praeteristae.stella lapsa 9,1 est “daemon Nero” (Volkmar); locustae sunt bella Romana in Iudaea (Grotius, Wetstein, Herder, etc.).I. Les prétéristes. — L’étoile tombée de 9,1 est « le démon Néron » (Volkmar) ; les sauterelles sont les guerres romaines en Judée (Grotius, Wetstein, Herder, etc.).
II. The Continuous Historical School.II. Schola historica continua.II. L’école historique continue.
(1) In general Mohammed and the ravages of Mohammedanism, So Mede, Elliott, Barnes, Wordsworth, Isaac Newton, Bishop Newton, Daubuz, Keith, Faber, Williams, Doddridge, Frere, Scott, etc.(1) Generatim Mahometes et clades Mahometismi; sic Mede, Elliott, Barnes, Wordsworth, Isaac Newton, Episcopus Newton, Daubuz, Keith, Faber, Williams, Doddridge, Frere, Scott, etc.(1) En général Mahomet et les ravages de l’islam (mahométisme) ; ainsi Mede, Elliott, Barnes, Wordsworth, Isaac Newton, l’évêque Newton, Daubuz, Keith, Faber, Williams, Doddridge, Frere, Scott, etc.
(2) Heretics (Bede and many others), Roman Catholics as well as Protestants, each one applying the prophecy to the heretics of his own day.(2) Haeretici (Beda et multi alii), tam Catholici Romani quam Protestantes, unusquisque prophetiam ad haereticos sui temporis accommodans.(2) Hérétiques (Bède et beaucoup d’autres), catholiques romains comme protestants, chacun appliquant la prophétie aux hérétiques de son temps.
The Roman Catholic writers (Bellarmine) see in the locusts Luther and the Protestants, while the Protestant writers (Ussher, Forbes, etc.) apply the prophecy to the Pope, the monks, and the inquisition.Scriptores Catholici Romani (Bellarmninus) in locustis Lutherum et Protestantes agnoscunt; at scriptores Protestantes (Ussher, Forbes, etc.) prophetiam referunt ad Papam, monachos, et Inquisitionem.Les auteurs catholiques romains (Bellarmin) voient dans les sauterelles Luther et les protestants, tandis que les auteurs protestants (Ussher, Forbes, etc.) appliquent la prophétie au pape, aux moines et à l’Inquisition.
Stern sees in the fifth trumpet all kinds of heresy, from the end of the fourth century, including the Pantheists of our own day.Stern in quinta tuba omnia genera haereseon videt, ab fine saeculi quarti, comprehensis Pantheistis aetatis nostrae.Stern voit dans la cinquième trompette toutes sortes d’hérésies, depuis la fin du IVᵉ siècle, y compris les panthéistes de notre époque.
III. The Futurists.—Some think that these locusts symbolize evil spirits, their appearance being still in thefuture (the ancient opinion); others think that literal locusts are intended (De Burgh, etc.).III. Futuristae. — Quidam putant has locustas spiritus malos symbolizare, quorum apparitio adhuc futura sit (sententia antiqua); alii censent locustas litterales significari (De Burgh, etc.).III. Les futuristes. — Les uns estiment que ces sauterelles symbolisent des esprits mauvais, leur apparition étant encore à venir (opinion ancienne) ; d’autres pensent qu’il s’agit de sauterelles littérales (De Burgh, etc.).
The torment is to continue five literal months (Todd, etc.).Cruciatus duraturus est quinque menses litterales (Todd, etc.).Le tourment doit durer cinq mois littéraux (Todd, etc.).
Fausset remarks: “I agree with Alford, De Burgh, etc., that these locusts from the abyss refer to judgments about to fall on the ungodly immediately before Christ's second advent.Fausset animadvertit: « Assentior Alford, De Burgh, etc., has locustas ex abysso ad iudicia pertinere, quae mox casura sunt in impios, statim ante secundum Christi adventum. »Fausset remarque : « Je suis d’accord avec Alford, De Burgh, etc., pour voir dans ces sauterelles venues de l’abîme des jugements prêts à s’abattre sur les impies, immédiatement avant la seconde venue du Christ. »
None of the interpretations which regard them as past are satisfactory.Nullae interpretationes, quae haec praeterita esse censent, satisfactoriae sunt.Aucune des interprétations qui les considère comme passées n’est satisfaisante.
Joel 1:2-7; 2:1-11, is strictly parellel, and expressly refers (2:11) to the day of the Lord great and very terrible; Joel 2:10 gives the portents accompanying the day of the Lord's coming, the earth quaking, the heavens trembling, the sun, moon, and stars withdrawing their shining; Joel 2:18, 31, 32, also point to the immediately succeeding deliverance of Jerusalem…Ioel 1,2–7; 2,1–11 arcte parallela sunt, et (2,11) expresse referunt ad diem Domini magnum et valde terribilem; Ioel 2,10 indicat prodigia diem Domini comitantia, terram quatientem, caelos contremiscentes, solem, lunam, stellas lumen suum retrahentes; Ioel 2,18.31.32 quoque ad liberationem Hierosolymae statim subsecuturam spectant…Joël 1,2-7 ; 2,1-11 est strictement parallèle et renvoie explicitement (2,11) au jour du Seigneur, grand et très terrible ; Joël 2,10 donne les prodiges qui accompagnent la venue du jour du Seigneur — la terre tremblant, les cieux frémissant, le soleil, la lune et les étoiles retirant leur clarté ; Joël 2,18.31.32 indiquent aussi la délivrance de Jérusalem qui suit immédiatement…
De Burgh confines the locust-judgment to the Israelite land, even as the sealed in Rev. VII. are Israelites… I incline to agree with him.”De Burgh iudicium locustarum ad terram Israeliticam coarctat, sicut signati in Apoc. VII Israelitae sunt… Eidem assentiri inclino.De Burgh limite le jugement des sauterelles au pays d’Israël, de même que les scellés d’Ap 7 sont des Israélites… Je penche pour partager son avis.
IV. The Spiritual System.—This is best represented by Milligan, whose summary we give: “All application to the host of the Mohammedans may be at once dismissed. The woe falls upon the whole world, not merely upon a part of it, and it is not permitted to affect the Redeemed Church. At the same time it cannot find its fulfilment in mere war, or in the calamities which war brings. The woe is obviously spiritual.”IV. Systema spirituale. — Hoc optime repraesentat Milligan, cuius summam damus: « Omnis applicatio ad exercitum Mahometanorum statim reiici potest. Vae in totum orbem cadit, non in partem tantum, nec Ecclesiam Redemptam afficere permittitur. Simul in solo bello aut in calamitates quas bellum affert suum adimpletum invenire non potest. Vae plane spirituale est. »IV. Le système spirituel. — Il est le mieux représenté par Milligan, dont nous donnons le résumé : « Toute application à l’armée des Mahométans peut être aussitôt écartée. Le malheur s’abat sur le monde entier, non sur une partie seulement, et il n’est pas permis qu’il atteigne l’Église rachetée. En même temps, il ne peut trouver son accomplissement dans la seule guerre, ni dans les calamités qu’elle entraîne. Le malheur est manifestement spirituel. »

1898. William McGregor

  • William McGregor (1843-1901), pasteur baptiste canadien, né le 31 octobre 1843 à Black River sur l'Île-du-Prince-Édouard, y grandit à Charlottetown, étudie un an au séminaire baptiste Andover de Newton (Connecticut), se marie au Nouveau-Brunswick en 1875, dont 5 enfants de 1879 à 1889, prêche dans plusieurs petites églises en Ontario, au Nouveau-Brunswick, puis s'installe à Barton, dans la baie Sainte-Marie, au comté de Digby, où une fois veuf il se remarie en 1893 et meurt en 1901. On a de lui une intéressante publication sur l'Apocalypse publiée par l'imprimerie du journal local, et tirée d'une de ses conférences. Bien que sa date de publication ne soit pas précisée, on peut la déduire de deux déclarations de l'auteur, qui dit page 5 que l'Apocalypse a été écrite “il y a 1802 ans”, et page 30, qu'elle l'a été “en l'an 96 de l'ère chrétienne”. Ce sermon nous montre un public et un pasteur canadiens qui connaissent clairement mieux le livre de Daniel que l'histoire de l'Ancien Monde, où ils imaginent des hordes de musulmans portant des turbans jaune et commandés par Attila, ainsi que des Jésuites sévissant dès les siècles les plus obscurs du moyen âge. On notera en revanche une intuition très remarquable de ce prédicateur, bon connaisseur de la Bible: le bruit des ailes de nos sauterelles lui fait immédiatement penser à celui des ailes des quatre vivants d'Ézéchiel (1,24), bruit lui-même semblable à la voix du Tout-Puissant.
  • W. McGregor, A Lecture on the Apocalypse. By Rev. W. McGregor (31 p.), Digby (Nouvelle Écosse), Digby Courier, 1898, p 15.
anglais (1897)latin (2025)français (2025)
And the fifth angel sounded, and another star fell from heaven.Et quintus angelus tuba cecinit, et alia stella e caelo cecidit.Et le cinquième ange sonna de la trompette, et une autre étoile tomba du ciel.
He, showing it means a person, had the key of the bottomless pit, and on opening it, the sun, meaning the Bible, was darkened by the smoke that came out of it.Ille, significans hominem, clavem abyssi habebat; et, ea aperta, sol — id est Biblia — obscuratus est a fumo qui inde exiit.Celui-ci, montrant qu’il s’agit d’une personne, avait la clef de l’abîme ; et, lorsqu’il l’ouvrit, le soleil — c’est-à-dire la Bible — fut obscurci par la fumée qui en sortit.
Locusts came out of this smoke and hurt those not having the seal of God in their foreheads.Ex hoc fumo exierunt locustae quae laeserunt eos qui signum Dei in frontibus non habebant.De cette fumée sortirent des sauterelles qui blessèrent ceux qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur le front.
These locusts were, no doubt, the swarms of monks, nuns, friars, indulgence-sellers, Jesuits, etc., that existed in the Dark Ages; for the smoke that came out of the bottomless pit darkened the light of the Gospel, and they came out of it.Hae locustae, haud dubie, erant turbae monachorum, monialium, fratrum, venditorum indulgentiarum, Jesuitarum aliorumque, qui in saeculis tenebrosis exstiterunt; nam fumus qui ex abysso ascendit lumen Evangelii obscuravit, atque illi inde prodierunt.Ces sauterelles furent sans doute les nuées de moines, de nonnes, de frères, de vendeurs d’indulgences, de jésuites, etc., qui existèrent durant les siècles obscurs ; car la fumée sortie de l’abîme obscurcit la lumière de l’Évangile, et elles en sortirent.
They could not hurt those sealed in their foreheads, that is the Christians who understood the Bible.Illi autem signatos in frontibus laedere non poterant, id est Christianos qui Scripturam intellexerunt.Ils ne pouvaient nuire à ceux qui étaient marqués au front, c’est-à-dire aux chrétiens qui comprenaient la Bible.
They hurt those not understanding the Bible by teaching them false doctrines and robbing them of money to pray souls out of purgatory.Illos autem, qui Scripturam non intellexerunt, laedebant, doctrinis falsis traditis et pecunias extorquendo ut animas e purgatorio precibus liberarent.Mais ils faisaient du mal à ceux qui ne comprenaient pas la Bible, en leur enseignant de fausses doctrines et en leur extorquant de l’argent pour délivrer les âmes du purgatoire.
No doubt but this star is the pope of Rome, and purgatory the bottomless pit, that he had the key of.Haud dubium quin haec stella sit papa Romanus, et purgatorium abyssus cuius clavem habebat.Il ne fait aucun doute que cette étoile représente le pape de Rome, et le purgatoire l’abîme dont il détenait la clef.
One of the popes, in the ninth century, claimed to have power to change the state of the dead, to let souls out of purgatory the bottomless pit.Unus e pontificibus, saeculo nono, gloriatus est se potestatem habere mutandi statum mortuorum, ut animas e purgatorio, id est ex abysso, emitteret.L’un des papes, au IXᵉ siècle, prétendit avoir le pouvoir de changer l’état des morts et de libérer les âmes du purgatoire, c’est-à-dire de l’abîme.
These locusts could not injure us; we know by the light of the Bible that there is no purgatory—the blood of Jesus cleanses from all sin.Hae locustae nobis nocere non possunt; lumine Biblico novimus nullum purgatorium exstare: sanguis Iesu ab omni peccato purgat.Ces sauterelles ne peuvent nous nuire ; nous savons, à la lumière de la Bible, qu’il n’existe pas de purgatoire : le sang de Jésus purifie de tout péché.
Some say the locusts are the Mahometans under Atilla—the scourge of God, because they wore yellow turbans.Aliqui dicunt locustas Mahometanos sub Attila, flagellum Dei, fuisse, quia turbana lutea gerebant.Certains disent que les sauterelles représentent les mahométans sous Attila, le fléau de Dieu, parce qu’ils portaient des turbans jaunes.
But the Holy Spirit is not describing head-dresses.Sed Spiritus Sanctus de ornamentis capitis non loquitur.Mais le Saint-Esprit ne parle pas de coiffures.
They wore crowns like gold, not of gold, as the four and twenty elders had.Coronas gerebant similes auro, non ex auro, sicut viginti quatuor seniores habuerunt.Ils portaient des couronnes semblables à de l’or, non faites d’or, comme les vingt-quatre anciens en avaient.
It could not have been Mahometans, for they killed Christians; but the locusts were not to hurt those who were sealed in their foreheads.Non potuerunt esse Mahometani, nam Christianos necabant; locustae vero non debebant laedere eos qui in frontibus signati erant.Il ne pouvait s’agir de mahométans, car ils tuaient les chrétiens ; or les sauterelles ne devaient pas faire de mal à ceux qui étaient marqués au front.
The sound of the locusts wings were not as the sound of the wings of the four beasts who worship God—like the voice of the Almighty—but as the sound of many chariots running to battle.Sonus alarum locustarum non fuit sicut sonus alarum quattuor animalium Deum adorantium — instar vocis Omnipotentis — sed sicut fragor multorum curruum ad proelium currentium.Le bruit des ailes des sauterelles n’était pas comme celui des ailes des quatre êtres adorant Dieu — semblable à la voix du Tout-Puissant — mais comme le fracas de nombreux chars courant au combat.
They had breastplates of iron—they were shielded by the Roman Empire—the iron part of the image Nebuchadnezzar saw.Thoraces ferreos habebant — a Romano imperio muniti erant — parte ferrea imaginis quam Nabuchodonosor vidit.Elles avaient des cuirasses de fer — elles étaient protégées par l’Empire romain — la partie de fer de l’image que Nabuchodonosor vit.
This image was composed of gold, silver, brass and iron, and signified the Babylonian, Persian, Grecian and Roman kingdoms, and corresponded with the four beasts that Daniel saw.Haec imago ex auro, argento, aere et ferro constabat, et regna Babylonium, Persarum, Graecorum et Romanorum significabat, ac quadrupedibus quattuor quae Daniel vidit respondebat.Cette image était composée d’or, d’argent, d’airain et de fer, et elle représentait les royaumes babylonien, perse, grec et romain, correspondant aux quatre bêtes que Daniel avait vues.

1899. Odilon Redon

  • Odilon Redon (peintre symboliste et onirique français, 1840-1916), Une grande étoile tomba du ciel, lithographie en noir sur papier chinois crème, 1899.
    • Remarque. — Bien que le titre de cette gravure se réfère au verset 8,10 de l'Apocalypse, on y voit des sauterelles, ce qui signifie soit que ce titre est erroné et n'a pas été donné par l'artiste lui-même, ou bien que ce dernier identifie, non sans de très bonnes raisons, les deux étoiles dont parle l'Apocalypse, celle qui tombe en 8,10, et celle qu'en 9,1 le voyant observe après qu'elle est tombée.

1899. Cresswell Strange

  • Cresswell Strange (1842-1905), prêtre catholique anglais chanoine résident de Worcester.
  • Cresswell Strange, Instructions on the Rvelation of St. John the Divine, being an attempt to make this book more intelligible to the ordinary reader and so to encourage the study of it, by Rev. Cresswell Strange, M.A. (XX+331 p.), Longmans, Green et Cie, 1899, p. 124-127.
anglais (1899)latin (2025)français (2025)
The imagery is familiar to us in the second chapter of the Book of the Prophet Joel, and Dr. Pusey's note thereon is well worth transcribing: “The allegory is so complete that the prophet compares them to those things which are, in part, intended under them warriors, horses, and instruments of war.Imago nobis nota est in capite secundo Libri Prophetae Ioel, et annotatio Doctoris Pusey de hoc loco digna est quae transcribatur: “Allegoria tam est completa ut propheta eas comparet iis rebus quae partim sub iis intelliguntur—bellatoribus, equis, instrumentis bellicis.”Cette imagerie nous est familière au second chapitre du livre du prophète Joël, et la note du Dr Pusey à ce sujet mérite d’être transcrite : « L’allégorie est si complète que le prophète les compare aux choses qui, en partie, sont visées sous elles — guerriers, chevaux et instruments de guerre. »
The object of the allegory is to describe the order and course of the Divine judgments how they are terrific, irresistible, universal, overwhelming, penetrating everywhere, overspreading all things, excluded by nothing.Finis allegoriae est describere ordinem et cursum iudiciorum divinorum: quam sint terribilia, inevitabilia, universalia, vastantia, ubique penetrantia, omnia cooperientia, a nullo exclusa.Le but de l’allégorie est de décrire l’ordre et le cours des jugements divins : combien ils sont terrifiants, irrésistibles, universels, écrasants, pénétrant partout, couvrant toute chose, n’exclus par rien.
One feature of the judgment, however, is that these locusts, with their scorpion-like power to sting, are not to hurt that which is their natural food, but mankind, and of them only those who have not the seal of God in their foreheads.Unus tamen iudicii character est quod hae locustae, potestate aculeandi instar scorpionum, non laesurae sunt id quod earum cibus naturalis est, sed genus humanum, atque ex eo tantum eos qui signaculum Dei in frontibus non habent.Un trait du jugement, toutefois, est que ces sauterelles, avec leur pouvoir de piquer semblable à celui des scorpions, ne doivent pas nuire à ce qui est leur nourriture naturelle, mais aux hommes, et parmi eux seulement à ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front.
The immunity of Christ's people from this one specific calamity seems to mark it as being of a spiritual character, such as superstition, error, agnosticism, infidelity, and all kinds of moral evil.Immunitas populi Christi ab hac una calamitate specifica videtur indicare indolem spiritualem, quales sunt superstitio, error, agnosticismus, incredulitas, atque omnis generis malum morale.L’immunité du peuple du Christ à l’égard de cette calamité particulière semble marquer qu’elle est de nature spirituelle — superstition, erreur, agnosticisme, infidélité et toutes sortes de maux moraux.
Yet notice again that the power to kill is withheld.Attamen iterum animadvertendum est potestatem occidendi denegari.Remarquez pourtant encore que le pouvoir de tuer est retenu.
That comes afterwards in the ascending scale of awful judgment.Id postea venit in scala ascendente tremendi iudicii.Cela vient ensuite dans l’échelle ascendante du jugement effroyable.
This is limited to an agony so great that they would welcome death gladly, could it only come to them.Hoc coarctatur ad tantam agoniam ut mortem libenter exciperent, si modo ad eos venire posset.Ici, il se limite à une agonie si grande qu’ils accueilleraient la mort avec joie, si seulement elle pouvait venir à eux.
The ordinary locust has no sting; this has. It represents the sting of sin, which destroys peace.Locusta vulgaris aculeum non habet; haec vero habet. Repraesentat aculeum peccati, qui pacem delet.La sauterelle ordinaire n’a pas d’aiguillon ; celle-ci en a un. Elle représente l’aiguillon du péché, qui détruit la paix.
It is, however, difficult to harmonize this view with the expression “five months.” The conjectures as to its meaning are, naturally, as diverse as the various Apocalyptic explanations. Difficile tamen est hanc sententiam componere cum locutione « quinque menses ». Coniecturae de eius sensu sunt, ut par est, tam diversae quam variae sunt expositiones Apocalypticae.Il est toutefois difficile d’harmoniser ce point de vue avec l’expression « cinq mois ». Les conjectures sur sa signification sont, naturellement, aussi diverses que les différentes explications apocalyptiques.
It is most probably intended to imply a short period in contrast to the “everlasting gospel.”Verisimillime significare vult spatium breve, oppositum « evangelio aeterno ».Il est très probable qu’elle veut simplement indiquer une courte période, par contraste avec « l’Évangile éternel ».
Many forms of error, which once moved the masses, have now become mere words, as we hope those of today may become; but they bring acute misery upon those whom they affect, and this is imaged by the scorpion-sting “the torment of a scorpion when he striketh a man.”Multae formae erroris, quae olim turbas commovebant, nunc in sola verba redactae sunt—sicut speramus hodiernas quoque fore—; sed iis quos afficiunt acerbum inferunt dolorem; idque imagine aculei scorpionis exprimitur, « cruciatus scorpionis cum percutit hominem ».Beaucoup de formes d’erreur, qui jadis soulevaient les foules, ne sont plus aujourd’hui que des mots — comme nous espérons que le deviendront celles d’aujourd’hui — ; mais elles apportent une misère aiguë à ceux qu’elles touchent, et cela est figuré par l’aiguillon du scorpion : « le tourment du scorpion quand il frappe un homme ».
Mr. Wood, in his valuable work on natural history, says that “of all the spider race, the scorpions are most dreaded, and justly so. These strange beings are at once recognized by their large claws and the armed tail. This member is composed of six joints, the last being modified into an arched point, very sharp, and communicating with two poison glands in the base of the joint. With this weapon the scorpion wounds its foes, striking smartly at them, and by the same movement driving some of the poison into the wound. The pain is most severe, and the health much injured for the time, the whole limb throbbing with shooting pangs, and the stomach oppressed with overpowering nausea.”Dominus Wood, in pretioso opere de historia naturali, ait: « Ex omni genere araneorum, scorpiones maxime metuuntur, nec iniuste. Haec animalia mira statim agnoscuntur magnis unguibus et cauda armata. Membrum illud ex sex articulis constat; ultimus in acutum hamum curvatum mutatus est, qui cum duabus glandulis veneni in basi articuli communicat. Hoc telo scorpio hostes sauciat, ictu celeri eos percutiens atque eodem motu aliquid veneni in vulnus immittens. Dolor gravissimus est, et valetudo ad tempus vehementer laeditur: totum membrum pulsat doloribus traiectantibus, et venter gravissima nausea premitur. »M. Wood, dans son précieux ouvrage d’histoire naturelle, dit que « de toute la race des araignées, ce sont les scorpions qu’on redoute le plus, et non sans raison. Ces êtres étranges se reconnaissent d’emblée à leurs grandes pinces et à leur queue armée. Ce membre est composé de six articles ; le dernier est modifié en une pointe arquée, très acérée, et il communique avec deux glandes à venin à la base de l’article. De cette arme le scorpion blesse ses ennemis, les frappant vivement et, par le même mouvement, injectant une partie du venin dans la plaie. La douleur est très aiguë, la santé fortement atteinte pour un temps : tout le membre palpite d’élancements, et l’estomac est accablé d’une nausée écrasante. »
A further description follows, which we must, I think, postpone the consideration of till our next Instruction.Sequitur porro descriptio, cuius considerationem, ut opinor, ad proximam Instructionem differre oportebit.Une description plus détaillée suit, dont il faut, je crois, remettre l’examen à notre prochaine Instruction.
It will be sufficient here to say that, suggested as it is by the appearance of the locusts, it is all symbolical, and fits in exactly with the nature, character, and results of anti-christian error.Hoc tantum hic dicere satis erit: quippe quod ex specie locustarum suggeritur, totum symbolicum est, atque prorsus congruit naturae, indoli et effectibus erroris antichristiani.Il suffira de dire ici que, inspirée par l’apparence des sauterelles, la description est entièrement symbolique, et qu’elle s’accorde exactement avec la nature, le caractère et les effets de l’erreur antichrétienne.
What we have to do is, remembering these sore judgments of Almighty God, to be ourselves ever on the watch against anything that may tend, in ourselves or others, towards departure from the faith, or towards weakening it or toning it down; against worldly maxims, which are often opposed, in subtle and specious way, to God's revelation; against “anythingarianism,” or “nothingarianism; ” against irreligious aestheticism, and many another thing, perhaps attractive in itself, in place of a Christ deposed!Quod nobis agendum est—his gravissimis iudiciis Omnipotentis memoria retentis—hoc est: vigilare semper contra quidquid in nobis vel aliis ad defectionem a fide, vel ad eam debilitandam aut extenuandam, vergere possit; contra maximas saeculares, quae saepe, callido et specioso modo, revelationi Dei adversantur; contra “anythingarianism” aut “nothingarianism” (ut vulgo dicitur); contra aestheticismum irreligiosum; atque contra multa alia, fortasse per se attractiva, Christo deturbato substituta!Ce que nous avons à faire, c’est — gardant en mémoire ces durs jugements du Dieu tout-puissant — veiller sans cesse contre tout ce qui, en nous ou chez les autres, pourrait conduire à s’écarter de la foi, ou à l’affaiblir ou la diluer ; contre les maximes mondaines, souvent opposées, d’une manière subtile et spécieuse, à la révélation de Dieu ; contre l’« anythingarianism » ou le « nothingarianism » ; contre l’esthétisme irréligieux ; et contre bien d’autres choses, peut-être séduisantes en elles-mêmes, à la place d’un Christ détrôné !
All of us who have our eyes open can see that the tendency of much modern life and thought is, undoubtedly, in the direction I have indicated.Omnes nos, qui oculos apertos habemus, cernere possumus inclinationem non parvae partis vitae ac cogitationis hodiernae haud dubie tendere in eam partem quam significavi.Nous tous qui avons les yeux ouverts pouvons voir que l’orientation d’une grande part de la vie et de la pensée modernes va, sans conteste, dans le sens que j’ai indiqué.
There is a school which is most attractive, which eschews the low, and the mean, and the vicious, and the unmanly, but it is a school in which Christ reigns not; it is without Christ, without His Church, without His sacraments.Est quaedam schola valde attractiva, quae abhorret ab ignobili, ab abiecto, a vitioso, ab effeminato; sed schola est in qua Christus non regnat: sine Christo est, sine Ecclesia eius, sine sacramentis eius.Il est une école des plus séduisantes, qui se garde de ce qui est bas, vil, vicieux, peu viril ; mais c’est une école où le Christ ne règne pas : sans Christ, sans son Église, sans ses sacrements.
“There shall arise false Christs, and false prophets, and shall show great signs and wonders; insomuch that, if it were possible, they shall deceive the very elect. Behold, I have told you before” (St. Matt. XXIV. 24, 25).« Surgent enim pseudochristi et pseudoprophetae, et dabunt signa magna et prodigia, ita ut in errorem inducantur, si fieri potest, etiam electi. Ecce praedixi vobis. » (Matt. 24, 24-25, Vulg.)« Il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils feront de grands signes et prodiges, au point de séduire, si possible, même les élus. Voici, je vous l’ai prédit. » (Mt 24, 24-25).
There is another school described in Barabbas. “The animal man, blindly conscious of the creative soul of the universe, yet doubting all manifestations of that soul, and thrusting his own narrow fears and scepticisms forward to obstruct and bar out the very presence of the eternal.” (M. Corelli, Barabbas, p. 388.)Alia schola in Barabbas describitur: « Homo animalis, caeca quadam conscientia animae creatricis universi praeditus, tamen omnibus illius animae manifestationibus diffidens, proprias angustas formidines et scepticismos propellens, ut ipsam praesentiam Aeterni impediat atque arceat. » (M. Corelli, Barabbas, p. 388.)Une autre « école » est décrite dans Barabbas : « L’homme animal, obscurément conscient de l’âme créatrice de l’univers, mais doutant de toute manifestation de cette âme, poussant en avant ses peurs étroites et ses scepticismes pour faire obstacle et barrer l’accès à la présence même de l’Éternel. » (M. Corelli, Barabbas, p. 388.)
Lies vulgar and lies refined, errors common or errors aesthetic, all cost little trouble to keep up. “It is the nature of error to propagate itself in endless forms, but the truth will need testifying to and fighting for and dying for through ages yet to come.” (ibid.)Mendacia vulgaria et politiora, errores vulgares vel “aesthetici,” parvo negotio aluntur. « Erroris natura est ut se in formas interminas propaget; veritas autem per saecula ventura testibus indigebit, pro ea pugnandum erit atque etiam moriendum. » (ibid.)Mensonges grossiers ou raffinés, erreurs communes ou « esthétiques », tout cela se maintient à peu de frais. « La nature de l’erreur est de se propager en d’infinies formes ; mais la vérité demandera encore des témoins, des combats et des martyrs pendant des âges à venir. » (ibid.)
The test of all spiritual fabrics is their capacity to stand the strain of wild and rough experiences!Probatio omnium structurarum spiritualium est earum capacitas tolerandi vim rerum asprarum ac turbulentarum.La pierre de touche de toute construction spirituelle, c’est sa capacité de tenir sous la tension d’épreuves dures et sauvages.
“The Catholic Church through all vicissitudes has yet endured. Body after body naming the Name of Christ have arisen, and seemed to succeed better than the Church for a time—generally through some defect in her teaching or character: for it has been generally through the fault of the Church that they have arisen, and on the neglect of the Church’s duty that they have spread.Ecclesia Catholica per omnes vicissitudines usque adhuc perduravit. Coetus complures, nomen Christi profitentes, exorti sunt, et visi sunt aliquandiu melius quam Ecclesia succedere, plerumque ob aliquod vitium in eius doctrina vel moribus; nam plerumque ex culpa ipsius Ecclesiae orti sunt, atque in neglectu officii Ecclesiae latius propagati.« L’Église catholique, à travers toutes les vicissitudes, a subsisté. Des groupes après d’autres, invoquant le Nom du Christ, se sont levés et ont paru mieux réussir que l’Église pour un temps — le plus souvent en raison d’un défaut dans son enseignement ou dans sa tenue : car, le plus souvent, c’est par la faute de l’Église qu’ils sont nés et sur le terrain du manquement de l’Église à son devoir qu’ils se sont répandus. »
But these bodies have not exhibited lasting-power.At hi coetus vim permanendi non ostenderunt.Mais ces corps n’ont pas montré de pouvoir de durée.
Any great catastrophe which, as it were, shatters the structure of human society down to its foundations, brings to nought multitudes of enterprises which seemed successful.Quaelibet ingens calamitas, quae velut fundamenta structurae societatis humanae concutit, in nihilum redigit multitudinem inceptorum quae prospere successisse videbantur.Toute grande catastrophe qui, pour ainsi dire, ébranle jusqu’aux fondements la structure de la société humaine réduit à néant une multitude d’entreprises qui paraissaient réussir.
But there is one society which has exhibited a marked capacity for lasting, which, after whatever vicissitudes, has shown that it has still the power of recovery and persistence.At una societas est quae insignem capacitatem perdurandi ostendit, quae, quibuscumque vicissitudinibus, vim se reficiendi et perseverandi adhuc demonstravit.Mais il est une société qui a montré une remarquable capacité de durer et qui, à travers toutes les vicissitudes, a prouvé qu’elle possède toujours le pouvoir de se relever et de persister.
This is that Church which is rooted on the word of Christ and His apostles, which has the succession; in which His sacraments are administered according to His appointment; which holds to His apostolic tradition and appeals back to His sacred Scriptures. “That is the test—to last!” (2)Haec est illa Ecclesia quae in verbo Christi et Apostolorum eius radicata est; quae successionem habet; in qua sacramenta eius, secundum ipsius institutionem, administrantur; quae traditioni apostolicae adhaeret et ad Scripturas sacras eius recurrit. « Hoc est examen: permanere! » (2)C’est cette Église qui est enracinée dans la parole du Christ et de ses apôtres ; qui possède la succession ; où ses sacrements sont administrés selon son institution ; qui tient à sa tradition apostolique et en appelle à ses saintes Écritures. « Voilà le critère : durer ! » (2)
(2) The Sermon on the Mount: A Practical Exposition, by Canon Gore, p. 185.(2) The Sermon on the Mount: A Practical Exposition, auct. Canon Gore, p. 185.(2) The Sermon on the Mount: A Practical Exposition, par le chanoine Gore, p. 185.

1900. Frédéric Godet

* Frédéric Louis Godet (1812-1900), théologien réformé et exégète suisse. Aumônier pour le roi de Prusse, et précepteur du prince royal, le futur empereur Frédéric-Guillaume, pasteur (1851-1866), professeur d’exégèse biblique à Neuchâtel (1851-1887), traduit en plusieurs langues et longtemps republié, dirigeant une équipe de traducteurs et d'annotateurs qui produit de 1879 à 1900 une Bible annotée qui fera longtemps référence dans les milieux évangéliques.

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9,5. Ce terme de cinq mois est répété à verset 10. Peut-être doit-il indiquer simplement une durée limitée et courte, cinq étant la moitié de dix.9,5. Hic terminus quinque mensium, qui etiam in versu 10 repetitur, fortasse simpliciter tempus breviter limitatum significare debet, quinque enim est dimidium decem.9,5. This expression “five months,” repeated again in verse 10, may simply indicate a short and limited period, since five is half of ten.
Suivant d'autres, ce seraient les cinq mois, de mai à septembre, où les sauterelles apparaissent. Leurs ravages dureraient toute la saison pendant laquelle elles sont à redouter.Alii autem putant hos quinque menses esse eos, a Maio ad Septembrem, quibus locustae apparere solent. Earum vastationes per totam illam tempestatem durant, qua timentur.According to others, these would be the five months—from May to September—during which locusts commonly appear. Their ravages last throughout the whole season during which they are to be feared.
apoc.5mois.1851-1900.txt · Dernière modification : de bernard