IESOUS

Retour sur les origines chrétiennes

Outils pour utilisateurs

Outils du site


apoc.5mois.1901-1950

Table des matières

Bernard Gineste (2025)

"Cinq mois" (Apoc. 9,5.10)

10. Réception de 1901 à 1950

1901-1950

1901. William Ruble

  • William Ruble (1823-1905), auteur étatsunien né en Virgine, marié en Indiana et mort en Orégon, ministre de la Christian Church, alias Disciples of Christ, alias Restoration movement, courant protestant important au XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ, actif notamment en Ohio et dans le Midwest et publiant de nombreux traités bibliques et commentaires populaires. Ruble représente ici une forme tardive mais encore structurée de l’historicisme apocalyptique anglo-américain.
  • William Ruble, The Wonders of the Revelation of Jesus Christ, being an Expository Treatment of the closing book of the Bible, in which the History of the Fulfillment of iIts Prophecies and Wonderful Symbolical Forecasts are definitely, logically and consistently located, treated and explained, by William Ruble, Author of “Letters to the Jews and Gentiles” (XI+265 p.), Cincinnati (Ohio), Standard Publishing, 1901, pp. 58-60.
anglais (1901)latin (2026)français (2026)
It is stated that “this torment was to last five months.”Dicitur hunc cruciatum per quinque menses duraturum esse.Il est déclaré que « ce tourment devait durer cinq mois ».
Here the apostle sees much of this panorama in symbol, and doubtless the five months are symbols; and, if symbolical, the days in these months will stand for years, and as there are one hundred and fifty days in five months, the duration would be one hundred and fifty years, counting thirty days for a month.Hic apostolus magnam huius spectaculi partem per symbola contemplatur, atque haud dubium est quin quinque menses symbolici sint; quod si ita est, dies horum mensium annos significabunt, et cum quinque mensibus centum quinquaginta dies respondeant, spatium temporis centum quinquaginta annorum erit, singulis mensibus triginta diebus computatis.Ici l’apôtre contemple une grande partie de ce panorama sous forme symbolique, et il ne fait guère de doute que les cinq mois soient symboliques ; et s’ils sont symboliques, les jours de ces mois représentent des années, et comme il y a cent cinquante jours dans cinq mois, la durée serait de cent cinquante ans, en comptant trente jours par mois.
It is usual for expositors here to refer to Ezekiel, where God gives the prophet a day for a year.Solet hic a commentatoribus ad Ezechielem referri, ubi Deus prophetae diem pro anno assignat.Il est d’usage chez les exégètes de se référer ici à Ézéchiel, où Dieu donne au prophète un jour pour une année.
But in the case of Ezekiel it is explained to be a day for a year; but here in Revelation ix. 11 there is no explanation of the symbol given.At in casu Ezechielis explicite declaratur diem pro anno accipiendum esse; hic autem in Apocalypsi IX, 11 nulla symboli explicatio datur.Mais dans le cas d’Ézéchiel, il est expliqué qu’il s’agit d’un jour pour une année ; tandis qu’ici, en Apocalypse 9,11, aucune explication du symbole n’est donnée.
In such cases it would be arbitrary and wrong to so interpret months and days, unless it is known that the writer is dealing in symbols; in that case it is admissible.In huiusmodi casibus arbitrarium ac prorsus iniustum esset menses et dies ita interpretari, nisi constet scriptorem symbolice loqui; quo posito, talis interpretatio admittitur.Dans de tels cas, il serait arbitraire et erroné d’interpréter ainsi les mois et les jours, à moins qu’il ne soit établi que l’auteur traite de symboles ; dans ce cas, une telle interprétation est admissible.
And this is the case here, because it would seem to be impossible to make such havoc and consternation and agony in the short space of five literal months.Id vero hic locum habet, quippe quod videatur impossibile tantam vastationem, tantum terrorem atque tantam agoniam intra breve spatium quinque mensium literalium efficere.Et tel est bien le cas ici, car il semblerait impossible de produire une telle dévastation, une telle consternation et une telle agonie dans le court espace de cinq mois pris au sens littéral.
We understand, then, that this agony is limited to one hundred and fifty years, and it is a fact that the aggressive period of the Saracens is nearly exactly limited to one hundred and fifty years.Intellegimus igitur hanc agoniam ad centum quinquaginta annos limitari; atque re vera tempus aggressionis Saracenorum fere ad idem spatium centum quinquaginta annorum exacte circumscribitur.Nous comprenons donc que cette agonie est limitée à cent cinquante ans, et il est de fait que la période agressive des Sarrasins est presque exactement limitée à cent cinquante ans.
In 750 the Mahometans split asunder, and their aggressive work ceased, and in 780, or about that time, they began to announce the principle of peace, and manifested a desire to live at peace with their neighbors.Anno 750 Mahometani inter se divisi sunt, atque eorum opus aggressivum cessavit; et circa annum 780 principium pacis profiteri coeperunt, voluntatemque ostenderunt pacifice cum finitimis suis vivere.En 750, les Mahométans se divisèrent entre eux, et leur action agressive cessa ; et vers 780, ou à peu près à cette époque, ils commencèrent à proclamer le principe de la paix et manifestèrent le désir de vivre en paix avec leurs voisins.
This movement of the Saracens destroyed all the Hastern Empire of Rome and Constantinople east of Asia Minor, and all Syria, Egypt, North Africa, and Spain in Europe.Hic motus Saracenorum totum imperium Romanum orientale Constantinopolitanum ad orientem Asiae Minoris delevit, itemque universam Syriam, Aegyptum, Africam Septentrionalem atque Hispaniam in Europa.Ce mouvement des Sarrasins détruisit tout l’Empire romain oriental de Rome et de Constantinople à l’est de l’Asie Mineure, ainsi que toute la Syrie, l’Égypte, l’Afrique du Nord et l’Espagne en Europe.
There can be no question but that Mahometanism was about as good in the sight of God as the Christianity of that part of the world overrun by the Saracens.Nullum est dubium quin Mahometanismus apud Deum fere aeque bonus fuerit ac christianitas illius regionis mundi a Saracenis occupatae.Il ne peut y avoir de doute que le mahométisme fut, aux yeux de Dieu, à peu près aussi bon que le christianisme de cette partie du monde envahie par les Sarrasins.
I speak for the majority; of course there were some genuine Christians in all those countries; this is provided for in the text, for they were commanded to not hurt any only those who had not the seal of God in their foreheads.De maiori parte loquor; sane erant in omnibus illis regionibus quidam veri christiani; id ipsum in textu provisum est, cum praeceptum sit ne quemquam laederent, nisi eos tantum qui sigillum Dei in frontibus suis non haberent.Je parle pour la majorité ; bien entendu, il y avait dans tous ces pays quelques chrétiens authentiques ; cela est prévu dans le texte, car il leur fut ordonné de ne nuire à personne, sinon seulement à ceux qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur le front.
There is one thing more.Unum adhuc restat.Il y a encore une chose.
These locusts had tails, and stings in their tails, and in their tails is power to hurt men five months.Locustae istae caudas habebant, et aculeos in caudis suis, atque in caudis earum potestas erat homines per quinque menses laedendi.Ces sauterelles avaient des queues, et des aiguillons dans leurs queues, et dans leurs queues se trouvait le pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois.
Some interpret this too literally.Nonnulli hoc nimis ad litteram interpretantur.Certains interprètent cela de manière trop littérale.
The solution of this symbol must be found in its power to hurt men, for this is what these tails are said to do.Solutio huius symboli in ipsa potestate homines laedendi reperienda est, nam hoc est quod hae caudae facere dicuntur.La solution de ce symbole doit être cherchée dans son pouvoir de faire du mal aux hommes, car c’est là ce que ces queues sont dites accomplir.
It is hardly necessary to state that the tail is usually behind.Vix opus est dicere caudam plerumque posteriorem esse.Il est à peine nécessaire de dire que la queue se trouve ordinairement à l’arrière.
As the Saracens pushed their conquest, it was death, tribute, or Mahometanism; and they kept behind them, wherever they went, power to enforce or perpetuate these conditions in all the provinces which they subdued.Cum Saraceni imperium suum proferre pergerent, mors, tributum aut Mahometanismus proponebatur; atque post se, quocumque irent, potestatem retinebant has condiciones in omnibus provinciis quas subegerant vel imponendi vel perpetuandi.À mesure que les Sarrasins étendaient leur conquête, l’alternative était la mort, le tribut ou le mahométisme ; et ils laissaient derrière eux, partout où ils allaient, le pouvoir d’imposer ou de perpétuer ces conditions dans toutes les provinces qu’ils avaient soumises.
Any ordinary conquest might be subject to change, as the different rulers succeeded each other, as was the case in the Greek or Byzantine Empire.Quaecumque ordinaria conquestio mutationi obnoxia esse poterat, prout diversi rectores sibi invicem succedebant, sicut accidit in imperio Graeco sive Byzantino.Toute conquête ordinaire pouvait être sujette à des changements, selon que différents dirigeants se succédaient, comme ce fut le cas dans l’Empire grec ou byzantin.
If the emperor sided with the doctrine of Rome, the church was affected by his view of things.Si imperator doctrinam Romanam amplectebatur, ecclesia sententia eius afficiebatur.Si l’empereur se rangeait à la doctrine de Rome, l’Église était affectée par sa manière de voir les choses.
But if, perchance, he adopted Arian views, the church was affected that way, but it was not so with this Saracen conquest.Sin forte Arianas opiniones suscipiebat, ecclesia eo modo afficiebatur; at secus accidit in hac Saracenorum conquestione.Mais s’il adoptait par hasard des opinions ariennes, l’Église en était affectée de cette manière ; or il n’en alla pas ainsi avec cette conquête sarrasine.
It was a permanent thing, and the agony caused thereby would prevail during the formative period of that empire.Res permanens fuit, atque agonia inde orta per tempus formativum illius imperii dominaretur.Ce fut une réalité permanente, et l’agonie qu’elle engendra prévalut durant la période de formation de cet empire.

1901. William Kelly

  • William Kelly, (1821-1906), conférencier, écrivain et théologie protestant irlandais appartenant à l'aile dure du mouvement des Frères de Plymouth, c'est-à-dire à celle des partisans de John Nelson Darby (1800-1882), dont il publiera le recueil des œuvres, et après la mort duquel il développera sa propre secte.
  • William Kelly, The revelation of John, edited in Greek with a new english version and a statement of the chief authorities and various readings by William Kelly (IV+67 p.), London, Williams et Morgate, 1860.
  • William Kelly, Lectures on the book of Revelation by William Kelly (XV+416 p.), Londres, Williams et Norgate, 1861.
  • William Kelly, Remarques sur le livre de l'Apococalypse par William Kelly. Traduit de l'anglais (2 volumes: 381+456 p.), Paris, Grassart et Meyrueis, 1865.
  • William Kelly, Lectures introductory to the study of the Acts, the catholic Epistles, and the Revelation, by William Kelly (XX+580 p.), London, W. H. Broom, 1870.
  • William Kelly, The Revelation expounded by William Kelly () 1901. Réédition 1903.
  • William Kelly, The Revelation expounded by William Kelly () Londres, Thomas Weston, 1904.
  • William Kelly, The Revelation Expounded by William Kelly, with a New Translation. Fourth Edition, 1912.
  • William Kelly, The Revelation expounded by William Kelly. Reprint 1970. (264 p.), Oak Park (Illinois), 1970, p. 118-124.
anglais (1901)latin (2026)français (2026)
CHAP. IX.CAP. IX.CHAP. IX.
In chapter IX. the two next or fifth and sixth Trumpets are described with minute care, as indeed these are two of the Woe-trumpets.In capite IX duae sequentes seu quinta et sexta Tuba accuratissime describuntur, quippe quae duae ex Tubis Vae sint.Au chapitre IX, les deux trompettes suivantes, c’est-à-dire la cinquième et la sixième, sont décrites avec un soin minutieux, car ce sont en effet deux des trompettes de malheur.
There remains the third Woe-trumpet, the last of the seven, which is set forth at the end of chap. XI., and brings us the closing scene in a general way to the end.Restat tertia Tuba Vae, ultima septem, quae in fine capitis XI exponitur et nos generatim ad ultimam scenam usque ad finem perducit.Il reste la troisième trompette de malheur, la dernière des sept, qui est exposée à la fin du chapitre XI et nous conduit de manière générale à la scène finale jusqu’à la fin.
The first of the Woe-trumpets consists of the symbolic locusts led by the ominous Apollyon, to whom was given, as its angel, the key of the abyss.Prima Tubarum Vae constat ex locustis symbolicis ductis ab ominoso Apollyone, cui tamquam angelo clavis abyssi data est.La première des trompettes de malheur consiste en des sauterelles symboliques conduites par le sinistre Apollyon, à qui fut donnée, comme à leur ange, la clef de l’abîme.
For that they are not to be understood of the literal insects is clear, if only for this reason, that these are expressly said not to feed on that which is the natural food of locusts.Quod autem de insectis literalibus intellegendae non sint manifestum est, ne propter hoc quidem tantum, quod expresse dicantur non vesci eo quod naturale locustarum alimentum est.Qu’il ne faille pas les comprendre comme des insectes littéraux est clair, ne serait-ce que pour cette raison : il est expressément dit qu’elles ne se nourrissent pas de ce qui constitue la nourriture naturelle des sauterelles.
The well-known creature, with most portentous qualities and powers added, becomes the descriptive sign of these marauders from the abyss.Creatura bene nota, portentosissimis qualitatibus ac potestatibus additis, fit signum descriptivum horum praedonum ex abysso.La créature bien connue, enrichie de qualités et de pouvoirs des plus effrayants, devient le signe descriptif de ces pillards venus de l’abîme.
They were to injure not the vegetable realm, but man expressly, and from a source not human but diabolical.Non regnum vegetabile laedere debebant, sed hominem ipsum, atque ex fonte non humano sed diabolico.Elles ne devaient pas nuire au règne végétal, mais expressément à l’homme, et cela à partir d’une source non humaine mais diabolique.
It is a darkening and tormenting evil let loose from the pit on the unsealed (those of Israel who had no such favour from God), not on what they valued merely but on themselves, by instruments boasting a righteous commission from God (for they had ‘upon their heads as crowns like gold), yet not even men in their true place, but weakly subject.Est malum obscurans atque crucians e puteo solutum super non signatos (illos ex Israele qui tale beneficium a Deo non habebant), non tantum in ea quae pretiosa habebant sed in ipsos, per instrumenta quae iustam a Deo missionem iactant (nam habebant « super capita sua tamquam coronas similes auro »), nec tamen homines in vero suo loco, sed infirme subiecti.C’est un mal obscurcissant et tourmentant, relâché du puits sur les non-scellés (ceux d’Israël qui n’avaient pas reçu une telle faveur de Dieu), frappant non seulement ce qu’ils estimaient mais eux-mêmes, au moyen d’instruments se vantant d’une mission juste venant de Dieu (car ils avaient « sur leurs têtes comme des couronnes semblables à de l’or »), sans être pourtant des hommes dans leur vraie place, mais faiblement assujettis.
For they had the hair of women, if the faces of men.Habebant enim capillos mulierum, si facies hominum.Car elles avaient des cheveux de femmes, bien qu’un visage d’hommes.
They were given such power as the scorpions have; and their object for a torment of five months was the men who lacked the seal of God on their foreheads.Data est eis potestas qualem habent scorpiones; et finis eorum ad cruciatum quinque mensium erant homines qui signaculum Dei in frontibus suis non habebant.Il leur fut donné une puissance semblable à celle des scorpions ; et leur but, pour un tourment de cinq mois, visait les hommes qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur leur front.
And the envenomed sting produced such anguish that men preferred death but found it not.Et aculeus venenatus talem angustiam produxit ut homines mortem mallent sed eam non invenirent.Et leur dard empoisonné produisit une telle angoisse que les hommes préféraient la mort sans la trouver.
How graphic the picture of this scourge from the abyss!Quam graphica est imago huius flagelli ex abysso!Quelle image saisissante de ce fléau venu de l’abîme !
Like horses were they prepared for war, their teeth as those of lions, their breastplates as of iron, and the sound of their wings as of chariots of many horses running unto war.Similes equis ad bellum paratis erant, dentes eorum sicut leonum, loricae eorum sicut ferreae, et sonus alarum eorum sicut curruum multorum equorum ad bellum currentium.Semblables à des chevaux préparés pour la guerre, leurs dents étaient comme celles des lions, leurs cuirasses comme de fer, et le bruit de leurs ailes comme celui de chars de nombreux chevaux courant au combat.
Thus were combined a darkening influence from beneath to shut out heavenly light and healthful means with aggressive force of imposing character and a tormenting power as of a false prophet; “for the prophet that teacheth lies, he is the tail”; and these have tails like scorpions, and their power is in their tail.Ita coniuncta erant influentia obscurans ab inferioribus ad excludendam lucem caelestem et media salubria, cum vi aggressiva magni momenti atque potestate cruciante quasi pseudoprophetae; « propheta enim qui mendacia docet, ipse cauda est »; et hi caudas habent similes scorpionibus, et potestas eorum in cauda est.Ainsi se combinaient une influence obscurcissante venue d’en bas pour exclure la lumière céleste et les moyens salutaires, avec une force agressive d’un caractère imposant et un pouvoir de tourment semblable à celui d’un faux prophète ; « car le prophète qui enseigne le mensonge, c’est lui la queue » ; et ceux-ci ont des queues semblables à des scorpions, et leur puissance est dans leur queue.
As their breasts were steeled against all force to pierce them, so were they led by a king who tells the tale of the enemy behind all.Comme pectora eorum adversus omnem vim perforantem ferrata erant, ita rege ducebantur qui hostem latentem post omnia indicat.De même que leurs poitrines étaient cuirassées contre toute force capable de les percer, ainsi étaient-ils conduits par un roi qui révèle l’ennemi caché derrière tout cela.
“And the fifth angel sounded trumpet: and I saw a star out of the heaven fallen unto the earth, and there was given to him the key of the pit of the abyss.« Et quintus angelus tuba cecinit: et vidi stellam de caelo cadentem in terram, et data est ei clavis putei abyssi.« Et le cinquième ange sonna de la trompette : et je vis une étoile tombée du ciel sur la terre, et la clef du puits de l’abîme lui fut donnée.
And he opened the pit of the abyss, and smoke went up out of the pit as the smoke of a great furnace, and the sun was darkened and the air from the smoke of the pit.Et aperuit puteum abyssi, et ascendit fumus de puteo sicut fumus fornacis magnae, et obscuratus est sol et aer ex fumo putei.Et il ouvrit le puits de l’abîme, et une fumée monta du puits comme la fumée d’une grande fournaise, et le soleil ainsi que l’air furent obscurcis par la fumée du puits.
And out of the smoke came forth locusts unto the earth, and to them was given power [or, authority] as the scorpions of the earth have power.Et de fumo exierunt locustae in terram, et data est eis potestas sicut scorpiones terrae habent potestatem.Et de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre, et il leur fut donné une puissance [ou autorité] semblable à celle qu’ont les scorpions de la terre.
And it was said to them that they should not injure the grass of the earth nor any green thing nor any tree, but the men which [οἵτινες] have not the seal of God on their foreheads.Et dictum est eis ne laederent herbam terrae neque omne viride neque omnem arborem, sed homines qui [οἵτινες] signaculum Dei in frontibus suis non habent.Et il leur fut dit de ne nuire ni à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
And it was given to them that they should not “kill them, but that they should be tormented five months; and their torment [was] as a scorpion’s torment when it striketh a man.Et datum est eis ut non occiderent eos, sed ut cruciarentur quinque mensibus; et cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpionis cum percutit hominem.Et il leur fut donné non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et leur tourment était comme le tourment du scorpion lorsqu’il frappe un homme.
And in those days shall men seek death and shall in no way find it; and they shall desire to die, and death fleeth from them.Et in diebus illis quaerent homines mortem et nullo modo invenient eam; et desiderabunt mori, et mors fugiet ab eis.Et en ces jours-là les hommes chercheront la mort sans aucunement la trouver ; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux.
And the likenesses of the locusts [were] like horses prepared for war; and upon their heads as crowns of gold, and their faces as men’s faces; and they had hair as women’s hair; and their teeth were as of lions,Et similitudines locustarum erant sicut equi ad bellum parati; et super capita eorum tamquam coronae similes auro, et facies eorum sicut facies hominum; et habebant capillos sicut capillos mulierum; et dentes eorum sicut leonum erant,Et l’apparence des sauterelles était semblable à celle de chevaux préparés pour la guerre ; sur leurs têtes comme des couronnes semblables à de l’or, leurs visages comme des visages d’hommes ; elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes ; et leurs dents étaient comme celles des lions,
And they had breastplates as iron breastplates, and the sound of their wings [was] as the sound of chariots of many horses running unto war.Et habebant loricas sicut loricas ferreas, et sonus alarum earum erat sicut sonus curruum multorum equorum currentium ad bellum.Et elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars de nombreux chevaux courant au combat.
And they have tails like scorpions, and stings; and their power was in their tails to injure men five months.Et habent caudas similes scorpionibus, et aculeos; et potestas earum erat in caudis suis laedere homines quinque mensibus.Et elles ont des queues semblables à des scorpions, avec des dards ; et leur pouvoir était dans leurs queues pour nuire aux hommes pendant cinq mois.
They have a king over them, the angel of the abyss, in Hebrew Abaddon, and in the Greek he hath a name Apollyon [destroyer].”Habent super se regem, angelum abyssi, hebraice Abaddon, et graece nomen habet Apollyon [destructor]. »Elles ont sur elles un roi, l’ange de l’abîme, nommé en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon [destructeur]. »
“One woe is past; behold, there come two woes more after these things.”« Unum vae abiit; ecce veniunt adhuc duo vae post haec. »« Un malheur est passé ; voici qu’après cela viennent encore deux malheurs. »
Here too is a revealed “pause of judgment.”Hic quoque revelata est « mora iudicii ».Ici encore se trouve une « pause du jugement » révélée.
To another remark your attention is called, that the first Woe-trumpet answers in the way of contrast to the hundred and forty-four thousand that were sealed out of Israel; as the second Woe-trumpet (namely, that of the Euphratean horsemen) answers by a similar contrast to the countless multitude out of the Gentiles.Ad aliam observationem advertendum est, quod prima Tuba Vae per modum contrarii respondeat centum quadraginta quattuor milibus ex Israele signatis; sicut secunda Tuba Vae (nempe equitum Euphrateorum) simili modo respondet innumerabili multitudini ex gentibus.Votre attention est appelée sur une autre remarque : la première trompette de malheur répond par contraste aux cent quarante-quatre mille scellés d’Israël ; de même la seconde trompette de malheur (celle des cavaliers de l’Euphrate) répond par un contraste semblable à la multitude innombrable issue des nations.
As some perhaps may consider this contrast vague and indefinite, let us endeavour to make the meaning plainer.Comme quidam fortasse hunc contrastum vagum atque indefinitum putent, conemur sensum clariorem reddere.Comme certains considéreront peut-être ce contraste comme vague et indéfini, tâchons d’en rendre le sens plus clair.
It is expressly said that the locusts of the vision were to carry on their tormenting, scorpion-like devastations, except on those that were sealed.Expresse dicitur locustas visionis suas devastationes cruciantes ac scorpionibus similes exercituras esse, excepto in eos qui signati erant.Il est expressément dit que les sauterelles de la vision devaient exercer leurs ravages tourmentants, semblables à ceux des scorpions, sauf contre ceux qui étaient scellés.
Here then is an allusion clearly to those whom God set apart from Israel in chapter VII.; and this is at issue with the hypothesis of parallel series of judgments; for it is under the fifth Trumpet we are told of the unsealed, whereas it is in the parenthesis of the sixth Seal that the sealing was effected.Hic igitur clara allusio est ad eos quos Deus ex Israele in capite VII separavit; atque hoc pugnat contra hypothesim parallelarum iudiciorum serierum; nam sub quinta Tuba de non signatis dicitur, cum in parenthesi sexti Sigilli signatio facta sit.Il y a donc ici une allusion claire à ceux que Dieu a mis à part d’Israël au chapitre VII ; et cela contredit l’hypothèse de séries parallèles de jugements ; car c’est sous la cinquième trompette qu’il est question des non-scellés, alors que c’est dans la parenthèse du sixième sceau que le scellement a été effectué.
On the other hand, in the Euphratean horsemen we see far more of aggressive and destructive power, though there is also serpent-like torment.Contra vero in equitibus Euphrateis multo magis vim aggressivam atque destructivam videmus, quamquam etiam cruciatus serpentinus adest.En revanche, dans les cavaliers de l’Euphrate, nous voyons bien davantage de puissance agressive et destructrice, bien qu’il y ait aussi un tourment semblable à celui du serpent.
But torment is the main characteristic of the locust Woe; the horsemen Woe is more distinctively the onward progress of aggressive power portrayed in energetic colours.Sed cruciatus praecipua nota Vae locustarum est; Vae equitum magis proprie progressus potentiae aggressivae vividis coloribus depictus est.Mais le tourment est la caractéristique principale du malheur des sauterelles ; le malheur des cavaliers représente plus distinctement la progression d’une puissance agressive peinte en couleurs vigoureuses.
They fall on men and destroy them; and here “the third” reappears.Irruunt in homines atque eos destruunt; atque hic iterum apparet « tertia pars ».Ils tombent sur les hommes et les détruisent ; et ici réapparaît « le tiers ».
According to the force given already, this would imply that the Woe falls on the Gentiles indeed, more particularly on the western empire, from the east.Secundum vim iam datam, hoc significaret Vae quidem super gentes cadere, specialius autem super imperium occidentale ab oriente.Selon l’interprétation déjà donnée, cela impliquerait que le malheur tombe bien sur les nations, plus particulièrement sur l’empire occidental, venant de l’est.
Their “mouth” is characteristically prominent, and not their tails only as in the locust judgment.Os eorum proprie eminens est, nec tantum caudae sicut in iudicio locustarum.Leur « bouche » est caractéristiquement mise en avant, et non seulement leurs queues comme dans le jugement des sauterelles.
“And out of their mouths proceedeth fire and smoke and brimstone.”« Et ex ore eorum procedit ignis et fumus et sulphur. »« Et de leurs bouches sortent le feu, la fumée et le soufre. »
Even the tails are not compared to scorpions but to serpents having heads, not so much a tormenting stroke as deliberate Satanic purpose.Etiam caudae non scorpionibus comparantur sed serpentibus capita habentibus, non tam ictus crucians quam deliberatum propositum satanicum.Même les queues ne sont pas comparées à des scorpions mais à des serpents ayant des têtes, moins comme un coup tourmentant que comme un dessein satanique délibéré.
Their breastplates are not as iron but of fire and jacinth and brimstone, savouring of the very lake of fire.Loricae eorum non sunt sicut ferrum sed ex igne et hyacintho et sulphure, ipsum stagnum ignis redolentes.Leurs cuirasses ne sont pas comme du fer mais de feu, de jacinthe et de soufre, évoquant le lac même de feu.
“And the sixth angel sounded trumpet; and I heard a voice from the four horns of the golden altar that [is] before God, saying to the sixth angel that had the trumpet, Loose the four angels that are bound at the great river Euphrates.« Et sextus angelus tuba cecinit; et audivi vocem ex quattuor cornibus altaris aurei quod est coram Deo dicentem sexto angelo qui habebat tubam: Solve quattuor angelos qui ligati sunt super flumen magnum Euphraten.« Et le sixième ange sonna de la trompette ; et j’entendis une voix venant des quatre cornes de l’autel d’or qui est devant Dieu, disant au sixième ange qui avait la trompette : Délie les quatre anges qui sont liés sur le grand fleuve Euphrate.
And the four angels were loosed that were prepared for the hour and day and month and year, that they might kill the third of men.Et soluti sunt quattuor angeli parati in horam et diem et mensem et annum, ut occiderent tertiam partem hominum.Et les quatre anges furent déliés, eux qui étaient préparés pour l’heure, le jour, le mois et l’année, afin de tuer le tiers des hommes.
And the number of the armies of the cavalry [was] twice ten thousand times ten thousand: I heard the number of them.Et numerus exercituum equitatus erat bis decies milies decem milia; audivi numerum eorum.Et le nombre des armées de cavalerie était de deux myriades de myriades ; j’en entendis le nombre.
And thus I saw the horses in the vision, and those that sat upon them, having breastplates of fire and jacinth and brimstone; and the heads of the horses [were] as lions’ heads, and out of their mouths proceedeth fire and smoke and brimstone.Et sic vidi equos in visione et eos qui sedebant super eos, habentes loricas ignis et hyacinthi et sulphuris; et capita equorum erant sicut capita leonum, et ex ore eorum procedit ignis et fumus et sulphur.Et ainsi je vis les chevaux dans la vision, et ceux qui les montaient, ayant des cuirasses de feu, de jacinthe et de soufre ; et les têtes des chevaux étaient comme des têtes de lions, et de leurs bouches sortent le feu, la fumée et le soufre.
By these three strokes were the third of men killed, by the fire and the smoke and the brimstone which proceeded out of their mouths.His tribus plagis occisa est tertia pars hominum, igne et fumo et sulphure quae procedebant ex ore eorum.Par ces trois fléaux fut tué le tiers des hommes, par le feu, la fumée et le soufre qui sortaient de leurs bouches.
For the power of the horses is in their mouth and in their tails; for their tails [are] like serpents, having heads, and with them they injure.Potestas enim equorum in ore eorum est et in caudis eorum; nam caudae eorum similes sunt serpentibus capita habentibus, et per eas nocent.Car la puissance des chevaux est dans leur bouche et dans leurs queues ; car leurs queues sont semblables à des serpents ayant des têtes, et c’est par elles qu’ils nuisent.
And the rest of the men who were not killed with these strokes repented not of the works of their hands, that they should not worship demons, and the idols of gold and of silver and of brass and of stone and of wood, which can neither see nor hear nor walk.Et reliqui hominum qui non sunt occisi his plagis non egerunt paenitentiam ab operibus manuum suarum, ut non adorarent daemonia et idola aurea et argentea et aenea et lapidea et lignea, quae neque videre neque audire neque ambulare possunt.Et le reste des hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, afin de ne plus adorer les démons et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher.
And they repented not of their murders, nor of their sorceries {or, drugs], nor of their fornication, nor of their thefts.”Nec egerunt paenitentiam de homicidiis suis, neque de veneficiis suis {vel medicamentis}, neque de fornicatione sua, neque de furtis suis. »Et ils ne se repentirent ni de leurs meurtres, ni de leurs sortilèges {ou drogues}, ni de leur fornication, ni de leurs vols. »
Here a voice from the four horns of the golden altar (and how significant that it should come from thence!) summons a swift and overwhelming and destructive host from the east to slay men of the western empire.Hic vox ex quattuor cornibus altaris aurei (et quam significativum est quod inde veniat!) celerem, opprimentem atque destructivam multitudinem ab oriente convocat ad occidendos homines imperii occidentalis.Ici une voix venant des quatre cornes de l’autel d’or (et combien il est significatif qu’elle vienne de là !) convoque depuis l’orient une armée rapide, irrésistible et destructrice pour tuer les hommes de l’empire occidental.
For it is not “torment” now but death, though not without Satan’s power of deceit as in the preceding Woe.Non iam « cruciatus » est sed mors, quamvis non sine potestate deceptionis Satanae sicut in praecedenti Vae.Car il ne s’agit plus maintenant de « tourment » mais de mort, quoique non sans la puissance trompeuse de Satan comme dans le malheur précédent.
In their inflictions a time limit appears, first a short term followed next by a longer one.In eorum plagis terminus temporis apparet, primo brevis, deinde longior.Dans leurs fléaux apparaît une limite de temps : d’abord une courte période, puis une plus longue.
There was also a term in the preceding Woe, as indeed they are evidently allied, though with notable points of difference.Fuit etiam terminus in praecedenti Vae, sicut manifeste inter se coniunguntur, quamquam notabilibus differentiis.Il y avait aussi une limite dans le malheur précédent, car ils sont manifestement liés, bien qu’avec des différences notables.
Here too, as the summons came from the four horns of the altar of intercession, so it was to the four angels that were bound at the great river, which was the boundary of the eastern powers.Hic quoque, sicut vocatio venit ex quattuor cornibus altaris intercessionis, ita ad quattuor angelos ligatos apud flumen magnum, quod erat terminus potestatum orientalium.Ici encore, de même que l’appel venait des quatre cornes de l’autel d’intercession, il s’adressait aux quatre anges liés près du grand fleuve, qui constituait la frontière des puissances orientales.
It was sweeping indeed.Vere vastans erat.C’était en effet dévastateur.
It seems that these two Woes represent what will be verified in the early doings of the Antichrist in Judea, and of the Assyrian or eastern leader.Videtur has duas Vae repraesentare ea quae in primis operibus Antichristi in Iudaea et ducis Assyrii sive orientalis complebuntur.Il semble que ces deux malheurs représentent ce qui se vérifiera dans les premières actions de l’Antéchrist en Judée et du chef assyrien ou oriental.
The first or the locust raid consists of a tormenting infliction.Prima, sive incursio locustarum, in cruciante plaga consistit.La première, ou l’invasion des sauterelles, consiste en un fléau tourmentant.
Here accordingly we have Abaddon, the destroyer, their king, who is set forth in a peculiar fashion as angel of the abyss.Hic igitur habemus Abaddon, destructorem, regem eorum, qui singulari modo tamquam angelus abyssi proponitur.Ici donc nous avons Abaddon, le destructeur, leur roi, qui est présenté d’une manière particulière comme l’ange de l’abîme.
It is not of course the issue yet fairly formed; but we can quite comprehend that there is to be an early manifestation of evil; just as grace will effect the beginning of that which is good in the remnant.Nondum sane exitus plene formatus est; sed plane intellegere possumus futuram esse primam mali manifestationem; sicut gratia efficiet initium boni in reliquiis.Il ne s’agit évidemment pas encore de l’issue pleinement formée ; mais nous pouvons parfaitement comprendre qu’il y aura une première manifestation du mal ; tout comme la grâce produira le commencement de ce qui est bon dans le reste fidèle.
Here then we have these Woe-trumpets.Hic ergo habemus has Tubas Vae.Nous avons donc ici ces trompettes de malheur.
First of all a tormenting Woe falls on the land, but not on those sealed out of the twelve tribes of Israel.Primum omnium Vae crucians super terram cadit, sed non super eos qui ex duodecim tribubus Israel signati sunt.Tout d’abord un malheur tourmentant tombe sur la terre, mais non sur ceux qui sont scellés parmi les douze tribus d’Israël.
Next the Euphratean horsemen are let loose on the western powers, overwhelming all Christendom, and in particular that west as the special object of the judgment of God.Deinde equites Euphratei solvuntur super potestates occidentales, totam christianitatem opprimentes, et specialiter occidentem tamquam peculiarem obiectum iudicii Dei.Ensuite les cavaliers de l’Euphrate sont déchaînés contre les puissances occidentales, submergeant toute la chrétienté, et en particulier cet occident comme objet spécial du jugement de Dieu.
The former is emphatically torment from Satan on the reprobate Jews; as the latter is a most scathing infliction of man’s aggressive energy, though not this only, from the east on the corrupt and idolatrous western world.Prior est emphatice cruciatus a Satana super Iudaeos reprobos; posterior autem gravissima plaga energiae humanae aggressivae, nec hoc tantum, ab oriente super mundum occidentalem corruptum et idolatricum.Le premier est expressément un tourment venant de Satan sur les Juifs réprouvés ; le second est un fléau extrêmement violent de l’énergie agressive de l’homme, et pas seulement cela, venant de l’est sur le monde occidental corrompu et idolâtre.
The killing of the third of men represents, not the merely physical end, but the destruction even of all confession of relationship with the only true God.Occisio tertiae partis hominum non finem mere physicam significat, sed destructionem etiam omnis professionis relationis cum solo vero Deo.La mise à mort du tiers des hommes représente non pas seulement une fin physique, mais la destruction même de toute confession de relation avec le seul vrai Dieu.
What an awful sketch of what had once received the gospel, professedly at least, and stood forth as God’s church on earth!Quam horrenda imago eorum qui olim evangelium receperant, saltem professione, et tamquam ecclesia Dei in terra steterant!Quel tableau effrayant de ceux qui avaient autrefois reçu l’Évangile, du moins en profession, et s’étaient présentés comme l’Église de Dieu sur la terre !
“And the rest of the men who were not killed by these strokes repented not of the works of their hands, that they should not worship demons, and the idols of gold and of silver and of brass and of stone and of wood, which can neither see nor hear nor walk.« Et reliqui hominum qui non sunt occisi his plagis non egerunt paenitentiam ab operibus manuum suarum, ut non adorarent daemonia et idola aurea et argentea et aenea et lapidea et lignea, quae neque videre neque audire neque ambulare possunt.« Et le reste des hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, afin de ne plus adorer les démons et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher.
And they repented not of their murders, nor of their sorceries, nor of their fornication, nor of their thefts.”Nec egerunt paenitentiam de homicidiis suis, neque de veneficiis suis, neque de fornicatione sua, neque de furtis suis. »Et ils ne se repentirent ni de leurs meurtres, ni de leurs sortilèges, ni de leur fornication, ni de leurs vols. »
Think of such a description divinely furnished of those who were not ostensibly apostate but: still keeping up the name of Christianity, before the falling away was complete, as the book has yet to tell us!Cogita talem descriptionem divinitus datam eorum qui non aperte apostatae erant sed adhuc nomen christianitatis retinebant, antequam defectio plena esset, sicut liber adhuc nobis narrabit!Pense à une telle description, divinement donnée, de ceux qui n’étaient pas ostensiblement apostats mais qui conservaient encore le nom du christianisme, avant que l’apostasie ne soit complète, comme le livre nous le dira encore !
For “thou shalt see greater abominations than these”; not only the unclean spirit returned to the house empty, swept, and garnished, but taking to himself seven different spirits more wicked than himself, so that the last state is worse than the first.Nam « videbis abominationes maiores his »; non solum spiritus immundus reversus est ad domum vacuam, scopis purgatam et ornatam, sed secum assumit septem alios spiritus nequiores se, ita ut novissimus status peior sit priore.Car « tu verras de plus grandes abominations que celles-ci » ; non seulement l’esprit impur est revenu dans la maison vide, balayée et ornée, mais il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui, de sorte que le dernier état est pire que le premier.
Then shall the vilest of men be worshipped as God in the temple of God, the west no less committed to this blasphemy than the mass of the Jews.Tunc vilissimus hominum tamquam Deus in templo Dei adorabitur, nec minus occidente huic blasphemiae dedito quam multitudine Iudaeorum.Alors le plus vil des hommes sera adoré comme Dieu dans le temple de Dieu, l’occident n’étant pas moins engagé dans ce blasphème que la masse des Juifs.
But who believes the divine report?Sed quis credit divino nuntio?Mais qui croit au témoignage divin ?

1904. Alfred Piffard

  • Augustin Crampon (1826-1894), prêtre catholique français, chanoine de la cathédrale d'Amiens, traducteur et exégète catholique de la Bible. Sa traduction française de l'ensemble des livres canoniques de la Bible — la Bible Crampon — traduite sur l'hébreu, l'araméen et le grec, ne sortit de presse qu'en 1904, ses manuscrits ayant été révisés par des pères jésuites et des professeurs de Saint-Sulpice.
  • Marie Louis Alfred Piffard (1853-1938), prêtre catholique et religieux jésuite français, ancien professeur d'histoire sainte, fut chargé de l'édition du livre de l'Apocalypse au tome VII de la Bible Crampon, publiée en 1904.
    • Cf. Joseph Brucker, “Revue des livres”, in Études 44/110 (1907) 399-405 spéc. 400-401.
  • Alfred Piffard, “L'Apocalypse de saint Jean”, in La Sainte Bible traduite en français sur les textes originaux, avec introductions et notes, et la Vulgate latine en regard, par Aug. Crampon, Chan. d'Amiens. Tome Septième. Les Épîtres. L'Apocalypse de S. Jean. Les Livres apocryphes, Paris, Société de saint Jean l'Évangéliste, 1904, pp. 417-513 spéc. 462.
français (1904)latin (2025)anglais (2025)
5. Cinq mois: ce trait, diversement interprété, a son explication la plus simple dans ce fait naturel que les sauterelles ont coutume de faire leur apparition, à partir du mois de mai, pendant les cinq mois que dure l'été.5. Quinque menses: hic character, varie expositus, simplicissimam explicationem invenit in eo naturali facto quod locustae apparere solent, incipiente mense Maio, per quinque menses quibus aestas durat.5. Five months: this feature, variously interpreted, finds its simplest explanation in the natural fact that locusts are wont to make their appearance, beginning in the month of May, during the five months that summer lasts.

1905. Frank Chamberlin Porter

  • Frank Chamberlin Porter (1859-1946), professeur de théologie biblique à l'université de Yales, congrégationnaliste, évangélique libéral se réclamant dans ses études biblique d'une méthode non dogamtique mais strictement historique.
  • Frank Chamberlin Porter, The Messages of the Apocalyptical Writers. The Books of Daniel and Revelation and some Uncanonical Apocalypses with historical Introductions and a free rendering in paraphrase by Ph.D., D.D., Winkley Professor of Biblical Theology in Yale University (XXII+367 p.), New York, Fils de Charles Scribner (“The Messages of the Bible”), 1905 (réimpression, 1911), pp. 225 et 226-227.
anglais (1911)latin (2025)français (2025)
The fifth trumpet begins as a volcano, some­what supernaturalized, but its eruptions are locusts of demoniacal character and powers, and these again seem to symbolize armies of cavalry.Tuba quinta velut mons ignivomus incipit, paulo tamen supernaturalior; sed eruptiones eius sunt locustae daemonico ingenio et viribus praeditae, quae iterum exercitus equitum significare videntur.La cinquième trompette commence comme un volcan, quelque peu surnaturalisé ; mais ses éruptions sont des sauterelles d’un caractère et d’une puissance démoniaques, qui semblent à leur tour symboliser des armées de cavalerie.
(…)(…)(…)
When the fifth angel blew his trumpet an angel-star fell to earth and opened the abyss, from which a darkening smoke came forth, and out of the smoke, locusts whose power, like that of scorpions, was used not against vege­tation but against non-Christian men, not to kill them but to torture them for a prolonged period, until they long in vain for death.Cum quintus angelus tubam suam insonuisset, stella angelica in terram cecidit et abyssum aperuit, unde fumus obscurans exiit, et ex fumo locustae prodierunt, quarum potestas, similis scorpiis, non in herbas sed in homines non Christianos exercebatur, non ut eos occiderent, sed ut diuturno tempore cruciarent, donec frustra mortem optarent.Quand le cinquième ange sonna de la trompette, une étoile-ange tomba sur la terre et ouvrit l’abîme ; il en monta une fumée obscurcissante, et de cette fumée sortirent des sauterelles dont la puissance, semblable à celle des scorpions, ne s’exerçait pas contre la végétation, mais contre les hommes non chrétiens : non pour les tuer, mais pour les torturer pendant une période prolongée, jusqu’à ce qu’ils désirassent la mort, en vain.
These locusts, like those in Joel’s prophecy looked like war-horses, but they had crowns on their heads, and human faces, and women’s hair, and lions’ teeth? (Joel 2:4-5; 1:6.)Hae locustae, sicut illae in prophetiâ Joelis, equis bellatoriis similes videbantur; sed coronas in capitibus habebant, vultus humanos, crines femineos, dentes leoninos (Joel 2,4–5; 1,6).Ces sauterelles, comme celles de la prophétie de Joël, ressemblaient à des chevaux de guerre ; mais elles portaient des couronnes sur leurs têtes, avaient des visages humains, des cheveux de femme et des dents de lion (Joël 2,4-5 ; 1,6).
They were clad in armor, and the sound of their coming was like that of a charge? (Joel 2:5.)Loricis indutae erant, et sonitus adventus earum similis erat impetui equitum (Joel 2,5).Elles étaient revêtues de cuirasses, et le bruit de leur venue ressemblait à celui d’une charge de cavalerie (Joël 2,5).
It was their tails that had the scorpion-like power to torture men.Caudae eorum vim scorpii habebant ad cruciandos homines.C’étaient leurs queues qui possédaient le pouvoir des scorpions pour tourmenter les hommes.
In truth these beings, who seemed to me to combine the terrors of a volcanic eruption, a plague of locusts such as Moses brought upon Egypt (Ex. 10: 12-15), and such as Joel describes (1: 2-2: 11), and an assault of wild hordes of mounted warriors, were more than any earthly and human plague.Revera haec entia, quae mihi videbantur conjungere terrores eruptionis ignivomae, cladem locustarum qualem Moyses in Aegyptum intulit (Ex. 10,12-15) et quam Joel describit (1,2–2,11), atque impetum ferarum turmarum equitum, erant supra omnem pestem terrenam et humanam.En vérité, ces êtres, qui me semblaient unir les terreurs d’une éruption volcanique, d’une plaie de sauterelles telle que Moïse en fit venir sur l’Égypte (Ex. 10,12-15) et que décrit Joël (1,2–2,11), et l’assaut de hordes sauvages de cavaliers, étaient plus qu’un fléau terrestre et humain.
They were demon powers of the under-world, ruled by him who personifies that realm of death and perdition.Erat potestas daemonum infernorum, sub imperio eius qui regnum mortis ac perditionis personificat.C’étaient des puissances démoniaques du monde souterrain, gouvernées par celui qui personnifie ce royaume de mort et de perdition.
Such is the first woe.Tale est primum vae.Tel est le premier malheur.

1905. Ford C. Ottman

  • Ford Cyrinda Ottman (1859-1929), pasteur presbytérien étatsunien à Stamford (Connecticut). Il est à noter pour l'intelligence de ce qu'il écrit du chapitre 9 de l'Apocalypse qu'il croit comme beaucoup d'autres protestants dispensationalistes de son temps qu'il aurait existé un premier état du monde pré-adamique (évoqué par Genèse 1,1) qui aurait été interrompu (d'après Genèse 1,2), et que dans cette perspective les sauterelles jaillies de l'abîme seraient les esprits désincarnés de l'humanité préadamite.
  • Ford C. Ottman, The Unfolding of the Ages in the Revelation of John, by Ford C. Ottman (XXX+511 p.), New York, Baker et Raylon, 1905, pp. 211-227.
anglais (1905)latin (2026)français (2026)
The woe-trumpets bring to pass the full and final development of evil introduced by the apostate star of the third.Tubae vae adducunt plenam atque ultimam evolutionem mali a stella apostata tertiae introducti.Les trompettes de malheur amènent l’aboutissement complet et final du mal introduit par l’étoile apostate de la troisième trompette.
The perversion of truth through embittering the fountains of life culminates in a general apostasy.Perversio veritatis, fontibus vitae amaricatis, in generalem apostasiam desinit.La perversion de la vérité, en empoisonnant les sources de la vie, aboutit à une apostasie générale.
Men everywhere are given up to “seducing spirits and doctrines of demons.”Homines ubique traduntur « spiritibus seductoribus et doctrinis daemoniorum ».Les hommes partout sont livrés à « des esprits séducteurs et à des doctrines de démons ».
The “star” of the fifth trumpet is seen, not to fall, but as already Fallen, and there is given to him “the key of the abyss.”« Stella » quintae tubae non cadere videtur, sed iam ceciderat, et data est ei « clavis abyssi ».L’« étoile » de la cinquième trompette est vue non pas en train de tomber, mais comme étant déjà tombée, et la « clé de l’abîme » lui est donnée.
The Greek word, which in the common version is translated “bottomless,” is literally the “abyss.”Vocabulum Graecum, quod in versione vulgata redditur « sine fundo », proprie est « abyssus ».Le mot grec, qui dans la version courante est traduit par « sans fond », signifie littéralement « l’abîme ».
It is the word used in the Greek translation of the Old Testament to express the “deep” of the second verse of the first chapter of Genesis.Hoc est verbum quod in translatione Graeca Veteris Testamenti adhibetur ad exprimendum « profundum » secundi versus primi capitis Genesis.C’est le mot utilisé dans la traduction grecque de l’Ancien Testament pour exprimer « l’abîme » du second verset du premier chapitre de la Genèse.
“The earth was without form, and void; and darkness was upon the face of the abyss.”« Terra autem erat inanis et vacua, et tenebrae erant super faciem abyssi. »« La terre était informe et vide, et les ténèbres étaient sur la face de l’abîme. »
The legion of demons, before being cast out of the demoniac of Gadara, besought Jesus, “that he would not command them to go out into the deep” (Luke 8:31).Legio daemonum, antequam e daemoniaco Gerasenorum eiiceretur, rogavit Iesum « ne imperaret eis ut abirent in abyssum » (Luc. 8,31).La légion de démons, avant d’être chassée du démoniaque de Gadara, supplia Jésus « de ne pas leur ordonner d’aller dans l’abîme » (Luc 8,31).
The word for “deep” in the Greek is “abyss,” and it here seems to indicate a place of torment dreaded by the demons.Verbum Graecum pro « profundo » est « abyssus », et hic locum tormenti a daemonibus formidatum indicare videtur.Le mot grec pour « abîme » est « abyssos », et il semble ici indiquer un lieu de tourment redouté par les démons.
The same word is used by Paul in the epistle to the Romans: “Say not in thine heart, Who shall ascend into heaven? (that is, to bring Christ down from above): or, Who shall descend into the deep? (that is, to bring up Christ again from the dead)” (Rom. 10:6-7).Idem verbum a Paulo in epistola ad Romanos adhibetur: « Ne dixeris in corde tuo: Quis ascendet in caelum? (id est Christum deducere): aut, Quis descendet in abyssum? (id est Christum ex mortuis revocare) » (Rom. 10,6-7).Le même mot est employé par Paul dans l’épître aux Romains : « Ne dis pas dans ton cœur : Qui montera au ciel ? (c’est faire descendre Christ) ; ou : Qui descendra dans l’abîme ? (c’est faire remonter Christ d’entre les morts) » (Rm 10,6-7).
The word translated “deep” is literally the abyss, and in this passage evidently means the place into which the dead are gone.Verbum quod redditur « profundum » proprie est abyssus, et hoc in loco manifeste significat locum quo mortui descenderunt.Le mot traduit par « abîme » est littéralement l’abîme, et dans ce passage il désigne manifestement le lieu où sont descendus les morts.
The king of the demons is called the “angel of the abyss”: but, before speaking of him, let us, if possible, discover what Scripture intends to convey to us by this word abyss.Rex daemonum vocatur « angelus abyssi »; sed antequam de eo loquamur, conemur, si fieri potest, invenire quid Scriptura nobis hoc vocabulo abyssi significare velit.Le roi des démons est appelé « l’ange de l’abîme » ; mais avant de parler de lui, essayons, si possible, de découvrir ce que l’Écriture entend nous faire comprendre par ce mot abîme.
If, as Paul clearly intimates, this be the place of departed spirits, the question still remains, Is it the same as hades?Si, ut Paulus aperte insinuat, hic sit locus spirituum defunctorum, quaestio tamen manet : num idem sit ac Hades ?Si, comme Paul l’insinue clairement, il s’agit du lieu des esprits des défunts, la question demeure : est-ce le même lieu que l’Hadès ?
It might also be asked.Etiam quaeri posset.On pourrait aussi demander :
Is it the same place as “tartarus” into which the angels that sinned are cast, and “delivered into chains of darkness, to be reserved unto judgment”? (2 Pet. 2:4).Num idem est ac « tartarus » in quem angeli peccantes proiecti sunt atque « catenis caliginis traditi ad iudicium reservandi » ? (2 Petr. 2,4).Est-ce le même lieu que le « Tartare », où les anges qui ont péché sont précipités et « livrés aux chaînes des ténèbres pour être réservés en vue du jugement » ? (2 P 2,4).
In Greek mythology tartarus was the lower part, or the abyss of hades, where the spirits of wicked men were imprisoned and tormented.In mythologia Graeca Tartarus pars inferior sive abyssus Hades erat, ubi spiritus impiorum hominum custodiebantur et torquebantur.Dans la mythologie grecque, le Tartare était la partie inférieure, ou l’abîme de l’Hadès, où les esprits des méchants étaient emprisonnés et tourmentés.
Hades, as we have already seen, was a place to which, prior to the resurrection of Christ, the disembodied spirits of all men, good and bad, were alike consigned.Hades, ut iam vidimus, locus erat ad quem, ante resurrectionem Christi, spiritus omnium hominum a corporibus separati, bonorum et malorum, pariter mittebantur.L’Hadès, comme nous l’avons déjà vu, était le lieu où, avant la résurrection du Christ, étaient pareillement envoyés les esprits désincarnés de tous les hommes, bons comme mauvais.
The righteous were separated from the evil by a great chasm. (Luke 16:26).Iusti a malis magno hiatu separabantur (Luc. 16,26).Les justes étaient séparés des méchants par un grand abîme (Lc 16,26).
May not this chasm suggest that there is, in all reality, lower down than hades itself, a pit of woe to which the fallen angels are delivered?Nonne hic hiatus suadere potest esse revera infra ipsum Hadem puteum miseriae in quem angeli lapsi traduntur ?Ce gouffre ne suggère-t-il pas qu’il existe réellement, plus bas que l’Hadès lui-même, un puits de malheur où sont livrés les anges déchus ?
Is it not also that place of torment from which the demons besought exemption for a time?Nonne idem est etiam ille locus tormenti a quo daemones exemptionem ad tempus rogaverunt ?N’est-ce pas aussi ce lieu de tourment dont les démons demandèrent pour un temps d’être exemptés ?
The “beast” of the seventeenth chapter is spoken of as ascending “out of the bottomless pit,” that is, out of the pit of the abyss.« Bestia » capitis septimi decimi dicitur ascendere « e puteo abyssi », id est e fovea abyssi.La « bête » du dix-septième chapitre est dite monter « du puits de l’abîme », c’est-à-dire de la fosse de l’abîme.
Satan is cast into the abyss and confined there for a thousand years during the Millennial reign of Christ. (Rev. 20:3).Satan in abyssum mittitur et ibi mille annos concluditur durante regno millenario Christi (Apoc. 20,3).Satan est jeté dans l’abîme et y demeure enfermé pendant mille ans, durant le règne millénaire du Christ (Ap 20,3).
These passages set before us the New Testament usage of the word.Haec loca nobis usum vocabuli in Novo Testamento ostendunt.Ces passages nous présentent l’usage de ce mot dans le Nouveau Testament.
The corresponding Hebrew word is found more frequently and is usually translated “deep” or “depth.”Verbum Hebraicum respondens frequentius invenitur et plerumque « profundum » vel « profunditas » redditur.Le mot hébreu correspondant se rencontre plus fréquemment et est généralement traduit par « abîme » ou « profondeur ».
At the time of the deluge, “the fountains of the great deep were broken up, and the windows of heaven were opened”; and when the flood was over, “the fountains of the deep and the windows of heaven were stopped” (Gen. 7:11, 8:2).Tempore diluvii « fontes abyssi magnae rupti sunt et cataractae caeli apertae sunt »; et postquam diluvium cessavit « fontes abyssi et cataractae caeli clausae sunt » (Gen. 7,11; 8,2).Au temps du déluge, « les sources du grand abîme furent rompues et les écluses du ciel s’ouvrirent » ; et lorsque le déluge fut terminé, « les sources de l’abîme et les écluses du ciel furent fermées » (Gn 7,11 ; 8,2).
Here evidently there is a distinction between “the fountains of the deep,” and “the windows of heaven.”Hic manifeste distinguitur inter « fontes abyssi » et « cataractas caeli ».Ici il y a manifestement une distinction entre « les sources de l’abîme » et « les écluses du ciel ».
In Jacob's last prophecy Joseph is given promise of “blessings of heaven above,” and “blessings of the deep that lieth under” (Gen. 49:25).In ultima prophetia Iacob Ioseph promissionem accipit « benedictionum caeli desuper » et « benedictionum abyssi iacentis deorsum » (Gen. 49,25).Dans la dernière prophétie de Jacob, Joseph reçoit la promesse de « bénédictions du ciel d’en haut » et de « bénédictions de l’abîme qui gît en dessous » (Gn 49,25).
These blessings of the deep, here spoken of as accruing to Joseph, evidently testify to the acquired glories of Christ, won by his descent into the realms of death.Hae benedictiones abyssi, quae hic Iosepho attribuuntur, manifeste gloriam Christi acquisitam testantur, descensu eius in regna mortis partam.Ces bénédictions de l’abîme, attribuées ici à Joseph, témoignent manifestement des gloires acquises du Christ, obtenues par sa descente dans les régions de la mort.
Of similar import are the last words of Moses concerning Joseph: “Blessed of the Lord be his land, for the precious things of heaven, for the dew, and for the deep that coucheth beneath” (Deut. 33:13).Similis sensus est in ultimis verbis Moysis de Ioseph: « Benedicta a Domino terra eius, de pretiosis caeli, de rore, et de abyssi iacentis deorsum » (Deut. 33,13).Les dernières paroles de Moïse concernant Joseph ont un sens semblable : « Bénie du Seigneur soit sa terre, par les biens précieux du ciel, par la rosée, et par l’abîme qui repose au-dessous » (Dt 33,13).
“The abyss that coucheth beneath” is again seen to come under the hand of Joseph for blessing.« Abyssus quae deorsum iacet » iterum sub manu Ioseph ad benedictionem venit.« L’abîme qui repose au-dessous » est de nouveau placé sous la main de Joseph pour bénédiction.
In the song of Moses the word is depth (Ex. 15:5-8).In cantico Moysis vocabulum est « profunditas » (Ex. 15,5-8).Dans le cantique de Moïse, le mot employé est « profondeur » (Ex 15,5-8).
When the Lord answered Job out of the whirlwind.Cum Dominus Iob e turbine responderet.Lorsque le Seigneur répondit à Job du milieu de la tempête.
He said: “The waters are hid as with a stone, and the face of the deep is frozen” (Job 38:30).Dixit: « Aquae quasi lapide condensantur et facies abyssi constringitur » (Iob 38,30).Il dit : « Les eaux se durcissent comme une pierre et la face de l’abîme est saisie » (Jb 38,30).
The revised version gives “cohereth,” as alternative of “frozen.”Versio recognita « cohaeret » pro « congelata est » proponit.La version révisée propose « se compacte » comme alternative à « est gelée ».
May not the face of the abyss speak of the frowning doors of this dungeon?Num facies abyssi significare potest minaces fores huius carceris?La face de l’abîme ne pourrait-elle pas évoquer les portes sombres de cette prison ?
In the thirty-sixth Psalm we read: “Thy righteousness is like the great mountains; thy judgments are a great deep” (Ps. 36:6).In Psalmo XXXVI legimus: « Iustitia tua sicut montes Dei, iudicia tua abyssus multa » (Ps. 36,6).Dans le psaume 36 nous lisons : « Ta justice est comme les grandes montagnes ; tes jugements sont un grand abîme » (Ps 36,6).
The “deep” again is the abyss, which is nevertheless opened to the searching judgment of God.Hoc « profundum » iterum est abyssus, quae tamen perscrutanti iudicio Dei aperitur.Ce « profond » est encore l’abîme, qui demeure néanmoins ouvert au jugement scrutateur de Dieu.
In the misery of a soul separated from God, the Psalmist says in another place: ”Deep calleth unto deep at the noise of thy waterspouts; all thy waves and thy billows are gone over me“ (Ps. 42:7).In miseria animae a Deo separatae Psalmista alibi dicit: « Abyssus abyssum invocat in voce cataractarum tuarum; omnes fluctus tui et undae tuae super me transierunt » (Ps. 42,7).Dans la misère d’une âme séparée de Dieu, le psalmiste dit ailleurs : « Un abîme appelle un abîme au bruit de tes cataractes ; toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Ps 42,7).
It is the same ominous word, — abyss.Idem est ominosum vocabulum — abyssus.C’est le même mot chargé de présage — abîme.
In Psalm 135:6 we read: “Whatsoever the Lord pleased that did he in heaven, and in earth, in the seas, and all deep places” — literally, “all places of the abyss.”In Psalmo 135,6 legimus: « Omnia quaecumque voluit Dominus fecit in caelo et in terra, in mari et in omnibus abyssis ».Dans le psaume 135,6 nous lisons : « Tout ce que le Seigneur a voulu, il l’a fait dans le ciel et sur la terre, dans les mers et dans tous les abîmes ».
Here there is evidently a distinction between the sea, and that which lies deeper than the sea.Hic manifeste distinguitur inter mare et id quod infra mare iacet.Ici il y a manifestement une distinction entre la mer et ce qui se trouve plus profond que la mer.
In the final summons to praise Jehovah, found in the one hundred and forty-eighth Psalm, response is demanded not only from “the earth”; but from “the dragons, and all deeps.”In ultima ad laudandum Iehovam vocatione Psalmi CXLVIII responsum poscitur non solum a « terra », sed etiam a « draconibus et omnibus abyssis ».Dans l’appel final à louer le Seigneur, au psaume 148, une réponse est demandée non seulement à « la terre », mais aussi aux « dragons et à tous les abîmes ».
In the eighth chapter of Proverbs, which manifestly enough refers to Christ, we read:In octavo capite Proverbiorum, quod manifeste ad Christum referri videtur, legimus:Dans le huitième chapitre des Proverbes, qui se rapporte manifestement au Christ, nous lisons :
“I was set up from everlasting, from the beginning, or ever the earth was.« Ab aeterno ordinata sum, et ex antiquis antequam terra fieret.« J’ai été établie dès l’éternité, dès le commencement, avant que la terre existât.
When there were no depths, I was brought forth; when there were no fountains abounding with water.Nondum erant abyssi, et ego iam concepta eram; necdum fontes aquarum eruperant.Quand il n’y avait pas encore d’abîmes, j’ai été engendrée ; quand il n’y avait pas encore de sources abondantes en eaux.
Before the mountains were settled, before the hills was I brought forth:Antequam montes stabilirentur, ante colles ego parturiebar.Avant que les montagnes fussent établies, avant les collines j’ai été engendrée.
while as yet he had not made the earth, nor the fields, nor the highest part of the dust of the world.Nondum fecerat terram et flumina et cardines orbis terrae.Il n’avait pas encore fait la terre ni les campagnes, ni les premiers éléments de la poussière du monde.
When he prepared the heavens, I was there: when he set a compass upon the face of the depth:Quando praeparabat caelos aderam; quando certa lege et gyro vallabat abyssos.Quand il préparait les cieux, j’étais là ; quand il traçait un cercle sur la face de l’abîme.
when he established the clouds above: when he strengthened the fountains of the deep:quando aethera firmabat sursum et librabat fontes aquarum.Quand il affermissait les nuées en haut et fortifiait les sources de l’abîme.
when he gave to the sea his decree, that the waters should not pass his commandment:quando circumdabat mari terminum suum et legem ponebat aquis ne transirent fines suos.Quand il donnait à la mer sa limite afin que les eaux ne franchissent pas son commandement.
when he appointed the foundations of the earth:quando appendebat fundamenta terrae.Quand il établissait les fondements de la terre.
then I was by him, as one brought up with him:cum eo eram cuncta componens.Alors j’étais auprès de lui comme un maître d’œuvre.
and I was daily his delight, rejoicing always before him;et delectabar per singulos dies ludens coram eo omni tempore.J’étais chaque jour ses délices, me réjouissant sans cesse devant lui.
rejoicing in the habitable part of his earth; and my delights were with the sons of men.” (Prov. 8:23-31).ludens in orbe terrarum, et deliciae meae esse cum filiis hominum. (Prov. 8,23-31).Me réjouissant sur la surface de sa terre, et trouvant mes délices parmi les fils des hommes. (Prov 8,23-31).
In this passage we again have the abyss in contrast with the sea.In hoc loco iterum abyssus contra mare distinguitur.Dans ce passage l’abîme est de nouveau distingué de la mer.
In two places in Isaiah (51:10 and 63:13), the prophet appears to use the word exclusively of the sea.In duobus locis Isaiae (51,10 et 63,13) propheta videtur hoc vocabulo solum mare designare.En deux endroits d’Isaïe (51,10 et 63,13), le prophète semble employer ce mot uniquement pour la mer.
In his prophecy of the fall of Tyrus Ezekiel says:In prophetia de ruina Tyri Ezechiel dicit:Dans sa prophétie sur la chute de Tyr, Ézéchiel dit :
“Thus saith the Lord God; When I shall make thee a desolate city, like the cities that are not inhabited;« Haec dicit Dominus Deus: Cum dedero te urbem desolatam sicut civitates quae non habitantur,« Ainsi parle le Seigneur Dieu : lorsque je ferai de toi une ville déserte, comme les villes qui ne sont plus habitées,
when I shall bring up the deep upon thee, and great waters shall cover thee;cum adduxero super te abyssum et operuerint te aquae multae;quand je ferai monter sur toi l’abîme et que de grandes eaux te couvriront ;
when I shall bring thee down with them that descend into the pit, with the people of old time,et deduxero te cum descendentibus in lacum ad populum sempiternum;quand je te ferai descendre avec ceux qui descendent dans la fosse, avec les peuples d’autrefois ;
and shall set thee in the low parts of the earth, in places desolate of old,et collocavero te in novissimis terrae sicut solitudines antiquas;et que je te placerai dans les profondeurs de la terre, dans des lieux désolés d’autrefois ;
with them that go down to the pit, that thou be not inhabited; and I shall set glory in the land of the living.” (Ezek. 26:19-20).cum descendentibus in lacum ut non habiteris; et dabo gloriam in terra viventium » (Ez. 26,19-20).avec ceux qui descendent dans la fosse, afin que tu ne sois plus habitée ; et j’établirai la gloire dans la terre des vivants » (Ez 26,19-20).
Here the abyss, and the “great waters,” are in contrast, and the dungeon into which Satan is to be cast is once more before us.Hic abyssus et « aquae magnae » opponuntur, et carcer in quem Satan mittendus est iterum ante oculos ponitur.Ici l’abîme et les « grandes eaux » sont mis en contraste, et la prison où Satan doit être jeté apparaît de nouveau devant nous.
Again this same prophet, speaking of the grim figure of the “Assyrian” that is to have so prominent a place in the last days, says:Item idem propheta de terribili figura « Assyrii » qui in novissimis diebus eminere debet dicit:De nouveau ce même prophète, parlant de la sombre figure de « l’Assyrien » qui doit jouer un rôle si important dans les derniers jours, dit :
“The waters made him great, the deep set him up on high” (Ezek. 31:4).« Aquae nutrierunt eum et abyssus exaltavit illum » (Ez. 31,4).« Les eaux l’ont fait grandir et l’abîme l’a élevé » (Ez 31,4).
Here again the waters, and the abyss, are not the same.Hic iterum aquae et abyssus non idem sunt.Ici encore les eaux et l’abîme ne sont pas la même chose.
The nations of the earth combine with the dwellers in the abyss to make the Assyrian great.Gentes terrae cum habitatoribus abyssi conspirant ut Assyrium extollant.Les nations de la terre s’unissent aux habitants de l’abîme pour rendre l’Assyrien puissant.
Though thus raised up, he shall be blasted, as the prophet assures us, and “cast down to hell with them that descend into the pit” (Ezek. 31:16).Quamvis sic exaltatus sit, tamen confringetur, ut propheta testatur, et « detrudetur ad inferos cum descendentibus in lacum » (Ez. 31,16).Bien qu’ainsi élevé, il sera brisé, comme l’assure le prophète, et « précipité dans le séjour des morts avec ceux qui descendent dans la fosse » (Ez 31,16).
Amos speaks of the fires of judgment devouring the great deep (Amos 7:4).Amos loquitur de ignibus iudicii devorantibus magnam abyssum (Am. 7,4).Amos parle des feux du jugement dévorant le grand abîme (Am 7,4).
In the glorious vision of Habakkuk, where the coming of the Lord is put before us, the prophet says:In gloriosa visione Habacuc ubi adventus Domini describitur, propheta dicit:Dans la vision glorieuse d’Habacuc, où la venue du Seigneur est présentée, le prophète dit :
“The mountains saw thee, and they trembled: the overflowing of the water passed by: the deep uttered his voice, and lifted up his hands on high” (Hab. 3:10).« Viderunt te montes et doluerunt; transierunt aquae impetuosae; abyssus dedit vocem suam et levavit manus suas in altum » (Hab. 3,10).« Les montagnes t’ont vu et elles ont tremblé ; le flot des eaux a passé ; l’abîme a fait entendre sa voix et a levé ses mains en haut » (Ha 3,10).
Everything is seen to bow to him, “of things in heaven, and things in earth, and things under the earth”; even the abyss itself, lifting up its voice, and extending its hands to God.Omnia videntur ei subicienda, « caelestia, terrestria et inferna »; ipsa etiam abyssus vocem tollens et manus ad Deum extendens.Tout est vu se soumettre à lui, « les êtres célestes, terrestres et infernaux » ; même l’abîme lui-même élève sa voix et étend ses mains vers Dieu.
These appear to be all the Old Testament passages in which the Hebrew word corresponding to the Greek word “abyss” is found.Haec videntur esse omnia loca Veteris Testamenti ubi verbum Hebraicum Graeco vocabulo « abyssus » respondens invenitur.Ce sont apparemment tous les passages de l’Ancien Testament où se trouve le mot hébreu correspondant au mot grec « abîme ».
Taking them together we may assume with reasonable confidence that they speak generally of a dungeon, or prison of God.Haec omnia simul considerantes probabiliter colligere possumus ea generaliter de carcere sive custodia Dei loqui.En les considérant ensemble, on peut raisonnablement conclure qu’ils parlent en général d’un cachot ou d’une prison de Dieu.
Isaiah says: “The Lord shall punish the host of the high ones that are on high, and the kings of the earth upon the earth.Isaiah dicit: « Visitabit Dominus super militiam caeli in excelso et super reges terrae in terra.Isaïe dit : « Le Seigneur châtiera l’armée d’en haut dans les hauteurs et les rois de la terre sur la terre.
And they shall be gathered together, as prisoners are gathered in the pit, and shall be shut up in the prison, and after many days shall they be visited” (Is. 24:21-22).Et congregabuntur in congregatione unius fascis in lacum et claudentur ibi in carcere; et post multos dies visitabuntur » (Is. 24,21-22).Ils seront rassemblés comme des prisonniers dans une fosse, enfermés dans une prison, et après de nombreux jours ils seront visités » (Is 24,21-22).
The “pit” is plainly a lower part, or dungeon of the abyss, into which Satan and his allies are to be cast to await their judgment at the close of the Millennium.« Puteus » manifeste est pars inferior sive carcer abyssi, in quem Satan et socii eius mittendi sunt ut iudicium suum ad finem Millennii exspectent.La « fosse » est manifestement une partie inférieure, ou un cachot de l’abîme, dans lequel Satan et ses alliés doivent être jetés pour y attendre leur jugement à la fin du Millénium.
“Hades,” or “sheol,” is that compartment of the abyss to which are consigned the disembodied spirits of the wicked dead.« Hades » sive « sheol » est illud compartimentum abyssi ad quod mittuntur spiritus impiorum mortuorum a corporibus separati.L’« Hadès » ou « shéol » est cette région de l’abîme où sont relégués les esprits désincarnés des morts impies.
The “pit” is apparently a deeper dungeon where the rebel angels are confined.« Puteus » autem videtur esse profundior carcer ubi angeli rebelles detinentur.La « fosse » semble être un cachot plus profond où les anges rebelles sont enfermés.
The word “abyss” is the more comprehensive term, indicating the whole region of the lost.Vox « abyssus » latior est, totam regionem perditorum significans.Le mot « abîme » est le terme le plus large, désignant toute la région des perdus.
from which, as already noted, the demons, in the days of our Lord, besought exemption until the fixed time of their torment.ex qua, ut iam notatum est, daemones temporibus Domini nostri exemptionem petiverunt usque ad tempus tormenti statutum.d’où, comme on l’a déjà noté, les démons au temps de notre Seigneur demandèrent à être exemptés jusqu’au moment fixé pour leur tourment.
The fallen angels, confined somewhere in it, are fettered with “chains of darkness”.Angeli lapsi, alicubi in ea inclusi, « catenis caliginis » vincti sunt.Les anges déchus, enfermés quelque part en elle, sont enchaînés par des « chaînes de ténèbres ».
from which there shall be no escape until the time of their final doom.ex quibus nulla erit evasió usque ad tempus ultimi eorum iudicii.dont il n’y aura aucune délivrance jusqu’au moment de leur condamnation finale.
Satan is not there yet.Satan nondum ibi est.Satan n’y est pas encore.
Demons, though not all of them, are there.Daemones, etsi non omnes, ibi sunt.Des démons, bien que pas tous, s’y trouvent.
and the pit in which they are confined is opened by “the fallen star” in order to give them temporary freedom.et puteus in quo detinentur aperitur a « stella lapsa » ut eis libertas temporaria detur.et la fosse dans laquelle ils sont enfermés est ouverte par « l’étoile déchue » afin de leur accorder une liberté temporaire.
When the door opens, smoke, “as the smoke of a great furnace,” rolls from the mouth of the pit, and obscures the sun and the air.Cum ostium aperitur, fumus « sicut fumus fornacis magnae » e puteo ascendit et solem atque aerem obscurat.Lorsque la porte s’ouvre, une fumée « comme la fumée d’une grande fournaise » s’élève de la bouche de la fosse et obscurcit le soleil et l’air.
and out of the smoke there comes forth a great army of “locusts”.et ex fumo egreditur magna « locustarum » multitudo.et de cette fumée sort une grande armée de « sauterelles ».
and there is given to them authority “as the scorpions of the earth have authority.”et data est eis potestas « sicut scorpiones terrae habent potestatem ».et il leur est donné un pouvoir « semblable à celui des scorpions de la terre ».
And they have power to “hurt men,” excepting such as have “the seal of God upon their foreheads.”Et habent potestatem « nocendi hominibus », nisi iis qui « signaculum Dei in frontibus habent ».Et ils ont le pouvoir de « nuire aux hommes », sauf à ceux qui ont « le sceau de Dieu sur leurs fronts ».
We do not need, as some, to think that this means a literal opening of “hades,” or “sheol,” out of which pour forth upon earth the spirits of lost men.Non est necesse, ut quidam putant, hoc intellegi de apertione litterali « Hades » sive « Sheol », unde in terram effluant spiritus hominum perditorum.Il n’est pas nécessaire, comme certains le pensent, d’entendre cela comme l’ouverture littérale de l’« Hadès » ou du « shéol », d’où se répandraient sur la terre les esprits des hommes perdus.
The “locusts” do not come out of “hades,” or “sheol,” but from the “pit,” and these are different localities in the “abyss.”« Locustae » non exeunt ex « Hade » vel « Sheol », sed ex « puteo », et haec sunt diversa loca in « abysso ».Les « sauterelles » ne sortent pas de l’« Hadès » ou du « shéol », mais de la « fosse », et ce sont des lieux différents dans l’« abîme ».
Confusion is wrought by the common thought that demons are “the souls of dead men”.Confusio nascitur ex opinione vulgari quod daemones sint « animae hominum mortuorum ».La confusion provient de l’opinion courante selon laquelle les démons seraient « les âmes des hommes morts ».
particularly the spirits of those who bore a bad character in this life.praesertim spiritus eorum qui in hac vita pravum mores habuerunt.en particulier les esprits de ceux qui ont eu mauvaise conduite durant cette vie.
This view is erroneous.Haec sententia erronea est.Cette opinion est erronée.
because in Scripture the spirits of the dead are spoken of in a way to imply their removal altogether from the sphere of earth.quia in Scriptura spiritus mortuorum ita describuntur ut ab orbe terrae omnino remotos esse significent.car dans l’Écriture les esprits des morts sont décrits comme entièrement retirés de la sphère terrestre.
and they are judged according to deeds “done in the body,” not out of it.et iudicantur secundum ea quae « in corpore gesserunt », non extra illud.et ils sont jugés selon les actes « accomplis dans le corps », non en dehors de celui-ci.
Demons are neither restricted in this way, nor judged after the same manner.Daemones neque tali modo restringuntur neque eodem modo iudicantur.Les démons ne sont ni limités de cette manière ni jugés de la même façon.
The smoke comes from the pit, and the locusts that issue are demons delivered from prison.Fumus ex puteo ascendit, et locustae inde exeuntes sunt daemones e carcere liberati.La fumée sort de la fosse, et les sauterelles qui en sortent sont des démons délivrés de leur prison.
and they are loosed to give effect to the words: “Now the Spirit speaketh expressly, that in the latter times some shall depart from the faith, giving heed to deceiving spirits, and teachings of demons” (1 Tim. 4:1 Gr.).et solvuntur ut impleantur verba: « Spiritus autem manifeste dicit quia in novissimis temporibus discedent quidam a fide attendentes spiritibus seductoribus et doctrinis daemoniorum » (1 Tim. 4,1).et ils sont relâchés afin que s’accomplissent ces paroles : « L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps certains abandonneront la foi pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons » (1 Tm 4,1).
Demons are commonly spoken of as “disembodied spirits of wicked men,” that is, of men as we know them — without taking into consideration the possibility of another race of men existing before Adam.Daemones vulgo describuntur ut « spiritus hominum impiorum a corporibus separati », id est hominum quales nos novimus — nulla habita ratione possibilitatis alterius generis hominum ante Adam exsistentis.Les démons sont communément décrits comme « les esprits désincarnés d’hommes méchants », c’est-à-dire d’hommes tels que nous les connaissons — sans tenir compte de la possibilité d’une autre race d’hommes ayant existé avant Adam.
This opinion is open to a serious objection which a careful examination of Scripture seems to confirm.Haec opinio gravissimae objectioni obnoxia est quam diligens Scripturae examinatio confirmare videtur.Cette opinion est sujette à une grave objection que l’examen attentif de l’Écriture semble confirmer.
The word “demon” is not found, either in the English version of the Old Testament, or of the New.Vox « daemon » neque in versione Anglica Veteris Testamenti neque Novi reperitur.Le mot « démon » ne se trouve ni dans la version anglaise de l’Ancien Testament ni dans celle du Nouveau.
The word, in Hebrew and Greek both, that means demon has been translated “devil,” or “devils,” and this has necessarily obscured the true meaning.Vocabulum, tam Hebraicum quam Graecum, quod « daemonem » significat, redditum est « diabolus » vel « diaboli », quo factum est ut sensus verus obscuraretur.Le mot, tant en hébreu qu’en grec, qui signifie démon a été traduit par « diable » ou « diables », ce qui a nécessairement obscurci le véritable sens.
The subject is altogether too serious to be passed over lightly.Haec quaestio nimis gravis est ut leviter praetereatur.Le sujet est beaucoup trop grave pour être traité à la légère.
If, in addition to other powers opposed to him, man is subject to an outbreak of demons, he should seek to know what the Scripture has to say about them.Si homo, praeter alias potestates sibi adversas, eruptioni daemonum obnoxius est, quaerere debet quid Scriptura de eis dicat.Si l’homme, en plus d’autres puissances qui lui sont opposées, est exposé à une irruption de démons, il doit chercher à savoir ce que l’Écriture dit à leur sujet.
“By him,” that is Christ, “were all things created, that are in heaven, and that are in earth, visible and invisible.« Per ipsum », id est per Christum, « condita sunt universa in caelis et in terra, visibilia et invisibilia ».« Par lui », c’est-à-dire par le Christ, « ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre, visibles et invisibles ».
whether they be thrones, or dominions, or principalities, or powers: all things were created by him, and for him (Col. 1:16).« sive throni sive dominationes sive principatus sive potestates: omnia per ipsum et in ipso creata sunt » (Col. 1,16).« trônes, dominations, principautés ou puissances : tout a été créé par lui et pour lui » (Col 1,16).
That these thrones, and dominions, and principalities, and powers are not to be limited to government over the earth is manifest from another statement found in the epistle to the Ephesians.Quod hi throni, dominationes, principatus et potestates non solum ad regimen terrae restringantur manifestum est ex alia sententia in epistola ad Ephesios.Que ces trônes, dominations, principautés et puissances ne se limitent pas au gouvernement de la terre est manifeste par une autre déclaration dans l’épître aux Éphésiens.
where it says: “We wrestle not against flesh and blood, but against principalities, against powers.ubi dicitur: « Non est nobis colluctatio adversus carnem et sanguinem sed adversus principatus et potestates ».où il est dit : « Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés et les puissances ».
against the rulers of the darkness of this world, against spiritual wickedness in high places” (Eph. 6:12).« adversus mundi rectores tenebrarum harum, contra spiritalia nequitiae in caelestibus » (Eph. 6,12).« contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits de méchanceté dans les lieux célestes » (Ep 6,12).
Here is something altogether apart from flesh and blood, and in awful opposition to us.Hic agitur de rebus omnino a carne et sanguine separatis atque nobis terribiliter adversis.Il s’agit ici de réalités entièrement distinctes de la chair et du sang, et terriblement opposées à nous.
Whatever these principalities and powers may refer to, they are not merely over the earth.Quidquid hi principatus et potestates significent, non solum super terram sunt.Quelles que soient ces principautés et puissances, elles ne se limitent pas à la terre.
but are connected with Satan and his angels, who are rulers of “the darkness of this world.”sed cum Satana et angelis eius coniunguntur, qui sunt rectores « tenebrarum huius mundi ».mais elles sont liées à Satan et à ses anges, qui sont les dominateurs « des ténèbres de ce monde ».
“Spiritual wickedness in high places” should be translated —as the margin gives it— “wicked spirits in the heavenlies.”« Spiritalia nequitiae in caelestibus » verti debet —ut in margine indicatur— « spiritus nequitiae in caelestibus ».« Les esprits de méchanceté dans les lieux célestes » devrait être traduit —comme l’indique la marge— « esprits mauvais dans les lieux célestes ».
Is it not possible that these “wicked spirits” may be the demons of which Scripture speaks?Nonne possibile est hos « spiritus malos » esse daemones de quibus Scriptura loquitur?N’est-il pas possible que ces « esprits mauvais » soient les démons dont parle l’Écriture ?
When we come to examine the passages where the word is found, we shall see that they are always spoken of as “wicked” or “unclean spirits.”Cum loca ubi hoc verbum invenitur examinemus, videbimus eos semper describi ut « spiritus malos » vel « immundos ».Lorsque nous examinons les passages où ce mot apparaît, nous voyons qu’ils sont toujours décrits comme des « esprits mauvais » ou « impurs ».
Their access to the heavenly places presents no greater difficulty than that of Satan's being there.Accessus eorum ad loca caelestia nullam maiorem difficultatem praebet quam quod Satan ipse ibi sit.Leur accès aux lieux célestes ne pose pas plus de difficulté que la présence même de Satan dans ces lieux.
They are certainly not the disembodied spirits of wicked men.Certe non sunt spiritus impiorum hominum a corporibus separati.Ils ne sont certainement pas les esprits désincarnés d’hommes méchants.
because the latter are in “sheol,” or “hades,” and not in heavenly places.quia illi sunt in « sheol » sive « Hade », non autem in caelestibus.car ceux-ci sont dans le « shéol » ou l’« hadès », et non dans les lieux célestes.
That the evil spirits in heavenly places are of those that have survived the wreck of a preadamite earth is the only theory that seems to have any evidence whatever to support it.Quod spiritus mali in caelestibus sint ex iis qui ruinae terrae prae-adamicae superfuerunt sola est sententia quae aliquo modo testimonio niti videtur.Que les esprits mauvais dans les lieux célestes soient ceux qui ont survécu à la ruine d’une terre préadamique est la seule théorie qui semble posséder quelque preuve pour l’appuyer.
Satan, together with fallen principalities and powers, is certainly in revolt against God.Satan, cum principatibus et potestatibus lapsis, certe contra Deum rebellat.Satan, avec les principautés et puissances déchues, est certainement en révolte contre Dieu.
Scripture is clear as to this and also as to the fact that Satan is the prince of the demons, and this implies that they also, while subordinate to himself, are involved in his rebellion.Scriptura de hoc clara est atque etiam de eo quod Satan est princeps daemonum, quod significat eos quoque, quamvis ei subiectos, in eius rebellionem implicari.L’Écriture est claire sur ce point et aussi sur le fait que Satan est le prince des démons, ce qui implique que ceux-ci, bien que subordonnés à lui, participent également à sa rébellion.
Peter speaks of a water-judgment that can hardly be referred to as the deluge of Noah.Petrus de iudicio aquarum loquitur quod vix ad diluvium Noe referri potest.Pierre parle d’un jugement par l’eau qui peut difficilement être rapporté au déluge de Noé.
He says: “By the word of God the heavens were of old, and the earth standing out of the water and in the water: whereby the world that then was, being overflowed with water, perished” (2 Pet. 3:5-6).Dicit enim: « Caeli erant prius et terra de aqua et per aquam consistens Dei verbo; per quae ille tunc mundus aqua inundatus periit » (2 Petr. 3,5-6).Il dit : « Par la parole de Dieu les cieux existaient autrefois et la terre tirée de l’eau et subsistant au milieu de l’eau ; par ces choses le monde d’alors périt submergé par l’eau » (2 P 3,5-6).
What does he mean when he says, “The world that then was, being overflowed with water, perished”?Quid sibi vult cum dicit: « mundus qui tunc erat aqua inundatus periit »?Que veut-il dire lorsqu’il affirme : « le monde qui alors existait périt submergé par l’eau » ?
It must be perfectly evident that the heaven and the earth which are now, and which the apostle speaks of in contrast with the world that then was, not only survived the deluge of Noah.Manifestum esse debet caelum et terram quae nunc sunt, de quibus apostolus contra mundum illum pristinum loquitur, non solum diluvium Noe superasse.Il doit être parfaitement évident que les cieux et la terre qui existent maintenant, dont l’apôtre parle en contraste avec le monde d’alors, ont non seulement survécu au déluge de Noé.
but are also, as the apostle affirms, “kept in store, reserved unto fire against the day of judgment and perdition of ungodly men” (2 Pet. 3:7).sed etiam, ut apostolus affirmat, « repositi sunt igni servandi in diem iudicii et perditionis impiorum hominum » (2 Petr. 3,7).mais sont aussi, comme l’affirme l’apôtre, « réservés pour le feu au jour du jugement et de la perdition des hommes impies » (2 P 3,7).
Science has for a long time arrayed itself against any attempt at biblical chronology.Scientia iam diu adversatur omni conatui chronologiam biblicam constituendi.La science s’est depuis longtemps opposée à toute tentative d’établir une chronologie biblique.
It is just as positive also against any universal flood in the time of Noah.Aeque certa est etiam contra diluvium universale tempore Noe.Elle se montre également catégorique contre l’idée d’un déluge universel au temps de Noé.
But is it not possible that there was a flood antecedent to the days of Noah, by which, as Peter affirms, the world that then was actually perished?Sed nonne possibile est fuisse diluvium ante dies Noe quo, ut Petrus affirmat, mundus ille pristinus vere periit?Mais n’est-il pas possible qu’il y ait eu un déluge antérieur aux jours de Noé, par lequel, comme l’affirme Pierre, le monde d’alors a réellement péri ?
If this theory can be proved, then Scripture will make to science a larger contribution than science has ever made to Scripture.Si haec sententia probari potest, Scriptura scientiae maius auxilium afferet quam scientia umquam Scripturae attulit.Si cette théorie peut être démontrée, l’Écriture apportera à la science une contribution plus grande que celle que la science a jamais apportée à l’Écriture.
It is absolutely certain that the second verse of the first chapter of Genesis speaks of a shoreless sea over which a pall of darkness hangs.Certissimum est versum secundum primi capitis Genesis loqui de mari immenso super quod caligo densissima incumbit.Il est absolument certain que le second verset du premier chapitre de la Genèse parle d’une mer sans rivage sur laquelle plane un voile de ténèbres.
Now “through faith we understand that the worlds were framed by the word of God, so that things which are seen were not made of things which do appear” (Heb. 11:3).« Fide intellegimus aptata esse saecula verbo Dei, ut ex invisibilibus visibilia fierent » (Hebr. 11,3).« C’est par la foi que nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que les choses visibles n’ont pas été faites de choses apparentes » (He 11,3).
This declaration sweeps back to the beginning; before that awful darkness lay upon the face of the deep.Haec sententia ad ipsum initium nos refert; antequam illa terribilis caligo super faciem abyssi iaceret.Cette déclaration nous ramène au commencement même, avant que ces terribles ténèbres ne reposent sur la face de l’abîme.
“In the beginning God created the heaven and the earth.”« In principio creavit Deus caelum et terram. »« Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. »
By the word of His mouth they came into being and “the morning stars sang together.”Verbo oris eius in esse prodierunt et « simul laudabant astra matutina ».Par la parole de sa bouche ils vinrent à l’existence et « les étoiles du matin chantaient ensemble ».
All was perfect, for all was the work of an all-wise and holy God.Omnia perfecta erant, quia omnia opus erant Dei omnisapientis et sancti.Tout était parfait, car tout était l’œuvre d’un Dieu infiniment sage et saint.
Thrones, and dominions, principalities, and powers were also brought into existence by the same authoritative word.Throni quoque, dominationes, principatus et potestates eodem verbo auctoritatis in existentiam producti sunt.Les trônes, dominations, principautés et puissances furent également amenés à l’existence par cette même parole d’autorité.
But thrones and dominions involve subjects over whom rule has been established.Sed throni et dominationes subditos implicant super quos imperium constitutum est.Mais les trônes et dominations impliquent des sujets sur lesquels l’autorité est établie.
The apostle speaks of our conflict with principalities, and powers, and the rulers of the darkness of this world, and wicked spirits in heavenly places.Apostolus loquitur de conflictu nostro cum principatibus et potestatibus et rectoribus tenebrarum huius mundi et spiritibus nequitiae in caelestibus.L’apôtre parle de notre lutte contre les principautés, les puissances, les dominateurs des ténèbres de ce monde et les esprits de méchanceté dans les lieux célestes.
and this implies that one (or more) of these original principalities and powers have been blasted by Almighty God and are now arrayed in rebellion against Him and His people.quod significat unum vel plures ex his principatibus et potestatibus primigeniis a Deo omnipotente prostratos nunc contra ipsum et populum eius rebellare.ce qui implique qu’une ou plusieurs de ces principautés et puissances originelles ont été frappées par le Dieu tout-puissant et sont maintenant dressées en rébellion contre lui et contre son peuple.
Let it be granted that the original earth were the scene of this jurisdiction and rebellion, and Scripture shall no longer be chargeable with contradicting any proved fact of science.Concedatur terram primigeniam fuisse scenam huius dominationis et rebellionis, et Scriptura iam non accusabitur quasi cuiquam comprobato scientiae facto contradicat.Admettons que la terre originelle ait été le théâtre de cette domination et de cette rébellion, et l’Écriture ne pourra plus être accusée de contredire quelque fait scientifique démontré.
The second verse of the first chapter of Genesis may read, and correctly so: “The earth became to-hoo and bo-hoo,” that is, desolate and empty, “and darkness was upon the face of the deep.”Versus secundus primi capitis Genesis recte legi potest: « Terra facta est tohu et bohu », id est desolata et vacua, « et tenebrae erant super faciem abyssi ».Le second verset du premier chapitre de la Genèse peut être lu — et correctement ainsi — : « La terre devint tohu et bohu », c’est-à-dire déserte et vide, « et les ténèbres étaient sur la face de l’abîme ».
The world that then was, perished; the world that now is, is the restoration of that ruin.Mundus qui tunc erat periit; mundus autem qui nunc est restauratio illius ruinae est.Le monde qui existait alors a péri ; le monde actuel est la restauration de cette ruine.
Such an hypothesis makes possible the suggestion that the disembodied spirits of preadamite men and women, together with the rebel angels, and Satan over all, constitute the spiritual hosts of evil against which we are called upon to contend.Haec hypothesis possibilitatem dat ut dicatur spiritus hominum et feminarum prae-adamitarum a corporibus separatos, una cum angelis rebellibus et Satana super omnes, constituere exercitus spirituales mali contra quos nobis certandum est.Une telle hypothèse permet de suggérer que les esprits désincarnés des hommes et des femmes préadamites, avec les anges rebelles et Satan à leur tête, constituent les armées spirituelles du mal contre lesquelles nous devons lutter.
Beneath the roaring flood that caused the ruin of the original earth God may have established a prison house for such rebels.Sub diluvio fragoroso quod ruinam terrae primigeniae attulit Deus carcerem talibus rebellibus constituisse potest.Sous le déluge tumultueux qui causa la ruine de la terre primitive, Dieu a peut-être établi une prison pour ces rebelles.
and, for aught we know, the ocean bed may be the bar of this pit.et, quantum scimus, fundus oceani vectis huius putei esse potest.et, pour autant que nous le sachions, le fond de l’océan pourrait être la barre qui ferme cette fosse.
That some of these spirits have been consigned there already is clearly evident from the Scripture.Quod quidam ex his spiritibus iam ibi reclusi sint ex Scriptura manifeste patet.Que certains de ces esprits y aient déjà été enfermés apparaît clairement d’après l’Écriture.
while it is equally evident that many more, including Satan, are yet at liberty.simul tamen manifestum est multos alios, etiam Satanam, adhuc liberos esse.mais il est tout aussi évident que beaucoup d’autres, y compris Satan, sont encore libres.
From the evil, which even now is manifest around us, we can perhaps form some little estimate of the awful afflictions that shall overtake the world when the door of the pit is opened.Ex malo quod etiam nunc circa nos manifestum est aliquam fortasse aestimationem facere possumus calamitatum terribilium quae mundum invadent cum ostium putei aperietur.À partir du mal qui se manifeste déjà autour de nous, nous pouvons peut-être nous faire une idée des terribles afflictions qui s’abattront sur le monde lorsque la porte de la fosse sera ouverte.
and the locust host now confined there shall swarm forth.et exercitus locustarum nunc ibi inclusus effundetur.et l’armée de sauterelles qui y est maintenant enfermée en sortira en essaim.
Demons were certainly at liberty and upon earth during the days of our Lord.Daemones certe tempore Domini nostri liberi erant et in terra versabantur.Les démons étaient certainement libres et présents sur la terre au temps de notre Seigneur.
and if they are identical with “the wicked spirits in the heavenly places,” they are at liberty still.et si idem sunt ac « spiritus nequitiae in caelestibus », adhuc liberi sunt.et s’ils sont identiques aux « esprits de méchanceté dans les lieux célestes », ils sont encore libres.
They are everywhere spoken of in the New Testament as “unclean spirits.”Ubique in Novo Testamento « spiritus immundi » appellantur.Dans le Nouveau Testament ils sont partout appelés « esprits impurs ».
They are the subjects of Satan who is spoken of as their “prince.”Subditi sunt Satanae qui eorum « princeps » dicitur.Ils sont les sujets de Satan, qui est appelé leur « prince ».
The Pharisees said of Jesus: “This fellow doth not cast out demons, but by Beelzebub the prince of the demons.”Pharisaei de Iesu dixerunt: « Hic non eicit daemones nisi in Beelzebub principe daemoniorum ».Les pharisiens disaient de Jésus : « Cet homme ne chasse les démons que par Béelzéboul, le prince des démons ».
And Jesus knew their thoughts, and said unto them, Every kingdom divided against itself is brought to desolation.Et Iesus sciens cogitationes eorum dixit eis: « Omne regnum divisum contra se desolabitur ».Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté ».
and every city or house divided against itself shall not stand.« et omnis civitas vel domus divisa contra se non stabit ».« et toute ville ou maison divisée contre elle-même ne subsistera pas ».
and if Satan cast out Satan, he is divided against himself; how shall then his kingdom stand?” (Matt. 12:24-26).« et si Satan Satanam eicit, adversus se divisus est; quomodo ergo stabit regnum eius? » (Matth. 12,24-26).« Si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même ; comment donc son royaume subsistera-t-il ? » (Mt 12,24-26).
“Beelzebub, the prince of the demons,” and “Satan,” according to this statement, are one and the same person.« Beelzebub princeps daemoniorum » et « Satan » secundum hanc sententiam una eademque persona sunt.« Béelzéboul, prince des démons », et « Satan » sont, selon cette déclaration, une seule et même personne.
The passage in the chapter of Revelation that we are considering says of the demons that come out of the pit:Locus in capite Apocalypsis quem consideramus de daemonibus e puteo exeuntibus dicit:Le passage du chapitre de l’Apocalypse que nous examinons dit des démons qui sortent de la fosse :
“They have over them a king, the angel of the abyss: his name is in the Hebrew Abaddon, and in the Greek he has the name Apollyon.”« Habent super se regem angelum abyssi, cui nomen Hebraice Abaddon et Graece Apollyon ».« Elles ont sur elles pour roi l’ange de l’abîme : son nom en hébreu est Abaddon et en grec Apollyon ».
These words, in Hebrew and Greek alike, mean “the destroyer.”Haec vocabula tam Hebraice quam Graece significant « perditorem ».Ces mots, en hébreu comme en grec, signifient « le destructeur ».
Jeremiah, in his prophecy against Babylon, says: “Thus saith the Lord; Behold, I will raise up against Babylon … a destroying wind” (Jer. 51:1).Ieremias in prophetia contra Babylonem dicit: « Haec dicit Dominus: Ecce ego suscitabo contra Babylonem … spiritum perdentem » (Ier. 51,1).Jérémie, dans sa prophétie contre Babylone, dit : « Ainsi parle le Seigneur : voici que je susciterai contre Babylone … un vent destructeur » (Jr 51,1).
The word for “wind” is, literally, “spirit,” and when the word, translated “raise,” is used in connection with it, the expression means “to excite a spirit.”Vocabulum quod « ventus » redditur proprie « spiritus » est, et cum verbo quod « suscitare » vertitur coniunctum significat « spiritum excitare ».Le mot traduit par « vent » signifie littéralement « esprit », et lorsqu’il est employé avec le verbe traduit par « susciter », l’expression signifie « exciter un esprit ».
Jeremiah prophesies that God shall excite against Babylon “a destroying spirit.”Ieremias prophetat Deum contra Babylonem « spiritum perdentem » excitaturum.Jérémie prophétise que Dieu excitera contre Babylone « un esprit destructeur ».
It is a prediction of the coming day when Babylon shall become the dwelling place of demons and a hold of every unclean and hateful bird.Haec praedictio est diei futuri cum Babylon fiet habitatio daemonum et custodia omnis volucris immundae et odibilis.C’est une prophétie du jour à venir où Babylone deviendra la demeure des démons et le repaire de tout oiseau impur et odieux.
These demons also have the power of working miracles, but not for the accomplishing of any good purpose.Hi daemones etiam potestatem habent prodigia faciendi, sed non ad bonum finem perficiendum.Ces démons ont aussi le pouvoir d’accomplir des prodiges, mais non pour réaliser un but bon.
The “unclean spirits,” spoken of in the sixteenth chapter, are “the spirits of demons, doing signs, which go forth unto the kings of the whole habitable earth to gather them together unto the war of the great day of God Almighty” (Rev. 16:14).« Spiritus immundi » de quibus in capite sexto decimo dicitur sunt « spiritus daemoniorum signa facientes qui exeunt ad reges totius orbis congregare eos in proelium diei magni Dei omnipotentis » (Apoc. 16,14).Les « esprits impurs » dont parle le chapitre seizième sont « les esprits de démons qui font des prodiges et qui vont vers les rois de toute la terre habitée pour les rassembler au combat du grand jour du Dieu tout-puissant » (Ap 16,14).
Demons made response in the heathen oracles.Daemones responsa dabant in oraculis gentilium.Les démons donnaient des réponses dans les oracles païens.
and we have an illustration in the woman who, possessed with the spirit of Python, followed Paul in Philippi.exemplum habemus in muliere quae spiritu Pythonis possessa Paulum Philippis sequebatur.Nous en avons un exemple dans la femme possédée d’un esprit de Python qui suivait Paul à Philippes.
saying: “These men are the servants of the most high God, which shew unto us the way of salvation” (Acts 16:17).dicens: « Hi homines servi Dei altissimi sunt qui annuntiant nobis viam salutis » (Act. 16,17).disant : « Ces hommes sont les serviteurs du Dieu Très-Haut, qui nous annoncent la voie du salut » (Ac 16,17).
Such oracular demons were found lurking in the heathen temples.Tales daemones oraculares in templis gentilium latitabant.De tels démons oraculaires se trouvaient cachés dans les temples païens.
and were the real objects of worship in the idol shrines.et erant veri cultus obiecta in sacris idolorum.et ils étaient les véritables objets du culte dans les sanctuaires idolâtres.
Paul says: “The things which the Gentiles sacrifice, they sacrifice to demons, and not to God.”Paulus dicit: « Quae immolant gentes, daemonibus immolant et non Deo ».Paul dit : « Ce que les païens sacrifient, ils le sacrifient aux démons et non à Dieu ».
and I would not that ye should have fellowship with demons“ (1 Cor. 10:20 Gr.).« nolo autem vos socios fieri daemoniorum » (1 Cor. 10,20).« et je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons » (1 Co 10,20).
They are the sources of moral and physical evil.Hi sunt fontes mali moralis et corporalis.Ils sont les sources du mal moral et physique.
especially when entering into a person, turning him into a demoniac.praesertim cum in hominem intrant eumque daemoniacum efficiunt.surtout lorsqu’ils entrent dans une personne et en font un possédé.
and afflicting him with various diseases such as: “epilepsy,” “loss of speech,” “blindness,” and “raving insanity.”eum variis morbis affligentes ut « epilepsia », « mutitas », « caecitas » et « furor ».et l’affligeant de diverses maladies comme « l’épilepsie », « la perte de la parole », « la cécité » et « la folie furieuse ».
They wandered about in desert and desolate places.Per loca deserta et solitaria vagabantur.Ils erraient dans les lieux désertiques et désolés.
“When the unclean spirit is gone out of a man, he walketh through dry places, seeking rest, and findeth none.« Cum spiritus immundus exierit ab homine, ambulat per loca arida quaerens requiem et non invenit. »« Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il parcourt des lieux arides cherchant du repos et n’en trouve point. »
Then he saith, I will return into my house from whence I came out.« Tunc dicit: Revertar in domum meam unde exivi. »« Alors il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti. »
and when he is come, he findeth it empty, swept, and garnished.« Et veniens invenit eam vacantem, scopis mundatam et ornatam. »« Et lorsqu’il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée. »
Then goeth he, and taketh with himself seven other spirits more wicked than himself.« Tunc vadit et assumit secum septem alios spiritus nequiores se. »« Alors il s’en va prendre avec lui sept autres esprits plus méchants que lui. »
and they enter in and dwell there: and the last state of that man is worse than the first.« Et intrantes habitant ibi; et fiunt novissima hominis illius peiora prioribus. »« Ils entrent et y habitent, et le dernier état de cet homme devient pire que le premier. »
Even so shall it be also unto this wicked generation” (Matt. 12:43-45).« Sic erit et generationi huic pessimae » (Matth. 12,43-45).« Il en sera ainsi pour cette génération mauvaise » (Mt 12,43-45).
This testifies not only to the restless wandering of the demons.Hoc non solum vagationem inquietam daemonum demonstrat.Cela témoigne non seulement de l’errance agitée des démons.
but is a prediction of the last days respecting Israel when demoniacal power over them shall be increased sevenfold.sed etiam praedictio est novissimorum dierum circa Israel cum potestas daemonica super eos septuplum augebitur.mais c’est aussi une prophétie concernant les derniers jours d’Israël où la puissance démoniaque sur eux sera multipliée par sept.
Demons give the moral character to “the course of this world.”Daemones indolem moralem « cursui huius mundi » tribuunt.Les démons donnent sa coloration morale « au cours de ce monde ».
which is “according to the prince of the power of the air, the spirit that now worketh in the children of disobedience” (Eph. 2:2).qui est « secundum principem potestatis aeris, spiritus qui nunc operatur in filiis diffidentiae » (Eph. 2,2).qui est « selon le prince de la puissance de l’air, l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la désobéissance » (Ep 2,2).
Demons were frequently found in men, and were cast out by Christ's word.Daemones saepe in hominibus reperiebantur et verbo Christi eiciebantur.Les démons se trouvaient fréquemment dans les hommes et étaient chassés par la parole du Christ.
and also by authority delegated to His disciples.et etiam auctoritate discipulis eius delegata.et aussi par l’autorité déléguée à ses disciples.
Often more than one demon entered into a single person.Saepe plures quam unus daemon in unum hominem intrabant.Souvent plus d’un démon entrait dans une seule personne.
Out of Mary Magdalene Jesus cast seven.Ex Maria Magdalena Iesus septem eiecit.Jésus chassa sept démons de Marie-Madeleine.
and from the demoniac of Gadara a legion, which might have been as many as six thousand.et ex daemoniaco Gerasenorum legionem quae usque ad sex milia esse poterat.et du démoniaque de Gadara une légion, qui pouvait compter jusqu’à six mille.
Demons were not only obedient to the word of Christ, but also acknowledged Him as “the Son of God” (Luke 8:28).Daemones non solum verbo Christi oboediebant sed etiam eum agnoscebant ut « Filium Dei » (Luc. 8,28).Les démons n’obéissaient pas seulement à la parole du Christ, mais ils le reconnaissaient aussi comme « le Fils de Dieu » (Lc 8,28).
James bears witness to the fact that the demons believe in God.Iacobus testatur daemones Deum credere.Jacques atteste que les démons croient en Dieu.
He says: “Thou believest that there is one God; thou doest well: the demons also believe, and tremble” (Jas. 2:19 Gr.).Dicit enim: « Tu credis quoniam unus est Deus; bene facis: et daemones credunt et contremiscunt » (Iac. 2,19).Il dit : « Tu crois qu’il y a un seul Dieu ; tu fais bien : les démons le croient aussi et ils tremblent » (Jc 2,19).
Such, then, is the nature and power of these agents of evil concerning which men seem perfectly willing to be ignorant.Talis igitur est natura et potestas horum malorum agentium de quibus homines omnino ignari esse videntur.Telle est donc la nature et la puissance de ces agents du mal au sujet desquels les hommes semblent volontiers rester ignorants.
A more faithful and earnest attention to God's word would deliver us from many of the spiritual evils that now afflict us.Fidelior et studiosior attentio ad verbum Dei nos a multis malis spiritualibus quae nunc nos affligunt liberaret.Une attention plus fidèle et plus sérieuse à la parole de Dieu nous délivrerait de nombreux maux spirituels qui nous affligent aujourd’hui.
The course of this world is accelerating more and more toward the final apostasy in which it will be found ripe for judgment.Cursus huius mundi magis magisque acceleratur ad ultimam apostasiam qua ad iudicium maturus invenietur.Le cours de ce monde s’accélère de plus en plus vers l’apostasie finale où il sera mûr pour le jugement.
Men shall more and more give heed to seducing spirits and doctrines of demons.Homines magis magisque attendent spiritibus seductoribus et doctrinis daemoniorum.Les hommes prêteront de plus en plus attention aux esprits séducteurs et aux doctrines de démons.
until the times of the Gentiles have run their course.donec tempora gentium cursum suum compleverint.jusqu’à ce que les temps des nations aient accompli leur course.
when, the Church being removed from the scene, there shall no longer be any barrier to the incoming tide of evil.quo tempore, Ecclesia e scena sublata, nullum iam erit obstaculum ad malum irruens.alors, l’Église étant retirée de la scène, il n’y aura plus aucun obstacle à la marée montante du mal.
and the very gate of the pit shall be opened for this final assault of a demon host.et ipsa porta putei aperietur ad ultimum impetum exercitus daemonum.et la porte même de la fosse s’ouvrira pour cet assaut final d’une armée de démons.
As it was in “the days of Noah,” and in “the days of Sodom,” so shall it also be in the days of the coming of the Son of man.Sicut fuit « in diebus Noe » et « in diebus Sodomae », sic erit etiam in diebus adventus Filii hominis.Comme il en fut « aux jours de Noé » et « aux jours de Sodome », ainsi en sera-t-il aux jours de la venue du Fils de l’homme.
The moral character of those days is to be reproduced in the days to come.Indoles moralis illorum dierum iterum apparebit in diebus futuris.Le caractère moral de ces jours sera reproduit dans les jours à venir.
None of us can measure the depth of iniquity into which men shall sink when these demons are given their brief authority over the earth.Nemo nostrum metiri potest profunditatem iniquitatis in quam homines descendent cum his daemonibus brevis potestas super terram dabitur.Aucun de nous ne peut mesurer la profondeur de l’iniquité dans laquelle les hommes sombreront lorsque ces démons recevront leur brève autorité sur la terre.
They are represented by an army of locusts emerging from the pit.Repraesentantur exercitu locustarum e puteo emergentium.Ils sont représentés par une armée de sauterelles sortant de la fosse.
The figure connects naturally with the prophecy of Joel.Haec imago naturaliter cum prophetia Ioelis coniungitur.Cette image se rattache naturellement à la prophétie de Joël.
where, under the figure of an invasion of locusts, this same judgment we are considering is foretold.ubi sub imagine invasionis locustarum idem iudicium quod nunc consideramus praedicitur.où, sous l’image d’une invasion de sauterelles, le même jugement que nous examinons est annoncé.
The second chapter of his prophecy begins with the sounding of a trumpet.Caput secundum prophetiae eius a sono tubae incipit.Le second chapitre de sa prophétie commence par le son d’une trompette.
This trumpet is a horn of jubilee and similar to the one spoken of in Revelation.Haec tuba est cornu iubilaei simile illi quod in Apocalypsi memoratur.Cette trompette est un cor de jubilé semblable à celui mentionné dans l’Apocalypse.
Then the prophet proceeds to speak of “the day of the Lord.”Deinde propheta loqui incipit de « die Domini ».Puis le prophète se met à parler du « jour du Seigneur ».
It is to be a day of “darkness and of gloominess, a day of clouds and of thick darkness, as the morning spread upon the mountains” (Joel 2:2).Futurus est dies « tenebrarum et caliginis, dies nubium et turbinis, quasi mane expansum super montes » (Ioel 2,2).Ce sera un jour « de ténèbres et d’obscurité, un jour de nuées et de sombre obscurité, comme l’aurore qui s’étend sur les montagnes » (Jl 2,2).
This declaration is followed by a description of what has been thought to be a literal invasion of locusts.Huic sententiae sequitur descriptio quae a nonnullis pro vera locustarum invasione habita est.Cette déclaration est suivie d’une description que certains ont prise pour une invasion littérale de sauterelles.
The language is similar to what we have in the book of Revelation where the locusts are spoken of as an army on the march.Lingua similis est ei quam in Apocalypsi invenimus ubi locustae ut exercitus in acie procedens describuntur.Le langage est semblable à celui du livre de l’Apocalypse où les sauterelles sont décrites comme une armée en marche.
Joel says: “A fire devoureth before them; and behind them a flame burneth.Ioel dicit: « Ignis ante eos devorat et post eos flamma exurit. »Joël dit : « Devant eux un feu dévore et derrière eux une flamme brûle. »
The land is as the garden of Eden before them, and behind them a desolate wilderness.Terra ante eos quasi hortus Eden est, post eos autem desertum solitudinis.Le pays est devant eux comme le jardin d’Éden, et derrière eux un désert désolé.
yea, and nothing shall escape them.Nec est qui effugiat eos.Oui, rien ne leur échappe.
The appearance of them is as the appearance of horses; and as horsemen, so shall they run.Aspectus eorum sicut aspectus equorum, et sicut equites sic current.Leur apparence est comme celle des chevaux, et comme des cavaliers ils courent.
Like the noise of chariots on the tops of mountains shall they leap.Sicut sonitus curruum super capita montium saltabunt.Comme le bruit des chars sur les sommets des montagnes ils bondissent.
like the noise of a flame of fire that devoureth the stubble.Sicut sonitus flammae ignis stipulam devorantis.Comme le bruit d’une flamme de feu qui dévore le chaume.
as a strong people set in battle array” (Joel 2:3-5).Quasi populus fortis paratus ad proelium (Ioel 2,3-5).Comme un peuple puissant rangé en bataille (Jl 2,3-5).
Much ingenuity has been exhibited in the effort to show that a scourge of literal locusts is fairly represented in the language here given.Multa ingenii subtilitas adhibita est ut ostenderetur plagam locustarum literalium apte in hac descriptione repraesentari.Beaucoup d’ingéniosité a été déployée pour montrer qu’un fléau de sauterelles littérales est correctement représenté dans le langage employé ici.
though it is universally admitted that, if such be the fact, the terms of the description are hyperbolical in the extreme.quamvis universaliter concedatur, si ita sit, descriptionis verba ad summum hyperbolica esse.bien qu’il soit universellement admis que, si tel est le cas, les termes de la description sont extrêmement hyperboliques.
That Joel has no literal locust plague in mind ought to be perfectly evident to anyone that reads the prophecy closely.Ioelem nullam plagam locustarum literalem mente habere omnibus qui prophetiam diligenter legunt plane apparere debet.Que Joël n’ait pas à l’esprit un fléau littéral de sauterelles devrait être parfaitement évident pour quiconque lit attentivement la prophétie.
It is admitted by commentators generally that some reference, however vague, is made to the awful judgments by which “the day of the Lord” should be ushered in.Communiter a commentatoribus conceditur aliquam, quamvis vagam, allusionem fieri ad terribilia iudicia quibus « dies Domini » introducendus sit.Les commentateurs admettent généralement qu’une certaine allusion, quoique vague, est faite aux terribles jugements par lesquels « le jour du Seigneur » doit être introduit.
The hypothesis of a literal locust scourge in the past is quietly set aside by the apostle Peter.Hypothesis de plaga locustarum litterali in praeterito a Petro apostolo tacite removetur.L’hypothèse d’un fléau littéral de sauterelles dans le passé est discrètement écartée par l’apôtre Pierre.
who, quoting from this prophecy, says the promise therein contained of the outpouring of the Spirit was fulfilled on the day of Pentecost.qui hanc prophetiam citans dicit promissionem effusionis Spiritus in ea contentam die Pentecostes impletam esse.qui, citant cette prophétie, déclare que la promesse de l’effusion de l’Esprit qu’elle contient s’est accomplie au jour de la Pentecôte.
In Joel's prophecy the locust scourge precedes the outpouring of the Spirit (Chap. 2:28).In prophetia Ioelis plaga locustarum effusionem Spiritus praecedit (Ioel 2,28).Dans la prophétie de Joël, le fléau des sauterelles précède l’effusion de l’Esprit (Jl 2,28).
There was no such invasion prior to the day of Pentecost.Nulla talis invasio ante diem Pentecostes fuit.Il n’y eut aucune invasion de ce genre avant le jour de la Pentecôte.
It is, however, evident from Peter's quotation (Acts 2:16-21) that he does not mean to convey the thought that Joel's prophecy was entirely fulfilled.Ex citatione tamen Petri (Act. 2,16-21) manifestum est eum non significare prophetiam Ioelis omnino impletam esse.Il est toutefois évident, d’après la citation de Pierre (Ac 2,16-21), qu’il ne veut pas dire que la prophétie de Joël a été entièrement accomplie.
His quotation stops abruptly in the middle of a sentence.Citatio eius abrupte in medio sententiae sistit.Sa citation s’arrête brusquement au milieu d’une phrase.
If he had continued the words of Joel, and then said what he did, he would have falsified the prophecy altogether.Si verba Ioelis continuasset et deinde quod dixit dixisset, prophetiam omnino falsificasset.S’il avait poursuivi les paroles de Joël puis dit ce qu’il a dit, il aurait entièrement falsifié la prophétie.
After the same fashion Jesus in the synagogue at Nazareth reads from the sixty-first chapter of Isaiah.Simili modo Iesus in synagoga Nazareth legit ex capite sexagesimo primo Isaiae.De la même manière Jésus, dans la synagogue de Nazareth, lit le soixante-et-unième chapitre d’Isaïe.
“The Spirit of the Lord is upon me, because he hath anointed me to preach the gospel to the poor.« Spiritus Domini super me, propter quod unxit me evangelizare pauperibus.« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres.
he hath sent me to heal the brokenhearted.Misit me sanare contritos corde.Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé.
to preach deliverance to the captives, and recovering of sight to the blind.Praedicare captivis remissionem et caecis visum.Pour proclamer aux captifs la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue.
to set at liberty them that are bruised.Dimittere confractos in remissionem.Pour renvoyer libres les opprimés.
to preach the acceptable year of the Lord” (Luke 4:18-19).Praedicare annum Domini acceptum » (Luc. 4,18-19).Pour proclamer une année de grâce du Seigneur » (Lc 4,18-19).
If we turn to the sixty-first chapter of Isaiah, we find that Jesus, after the manner of Peter in his quotation of the prophecy of Joel, also stops in the middle of a sentence.Si ad caput sexagesimum primum Isaiae redeamus invenimus Iesum, more Petri in citatione Ioelis, etiam in medio sententiae subsistere.Si nous nous tournons vers le chapitre 61 d’Isaïe, nous voyons que Jésus, comme Pierre dans sa citation de Joël, s’arrête également au milieu d’une phrase.
After reading the words we have quoted, Jesus closed the book, and he gave it again to the minister, and sat down.Postquam verba citata legit, Iesus librum clausit et ministro reddidit atque sedit.Après avoir lu ces paroles, Jésus ferma le livre, le rendit au ministre et s’assit.
“And he began to say unto them, This day is this scripture fulfilled in your ears” (Luke 4:21).« Coepit autem dicere ad illos: Quia hodie impleta est haec Scriptura in auribus vestris » (Luc. 4,21).« Et il se mit à leur dire : Aujourd’hui cette Écriture est accomplie pour vous qui l’entendez » (Lc 4,21).
Jesus could not have continued to read further in the prophecy of Isaiah and have then made the assertion, “This day is this scripture fulfilled in your ears.”Iesus ulterius in prophetia Isaiae legere non potuit et tamen dicere « hodie impleta est haec Scriptura in auribus vestris ».Jésus n’aurait pas pu continuer à lire davantage dans la prophétie d’Isaïe et affirmer ensuite : « Aujourd’hui cette Écriture est accomplie pour vous ».
The words, “the acceptable year of the Lord,” are followed in the prophecy by the words, “and the day of vengeance of our God.”Verba « annus Domini acceptus » in prophetia sequuntur « et dies ultionis Dei nostri ».Les mots « l’année de grâce du Seigneur » sont suivis dans la prophétie des mots « et le jour de vengeance de notre Dieu ».
There is a long break between “the acceptable year of the Lord,” and “the day of vengeance of our God.”Longa intercapedo est inter « annum Domini acceptum » et « diem ultionis Dei nostri ».Il y a un long intervalle entre « l’année de grâce du Seigneur » et « le jour de vengeance de notre Dieu ».
Jesus, being aware of this, quotes that part of the prophecy that was that day fulfilled.Iesus hoc sciens eam partem prophetiae citat quae illo die impleta erat.Jésus, sachant cela, cite la partie de la prophétie qui s’accomplissait ce jour-là.
“The acceptable year of the Lord” had come.« Annus Domini acceptus » advenerat.« L’année de grâce du Seigneur » était venue.
“The day of vengeance of our God” is still future.« Dies ultionis Dei nostri » adhuc futurus est.« Le jour de vengeance de notre Dieu » est encore futur.
This intimates again the long break between the sixty-ninth and seventieth week of Daniel's prophecy.Hoc iterum insinuat longam intercapedinem inter hebdomadam sexagesimam nonam et septuagesimam prophetiae Danielis.Cela indique de nouveau la longue interruption entre la soixante-neuvième et la soixante-dixième semaine de la prophétie de Daniel.
Peter in the same way, quoting from Joel, stops abruptly in the middle of a sentence (Acts 2:21; Joel 2:32).Petrus eodem modo Ioelem citans abrupte in medio sententiae sistit (Act. 2,21; Ioel 2,32).Pierre, de la même manière, en citant Joël, s’arrête brusquement au milieu d’une phrase (Ac 2,21 ; Jl 2,32).
A careful comparison of Peter's quotation with Joel's prophecy will conclusively show that Joel is speaking of “the last days.”Diligens comparatio citationis Petri cum prophetia Ioelis manifeste ostendet Ioelem de « novissimis diebus » loqui.Une comparaison attentive de la citation de Pierre avec la prophétie de Joël montrera clairement que Joël parle des « derniers jours ».
and it will be seen that the terms of his prophecy point definitely to the time of the sounding of the fifth trumpet.et apparebit verba prophetiae eius certo ad tempus sonitus quintae tubae pertinere.et l’on verra que les termes de sa prophétie pointent précisément vers le temps de la sonnerie de la cinquième trompette.
It is further evident that neither Joel nor Revelation intend to convey the thought of literal locusts.Praeterea manifestum est neque Ioelem neque Apocalypsin de locustis literalibus loqui velle.Il est en outre évident que ni Joël ni l’Apocalypse n’entendent parler de sauterelles littérales.
Solomon says: “The locusts have no king, yet go they forth all of them by bands” (Prov. 30:27).Salomon dicit: « Locustae regem non habent et omnes per turmas procedunt » (Prov. 30,27).Salomon dit : « Les sauterelles n’ont pas de roi et elles sortent toutes par bandes » (Pr 30,27).
But the locust host of Revelation has a king.Sed exercitus locustarum Apocalypsis regem habet.Mais l’armée de sauterelles de l’Apocalypse a un roi.
They are restricted in their work of devastation, not being allowed to hurt the grass, nor any green thing, nor tree.In opere devastationis restringuntur, non permittuntur nocere herbae neque ulli rei virenti neque arbori.Elles sont limitées dans leur œuvre de destruction : il ne leur est pas permis de nuire à l’herbe, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre.
These are the very objects upon which the literal locusts settle.Haec autem sunt ipsa quibus locustae naturales insidere solent.Or ce sont précisément ces choses que les sauterelles naturelles dévorent.
and the restriction forbids a literal application.et haec restrictio interpretationem literalem prohibet.et cette restriction interdit une application littérale.
The historical interpreters, in applying this scourge to the Saracens, are not obliged to force the language as they do elsewhere.Interpretes historici hoc flagellum Saracenis applicantes non coguntur linguam ita torquere sicut alibi faciunt.Les interprètes historicistes, en appliquant ce fléau aux Sarrasins, ne sont pas obligés de forcer le langage comme ils le font ailleurs.
but the Saracenic invasion did not usher in “the day of the Lord.”sed invasio Saracenorum « diem Domini » non introduxit.mais l’invasion sarrasine n’a pas introduit « le jour du Seigneur ».
whereas the judgment foretold by Joel and in Revelation does.cum autem iudicium a Ioele et in Apocalypsi praedictum id faciat.tandis que le jugement annoncé par Joël et dans l’Apocalypse le fait.
The locusts have power, such as the scorpions of the earth have.Locustae habent potestatem qualem habent scorpiones terrae.Les sauterelles ont un pouvoir semblable à celui des scorpions de la terre.
and are permitted to strike with their poisonous stings the men that have not the seal of God in their foreheads.et permittuntur aculeis venenatis ferire homines qui non habent signaculum Dei in frontibus suis.et il leur est permis de frapper de leurs aiguillons venimeux les hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
They are not permitted to kill men, but they torment them for five months.Non permittuntur homines occidere sed eos quinque mensibus cruciant.Il ne leur est pas permis de tuer les hommes, mais elles les tourmentent pendant cinq mois.
Again we are reminded that the torment is like that of a scorpion when he striketh a man.Iterum commemoratur tormentum esse sicut scorpionis cum hominem ferit.Il est encore rappelé que le tourment est semblable à celui d’un scorpion lorsqu’il frappe un homme.
The sting of the scorpion is in the extremity of the tail.Aculeus scorpionis in extremitate caudae est.L’aiguillon du scorpion se trouve à l’extrémité de la queue.
which has at its base a gland secreting a poisonous fluid.cui ad basin glandula est venenosum liquorem secernens.à la base de laquelle se trouve une glande sécrétant un liquide venimeux.
The fluid, when injected into a man, is not only very painful, but usually fatal.Liquor ille cum in hominem immittitur non solum valde dolorosus sed plerumque mortifer est.Ce liquide, lorsqu’il est injecté dans un homme, est non seulement très douloureux mais généralement mortel.
Here again the literal scorpion is set aside by the fact that their sting is not fatal.Hic iterum scorpio litteralis removetur eo quod aculeus eorum mortifer non est.Ici encore l’interprétation littérale du scorpion est exclue, puisque leur aiguillon n’est pas mortel.
The torment they produce among men is even worse than death.Tormentum quod inter homines efficiunt etiam morte peius est.Le tourment qu’elles produisent parmi les hommes est pire que la mort.
“In those days shall men seek death, and shall not find it” (Rev. 9:6).« In diebus illis quaerent homines mortem et non invenient eam » (Apoc. 9,6).« En ces jours-là les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas » (Ap 9,6).
There shall not be left to men the power of self-destruction.Hominibus potestas sui ipsorum interficiendi non relinquetur.Il ne sera pas laissé aux hommes le pouvoir de se détruire eux-mêmes.
Death itself shall flee from them.Ipsa mors ab eis fugiet.La mort elle-même fuira loin d’eux.
The appearance of the locusts is like unto “horses prepared for war.”Species locustarum similis est « equis ad bellum paratis ».L’apparence des sauterelles est semblable à « des chevaux préparés pour la guerre ».
The prophet Joel adds still further to the description by saying:Propheta Ioel descriptionem adhuc ampliat dicens:Le prophète Joël ajoute encore à la description en disant :
“They shall run like mighty men; they shall climb the wall like men of war; and they shall march every one on his ways, and they shall not break their ranks.”« Current sicut fortes; sicut viri bellatores ascendent murum; et unusquisque in viis suis ambulabit nec ordines suos rumpent. »« Ils courront comme des héros ; ils monteront sur la muraille comme des hommes de guerre ; chacun marchera dans sa voie et ils ne rompront pas leurs rangs. »
“Neither shall one thrust another; they shall walk every one in his path.”« Nec impellent alter alterum; unusquisque in semita sua ambulabit. »« Nul ne pressera son voisin ; chacun marchera dans son sentier. »
“And when they fall upon the sword, they shall not be wounded.”« Et cum irruerint super gladium, non vulnerabuntur. »« Et quand ils se jetteront sur l’épée, ils ne seront pas blessés. »
“They shall run to and fro in the city; they shall run upon the wall; they shall climb up upon the houses; they shall enter in at the windows like a thief.”« Discurrent in civitate, super murum current, in domos ascendent, per fenestras intrabunt quasi fur. »« Ils courront dans la ville, ils courront sur la muraille, ils monteront dans les maisons, ils entreront par les fenêtres comme un voleur. »
“The earth shall quake before them; the heavens shall tremble.”« Terra contremiscet a facie eorum, caeli commovebuntur. »« La terre tremblera devant eux, les cieux seront ébranlés. »
“The sun and the moon shall be dark, and the stars shall withdraw their shining.”« Sol et luna obtenebrabuntur et stellae retrahent splendorem suum. »« Le soleil et la lune s’obscurciront et les étoiles retireront leur éclat. »
“And the Lord shall utter his voice before his army.”« Et Dominus dabit vocem suam ante exercitum suum. »« Et le Seigneur fera entendre sa voix devant son armée. »
“For his camp is very great: for he is strong that executeth his word.”« Quia magnus est valde castrorum eius et fortis est qui facit verbum eius. »« Car son camp est immense et puissant est celui qui accomplit sa parole. »
“For the day of the Lord is great and very terrible; and who can abide it?” (Joel 2:7-11).« Quia magnus est dies Domini et terribilis valde; et quis sustinebit eum? » (Ioel 2,7-11).« Car le jour du Seigneur est grand et très redoutable : qui pourra le supporter ? » (Jl 2,7-11).
Spirits of demons issuing from the pit of the abyss shall march every one on his ways.Spiritus daemonum e puteo abyssi exeuntes unusquisque in viis suis procedent.Des esprits de démons sortant du puits de l’abîme marcheront chacun dans leur voie.
Nothing shall be able to break their ranks; nor shall they thrust one another.Nihil poterit ordines eorum rumpere nec alter alterum impellet.Rien ne pourra briser leurs rangs et ils ne se pousseront pas les uns les autres.
“When they fall upon the sword, they shall not be wounded,” for the sword is powerless against spirits.« Cum irruerint super gladium, non vulnerabuntur », quia gladius contra spiritus nihil valet.« Lorsqu’ils tomberont sur l’épée, ils ne seront pas blessés », car l’épée est impuissante contre les esprits.
They shall also render men immune from death.Etiam homines a morte immunes reddent.Ils rendront aussi les hommes immunisés contre la mort.
They shall run to and fro in the city, and over the walls, and upon the houses.Discurrent in civitate et super muros et super domos.Ils iront et viendront dans la ville, sur les murailles et sur les maisons.
They shall enter the windows like thieves.Per fenestras intrabunt quasi fures.Ils entreront par les fenêtres comme des voleurs.
and “before their face the people shall be much pained: all faces shall gather blackness.”et « ante faciem eorum contremiscent populi; omnes facies contrahentur in nigredinem ».et « devant eux les peuples seront dans l’angoisse ; tous les visages deviendront livides ».
They shall possess men and women, as men and women were possessed in the days of Christ and the apostles.Possidebunt viros et feminas sicut homines possidebantur temporibus Christi et apostolorum.Ils posséderont hommes et femmes comme des hommes et des femmes étaient possédés aux jours du Christ et des apôtres.
They shall possess men and women, as men and women were possessed in the days of Christ and the apostles.Possidebunt viros et feminas sicut homines possidebantur temporibus Christi et apostolorum.Ils posséderont des hommes et des femmes comme des hommes et des femmes étaient possédés aux jours du Christ et des apôtres.
Some people are possessed to-day, and do not know it; others are possessed, and do know it.Nonnulli hodie possidentur et id nesciunt; alii possidentur et sciunt.Certaines personnes aujourd’hui sont possédées sans le savoir ; d’autres le sont et le savent.
Mediums, in communication with the spirit world, are not uncommon.Medii qui cum mundo spirituum communicant non sunt rari.Les médiums, en communication avec le monde des esprits, ne sont pas rares.
The barriers have long since been broken down.Iam pridem claustra diruta sunt.Les barrières ont été brisées depuis longtemps.
and these unclean spirits have crossed the border line, and are at work in the world.et hi spiritus immundi limen transgressi sunt atque in mundo operantur.et ces esprits impurs ont franchi la frontière et sont à l’œuvre dans le monde.
But there is coming an inrush of these demons such as the world has never dreamed of.Sed ventura est irruptio horum daemonum qualem mundus numquam somniavit.Mais il va venir une irruption de ces démons telle que le monde n’en a jamais rêvé.
Buddhism, Theosophy, and Spiritualism are casting this ominous shadow before them.Buddhismus, Theosophia et Spiritualismus hanc ominosam umbram ante se iaciunt.Le bouddhisme, la théosophie et le spiritualisme projettent déjà devant eux cette ombre menaçante.
No wonder the prophets speak of this day as one of anguish and gloom.Non mirum si prophetae de hoc die tamquam die angustiae et caliginis loquuntur.Il n’est donc pas étonnant que les prophètes parlent de ce jour comme d’un jour d’angoisse et d’obscurité.
“A day of darkness and of gloominess, a day of clouds and of thick darkness, as the morning spread upon the mountains: a great people and a strong; there hath not been ever the like, neither shall be any more after it, even to the years of many generations” (Joel 2:2).« Dies tenebrarum et caliginis, dies nubis et turbinis; sicut aurora super montes diffunditur populus magnus et fortis; cui similis non fuit a saeculo nec erit post eum in annos generationum multarum » (Ioel 2,2).« Jour de ténèbres et d’obscurité, jour de nuées et d’épaisse nuée, comme l’aurore répandue sur les montagnes : un peuple nombreux et puissant ; jamais il n’y en eut de semblable et il n’y en aura plus après lui pendant de nombreuses générations » (Jl 2,2).
When the restraint that is now upon evil is taken away, this pall of darkness shall settle upon the earth.Cum vinculum quod nunc malum cohibet tollitur, hic pallor tenebrarum super terram descendet.Lorsque la retenue qui pèse maintenant sur le mal sera ôtée, ce voile de ténèbres se répandra sur la terre.
A spiritual mist shall wrap itself round the minds of men.Caligo spiritualis mentes hominum circumdabit.Un brouillard spirituel enveloppera l’esprit des hommes.
who, persistently refusing to believe the truth, shall be given over to a lie.qui veritatem constanter recusantes credere mendacio tradentur.qui, refusant obstinément de croire la vérité, seront livrés au mensonge.
Rejecting the blessed gospel of Christ, and the truth of God's Word, they shall give heed to “seducing spirits and doctrines of demons.”Evangelium Christi benedictum et veritatem Verbi Dei respuentes attendent « spiritibus seductoribus et doctrinis daemoniorum ».Rejetant le bienheureux Évangile du Christ et la vérité de la Parole de Dieu, ils prêteront attention à « des esprits séducteurs et à des doctrines de démons ».
Even now they that are striving earnestly for the truth must wrestle “against principalities, against powers, against the rulers of the darkness of this world, against wicked spirits in heavenly places.”Etiam nunc qui pro veritate contendunt luctari debent « adversus principatus, adversus potestates, adversus rectores tenebrarum huius mundi, adversus spiritualia nequitiae in caelestibus ».Déjà maintenant ceux qui combattent pour la vérité doivent lutter « contre les principautés, contre les puissances, contre les dominateurs des ténèbres de ce monde, contre les esprits de méchanceté dans les lieux célestes ».
What then shall be the result among men, when, divine grace being withdrawn, there shall be added to this spiritual host of wickedness an innumerable company of other unclean spirits from the pit of the abyss?Quid igitur erit inter homines cum, sublata gratia divina, huic exercitui spirituali nequitiae addetur innumerabilis multitudo aliorum spirituum immundorum e puteo abyssi?Quel sera donc le résultat parmi les hommes lorsque, la grâce divine étant retirée, une multitude innombrable d’autres esprits impurs sortis du puits de l’abîme viendra s’ajouter à cette armée spirituelle de méchanceté ?
Jesus affirms the king of the whole host to be Satan himself.Iesus regem totius exercitus ipsum Satanam esse affirmat.Jésus affirme que le roi de toute cette armée est Satan lui-même.
He is the governing spirit of them all.Ipse est spiritus rector omnium.Il est l’esprit dirigeant de tous.
In what follows in Revelation we shall see how all the activities among men are shaped and energized by these devilish spirits.In sequentibus Apocalypsis videbimus quomodo omnes actiones inter homines ab his spiritibus diabolicis dirigantur et excitentur.Dans la suite de l’Apocalypse nous verrons comment toutes les activités parmi les hommes sont dirigées et animées par ces esprits diaboliques.
Satan himself is to be cast out of heaven, and these demons, leagued with him in his revolt from God, are the agents of destruction going forth from the pit, to force the nations into the last great conflict of the world.Ipse Satan de caelo deiciendus est, et hi daemones cum eo in rebellione contra Deum consociati sunt ministri destructionis e puteo procedentes, ut gentes cogant ad ultimum magnum conflictum mundi.Satan lui-même doit être précipité du ciel, et ces démons, ligués avec lui dans sa révolte contre Dieu, sont les agents de destruction sortant du puits, pour contraindre les nations à entrer dans le dernier grand conflit du monde.
These troops of cavalry, “crowned with gold,” “with faces of men,” and “hair of women,” “whose teeth are like lions,” and who have “breastplates of iron,” are demons, in search of the men into whom they shall enter, and drive on a forced march to the battlefield of God.Hi equitum manipuli « coronati auro », « facies hominum habentes » et « capillos mulierum », « dentes sicut leonum », et « loricas ferreas », daemones sunt, qui homines quaerunt in quos intrent, et eos in coacta expeditione ad campum pugnae Dei impellent.Ces troupes de cavalerie, « couronnées d’or », « ayant des visages d’hommes », « des cheveux de femmes », « des dents comme celles des lions » et « des cuirasses de fer », sont des démons, qui cherchent les hommes dans lesquels ils pourront entrer, et les pousseront dans une marche forcée vers le champ de bataille de Dieu.

1906. Henry Barclay Swete

  • Henry Barclay Swete (1835-1917), exégète anglais, titulaire de la chaire royale de théologie à Cambridge, dont l'œuvre la plus célèbre est son commentaire de l'Apocalypse paru en 1906.
  • Henry Barclay Swete, The Apocalypse of John. The Greek Text with Introduction Notes and Indices, by Henry Barclay Swete, D.D., Hon. Litt.D. Dublin, Hon. D.D. Glasgow, Regius Professor of Divinity and Fellow of Gonville and Caius College, Cambridge, Fellow of the British Academy (CCXVI+335 p.), Londres, Macmillan et Cie, 1906, pp. 114-115 (verset 9,5).
  • Henry Barclay Swete, The Apocalypse of John. The Greek Text with Introduction, Notes and Indices, by Henry Barclay Swete, D.D., etc. Second Edition, Londres, Macmillan et Cie, 1907.
  • Henry Barclay Swete, The Apocalypse of John. The Greek Text with Introduction, Notes and Indices, by Henry Barclay Swete, D.D., F.B.A., Hon. Litt.D. Oxford and Dublin, Hon. D.D. Glasgow, Regius Professor of Divinity and Fellow of Gonville and Caius College, Cambridge, Hon. Canon of Ely. Third Edition (CCXX+338 p.), Londres, Macmillan et Cie, 1909 (réimpr. 1911, 1917, 1922; Grand Rapids, Kregel, 1977), p. 117.
anglais (1906)latin (2025)français (2025)
μῆνας πέντε] This limit of time has been supposed to be a reminiscence of the 150 days of the Flood (Gen. VII. 24) or to refer to the duration of locust life. But the number five is frequently used without any apparent purpose beyond that of giving definiteness to a picture, e.g. Mt. XXV. 15 πέντε τάλαντα, Lc. XII. 6 πέντε στρουθία, ib. 52 πέντε ἐν ἑνὶ οἴκῳ, XIV. 19 ζεύγη βοῶν πέντε, XVI. 28 πέντε ἀδελφούς, 1 Cor. XIV. 19 πέντε λόγους.μῆνας πέντε — Hoc temporis spatium creditum est memoriam redolere centum quinquaginta dierum Diluvii (Gen. VII, 24) vel ad vitam locustarum pertinere. Sed numerus quinarius saepe adhibetur sine ulla causa manifesta, nisi ut imagini certitudinem quandam tribuat, ut Matth. XXV, 15 πέντε τάλαντα, Luc. XII, 6 πέντε στρουθία, ibid. 52 πέντε ἐν ἑνὶ οἴκῳ, XIV, 19 ζεύγη βοῶν πέντε, XVI, 28 πέντε ἀδελφούς, 1 Cor. XIV, 19 πέντε λόγους.μῆνας πέντε — Cette limite de temps a été supposée évoquer les cent cinquante jours du Déluge (Gen. VII, 24) ou bien la durée de vie de la sauterelle. Mais le nombre cinq est souvent employé sans autre raison apparente que celle de donner une précision à l’image, par exemple Matth. XXV, 15 πέντε τάλαντα ; Luc XII, 6 πέντε στρουθία ; ibid. 52 πέντε ἐν ἑνὶ οἴκῳ ; XIV, 19 ζεύγη βοῶν πέντε ; XVI, 28 πέντε ἀδελφούς ; 1 Cor. XIV, 19 πέντε λόγους.
If a further reason is to be sought for its employment here, πέντε may point to the incompleteness of the visitation; it lasted five-twelfths of the year, as the plagues of c. VIII affected a third of nature.Si autem ulterius quaeratur ratio cur hic numerus adhibeatur, πέντε significare potest plagam imperfectam; quinque enim duodecim mensium partibus duravit, sicut plagae cap. VIII tertiam naturae partem affecerunt.Si l’on cherche une autre raison de son emploi ici, le cinq pourrait indiquer l’incomplétude du châtiment : il dura cinq douzièmes de l’année, comme les fléaux du chap. VIII atteignaient le tiers de la nature.
There is a progress in the visitations, but the end is not yet.Progressus quidem in plagis apparet, sed finis nondum adest.On observe une progression dans les fléaux, mais la fin n’est pas encore venue.

1908. Invasion de sauterelles en Algérie française

  • Carte postale éditée en 1908 par Jean Gaiser (v.1848-1923), photographe à Alger.

1908. Alfred Plummer

  • Alfred Plummer (1841-1926), diacre anglican, professeur de théologie et directeur de l'University College de Durham, retraité en 1902, exégète et historien de l'Église.
  • Alfred Plummer et alii, Revelation. Introduction by Rev. T. Randell, B.D., Principal of Bede College, Durham, Exposition by Rev. A. Plummer, M.A., D.D., assisted by Rev. Rev. T. Randell, B.D., Principal of Bede College, Durham, and A.T. Bott, M.A., lecturer in Bede College, Durham. Hometitics by Rev. C. Clemance, B.A., D.D.. Homilies by Various Authors : Rev. S. Conway, B.A., Rev. R. Green, Rev. D. Thomas, D.D. (XXVIII+585+IV p.), New York et Toronto, Funk et Wagnalls (“The Pulpit Commentary”), 1908, pp. 240 (interprétations de Farar et d'Elliott), 264 (verset 5) et 165 (verset 10).
anglais (1908)latin (2025)français (2025)
Fifth trumpet—A star falls from heaven: a great swarm of locusts from the abyss.Quinta tuba — stella e caelo cadit; ingens examen locustarum ex abyssi profundo exoritur.Cinquième trompette — Une étoile tombe du ciel ; un grand essaim de sauterelles surgit de l’abîme.
Fulfilment according to Archdeacon Farrar.Interpretatio iuxta archidiaconum Farrar.Accomplissement selon l’archidiacre Farrar.
The star = Nero. The boat of locusts = demons. Stier is quoted as saying, “In the period between the Resurrection and the fall of Jerusalem, the Jewish nation acted as if possessed by seven thousand demons.”Stella = Nero. Caterva locustarum = daemones. Stier sic refertur: « Inter Resurrectionem et excidium Hierosolymae gens Iudaica egit quasi septem milibus daemonum obsessa. »L’étoile = Néron. La horde de sauterelles = les démons. Stier est cité disant : « Entre la Résurrection et la chute de Jérusalem, la nation juive se comporta comme possédée par sept mille démons. »
Fulfilment according to Rev. B. B. Elliot.Interpretatio iuxta Rev. B. B. Elliott.Accomplissement selon le Rév. B. B. Elliott.
The star = Satan. The locusts = the sudden rise of Mohammedanism. The five months = a hundred and fifty years. In 612 Mahomet commenced his prophetic mission. In 762 Christendom was delivered from the terror and persecution of the Saracens.Stella = Satanas. Locustae = subitus ortus Mohammedanismi. Quinque menses = centum quinquaginta anni. Anno 612 Mahometus missionem propheticam coepit. Anno 762 Christianitas a terrore et persecutione Saracenorum liberata est.L’étoile = Satan. Les sauterelles = l’essor soudain du mahométisme. Les cinq mois = cent cinquante ans. En 612, Mahomet commença sa mission prophétique. En 762, la chrétienté fut délivrée de la terreur et de la persécution des Sarrasins.
(…)(…)(…)
Ver. 5.—And to them it was given that they should not kill them, but that they should be tormented five months; and it was given them [i.e. the locusts] that they [the locusts] should not kill them [the unsealed], but that they [the unsealed] should be tormented five months.Vers. 5. — Et datum est illis ut non occiderent illos, sed ut cruciarentur per quinque menses; et datum est illis [locustis] ut [locusti] non occiderent illos [non obsignatos], sed ut cruciarentur illi [non obsignati] per quinque menses.Verset 5. — Et il fut donné à elles [les sauterelles] de ne pas les tuer [les non scellés], mais de les tourmenter cinq mois ; et il leur fut donné [aux sauterelles] qu’elles ne les tuent pas eux [les non scellés], mais qu’eux [les non scellés] soient tourmentés cinq mois.
The devil and his agents have not unlimited power committed to them; they are restrained within limits by the will of God.Diabolus et ministri eius potestatem illimitatam non acceperunt; intra terminos voluntate Dei praestitutos continentur.Le diable et ses agents n’ont pas reçu un pouvoir illimité ; ils sont contenus dans les limites fixées par Dieu.
The evils which follow in the train of heresy and infidelity are not as yet permitted to kill (cf. Job 1. 12), for this judgment extends only to the natural life of man.Mala quae haeresi et incredulitati comitantur nondum ad occidendum permittuntur (cf. Iob 1,12); hoc enim iudicium ad vitam naturalem hominis tantum pertinet.Les maux qui accompagnent l’hérésie et l’incrédulité ne sont pas encore autorisés à tuer (cf. Job 1,12) ; ce jugement ne s’étend qu’à la vie naturelle de l’homme.
God reserves the final Killing to himself at the great judgment-day.Deus ultimam occisionem sibi reservat in magno die iudicii.Dieu se réserve l’extermination finale pour le grand Jour du jugement.
This is shown in the limitation, “five months.”Id ostenditur hac limitatione: « cinq mois ».Cela est signifié par la limitation des « cinq mois ».
This apparently meaningless period becomes explicable, when we remember that the usual duration of a locust-plague is five months, viz. from April to September.Haec videtur periodus inanis, sed explicatur si meminerimus plagam locustarum plerumque quinque mensibus durare, scilicet ab Aprili ad Septembrem.Cette durée apparemment insignifiante devient explicable si l’on se souvient que la durée habituelle d’une invasion de sauterelles est de cinq mois, d’avril à septembre.
The visitation is for the natural period of such occurrences; the torment is to extend to the natural period of man's sojourn on the earth.Visitatio ad tempus naturale talium eventuum coarctatur; cruciatus ad spatium naturalis commorationis hominis in terra extenditur.La visitation correspond à la durée naturelle de tels fléaux ; le tourment s’étend à la durée naturelle du séjour terrestre de l’homme.
It does not extend into the next life; other and special means are adopted for man's punishment then, as set forth under the seventh trumpet.In vitam futuram non porrigitur; ibi alii peculiares poenarum modi adhibentur, ut sub septima tuba exponitur.Il ne s’étend pas à la vie future ; d’autres moyens de châtiment y sont appliqués, comme exposé sous la septième trompette.
Various other explanations have been given of the five months.De « quinque mensibus » variae expositiones proferuntur:Diverses autres explications des « cinq mois » ont été proposées :
(1) Five years of Gothic rule (Vitringa).(1) quinque anni dominationis Gothicae (Vitringa);(1) cinq années de domination gothique (Vitringa) ;
(2) Five months = 5 x 30 days; each day represents one year; therefore 150 years are signified, viz. (a) of the Saracens, A.D. 830- A.D. 980 (Mede); (b) Mohammed's conquests, A.D. 612—A.D. 762 (Elliott).(2) quinque menses = 5 × 30 dies; singulus dies unum annum repraesentat; ergo 150 anni significantur, scil. (a) Saracenorum, A.D. 830–980 (Mede); (b) bellorum Mohammedis, A.D. 612–762 (Elliott);(2) cinq mois = 5 × 30 jours ; chaque jour représente un an ; donc 150 ans sont signifiés, à savoir : (a) des Sarrasins, 830–980 (Mede) ; (b) des conquêtes de Mahomet, 612–762 (Elliott) ;
(3) Hengstenberg believes 5 to signify a part of the complete number 10, and thus to symbolize an incomplete period, as compared with the period of the seventh trumpet.(3) Hengstenberg putat numerum 5 partem numeri integri 10 significare, atque ita tempus imperfectum indicari, prae comparatione ad periodum septimae tubae;(3) Pour Hengstenberg, le nombre 5 signifie une partie du nombre complet 10 et symbolise ainsi une période incomplète, comparée à la période de la septième trompette ;
(4) Bengel, following the principles assumed by him, makes the five months to equal 79 ⅓ natural years, and assigns the period to A.D. 510 — A.D. 589.(4) Bengelius, suis principiis secutus, quinque menses 79 ⅓ annos naturales efficere existimat, periodum annis A.D. 510–589 assignans;(4) Bengel, suivant ses principes, fait correspondre les cinq mois à 79 ⅓ années naturelles et assigne la période à 510–589 ;
(5) Others take the expression to mean “a short time” merely.(5) alii hanc loquelam simpliciter « breve tempus » interpretantur;(5) d’autres prennent l’expression simplement pour « un temps court » ;
(6) Wordsworth interprets it as meaning a limited time permitted by God, and thinks the Mohammedan period is signified. And their torment was as the torment of a scorpion, when he striketh a man.(6) Wordsworth tempus a Deo permissum limitatum intelligit atque censet periodum Mohammedanicam significari. — Et cruciatus eorum est sicut cruciatus scorpionis, cum ferit hominem.(6) Wordsworth l’entend comme un temps limité permis par Dieu et pense que la période mahométane est signifiée. — Et leur tourment était comme le tourment du scorpion lorsqu’il frappe l’homme.
(…)(…)(…)
Ver. 10.—(…) For the signification of the “five months,” see on ver. 5. They limit the period of this judgment to the time of man's existence on this earth.Vers. 10. — (…) De significatione « quinque mensium » vide ad vers. 5 : hi mensium numeri periodum huius iudicii ad tempus vitae hominis in terra coercent.Verset 10. — (…) Pour la signification des “cinq mois”, voir au verset 5: ce nombre limite la période de ce jugement au temps de l’existence de l’homme sur la terre.

1908. Anderson Scott

  • Charles Archibald Anderson Scott (1859-1941), pasteur, exégète et théologien britannique, professeur de Nouveau Testament au Theological College of the Presbyterian Church of England de Cambridge, auteur de plusieurs ouvrages sur le Nouveau Testament.
  • C. Anderson Scott, Revelation. Introduction, Authorized Version, Revised Version with Notes, Index and Map, edited by C. Anderson Scott, M.A., B.D. (Camb.), Author of “Evangelical Religion, Bible Truth”, “Ulfilas, Apostle of the Goths”, etc. (308 p.), Edimbourg, T.C. et E.C. Jack (“The Century Bible”), 1908, p. 206 (verset 9,5).
  • Réédition: New York, H. Frowde, 1941.
anglais (1908)latin (2025)français (2025)
5. Even the unsealed, however, are not to suffer the extreme penalty of destruction from this judgement.5. Etiam ii, qui non sunt sigillo obsignati, poenam ultimam exitii ex hoc iudicio non laturi sunt.5. Même les non-scellés, cependant, ne doivent pas subir la peine extrême de destruction par ce jugement.
And the period of its duration is limited.Et tempus huius durationis definitum est.Et la durée de ce châtiment est limitée.
The period is described as five months, because that is the ordinary length of a visitation of locusts, and for no symbolical reason.Tempus describitur ut quinque mensium, quod ea est visitatio locustarum ordinaria, nec ob aliquam rationem symbolicam.La période est décrite comme cinq mois, parce que c’est la durée ordinaire d’une invasion de sauterelles, et sans aucune raison symbolique.

1908. Archie J. Inger

  • Archie Johnson Inger (1883-1954), artiste, auteur et conférencier étatsunien né en Idaho et mort en Californie, à la frontière du christianisme et du mormonisme, se fit un nom en 1908 lorsqu'à l'âge de 25 il fit état de révélation directe de Jésus-Christ, qui par sa bouche dicta à l'humanité le sens réel du livre de l'Apocalypse.
  • Archie J. Inger, Revealed Translation of John's Revelation given by the Lord Jesus Christ to Archie J. Inger (268 p.), Oakland (Californie), sans mention d'éditeur, 1908, pp. 3 (introduction) et 84-85 (ch. 9).
anglais (1908)latin (2025)français (2025)
I, the Lord Jesus Christ, am the writer of this book by revelation, through this medium, Archie Inger “Christ,” and I have interpreted the meaning of John’s revelations, which should be interpreted in this last day, to prepare the way of my last coming upon the earth.Ego, Dominus Jesus Christus, huius libri sum scriptor per revelationem, per hunc interpretem, Archibaldum Inger, “Christum”; atque interpretationem visionum Ioannis dedi, quae his extremis temporibus interpretandae sunt, ut viam praeparent ad ultimam meam adventum in terram.Moi, le Seigneur Jésus-Christ, je suis l’auteur de ce livre par révélation, par l’intermédiaire de ce médium, Archie Inger « Christ », et j’ai interprété le sens des révélations de Jean qui doivent être interprétées en ce dernier jour, afin de préparer la voie de mon dernier avènement sur la terre.
(…)(…)(…)
The pit is wickedness which men can see in themselves, if they will but cease to judge in favor of Satan whom they serve.Fovea est malitia quam homines in seipsis videre possunt, si desinant Sathanam, cui serviunt, favendo iudicare.L’abîme, c’est la malice que les hommes peuvent voir en eux-mêmes, s’ils cessent de juger en faveur de Satan qu’ils servent.
The smoke that ascends out of the pit is the works of evil, alas, the works of men.Fumus qui ascendit ex fovea sunt opera mali, heu, opera hominum.La fumée qui monte de l’abîme, ce sont les œuvres du mal, hélas, les œuvres des hommes.
And when the star shall have fallen, then, O man, beware, for out of the smoke which is your work, there shall come locusts with power just as the scor­pions of the earth have power to sting and to hurt.Et cum stella ceciderit, o homo, cave: nam ex fumo, qui opus tuum est, exibunt locustae potestate donatae sicut scorpiones terrae, qui pungendo nocent.Et lorsque l’étoile sera tombée, alors, ô homme, prends garde : car de la fumée, qui est ton œuvre, sortiront des sauterelles douées de puissance, tout comme les scorpions de la terre ont le pouvoir de piquer et de faire du mal.
The lo­custs are the results of evil works, and when God shall pro­tect men from the harm of their evil works no longer, the locusts shall not prohibit the self-will from acting, but will hurt men who have not the seal of God in their foreheads; and those who have the seal of God in their foreheads are the angels, and they do only God’s will; and the men who have communication with the angels and act according to the com­munication they receive, they shall be spared the sting of the locusts; but those who are unworthy of this shall be stung and hurt by the locusts, until by their self-will they are prohibited from acting and receive of God.Locustae sunt effectus operum malorum; ac dum Deus homines a noxa operum malorum amplius non protegit, locustae voluntatem propriam agendi non vetabunt, sed laedent eos qui sigillo Dei in frontibus carent. Qui vero sigillum Dei in frontibus portant, angeli sunt, et voluntatem Dei solam faciunt; atque homines qui cum angelis communicant et iuxta hanc communicationem agunt, a dolore locustarum liberabuntur; qui autem hoc indigni sunt, a locustis pungentur et laedentur, donec voluntas propria eorum impediatur ne agant, et a Deo accipiant.Les sauterelles sont les conséquences des mauvaises œuvres ; et lorsque Dieu ne protégera plus les hommes du mal causé par leurs propres œuvres, les sauterelles ne limiteront pas la volonté propre d’agir, mais blesseront les hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front ; et ceux qui ont le sceau de Dieu sur leur front sont les anges, et ils n’accomplissent que la volonté de Dieu ; et les hommes qui sont en communication avec les anges et agissent selon la communication qu’ils reçoivent, ceux-là seront épargnés du dard des sauterelles ; mais ceux qui en sont indignes seront piqués et blessés par les sauterelles, jusqu’à ce que leur volonté propre soit empêchée d’agir et qu’ils reçoivent de Dieu.
And men shall be tormented five months by the locusts, which is during the five degrees of suffering men will and do endure during the time the self-will is allowed to act for the object of its own destruction, or until the blowing of the sixth trumpet by the angel, when the earth or the individual, whichever the case may be, becomes discouraged with its own power and loses its ambitions and begins to establish itself according to the dictations of the spirit.Et homines per quinque menses a locustis cruciabuntur: id est per quinque gradus passionis, quos homines patiunt dum voluntas propria agere permittitur ad ipsius exitium, vel usque ad sextam tubae clangorem ab angelo, cum terra vel singulus — pro casu — viribus suis diffisus fit, ambitiones deponit et secundum spiritus dictamina se componere incipit.Et les hommes seront tourmentés par les sauterelles pendant cinq mois, c’est-à-dire pendant les cinq degrés de souffrance que les hommes veulent et subissent durant le temps où la volonté propre est autorisée à agir pour son propre anéantissement, ou jusqu’au son de la sixième trompette par l’ange, lorsque la terre ou l’individu — selon le cas — se décourage de sa propre force, perd ses ambitions et commence à se régler selon les dictées de l’esprit.
Therefore, the locusts do not sting in the sixth month, which is when men be­gin to change, but only in the five months in which men are tormented into giving up.Itaque locustae mense sexto non pungunt, quo mense homines mutari incipiunt, sed tantum in quinque mensibus quibus homines cruciantur ut deserant.Ainsi les sauterelles ne piquent pas au sixième mois, qui est le moment où les hommes commencent à changer, mais seulement dans les cinq mois où ils sont tourmentés jusqu’à renoncer.
The trumpets are months, being but comparative figures of speech, representing the places, stages or states of man’s being in which these things are done, as God does not speak of literal things; therefore, do not number literally His words when he describes in language you comprehend, things He wishes you to possess or the things which Hie places before you.Tubae menses sunt, figura tantum comparativa, loca, gradus vel status esse significantes, in quibus haec in homine geruntur: Deus enim non de rebus ad litteram loquitur. Quare verba Eius non ad litteram numeres, cum tibi in lingua quam intellegis describat ea quae vult ut habeas vel quae tibi proponit.Les trompettes sont des mois, n’étant qu’une figure comparative de langage, représentant les lieux, les étapes ou les états de l’être humain dans lesquels ces choses s’accomplissent ; car Dieu ne parle pas de choses littérales ; c’est pourquoi ne prends pas au nombre littéral ses paroles quand il décrit, dans un langage que tu comprends, les choses qu’il veut que tu possèdes ou les choses qu’il met devant toi.

1908. Marc Passama

  • Marc-Gabriel Passama (1855-apr.1910) est l'auteur catholique oublié et même jusqu'à présent tout à fait inconnu d'une brochure sur l'Apocalypse qui a reçu la bénédiction apostolique du pape saint Pie X, mais rencontré surtout le mépris des exégètes catholiques officiels du temps. Nous avons glané sur lui le peu qui suit. Né le 12 août 1855 à Monclar (Lot-et-Garonne), fils de l'instituteur du lieu, étudiant en 1872 à Agen (recensement), marié à Marmande (Lot-et-Garonne) le 6 octobre 1887 avec Marie-mile-Andrée Cazaux, notaire en 1887-1888 à Fourcès (Gers) où naît son fils unique Christian (ce dernier étudiant et diplômé de sténographie en 1903, employé de contentieux résidant en 1909 à Paris XVIe 7 rue Franklin, mort au front en 1915), militant en 1892 pour le rachat des Lieux Saints au sultan de Constantinople (L'Univers du 8 juin 1892), séjournant en Algérie à Oran vers 1906, puis secrétaire vers 1906-1910 de la société Fides, œuvre catholique, scientifique et apologétique fondée vers 1906, 109 rue de Grenelle à Paris; membre vers 1906-1910 de la Société astronomique de France, à laquelle il présente en 1906 une première brochure publiée par cette société sans doute déjà rédigée par lui, La Famille sidérale. Divorcé à Paris le 7 août 1909. En 1909 il lui adresse une brochure cette fois clairement sous son propre nom, Système cosmologique d'accord avec le récit biblique, Paris, Savaète, 1909 (publiée avant cela dans la Revue du Monde catholique). L'année précédente il avait publié de la même manière, en deux étapes, le commentaire de l'Apocalypse qui suit.
  • Marc Passama, “L'Apocalypse expliquée par les Ecritures”, Revue du Monde catholique 19 (1908) 218-234, 323-337, 485-491, 744-751; 20 (1908) 40-53, 204-220, 625-635; spéc. 19 (1908) 329-330.
  • Marc Passama, 'Apocalypse expliquée par les Écritures (brochure in-8°), Paris, Savaète, 1908.
    • Présentation par l'éditeur, Revue du Monde catholique 20 (1908) 380-381: “Ce travail des plus importants, bien que condensé dans une courte brochure, est appelé, croyons-nous, à ne pas passer inaperçu. L'auteur, abandonnant tous les systèmes d'interprétation basés sur l'histoire et les historiens profanes, démontre, par des centaines de citations tirées de l'Écriture, que l'Apocalypse de saint Jean n'est autre chose que le raccourci de l'histoire sacrée depuis le Paradis terrestre jusqu'à la destruction de Jérusalem. Le plan que nous dévoile la Vision est véritablement majestueux: à la suite de la chute originelle est portée contre l'homme une Loi de condamnation, scellée de sept Sceaux; plus tard, Dieu ayant fait alliance avec l'homme, lui envoie des Prophètes, qui sont des Trompettes rappelant les Juifs à la loi ou des Coupes invitant les Gentils à la foi, et quand la fin de la Judée, la fin de la Terre, a marqué le dernier accomplissement de cette loi de condamnation à l'égard du peuple déchu, vient l'établissement de la nouvelle Loi de Grâce, ayant pour cité l'Église, la Nouvelle Jérusalem, décrite dans ses divers aspects, son organisme et ses sacrements. Ainsi comprise, l'Apocalypse à un sens et cesse d'être une énigme; elle est, suivant l'expression de l'auteur, un magnifique panorama des siècles montré par Dieu à saint Jean et destiné à adresser au peuple juif, au moment où sa fin était imminente, un suprême avertissement. On voit tout l'intérêt que présente une telle interprétation; ajoutons, pour être complet, qu'un certain nombre d'erreurs modernistes (notamment sur l'intégrité du témoignage évangélique, la doctrine de la mort expiatoire du Christ, le prochain avènement messianique, la primauté de Pierre, les sacrements, etc.), y trouvent une péremptoire Réfutation.”
    • Recension méprisante de La Croix du 19 mai 1909.
    • Recension courtoise mais défavorable d'Eugène Mangenot (1856-1922), "Publications récentes sur l'Écriture sainte et la littérature orientale, n°32", Polybiblion 115 (1909) 193-216 spéc. 215-216.
    • Réponse de l'auteur à Mangenot, Revue du Monde catholique 20 (1909) 765-767.
français (1908)latin (2025)anglais (2025)
Chapitre IX.Caput IX.Chapter IX.
LES PROPHÈTESPROPHETAETHE PROPHETS
(…)(…)(…)
Joël — Annonce des trois destructions (les 3 Malheurs)Johel — Denuntiatio trium eversionum (tria Vae).Joel — Announcement of the three destructions (the three Woes).
Sous le même roi Achaz, on entend la voix de Joël (Aigle — ou Ange suivant le texte grec — criant : Malheur, Malheur, Malheur aux habitants de la Terre) annonçant les trois dernières catastrophes qui doivent successivement frapper le peuple de Dieu.Sub eodem rege Achaz auditur vox Johelis (Aquila — vel, iuxta textum Graecum, Angelus — clamans : Vae, vae, vae habitatoribus Terrae) tria ultima exitia nuntiantis, quae populum Dei ordine successivo percussura sunt.Under the same king Ahaz is heard the voice of Joel (an Eagle — or, according to the Greek text, an Angel — crying: Woe, Woe, Woe to the inhabitants of the Earth), announcing the last three disasters destined to strike God’s people successively.
1° la destruction du royaume d’Israël par l’armée de Salmanasar (Joël, 1/4) (1er Malheur : les Sauterelles).1° eversio regni Israel per exercitum Salmanasar (Johel, 1/4) (Primum Vae : Locustae).1° the destruction of the kingdom of Israel by the army of Shalmaneser (Joel, 1/4) (First Woe: the Locusts).
2° la destruction du royaume de Juda par l’armée de Nabuchodonosor (id., 2/4) (2e Malheur : l’armée de Cavalerie).2° eversio regni Iuda per exercitum Nabuchodonosor (ibid., 2/4) (Secundum Vae : Exercitus Equestris).2° the destruction of the kingdom of Judah by the army of Nebuchadnezzar (ibid., 2/4) (Second Woe: the Cavalry host).
3° la destruction du peuple juif par les armées romaines (id., 3/13) (3e Malheur : la Moisson et la Vendange).3° eversio populi Iudaici per exercitus Romanos (ibid., 3/13) (Tertium Vae : Messis et Vindemia).3° the destruction of the Jewish people by the Roman armies (ibid., 3/13) (Third Woe: the Harvest and the Vintage).
Chapitre IX. Amos (5me Trompette)Caput IX. Amos (Quinta Tuba)Chapter IX. Amos (Fifth Trumpet)
DESTRUCTION DU ROYAUME D’ISRAËL (721) (1er Malheur)EVERSIO REGNI ISRAEL (721) (PRIMUM VAE)DESTRUCTION OF THE KINGDOM OF ISRAEL (721) (FIRST WOE)
Amos prophétise (le 5me Ange sonne de la Trompette) et à sa voix le royaume d’Israël, auquel il avait été spécialement envoyé, s’écroule.Amos prophetat (quintus Angelus tuba canit) et ad vocem eius corruit regnum Israel, ad quod proprie missus erat.Amos prophesies (the fifth Angel sounds the Trumpet), and at his voice the kingdom of Israel, to which he had been specially sent, falls.
L’armée de Salmanasar (les Sauterelles, conf. Amos, 7/1) envahit le royaume (se répandent sur la Terre).Exercitus Salmanasar (Locustae, cf. Amos, 7/1) regnum invadit (in Terram diffunduntur).The army of Shalmaneser (the Locusts, cf. Amos, 7/1) invades the kingdom (spreading over the Earth).
À la prière du prophète (id., 7/2-3) Dieu permet que cette armée ne fasse aucun tort aux vrais fils de Jacob, à ceux du royaume de Juda, fidèles ou même dissidents (défense de nuire aux Arbres ou à l’Herbe), mais seulement aux fils pervertis des dix Tribus, idolâtres et incirconcis (mais seulement aux Hommes n’ayant pas le Signe de Dieu).Ad precem prophetae (ibid., 7/2-3) Deus permittit ut hic exercitus nihil noceat veris filiis Iacob, iis regni Iuda, sive fidelibus sive etiam dissentientibus (vetitum nocere Arboribus aut Herbae), sed tantum filiis corruptis Decem Tribuum, idololatris et incircumcisis (sed tantum Hominibus signum Dei non habentibus).At the prophet’s prayer (ibid., 7/2-3) God permits that this army harm not the true sons of Jacob — those of the kingdom of Judah, whether faithful or dissident (forbidden to hurt the Trees or the Grass) — but only the perverted sons of the Ten Tribes, idolaters and uncircumcised (only Men who bear not the Seal of God).
En effet, “Salmanasar fit seulement des courses dans le pays (défense de tuer les Hommes) et, étant venu devant Samarie, il la tint assiégée (ordre de les tourmenter) pendant trois ans” (4 Rois, 17/5) (pendant cinq mois = 150 jours, symbole de 150 semaines = 3 ans).Etenim “Salmanasar tantum excursiones fecit in terra (vetitum homines occidere), et cum venisset ante Samariam, eam obsedit (mandatum ut torquerentur) per tres annos” (IV Regum, 17/5) (per quinque menses = 150 dies, symbolum 150 hebdomadarum = tres anni).Indeed, “Shalmaneser only made raids in the land (forbidden to slay Men), and when he came before Samaria, he besieged it (commanded to torment them) for three years” (4 Kings, 17/5) (for five months = 150 days, symbol of 150 weeks = 3 years).
Après le siège, le peuple fut emmené en captivité à Ninive, d’où il ne revint plus, et ainsi fut détruit pour jamais le royaume d’Israël (721).Post obsidionem populus in captivitatem Niniven ductus est, unde numquam rediit, atque ita in perpetuum deletum est regnum Israel (721).After the siege the people were led captive to Nineveh, whence they never returned, and thus the kingdom of Israel was destroyed forever (721).
La description des armées assyriennes dans l’Apocalypse concorde, dans certains détails, avec celle donnée par les prophètes.Descriptio exercituum Assyriorum in Apocalypsi, quibusdam in rebus, cum iis quae a Prophetis traduntur consentit.The description of the Assyrian armies in the Apocalypse agrees in certain details with that given by the prophets.
Voir notamment dans Joël, 1/6, le peuple aux dents de lion, dans Amos, 2/13, le bruit de chariots, etc.Vide praesertim in Johel, 1/6, populum dentibus leoninis; in Amos, 2/13, strepitum curruum, etc.See especially in Joel, 1/6, the people with lions’ teeth; in Amos, 2/13, the sound of chariots, etc.
De plus, le chef de ces armées est désigné, avec une précision caractéristique, par sa race et par son œuvre.Praeterea dux horum exercituum, propria quadam acie, genere suo et opere describitur.Moreover, the leader of these armies is designated, with characteristic precision, by his lineage and by his work.
Ce fut le père de Sennachérib et, par conséquent, l’aïeul d’Assar-Addon, soit littéralement en hébreu “Ab-Addon”, aïeul d’Addon (4 Rois, 19-37) (“Leur roi, envoyé de l’abîme, avait nom en hébreu Ab-Addon”), et il fut littéralement l’exterminateur du royaume d’Israël (et il avait nom en grec “Apollyon” ou l’Exterminateur).Is fuit pater Sennacherib atque proinde avus Assar-Addon, quod Hebraice ad litteram “Ab-Addon” sonat, avus Addon (IV Regum, 19-37) (“Rex eorum, missus ex abyssis, nomen habebat Hebraice Ab-Addon”), ac literaliter fuit exterminator regni Israel (“Graece Apollyon”, sive Exterminator).He was the father of Sennacherib and therefore the grandsire of Assar-Addon — literally in Hebrew “Ab-Addon”, grandsire of Addon (4 Kings, 19-37) (“Their king, sent from the abyss, was named in Hebrew Ab-Addon”) — and he was literally the exterminator of the kingdom of Israel (“and in Greek his name was Apollyon”, the Exterminator).

1909. Gravure russe orthodoxe

  • Gravure aquarellée russe: Moscou, Imprimerie orthodoxe traditionnelle, 1909 — d'après un manuscrit ancien datant de la première moitié du XVIIe siècle.
  • La forme inhabituelle que revêtent ici une partie des sauterelles de l'Apocalypse s'expliquent par le commentaire qu'a donnée de ce passage, vers l'an 600, André de Césarée, qui est en la matière l'autorité de référence dans le monde orthodoxe. En effet, selon lui, ces sauterelles sont les vers infernaux dont parle le prophète Isaie, 66, 24: Et quand on sortira, on verra les cadavres des hommes qui se sont rebellés contre moi, car leur ver ne mourra point, et leur feu ne s'éteindra point, et ils seront pour toute chair un objet d'horreur.

1910. W. C. Nowell

  • William Cullen Nowell (1837-1914), pasteur baptiste étatsunien, né et mort en Caroline du Nord, fut invité à l'âge de 63 ans par son épouse et ses fidèles à éditer un recueil de ses conférences sur l'Apocalypse, à quoi il joignit une intéressante autobiographie et quelques sermons choisis. Son commentaire reprend les traditions eschatologiques traditionnelles les plus archaïques de sa mouvance, obsessionnellement anticatholiques.
  • W. C. Nowell, Lectures on the Book of Revelation, by Rev. W. C. Nowell, with a Brief Sketch of the Author's Life and six Choice Sermons (XII+191 p.), Raleigh (Caroline du Nord), Edwards et Broughton, 1910, pp. 17-19.
anglais (1910)latin (2025)français (2025)
The ninth chapter opens with the fifth trumpet, and reveals a star falling from heaven, and to him was given the key of the bottomless pit.Caput nonum cum quinta tuba incipit, stellamque de caelo cadentem demonstrat, cui clavis voraginis infinitae data est.Le neuvième chapitre s’ouvre avec la cinquième trompette et révèle une étoile tombant du ciel, et à laquelle fut donnée la clé de l’abîme sans fond.
And when he had opened the pit, a dreadful smoke arose from it, and the sun and the air were darkened by reason of the smoke.Et cum aperuisset abyssum, fumus formidandus ex ea ascendit, et sol atque aer propter fumum obscurati sunt.Et quand il eut ouvert l’abîme, une fumée terrible s’en éleva, et le soleil ainsi que l’air furent obscurcis à cause de la fumée.
And locusts were represented as coming out of the smoke upon the earth.Et locustae ex fumo egredientes in terram repraesentantur.Et des sauterelles furent représentées comme sortant de la fumée sur la terre.
Now, this awful symbolism refers to the rise of the Mohammedan Empire in the East, which was at last the means of the downfall of the Eastern Roman Empire.Hoc autem symbolismum terribile ad ortum Imperii Mohammedanici in Oriente refertur, quod tandem causa fuit ruinae Imperii Romani Orientalis.Or, ce symbole effrayant se réfère à l’essor de l’empire mahométan en Orient, qui fut finalement l’instrument de la chute de l’Empire romain d’Orient.
The bottomless pit here means the vast, immeasurable source of all evil.Abyssus hic significat immensum ac immensurabile malorum omnium fontem.L’abîme désigne ici la source immense et incommensurable de tout mal.
Its being opened by permission from heaven shows that it was God's will, according to His eternal purposes, that this dreadful something should come upon the earth and fulfill its mission and then go into perdition.Quod haec vorago caelo permittente aperitur, ostendit hoc ex voluntate Dei esse, iuxta aeterna eius consilia, ut hoc tremendum malum super terram veniat, munus suum expleat, ac deinde in perniciem trudatur.Son ouverture par permission du ciel montre que c’était la volonté de Dieu, selon ses desseins éternels, que ce fléau terrible vînt sur la terre, accomplît sa mission, puis fût rejeté dans la perdition.
It will be well to give here a short history of the rise and progress of this new empire, and new religion which it inculcated.Hoc loco non inutile erit brevem historiam dare de ortu ac progressu huius novi imperii atque novae religionis quam protulit.Il sera bon ici de donner une courte histoire de la naissance et du progrès de ce nouvel empire et de la nouvelle religion qu’il inculqua.
About the year 600 A. D. there appeared in Arabia a man by the name of Mohammed, who claimed to be a prophet, and who began to teach a sort of fanatical religious doctrine, though at first with small success.Circa annum 600 post Christum natus apparuit in Arabia vir nomine Mohammedus, qui prophetae munus sibi vindicavit, atque doctrinam quampiam fanaticam religiosam docere coepit, initio parum fructuose.Vers l’an 600 de notre ère, il apparut en Arabie un homme nommé Mahomet, qui prétendit être prophète et commença à enseigner une sorte de doctrine religieuse fanatique, bien que d’abord avec peu de succès.
This new religion was made up of fragments of Judaism, Paganism, and Christianity, with a large mixture of pure diabolic imagination.Haec nova religio conflata erat ex fragmentis Iudaismi, Paganismi et Christianismi, cum magna admistione merae imaginationis diabolicae.Cette nouvelle religion était faite de fragments de judaïsme, de paganisme et de christianisme, avec un fort mélange de pure imagination diabolique.
At first he lived in Mecca, a city in Arabia, where he was born, in 570 A. D.Initio Meccae habitavit, urbe Arabiae, ubi natus est anno 570 post Christum.D’abord il vécut à La Mecque, ville d’Arabie où il naquit en 570.
But when he became over-persistent in trying to propagate his religious views, his townspeople became tired and disgusted, and so expelled him from the city.At ubi nimis pertinax fuit in propagandis opinionibus suis religiosis, concives eius taedio affecti eum ex urbe expulerunt.Mais lorsqu’il se montra trop insistant à vouloir imposer ses vues religieuses, ses concitoyens, fatigués et dégoûtés, l’expulsèrent de la ville.
He then went to Medina, another city of Arabia.Tum Medinam, aliam urbem Arabiae, migravit.Il se rendit alors à Médine, autre ville d’Arabie.
Here he had better success than at Mecca, and in about two years returned to the latter city as a warrior at the head of 300 of his followers, and defeated an army of 950 Meccans.Hic melioris successus fuit quam Meccae, et post circiter biennium revertitur ad Meccam ut bellator, cum trecentis fautoribus suis, ac exercitum nongentorum quinquaginta Meccensium vicit.Là il eut mieux de succès qu’à La Mecque, et au bout d’environ deux ans, il revint dans cette dernière en guerrier, à la tête de trois cents de ses partisans, et vainquit une armée de neuf cent cinquante Mecquois.
This he took to be a special sign that God was on his side, and thus fastened his religious views upon them at the point of the sword.Hoc pro signo peculiari habuit Deum sibi favere, atque sic doctrinas suas eis gladio coactis imposuit.Il considéra cela comme un signe particulier que Dieu était de son côté, et ainsi imposa ses doctrines par l’épée.
In a few more years he was virtually king over all Arabia, and at the head of a victorious and fanatical army that soon became the terror of all the East.Post paucos alios annos fere totius Arabiae rex factus est, dux exercitus fanatici victoriosique, qui mox totius Orientis terror evasit.Après quelques autres années, il fut pratiquement roi de toute l’Arabie, à la tête d’une armée fanatique et victorieuse qui devint bientôt la terreur de tout l’Orient.
The chief tenet of his new religion was to propagate his faith by the sword.Praecipuum huius novae religionis dogma erat fidem gladio propagare.Le principal dogme de sa nouvelle religion était de propager la foi par l’épée.
In verse ten it is said that he was to continue five months.In versu decimo dicitur eum duraturum esse quinque menses.Au verset dix il est dit qu’il devait durer cinq mois.
This reduced to days is 150 days, or prophetical years.Quod, in dies redactum, est dies 150, id est anni prophetici.—Ce qui réduit en jours fait 150 jours, soit des années prophétiques.
And sure enough, in about 150 years this new, self-made prophet and his successors, who took the name of Saracens, had overrun Syria, Persia, all the Holy Land, Egypt, all Northern Africa, and, in 710, landed in Spain, across the Straits of Gibraltar, and soon became masters of that also.Et sane, circiter post 150 annos, hic novus propheta sibi factus eiusque successores, Saraceni dicti, Syriam, Persiam, omnem Terram Sanctam, Aegyptum, totam Africam Septentrionalem vastaverant; et anno 710 in Hispaniam trans fretum Gaditanum advenerunt eamque etiam brevi potiti sunt.Et de fait, environ 150 ans plus tard, ce prophète autoproclamé et ses successeurs, appelés Sarrasins, avaient envahi la Syrie, la Perse, toute la Terre Sainte, l’Égypte, toute l’Afrique du Nord, et, en 710, débarquèrent en Espagne en franchissant le détroit de Gibraltar, et bientôt s’en rendirent aussi maîtres.
It seemed then that all Southern Europe was doomed to be conquered by these terrible fanatics.Videbatur tunc totam Europam Australem his fanaticis atrocibus subiugandam esse.Il semblait alors que toute l’Europe méridionale était destinée à être conquise par ces terribles fanatiques.
But God said: “Thus far but no farther,” and as soon as they had crossed the Pyrenees they were met at Poictiers by Charles Martel at the head of the Franks, and so awfully defeated that they were glad to get back into Spain again.Sed Deus dixit: “Usque huc, nec ultra”; nam statim atque Pyrenaeos transierunt, apud Pictavios ab Carolo Martello, Francis praeeunte, ita horribiliter debellati sunt, ut in Hispaniam reverti laeti essent.Mais Dieu dit : « Jusqu’ici et pas plus loin » ; car dès qu’ils eurent franchi les Pyrénées, ils furent rencontrés à Poitiers par Charles Martel à la tête des Francs, et tellement écrasés qu’ils furent heureux de regagner l’Espagne.
This was the end of their career of conquest.Haec fuit finis cursus eorum bellicosi.Ce fut la fin de leur carrière de conquêtes.
These armies of the Saracens were represented as locusts.Hi exercitus Saracenorum sub imagine locustarum repraesentantur.Ces armées des Sarrasins sont représentées sous la figure de sauterelles.
This is a strong figure, as in the East nothing can be more dreadful than an army of locusts, which darken the sun in their flight, and cover the earth, and devour every green thing, so that it seems that a fire has burned up everything that grows on the land.Haec imago vehemens est, nam in Oriente nihil terribilius quam exercitus locustarum, qui solis lumen obscurat, terram contegit, omne viride depascitur, ita ut videatur ignis omnia vegetantia combussisse.C’est une image forte, car en Orient rien n’est plus terrible qu’une armée de sauterelles qui obscurcit le soleil en volant, couvre la terre et dévore toute verdure, si bien qu’on dirait qu’un feu a ravagé tout ce qui pousse.
But these armies, under the name of locusts, were not to hurt the grass or any green thing, but only the people.Sed hi exercitus, sub nomine locustarum, herbam vel quid viride non laesuri erant, sed solum homines.Mais ces armées, sous le nom de sauterelles, ne devaient pas nuire à l’herbe ni à rien de vert, mais seulement aux hommes.
That is, they were not to destroy the countries which they conquered, as the barbarians had done in Europe, but torment the people by subjecting them to tyrannical civil treatment, and dreadful outrages, and, worst of all, compelling them to embrace their faith and system of religion by force.Id est, regiones quas vicerant non erant deleturae, ut barbari in Europa fecerant, sed populos vexatura per dominationem tyrannicam ac scelera horrenda, et, quod omnium pessimum est, vi cogendo ut fidem eorum religionemque amplecterentur.C’est-à-dire qu’ils ne devaient pas détruire les pays conquis, comme les Barbares l’avaient fait en Europe, mais tourmenter les populations par une domination civile tyrannique et d’atroces outrages, et — pire que tout — les contraindre d’embrasser leur foi et leur religion par la force.
They were said to torment the people like scorpions. This is significant.Dicuntur populum cruciare instar scorpionum. Hoc est significans.Il est dit qu’ils tourmentaient les hommes comme des scorpions. Ce détail est significatif.
The sting of the well-known eastern scorpion rarely ever kills, but it causes great pain, without either swelling or inflammation.Aculeus scorpionis orientalis notissimi vix umquam occidit, sed dolorem gravissimum infert, sine tumore aut inflammatione.La piqûre du bien-connu scorpion oriental ne tue presque jamais, mais elle cause une grande douleur, sans enflure ni inflammation.
So these Saracen armies made little or no change in the general aspect of things, but inflicted untold pain and grief of mind by compelling the people to submit to their demands, so that many doubtless felt like they would rather die than live.Ita hi exercitus Saracenorum parum aut nihil in habitu rerum mutaverunt, sed dolores immensos ac maestitiam animi intulerunt, cogendo populos suis imperiis parere, ita ut multi haud dubie mallet mortem quam vitam.De même, ces armées sarrasines ne changèrent guère l’aspect général des choses, mais infligèrent des douleurs immenses et une angoisse d’esprit en contraignant les gens à se soumettre à leurs exigences, si bien que beaucoup sans doute préféraient mourir que vivre.

1912–1915. James Joseph Louis Ratton

  • James Joseph Louis Ratton (1845-1924), né à Singapour et mort à Londres, après des études de médecine et de chirurgie à l'université royale d'Irlande, servit comme officier-médecin de l’Indian Medical Service à Madras, atteignant pour finir le grade de lieutenant-colonel. Retraité à Londres il s'y consacra à l’étude de l'Apocalypse, sur laquelle il publia deux premiers ouvrages préparatoires, puis un commentaire qui connut trois éditions et une traduction française aujourd'hui introuvable. Strictement catholique, il y développe une exégèse érudite et historiciste de l’Apocalypse qui lui paraît prophétiser des événements précis du Ier siècle tels que le siège de Jérusalem.
  • James J. L. Ratton, The Apocalypse, Antichrist, and the End (in-8°, 379 p.), Londres, Burns et Oates, 1908.
  • James J. L. Ratton, Essays on the Apocalypse, by James J. L. Ratton, M.D., M.Ch, Q.U.I., Lieut.-Colonel (Retired), I.A.M.S., Fellow of the Madras University; Author of “The Apocalypse, The Antichrist, and the End” (in-8°, IX+180 p.), Londres, Burns et Oates, 1908. — Rien sur la péricope des sauterelles.
  • James J. L. Ratton, Antichrist: an historical review (XIV+162 p.), Londres, Burns et Oates, 1917.
  • James J. L. Ratton, The Apocalypse of St. John. A Commentary on the Greek Version, by James J. L. Ratton, M.D., M.Ch, Q.U.I., Lieut.-Colonel (Retired), I.M.S., Late Fellow and Examiner, Madras University, Author of “The Apocalypse, The Antichrist, and the End”, “Essays on the Apocalypse” (in-8°, XV+417 p.), New York, etc., Benziger frères, 1912, pp. 237 (verset 9,5) et 238 (verset 9,10).
  • James J. L. Ratton, The Apocalypse of St. John. A Commentary on the Greek Version, by James J. L. Ratton, M.D., M.Ch, etc.“ (22 cm, XVI+509 p.), Londres etc., R. et T. Washbourne, 1915.
  • James J. L. Ratton, The Apocalypse of St. John. A New Commentary, by James J. L. Ratton, etc.” (22 cm, XXXI+267 p.), Londres, R. et T. Washbourne, 1918.
  • James J. L. Ratton, L'Apocalypse. Introduction et commentaire par J. J. L. Ratton, etc.“ (in-8°, XX+254 p. et XIII planches), Lyon, sans nom d'éditeur, 1923.
anglais (1912)latin (2025)français (2025)
5. And it was given to them that they should not kill them, but that they should torment them five months, and their torment was as the torment of a scorpion when he striketh a man.5. Et datum est illis ut non occiderent eos, sed ut cruciarent eos per menses quinque; et cruciatus eorum sicut cruciatus scorpii cum percutit hominem.5. Et il leur fut donné de ne pas les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois, et leur tourment était comme celui d’un scorpion lorsqu’il frappe un homme.
The hellish locusts, who came out of the pit, were bands of robbers under John Gischala and Simon.Locustae infernales, quae e puteo prodierunt, erant latronum turmae sub Ioanne Gischala et Simone.Les sauterelles infernales sorties de l’abîme représentaient les bandes de brigands conduites par Jean de Gischala et Simon.
It was not given to them to kill, in the sense of sacking Jerusalem and putting its inhabitants to the sword.Non datum est eis occidere, hoc est, Hierosolymam evertere et incolas ejus gladio trucidare.Il ne leur fut pas donné de tuer, au sens de piller Jérusalem et de passer ses habitants au fil de l’épée.
That was reserved for the Romans.Id Romanis reservatum est.Cela était réservé aux Romains.
But from the vantage ground of the Temple, it was given to them, scorpion-like, to torture and destroy their brethren for several months.Sed ex excelsis Templi locis datum est illis, instar scorpii, fratres suos per aliquot menses cruciare et perdere.Mais du haut du Temple, il leur fut donné, à la manière des scorpions, de tourmenter et de détruire leurs frères pendant plusieurs mois.
βασανίζειν, Dr. Swete points out, is used for “torture,” from Thucydides, downwards; and for acute pain in the O.T. and N.T.Verbum βασανίζειν, ut monet Dr. Swete, significat “torquere” a Thucydide usque ad tempora Novi Testamenti, et adhibetur tam de dolore acuto in V.T. et N.T. quam de supplicio.Le mot βασανίζειν, comme le relève le Dr Swete, est employé pour « torturer » depuis Thucydide jusqu’au Nouveau Testament, et il désigne aussi bien la douleur aiguë que le supplice.
Josephus relates in Books IV. and V. of his “Wars of the Jews,” the awful sufferings of the Jews in those days.Iosephus, in libris IV et V operis sui Belli Judaici, narrat dira Judaeorum tormenta illis diebus perpessa.Josèphe raconte, dans les livres IV et V de sa Guerre des Juifs, les terribles souffrances endurées par les Juifs en ces jours-là.
They were far more severely “tortured” by their own “brethren” than by the Romans.A suis ipsis “fratribus” multo atrocioribus cruciatibus affecti sunt quam a Romanis.Ils furent bien plus cruellement « torturés » par leurs propres « frères » que par les Romains.
These things must be read in Josephus to be understood.Haec apud Iosephum legenda sunt ut intelligantur.Il faut lire ces choses chez Josèphe pour en comprendre l’horreur.
The “zealots” treated the ordinary inhabitants of Jerusalem “without mercy and omitted no method of torment or barbarity.” “They were inwardly tormented without daring to open their lips in groans” (“Wars,” V. 1).“Zelotae” incolas Hierosolymae communes “sine misericordia tractabant nullamque cruciatus aut immanitatis rationem praetermittebant.” “Intus cruciabantur nec audebant labia gemitu aperire” (Bellum, V,1).Les « zélotes » traitèrent les habitants ordinaires de Jérusalem « sans pitié, n’omettant aucune forme de supplice ni de cruauté ». « Ils étaient intérieurement torturés sans oser ouvrir les lèvres pour gémir » (Guerre des Juifs, V,1).
(…)(…)(…)
10. And they had tails like to scorpions, and stings were in their tails, and their power was to hurt men five months.10. Et habebant caudas similes scorpiis, et aculei erant in caudis earum, et potestas earum nocere hominibus mensibus quinque.10. Elles avaient des queues semblables à celles des scorpions, et des aiguillons dans leurs queues, et leur pouvoir était de nuire aux hommes pendant cinq mois.
If we accept the locusts as representing the army of invasion, we must look for the stings in the rear of the army.Si locustas exercitum invasorem repraesentare accipimus, aculeos in exercitus tergo quaerere debemus.Si l’on admet que les sauterelles représentent l’armée d’invasion, il faut chercher leurs aiguillons dans l’arrière-garde de l’armée.
The horrors of war are seen in the track of a conquering army—dead and wounded men abandoned to robbers, hyenas, jackals, and vultures; burning houses and plundered farms; ruined crops and vineyards; famine and pestilence; anarchy and disorder.Horrenda belli in vestigiis exercitus victricis conspiciuntur : mortui et vulnerati latronibus, hyenis, canibus silvestribus, vulturibus relicti ; domus ardentes et praedia direpta ; messes et vineae devastatae ; fames ac pestilentia ; anomia et perturbatio.Les horreurs de la guerre se voient dans la trace d’une armée victorieuse : morts et blessés abandonnés aux voleurs, aux hyènes, aux chacals et aux vautours ; maisons incendiées et fermes pillées ; moissons et vignobles ruinés ; famine et peste ; anarchie et désordre.
These things lay behind, or in the tail of the army.Haec omnia post terga, veluti in cauda exercitus, iacebant.Toutes ces choses se trouvaient derrière, ou dans la « queue » de l’armée.
Dr. Swete points out that “κέντρον” translated “sting” is the goad used for oxen (op. cit., p. 119). See Acts XXVI. 14.Dr. Swete animadvertit verbum “κέντρον,” quod vertitur “aculeus,” proprie esse stimulum boum (op. cit., p. 119). Confer Act. XXVI, 14.Le Dr Swete remarque que le mot « κέντρον », traduit par « aiguillon », désigne proprement le bâton pointu servant à exciter les bœufs (op. cit., p. 119). Cf. Actes XXVI, 14.
Another prominent feature of the “tail” of a Roman army was the siege-train, engines for throwing darts, javelins, and rocks.Alia nota pars “caudae” exercitus Romani erat machinarum bellicarum apparatus, ad tela, pilas, saxa iacienda comparatus.Une autre caractéristique de la « queue » d’une armée romaine était le train de siège, c’est-à-dire les engins destinés à lancer des flèches, des javelines ou des pierres.
Gibbon says of the Roman legions, “The slingers and archers skirmished in front; the auxiliaries formed the first line and were seconded or sustained by the strength of the legions; the cavalry covered the flanks, and the military engines were placed in the rear” (Decline and Fall c. 1.).Gibbon scribit de legionibus Romanis : “Funditores et sagittarii antea proeliabantur ; auxilia prima aciem constituebant et robore legionum sustentabantur ; equitatus latera tuebatur ; machinae bellicae post terga collocabantur” (Decline and Fall c. 1).Gibbon écrit au sujet des légions romaines : « Les frondeurs et les archers combattaient en avant ; les troupes auxiliaires formaient la première ligne, soutenues par la force des légions ; la cavalerie couvrait les flancs, et les machines de guerre étaient placées à l’arrière » (Decline and Fall, chap. 1).
Josephus relates how these engines “goaded” the besieged Jews during the siege of Titus (Wars, V. 6, 2).Iosephus refert has machinas “stimulos” fuisse Judaeis obsidione Titi vexatis (Bellum V, 6, 2).Josèphe rapporte comment ces machines « aiguillonnaient » les Juifs assiégés durant le siège de Titus (Guerre des Juifs, V, 6, 2).

1913. Aleksandr Lopoukhine (†)

  • Aleksandr Pavlovich Lopoukhine (1852-1904), alias А. П. Лопухин, théologien russe orthodoxe actif à New York et Saint-Pétersbourg, auteurs de nombreuses publications et notamment d'un commentaire de la Bible qui fut continué et terminé après sa mort par une équipe de collaborateurs à Saint-Pétersbourg, notamment en ce qui concerne l'Apocalypse qui y occupe la fin du 11e et dernier volume. Cette grande “Bible expliquée” combine érudition historico-philologique et esprit orthodoxe classique.
  • Aleksandr Pavlovich Lopoukhine (А. П. Лопухин †) et alii, тридцать первый, или Комментарій на всѣ книги св. Писанія Ветхаго и Новаго Завѣта. Съ иллюстраціями. ізданіе преемниковъ † А. П. Лопухина. Томъ одиннадцатый. Посланія Ап. Павла: къ Коринфянамъ, Галатамъ, Ефесянамъ, Филиппійцамъ, Колоссанамъ, Фессалоникійцамъ, Тимофею, Титу, Филимону и къ Евреямъ и Откровеніе св. Іоанна Богослова (Bible annotée, ou Commentaire sur tous les Livres de l’Écriture sainte, de l’Ancien et du Nouveau Testament. Avec illustrations. Édition par les successeurs de † A. P. Lopoukhin. Tome XI. Épîtres de l’Apôtre Paul : aux Corinthiens, aux Galates, aux Éphésiens, aux Philippiens, aux Colossiens, aux Thessaloniciens, à Timothée, à Tite, à Philémon et aux Hébreux — et l’Apocalypse de saint Jean le Théologien), Saint-Péterbourg, Supplément gratuit au journal Strannik (« Bibliothèque théologique de vulgarisation » 32), 1913.
russe (1913)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
Саранча не могла при этом умерщвлять, но только причинять мучения и притом только в продолжение пяти месяцев.Locustae non poterant occidere, sed tantum cruciatus inferre, idque tantummodo per quinque menses.Les sauterelles ne pouvaient pas tuer, mais seulement infliger des tourments, et cela uniquement durant cinq mois.The locusts were not permitted to kill, but only to torment, and that solely for the duration of five months.
Принимая во внимание, что действительная саранча живет не более пяти летних месяцев, лучше всего этот пятимесячный срок деятельности саранчи считать за указание на период времени неопределенный для людей, но определенный для Божественного Промысла, каковой период будет нужен для наказания и для устрашения грешников и для явления Божественной правды пред глазами праведников.Quoniam locustae verae aestivos tantum quinque menses vivere solent, hic terminus quinque mensium aptissime intellegitur pro periodo tempore humano incerta sed Providentiae divinae definita, quae ad poenam peccatorum, ad eorum terrorem atque ad manifestationem iustitiae divinae coram iustis necessaria erit.Étant donné que les véritables sauterelles ne vivent guère plus de cinq mois d’été, ce délai de cinq mois doit être compris comme l’indication d’une période de temps indéterminée pour les hommes, mais déterminée pour la Providence divine : période nécessaire au châtiment et à l’épouvante des pécheurs, ainsi qu’à la manifestation de la justice divine aux yeux des justes.Since real locusts live no more than five summer months, this five-month term is best understood as denoting a period of time indefinite to men but fixed by Divine Providence—a period required for punishing and alarming sinners, and for revealing God's righteousness before the eyes of the righteous.

1914. Lucius Waterman

  • Lucius Waterman (1851-1923), pasteur, aumônier universitaire, théologien et professeur américain étatsunien, recteur successivement de diverses paroisses du New Hampshire, auteur de plusieurs ouvrages sur les origines chrétiennes.
  • Lucius Waterman, The Revelation of S. John. A lecture Introductory to the Study of the Book, with an Analysis of the Book and Some Account of its Number Symbols, by Lucius Waterman, D.D. (35 p.), Hanover (New Hampshire) et Concord (New Hampshire), Rumford, 1915, pp. 15-16.
anglais (1914)latin (2025)français (2025)
The star falling from heaven and receiving power to open the pit of the abyss and call out tormentors like a locust-plague is certainly Satan.Stella e caelo cadens potestatem accipiens aperiendi puteum abyssi et evocandi cruciatores instar plagae locustarum haud dubie est Satanas.L’étoile tombant du ciel et recevant le pouvoir d’ouvrir le puits de l’abîme pour en faire sortir des tourmenteurs semblables à une plaie de sauterelles est, sans aucun doute, Satan.
I must not try to expound this singularly mysterious and unintelligible picture, more than to say that following the analogy of the fifth seal, I believe that the plagues of the fifth trumpet are distresses which men who have given themselves to do evil rather than good are really suffering now in the invisible world.Non audeo hanc imaginem tam miram ac obscuram exponere, nisi tantum dicam, analogiam sequentem sigilli quinti, me credere plagas tubae quintae esse aerumnas quas homines, se tradentes ad faciendum malum potius quam bonum, nunc vere in mundo invisibili patiuntur.Je ne dois pas chercher à expliquer cette image singulièrement mystérieuse et obscure, sinon pour dire que, suivant l’analogie du cinquième sceau, je crois que les fléaux de la cinquième trompette représentent les souffrances que subissent actuellement, dans le monde invisible, les hommes qui se sont livrés à faire le mal plutôt que le bien.

1914. Franz Boll

  • Franz Boll (1867-1924), professeur de philologie classique à l'université de Heidelberg, connu pour ses travaux sur Claude Ptolémée, astronome, astrologue, mathématicien et géographe alexandrin du IIe siècle de notre ère, et pour son interprétation astrologique du livre de l'Apocalypse, qui, selon lui, présente une description allégorique des changements des âges astrologiques, de l'ère des Poissons à celle du Verseau.
  • Nous citons ici tout son chapitre sur les versets 9, 1-12 de l'Apocalypse, parce que, quoi qu'on en pense, ses théories astrologiques ont vivement et durablement impressionné un grand nombre d'exégètes même parmi les plus sérieux, et cela jusqu'à nos jours.
  • Franz Boll, Aus der Offenbarung Johannis hellenistische Studien zum Weltbild der Apokalypse, von Franz Boll (VIII+151 p.), Leipzig et Berlin, B. G. Teubner (“Στοιχεία” 1), 1914, pp. 68-77.

Gravure donnée par Franz Boll, p. 77.


allemand (1914)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
V. DAS ERSTE WEHE
(Kap. IX 1—12)
V. PRIMUM VAE (cap. IX 1–12)V. Le premier malheur (chap. IX 1–12)V. The first woe (chap. IX 1–12)
Ich beginne die genauere Erklärung einiger Kapitel mit einem Beispiel, das, obgleich für die Gesamtauffassung der Apokalypse nur von mäßiger Bedeutung, doch dazu geeignet ist, die schon bisher von mir dargelegten Einflüsse älteren mythischen Stoffes in hellenistischer Fassung und Farbe spezieller zu veranschaulichen.Accuratiorem explanationem nonnullorum capitulorum incipio exemplo quod, quamvis ad totam Apocalypsis comprehensionem parvae tantum momenti sit, tamen aptum est ad illustrandos accuratius illos influxus veteris materiae mythicae, forma ac coloribus hellenisticis vestitae, quos hactenus exposui.Je commence l’explication plus précise de certains chapitres par un exemple qui, bien que d’une importance seulement modérée pour l’interprétation générale de l’Apocalypse, se prête néanmoins à illustrer plus précisément les influences d’anciens matériaux mythiques, revêtus de forme et de couleur hellénistiques, que j’ai déjà présentées jusqu’ici.I begin the more detailed explanation of certain chapters with an example which, although only of moderate importance for the overall interpretation of the Apocalypse, is nevertheless suited to illustrate more precisely the influences of older mythic material, clothed in Hellenistic form and colour, which I have already set forth.
Der fünfte Engel bläst die Trompete: ein Stern fällt vom Himmel und öffnet den Brunnen des Abgrundes, und aus dem Rauch des Brunnens steigen höchst seltsame Heuschrecken hervor, die die Menschen fünf Monate lang quälen.Quintus angelus tubam canit: stella e caelo cadit et puteum abyssi aperit; e fumo putei exeunt locustae perquam mirae, quae homines per quinque menses cruciant.Le cinquième ange sonne de la trompette: une étoile tombe du ciel et ouvre le puits de l’abîme, et de la fumée du puits surgissent des sauterelles fort étranges qui tourmentent les hommes pendant cinq mois.The fifth angel sounds the trumpet: a star falls from heaven and opens the pit of the abyss, and from the smoke of the pit rise very strange locusts, which torment men for five months.
Das ist das erste Wehe.Hoc est primum vae.C’est le premier malheur.This is the first woe.
Die wundersamen Heuschrecken sind in Wahrheit Rosse mit Menschenantlitz und mit Skorpionschwanz.Locustae mirabiles revera sunt equi facie humana et cauda scorpionis instructi.Ces sauterelles merveilleuses sont en réalité des chevaux à visage humain et pourvus d’une queue de scorpion.These marvellous locusts are in truth horses with human faces and with scorpions’ tails.
Ihr mythischer Charakter ist längst erkannt.(1)Eorum indoles mythica iam pridem agnita est.(1)Leur caractère mythique est depuis longtemps reconnu.(1)Their mythical character has long been recognised.(1)
(1) Vgl. Gunkel, Schöpfung und Chaos S. 217 f. (wo Spittas zeitgeschichtliche Deutung mit Recht abgelehnt wird) und 286. Zum religionsgeschichtlichen Verständnis vgl. Bousset Kommentar S. 307; Gressmann, Ursprung der israel.-jüd. Eschatologie S. 188 ff. (Wahrscheinliche ist hier, trotz des aus Joel übernommenen Stoffes ein durchaus iranischer Zusammenhang).(1) Confer Gunkel, Schöpfung und Chaos p. 217 sqq. (ubi recte reicitur interpretatio historica Spittae) et p. 286. Ad intellectum historico-religiosum confer Bousset, Commentarius p. 307; Gressmann, Ursprung der israelitico-iudaicae eschatologiae p. 188 sqq. (Verisimile est hic, licet materia ex Ioele sumpta sit, nexum omnino Iranicum).(1) Cf. Gunkel, Schöpfung und Chaos p. 217 sq. (où l’interprétation historique de Spitta est rejetée à juste titre) et p. 286. Pour une compréhension historico-religieuse, cf. Bousset, Commentaire p. 307; Gressmann, Origine de l’eschatologie israélo-juive p. 188 sq. (Il est probable ici, malgré le matériau emprunté à Joël, qu’il s’agit d’un contexte entièrement iranien).(1) Cf. Gunkel, Creation and Chaos pp. 217f. (where Spitta’s historical interpretation is rightly rejected) and p. 286. For a history-of-religions understanding see Bousset, Commentary p. 307; Gressmann, Origin of Israelite-Jewish Eschatology pp. 188ff. (More probable here, despite the material borrowed from Joel, is an entirely Iranian context).
Aber hier läßt sich noch ganz unmittelbar und bis ins letzte Detail in gleichzeitiger hellenistischer Literatur und Kunst die bildliche Vorstellung nachweisen, die das apokalyptische Gesicht im ganzen wie in seinen einzelnen Zügen bestimmt hat.At hic adhuc immediate et ad ultimam usque minutiam in litteris atque arte hellenistica coaevis demonstrari potest imago, quae visionem apocalypticam tam in universum quam in singulis lineamentis determinavit.Mais ici, on peut démontrer de manière immédiate et jusque dans les moindres détails, dans la littérature et l’art hellénistiques contemporains, l’imagerie qui a déterminé la vision apocalyptique dans son ensemble comme dans chacun de ses traits.But here one can still directly and down to the last detail trace, in contemporary Hellenistic literature and art, the imagery which determined the apocalyptic vision as a whole and in each of its features.
Die Stelle wird erklärt durch Anlehnung des Schriftstellers an Joel 1 f.Locus explicatur per imitationem auctoris ad Ioelem cap. 1 sqq.Le passage s’explique par la dépendance de l’auteur à l’égard de Joël chapitres 1 et suivants.The passage is explained by the writer’s dependence on Joel 1ff.
Dort ist in der Tat Wesentliches zu finden, allerdings an verschiedenen Stellen zerstreut.Ibi revera res maximi momenti invenitur, sed variis locis dispersa.On y trouve en effet des éléments essentiels, bien que dispersés en divers passages.Indeed, essential elements are to be found there, although scattered in various places.
Erstlich die Heuschreckenplage; an sich freilich ein sehr gewöhnliches Motiv, das gar oft wie in biblischen, so auch in babylonischen und danach in griechischen Zukunftsschriften seine Rolle spielt. (2)Primum plaga locustarum; per se sane motivum perquam vulgare, quod saepissime tam in scriptis biblicis quam in babylonicis, deinde etiam in graecis libris vaticiniis partem agit. (2)D’abord, la plaie des sauterelles; en soi, il s’agit assurément d’un motif très courant, qui revient très souvent tant dans les écrits bibliques que dans les textes babyloniens puis grecs à caractère prophétique. (2)First, the plague of locusts; admittedly a very common motif in itself, which plays a role very frequently in biblical writings, as well as in Babylonian and later Greek apocalyptic texts. (2)
(2) Vgl. Bezold–Boll, Reflexe astral. Keilinschriften S. 19.(2) Confer Bezold–Boll, Reflexe astraler Keilinschriften p. 19.(2) Cf. Bezold–Boll, Reflexes des inscriptions cunéiformes astrales p. 19.(2) Cf. Bezold–Boll, Reflections of Astral Cuneiform Texts p. 19.
Die Heuschrecken erscheinen da namentlich in den Monaten und Jahren (3) der Tierkreisbilder Krebs und Skorpion.Ibi locustae praecipue apparent mensibus et annis (3) signorum Zodiaci Canceri et Scorpionis.Là, les sauterelles apparaissent notamment durant les mois et années (3) correspondant aux signes zodiacaux du Cancer et du Scorpion.There the locusts appear particularly in the months and years (3) of the zodiacal signs Cancer and Scorpio.
(3) Vgl. S. 67 (unten).(3) Confer p. 67 (infra).(3) Cf. p. 67 (ci-dessous).(3) Cf. p. 67 (below).
Bei Joel handelt es sich, ganz wie in jenen Texten, um wirkliche Heuschrecken, nicht um dämonische, wie beim Apokalyptiker. (4)Apud Ioelem, sicut in illis textibus, de veris locustis agitur, non de daemonibus, ut apud Apocalypticum. (4)Chez Joël, comme dans ces textes, il s’agit de véritables sauterelles, et non de démons comme chez l’Apocalyptiste. (4)In Joel, as in those texts, the reference is to real locusts, not demonic ones as in the Apocalypse. (4)
(4) Vgl. Bousset a.a.O. S. 307 Die Dämonische ist allerdings eine nicht unbedeutende Rolle, die die Heuschrecken im antiken Aberglauben, auch als apotropäisches Tier überkommen, gemeinsam mit der Wespe spielt. Vgl. die Zusammenstellung von E. Fehrle, Hess. Bl. f. Volkskunde 11 (1912) 207 ff. Sie hatte aber „bösen Blick“.(4) Confer Bousset, ibid. p. 307: Indoles daemonica sane non parvam partem agit in superstitione antiqua, ubi locustae, una cum vespa, etiam ut animal apotropaeum traduntur. Confer collectionem E. Fehrle, Hessische Blätter für Volkskunde 11 (1912) 207 sqq. “Illae autem ‘malignum oculum’ habebant.”(4) Cf. Bousset, ibid., p. 307: Le caractère démoniaque joue assurément un rôle non négligeable dans la superstition antique, où les sauterelles, avec la guêpe, apparaissent aussi comme animal apotropaïque. Cf. la compilation d’E. Fehrle, Hessische Blätter für Volkskunde 11 (1912) 207 sq. Elles avaient cependant un “mauvais œil”.(4) Cf. Bousset, ibid., p. 307: The demonic element certainly plays no insignificant role in ancient superstition, where the locust, together with the wasp, also appears as an apotropaic creature. Cf. the collection by E. Fehrle, Hessische Blätter für Volkskunde 11 (1912) 207ff. They were thought to have an “evil eye.”
Weiter stammt die Gleichsetzung der Heuschreckenzähne mit Löwenzähnen aus Joel 1, 6; ebenda 2, 4 f. die Vergleichung des anrückenden Heeres der Heuschrecken mit Pferden und die Erinnerung an Streitwagen, mit deren Lärm hier der Flügelschlag verglichen wird.Praeterea aequiparatio dentium locustarum dentibus leonum ex Ioele 1,6 provenit; item ibidem 2,4 sqq. comparatio exercitus locustarum ad equos et recordatio curruum bellicorum, quorum strepitus hic cum alarum sonitu comparatur.De plus, l’assimilation des dents des sauterelles à des dents de lion provient de Joël 1,6; de même en 2,4 sq., la comparaison de l’armée de sauterelles à des chevaux, ainsi que le souvenir des chars de guerre dont ici le battement des ailes rappelle le fracas.Furthermore, the likening of the locusts’ teeth to lions’ teeth derives from Joel 1:6; likewise in 2:4ff., the comparison of the advancing locust army to horses, and the reference to chariots whose noise is here compared to the beating of wings.
Auch die Verfinsterung von Sonne und Mond durch den Rauch kann noch an Joel 2, 10 angelehnt sein.Etiam obscuratio solis et lunae per fumum adhuc ad Ioelem 2,10 referri potest.L’obscurcissement du soleil et de la lune par la fumée peut également encore être inspiré de Joël 2,10.The darkening of the sun and moon by the smoke can also still be derived from Joel 2:10.
Das ist freilich nicht viel mehr als eine Reihe von Anregungen, über die der Apokalyptiker nach Boussets Bemerkung weit hinausgeht.Haec sane non sunt nisi quaedam incitamenta, quae Apocalypticus, secundum animadversionem Boussetii, longe superat.Ce ne sont certes guère plus qu’une série de suggestions, que l’Apocalyptiste, selon l’observation de Bousset, dépasse de beaucoup.This is admittedly little more than a series of suggestions, which the apocalyptist, as Bousset remarks, goes far beyond.
Ich glaube nun zeigen zu können, daß alles, was nicht aus Joel stammt, also die ganze dämonische Ausgestaltung der Heuschrecken, sich einheitlich an einem einzigen näheren Leitfaden läßt aus einem uns heute zugänglichen Vorstellungskreis.Existimo me nunc ostendere posse omnia quae ex Ioele non oriuntur, hoc est totam daemonicam elaborationem locustarum, eodem ductu derivari posse ex quadam imagine nobis hodie pateficienda.Je crois pouvoir montrer maintenant que tout ce qui ne provient pas de Joël — c’est-à-dire toute l’élaboration démoniaque des sauterelles — peut se rattacher de façon cohérente à un seul fil conducteur, provenant d’un horizon d’images qui nous est aujourd’hui accessible.I believe I can now show that everything not derived from Joel — that is, the entire demonic development of the locusts — can be consistently traced to a single guiding thread, belonging to a cycle of imagery accessible to us today.
Die seltsamen Heuschreckendämonen, die wie Skorpione wüten, sind von ganz besonderer Gestalt, wie sie ja auch nicht das Grün und die Bäume bedrohen, sondern die Menschen.Daemones locustarum mirae formae, qui ut scorpiones saeviunt, figura prorsus singulari praediti sunt; neque enim herbam neque arbores, sed ipsos homines infestant.Ces étranges démons-sauterelles, qui se déchaînent comme des scorpions, possèdent une forme tout à fait particulière; en effet, ils ne menacent ni l’herbe ni les arbres, mais les hommes.The strange locust-demons, who rage like scorpions, are of an altogether peculiar form; for they do not threaten vegetation or trees, but human beings.
Sie gleichen Rossen, zum Kriege bereit, und zwar mit Menschenköpfen — d. h. es sind Kentauren; sie haben Flügel und ihre Schwänze sind Skorpionschwänze.Equis similes sunt ad bellum paratis, capitibus humanis instructi — id est centauri sunt; alas habent, et caudae eorum sunt caudae scorpii.Ils ressemblent à des chevaux prêts pour la guerre, mais avec des têtes humaines — c’est-à-dire ce sont des centaures; ils ont des ailes, et leurs queues sont des queues de scorpion.They resemble war-ready horses with human heads — that is, they are centaurs; they have wings, and their tails are scorpions’ tails.
Die seltsamen Heuschreckendämonen, die wie Skorpione wüten, sind von ganz besonderer Gestalt, wie sie ja auch nicht das Grün und die Bäume bedrohen, sondern die Menschen.Daemones locustarum insoliti, qui ut scorpiones saeviunt, forma prorsus singulari sunt, quippe qui non herbas neque arbores minitentur, sed homines.Les étranges démons-sauterelles, qui se déchaînent comme des scorpions, ont une forme tout à fait particulière, puisqu’ils ne menacent pas la verdure ni les arbres, mais les hommes.The strange locust-demons, who rage like scorpions, are of a very particular form, since they do not threaten the greenery and the trees but human beings.
Sie gleichen Rossen, zum Kriege bereit, und zwar mit Menschenköpfen — d. h. es sind Kentauren; sie haben Flügel und ihre Schwänze sind Skorpionschwänze.Equis similes sunt ad bellum paratis, immo capitibus humanis — id est centauri sunt; alas habent, et caudae eorum sunt caudae scorpionum.Ils ressemblent à des chevaux prêts pour la guerre, avec des têtes humaines — c’est-à-dire des centaures; ils ont des ailes, et leurs queues sont des queues de scorpion.They resemble horses ready for war, with human heads — that is, they are centaurs; they have wings, and their tails are scorpions’ tails.
All das paßt vollständig auf die Kentauren der babylonischen Grenzsteine (1), deren einen ich hier S. 77 wiedergebe, und ihre hellenistischen Nachfolger auf ägyptisch-griechischen Himmelsbildern.Haec omnia perfecte respondent centauris lapidum terminalium Babylonicorum (1), quorum unum hic p. 77 repraesento, atque successoribus eorum Hellenisticis in imaginibus caeli Aegyptio-Graecis.Tout cela correspond parfaitement aux centaures des pierres frontières babyloniennes (1), dont j’en reproduis une ici p. 77, ainsi qu’à leurs successeurs hellénistiques sur des représentations célestes égypto-grecques.All this fits perfectly the centaurs on the Babylonian boundary-stones (1), one of which I reproduce here on p. 77, and their Hellenistic successors on Egyptian-Greek sky-pictures.
(1) Vgl. jetzt die Abbildungen aller Grenzsteine in dem Werk von King, Babylonian Boundary Stones (Lond. 1912). An jenen babylonischen Kentauren hat sich schon Gunkel, Zum relig.-gesch. Verst. S. 52, 4 erinnert gefühlt, ohne die Spur weiter zu verfolgen.(1) Confer nunc figuras omnium lapidum terminalium in opere King, Babylonian Boundary Stones (Londini 1912). De illis centauris Babylonicis iam Gunkel, Zum relig.-gesch. Verst. p. 52, 4 recordatus est, sine vestigio ulterius persequendo.(1) Cf. maintenant les illustrations de toutes les pierres frontières dans l’ouvrage de King, Babylonian Boundary Stones (Londres 1912). Gunkel s’était déjà souvenu de ces centaures babyloniens dans Zum relig.-gesch. Verst. p. 52, 4, sans poursuivre la piste.(1) Cf. now the illustrations of all boundary-stones in King, Babylonian Boundary Stones (London 1912). Gunkel had already recalled those Babylonian centaurs in Zum relig.-gesch. Verst. p. 52, 4, without following the trail further.
Man sieht bei jenen babylonischen Kentauren Bogen und Pfeil, also Kriegsrüstung (2); einen Menschenkopf, neben einem zweiten, dem Hundskopf; mächtige Flügel; und einen Skorpionschwanz über dem Pferdeschwanz.Apud illos centauros Babylonicus videntur arcus et sagitta, armatura bellica (2); caput humanum iuxta alterum, caninum; alas ingentes; et cauda scorpionis supra caudam equinam.On voit chez ces centaures babyloniens un arc et une flèche, donc un équipement de guerre (2); une tête humaine à côté d’une seconde, canine; de puissantes ailes; et une queue de scorpion au-dessus de la queue équine.On those Babylonian centaurs one sees bow and arrow, i.e. war equipment (2); a human head next to a second, that of a dog; mighty wings; and a scorpion’s tail above the horse’s tail.
(2) Einen andern babylonischen Kentauren mit einem Schwert in der Rechten, ebenfalls skorpionschwänzig (vgl. Sphaera S. 190, 2) mag man weiter vergleichen. Bei Ward, The Seal Cylinders of Western Asia (Wash. 1910) findet man 5. 210 n. 631 und 632 bogenschießende Kentauren mit Skorpion- und Pferdeschwanz; 5. 382 n. 44 Ὁ einen Kentauren nur mit Skorpionschwanz.(2) Alterum centaurum Babylonicum gladio in dextra, item cauda scorpionis (cf. Sphaera p. 190, 2) comparare licet. Apud Ward, The Seal Cylinders of Western Asia (Washington 1910) invenies p. 210 n. 631 et 632 centauros sagittantes cum cauda scorpionis et equina; p. 382 n. 44 unum centaurum tantum cum cauda scorpionis.(2) On peut comparer un autre centaure babylonien, épée à la main droite, également à queue de scorpion (cf. Sphaera p. 190, 2). Chez Ward, The Seal Cylinders of Western Asia (Washington 1910), on trouve p. 210 n° 631 et 632 des centaures tirant à l’arc, à queue de scorpion et queue de cheval; p. 382 n° 44 un centaure uniquement à queue de scorpion.(2) One may compare another Babylonian centaur with a sword in the right hand, likewise scorpion-tailed (cf. Sphaera p. 190, 2). In Ward, The Seal Cylinders of Western Asia (Washington 1910), see p. 210 nos. 631–632, centaurs shooting bows with scorpion- and horse-tails; p. 382 no. 44 one centaur with only a scorpion-tail.
Aber ein neuer Grenzstein (3) zeigt die gleiche Gestalt nur mit dem einen, dem Skorpionschwanz.At vero novus lapis terminalis (3) eandem formam ostendit solum cum una, cauda scorpionis.Mais une nouvelle pierre frontière (3) montre la même figure seulement avec l’unique queue, celle du scorpion.But a new boundary-stone (3) shows the same figure only with the one tail, that of the scorpion.
(3) Abgebildet von Weidner in den „Babyloniaca“ VI 4 (1912) pl. VII.(3) A Weidner depicta in “Babyloniaca” VI 4 (1912) pl. VII.(3) Reproduite par Weidner dans “Babyloniaca” VI 4 (1912) pl. VII.(3) Illustrated by Weidner in “Babyloniaca” VI 4 (1912) pl. VII.
Ganz genau der gleiche Wechsel — bald Skorpion- und Pferdeschwanz, bald nur der eine oder der andre — zeigt sich auf jenen ägyptischen Tempelbildern und Mumien, die den Tierkreis darstellen (4), beim Tierkreisbild des Schützen.Eadem prorsus alternatio — modo cauda scorpionis et equina, modo altera tantum — in illis templorum Aegyptiorum imaginibus et mumiis, quae zodiacum exhibent (4), in signo Sagittarii apparet.On observe exactement la même alternance — tantôt queue de scorpion et queue de cheval, tantôt seulement l’une ou l’autre — sur ces images de temples égyptiens et sur des momies représentant le zodiaque (4), dans l’image zodiacale du Sagittaire.Exactly the same alternation — now scorpion- and horse-tail, now only one or the other — appears on those Egyptian temple pictures and mummies depicting the zodiac (4), in the zodiacal image of Sagittarius.
(4) Näheres darüber s. Sphaera 3. 1888. Zu dem Material kommen jetzt noch die zwei Zodiaci von Athribis (Flinders-Petrie, Athribis, 1908, Taf. XXXVI bis XXXVII). — Nahe verwandt sind mit diesen skorpionschwänzigen Kentauren die schlangenschwänzigen Pferde 9, 19. Die Deutung auf die Parther halte ich für falsch: es sind doch offenbar ebenfalls Dämonen. Es ist merkwürdig, daß der Tierkreiskentaur in dem Cod. Casanat. 545 (8. XIV) f. 41v in der Tat einen Schwanz hat, der ganz wie eine aufgerichtete Schlange aussieht; ich bezweifle sehr, daß das ein spontaner Einfall oder Mißverständnis des ma. Künstlers gewesen sei, namentlich im Hinblick auf die aufgerichtete Schlange des Ophiuchos, der vielleicht einst auch zu dem Bilde gehörte. Auf dem Mithrasstein von Großkrotzenburg (jetzt in Hanau) läuft der Pferdeleib des Schützen in einen Fischschwanz aus (Moeller, Woch. f. kl. Philol. 1903, 1337, 6) — man ahnt, daß es da verschiedenartige Traditionen gab, von denen die eine oder die andere nur sporadisch einmal wieder für uns auftaucht. Vgl. auch unten die Korrekturnote S. 77,1.(4) Plura cf. Sphaera 3 (1888). Accedunt nunc duo zodiaci Athribidis (Flinders-Petrie, Athribis, 1908, tab. XXXVI–XXXVII). — Affinia his centauris cauda scorpionis sunt equi cauda serpentis (Apoc. 9, 19). Interpretationem ad Parthos pertinere falsam puto: hi quoque patet daemones esse. Mirum est quod centaurus zodiacalis in Cod. Casanat. 545 (saec. XIV) f. 41v revera caudam habet serpentem erectam; valde dubito id fuisse inventum fortuitum vel errorem artificis medii aevi, praesertim respectu serpentis erecti Ophiuchi, qui fortasse olim ad imaginem pertinuit. In lapide Mithraico de Großkrotzenburg (nunc Hanoviae) corpus equinum Sagittarii in caudam piscis abit (Moeller, Woch. f. kl. Philol. 1903, 1337, 6) — suspicari licet traditiones varias fuisse, quarum altera aut altera solum raro nobis apparet. Vide etiam infra notam emendationis p. 77, 1.(4) Pour plus de détails, voir Sphaera 3 (1888). S’ajoutent maintenant les deux zodiaques d’Athribis (Flinders-Petrie, Athribis, 1908, pl. XXXVI–XXXVII). — Étroitement apparentés à ces centaures à queue de scorpion sont les chevaux à queue de serpent (Apoc. 9, 19). Je tiens pour erronée l’interprétation en termes de Parthes: il s’agit manifestement aussi de démons. Il est remarquable que le centaure zodiacal du Cod. Casanat. 545 (XIVe s.) f. 41v ait en effet une queue qui ressemble à un serpent dressé; je doute fort que ce soit une invention spontanée ou un malentendu de l’artiste médiéval, surtout en regard du serpent dressé d’Ophiuchos, qui peut-être autrefois appartenait aussi à l’image. Sur la pierre de Mithra de Großkrotzenburg (aujourd’hui à Hanau), le corps chevalin du Sagittaire se termine en queue de poisson (Moeller, Woch. f. kl. Philol. 1903, 1337, 6) — on devine qu’il existait diverses traditions, dont l’une ou l’autre ne réapparaît qu’occasionnellement pour nous. Voir aussi plus bas la note de correction p. 77, 1.(4) For details see Sphaera 3 (1888). Added now are the two zodiacs of Athribis (Flinders-Petrie, Athribis, 1908, pls. XXXVI–XXXVII). — Closely related to these scorpion-tailed centaurs are the serpent-tailed horses (Rev. 9:19). I regard the Parthian interpretation as wrong: these are plainly demons too. It is remarkable that the zodiacal centaur in Cod. Casanat. 545 (14th c.) f. 41v actually has a tail like an upright serpent; I much doubt that this was a spontaneous invention or misunderstanding of the medieval artist, especially in view of the upright serpent of Ophiuchus, which may once have belonged to the image. On the Mithra-stone of Großkrotzenburg (now in Hanau) the horse-body of Sagittarius ends in a fish-tail (Moeller, Woch. f. kl. Philol. 1903, 1337, 6) — one senses that there were various traditions, one or another of which only sporadically emerges for us. See also below the correction-note p. 77, 1.
Diese stammen sämtlich aus späthellenistischer und römischer Zeit: die alten Typen, nur wenig modifiziert, haben sich mit merkwürdiger Treue durch ein Jährtausend gehalten, wie die Abbildung nach dem rechtwinkligen Zodiacus von Dendera (S. 97) veranschaulichen mag.Haec omnia ex aetate tarde Hellenistica et Romana proveniunt: veteres figurae, parum mutatae, mira fide per unum millenium servatae sunt, ut figura ex zodiaco orthogonali Denderensi (p. 97) demonstrare potest.Tout cela provient entièrement de l’époque hellénistique tardive et romaine: les anciens types, à peine modifiés, se sont maintenus avec une fidélité remarquable pendant un millénaire, comme l’illustre la reproduction du zodiaque rectangulaire de Dendéra (p. 97).All these come from late Hellenistic and Roman times: the old types, only slightly modified, have been preserved with remarkable faithfulness through a millennium, as the illustration from the rectangular Zodiac of Dendera (p. 97) may show.
Die seltsame Ausstattung mit dem Skorpionschwanz ist ein Rudiment aus einer Gestaltung des babylonischen Himmels, wo Schütze und Skorpion, vielleicht noch mit andern Sterngruppen (1), zu einem großen Bilde am Himmel zusammengedacht wurden.Haec insolita instructio cauda scorpionis reliquiae sunt formae caeli Babylonici, ubi Sagittarius et Scorpio, fortasse cum aliis quoque sideribus (1), in unum magnum simulacrum caeli cogitati sunt.Cette étrange dotation d’une queue de scorpion est un vestige d’une configuration du ciel babylonien, où le Sagittaire et le Scorpion, peut-être avec d’autres groupes stellaires (1), étaient conçus comme formant une grande image céleste.This strange equipment with a scorpion tail is a remnant of a configuration of the Babylonian sky, where Sagittarius and Scorpio, perhaps with other star-groups (1), were conceived as forming a great celestial figure.
(1) Vgl. Sphaera S. 191,2; Bezold, Z. f. Assyr. 28 (1913) 358, 1.(1) Cf. Sphaera p. 191, 2; Bezold, Z. f. Assyr. 28 (1913) 358, 1.(1) Cf. Sphaera p. 191, 2; Bezold, Z. f. Assyr. 28 (1913) 358, 1.(1) Cf. Sphaera p. 191, 2; Bezold, Z. f. Assyr. 28 (1913) 358, 1.
So kommt es auch, daß dort neben den Skorpionkentauren gleichwertig eine andre Gestaltung desselben Himmelsbildes, der Skorpionmensch, getreten ist, mit zwei Löwenfüßen, tierischem Unterleib und Skorpionschwanz (2); der Bogen, den er auch hier trägt, ist von A. Jeremias (3) mit Recht aus den Fangarmen des Skorpions erklärt worden.Ita etiam fit ut illic, iuxta centauros scorpionis, aequali dignitate alia forma eiusdem imaginis caelestis, homo scorpionis, compareat, duobus pedibus leoninis, ventre bestiali et cauda scorpionis (2); arcus, quem etiam hic gerit, ab A. Jeremias (3) recte ex chelis scorpionis explicatus est.Ainsi se fait-il que, là-bas, à côté des centaures-scorpions, une autre forme équivalente de la même image céleste, l’homme-scorpion, soit apparue, avec deux pieds de lion, un bas-corps animal et une queue de scorpion (2); l’arc qu’il porte encore ici a justement été expliqué par A. Jeremias (3) comme provenant des pinces du scorpion.Thus it also happens that there, alongside the scorpion-centaurs, another equivalent form of the same celestial image, the scorpion-man, appears, with two lion’s feet, an animal lower body, and a scorpion’s tail (2); the bow which he carries here has rightly been explained by A. Jeremias (3) as derived from the scorpion’s claws.
(2) Auch diese Doppeldarstellung hat im griechischen Tierkreis in der Wiedergabe des Schützen bald als Kentaur bald als Silen ihre Parallele (Sphaera S. 194f.). — Greif oder Mann mit Skorpionschwanz auch bei Ward a. a. O. S. 197 f. 565 und S. 252 n. 767.(2) Haec quoque duplex repraesentatio par habet in zodiaco Graeco, ubi Sagittarius nunc ut centaurus nunc ut Silenus redditur (Sphaera p. 194 sq.). — Gryps vel vir cauda scorpionis etiam apud Ward, op. cit., p. 197 sq. n. 565 et p. 252 n. 767.(2) Cette double représentation a également son parallèle dans le zodiaque grec, où le Sagittaire apparaît tantôt comme centaure, tantôt comme silène (Sphaera p. 194 sqq.). — Griffon ou homme à queue de scorpion aussi chez Ward, op. cit., p. 197 sqq. n° 565 et p. 252 n° 767.(2) This double representation likewise has its parallel in the Greek zodiac, where Sagittarius appears sometimes as a centaur, sometimes as a Silenus (Sphaera p. 194 f.). — Griffin or man with scorpion tail also in Ward, op. cit., p. 197 f. no. 565 and p. 252 no. 767.
(3) Bei Roscher, Myth. Lex. II 818f. S. auch Jastrow, Relig. Babyl. II 681, 3.(3) Apud Roscher, Myth. Lex. II 818 sqq. Vide etiam Jastrow, Relig. Babyl. II 681, 3.(3) Chez Roscher, Myth. Lex. II 818 sqq. Voir aussi Jastrow, Relig. Babyl. II 681, 3.(3) In Roscher, Myth. Lex. II 818 f. See also Jastrow, Relig. Babyl. II 681, 3.
Die Übereinstimmung jenes Skorpionkentauren des babylonischen und ägyptisch-griechischen Himmels mit den phantastischen Heuschrecken oder vielmehr Kentauren der Apokalypse wird man wohl gerne zugeben.Illam convenientiam centauri–scorpionis caeli Babylonici ac Graeco-Aegyptii cum phantasticis illis locustis, immo potius centauris Apocalypsis, libenter quis admittet.On reconnaîtra volontiers la concordance entre ce centaure-scorpion du ciel babylonien et gréco-égyptien et les sauterelles fantastiques — ou plutôt les centaures — de l’Apocalypse.One will readily concede the correspondence between that scorpion-centaur of the Babylonian and Greco-Egyptian sky and the fantastic locusts — or rather centaurs — of the Apocalypse.
Aber wenn der Apokalyptiker oder seine Quelle in der Tat durch jenes Bild am Himmel — oder genauer, seine Darstellung auf den zeitgenössischen Planisphären — angeregt worden sein soll, so muß sich diese Annahme dadurch bewähren, daß auch alle andern nicht aus Joel genommenen Züge sich unter dieser Voraussetzung vollständig aufhellen lassen.Sed si apocalyptes, vel fons eius, re vera eo simulacro caeli — vel, accuratius, eius repraesentatione in planisphaeriis aetatis — motus esse dicendus est, haec opinio eo probanda est ut etiam omnes loci, qui ex Joel non desumuntur, sub hac hypothesi plane illustrari possint.Mais si l’on doit admettre que l’Apocalypticien — ou sa source — a réellement été inspiré par cette image céleste, ou plus précisément par sa représentation sur les planisphères contemporains, cette hypothèse doit se vérifier par le fait que tous les autres traits non empruntés à Joël puissent s’éclairer entièrement sous cette supposition.But if the apocalyptist — or his source — is indeed to have been inspired by that picture in the sky — or, more precisely, by its representation on contemporary planispheres — then this assumption must prove itself by the fact that all the other features not taken from Joel become fully intelligible under this hypothesis.
Und ich glaube in der Tat, daß dies der Fall ist.Et sane credo hoc ita esse.Et je crois en effet que tel est le cas.And I indeed believe that this is so.
Woher die Kränze „wie von Gold“ auf den Köpfen? Unde coronas “tamquam aureas” in capitibus? D’où proviennent les couronnes “comme d’or” sur leurs têtes ? Whence the crowns “as of gold” upon their heads?
Die allegorischen oder „natürlichen“ Deutungen verdienen keine Erwähnung: Gunkel und Bousset verzichteten mit Recht darauf, eine solche Erklärung zu geben.Interpretationes allegoricae vel “naturales” nullius momenti sunt: Gunkel atque Bousset iure renuntiaverunt talis generis explicationi dandæ.Les interprétations allégoriques ou “naturelles” ne méritent pas d’être mentionnées: Gunkel et Bousset ont à bon droit renoncé à fournir une telle explication.The allegorical or “natural” interpretations do not deserve mention: Gunkel and Bousset rightly refrained from giving such an explanation.
Nun stellt sich der Grund ohne weiteres ein.Iam autem causa per se stat.Dès lors, la raison apparaît d’elle-même.Now, however, the reason presents itself at once.
Jener babylonische Kentaur trägt eine Mütze auf dem Haupt; in den ägyptischen Himmelsbildern aber ist es die doppelte Krone, und in der griechischen Astrologie heißt der Schütze des Tierkreises διαδηματοφόρος (4), er ist eine königliche Gestalt.Ille centaurus Babylonus galerum in capite gerit; in imaginibus autem coeli Aegyptiaci corona duplex est; apud astrologiam Graecam autem Sagittarius zodiaci διαδηματοφόρος appellatur, figura regia est.Le centaure babylonien porte un bonnet sur la tête; mais dans les images célestes égyptiennes, il porte la double couronne; et dans l’astrologie grecque, le Sagittaire du zodiaque est appelé διαδηματοφόρος (4), c’est-à-dire: il est une figure royale.The Babylonian centaur wears a cap upon his head; in the Egyptian celestial images, however, it is the double crown; and in Greek astrology the Sagittarius of the zodiac is called διαδηματοφόρος (4), that is, a royal figure.
(4) Vgl. die Zeugnisse Sphaera S. 181.(4) Cf. testimonia in Sphaera p. 181.(4) Cf. les témoignages dans Sphaera, p. 181.(4) Cf. the testimonies in Sphaera, p. 181.
Das griechische Analogon zur Krone, der Schmuck des Herrschers, ist bekanntlich der Kranz (στέφανος, wie die Griechen auch das Sternbild der Corona nannten).Graecum respondens coronae, ornamento regis, est στέφανος, quo etiam constellationem Corona appellabant.L’équivalent grec de la couronne, l’ornement du souverain, est la στέφανος, nom que les Grecs donnaient aussi à la constellation de la Couronne.The Greek analogue to the crown, the ornament of the ruler, is the στέφανος, as the Greeks also called the constellation of the Corona.
Am griechischen Himmel steht zu den Füßen des Kentauren-Schützen im Tierkreis ein Kranz. (1)In caelo Graeco, ad pedes Centauri–Sagittarii in zodiaco, stephanos collocatur. (1)Dans le ciel grec, aux pieds du centaure-Sagittaire du zodiaque, se trouve une couronne. (1)In the Greek sky, at the feet of the centaur-Sagittarius in the zodiac, there is a crown. (1)
(1) Die ägyptische Sphäre macht daraus ein πλοῖον, dem sich die vorhandenen Sterne in der Tat besser fügen. Vgl. über das πλοῖον Sphaera S. 169 ff.(1) Sphaera Aegyptia ex hoc facit πλοῖον, cui stellae revera melius respondent. Cf. de πλοῖον Sphaera p. 169 sqq.(1) La sphère égyptienne en fait un πλοῖον (“navire”), auquel les étoiles se prêtent en effet mieux. Cf. Sphaera, p. 169 sq.(1) The Egyptian sphere turns it into a πλοῖον (“ship”), to which the stars indeed correspond better. Cf. Sphaera, p. 169 ff.
Das erklärt die Sternsage (2) so, daß er den Kranz spielend abgeworfen habe — das Bewußtsein, daß er ihn eigentlich tragen sollte, ist also noch vorhanden gewesen und hat jenes αἴτιον hervorgebracht.Hoc explanat fabula stellarum (2) ita, ut ille coronam ludendo abiecerit — conscientia eum eam revera gestare debuisse adhuc adfuit atque illud αἴτιον peperit.Cela explique la légende céleste (2) en ce sens qu’il aurait jeté la couronne en jouant — la conscience qu’il aurait dû la porter subsistait donc encore, et a produit cet αἴτιον.This explains the star-legend (2) as saying that he playfully threw away the crown — the awareness that he ought in fact to wear it thus still remained, and produced this αἴτιον.
Man sieht wieder, wie beim Apokalyptiker das Orientalische seine dünne hellenistische Übermalung aufweist.Iterum apparet quomodo apud Apocalypticum elementum orientale tenuem velut picturam hellenisticam superinductam habeat.On voit à nouveau comment, chez l’Apocalypticien, l’élément oriental présente sa mince sur-couche hellénistique.Again one sees how, in the Apocalyptist, the Oriental shows its thin Hellenistic over-painting.
(2) Hygin II 27: ante huius pedes stellae sunt paucae et in rotundo deformatae, quas coronam eius ut ludentis abiectam nonnulli dixerunt; vgl. III 26 corona autem Centauri est stellarum VII. — Die ungemeine Hartnäckigkeit, mit der sich alles derart zu vererben pflegt, zeigt die Darstellung des Schützen mit der Krone, auf einem indischen Diskus zur Voraussagung, bei Culin, Chess and Playing Cards (Washingt. 1898) p. 825, fig. 145.(2) Hyginus II 27: ante huius pedes stellae sunt paucae… etc.; exemplum traditionis pertinacis etiam in imagine Sagittarii coronati in disco Indico divinatorio apud Culin, Chess and Playing Cards (1898) p. 825, fig. 145.(2) Hygin, II, 27: ; la ténacité extraordinaire de ces traditions se voit encore dans la représentation du Sagittaire couronné sur un disque indien de divination, chez Culin, Chess and Playing Cards (1898), p. 825, fig. 145.(2) Hyginus II 27: ; the remarkable persistence of such motifs is shown also in the crowned Sagittarius on an Indian divinatory disc in Culin, Chess and Playing Cards (1898), p. 825, fig. 145.
Die Heuschrecken quälen die Menschen fünf Monate lang. Das ist keine der sonst üblichen apokalyptischen Zeiteinheiten.Locustae homines per menses quinque cruciant. Haec nulla est ex solitis temporis unitatibus apocalypticis.Les sauterelles tourmentent les hommes durant cinq mois. Ce n’est pas là l’une des unités temporelles apocalyptiques habituelles.The locusts torment men for five months. This is not one of the usual apocalyptic time-units.
Die Verlegenheitsauskunft sagt etwa, das sei vielleicht die gewöhnliche Dauer einer Heuschreckenplage (in Wirklichkeit fressen sie in ein paar Stunden den Boden völlig kahl).Respondetur per ambages hoc esse fortasse tempus consuetum plagae locustarum (re vera terra paucis horis ab eis penitus devoratur).L’explication d’embarras voudrait que ce soit la durée ordinaire d’une invasion de sauterelles (en réalité, elles rasent un terrain en quelques heures).The embarrassed answer says this is perhaps the usual duration of a locust plague (in reality they strip the ground bare in a few hours).
Die Antwort ist jetzt einfach — man kann sie sich an den Fingern abzählen: Skorpion, Schütze, Steinbock, Wassermann, Fische (die das letzte der Tierkreiszeichen sind und das Jahr abschließen); also fünf Monate, da in den griechischen astronomischen und astrologischen Kalendern Monatsname und entsprechendes Tierkreiszeichen gleichbedeutend gebraucht werden.Responsum nunc simplex est — digitis numerare licet: Σκορπίος, Τοξότης, Αἰγόκερως, Ὑδροχόος, Ἰχθύες (quae ultimum signum zodiaci sunt et annum claudunt); ergo menses quinque, quippe cum apud calendaria Graeca astronomica et astrologica nomen mensis et signum zodiaci idem valet.La réponse est maintenant simple — on peut les compter sur ses doigts: Σκορπίος, Τοξότης, Αἰγόκερως, Ὑδροχόος, Ἰχθύες (les Poissons étant le dernier signe du zodiaque qui clôt l’année); donc cinq mois, puisque, dans les calendriers astronomiques et astrologiques grecs, le nom du mois et le signe zodiacal correspondant sont employés de façon équivalente.The answer is now simple — one can count them on one’s fingers: Σκορπίος, Τοξότης, Αἰγόκερως, Ὑδροχόος, Ἰχθύες (the latter the last zodiacal sign, closing the year); thus five months, since in Greek astronomical and astrological calendars the name of the month and the corresponding zodiacal sign are used equivalently.
Also bis zum Ende des Jahres dürfen die Heuschrecken quälen — das ist die Lösung des kleinen Rätsels; die Tätigkeit der Skorpionheuschrecken beginnt im Monat des Skorpions. (3)Ita igitur usque ad finem anni licet locustis torquere — haec est solutio parvi aenigmatis; actio locustarum scorpioniformium incipit mense Σκορπίου. (3)Ainsi, jusqu’à la fin de l’année, les sauterelles peuvent tourmenter — telle est la solution de cette petite énigme; l’activité des sauterelles-scorpions commence dans le mois du Scorpion. (3)Thus, until the end of the year, the locusts are permitted to torment — this is the solution of the little riddle; the activity of the scorpion-locusts begins in the month of Scorpio. (3)
(3) Heuschrecken durch Wahrzeichen im Skorpionsmonat angekündigt z. B. Lyd. de ost. p. 75, 13; Nechepso-Petosiris, Catal. codd. astr. VII 140, 16 (ἀκρὶς πολλὴ ἔσται). Aber es ist das nicht etwa auf diesen beschränkt zu denken: namentlich im Monat des Krebses kommt es vor, aber auch z.B. in denen der Zwillinge oder des Löwen erscheinen ἀκρίδων νέφη (der Ausdruck so bei Lyd. p. 113,6).(3) Locustae per signa in mense Σκορπίου praenuntiatae, e.g. apud Lyd. de ost. p. 75, 13; Nechepso-Petosiris, Catal. codd. astr. VII 140, 16 (ἀκρὶς πολλὴ ἔσται). Non tamen his solis limitandum: praesertim mense Καρκίνου fit, sed etiam, e.g., in mensibus Διδύμων aut Λέοντος apparent ἀκρίδων νέφη (sic Lyd. p. 113, 6).(3) Les sauterelles sont annoncées par des signes au mois du Scorpion, par ex. Lyd. De ost. p. 75, 13; Nechepso-Pétosiris, Catal. codd. astr. VII 140, 16 (ἀκρὶς πολλὴ ἔσται). Mais ce n’est pas limité à ce seul mois: notamment au mois du Cancer cela arrive, mais aussi, par exemple, dans ceux des Gémeaux ou du Lion, apparaissent des “nuages de sauterelles” (ainsi Lyd. p. 113, 6).(3) Locusts are announced by omens in the month of Scorpio, e.g. Lyd. De ost. p. 75, 13; Nechepso-Petosiris, Catal. codd. astr. VII 140, 16 (ἀκρὶς πολλὴ ἔσται). But this is not to be confined to that month: notably in the month of Cancer it occurs, and also, for example, in those of Gemini or Leo, “clouds of locusts” appear (so Lyd. p. 113, 6).
Das wird gleich noch deutlicher werden.Hoc mox etiam clarius fiet.Cela va devenir encore plus clair immédiatement.This will become even clearer in a moment.
Die zweite Hälfte des Tierkreises von der Wage, d.h. den Scheren des Skorpions an, ist nach einer Lehre, die Macrobius (4) den Assyrern und Phönikern zuschreibt, die Hadeshälfte des Himmels: hier, in den „unteren“ Zeichen des Tierkreises (1) verbringt die Sonne Jahr um Jahr ihre winterliche Zeit.Dimidia pars posterior zodiaci ab Libra, hoc est a chelis Scorpionis, secundum doctrinam quam Macrobius (4) Assyriis et Phoenicibus tribuit, est pars caeli Hadēs: hic, in signis zodiaci inferioribus (1), sol annum post annum tempus hiemale consumit.La seconde moitié du zodiaque, à partir de la Balance, c’est-à-dire des pinces du Scorpion, est selon une doctrine que Macrobe (4) attribue aux Assyriens et aux Phéniciens, la moitié “hadéenne” du ciel: ici, dans les signes “inférieurs” du zodiaque (1), le soleil passe chaque année sa période hivernale.The second half of the zodiac, from Libra onward, that is, from the claws of Scorpio, is, according to a teaching which Macrobius (4) ascribes to the Assyrians and Phoenicians, the Hades-half of the heavens: here, in the “lower” signs of the zodiac (1), the sun spends its winter time year after year.
(4) Saturn. I 21,1 (vgl. Sphaera S. 246f.); Sol wird hier von Proserpina empfangen und zurückgehalten.(4) Saturn. I 21,1 (cf. Sphaera pp. 246 sq.); sol hic a Proserpina recipitur et retinetur.(4) Saturnales I, 21,1 (cf. Sphaera pp. 246 sq.); ici, le soleil est reçu et retenu par Proserpine.(4) Saturnalia I.21.1 (cf. Sphaera pp. 246 f.); here the Sun is received and detained by Proserpina.
(1) “Inferiora signa” Macrob. 16.(1) “Inferiora signa” Macrob. 16.(1) “Signa inferiora”, Macrobe 16.(1) “Inferiora signa”, Macrobius 16.
In den astrologischen Sternverzeichnissen Teukros’ des Babyloniers und der verwandten Schriftsteller (2) stehen hier der Hades, Styx, Acheron und Kahn nebst Fährmann am Himmel; also die Sternbilder, die Hippolytos (de ref. haeres. IV 50) τὰ ἐν Ἅδου ὀνομαζόμενα εἴδωλα nennt.In catalogis stellarum astrologicis Teucri Babyloni et scriptorum cognatorum (2) hic statuuntur Ἅιδης, Στύξ, Ἀχέρων et cymba cum nauta in caelo; sunt igitur illa sidera quae Hippolytus (de ref. haer. IV 50) vocat τὰ ἐν Ἅδου ὀνομαζόμενα εἴδωλα.Dans les catalogues astrologiques d’étoiles de Teucros le Babylonien et d’auteurs apparentés (2), on trouve ici l’Hadès, le Styx, l’Achéron et la barque avec son passeur; ce sont donc les constellations que l’Hippolyte (De refutatione haeresium IV, 50) appelle τὰ ἐν Ἅδου ὀνομαζόμενα εἴδωλα.In the astrological star-lists of Teucer the Babylonian and related writers (2), Hades, Styx, Acheron, and the boat with the ferryman stand here in the sky; these are, accordingly, the constellations which Hippolytus (Refutation of Heresies IV.50) calls τὰ ἐν Ἅδου ὀνομαζόμενα εἴδωλα.
(2) Vgl. Sphaera a. a. Ὁ. Zu der Stelle aus Firmicus VII 12 s. jetzt Eisler, Weltenmantel und Himmelszelt S. 481, der auch den Timarchosmythus bei Plutarch de gen. Socr. c. 22 hätte hereinziehen können. Die ganz unverständliche Konjektur mastix statt Styx wäre in der neuen Firmicusausgabe besser verschwiegen worden.(2) Cf. Sphaera loc. cit. Ad locum Firmici VII 12 cf. nunc Eisler, Weltenmantel und Himmelszelt, p. 481, qui etiam mythum Timarchi apud Plutarchum de genio Socratis c. 22 adduci potuisset. Coniectura prorsus incomprehensibilis mastix pro Styx in nova editione Firmici melius taceretur.(2) Cf. Sphaera loc. cit. Pour le passage de Firmicus VII, 12, cf. désormais Eisler, Weltenmantel und Himmelszelt, p. 481, qui aurait pu également évoquer le mythe de Timarque chez Plutarque (De genio Socratis, chap. 22). La conjecture tout à fait incompréhensible mastix au lieu de Styx aurait mieux fait d’être passée sous silence dans la nouvelle édition de Firmicus.(2) Cf. Sphaera loc. cit. On the passage of Firmicus VII.12, see now Eisler, Weltenmantel und Himmelszelt, p. 481, who might also have introduced the Timarchus-myth in Plutarch De genio Socratis ch. 22. The utterly unintelligible conjecture mastix for Styx ought better to have been suppressed in the new Firmicus edition.
Noch auf dem Mantel des Kaisers Heinrich II. steht zum Bild des Skorpions: Scorpio dum oritur, mortalitas ginnitur (d. h. gignitur). (3)Etiam in pallio Imperatoris Henrici II ad effigiem Scorpionis legitur: Scorpio dum oritur, mortalitas gignitur. (3)Encore sur le manteau de l’empereur Henri II on lit, auprès de l’image du Scorpion: Scorpio dum oritur, mortalitas gignitur. (3)Even on the mantle of Emperor Henry II one reads, beside the figure of the Scorpion: Scorpio dum oritur, mortalitas gignitur. (3)
(3) D. h. „der Tod zeigt sich“. S. den Text bei E. Maaß, Comment. in Arat. rell. p. 602, 4; oder bei Eisler a. a. O. S. 13.(3) Id est “mors apparet”. Vide textum apud E. Maaß, Comment. in Arat. rell. p. 602, 4; vel apud Eisler, op. cit., p. 13.(3) C’est-à-dire “la mort apparaît”. Voir le texte chez E. Maaß, Comment. in Arat. rell., p. 602, 4; ou chez Eisler, op. cit., p. 13.(3) That is, “death shows itself.” See the text in E. Maaß, Comment. in Arat. rell. p. 602, 4; or in Eisler, op. cit., p. 13.
Auch Ophiuchos, der schlangenhaltende Mann auf dem Skorpion, ist sicherlich zuerst ein Todesdämon oder wenigstens ein chthonischer Gott gewesen, der hier mit der Schlange, die so oft in griechischen Vorstellungen den Heros oder den Toten oder den chthonischen Gott selbst verkörpert, versternt wurde. (4)Etiam Ὀφιοῦχος, vir serpentem tenens supra Scorpionem, procul dubio initio daemon mortis vel saltem deus chthonius fuit, qui hic cum serpente, quae tam saepe apud Graecos heroem vel mortuum vel ipsum deum chthonium repraesentat, inter sidera relatus est. (4)De même, Ophiuchus, l’homme tenant le serpent au-dessus du Scorpion, fut très certainement d’abord un démon de la mort, ou du moins une divinité chthonienne, que l’on a ici étoilée avec le serpent, lequel représente si souvent, dans les conceptions grecques, le héros, le défunt, ou la divinité chthonienne elle-même. (4)Likewise Ophiuchus, the serpent-holding man above Scorpio, was certainly at first a death-demon or at least a chthonic god, who here was star-figured together with the serpent, which so often in Greek conceptions represents the hero, the dead, or the chthonic god himself. (4)
(4) Vgl. meine Bemerkungen N. Jahrbb. 21 (1908) 120, 1.(4) Cf. observationes meas in N. Jahrbb. 21 (1908) 120, 1.(4) Cf. mes remarques dans N. Jahrbb. 21 (1908), p. 120, n. 1.(4) Cf. my remarks in N. Jahrbb. 21 (1908) 120, n. 1.
Die Milchstraße, die nach orphisch-pythagoreischen, durch Herakleides von Pontos und Spätere wie Cicero lebendig erhaltenen Vorstellungen den Weg der Seelen darstellt (5), mündet zwischen Skorpion und Schützen am Himmel.Via lactea, quae secundum opiniones orphico-pythagoricas, a Heraclide Pontico et posterioribus, ut Cicerone, retentas, viam animarum exhibet (5), inter Scorpionem et Sagittarium in caelo desinit.La voie lactée, qui selon les conceptions orphico-pythagoriciennes, maintenues vivantes par Héraclide du Pont et des auteurs postérieurs comme Cicéron, représente la voie des âmes (5), se jette au ciel entre le Scorpion et le Sagittaire.The Milky Way, which according to Orphic-Pythagorean conceptions, preserved by Heraclides Ponticus and later writers such as Cicero, represents the path of souls (5), empties in the sky between Scorpio and Sagittarius.
(5) Vgl. oben S. 32 und zu weiterer Orientierung etwa Rohde, Psyche? I 94,1. 213,2; sodann Gundels Art. Galaxias bei Pauly-Wissowa VII 563f. Auch Herakles. ist (nach Herakleides Pontikos bei Serv. Georg. II 34) ad signum Scorpionis zu den Göttern aufgestiegen. Vgl. auch Procl. in Plat. remp. II 129, 24 Kroll: καὶ γὰρ τὸν Πυϑαγόραν δι᾿ ἀπορρήτων Ἅιδην τὸν γαλαξίαν καὶ τόπον ψυχῶν ἀποκαλεῖν.(5) Cf. supra p. 32; ad ulteriorem orientationem vide Rohde, Psyche I 94,1; 213,2; deinde Gundel, art. Galaxias in Pauly-Wissowa VII 563 sq. Item Heracles (secundum Heraclidem Ponticum apud Serv. Georg. II 34) ad signum Scorpionis in deos ascendit. Cf. etiam Proclus in Plat. Remp. II 129,24 Kroll: καὶ γὰρ τὸν Πυθαγόραν δι᾿ ἀπορρήτων Ἅιδην τὸν γαλαξίαν καὶ τόπον ψυχῶν ἀποκαλεῖν.(5) Cf. plus haut p. 32, et pour s’orienter davantage, Rohde, Psyche I, 94,1; 213,2; puis l’article Galaxias de Gundel dans Pauly-Wissowa VII, 563 sq. Héraclès aussi (selon Héraclide du Pont cité par Servius, Georg. II, 34) s’est élevé au rang des dieux au signe du Scorpion. Cf. encore Proclus, sur Platon, République II, 129,24 Kroll: καὶ γὰρ τὸν Πυθαγόραν δι᾿ ἀπορρήτων Ἅιδην τὸν γαλαξίαν καὶ τόπον ψυχῶν ἀποκαλεῖν.(5) Cf. above p. 32; for further orientation see Rohde, Psyche I 94,1; 213,2; also Gundel, Galaxias in Pauly-Wissowa VII 563 f. Likewise Heracles (according to Heraclides Ponticus apud Serv. Georg. II 34) ascended to the gods at the sign of Scorpio. See also Proclus on Plato Rep. II 129,24 Kroll: καὶ γὰρ τὸν Πυθαγόραν δι᾿ ἀπορρήτων Ἅιδην τὸν γαλαξίαν καὶ τόπον ψυχῶν ἀποκαλεῖν.
Auch der Schütze-Kentaur, dessen enge Verbindung und ursprüngliche Einheit, mit dem Skorpion schon erwähnt wurde, gehört zu den Hadessternbildern: unmittelbar nach dem Acherusischen See und dem Totenfahrzeug ist bei Teukros ein darin stehender Kentaur genannt, der Schütze des Tierkreises. (6)Item Sagittarius-Centaurus, cuius arcta coniunctio atque primordialis unitas cum Scorpione iam commemorata est, ad sidera Hadea pertinet: statim post lacum Acherusium et vehiculum mortuorum apud Teucrum memoratur Kentaurus ibi stans, Sagittarius zodiaci. (6)De même, le Sagittaire-Centaure, dont la relation étroite et l’unité originelle avec le Scorpion ont déjà été mentionnées, appartient aux constellations hadéennes: immédiatement après le lac achérusien et l’embarcation des morts, Teucros mentionne un centaure placé là, le Sagittaire du zodiaque. (6)Likewise the Sagittarius-Centaur, whose close connection and original unity with Scorpio has already been noted, belongs to the Hades-constellations: immediately after the Acherusian lake and the boat of the dead, Teucer names a centaur standing there, the Sagittarius of the zodiac. (6)
(6) 5. Sphaera S. 173. Der Text des Teukros beschreibt, wie zur Ergänzung und Berichtigung des dort Gesagten hinzugefügt sein mag, die Reihe der Hadessternbilder zusammenhängend: darum ist der Schütze bei der Wage mit erwähnt.(6) Sphaera p. 173. Textus Teucri seriem siderum Hadeorum continuo describit, ut ad supplementum et correctionem ibi dictorum addi potest: quapropter Sagittarius apud Libram commemoratur.(6) Sphaera p. 173. Le texte de Teucros décrit la série des constellations hadéennes de manière continue; on peut donc ajouter ici, pour compléter et corriger ce qui y est dit, que c’est pourquoi le Sagittaire y est mentionné auprès de la Balance.(6) Sphaera p. 173. Teucer’s text describes the series of Hades-constellations consecutively; thus, to complete and correct what is said there, it may be added that this is why Sagittarius is mentioned near Libra.
Es ist eine ähnliche Tradition, der Virgil Aen. VI 286 folgt, wenn er Kentauren an den Eingang der Unterwelt stellt (7): sie ist im letzten Grunde identisch mit dem, was das Gilgameschepos von Skorpionmenschen — die wir als nächste Parallele der Skorpionschwanzkentauren kennen — erzählt, den Wächtern am Eingang des Jenseits.Similis traditio est, cui Virgilius Aen. VI 286 paret, cum centauros ad introitum Orci collocat (7): eadem re vera est ac id quod Epos Gilgameshianum de hominibus-scorpionibus narrat — quos proxima analogia kentaurorum caudas scorpii gerentium esse novimus — custodibus aditum ad alteram vitam servantibus.C’est une tradition similaire que suit Virgile en Énéide VI, 286, lorsqu’il place des centaures à l’entrée des enfers (7): elle est au fond identique à ce que raconte l’épopée de Gilgamesh à propos des hommes-scorpions — que nous connaissons comme le parallèle le plus proche des centaures à queue de scorpion — gardiens placés à l’entrée de l’au-delà.A similar tradition is followed by Virgil at Aen. VI 286 when he sets centaurs at the entrance of the underworld (7); it is in essence identical with what the Gilgamesh epic relates about the scorpion-men — whom we know as the closest parallel to the scorpion-tailed centaurs — guardians at the entrance of the hereafter.
(7) S. Sphaera S. 173, 1 und Norden, Verg. Aen. Buch VI, S. 210.(7) Vide Sphaera p. 173, 1; et Norden, Verg. Aen. lib. VI, p. 210.(7) Voir Sphaera p. 173, n. 1, et Norden, Verg. Aen. livre VI, p. 210.(7) See Sphaera p. 173, n. 1, and Norden, Verg. Aen. book VI, p. 210.
Man wird jetzt leicht verstehen, warum in einem jener von mir herangezogenen hellenistischen Voraussagungsbücher ein Blitz im Skorpionmonat die Menschen dazu bringt, sich den Tod zu wünschen, wie ihn die Menschen in der Apokalypse suchen (οἱ δὲ πολέμιοι μυρίοις εἰσπεσοῦνται κακοῖς, ὡς εὐκταῖον αὐτοῖς νομισθῆναι τὸν θάνατον!) (1): also ἐπιθυμήσουσιν ἀποθανεῖν wie in der Apok.).Intellegitur nunc facile cur in uno ex illis libris praedictionum hellenisticis, quos attuli, fulgur mense Scorpionis homines adducat ut mortem optent, sicut homines in Apocalypsi (οἱ δὲ πολέμιοι μυρίοις εἰσπεσοῦνται κακοῖς, ὡς εὐκταῖον αὐτοῖς νομισθῆναι τὸν θάνατον!) (1): igitur ἐπιθυμήσουσιν ἀποθανεῖν ut in Apoc.On comprendra maintenant aisément pourquoi, dans l’un de ces livres hellénistiques de présages que j’ai utilisés, un éclair, au mois du Scorpion, amène les hommes à souhaiter la mort, comme les hommes dans l’Apocalypse (οἱ δὲ πολέμιοι μυρίοις εἰσπεσοῦνται κακοῖς, ὡς εὐκταῖον αὐτοῖς νομισθῆναι τὸν θάνατον !) (1): donc ἐπιθυμήσουσιν ἀποθανεῖν comme dans l’Apoc.We now readily understand why, in one of those Hellenistic oracle-books I have cited, a lightning-stroke in the month of Scorpio causes men to wish for death, just as in the Apocalypse (οἱ δὲ πολέμιοι μυρίοις εἰσπεσοῦνται κακοῖς, ὡς εὐκταῖον αὐτοῖς νομισθῆναι τὸν θάνατον!) (1): thus ἐπιθυμήσουσιν ἀποθανεῖν as in the Apoc.
(1) Lyd. de ost. p. 105,27, in dem oben ὃ. 11,1 charakterisierten Text.(1) Lyd. de ost. p. 105,27, in illo supra p. 11,1 descripto loco.(1) Lyd. de ost. p. 105,27, dans le passage décrit ci-dessus p. 11,1.(1) Lyd. de ost. p. 105,27, in the passage described above p. 11,1.
Es wird aber auch ohne weiteres klar, warum jene Plage der seltsamen Heuschreckenkentauren des Apokalyptikers die Folge hat, die Menschen am Sterben zu verhindern: als Wächtern der Hadespforte ist ihnen Kraft und Amt verliehen, nur hineinzulassen, wem es nach dem Ratschluß Gottes erlaubt ist: diese Unterweltspförtner verweigern den Tod, gerade wie die vier windbeherrschenden Engel Apok. 7,1 das Wehen der vier Winde verhindern, oder niemand in den Tempel Gottes eintreten darf, bis die sieben Plagen der sieben Engel vollendet sind (15, 8).Patet quoque statim cur illa plaga mirabilium locustarum-centaurorum Apocalyptici hoc efficiat ut homines mori impediantur: ut custodes portarum Hadis potestatem et officium acceperunt solum admittere quos consilium Dei sinit; hi inferorum janitores mortem negant, quemadmodum quattuor angeli ventos regentes Apoc. 7,1 flatus quattuor ventorum impediunt, aut nemo intrare potest templum Dei donec septem plagae septem angelorum impleantur (15,8).Il est également évident pourquoi cette plaie des étranges sauterelles-centaures de l’Apocalyptique a pour effet d’empêcher les hommes de mourir: en tant que gardiens de la porte d’Hadès, ils ont reçu pouvoir et charge de ne laisser entrer que ceux à qui, selon le dessein de Dieu, cela est permis; ces portiers du monde souterrain refusent la mort, tout comme les quatre anges maîtres des vents, en Apoc. 7,1, empêchent le souffle des quatre vents, ou comme nul ne peut entrer dans le temple de Dieu avant que les sept fléaux des sept anges soient achevés (15, 8).It also becomes immediately clear why this plague of the strange locust-centaurs of the Apocalypse results in preventing men from dying: as guardians of the gates of Hades they have been given power and office to admit only those whom the counsel of God permits; these underworld gate-keepers deny death, just as the four wind-controlling angels in Rev 7:1 prevent the blowing of the four winds, or as no one may enter the temple of God until the seven plagues of the seven angels are completed (15:8).
Daß der Kentaur des Tierkreises als königliche Erscheinung (ὁ τὸ πρόσωπον τὸ βασιλικὸν ἔχων und ähnlich) bei Teukros und andern Astrologen bezeichnet wird (2), dient der Phantasie des Apokalyptikers von jenem König-Vernichter (v. 11) zur Erklärung.Quod centaurus zodiaci ut species regia (ὁ τὸ πρόσωπον τὸ βασιλικὸν ἔχων et similia) apud Teucrum et alios astrologos describitur (2), imaginationi Apocalyptici pro eo rege-perditore (v. 11) explanando inservit.Le fait que le centaure du zodiaque soit désigné par Teucros et d'autres astrologues comme une figure royale (ὁ τὸ πρόσωπον τὸ βασιλικὸν ἔχων, etc.) (2) offre à l’auteur de l’Apocalypse un modèle pour comprendre ce “roi-destruction” (v. 11).That the centaur of the zodiac is described by Teucer and other astrologers as a royal figure (ὁ τὸ πρόσωπον τὸ βασιλικὸν ἔχων, etc.) (2) serves the apocalyptist’s imagination in explaining that king-destroyer (v. 11).
(2) Vgl. die zahlreichen Zeugnisse Sphaera S. 181; auch (das oben schon erwähnte Beiwort διαδηματοφόρος.(2) Cf. multa testimonia in Sphaera p. 181; item epithetum supra commemoratum διαδηματοφόρος.(2) Cf. les nombreux témoignages dans Sphaera p. 181; ainsi que l'épithète déjà mentionné διαδηματοφόρος.(2) Cf. the numerous testimonies in Sphaera p. 181; also the epithet previously mentioned διαδηματοφόρος.
Der Gedanke an den „Vernichter“ verbindet sich von selbst wieder mit dem Hades.Cogitatio de illo „perditore“ sponte iterum cum Hade coniungitur.L'idée de ce “destructeur” se rattache naturellement de nouveau à l’Hadès.The idea of this “destroyer” naturally connects once more with Hades.
Bei Apollyon aber denkt jeder Erklärer an Apollon, den bogenbewaffneten: die Parallele mit dem geradeso ausgestatteten Tierkreisschützen stellt sich also sogleich von neuem ein.De Apollyone autem omnis interpres ad Apollinem arcitum cogitat: atque ita statim rursus occurrit parallelismus cum sagittario zodiaci eodem modo instructo.Mais à propos d’Apollyon, tout commentateur pense à Apollon, armé de l’arc: la parallèle avec l'Archer zodiacal, pourvu de la même manière, s’impose donc immédiatement.But in the case of Apollyon every interpreter thinks of Apollo, armed with the bow; thus the parallel with the zodiacal archer equipped in the same way immediately suggests itself again.
Aus dem Bild eines Heuschreckenschwarms ganz unerklärbar sind die langen Haare „wie Weiberhaare“, die doch offenbar zu den Menschenköpfen der „Heuschrecken“ gehören sollen, also mit den Fühlhörnern (3) nichts zu tun haben.Ex imagine turbæ locustarum prorsus inexplicabiles sunt crines longi “velut muliebres”, qui plane ad capita humana “locustarum” pertinere debent, nihil igitur cum antennis (3) commune habentes.Dans l’image d’un essaim de sauterelles, les longs cheveux “comme des cheveux de femmes” sont totalement inexplicables; ils appartiennent manifestement aux têtes humaines des “sauterelles” et n’ont donc rien à voir avec les antennes (3).In the image of a swarm of locusts, the long hair “as women’s hair” is utterly inexplicable, since it clearly belongs to the human heads of the “locusts” and thus has nothing to do with antennae (3).
(3) Daher ist der von de Wette nach Niebuhr angeführte arabische Spruch, wonach die Heuschrecken an den Fühlhörnern „den Haaren der Jungfrau gleich sind“, hier doch nicht wirklich passend.(3) Quapropter proverbium Arabicum, a de Wette ex Niebuhr relatum, quo dicitur locustas antennis “crinibus virginis similes” esse, hic re vera non accommodatur.(3) C’est pourquoi le proverbe arabe cité par de Wette d’après Niebuhr — selon lequel les sauterelles ont aux antennes “des cheveux semblables à ceux d’une jeune fille” — ne convient pas réellement ici.(3) Thus the Arabic proverb cited by de Wette after Niebuhr — that locusts have antennae “like a maiden’s hair” — is in fact not applicable here.
Jene babylonischen und ägyptischen Tierkreiskentauren tragen in der Tat z. T. lange Haare, die fast wie Perücken anzusehen sind (4): den Grund vermag ich nicht zu sagen, aber βαϑεῖαι τρίχες gelten auch dem Aelian als charakteristisch für die Kentauren.(1)Illi kentauri zodiaci Babylonici et Aegyptiaci revera partim crines longos gerunt, paene instar capillamentorum (4); causam dicere non possum, sed βαϑεῖαι τρίχες etiam apud Aelianum nota propria kentaurorum habentur.(1)Ces centaures zodiacaux babyloniens et égyptiens portent en effet en partie de longs cheveux, presque comme des perruques (4); je ne puis en donner la raison, mais les βαϑεῖαι τρίχες sont également, chez Élien, considérées comme caractéristiques des centaures.(1)Those Babylonian and Egyptian zodiacal centaurs in fact wear long hair, partly almost like wigs (4); I cannot state the reason, but βαϑεῖαι τρίχες are likewise regarded by Aelian as characteristic of centaurs.(1)
(4) Von der Konstanz aller wesentlichen Charakteristiken in diesen Sternbildtypen macht sich der Fernerstehende schwer einen Begriff. Mir liegt die Sammlung von photographischen Aufnahmen vor, die F. Saxl im Auftrag der Heidelberger Akademie aus astrologischen Hss. des Mittelalters und der Renaissance in römischen Bibliotheken zusammengebracht hat. Da ist wohl oft geneuert und naiv hinzuerfunden; aber mit einer seltsamen Hartnäckigkeit kehrt das Jahrtausendalte, das schon verdrängt schien, dennoch immer wieder. So ist es auch mit jenen „Weiberhaaren“ des Schützen im Tierkreis. Sie finden sich in Vatic. 3110 5. XIV, dann in Hss. des XV. Jahrh. wie Vatic. 3109, Casanat. 4059, Barber. 76. Der zweite Kentaur des Sternhimmels (südlich vom Skorpion) ist mehrfach ganz weiblich gestaltet, und einmal im Vatic. 3109 ist es auch der Schütze. Wir kennen die Geschichte dieser Typen noch nicht genug, um entscheiden zu können, ob hier erneuter orientalischer (arabisch vermittelter) Einfluß wirkt; möglich ist es durchaus. — Die Kopfflügel, die der Schütze in dem Tierkreis eines astronomischen Buches des Apian (Münch. Staatsbibl. 2° Astr. U 7) trägt, stammen wohl von diesen langen Haaren. In einem andern Exemplar (2° Astr. U 5 derselben Bibliothek) flattert vom Kopf des Schützenkentauren weg ein langes Tuch statt der langen Haare: das und ähnliches ist auch viel früher schon (s. z. B. Thiele, Ant. Himmelsbilder S. 58. 117) ein häufiger Ersatz für sie.(4) Constantiam notarum omnium praecipuarum in his imaginibus stellarum non facile sibi fingit qui rem longe spectat. Penes me est collectio imaginum photographicarum, quas F. Saxl mandatu Academiae Heidelbergensis ex codicibus astrologicis medii aevi et Renascentiae in bibliothecis Romanis comparavit. Saepe res renovatae sunt et simpliciter additae; sed mira quadam pertinacia antiquissimum, quasi iam exstinctum, semper redit. Sic etiam de illis “crinibus muliebribus” Sagittarii in zodiaco. Inveniuntur in Vatic. 3110 saec. XIV, deinde in codicibus saec. XV ut Vatic. 3109, Casanat. 4059, Barber. 76. Alter centaurus caeli (ad meridiem Scorpionis) saepius prorsus muliebris effingitur, et semel in Vatic. 3109 idem etiam Sagittarius. Historiam horum typorum nondum satis novimus ut iudicare possimus num hic novus influxus orientalis (per Arabes traditus) agat; fieri sane potest. — Alae capitis, quas Sagittarius in zodiaco libri astronomici Apiani (Monac. Staatsbibl. 2° Astr. U 7) fert, probabiliter ex illis longis crinibus derivantur. In alio exemplari (2° Astr. U 5 eiusdem bibliothecae) velum longum loco capillorum a capite Sagittarii panditur: id et similia multo antea iam (cf. Thiele, Ant. Himmelsbilder p. 58, 117) frequens earum substitutio fuit.(4) Celui qui n’est pas familier de ces types stellaires a peine à se faire une idée de la constance de toutes leurs caractéristiques essentielles. J’ai sous les yeux la collection de reproductions photographiques réunie par F. Saxl, sur mandat de l’Académie de Heidelberg, d’après des manuscrits astrologiques du Moyen Âge et de la Renaissance conservés dans les bibliothèques romaines. Souvent, certes, on a retouché et naïvement ajouté; mais, avec une étrange ténacité, ce qui semblait millénaire et aboli reparaît toujours. Il en va ainsi de ces “cheveux de femmes” du Sagittaire dans le zodiaque. On les trouve dans le Vatic. 3110 (XIVᵉ s.), puis dans des manuscrits du XVᵉ s. comme Vatic. 3109, Casanat. 4059, Barber. 76. Le second centaure du ciel (au sud du Scorpion) est plusieurs fois représenté comme entièrement féminin, et une fois, dans Vatic. 3109, c’est aussi le Sagittaire. Nous ne connaissons pas encore assez l’histoire de ces types pour décider s’il y a ici une influence orientale renouvelée (transmise par les Arabes); cela est parfaitement possible. — Les ailes de tête que porte le Sagittaire dans le zodiaque d’un livre astronomique d’Apian (bibliothèque de Munich, 2° Astr. U 7) proviennent sans doute de ces longs cheveux. Dans un autre exemplaire (2° Astr. U 5 de la même bibliothèque), un long voile flotte au lieu des cheveux: cela, et choses analogues, se trouve déjà bien plus tôt (cf. Thiele, Ant. Himmelsbilder p. 58, 117) comme substitution fréquente.(4) One who is unfamiliar with these star-figure types can scarcely conceive the constancy of all their essential traits. I have before me the collection of photographic reproductions which F. Saxl assembled, by commission of the Heidelberg Academy, from medieval and Renaissance astrological manuscripts in Roman libraries. Often there are renewals and naïve additions; yet with strange tenacity the millennia-old form, seemingly displaced, reappears again and again. So it is with the “women’s hair” of the Sagittarius in the zodiac. They appear in Vatic. 3110 (14th c.), and then in 15th-century manuscripts like Vatic. 3109, Casanat. 4059, Barber. 76. The second centaur in the sky (south of Scorpio) is several times wholly female, and once, in Vatic. 3109, so is the Sagittarius. We do not yet know the history of these types well enough to decide whether here there is renewed oriental (Arab-mediated) influence; quite possible. — The head-wings which Sagittarius bears in the zodiac of an astronomical book by Apian (Munich Staatsbibl. 2° Astr. U 7) likely derive from this long hair. In another copy (2° Astr. U 5 of the same library) a long cloth floats from the centaur’s head instead of long hair: this and similar substitutions already occur much earlier (cf. Thiele, Ant. Himmelsbilder p. 58, 117).
(1) N. A. 17,19 ἀνθρώπῳ τὸ πρόσωπον εἴκασται, περιέρχονται δὲ αὐτὸ βαϑεῖαι τρίχες. Vgl. Philes c. 46,7, wo der Gestalt des Ὀνοκένταυρος auch Weiberbrüste zugeschrieben werden (damit hängt irgendwie die „Austronochus“, Sphaera S. 445, zusammen).(1) N. A. 17, 19: ἀνθρώπῳ τὸ πρόσωπον εἴκασται, περιέρχονται δὲ αὐτὸ βαϑεῖαι τρίχες. Cf. Philes c. 46, 7, ubi formae Ὀνοκένταυρος etiam mammae muliebres tribuuntur (quod aliquo modo cum “Austronochus”, Sphaera p. 445, connectitur).(1) N. A. 17, 19: ἀνθρώπῳ τὸ πρόσωπον εἴκασται, περιέρχονται δὲ αὐτὸ βαϑεῖαι τρίχες. Cf. Philes c. 46, 7, où l’Ὀνοκένταυρος reçoit aussi des seins de femme (ce qui se rattache en quelque façon à “Austronochus”, Sphaera p. 445).(1) N. A. 17, 19: ἀνθρώπῳ τὸ πρόσωπον εἴκασται, περιέρχονται δὲ αὐτὸ βαϑεῖαι τρίχες. Cf. Philes c. 46, 7, where the Ὀνοκένταυρος is also given women’s breasts (this relates in some way to the “Austronochus”, Sphaera p. 445).
Die Skorpionkentauren des Apokalyptikers kommen aus dem Brunnen des Abgrunds, den ein herabfallender Stern eröffnet.Centauri scorpiacei Apocalyptici ex puteo abyssī exeunt, quem stella decidens aperit.Les centaures-scorpions de l’Apocalyptique sortent du puits de l’abîme, qu’ouvre une étoile tombée.The scorpion-centaurs of the Apocalyptist come from the well of the abyss, which a falling star opens.
Gewiß ist hier alles irdisch lokalisiert oder genauer unterirdisch.Certe hic omnia terrena collocantur, vel potius subterranea.Ici tout est assurément localisé sur terre, ou plus précisément sous terre.Here everything is certainly located on earth, or more precisely underground.
Aber der Brunnen ist wieder etwas höchst Seltsames: in ihm haust offenbar vielmehr Feuer, denn der Rauch steigt auf wie der Rauch eines großen Ofens, daß die Sonne und die Luft verfinstert wird.At vero puteus iterum res summe mira est: in eo manifeste ignis potius habitat, nam fumus ascendit sicut fumus fornacis magnae, ut sol et aer obscurentur.Mais ce puits est de nouveau quelque chose de très étrange: il abrite manifestement plutôt du feu, car la fumée s’élève comme la fumée d’une grande fournaise, de sorte que le soleil et l’air sont obscurcis.But the well is again something most strange: it evidently harbors fire, for smoke rises like the smoke of a great furnace, so that the sun and air are darkened.
Es ist, wie längst richtig erklärt, das Höllenfeuer, das aus der Abyssos heraufsteigt, durch den Schacht eines Brunnens: die „Heuschrecken“ verraten sich hier ganz besonders als Dämonen der Unterwelt.Sane, ut iam pridem recte explicatum est, est ignis infernalis ex abyssō ascendes per canalem putei: “locustae” se hic praecipue produnt ut daemones inferorum.Il s’agit, comme on l’a depuis longtemps bien expliqué, du feu infernal montant de l’abyssos par le conduit d’un puits: les “sauterelles” se révèlent ici tout particulièrement comme des démons de l’Hadès.It is, as long rightly explained, the infernal fire rising from the abyss through the shaft of a well: the “locusts” here reveal themselves especially as demons of the underworld.
Ich löse also nicht erst das Rätsel, aber ich mache es auch von der von mir ausgeführten Bedeutung der Skorpionheuschrecken aus verständlich, wenn ich daran erinnre, daß unter den Tierkreisbildern Skorpion-Schütze das Sternbild des Altars, genauer das des ϑυμιατήριον oder ϑυτήριον, d.h. des Räucherfasses (2) steht: es ist so nahe, daß noch in der Vatikanischen Hs. 643 des Beda der Kentaur mit der Ara zusammen dargestellt wird. (3)Non igitur nunc primum aenigma solvo, sed id etiam ex significatione a me exposita scorpion-locustarum intellegendum reddo, cum commemoro inter signa zodiaci inter Scorpionem et Sagittarium positum esse sidera Arae, proprie ϑυμιατήριον sive ϑυτήριον, id est thymiaterium (2): adeo propinquum est ut etiam in Vaticana cod. 643 Bedae Kentaurus cum Ara simul repraesentetur (3).Je ne résous donc pas ici pour la première fois l’énigme, mais je la rends intelligible aussi à partir de la signification des sauterelles-scorpions que j’ai exposée, en rappelant qu’entre les signes du Scorpion et du Sagittaire se trouve la constellation de l’Autel, plus précisément du ϑυμιατήριον ou ϑυτήριον, c’est-à-dire de l’encensoir (2): elle est si proche que, dans le manuscrit Vatican 643 de Bède, le centaure y est encore représenté avec l’Ara (3).Thus I do not first solve the riddle here, but I also make it intelligible from the meaning of the scorpion-locusts as I have shown, when I remind that between Scorpio and Sagittarius stands the constellation of the Altar, more precisely the ϑυμιατήριον or ϑυτήριον, i.e. the censer (2): so near that even in Vatican MS 643 of Bede the centaur is depicted together with the Ara (3).
(2) Vgl. oben S. 33.(2) Cf. supra p. 33.(2) Cf. ci-dessus p. 33.(2) Cf. above p. 33.
(3) Nach brieflicher Mitteilung von F. Saxl.(3) Ex epistula F. Saxl relatum.(3) Communication épistolaire de F. Saxl.(3) Reported in a letter by F. Saxl.
Es ist schon oben S. 991 angedeutet worden, wie geheimnisvoll dieses Bild des Altars oder Rauchfasses schon in den antiken Quellen erscheint: da verschwören sich die Götter mit Zeus vor dem Kampf mit den Titanen, es ist das Vorbild der irdischen Altäre, und die Seher rufen es zum Zeugen an. (4)Iam supra p. 991 indicatum est quam arcanum hoc imago Arae vel thymiaterii iam in fontibus antiquis appareat: ibi dii cum Ζεύς ante pugnam contra Titanas coniurant, exemplar est altarum terrestrium, et vates eam in testem advocant. (4)Il a déjà été indiqué plus haut p. 991 combien cette image de l’autel ou de l’encensoir apparaît mystérieuse déjà dans les sources antiques: là les dieux conspirent avec Zeus avant le combat contre les Titans, elle est le prototype des autels terrestres, et les voyants l’invoquent comme témoin. (4)It was already hinted above p. 991 how mysterious this image of the altar or censer appears already in ancient sources: there the gods conspire with Zeus before the battle with the Titans, it is the prototype of earthly altars, and the seers call it as witness. (4)
(4) Der Text der Eratosthenischen Katasterismen (ed. Robert p. 182) ist hier leider verstümmelt, s. oben S. 34.(4) Textus Catasterismorum Eratosthenei (ed. Robert p. 182) hic, proh dolor, mutilus est; cf. supra p. 34.(4) Le texte des Catastérismes d’Ératosthène (éd. Robert p. 182) est malheureusement mutilé ici; cf. ci-dessus p. 34.(4) The text of Eratosthenes’ Catasterisms (ed. Robert p. 182) is unfortunately mutilated here; cf. above p. 34.
Im Mittelalter ist dieses mysteriöse Wesen gesteigert worden; bei Michael Scotus, dem Hofastrologen des Kaisers Friedrich II., dessen unedierte große naturwissenschaftliche Enzyklopädie, ein sehr merkwürdiges Buch, ich einst in der Hs. der Münchener Staatsbibliothek las (5), erscheint der Altar als Sitz aller bösen Geister und Dämonen; die Zauberer und Nekromanten haben hier ihren Mittelpunkt, und die Dämonen senden Blitze und Meteore von dort heraus (1): es ist „zu einer Art Eingang zur Hölle geworden: fast scheint es, als ob Scotus etwas vom Sternbild des Hades gewußt habe“, schrieb ich schon 1902. (2)In media aetate hoc mysteriosum ens amplius exauctum est; apud Michaelem Scotum, astrologum aulae Friderici II., cuius magna encyclopaedia naturali scientiarum, opus sane mirabile, olim in codice Bibliothecae Monacensis legi (5), Ara apparet sedes omnium spirituum malorum atque daemonum; magi et necromantici ibi centrum habent, et daemones fulgura ac meteora inde emittunt (1): facta est “quasi aditus ad inferos; paene videtur quasi Scotus aliquid de sidere Ἅιδου scivisset”, scripsi iam anno 1902. (2)Au Moyen Âge, cet être mystérieux a été encore amplifié; chez Michel Scot, astrologue de cour de l’empereur Frédéric II, dont j’ai autrefois lu la grande encyclopédie scientifique inédite — livre très remarquable — dans un manuscrit de la Bibliothèque d’État de Munich (5), l’Autel apparaît comme le siège de tous les mauvais esprits et démons; les magiciens et nécromants ont ici leur centre, et les démons y lancent éclairs et météores (1): il est “devenu une sorte d’entrée de l’Enfer; on dirait presque que Scot connaissait quelque chose de la constellation de l’Hadès”, écrivais-je déjà en 1902. (2)In the Middle Ages this mysterious being was heightened; in Michael Scot, court astrologer of Emperor Frederick II, whose large scientific encyclopedia — a very remarkable book — I once read in manuscript in the Munich State Library (5), the Altar appears as the seat of all evil spirits and demons; magicians and necromancers have their centre here, and the demons send lightning and meteors forth from there (1): it “became a kind of entrance to hell; it almost seems as though Scot had known something of the constellation of Hades,” I already wrote in 1902. (2)
(5) Vgl. Sphaera S. 439ff.(5) Cf. Sphaera p. 439 sqq.(5) Cf. Sphaera p. 439 sq.(5) Cf. Sphaera p. 439ff.
(1) Die Stelle aus der Hs. abgedruckt ebd. S. 446f.(1) Locus ex codice ibid. p. 446 sqq. editus.(1) Passage du manuscrit imprimé ibid. p. 446 sqq.(1) Passage from the MS printed ibid. pp. 446f.
(2) Ebd. S. 447. — Der gewaltige Rauch, der aus diesem Hades hervorkommt, wiederholt sich in den Sternbilderdarstellungen in dem genannten Werk des Apian, die Teufelchen, die den Altar umtanzen, sind gerade wie bei Scotus auch in dem Hyginus, de mundi et sphere declaratione, Venet. 1502, und sonst zu sehen, vgl. auch E. Maaß, Comment. in Arat. p. 592* und die Abbildungen aus solchen Manuskripten und Drucken bei R. Brown, Paper read on the IXth Oriental Congress, Lond. 1892, p. 472.(2) Ibid. p. 447. — Magnus fumus ex hoc Hade prodens iteratur in depictionibus siderum apud Apianum; daemonia circa Aram saltantia eadem sunt ac apud Scotum etiam in Hygino, de mundi et sphere declaratione, Venetiis 1502, aliisque locis; cf. etiam E. Maaß, Comment. in Arat. p. 592*, et imagines ex talibus codicibus atque editionibus apud R. Brown, Paper read on the IXth Oriental Congress, Lond. 1892, p. 472.(2) Ibid. p. 447. — La puissante fumée sortant de cet Hadès se retrouve dans les représentations stellaires de l’ouvrage d’Apian; les petits démons dansant autour de l’autel sont exactement comme chez Scot, visibles aussi dans l’Hygin, de mundi et sphere declaratione, Venise 1502, et ailleurs; cf. aussi E. Maaß, Comment. in Arat. p. 592*, et les illustrations tirées de tels manuscrits et imprimés chez R. Brown, Paper read on the IXth Oriental Congress, Londres 1892, p. 472.(2) Ibid. p. 447. — The mighty smoke issuing from this Hades recurs in the star-figures in Apian; the little devils dancing round the altar are just as in Scot, also seen in Hyginus, de mundi et sphere declaratione, Venice 1502, and elsewhere; cf. also E. Maaß, Comment. in Arat. p. 592*, and illustrations from such MSS and prints in R. Brown, Paper read on the IXth Oriental Congress, London 1892, p. 472.
Das seltsamste aber ist: er heißt dieses Sternbild puteus sive sacrarius, also Brunnen oder Altar und es ist auch so abgebildet. (3)At vero mirum est: hoc sidus puteus sive sacrarius appellatur, id est puteus vel altare, atque ita etiam depingitur. (3)Mais le plus étrange est ceci: cet astre porte le nom de puteus sive sacrarius, c’est-à-dire “puits” ou “autel”, et il est effectivement représenté ainsi. (3)But the strangest thing is this: this constellation is called puteus sive sacrarius, that is “well” or “altar,” and it is even depicted so. (3)
(3) Ebenso bei Apian: Aram vel altare appellant, Sacrarium quoque, Larem, Templum, Puteum et Focum.(3) Item apud Apianum: Aram vel altare appellant, Sacrarium quoque, Larem, Templum, Puteum et Focum.(3) De même chez Apian: Aram vel altare appellant, Sacrarium quoque, Larem, Templum, Puteum et Focum.(3) Likewise in Apian: Aram vel altare appellant, Sacrarium quoque, Larem, Templum, Puteum et Focum.
Ob er dafür eine antike Quelle gehabt hat, läßt sich noch nicht mit Sicherheit sagen: denn meinen Verdacht, daß die in der Überlieferung der Germanieusscholien, aber wohl schon vor ihr (4) nachzuweisende Bezeichnung des Altars als φάρος (Leuchtturm) eine Entstellung aus φρέαρ ist (5), kann ich bisher nicht zwingend erweisen.An ille ad fontem antiquum hac de causa accesserit, pro certo affirmari nondum potest: nam suspicio mihi est appellationem Arae φάρος (“phare”), quae in traditione commentariorum Germanicianorum, verisimiliter autem iam ante illos (4) occurrit, esse corruptelam ex φρέαρ (5); id tamen adhuc demonstrari cogenter non potui.Qu’il ait eu une source antique pour cela ne peut encore être établi avec certitude: car je soupçonne que la désignation de l’Autel comme φάρος (“phare”), attestée dans la tradition des scholies de Germanicus, mais sans doute déjà antérieure (4), est une déformation de φρέαρ (5); mais je n’ai jusqu’ici pas pu le démontrer de façon contraignante.Whether he had an ancient source for this cannot yet be stated with certainty: for I suspect that the designation of the Altar as φάρος (“lighthouse”), found in the tradition of the scholia to Germanicus and probably already earlier (4), is a corruption of φρέαρ (5); yet I have not been able to prove this conclusively.
(4) Vgl. E. Maaß’ kritische Note a. a. O. Prolegomena p. XXVII 23 (von ihm wird φάρος schon in den Text des Geminos eingesetzt).(4) Cf. E. Maaß, Prolegomena p. XXVII 23; ille φάρος iam in textum Gemini inseruit.(4) Cf. la note critique de E. Maaß, Prolegomena p. XXVII 23 (qui introduit φάρος dans le texte de Géminos).(4) Cf. E. Maaß’ critical note, Prolegomena p. XXVII 23 (he inserts φάρος into the text of Geminus).
(5) Wunderlicherweise hat der Altar auch schon in zwei Hss. der Epitome der Eratosthenischen Katasterismen einen unverständlichen Doppelnamen: Νέκταρ neben ϑυτήριον; vgl. Olivieris freilich unklar gefaßte Note in seiner Ausgabe und Ideler, Untersuchungen über Sternnamen S. 281: „was νέκταρ hier ist, weiß ich nicht. Vermutlich eine verdorbene Lesart.“ Ob auch hinter ihr wie anderseits hinter φάρος das Wort φρέαρ steckt? Damit würde pharus, als bloßes Mißverständnis, ganz verschwinden (und Hommels [neuestens auch von C. Frank, ZDMG 1914, 216f. abgelehnten] Kombinationen in seiner Schrift „Die Schwurgöttin Esch-Ghanna und ihr Kreis“, Münch. 1912, S. 93ff. ein guter Teil ihres Untergrundes entzogen sein). Die von Gruppe, Gr. Mythol. 1417, 1 angenommene Bedeutung von Nektar im Phönikischen als „geräuchertem“, d. h. mit Myrrhen versetztem Wein kann natürlich die Gleichsetzung mit turibulum nicht verständlich machen, was ich wegen Brown a. a. O. bemerke.(5) Mira res, Ara iam in duobus codicibus epitomes Catasterismorum Eratosthenei nomen duplex habet, Νέκταρ una cum ϑυτήριον; cf. notam ambigue conceptam Olivieris in eius editione et Ideler, Untersuchungen über Sternnamen p. 281: “quid sit νέκταρ hic, ignoro; lectio corrupta videtur.” Num etiam hic, ut illic φάρος, vox φρέαρ lateat? Sic pharus mera falsa lectio evanescet (atque non pauca e coniecturis Hommelis — nuper etiam a C. Frank, ZDMG 1914, 216 sqq. reiectis — in Die Schwurgöttin Esch-Ghanna und ihr Kreis, Monachii 1912, p. 93 sqq., fundamento carebunt). Interpretatio a Gruppe proposita (Gr. Mythol. 1417, 1) vocis Nektar Phoeniceae ut “vinum suffitum myrrha” vulgo, procul dubio, aequiparationem cum turibulum explicare nequit, ut cum Brown loco citato observo.(5) Notamment, l’Autel porte déjà, dans deux manuscrits de l’abrégé des Catastérismes d’Ératosthène, un double nom mystérieux: Νέκταρ à côté de ϑυτήριον; cf. la note (peu claire) d’Olivieri dans son édition, et Ideler, Untersuchungen über Sternnamen p. 281: “je ne sais pas ce que Νέκταρ signifie ici. Probablement une leçon corrompue”. Peut-être y a-t-il là aussi, comme pour φάρος, le mot φρέαρ en arrière-plan ? Dès lors pharus, simple malentendu, disparaîtrait, privant ainsi les combinaisons de Hommel — déjà rejetées par C. Frank, ZDMG 1914, p. 216 sqq. — d’une bonne part de leur base. L’interprétation adoptée par Gruppe (Gr. Mythol. 1417, 1) du mot Nektar en phénicien comme “vin fumé”, c’est-à-dire mêlé de myrrhe, ne saurait certes expliquer l’assimilation avec turibulum, comme je le remarque d’après Brown. (5) Curiously, the Altar already has, in two MSS of the epitome of Eratosthenes’ Catasterisms, a puzzling double name: Νέκταρ beside ϑυτήριον; cf. Olivieri’s somewhat unclear note in his edition, and Ideler, Untersuchungen über Sternnamen p. 281: “what Νέκταρ is here, I do not know. Probably a corrupt reading.” Perhaps here too, as behind φάρος, the word φρέαρ lies concealed? Then pharus, being a mere misunderstanding, would wholly disappear, depriving a good part of Hommel’s combinations — lately also rejected by C. Frank, ZDMG 1914, 216f. — in Die Schwurgöttin Esch-Ghanna und ihr Kreis (Munich 1912, p. 93ff.) of their basis. The meaning taken by Gruppe (Gr. Mythol. 1417, 1) of Nektar in Phoenician as “smoked wine,” i.e. mixed with myrrh, cannot, of course, explain its equation with turibulum, as I note following Brown.
Es ist also nicht völlig ausgeschlossen, wenn auch recht unwahrscheinlich, daß Scotus bei der Bezeichnung des Altars als puteus durch die Apokalypse beeinflußt wäre.Non igitur prorsus excludendum, quamquam parum probabile, Scotum, dum aram puteum vocat, ab Apocalypsi motum esse.Il n’est donc pas totalement impossible, bien que fort improbable, que Scot ait été influencé par l’Apocalypse lorsqu’il appelle l’autel puteus.It is therefore not wholly impossible, though quite unlikely, that Scotus was influenced by the Apocalypse when calling the Altar puteus.
In ihr konnte er das turibulum (diesen Ausdruck braucht er freilich gerade nicht) und den Altar finden (bes. Apok. 8, 3ff.), und aus dem turibulum, das der Engel auf die Erde wirft, entstehen βρονταὶ καὶ φωναὶ καὶ ἀστραπαὶ καὶ σεισμός, wozu Scotus’ Bemerkung ‘dicitur a multis quod de illo (sacrario) exeunt lampades et sagitte tonitruales, opera spirituum inferorum’ einigermaßen paßt.In ea invenire potuit turibulum (quam vocem tamen ipse non adhibet) et aram (praesertim Apoc. 8, 3 sqq.); ex turibulo autem ab angelo in terram iacto nascuntur βρονταὶ καὶ φωναὶ καὶ ἀστραπαὶ καὶ σεισμός, cui nonnihil respondet nota Scoti: ‘dicitur a multis quod de illo (sacrario) exeunt lampades et sagitte tonitruales, opera spirituum inferorum’.Il pouvait en effet y trouver le turibulum (quoique, précisément, il n’emploie pas ce terme) et l’autel (surtout Apoc. 8, 3 sq.); et du turibulum que l’ange jette sur la terre naissent βρονταὶ καὶ φωναὶ καὶ ἀστραπαὶ καὶ σεισμός, ce qui n’est pas sans rappeler la remarque de Scot: “dicitur a multis quod de illo (sacrario) exeunt lampades et sagitte tonitruales, opera spirituum inferorum”.There he could indeed have found the turibulum (though he does not, to be sure, use that word) and the altar (especially Rev. 8:3 ff.); and from the turibulum cast to the earth by the angel arise βρονταὶ καὶ φωναὶ καὶ ἀστραπαὶ καὶ σεισμός, to which Scotus’ remark — “dicitur a multis quod de illo (sacrario) exeunt lampades et sagitte tonitruales, opera spirituum inferorum” — rather fittingly corresponds.
Freilich, hier hausen nur böse Geister am Altar, offenbar dem Symbol heidnischen Gottesdienstes für Scotus, während in der Apok. 6, 9 die Seelen der um Gottes Wort erschlagenen Bekenner unter dem ϑυσιαστήριον sind.Certe, apud Scotum soli spiritus mali ad aram habitant, utpote symbolum cultus ethnici; at Apoc. 6,9 sub ϑυσιαστηρίῳ animae confessorum propter verbum Dei interemptorum sunt.Certes, chez Scot, seuls des esprits mauvais habitent auprès de l’autel — symbole du culte païen — tandis qu’en Apoc. 6,9 les âmes des confesseurs mis à mort pour la Parole de Dieu se trouvent sous le ϑυσιαστήριον.Indeed, in Scotus only evil spirits dwell at the altar — the symbol of pagan worship — whereas in Rev. 6:9 the souls of the martyrs slain for the word of God are beneath the ϑυσιαστήριον.
Allzu naheliegend ist also Rücksichtnahme des Scotus auf die Apokalypse nicht; sollte sie dennoch vorliegen, so hätte er mit merkwürdigem Instinkt hier die Deutung geahnt, für die es ihm an Belegen doch fehlen mußte.Nimia igitur non est probabilitas Scotum Apocalypsim secutum esse; sin tamen ita sit, mirabili quodam instinctu divinaverit interpretationem, cui tamen testimoniis destituebatur.Il n’est donc pas très vraisemblable que Scot ait suivi l’Apocalypse; si toutefois cela était, il aurait, par une sorte d’instinct singulier, pressenti l’interprétation dont il manquait pourtant de preuves.Thus it is not very likely that Scotus depended on the Apocalypse; should he nevertheless have done so, he would, by a curious instinct, have divined the interpretation for which he lacked any evidence.
Genug davon: denn die Beweiskraft des bisher Gesagten wird nicht dadurch berührt, ob der „Brunnen“ mit dem Sternbild des Altars, wie allerdings wahrscheinlich ist, einmal identisch gedacht war oder nicht.Satis de hoc: enim vim argumenti superioris non tangit, utrum „puteus“ cum sidere Arae, ut verisimile est, aliquando idem habitus sit necne.Assez là-dessus: en effet, la force démonstrative de ce qui précède n’est pas affectée par la question de savoir si le “puits” a jadis été identifié — comme c’est probable — avec la constellation de l’Autel ou non.Enough of this: for the force of what has been said is not affected by the question whether the “pit” was once thought identical, as is likely, with the constellation of the Altar or not.
Alles sonst ist, wie ich meine, bis ins Einzelnste aus jenen Skorpionkentauren verständlich geworden — bis auf eines: die Panzer dieser Kentauren; die haben die Tierkreiskentauren nicht.Ceterum omnia, ut opinor, usque ad minima ex illis Scorpionicentauris explicata sunt — praeter unum: loricae horum centaurorum; quas centauri zodiaci non habent.Pour le reste, tout, selon moi, s’est expliqué dans le moindre détail à partir de ces centaures-scorpions — sauf un point: les cuirasses de ces centaures, que les centaures du zodiaque ne possèdent pas.Everything else, I think, has been explained down to the smallest detail from those scorpion-centaurs — except one thing: the cuirasses of these centaurs; the zodiacal centaurs do not have them.
„Sie hatten Panzer wie Eisenpanzer“ übersetzt Weizsäcker; ebenso Luther und die Vulgata (“habebant loricas sicut loricas ferreas”).Weizsäcker vertit: habebant loricas sicut loricas ferreas; idem Lutherus et Vulgata.Weizsäcker traduit: “Ils avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer”; de même Luther et la Vulgate (habebant loricas sicut loricas ferreas).Weizsäcker translates: “They had breastplates like breastplates of iron”; so too Luther and the Vulgate (habebant loricas sicut loricas ferreas).
Aber es ist nichts als ein einfacher hartnäckiger Übersetzungsfehler, um den es sich handelt.At res nil aliud est nisi simplex pertinaxque error interpretum.Mais il ne s’agit de rien d’autre qu’une simple et tenace erreur de traduction.But it is nothing other than a simple and persistent mistranslation.
Kann ein Mensch, der redet und nicht bloß stammelt, sagen: jemand hat einen Panzer wie einen eisernen Panzer? oder z. B. einen Ring wie einen goldenen Ring?Num homo, qui loqui potest nec balbutire tantum, dicere potest: aliquem habere loricam sicut loricam ferream? aut, verbi gratia, anulum sicut anulum aureum?Peut-on, lorsqu’on parle et non lorsqu’on balbutie, dire: quelqu’un a une cuirasse comme une cuirasse de fer ? ou, par exemple, un anneau comme un anneau d’or ?Can anyone who speaks and does not merely stammer say: someone has a cuirass like an iron cuirass? or, for example, a ring like a golden ring?
Man kann wohl sagen: „Ein Pferd hat Zähne wie Löwenzähne“ oder „ein Gesicht wie ein Menschengesicht“, oder „ein Mann hat Haare wie Weiberhaare“; aber doch nicht: „ein Weib hat Haare wie Weiberhaare“, oder „ein Panzer ist wie ein eiserner Panzer“.Recte dici potest: “Equus dentes habet sicut dentes leoninos”, aut “vultum sicut vultum hominis”, aut “vir capillos sicut capillos muliebres”; non autem: “mulier habet capillos sicut capillos muliebres”, aut “lorica est sicut lorica ferrea”.L’on peut dire: “Un cheval a des dents comme des dents de lion”, ou “un visage comme un visage d’homme”, ou “un homme a des cheveux comme des cheveux de femme”; mais non: “une femme a des cheveux comme des cheveux de femme”, ni: “une cuirasse est comme une cuirasse de fer”.One can say: “A horse has teeth like lions’ teeth,” or “a face like a human face,” or “a man has hair like women’s hair”; but not: “a woman has hair like women’s hair,” or “a breastplate is like an iron breastplate.”
Man muß das Griechische ansehen. Εἶχον ϑώρακας ὡς ϑώρακας σιδηροῦς. Das heißt in Wirklichkeit: „Sie hatten Brustkörbe, Brüste, gleich eisernen Panzern.“ Es ist ein Spiel mit dem Doppelsinn von ϑώραξ. Nicht bloß dem Sinne nach, wie Bousset sagt, sondern dem Wortlaut nach richtig hat Primasius im 6. Jahrh. n. Chr., er allein, soviel ich weiß, richtig übersetzt: pectora habebant ut loricas ferreas.Graecum inspiciendum est: Εἶχον ϑώρακας ὡς ϑώρακας σιδηροῦς. Id re vera significat: “Pectora habebant, quasi pectora ferrea.” Est lusus in ambiguitate vocabuli ϑώραξ. Non tantum sensu, ut Bousset dicit, sed etiam litteris recte interpretatus est Primasius saec. VI, solus, quantum sciam: pectora habebant ut loricas ferreas.Il faut regarder le grec. Εἶχον ϑώρακας ὡς ϑώρακας σιδηροῦς. Cela signifie réellement: “Ils avaient des poitrines, des torses, comme des cuirasses de fer.” C’est un jeu sur le double sens de ϑώραξ. Non seulement quant au sens, comme le dit Bousset, mais littéralement, Primase au VIᵉ siècle — seul à ma connaissance — a bien traduit: pectora habebant ut loricas ferreas.One must look at the Greek. Εἶχον ϑώρακας ὡς ϑώρακας σιδηροῦς. It really means: “They had chests, breasts, like iron cuirasses.” It is a pun on the double sense of ϑώραξ. Not only in meaning, as Bousset says, but also in wording Primasius in the 6th c. — alone, as far as I know — translated correctly: pectora habebant ut loricas ferreas.
Es läßt sich zum Glück direkt erweisen, daß ein solches Wortspiel im Griechischen nicht nur möglich war, sondern vorkam.Felici casu directe ostendi potest tale lusum verbi in Graeco non solum possibile fuisse, sed reapse exstitisse.Heureusement, il est possible de démontrer directement qu’un tel jeu de mots n’était pas seulement possible en grec, mais qu’il existe effectivement.Fortunately, it can be shown directly that such a pun in Greek was not only possible but actually occurred.
In Poseidonios’ bekannter Beschreibung der Sitten der Kelten heißt es (Diodor V 30): ϑώρακας δ᾽ εἶχον οἱ μὲν σιδηροῦς. οἱ δὲ τοῖς ὑπὸ τῆς φύσεως δεδομένους ἀρκοῦνται γυμνοὶ μαχόμενοι.Apud Poseidonium in descriptione morum Celtarum (Diod. V 30) legitur: ϑώρακας δ᾽ εἶχον οἱ μὲν σιδηροῦς· οἱ δὲ τοῖς ὑπὸ τῆς φύσεως δεδομένοις ἀρκοῦνται, γυμνοὶ μαχόμενοι.Dans la célèbre description des mœurs des Celtes chez Posidonius (Diodore V, 30) on lit: ϑώρακας δ᾽ εἶχον οἱ μὲν σιδηροῦς· οἱ δὲ τοῖς ὑπὸ τῆς φύσεως δεδομένοις ἀρκοῦνται, γυμνοὶ μαχόμενοι.In Posidonius’ well-known description of Celtic customs (Diodorus V.30) we read: ϑώρακας δ᾽ εἶχον οἱ μὲν σιδηροῦς· οἱ δὲ τοῖς ὑπὸ τῆς φύσεως δεδομένοις ἀρκοῦνται, γυμνοὶ μαχόμενοι.
„Schale Witz“, bemerkt Wilamowitz in seinem Griechischen Lesebuch (II 146) zu der Stelle, „weil ϑώραξ auch den Brustkorb bedeutet“.“Facetiae ieiunae”, inquit Wilamowitz in suo Griechisches Lesebuch (II 146), “quia ϑώραξ etiam pectus significat”.“Plaisanterie faible”, remarque Wilamowitz dans son Griechisches Lesebuch (II 146) sur ce passage, “parce que ϑώραξ signifie aussi la poitrine”.“Poor joke,” notes Wilamowitz in his Griechisches Lesebuch (II 146) about the passage, “because ϑώραξ also means chest.”
Das gleiche Wortspiel steht, wie wir sehen, auch in der Apokalypse.Idem lusus verbi etiam in Apocalypsi, ut videmus, invenitur.Le même jeu de mots, comme on le voit, se trouve aussi dans l’Apocalypse.The same pun, as we see, occurs also in Revelation.
Man muß nicht etwa glauben, solche Wortspiele seien Sache der Gelehrsamkeit.Non credendum est eiusmodi lusus esse propria eruditorum.Il ne faut pas croire que de tels jeux de mots soient l’apanage de l’érudition.One must not suppose that such word-plays belong to pedantic learning.
Im Gegenteil: sie sind das volkstümlichste von der Welt.Immo vero: vulgatissima sunt.Au contraire: ils sont des plus populaires.On the contrary, they are the most popular thing imaginable.
Nichts ist in aller Welt beim Volk beliebter als Wort- und Namenwitze; etymologische Spiele sind schon dem Homer sehr geläufig (1); und zufällig hat auch die Ilias schon das gleiche Spiel, wie es die doppelsinnige Verwendung des Wortes ϑώραξ beim Apokalyptiker zeigt: στήϑεσι παμφαίνοντας „mit nackter Brust schimmernd“ nennt der Dichter A 100, in unzweifelhafter Parodie des üblichen τεύχεσι oder χαλκῷ παμφαίνοντος, in seiner sarkastischen Art die Erschlagenen, denen der Sieger den Panzer geraubt hat.Nihil in toto orbe populo gratius est quam ioci verborum ac nominum; lusus etymologici iam Homero perquam familiares sunt (1); atque casu etiam Ilias eundem lusum habet ac duplicem usum vocis ϑώραξ apud Apocalyptam ostendit: στήϑεσι παμφαίνοντας, “pectoribus fulgentibus nudi,” vocat poeta A 100, haud dubia parodia usitati τεύχεσι vel χαλκῷ παμφαίνοντος, more suo sardonico de occisis, quibus victor loricam detraxit.Rien au monde n’est plus populaire parmi le peuple que les jeux de mots et de noms; les jeux étymologiques sont déjà très familiers à Homère (1); et par hasard l’Iliade a déjà le même jeu que celui que montre l’emploi double du mot ϑώραξ chez l’Apocalypticien: στήϑεσι παμφαίνοντας “brillant de la poitrine nue”, dit le poète en A 100, parodie incontestable de l’habituel τεύχεσι ou χαλκῷ παμφαίνοντος, selon son ton sarcastique, à propos des tués dont le vainqueur a enlevé la cuirasse.Nothing in the world is more popular among the people than puns and name-jokes; etymological plays are already quite familiar to Homer (1); and by chance the Iliad already has the same play as the double sense of ϑώραξ in the Apocalypse: στήϑεσι παμφαίνοντας, “gleaming with bare breast,” the poet calls them at A 100, clearly a parody of the usual τεύχεσι or χαλκῷ παμφαίνοντος, in his sarcastic manner of the slain whose victor has stripped off their cuirass.
(1) Vgl. z.B. οἶδα γὰρ ὥς μοι ὁδώδυσται κλυτὸς ἐννοσίγαιος und ähnliches im Munde des Odysseus, oder die Spiele mit ἔχευν bei dem Namen Hektor u. dgl. m. (1) Cf. verbi gratia οἶδα γὰρ ὥς μοι ὁδώδυσται κλυτὸς ἐννοσίγαιος et similia in ore Ulixis, item lusus cum ἔχευν ad nomen Hectoris, et id genus alia. (1) Cf. par exemple οἶδα γὰρ ὥς μοι ὁδώδυσται κλυτὸς ἐννοσίγαιος et des passages analogues dans la bouche d’Ulysse, ou les jeux sur ἔχευν autour du nom d’Hector, etc. (1) Cf. e.g. οἶδα γὰρ ὥς μοι ὁδώδυσται κλυτὸς ἐννοσίγαιος and similar passages in the mouth of Odysseus, or the plays on ἔχευν with the name Hector, etc.
Beim Apokalyptiker ist irgendeine Nebenabsicht mit dem Spiel nicht verbunden, außer die von ihm auch sonst so deutlich angestrebte möglichste Kraft des Ausdrucks.Apud Apocalyptam nulla ratio secundaria huic ludo subest, praeter studium ubique perspicuum summam vim sermonis obtinendi.Chez l’Apocalypticien, aucun dessein secondaire n’est lié à ce jeu, si ce n’est le but, si manifeste chez lui ailleurs, d’atteindre la plus grande force d’expression possible.With the Apocalyptist no secondary intention is connected with the play, except his elsewhere so evident aim at the utmost force of expression.
Auch sonst sind aber dem N. T. wie der übrigen apokalyptischen Literatur dergleichen etymologische Spiele durchaus nicht fremd.(1)Tales quoque lusus etymologici nec N. T. nec ceteris scriptis apocalypticis prorsus alieni sunt.(1)D’ailleurs de tels jeux étymologiques ne sont nullement étrangers au N. T., ni au reste de la littérature apocalyptique.(1)Moreover, such etymological plays are by no means foreign either to the N.T. or to the rest of apocalyptic literature.(1)
(1) Vgl. den eben erschienenen Aufsatz von A. Dell, Z. f. neut. Wiss. 15 (1914) 21ff. — In fugam vacui seien hier noch ein paar nachträgliche Hinweise zum vorstehenden Kapitel gegeben. Zu jenen schlangenschwänzigen Pferden abendländischer Hss., die oben S. 69, 4 erwähnt wurden, kann ich nach einer Aufnahme von F. Saxl das Bild einer Wiener arabischen Hss. (Mxt. 331) fügen: der Schütze als Kentaur; der mehrfach gewundene Schweif läuft in einen Drachenkopf aus. — Zu der Vorstellung von Dämonen als Wächtern der Hadespforte (s. oben S. 72f.) vgl. auch die ϑυρωροί der Ophiten und die τελῶναι oder τελώνια des späteren griechischen Volksglaubens (Wendland, Hellenist.-röm. Kultur.² S. 171. 174, 2), sowie Dell in dem eben genannten Aufsatz S. 27 ff. (1) Confer nuper editum articulum A. Dell, Z. f. neut. Wiss. 15 (1914) 21 sqq. — In fugam vacui pauca hic denuo addantur ad capitulum praecedens. Ad illa equorum caudas serpentinas in codicibus occidentalibus, supra p. 69, 4 commemorata, possum ex imagine a F. Saxl missa picturam codicis arabici Vindobonensis (Mxt. 331) afferre: Sagittarivs ut centaurus; cauda multipliciter torta in caput draconis desinit. — De notione daemonum ut custodum portarum Hades (cf. supra p. 72 sqq.) vide etiam ϑυρωρούς Ophitarum et τελῶνας sive τελώνια in posteriori fide populi Graeci (Wendland, Hellenist.-röm. Kultur² p. 171. 174, 2), item Dell loc. cit. p. 27 sqq. (1) Cf. l’article tout récemment paru d’A. Dell, Z. f. neut. Wiss. 15 (1914), p. 21 sq. — In fugam vacui, qu’on ajoute ici encore quelques remarques complémentaires au chapitre précédent. Pour ces chevaux à queue de serpent des manuscrits occidentaux mentionnés ci-dessus p. 69, 4, je puis, d’après un cliché de F. Saxl, ajouter l’image d’un manuscrit arabe de Vienne (Mxt. 331): le Sagittaire représenté comme centaure; la queue, plusieurs fois enroulée, se termine en une tête de dragon. — Pour l’idée des démons comme gardiens des portes de l’Hadès (cf. ci-dessus p. 72 s.), cf. aussi les ϑυρωροί des Ophites et les τελῶναι ou τελώνια de la croyance populaire grecque tardive (Wendland, Hellenist.-röm. Kultur² p. 171; 174, 2), ainsi que Dell dans l’article cité, p. 27 sq. (1) Cf. the recently published article by A. Dell, Z. f. neut. Wiss. 15 (1914), pp. 21 ff. — In fugam vacui, let a few further notes be added here to the foregoing chapter. To those serpent-tailed horses of Western MSS mentioned above p. 69, 4, I can add, from a photograph by F. Saxl, the image of a Viennese Arabic MS (Mxt. 331): the Archer as a centaur; the many-twisted tail ending in a dragon’s head. — As to the notion of demons as guardians of the gates of Hades (see above pp. 72 f.), cf. also the ϑυρωροί of the Ophites and the τελῶναι or τελώνια of later Greek popular belief (Wendland, Hellenist.-röm. Kultur² pp. 171; 174, 2), as well as Dell in the article just cited, pp. 27 ff.

1914. Boleslas Biegas

  • Boleslas Biegas (peintre et sculpteur symboliste français né en Pologne, 1877-1954), Vampire sous forme de sauterelle (huile sur carton, 22 cm sur 18), 1914.

1915. M. M. Eshelmann

  • Matthew Mays Eshelman (1844-1921), originaire de Pennsylvanie et vétéran de la guerre civile, s'installe dans l'Illinois et rejoint l'Église des Frères, secte chrétienne pacifiste majoritairement composée d'Américains d'origine allemande, où il est élu ministre en 1878. Après avoir passé les années 1880 au Kansas il s'installe dans le comté de Los Angeles, où il fonde en 1891 à Tropico le Lordsburg College, aujourd'hui Université de La Verne. On lui doit plusieurs ouvrages de piété. Son ouvrage sur l'Apocalypse est une forme de catéchisme scripturaire.
  • M. M. Eshelmann, The Open Way into the Book of Revelation. God's Sevenfold Way to Consummations or Fulfillments of Prophecis, bay M. M. Eshelamn, Author of Sabbatism; One faith Vindicated; True Vital Piety; Two Sticks, or the Ten Tribes od Israel Discovered; Los Angeles, Then and Now; Operations of the Holy Spirit (212 p.), Elgin (Illinois), Brethen, 1915, pp. 99 et 116.
anglais (1915)latin (2025)français (2025)
Are the demons thus let loose able to hurt God's people?Daemones sic soluti possuntne populum Dei laedere?Les démons ainsi lâchés peuvent-ils nuire au peuple de Dieu ?
No; those who are sealed by the Lord can not be hurt. The unsealed ones, however, are injured.Non; qui a Domino signati sunt laedi non possunt. Non signati autem vulnerantur.Non ; ceux que le Seigneur a scellés ne peuvent être atteints. Les non-scellés, eux, sont blessés.
How long will Satan injure his own?Quamdiu Satanas suos laedet?Combien de temps Satan fera-t-il du mal aux siens ?
In his fearful wrath he will sting men five months, 150 days.Ira terribili homines per quinque menses, centum quinquaginta dies, aculeo feriet.Dans sa fureur terrible, il piquera les hommes pendant cinq mois, cent cinquante jours.
Will men try to die?Conabunturne homines mori?Les hommes chercheront-ils à mourir ?
They will, but can not die.Conabuntur, sed mori non poterunt.Ils le feront, mais ne pourront pas mourir.
(…)(…)(…)
Is forty and two months only three and one-half years?Quadraginta duo menses suntne tantum tres anni et dimidius?Quarante-deux mois ne sont-ils que trois ans et demi ?
Whenever a day stands for a year, the Lord gives some intimation of the figure.Quoties dies pro anno ponitur, Dominus de tali figura aliquod indicium dare solet.Chaque fois qu’un jour vaut pour une année, le Seigneur en donne quelque indice.
Troubles and afflictions are joined to this remarkable occurrence, hence it means just three and one-half years.Huic rei memorabili tribulationes et afflictiones sociantur; quare significat ipsos tres annos et dimidium.Des troubles et des afflictions sont liés à cet événement remarquable ; par conséquent, cela signifie exactement trois ans et demi.
The period of the flood was expressed in months, and they were literal months; the people were immersed in afflictions.Tempus diluvii mensibus expressum est, atque illi menses litterales fuerunt; populus afflictionibus quasi immersus erat.La durée du déluge a été exprimée en mois, et c’étaient des mois littéraux ; le peuple était comme submergé d’afflictions.
Ezek. 39: 12 is just seven months, no more.Ezech. 39:12 ipsos septem menses designat, nihil amplius.Ézéch. 39:12 signifie exactement sept mois, pas davantage.
Rev. 9: 5 means just five months; there is misery connected with the five.Apoc. 9:5 ipsos quinque menses significat; quaedam miseria cum hoc quinario coniungitur.Apoc. 9:5 signifie précisément cinq mois ; une détresse est associée à ces cinq (mois).
First Sam. 6:1 was seven literal months; the ark of the Lord was out of its place among curses.1 Reg. 6:1 septem menses litterales fuisse refert; arca Domini extra locum suum erat, inter maledictiones.1 Sam. 6:1 parle de sept mois littéraux ; l’arche du Seigneur était hors de sa place, au milieu de malédictions.

1915. Johann Friedrich Hager

  • Johann Friedrich Hager (1855-1920), alias John Frederick Hager, pasteur, prédicateur et auteur mennonite suisse et étasunien, né en Suisse au canton de Neuchâtel, installé et mort à Pandora (Ohio), prêchant et écrivant tantôt en allemand et tantôt en anglais.
  • John Frederick Hager, Light and Life from the Book of Revelation, by J. F. Hager. Second Edition Revised. 1915. Can be Purchased of J. F. Hager, Pandora, Ohio (386 p.), Scottdale (Pennsylvanie), Hager, 1915 (autres éditions attestées: 1914 et 1917), pp. 162-163 et 165.
  • Johann Friedrich Hager, Unser Beruf, und Licht aus der Offenbarung Johannes (321 p.), 1917.
Notice why they were so tormented with this plague of the fifth angel—because of not having the seal of God on their foreheads.Animadvertite cur tam graviter cruciarentur hac plaga quinti angeli — quoniam signaculum Dei in frontibus suis non habebant.Remarquez pourquoi ils furent si tourmentés par cette plaie du cinquième ange : parce qu’ils n’avaient pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
What was, or is this seal? We saw it in chapter 7:14, 15.Quod fuit aut est hoc signaculum? Vidimus id in cap. VII, 14–15.Quel était, ou quel est ce sceau ? Nous l’avons vu au chapitre 7, versets 14–15.
The faith in the blood of the Lamb brings the seal upon us.Fides in sanguinem Agni signaculum nobis affert.La foi dans le sang de l’Agneau fait venir sur nous le sceau.
The blood, the name of Jesus, is the seal upon our foreheads, just as the Israelites in Egypt had the blood of the lamb on the door of their houses.Sanguis, nomen Iesu, est signaculum in frontibus nostris, sicut Israelitae in Aegypto sanguinem agni in postibus domorum habuerunt.Le sang, le nom de Jésus, est le sceau sur nos fronts, comme les Israélites en Égypte avaient le sang de l’agneau sur les poteaux de leurs maisons.
To think of the blood as on the name of Jesus is a shield and seal to us.Meditari sanguinem in nomine Iesu nobis est scutum et signaculum.Penser au sang comme attaché au nom de Jésus est pour nous un bouclier et un sceau.
To remember the blood for us, as guilty sinners or saints, is indeed serving God.Meminisse sanguinis pro nobis, sive peccatoribus reis sive sanctis, revera est Deo servire.Se souvenir du sang versé pour nous, pécheurs coupables ou saints, c’est véritablement servir Dieu.
God has commanded men everywhere to repent and believe on His Son, and get baptized in the name of the Father, Son, and Holy Spirit; and if men do this, they are indeed serving God.Deus omnibus hominibus ubique praecepit ut poenitentiam agant et credant in Filium eius, ac baptizentur in nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti; quod si hoc faciant, revera Deo serviunt.Dieu a ordonné à tous les hommes, en tout lieu, de se repentir et de croire en son Fils, et d’être baptisés au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ; et si les hommes font cela, ils servent réellement Dieu.
But when they do it not, then they have refused to take the seal of God; they have refused to do the works in order to receive the seal.Quodsi id non faciunt, recusaverunt accipere signaculum Dei; recusaverunt opera facere ut signaculum acciperent.Mais s’ils ne le font pas, alors ils ont refusé de recevoir le sceau de Dieu ; ils ont refusé d’accomplir les œuvres nécessaires pour recevoir le sceau.
Therefore God sends them heavy judgments to give them a foretaste of hell punishment, as we shall see further in this chapter.Ideo Deus graves eis iudicationes mittit, ut gustum supplicii infernalis praebeat, ut infra in hoc capite videbimus.C’est pourquoi Dieu leur envoie de lourds jugements, pour leur donner un avant-goût du châtiment de l’enfer, comme nous le verrons plus loin dans ce chapitre.
But we repeat that these terrible woes to plague men, are not sent upon them because God has rejected them, but for the very purpose that God may have them after the sore chastening has worked in them the fruit of repentance.Iterum dicimus: hae calamitates horrendae ad cruciandos homines non mittuntur quod Deus eos reiecerit, sed ut, per gravem disciplinam fructum paenitentiae in eis operante, tandem eos sibi vindicet.Mais nous répétons que ces terribles malheurs envoyés pour tourmenter les hommes ne leur sont pas infligés parce que Dieu les aurait rejetés, mais afin que, la rude discipline produisant en eux le fruit de la repentance, Dieu puisse finalement les gagner.
(…)(…)(…)
This plague is to last five months. Surely these men can not say that God did not give them a foretaste of the torment of hell.Haec plaga quinque menses durabit. Profecto hi homines dicere non poterunt Deum eis non dedisse praegustationem cruciatus infernalis.Cette plaie doit durer cinq mois. Assurément ces hommes ne pourront pas dire que Dieu ne leur a pas donné un avant-goût du tourment de l’enfer.
They can not say at the judgment of God, “You did not do your duty to chastise me that I might repent of my evil ways, and now I am lost because of the neglect of chastisement.”Nec poterunt dicere in iudicio Dei: “Munus tuum non peregisti ad me castigandum ut a viis meis pravis converterer; nunc autem pereo propter disciplinam omissam.”Ils ne pourront pas dire au jugement de Dieu : « Tu n’as pas accompli ton devoir en me châtiant pour que je me repente de mes voies mauvaises, et maintenant je suis perdu parce que tu as négligé de me châtier. »

1909-1917. Cyrus Ingerson Scofield

  • Cyrus Ingerson Scofield (1843–1921), pasteur congrégationaliste états-unien, actif d'abord à Dallas (Texas) puis à Northfield (Massachusetts), centre historique du ministère de Dwight L. Moody (1837-1899), l’évangéliste le plus influent du protestantisme nord-américain du XIXᵉ siècle. Scofield est surtout connu comme le premier auteur de la Bible annotée la plus influente du XXᵉ siècle dans les milieux évangéliques conservateurs, où elle s'est vendu à des millions d'exemplaires, à savoir The Scofield Reference Bible, publiée en 1909 à New York, Londres, Toronto et Melbourne par la branche américaine des presses universitaires d'Oxford, avec une édition révisée en 1917.
  • Il est important de connaître cette tradition interprétative bizarre et arbitraire de la Bible anglo-saxonne, qui a biberonné des millions de protestants pendant plusieurs générations, non seulement pour comprendre dans quel contexte on comprenait et on insérait alors l'épisode des sauterelles de l'Apocalypse, mais aussi parce qu'elle a contribué d'une façon non négligeable à façonner le monde dans lequel nous vivons, notamment au Moyen Orient.
  • The Scofield reference Bible. The Holy Bible containing the Old and New Testaments. Authorized version, with a new system of connected topical references to all the greater themes of Scripture, with annotations, revised marginal renderings, summaries, definitions, chronology, and index, to which are added, helps at hard places, explanations of seeming descrepancies, and a new system of paragraphs, edited by Rev. C. I. Scofield, D.D. Consulting Editors: Rev. Henry G. Weston, D.D., LL.D., President Crozer Theological Seminary. Rev. James M. Gray, D.D., Dean of Moody Bible Institute. Rev. William J. Erdman, D.D., Author “The Gospel of John.”, etc. etc. Prof. W. G. Moorehead, D.D., Prof. in Xenia (U.P.) Theological Seminary. Rev Elmore Harris, D.D., President Toronto Bible Institute. Arno C. Gaebelein, Author “Harmony of Prophetic Word,” etc etc. Rev. Arthur T. Pierson, D.D., Author, Editor, Teacher, New York, Oxford University Press: American Branch, 1909, p. 1339.
  • The Scofield reference Bible. The Holy Bible containing the Old and New Testaments. Authorized version, with a new system of connected topical references to all the greater themes of Scripture, with annotations, revised marginal renderings, summaries, definitions, chronology, and index, to which are added, helps at hard places, explanations of seeming descrepancies, and a new system of paragraphs, edited by Rev. C. I. Scofield, D.D. Consulting Editors: Rev. Henry G. Weston, D.D., LL.D., President Crozer Theological Seminary. Rev. James M. Gray, D.D., Dean of Moody Bible Institute. Rev. William J. Erdman, D.D., Author “The Gospel of John.”, etc. etc. Rev. Arthur T. Pierson, D.D., Author, Editor, Teacher. Rev. Prof. W. G. Moorehead, D.D., Prof. in Xenia (U.P.) Theological Seminary. Rev Elmore Harris, D.D., President Toronto Bible Institute. Arno C. Gaebelein, Author “Harmony of Prophetic Word,” etc etc. Rev. William L. Pettingill, D.D., Author, Editor, Teacher. New and Improved Edition (VI+1362+300 p. et 16 p. de planches), New York, Oxford University Press, 1917, p. 1337.
  • Autres révisions: 1937, 1945, 1967, 1998.
anglais (1917)latin (2025)français (2025)
The great tribulation is the period of unexampled trouble predicted in the passages cited under that head from Psa. 2. 5 to Rev. 7. 14 and described in Rev, 11.-18.Tribulatio magna est tempus aerumnarum inauditarum, praedictarum in locis ad hoc allatis a Ps. 2,5 usque ad Apoc. 7,14, et descriptarum in Apoc. 11–18.La grande tribulation est la période d’affliction sans précédent prédite dans les passages indiqués sous ce titre, du Ps 2,5 à Ap 7,14, et décrite en Ap 11–18.
Involving in a measure the whole earth (Rev. 3. 10), it is yet distinctively “the time of Jacob’s trouble” (Jer. 30. 7), and its vortex Jerusalem and the Holy Land.Quamvis quodammodo totam terram implicet (Apoc. 3,10), proprie tamen est “tempus tribulationis Iacob” (Ier. 30,7), cuius centrum est Ierusalem et Terra Sancta.Bien qu’elle touche d’une certaine manière toute la terre (Ap 3,10), elle est toutefois spécifiquement « le temps de la détresse de Jacob » (Jr 30,7), dont le tourbillon est Jérusalem et la Terre sainte.
It involves the people of God who will have returned to Palestine in unbelief.Spectat ad populum Dei qui, in incredulitate, in Palaestinam redierint.Elle concerne le peuple de Dieu revenu en Palestine dans l’incrédulité.
Its duration is three and a half years, or the last half of the seventieth week of Daniel (Dan. 9. 24-27, note; Rev. 11. 2, 3).Duratio eius est tres anni et dimidius, sive ultima pars septuagesimae hebdomadae Danielis (Dan. 9,24–27; Apoc. 11,2–3).Sa durée est de trois ans et demi, c’est-à-dire la seconde moitié de la soixante-dixième semaine de Daniel (Dn 9,24-27 ; Ap 11,2-3).
The elements of the tribulation are:Elementa tribulationis sunt:Les éléments de la tribulation sont :
(1) The cruel reign of the “beast out of the sea” (Rev. 13. 1), who, at the beginning of the three and a half years, will break his covenant with the Jews (by virtue of which they will have re-established the temple worship, Dan. 9. 27), and show himself in the temple, demanding that he be worshipped as God (Mt. 24. 15; 2 Thes. 2. 4).(1) Crudelissimum regnum “bestiae ascendens de mari” (Apoc. 13,1), quae initio trium annorum et dimidii foedus cum Iudaeis franget (quo innitente cultum templi instauraverint: Dan. 9,27), et se in templo ostendet, exigens ut tamquam Deus colatur (Mt. 24,15; 2 Thess. 2,4).(1) Le règne cruel de la « bête qui monte de la mer » (Ap 13,1), laquelle, au début des trois ans et demi, rompra son alliance avec les Juifs (grâce à laquelle ils auront rétabli le culte du Temple, Dn 9,27), et se montrera dans le Temple, exigeant d’être adorée comme un dieu (Mt 24,15 ; 2 Th 2,4).
(2) The active interposition of Satan “having great wrath” (Rev. 12. 12), who gives his power to the Beast (Rev. 13. 4,5).(2) Interventus Satanae actuosus, “habentis iram magnam” (Apoc. 12,12), qui bestiae potestatem suam dat (Apoc. 13,4–5).(2) L’intervention active de Satan, « animé d’une grande fureur » (Ap 12,12), qui donne sa puissance à la Bête (Ap 13,4-5).
(3) The unprecedented activity of demons (Rev. 9. 2, 11); and (4) the terrible “bowl” judgments of Rev. 16.(3) Activitas daemonum inaudita (Apoc. 9,2.11); et (4) terribilia iudicia “phialarum” Apoc. 16.(3) L’activité inouïe des démons (Ap 9,2.11), et (4) les terribles jugements des « coupes » d’Ap 16.
The great tribulation will be, however, a period of salvation.Tribulatio magna tamen erit tempus salutis.La grande tribulation sera néanmoins un temps de salut.
An election out of Israel is seen as sealed for God (Rev. 7. 4-8), and, with an innumerable multitude of Gentiles (Rev. 7. 9), are said to have come “out of the great tribulation” (Rev. 7. 14).Electio ex Israel cernitur obsignata Deo (Apoc. 7,4–8), et cum innumerabili multitudine gentium (Apoc. 7,9) dicuntur venisse “ex tribulatione magna” (Apoc. 7,14).Une élection sortie d’Israël est vue comme scellée pour Dieu (Ap 7,4-8), et, avec une multitude innombrable de païens (Ap 7,9), il est dit qu’ils viennent « de la grande tribulation » (Ap 7,14).
They are not of the priesthood, the church, to which they seem to stand somewhat in the relation of the Levites to the priests under the Mosaic Covenant.Hi non sunt ex sacerdotio, hoc est Ecclesia, cui aliquo modo sic se habere videntur, sicut Levitae ad sacerdotes sub Foedere Mosaico.Ils n’appartiennent pas au sacerdoce, c’est-à-dire à l’Église ; ils semblent se tenir par rapport à elle comme les Lévites par rapport aux prêtres dans l’Alliance mosaïque.
The great tribulation is immediately followed by the return of Christ in glory, and the events associated therewith (Mt. 24. 29, 30).Tribulationem magnam statim consequitur reditus Christi in gloria, cum rebus ei adnexis (Mt. 24,29–30).La grande tribulation est immédiatement suivie du retour du Christ en gloire et des événements qui y sont associés (Mt 24,29-30).
See “Remnant” (Isa. 1. 9; Rom. 11. 5, note); “Beast” (Dan. 7. 8; Rev. 19, 20, note); “Armageddon” (Rev. 16. 14; 19. 17, note).Vide “Reliquias” (Is. 1,9; Rom. 11,5), “Bestiam” (Dan. 7,8; Apoc. 19–20), “Armageddon” (Apoc. 16,14; 19,17).Voir « Reste » (Is 1,9 ; Rm 11,5), « Bête » (Dn 7,8 ; Ap 19–20), « Armageddon » (Ap 16,14 ; 19,17).

1917-1919. Shirley Jackson Case

  • Shirley Jackson Case (1872–1947), exégète étatsunien, professeur d'histoire de l'Église primitive et d'interprétation du Nouveau Testament à la faculté de théologie de l'université de Chicago jusqu'en 1925, président de l'American Society of Church History puis de la Society of Biblical Literature and Exegesis, théologien de tendance libérale mais ardent défenseur de l'historicité des Evangiles et du Nouveau Testament. Fin 1917, la faculté de théologie de Chicago publie le résumé de ses cours sur l'Apocalypse dans sa revue The Biblical World.

Article préparatoire (1917)

  • Shirley Jackson Case, “The Book of Revelation”, The Biblical World 50/3-6 (septembre-décembre 1917) 192-200, 257-264, 321-328 et 382-390 spéc. 261.
anglais (1917)latin (2025)français (2025)
An Outline Bible-Study Course of the American Institute of Sacred LiteratureSynopsis cursus biblici Instituti Americani Sacrae Litteraturae.Un cours sommaire d’étude biblique de l’American Institute of Sacred Literature.
Editor's note (p. 192)Notatio editoris (p. 192)Note de la rédaction (p. 192)
The war has given new zest to misuse of the Bible.Bellum novum stimulum dedit ad abusus Scripturae Sacrae.La guerre a donné un regain d’ardeur au mésusage de la Bible.
The writings of the prophets have been ransacked for forecasts of the present world-crisis.Scripturae prophetarum direptae sunt ad praedictiones huius crisis mundanae eruendas.On a fouillé les écrits des prophètes pour y trouver des prédictions de la crise mondiale actuelle.
Human ingenuity has outdone itself in finding “fulfilments.”Industria humana se ipsa superavit in reperiendis “adimpletionibus”.L’ingéniosité humaine s’est surpassée pour dénicher des “accomplissements”.
Such treatment is by no means novel so far as the Book of Revelation is concerned, but it is in danger of discrediting our entire religion. (…)Talis tractatio, quod ad Librum Apocalypsis attinet, minime nova est; verumtamen periculum est ne totam religionem nostram infamet. (…)Un tel traitement n’a rien de nouveau s’agissant de l’Apocalypse, mais il risque de discréditer toute notre religion. (…)
The time has come for men to use the Book of Revelation in accordance with correct methods.Tempus advenit ut homines Libro Apocalypsis rectis methodis utantur.Le temps est venu d’utiliser le livre de l’Apocalypse selon des méthodes correctes.
The Book of Revelation contains within it religious aspirations and hopes which are too precious to be left to the tender mercies of those who mistake its figures for facts and its allegory for historical puzzles.Liber Apocalypsis complectitur aspirationes et spes religiosas pretiosissimas, quae nimis pretiosa sunt ut relinquantur “misericordiis” eorum qui figuras pro factis, allegoriam pro quaestionibus historicis accipiunt.L’Apocalypse recèle des aspirations et des espérances religieuses trop précieuses pour être abandonnées aux « bons soins » de ceux qui prennent ses figures pour des faits et son allégorie pour des énigmes historiques.
Professor Case represents the growing body of intelligent students of the Scriptures who interpret them and use them in the light of the facts which gave them rise.Professor Case crescentem turbam studiosorum Scripturarum prudenter interpretantium easque adhibentium ad lucem factorum ex quibus ortae sunt repraesentat.Le professeur Case représente le nombre croissant d’étudiants intelligents des Écritures qui les interprètent et les utilisent à la lumière des faits qui leur ont donné naissance.
(…)(…)(…)
Twenty-first day.—§ 19. The first woe. Read 9:1–6.Dies vigesimus primus.—§ 19. Primus vae. Lege 9,1–6.Vingt et unième jour. — § 19. Le premier malheur. Lisez Apocalypse 9,1–6.
At the blowing of the fifth trumpet, a star falls to the earth.Ad clangorem tubae quintae stella cadit in terram.Au son de la cinquième trompette, une étoile tombe sur la terre.
It was a custom among the ancients to personify the stars.Apud antiquos mos erat stellas personificare.Chez les anciens, il était d’usage de personnifier les étoiles.
This supernatural astral being possesses the key to the great chasm beneath the earth where all sorts of terrors are supposed to be located.Hic ens astrale supernaturale clavem possidet magni voraginis sub terra, ubi omnia genera terrorum locata esse putantur.Cet être astral surnaturel détient la clé du grand abîme situé sous la terre, où l’on suppose que se trouvent toutes sortes d’horreurs.
When this awful chasm is unlocked John sees the atmosphere filled with black smoke.Cum haec horrenda vorago aperitur, Ioannes videt aerem fumo nigro repleri.Lorsque ce gouffre terrible est ouvert, Jean voit l’atmosphère se remplir d’une fumée noire.
This smoke breeds pestilential creatures resembling locusts or scorpions.Ex hoc fumo oriuntur pestifera animalia locustis aut scorpionibus similia.De cette fumée naissent des créatures pestilentielles semblables à des sauterelles ou à des scorpions.
But these new pests, instead of destroying vegetation as locusts usually do, direct their harmful activities toward human beings.Sed hae pestes novae, loco vegetationem vastandi sicut locustae solent, homines ipsos laedunt.Mais ces nouvelles pestes, au lieu de détruire la végétation comme le font ordinairement les sauterelles, tournent leurs attaques contre les êtres humains.
But Christians were to have no fear, since the locusts were definitely instructed to spare all persons marked by the seal of God (7:3).At Christiani nihil timerent, quoniam locustae praeceptum acceperant ut omnes Dei sigillo signatos (7,3) parcerent.Mais les chrétiens n’avaient rien à craindre, car les sauterelles avaient reçu l’ordre exprès d’épargner tous ceux qui portaient le sceau de Dieu (7,3).
All others were to be smitten, not by death, lest they escape their fate too quickly, but by sore affliction for a period of five months.Ceteri autem percutiendi erant, non morte, ne cito a sorte sua liberarentur, sed acerbo cruciatu per spatium mensium quinque.Tous les autres devaient être frappés, non de mort — de peur qu’ils n’échappent trop vite à leur sort — mais d’une affliction douloureuse durant une période de cinq mois.

Commentaire (1919)

  • Shirley Jackson Case, The Revelation of John. A Historical Interpretation, by Shirley Jackson Case, Professor of Early Church History and New Testament Interpretation in the University of Chicago (XII+419 p.), Chicago (Illinois), University Presse, 1919 (réimpression 1920), pp. 280-281.
anglais (1919)latin (2025)français (2025)
In contrast with the destruction of vegetation wrought by the ordinary locusts, those described by John will devote themselves exclusively to the torture of mankind.Contra vastationem vegetationis a locustis vulgaribus factam, illae a Ioanne descriptae se solum ad hominum cruciatum conferent.À la différence de la destruction de la végétation causée par les sauterelles ordinaires, celles que décrit Jean se consacreront exclusivement au tourment des hommes.
These demonic pests have stings like a scorpion, an animal notorious for its venomous bite.Hae pestes daemonicae aculeos habent instar scorpionis, bestiae veneno infami.Ces fléaux démoniaques ont des dards semblables à ceux du scorpion, animal réputé pour son venin.
For five months of the great tribulation men will be afflicted by this inescapable scourge.Per quinque menses magnae tribulationis hoc flagello inevitabili homines affligentur.Pendant cinq mois de la grande tribulation, les hommes seront affligés par ce fléau inéluctable.
Only those who have the seal of God stamped upon their foreheads will be immune.Immunes erunt tantum qui signaculum Dei in frontibus impressum habent.Seuls seront épargnés ceux qui portent le sceau de Dieu imprimé sur leur front.
Previously John mentioned only Jewish Christians as thus marked (7:41ff.), but in this later connection he probably assumes such protection for all Christians.Prius Ioannes tantum Christianos Iudaeos ita signatos memoravit (7:41 sqq.); nunc vero verisimile est hanc tutelam omnibus Christianis tribuere.Plus haut, Jean ne mentionnait que les chrétiens d’origine juive comme ainsi marqués (7:41 sqq.) ; ici toutefois, il suppose vraisemblablement une telle protection pour tous les chrétiens.
Why the plague is to endure just five months is not indicated.Cur haec plaga ad solos quinque menses duret, non indicatur.La raison pour laquelle la plaie doit durer précisément cinq mois n’est pas indiquée.
Perhaps this time was chosen because it corresponded with that portion of the year during which the common locust might appear sporadically, and the terribleness of the infernal species is heightened by stating that it will be active throughout the entire period.Fortasse hoc tempus electum est quod parti anni respondebat qua locusta vulgaris sporadice apparere solebat; immanitas autem speciei infernalis augetur, cum dicitur eam toto hoc tempore actuosam futuram.Peut-être ce délai a-t-il été choisi parce qu’il correspondait à la période de l’année où la sauterelle ordinaire pouvait apparaître sporadiquement ; et l’horreur de l’espèce infernale est accrue en précisant qu’elle sera active pendant toute cette période.

1918. Charles C. Whiting

  • Charles Cornell Whiting (1874-1934), ecclésiastique presbytérien canadien d'origine écossaise, né à Leeds and Grenville (Ontario), diplômé d'arts en 1900 (B.A.), signalé en 1903 comme étudiant à la faculté de théologie d'Ottawa (Ontario), inscrit à des cours de critique textuelle et d'exégèse, de théologie du Nouveau Testament, d'apologétique, d'exégèse de l'Ancien Testament, d'hébreu et d'histoire de l'Église, diplômé de théologie en 1905 (B.D.), marié en 1907 à Winnipeg (Manitoba), séjournant en 1916 à Brandon (Manitoba). En 1918 il fait imprimer un commentaire de l'Apocalypse à Boston (Massachusetts), ensuite diffusé au Canada. Il est signalé ensuite par diverses sources: en 1920 à Gainsborough (Saskatchewan); de 1921 à 1925 comme pasteur de l'église presbytérienne de Nesbitt (Manitoba); en 1928 en poste à Ninga (Manitoba). Il meurt à Brandon (Manitoba).
    • Voici une recension de son commentaire par la Harvard Theological Review 12/4 (octobre 1919) 485: “L'auteur déclare que son objectif est d'essayer de parvenir à une interprétation de l'Apocalypse de Jean qui soit à la fois raisonnable et conforme aux meilleures recherches modernes, tout en étant suffisamment simple pour que le profane puisse la comprendre facilement (p. 5). Les trois volets de cet objectif ont été largement atteints. (…) Le traitement historique évite les erreurs de ceux qui voudraient faire de l'Apocalypse un ensemble de prédictions et qui s'efforcent d'en tirer des leçons pour les temps modernes en assemblant des chiffres et en calculant des années.”
  • Charles C. Whiting, The Revelation of John. An interpretation of the book with an introduction and a translation, by Charles C. Whiting M.A., B.D. (259 p.), Boston, Goham Press, 1918, p. 139.
  • Charles C. Whiting, The Revelation of John. An interpretation of the book with an introduction and a translation, by Charles C. Whiting M.A., B.D. (259 p.), Gainsborough (Saskatchewan, Canada), 1920.
anglais (1918)latin (2025)français (2025)
These locusts must not kill but only afflict for five months those whom they attack.Hae locustae non occidere sed tantum per quinque menses afficere eos quos aggrediuntur debent.Ces sauterelles ne doivent pas tuer mais seulement affliger pendant cinq mois ceux qu'elles attaquent.
These locust-scorpions and the effects of their attack are described more in detail in vs. 6-11.De his locustis-scorpionibus et effectibus aggressionis earum fusius agitur in versibus 6-11.Ces sauterelles-scorpions et les effets de leur attaque sont décrits plus en détail aux versets 6-11.
(…)(…)(…)
The pain they inflict is so terrible that their victims desire to die but cannot.Dolor quem inferunt tam gravis est ut victimae mori cupiant nec possint.La douleur qu'elles infligent est si terrible que leurs victimes désirent mourir et ne le peuvent pas.
The fact that they are to afflict men for five months appears to point to the partial and incomplete nature of the visitation.Quod homines per quinque menses afflicturi sint, ad naturam visitationis partialem et incompletam spectare videtur.Le fait qu'elles doivent affliger les hommes pendant cinq mois semble indiquer le caractère partiel et incomplet de la visitation.

1919. Josef Weisz

  • Josef Weisz (graveur sur bois et illustrateur allemand, 1894-1969), La plaie des sauterelles (Apocalypse 9, 1-11) (gravure sur bois) 1919 (Brooks Memorial Art Gallery).

1919. Edward C. Farnsworth

  • Edward Clarence Farnsworth (1853-1929), homme de lettres étatsunien actif entre 1906 et 1928 à Portland (Maine) où il se marie en 1893 et meurt en 1929. Un temps marin, un temps adepte de la secte de la Science Chrétienne, poète et essayiste porté sur l'occultisme, organiste et collectionneur de nids de frelons, il a publié entre autres ouvrages un commentaire tout à fait original sur l'Apocalypse de Jean.
  • Farnsworth s’inscrit dans le courant ésotérico-symboliste américain, mêlant spéculations astrales, correspondances occultes et réinterprétation mystique de l’Écriture, avec une dimension nettement parascientifique, brassant des concepts tels que semences solaires, rayons planétaires et cycles lunaires).
  • Edward Clarence Farnsworth, The Revelation of John, explained by Edward Clarence Farnsworth (XII+190 p.), Portland (Maine), Smith et Sale, 1919, pp. 71-74.
anglais (1919)latin (2025)français (2025)
Chapter IXCaput IXChapitre IX
1. “And the fifth angel sounded, and I saw a star fall from heaven upon the earth; and to him was given the key of the bottomless pit.”1. Et quintus angelus tuba cecinit, et vidi stellam de caelo in terram cadentem, et data est ei clavis putei abyssi.1. Et le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tomber du ciel sur la terre; et il lui fut donné la clef du puits de l'abîme.
The star is Venus whose angel is Uriel of the fifth seal.Stella est Venus, cuius angelus est Uriël sigilli quinti.L'étoile est Vénus, dont l'ange est Uriel du cinquième sceau.
Because of the abnormal condition of the earth womb indicated in chapter 8:5, that womb is here likened to the pit of hell the key to which is the penetrating negative Venusian rays which, like the negative solar rays, become operative under certain conditions.Propter statum praeternaturalem uteri telluris in cap. 8:5 indicatum, hic ille uterus comparatur puteo inferni, cuius clavis sunt radii Venerei negativi penetralissimi, qui, sicut radii solares negativi, sub certis condicionibus efficiuntur efficaces.En raison de l'état anormal du “sein de la terre” indiqué en 8:5, ce sein est ici comparé au puits de l'enfer, dont la clef est constituée par les rayons vénusiens négatifs pénétrants qui, comme les rayons solaires négatifs, deviennent opérants dans certaines conditions.
2. “And he opened the bottomless pit; and there arose a smoke out of the pit, as the smoke of a great furnace; and the sun and the air were darkened by reason of the smoke of the pit.”2. Et aperuit puteum abyssi; et ascendit fumus de puteo, sicut fumus fornacis magnae; et obscuratus est sol et aer de fumo putei.2. Et il ouvrit le puits de l'abîme; et il monta du puits une fumée comme la fumée d'une grande fournaise; et le soleil et l'air furent obscurcis par la fumée du puits.
The verse indicates abnormal conditions like those described in the preceding chapter, or else it means wide and deep fissures in the earth crust from which escape sulphurous fumes and smoke of hidden fires filling the air, and darkening the sun.Versus indicat statum praeternaturalem similem iis quae in capite praecedenti descripta sunt, vel significat rimulas amplas et profundas crustae telluris, e quibus fumus sulphureus ac vapor ignium occultorum egrediuntur, aerem implentes et solem obscurantes.Ce verset désigne un état anormal similaire à celui décrit au chapitre précédent, ou bien il signifie de larges et profondes fissures dans la croûte terrestre, d'où s'échappent des fumées sulfureuses et les vapeurs de feux cachés, emplissant l'air et obscurcissant le soleil.
3. “And there came out of the smoke locusts upon the earth: and unto them was given power, as the scorpions of the earth have power.”3. Et de fumo exierunt locustae super terram; et data est illis potestas, sicut habent potestatem scorpiones terrae.3. Et de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre; et il leur fut donné un pouvoir, comme les scorpions de la terre ont pouvoir.
The locusts can be explained in two ways; the first explanation is that they are gases poison to man, hence they are likened to venomous serpents.Locustae duobus modis explicari possunt; primo modo, sunt vapores homini venenosi, ideoque serpentibus venenatis comparantur.Les “sauterelles” peuvent s'expliquer de deux manières; premièrement, ce sont des gaz venimeux pour l'homme, et pour cela on les compare à des serpents venimeux.
They are in fact the negative sun seeds quickened by the negative Venusian fires, and risen from the earth as countless atoms of gaseous poison.Re vera sunt semina solis negativa a flammis Venereis negativis vivificata, e terra orta in innumerabiles atomos vaporum venenatorum.Ce sont en réalité les semences solaires négatives, vivifiées par les feux vénusiens négatifs, et montées de la terre en d'innombrables atomes de poison gazeux.
4. “And it was commanded them that they should not hurt the grass of the earth, neither any green thing, neither any tree; but only those men which have not the seal of God in their foreheads.”4. Et praeceptum est eis ne laederent herbam terrae, neque quid viride, neque arborem aliquam; sed tantum illos homines qui signaculum Dei non habent in frontibus suis.4. Et il fut commandé qu'elles ne fissent point de mal à l'herbe de la terre, ni à rien de vert, ni à aucun arbre; mais seulement aux hommes qui n'ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
See Ezek. 9:4. The command that the locusts hurt not the vegetation should be noted.Vide Ezech. 9:4. Notandum est praeceptum ne locustae vegetationem laedant.Voir Ézéch. 9:4. Il faut noter l'ordre donné aux sauterelles de ne pas nuire à la végétation.
Many gases inimical to animal life are innocuous, or even beneficial where vegetable life is concerned.Multi vapores vitae animali adversi sunt innoxii, vel etiam utiles, quoad vitam vegetalem.Beaucoup de gaz nuisibles à la vie animale sont inoffensifs, voire bénéfiques pour la vie végétale.
That the locusts should harm only the unsealed, those not of the 144,000, would indicate that the plague is confined to certain localities.Quod locustae tantum non obsignatos, eos qui ex 144000 non sunt, laedant, indicat pestem ad certas regiones coarctari.Le fait que les sauterelles ne frappent que les non-scellés, ceux qui ne sont pas des 144 000, indiquerait que la plaie est limitée à certains lieux.
5. “And to them it was given that they should not kill them, but that they should be tormented five months: and their torment was as the torment of a scorpion, when he striketh a man.”5. Et datum est eis ne occiderent eos, sed ut cruciarentur quinque mensibus; et cruciatus eorum sicut cruciatus scorpionis, cum percutit hominem.5. Et il leur fut donné non de les tuer, mais de les tourmenter cinq mois; et leur tourment était comme le tourment du scorpion quand il frappe un homme.
While not fatal, the plague is to last for five months.Quamquam non letalis, pestis quinque mensibus durabit.Bien que non mortelle, la plaie doit durer cinq mois.
The key to these months is the lunar cycle of nineteen years, here reckoned as one year; hence the plague is to last a little less than eight years; in fact five-twelfths of nineteen years.Clavis horum mensium est cyclus lunaris annorum undeviginti, hic pro uno anno habitus; unde pestis fere octo annis durabit; immo quinque duodecimis undeviginti annorum.La clef de ces mois est le cycle lunaire de dix-neuf ans, ici compté pour un an; donc la plaie doit durer un peu moins de huit ans, en fait cinq douzièmes de dix-neuf ans.
That its torment is compared to that of a scorpion would indicate some eruptive disease affecting the entire cuticle.Quod cruciatus eius cum scorpionis conferatur, indicat morbum eruptivum totam cutem occupantem.Le fait que son tourment soit comparé à celui du scorpion indiquerait quelque maladie éruptive atteignant toute la peau.
6. “And in those days shall men seek death, and shall not find it; and shall desire to die, and death shall flee from them.”6. Et in diebus illis quaerent homines mortem, et non invenient eam; et desiderabunt mori, et fugiet mors ab eis.6. Et en ces jours-là les hommes chercheront la mort et ne la trouveront point; ils désireront mourir, et la mort s'enfuira d'eux.
The fiery nature of this eruption is such that death would seem a relief.Natura huius eruptionis tam ardens est ut mors quasi levamen videatur.La nature ardente de cette éruption est telle que la mort semblerait un soulagement.
The above in respect to the locusts is but a literal interpretation of a distemper which probably is physiological, and burns as a fever in the minds of men, thus inciting them to civil strife, and anarchy like that witnessed in France during the Revolution.Haec de locustis interpretatio est ad verbum tantum de morbo fortasse physiologico, qui velut febris in mentibus hominum ardet, eos ad seditionem et anarchiam incitans, sicut in Francia tempore Revolutionis visum est.Ce qui précède, touchant les sauterelles, n'est qu'une interprétation littérale d'un désordre probablement physiologique, brûlant comme une fièvre dans l'esprit des hommes, les incitant à la guerre civile et à l'anarchie comme on le vit en France durant la Révolution.
Our interpretation of the next five verses will conform to this second explanation.Interpretatio proximorum quinque versuum huic secundae expositioni respondebit.Notre interprétation des cinq versets suivants se conformera à cette seconde explication.
7. “And the shapes of the locusts were like unto horses prepared unto battle; and on their heads were as it were crowns like gold, and their faces were as the faces of men.”7. Et similitudines locustarum erant sicut equorum paratorum ad bellum; et super capita earum quasi coronae similes auro, et facies earum sicut facies hominum.7. Et les formes des sauterelles étaient semblables à des chevaux équipés pour la guerre; et sur leurs têtes il y avait comme des couronnes semblables à de l'or, et leurs faces étaient comme des faces d'hommes.
This description warrants the second theory in respect to these creatures.Haec descriptio secundam sententiam de his creaturis confirmat.Cette description justifie la seconde théorie au sujet de ces créatures.
The Revelator is describing things visible only to superphysical sense.Revelator describit res solum sensui superphysico visibiles.Le Voyant décrit des choses visibles seulement au sens supraphysique.
The locusts are hellish thought forms evolved and shaped by human hatred, and violence.Locustae sunt formae cogitationum infernales ex odio humano et violentia evectae ac formatae.Les sauterelles sont des formes de pensée infernales, produites et façonnées par la haine et la violence humaines.
They move swiftly even as hatred flies from one to another among men.Celeriter moventur, sicut odium inter homines cito transvolat.Elles se meuvent rapidement, comme la haine qui vole d'un homme à l'autre.
They enact the part of tyrant kings, for they are crowned with spurious gold.Munus regum tyrannorum agunt, nam spuriis coronis aureis coronantur.Elles jouent le rôle de rois tyrans, car elles sont couronnées d'un faux or.
That they have human intelligence is evident since their faces are those of men.Intelligentiam humanam habere patet, cum facies earum sint hominum.Qu'elles aient une intelligence humaine est évident, puisque leurs visages sont ceux des hommes.
8. “And they had hair as the hair of women, and their teeth were as the teeth of lions.” See Joel 1:6.8. Et habebant capillos sicut capillos mulierum, et dentes earum sicut leonum erant. Vide Joel 1:6.8. Et elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme des dents de lions. Voir Joël 1:6.
Long hair usually denotes strength, but here it denotes that these thought forms emanate from the minds of evil women as well as evil men.Capillus longus plerumque vim significat; hic autem significat has formas e mentibus mulierum malarum sicut etiam virorum malorum promanare.Les longs cheveux signifient d'ordinaire la force; ici cependant ils signifient que ces formes de pensée émanent des esprits des femmes mauvaises aussi bien que des hommes mauvais.
Besides hate, like love its opposite, is a feminine quality.Praeterea odium, sicut amor eius contrarium, qualitas est feminea.De plus, la haine, comme l'amour qui en est l'opposé, est une qualité féminine.
That these forms have lion's teeth shows a savage nature and an ability to rend their victims.Quod hae formae dentes leoninos habeant, naturam feram et facultatem lacerandi ostendit.Que ces formes aient des dents de lion montre une nature sauvage et une capacité à déchirer leurs victimes.
9. “And they had breastplates, as it were breastplates of iron; and the sound of their wings was as the sound of chariots of many horses running to battle.”9. Et habebant loricas tamquam loricas ferreas; et vox alarum earum sicut vox curruum equorum multorum currentium in bellum.9. Et elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer; et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars tirés par beaucoup de chevaux courant à la bataille.
Breastplates of iron signify that they are not easily vanquished being in fact almost invulnerable.Loricae ferreae significant eas non facile vinci, immo paene invulnerabiles esse.Les cuirasses de fer signifient qu'elles ne sont pas facilement vaincues, étant en fait presque invulnérables.
Though the sound of their wings is as described, that sound is audible only to the super-physical ear.Quamvis sonus alarum sit ut describitur, tantum auribus superphysicis auditur.Bien que le bruit de leurs ailes soit tel que décrit, ce son n'est audible qu'à l'oreille supraphysique.
10. “And they had tails like unto scorpions, and there were stings in their tails: and their power was to hurt men five months.”10. Et habebant caudas similes scorpionum, et aculeos in caudis earum; et potestas earum nocere hominibus mensibus quinque.10. Et elles avaient des queues semblables à celles des scorpions, et des aiguillons dans leurs queues; et leur pouvoir était de faire du mal aux hommes pendant cinq mois.
The five months are the eight years already mentioned.Quinque menses sunt octo anni iam memorati.Les cinq mois sont les huit années déjà mentionnées.
Evil thought forms are always of fantastic or horrible shape.Formae cogitationum malarum semper sunt fantasticae vel horrendae figurae.Les formes de pensée mauvaises ont toujours une forme fantastique ou horrible.
Horses eager for battle, lions hungering for prey, and scorpions ready to strike, are similes intended to depict the utter malignity of the men, and even the women, who created these creatures.Equi ad bellum parati, leones praedam esurientes, scorpiones ad pungendum parati sunt similitudines ad describendam summam malitiam virorum, immo etiam mulierum, quae has creaturas genuerunt.Des chevaux avides de combat, des lions affamés de proie et des scorpions prêts à frapper sont des comparaisons destinées à dépeindre la malignité totale des hommes, et même des femmes, qui ont créé ces créatures.
11. “And they had a king over them, which is the angel of the bottomless pit, whose name in the Hebrew tongue is Abaddon, but in the Greek tongue hath his name Apollyon.”11. Et habebant super se regem, angelum abyssi; cui nomen Hebraice Abaddon, Graece autem nomen habet Apollyon.11. Et elles avaient sur elles un roi, l'ange de l'abîme, dont le nom en hébreu est Abaddon, et en grec il a pour nom Apollyon.
Abaddon is the beast; the antipodes, and dark counterfeit, and natural antagonist of the leonine Michael.Abaddon est bestia; antipodes et tenebrosus simulacrum et naturalis adversarius Michaelis leonini.Abaddon est la bête; l'antipode, le sombre contrefait et l'adversaire naturel de Michel, [l'archange] léonin.
12. “One woe is past; and, behold, there come two woes more hereafter.”12. Vae unum abiit; ecce veniunt adhuc duo vae post haec.12. Un malheur est passé; et voici, il en vient encore deux après celui-ci.
The verse requires no comment.Versus commentario non indiget.Le verset ne demande aucun commentaire.

1919. H. A. Ironside

  • Henry Allan Ironside (1876-1951), dit Harry A. Ironside, né canadien et immigré aux Etats-Unis, prédicateur à succès dès son enfance, auteur très prolixe notamment de commentaires souvent réédités, surnommé par certains l'archevêque du fondamentalisme.
  • Nous donnons ici tout ce qu'il écrit d'Apocalypse 9, 1-12, en raison de sa clarté et de sa rhétorique remarquablement pittoresque.
  • H. A. Ironside, Lectures on the Revelation with Chart delivered in the Gospel Auditoriul, Oakland (California), by H. A. Ironside, from Shorthand Notes, revised by the Author (366 p., préface datée de 1919), New York, Loiseaux frères, 1920.
  • H. A. Ironside, Lectures on the Revelation with Chart, by H. A. Ironside, Litt.D., Author of Notes on Jeremiah and Lamentations; Notes on Ezekiel the Prophet; Lectures on Daniel the Prophet; Notes on the Minor Prophets. etc., etc. (366 p.), Neptune (New Jersey), Loiseaux frères, 1920.
  • H. A. Ironside, Lectures on the Revelation with Chart, by H. A. Ironside (366 p.), New York, Loiseaux frères (“Treasury of Truth” 124), 1930. Nombreuses rééditions, notamment en 1946, 1995, 2005.
anglais (1919)latin (2026)français (2026)
We are to be occupied this evening with the fifth and sixth trumpets, known respectively as the first and second “woes.”Hac vespera versabimur circa quintam et sextam tubam, quae respective primum et secundum «vae» appellantur.Ce soir, nous nous occuperons de la cinquième et de la sixième trompette, connues respectivement comme le premier et le second « malheur ».
The added designation of these trumpets implies a solemnity and a fearfulness beyond anything we have previously considered.Haec addita harum tubarum appellatio sollemnitatem ac terrorem indicat, ultra quidquid antea consideravimus.Cette désignation supplémentaire de ces trompettes implique une solennité et une terreur dépassant tout ce que nous avons envisagé jusqu’ici.
That we may have all the details clearly before us, I will quote the text in full as we go on with the address.Ut omnia ante oculos nostros clare habeamus, textum integrum progredientes in expositione recitabo.Afin que nous ayons clairement tous les détails sous les yeux, je citerai le texte intégral au fur et à mesure de cet exposé.
“And the fifth angel sounded, and I saw a star fall from heaven unto the earth: and to him was given the key to the bottomless pit. And he opened the bottomless pit; and there arose a smoke out of the pit, as the smoke of a great furnace; and the sun and the air were darkened by reason of the smoke of the pit” (vers. 1, 2).«Et quintus angelus tuba cecinit, et vidi stellam de caelo in terram cadere; et data est ei clavis putei abyssi. Et aperuit puteum abyssi; et ascendit fumus de puteo, sicut fumus fornacis magnae; et obscuratus est sol et aer a fumo putei» (vv. 1–2).«Et le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tomber du ciel sur la terre ; et la clé du puits de l’abîme lui fut donnée. Et il ouvrit le puits de l’abîme, et il monta du puits une fumée, comme la fumée d’une grande fournaise ; et le soleil et l’air furent obscurcis à cause de la fumée du puits» (v. 1–2).
In place of “I saw a star fall from heaven,” we should read, “I saw a star fallen from heaven.”Pro loco «vidi stellam de caelo cadere», legendum est: «vidi stellam de caelo lapsam».Au lieu de « je vis une étoile tomber du ciel », il convient de lire : « je vis une étoile tombée du ciel ».
The reference, I take it, is undoubtedly to that apostate leader referred to under the third trumpet.Relatio, ut mihi videtur, haud dubie ad illum ducem apostatam pertinet, qui sub tertia tuba memoratur.La référence vise, selon moi sans aucun doute, le chef apostat évoqué sous la troisième trompette.
There we read of a great star who fell from Heaven burning like a lamp, and who, falling upon the third part of the rivers and fountains of waters, poisoned them so that men drinking of them died, the waters being made bitter.Ibi legimus de magna stella quae de caelo cecidit ardens quasi lampas, quae in tertiam partem fluminum et fontium aquarum incidens eos inficit, ita ut homines ex eis bibentes morerentur, aquis amaricatis.Nous y lisons qu’une grande étoile tomba du ciel en brûlant comme une lampe et qu’en tombant sur le tiers des fleuves et des sources, elle les empoisonna, de sorte que les hommes qui en buvaient mouraient, les eaux étant devenues amères.
Under this fifth trumpet we have the development of the apostasy, of which this leader is evidently the head. He opens the bottomless pit, using a “key.”Sub hac quinta tuba apostasiae progressum videmus, cuius hic dux manifeste caput est. Ille puteum abyssi aperit utens «clave».Sous cette cinquième trompette, nous avons le développement de l’apostasie dont ce chef est manifestement la tête. Il ouvre le puits de l’abîme au moyen d’une « clé ».
We have been made familiar, in the Gospels, with the thought of the key where Christ commits to Peter the keys of the kingdom of heaven; and you will remember our Lord’s words to the lawyers, “ Ye have taken away the key of knowledge.”In Evangeliiis iam assuefacti sumus notioni clavis, ubi Christus Petro claves regni caelorum committit; memineritis etiam verba Domini ad legis peritos: «clavem scientiae abstulistis».Les Évangiles nous ont familiarisés avec l’image de la clé, lorsque le Christ confie à Pierre les clés du royaume des cieux ; et vous vous souvenez aussi des paroles du Seigneur aux docteurs de la Loi : « Vous avez enlevé la clé de la connaissance ».
From these Scriptures it is clear that a key implies a system of teaching, and possibly ritual observances connected with it.Ex his Scripturis patet clavem doctrinam quandam significare, atque fortasse etiam ritus ei coniunctos.D’après ces Écritures, il est clair qu’une clé implique un système d’enseignement, et peut-être aussi des observances rituelles qui y sont associées.
With this hint we can readily understand what follows.Hoc indicio dato, facile intellegimus quae sequuntur.Grâce à cette indication, nous pouvons aisément comprendre ce qui suit.
This arch-apostate, by a system of erroneous teaching, damnable heresies, denying the Lord that bought them, opens up the bottomless pit, from whence issues a blinding smoke as the smoke of a great furnace, so intense that the sun and air become darkened by reason of the smoke of the pit.Hic archiapostata, per doctrinam erroneam et haereses damnabiles, Dominum qui eos redemit negans, puteum abyssi aperit, unde fumus caecans quasi ex magna fornace emergit, adeo vehemens ut sol et aer fumo putei obscurentur.Cet archi-apostat, par un système d’enseignements erronés et d’hérésies pernicieuses, niant le Seigneur qui les a rachetés, ouvre le puits de l’abîme, d’où s’élève une fumée aveuglante comme celle d’une grande fournaise, si intense que le soleil et l’air en sont obscurcis par la fumée du puits.
It is the strong delusion, to which we have had occasion to refer frequently in the course of these addresses.Haec est illa fortis deceptio, ad quam saepius in his tractationibus retulimus.C’est cette illusion puissante à laquelle nous avons eu fréquemment occasion de faire référence au cours de ces exposés.
While it is said in 2 Thessalonians that “God shall send strong delusion,” we here learn that He sends it by permitting this Satanic envoy to delude the nations.Quamvis in II ad Thessalonicenses dicatur «Deus mittet operationem erroris», hic tamen discimus eum id facere permittendo hunc satanicum nuntium gentes seducere.Alors qu’il est dit en 2 Thessaloniciens que « Dieu enverra une puissance d’égarement », nous apprenons ici qu’il le fait en permettant à cet émissaire satanique de séduire les nations.
Darkening of the sun by means of these Stygian fumes implies the blotting out, from before men’s eyes or minds, the supreme source of light.Obscuratio solis per hos fumos Stygios deletionem fontis lucis supremae ante oculos sive mentes hominum significat.L’obscurcissement du soleil par ces fumées infernales implique l’effacement, devant les yeux ou les esprits des hommes, de la source suprême de la lumière.
Their whole spiritual sky will be made dark by the false system with which they will be deluded.Totum caelum eorum spirituale per falsum systema, quo decipientur, obscurabitur.Tout leur ciel spirituel sera obscurci par le système mensonger par lequel ils seront séduits.
The air is particularly Satan’s realm.Aer praecipue Satanae regnum est.L’air est tout particulièrement le domaine de Satan.
He is called “the prince of the power of the air.”Vocatur enim «princeps potestatis aeris».Il est appelé « le prince de la puissance de l’air ».
The darkening of the air implies the control of this realm by Satanic agencies.Aerem obscurari significat hanc regionem a potestatibus satanicis regi.L’obscurcissement de l’air implique le contrôle de ce domaine par des puissances sataniques.
I do not think we will be far wrong if we identify with this coming delusion the occult systems of gnostic origin, so largely prevailing and so rapidly spreading at the present time.Haud multum aberrabimus, si hanc venturam deceptionem cum systematibus occultis origine gnostica coniungamus, quae hodie late dominantur et celeriter diffunduntur.Je ne pense pas que nous nous trompions beaucoup en identifiant cette illusion à venir aux systèmes occultes d’origine gnostique, si largement répandus et se diffusant si rapidement à notre époque.
These systems, as we have before noticed, are a unit in denying (in any true sense) the personality of God and in asserting the divinity of humanity.Haec systemata, ut iam ante animadvertimus, unum conspirant in neganda (sensu vero) Dei personalitate atque in affirmanda humanitatis divinitate.Ces systèmes, comme nous l’avons déjà noté, s’accordent pour nier (en tout sens véritable) la personnalité de Dieu et pour affirmer la divinité de l’humanité.
They reproduce, in some form or other, the primeval lie, “Ye shall be as Elohim.”Pristinam illam mendacitatem, «Eritis sicut Elohim», aliqua forma reiterant.Ils reproduisent, sous une forme ou sous une autre, le mensonge primordial : « Vous serez comme Elohim ».
This is the very essence of New Thought, New Theology, Eddyism, Spiritism, Theosophy, and other offshoots of these evil systems.Haec est ipsa essentia Novae Cogitationis, Novae Theologiae, Eddyismi, Spiritismi, Theosophiae, aliorumque ex his pravis systematibus ortorum.C’est là l’essence même de la New Thought, de la Nouvelle Théologie, de l’eddyisme, du spiritisme, de la théosophie et des autres dérivations de ces systèmes pernicieux.
After the restraining power of the Holy Ghost has been removed, they will spread like locusts over all the earth, having tremendous power over the minds of men.Postquam vis retinens Spiritus Sancti sublata fuerit, per universam terram velut locustae diffundentur, ingentem potestatem super mentes hominum habentes.Après que la puissance restrictive du Saint-Esprit aura été retirée, ils se répandront comme des sauterelles sur toute la terre, exerçant une puissance redoutable sur l’esprit des hommes.
This is what the third verse indicates: “And there came out of the smoke locusts upon the earth: and unto them was given power, as the scorpions of the earth have power.”Hoc ipsum tertius versus indicat: «Et de fumo exierunt locustae in terram, et data est eis potestas, sicut habent potestatem scorpiones terrae».C’est précisément ce qu’indique le verset 3 : « Et de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre, et il leur fut donné un pouvoir, semblable à celui qu’ont les scorpions de la terre ».
Anyone familiar with the locust plagues of the East will understand at once the figure here used.Quicumque plagis locustarum Orientis regiones infestantibus est assuetus, statim figuram hic adhibitam intelliget.Quiconque connaît les invasions de sauterelles en Orient comprendra immédiatement l’image employée ici.
Travelers have told us how the locusts appear in swarms so vast that they seem like great clouds, actually shutting out the sun and filling the whole air.Viatores retulerunt locustas tam immensis agminibus apparere, ut velut nubes ingentes videantur, solem ipsam excludentes et totum aerem complentes.Des voyageurs ont rapporté que les sauterelles apparaissent en essaims si vastes qu’elles ressemblent à d’immenses nuées, obscurcissant réellement le soleil et emplissant tout l’air.
They devour everything before them.Omnia quae obviam fiunt devorant.Elles dévorent tout ce qui se trouve devant elles.
Falling upon a green field, within a few minutes they leave it as bare as though no vegetation had been there at all.In agrum virentem irruentes, intra paucos minutos eum adeo nudant, quasi nulla umquam ibi fuisset vegetatio.Fondant sur un champ verdoyant, en quelques minutes elles le laissent entièrement nu, comme si aucune végétation n’y avait jamais existé.
They are the dread of Oriental husbandmen, who are utterly powerless to combat them.Orientalium agricolarum terror sunt, qui prorsus impotentes sunt ad eas repellendas.Elles sont la terreur des cultivateurs d’Orient, totalement impuissants à les combattre.
They aptly typify or symbolize the spiritual plague of the last days.Apte typum vel symbolum exhibent spiritualis plagae novissimorum dierum.Elles figurent de manière très appropriée la plaie spirituelle des derniers jours.
The symbol of the locusts is coupled with that of the scorpion, because of the torment these evil teachings eventually bring to those who accept them.Symbolum locustarum scorpionis symbolo coniungitur, propter cruciatum quem hae doctrinae malae tandem inferunt iis qui eas recipiunt.Le symbole des sauterelles est associé à celui du scorpion, en raison du tourment que ces doctrines mauvaises finissent par infliger à ceux qui les acceptent.
That we do not have any merely literal plague of locusts in view here the next verses make evident: “And it was commanded them that they should not hurt the grass of the earth, neither any green thing, neither any tree; but only those men which have not the seal of God in their foreheads.Quod hic non de mera locustarum plaga litterali agatur, sequentia verba manifeste ostendunt: “Et praeceptum est eis ne laederent fenum terrae, neque ullum viride, neque ullam arborem, sed tantum homines qui non habent signaculum Dei in frontibus suis.Que nous n’ayons pas ici affaire à une simple plaie littérale de sauterelles apparaît clairement dans les versets suivants : « Et il leur fut ordonné de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front. »
And to them it was given that they should not kill them, but that they should be tormented five months: and their torment was as the torment of a scorpion, when he striketh a man” (vers. 4, 5).Et datum est eis ne occiderent eos, sed ut cruciarentur mensibus quinque; et cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpii, cum percutit hominem (vv. 4–5).Et il leur fut donné non de les faire mourir, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et leur tourment était comme le tourment du scorpion lorsqu’il pique un homme (vv. 4–5).
Literal locusts would do the very thing which these are commanded not to do.Locustae litterales facerent ipsum quod his prohibetur.Des sauterelles réelles feraient précisément ce qu’il leur est ici interdit de faire.
The grass of the earth, green things, trees of all descriptions, are here distinctly protected from their power.Fenum terrae, virentia omnia atque arbores cuiuslibet generis hic manifeste a potestate earum proteguntur.L’herbe de la terre, toute végétation et les arbres de toute espèce sont ici explicitement protégés de leur pouvoir.
This verse seems to be rather in the way of explanation than a continuation of the symbol; otherwise we might think of the grass and trees as representing mankind.Hic versus potius ad explicationem spectare videtur quam ad symboli continuationem; alioquin gramen et arbores pro hominibus significandis acciperemus.Ce verset paraît relever plutôt de l’explication que de la poursuite du symbole ; autrement, on pourrait être tenté de voir dans l’herbe et les arbres une représentation de l’humanité.
But it would appear that the apostle here expounds rather than continues the description of his vision, in order that we may not be misled by a literal application.Sed videtur apostolus hic visionem suam explicare potius quam prosequi, ne applicatione litterali decipiamur.Mais il semble que l’apôtre expose ici sa vision plutôt qu’il ne la continue, afin que nous ne soyons pas induits en erreur par une interprétation littérale.
The locusts’ power is expended upon those men which have not the seal of God in their foreheads.Potestas locustarum in eos homines exercetur qui signaculum Dei in frontibus suis non habent.La puissance des sauterelles s’exerce sur les hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front.
These are tormented by them for five months, a torment akin to that of a scorpion when he striketh a man.Hi per quinque menses cruciantur, cruciatu simili ei quo scorpio hominem ferit.Ceux-là sont tourmentés pendant cinq mois, d’un tourment semblable à celui qu’inflige le scorpion lorsqu’il pique un homme.
We have already seen that those bearing the seal of God are the remnant of Israel.Iam vidimus eos qui sigillum Dei ferunt esse reliquias Israel.Nous avons déjà vu que ceux qui portent le sceau de Dieu sont le reste d’Israël.
These alone in Christendom and Judaism will be preserved from the strong delusion of that day.Hi soli, tam in Christianitate quam in Iudaismo, a forti illius diei seductione servabuntur.Eux seuls, dans la chrétienté comme dans le judaïsme, seront préservés de la forte illusion de ce jour-là.
Our Lord Himself limits Satan’s power in the same way, when, referring to this very period, and the plague of false teaching, He says, “If it were possible, they would deceive the very elect.”Ipse Dominus potestatem Satanae eodem modo limitat, cum ad ipsum hoc tempus et ad plagam falsae doctrinae referens dicit: «Si fieri posset, etiam electos seducerent».Le Seigneur lui-même limite ainsi la puissance de Satan lorsque, se référant précisément à cette période et à la plaie de l’enseignement mensonger, il déclare : « Si cela était possible, ils séduiraient même les élus ».
Thank God, it is not possible; for the seal of the living God in the present dispensation is the indwelling Holy Spirit, given to guide into all truth, and in that coming dispensation of judgment the same Holy Spirit will illumine the minds of those who repent in Israel, and thus preserve them from this Satanic delusion.Deo gratias, id non est possibile; note enim praesentis dispensationis sigillum Dei viventis est Spiritus Sanctus inhabitans, ad omnem veritatem dirigens, et in futura illa iudicii dispensatione idem Spiritus Sanctus mentes paenitentium in Israel illuminabit atque eos a hac satanica seductione servabit.Dieu soit loué, cela n’est pas possible ; car le sceau du Dieu vivant dans la dispensation actuelle est le Saint-Esprit qui demeure en nous, donné pour conduire dans toute la vérité, et dans la dispensation future du jugement, ce même Esprit Saint éclairera l’esprit de ceux qui se repentent en Israël et les préservera ainsi de cette illusion satanique.
For the rest, so great will be the distress caused by these evil teachings when men fully give themselves up to them, that, “In those days shall men seek death, and shall not find it; and shall desire to die, and death shall flee from them” (ver. 6).Ceteris autem tantus erit angor ex his pravis doctrinis oriundus, cum homines se eis penitus tradiderint, ut «in illis diebus mortem quaerant et non inveniant, et cupiant mori, et mors fugiat ab eis» (v. 6).Quant aux autres, si grande sera l’angoisse provoquée par ces enseignements pervers lorsque les hommes s’y abandonneront entièrement, que « en ces jours-là les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux » (v. 6).
Anyone who has ever sought to give spiritual help to persons awakening in measure from the delusions of Eddyism, or Spiritism, or in fact any other Satanic system, will understand at once the condition of mind here depicted.Quicumque umquam auxilium spirituale praestare conatus est iis qui paulatim ex delusionibus Eddyismi, Spiritismi, vel cuiuslibet alterius systematis satanici expergiscuntur, statim hunc animi statum hic descriptum intellegere poterit.Quiconque a jamais tenté d’apporter une aide spirituelle à des personnes s’éveillant, fût-ce partiellement, aux illusions de l’eddyisme, du spiritisme ou de tout autre système satanique, comprendra aussitôt l’état d’esprit ici décrit.
I shall never forget the almost insane glare of the eye and the hopeless wail in the voice of a poor woman who, after having been under spiritualistic influences for a number of years, at last began dimly to apprehend the dreadful character of the system that had been enslaving her.Numquam obliviscar fere insanum oculorum fulgorem atque vocis planctum desperatum mulieris cuiusdam miserae, quae, postquam per multos annos sub influentiis spiritisticis fuerat, tandem obscurius apprehendere coepit formidolosam naturam systematis quod eam servitute oppresserat.Je n’oublierai jamais l’éclat presque insensé de son regard ni la plainte désespérée dans la voix d’une pauvre femme qui, après avoir été soumise durant plusieurs années à des influences spiritualistes, commença enfin à entrevoir confusément le caractère effroyable du système qui l’avait asservie.
It was only through much prayer and earnest holding on to God on her behalf that she was delivered, but she told me on one occasion that she had suffered all the torments of the damned during the year and a half when she was seeking deliverance from demon-control.Solum per multas preces atque per assiduam adhaesionem ad Deum pro ea factam liberata est; narravit tamen mihi aliquando se per annum et dimidium, dum a daemonica dominatione liberationem quaereret, omnes damnatorum cruciatus pertulisse.Ce ne fut qu’au prix de nombreuses prières et d’une ferme persévérance devant Dieu en sa faveur qu’elle fut délivrée ; mais elle me confia un jour qu’elle avait enduré, durant l’année et demie où elle cherchait à être libérée de l’emprise démoniaque, tous les tourments des damnés.
A few years ago I was laboring among the Mormons in Utah.Paucis abhinc annis inter Mormonas in territorio Utahensi laborabam.Il y a quelques années, je travaillais parmi les Mormons dans l’Utah.
There I learned of a most pitiable case.Ibi de casu admodum miserabili certior factus sum.Là, j’appris l’existence d’un cas des plus pitoyables.
A family who had accepted the Mormon delusion and emigrated from Great Britain to Utah, after practising the heathenish rites of Joseph Smith’s abominable system for thirty years, were at last awakened to the untrustworthiness of it all by the perfidious conduct of certain eminent church-leaders.Familia quaedam, quae Mormonum errorem amplexa e Britannia Maiore in Utah migraverat, post triginta annos ethnicos ritus nefandi systematis Iosephi Smith exercentes, tandem ad totius rei fallaciam excitata est per perfidam quorundam eminentium ducum ecclesiasticorum agendi rationem.Une famille qui avait adopté l’illusion mormone et émigré de Grande-Bretagne vers l’Utah, après avoir pratiqué pendant trente ans les rites païens de l’abominable système de Joseph Smith, fut finalement réveillée à l’inanité de tout cela par la conduite perfide de certains dirigeants éminents de l’Église.
As a result, they renounced the entire system and were left, if one may so speak, without religious convictions of any kind.Quo facto, totum systema abiecerunt atque, ut ita dicam, sine ullis convictionibus religiosis relicti sunt.En conséquence, ils renoncèrent à l’ensemble du système et se retrouvèrent, pour ainsi dire, dépourvus de toute conviction religieuse.
A few months later, the wife and mother was dying.Post paucos menses, uxor et mater moriebatur.Quelques mois plus tard, l’épouse et mère était mourante.
She tossed upon her bed in the greatest agony of mind, moaning in her distress and despair, afraid to meet God in her sins.In lecto se volutabat summa animi angore, gemens in afflictione et desperatione, Deum in peccatis suis occurrere metuens.Elle se débattait sur son lit dans la plus grande angoisse de l’âme, gémissant dans sa détresse et son désespoir, craignant de rencontrer Dieu dans ses péchés.
A minister of the gospel was urged by some friends to call and see her, though much against the will of the family, and finally gained admittance to the dying woman’s room.Minister evangelii a quibusdam amicis ad eam visendam impulsus est, licet familiae voluntati magnopere adversus, tandemque ad cubiculum mulieris morientis admissus est.Un ministre de l’Évangile fut pressé par quelques amis d’aller la voir, bien que cela fût fortement contraire à la volonté de la famille, et obtint finalement accès à la chambre de la mourante.
He sought faithfully to present the precious truth of the gospel from God’s holy Word, but though for a time she seemed to listen eagerly, she turned from him at the very last, crying out, “Oh! sir, after one has been fooled by one religion all her life, it is too late to trust another in the hour of death.”Fideliter conatus est pretiosam Evangelii veritatem ex sancto Dei Verbo proponere; sed, quamvis ad tempus avidissime audire videretur, extremo momento ab eo se avertit clamans: « O domine, postquam quis tota vita una religione deceptus est, sero est aliam in hora mortis fidere. »Il s’efforça fidèlement de lui présenter la précieuse vérité de l’Évangile à partir de la sainte Parole de Dieu ; mais, bien qu’elle semblât l’écouter avidement pendant un temps, elle se détourna de lui au dernier moment en s’écriant : « Ô monsieur, après avoir été trompée toute sa vie par une religion, il est trop tard pour en faire confiance à une autre à l’heure de la mort. »
And so, in great agony, she passed away, so far as he could tell, into a hopeless eternity.Itaque, magno in cruciatu, ut ipse aestimare poterat, in aeternitatem sine spe transiit.Ainsi, dans une grande agonie, elle passa — autant qu’il pouvait en juger — dans une éternité sans espérance.
Oh! I would that I had the power to impress upon men and women everywhere the dreadful responsibility they assume when they tamper with these unholy teachings which already have escaped from the bottomless pit, and which even now have for many souls darkened the air and blotted out the light of the sun.Utinam mihi esset potestas omnibus viris ac mulieribus ubique inculcandi tremendam responsabilitatem quam suscipiunt, cum his impiis doctrinis se miscere audent, quae iam de puteo abyssi effugerunt, et quae etiam nunc multis animabus aerem obtenebraverunt atque solis lumen exstinxerunt.Ah ! si seulement j’avais le pouvoir d’imprimer dans l’esprit des hommes et des femmes partout la responsabilité effroyable qu’ils assument lorsqu’ils se livrent à ces doctrines impies, déjà échappées du puits de l’abîme, et qui, dès maintenant, ont obscurci l’air et éteint la lumière du soleil pour de nombreuses âmes.
No torture can be compared to spiritual torment, and the only remedy is that perfect love alone, displayed in Calvary’s cross, which casteth out all fear.Nulla tortura cruciatui spirituali comparari potest, atque unicum remedium est sola illa perfecta caritas, in cruce Calvariae manifestata, quae omnem timorem expellit.Aucune torture ne peut être comparée au tourment spirituel, et le seul remède est cet amour parfait, manifesté dans la croix du Calvaire, qui chasse toute crainte.
In the days to which our chapter refers, those who have rejected the grace of God will never again hear that precious gospel, and so they are left to cry out in their anguish, seeking death and finding it not.In diebus ad quos hic locus pertinet, qui gratiam Dei reiecerunt illud pretiosum evangelium numquam amplius audient; ideo in angustiis suis relicti clamabunt, mortem quaerentes et non invenientes.Aux jours auxquels se rapporte notre chapitre, ceux qui auront rejeté la grâce de Dieu n’entendront plus jamais ce précieux Évangile ; ils seront donc laissés à crier dans leur angoisse, cherchant la mort et ne la trouvant pas.
In verses seven to twelve we have a highly symbolic description of this delusion, which I wish to examine in detail, so I quote the passage in full.In versibus septimo ad duodecimum describitur haec deceptio valde symbolice, quam diligenter examinare cupio; ideo totum locum integre recito.Dans les versets sept à douze, nous avons une description hautement symbolique de cette séduction, que je souhaite examiner en détail ; c’est pourquoi je cite le passage dans son intégralité.
“And the shapes of the locusts were like unto horses prepared unto battle; and on their heads were as it were crowns like gold, and their faces were as the faces of men.« Et formae locustarum erant similes equis ad bellum paratis; et super capita earum quasi coronae similes auro erant, et facies earum sicut facies hominum. »« L’aspect des sauterelles était semblable à des chevaux préparés pour la guerre ; sur leurs têtes il y avait comme des couronnes semblables à de l’or, et leurs faces étaient comme des faces humaines. »
And they had hair as the hair of women, and their teeth were as the teeth of lions.Et habebant capillos sicut capillos mulierum, et dentes eorum erant sicut dentes leonum.Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme des dents de lions.
And they had breast-plates, as it were breastplates of iron; and the sound of their wings was as the sound of chariots of many horses running to battle.Et habebant loricas quasi loricas ferreas; et sonus alarum earum erat sicut sonus curruum multorum equorum ad bellum currentium.Elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars de nombreux chevaux courant au combat.
And they had tails like unto scorpions, and there were stings in their tails: and their power was to hurt men five months.Et habebant caudas similes scorpionibus, et aculei erant in caudis earum; et potestas earum erat nocendi hominibus mensibus quinque.Elles avaient des queues semblables à celles des scorpions, avec des aiguillons dans leurs queues ; et leur pouvoir était de nuire aux hommes pendant cinq mois.
What a mercy that their power is thus limited.Quanta misericordia est quod potestas eorum sic limitata sit.Quelle miséricorde que leur pouvoir soit ainsi limité.
I see no reason why we should not understand the five months literally.Nullam video causam cur quinque menses non ad litteram intellegamus.Je ne vois aucune raison pour laquelle nous ne devrions pas comprendre les cinq mois littéralement.
For a very limited time this apostate leader and his emissaries will be permitted to dominate those who would not have Christ the Lord to reign over them.Per tempus admodum breve huic duci apostatae eiusque emissariis permittetur dominari iis qui Christum Dominum super se regnare noluerunt.Pendant un temps très limité, ce chef apostat et ses émissaires seront autorisés à dominer ceux qui n’ont pas voulu que le Christ Seigneur règne sur eux.
In His place, Satan himself is worshiped as Abaddon and Apollyon.Eius loco ipse Satanas ut Abaddon et Apollyon colitur.À sa place, Satan lui-même est adoré comme Abaddon et Apollyon.
“And they had a king over them, which is the angel of the bottomless pit, whose name in the Hebrew tongue is Abaddon, but in the Greek tongue hath his name Apollyon” (ver. 11).« Et habebant super se regem, angelum abyssi, cui nomen Hebraice Abaddon est, Graece autem Apollyon » (v. 11).« Ils avaient sur eux un roi, l’ange de l’abîme, dont le nom en hébreu est Abaddon, et en grec Apollyon » (v. 11).
This can only refer to the Devil himself.Hoc ad ipsum Diabolum solum referri potest.Cela ne peut se référer qu’au Diable lui-même.
He alone is the angel of the bottomless pit.Solus ipse est angelus abyssi.Lui seul est l’ange de l’abîme.
So it is made evident at last that the “God within,” to which men are turning to-day, is no other than Satan, the great arch-enemy, who has been plotting man’s destruction from the very beginning.Ita tandem manifestum fit illum “Deum interiorem”, ad quem homines hodie convertuntur, nihil aliud esse quam Satanam, magnum archi-inimicum, qui a primordiis exitium hominis molitus est.Ainsi apparaît clairement, en définitive, que le « Dieu intérieur » vers lequel les hommes se tournent aujourd’hui n’est autre que Satan, le grand archi-ennemi, qui complote la destruction de l’homme depuis le commencement.
Self-worshipers are devil-worshipers, and in some instances already this has been avowed by the followers of present day apostasy.Qui se ipsos colunt, Diabolum colunt; atque hoc iam in nonnullis casibus ab asseclis apostasiae hodiernae apertissime confessum est.Les adorateurs d’eux-mêmes sont des adorateurs du Diable, et cela a déjà été avoué, dans certains cas, par les adeptes de l’apostasie contemporaine.
This then is the first “woe.”Hic igitur est primus “vae”.Tel est donc le premier « malheur ».
“One woe is past; and, behold, there come two woes more hereafter” (ver. 12).“Vae unum abiit; et ecce veniunt adhuc duo vae post haec” (v. 12).« Un malheur est passé ; et voici, deux autres malheurs viennent encore après cela » (v. 12).

1919. Isbon T. Beckwith

  • Isbon Thaddeus Beckwith (1843-1936), pasteur épiscopalien étatsunien qui a surtout vécu dans le Connecticut, docteur en théologie, professeur d'interprétation du Nouveau Testament au General Theological Seminary de New York, et de grec au Trinity College de Hartford, membre de l'Archeological Institute of America, de l'American Philological Association et de la Society of the Bible, Liturgy and Exegesis (ajourd'hui Society of Biblical Literature).
  • Isbon T. Beckwith, The Apocalypse of John. Studies and Introduction, with a Critical and Exegetical Commentary, by Isbon T. Beckwith, Ph.D, D.D.,formerly Professor of the Interpretation of the New Testament in the General Theological Seminary, New York, and of Greek in Trinity College, Hartford (XIII+794 p.), New York, Macmillan, 1919, pp. 270-271 (sommaire), 340-341 (objections de Caius contre l'Apocalypse), 520 (les 5 mois, une réalité familière), 562 (verset 9,5), 563 (verset 9,10).
anglais (1919)latin (2025)français (2025)
The plague of the fifth vision (9:1-12) the first of the woes proclaimed by the eagle (8:13), is inflicted by a swarm of hellish locusts let loose from the nether-world and equipped with fabulous forms and scorpion-like tails, for terrifying and tormenting.Plaga quintae visionis (9,1–12), prima ex malis ab aquila (8,13) praenuntiatis, infertur per examen infernarum locustarum e profundis emissarum, miris formis et caudis scorpiaceis instructarum ad terrendum et cruciandum.La plaie de la cinquième vision (9,1-12), la première des malheurs annoncés par l’aigle (8,13), est infligée par un essaim de sauterelles infernales lâchées du monde souterrain, dotées de formes fabuleuses et de queues ressemblant à celles des scorpions, pour terrifier et tourmenter.
They are led by the angel of hell.Ducuntur ab angelo inferni.Elles sont conduites par l’ange de l’enfer.
By these fiendish creatures the enemies of God are tortured without the relief of death for the long space of five months, the length of the period in which the ravages of the natural locusts usually occur.Per has bestias demoniacas inimici Dei cruciantur sine solacio mortis per spatium longum quinque mensium, quo tempore plerumque grassantur locustae naturales.Par ces créatures démoniaques, les ennemis de Dieu sont torturés sans le soulagement de la mort, pendant la longue durée de cinq mois, durée qui correspond à la période où les sauterelles naturelles sévissent ordinairement.
(…)(…)(…)
In sympathy with the Alogi, as a zealous anti-Montanist the Roman presbyter Caius in the time of Zephyrinus (bp. 199-217) wrote a Dialogue against the Montanist Proclus in which he attributed the Apocalypse to Cerinthus. (Euseb. H. E. III. 28.)Cum Alogis consentaneus, ut studiosus anti-Montanista, presbyter Romanus Caius temporibus Zephyrini (episc. 199–217) Dialogum adversus Montanistam Proclum conscripsit, in quo Apocalypsim Cerintho adscripsit. (Euseb. H. E. III. 28.)Sympathisant des Aloges, et ardent antimontaniste, le prêtre romain Caius, du temps de Zéphyrin (évêque 199-217), écrivit un Dialogue contre le montaniste Proclus dans lequel il attribua l’Apocalypse à Cérinthe. (Eusèbe, H.E. III, 28.)
Caius accuses Cerinthus of attributing to the apostle John the book which he had himself fabricated. (…)Caius Cerinthum accusat quod librum a se confictum apostolo Ioanni attribuerit. (…)Caius accuse Cérinthe d’avoir attribué à l’apôtre Jean un livre qu’il avait lui-même fabriqué. (…)
Caius, in impugning the apostolic origin of the Apocalypse (…) reviews the book and finds various discrepancies (…)Caius, apostolicam originem Apocalypsis impugnans (…) librum recognoscit et varias discrepantias invenit (…)Caius, en contestant l’origine apostolique de l’Apocalypse (…) examine le livre et y trouve diverses contradictions (…)
A more characteristic example of Caius' discrepancies is the following: hellish locusts overrun the wicked, but the Scripture says the wicked shall flourish and the saints shall be persecuted.Exemplum magis proprium discrepantiarum a Caio notarum hoc est: locustae infernales malos invadunt, at Scriptura dicit impios florere et sanctos vexari.Un exemple plus caractéristique des contradictions relevées par Caius est le suivant : des sauterelles infernales envahissent les méchants, alors que l’Écriture dit que les impies prospéreront et que les saints seront persécutés.
Caius' criticism was without any considerable influence in the west (…)Caii censura nullum fere pondus in occidente habuit (…)La critique de Caius n’eut presque aucune influence en Occident (…)
(…)(…)(…)
It is then a supposition close at hand that our author (…) takes from current experience the limit of five months set to the torments of the locusts in 9:5.Proinde coniectura obvia est nostrum auctorem (…) e vita communi sumpsisse terminum quinque mensium cruciatibus locustarum in 9,5 statutum.Il est donc naturel de supposer que notre auteur (…) emprunte à l’expérience courante la limite de cinq mois assignée aux tourments infligés par les sauterelles en 9,5.
see note there.vide notam ibidem.voir la note ad loc.
(…)(…)(…)
5. (…) μῆνας πέντε, five months: visitations of locusts in the East are confined to the warm, dry season (…); the monsters of the vision work their torment continuously throughout the whole time.5. (…) μῆνας πέντε, quinque menses: incursus locustarum in Oriente intra aestatem siccam continentur (…); monstra visionis toto hoc tempore continuo cruciant.5. (…) μῆνας πέντε, cinq mois : les invasions de sauterelles en Orient sont limitées à la saison chaude et sèche (…); les monstres de la vision infligent leurs tourments sans interruption pendant toute cette période.
(…)(…)(…)
10. (…) μῆνας πέντε, five months: see on V. 5.10. (…) μῆνας πέντε, quinque menses: vide ad v. 5.10. (…) μῆνας πέντε, cinq mois : voir le v. 5.

1919. Arthur Peake

  • Arthur Samuel Peake (1865-1929), premier titulaire de la chaire de critique et d'exégèse biblique de l'université de Manchester après son instauration en tant qu'institution indépendante en 1904, ainsi que premier professeur de matière religieuse non anglican dans une université anglaise, qui fit connaître au grand public l'exégèse historico-critique de la Bible.
  • Arthur S. Peake, The Revelation of John, by Arthur S. Peake, M.A., D.D. Rylands Professor of Biblical Exegesis in the University of Manchester, Tutor in Hartley Primitive Methodist College, sometime Fellow of Merton College, Oxford (XIV+390 p.), London, Joseph Johnson (“The Nineteenth Hartley Lecture”), 1919, pp. 181-182, 198 et 284-286.
anglais (1919)latin (2026)français (2026)
And just as heaven is on the other side of the firmament which is not so far away, so the abyss also is below the surface of the earth.Et sicut caelum est ultra firmamentum quod non ita longe abest, ita abyssus quoque sub superficie terrae est.Et de même que le ciel se trouve de l’autre côté du firmament, qui n’est pas si éloigné, de même aussi l’abîme est sous la surface de la terre.
Earth and the underworld are connected by a shaft, the mouth of which is closed with a cover which is locked or sealed.Terra et infernus per puteum quendam coniunguntur, cuius os operculo clauditur quod sera aut sigillo firmatur.La terre et le monde inférieur sont reliés par un puits, dont l’ouverture est fermée par un couvercle verrouillé ou scellé.
When it is opened, a dense smoke pours into the upper world; and the writer describes how from the clouds of smoke, which darken the sun and the air, the demon locusts emerged, led by Abaddon the angel of the abyss to inflict with their stings intolerable torments on mankind.Cum aperitur, densus fumus in mundum superiorem effunditur; et auctor describit quomodo e nubibus fumi, quae solem atque aerem obscurant, locustae daemonicae exeant, ductae ab Abaddon angelo abyssi ut hominibus ictibus suis intolerabiles cruciatus infligant.Lorsqu’il est ouvert, une fumée épaisse se répand dans le monde supérieur; et l’auteur décrit comment, des nuées de fumée qui obscurcissent le soleil et l’air, sortent des sauterelles démoniaques, conduites par Abaddon, l’ange de l’abîme, pour infliger à l’humanité des tourments intolérables par leurs aiguillons.
And into the abyss, through that shaft, the fettered Satan is cast and made secure by the sealing of its cover.Et in abyssum, per illum puteum, Satanas vinctus deicitur atque securus redditur operculo eius obsignato.Et dans l’abîme, par ce puits, Satan enchaîné est précipité et rendu sûr par le scellement de son couvercle.
There too perhaps was to be found the lake of fire that burned with brimstone.Ibi quoque fortasse inveniebatur stagnum ignis sulphure ardens.Là aussi peut-être se trouvait le lac de feu brûlant de soufre.
Now these descriptions of heaven and hell were meant by the author to be very literally taken.Iam hae descriptiones caeli et inferni ab auctore admodum litteraliter accipi destinatae erant.Or ces descriptions du ciel et de l’enfer étaient destinées par l’auteur à être prises tout à fait littéralement.
They are not figures of speech; and if we are to be true to the writer’s thought we can scarcely represent the scenes to our imagination with too much realism.Non sunt figurae orationis; et si menti scriptoris fideles esse volumus, vix nimio realismo has imagines mente nostra repraesentare possumus.Ce ne sont pas des figures de style; et si nous voulons être fidèles à la pensée de l’écrivain, nous pouvons à peine représenter ces scènes à notre imagination avec trop de réalisme.
And similarly the scorpion locusts are quite literally intended; they are not heretics, or Goths, or Mohammedans, or the mendicant orders, or the Jesuits, or Protestants, or Saracens or Turks, but they are uncanny denizens of the abyss, locusts of a hellish species, animated by devilish instincts and equipped with infernal powers.Similiter etiam locustae scorpioniformes plane litteraliter intellegendae sunt; non sunt haeretici, aut Gothi, aut Mahometani, aut ordines mendicantes, aut Iesuitae, aut Protestantes, aut Saraceni aut Turci, sed sunt mirae incolae abyssi, locustae infernae speciei, instinctibus diabolicis animatae et potestatibus infernalibus instructae.De même, les sauterelles-scorpions doivent être comprises tout à fait littéralement; elles ne sont ni des hérétiques, ni des Goths, ni des Mahométans, ni les ordres mendiants, ni les Jésuites, ni les Protestants, ni les Sarrasins ni les Turcs, mais ce sont d’étranges habitants de l’abîme, des sauterelles d’une espèce infernale, animées d’instincts diaboliques et pourvues de pouvoirs infernaux.
And similarly the demon horses with lions’ heads, breathing fire and smoke and brimstone, with tails like serpents, ridden by two hundred million horsemen, are neither horses of this world nor to be figuratively explained of human armies.Item equi daemonici capitibus leoninis, ignem fumumque et sulphur spirantes, caudis serpentibus similes, a ducentis milibus myriadum equitum insidentes, neque huius mundi equi sunt neque de exercitibus humanis figurate explicandi.De même encore les chevaux démoniaques aux têtes de lions, soufflant feu, fumée et soufre, avec des queues semblables à des serpents, montés par deux cents millions de cavaliers, ne sont ni des chevaux de ce monde ni des images figurées d’armées humaines.
It would be most natural, in view of the references to the Parthians and the mention of the Euphrates, to suppose that the dreaded Parthian invasion of the Empire was here intended; but the vast numbers and the description of the horses show us clearly that some more awful visitation is in view, and the relation between the demon cavalry and the cavalry of Parthia is similar to that between the swarms of locusts that ravage the crops and those locusts of hell whose prey is men.Maxime naturale esset, inspectis allusionibus ad Parthos et mentione Euphratis, existimare hic significari formidatam Parthorum invasionem Imperii; sed ingentes numeri et descriptio equorum clare ostendunt visitationem quandam multo terribiliorem spectari, et relatio inter equitatum daemonicum et equitatum Parthorum similis est relationi inter examina locustarum quae segetes devastant et illas locustas infernas quarum praeda sunt homines.Il serait tout à fait naturel, vu les allusions aux Parthes et la mention de l’Euphrate, de supposer qu’il est ici question de la redoutée invasion parthe de l’Empire; mais les nombres immenses et la description des chevaux montrent clairement qu’il s’agit d’une visitation bien plus terrible, et la relation entre la cavalerie démoniaque et la cavalerie parthe est semblable à celle qui existe entre les essaims de sauterelles qui ravagent les récoltes et ces sauterelles infernales dont la proie est l’homme.
(…)(…)(…)
The close connexion of the angels with the stars is illustrated by the incident of the demon locusts.Arcta coniunctio angelorum cum stellis illustratur episodio locustarum daemonicarum.L’étroite connexion des anges avec les étoiles est illustrée par l’épisode des sauterelles démoniaques.
At the sounding of the fifth trumpet a star falls from heaven.Ad sonum quintae tubae stella e caelo cadit.Au son de la cinquième trompette, une étoile tombe du ciel.
This star, however, is a personal being, for he receives the key of the pit of the abyss and opens it.Haec autem stella persona est, nam clavis putei abyssi ei datur et illum aperit.Mais cette étoile est un être personnel, car elle reçoit la clé du puits de l’abîme et l’ouvre.
(…)(…)(…)
The fifth trumpet is of a far more impressive and distinctive character.Quinta tuba longe graviorem ac distinctiorem indolem habet.La cinquième trompette possède un caractère bien plus impressionnant et distinctif.
The seer beholds on earth a star which has fallen from heaven.Vates in terra stellam conspicit quae e caelo ceciderat.Le voyant aperçoit sur la terre une étoile qui est tombée du ciel.
The stars were commonly regarded as personal beings, hence it would occasion no surprise to the reader that there should be given to this star the key of the pit of the abyss.Stellae vulgo ut entia personalia habebantur; ideo lectori nihil mirum erit quod huic stellae clavis putei abyssi detur.Les étoiles étaient communément considérées comme des êtres personnels; il ne sera donc pas surprenant pour le lecteur que la clé du puits de l’abîme soit donnée à cette étoile.
The pit is the shaft leading to the nether deep, and over it there is a covering, securely locked that the powers of the abyss may not invade the upper world.Puteus est fovea ad profundum inferius ducens, et super eum operculum est firmissime clausum ne potestates abyssi mundum superiorem invadant.Le puits est la fosse qui mène aux profondeurs inférieures, et au-dessus se trouve un couvercle solidement fermé afin que les puissances de l’abîme n’envahissent pas le monde supérieur.
Now the star unlocks and removes the covering, and at once there pours out a dense volume of smoke which darkens the air and obscures the sun.Nunc stella seram solvit et operculum removet, statimque densus fumus effunditur qui aerem obscurat et solem obtegit.Alors l’étoile déverrouille et enlève le couvercle, et aussitôt se déverse une épaisse masse de fumée qui obscurcit l’air et voile le soleil.
The smoke conceals within it a vast swarm of locusts, but these are not the familiar locusts that strip the country bare of all vegetation.Fumus in se magnum locustarum agmen continet; sed hae non sunt locustae illae vulgares quae omnem vegetationem terrae depascunt.La fumée renferme en elle un immense essaim de sauterelles; mais ce ne sont pas les sauterelles ordinaires qui dépouillent la contrée de toute végétation.
They are not to hurt the grass or any green vegetation, or any tree.Non licet eis laedere herbam neque ullam viridem vegetationem neque ullam arborem.Il ne leur est pas permis de nuire à l’herbe, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre.
Men are to be the objects of their attack, such men as have not the seal of God on their foreheads.Homines autem sunt obiectum impetus eorum, tales scilicet qui signaculum Dei in frontibus suis non habent.Les hommes doivent être l’objet de leur attaque, à savoir ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front.
They have stings like the stings of scorpions with which they inflict an intolerable but not fatal agony, so intolerable that the victims would gladly die rather than suffer it, but death eludes them.Aculeos habent similes aculeis scorpionum, quibus dolorem intolerabilem sed non lethalem infligunt, adeo intolerabilem ut victimae libentius mori vellent quam illum pati, sed mors eos fugit.Ils ont des aiguillons semblables aux aiguillons des scorpions, avec lesquels ils infligent une douleur intolérable mais non mortelle, si insupportable que les victimes préféreraient mourir plutôt que de la subir, mais la mort leur échappe.
The description is partly modelled on that given by Joel; but the prophet meant locusts in the strict sense of the term.Descriptio partim ex ea quae apud Ioelem legitur formata est; sed propheta locustas proprie dictas intellexit.La description est en partie modelée sur celle que donne Joël; mais le prophète entendait des sauterelles au sens strict.
His language, it is true, takes on a tone of exaggeration; but he is not thinking of supernatural locusts nor yet are we entitled to interpret his words as an allegory.Lingua quidem eius quandam hyperbolen assumit; sed neque de locustis supernaturalibus cogitat neque verba eius allegorice interpretari licet.Il est vrai que son langage prend un ton d’exagération; mais il ne pense pas à des sauterelles surnaturelles et nous ne sommes pas autorisés non plus à interpréter ses paroles comme une allégorie.
In our passage it is with demon locusts that we have to do, weird denizens of the underworld, sufficiently resembling locusts in general appearance to bear their name, yet differentiated from them in that they spare vegetation and assail men, and by their golden crowns, their human faces, long hair like the hair of women, and scorpion stings.In hoc autem loco de locustis daemonicis agitur, miris incolis inferorum, quae specie generali locustis satis similes sunt ut nomen eorum ferant, sed ab eis distinguuntur quod vegetationem parcunt et homines oppugnant, atque coronis aureis, faciebus humanis, crinibus longis quasi capillis mulierum, et aculeis scorpionum.Dans notre passage, il s’agit de sauterelles démoniaques, étranges habitants du monde inférieur, assez semblables aux sauterelles par leur apparence générale pour porter ce nom, mais qui s’en distinguent en ce qu’elles épargnent la végétation et attaquent les hommes, ainsi que par leurs couronnes d’or, leurs visages humains, leurs longs cheveux comme des cheveux de femmes et leurs aiguillons de scorpion.
Moreover while a writer in Proverbs (XXX. 27) expressly observes that the locusts have no king, these locusts have as their king Abaddon, or to use the Greek equivalent of the Hebrew name, Apollyon.Praeterea, cum scriptor Proverbiorum (XXX, 27) expresse dicat locustas regem non habere, hae locustae regem habent Abaddon, vel, ut Graeco nomine Hebraici vocis utamur, Apollyon.De plus, tandis que l’auteur des Proverbes (XXX, 27) observe expressément que les sauterelles n’ont pas de roi, ces sauterelles ont pour roi Abaddon, ou, pour employer l’équivalent grec du nom hébreu, Apollyon.
The period of torment lasts five months as in the case of an ordinary plague of locusts.Tempus cruciatus quinque mensibus durat sicut in solita locustarum clade.La période de tourment dure cinq mois comme dans une invasion ordinaire de sauterelles.
So multitudinous are they that the rustling of their wings sounds like chariots or the rushing of many horses to the fray.Tanta est multitudo earum ut sonitus alarum earum quasi currus aut impetus multorum equorum ad pugnam ruentium audiatur.Elles sont si nombreuses que le bruissement de leurs ailes ressemble au bruit de chars ou à la ruée de nombreux chevaux allant au combat.

1920. R. H. Charles

  • Robert Henry Charles, (1855-1931), théologien anglican irlandais, spécialiste de la Bible, professeur de grec biblique au Trinity College de Dublin, particulièrement connu pour ses traductions en anglais de nombreux écrits apocryphes et pseudépigraphiques hébraïques anciens, fellow de la British Academy à partir de 1906 et archidiacre de Westminster à partir de 1919.
  • R. H. Charles, Lectures on the Apocalypse, by R. H. Charles, D.Litt., D.D., Archdeacon of Westminster, Fellow of the British Academy (VIII+80 p.), Londres, British Academy (“The Schweich Lectures” 1919), 1922. — Rien sur la péricope des sauterelles.
  • R. H. Charles, A Critical and Exegetical Commentary on the Revelation of St. John, with Introduction, Notes, ans Indices, also the Greek Texte and English Translation, by R H Charles, D.D., Archdeacon of Westminster, Fellow of the British Academy (in two Volumes). Vol. I, Édimbourg, T. et T. Clark, 1920, p. 243.
anglais (1920)latin (2025)français (2025)
The period of the visitation of these demonic locusts is limited to five months.Tempus huius visitationis locustarum daemonicarum ad quinque tantum menses coarctatur.La durée de la visitation de ces sauterelles démoniaques est limitée à cinq mois.
This limitation is due to the fact noticed by Bochart (Hierozoicon. iii. 339), that the natural locust is born in the spring and dies at the end of the summer, and thus lives about five months in all.Haec limitatio oritur ex observatione a Bocharto facta (Hierozoicon III, 339), quod locusta naturalis vere nascitur et aestate finita interit, atque ita circiter quinque menses tota vivit.Cette limitation vient du fait observé par Bochart (Hierozoicon, III, 339), que la sauterelle naturelle naît au printemps et meurt à la fin de l’été, vivant ainsi environ cinq mois en tout.

1920. Charles Byse

  • Charles Byse ()
  • Charles Byse, Apocalypse. Sens interne. Étude exégétique (210 p.), Lausanne, Agence des publications, 1920.

1920. D. M. Stearns

  • Daniel Miner Stearns (1844-1920), pasteur épicopalien étasunien ordonné en 1880, en poste jusqu'à 1892 à Scranton (Pennsylvanie) puis jusqu'à sa mort à Germantown, aujourd'hui quartier de Philadelphie (Pennsylvanie), enseignant la Bible au Dallas Theological Seminary. Ses élèves y firent ériger le D. M. Stearns Memorial Hall et publièrent à titre posthume son commentaire sur l'Apocalypse.
  • D. M. Stearns, Studies in the Book of Revelation, by D. M. Stearns. First Edition 5000 (335 p.), Harrisburg (Pennsylvanie), Fred Kelker, 1921, pp. 131-140.
anglais (1920)latin (2025)français (2025)
These are the strangest locusts you ever heard about.Hae sunt insolitissimae locustae quarum umquam audivisti.Ce sont les sauterelles les plus étranges dont vous ayez jamais entendu parler.
There is a plague of locusts in the Book of Exodus.In Libro Exodi plaga locustarum memoratur.Il y a une plaie de sauterelles dans le livre de l’Exode.
Those locusts destroyed all the green things which had not been destroyed by the fire and hail.Illae locustae omnia virentia consumpserunt quae ignis et grando non deleverant.Ces sauterelles-là détruisirent tout ce qui était vert et que le feu et la grêle n’avaient pas détruit.
Those were natural locusts.Illa erant locustae naturales.Celles-là étaient des sauterelles naturelles.
These are not natural locusts.Hae non sunt locustae naturales.Celles-ci ne sont pas des sauterelles naturelles.
These locusts are forbidden to hurt the grass of the earth or any green thing.His locustis vetitum est herbam terrae aut quodvis viride laedere.Il est interdit à ces sauterelles de blesser l’herbe de la terre ou toute chose verte.
Their object is to torture men; but only one class of men, those men which have not the seal of God in their foreheads.Finis earum est homines cruciare; sed unam tantum hominum classem, eos scilicet qui sigillum Dei in frontibus non habent.Leur but est de tourmenter les hommes; mais un seul type d’hommes, ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
You see that takes us back to the seventh chapter.Vides id nos ad capitulum septimum revocare.Vous voyez que cela nous ramène au chapitre sept.
It is very evident that the ninth chapter describes the events recorded in the seventh chapter.Manifestum est capitulum nonum ea describere quae in capitulo septimo relata sunt.Il est très évident que le chapitre neuf décrit les événements consignés au chapitre sept.
There we read of the sealed 144,000 of the twelve tribes of Israel, and here we are told the locusts are to smite the men who have not the seal of God in their foreheads.Ibi legimus de centum quadraginta quattuor milibus signatorum ex duodecim tribubus Israel; hic autem dicitur locustas percutere eos qui sigillum Dei in frontibus non habent.Là nous lisons au sujet des 144 000 scellés des douze tribus d’Israël; et ici il est dit que les sauterelles frapperont ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
Let us see how they are to torment themVideamus quomodo eos cruciare sint.Voyons comment elles doivent les tourmenter.
They will torment them five months.Eos per quinque menses cruciabunt.Elles les tourmenteront pendant cinq mois.
They will want to die but they cannot.Mori cupient et non poterunt.Ils voudront mourir mais ne le pourront pas.
You never heard of a time like that, have you?Num tempus eiusmodi umquam audisti?Vous n’avez jamais entendu parler d’un temps pareil, n’est-ce pas ?
Men can die now, as fast as they want to, the river, the pistol, the rope, poison, any way they please.Homines nunc mori possunt, quam cito velint: fluvius, sclopetum, laqueus, venenum, qua via libeat.Les hommes peuvent mourir maintenant aussi vite qu’ils le veulent: la rivière, le pistolet, la corde, le poison, par n’importe quel moyen qu’ils préfèrent.
But here's a time, a period of five months, when men will be tormented fearfully, and they will want to die, and they cannot.Sed aderit tempus, spatium quinque mensium, quo homines formidabiliter cruciabuntur, et mori cupient, nec poterunt.Mais voici un temps, une période de cinq mois, où les hommes seront tourmentés affreusement, et ils voudront mourir, et ils ne le pourront pas.
During these five months they will have such a taste of torment that perhaps they will repent and cry to God and escape eternal torment.His quinque mensibus tantum cruciatus gustabunt ut fortasse resipiscant et ad Deum clamant, et tormentum aeternum effugiant.Durant ces cinq mois ils auront un tel avant-goût du tourment que peut-être ils se repentiront et crieront à Dieu et échapperont au tourment éternel.
There are those who think this had a fulfillment.Sunt qui putent hoc iam impletum esse.Certains pensent que ceci a déjà eu un accomplissement.
They think it referred to the hosts of the false prophet in ages past.Putant id ad exercitus pseudoprophetae temporibus praeteritis spectare.Ils pensent que cela se rapportait aux armées du faux prophète dans les temps passés.
But this goes far ahead of the description of the army of Mahomet.At hoc descriptionem exercitus Mahometi longe superat.Mais ceci dépasse de beaucoup la description de l’armée de Mahomet.
This describes a time when infernal creatures from the bottomless pit will torment men for five months.Hoc describit tempus quo creaturae infernales ex abysso homines quinque mensibus cruciabunt.Ceci décrit un temps où des créatures infernales de l’abîme tourmenteront les hommes pendant cinq mois.
Will they be visible? Not necessarily.Visibiles erunt? Non necessario.Seront-elles visibles? Pas nécessairement.
What is this thing called the grippe that has been around for some time?Quid est ista res, “grippe” dicta, quae iamdiu circumit?Qu’est-ce que cette chose qu’on appelle la grippe et qui circule depuis quelque temps?
It kills some, so that it cannot be of the same nature, but it is a strange, uncomprehensible thing, a new disease, they call it.Quosdam occidit, ut eiusdem naturae esse non possit; attamen res est mira et incomprehensibilis, morbus novus, ut aiunt.Elle en tue certains, de sorte qu’elle ne peut être de même nature; pourtant c’est une chose étrange et incompréhensible, une nouvelle maladie, comme ils l’appellent.
Where does it come from? Who can tell how much of our sickness is due to the evil spirits that are about us, filling the air, the messengers of the devil.Unde venit? Quis dicere potest quantum morborum nostrorum debeatur spiritibus malignis circa nos, aerem implentibus, nuntiis diaboli?D’où vient-elle? Qui peut dire combien de nos maladies sont dues aux esprits mauvais autour de nous, emplissant l’air, messagers du diable?
Here is a time yet future when, from a place called the pit, hosts of infernal creatures will be on the earth to torment men five months.Adhuc futurum est tempus cum, ex loco qui puteus vocatur, turmae infernorum in terram venient ut homines quinque mensibus crucient.Il y aura encore un temps où, d’un lieu appelé le puits, des armées infernales viendront sur la terre pour tourmenter les hommes cinq mois.
In our Genesis studies we learned that five suggests abundance.In studiis nostris in Genesin didicimus quinarium numerum abundantiam significare.Dans nos études sur la Genèse nous avons appris que le nombre cinq suggère l’abondance.
Here's an abundance of torment, an abundance to prove that men should turn to God and believe.Ecce abundantia cruciatus, abundantia ad demonstrandum homines ad Deum converti et credere debere.Voici une abondance de tourment, une abondance pour montrer que les hommes doivent se tourner vers Dieu et croire.
The description of these creatures is very strange. (…)Descriptio harum creaturarum valde insolita est (…)La description de ces créatures est très étrange (…)
Like horses, with crowns of gold, hair like women, teeth like lions—we might easily get some figurative meaning out of this, but as to any literal significance, I cannot give it to you.Velut equi, coronis aureis, crinibus mulierum, dentibus leonum—facile possumus sensum figuratum excogitare; sed de sensu litterali, nihil vobis tradere possum.Comme des chevaux, avec des couronnes d’or, des cheveux de femmes, des dents de lions — nous pourrions facilement en tirer une signification figurée; mais quant à une signification littérale, je ne peux rien vous en donner.
I have nothing.Nihil habeo.Je n’ai rien.
Horses suggest power; crowns, their authority; faces of men, intelligence; hair of women may be suggestive of beauty.Equi vim; coronae potestatem; facies hominum intelligentiam; capilli mulierum pulchritudinem significare possunt.Les chevaux suggèrent la puissance; les couronnes, leur autorité; les visages d’hommes, l’intelligence; les cheveux de femmes peuvent suggérer la beauté.
We know that the glory of woman is her hair. Paul says so by the Spirit.Scimus gloriam mulieris in capillis esse. Paulus hoc dicit Spiritu ductus.Nous savons que la gloire de la femme est dans ses cheveux. Paul le dit par l’Esprit.
Teeth of lions suggestive of a firm grip of some kind; breastplates, that they cannot be hurt; “and the sound of their wings was as the sound of chariots of many horses running to battle.”Dentes leonum indicant tenacem quandam vim; thoraces, quod laedi non possint; “et sonitus alarum earum erat sicut sonitus curruum equorum multorum currentium in bellum”.Les dents de lions suggèrent une prise ferme; les cuirasses, qu’elles ne peuvent être blessées; “et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars de nombreux chevaux courant au combat”.
I think we will have to give it up, and wait.Puto nos hoc relinquere et exspectare oportere.Je pense que nous devrons renoncer et attendre.
The Bible gives us the simple fact that they are creatures under the control of the devil from the pit sent to torment men for a period of five months.Scriptura simpliciter docet has creaturas sub potestate diaboli ex puteo missas esse ut homines per quinque menses crucient.La Bible nous donne simplement ceci: ce sont des créatures sous le contrôle du diable, venues du puits pour tourmenter les hommes pendant cinq mois.

1921. Ernest-Bernard Allo

  • Ernest-Bernard Allo (1873-1945), prêtre et religieux dominicain français, théologien catholique, spécialiste de l'exégèse du Nouveau Testament et de l'histoire des religions, auteur d'un commentaire de référence sur l'Apocalypse.
  • Ernest-Bernard Allo, Saint Jean. L'Apocalypse, par le P. E.-B., des frères prêcheurs, professeur à l'Université de Fribourg (Suisse), Paris, J. Gabalda, 1921, p. 112.
français (1921)latin (2025)anglais (2025)
Cette mesure de cinq mois est inconnue par ailleurs dans l'Apocalyptique.Mensura quinque mensium nusquam alibi in Apocalypticis invenitur.This five-month period is unknown elsewhere in apocalyptic literature.
Faut-il y voir seulement un nombre rond, sans signification symbolique précise, comme nous disons “quatre ou cinq”? (cfr. Luc XII, 6, 52, al.)Quaeri potest utrum hic numerus tantum rotundus sit, nullo symbolico sensu praeditus, sicut nos dicimus “quattuor vel quinque” (cf. Luc. XII, 6.52 et al.);Should we see it as just a round number with no specific symbolic meaning, as when we say “four or five”? (cf. Luke 12:6, 52, al.)
Ou bien est-ce la longueur de la période durant laquelle les invasions des vraies sauterelles sont à craindre?an vero significet spatium temporis, quo incursiones verarum locustarum metuendae sunt.Or is it the length of the period during which invasions of real locusts are to be feared?
Ici l'invasion durerait toute la période [Bousset].Hic invasio per totum illud tempus durare videtur [Bousset].Here, the invasion would last for the entire period [Bousset].
Mais Boll, p. 68, fait une observation digne d'intérêt: les sauterelles, dans les calendriers hellénistiques, apparaissent dans les mois et les années qui sont sous les signes du Cancer et du Scorpion; et, depuis le mois du Scorpion jusqu'à la fin de l'année, il y a cinq mois.Verum Boll (p. 68) notavit rem dignam attentione: locustae, secundum calendaria hellenistica, apparent mensibus atque annis qui sub signis Cancri et Scorpionis constituuntur; et a mense Scorpionis usque ad finem anni quinque menses numerantur.But Boll, p. 68, makes an interesting observation: locusts, in Hellenistic calendars, appear in the months and years under the signs of Cancer and Scorpio; and from the month of Scorpio to the end of the year, there are five months.
Cela voudrait donc dire, que le fléau durera jusqu'à la fin de l'année; et nous pouvons croire qu'il s'agit de l'année symbolique du monde, c'est-à-dire qu'il ne cessera pas avant la consommation, le jugement.Ex quo colligi potest hunc flagellum peractum iri ad finem anni ; atque credere licet annum hic significare annum mundi symbolicum, id est flagellum non cessaturum esse ante consummationem et iudicium.This would therefore mean that the plague would last until the end of the year; and we can believe that this is the symbolic year of the world, that is to say, that it will not end before the consummation, the judgment.
Voilà qui porterait encore à supposer que Jean s'est inspiré, consciemment ou non, d'un système populaire hellénistique, dont il a spiritualisé les données.Quod rursus suadere videtur Ioannem, sive scienter sive imprudens, quodam systemate hellenistico vulgari fuisse usum, cuius elementa spiritualiter interpretatus est.This would further suggest that John was inspired, consciously or unconsciously, by a popular Hellenistic system, whose data he spiritualized.

1921. E. Syvester Berry

  • Elwood Syvester Berry (1879-1954), prêtre catholique du diocèse de Colombus (Ohio), ordonné en 1906, curé de l'église de la Sainte-Trinité de Byesville (Ohio) de 1908 à 1917, puis professeur de théologie dogmatique, de philosophie et d’apologétique de 1922 à 1954 au séminaire de Mount St. Mary’s Seminary à Emmitsburg (Maryland), auteur de plusieurs ouvrages dont un commentaire sur l'Apocalypse.
  • Rev. E. Syvester Berry, The Apocalypse of St. John. First Edition (229 p.), Colombus (Ohio), John W. Winterich, 1921, pp. 98 et 100.
  • R.P. E. Sylvester Berry, L'Apocalypse de saint Jean. Traduit de l'anglais par Guillaume Von Hazel (227 p.), Paris, XB, 2020.
anglais (1921)latin (2025)français (2025)
We hold with Cornelius a Lapide and many others that it refers to the pretended Reformation with the star as a symbol of Luther.Cum Cornelio a Lapide multisque aliis tenemus id ad fictam Reformationem pertinere, cum stella simbolum Lutheri sit.Nous tenons avec Cornelius a Lapide et beaucoup d'autres que cela se rapporte à la prétendue Réforme, l'étoile étant le symbole de Luther.
In that case the fifth angel may be taken as a figure of the defenders of Catholic Faith in those days.Hoc in casu quintus angelus sumi potest ut figura defensorum Fidei Catholicae illis temporibus.En ce cas le cinquième ange peut être pris comme une figure des défenseurs de la foi catholique en ces jours-là.
(…)(…)(…)
4, 5. These verses make it clear that there is no question of real locusts such as those that ravaged Egypt in the days of Moses.4, 5. Hae sententiae clare ostendunt non agi de veris locustis, ut illis quae Aegyptum tempore Moysis vastaverunt.4, 5. Ces versets montrent clairement qu'il n'est pas question de véritables sauterelles comme celles qui ravagèrent l'Égypte au temps de Moïse.
They are purely symbolic, and their ravages chiefly spiritual.Symbolicae sunt omnino, et eorum clades praecipue spirituales.Elles sont purement symboliques, et leurs ravages principalement spirituels.
Their sting burns and poisons the soul with false doctrines, but has no power to injure those who remain faithful to the graces received in Baptism and Confirmation.Aculeus earum animam falsis doctrinis urit atque veneno inficit, sed nullam potestatem habet laedendi eos qui gratiis in Baptismo et Confirmatione acceptis fideles manent.Leur aiguillon brûle et empoisonne l'âme par de fausses doctrines, mais n'a aucun pouvoir de nuire à ceux qui demeurent fidèles aux grâces reçues au baptême et à la confirmation.
For a short time these locusts are permitted to harass and persecute without killing, but they cannot destroy the Church.Ad breve tempus his locustis permittitur vexare et persequi sine occisione, sed Ecclesiam destruere non possunt.Pour un court temps ces sauterelles sont autorisées à harceler et persécuter sans tuer, mais elles ne peuvent détruire l'Église.

Vers 1921. B. Brousset

  • B. Brousset, dessinateur de presse actif dans les années 1910 et 1920, spécialement dans l'hebdomadaire catholique Le Pélerin, très mal documenté à ce jour.

  • B. Brousset, “Les sauterelles bolchévistes” (4e page de couverture), probablement d'un numéro de l'hebdomadaire catholique Le Pélerin, vers 1921.
    • NB. Un autre dessin de Brousset est signalé en 1919 par un périodique catholique régional, en ces termes: Un Dessin de Brousset représente un Candidat Bolcheviste exhibant son ours devant un Paysan électeur. — “Eh bien! est-il joli, mon ours! Qu'en dites-vous, maître Jacques?” — Et le Paysan de répondre: “Dieu fait pousser mon blé. Je suis mon maître. J'aime l'ordre. Et mon fis est mort pour défendre sa terre. Passez votre chemin”.

1921. Philip Whitwell Wilson

  • Philip Whitwell Wilson (1875-1956), homme politique britannique du Parti libéral, militant pour le settlement movement, mouvement social réformiste qui satisfaisait ses idées religieuses et politiques, auteur de plus de plusieurs ouvrages à caractère religieux. − Pour lui les sauterelles de l'Apocalypse préfigurent le prolétariat déchristianisé mobilisé par des meneurs révolutionnaires tels que Robespierre ou Lénine.
  • Philip Whitwell Wilson, The Vision We Forget. A Layman's Reading of the Book of the Revelation of St. John the Divine. by Philip Whitwell Wilson, Author of “The Christ We Forget,” “The Church We Forget,” etc. (288 p.), New York etc., Fleming H. Revell, 1921, pp. 107-110.
anglais (1921)latin (2025)français (2025)
XI. THE FIERCE BIRDS OF PREYXI. AVES RAPACES SAEVAEXI. LES OISEAUX DE PROIE FÉROCES
Of all birds, the eagle, with its talons that clutch and its beak that tears, is I suppose by reputation the most cruel.Ex omnibus avibus aquila, unguibus arripientibus et rostro lacerante, fama saevissima putatur.De toutes les oiseaux, l’aigle, avec ses serres qui saisissent et son bec qui déchire, passe, je suppose, pour le plus cruel.
It is the imperial bird, its very eye describable as piercing, the symbol of power and of pride.Avis imperialis est, oculo ipso acuto describenda, symbolum potestatis et superbiae.C’est l’oiseau impérial ; son regard même, perçant, est symbole de puissance et d’orgueil.
Yet it was the eagle, the bird of prey, that was changed by the inhumanity of man towards man into an angel of pity.Tamen aquila, avis rapax, ab inhumanitate hominis in hominem in angelum misericordiae quasi conversa est.Pourtant, c’est l’aigle, l’oiseau de proie, qui fut transformé par l’inhumanité de l’homme envers l’homme en un ange de pitié.
From such scenes, the very eagle had to flee in horror, crying, Woe, Woe, Woe.Ex talibus spectaculis ipsa aquila horrore fugere debuit clamans : Vae, vae, vae.Devant de telles scènes, l’aigle lui-même dut s’enfuir d’horreur, en criant : Malheur, malheur, malheur.
The Roman eagle could not face it.Aquila Romana id ferre non potuit.L’aigle romaine ne put y faire face.
The Russian eagle disappeared. The German eagle hurried away. The Austrian eagles vanished. The eagles of Napoleon are no more.Aquila Russica evanuit. Aquila Germanica cito discessit. Aquilae Austriacae perierunt. Aquilae Napoleonis iam non sunt.L’aigle russe disparut. L’aigle allemande s’enfuit. Les aigles autrichiennes s’évanouirent. Les aigles de Napoléon ne sont plus.
And there remain no eagles, save those of democracy.Et nullae aquilae restant, nisi illae democratiae.Et il ne reste plus d’aigles, si ce n’est celles de la démocratie.
Thrice Woe was the alternative to thrice Holy.Trinum Vae erat alternatio adversus Trisanc­tum.Le triple Malheur était l’alternative au triple Saint.
Government must either be godly or the negation of God.Regimen aut pium esse debet aut negatio Dei.Le gouvernement doit être soit pieux, soit la négation de Dieu.
Revolutions are Described.Revolutiones describuntur.Les révolutions sont décrites.
With the sounding of the first four trumpets, many established institutions were overthrown.Quattuor tubis primis sonantibus, multae institutiones constitutae eversae sunt.Au son des quatre premières trompettes, beaucoup d’institutions établies furent renversées.
Churches collapsed and dynasties were doomed.Ecclesiae conciderunt et dynastiae damnatae sunt exitio.Des Églises s’effondrèrent et des dynasties furent vouées à la ruine.
The time had come when new forces must enter the field of history.Tempus advenerat quo vires novae in campum historiae ingredi deberent.Le temps était venu où de nouvelles forces devaient entrer sur le terrain de l’histoire.
So with the fifth trumpet, it seemed as if a star fell from heaven.Ita, quinta tuba personante, visum est quasi stella e caelo caderet.Ainsi, avec la cinquième trompette, il sembla qu’une étoile tombait du ciel.
It was a phenomenon, very familiar to revolutionary upheavals—the brilliant but hapless aristocrat who becomes, for the moment only, a champion of prevailing discontents.Hoc erat phaenomenon in motibus revolutionariis notissimum—nobilis illustris sed infelix qui, ad momentum tantum, fit patronus querelarum dominantium.C’était un phénomène très familier aux bouleversements révolutionnaires — l’aristocrate brillant mais malheureux qui devient, pour un moment seulement, le champion des mécontentements dominants.
Such was Mirabeau—such the Girondists in France; suchTalis fuit Mirabeau — tales Girondini in Gallia; talesTel fut Mirabeau — tels les Girondins en France; tels
the Lvoffs and Tolstoys and Kropotkins of Russia—men who in troublous times desert their sphere of society and find themselves by some destiny holding the key of the bottomless pit of passion and misery.Lvoffii et Tolstoji et Kropotkini Russiae—viri qui temporibus turbulentis sphaeram suam socialem relinquunt et se, fato quodam, claves putei sine fundo passionis et miseriae tenentes reperiunt.les Lvov, les Tolstoï et les Kropotkine de Russie — des hommes qui, en des temps troublés, abandonnent leur sphère sociale et se retrouvent par quelque destin tenant la clef du puits sans fond des passions et des misères.
Such men unloose forces which they cannot control, the smoke of a great furnace, all the prejudices and ignorance bred by oppression.Tales viri vires solvunt quas regere non possunt, fumum fornacis magnae, praeiudicia omnia et ignorantiam oppressione genitam.Ces hommes déchaînent des forces qu’ils ne peuvent contrôler, la fumée d’une grande fournaise, tous les préjugés et l’ignorance engendrés par l’oppression.
The sun by which we alone can see and the air by which we alone can breathe are darkened by the fumes of anarchy, and from the pit there emerge swarms of locusts.Sol quo soli videre possumus et aer quo soli spirare possumus obscurantur vaporibus anarchiae, et e puteo procedunt examina locustarum.Le soleil par lequel nous seuls pouvons voir et l’air par lequel nous seuls pouvons respirer sont obscurcis par les fumées de l’anarchie, et du puits surgissent des essaims de sauterelles.
These are the denizens of the underworld, the canaille, the peons, the serfs, the seventy-five per cent, of slavedom on which rested the Roman Empire, who have lived so close to the soil that mere eating—the mere satisfaction of material needs—is their utmost desire.Hi sunt inferorum incolae, canaille, opifices serviles, servi, illud septuaginta quinque centesimarum servitutis super quo Imperium Romanum innitebatur, qui soli tam prope vixerunt ut sola edendi—sola necessitatum materialium satisfactio—summum eorum desiderium esset.Ce sont les habitants du dessous, la canaille, les manœuvres, les serfs, ces soixante-quinze pour cent d’esclavage sur lesquels reposait l’Empire romain, qui ont vécu si près du sol que le simple fait de manger—la seule satisfaction des besoins matériels—constitue pour eux l’ultime désir.
Hence, the Jacobins, the Bolsheviki,—hence Terrorists anywhere.Hinc Iacobini, Bolshevici,—hinc Terroristae ubicumque.D’où les Jacobins, les Bolcheviques,—d’où les Terroristes partout.
The un-Christian Proletariat.Proletarius non Christianus.Le prolétariat non chrétien.
The locusts, so despised but yesterday, now receive power, the proletariat mounts the saddle and becomes supreme.Locustae, heri adeo despectae, nunc potestatem accipiunt; proletarius in sella sedet et summum obtinet.Les sauterelles, hier si méprisées, reçoivent maintenant le pouvoir; le prolétariat enfourche la selle et devient suprême.
It is not a Christian proletariat; it has power as of a scorpion, the power of injury, a nature turned to poison.Non est proletarius christianus; vim habet ut scorpius, vim nocendi, naturam in venenum conversam.Ce n’est pas un prolétariat chrétien; il a une puissance de scorpion, le pouvoir de nuire, une nature tournée au poison.
And thus there opens a Reign of Terror, not indeed very long,—the period is five months—but appalling while it lasts—a veritable torment.Ita aperitur Regnum Terroris, non quidem longum,—quinque menses numerantur—sed horrendum dum durat—verus cruciatus.Ainsi s’ouvre un Règne de la Terreur, pas très long en vérité—la période est de cinq mois—mais effrayant tant qu’il dure—un véritable tourment.
Revolution has its horrors, but it is on the whole less destructive than wars of aggression.Revolutio sua habet horrenda, sed universim minus est exitiosa quam bella aggressionis.La révolution a ses horreurs, mais elle est dans l’ensemble moins destructrice que les guerres d’agression.
Simple things like grass and trees and greenery survive and, even in their fury, the people have no quarrel, save with those who have not the seal of God upon their foreheads.Simplicia, ut herba et arbores et viror, supersunt, et, etiam in furore suo, populus nullum habet bellum nisi cum iis qui sigillum Dei in frontibus non habent.Les choses simples, comme l’herbe, les arbres et la verdure, survivent, et, même dans leur fureur, le peuple n’a de querelle qu’avec ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
Democracy has its spasms of madness but, on the whole, democracy does not persecute.Democratia habet insanias suas, sed universim non persequitur.La démocratie a ses accès de folie, mais, dans l’ensemble, la démocratie ne persécute pas.
In democracy, there is room for discipleship.In democratia locus est discipulatui.Dans la démocratie, il y a place pour le discipulat.
Such toleration is “commanded”—it is a fundamental law.Talis tolerantia “praecipitur”—lex fundamentalis est.Une telle tolérance est « commandée »—c’est une loi fondamentale.
The Reign of Terror.Regnum Terroris.Le Règne de la Terreur.
But the mere fact that democracy has been liberated from a bottomless pit of degradation does not mean that democracy is yet safe for the world.Sed hoc solum quod democratia ex puteo infimo degradationis liberata est non significat democratiam iam mundo tutam esse.Mais le simple fait que la démocratie ait été libérée d’un abîme de dégradation ne signifie pas encore que la démocratie soit sûre pour le monde.
It has a sting in its tail.Habent caudam aculeatum.Elle a un aiguillon dans la queue.
In the clubs and committees of democracy, where is exercised the power of life and death over individuals, the prick of a pin may kill a suspect.In circulis et consiliis democratiae, ubi potestas vitae necisque in singulos exercetur, punctum acus suspectum interimere potest.Dans les clubs et comités de la démocratie, où s’exerce le pouvoir de vie et de mort sur des individus, une piqûre d’épingle peut faire périr un suspect.
A personal grudge may doom innocence.Invidia privata innocentiam perdere potest.Une rancune personnelle peut condamner l’innocent.
There has to be a surveillance, else men would commit suicide.Custodia adhibenda est, alioquin homines sibi ipsis manus afferrent.Une surveillance doit exister, autrement les hommes se suicideraient.
Living under such conditions, they would rather make an end of themselves.Sub talibus condicionibus viventes, sibi finem imponere malint.Vivant dans de telles conditions, ils préféreraient en finir eux-mêmes.
The life is not worth the living of it.Vita digna non est quae vivatur.La vie ne vaut pas la peine d’être vécue.
With a press highly organized throughout the world and served by actual spectators of what is occurring, we yet obtain but a confused idea of the great war and of the revolutions which followed it.Cum diurnaria ars toto orbe optime constituta sit et testibus oculatis ministrata, tamen vix nisi confusam imaginem magni belli et revolutionum quae secutae sunt obtinemus.Avec une presse très organisée dans le monde entier et servie par des témoins oculaires, nous n’obtenons pourtant qu’une idée confuse de la grande guerre et des révolutions qui l’ont suivie.
We need not be surprised, then, if John, scanning a distant horizon, presents at times a confused idea also of what he dimly sees.Non mirum igitur si Ioannes, longinquam conspectans horizonem, interdum imaginem quoque confusam eorum quae obscure videt praebet.Nous ne devons donc pas nous étonner si Jean, scrutant un horizon lointain, offre parfois aussi une idée confuse de ce qu’il aperçoit indistinctement.
The point is that his eye discovers amid the confusion the things which are vital, as for instance this supreme issue whether, amid our empires and republics, life has or has not been made worth while.Res est quod oculus eius inter confusiones ea animadvertit quae vitalia sunt, ut exempli gratia hoc summum problema, utrum inter imperia et res publicas nostras vita digna facta sit necne.L’essentiel est que son regard discerne, au milieu de la confusion, les choses vitales, par exemple cette question suprême de savoir si, au sein de nos empires et de nos républiques, la vie a été rendue digne d’être vécue ou non.
So also, he is able at least to detect the essentials of modern revolution.Ita quoque potest saltem elementa necessaria revolutionis modernae deprehendere.Ainsi peut-il au moins discerner les éléments essentiels de la révolution moderne.
He foresaw that revolutions are not pacifist.Praevidit revolutiones pacifistas non esse.Il a prévu que les révolutions ne sont pas pacifistes.
No sooner are the locusts free of the bottomless pit than you find them armed with breastplates of iron and mounted, as on chariots drawn by horses to battle.Vix locustae e profundo liberatae sunt, statim eas invenis thoracibus ferreis armatas et velut in curribus ab equis ad proelium tractis insidentes.À peine les sauterelles sont-elles libérées de l’abîme que tu les vois armées de cuirasses de fer et montées comme sur des chars tirés par des chevaux pour la bataille.
On their heads are crowns of gold—the trappings of a despoiled civilization—and while they are men they are careless of appearances and, by a curious trait, allow their hair to grow like a woman's.In capitibus eorum coronae aureae—insignia civilizationis spoliatae—et, quamquam viri sunt, cultum neglegunt et, singulari more, capillos crescere sinunt more mulierum.Sur leurs têtes sont des couronnes d’or — les insignes d’une civilisation dépouillée — et, bien qu’ils soient des hommes, ils négligent l’apparence et, par un trait curieux, laissent pousser leurs cheveux comme des femmes.
Thus were the Goths—the first revolutionists—who emerged from the bottomless pit of barbarism and seized on old Rome.Sic fuerunt Gothi—primi revolutionarii—qui e profundo barbariae emerserunt et veterem Romam occupaverunt.Ainsi furent les Goths — les premiers révolutionnaires — qui sortirent de l’abîme de la barbarie et s’emparèrent de la vieille Rome.
Thus also were the French who seized on old France and the Russians who seized on old Russia.Sic etiam Galli qui veterem Galliam ceperunt et Russi qui veterem Russiam invaserunt.Ainsi furent aussi les Français qui s’emparèrent de l’ancienne France, et les Russes qui s’emparèrent de l’ancienne Russie.
The Rise of Marat and Lenine.Ortus Marati et Leninaei.L’ascension de Marat et de Lénine.
John saw, too, that even revolutionists must find a leader.Ioannes quoque vidit ipsos revolutionarios ducem invenire debere.Jean vit aussi que même les révolutionnaires doivent trouver un chef.
The bright but ill-fated star that falls into the movement from a world, once happier, will not serve.Stella clara sed infelix, quae e mundo olim feliciore in motum cadit, non sufficit.L’étoile brillante mais malheureuse qui tombe dans le mouvement d’un monde jadis plus heureux ne convient pas.
The leader must be, in the long run, some man like Marat or Lenine who has himself lived in the bottomless pit.Dux tandem aliquis esse debet similis Marato aut Leninaeo qui ipse in profundo sine fundo vixerit.À la longue, le chef doit être quelqu’un comme Marat ou Lénine, qui lui-même a vécu dans l’abîme sans fond.
He must be among the emerged—a Danton, a Robespierre, a Trotsky.Inter emergentes esse debet—Danton, Robespierre, Trotskij talis.Il doit être parmi ceux qui ont émergé — un Danton, un Robespierre, un Trotski.
But while he is comrade, he acts as king.Sed dum socius est, ut rex agit.Mais tout en étant camarade, il agit en roi.
He is as much a personal despot as the tyrants whom he displaces.Totidem est tyrannus personalis ac tyranni quos depellit.Il est tout autant despote personnel que les tyrans qu’il renverse.
It is not liberty that the revolution has secured, but merely a new autocracy, brought into the daylight.Non libertatem revolutio peperit, sed tantummodo novam autocratiam in lucem prolatam.Ce n’est pas la liberté que la révolution a assurée, mais seulement une nouvelle autocratie mise en pleine lumière.
The man may be called by different names in different countries,—Abaddon in Hebrew or Apollyon in Greek—but his meaning and purpose are the same.Vir variis nominibus in variis nationibus vocari potest—Abaddon Hebraice, Apollyon Graece—sed sensus et propositum idem sunt.Cet homme peut être appelé par divers noms selon les pays — Abaddon en hébreu, Apollyon en grec — mais son sens et son dessein sont les mêmes.
He is a destroyer, not a builder.Destructor est, non ædificator.C’est un destructeur, non un bâtisseur.
He makes the rich poor without making the poor rich.Divitem pauperem facit nec pauperem divitem facit.Il rend le riche pauvre sans rendre le pauvre riche.
He tears down the old Jerusalem, but lays no foundation for the new.Veterem Hierosolymam diruit, sed nullum fundamentum novæ iacit.Il abat l’ancienne Jérusalem, mais ne pose aucune fondation pour la nouvelle.
He burns the Tuileries, but erects no tenements.Tuilerias incendit, sed nullas domos aedificat pro populo.Il brûle les Tuileries, mais n’érige aucun logement.
He shatters the churches but leaves the cottages still to rot.Ecclesias contundit, sed tuguria relinquit putrescere.Il pulvérise les églises, mais laisse les chaumières pourrir.
He criticizes constitutions without thinking of better.Constitutiones reprehendit nec de melioribus cogitat.Il critique les constitutions sans penser à mieux.
He is negative, not positive even as a woe, he is not perpetual, for suddenly his day passes.Negativus est, non positivus; ne ut malum quidem perpetuus; nam subito dies eius praeterit.Il est négatif, non positif; même comme fléau, il n’est pas perpétuel, car soudain son jour passe.
And he becomes but an evil memory.Et fit tantum memoria mala.Et il ne devient plus qu’un mauvais souvenir.

1922-1936. Irving C. Tomlinson

  • Irving Clinton Tomlinson (1860-1944), greffier états-unien, né et mort à Van Buren (Indiana), franc-maçon, ami et disciple de Mary Baker Eddy (1821-1910), fondatrice de la secte de la Science Chrétienne. L'ouvrage qu'il a composé sur l'Apocalypse, après une introduction synthétisant ce qu'on a dit ladite Mary Baker Eddy dans ses différents ouvrages, édite le texte lui-même accompagné de notes de bas-de-page renvoyant à la lecture des dits ouvrages. On suit ici l'édition révisée de 1936. Notons qu'il ne dit rien des “cinq mois” alloués aux sauterelles de l'Apocalypse, parce que Baker n'en parle nulle part elle-même.
  • Irving C. Tomlinson, The Revelation of St. John an open book, by Irving C. Tomlinson, recorder (271 p.), Boston (Massachusetts), Irving C. Tomlinson, 1922.
  • Irving C. Tomlinson, The Revelation of St. John an open book, by Irving C. Tomlinson, recorder (édition révisée, 270 p.), Boston (Massachusetts), Irving C. Tomlinson, 1936, pp. 98, 99, 169 et 172.
anglais (1922-1936)latin (2025)français (2025)
Explanatory notes on The Revelation of St. John in the light of Mary Baker Eddy's Writing (…)Annotationes explanatoriae in Apocalypsin Ioannis sub luce Scriptorum Mariae Baker Eddy (…)Notes explicatives sur l’Apocalypse de saint Jean à la lumière des écrits de Mary Baker Eddy (…)
Upon the sounding of the fifth trumpet (Revelation 9:1-11), the first woe, a star with the key opens the bottomless pit (Revelation 9:1).Ad sonitum quintae tubae (Apocalypsis 9,1-11), primi vae, stella clavis munita abyssum sine fundo aperit (Apoc. 9,1).Au son de la cinquième trompette (Apocalypse 9,1-11), le premier malheur, une étoile munie d’une clef ouvre le puits sans fond (Apoc. 9,1).
The vacuity of mortal mind in the light of the star is seen to be a dense cloud of locusts.In lumine stellae inanitas mentis mortalis conspicitur ut nubes densa locustarum.À la lumière de l’étoile, le vide de l’esprit mortel apparaît comme un nuage épais de sauterelles.
These are unlike the locusts of the Old Testament, the dreaded destroyers of vegetation, for they are grotesque symbolic locusts which hurt “only those men which have not the seal of God in their foreheads.”Hae non sunt locustae Veteris Testamenti, formidabiles vastatrices vegetationis, sed locustae symbolicae et grotescae quae “tantum illos homines laedunt qui signaculum Dei in frontibus non habent.”Celles-ci ne sont pas les sauterelles de l’Ancien Testament, redoutées destructrices de la végétation, mais des sauterelles grotesques et symboliques qui ne blessent “que les hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front.”
They are significant of tormenting, self-destructive, false beliefs.Hae significant opiniones falsas se ipsas torquentes ac perditrices.Elles représentent des croyances fausses, torturantes et autodestructrices.
(…)(…)(…)
The word locust is derived from the Hebrew word rabah, signifying to multiply.Vox locusta derivatur a verbo Hebraico rabah, quod significat multiplicare.Le mot locust vient du mot hébreu rabah, qui signifie multiplier.
It also signifies numbers and destruction. The destructiveness of locusts is often referred to in the Scriptures. In Joel 1:2 to 2:11, it is compared to that of a mighty army.Idem etiam significat numerum et perditionem. De vastatione locustarum saepe in Scripturis agitur. In Ioel 1,2–2,11 comparatur exercitui potenti.Il signifie aussi nombre et destruction. La destructivité des sauterelles est souvent mentionnée dans les Écritures ; en Joël 1,2 à 2,11, elle est comparée à celle d’une armée puissante.
Of devastation by locusts, see Deuteronomy 28:38; I Kings 8:37; II Chronicles 7:13; Isaiah 33:4.De vastatione locustarum vide Deuteronomium 28,38; I Regum 8,37; II Chronicorum 7,13; Isaiam 33,4.Pour la dévastation causée par les sauterelles, voir Deutéronome 28,38 ; I Rois 8,37 ; II Chroniques 7,13 ; Isaïe 33,4.
The locusts described in connection with the sounding of the fifth trumpet, or the first woe to materialism (Revelation 9:1-11), symbolize the self-destructive nature of fleshly beliefs.Locustae quae describuntur ad sonitum quintae tubae, sive primi vae contra materialismum (Apocalypsis 9,1–11), naturam se ipsam destruendi opinionum carnalium significant.Les sauterelles décrites lors du son de la cinquième trompette, ou du premier malheur contre le matérialisme (Apocalypse 9,1-11), symbolisent la nature autodestructrice des croyances charnelles.
The locusts were commanded that “they should not hurt the grass of the earth, neither any green thing, neither any tree; but only those men which have not the seal of God in their foreheads”.Locustis praeceptum est ut “non laederent herbam terrae, neque quidquam viride, neque ullum lignum, sed tantum homines qui signaculum Dei in frontibus suis non habent.”Il fut ordonné aux sauterelles “de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune chose verte, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front.”
Fleshly beliefs hurt not God’s ideas, the realities of being; they hurt in belief only those mortals who lack the impress of Truth. (See Open Book 97, “The Three Woes to Materialism.”)Opiniones carnales non laedunt Dei ideas, realitates esse; laedunt tantum in opinione mortales quibus nota Veritatis deest. (Vide Open Book 97, “The Three Woes to Materialism.”)Les croyances charnelles ne blessent pas les idées de Dieu, les réalités de l’être ; elles ne blessent, en croyance, que les mortels dépourvus de l’empreinte de la Vérité. (Voir Open Book 97, “Les trois malheurs du matérialisme.”)
(…)(…)(…)
When the fifth trumpet sounds a star with the key opens the bottomless pit, and out of the pit comes smoke, and out of the smoke come swarms of locusts.Cum quinta tuba sonat, stella clavis instructa abyssum sine fundo aperit, et ex abysso fumus egreditur, et ex fumo examina locustarum procedunt.Quand la cinquième trompette sonne, une étoile munie d’une clef ouvre le puits sans fond, et du puits s’élève une fumée, et de la fumée sortent des essaims de sauterelles.
anglais (1922)latin (2025)français (2025)
The Revelator fully describes the plague of the locusts, and thus symbolizes the torment of erroneous human beliefs.Revelator plene describit plagam locustarum atque ita tormentum errorum humanarum opinionum significat.Le Révélateur décrit pleinement la plaie des sauterelles, et symbolise ainsi le tourment des croyances humaines erronées.
Their stings, which are as the sting of scorpions, signify pain, the sequence of the false belief of life in matter. Aculei earum, qui sicut aculei scorpionum sunt, dolorem significant, consequentem falsae opinionis de vita in materia.Leur aiguillon, semblable à celui des scorpions, signifie la douleur, conséquence de la fausse croyance en la vie dans la matière.
Christ, Truth, proves that the self-destruction of error through suffering is a woe to materialism.Christus, Veritas, demonstrat destructionem erroris per dolorem esse vae materialismo.Le Christ, la Vérité, démontre que l’autodestruction de l’erreur par la souffrance est un malheur pour le matérialisme.
(…)(…)(…)
Three woes to materialism (Rev. 8:13–11:19). Cf. Miscellaneous Writings 107.14–109.32: Nothingness of error revealed.Tria vae materialismo (Apoc. 8,13–11,19). Cf. Miscellaneous Writings 107.14–109.32: Nihilitas erroris revelata.Trois malheurs au matérialisme (Apoc. 8,13–11,19). Cf. Miscellaneous Writings 107.14–109.32 : Néant de l’erreur révélé.
Bottomless pit opened (Rev. 9:1–11). Cf. No and Yes 42.11–18; Rev. 20:3.Abyssus aperta (Apoc. 9,1–11). Cf. No and Yes 42.11–18; Apoc. 20,3.Puits sans fond ouvert (Apoc. 9,1–11). Cf. No and Yes 42.11–18 ; Apoc. 20,3.
Star (Rev. 9:1): Christ, Truth. Rev. 22:16. Cf. Miscellaneous Writings 320.9.Stella (Apoc. 9,1): Christus, Veritas. Apoc. 22,16. Cf. Miscellaneous Writings 320.9.Étoile (Apoc. 9,1) : Christ, Vérité. Apoc. 22,16. Cf. Miscellaneous Writings 320.9.
Key (Rev. 9:1): Divine Science. Cf. Science and Health with Key to the Scriptures 171.4.Clavis (Apoc. 9,1): Scientia Divina. Cf. Science and Health with Key to the Scriptures 171.4.Clef (Apoc. 9,1) : Science divine. Cf. Science and Health with Key to the Scriptures 171.4.
Smoke (Rev. 9:2): Atmosphere of error. Cf. Science and Health 273.29.Fumus (Apoc. 9,2): Atmosphaera erroris. Cf. Science and Health 273.29.Fumée (Apoc. 9,2) : atmosphère de l’erreur. Cf. Science and Health 273.29.
Locusts (Rev. 9:1–11): False human beliefs. Cf. Science and Health 405.29.Locustae (Apoc. 9,1–11): Falsae humanae opiniones. Cf. Science and Health 405.29.Sauterelles (Apoc. 9,1–11) : croyances humaines fausses. Cf. Science and Health 405.29.
Torment of a scorpion (Rev. 9:5): Suffering that does not kill but reforms. Cf. Science and Health 296.16–30.Tormentum scorpionis (Apoc. 9,5): Dolor qui non interficit sed emendat. Cf. Science and Health 296.16–30.Tourment du scorpion (Apoc. 9,5) : souffrance qui ne tue pas mais réforme. Cf. Science and Health 296.16–30.
Stings in their tails (Rev. 9:10): Sharp experiences of material belief. Cf. Science and Health 322.26.Aculei in caudis earum (Apoc. 9,10): Acutae experientiae opinionis materialis. Cf. Science and Health 322.26.Aiguillons dans leurs queues (Apoc. 9,10) : expériences aiguës de la croyance matérielle. Cf. Science and Health 322.26.
Abaddon (Rev. 9:11): Apollyon — Destroyer. Cf. Miscellaneous Writings 190.28.Abaddon (Apoc. 9,11): Apollyon — Perditor. Cf. Miscellaneous Writings 190.28.Abaddon (Apoc. 9,11) : Apollyon — Destructeur. Cf. Miscellaneous Writings 190.28.

1920-1923. Alfred Loisy

  • Alfred Loisy (1857-1940) est un prêtre, théologien et exégète catholique français, dont les publications firent scandale, furent mises à l'index et provoquèrent en grande partie ce qu'on appelle au sein de l'Église catholique la crise moderniste. Excommunié en 1908, il est nommé l'année suivante au Collège de France où il occupe la chaire d'Histoire des religions.

Recension du commentaire de Franz Boll (1920)

  • Alfred Loisy, “Chronique Bibliographique. § 12”, Revue d'Histoire et de Littérature Religieuses 6 (1920) 444-447 spéc. 444, 445 et 446-447.
français (1920)latin (2025)anglais (2025)
L'Agneau de Dieu était seul digne de rompre les sept sceaux de l'Apocalypse.Agnus Dei solus dignus erat septem Apocalypsis sigilla frangere.The Lamb of God alone was worthy to break the seven seals of the Apocalypse.
Cependant M. F. Boll. en a brisé au moins un et a déchiffré quelques pages obscures de la mystérieuse révélation (Aus der Offenbarung Johannis. Hellenistische Studien zum Weltbild der Apokalypse. Leipzig, Teubner, 1914, in-8, VIII, 151 pages).At vero D. F. Boll saltem unum confregit atque nonnullas paginas obscuras arcanae revelationis explanavit (Aus der Offenbarung Johannis. Hellenistische Studien zum Weltbild der Apokalypse, Lipsiae, Teubner, 1914, in-8°, viii + 151 p.).However, Mr. F. Boll has broken at least one of them and has deciphered some obscure pages of the mysterious revelation (Aus der Offenbarung Johannis. Hellenistische Studien zum Weltbild der Apokalypse, Leipzig, Teubner, 1914, 8vo, viii + 151 pp.).
Très modestement, dans son avant-propos, M. B. s'excuse — et tout bas se félicite — de n'apporter pas un commentaire nouveau et complet de l'Apocalypse par l'astrologie babylonienne; il annonce simplement l'intention d'expliquer par les connaissances, et l'on peut dire les tendances astrologiques du monde hellénistique, certaines particularités et certains tableaux de ce livre.Valde modeste, in praefatione, D. B. se excusat — ac tacite sibi gratulatur — quod commentarium novum et absolutum Apocalypsis per astrologiam Babylonicam non afferat; simpliciter indicat se velle, ex cognitionibus atque (ut dici potest) inclinationibus astrologicis orbis Hellenistici, quasdam huius libri proprietates ac depictas scaenas explicare.Very modestly, in his preface, Mr. B. apologizes—and quietly congratulates himself—for not offering a new and complete commentary on the Apocalypse by Babylonian astrology; he simply announces the intention of explaining, by the learning and, one may say, the astrological tendencies of the Hellenistic world, certain peculiarities and certain tableaux of this book.
(…)(… )(…)
M. B. rend vraisemblable que la double description des fléaux figurés par les sept trompettes et les sept coupes appartient au même auteur exploitant le parallélisme des sept éléments de l'univers et de leurs correspondants dans l'homme.D. B. verisimile facit duplicem pestium descriptionem, septem tubae et septem phialae figuratarum, ad eumdem auctorem pertinere, qui parallelismum septem elementorum universi et eorum correspondentium in homine excolit.Mr. B. makes it plausible that the two descriptions of the plagues figured by the seven trumpets and the seven bowls belong to the same author, who exploits the parallelism of the seven elements of the universe and their correspondents in man.
Les sauterelles d'Ap. IX, 1-12, sont des centaures à queue de scorpion comme ceux des termes babyloniens; elles tourmentent les hommes pendant cinq mois parce que leur activité commence dans le mois du Scorpion et dure jusqu'à la fin de l'année; et si les humains tourmentés par elles ne meurent pas, bien qu'ils le désirent, c'est que le Scorpion garde les portes de la mort.Locustae Apoc. IX, 1–12, sunt centauri caudis scorpionum, quales in terminis Babyloniis reperiuntur; homines per quinque menses cruciant, quod actio earum a mense Scorpionis incipit et ad finem anni durat; et si miseri a eis vexati non moriuntur, quamvis velint, id est quia Scorpio portas mortis custodit.The locusts of Rev. 9:1–12 are centaurs with scorpions’ tails like those on Babylonian termini; they torment men for five months because their activity begins in the month of Scorpio and lasts until the end of the year; and if those tormented do not die, though they wish to, it is because Scorpio keeps the gates of death.
(…)(… )(…)
On ne peut qu'approuver la conclusion de M. B.: ce ne sont pas les vieux mythes babyloniens qui sont entrés directement dans les croyances chrétiennes, et qui ont laissé des traces dans le Nouveau Testament.Conclusioni D. B. nihil nisi assensum tribui potest: non ipsi veteres mythi Babylonicī directe in Christianas credulitates intraverunt neque vestigia in Novo Testamento reliquerunt.One can only approve Mr. B.’s conclusion: it was not the old Babylonian myths themselves that directly entered Christian beliefs and left traces in the New Testament.
On n'y a utilisé de ces mythes que ce qui en subsistait dans la religion astrale et les spéculations astrologiques du premier siècle de notre ère.Adhibitum est inde tantum quod superfuerat in religione astrali atque speculationibus astrologicis primi saeculi nostrae aetatis.Only what survived of those myths in astral religion and astrological speculations of the first century of our era was used there.
Les images de l'Apocalypse sont empruntées aux opinions du temps.Imagines Apocalypsis ex opinionibus temporis mutuatae sunt.The images of the Apocalypse are borrowed from the opinions of the time.
La méthode n'exclut pas des allusions aux faits contemporains, mais elle s'accommode de beaucoup de traits que les exégètes modernes avaient voulu entendre ainsi et qui n'ont pas ce caractère.Haec methodus allusiones ad res contemporaneas non excludit, sed multos tamen notas admittit quas expositores recentiores ad eventa sui temporis referre voluerunt, cum tale indolem re vera non habeant.This method does not exclude allusions to contemporary facts, but it accommodates many features that modern exegetes had wished to take that way and which in fact do not have that character.
Certes la haine-contre l'empire romain est le sentiment dominant de l'Apocalypse, et la Bête est Rome; mais on est désormais en droit de se montrer sceptique à l'égard de toute interprétation systématique des apocalypses par les faits contemporains, pour ce qui est du détail.Certe odium adversus imperium Romanum est affectus praevalens Apocalypsis, et Bestia Roma est; sed iam iure licet scepticos esse erga quamlibet interpretationem systematicam apocalypsium per res contemporaneas, quoad minutiora.Certainly, hatred against the Roman Empire is the dominant sentiment of the Apocalypse, and the Beast is Rome; but one is now entitled to be skeptical of any systematic interpretation of apocalypses by contemporary events, at least as to the details.

Commentaire de Loisy lui-même (1923)

  • Alfred Loisy, in L'Apocalypse de Jean (in-8°, 404 p.), Paris, É. Nourry, 1923, pp. 183-184 et 186.
    • Dans l'extrait ci-après on remarque nettement chez le commentateur le sentiment qu’il se figure surplomber l'auteur à la manière d’un anthropologue de l'ancienne école, auscultant froidement les ressorts primitifs et peu reluisants d'une pensée, sinon prélogique, à tout le moins gauche et confuse, quoique “savante à sa façon” (p.53).
    • In sequenti loco clare deprehenditur in commentatore sensus quo se fingit supra scriptorem eminere, more veterum anthropologorum, qui frigide perscrutantur elementa primitiva et non satis speciosa cogitationis quae, si non omnino prae-logica, certe inhabilis et confusa est, quamquam “suo quodam modo docta” (p. 53).
    • In the following passage, one clearly perceives in the commentator the feeling that he imagines himself towering above the author, in the manner of an old-school anthropologist, coldly probing the primitive and unflattering mechanisms of a thought which, if not altogether pre-logical, is at least awkward and confused, — though “learned in its own way” (p. 53).
français (1923)latin (2025)anglais (2025)
“Et il leur fut donné de ne les pas tuer, mais de les tourmenter cinq mois durant.”“Et datum est eis ne occiderent eos, sed ut cruciarent mensibus quinque.”“And it was given to them not to kill them, but to torment them for five months.”
Une nuée de sauterelles dévore en quelques heures toute la verdure d'une région.Turba locustarum virentia totius regionis intra paucas horas devorat.A swarm of locusts can devour all the greenery of a region within hours.
Nos sauterelles scorpions opéreront sur les hommes non chrétiens pendant cinq mois: c'est probablement parce qu'elles commenceront leur œuvre dans le mois du Scorpion, et qu'elles la continueront jusqu'à la fin de l'année zodiacale (terminée au signe des Poissons. Boll, 71).Locustae nostrae scorpioideae per quinque menses in homines non christianos grassabuntur: fortasse quia operam suam incipient mense Scorpionis, eamque peragent usque ad finem anni zodiaci (qui in signo Piscium terminatur. Boll, p. 71).Our scorpion-locusts will afflict non-Christians for five months: probably because they will begin their work in the month of Scorpio and carry it on until the end of the zodiacal year (which ends with Pisces. Boll, p. 71).
On a dit aussi que les sauterelles ordinaires, naissant au printemps et mourant à la fin de l'été, ne vivent que cinq mois (Charles, I, 243); mais il paraît évident que la vie de nos sauterelles ne se règle pas ainsi sur les saisons.Dictum est etiam locustas vulgares, vere nascentes et aestate exeunte morientes, non plus quinque menses vivere (Charles, I, 243); sed evidenter apparet vitam locustarum nostrarum non temporibus anni regulari.It has also been said that ordinary locusts, being born in spring and dying at the end of summer, live only five months (Charles, I, 243); but it clearly appears that the life of our locusts is not governed by the seasons.
On remarquera ici le chiffre cinq, qui n'entre pas d'ordinaire dans les combinaisons apocalyptiques.Numerus quinarius hic notandus est, qui raro in apocalypticis combinationibus invenitur. The number five here is noteworthy, as it is rarely found in apocalyptic patterns.
Une singularité de cette description est que les sauterelles-scorpions ne tuent pas, et que cette abstention n'est point présentée comme une limite de leur pouvoir: il leur est donné de ne pas tuer, comme s'il leur eût été plus facile de donner promptement la mort; mais elles tourmenteront pendant longtemps leurs victimes, sans provoquer la mort de celles-ci.In descriptione haec insolitum est quod locustae scorpioideae non occidunt, nec haec abstinentia tamquam impotentia eorum exhibetur: datum est eis ne occiderent, quasi facilius eis esset celerem mortem inferre; sed diuturno cruciatu affligent suas victimas, eis tamen mortem non inferentes.A peculiar feature of this description is that the scorpion-locusts do not kill, and this abstention is not presented as a limitation of their power: it is given to them not to kill, as if it were easier for them to deal out death swiftly; but they will torment their victims for a long time without causing their death.
Le trait est compris comme une aggravation du fléau, et l'on va dire pourquoi.Hoc indicium interpretaturur ut aggravatio calamitatis, et ratio nunc exponetur. This is understood as an intensification of the plague, and the reason will now be given.
“La douleur qu'elles causent est comme la douleur que cause le scorpion quand il pique un homme.”“Dolor quem inferunt similis est dolori quem scorpio infligit cum hominem pungit.”“The pain they cause is like the pain caused by a scorpion when it stings a man.”
Rien de plus naturel, puisque, par la queue, ce sont des scorpions.Nihil mirum, cum cauda sint scorpiones.Nothing more natural, since by their tail they are scorpions.
Ce qui est moins naturel, c'est que les hommes, tout en souffrant atrocement, n'en puissent pas mourir.Minus autem naturale est quod homines, tam atroce cruciati, mori non possint.What is less natural is that men, though suffering excruciatingly, cannot die from it.
Il est vrai que la piqûre du scorpion n'est pas ordinairement mortelle, et ce peut être pour ce motif que l'auteur fait sa comparaison, tout en insinuant que l'intensité de la douleur rendrait celle-ci plus que mortelle si les sauterelles n'avaient le singulier privilège de ne pas faire mourir les hommes en les faisant tant souffrir.Quamquam scorpionis ictus raro letalis est, idcirco fortasse auctor hanc comparationem adhibet, simul insinuans dolorem esse adeo acrem ut mortifer fieret, nisi locustae singulare haberent privilegium cruciandi sine occisione.It is true that a scorpion’s sting is not usually fatal, and this may be the reason the author uses this comparison — while hinting that the intensity of the pain would make it worse than deadly if the locusts did not have the strange privilege of causing immense suffering without bringing death.
“En ces jours-là, les hommes chercheront la mort et ils ne la trouveront pas.”“In diebus illis quaerent homines mortem, et non invenient eam.”“In those days men will seek death and will not find it.”
Ici l'auteur oublie qu'il décrit sa vision, et il prophétise en imitant un passage de Job (III, 21; cf. Jér. VIII, 3).Hic auctor oblitus est se visionem narrare, et prophetat more imitationis loci ex Iob (III, 21; cf. Hier. VIII, 3).Here the author forgets that he is narrating a vision and begins to prophesy, imitating a passage from Job (III, 21; cf. Jer. VIII, 3).
“Ils désireront mourir, et la mort s'enfuira d'eux.”“Cupient mori, et mors fugiet ab eis.”“They will desire to die, and death will flee from them.”
Un dernier trait, qui ne convient point à des sauterelles, explique comment une souffrance pareille à celle que donne la piqûre du scorpion pourra être infligée durant cinq mois aux non-chrétiens par les centaures.Ultimum notandum, quod locustis proprie non convenit, explanat quo modo cruciatus scorpii similis a centauris per quinque menses non christianis infligi possit.One last feature, which does not suit true locusts, explains how a torment like that caused by a scorpion sting may be inflicted for five months upon non-Christians by the centaurs.
“Elles ont des queues pareilles à celles des scorpions, et des dards”, — pourvus de venin, — “et dans leurs queues”, — par ces dards, — “est leur pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois”.“Habent caudas similes scorpionum, et aculeos”, — veneno instructos, — “et in caudis eorum”, — per hos aculeos, — “est potestas eorum nocendi hominibus mensibus quinque”. “They have tails like those of scorpions, and stings” — provided with venom — “and in their tails” — through those stings — “is their power to hurt men for five months”.

Avant 1923. Friedrich Greiner

  • Friedrich Greiner (1838-1923), missionnaire évangélique allemand à Worms (Rhénanie-Palatinat), y créa plusieurs institutions éducatives et caritatives. Accessoirement, pour illustrer la traduction en allemand de l'Apocalypse par Martin Luther, il peignit une série de 25 scènes de l'Apocalypse, qui ne furent publiées qu'après sa mort, avec une préface et des textes explicatifs de sa main, successivement en 1935, 1938 et 1950.
  • Friedrich Greiner, Die Offenbarung des Johannes in 25 Bildern mit erklärendem Text (55 p.), Lahr-Dinglingen (Bade-Wurtemberg), Verlag der St. Johannes Druckerei (Éditions de l'imprimerie Saint-Jean), 1937.

1924. Theodor Zahn

  • Franz Theodor Zahn (1838-1933), théologien protestant allemand, professeur de Nouveau Testament à l'Université d'Erlangen, co-éditeur du Neue Kirchliche Zeitschrift, spécialiste des origines et du développement du canon du Nouveau Testament.
  • Theodor Zahn, Die Offenbarung des Johannes, ausgelegt von Theodor Zahn. 1.—3. Auflage (2 volumes, 663 p.), Leipzig, Deichertsche / Erlanger, Werner Scholl (“Kommentar zum Neuen Testament” 18), 1924, tome 2, pp. 394-400.
allemand (1924)latin (2026)français (2026)anglais (2026)
Das fünfte Trompetensignal c. 9, 1-12.Quintum tubae signum, Apoc. 9,1–12.Le cinquième signal de trompette (Ap 9,1-12).The fifth trumpet-signal (Rev. 9:1–12).
(v. 1) Und der fünfte Engel trompetete, und ich sah einen aus dem Himmel auf die Erde gefallenen Stern (9), und ihm war (oder ward) gegeben der Schlüssel des Brunnens des Abgrundes.(v. 1) Et quintus angelus tuba cecinit, et vidi stellam de caelo in terram lapsam (9), et data est ei clavis putei abyssi.(v. 1) Et le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tombée du ciel sur la terre (9), et on lui donna la clef du puits de l’abîme.(v. 1) And the fifth angel sounded the trumpet, and I saw a star fallen from heaven to the earth (9), and to it was given the key of the pit of the abyss.
(9) Auch hier darf abgesehen werden von gleichgiltigen orthographischen Varianten oder bloßen Schreibfehlern, wie ιδον st. ειδον, κλις st. κλεις, καπενος st. καπνος.(9) Hic quoque praetermitti possunt orthographicae variantes parvi momenti vel merae librariorum mendae, ut ιδον pro ειδον, κλις pro κλεις, καπενος pro καπνος.(9) Ici encore, on peut faire abstraction de variantes orthographiques sans importance ou de simples fautes de copie, comme ιδον au lieu de ειδον, κλις au lieu de κλεις, καπενος au lieu de καπνος.(9) Here too one may disregard insignificant orthographic variants or mere scribal slips, such as ιδον for ειδον, κλις for κλεις, καπενος for καπνος.
(v. 2) Und er öffnete (mit diesem Schlüssel) den Brunnen des Abgrundes, und es stieg aus dem Brunnen empor ein Rauch wie der Rauch eines großen Ofens, und infolge des Rauches des Brunnens wurde die Sonne und die Luft verdunkelt.(v. 2) Et aperuit (hac clave) puteum abyssi, et ascendit de puteo fumus sicut fumus fornacis magnae, et propter fumum putei obscuratus est sol et aer.(v. 2) Et il ouvrit (avec cette clef) le puits de l’abîme, et il monta du puits une fumée comme la fumée d’une grande fournaise, et à cause de la fumée du puits le soleil et l’air furent obscurcis.(v. 2) And he opened (with this key) the pit of the abyss, and smoke rose up from the pit like the smoke of a great furnace, and because of the smoke of the pit the sun and the air were darkened.
(v. 3) Und aus dem Rauche kamen Heuschrecken (10) auf die Erde, und es ward ihnen Macht gegeben, wie die Skorpione der Erde Macht haben.(v. 3) Et de fumo exierunt locustae (10) in terram, et data est illis potestas sicut scorpiones terrae potestatem habent.(v. 3) Et de la fumée sortirent des sauterelles (10) sur la terre, et il leur fut donné un pouvoir comme les scorpions de la terre ont du pouvoir.(v. 3) And out of the smoke came locusts (10) upon the earth, and power was given to them as the scorpions of the earth have power.
(10) Das hinter dem femin. ακριδες inkorrekte αὐτοῖς, welches von אQ in v. 3 u. 4 bezeugt, von AP durch αυταις ersetzt wurde, kann durch Vorblick auf die während der Vision, wo die Heuschrecken in ιπποι und προσωπα ανθρωπων sich verwandeln, entstanden, aber doch echt sein.(10) Illud αὐτοῖς, post femin. ακριδες incongruum, quod ab אQ in v. 3 et 4 testatur, ab AP per αυταις substitutum est, ex anticipatione eorum quae in visione fiunt, ubi locustae in ιπποι et προσωπα ανθρωπων transformantur, ortum esse potest, sed tamen genuinum esse potest.(10) Le αὐτοῖς, incorrect après le féminin ακριδες, attesté par אQ aux v. 3 et 4, remplacé par αυταις dans AP, peut provenir d’une anticipation de ce qui se produit dans la vision, où les sauterelles se transforment en ιπποι et en προσωπα ανθρωπων, mais il peut néanmoins être authentique.(10) The αὐτοῖς, incorrect after the feminine ακριδες, attested by אQ in vv. 3 and 4 and replaced in AP by αυταις, may have arisen from anticipation of what happens in the vision, where the locusts change into ιπποι and προσωπα ανθρωπων, yet it may nevertheless be genuine.
(v. 4) Und es ward ihnen gesagt: sie sollten nicht schädigen das Gras der Erde, oder irgend ein Grünes oder irgend einen Baum außer den Menschen, welche das Siegel Gottes nicht auf der Stirne haben.(v. 4) Et dictum est illis: ne laederent herbam terrae neque omne viride neque ullam arborem, nisi homines qui signum Dei in fronte non habent.(v. 4) Et il leur fut dit de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à rien de vert, ni à aucun arbre, sinon aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front.(v. 4) And they were told not to harm the grass of the earth, nor anything green, nor any tree, except the people who do not have the seal of God on their foreheads.
(v. 5) Und es ward ihnen gegeben, sie (d. h. jene, nach v. 4 nicht das Siegel Gottes tragenden Menschen) nicht zu töten, sondern sie 5 Monate lang zu quälen, und ihre Qual (d. h. die von den Heuschrecken ausgehende Qual) wird sein, wie die von einem Skorpion ausgehende Qual, wenn er einen Menschen sticht (oder beißt).(v. 5) Et datum est illis, eos (id est homines qui secundum v. 4 signum Dei non portant) non occidere, sed quinque mensibus torquere; et tormentum eorum (id est a locustis procedens) erit sicut tormentum a scorpione procedens, cum hominem pungit (vel mordet).(v. 5) Et il leur fut donné de ne pas les tuer (c’est-à-dire ces hommes qui, selon le v. 4, ne portent pas le sceau de Dieu), mais de les tourmenter pendant cinq mois; et leur tourment (c’est-à-dire celui qui procède des sauterelles) sera comme le tourment qui vient d’un scorpion lorsqu’il pique (ou mord) un homme.(v. 5) And it was granted to them not to kill them (that is, those who according to v. 4 do not bear God’s seal), but to torment them for five months; and their torment (that is, the torment proceeding from the locusts) will be like the torment that comes from a scorpion when it stings (or bites) a person.
(v. 6) Und in jenen Tagen werden die Menschen den Tod suchen und werden ihn nicht finden und werden wünschen zu sterben, und der Tod fliehet von ihnen hinweg.(v. 6) Et in illis diebus homines mortem quaerent et non invenient eam, et cupient mori, et mors fugiet ab eis.(v. 6) Et en ces jours-là les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux.(v. 6) And in those days people will seek death and will not find it; they will long to die, and death will flee from them.
(v. 7) Und die heuschreckenähnlichen (Tiere) waren ähnlich Pferden, die zum Kampf gerüstet sind, und auf ihren Köpfen hatten sie Kränze wie von Gold, und ihre Gesichter waren wie Gesichter von Menschen.(v. 7) Et animalia locustis similia erant similia equis ad proelium paratis, et super capita eorum erant quasi coronae similes auro, et facies eorum erant sicut facies hominum.(v. 7) Et les êtres semblables à des sauterelles étaient semblables à des chevaux préparés pour le combat; et sur leurs têtes ils avaient comme des couronnes semblables à de l’or, et leurs visages étaient comme des visages d’hommes.(v. 7) And the locust-like creatures were like horses prepared for battle, and on their heads were something like crowns resembling gold, and their faces were like human faces.
(v. 8) Und sie hatten Haare wie Weiber, und ihre Zähne waren wie Löwenzähne.(v. 8) Et habebant capillos sicut mulieres, et dentes eorum erant sicut dentes leonum.(v. 8) Et ils avaient des cheveux comme des femmes, et leurs dents étaient comme des dents de lions.(v. 8) And they had hair like women, and their teeth were like lions’ teeth.
(v. 9) Und sie hatten Panzer wie von Eisen, und der Klang ihrer Flügel war wie das Geräusch von vielen Pferdewagen, die zum Kampfe rennen.(v. 9) Et habebant loricas quasi ferreas, et sonus alarum earum erat sicut sonus multorum curruum equorum in proelium currentium.(v. 9) Et ils avaient des cuirasses comme de fer, et le bruit de leurs ailes était comme le fracas de nombreux chars de chevaux courant au combat.(v. 9) And they had breastplates like iron, and the sound of their wings was like the noise of many chariots with horses rushing into battle.
(v. 10) Und sie haben Schwänze und Stacheln wie von Skorpionen, und in ihren Schwänzen liegt die Kraft, fünf Monate lang die Menschen zu quälen.(v. 10) Et habent caudas et aculeos sicut scorpiones, et in caudis earum est potestas homines quinque mensibus torquendi.(v. 10) Et elles ont des queues et des aiguillons comme des scorpions, et dans leurs queues réside le pouvoir de tourmenter les hommes pendant cinq mois.(v. 10) And they have tails and stings like scorpions, and in their tails lies the power to torment people for five months.
(v. 11) Sie haben als König über sich (11)) den Engel des Abgrundes, dessen Name ist auf Hebräisch Abaddōn, und in der griechischen Sprache hat er den (Namen) Apollon.(v. 11) Habent super se regem (11), angelum abyssi, cui nomen Hebraice Abaddōn, et Graece nomen habet Apollon.(v. 11) Elles ont sur elles pour roi (11) l’ange de l’abîme, dont le nom est en hébreu Abaddōn, et en grec il porte le nom d’Apollon.(v. 11) They have over them as king (11) the angel of the abyss, whose name in Hebrew is Abaddōn, and in Greek he has the name Apollon.
(11) Der Übergang aus dem in v. 6 eingetretenen, aber in v. 7–9 wieder durch Präterita ersetzten, weissagenden Futurum in das Präsens και εχουσιν v. 10 und εχουσιν und εχει v. 11 erscheint besonders in v. 13 sachlich angemessen und die Erörterung der mannigfaltigen Änderungen unfruchtbar. — Als urspr. Text von v. 11 gilt mir mit Tschd. VIII ἔχουσιν ἐπ’ αὐτῶν βασιλέα τὸν ἄγγελον τῆς ἀβύσσου, ᾧ ὄνομα αὐτῷ ἑβραΐστι Ἀββαδών κτλ.(11) Transitus a futuro prophetico, quod in v. 6 adhibitum est sed in v. 7–9 rursus per praeterita substitutum, ad praesens και εχουσιν v. 10 et εχουσιν atque εχει v. 11, praesertim in v. 13, apte convenit; disputatio de variis mutationibus infructuosa est. — Textus originarius v. 11 mihi cum Tschd. VIII est: ἔχουσιν ἐπ’ αὐτῶν βασιλέα τὸν ἄγγελον τῆς ἀβύσσου, ᾧ ὄνομα αὐτῷ ἑβραΐστι Ἀββαδών etc.(11) Le passage du futur prophétique employé au v. 6, mais remplacé de nouveau aux v. 7–9 par des prétérits, au présent και εχουσιν au v. 10 et εχουσιν et εχει au v. 11, apparaît, surtout au v. 13, approprié quant au fond; la discussion des multiples variantes est stérile. — Le texte originel du v. 11 est pour moi, avec Tschd. VIII: ἔχουσιν ἐπ’ αὐτῶν βασιλέα τὸν ἄγγελον τῆς ἀβύσσου, ᾧ ὄνομα αὐτῷ ἑβραΐστι Ἀββαδών etc.(11) The transition from the prophetic future used in v. 6, but replaced again in vv. 7–9 by preterites, to the present και εχουσιν in v. 10 and εχουσιν and εχει in v. 11 appears, especially in v. 13, materially appropriate; discussion of the manifold alterations is unproductive. — The original text of v. 11 is for me, with Tschd. VIII: ἔχουσιν ἐπ’ αὐτῶν βασιλέα τὸν ἄγγελον τῆς ἀβύσσου, ᾧ ὄνομα αὐτῷ ἑβραΐστι Ἀββαδών etc.
(11) Das in א erhaltene, von Hort, Nestle, Souter u. a. getilgte ᾧ vor ὄνομα αὐτῷ ist ein echt johanneischer Hebraïsmus cf Ap 3, 8 ἢν οὐδεὶς δύναται κλεῖσαι αὐτήν, 7, 2 οἷς ἐδόθη αὐτοῖς, 13, 8 οὗ οὐ γέγραπται τὸ ὄνομα αὐτοῦ, 20, 8 ὧν ὁ ἀριθμὸς αὐτῶν.(11) Illud ᾧ, quod in א servatum est et a Hort, Nestle, Souter aliisque deletum ante ὄνομα αὐτῷ, genuinus est hebraismus johanneus; cf Ap 3, 8 ἢν οὐδεὶς δύναται κλεῖσαι αὐτήν, 7, 2 οἷς ἐδόθη αὐτοῖς, 13, 8 οὗ οὐ γέγραπται τὸ ὄνομα αὐτοῦ, 20, 8 ὧν ὁ ἀριθμὸς αὐτῶν.(11) Le ᾧ conservé dans א et supprimé par Hort, Nestle, Souter et d’autres avant ὄνομα αὐτῷ est un hébraïsme authentiquement johannique; cf Ap 3, 8 ἢν οὐδεὶς δύναται κλεῖσαι αὐτήν, 7, 2 οἷς ἐδόθη αὐτοῖς, 13, 8 οὗ οὐ γέγραπται τὸ ὄνομα αὐτοῦ, 20, 8 ὧν ὁ ἀριθμὸς αὐτῶν.(11) The ᾧ preserved in א and deleted by Hort, Nestle, Souter and others before ὄνομα αὐτῷ is a genuinely Johannine Hebraism; cf. Rev 3:8 ἢν οὐδεὶς δύναται κλεῖσαι αὐτήν, 7:2 οἷς ἐδόθη αὐτοῖς, 13:8 οὗ οὐ γέγραπται τὸ ὄνομα αὐτοῦ, 20:8 ὧν ὁ ἀριθμὸς αὐτῶν.
(11) Aber auch Mr 1, 7; 7, 25 (wo אDΔ gegen die Mehrzahl der Uncialen es getilgt haben) und AG 15, 17 nach Amos 9, 11 f., nach LXX ἐφ’ οὓς ἐπικέκληται τὸ ὄνομα μου ἐπ’ αὐτούς. Das weder Casus noch Numerus ausdrückende Relat. אַשֶׁר ersetzt diesen Mangel in der Regel durch ein nachfolgendes Personalsuffix.(11) Sed etiam Mr 1, 7; 7, 25 (ubi אDΔ contra plerosque unciales illud deleverunt) et AG 15, 17 secundum Amos 9, 11 sqq., iuxta LXX ἐφ’ οὓς ἐπικέκληται τὸ ὄνομα μου ἐπ’ αὐτούς. Relativum אַשֶׁר, quod neque casum neque numerum exprimit, hunc defectum plerumque per subsequens suffixum personale compensat.(11) Mais aussi Mc 1, 7; 7, 25 (où אDΔ l’ont supprimé contre la majorité des onciales) et Ac 15, 17 d’après Am 9, 11 s., selon la LXX ἐφ’ οὓς ἐπικέκληται τὸ ὄνομα μου ἐπ’ αὐτούς. Le relatif אַשֶׁר, qui n’exprime ni le cas ni le nombre, compense ordinairement ce manque par un suffixe personnel subséquent.(11) But also Mark 1:7; 7:25 (where אDΔ deleted it against the majority of the uncials) and Acts 15:17 according to Amos 9:11f., following the LXX ἐφ’ οὓς ἐπικέκληται τὸ ὄνομα μου ἐπ’ αὐτούς. The relative אַשֶׁר, which expresses neither case nor number, usually compensates for this deficiency by a following personal suffix.
(11) Am Anfang von v. 11 hat א aus ἐπ’ αὐτῶν ein sinnloses ἑαυτῶν („ihren eigenen König“) gemacht. Auch das in Q ausgefallene τὸν ἄγγελον ist durch das folgende ᾧ — Ἀβαδδών erfordert. Die alten Versionen sind angesichts solcher Texte von ganz geringer Bedeutung.(11) Initio v. 11 א ex ἐπ’ αὐτῶν ineptum ἑαυτῶν (“regem suum proprium”) effecit. Etiam τὸν ἄγγελον, quod in Q omissum est, per sequens ᾧ — Ἀβαδδών requiritur. Versiones antiquae, coram talibus textibus, minimi momenti sunt.(11) Au début du v. 11, א a transformé ἐπ’ αὐτῶν en un ἑαυτῶν dénué de sens (« leur propre roi »). De même, τὸν ἄγγελον, omis dans Q, est requis par le ᾧ — Ἀβαδδών qui suit. Les anciennes versions sont, face à de tels textes, de très faible importance.(11) At the beginning of v. 11, א turned ἐπ’ αὐτῶν into the meaningless ἑαυτῶν (“their own king”). Likewise, τὸν ἄγγελον, omitted in Q, is required by the following ᾧ — Ἀβαδδών. The ancient versions are of very little significance in the face of such texts.
Wie oben S. 889–391 bereits dargelegt wurde, beginnt mit c. 9, 1 zwar nicht eine neue Vision mit veränderter Verfassung und Lage des Propheten, wohl aber ein zweiter Akt der dritten Vision, welchem noch ein dritter (c. 9, 13–21) und vierter Akt (c. 11, 15–19) folgen, deren Eigenart schon durch das dreifache οὐαί des Adlers (c. 8, 13) angekündigt wird (cf 9, 12; 11, 14).Ut supra pp. 889–391 iam demonstratum est, cum c. 9,1 non quidem nova visio cum mutata statu atque condicione prophetae incipit, sed secundus actus tertiae visionis, cui tertius (c. 9,13–21) et quartus (c. 11,15–19) subsequuntur, quorum proprietas iam per triplex οὐαί aquilae (c. 8,13) praenuntiatur (cf 9,12; 11,14).Comme il a déjà été exposé ci-dessus p. 889–391, avec le ch. 9,1 ne commence pas une nouvelle vision avec un état et une situation modifiés du prophète, mais un second acte de la troisième vision, auquel succèdent encore un troisième (9,13–21) et un quatrième acte (11,15–19), dont le caractère propre est déjà annoncé par le triple οὐαί de l’aigle (8,13) (cf 9,12; 11,14).As has already been shown above (pp. 889–391), with ch. 9:1 there does not begin a new vision with a changed state and situation of the prophet, but rather a second act of the third vision, to which a third (9:13–21) and a fourth act (11:15–19) follow, whose distinctive character is already announced by the eagle’s threefold οὐαί (8:13) (cf. 9:12; 11:14).
Die Zusammengehörigkeit dieser 3 später folgenden, durch zwei Zwischenstücke (c. 10, 1–11; 11, 1–14) unterbrochenen Akte mit dem ersten Akt (c. 8, 2–13) ist durch die Siebenzahl der Trompetensignale (c. 8, 2. 6) und die Bezifferung der einzelnen Trompetenstöße (c. 8, 7. 8. 10. 12; 9, 1. 13; 11, 15) verbürgt.Coniunctio horum trium actuum posteriorum, per duo intermedia (c. 10,1–11; 11,1–14) interruptorum, cum primo actu (c. 8,2–13) comprobatur tum septenario numero tubarum (c. 8,2.6) tum enumeratione singularum tubarum (c. 8,7.8.10.12; 9,1.13; 11,15).L’unité de ces trois actes ultérieurs, interrompus par deux épisodes intermédiaires (10,1–11; 11,1–14), avec le premier acte (8,2–13), est garantie par le nombre septénaire des signaux de trompette (8,2.6) et par la numérotation des différents coups de trompette (8,7.8.10.12; 9,1.13; 11,15).The unity of these three subsequent acts, interrupted by two interludes (10:1–11; 11:1–14), with the first act (8:2–13) is guaranteed by the sevenfold number of the trumpet signals (8:2,6) and by the numbering of the individual trumpet blasts (8:7,8,10,12; 9:1,13; 11:15).
Noch deutlicher aber ist die besondere Eigenart des ersten, die 4 ersten Trompeten umfassenden Aktes (8, 7–12) im Unterschied von den gesondert gehaltenen 3 letzten Signalen gezeichnet.Clarius autem adhuc delineatur peculiaris indoles primi actus, quattuor primas tubas complectentis (8,7–12), prae tribus ultimis signis separatim tractatis.Plus clairement encore est marquée la physionomie propre du premier acte, qui comprend les quatre premières trompettes (8,7–12), par opposition aux trois derniers signaux traités à part.Even more clearly, however, the distinctive character of the first act, comprising the first four trumpets (8:7–12), is marked off in contrast to the three final signals, which are treated separately.
Jener erste kurzgefaßte Akt handelte nur von Naturereignissen, wie sie nach der Weissagung Jesu geraume Zeit vor seiner Wiederkunft hier und da vorkommen werden; aber mit keinem Worte wird der Eindruck dieser Ereignisse auf die Gemeinde Jesu und auf die übrige Menschenwelt berührt.Ille primus actus breviter comprehensus solum de eventibus naturalibus egit, quales secundum vaticinium Iesu aliquanto ante reditum eius hic illic futuri sunt; sed nullo verbo tangitur effectus horum eventuum in communitatem Iesu neque in reliquam hominum multitudinem.Ce premier acte, brièvement exposé, ne traitait que d’événements naturels, tels que, selon la prophétie de Jésus, ils surviendront çà et là quelque temps avant son retour; mais pas un mot n’y évoque l’effet de ces événements sur la communauté de Jésus ni sur le reste de l’humanité.That first, briefly summarized act dealt only with natural events, such as, according to Jesus’ prophecy, will occur here and there some time before his return; yet not a single word touches on the impact of these events upon the community of Jesus or upon the rest of humanity.
Es stellte sich aber heraus, daß die Vorstellung von diesen erschütternden Ereignissen unter dem Eindruck des Vesuvausbruches vom J. 79 in der Seele des Jo entstanden waren, ehe er dieselben in ekstatischem Zustand wieder geschaut und in seinem Bericht über diese Vision kurz beschrieben hat.Apparuit autem imaginem horum terribilium eventuum sub impressione eruptionis Vesuvii anno 79 in animo Ioannis ortam esse, antequam eadem in statu ecstatico iterum videret atque in narratione huius visionis breviter describeret.Il apparut cependant que la représentation de ces événements bouleversants était née dans l’âme de Jean sous l’impression de l’éruption du Vésuve en l’an 79, avant qu’il ne les revoie en état d’extase et ne les décrive brièvement dans son récit de cette vision.It became evident, however, that the conception of these terrifying events arose in John’s soul under the impression of the eruption of Vesuvius in the year 79, before he saw them again in an ecstatic state and briefly described them in his account of this vision.
Ganz anders verhält es sich mit der ausführlichen Beschreibung des vorhin deutsch wiedergegebenen zweiten Aktes.Aliter omnino res se habet cum accurata descriptione secundi actus paulo ante germanice redditi.Il en va tout autrement de la description détaillée du second acte qui vient d’être reproduit en allemand.It is quite otherwise with the detailed description of the second act just rendered in German.
Die Gegenstände selbst, die der Prophet zu sehen bekommt, verändern sich vor seinem inneren Auge, und ihre, man möchte sagen, kinematographisch dargestellten Bewegungen lösen sich in rascher Folge ab.Res ipsae, quas propheta videt, ante oculos interiores eius transformantur, atque motus earum, ut ita dicam cinematographice repraesentati, celeri successione se excipiunt.Les objets mêmes que le prophète voit se transforment sous ses yeux intérieurs, et leurs mouvements, pour ainsi dire représentés de manière cinématographique, se succèdent à vive allure.The very objects that the prophet sees change before his inner eye, and their movements, one might say presented in a cinematographic manner, follow one another in rapid succession.
Es fehlt der Darstellung nicht an Unbehilflichkeiten; aber an inneren Widersprüchen leidet sie nicht.Descriptio quidem non caret quibusdam incommoditatibus; sed contradictionibus internis non laborat.La description ne manque certes pas de maladresses; mais elle ne souffre pas de contradictions internes.The description is not without certain awkwardnesses; yet it does not suffer from internal contradictions.
Der in diesem Akt, wie während der ganzen 3. Vision, auf Erden stehende Seher sieht einen im selben Augenblick vom Himmel gefallenen, also soeben auf dem Erdboden angekommenen Stern (12), welchem ein Schlüssel anvertraut ist, mit dem er den Brunnen des Abgrundes öffnen soll und vor den Augen des Jo öffnet.Vates, qui in hoc actu, sicut per totam tertiam visionem, in terra stat, videt stellam eodem momento e caelo lapsam, id est modo ad terram pervenientem (12), cui clavis committitur, qua puteum abyssi aperire debeat atque ante oculos Ioannis aperiat.Le voyant, qui dans cet acte, comme durant toute la troisième vision, se tient sur la terre, voit une étoile tombée du ciel au même instant, donc tout juste arrivée sur le sol (12), à laquelle est confiée une clef pour ouvrir le puits de l’abîme, et qu’elle ouvre sous les yeux de Jean.The seer, who in this act, as throughout the whole third vision, stands upon the earth, sees a star that has fallen from heaven at that very moment, thus just arrived upon the ground (12), to which a key is entrusted in order to open the pit of the abyss, and which it opens before John’s eyes.
(12) Den textkritischen Bemerkungen A 9 wäre vielleicht noch hinzuzufügen, daß א* in v. 1 durch die LA ἀστέρας… πεπτωκότας den ohnehin dunkeln Text vollends sinnlos gemacht hat.(12) Adnotationibus textu criticis ad A 9 fortasse addendum est, quod א* in v. 1 per lectionem ἀστέρας… πεπτωκότας textum iam obscurum prorsus sine sensu reddiderit.(12) Aux remarques de critique textuelle ad A 9, il conviendrait peut-être d’ajouter que א* en v. 1, par la leçon ἀστέρας… πεπτωκότας, a rendu complètement dépourvu de sens un texte déjà obscur.(12) To the text-critical remarks at A 9 one might perhaps add that א* in v. 1, by the reading ἀστέρας… πεπτωκότας, has rendered an already obscure text altogether meaningless.
(12) Sollte er das folgende αὐτῷ hinter ἐδόθη wirklich auf den trompetenden Engel bezogen haben?(12) Num vero sequens αὐτῷ post ἐδόθη ad angelum tubantem rettulerit?(12) A-t-il réellement rapporté le αὐτῷ qui suit ἐδόθη à l’ange qui sonne de la trompette ?(12) Did he really refer the following αὐτῷ after ἐδόθη to the angel who was sounding the trumpet?
(12) Er erweist sich auch hier wie in v. 2 und überhaupt in der Ap als ein sonderlich dreister Textverderber.(12) Hic quoque, sicut in v. 2 atque omnino in Apocalypsi, se praebet textus corruptor singulariter audax.(12) Ici encore, comme en v. 2 et d’une manière générale dans l’Apocalypse, il se montre un corrupteur de texte singulièrement audacieux.(12) Here too, as in v. 2 and indeed throughout Revelation, he proves himself a peculiarly bold corrupter of the text.
Da einem Boten von seinem Auftraggeber Ziel und Zweck seiner Sendung mit auf den Weg gegeben wird und werden muß, so ist der Aorist ἐδόθη (αὐτῷ κλεῖς) im Sinn eines Plusquamperfekts zu verstehen.Cum nuntio a mittente suo finis et ratio missionis in mandatis dari soleant atque debeant, aoristus ἐδόθη (αὐτῷ κλεῖς) sensu plusquamperfecti accipiendus est.Puisqu’à un envoyé son mandant donne nécessairement avec l’envoi le but et la raison de sa mission, l’aoriste ἐδόθη (αὐτῷ κλεῖς) doit être compris au sens d’un plus-que-parfait.Since a messenger must receive from his sender the aim and purpose of his mission along with his commission, the aorist ἐδόθη (αὐτῷ κλεῖς) is to be understood in the sense of a pluperfect.
Wie aber soll ein wirklicher Stern, der doch weder Arm und Hand noch irgend einen Ersatz dafür besitzt, einen Schlüssel sich geben lassen und zur Öffnung einer verschlossenen Tür oder eines schweren Deckels, womit ein Brunnen verschlossen ist, zweckmäßig verwenden?Quomodo autem vera stella, quae neque brachium neque manum neque ullum earum substitutum possidet, clavem sibi dari pati et ad aperiendam ianuam clausam aut operculum grave, quo puteus obtectus est, apte uti possit?Mais comment une étoile réelle, qui ne possède ni bras ni main ni aucun substitut de ceux-ci, pourrait-elle se laisser donner une clef et l’utiliser à bon escient pour ouvrir une porte fermée ou un lourd couvercle dont un puits est recouvert ?But how is a real star, which possesses neither arm nor hand nor any substitute for them, to receive a key and use it appropriately to open a locked door or a heavy lid by which a well is sealed?
Das wirklich von Jo Geschaute kann doch nur Folgendes sein: Er sieht einen Stern wie einen Blitz vom Himmel zur Erde herabfahren und in demselben Augenblick an dem Punkt der Erde, den der Stern berührt, einen unterirdischen Schacht sich öffnen, was er daran erkennt, daß (v. 2) er einen gewaltigen Rauch aus derselben Stelle des Erdbodens aufsteigen sieht, durch welchen die Sonne und die vorher von der Sonne durchleuchtete Luft verfinstert wird.Id quod Ioannes re vera vidit hoc tantum esse potest: stellam instar fulguris e caelo in terram delabi et eodem momento in eo terrae loco, quem stella contingit, puteum subterraneum aperiri, quod inde cognoscit, quod (v. 2) ingentem fumum ex eodem solo surgere videt, quo sol et aer antea a sole illustratus obscurantur.Ce que Jean a réellement vu ne peut être que ceci : il voit une étoile comme un éclair descendre du ciel vers la terre, et au même instant, à l’endroit du sol que l’étoile touche, un puits souterrain s’ouvrir, ce qu’il reconnaît au fait que (v. 2) il voit monter de ce même point du sol une fumée immense par laquelle le soleil et l’air auparavant illuminé par le soleil sont obscurcis.What John actually saw can only have been this: he sees a star like a flash of lightning descend from heaven to earth, and at that same moment, at the spot on the ground that the star touches, an underground shaft open up—something he recognizes from the fact that (v. 2) he sees a great smoke rising from that very place in the earth, by which the sun and the air previously illuminated by the sun are darkened.
Alsbald aber verändert sich auch dieses Bild.Sed mox etiam haec imago mutatur.Mais aussitôt cette image elle aussi se transforme.But immediately this image too changes.
Aus dieser Rauchwolke kriechen oder springen (v. 3) Heuschrecken hervor und verbreiten sich über die Erde.Ex hac nube fumi (v. 3) locustae reptant aut prosiliunt atque super terram diffunduntur.De cette nuée de fumée (v. 3) sortent en rampant ou en bondissant des sauterelles qui se répandent sur la terre.Out of this cloud of smoke (v. 3) locusts crawl or leap forth and spread over the earth.
Daß das Wort ἀκρίδες nur eine Vergleichung, nicht eine eigentlich gemeinte Bezeichnung sein will, zeigt sich sofort (v. 3b) dadurch, daß ihre Wirkung mit derjenigen von Skorpionen verglichen wird, und zwar „von Skorpionen der Erde“.Quod vocabulum ἀκρίδες tantum comparationem, non autem propriam designationem significare velit, statim apparet (v. 3b), eo quod effectus earum cum effectu scorpionum comparatur, nempe “scorpionum terrae”.Que le mot ἀκρίδες ne veuille exprimer qu’une comparaison et non une désignation proprement dite, cela apparaît aussitôt (v. 3b) du fait que leur action est comparée à celle des scorpions, et précisément « des scorpions de la terre ».That the word ἀκρίδες is intended merely as a comparison and not as a literal designation becomes clear at once (v. 3b) from the fact that their effect is compared with that of scorpions, namely “scorpions of the earth.”
So werden die Skorpionen, mit denen die Heuschrecken verglichen werden, im Gegensatz dazu genannt, daß die als Heuschrecken benannten Wesen aus der Unterwelt hervorkommen.Ita scorpiones, quibus locustae comparantur, eo consilio “terrae” appellantur, ut opponantur iis, quae sub nomine locustarum ex inferis proveniunt.Ainsi les scorpions auxquels les sauterelles sont comparées sont appelés « de la terre » par opposition au fait que les êtres désignés comme sauterelles proviennent du monde souterrain.Thus the scorpions with which the locusts are compared are called “of the earth” in contrast to the fact that the beings designated as locusts come up from the underworld.
An der bildlichen Bezeichnung „Heuschrecken“ wird auch an der Spitze der weiteren, immer neue Eigentümlichkeiten ihrer Erscheinung angebenden Beschreibung derselben Wesen v. 7–10 durch ihre Bezeichnung als τὰ ὁμοιώματα τῶν ἀκρίδων (v. 7) festgehalten.Ad appellationem figuratam “locustarum” etiam in initio ulterioris descriptionis (v. 7–10), quae semper novas proprietates eorumdem entium exponit, per vocem τὰ ὁμοιώματα τῶν ἀκρίδων (v. 7) retinetur.La désignation figurée de « sauterelles » est maintenue au début de la description ultérieure (v. 7–10), qui énumère toujours de nouvelles particularités de ces mêmes êtres, par l’expression τὰ ὁμοιώματα τῶν ἀκρίδων (v. 7).The figurative designation “locusts” is also maintained at the head of the further description (vv. 7–10), which sets forth ever new features of these same beings, by calling them τὰ ὁμοιώματα τῶν ἀκρίδων (v. 7).
Dadurch wurde jeder einigermaßen mit der atl. Erzählung vom Auszug Israels aus Ägypten vertraute Leser unvermeidlich an die achte der 10 ägyptischen Plagen Ex 10, 1–19 erinnert.Hac ratione quisquis aliquatenus narratione Veteris Testamenti de exitu Israel ex Aegypto instructus erat necessario ad octavam ex decem plagis Aegypti (Ex 10,1–19) revocabatur.Par là, tout lecteur tant soit peu familier du récit vétérotestamentaire de la sortie d’Israël d’Égypte était inévitablement rappelé à la huitième des dix plaies d’Égypte (Ex 10,1–19).In this way every reader at all familiar with the Old Testament account of Israel’s exodus from Egypt was inevitably reminded of the eighth of the ten Egyptian plagues (Exod. 10:1–19).
Zugleich aber wird in schroffstem Gegensatz zu jener Erzählung, in der es sich um eine unerhört schreckliche, aber doch wirkliche, alles Gewächs vernichtende Heuschreckenplage handelt, in Ap 9, 4–10 sehr umständlich erklärt, daß diese sogenannten Heuschrecken weder Gras noch anderes grünes Gewächs noch Bäume fressen sollen, sondern ihre Aufgabe darin finden sollen, 6 Monate lang die nicht zur Gemeinde gehörigen Menschen zu quälen.Simul autem, acerbo prorsus contrastu cum illa narratione, in qua de calamitate locustarum inaudite terribili sed tamen reali, omne germen devastante, agitur, in Ap 9,4–10 diligenter explicatur has sic dictas locustas neque gramen neque aliud viride neque arbores consumere debere, sed officium suum habere, ut per sex menses homines ad communitatem non pertinentes torqueant.Mais en même temps, en contraste des plus saisissants avec ce récit, où il s’agit d’une plaie de sauterelles inouïe et terrible mais pourtant réelle, détruisant toute végétation, Ap 9,4–10 explique très longuement que ces prétendues sauterelles ne doivent ni manger l’herbe ni aucune autre verdure ni les arbres, mais qu’elles ont pour tâche de tourmenter pendant six mois les hommes qui n’appartiennent pas à la communauté.At the same time, in the sharpest contrast to that narrative—in which a locust plague of unheard-of terror yet nonetheless real, destroying all vegetation, is described—Rev. 9:4–10 carefully explains that these so-called locusts are to consume neither grass nor any other green plant nor trees, but rather that their task is to torment for six months those people who do not belong to the community.
Töten sollen sie dieselben nicht, sollen aber doch durch Verwundungen und Schmerzen, die mit dem Stich von Skorpionen sich vergleichen lassen (13), sie zur Verzweiflung treiben, so daß sie ihren Tod herbeiführen möchten, ohne doch während der ihnen gesetzten Frist dieses Ziel ihrer Sehnsucht zu erreichen (14).Non occidere eos debent; sed tamen per vulnera et dolores, qui cum ictu scorpionum comparari possunt (13), eos ad desperationem adigere, ut mortem sibi arcessere velint, neque tamen intra terminum eis praefixum hoc desiderii sui finem consequantur (14).Elles ne doivent pas les tuer; mais par des blessures et des douleurs comparables à la piqûre des scorpions (13), elles doivent les pousser au désespoir, de sorte qu’ils voudraient provoquer leur mort, sans toutefois atteindre ce but de leur désir dans le délai qui leur est fixé (14).They are not to kill them; yet through wounds and pains comparable to the sting of scorpions (13), they are to drive them to despair, so that they would wish to bring about their own death, without however attaining this goal of their desire within the period set for them (14).
(13) Nach Lc 10, 19 hat Jesus seinen Jüngern Macht gegeben, ohne Schädigung an Leib und Leben über Schlangen und Skorpionen und alle sonstigen Kraftmittel Satans hinwegzuschreiten.(13) Secundum Lc 10,19 Iesus discipulis suis potestatem dedit, sine laesione corporis et vitae super serpentes et scorpiones atque omnia reliqua Satanae instrumenta calcandi.(13) Selon Lc 10,19, Jésus a donné à ses disciples le pouvoir de fouler aux pieds, sans dommage pour le corps et la vie, serpents et scorpions ainsi que toutes les autres forces de Satan.(13) According to Luke 10:19, Jesus gave his disciples authority to tread upon serpents and scorpions and all the other instruments of Satan without harm to body or life.
(13) Zu Lc 11, 11–13 (ähnlich Mt 7, 9–12) cf Bd III.3, 452f. — Deut 8, 15 in der Wüste, durch welche Gott sein Volk führte, hausten „feurige (brennenden Schmerz verursachende) Schlangen und Skorpionen“.(13) Ad Lc 11,11–13 (similiter Mt 7,9–12) cf vol. III.3, 452 sqq. — Deut 8,15: in deserto, per quod Deus populum suum duxit, habitabant “serpentes igniti (dolorem urentem inferentes) et scorpiones”.(13) Sur Lc 11,11–13 (de même Mt 7,9–12), cf vol. III.3, p. 452 s. — Deut 8,15 : dans le désert par lequel Dieu conduisit son peuple habitaient des « serpents brûlants (causant une douleur cuisante) et des scorpions ».(13) On Luke 11:11–13 (similarly Matt. 7:9–12), cf. vol. III.3, p. 452f. — Deut. 8:15: in the wilderness through which God led his people there dwelt “fiery (burning-pain causing) serpents and scorpions.”
(13) Ez 2, 6 sind die „Skorpione, mit denen der Prophet zusammenwohnt“ ein Bild seiner entarteten Volksgenossen.(13) Ez 2,6 “scorpiones, cum quibus propheta habitat” imago sunt popularium eius degenerantium.(13) En Ez 2,6, les « scorpions avec lesquels le prophète habite » sont l’image de ses compatriotes dégénérés.(13) In Ezek. 2:6 the “scorpions with whom the prophet dwells” are an image of his degenerate fellow countrymen.
(13) Über die verschiedene Gefährlichkeit des Skorpionbisses Plin. nat. hist. XI, 86 und 60 (Detlefsen).(13) (De scorpionis ictus diversa periculositate cf. Plin., nat. hist. XI, 86 et 60 [ed. Detlefsen]).(13) Sur la dangerosité variable de la piqûre du scorpion, cf. Pline, Hist. nat. XI, 86 et 60 (éd. Detlefsen).(13) On the varying danger of the scorpion’s sting, see Pliny, Nat. Hist. XI, 86 and 60 (ed. Detlefsen).
(14) Über diesen wahrscheinlich aus den Nachrichten über den Vesuvausbruch entlehnten Zug s. oben S. 393 A 6.(14) De hoc elemento, quod ex relationibus de eruptionis Vesuvii eventu verisimiliter sumptum est, vide supra p. 393, adnot. 6.(14) Sur ce trait probablement emprunté aux récits de l’éruption du Vésuve, voir ci-dessus p. 393, n. 6.(14) On this feature, probably borrowed from reports of the eruption of Vesuvius, see above p. 393 n. 6.
Während diese überaus malerische Schilderung (v. 3–10) des aus dem unterirdischen Abgrund aufsteigenden Heuschreckenschwarmes durchaus den Eindruck von wirklich oder angeblich geschauten und gehörten (15) Vorgängen macht, läßt sich dies durchaus nicht von dem Satze (v. 11) sagen: ἔχουσιν ἐπ’ αὐτῶν βασιλέα τὸν ἄγγελον τῆς ἀβύσσου (16).Dum haec perquam picta descriptio (v. 3–10) gregis locustarum ex abyssi subterranei profundo ascendentis omnino speciem rerum vere vel saltem quasi visarum et auditarum (15) praebet, id nullo modo de sententia (v. 11) dici potest: ἔχουσιν ἐπ’ αὐτῶν βασιλέα τὸν ἄγγελον τῆς ἀβύσσου (16).Tandis que cette description extrêmement imagée (v. 3–10) de l’essaim de sauterelles montant de l’abîme souterrain donne pleinement l’impression d’événements réellement ou du moins prétendument vus et entendus (15), on ne peut absolument pas en dire autant de la phrase (v. 11) : ἔχουσιν ἐπ’ αὐτῶν βασιλέα τὸν ἄγγελον τῆς ἀβύσσου (16).Whereas this highly vivid description (vv. 3–10) of the swarm of locusts rising from the subterranean abyss fully conveys the impression of events truly or at least supposedly seen and heard (15), this cannot at all be said of the statement (v. 11): ἔχουσιν ἐπ’ αὐτῶν βασιλέα τὸν ἄγγελον τῆς ἀβύσσου (16).
(15) Mehr noch als von den sichtbaren Gegenständen und deren Bewegungen (v. 2–3. 7–9a. 10) gilt dies von dem gehörten Wagengerassel (v. 9b): καὶ ἡ φωνὴ τῶν πτερύγων αὐτῶν ὡς φωνὴ ἁρμάτων ἵππων πολλῶν τρεχόντων εἰς πόλεμον.(15) Id magis etiam quam de rebus visis earumque motibus (v. 2–3; 7–9a; 10) valet de sonitu curruum audito (v. 9b): καὶ ἡ φωνὴ τῶν πτερύγων αὐτῶν ὡς φωνὴ ἁρμάτων ἵππων πολλῶν τρεχόντων εἰς πόλεμον.(15) Cela vaut plus encore que pour les objets visibles et leurs mouvements (v. 2–3; 7–9a; 10) à propos du fracas de chars entendu (v. 9b) : καὶ ἡ φωνὴ τῶν πτερύγων αὐτῶν ὡς φωνὴ ἁρμάτων ἵππων πολλῶν τρεχόντων εἰς πόλεμον.(15) This applies even more than to the visible objects and their movements (vv. 2–3; 7–9a; 10) to the heard rumbling of chariots (v. 9b): καὶ ἡ φωνὴ τῶν πτερύγων αὐτῶν ὡς φωνὴ ἁρμάτων ἵππων πολλῶν τρεχόντων εἰς πόλεμον.
(15) Unverkennbar ist die Anlehnung an Joel 1, 4, wo von der Verwüstung des Landes durch wirkliche Heuschrecken und ähnliche Tiere die Rede ist, und Joel 1, 6, wo von einem fremden Volk, welches das Land erobert und verwüstet, gesagt ist οἱ ὀδόντες αὐτοῦ ὡς ὀδόντες λέοντος καὶ αἱ μῦλαι αὐτῶν σκύμνου.(15) Manifesta est allusio ad Ioel 1,4, ubi de devastatione terrae per veras locustas et similia animalia agitur, atque ad Ioel 1,6, ubi de gente aliena terram occupant e et vastante dicitur: οἱ ὀδόντες αὐτοῦ ὡς ὀδόντες λέοντος καὶ αἱ μῦλαι αὐτῶν σκύμνου.(15) L’allusion à Joël 1,4 est manifeste, où il est question de la dévastation du pays par de véritables sauterelles et animaux semblables, ainsi qu’à Joël 1,6, où, à propos d’un peuple étranger qui conquiert et ravage le pays, il est dit : οἱ ὀδόντες αὐτοῦ ὡς ὀδόντες λέοντος καὶ αἱ μῦλαι αὐτῶν σκύμνου.(15) The allusion to Joel 1:4 is unmistakable, where the devastation of the land by real locusts and similar creatures is described, and to Joel 1:6, where of a foreign nation that conquers and ravages the land it is said: οἱ ὀδόντες αὐτοῦ ὡς ὀδόντες λέοντος καὶ αἱ μῦλαι αὐτῶν σκύμνου.
(15) Ferner Joel 2, 4f. ὡς ὅρασις ἵππων ἡ ὅρασις αὐτῶν… ὡς φωνὴ ἁρμάτων ἐπὶ τὰς κορυφὰς τῶν ὀρέων ἐξαλοῦνται… καὶ ὡς λαὸς πολὺς καὶ ἰσχυρὸς παρατασσόμενος εἰς πόλεμον.(15) Praeterea Ioel 2,4 sqq.: ὡς ὅρασις ἵππων ἡ ὅρασις αὐτῶν… ὡς φωνὴ ἁρμάτων ἐπὶ τὰς κορυφὰς τῶν ὀρέων ἐξαλοῦνται… καὶ ὡς λαὸς πολὺς καὶ ἰσχυρὸς παρατασσόμενος εἰς πόλεμον.(15) En outre Joël 2,4 s. : ὡς ὅρασις ἵππων ἡ ὅρασις αὐτῶν… ὡς φωνὴ ἁρμάτων ἐπὶ τὰς κορυφὰς τῶν ὀρέων ἐξαλοῦνται… καὶ ὡς λαὸς πολὺς καὶ ἰσχυρὸς παρατασσόμενος εἰς πόλεμον.(15) Furthermore Joel 2:4f.: ὡς ὅρασις ἵππων ἡ ὅρασις αὐτῶν… ὡς φωνὴ ἁρμάτων ἐπὶ τὰς κορυφὰς τῶν ὀρέων ἐξαλοῦνται… καὶ ὡς λαὸς πολὺς καὶ ἰσχυρὸς παρατασσόμενος εἰς πόλεμον.
(15) Dazu kommt auch noch Joel 3, 1 = AG 2, 19 die Verfinsterung der Sterne durch Rauchdampf cf Ap 9, 2.(15) Accedit etiam Ioel 3,1 = Act 2,19, obscuratio siderum per vaporem fumi; cf Ap 9,2.(15) S’y ajoute encore Joël 3,1 = Ac 2,19, l’obscurcissement des astres par une vapeur de fumée ; cf. Ap 9,2.(15) There is also Joel 3:1 (= Acts 2:19), the darkening of the stars by smoke-vapor; cf. Rev. 9:2.
(16) Über den Text s. oben A 11.(16) De textu vide supra adnot. 11.(16) Sur le texte, voir ci-dessus note 11.(16) On the text, see above note 11.
Jo sieht keineswegs den als eine den Lesern bekannte Größe vorausgesetzten Engel des Abgrundes an der Spitze des Heuschrecken- oder Skorpionenschwarmes oder Kriegswagenheeres einherreiten, sondern enthüllt seinen Lesern, die das nicht selbst wissen und sich sagen können, den unterirdischen Hintergrund der an der Oberfläche sich vollziehenden Ereignisse, die er ihnen bis dahin ausführlich und malerisch vor Augen gestellt hat.Ioannes minime videt angelum abyssi, tamquam notam lectoribus personam praesuppositum, in capite gregis locustarum vel scorpionum aut exercitus curruum procedentem; sed lectoribus suis, qui hoc per se scire non possunt, subterraneum rerum in superficie gerendarum fundum aperit, quas hactenus copiose atque picturate ante oculos eorum posuerat.Jean ne voit nullement l’ange de l’abîme, présupposé comme une figure connue des lecteurs, marcher à la tête de l’essaim de sauterelles ou de scorpions ou d’une armée de chars; mais il dévoile à ses lecteurs, qui ne peuvent le savoir d’eux-mêmes, l’arrière-plan souterrain des événements qui se déroulent à la surface et qu’il leur a jusque-là décrits de manière détaillée et imagée.John by no means sees the angel of the abyss, presupposed as a figure known to the readers, riding at the head of the swarm of locusts or scorpions or of a chariot army; rather, he unveils to his readers, who cannot know this of themselves, the subterranean background of the events taking place on the surface, which he has thus far set before their eyes in detailed and vivid fashion.
Die formale Giltigkeit dieser Aussage für den vorliegenden Fall oder auch für alle gleichartigen Vorkommnisse ergibt sich schon daraus, daß nicht βασιλεύς sondern στρατηγός oder ἡγεμών, allenfalls auch ἄρχων hiefür der geeignete Ausdruck war.Formalis huius enuntiationis vis ad hunc casum vel etiam ad omnia similia spectans iam inde patet, quod non βασιλεύς sed στρατηγός aut ἡγεμών, fortasse etiam ἄρχων, hic aptior fuisset.La validité formelle de cette affirmation pour le cas présent ou même pour tous les cas analogues ressort déjà du fait que le terme approprié n’aurait pas été βασιλεύς mais στρατηγός ou ἡγεμών, voire ἄρχων.The formal validity of this statement for the present case or even for all similar occurrences is already evident from the fact that not βασιλεύς but στρατηγός or ἡγεμών, perhaps even ἄρχων, would have been the appropriate term here.
Dasselbe beweist der Artikel sowohl vor ἄγγελον als vor ἀβύσσου im Gegensatz zu dem hiezu gehörigen prädikativen βασιλέα, und auch das Präsens ἔχουσιν anstatt eines εἶχον oder ἕξουσιν, wie es schon in V. 10 und nachher V. 17 und v. 19 statt der vorwiegend angewandten präterischen oder futurischen Formen gebraucht ist.Idem demonstrat articulus tam ante ἄγγελον quam ante ἀβύσσου positus, contra praedicativum βασιλέα ad hoc pertinens, necnon praesens ἔχουσιν loco εἶχον vel ἕξουσιν, sicut iam in v. 10 atque postea in v. 17 et 19 pro formis plerumque praeteritis vel futuris adhibetur.La même chose est démontrée par l’article placé tant devant ἄγγελον que devant ἀβύσσου, par opposition au βασιλέα prédicatif qui s’y rapporte, ainsi que par le présent ἔχουσιν au lieu de εἶχον ou ἕξουσιν, comme il est déjà employé en v. 10 et ensuite en v. 17 et 19 à la place des formes principalement au prétérit ou au futur.The same is shown by the article placed before both ἄγγελον and ἀβύσσου, in contrast to the predicative βασιλέα belonging to it, and also by the present ἔχουσιν instead of εἶχον or ἕξουσιν, as is already used in v. 10 and later in vv. 17 and 19 in place of the predominantly employed past or future forms.
Der Arzt, der den Ursachen einer Epidemie nachforscht, mag sich damit begnügen, wenn er als Träger der Ansteckung Bazillen oder Miasmen gefunden hat.Medicus, qui causas pestilentiae investigat, contentus esse potest, si bacillos aut miasmata tamquam contagionis vehicula reppererit.Le médecin qui recherche les causes d’une épidémie peut se contenter d’avoir découvert des bacilles ou des miasmes comme vecteurs de la contagion.The physician who investigates the causes of an epidemic may be satisfied if he has identified bacilli or miasmas as the carriers of the infection.
So aber dachten weder Juden noch Christen zur Zeit der Apokalypse.At vero Iudaei neque Christiani tempore Apocalypsis ita cogitabant.Mais ni les Juifs ni les chrétiens au temps de l’Apocalypse ne pensaient ainsi.But neither Jews nor Christians at the time of the Apocalypse thought in this way.
Auch die polytheistisch gesinnten griechischen Dichter und Denker, berühmten Ärzte und gefeierten Rhetoren, haben sich seit den Tagen Homers bis zum 3. Jahrhundert nach Christus in bezug auf die Entstehung, die ansteckende Kraft und die Heilung lebensgefährlicher Krankheiten nicht mit den anatomischen und chemischen Beobachtungen der Mediciner begnügt, sondern haben, wie oben S. 253–263 nachgewiesen wurde, auf die Lehre und wunderbare ärztliche Kunst des unter die Götter versetzten Weltheilandes Asklepios zurückgegriffen.Neque poetae ac philosophi Graeci polytheistice affecti, nec medici clari aut rhetores celebrati, ab Homeri temporibus usque ad tertium post Christum saeculum, circa originem, vim contagiosam et curationem morborum lethiferorum observationibus anatomicis et chemicis medicorum contenti fuerunt, sed, ut supra pp. 253–263 demonstratum est, ad doctrinam atque mirabilem artem medicam Asclepii, inter deos relati mundi servatoris, confugerunt.De même, les poètes et penseurs grecs d’orientation polythéiste, les médecins célèbres et les rhéteurs réputés, depuis les jours d’Homère jusqu’au IIIe siècle après Jésus-Christ, ne se sont pas contentés, quant à l’origine, à la force contagieuse et à la guérison des maladies mortelles, des observations anatomiques et chimiques des médecins, mais ont recouru, comme on l’a montré ci-dessus p. 253–263, à la doctrine et à l’art médical merveilleux d’Asclépios, élevé au rang des dieux comme sauveur du monde.Likewise, the polytheistically minded Greek poets and thinkers, renowned physicians and celebrated rhetoricians, from the days of Homer down to the third century after Christ, did not content themselves, with regard to the origin, contagious force, and healing of life-threatening diseases, with the anatomical and chemical observations of physicians, but, as shown above (pp. 253–263), had recourse to the teaching and wondrous medical art of Asclepius, elevated among the gods as the savior of the world.
Jesus selbst aber hat Lc 11, 17–20, in Anlehnung an Ps 91, 13 seinen Sendboten die Macht zugesprochen, ohne Gefährdung ihres Lebens über Schlangen und Skorpionen hinzuschreiten, was sich an ihrer mühelosen Heilung aller Arten von Krankheit, besonders aber in der Heilung Besessener im Namen ihres Meisters darstelle und ebenso wie die von Jesus geübte wunderbare Heiltätigkeit in seinem eigenen moralischen Sieg über Satan begründet sei (17).Ipse autem Iesus, Lc 11,17–20, ad Ps 91,13 alludens, legatis suis potestatem tribuit sine vitae periculo super serpentes et scorpiones ambulandi, quod in facili omnium morborum, praesertim obsessarum personarum, sanatione in nomine magistri eorum appareret atque, sicut ipsa Iesu mirabilis sanandi virtus, in victoria eius morali super Satanam fundatum esset (17).Mais Jésus lui-même, en Lc 11,17–20, en se référant au Ps 91,13, a attribué à ses envoyés le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions sans danger pour leur vie; cela se manifeste dans la guérison aisée de toutes sortes de maladies, en particulier dans la guérison des possédés au nom de leur maître, et cela est fondé, tout comme l’activité thérapeutique merveilleuse exercée par Jésus, sur sa propre victoire morale sur Satan (17).But Jesus himself, in Luke 11:17–20, with reference to Ps. 91:13, ascribed to his messengers the power to tread upon serpents and scorpions without danger to their lives; this is manifested in their effortless healing of all kinds of diseases, especially in the healing of the possessed in their Master’s name, and, like Jesus’ own wondrous healing activity, is grounded in his moral victory over Satan (17).
(17) Cf Lc 9, 1 und Bd III.3, 418–423; ferner Mr 16, 18; AG 28, 6.(17) Cf. Lc 9,1 et vol. III.3, 418–423; item Mr 16,18; Act 28,6.(17) Cf. Lc 9,1 et vol. III.3, p. 418–423; de plus Mc 16,18; Ac 28,6.(17) Cf. Luke 9:1 and vol. III.3, pp. 418–423; also Mark 16:18; Acts 28:6.
Satan hat sein ihm untergebenes Engelheer (18).Satanas habet exercitum angelorum sibi subditum (18).Satan a son armée d’anges qui lui est soumise (18).Satan has his host of angels subject to him (18).
(18) Ap 12, 9 καὶ ἐβλήθη ὁ δράκων ὁ μέγας, ὁ ὄφις ὁ ἀρχαῖος, ὁ καλούμενος Διάβολος καὶ Σατανᾶς… ἐβλήθη εἰς τὴν γῆν καὶ οἱ ἄγγελοι αὐτοῦ μετ’ αὐτοῦ ἐβλήθησαν. Cf Mt 25, 41.(18) Ap 12,9 καὶ ἐβλήθη ὁ δράκων ὁ μέγας, ὁ ὄφις ὁ ἀρχαῖος, ὁ καλούμενος Διάβολος καὶ Σατανᾶς… ἐβλήθη εἰς τὴν γῆν καὶ οἱ ἄγγελοι αὐτοῦ μετ’ αὐτοῦ ἐβλήθησαν. Cf. Mt 25,41.(18) Ap 12,9 καὶ ἐβλήθη ὁ δράκων ὁ μέγας, ὁ ὄφις ὁ ἀρχαῖος, ὁ καλούμενος Διάβολος καὶ Σατανᾶς… ἐβλήθη εἰς τὴν γῆν καὶ οἱ ἄγγελοι αὐτοῦ μετ’ αὐτοῦ ἐβλήθησαν. Cf. Mt 25,41.(18) Rev. 12:9 καὶ ἐβλήθη ὁ δράκων ὁ μέγας, ὁ ὄφις ὁ ἀρχαῖος, ὁ καλούμενος Διάβολος καὶ Σατανᾶς… ἐβλήθη εἰς τὴν γῆν καὶ οἱ ἄγγελοι αὐτοῦ μετ’ αὐτοῦ ἐβλήθησαν. Cf. Matt. 25:41.
Dasselbe im Gegensatz zu Michael und dessen Engeln Ap 12, 7. Daher artikellos 2 Kor 12, 7 ἐδόθη μοι σκόλοψ τῇ σαρκί, ἄγγελος Σατανᾶ.Idem in oppositione ad Michaelem eiusque angelos Ap 12,7. Inde sine articulo 2 Cor 12,7: ἐδόθη μοι σκόλοψ τῇ σαρκί, ἄγγελος Σατανᾶ.De même en opposition à Michel et à ses anges en Ap 12,7. D’où l’absence d’article en 2 Co 12,7 : ἐδόθη μοι σκόλοψ τῇ σαρκί, ἄγγελος Σατανᾶ.The same in contrast to Michael and his angels in Rev. 12:7. Hence without the article in 2 Cor. 12:7: ἐδόθη μοι σκόλοψ τῇ σαρκί, ἄγγελος Σατανᾶ.
Den Gegensatz zu diesen dem Satan angehörigen Engeln bildet die überall sich findende Näherbezeichnung der treu gebliebenen Engel durch die Zusätze θεοῦ, (τοῦ) κυρίου Jo 1, 51; 5, 4; Gl 4, 14; Mt 1, 20. 24; 2, 13. 19, besonders häufig bei Lc 1, 11; 2, 9; 15, 10; AG 12, 7. 11. 23; 27, 23; Ap 22, 6 der Gott der Prophetengeister sandte seinen Engel; 22, 16 Jesus seinen Engel; ἄγγελοι ἅγιοι Ap 14, 10; Lc 9, 26 cf Jud v. 14.His angelis Satanae addictis opponitur ubique occurrens determinatio angelorum fidelium per additamenta θεοῦ, (τοῦ) κυρίου (Io 1,51; 5,4; Gal 4,14; Mt 1,20.24; 2,13.19; praesertim Lc 1,11; 2,9; 15,10; Act 12,7.11.23; 27,23; Ap 22,6: Deus prophetarum spirituum misit angelum suum; 22,16: Iesus angelum suum; ἄγγελοι ἅγιοι Ap 14,10; Lc 9,26; cf. Iud v. 14).À ces anges appartenant à Satan s’oppose la désignation plus précise, que l’on trouve partout, des anges restés fidèles par les compléments θεοῦ, (τοῦ) κυρίου (Jn 1,51; 5,4; Ga 4,14; Mt 1,20.24; 2,13.19; surtout Lc 1,11; 2,9; 15,10; Ac 12,7.11.23; 27,23; Ap 22,6 : le Dieu des esprits des prophètes a envoyé son ange; 22,16 : Jésus son ange; ἄγγελοι ἅγιοι Ap 14,10; Lc 9,26; cf. Jd v. 14).In contrast to these angels belonging to Satan stands the everywhere recurring more specific designation of the faithful angels by the additions θεοῦ, (τοῦ) κυρίου (John 1:51; 5:4; Gal. 4:14; Matt. 1:20,24; 2:13,19; especially Luke 1:11; 2:9; 15:10; Acts 12:7,11,23; 27:23; Rev. 22:6: the God of the spirits of the prophets sent his angel; 22:16: Jesus his angel; ἄγγελοι ἅγιοι Rev. 14:10; Luke 9:26; cf. Jude v. 14).
— Zu den Engeln Satans gehören auch die kurz vor der Sintflut in Sünde geratenen (2 Pt 2, 4; Jud 6; Gen 6, 1–4).— Ad angelos Satanae pertinent etiam ii qui paulo ante diluvium in peccatum lapsi sunt (2 Petr 2,4; Iud 6; Gen 6,1–4).— Aux anges de Satan appartiennent aussi ceux qui, peu avant le déluge, sont tombés dans le péché (2 P 2,4; Jd 6; Gn 6,1–4).— To Satan’s angels also belong those who fell into sin shortly before the Flood (2 Pet. 2:4; Jude 6; Gen. 6:1–4).
Die Möglichkeit solcher Verirrung bisher guter Engel wird 1 Kr 6, 3 vorausgesetzt.Possibilitas talis aberrationis angelorum antea bonorum in 1 Cor. 6,3 praesupponitur.La possibilité d’un tel égarement d’anges jusque-là bons est présupposée en 1 Cor. 6,3.The possibility of such a falling away of angels previously good is presupposed in 1 Cor. 6:3.
Es kommt ihm daher der Name eines über sie herrschenden Königs zu; aber er selbst ist nichts desto weniger auch ein Engel, nämlich ein von Gott geschaffener, aber von ihm abtrünniger Engel.Ei igitur competit nomen regis super eos dominantis; ipse tamen nihilominus angelus est, scilicet a Deo creatus sed ab eo deficiens.Il lui revient donc le nom de roi régnant sur eux; mais il est néanmoins lui-même un ange, à savoir un ange créé par Dieu mais devenu rebelle à lui.Accordingly, the name of a king ruling over them belongs to him; yet he himself is nonetheless an angel, namely one created by God but having rebelled against him.
Wesentlich dieselben Gedanken entwickelt Jesus in der Disputation mit den Pharisäern, die sein das Volk aufregendes Heilen Besessener durch ein schlichtes Wort damit erklären, daß er dies vermöge eines Bundes mit Satan fertig bringe (19).Easdem fere sententias Iesus evolvit in disputatione cum Pharisaeis, qui excitationem populi per sanationem obsessorum uno verbo factam ita explicant, quasi id foedere cum Satana inito perfecerit (19).Jésus développe essentiellement les mêmes idées dans la controverse avec les pharisiens, qui expliquent le fait qu’il guérisse les possédés par une simple parole, suscitant l’agitation du peuple, en prétendant qu’il accomplirait cela en vertu d’une alliance avec Satan (19).Jesus develops essentially the same thoughts in his dispute with the Pharisees, who explain his stirring up the people by healing the possessed with a mere word by claiming that he accomplishes this by means of an alliance with Satan (19).
(19) Mt 12, 24–29 = Mr 3, 22–27 = Lc 11, 14–20 cf Bd I.4, 455–461 und über Beelzebul zu Mt 10, 26 ebendort S. 407f.(19) Mt 12,24–29 = Mc 3,22–27 = Lc 11,14–20; cf vol. I.4, 455–461 et de Beelzebul ad Mt 10,26 ibid. p. 407 s.(19) Mt 12,24–29 = Mc 3,22–27 = Lc 11,14–20; cf vol. I.4, p. 455–461 et sur Béelzéboul à Mt 10,26 au même endroit p. 407 s.(19) Matt. 12:24–29 = Mark 3:22–27 = Luke 11:14–20; cf. vol. I.4, pp. 455–461 and on Beelzebul at Matt. 10:26 ibid., p. 407f.
Dabei bedient sich Jesus der von Pharisäern gebrauchten Benennung des Teufels Beelzebul d. h. „Herr des Hauses“ und stellt ihn dar als den Burgherrn, der von dieser seiner Behausung seine Raubzüge macht und dieselbe verteidigt, wenn sie angegriffen wird, bis ein ihm überlegener Kämpfer ihn gefangen nimmt, sein Haus plündert und seine Hausgeräte d. h. die ihm untergeordneten Geister wehrlos macht.Hic Iesus appellatione a Pharisaeis adhibita utitur, qua diabolus Beelzebul, id est “dominus domus”, vocatur, eumque describit ut dominum arcis, qui ex habitatione sua expeditiones latrocinii facit eamque defendit, si oppugnetur, donec fortior pugil eum capiat, domum eius diripiat et supellectilem eius, id est spiritus sibi subiectos, inermes reddat.Ici Jésus se sert de l’appellation employée par les pharisiens pour le diable, Béelzéboul, c’est-à-dire « seigneur de la maison », et le représente comme le maître d’une forteresse qui, de cette demeure, entreprend ses razzias et la défend lorsqu’elle est attaquée, jusqu’à ce qu’un combattant plus fort que lui le capture, pille sa maison et rende impuissants ses biens, c’est-à-dire les esprits qui lui sont subordonnés.Here Jesus makes use of the designation employed by the Pharisees for the devil, Beelzebul, that is, “lord of the house,” and portrays him as the master of a stronghold who from his dwelling carries out raids and defends it when attacked, until a stronger fighter seizes him, plunders his house, and renders powerless his household goods, that is, the spirits subject to him.
Das Wort זְבֻל bezeichnet also hier denselben unterirdischen Raum, welcher Ap 9, 1. 2. 11 ἄβυσσος heißt.Vox ergo זְבֻל hic eundem locum subterraneum significat, qui Ap 9,1.2.11 ἄβυσσος appellatur.Le mot זְבֻל désigne donc ici le même espace souterrain que celui qui est appelé ἄβυσσος en Ap 9,1.2.11.Thus the word זְבֻל here designates the same subterranean realm that in Rev. 9:1,2,11 is called ἄβυσσος.
Mit ἄβυσσος übersetzt LXX weitaus am häufigsten תְּהוֹם, von Gen 1, 2 und 7, 11 an („an diesen Tagen brachen auf alle Quellen des großen Abgrunds und die Gitter des Himmels, und es kam der Regen über die Erde“) (20).Verbo ἄβυσσος LXX longe saepissime reddit תְּהוֹם, inde a Gen 1,2 et 7,11 (“in diebus illis rupti sunt omnes fontes abyssi magnae et cataractae caeli apertae sunt, et facta est pluvia super terram”) (20).Par ἄβυσσος, la LXX traduit le plus souvent תְּהוֹם, dès Gn 1,2 et 7,11 (« en ces jours-là toutes les sources du grand abîme jaillirent et les écluses des cieux s’ouvrirent, et la pluie tomba sur la terre ») (20).By ἄβυσσος the LXX most frequently translates תְּהוֹם, beginning with Gen. 1:2 and 7:11 (“on that day all the fountains of the great deep burst forth and the floodgates of heaven were opened, and rain fell upon the earth”) (20).
(20) Es sind die 3 Stockwerke des ganzen Weltbaues (Phl 2, 10), gelegentlich noch mit Hinzufügung des Meeres Ap 5, 13.(20) Sunt tria totius mundi tabulata (Phil 2,10), interdum etiam addito mari (Ap 5,13).(20) Ce sont les trois étages de l’édifice du monde (Ph 2,10), parfois encore avec l’adjonction de la mer (Ap 5,13).(20) These are the three tiers of the whole structure of the world (Phil. 2:10), occasionally with the addition of the sea (Rev. 5:13).
So auch Sirach (hebr. Strack 16, 18 „Siehe der Himmel und der Himmel des Himmels und der Abgrund und die Erde“, griech. Fritzsche 16, 16), meistens aber übertragen auf alles Unergründliche z. B. 42, 18 griech. ἄβυσσον καὶ καρδίαν ἐξίχνευσε.Ita etiam Sirach (hebr. Strack 16,18 “Ecce caelum et caelum caeli et abyssus et terra”, gr. Fritzsche 16,16), plerumque autem translato sensu ad omnia inscrutabilia, ut 42,18 gr. ἄβυσσον καὶ καρδίαν ἐξίχνευσε.Ainsi aussi dans le Siracide (hébr. Strack 16,18 « Voici le ciel et le ciel des cieux, et l’abîme et la terre », grec Fritzsche 16,16), mais le plus souvent au sens figuré pour désigner tout ce qui est insondable, par ex. 42,18 grec ἄβυσσον καὶ καρδίαν ἐξίχνευσε.So also in Sirach (Heb. Strack 16:18 “Behold the heaven and the heaven of heavens and the abyss and the earth,” Greek Fritzsche 16:16), but most often transferred to everything unfathomable, e.g. 42:18 Greek ἄβυσσον καὶ καρδίαν ἐξίχνευσε.
Diese ἄβυσσος gilt aber auch für den Aufenthaltsort der Toten.Haec autem ἄβυσσος etiam pro loco habitationis mortuorum valet.Cette ἄβυσσος vaut aussi pour le séjour des morts.This ἄβυσσος also denotes the abode of the dead.
So im Plural metaphorisch gebraucht von äußerster Lebensgefahr und Todesangst Ps 71, 20; 107, 26.Ita in plurali metaphoricē adhibetur de summo vitae discrimine et mortis angore Ps 71,20; 107,26.Ainsi, au pluriel, employé métaphoriquement pour désigner un danger extrême de mort et une angoisse mortelle Ps 71,20; 107,26.Thus, in the plural, it is used metaphorically for extreme peril of life and anguish of death, Ps. 71:20; 107:26.
Dafür Ps 91, 14 „du erhebest mich von den Toren des Todes“; Jes 38, 10 im Gebet Hiskias „Ich sprach: in meinen ruhigen Tagen soll ich eingehen in die Tore der Unterwelt (שְׁאוֹל, ᾅδου). Mit ᾅδης ist Ap 1, 18; 6, 8; 20, 13 ὁ θάνατος untrennbar verbunden.Pro eo Ps 91,14 “erigis me de portis mortis”; Is 38,10 in oratione Ezechiae: “Dixi: in dimidio dierum meorum ingrediar portas inferni (שְׁאוֹל, ᾅδου).” Cum ᾅδης in Ap 1,18; 6,8; 20,13 ὁ θάνατος inseparabiliter coniungitur.En revanche Ps 91,14 « tu me relèves des portes de la mort »; Is 38,10 dans la prière d’Ézéchias : « Je disais : au milieu de mes jours j’irai aux portes du séjour des morts (שְׁאוֹל, ᾅδου). » Avec ᾅδης, en Ap 1,18; 6,8; 20,13, ὁ θάνατος est inséparablement lié.By contrast Ps. 91:14 “you raise me up from the gates of death”; Isa. 38:10 in Hezekiah’s prayer: “I said: in the midst of my days I shall enter the gates of the underworld (שְׁאוֹל, ᾅδου).” With ᾅδης in Rev. 1:18; 6:8; 20:13, ὁ θάνατος is inseparably connected.
Auch Jesus ist sterbend durch diese Tore eingegangen (Rm 10, 7; AG 2, 27. 31).Etiam Iesus moriens per has portas ingressus est (Rom 10,7; Act 2,27.31).Jésus aussi, en mourant, est entré par ces portes (Rm 10,7; Ac 2,27.31).Jesus too, in dying, entered through these gates (Rom. 10:7; Acts 2:27,31).
Hierin unterscheidet er sich nicht von den Gottlosen (Lc 16, 23) und den reumütigen Sündern (Lc 23, 43).In hoc non differt a impiis (Lc 16,23) nec a peccatoribus paenitentibus (Lc 23,43).En cela, il ne se distingue pas des impies (Lc 16,23) ni des pécheurs repentants (Lc 23,43).In this he does not differ from the ungodly (Luke 16:23) nor from repentant sinners (Luke 23:43).
Vor allem aber kommt für die urchristliche Anschauung von der Unterwelt in Betracht, daß sie nach den vielfältigen Lehraussagen Jesu (s. Anm. 17–20) der eigentliche Wohnsitz Satans und seiner dienstbaren Geister ist, von wo aus er seine Angriffe auf das von Jesus gegründete Gottesreich und dessen Gemeinde unternimmt (Mt 16, 18), und zwar sowohl auf die Hörer seiner Predigt (Mt 13, 19. 39) und auf die von Jesus erwählten Apostel (Jo 6, 70; 13, 27; Lc 22, 31) als auch auf die mit leiblicher Krankheit vom Satan heimgesuchten Menschen (cf Lc 13, 16; AG 10, 38). In diese, Hades oder Abyssus, schickt Jesus auch die vom Teufel zur Plage der Menschen entsandten bösen Geister zurück Lc 8, 31.Maxime vero ad notionem primitivae Ecclesiae de inferis pertinet quod, secundum multiplices Iesu doctrinas (cf. adnot. 17–20), ille sit proprius sedes Satanae eiusque spirituum ministrantium, unde impetus suos in regnum Dei a Iesu fundatum eiusque Ecclesiam dirigit (Mt 16,18), tam in auditores praedicationis eius (Mt 13,19.39) et in apostolos a Iesu electos (Io 6,70; 13,27; Lc 22,31) quam in eos qui morbis corporalibus a Satana vexantur (cf. Lc 13,16; Act 10,38). In hunc, Haden sive Abyssum, Iesus etiam spiritus malignos a diabolo ad hominum vexationem missos remittit (Lc 8,31).Mais surtout, pour la conception de l’Église primitive concernant le séjour des morts, il importe que, selon les multiples enseignements de Jésus (cf. notes 17–20), celui-ci soit le véritable lieu d’habitation de Satan et de ses esprits serviteurs, d’où il lance ses attaques contre le royaume de Dieu fondé par Jésus et contre sa communauté (Mt 16,18), tant contre les auditeurs de sa prédication (Mt 13,19.39) que contre les apôtres choisis par Jésus (Jn 6,70; 13,27; Lc 22,31), ainsi que contre les personnes atteintes de maladies corporelles infligées par Satan (cf. Lc 13,16; Ac 10,38). C’est dans cet Hadès ou Abîme que Jésus renvoie aussi les esprits mauvais envoyés par le diable pour tourmenter les hommes (Lc 8,31).Above all, however, for the early Christian conception of the underworld it is significant that, according to the manifold teachings of Jesus (cf. notes 17–20), it is the proper dwelling place of Satan and his ministering spirits, from which he launches his assaults upon the kingdom of God founded by Jesus and upon his community (Matt. 16:18), whether against the hearers of his preaching (Matt. 13:19,39) and the apostles chosen by Jesus (John 6:70; 13:27; Luke 22:31) or against those afflicted with bodily illness by Satan (cf. Luke 13:16; Acts 10:38). Into this Hades or Abyss Jesus also sends back the evil spirits dispatched by the devil to plague humankind (Luke 8:31).
Jo, der es liebt hebräische und aramäische Namen von Personen und Orten im Wortlaut und daneben in griechischer Übersetzung anzuführen (21), übersetzt das hebr. אֲבַדּוֹן hier nicht mit ἀπώλεια (22), sondern mit ἀπολλύων, weil das Wort hier nicht den Ort der Toten, den Hades oder Scheol bezeichnet, sondern den bösen Engel der Unterwelt, den die Plagegeister der Menschheit als König über sich haben.Ioannes, qui nomina Hebraica et Aramaica personarum atque locorum in ipsa forma et simul Graeca interpretatione afferre amat (21), vocabulum hebraicum אֲבַדּוֹן hic non per ἀπώλεια (22), sed per ἀπολλύων reddit, quia verbum hoc non locum mortuorum, Haden sive Scheol, sed malum angelum inferorum significat, quem spiritus pestiferi generis humani regem super se habent.Jean, qui aime citer les noms hébreux et araméens de personnes et de lieux dans leur forme originale et en donner en même temps la traduction grecque (21), ne traduit pas ici l’hébreu אֲבַדּוֹן par ἀπώλεια (22), mais par ἀπολλύων, parce que le mot ne désigne pas ici le lieu des morts, l’Hadès ou le Shéol, mais l’ange mauvais du monde souterrain que les esprits de fléau de l’humanité ont pour roi au-dessus d’eux.John, who loves to cite Hebrew and Aramaic names of persons and places in their original form and alongside them in Greek translation (21), here renders the Hebrew אֲבַדּוֹן not by ἀπώλεια (22) but by ἀπολλύων, because the word here does not denote the place of the dead, Hades or Sheol, but the evil angel of the underworld whom the plague-spirits of humanity have as king over them.
(21) Jo 1, 38. 42; 4, 25; 5, 2; 9, 7; 19, 13. 17 (19, 20); 20, 24; 21, 2. — In der Ap außer der vorliegenden Stelle auch c. 16, 16.(21) Io 1,38.42; 4,25; 5,2; 9,7; 19,13.17 (19,20); 20,24; 21,2. — In Apocalypsi praeter locum praesentem etiam c. 16,16.(21) Jn 1,38.42; 4,25; 5,2; 9,7; 19,13.17 (19,20); 20,24; 21,2. — Dans l’Apocalypse, outre le passage présent, aussi 16,16.(21) John 1:38,42; 4:25; 5:2; 9:7; 19:13,17 (19:20); 20:24; 21:2. — In Revelation, besides the present passage, also 16:16.
(22) So LXX Ps 88, 12 im Parallelismus mit τάφος oder Job 26, 6 mit ᾄδης (= Scheol), oder Prov 15, 11 ebenso coordinirt mit ἀπώλεια oder Job 28, 22 mit θάνατος. Cf Jo 17, 12 ὁ υἱὸς τῆς ἀπώλειας von Judas, 2 Thess 2, 3 vom Antichrist.(22) Ita LXX Ps 88,12 in parallelismo cum τάφος, vel Iob 26,6 cum ᾄδης (= Scheol), vel Prov 15,11 item coordinatum cum ἀπώλεια, aut Iob 28,22 cum θάνατος. Cf Io 17,12 ὁ υἱὸς τῆς ἀπώλειας de Iuda, 2 Thess 2,3 de Antichristo.(22) Ainsi LXX Ps 88,12 en parallèle avec τάφος, ou Job 26,6 avec ᾄδης (= Shéol), ou Prov 15,11 coordonné de même avec ἀπώλεια, ou Job 28,22 avec θάνατος. Cf Jn 17,12 ὁ υἱὸς τῆς ἀπώλειας à propos de Judas, 2 Th 2,3 à propos de l’Antichrist.(22) Thus LXX Ps 88:12 in parallelism with τάφος, or Job 26:6 with ᾄδης (= Sheol), or Prov 15:11 likewise coordinated with ἀπώλεια, or Job 28:22 with θάνατος. Cf John 17:12 ὁ υἱὸς τῆς ἀπώλειας of Judas, 2 Thess 2:3 of the Antichrist.
Dieser ist der eigentliche Verderber (23), dessen Untergebene durch fünfmonatige Folterung ungezählte Menschen zur Verzweifelung treiben werden, der eigentliche ὀλοθρευτής (24).(23) Hic est verus perditor (23), cuius subditi per quinquemensem cruciatum innumeros homines ad desperationem adigent, verus ille ὀλοθρευτής (24).Celui-ci est le véritable destructeur (23), dont les subordonnés, par un supplice de cinq mois, pousseront d’innombrables hommes au désespoir, le véritable ὀλοθρευτής (24).He is the true destroyer (23), whose subordinates, through a five-month torment, will drive countless people to despair—the true ὀλοθρευτής (24).
(23) Die nichtklassische Form ἀπολλύων, welche ἀπολλύω statt ἀπόλλυμι voraussetzt (Blaß.2 Gramm. S. 50 § 23, 1; Winer-Schmiedel S. 121), hat auch Jo im Ev 12, 25. Ein abschreckendes Beispiel der heillosen Verwirrung, in welche eine Auslegung der Apokalypse ohne Kenntnis der beiden Sprachen des Johannes geraten kann, bietet ein Verwandter von mir, Daniel Schlatter (geb. 1791, † 1870), von dessen apokalyptischen Studien eine Nichte desselben, Dora Schlatter, „Durchs Fenster“, 2. Aufl. 1905 S. 157 unter anderem schreibt: „Eine besonders beliebte Gestalt war (ihm) Napoleon, den er für den Apollyon der Offenbarung hielt, für das Tier, das gewesen ist und nicht ist. Deshalb verfolgte er auch die Laufbahn des dritten Napoleon mit glühendem Eifer.“(23) Forma non classica ἀπολλύων, quae ἀπολλύω loco ἀπόλλυμι supponit (Blaß², Gramm. p. 50 § 23,1; Winer-Schmiedel p. 121), etiam a Ioanne in Ev. 12,25 adhibetur. Exemplum deterrimum confusionis funestae, in quam interpretatio Apocalypsis sine cognitione utriusque linguae Ioannis incidere potest, praebet cognatus meus Daniel Schlatter (natus 1791, † 1870), de cuius studiis apocalypticis neptis eius Dora Schlatter, „Durchs Fenster“, ed. 2, 1905, p. 157 inter alia scribit: „Figura praecipue ei dilecta erat Napoleon, quem pro Apollyone Apocalypsis habebat, pro bestia quae fuit et non est. Ideo cursum tertii Napoleonis ardentissimo studio prosecutus est.“(23) La forme non classique ἀπολλύων, qui suppose ἀπολλύω au lieu de ἀπόλλυμι (Blaß², Gramm., p. 50 § 23,1 ; Winer-Schmiedel, p. 121), se rencontre aussi chez Jean en Jn 12,25. Un exemple frappant de la confusion funeste dans laquelle peut tomber une interprétation de l’Apocalypse sans connaissance des deux langues de Jean est fourni par un parent de l’auteur, Daniel Schlatter (né en 1791, † 1870). De ses études apocalyptiques, une nièce, Dora Schlatter, écrit dans « Durchs Fenster », 2e éd., 1905, p. 157, entre autres : « Une figure particulièrement chère (à lui) était Napoléon, qu’il tenait pour l’Apollyon de l’Apocalypse, pour la bête qui était et n’est pas. C’est pourquoi il suivait avec un zèle ardent la carrière du troisième Napoléon. »(23) The non-classical form ἀπολλύων, which presupposes ἀπολλύω instead of ἀπόλλυμι (Blaß², Grammar, p. 50 § 23,1; Winer-Schmiedel, p. 121), is also used by John in John 12:25. A striking example of the disastrous confusion into which an interpretation of Revelation may fall without knowledge of John’s two languages is provided by a relative of the author, Daniel Schlatter (born 1791, † 1870). Of his apocalyptic studies a niece, Dora Schlatter, writes in “Durchs Fenster,” 2nd ed., 1905, p. 157, among other things: “A particularly favored figure (for him) was Napoleon, whom he regarded as the Apollyon of Revelation, the beast that was and is not. Therefore he followed the career of the third Napoleon with burning zeal.”
(24) Cf 1 Kr 10, 10 (wo vielleicht mit D* ὀλοθρευτής zu lesen). Es ist dasselbe, was Prov 18, 9 בֵּעַל מַשְׁחִית heißt, cf den verwandten Ausdruck Ez 21, 36. Wenn man Ap 9, 6 mit Num 14, 2 vergleicht und die Verwendung von Heuschrecken als Gleichnis Num 13, 33 hinzunimmt, so möchte man eine Anlehnung der Ap an diese Stellen vermuten.(24) Cf 1 Cor. 10,10 (ubi fortasse cum D* legendum est ὀλοθρευτής). Idem est quod Prov 18,9 בֵּעַל מַשְׁחִית appellatur; cf locutionem cognatam Ez 21,36. Si Ap 9,6 cum Num 14,2 compares atque usum locustarum ut similitudinis Num 13,33 addas, allusionem Apocalypsis ad haec loca suspicari liceat.(24) Cf 1 Cor. 10,10 (où peut-être faut-il lire avec D* ὀλοθρευτής). C’est la même chose que ce que Prov 18,9 appelle בֵּעַל מַשְׁחִית ; cf l’expression apparentée Ez 21,36. Si l’on compare Ap 9,6 avec Nb 14,2 et que l’on ajoute l’usage des sauterelles comme image en Nb 13,33, on pourrait supposer une allusion de l’Apocalypse à ces passages.(24) Cf 1 Cor. 10:10 (where perhaps with D* one should read ὀλοθρευτής). It is the same as what Prov 18:9 calls בֵּעַל מַשְׁחִית; cf the related expression in Ezek 21:36. If one compares Rev 9:6 with Num 14:2 and adds the use of locusts as a simile in Num 13:33, one may suspect an allusion of Revelation to these passages.

1926. Alexander Hardie

  • Alexander Hardie (1841-1936), pasteur méthodiste étatsunien actif en Californie de 1862 à 1915, en dernier lieu à Lemoore.
  • Alexander Hardie, A study of the Book of Revelation, by Rev. Alexander Hardie, A.M., Methodist Episcopal Church of the Southern California Conference (XIV+369 p.), Los Angeles, The Times-Mirror Press, 1926, pp. 116-117 (verset 9,5-6) et 119-120 (verset 9,10).
anglais (1926)latin (2026)français (2026)
Verse 5: “And to them it was given that they should not kill them, but that they should be tormented five months: and their torment was as the torment of a scorpion, when he striketh a man.”Versus 5: « Et datum est eis ne occiderent eos, sed ut cruciarentur mensibus quinque; et cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpii, cum hominem percutit. »Verset 5: « Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et leur tourment était comme le tourment d’un scorpion lorsqu’il frappe un homme. »
These scorpion Arabs carried on wars not so much for slaughter as for occupation.Hi Arabes scorpii more bella gerebant non tam ad caedem quam ad occupationem.Ces Arabes, semblables à des scorpions, menaient des guerres non tant pour le massacre que pour l’occupation.
Indeed, they offered to the conquered three things; namely, “the Koran, the Tribute, or the Sword.”Re vera, victis tria proponebant, scilicet: « Coranum, Tributum, aut Gladium ».En effet, ils offraient aux vaincus trois options, à savoir : « le Coran, le Tribut ou l’Épée ».
They wished to get, primarily, money and possession of the land.Praecipue pecuniam et possessionem terrae adipisci cupiebant.Ils cherchaient avant tout à obtenir de l’argent et la possession des terres.
It was just a war of conquest with a sword-persuasion religious propaganda.Id erat bellum tantum conquestus, cum propaganda religiosa gladio persuadente.Ce n’était qu’une guerre de conquête, assortie d’une propagande religieuse de persuasion par l’épée.
This sword-program was to be carried on for five months, which time is the usual duration of the locust season—from May to September inclusive—and five months equal about 150 days.Hoc consilium gladii per quinque menses agendum erat, quod tempus est solita locustarum statio—ab Maio usque ad Septembrem inclusive—et quinque menses circiter centum quinquaginta dies efficiunt.Ce programme de l’épée devait durer cinq mois, durée habituelle de la saison des sauterelles — de mai à septembre inclus — et cinq mois correspondent à environ cent cinquante jours.
But, these are prophetic days and mean years; that is, 150 years.At hi dies prophetici sunt et annos significant, id est, annos centum quinquaginta.Mais ces jours sont des jours prophétiques et signifient des années, c’est-à-dire cent cinquante ans.
Now, it is a matter of history that from A. D. 622 to 772, which is 150 years, the Mohammedans carried on vast conquering campaigns in Asia, Africa and Europe.Nunc res historica est quod ab anno Domini 622 usque ad 772, qui sunt anni centum quinquaginta, Mohammedani magnas expeditiones victorias in Asia, Africa et Europa gesserunt.Or, il est établi historiquement que de l’an 622 à 772 apr. J.-C., soit cent cinquante ans, les Mahométans menèrent de vastes campagnes de conquête en Asie, en Afrique et en Europe.
Barnes says: “At the end of the first century of Hegira, the caliphs were the most potent and absolute monarchs on the globe.”—p. 249.Barnes ait: « Ad finem primi saeculi Hegirae, caliphae potentissimi ac absolutissimi monarchae totius orbis erant ».—p. 249.Barnes écrit : « À la fin du premier siècle de l’Hégire, les califes étaient les monarques les plus puissants et les plus absolus du globe ».—p. 249.
And these Arabians were numerous devourers like locusts, and they were cruel tormentors like scorpions.Et hi Arabes erant multi devoratores sicut locustae, et crudeles cruciatores sicut scorpiones.Et ces Arabes étaient des dévoreurs nombreux comme des sauterelles, et de cruels tourmenteurs comme des scorpions.
The following list of military campaigns will show how this Unitarian episode tormented a wicked and wretched world for about a century and a half.Index militarium expeditionum qui sequitur ostendet quomodo haec res Unitariana orbem improbum atque miserum per circiter sescentos quinquaginta annos cruciaverit.La liste suivante de campagnes militaires montrera comment cet épisode unitarien tourmenta un monde mauvais et misérable pendant environ un siècle et demi.
But first remember that Mohammed began his military career at the time of his flight from Mecca to Medina in A. D. 622.Sed primum memineris Mohammedem cursum suum militarem incepisse tempore fugae a Mecca Medinam versus anno Domini 622.Mais rappelons d’abord que Mahomet commença sa carrière militaire au moment de sa fuite de La Mecque à Médine en l’an 622 apr. J.-C.
Then add to 622 the 150 years mentioned above, and you have A. D. 772.Deinde adde ad annum 622 annos centum quinquaginta supra memoratos, et habes annum Domini 772.Ajoutez ensuite aux 622 les cent cinquante années mentionnées ci-dessus, et vous obtenez l’an 772 apr. J.-C.
Now, in the Saracenic Wars, what occurred during the 150 years between these two dates?Nunc, in bellis Saracenicis, quid per annos centum quinquaginta inter hos duos terminos accidit?Or, dans les guerres sarrazines, que s’est-il produit durant les cent cinquante années comprises entre ces deux dates ?
1. In A. D. 638, the conquest of Egypt.1. Anno Domini 638, Aegypti expugnatio.1. En l’an 638 apr. J.-C., la conquête de l’Égypte.
2. In A. D. 643, the conquest of North Africa.2. Anno Domini 643, Africae Septentrionalis expugnatio.2. En l’an 643 apr. J.-C., la conquête de l’Afrique du Nord.
3. In A. D. 668–675, the first siege of Constantinople.3. Annis Domini 668–675, prima obsidio Constantinopolis.3. En 668–675 apr. J.-C., le premier siège de Constantinople.
4. In A. D. 711, the conquest of Spain.4. Anno Domini 711, Hispaniae expugnatio.4. En l’an 711 apr. J.-C., la conquête de l’Espagne.
5. In A. D. 716–718, the second siege of Constantinople.5. Annis Domini 716–718, secunda obsidio Constantinopolis.5. En 716–718 apr. J.-C., le second siège de Constantinople.
6. In A. D. 721, the invasion of France.6. Anno Domini 721, Galliae invasio.6. En l’an 721 apr. J.-C., l’invasion de la France.
7. In A. D. 732, the defeat of the Saracens by Charles Martel.7. Anno Domini 732, clades Saracenorum a Carolo Martello illata.7. En l’an 732 apr. J.-C., la défaite des Sarrasins par Charles Martel.
8. In A. D. 755, revolt in Spain.8. Anno Domini 755, seditio in Hispania.8. En l’an 755 apr. J.-C., révolte en Espagne.
Thus this prophecy of 150 years of strife and sadness, cruelty and conquest was fulfilled.Ita haec prophetia annorum centum quinquaginta contentionis et tristitiae, crudelitatis et conquestus adimpleta est.Ainsi, cette prophétie de cent cinquante années de luttes et de tristesse, de cruauté et de conquête, s’est accomplie.
Verse 6: “And in those days shall men seek death, and shall not find it; and shall desire to die, and death shall flee from them.”Versus 6: « Et in diebus illis quaerent homines mortem et non invenient eam; et cupient mori, et mors fugiet ab eis. »Verset 6: « En ces jours-là, les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux. »
The Battle of Tours was fought 100 years after the death of Mohammed, and, according to some accounts, 375,000 were slain in that most bloody conflict.Pugna Turonensis centum annis post mortem Mohammedis commissa est, et, secundum quasdam narrationes, trecenta septuaginta quinque milia hominum in illo cruentissimo conflictu interfecta sunt.La bataille de Tours fut livrée cent ans après la mort de Mahomet et, selon certains récits, 375 000 hommes y furent tués dans ce conflit extrêmement sanglant.
During this period of 150 years, what untold misery was suffered by the dispossessed peoples of captured cities and invaded countries!Per hoc tempus annorum centum quinquaginta, quanta inenarrabilis miseria a populis ex urbibus captis et regionibus invasas depulsis tolerata est!Durant cette période de cent cinquante ans, quelle misère indicible fut endurée par les peuples dépossédés des villes prises et des pays envahis !
Hungry and naked, cold and unsheltered, people perished by the million, longing for the angel of death to end their misery.Esurientes et nudi, frigore et sine tecto affecti, homines per miliones perierunt, angelum mortis exoptantes ut miseriam suam finiret.Affamés et nus, transis de froid et sans abri, des hommes périrent par millions, aspirant à l’ange de la mort pour mettre fin à leur misère.
Also, what hosts of men fell on fields of battle to bite the dust, and die alone in anguish!Quot etiam exercitus virorum in campis proeliorum ceciderunt, pulverem mordentes atque soli in angore morientes!Que de multitudes d’hommes tombèrent aussi sur les champs de bataille, mordant la poussière et mourant seuls dans l’angoisse !
No cup of cold water for parched lips, and no ministries of love and salvation for troubled souls!Nullus calix aquae frigidae ad labra sitientia, nulla ministeria amoris et salutis ad animas turbatas!Nulle coupe d’eau fraîche pour des lèvres desséchées, et nul ministère d’amour et de salut pour des âmes tourmentées !
Heaven and hell drew near as multitudes were hurled into eternity.Caelum et infernus appropinquaverunt, dum multitudines in aeternitatem praecipitabantur.Le ciel et l’enfer se rapprochaient tandis que des multitudes étaient précipitées dans l’éternité.
Thus the heretic and the apostate fell together in hateful and bloody strife.Ita haereticus et apostata simul in odio ac cruenta contentione ceciderunt.Ainsi l’hérétique et l’apostat tombèrent ensemble dans une lutte haineuse et sanglante.
This period, when Unitarianism entered upon a campaign of world conquest, was among the saddest 150 years in the world’s history.Hoc tempus, quo Unitarianismus ad expeditionem dominationis mundanae accessit, inter tristissima centum quinquaginta annorum in historia mundi fuit.Cette période, où l’unitarisme entra dans une campagne de conquête mondiale, fut l’une des plus tristes périodes de cent cinquante ans de l’histoire du monde.
Then humanity groaned in anguish of both body and mind.Tunc humanitas gemuit in angore et corporis et animi.Alors l’humanité gémit dans l’angoisse du corps et de l’esprit.
This was the darkness of the Dark Ages when the False Prophet and the Papal Beast contended for supremacy.Haec erat tenebrae Saeculorum Obscurorum, cum Pseudopropheta et Bestia Papalis de suprema potestate contenderent.C’était l’obscurité du Moyen Âge, lorsque le Faux Prophète et la Bête papale luttaient pour la suprématie.
But thanks be unto God, the Father, who will in due time send his angel to bind Satan, and then the Prince of Peace will send the Holy Spirit to establish in the hearts of men “the kingdom of righteousness, and peace, and joy in the Holy Ghost.”Sed gratiae Deo Patri sint, qui tempore suo angelum suum mittet ad Satanam ligandum, ac deinde Princeps Pacis Spiritum Sanctum mittet ad in cordibus hominum statuendum « regnum iustitiae et pacis et gaudii in Spiritu Sancto ».Mais grâces soient rendues à Dieu le Père, qui en son temps enverra son ange pour lier Satan, et alors le Prince de la Paix enverra l’Esprit Saint pour établir dans le cœur des hommes « le royaume de justice, de paix et de joie dans le Saint-Esprit ».
Then, the world will enjoy its Golden Age.Tunc mundus sua Aetate Aurea fruetur.Alors le monde jouira de son Âge d’or.
(…)(…)(…)
Verse 10: “And they had tails like unto scorpions, and there were stings in their tails: and their power was to hurt men five months.”Versus 10: « Et habebant caudas similes scorpionibus, et erant aculei in caudis eorum; et potestas eorum erat nocere hominibus mensibus quinque. »Verset 10 * « Elles avaient des queues semblables à celles des scorpions, et il y avait des aiguillons dans leurs queues ; et leur pouvoir était de nuire aux hommes pendant cinq mois. »
The tail of the locust is in appearance like the tail of a scorpion, but it has no sting.Cauda locustae specie caudae scorpii similis est, sed aculeum non habet.La queue de la sauterelle ressemble en apparence à celle d’un scorpion, mais elle n’a pas d’aiguillon.
Now, these Arabians were in numbers and destructive capacity like locusts, but they were worse than that; they were in their power to hurt and torture like scorpions with stings.Hi autem Arabes numero atque vi destructiva locustis similes erant, sed etiam peiores: potestate nocendi et cruciandi sicut scorpiones aculeati.Or, ces Arabes étaient, par leur nombre et leur capacité destructrice, semblables à des sauterelles ; mais ils étaient pires encore, par leur pouvoir de nuire et de tourmenter, comme des scorpions munis d’aiguillons.
The idea here is that the marauders would not be preeminently slaughterers of mankind, but would be tormentors, as if they were scorpions.Hic sensus est praedones non praecipue caedifices humani generis futuros esse, sed potius cruciatores, quasi scorpiones.L’idée ici est que les pillards ne seraient pas principalement des massacreurs de l’humanité, mais des tourmenteurs, comme s’ils étaient des scorpions.
Their mission was to hurt men five months; that is 150 days; that is 150 years, during which time this Mohammedan scourge afflicted the nations.Missio eorum erat homines per quinque menses laedere, id est per dies centum quinquaginta, hoc est per annos centum quinquaginta, quo tempore haec plaga Mohammedana gentes afflixit.Leur mission était de nuire aux hommes pendant cinq mois, c’est-à-dire cent cinquante jours, soit cent cinquante ans, durant lesquels ce fléau mahométan affligea les nations.
Barnes says: “It is a remarkable coincidence that Mohammedan tradition speaks of locusts having dropped into the hands of Mahomet, bearing on their wings this inscription: ‘We are the army of the Great God.’Barnes ait: « Insignis est convenientia quod traditio Mohammedana de locustis loquitur quae in manus Mahometi ceciderint, inscriptionem in alis ferentes: “Nos sumus exercitus Magni Dei.” »Barnes dit : « Il est remarquable que la tradition mahométane parle de sauterelles tombées dans les mains de Mahomet, portant sur leurs ailes cette inscription : “Nous sommes l’armée du Grand Dieu.” »
Again Barnes says: “One hundred years after his flight [Mohammed] from Mecca,” according to Gibbon, “the arms and reigns of his successors extended from India to the Atlantic ocean, over the various and distant provinces which may be comprised under the names of Persia, Syria, Africa and Spain.”Iterum Barnes ait: « Centum annis post fugam eius [Mohammedis] a Mecca », secundum Gibbonem, « arma et regna successorum eius ab India usque ad Oceanum Atlanticum per varias ac dissitas provincias, quae sub nominibus Persiae, Syriae, Africae et Hispaniae comprehendi possunt, extensa sunt ».Barnes ajoute encore : « Cent ans après sa fuite [Mahomet] de La Mecque », selon Gibbon, « les armes et les règnes de ses successeurs s’étendaient de l’Inde à l’océan Atlantique, sur les diverses et lointaines provinces que l’on peut comprendre sous les noms de Perse, de Syrie, d’Afrique et d’Espagne ».
“At the end of the first century of the Hegira, the caliphs were the most potent and absolute monarchs on the globe.”« Ad finem primi saeculi Hegirae, caliphae potentissimi atque absolutissimi monarchae totius orbis erant. »« À la fin du premier siècle de l’Hégire, les califes étaient les monarques les plus puissants et les plus absolus du globe. »
During the 100 years of conquest and the following 50 years of oppression, what sorrow and sadness must have been endured by the subdued peoples!Per centum annos conquestus et quinquaginta annos oppressionis, quantus dolor ac tristitia a populis subactis toleranda fuerint!Durant les cent années de conquête et les cinquante années d’oppression qui suivirent, quelle douleur et quelle tristesse durent endurer les peuples soumis !
It was as if a great army of locusts, with the stings of scorpions, had tortured the nations surrounding the Mediterranean.Quasi magnus exercitus locustarum, aculeis scorpionum armatus, gentes Mediterraneo mari circumpositas cruciasset.C’était comme si une grande armée de sauterelles, munies de dards de scorpion, avait tourmenté les nations entourant la Méditerranée.
In Asia, Africa and Europe from 622 to 772—during 150 years—the cruel Saracens carried on their immense campaigns of robbery, destruction and Unitarian propaganda by the sword.In Asia, Africa et Europa ab anno 622 ad 772—per annos centum quinquaginta—crudeles Saraceni immensas expeditiones rapinae, vastationis atque propagandae Unitarianae gladio egerunt.En Asie, en Afrique et en Europe, de 622 à 772 — pendant cent cinquante ans — les cruels Sarrasins menèrent d’immenses campagnes de pillage, de destruction et de propagande unitarienne par l’épée.
Indeed the Crescent with its two horns tried to pierce Europe at the Bosphorus and at the Straits of Gibraltar.Immo Luna crescens duobus cornibus instructa Europam transfigere conata est ad Bosphorum et ad Fretum Gaditanum.De fait, le Croissant, avec ses deux cornes, tenta de transpercer l’Europe au Bosphore et au détroit de Gibraltar.
These Arabians are the posterity of Ishmael, the son of Abraham by Hagar, and they have and are fulfilling the divine prediction concerning their great ancestor as recorded in Genesis 16:12: “And he will be a wild man; his hand will be against every man, and every man’s hand will be against him; and he shall dwell in the presence of all his brethren.”Hi Arabes posteritas sunt Ismaelis, filii Abrahae ex Agar, atque praedictionem divinam de magno eorum progenitore implent et implere pergunt, sicut in Genesi 16,12 scriptum est: « Erit homo ferus; manus eius contra omnes, et manus omnium contra eum; et contra omnes fratres suos habitabit. »Ces Arabes sont la postérité d’Ismaël, fils d’Abraham par Agar, et ils ont accompli et accomplissent encore la prédiction divine concernant leur grand ancêtre, telle qu’elle est consignée en Genèse 16,12 : « Il sera un homme sauvage ; sa main sera contre tous, et la main de tous contre lui ; et il habitera en face de tous ses frères. »
Even to this day the Arabian Mohammedans are dispersed among all nations.Etiam hodie Mohammedani Arabici per omnes nationes dispersi sunt.Encore aujourd’hui, les mahométans arabes sont dispersés parmi toutes les nations.
Truly, their hand is against every man, and they are everywhere. How true are the prophecies of the Holy Scriptures!Vere manus eorum contra omnes est, et ubique adsunt. Quam verae sunt prophetiae Scripturarum Sanctarum!Vraiment, leur main est contre tout homme, et ils sont partout. Combien sont vraies les prophéties des Saintes Écritures !

1927. Ferdinand Zißler

  • Ferdinand August Zißler (1875–1943), pasteur évangélique allemand, d'abord missionnaire à Bornéo (Indonésie) puis pasteur aux États-Unis, Rev. Ferdinand Zissler, de 1905 à 1943, signalé à une date indéterminée comme pasteur de la paroisse germano-américaine de la Martin Luther Church de Fredonia (Dakota du Nord), signalé en 1913 comme pasteur de la German Presbyterian Church de Ludlow (Iowa), et en 1932 de celle de Steaboat Rock (Iowa), enterré au Zalmona Presbyterian Church Cemetery à Waukon (Iowa). Après avoir commenté l'Évangile de Jean, les lettres aux Romains, aux Éphésiens et aux hébreux, il donna en 1927 un commentaire de l'Apocalypse en allemand publié par Maison d'édition de la Mission allemande à Geisweid (Westphalie) et par la Librairie évangélique de Bâle (Suisse alémanique). Il en fait une lecture spirituelle, antimoderniste et symbolique. Relevant de l’histoire transatlantique de l’exégèse protestante populaire, il constitue un témoin précieux des interprétations du début du XXᵉ siècle sur les cinq mois, l’Antichrist et la crise spirituelle moderne.
  • Ferdinand Zißler, Die Offenbarung des Johannes, von Pastor Ferd. Zißler (175 p.), Giesweid in Westfalen, Verlagshaus der Deutschen Zeltmission, 1927, pp. 72-75 (versets 9,1-12).
allemand (1927)latin (2026)français (2026)anglais (2026)
I. Die fünfte PosaunePrima tuba quintaLa cinquième trompetteThe Fifth Trumpet
Johannes sah einen bereits gefallenen Stern, wohl denselben, den wir schon im dritten Posaunengesicht kennen lernten, dessen Name „Bitterkeit“ hieß.Ioannes stellam iam ante lapsam vidit, eam fortasse ipsam quam in tertia tubae visione cognovimus, cui nomen erat Amaritudo.Jean vit une étoile déjà tombée, probablement la même que nous avons rencontrée dans la vision de la troisième trompette, et dont le nom était « Amertume ».John saw a star already fallen, likely the same one we encountered in the vision of the third trumpet, whose name was “Bitterness.”
Dieser Stern bekam einen Schlüssel oder die Macht, bisher Verschlossenes zu erschließen; er bildete den Anlaß zur Entfesselung bisher verschlossener finsterer Gewalten.Huic stellae clavis sive potestas data est, ut ea quae antea clausa erant aperiret; inde occasio data est solvendi tenebrosas potestates hactenus repressas.Cette étoile reçut une clé, ou le pouvoir d’ouvrir ce qui était jusque-là fermé ; elle devint ainsi l’occasion du déchaînement de puissances obscures auparavant retenues.This star received a key, that is, the power to open what had hitherto been closed; thus it became the occasion for the release of dark powers previously restrained.
Das bisher verkündete hohe Ideal der Freiheit wurde durch diesen gefallenen Stern ins Gegenteil verkehrt und das Böse entfesselt.Altum illud libertatis ideal, antea praedicatum, per hanc stellam lapsam in contrarium conversum est, atque malum solutum.Le noble idéal de liberté jusque-là proclamé fut, par cette étoile déchue, renversé en son contraire, et le mal fut déchaîné.The lofty ideal of freedom previously proclaimed was reversed into its opposite by this fallen star, and evil was unleashed.
Der Abgrund tat sich auf, d. h. das Gebiet der bösen Geister wurde erschlossen.Abyssus apertus est, id est regio spirituum malignorum patefacta.L’abîme s’ouvrit, c’est-à-dire que le domaine des esprits mauvais fut rendu accessible.The abyss was opened, that is, the realm of evil spirits was laid open.
Die pompahaft der Welt proklamierte Freiheit wurde eine Freiheit aus dem Abgrunde, eine widergöttliche, gottfeindliche Freiheit.Libertas pompöse mundo proclamata facta est libertas ex abyssis orta, libertas Deo adversa et Deo inimica.La liberté proclamée au monde avec emphase devint une liberté issue de l’abîme, une liberté hostile à Dieu et contraire à Dieu.The freedom pompously proclaimed to the world became a freedom issuing from the abyss, a freedom opposed to God and hostile to Him.
Ein Rauch stieg aus dem geöffneten Abgrunde auf, ein dichter, erstickender Qualm, durch welchen die Sonne der Heilsoffenbarung, die Luft und das Licht des Evangeliums verdunkelt wurden.Fumus e profundo aperto ascendit, densus et suffocans, quo sol revelationis salutaris, aer et lux Evangelii obscurabantur.Une fumée monta de l’abîme ouvert, un nuage épais et suffocant, par lequel furent obscurcis le soleil de la révélation du salut, l’air et la lumière de l’Évangile.A smoke rose from the opened abyss, a dense and suffocating cloud, by which the sun of saving revelation, the air, and the light of the Gospel were darkened.
Dieser Rauch symbolisiert die Finsternis des bewußten Unglaubens.Hic fumus tenebras incredulitatis consciae significat.Cette fumée symbolise les ténèbres de l’incrédulité consciente.This smoke symbolizes the darkness of deliberate unbelief.
Die geistige Atmosphäre, die Lebensluft der Menschen wurde davon erfüllt.Atmosphaera spiritualis, ipsa hominum vitae aura, eo impleta est.L’atmosphère spirituelle, l’air vital des hommes, en fut remplie.The spiritual atmosphere, the very life-air of humanity, was filled with it.
Es ist die freigewordene Geistesmacht des Antichristentums, die nun in Tätigkeit tritt, wie nie zuvor.Haec est vis spiritualis Antichristianismi soluta, quae nunc operari incipit sicut numquam antea.C’est la puissance spirituelle libérée de l’antichristianisme qui entre maintenant en action comme jamais auparavant.It is the unleashed spiritual power of Antichristianism that now begins to operate as never before.
Dieser Rauch aus dem Abgrunde ist das dämonische Gegenstück von dem heiligen, Gott wohlgefälligen Rauch im Himmel, von dem in Kap. 8,4 die Rede war.Hic fumus ex abyssis est daemonicum contrarium fumi sancti, Deo placentis, de quo in cap. 8,4 dictum est.Cette fumée de l’abîme est le pendant démoniaque de la fumée sainte et agréable à Dieu dont il est question au chapitre 8, verset 4.This smoke from the abyss is the demonic counterpart of the holy and God-pleasing smoke spoken of in chapter 8, verse 4.
Aus diesem Rauche des Abgrunds kamen Heuschrecken.Ex hoc fumo abyssi prodierunt locustae.De cette fumée de l’abîme sortirent des sauterelles.From this smoke of the abyss came locusts.
Das sind keine wirklichen Heuschrecken, wie schon die Beschreibung derselben zeigt.Hae non sunt verae locustae, ut iam ipsa earum descriptio demonstrat.Ce ne sont pas de véritables sauterelles, comme le montre déjà leur description.These are not real locusts, as their very description already shows.
„Heuschrecken“ ist ein sinnbildlicher Name für die neu auftretenden Gedanken, Ideen, Tendenzen; er bezeichnet den herrschenden Zeitgeist, die finstere Sinnesart und Denkweise, die nun in wachsendem Maße Herzen und Köpfe erfüllt.Nomen “locustarum” hic symbolicum est pro cogitationibus, ideis, inclinationibus nuper emergentibus; designat spiritum temporis dominantem, obscuram mentis habitum atque rationem cogitandi, quae nunc magis magisque corda et mentes implent.« Sauterelles » est ici un nom symbolique pour les pensées, idées et tendances nouvellement apparues ; il désigne l’esprit du temps dominant, la disposition obscure et la manière de penser qui remplissent désormais de plus en plus les cœurs et les esprits.“Locusts” is a symbolic name for newly emerging thoughts, ideas, and tendencies; it denotes the prevailing spirit of the age, the dark disposition and way of thinking that increasingly fills hearts and minds.
Es ist eine Inspiration von unten, aus der Tiefe des Abgrundes.Haec est inspiratio deorsum, ex profundo abyssi.C’est une inspiration venue d’en bas, des profondeurs de l’abîme.It is an inspiration from below, from the depths of the abyss.
Dieser neue Zeitgeist macht sich als allbeherrschende Macht geltend und wird darum mit einem riesengroßen Heuschreckenschwarm verglichen.Hic novus spiritus temporis se ut potentia omnino dominans manifestat, ideoque cum ingenti locustarum agmine comparatur.Ce nouvel esprit du temps s’impose comme une puissance souveraine et est donc comparé à un immense essaim de sauterelles.This new spirit of the age asserts itself as an all-dominating power and is therefore compared to a gigantic swarm of locusts.
Die Heuschrecken sind ein äußerst widerliches, gefräßiges, verderbliches Ungeziefer.Locustae sunt insectum foedissimum, vorax atque perniciosum.Les sauterelles sont une vermine extrêmement répugnante, vorace et destructrice.Locusts are an extremely repulsive, voracious, and destructive pest.
Von diesen Heuschrecken sinnbildlicher Art hat schon der Prophet Joel in seinem Buche geweissagt.De huiusmodi locustis symbolicis iam propheta Ioel in libro suo vaticinatus est.De telles sauterelles symboliques ont déjà été annoncées par le prophète Joël dans son livre.The prophet Joel already prophesied about such symbolic locusts in his book.
Diese Heuschrecken sind den Menschen eine Qual, d. h. die modernen Finsternisgeister sind den Menschen Plagegeister, die sie in inneren Konflikt bringen.Hae locustae hominibus sunt tormentum, id est spiritus moderni tenebrarum sunt hominibus daemones vexatores, qui eos in interiores conflictus inducunt.Ces sauterelles sont pour les hommes un tourment, c’est-à-dire que les esprits modernes des ténèbres sont pour eux des fléaux qui les plongent dans des conflits intérieurs.These locusts are a torment to humanity; that is, the modern spirits of darkness are plagues to people, driving them into inner conflict.
Die Knechte Gottes, d. h. die Kinder Gottes, die wahrhaft gläubigen Christen, bleiben vor ihnen verschont, denn sie tragen in sich das Siegel Gottes, den Namenszug des Lammes.Servi Dei, id est filii Dei, vere credentes Christiani, ab his immunes manent, quippe qui in se ferant sigillum Dei, inscriptionem Nominis Agni.Les serviteurs de Dieu, c’est-à-dire les enfants de Dieu, les chrétiens véritablement croyants, en sont épargnés, car ils portent en eux le sceau de Dieu, l’inscription du Nom de l’Agneau.The servants of God—that is, the children of God, truly believing Christians—remain spared from them, for they bear within themselves the seal of God, the inscription of the Lamb’s Name.
Gequält werden nur „die auf Erden wohnen“, d. h. die Weltmenschen, die Irdischgesinnten.Cruciantur solummodo “qui in terra habitant”, id est mundani et terrenis intenti.Ne sont tourmentés que « ceux qui habitent sur la terre », c’est-à-dire les hommes du monde, attachés aux choses terrestres.Only “those who dwell on the earth,” that is, worldly-minded and earthbound people, are tormented.
Gequält werden sie, wie vom Stich eines Skorpions.Cruciantur sicut ictu scorpii.Ils sont tourmentés comme par la piqûre d’un scorpion.They are tormented as by the sting of a scorpion.
Es ist eine innere Qual und Plage, eine angstvolle Seelenstimmung.Est tormentum internum et plaga, anxia animi conditio.C’est un tourment intérieur et une plaie, un état d’angoisse de l’âme.It is an inner torment and affliction, an anguished state of the soul.
Die Qual der innerlich Gestochenen und Vergifteten ist so groß, daß sie den Tod suchen und nicht finden.Tormentum eorum qui interius puncti atque veneno infecti sunt tantum est, ut mortem quaerant nec inveniant.Le tourment de ceux qui sont intérieurement piqués et empoisonnés est si grand qu’ils cherchent la mort et ne la trouvent pas.The torment of those who are inwardly stung and poisoned is so great that they seek death and do not find it.
Das ist nicht der leibliche Tod, denn jeder kann auch jetzt noch durch Selbstmord seinem irdischen Leben ein Ende machen.Non est hic mors corporalis, cum etiam nunc quisque per suicidium vitae terrestri finem imponere possit.Ce n’est pas la mort corporelle, car chacun peut encore aujourd’hui mettre fin à sa vie terrestre par le suicide.This is not bodily death, for even now anyone can end earthly life by suicide.
Es ist vielmehr der innere Tod.Immo est mors interior.C’est bien plutôt la mort intérieure.Rather, it is inner death.
Man will sich von der Qual des inneren Konflikts und der inneren Zerrissenheit dadurch frei machen, daß man auch den letzten Rest von Wahrheitsgehalt und Gottesbewußtsein zu ersticken sucht.Homo se a tormento conflictus interioris et dissensionis animae liberare conatur eo quod etiam extremum reliquum veritatis sensum atque conscientiam Dei suffocare studet.On cherche à se libérer du tourment du conflit intérieur et du déchirement intime en tentant d’étouffer jusqu’au dernier reste de vérité et de conscience de Dieu.One seeks to free oneself from the torment of inner conflict and inner division by trying to smother even the last remnant of truth and consciousness of God.
Man sucht darum Beweise und Gründe für die Behauptung, daß mit dem Tode alles aus sei, daß die Lehre von dem Fortleben nach dem Tode eine Fabel sei, daß das Leben keinerlei höheren Zweck habe und kein höheres Ziel über diese Welt hinaus.Quapropter quaeruntur argumenta et rationes ad affirmandum cum morte omnia finiri, doctrinam de vita post mortem fabulam esse, vitam nullum superiorem finem habere nec ullum propositum ultra hunc mundum.On cherche donc des preuves et des raisons pour affirmer qu’avec la mort tout finit, que la doctrine de la survie après la mort est une fable, que la vie n’a aucun but supérieur ni aucune fin au-delà de ce monde.Therefore proofs and reasons are sought to claim that with death everything ends, that the doctrine of life after death is a fable, that life has no higher purpose and no goal beyond this world.
Es soll keinen Gott geben, kein Jenseits, keine Ewigkeit.Negatur esse Deum, negatur esse vitam futuram, negatur aeternitas.Il ne devrait y avoir ni Dieu, ni au-delà, ni éternité.There is to be no God, no hereafter, no eternity.
Der Gedanke daran ist den Menschen äußerst lästig, und der soll in ihrem Herzen ertötet werden.Huiusmodi cogitatio hominibus maxime molesta est, ideoque in cordibus eorum extingui debet.Cette pensée leur est extrêmement pénible et doit être étouffée dans leur cœur.This thought is extremely burdensome to people and is to be extinguished in their hearts.
Aber dieser Tod flieht sie; sie können das innere, angeborene Gottesbewußtsein nicht ersticken, daher der qualvolle Zwiespalt und Konflikt in ihrem Innern.At hic mors eos fugit; conscientiam Dei internam et innatam suffocare non possunt, unde oritur dolorosus dissensus et conflictus interior.Mais cette mort leur échappe : ils ne peuvent étouffer la conscience innée de Dieu, d’où le douloureux déchirement et le conflit intérieur.But this death flees from them; they cannot suppress the inner, innate consciousness of God, hence the painful inner division and conflict.
Vers 7 und 8 geben uns eine ausführliche Beschreibung von der Beschaffenheit der Heuschrecken.Versus 7 et 8 descriptionem amplam naturae locustarum nobis praebent.Les versets 7 et 8 nous donnent une description détaillée de la nature des sauterelles.Verses 7 and 8 give us a detailed description of the nature of the locusts.
Sie sind gleich Kriegsrossen eines großen Reiterheeres; sie fahren hoch und stolz einher.Similes sunt equis bellicis magni exercitus equitum; superbe et elate procedunt.Elles sont semblables aux chevaux de guerre d’une grande armée de cavaliers ; elles avancent avec hauteur et orgueil.They are like war-horses of a great cavalry host; they advance proudly and arrogantly.
Sie tragen goldscheinende Kronen auf ihren Häuptern, treten als Herrscher auf, bemächtigen sich aller einflußreichen Mittel, beherrschen die öffentliche Meinung, behaupten dem allgemeinen Wohl zum Nutzen und Vorteil zu sein.Coronas aureo fulgore micantes super capita portant, ut domini se gerunt, omnibus instrumentis potentiae potiuntur, opinionem publicam regunt, utilitatem communem se promovere simulant.Elles portent sur la tête des couronnes d’or étincelantes, se présentent comme des souverains, s’emparent de tous les moyens d’influence, dominent l’opinion publique et prétendent œuvrer pour le bien commun.They wear gleaming golden crowns upon their heads, act as rulers, seize all means of influence, dominate public opinion, and claim to promote the common good.
Sie haben Löwenzähne und suchen, durch dieses grimmige Gebiß sich Achtung und Respekt zu verschaffen.Dentes leoninos habent atque hoc truci morsu reverentiam et timorem sibi parare student.Elles ont des dents de lion et cherchent, par cette denture farouche, à s’imposer par la crainte et le respect.They have lions’ teeth and seek through this fierce bite to gain fear and respect.
Zugleich haben sie Menschengesichter, denn sie tun, als ob sie die echte Menschlichkeit, die wahre Humanität repräsentierten.Simul facies humanas gerunt, quasi veram humanitatem atque authenticam humanitatis notionem repraesentent.En même temps, elles ont des visages humains, car elles feignent de représenter la véritable humanité, la vraie humanité.At the same time they have human faces, for they pretend to represent genuine humanity and true humaneness.
Und um ihre menschlichen Angesichter tragen sie Frauenhaare als verlockenden Schmuck; damit treten sie anmutig, zierlich, gewinnend auf.Circa facies humanas capillos femineos veluti ornamentum alliciens gestant; ita grata, decora atque captiosa specie procedunt.Autour de leurs visages humains, elles portent des cheveux de femmes comme parure séduisante ; elles se présentent ainsi avec grâce, élégance et attrait.Around their human faces they wear women’s hair as alluring adornment; thus they appear graceful, elegant, and winning.
Es soll uns aber auch wohl hier angedeutet werden, daß neben dem männlichen auch das weibliche Element eine wesentliche Rolle spielte in dem Auftreten der modernen Geistesideen aus dem Abgrund.Hic etiam innui videtur, praeter elementum masculinum etiam elementum femininum partem gravem egisse in emergentia hodiernarum idearum ex abysso.Il semble aussi être suggéré ici que, parallèlement à l’élément masculin, l’élément féminin a joué un rôle essentiel dans l’apparition des idées modernes issues de l’abîme.It also seems to be suggested here that alongside the masculine element, the feminine element played an essential role in the emergence of modern ideas from the abyss.
Harmlos nähern sie sich, aber heimlich stechen, bestechen und vergiften sie ihre Opfer.Innocenter appropinquant, sed clam pungunt, corrumpunt atque veneno inficiunt victimas suas.Elles s’approchent d’un air inoffensif, mais secrètement elles piquent, corrompent et empoisonnent leurs victimes.They approach harmlessly, but secretly they sting, corrupt, and poison their victims.
Es heißt weiter, daß sie einen Eisenpanzer tragen, also stark gerüstet auftreten, so daß ihnen mit Waffen des Lichts und der Wahrheit nicht beizukommen ist.Additur eos loricam ferream gerere, id est fortiter armari, ita ut armis lucis et veritatis vinci non possint.Il est encore dit qu’elles portent une cuirasse de fer, apparaissant ainsi fortement armées, de sorte qu’on ne peut les vaincre par les armes de la lumière et de la vérité.It is further said that they wear iron armor, appearing heavily armed, so that they cannot be overcome by the weapons of light and truth.
Es ist der Panzer des hartnäckigsten Unglaubens, der nicht das Feld räumt.Haec est lorica pertinacissimi incredulitatis spiritus, qui locum non cedit.C’est l’armure de l’incrédulité la plus obstinée, qui ne cède pas le terrain.It is the armor of the most stubborn unbelief, which refuses to yield ground.
Es ist der Geist der Unduldsamkeit und des absoluten Rechthabens.Est spiritus intolerantiae et absoluti iuris sui vindicandi.C’est l’esprit de l’intolérance et de la prétention absolue à avoir raison.It is the spirit of intolerance and absolute self-justification.
Wer davon angesteckt ist, ist unüberzeugbar und kann nicht mehr zurechtgebracht werden.Qui hoc spiritu infectus est, persuaderi non potest neque ad rectam viam reduci.Celui qui en est atteint est impossible à convaincre et ne peut plus être ramené à la raison.Whoever is infected by it cannot be persuaded and can no longer be set right.
In Massen treten diese Heuschrecken auf, gleich einem riesengroßen Kriegsgeschwader; in Massen durchschwirren sie die Luft, machen einen wüsten Lärm, einen fürchterlichen Spektakel, so daß sie aller Aufmerksamkeit auf sich lenken.Agminibus procedunt hae locustae instar ingentis classis bellicae; turmatim aerem pervolant, fragorem horrendum ac tumultum excitant, omnem attentionem ad se trahentes.Ces sauterelles apparaissent en masses, comme une immense armée en marche ; en masses elles sillonnent l’air, produisent un vacarme sauvage, un spectacle effrayant, attirant toute l’attention sur elles.These locusts appear in masses, like a vast war-host; in swarms they sweep through the air, producing wild noise and terrifying spectacle, drawing all attention to themselves.
Die Dauer dieser Heuschreckenplage ist „fünf Monate“.Duratio huius locustarum plagae est «quinque menses».La durée de cette plaie des sauterelles est de « cinq mois ».The duration of this locust plague is “five months.”
Das ist eine prophetisch-symbolische Zeitangabe, ähnlich wie es im Sendschreiben an Smyrna heißt: „Ihr werdet Trübsal haben zehn Tage“ (Kap. 2,8).Haec est prophetica symbolicaque temporis indicatio, similis illi quae in epistula ad Smyrnam legitur: «Tribulationem habebitis diebus decem» (Apoc. 2,8).C’est une indication de temps prophétique et symbolique, semblable à celle du message adressé à Smyrne : « Vous aurez une tribulation de dix jours » (Ap 2,8).This is a prophetic and symbolic indication of time, similar to what is said in the message to Smyrna: “You will have tribulation for ten days” (Rev. 2:8).
Dieses Zeitmaß will uns sagen, daß Gott die Dauer genau bemessen hat mit bestimmtem Anfang und Abschluß.Hoc temporis mensura significare vult Deum durationem exacte moderatum esse, certo initio et fine definita.Cette mesure de temps veut nous dire que Dieu a précisément fixé la durée, avec un commencement et une fin déterminés.This measure of time is meant to tell us that God has precisely determined the duration, with a definite beginning and end.
Die Heuschrecken haben einen König, ein gemeinsames Oberhaupt, einen leitenden Geist, eine starke Zentralisation.Locustae regem habent, commune caput, spiritum ducem atque validam centralisationem.Les sauterelles ont un roi, un chef commun, un esprit directeur et une forte centralisation.The locusts have a king, a common head, a guiding spirit, and strong centralization.
Der Name dieses Königs heißt Abaddon auf hebräisch und Apollyon auf griechisch, d. h. Verderben und Verderber.Nomen huius regis hebraice Abaddon, graece Apollyon dicitur, id est Perditio et Perditor.Le nom de ce roi est Abaddon en hébreu et Apollyon en grec, c’est-à-dire Destruction et Destructeur.The name of this king is Abaddon in Hebrew and Apollyon in Greek, that is, Destruction and Destroyer.
Das ist der Geist des Antichrists, von welchem es in 1. Joh. 4,3 heißt: „Das ist der Geist des Antichrists, von welchem ihr habt gehört, daß er kommen werde, und ist jetzt schon in der Welt.“Hic est spiritus Antichristi, de quo in 1 Io. 4,3 dicitur: «Hic est spiritus Antichristi, quem audistis venturum, et nunc iam in mundo est».C’est l’esprit de l’Antéchrist, dont il est dit en 1 Jn 4,3 : « C’est l’esprit de l’Antéchrist, dont vous avez entendu dire qu’il vient, et qui est déjà maintenant dans le monde. »This is the spirit of the Antichrist, of which it is said in 1 John 4:3: “This is the spirit of the Antichrist, which you heard was coming, and is now already in the world.”

1928. Wilhelm Hadorn

  • Wilhelm Hadorn (1869-1929), pasteur réformé helvétique influent, né et mort à Berne, professeur titulaire d'Études néotestamentaires à l'université de Berne en 1922, puis d'Histoire de l'Église suisse en 1925.
  • Wilhelm Hadorn, Die Offenbarung des Johannes, von D. W. Hadorn, o. Professor der Theologie an der Universität Bern (XIII+243 p.), Leipzig, A. Deichertsche et D. Werner Scholl (“Theologischer Handkommentar zum Neuen Testament” 18), 1928, pp. 106-107.
allemand (1928)latin (2026)français (2026)anglais (2026)
1. Der Zusammenhang mit den vorangehenden Plagen wird auch daran deutlich, daß noch eine weitere der ägypt Plagen sich wiederholt, die Heuschreckenplage, und daß auch sie in ähnlicher Weise verhängt wird, durch einen auf den Ton des 5. Posaunenengels vom Himmel herabgestürzten Stern, der aber irgendwie als Person, als Bote und Werkzeug des Gerichts gedacht ist.1. Connexio cum plagis antecedentibus etiam eo apparet quod alia quoque ex plagis Aegypti iteratur, scilicet plaga locustarum, atque etiam haec simili modo infligitur, per stellam ad sonum quinti angeli tubae e caelo deiectam, quae tamen aliquo modo ut persona, ut nuntius et instrumentum iudicii cogitatur.1. Le lien avec les plaies précédentes apparaît aussi dans le fait qu’une autre des plaies d’Égypte se répète encore, la plaie des sauterelles, et qu’elle est infligée d’une manière semblable, par une étoile tombée du ciel au son du cinquième ange de la trompette, laquelle est toutefois conçue d’une certaine façon comme une personne, comme un messager et un instrument du jugement.1. The connection with the preceding plagues is also evident from the fact that yet another of the Egyptian plagues is repeated, the plague of locusts, and that it too is inflicted in a similar way, through a star fallen from heaven at the sound of the fifth trumpet angel, which, however, is conceived in some way as a person, as a messenger and instrument of judgment.
Er ist schon herabgestürzt [Pf πεπτωκότα], als Joh die Vision empfängt, denn er sieht ihn, ausgerüstet mit dem Schlüssel zum Abgrund, im Begriff, den Abgrund zu öffnen.Iam deiectus est [Perfectum πεπτωκότα] cum Ioannes visionem accipit; nam eum videt, clave abyssi instructum, iam paratum abyssum aperire.Il est déjà tombé [Parfait πεπτωκότα] lorsque Jean reçoit la vision, car il le voit, muni de la clef de l’abîme, sur le point d’ouvrir l’abîme.He has already fallen [Perfect πεπτωκότα] when John receives the vision, for he sees him, equipped with the key of the abyss, about to open the abyss.
Der Abgrund, ἄβυσσος, in LXX für תְּהוֹמ, ist der unterirdische Aufenthaltsort der Abgeschiedenen, Ps 107, 26; Lk 8,31; Rm 10,7, aber auch der Dämonen und Ungeheuer und der gefallenen Engel, Hen 10,4. 12.Abyssus, ἄβυσσος, in LXX pro תְּהוֹמ, est subterraneus locus habitationis mortuorum, Ps 107,26; Lc 8,31; Rom 10,7, sed etiam daemonum, monstrorum atque angelorum lapsorum, Hen 10,4.12.L’Abîme, ἄβυσσος, dans la LXX pour תְּהוֹמ, est le séjour souterrain des morts, Ps 107,26; Lc 8,31; Rm 10,7, mais aussi celui des démons, des monstres et des anges déchus, Hen 10,4.12.The Abyss, ἄβυσσος, in the LXX for תְּהוֹמ, is the subterranean dwelling place of the departed, Ps 107:26; Lk 8:31; Rom 10:7, but also of demons, monsters, and fallen angels, 1 Enoch 10:4,12.
Den Zugang zu dieser Tiefe dachten sich die Alten wie einen Schacht [in Hen 42, 1 von Schreckgestalten bewacht], der sonst dank der Geduld Gottes verschlossen ist.Accessum ad hanc profunditatem antiqui ut puteum sive foveam imaginabantur [in Hen 42,1 a terribilibus custoditum], qui alioquin propter patientiam Dei clausus est.Les anciens imaginaient l’accès à cette profondeur comme un puits ou un gouffre [gardé dans Hen 42,1 par des figures terrifiantes], qui demeure fermé grâce à la patience de Dieu.The ancients imagined the entrance to this depth as a shaft [guarded in 1 Enoch 42:1 by dreadful beings], which otherwise remains closed thanks to God’s patience.
Nur er kann ihn öffnen lassen.Solus Deus eum aperiri sinere potest.Lui seul peut permettre qu’il soit ouvert.Only God can allow it to be opened.
Darum überreicht er dem Sternwesen den Schlüssel zum höllischen Schlund.Ideo huic stellae-essentiae clavem ad infernum hiatum tradit.C’est pourquoi il remet à cet être stellaire la clef de l’ouverture infernale.Therefore he hands to this star-being the key to the infernal chasm.
Seine Öffnung ist die Folge des göttlichen Zornes.Apertio eius est effectus irae divinae.Son ouverture est la conséquence de la colère divine.Its opening is the consequence of divine wrath.
2. Unmittelbar auf die Erschließung steigt aus dem Schacht wie aus dem Krater eines Vulkans eine ungeheure Rauchwolke auf [sprachl Anklänge an Ex 19, 18], so daß aufs neue die Sonne und die Atmosphäre verfinstert werden.2. Statim post aperturam ex fovea, quasi e craterē volcani, ingens fumorum nubes ascendit [locutiones linguisticae ad Ex 19,18 alludentes], ita ut rursus sol et aer obscurentur.2. Immédiatement après l’ouverture, du puits s’élève, comme du cratère d’un volcan, une énorme nuée de fumée [avec des réminiscences linguistiques d’Ex 19,18], si bien que le soleil et l’atmosphère sont de nouveau obscurcis.2. Immediately after the opening, from the shaft there rises, as from the crater of a volcano, an immense cloud of smoke [with linguistic echoes of Ex 19:18], so that the sun and the air are once again darkened.
3.-4. Aus dem Rauch kommen Heuschrecken heraus.3–4. Ex fumo locustae exeunt.3–4. Du nuage de fumée sortent des sauterelles.3–4. From the smoke come locusts.
Die Schilderung ist durchaus zutreffend und könnte, trotz der Anlehnung an Jl 1 und 2 und Ex 10, 13ff auf persönlicher Wahrnehmung beruhen, zu der es im Orient nicht an häufigen Gelegenheiten fehlt.Descriptio omnino accurata est atque, quamvis ad Ioel 1–2 et Ex 10,13 sqq. alludat, ex perceptione personali oriri potuit, cui in Oriente non desunt frequentes occasiones.La description est tout à fait exacte et pourrait, malgré l’allusion à Jl 1–2 et Ex 10,13 sqq., reposer sur une observation personnelle, pour laquelle les occasions ne manquent pas en Orient.The description is entirely accurate and could, despite its dependence on Joel 1–2 and Ex 10:13ff., be based on personal observation, for which there is no lack of opportunity in the East.
Die Heuschreckenschwärme, eine der furchtbarsten Heimsuchungen im Morgenland, sehen tatsächlich wie schwarze Wolken und Rauchschwaden aus, die die Atmosphäre verfinstern.Locustarum greges, una ex gravissimis plagis Orientis, re vera quasi nubes nigrae et fumi fluctus apparent, qui aerem obscurant.Les nuées de sauterelles, l’une des plus terribles calamités en Orient, ressemblent réellement à des nuages noirs et à des nappes de fumée qui obscurcissent l’atmosphère.Locust swarms, one of the most dreadful scourges of the East, indeed appear like black clouds and billows of smoke that darken the atmosphere.
ἐξῆλθον ist der zutreffende Ausdruck für das Sichablösen kleinerer Gruppen und einzelner Tiere vom Hauptschwarm.ἐξῆλθον apta est locutio ad describendum quomodo minores coetus atque singula animalia a principali grege se separent.ἐξῆλθον est l’expression appropriée pour décrire la séparation de petits groupes et d’individus du grand essaim.ἐξῆλθον is the appropriate expression for the detaching of smaller groups and individual insects from the main swarm.
Durch das häufige Masc. αὐτοῖς statt αὐταῖς, und durch die Unterscheidung von den σκορπίοι τῆς γῆς wird aber von Anfang an deutlich gesagt, daß es nicht gewöhnliche Heuschrecken sind, die alles Grüne fressen und verderben, sondern dämonische Quälgeister in Gestalt von Heuschrecken, welche ähnlich den Skorpionen durch einen Stachel die Menschen verletzen und peinigen.Per frequentem usum masculini αὐτοῖς pro αὐταῖς, atque per distinctionem a σκορπίοι τῆς γῆς, statim declaratur non esse locustas communes, quae omne viride devorent et perdant, sed spiritus daemonicos cruciantes in forma locustarum, qui sicut scorpiones aculeo homines laedunt atque cruciant.Par l’usage fréquent du masculin αὐτοῖς au lieu de αὐταῖς, et par la distinction d’avec les σκορπίοι τῆς γῆς, il est clairement indiqué dès le début qu’il ne s’agit pas de sauterelles ordinaires qui dévorent toute verdure, mais d’esprits démoniaques tourmenteurs sous forme de sauterelles, qui, comme les scorpions, blessent et tourmentent les hommes par un aiguillon.By the frequent use of the masculine αὐτοῖς instead of αὐταῖς, and by the distinction from the σκορπίοι τῆς γῆς, it is made clear from the beginning that these are not ordinary locusts that devour all greenery, but demonic tormenting spirits in the form of locusts, which, like scorpions, wound and torment humans with a sting.
Nur die versiegelte Gemeinde bleibt verschont, während alle übrigen Menschen ihnen wehrlos preisgegeben sind.Sola communitas sigillo Dei signata servatur, cum ceteri homines eis sine defensione tradantur.Seule la communauté scellée est épargnée, tandis que tous les autres hommes sont livrés sans défense.Only the sealed community is spared, while all other people are helplessly given over to them.
Diese Verschonung der versiegelten Gemeinde beruht auf der ausdrücklichen Verheißung Jesu, Lk 10, 19; Mr 16, 18, und Ps 91, 13.Haec immunitas communitatis signatae innititur expressae promissioni Iesu, Lc 10,19; Mc 16,18; Ps 91,13.Cette préservation de la communauté scellée repose sur la promesse explicite de Jésus, Lc 10,19; Mc 16,18; Ps 91,13.This sparing of the sealed community rests upon the explicit promise of Jesus, Lk 10:19; Mk 16:18; Ps 91:13.
5.–6. 5 Monate soll die Plage dauern.5–6. Quinque menses plaga duratura est.5–6. La plaie doit durer cinq mois.5–6. The plague is to last five months.
Man meinte vielfach, diese Angabe entspreche der Zeitdauer einer gewöhnlichen Heuschreckenplage.Multi putaverunt hanc indicationem respondere durationi ordinariae cladis locustarum.On a souvent pensé que cette indication correspondait à la durée d’une invasion ordinaire de sauterelles.It has often been thought that this statement corresponds to the duration of an ordinary locust plague.
Das ist aber nicht richtig, denn in der Regel fressen diese Schwärme in wenigen Tagen und Stunden alles kahl, wie es nach Berichten von Augenzeugen in Südrußland erst kürzlich wieder vorgekommen ist.Hoc tamen non est rectum, nam hi greges plerumque intra paucos dies atque horas omnia ad radicem consumunt, sicut ex testimoniis oculatis in Russia meridionali nuper iterum accidisse narratur.Mais cela n’est pas exact, car en règle générale ces essaims dévorent tout en quelques jours et quelques heures, comme cela s’est encore produit récemment en Russie méridionale selon des témoins oculaires.But this is not correct, for as a rule these swarms devour everything bare within a few days and hours, as eyewitness reports say has recently happened again in southern Russia.
Auch in Ägypten hat Pharao nicht so lange gewartet, bis er um Abwendung der Plage bat.Etiam in Aegypto Pharao non tam diu expectavit antequam remotionem plagae imploraret.Même en Égypte, le Pharaon n’attendit pas si longtemps avant de demander que la plaie soit écartée.Even in Egypt Pharaoh did not wait so long before asking for the plague to be removed.
Schwerlich wird sich dieser Zug daraus erklären lassen, daß der Skorpion das fünftletzte Tierkreiszeichen ist und im Jahr des Skorpions diese Schwärme auftreten, und daß dieses Jahr, wenn die Heuschrecken im Zeichen des Skorpions auftreten, nach 5 Monaten zu Ende sei [Boll, 68].Vix haec proprietas explicari potest eo quod Scorpius quintum ab extremo signum zodiaci sit, et quod anno Scorpionis hi greges appareant, atque annus ille, si locustae sub signo Scorpionis veniant, post quinque menses finiatur [Boll, 68].Il est peu probable que ce trait s’explique par le fait que le Scorpion est l’avant-dernier signe du zodiaque et que ces essaims apparaissent dans l’année du Scorpion, laquelle, si les sauterelles apparaissent sous ce signe, se terminerait après cinq mois [Boll, 68].It is hardly possible to explain this feature by the idea that Scorpio is the fifth-from-last sign of the zodiac and that these swarms appear in the year of Scorpio, which, if the locusts appear under that sign, would end after five months [Boll, 68].
Diese Zeitbestimmung erklärt sich ganz einfach daher, daß eine Heuschrecke ungefähr 5 Monate lang lebt.Haec temporis determinatio simpliciter explicatur eo quod locusta circiter quinque menses vivit.Cette indication de temps s’explique tout simplement par le fait qu’une sauterelle vit environ cinq mois.This time specification is simply explained by the fact that a locust lives for about five months.
Es ist daher auch nicht an den sprichwörtlichen Gebrauch der Fünfzahl im NT zu denken [Clm: RE, 395].Ideo ne cogitandum quidem est de usu proverbialī numeri quinque in Novo Testamento [Clm: RE, 395].Il ne faut donc pas non plus penser à l’usage proverbial du nombre cinq dans le Nouveau Testament [Clm: RE, 395].Therefore one should not think of the proverbial use of the number five in the New Testament [Clm: RE, 395].
Wichtig ist die Beschreibung des Schmerzes durch die Vergleichung mit dem Skorpionenstich.Gravis est descriptio doloris per comparationem cum ictu scorpionis.Importante est la description de la douleur par la comparaison avec la piqûre du scorpion.Important is the description of the pain through the comparison with the sting of a scorpion.
An sich ist der Skorpion ein harmloses, aber trotzdem gefürchtetes Tier.Per se scorpio animal innocuum est, sed tamen timetur.En soi, le scorpion est un animal inoffensif, mais néanmoins redouté.In itself the scorpion is a harmless animal, yet nevertheless feared.
Sein Stich wie der eines Hornuß ist zwar schmerzhaft, doch gewöhnlich ungefährlich.Ictus eius, sicut ictus crabronis, quidem dolorosus est sed plerumque non periculosus.Sa piqûre, comme celle d’un frelon, est douloureuse mais généralement sans danger.Its sting, like that of a hornet, is painful but usually harmless.
Aber schon die anhaltende Dauer dieser immer sich wiederholenden Überfälle und Stiche könnte die Qual so unerträglich machen, daß sich die von ihr Befallenen den Tod wünschen werden, ohne daß sie ihn finden können.Sed iam ipsa diuturna continuatio horum iteratis impetibus et ictibus efficere potest ut cruciatus tam intolerabilis fiat ut ab eo affecti mortem optent nec tamen invenire possint.Mais déjà la durée prolongée de ces attaques et piqûres sans cesse répétées pourrait rendre la souffrance si insupportable que ceux qui en sont atteints souhaiteront la mort sans pouvoir la trouver.But already the prolonged duration of these repeatedly recurring attacks and stings could make the torment so unbearable that those afflicted by it will wish for death without being able to find it.
Vollends aber erst, wenn es sich eben nicht um gewöhnliche Skorpionen, sondern um eine besondere Qual handelt.Praesertim autem si agitur non de scorpionibus ordinariis sed de singulari quodam cruciatu.D’autant plus si l’on n’a pas affaire à des scorpions ordinaires mais à une torture particulière.All the more so if the matter concerns not ordinary scorpions but a special torment.
Der Tod wird von ihnen fliehen, Jer 8,3.Mors ab eis fugiet, Ier 8,3.La mort les fuira, Jr 8,3.Death will flee from them, Jer 8:3.
Das ist ein echt menschlicher Zug, der an Krankenbetten von Unheilbaren immer wieder erlebt wird.Hoc est vere humanum, quod ad lectos aegrotorum insanabilium saepius experitur.C’est là un trait profondément humain, que l’on observe souvent au chevet des malades incurables.This is a truly human feature, often observed at the bedside of the incurably ill.
Man braucht zur Erklärung nicht an jene dämonischen Höllenwächter zu denken, die den Menschen den Eintritt zum Ruheort verwehren [Boll].Ad explanationem non opus est cogitare de custodibus infernalibus daemonicis qui hominibus aditum ad locum quietis prohibeant [Boll].Pour expliquer cela, il n’est pas nécessaire de penser à ces gardiens démoniaques de l’enfer qui empêcheraient les hommes d’entrer dans le lieu de repos [Boll].To explain this one need not think of those demonic wardens of hell who would deny humans entrance to the place of rest [Boll].
Von solchen ist hier nicht die Rede.De talibus hic non agitur.Il n’est pas question de telles choses ici.Such things are not in view here.
7.–10. Die Beschreibung dieser unheimlichen Quälgeister ist von gewaltiger dichterischer Schönheit.7–10. Descriptio horum terribilium spirituum vexantium magnā poeticā pulchritudine excellit.7–10. La description de ces esprits tourmenteurs inquiétants possède une grande beauté poétique.7–10. The description of these uncanny tormenting spirits possesses great poetic beauty.
Ihr Aussehen, — so ist ὁμοιώματα am besten wiederzugeben, vgl Rm 1,23; Phl 2,7 — gleicht Pferden, die zum Krieg gerüstet sind [in der Volkssprache: Heupferde].Aspectus eorum — sic verbum ὁμοιώματα optime redditur, cf. Rm 1,23; Phil 2,7 — similis est equis ad bellum paratis [vulgo: Heupferde].Leur apparence — ainsi faut-il le mieux rendre ὁμοιώματα, cf. Rm 1,23; Ph 2,7 — ressemble à des chevaux préparés pour le combat [dans la langue populaire: « chevaux de foin »].Their appearance — thus ὁμοιώματα is best rendered, cf. Rom 1:23; Phil 2:7 — resembles horses prepared for battle [in popular speech: “hay-horses,” i.e., grasshoppers].
Es sind aber nicht berittene Pferde, sondern eher eine Art Zentauren, mit Menschenantlitz, mit einem goldgelben Krönlein auf den Köpfen, Mähnen wie Frauenhaar, Zähnen wie Löwenzähne, Jl 1,6, Brüsten wie eiserne Panzer [Wortspiel: θῶραξ in der Doppelbedeutung von Brust und Panzer, so schon Prim].Non tamen sunt equi equitibus insidentes, sed potius genus quoddam centaurorum, facie humana, coronulis aureo-flavis in capitibus, iuba sicut capillus muliebris, dentibus ut leonis dentibus, Ioel 1,6, pectoribus sicut thoraces ferrei [ludus verbi: θῶραξ duplici sensu pectoris et loricae, iam apud Prim.].Ce ne sont pas des chevaux montés, mais plutôt une sorte de centaures, avec un visage humain, de petites couronnes dorées sur la tête, des crinières comme des cheveux de femme, des dents comme celles du lion (Jl 1,6), et une poitrine comme une cuirasse de fer [jeu de mots: θῶραξ signifiant à la fois poitrine et cuirasse, déjà chez Primasius].Yet they are not mounted horses but rather a kind of centaurs, with human faces, little golden crowns on their heads, manes like women’s hair, teeth like lions’ teeth (Joel 1:6), and breasts like iron breastplates [wordplay: θῶραξ meaning both chest and armor, already noted by Primasius].
Das Geräusch der Flügel wie das Rasseln von Kriegswagen ist ein der Wirklichkeit abgelauschter Zug.Sonus alarum sicut fragor curruum bellicorum est nota e rerum experientiā deprompta.Le bruit de leurs ailes, comme le fracas de chars de guerre, est un trait observé dans la réalité.The sound of their wings like the rattling of war chariots is a feature drawn from real observation.
Dazu kommt endlich der skorpionähnliche Schweif mit dem Stachel, der ihre Angriffswaffe ist, während der Stachel bei den weiblichen Tieren der wirklichen Heuschrecke nur zum Eierlegen dient.Ad hoc accedit cauda scorpionis similis cum aculeo, qui est arma eorum offensiva, cum aculeus in femina locustae verae solum ad ova deponenda serviat.À cela s’ajoute enfin la queue semblable à celle d’un scorpion avec un dard, qui constitue leur arme d’attaque, tandis que le dard chez la femelle de la véritable sauterelle ne sert qu’à pondre les œufs.Finally there is the scorpion-like tail with a sting, which serves as their weapon of attack, whereas the sting in the female of the real locust serves only for laying eggs.
Natürlich darf man auch hier die Einzelzüge des Bildes nicht allegorisch deuten.Naturālem est etiam hic singulas imaginis notas non allegoricē interpretari licere.Bien entendu, il ne faut pas interpréter allégoriquement les détails de l’image.Of course the individual details of the picture must not be interpreted allegorically.
Es ist einfach ein Gemälde, für das der gefürchtete Heuschreckenschwarm die Formen und Farben geliefert hat.Est simpliciter pictura cui formas et colores dedit formidabilis locustarum grex.C’est simplement un tableau dont l’essaim redouté de sauterelles a fourni les formes et les couleurs.It is simply a picture for which the dreaded locust swarm has supplied the forms and colors.
11.–12. Über das Gemälde hinaus geht nun aber das, was Joh über ihren König mitteilt, den er im Bilde nicht sieht.11–12. Ultra ipsam picturam procedit id quod Ioannes de rege eorum refert, quem ipse in imagine non videt.11–12. Mais ce que Jean dit de leur roi va au-delà du tableau, lui qu’il ne voit pas dans la vision elle-même.11–12. But what John says about their king goes beyond the picture itself, whom he does not see in the vision.
Indem er ihn den Engel des Abgrundes nennt, weist er diese Heuschrecken der Kategorie der dämonischen Wesen zu, deren Schilderung auch nur ihrer geistigen Realität entspricht.Cum eum angelum abyssi appellet, has locustas ad genus entium daemoniorum refert, quorum descriptio solum eorum realitati spirituali respondet.En l’appelant l’ange de l’Abîme, il rattache ces sauterelles à la catégorie des êtres démoniaques, dont la description correspond à leur réalité spirituelle.By calling him the angel of the abyss, he assigns these locusts to the category of demonic beings, whose description corresponds only to their spiritual reality.
Der Name des Königs wird sowohl auf hebr, Abaddon, als auch auf griech, Apollyon, angegeben.Nomen regis tam hebraice Abaddon quam graece Apollyon indicatur.Le nom du roi est donné à la fois en hébreu, Abaddon, et en grec, Apollyon.The name of the king is given both in Hebrew, Abaddon, and in Greek, Apollyon.
Abaddon, אַבַדּוֹן, LXX ἀπώλεια, parallel mit שְׁאוֹל, ist der Abgrund selbst, bei den Rabbinen der unterste Ort der Hölle, von Joh personifiziert, analog der Bedeutung der Bezeichnung Beelzebub [Herr des Hauses] für den Satan.Abaddon, אַבַדּוֹן, in LXX ἀπώλεια, parallele cum שְׁאוֹל, est ipsa abyssus, apud Rabbinos infimus locus inferni, a Ioanne personificatus, analogus significationi vocabuli Beelzebub (“dominus domus”) pro Satana.Abaddon, אַבַדּוֹן, rendu dans la LXX par ἀπώλεια, parallèle à שְׁאוֹל, est l’abîme lui-même, chez les rabbins le lieu le plus profond de l’enfer, personnifié par Jean, de manière analogue au sens du nom Béelzéboul (« seigneur de la maison ») pour Satan.Abaddon, אַבַדּוֹן, rendered in the LXX by ἀπώλεια and parallel to שְׁאוֹל, is the abyss itself, among the rabbis the lowest place of hell, personified by John, analogous to the meaning of the name Beelzebub (“lord of the house”) for Satan.
Die griech Benennung geht von ἀπώλεια, ἀπόλλυμι aus, enthält aber unzweideutig eine für griech Leser sehr deutliche Anspielung auf den griech Gott Apollo, dessen Attribut ua die Heuschrecke ist.Graeca appellatio a ἀπώλεια et ἀπόλλυμι derivatur, sed simul ambiguam non relinquit allusionem ad deum Graecum Apollinem, cuius attributum inter alia locusta est.La dénomination grecque dérive de ἀπώλεια et ἀπόλλυμι, mais contient aussi une allusion très claire, pour des lecteurs grecs, au dieu Apollon, dont l’un des attributs est la sauterelle.The Greek designation derives from ἀπώλεια and ἀπόλλυμι, yet unmistakably contains an allusion for Greek readers to the god Apollo, one of whose attributes is the locust.
Die Deutung des Bildes steht nicht in Frage.Interpretatio huius imaginis in dubium non vocatur.L’interprétation de l’image ne fait pas de doute.The interpretation of the image is not in doubt.
Da Joh sicher nicht das Auftreten von gespensterhaften Riesenheuschrecken und kentaurenartigen Spuckgestalten in Aussicht stellen will, sondern mit dem Hinweis auf ihre Herkunft und auf ihr Haupt, den Obersten der Teufel, Lk 11,14–20; Mt 12,24–29; Mr 3,22–27, auf eine Heimsuchung direkt dämonisch-teuflischen Ursprungs verweist, und er ferner unmißverständlich von Schmerzen und Qualen spricht, so haben wir an eine Krankheit und Seuche zu denken, aber ohne daß wir sie mit einer bestimmten Krankheit identifizieren könnten.Cum Ioannes certe non apparitionem gigantum locustarum phantasticarum aut monstrorum centaurorum similium praenuntiare velit, sed potius per originem eorum atque per caput eorum, principem daemoniorum (Lc 11,14–20; Mt 12,24–29; Mc 3,22–27), ad visitationem directe diabolicam referat, atque etiam manifeste de doloribus et cruciatibus loquatur, cogitandum est de morbo vel peste, quamvis cum morbo certo identificari non possit.Jean ne veut certainement pas annoncer l’apparition de sauterelles gigantesques et fantomatiques ou de monstres semblables à des centaures, mais, par l’indication de leur origine et de leur chef — le prince des démons (Lc 11,14–20; Mt 12,24–29; Mc 3,22–27) — il renvoie à une visitation d’origine directement démoniaque; et puisqu’il parle aussi clairement de douleurs et de tourments, il faut penser à une maladie ou à une épidémie, sans pouvoir toutefois l’identifier à une maladie précise.John certainly does not intend to foretell the appearance of gigantic ghost-like locusts or centaur-like monsters; rather, by pointing to their origin and to their leader, the prince of demons (Luke 11:14–20; Matt 12:24–29; Mark 3:22–27), he refers to a visitation of directly demonic origin. Since he also unmistakably speaks of pains and torments, we must think of a disease or epidemic, though it cannot be identified with any specific illness.
Es ist aber nicht ausgeschlossen, daß Joh an eine mit einem heidnischen Kultus zusammenhängende Krankheit, zB eine Lustseuche, denkt, welche nach dem göttlichen Rechtsgrundsatz: womit du sündigst, damit wirst du bestraft, geahndet werden soll.Non tamen excluditur quin Ioannes de morbo cum cultu pagano coniuncto, ut puta morbo venereo, cogitet, qui secundum divinum iuris principium “quo peccas, eo punieris” ulciscendus sit.Il n’est toutefois pas exclu que Jean pense à une maladie liée à un culte païen, par exemple une maladie vénérienne, qui serait punie selon le principe juridique divin: « par quoi tu pèches, par là tu seras puni ».It is not impossible that John is thinking of a disease connected with a pagan cult, for example a venereal disease, which would be punished according to the divine legal principle: “by what you sin, by that you are punished.”
Alles ist gegenüber den bisherigen Leiden gesteigert, so sehr, daß der Tod den Heimgesuchten als Befreier willkommen wäre, wenn er sich ihrer erbarmen würde.Omnia respectu priorum malorum aucta sunt, adeo ut mors ipsis afflictis velut liberator grata esset, si eis misereri vellet.Tout est aggravé par rapport aux souffrances précédentes, au point que la mort serait accueillie comme une libératrice par les affligés, si elle voulait bien avoir pitié d’eux.Everything is intensified compared with the previous sufferings, so much so that death would be welcomed by the afflicted as a liberator if it would only take pity on them.
Aber selbst diese Hoffnung bleibt ihnen versagt.Sed etiam haec spes eis negatur.Mais même cet espoir leur est refusé.But even this hope is denied them.
Anspielungen auf bestimmte geschichtl Vorgänge der Vergangenheit oder der Gegenwart sind nicht nachweisbar und nicht wahrscheinlich.Allusiones ad certos eventus historicos sive praeteritos sive praesentis temporis demonstrari nequeunt neque probabiles sunt.Des allusions à des événements historiques précis du passé ou du présent ne peuvent être démontrées et ne sont pas probables.Allusions to specific historical events of the past or the present cannot be demonstrated and are unlikely.
Es muß sich hier um zukünftige Ereignisse handeln, doch kaum um den Einfall eines feindlichen Heeres, da Joh Heimsuchungen durch Krieg sonst sehr deutlich und mit Namen als solche bezeichnet, zB 6,4 und 16,14.Agitur igitur de rebus futuris, sed vix de incursione exercitus hostilis, cum Ioannes visitationes per bellum alibi aperte nominet, ut 6,4 et 16,14.Il doit donc s’agir ici d’événements futurs, mais guère de l’invasion d’une armée ennemie, car Jean désigne ailleurs très clairement les fléaux de la guerre, par exemple en 6,4 et 16,14.Thus the reference must be to future events, yet hardly to the invasion of a hostile army, since John elsewhere clearly names visitations of war as such, e.g., 6:4 and 16:14.

1929. Herman Charles Hoskier

  * Herman Charles Hoskier (1864-1938), après une carrière professionnelle de banquier, consacra sa retraite, à partir de 1903, après avoir soutenu une thèse de théologie à Amsterdam, à d'importantes et rigoureuses recherches de critique textuelle du Nouveau Testament, et spécialement sur le texte de l'Apocalypse.

  • Herman Charles Hoskier, Concerning the text of the Apocalypse. Collations of all existing Available Greek Documents with the Standard Text of Stephen's Third Edition. Together with the Testimony of Versions, Commenaries and Fathers. A Complete Conspectus of Alla Authorities, by H. C. Hoskier. Vol. I (LXXI+649 p.), Londres, Bernard Quaritch, 1929, pp. 238 (verset 9,5) et 244 (verset 9,10).

Verset 9,5

Verset 9,10

1930. Samuel Limbach

  • Samuel Gotthilf Limbach (1861-1947), né en Lettonie, missionnaire de la Mission de Bâle (structure protestante basée à Bâle, mais surtout alimentée par des protestants piétistes du Wurtemberg), actif en Inde du Sud.
  • Ce dernier point est à noter, car la particularité la plus originale et la plus étonnante de son interprétation de nos sauterelles est d'imaginer qu'il pourrait s'agir des âmes de morts impies tenant de se réincarner, de sorte qu'on peut se demander on n'est pas en présence ici d'une sorte de syncrétisme inconscient, autrement dit d'emprise du milieu ambiant hindouiste sur l'esprit de notre missionnaire. On lui doit aussi
  • Samuel Limbach, Die Offenbarung Jesus Christi, von dem, was in Bälde geschehen soll (388 p., “La révélation de Jésus-Christ sur ce qui doit bientôt arriver”), Bâle, Heinrich Majer, 1930, pp. 145-153.
allemand (1930)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
Wenn wir nun im folgenden einen Versuch der Auslegung dieses Kapitels machen, so scheint uns diese Auslegung zunächst nicht besonders schwierig zu sein, denn die Bedeutung der Hauptbilder in diesem Kapitel liegt eigentlich klar zu Tage.Cum nunc in sequentibus capituli huius expositionem tentamus, haec interpretatio primo non difficilis esse videtur: quippe cum vis imaginum praecipuarum huius capitis satis aperta sit.Si maintenant nous entreprenons une tentative d’interprétation de ce chapitre, cette interprétation ne nous paraît pas d’abord particulièrement difficile, car la signification des images principales de ce chapitre apparaît en réalité assez clairement.If now we attempt in what follows to interpret this chapter, this interpretation does not at first seem particularly difficult to us, for the meaning of the chief images in this chapter really lies quite plainly before us.
Und doch arbeiten allerlei Schwierigkeiten daran, und doch ist bei der Aussage sehr großer Vorsicht beizulegen, weil wir es nicht ins Phantastische treiben wollen.Tamen variae difficultates occurrunt, atque magna cautio adhibenda est, ne in res phantasticas delabamur.Et pourtant diverses difficultés y sont attachées, et pourtant il faut apporter une très grande prudence dans l’affirmation, parce que nous ne voulons pas tomber dans le fantastique.And yet various difficulties attend it, and great caution must be applied to the statement, because we do not wish to drift into the fantastic.
Wir sehen das am besten an einzelnen Beispielen.Id ex exemplis singulis optime perspici potest.On le voit le mieux à certains exemples particuliers.We see this best in individual examples.
Daß der Stern, der vom Himmel auf die Erde fällt, nicht ein Gestirn des Himmels ist, sondern ein Geistwesen, ist klar, denn könnte er nicht einen Schlüssel fortwährend empfangen und ebensowenig einen göttlichen Befehl ausführen.Illud astrum, quod e caelo cadit in terram, non sidus caeleste esse, sed spiritum esse patet; neque enim clavem accipere continuo neque mandatum divinum exequi sidus posset.Que l’étoile qui tombe du ciel sur la terre ne soit pas un astre céleste, mais un être spirituel, cela est clair : en effet un astre ne pourrait pas recevoir continuellement une clef ni exécuter un ordre divin.That the star which falls from heaven to earth is not a celestial body but a spirit-being is clear, for a star could neither continually receive a key nor execute a divine command.
Aber sofort erhebt sich dann die weitere Frage, ist es ein Engel Gottes oder ein gefallener Engel?Statim tamen oritur quaestio ulterior: utrum sit angelus Dei an angelus lapsus?Mais aussitôt surgit alors une autre question : s’agit-il d’un ange de Dieu ou d’un ange déchu ?But immediately the further question arises: is it an angel of God or a fallen angel?
Sein „Fallen“ vom Himmel auf die Erde wird von manchen Auslegern so verstanden, als sei damit seine feindliche Bewegung damit bezeichnet.Ipsius “casus” e caelo in terram a nonnullis interpretibus ita intellegitur ut motus hostilis significetur.Sa « chute » du ciel vers la terre est comprise par certains commentateurs comme indiquant ainsi son mouvement hostile.His “falling” from heaven to earth is understood by some interpreters as thereby designating a hostile movement.
So rührt also das Bild des Gebers offenbar hier von der Möglichkeit einer richterlichen Sendung her.Ita videtur imago huius ministri ex possibilitate missionis iudicialis oriri.Ainsi l’image de cet envoyé semble provenir ici de la possibilité d’une mission judiciaire.Thus the image of this minister evidently comes here from the possibility of a judicial commission.
Im persönlichen Sprachgebrauch ist es möglicherweise, wie bei anderen himmlischen Boten Johannes‘, nicht immer streng abgegrenzt vom Ereignis mit einem besonderen leuchtenden Glanzlichterprunk.In usu personali forte, sicut apud alios nuntios caelestes apud Ioannem, non semper stricte distinguitur a re, cum speciali splendore fulgoreque ornata.Dans l’usage personnel, peut-être, comme pour d’autres messagers célestes chez Jean, il n’est pas toujours strictement distingué de l’événement, orné d’un éclat lumineux particulier.In personal usage, perhaps, as with other heavenly messengers in John, it is not always strictly distinguished from the event itself, adorned with a special shining splendour.
Ferner wird das Wort von Gott, der Engel gegeben, der Schlüssel zum Schacht des Abgrunds wird vergeben, ob der Engel fällt oder von Gott gesandt.Praeterea dicitur verbum a Deo datum esse angelo, clavis putei abyssi tribuitur, sive angelus cadat sive a Deo mittatur.De plus, la Parole de Dieu est donnée à l’ange, la clef de l’abîme lui est confiée, que l’ange tombe ou qu’il soit envoyé par Dieu.Furthermore, the word of God is given to the angel, the key of the pit of the abyss is entrusted to him, whether the angel falls or is sent by God.
Endlich schließt sich die Auffassung, daß dieser Engel nicht ein Böser ist, in der Frageabsicht des Auslösers dieses Bildes schön an.Denique opinio, hunc angelum non malum esse, apte respondet proposito quaestionis huius imaginis.Enfin, l’opinion selon laquelle cet ange n’est pas mauvais s’harmonise bien avec l’intention de la question qui déclenche cette image.Finally, the view that this angel is not evil fits well with the intended meaning that underlies this symbolic scene.
Weiter: Was ist der Abgrund?Pergamus: quid est abyssus?Poursuivons : qu’est-ce que l’abîme ?Let us proceed: what is the abyss?
Mit der Beantwortung dieser Frage hängt eng zusammen die andere Frage: Was sind das für Heuschrecken?Huic quaestioni arcte coniungitur altera: quales sunt istae locustae?La réponse à cette question est étroitement liée à une autre : quelles sont donc ces sauterelles ?Closely connected with the answer to this question is another: what kind of locusts are these?
Das griechische Wort für „Abgrund“ oder „bodenlose Tiefe“ kommt zuerst vor in Luk. 8,31.Vocabulum graecum abyssus, sive “profundum sine fundo,” primum occurrit in Luc. 8,31.Le mot grec pour « abîme », ou « profondeur sans fond », apparaît d’abord en Luc 8,31.The Greek word for “abyss,” or “bottomless depth,” first appears in Luke 8:31.
Dort bitten jene Geister, die von den Besessenen im Lande der Gadarener Besitz ergriffen hatten, Jesus, sie nicht in den Abgrund zu senden.Ibi spiritus illi, qui possiderant obsessos in regione Gadarena, rogant Iesum ne eos in abyssum mittat.Là, les esprits qui avaient pris possession des démoniaques du pays des Gadaréniens prient Jésus de ne pas les envoyer dans l’abîme.There the spirits that had possessed the demoniacs in the land of the Gadarenes beg Jesus not to send them into the abyss.
Hier ist der Abgrund augenscheinlich der Aufenthaltsort unheiliger Geister.Ibi abyssus manifeste est locus habitationis spirituum profanorum.Ici, l’abîme est manifestement le lieu de séjour des esprits impurs.Here the abyss is clearly the dwelling-place of unholy spirits.
Dazu hängt nun eine zweite biblische Frage eng zusammen.Huic nunc altera quaestio biblica arcte adiungitur.À cela se rattache maintenant une seconde question biblique.To this now is closely joined a second biblical question.
Was sind das für Geister, durch welche die Besessenen besessen werden?Quales sunt spiritus illi, per quos homines obsidentur?Quels sont ces esprits par lesquels les possédés sont possédés ?What kind of spirits are those by which the possessed are possessed?
Sind es Dämonen im Sinne von „Geisterwesen“, oder sind es Geister unheiliger Verstorbener?Num sunt daemones sensu “entium spiritualium,” an potius spiritus impie defunctorum?S’agit-il de démons au sens d’« êtres spirituels », ou bien des esprits de morts impies ?Are they demons in the sense of “spirit-beings,” or rather spirits of impious dead persons?
Ich neige zu letzterer Ansicht.Ad posteriorem sententiam inclino.Je penche pour la seconde opinion.I incline to the latter view.
Was mich dazu veranlaßt, ist einmal der Trieb dieser Geister, sich in menschliche Leiber zu begeben.Quod me ad hanc sententiam impellit, est imprimis appetitus horum spirituum corpora humana intrandi.Ce qui m’y conduit, c’est d’abord l’impulsion propre à ces esprits d’entrer dans des corps humains.What leads me to this view is, first, the urge of these spirits to enter human bodies.
Dieser Trieb ist bei Dämonen, d. h. bei persönlichen Geisterwesen, sonst nicht zu konstatieren.Hic appetitus apud daemones, id est entia spiritualia personalia, alibi non observatur.Cet instinct n’est pas constaté ailleurs chez les démons, c’est-à-dire chez des êtres spirituels personnels.This urge is not otherwise observed in demons, that is, personal spirit-beings.
Ferner ist bezeichnend, daß die unreinen Geister oft als „Geister von Menschen“ bezeichnet werden (Hebr. 12,23; 1. Petr. 3,19; Offb. 6,9).Praeterea significans est quod spiritus immundi saepe “spiritus hominum” vocantur (Hebr 12,23; 1 Pet 3,19; Apoc 6,9).De plus, il est significatif que les esprits impurs soient souvent appelés « esprits d’hommes » (Hébr. 12,23 ; 1 Pierre 3,19 ; Apoc. 6,9).Furthermore, it is significant that unclean spirits are often called “spirits of men” (Heb. 12:23; 1 Pet. 3:19; Rev. 6:9).
Drittens scheinen die Worte Jesu in Matth. 12,43–45 und Luk. 11,24–26 dieselbe Richtung zu weisen.Tertio verba Iesu in Matth 12,43-45 et Luc 11,24-26 eandem directionem indicare videntur.Troisièmement, les paroles de Jésus en Matth. 12,43-45 et Luc 11,24-26 paraissent aller dans le même sens.Thirdly, the words of Jesus in Matt. 12:43–45 and Luke 11:24–26 seem to point the same way.
Wenn der unreine Geist aus einem Menschen gewichen ist, so geht er durch wasserlose Stätten, sucht Ruhe und findet sie nicht.Cum spiritus immundus ex homine exierit, per loca arida ambulat, requiem quaerit et non invenit.Quand l’esprit impur est sorti d’un homme, il parcourt des lieux arides, cherche du repos et n’en trouve pas.When the unclean spirit has gone out of a man, he walks through waterless places, seeking rest and finding none.
Dann spricht er: Ich will wieder in mein Haus gehen, aus welchem ich ausgegangen bin.Tunc dicit: revertar in domum meam unde exivi.Alors il dit : Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti.Then he says: I will return to my house from which I came out.
Man beachte: das Haus ist der Mensch, d. h. der Leib.Animadvertendum est: domus est homo, id est corpus.Remarquons-le : la maison, c’est l’homme, c’est-à-dire le corps.Note this: the house is the man, that is, the body.
Diese Geister sind also offenbar menschlicher Herkunft.Hi ergo spiritus manifeste originis humanae sunt.Ces esprits sont donc manifestement d’origine humaine.Thus these spirits are clearly of human origin.
Sie sind aus dem „Hausherrn“ (Matth. 9,34) in das „Haus“ verbannt worden.E domo “patrisfamilias” (Matth. 9,34) in “domum” exsilio dati sunt.Ils ont été bannis du « maître de maison » (Matth. 9,34) dans la « maison ».They have been banished from the “householder” (Matt. 9:34) into the “house.”
Nun aber suchen sie eine neue Leiblichkeit.Nunc vero novam corporalitatem quaerunt.Mais maintenant ils cherchent une nouvelle corporéité.But now they seek a new embodiment.
Und sie werden sie finden, wenn sie aus dem Abgrund gelassen werden.Et eam invenient, cum ex abysso dimittentur.Et ils la trouveront, lorsqu’ils seront relâchés de l’abîme.And they will find it when they are released from the abyss.
Das erklärt auch die seltsame Mischung in den Bildern, die Johannes gebraucht.Hoc etiam explicat miram mixturam in imaginibus quas Ioannes adhibet.Cela explique aussi l’étrange mélange dans les images qu’emploie Jean.This also explains the curious mixture in the images John uses.
Es sind Menschen, und doch sind sie wie Tiere; sie haben menschliche Züge, und doch tierische.Homines sunt, et tamen sicut bestiae; notas humanas habent, sed etiam ferinas.Ce sont des hommes, et pourtant ils sont comme des bêtes ; ils ont des traits humains, et pourtant bestiaux.They are men, and yet they are like beasts; they bear human features and yet animal ones.
So ist es immer mit Geistern, die aus der Ordnung Gottes gefallen sind.Sic semper est cum spiritibus ab ordine Dei lapsis.Il en va toujours ainsi des esprits déchus de l’ordre de Dieu.So it always is with spirits fallen from the order of God.
Sie haben eine gewisse Ähnlichkeit mit den Wesen, die wir Dämonen nennen.Quendam habent similitudinem cum iis entibus quae daemonas appellamus.Ils ont une certaine ressemblance avec les êtres que nous appelons démons.They bear a certain resemblance to the beings whom we call demons.
Aber sie sind keine reinen Geister, sondern halb Geist, halb Leib.Non tamen sunt spiritus puri, sed semispiritus, semicorpora.Mais ce ne sont pas des esprits purs, mais moitié esprits, moitié corps.But they are not pure spirits; they are half spirit, half body.
Daher erscheint Johannes ihr Wesen in diesen gemischten Bildern.Ita earum natura Ioanni in his imaginibus mixtis apparet.C’est pourquoi leur nature apparaît à Jean dans ces images mêlées.Therefore their nature appears to John in these mixed images.
Man könnte sagen: sie sind verkörperte Laster der Menschen.Dici potest: sunt vitia hominum incarnata.On pourrait dire : ce sont les vices des hommes incarnés.One could say: they are the vices of men incarnate.
Was in den Menschen verborgen war, tritt jetzt sichtbar hervor.Quod in hominibus latebat, nunc in lucem prodit visibile.Ce qui était caché dans les hommes apparaît maintenant au grand jour, visible.What lay hidden in men now comes forth into the light, visible.
Es ist wie eine furchtbare Enthüllung der inneren Sündenkräfte.Est velut terribilis revelatio interiorum virium peccati.C’est comme une effroyable révélation des forces intérieures du péché.It is like a terrible unveiling of the inner powers of sin.
Und man erkennt: sie sind grausamer und zerstörender als äußere Feinde.Et cognoscitur: crudeles et exitiosiores sunt quam hostes exteriores.Et l’on reconnaît qu’elles sont plus cruelles et plus destructrices que des ennemis extérieurs.And it becomes clear: they are more cruel and destructive than outward enemies.
Ihre äußere Gestalt zeigt zugleich Stärke und Unmenschlichkeit.Species eorum exterior simul ostendit fortitudinem et inhumanitatem.Leur apparence extérieure montre à la fois la force et l’inhumanité.Their outward form shows both strength and inhumanity.
Sie gleichen Rossen, die zum Krieg gerüstet sind.Equis similes sunt ad bellum paratis.Ils ressemblent à des chevaux préparés pour la guerre.They resemble horses prepared for war.
Das weist auf ihre gewaltige Kraft und ihre wilde Hast.Id indicat vim eorum ingentem et impetum ferocem.Cela indique leur force énorme et leur élan farouche.This points to their enormous power and fierce rush.
Auf ihren Häuptern tragen sie Kronen, wie von Gold.In capitibus coronas quasi aureas gerunt.Sur leurs têtes, ils portent des couronnes comme d’or.Upon their heads they wear crowns as of gold.
Das bedeutet: sie herrschen, sie üben Gewalt aus.Hoc significat: dominantur, vim exercent.Cela signifie : ils dominent, ils exercent la violence.This means: they rule, they exercise power.
Sie sind die Sieger in diesem furchtbaren Krieg der Seelen.Illi sunt victores in hoc terribili bello animarum.Ils sont les vainqueurs dans cette terrible guerre des âmes.They are the victors in this terrible war of souls.
Ihr Antlitz ist wie das eines Menschen, d. h. sie haben Verstand.Facies eorum sicut facies hominis est, id est intellectum habent.Leur visage est comme celui d’un homme, c’est-à-dire qu’ils ont de l’intelligence.Their faces are as the faces of men, that is, they possess intelligence.
Aber ihr Haar ist wie Frauenhaar — ein Zeichen verführerischer Schönheit.Sed coma eorum ut capillus mulierum — signum pulchritudinis seductricis.Mais leurs cheveux sont comme des cheveux de femme — signe d’une beauté séductrice.But their hair is as women’s hair — a sign of seductive beauty.
Und ihre Zähne sind wie die Zähne der Löwen — grausam und zerreißend.Et dentes habent sicut leones — crudeles et laniantes.Et leurs dents sont comme celles des lions — cruelles et déchirantes.And their teeth are as lions’ teeth — cruel and tearing.
Sie tragen Panzer wie eiserne Panzer.Loricas portant quasi ferreas.Ils portent des cuirasses comme de fer.They wear breastplates as if of iron.
Das heißt: sie sind unverwundbar für menschliche Waffen und Mittel.Id est: humanis armis remediisque invulnerabiles sunt.Cela signifie : ils sont invulnérables aux armes et aux moyens humains.That is: they are invulnerable to human weapons and means.
Kein menschlicher Widerstand kann sie treffen oder brechen.Nulla humana resistentia eos ferire aut frangere potest.Aucune résistance humaine ne peut les atteindre ni les briser.No human resistance can strike or break them.
Ihr Lärmen ist wie das Rasseln von Streitwagen und vielen Pferden, die in den Kampf stürmen.Clamor eorum est sicut fragor curruum et multorum equorum in pugnam ruentium.Leur fracas est comme le grondement de chars et de nombreux chevaux se ruant au combat.Their noise is like the rattle of chariots and many horses rushing into battle.
Das zeigt: sie sind zahlreich, sie sind stürmisch, sie sind erschreckend.Id ostendit: multi sunt, impetuosi sunt, terribiles sunt.Cela montre : ils sont nombreux, impétueux, terrifiants.This shows: they are numerous, impetuous, terrifying.
Und sie haben Schwänze wie Skorpione, mit Stacheln, um zu quälen.Caudas habent ut scorpiones, cum aculeis ad torqueandum.Et ils ont des queues comme des scorpions, avec des aiguillons pour tourmenter.And they have tails like scorpions, with stings to torment.
Fünf Monate lang dauert ihre Macht, die Menschen zu peinigen.Per quinque menses potestas eorum homines cruciandi durat.Pendant cinq mois dure leur pouvoir de tourmenter les hommes.Their power to torment men lasts five months.
Sie haben einen König über sich, den Engel des Abgrunds.Regem super se habent, angelum abyssi.Ils ont un roi sur eux, l’ange de l’abîme.They have a king over them, the angel of the abyss.
Er heißt im Hebräischen Abaddon und im Griechischen Apollyon — das heißt: der Verderber.Hebraice Abaddon, Graece Apollyon vocatur — id est: perditor.Il s’appelle en hébreu Abaddon et en grec Apollyon — c’est-à-dire : le destructeur.He is called in Hebrew Abaddon and in Greek Apollyon — that is, the destroyer.
Das ist Satans Reich im Innersten, aus dem diese Mächte hervorgehen.Hoc est regnum Satanae intimissimum, unde hae potestates procedunt.C’est le royaume le plus intérieur de Satan, d’où procèdent ces puissances.This is the innermost realm of Satan, from which these powers come forth.
Sie stehen unter seinem Befehl und dienen seinem finsteren Willen.Sub eius imperio stant et voluntati tenebrosae serviunt.Elles sont sous son commandement et servent sa volonté ténébreuse.They stand under his command and serve his dark will.
Aber sie dürfen nur so weit wirken, als Gott es zuläßt.Sed tantum agere possunt, quantum Deus permittit.Mais elles ne peuvent agir que dans la mesure où Dieu le permet.But they can act only as far as God allows.
Denn auch der Abgrund ist nicht außerhalb der göttlichen Herrschaft.Nam etiam abyssus extra dominium divinum non est.Car même l’abîme n’est pas en dehors de la souveraineté divine.For even the abyss is not outside God’s dominion.
Fünf Monate — das ist eine begrenzte Zeit.Quinque menses — tempus definitum est.Cinq mois — c’est un temps limité.Five months — that is a limited time.
Gott setzt dem Wirken dieser Mächte eine Schranke.Deus huic potestatum operationi terminum statuit.Dieu fixe une limite à l’action de ces puissances.God sets a boundary to the working of these powers.
Sie dürfen nicht töten, sondern nur quälen.Non licet eis occidere, sed tantum cruciare.Elles ne peuvent pas tuer, mais seulement tourmenter.They may not kill, but only torment.
Es ist eine Strafe, aber noch keine Verdammnis.Poena est, nondum tamen damnatio.C’est un châtiment, mais pas encore la damnation.It is a punishment, but not yet damnation.
Die Menschen sollen erschrecken und zur Umkehr gebracht werden.Homines terreri et ad poenitentiam adduci debent.Les hommes doivent être effrayés et amenés à la repentance.Men are to be terrified and brought to repentance.
Darum dürfen sie sterben wollen, aber nicht sterben.Ita cupere mori possunt, sed mori non possunt.Ainsi ils peuvent désirer mourir, mais ils ne peuvent pas mourir.Thus they may desire to die, but they cannot die.
Der Tod flieht vor ihnen, bis Gottes Stunde kommt.Mors ab eis fugit, donec hora Dei advenerit.La mort fuit devant eux jusqu’à ce que vienne l’heure de Dieu.Death flees from them until God’s appointed hour comes.
Hier endet das erste Wehe.Hic primum vae terminatur.Ici s’achève le premier malheur.Here the first woe ends.
Aber sieh — noch zwei Wehen kommen nach diesem.Sed vide — adhuc duo vae post hoc ventura sunt.Mais vois — encore deux malheurs viendront après celui-ci.But behold — still two woes are to come after this.
Das Gericht geht weiter, immer ernster und schwerer.Iudicium procedit ulterius, gravius atque severius.Le jugement continue, de plus en plus grave et sévère.The judgment continues, ever more serious and severe.
Denn Gott will nicht den Tod des Sünders, sondern seine Umkehr.Deus enim non vult mortem peccatoris, sed conversionem eius.Car Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais sa conversion.For God does not will the death of the sinner, but his repentance.
Darum steigert er die Züchtigung, wenn die erste Mahnung nicht fruchtet.Ideo incrementationem poenae facit, si prima admonitio fructum non fert.Ainsi il intensifie la correction si le premier avertissement ne porte pas de fruit.Therefore He increases the chastisement if the first warning bears no fruit.
Es ist die Geduld Gottes, die noch einmal ruft — bevor das Ende kommt.Patientia Dei est quae iterum vocat — antequam finis veniat.C’est la patience de Dieu qui appelle encore — avant que vienne la fin.It is the patience of God calling once more — before the end comes.

1931. Joseph F. Rutherford

  • Joseph Franklin Rutherford (1869-1942), aussi connu sous le nom de Juge Rutherford, est le deuxième président de la Watch Tower Bible and Tract Society. Il joue un rôle primordial dans l'organisation et le développement doctrinal des Témoins de Jéhovah, groupe religieux dérivé du mouvement des Étudiants de la Bible, créé en 1881 par son prédécesseur Charles Taze Russell. C'est sous sa direction autocratique que ce mouvement religieux adopte la plupart de ses doctrines et de ses usages les plus caractéristiques.
  • 1931: Dans The Watchtower (”La Tour de Garde“ ), les dirigeants du mouvement — notamment Joseph Rutherford, alors président de la Watch Tower Society — commencent à identifier les sauterelles comme représentant les proclamateurs du Royaume de Dieu, c’est-à-dire les Témoins de Jéhovah eux-mêmes.
  • Depuis lors cette interprétation est restée la seule officielle reconnue par cette organisation. Elle est à nouveau exposée en 1970 sous la responsabilité éditoriale de Frederick W. Franz, puis en 1988, et elle ne sera légèrement modifiée qu'en 2020 en ce qu'elle est alors découplée de celle de la vision source du Livre de Joël, dont les sauterelles reçoivent une autre interprétation.
anglais (1931)latin (2025)français (2025)
THE STARSTELLAL'ÉTOILE
Jehovah’s greatest “star” is Jesus the beloved. “There shall come a Star out of Jacob, and a Sceptre shall rise out of Israel, and shall smite the corners of Moab, and destroy all the children of Sheth. Out of Jacob shall come he that shall have dominion, and shall destroy him that remaineth of the city.” (Num. 24:17, 19) This prophecy must have a complete fulfilment in God’s due time. The “fifth angel” was now due to sound and it marks the fulfilment of the prophecy. (…)Maxima Jehovae “stella” est Iesus dilectus. “Orietur stella ex Iacob, et consurget sceptrum ex Israel: et percutiet terminos Moab, vastabitque omnes filios Seth. Et dominabitur ex Iacob, et perdet reliquias civitatis.” (Num. 24:17, 19) Haec prophetia plene implenda est suo tempore divinitus constituto. Iam tempus erat ut “angelus quintus” tuba caneret, quod adventum adimpletionis significat. (…)La plus grande “étoile” de Jéhovah est Jésus, le Bien-Aimé. “Une étoile surgira de Jacob, un sceptre se lèvera d’Israël; il frappera les confins de Moab et détruira tous les enfants de Seth. De Jacob viendra celui qui dominera, et il fera périr ce qui reste de la ville.” (Nombres 24,17.19) Cette prophétie doit recevoir un accomplissement complet au temps fixé par Dieu. L’annonce du cinquième ange marque cet accomplissement prophétique. (…)
Concerning the vision John says: “I saw a star fall from heaven unto the earth: and to him was given the key of the bottomless pit [abyss].” The proper identification of this star will be the key to the understanding of the prophecy. Undoubtedly that star is Christ Jesus: “The Lord himself shall descend [come down] from heaven . . . with the voice of the archangel, and with the trump of God.” (1 Thess. 4:16)De visione Ioannes ait: “Vidi stellam de caelo cadere in terram; et data est ei clavis putei abyssi.” Ipsa huius stellae identificatio clavis est ad intellegendum hunc prophetiae locum. Haec stella, sine dubio, est Christus Iesus: “Ipse Dominus descendet de caelo cum voce archangeli et cum tuba Dei.” (1 Thess. 4:16)À propos de la vision, Jean déclare: “Je vis une étoile tomber du ciel sur la terre, et la clef du puits de l’abîme lui fut donnée.” (Apoc. 9,1) L’identification correcte de cette étoile est la clef pour comprendre la prophétie. Il ne fait aucun doute que cette étoile est le Christ Jésus: “Le Seigneur lui-même descendra du ciel, avec un cri de commandement, avec la voix de l’archange et la trompette de Dieu.” (1 Thess. 4,16)
The Diaglott renders this text: “A Star having fallen from the heaven to the earth.” Rotherham renders it: “A star out of heaven fallen unto the earth.” The fall, as stated in this text, does not denote something bad. Rather the thought is that the star has come down from heaven to earth. Coming from his exalted position to earth is best represented by the word ‘‘fall” or “descend”, and the Authorized Version uses the word “descend”. The thought might be well expressed that this mighty Star here and now condescended, descended or came down to give attention to things pertaining to the earth.Versio Diaglott ita reddit: “Stella ex caelo in terram lapsa.” Rotherham ita reddit: “Stella e caelo lapsa in terram.” Hic “lapsus”, ut in textu dicitur, non aliquid mali significat, sed potius declarat stellam de caelo in terram descendisse. E sublimi sede ad terram descendere optime verbo “cadere” vel “descendere” exprimitur, atque Versio Authorizata vocabulum “descendit” adhibet. Sententia recte exprimi potest quod haec stella potens hic et nunc condescendit, descendit vel accessit ad curanda quae ad terram pertinent.La version Diaglott rend ce texte ainsi: “Une étoile étant tombée du ciel sur la terre.” Rotherham traduit: “Une étoile tombée du ciel vers la terre.” Cette chute, selon le texte, ne signifie rien de mauvais. Elle exprime plutôt l’idée que l’étoile est descendue du ciel vers la terre. Ce passage de sa position élevée jusqu’à la terre est bien rendu par le mot “tomber” ou “descendre”, et la version autorisée utilise “descendre”. On peut donc dire que cette puissante Étoile a condescendu, est descendue ou s’est abaissée pour s’occuper des choses terrestres.
The words of Revelation 9:1, “to him was given the key of the bottomless pit [or abyss],” definitely identify the Star as Christ Jesus. (Rev. 1:18; 20:1) No one but Christ Jesus is given the key to the bottomless pit, or abyss; hence the Star mentioned must be the Lord Jesus Christ himself. At his death he went into the abyss, or “pit”, but God brought him up therefrom; and having gained this victory over death he would be the one properly entrusted with the key thereto. (Ps. 16:10; Acts 3:15)Verba Apocalypsis 9:1, “data est ei clavis putei abyssi,” stellam certissime Christum Iesum esse demonstrant. (Apoc. 1:18; 20:1) Nemini praeter Christum Iesum clavis abyssi concessa est; igitur stella illa ipse Dominus Iesus Christus esse debet. Mortuus, in abyssum sive “foveam” descendit; sed Deus eum inde suscitavit: et cum mortem vicisset, is erat qui clavis merito committi poterat. (Ps. 15:10 [=16:10]; Act. 3:15)Les paroles d’Apocalypse 9,1: “et la clef du puits de l’abîme lui fut donnée” identifient clairement l’étoile au Christ Jésus. (Apoc. 1,18; 20,1) Personne d’autre que le Christ Jésus ne reçoit la clef de l’abîme, ou puits sans fond; c’est donc lui que désigne nécessairement l’étoile. À sa mort, il est descendu dans l’abîme, ou la fosse, mais Dieu l’en a fait remonter. Ayant vaincu la mort, il était seul digne de recevoir la clef. (Ps. 15,10; Act. 3,15)
The star mentioned could not be Satan; because if so, then he would have the key to let himself out of that pit. The divine record is that Jesus will open the bottomless pit at the end of the thousand years to let Satan out for a short season; and Jesus opens that pit or abyss for the sleeping saints to come out in due time. When Jesus was on the earth he, and none other, had received authority over the abyss or pit. (Luke 8:30-33, Viag.) These scriptures identify Jesus as the Star, beyond any question.Stella illa Satanas esse non potest; alioquin, ipse sibi clavis haberet ut se e fovea liberaret. Sed scriptura sacra testatur Iesum abyssum aperturum esse in fine mille annorum ut Satanam parumper solvat; et idem Iesus fossam illam vel abyssum aperit, ut sancti dormientes tempore opportuno exsurgant. Iesus, dum in terra erat, solus potestatem super abyssum sive foveam acceperat. (Luc. 8:30-33, versio Viag.) Hae scripturae sine ulla dubitatione Iesum stellam esse demonstrant.L’étoile mentionnée ne peut être Satan; sinon, il aurait lui-même la clef pour sortir de cette fosse. Le témoignage divin affirme que Jésus ouvrira l’abîme à la fin des mille ans pour relâcher Satan un court moment; et c’est aussi Jésus qui ouvrira ce puits ou abîme afin que les saints endormis en sortent au moment fixé. Lorsque Jésus était sur terre, lui seul avait reçu autorité sur l’abîme ou la fosse. (Luc 8,30-33, version Viag.) Ces Écritures identifient Jésus à l’étoile, sans aucune équivoque.
The record is that when this mighty Star came down from heaven he opened the bottomless pit or abyss and “there arose a smoke out of the pit”. The smoke ascending as from a great furnace is a precursor of destruction coming from that source which is controlled only by Jehovah and his Christ. It therefore symbolically pictures destruction.Scriptura refert quod, cum haec stella potens de caelo descendisset, aperuit puteum abyssi, et “ascendit fumus ex puteo.” Fumus ascendens quasi e fornace magna est praenuntius exitii provenientis ex illo fonte, qui solummodo a Iehova eiusque Christo gubernatur. Hinc symbolice exitium repraesentat.Le récit indique que lorsque cette puissante Étoile descendit du ciel, elle ouvrit le puits de l’abîme, et “une fumée monta du puits”. Cette fumée, s’élevant comme d’une grande fournaise, est un signe avant-coureur de la destruction venant de cette source, qui est sous le contrôle exclusif de Jéhovah et de son Christ. Elle représente donc symboliquement la destruction.
Likewise the ‘unruly tongue set on fire’ is one of destruction, as the Scriptures describe. (Jas. 3:6) The “whirlwind”, which Ezekiel saw, was a symbol of the same thing. (Ezek. 1:4) As further proof that the “smoke” is a symbol of coming destruction God’s prophet wrote: “For, behold, the day cometh, that shall burn as an oven; and all the proud, yea, and all that do wickedly, shall be stubble: and the day that cometh shall burn them up, saith the Lord of hosts, that it shall leave them neither root nor branch.” (Mal. 4:1) “And the sun and the air were darkened by reason of the smoke of the pit.” (Rev. 9:2)Sicut “lingua iniqua igni accensa” ad exitium spectat, ut Scripturae docent. (Iac. 3:6) Similiter “turbinem” quem Ezechiel vidit, eandem rem figurabat. (Ezech. 1:4) Ad confirmandum fumum destructionis futuri symbolum esse, propheta Dei scripsit: “Ecce enim dies veniet succensa quasi clibanus; et omnes superbi et omnes qui faciunt impietatem, stipula erunt; et inflammabit eos dies venturus, dicit Dominus exercituum, quae non relinquet eis radicem et ramum.” (Mal. 4:1) “Et obscuratus est sol et aer de fumo putei.” (Apoc. 9:2)De même, la “langue indomptée enflammée” est un agent de destruction, selon les Écritures. (Jac. 3,6) Le “tourbillon” qu’Ézéchiel a vu est un symbole de la même chose. (Éz. 1,4) Pour prouver davantage que la “fumée” est le symbole d’une destruction imminente, le prophète de Dieu a écrit: “Car voici, le jour vient, ardent comme une fournaise; tous les orgueilleux et tous ceux qui commettent le mal seront comme du chaume, et le jour qui vient les embrasera, dit l’Éternel des armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau.” (Mal. 4,1) “Et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits.” (Apoc. 9,2)
Symbolically this says ‘the time has come to proclaim the vengeance of Jehovah God against the enemy’s organization’.Symbolice haec verba significant: ‘Tempus advenit ut ultio Dei Iehovae adversus ordinem inimicum nuntietur.’Symboliquement, cela signifie: “Le temps est venu d’annoncer la vengeance de Jéhovah Dieu contre l’organisation ennemie.”
The resolution adopted at London, above mentioned as “A Testimony to the Rulers of the World”, and the supporting message, was the preaching of the Word of God concerning his vengeance, and giving the reason for the impending fall of the world powers. This was not the message of man or men, but the message of the Lord’s Word which God through his angels, without a doubt, directed should be spoken. We must therefore conclude that the angel of the Lord directs the movements of God’s organization in obedience to the command coming from “the higher powers”, Jehovah and Christ.Deliberatio Londinii habita, supra commemorata ut “Testimonium ad Principes Orbis”, una cum nuntio comitante, erat praedicatio Verbi Dei de eius ultione ac de causa ruinae imminentis potestatum mundanarum. Hoc non erat verbum hominis aut hominum, sed verbum Domini, quod Deus per angelos suos, haud dubie, pronunciari mandavit. Concludendum est igitur angelum Domini mores et gressus Ordinis Dei dirigere iuxta praeceptum a “potestatibus supernis”, Iehova et Christo, prolatum.La résolution adoptée à Londres, mentionnée ci-dessus comme “Témoignage aux dirigeants du monde”, ainsi que le message d’accompagnement, constituaient une prédication de la Parole de Dieu concernant sa vengeance, et expliquaient la chute imminente des puissances mondaines. Ce n’était pas un message humain, mais bien la Parole du Seigneur, que Dieu a, sans aucun doute, ordonné de proclamer par ses anges. Il faut donc conclure que l’ange du Seigneur dirige les actions de l’organisation de Dieu en obéissance aux ordres émanant des “puissances supérieures”, Jéhovah et Christ.
The message contained in the Deliverance book, released at the same time, was a more detailed description of Satan’s organization and God’s organization preparing for battle. These messages especially make mention that the name of Jehovah is exalted and expose the wickedness of the enemy organization. These great truths of Jehovah therefore caused “the brightness of the firmament” of Satan to be darkened.Nuntius in libro Deliverance incluso, eodem tempore edito, plenius descripsit ordinem Satanae et ordinem Dei ad pugnam se praeparantes. Hi nuntii nominatim extollunt nomen Iehovae, et nequitiam ordinis hostilis patefaciunt. Hae magnae veritates de Iehova effecerunt ut “splendor firmamenti” Satanae obscuraretur.Le message contenu dans le livre Deliverance, publié en même temps, décrivait plus en détail l’organisation de Satan et celle de Dieu se préparant à la guerre. Ces messages insistaient notamment sur l’exaltation du nom de Jéhovah et dénonçaient la perversité de l’organisation ennemie. Ces grandes vérités de Jéhovah ont donc assombri la “splendeur du firmament” de Satan.
Isaiah, giving a description of the Lord in his temple, says: “And the posts of the door moved at the voice of him that cried, and the house was filled with smoke.” (Isa. 6:4) Thus the glory of the Lord appeared, filling his temple. The proclamation of this message of truth began to put Satan and his cohorts in the shade.Isaias, describens Dominum in templo suo, ait: “Et commota sunt cardines postium a voce clamantis, et domus repleta est fumo.” (Is. 6:4) Sic gloria Domini apparuit, templum eius implens. Proclamatio huius nuntii veritatis initium fecit ut Satanas eiusque socii in tenebras cederent.Isaïe, décrivant le Seigneur dans son temple, déclare: “Les montants de la porte furent ébranlés par la voix de celui qui criait, et la maison fut remplie de fumée.” (Is. 6,4) Ainsi la gloire du Seigneur se manifesta, remplissant son temple. La proclamation de ce message de vérité commença à reléguer Satan et ses complices dans l’ombre.
The army of the Lord is now being mustered, and concerning that army, and what accompanies it from the Lord, his Word says: “The earth shall quake before them; the heavens shall tremble: the sun and the moon shall be dark, and the stars shall withdraw their shining; and the Lord shall utter his voice before his army; for his camp is very great: for he is strong that executeth his word: for the day of the Lord is great and very terrible; and who can abide it? And I will shew wonders in the heavens and in the earth, blood, and fire, and pillars of smoke.” (Joel 2:10, 11, 30) Even the Devil’s organization began to take notice that something undesirable was approaching. The “smoke” and that which came out of it worried the Devil’s agents.Exercitus Domini nunc convocatur, et de illo exercitu, deque iis quae ei a Domino comitantur, Verbum eius dicit: “A facie eorum commovebitur terra, et turbabuntur caeli: sol et luna obtenebrescent, et stellae retrahent splendorem suum. Et Dominus dabit vocem suam ante faciem exercitus sui, quia multus est castrorum eius, quia robustus est faciens verbum eius: magnus enim dies Domini et horribilis valde, et quis sustinebit eum? Et dabo prodigia in caelo et in terra, sanguinem, et ignem, et columnas fumi.” (Ioel 2:10, 11, 30) Etiam ordo Satanae percipere coepit aliquid terribile appropinquare. “Fumus” et quae ex eo exierant ministros Diaboli perturbaverunt.L’armée du Seigneur est en train d’être rassemblée, et à son sujet, ainsi que sur ce qui l’accompagne de la part du Seigneur, sa Parole déclare: “Devant eux, la terre tremble, les cieux s’ébranlent, le soleil et la lune s’obscurcissent, et les étoiles retirent leur éclat. Le Seigneur fait entendre sa voix devant son armée; car son camp est très grand, car puissant est celui qui exécute sa parole. Le jour du Seigneur est grand et très redoutable; qui pourra le supporter? Et je ferai des prodiges dans les cieux et sur la terre: du sang, du feu et des colonnes de fumée.” (Joël 2,10.11.30) Même l’organisation du Diable commença à comprendre qu’un malheur approchait. La “fumée” et ce qui en sortait inquiétaient les agents du Diable.
LOCUSTSLOCUSTAESAUTERELLES
John describes “locusts” coming out of the smoke upon the earth and that there was given to them power or authority ‘as scorpions have’. (Vs. 3) These locusts could not symbolize Satan’s servants, but they do symbolically represent the servants of Jehovah God.Ioannes describit “locustas” de fumo in terram exeuntes, quibus data est potestas “sicut habent scorpiones.” (Vers. 3) Hae locustae ministros Satanae symbolizare non possunt, sed symbolice repraesentant servos Dei Jehovae.Jean décrit des “sauterelles” sortant de la fumée et allant sur la terre; et il leur fut donné un pouvoir “comme les scorpions en ont”. (verset 3) Ces sauterelles ne peuvent pas symboliser les serviteurs de Satan; elles représentent symboliquement les serviteurs de Jéhovah Dieu.
The proof of the correctness of this statement is submitted. Verse eleven of this same ninth chapter of Revelation says concerning the locusts: “And they had a king over them, which is the angel of the bottomless pit, whose name in the Hebrew tongue is Abaddon, but in the Greek tongue hath his name Apollyon.” This shows that the locusts symbolize an organized band or company going forth under their supreme commander, and other scriptures identify Jesus Christ as that King and Commander and the Head of the elect servant of God. The “locusts’’ therefore must represent the remnant. The remnant “honor the King”.—1 Pet. 2:17.Huius assertionis veritas comprobatur. Versus undecimus eiusdem noni capitis Apocalypsis de locustis dicit: “Et habebant super se regem, angelum abyssi, cui nomen hebraice Abaddon, graece autem nomen habet Apollyon.” Ex hoc constat locustas significare turmam ordinatam quae sub supremo duce procedit, et aliae scripturae Iesum Christum ut Regem illum ac Ducem et Caput electorum Dei ministrorum indicant. “Locustae” igitur reliquias (remnant) repraesentant. Reliquiae “honorant Regem.” — 1 Pet. 2:17.La preuve de l’exactitude de cette affirmation est donnée. Le verset onze de ce neuvième chapitre de l’Apocalypse, parlant des sauterelles, dit: “Elles avaient sur elles comme roi l’ange de l’abîme, dont le nom, en hébreu, est Abaddon, et qui, en grec, a pour nom Apollyon.” Cela montre que les sauterelles symbolisent une troupe organisée, marchant sous un chef suprême, et d’autres Écritures identifient Jésus-Christ comme ce Roi et Chef, le Tête du serviteur élu de Dieu. Les “sauterelles” représentent donc le reste. Ce reste “honore le Roi.” — 1 Pi. 2,17.
The word “Abaddon” is derived from the Hebrew term abad, and is applied to Jehovah, who is the One that is “able to save and to destroy”. Jehovah destroys them that hate him. (Deut. 7:10) Many Scripture texts apply this Hebrew word to Jehovah relative to destruction. For example: “I will destroy thee, O covering cherub.” (Ezek. 28:16) “Shall I not in that day [day of the Lord], saith the Lord, even destroy [Hebrew, abad] the wise men out of Edom, and understanding out of the mount of Esau [Satan’s organization] ? ” (Obad. 8) To the same effect it is written: “And it shall come to pass in that day, saith the Lord, that I will cut off thy horses out of the midst of thee, and I will destroy thy chariots.”—Mic. 5:10.Verbum “Abaddon” derivatur ex vocabulo hebraico abad, et Iehovae tribuitur, qui est “potens salvare et perdere.” Iehova perdit eos qui eum oderunt. (Deut. 7:10) Multa loca Scripturae hoc verbum Hebraicum Iehovae tribuunt in sensu exitii. Exempli gratia: “Perdam te, cherub tegentis.” (Ezech. 28:16) “Numquid in die illa [die Domini], dicit Dominus, non perdam [hebr., abad] sapientes ex Edom et prudentiam de monte Esau [id est ex ordinatione Satanae]?” (Abd. 8) Similiter scriptum est: “Et erit in die illa, dicit Dominus, equos tuos interficiam e medio tui, et currus tuos perdam.” — Mich. 5:10.Le mot “Abaddon” vient du terme hébreu abad, et il est appliqué à Jéhovah, qui est “capable de sauver et de détruire”. Jéhovah détruit ceux qui le haïssent. (Deut. 7,10) De nombreux passages bibliques appliquent ce mot hébreu à Jéhovah dans un contexte de destruction. Par exemple: “Je te détruirai, chérubin protecteur.” (Ézéch. 28,16) “Ne détruirai-je pas en ce jour [jour du Seigneur], dit le Seigneur, les sages d’Édom et l’intelligence du mont d’Ésaü [c’est-à-dire l’organisation de Satan]?” (Abd. 8) De même, il est écrit: “En ce jour-là, dit le Seigneur, je retrancherai tes chevaux du milieu de toi, et je détruirai tes chars.” — Mich. 5,10.
The Greek word Apollyon, which the Revelator applies here, means “destroying one”, and is applied many times in the Scriptures to Jehovah, who is called the destroying One. (Matt. 10:28; 21:41; Jude 5) If there could be any doubt about this, James settles it when he writes: “There is one lawgiver, who is able to save and to destroy [Greek, apollymi]: who art thou that judgest another?” (Jas. 4:12) The overwhelming Scriptural authority, in both the Old and the New Testament, applies these titles to Jehovah.Verbum Graecum Apollyon, quod hic Revelator adhibet, significat “perditorem”, et saepe in Scripturis Iehovae tribuitur, qui vocatur Perditor. (Matth. 10:28; 21:41; Iud. 5) Si qua de hoc dubitatio maneret, Iacobus id dirimit scribens: “Unus est legislator, potens salvare et perdere [graece apollymi]: tu autem quis es qui iudicas proximum?” (Iac. 4:12) Praeclara auctoritas Scripturarum, tam in Vetere quam in Novo Testamento, haec nomina Iehovae applicat.Le mot grec Apollyon, que l’Apôtre utilise ici, signifie “destructeur », et il est plusieurs fois appliqué dans les Écritures à Jéhovah, qui est appelé le destructeur. (Matt. 10,28; 21,41; Jude 5) S’il subsistait un doute à ce sujet, Jacques le dissipe en écrivant: “Il y a un seul législateur, qui a le pouvoir de sauver et de détruire [grec: apollymi]: mais toi, qui es-tu pour juger ton prochain?” (Jac. 4,12) L’autorité écrasante des Écritures, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament, attribue ces titres à Jéhovah.
Christ Jesus being the chief executive officer of Jehovah, to whom is committed all power in heaven and earth, and being authorized to act as Jehovah’s officer to destroy, the titles Abaddon and Apollyon therefore properly apply to him. (Num. 24:17-19; Mark 1:24; Luke 4:34) The only reasonable conclusion, therefore, is that Jesus, the glorified King armed for war and having the key to the bottomless pit, is the “king” over the “locusts”. This definitely identifies the “locusts” as members of God’s organization.Cum Christus Iesus sit summus procurator Iehovae, cui omnis potestas in caelo et in terra tradita est, ac mandatum habeat ut tanquam legatus Iehovae perditionem exerceat, tituli Abaddon et Apollyon merito ei tribuuntur. (Num. 24:17–19; Marc. 1:24; Luc. 4:34) Unica igitur rationabilis conclusio est Iesum, Regem glorificatum et armis praeditum ad bellum gerendum, qui clavem abyssi tenet, esse “regem” super “locustas”. Hoc certo ostendit “locustas” esse membra Ordinis Dei.Puisque le Christ Jésus est le principal administrateur de Jéhovah, à qui a été confiée toute autorité dans le ciel et sur la terre, et qu’il a reçu pouvoir d’agir en tant qu’agent destructeur de Jéhovah, les titres d’Abaddon et d’Apollyon lui sont donc légitimement attribués. (Nomb. 24,17–19; Marc 1,24; Luc 4,34) La seule conclusion raisonnable est donc que Jésus, le Roi glorifié, armé pour la guerre et détenteur de la clef de l’abîme, est le “roi” des “sauterelles”. Cela identifie clairement les “sauterelles” comme les membres de l’organisation de Dieu.
The day of God’s vengeance against the enemy organization having come, it is appropriate that Jehovah assume the role of Destroyer, that is, Abaddon, or Apollyon (“for our God is a consuming fire”), which title particularly applies at the time the kingdom is being announced. (Heb. 12:29) His beloved Son, then, the King, bears the same title, and the title has a special application in the “day of the Lord”, which day began in 1914 and continues thereafter.Cum dies ultionis Dei contra ordinem inimicum advenerit, decet Iehovam personam Perditoris induere, scilicet Abaddon vel Apollyon (“Deus enim noster ignis consumens est”), nomen quod praesertim congruit tempore annuntiandi regni. (Hebr. 12:29) Dilectus Filius eius, Rex, eundem titulum gerit, cuius significatio propria in “die Domini” locum habet, die qui anno 1914 coepit et inde permanet.Le jour de la vengeance de Dieu contre l’organisation ennemie étant arrivé, il est juste que Jéhovah endosse le rôle de Destructeur, c’est-à-dire d’Abaddon ou d’Apollyon (“car notre Dieu est un feu dévorant”), titre qui s’applique tout particulièrement à l’époque où le Royaume est annoncé. (Héb. 12,29) Son Fils bien-aimé, le Roi, porte donc aussi ce titre, qui a une application spéciale dans le “jour du Seigneur”, lequel a commencé en 1914 et se poursuit depuis.
The description of the “locusts” shows that they form a part of God’s army, the fighting organization, and therefore proves that the same refers to the remnant on earth, who “keep the commandments of God and have the testimony of Jesus Christ”. These are the willing volunteers in the day of the Lord’s power. (Ps. 110:3) John says: “And the shapes of the locusts were like unto horses prepared unto battle.” (Vs. 7) This further identifies them as the same ones who form the Lord’s army as described by the Prophet Joel.—Joel 2.Descriptio “locustarum” ostendit eas esse partem exercitus Dei, ordinis pugnantis, ideoque significat has respicere ad reliquias in terra, “qui servant mandata Dei et habent testimonium Iesu Christi”. Hi sunt voluntarii prompti in die potestatis Domini. (Ps. 109:3 [=110:3]) Ioannes ait: “Et similitudines locustarum similes equis paratis in proelium.” (vers. 7) Hoc eos ulterius identificat ut eorumdem qui exercitum Domini constituunt, sicut a propheta Ioele descriptum est. — Ioel 2.La description des “sauterelles” montre qu’elles font partie de l’armée de Dieu, l’organisation combattante, et prouve ainsi qu’elles désignent le reste fidèle sur la terre, ceux qui “gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus-Christ”. Ce sont les volontaires zélés au jour de la puissance du Seigneur. (Ps. 110,3) Jean dit: “L’aspect des sauterelles était semblable à des chevaux équipés pour la guerre.” (v. 7) Cela permet de les identifier encore davantage à ceux qui forment l’armée du Seigneur telle que décrite par le prophète Joël. — Joël 2.
The horse is symbolically used in the Scriptures to represent warfare. “The horse rusheth into the battle.” (Jer. 8:6) God’s remnant now on the earth have taken the offensive. Fearlessly they volunteer and move forward to battle under their Leader and Commander. (Ps. 110:3) Jehovah’s description of the horse follows: “Hast thou given the horse strength? hast thou clothed his neck with thunder? Canst thou make him afraid as a grasshopper? the glory of his nostrils is terrible. He paweth in the valley, and rejoiceth in his strength: he goeth on to meet the armed men. He mocketh at fear, and is not affrighted; neither turneth he back from the sword.” (Job 39:19-22) Such is a good description of those who fearlessly follow the Lord Jesus whithersoever he leads.Equus in Scripturis symbolice significat bellum. “Equus impetum facit in proelium.” (Ier. 8:6) Reliquiae Dei, quae nunc in terra sunt, ad impetum transierunt. Intrepide se offerunt et procedunt in pugnam sub Ductore et Praefecto suo. (Ps. 109:3 [=110:3]) Sic Iehova equum describit: “Numquid praebuisti equo fortitudinem? aut circumdedisti collo eius hinnitum? Numquid pavescere eum facies ut locustam? Gloria narum eius terror est. Ungula fodit in valle, et exsultat in fortitudine sua: procedit in occursum armatorum. Contemnit metum, nec timet; nec vertit faciem a gladio.” (Iob 39:19–22) Talem formam habent qui Iesum Dominum ubique secuti sunt sine metu.Dans les Écritures, le cheval est symboliquement associé à la guerre. “Le cheval se précipite dans la bataille.” (Jér. 8,6) Le reste de Dieu présent sur la terre est désormais passé à l’offensive. Sans crainte, ils se portent volontaires et avancent au combat sous la conduite de leur Chef et Commandant. (Ps. 110,3) Voici la description que Jéhovah donne du cheval: “Donnes-tu au cheval sa force? Revêts-tu son cou d’un frémissement? Le fais-tu bondir comme la sauterelle? L’éclat de ses narines est effrayant. Il fouille le sol de son sabot dans la vallée, il se réjouit de sa vigueur, il part à la rencontre des armes. Il se rit de la peur, il ne recule pas devant l’épée.” (Job 39,19–22) Voilà un bon portrait de ceux qui suivent sans peur le Seigneur Jésus, partout où il les mène.
‘And the locusts had golden crowns, and their faces were as the faces of men.’ (Vs. 7) This shows that God’s militant remnant is clothed with divine authority to do kingdom work, which is the crowning work of all work now to be done, and ‘their faces like men’ symbolize that they are benevolent, loving and kind, and the motive is pure. They reflect God’s image because they represent him. They are not “bald” locusts, such as the Israelites were permitted to eat. (Lev. 11:22)“Et habebant locustae coronas similes auro, et facies earum sicut facies hominum.” (vers. 7) Hoc ostendit reliquias pugnantes Dei divina potestate esse indutas ad perficiendum opus regni, quod est opus omnium maximum ac coronamentum, et “facies earum sicut hominum” indicant eos esse benignos, amicos, misericordes, et motus eorum purissimos. Imaginem Dei referunt quia eum repraesentant. Non sunt locustae “calvae”, quales Israëlitibus licitum erat comedere. (Lev. 11:22)“Les sauterelles avaient des couronnes semblables à de l’or, et leurs visages étaient comme des visages d’hommes.” (v. 7) Cela montre que le reste combattant de Dieu est revêtu d’une autorité divine pour accomplir l’œuvre du Royaume, qui est la plus haute de toutes, et leur “visage d’homme” signifie qu’ils sont bienveillants, aimants et purs d’intention. Ils reflètent l’image de Dieu, car ils le représentent. Ils ne sont pas des sauterelles “chauves”, comme celles que les Israélites pouvaient manger. (Lév. 11,22)
They have not ‘cut off their hair’ for mourning, but they are joyful in the Lord and are in the likeness of the Lord Jesus, in this, that they have hair. (Rev. 1:14) The difference is, they have “hair as the hair of women”, which symbolizes that they are in subjection to their Head Christ Jesus.—1 Cor. 11:15.Capillos suos non “tondebant in luctu”, sed in Domino gaudebant et imaginem Domini Iesu gerebant, eo quod comam haberent. (Apoc. 1:14) Differt tamen hoc: “capillos habent sicut capillos mulierum”, quod subiectionem ad Caput suum, Christum Iesum, significat. — 1 Cor. 11:15.Elles ne s’étaient pas rasé la tête en signe de deuil, mais elles se réjouissaient dans le Seigneur, et ressemblaient au Seigneur Jésus en ce qu’elles portaient des cheveux. (Apoc. 1,14) La différence est qu’elles avaient “des cheveux comme des cheveux de femmes”, ce qui symbolise leur soumission à leur Chef, le Christ Jésus. — 1 Cor. 11,15.
“And their teeth were as the teeth of lions,” showing that they are prepared to eat “strong meat” and are not babes. They are wholly devoted to the Lord God.(1 Cor. 3:1-3; Heb. 5:14; Joel 1: 6) And they had “breastplates of iron”, therefore unbreakable, because they have on “the breastplate of faith and love”, “the breastplate of righteousness,” and are “strong in the Lord and in the power of his might”. (1 Thess. 5:8; Eph. 6:12-17) “For he put on righteousness as a breastplate.” (Isa. 59:17) They know that they are right and on Jehovah’s side and they fear neither man nor devil. They are the fighting contingent of the Lord’s people, joyfully following their Head and Leader.“Et dentes earum sicut dentes leonum,” quod ostendit eos esse idoneos ad “solidum cibum” capiendum, nec esse infantes. Toti Deo Domino devoti sunt. (1 Cor. 3:1–3; Hebr. 5:14; Ioel 1:6) Et “habebant thoraces ferreos”, inde infrangibiles, quia “thoracem fidei et caritatis”, “thoracem iustitiae” induerunt, et “fortes sunt in Domino et in potentia virtutis eius”. (1 Thess. 5:8; Eph. 6:12–17) “Induit enim iustitiam ut thoracem.” (Is. 59:17) Sciunt se iuste agere et pro parte Iehovae stare, nec timent nec hominem nec daemonem. Sunt pars pugnatrix populi Domini, cum gaudio Capiti et Duci suo sequentes.“Leurs dents étaient comme des dents de lions”, ce qui montre qu’ils sont prêts à recevoir une “nourriture solide” et ne sont plus des enfants. Ils sont entièrement dévoués au Seigneur Dieu. (1 Cor. 3,1–3; Héb. 5,14; Joël 1,6) Ils portaient aussi “des cuirasses de fer”, donc incassables, parce qu’ils sont revêtus de “la cuirasse de la foi et de l’amour”, de “la cuirasse de la justice”, et sont “forts dans le Seigneur et dans la puissance de sa force”. (1 Thess. 5,8; Éph. 6,12–17) “Il s’est revêtu de la justice comme d’une cuirasse.” (Is. 59,17) Ils savent qu’ils ont raison, qu’ils sont du côté de Jéhovah, et ils ne craignent ni les hommes ni les démons. Ils sont le corps combattant du peuple du Seigneur, suivant avec joie leur Chef et Conducteur.
“And the sound of their wings was as the sound of chariots of many horses running to battle.” (Vs. 9) When the Lord’s remnant are in action they make a sounding noise which frightens the enemy. Their chief business is to make a joyful noise to the glory of the Lord, This is another proof that they are of God’s organization. By the use of the radio and the millions of books they make a great noise; so it is thought by those who are frightened. One real Christian can put to flight a thousand ecclesiastical frauds. “One thousand shall flee at the rebuke of one.” (Isa. 30:17) “Like the noise of chariots on the tops of mountains shall they leap, like the noise of a flame of fire that devoureth the stubble, as a strong people set in battle array.”—Joel 2:5.“Et sonus alarum earum sicut sonitus curruum equorum multorum currentium in proelium.” (vers. 9) Cum reliquiae Domini in actione sunt, clangorem edunt qui hostes terret. Praecipuum eorum munus est jubilatio pro gloria Domini. Hoc iterum ostendit eos esse ex Ordine Dei. Per usum radiophonicae et per milliones librorum magnum sonitum edunt; ita enim putant qui perterriti sunt. Unus verus Christianus potest fugare mille impostores ecclesiasticos. “Mille fugient increpatione unius.” (Is. 30:17) “Sicut sonitus curruum in summitatibus montium exsultabunt, sicut sonitus flammae ignis quae stipulam devorat, sicut populus fortis praeparatus ad bellum.” — Ioel 2:5.“Le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars à plusieurs chevaux courant au combat.” (v. 9) Lorsque le reste du Seigneur entre en action, il produit un vacarme qui effraie l’ennemi. Leur mission principale est de faire entendre une joyeuse clameur à la gloire du Seigneur. C’est là encore une preuve qu’ils appartiennent à l’organisation de Dieu. Par la radio et les millions de livres diffusés, ils font entendre un grand bruit — du moins le pensent ceux qui en sont effrayés. Un seul vrai chrétien peut faire fuir mille imposteurs ecclésiastiques: “Mille fuiront à la menace d’un seul.” (Is. 30,17) “Leur bruit sera comme celui de chars bondissant sur les sommets des montagnes, comme un bruit de flamme dévorant le chaume, comme un peuple puissant rangé en bataille.” — Joël 2,5.
When God’s children learn that there is a remnant of spirit-begotten ones on earth to whom the Lord has committed the testimony of Jesus Christ (Rev. 12:17), and that they are the witnesses of Jehovah sent forth to declare his vengeance, it is easy for them to see that the description concerning the “locusts” exactly fits the remnant. It shows that this symbolically represents that division of the Lord’s army which is on earth and which delights to keep the commandments of God. About this there cannot be the slightest doubt.Cum filii Dei intelligunt exstare in terra reliquias spiritu genitorum, quibus Dominus testimonium Iesu Christi commisit (Apoc. 12:17), eosque esse testes Iehovae missos ad ultionem eius annuntiandam, tunc facile perspiciunt descriptionem “locustarum” exacte convenire cum reliquiis. Symbolice significatur haec pars exercitus Domini quae in terra est et quae gaudet servare mandata Dei. In hoc nulla dubitatio residet.Quand les enfants de Dieu découvrent qu’il existe sur la terre un reste d’engendrés par l’esprit, à qui le Seigneur a confié le témoignage de Jésus-Christ (Apoc. 12,17), et qu’ils sont les témoins de Jéhovah envoyés pour proclamer sa vengeance, ils voient aussitôt que la description des “sauterelles” s’applique exactement au reste. Cela montre que ce symbole représente cette fraction de l’armée du Seigneur qui est sur la terre et qui se plaît à garder les commandements de Dieu. Il n’y a là aucun doute possible.
Further describing this militant army of “locusts” the Revelator says: “And they have tails like scorpions, and stings; and in their tails was their power to injure men five months.” (Vs. 10, Diag.) God is his own interpreter. He says: “The prophet … he is the tail.” (Isa. 9:15) If the prophet teaches lies, then he is a lying prophet; and if he teaches the truth he is a true prophet. God’s people under Christ Jesus are teachers and leaders. (Isa. 55:4) The prophecy or message which they deliver is from the Lord. This exposes Satan and his organization and his agents who teach lies; therefore the message which the locusts leave behind stings, and has power to hurt. It is the message of God’s vengeance. It is the prophecy, “the tail,” that does the hurting. No physical force is to be used, but the “locusts” (God’s remnant) use their mouths to preach and leave behind the prophecy in printed form, and the message does the hurting.Describens ulterius hunc exercitum pugnacium “locustarum”, Revelator dicit: “Et habent caudas similes scorpionum, et aculeos; et in caudis earum potestas eorum nocendi hominibus per menses quinque.” (vers. 10, Diaglott) Deus sui ipsius interpres est. Ait enim: “Propheta… ipse est cauda.” (Is. 9:15) Si propheta mendacia docet, falsus est; si veritatem docet, verus est. Populus Dei sub Christo Iesu est doctores et duces. (Is. 55:4) Prophetia seu nuntius quem annuntiant est a Domino. Hoc revelat Satanam eiusque ordinem et ministros mendacii. Ideo nuntius quem locustae relinquunt est aculeatus, et potest nocere. Hic est nuntius ultionis Dei. Haec prophetia — “cauda” — est quae vulnerat. Vis physica non adhibetur, sed “locustae” (reliquiae Dei) ore praedicant et scriptam prophetiam relinquunt, quae ipsa est quae vulnerat.En décrivant plus en détail cette armée militante des “sauterelles”, l’Apôtre dit: “Elles ont des queues comme des scorpions, avec des dards; et leur pouvoir de faire du mal aux hommes est dans leurs queues, pour cinq mois.” (v. 10, Diaglott) Dieu est son propre interprète. Il dit: “Le prophète… c’est la queue.” (Is. 9,15) Si le prophète enseigne le mensonge, c’est un faux prophète; s’il enseigne la vérité, c’est un vrai prophète. Le peuple de Dieu, sous le Christ Jésus, est composé de maîtres et de conducteurs. (Is. 55,4) La prophétie ou le message qu’ils délivrent vient du Seigneur. Il démasque Satan, son organisation, et ses agents menteurs; c’est pourquoi le message que les sauterelles laissent derrière elles pique, et a le pouvoir de blesser. C’est le message de la vengeance de Dieu. C’est cette prophétie — “la queue” — qui blesse. Aucune force physique n’est utilisée, mais les “sauterelles” (le reste de Dieu) prêchent par la bouche et laissent la prophétie sous forme écrite: c’est ce message qui fait mal.
The London proclamation or resolution and the accompanying argument set forth that Satan is the god of this world; that the British empire is the seat of his beastly organization; that the League of Nations is the child of Satan, and its mother is the beastly governments of earth; that God had set his beloved Son upon his throne as earth’s rightful King and soon Satan’s organization must go down, and therefore the tottering and impending fall of the world powers. These statements were clearly proven from the Scriptures, or prophecy of God’s Word.Proclamatio seu resolutio Londinensis, una cum argumento illam comitante, declaravit Satanam esse deum huius mundi; imperium Britannicum esse sedem eius bestialis ordinationis; Foedus Gentium esse filium Satanae, cuius mater sunt regimina bestialia terrae; Deum autem Filium suum dilectum super thronum constituisse ut Rex legitimus terrae, ac brevi tempus futurum esse quo ordo Satanae corruat, et consequenter ruina potestatum mundanarum imminet. Haec omnia clare ex Scripturis seu prophetia Verbi Dei comprobata sunt.La proclamation ou résolution de Londres, ainsi que l’argumentation qui l’accompagnait, affirmait que Satan est le dieu de ce monde; que l’Empire britannique est le siège de son organisation bestiale; que la Société des Nations est l’enfant de Satan, et que sa mère est constituée par les gouvernements bestiaux de la terre; que Dieu a établi son Fils bien-aimé sur le trône comme Roi légitime de la terre, et que l’organisation de Satan est sur le point de s’effondrer, entraînant ainsi la chute imminente des puissances mondiales. Ces affirmations étaient clairement prouvées par les Écritures ou les prophéties de la Parole de Dieu.
The wide publication of this message stung the British imperialists advocating the League of Nations, and all the big men in Satan’s organization were stung and hurt by the prophecy. When more than fifty million copies were put in the hands of the people the stinging continued, and their torment increased “as the torment of a scorpion, when he striketh a man”. Those stung cried out in woe and in bitter indignation. The British press and the clergymen in bitter terms denounced those who had to do with the declaration of this stinging prophecy. The American clergy and press joined in denouncing the message and the messengers.Latissima huius nuntii divulgatio imperialistas Britannicos fautores Foederis Gentium aculeavit, et omnes proceres ordinis Satanae propter hanc prophetiam vulnerati sunt. Cum plus quam quinquaginta milliones exemplarium in manus populi tradita essent, aculeatio continuavit, et tormentum eorum crevit “sicut tormentum scorpii cum percutit hominem.” Illi aculeati in miseria et indignatione clamaverunt. Prelum Britannicum et clerici verbis acerbis vituperaverunt eos qui ad hanc pungentem prophetiam pertinent. Clerus Americanus et prelum eidem vituperationi se consociaverunt.La diffusion massive de ce message piqua les impérialistes britanniques partisans de la Société des Nations, et tous les grands personnages de l’organisation de Satan furent blessés par la prophétie. Quand plus de cinquante millions d’exemplaires furent remis entre les mains du peuple, la piqûre continua, et leur tourment s’intensifia « comme le tourment d’un scorpion, lorsqu’il frappe un homme ». Ceux qui furent piqués poussèrent des cris de détresse et d’indignation. La presse britannique et le clergé dénoncèrent avec virulence ceux qui étaient à l’origine de cette prophétie acérée. Le clergé et la presse américains se joignirent à eux pour condamner le message et ses messagers.
This was the first “woe”, and the fact that it is called a “woe” shows that it must be inflicted by God’s organization upon Satan’s organization; and this is further proof that the locusts represent the Lord’s army. “Woe to the inhabiters [ruling factors] of the earth, by reason of the other voices of the trumpet of the three angels, which are yet to sound!” —Rev. 8:13.Hoc fuit primum “vae”, et ipse hic titulus indicat hoc malum ab Ordine Dei in Ordinem Satanae infligi debere; quod est ulterius argumentum locustas exercitum Domini repraesentare. “Vae habitatoribus [factoribus dominantibus] terrae, propter alias voces tubae trium angelorum, qui sunt venturi canere!” — Apoc. 8:13.C’était le premier “malheur”, et le fait même qu’il soit appelé “malheur” montre qu’il doit être infligé par l’organisation de Dieu à celle de Satan. C’est une preuve supplémentaire que les sauterelles représentent l’armée du Seigneur. “Malheur aux habitants [forces dominantes] de la terre, à cause des autres sons de trompette des trois anges qui doivent encore sonner!” — Apoc. 8,13.

1931. Philip Carrington

* Philip Carrington (1892-1973), prêtre et théologien anglican canadien, évêque de Québec (1935–1940) puis archevêque métropolitain de Colombie-Britannique (1940–1959), professeur de théologie à l’Université McGill de Montréal (Québec), auteur d’ouvrages importants sur le Nouveau Testament.

* Philip Carrington, The Meaning of the Revelation (XXIV+424 p.), Londres, SPCK, 1931 [réimpression: Eugene (Orégon), Wipf and Stock, 2008], pp. 158-164.

anglais (1931)latin (2026)français (2026)
The Fallen Angels.Angeli Lapsi.Les Anges déchus.
The First Woe (or Fifth Trumpet Blast) is the introduction of sin into the world.Primum Vae (sive Quintae Tubae sonitus) est introductio peccati in mundum.Le Premier Malheur (ou son de la Cinquième Trompette) est l’introduction du péché dans le monde.
There are two Hebrew myths which attempt to give some account of the origin of evil, one tracing it to the disobedience of Man (Adam), the other to the disobedience of the Angels (the Watchers).Duo sunt mythi Hebraei qui aliquam rationem originis mali reddere conantur: alter eam ad inoboedientiam Hominis (Adam) refert, alter ad inoboedientiam Angelorum (Vigilum).Il existe deux mythes hébreux qui tentent d’expliquer l’origine du mal: l’un la rapporte à la désobéissance de l’Homme (Adam), l’autre à celle des Anges (les Veilleurs).
The first myth is very familiar to us; it depicts Man as the servant of God, but lord of the world, free to pick and choose in it as he likes within certain limits.Primus mythus nobis perquam notus est; Hominem describit ut servum Dei sed dominum mundi, intra certos fines liberum eligendi quod velit.Le premier mythe nous est très familier; il décrit l’Homme comme serviteur de Dieu mais seigneur du monde, libre d’y choisir ce qu’il veut dans certaines limites.
He is tempted—or, to be more accurate, Woman is tempted by the Serpent—to do what is known to be wrong.Tentatur — vel, ut rectius dicatur, Mulier a Serpente tentatur — ut faciat quod malum esse scitur.Il est tenté — ou, plus exactement, la Femme est tentée par le Serpent — de faire ce qui est reconnu comme mauvais.
They both fall, and are driven out of Eden, which signifies the blessed state of happiness for which they were created.Ambo cadunt et ex Eden expelluntur, quod statum beatitudinis ad quem creati erant significat.Tous deux chutent et sont chassés d’Éden, qui signifie l’état de félicité pour lequel ils avaient été créés.
Sin, therefore, entered into the world by Man’s deliberate choice; he was tempted and disobeyed.Ita peccatum per deliberatam Hominis electionem in mundum intravit; tentatus est et inoboediens fuit.Ainsi le péché entra dans le monde par le choix délibéré de l’Homme; il fut tenté et désobéit.
Adam is merely a Hebrew word meaning Man; the woman is merely called Ishshah (the woman): the name Eve is given her later; the Serpent signifies the psychological fact of temptation.Adam vox Hebraica est significans Hominem; mulier simpliciter Ishshah appellatur; nomen Eva postea ei datur; Serpens factum psychologicum tentationis significat.Adam n’est qu’un mot hébreu signifiant Homme; la femme est simplement appelée Ishshah; le nom Ève lui est donné plus tard; le Serpent signifie le fait psychologique de la tentation.
It will be seen, therefore, that this myth sheds little light on the origin of evil.Ex his igitur apparet hunc mythum parum lucis afferre ad originem mali explicandam.On voit donc que ce mythe éclaire peu l’origine du mal.
It is more in the nature of a study of the psychology of sin and temptation, asserting Man’s responsibility for the sins he commits; but the human mind is bound to go on and ask the question, Whence came temptation?Magis est quasi studium psychologiae peccati et tentationis, responsabilitatem Hominis pro peccatis quae committit affirmans; sed mens humana necessario pergit et quaerit: Unde venit tentatio?Il s’agit plutôt d’une étude de la psychologie du péché et de la tentation, affirmant la responsabilité de l’Homme pour les péchés qu’il commet; mais l’esprit humain est contraint de poursuivre et de poser la question: D’où vient la tentation?
or, to put it symbolically, How came the Serpent into God’s Eden?vel, ut symbolice dicatur, Quomodo Serpens in Eden Dei intravit?ou, pour parler symboliquement, Comment le Serpent est-il entré dans l’Éden de Dieu?
The myth of the Fallen Angels attempts an explanation.Mythus Angelorum Lapsorum explicationem tentat.Le mythe des Anges déchus tente une explication.
This myth is almost unknown to-day; but in New Testament times it was as familiar as the story of Adam.Hic mythus hodie paene ignotus est; temporibus autem Novi Testamenti aeque notus erat ac historia Adae.Ce mythe est aujourd’hui presque inconnu; mais à l’époque du Nouveau Testament, il était aussi familier que l’histoire d’Adam.
It is the principal subject of the very popular Book of Enoch, and explains the introduction of evil into the world by the influence of evil spirits.Praecipuum argumentum est valde popularis Libri Enoch, et introductionem mali in mundum per influxum spirituum malignorum explicat.Il constitue le sujet principal du très populaire Livre d’Hénoch et explique l’introduction du mal dans le monde par l’influence d’esprits mauvais.
These spirits were originally good angels; but they fell in love with women, left heaven, intermarried with the daughters of men, and taught mankind idolatry, superstition, and every moral evil.Hi spiritus initio boni angeli fuerunt; sed mulieribus amore capti caelum reliquerunt, cum filiabus hominum se coniunxerunt, et hominibus idololatriam, superstitionem, omneque malum morale docuerunt.Ces esprits étaient à l’origine de bons anges; mais tombés amoureux des femmes, ils quittèrent le ciel, s’unirent aux filles des hommes et enseignèrent à l’humanité l’idolâtrie, la superstition et toute sorte de mal moral.
They are often identified with the heathen gods, a tradition which lasted till the time of Milton.Saepe cum diis gentilibus identificantur, traditio quae usque ad tempora Miltonis perduravit.Ils sont souvent identifiés aux dieux païens, tradition qui subsista jusqu’à l’époque de Milton.
The Book of Enoch contains several versions of this story with variations in names and places; its last literary expression is in Paradise Lost, which held a pseudo-canonical position in Protestant England, much as Enoch did in the gospel period.Liber Enoch plures huius fabulae versiones continet, nominibus et locis variatis; ultima eius expressio litteraria invenitur in Paradise Lost, quod in Anglia Protestante quasi pseudo-canonicam auctoritatem obtinuit, sicut Enoch tempore evangelico.Le Livre d’Hénoch contient plusieurs versions de cette histoire, avec des variantes de noms et de lieux; sa dernière expression littéraire se trouve dans Paradise Lost, qui occupa en Angleterre protestante une position quasi pseudo-canonique, de même que Hénoch à l’époque évangélique.
The Old Testament knew the myth, but deliberately passed it over; it could not omit it altogether, but it is reduced in Genesis to a colourless summary.Veteris Testamenti scriptores mythum noverant sed consulto praeterierunt; eum omnino omittere non poterant, sed in Genesi ad summarium insipidum redactum est.L’Ancien Testament connaissait le mythe, mais l’a volontairement passé sous silence; il ne pouvait l’omettre entièrement, mais il est réduit dans la Genèse à un résumé sans relief.
It has no advantages over the Adam myth; it tends to shift the responsibility for sin from Man the actual sinner; and it is no easier to say why God should have created angels who were capable of sinning than men.Nullas utilitates habet prae mytho Adae; responsabilitatem peccati a Homine peccatore ad alios transfert; nec facilius est dicere cur Deus angelos peccandi capaces creaverit quam homines.Il ne présente aucun avantage sur le mythe d’Adam; il tend à déplacer la responsabilité du péché de l’Homme pécheur vers d’autres; et il n’est pas plus facile d’expliquer pourquoi Dieu aurait créé des anges capables de pécher que des hommes.
The Fallen Star.Stella Lapsa.L’Étoile déchue.
St. John’s version of the Fall is singularly pure and unspeculative; we have already read it under the first Four Trumpets: it is the Fall of the Star.Versio Ioannis de Lapsu mire pura est et a speculatione aliena; iam eam sub quattuor primis Tubis legimus: est Lapsus Stellae.La version johannique de la Chute est singulièrement pure et dépourvue de spéculation; nous l’avons déjà lue sous les quatre premières Trompettes: il s’agit de la Chute de l’Étoile.
Enoch applies the word Star to the Watchers, or Fallen Angels, just as Shakespeare does in the case of the peers who were involved in the Mary Queen of Scots conspiracy: Certain stars shot madly from their spheres / To hear the sea-maid’s music.Enoch vocem Stellae Vigilibus sive Angelis Lapsis attribuit, sicut Shakespeare de proceribus in coniuratione Mariae Scotiae Reginae implicatis dicit: Stellae quaedam e suis orbibus furenter prosilierunt / Ut cantum maris nymphae audirent.Hénoch applique le mot Étoile aux Veilleurs, ou Anges déchus, de même que Shakespeare l’emploie à propos des pairs impliqués dans la conspiration de Marie Stuart: Certaines étoiles s’élancèrent follement hors de leurs sphères / Pour entendre le chant de la nymphe marine.
So, too, our international democracy of to-day bestows the same title on the fairest and noblest creatures which are permitted to dazzle its million eyes; it speaks in adoration of “ film-stars.”Sic etiam democratia nostra internationalis hodierna idem titulum tribuit pulcherrimis ac nobilissimis creaturis quibus licet oculos millionum perstringere; de “film-stars” cum admiratione loquitur.De même, notre démocratie internationale actuelle confère ce même titre aux créatures les plus belles et les plus nobles auxquelles il est permis d’éblouir des millions d’yeux; elle parle avec admiration des “film-stars”.
In St. John there is only one Star, and there is no mythology.In Ioanne una tantum Stella est, nec ulla mythologia adest.Dans Jean, il n’y a qu’une seule Étoile, et aucune mythologie.
Whether the Star is an Angel or a man is not clear; according to apocalyptic conventions it might be either.Utrum Stella Angelus sit an homo, non est clarum; secundum conventiones apocalypticas utrumque esse posset.Que l’Étoile soit un Ange ou un homme n’est pas clair; selon les conventions apocalyptiques, elle pourrait être l’un ou l’autre.
The point is purposely left vague.Consulto res obscura relinquitur.Le point est volontairement laissé dans le vague.
Something made to be clear and high and shining and near to God fell from its lofty position. That is all.Quiddam ad claritatem et altitudinem et splendorem et propinquitatem Dei destinatum ex excelso statu cecidit. Id omne est.Quelque chose destiné à être clair, élevé, lumineux et proche de Dieu est tombé de sa position élevée. C’est tout.
No one can deny St. John an exuberant and powerful imagination.Nemo Ioanni imaginationem exuberantem ac potentem negare potest.Nul ne peut refuser à Jean une imagination exubérante et puissante.
Nothing, therefore, is more remarkable than his austere restraint in this matter of the origin of evil.Nihil igitur mirabilius est quam severa eius continentia in hac quaestione originis mali.Rien n’est donc plus remarquable que son austère retenue sur cette question de l’origine du mal.
A Star fell; that is all he has to say.Stella cecidit; hoc tantum dicit.Une Étoile est tombée; voilà tout ce qu’il dit.
Some glorious being, endowed with noble ideals and the supreme gift of free will, used that free will amiss; it fell, and with its fall there came a trail of ruin for all mankind … a Third of it suffered, to use the symbolic figure.Quidam gloriosus ens, nobilibus propositis et summo dono liberi arbitrii praeditus, eo dono male usus est; cecidit, et cum eius lapsu ruinae vestigia totum genus humanum pervenerunt … tertia pars passa est, ut figura symbolica loquitur.Un être glorieux, doté d’idéaux nobles et du suprême don du libre arbitre, a mal usé de ce don; il est tombé, et avec sa chute un sillage de ruine atteignit toute l’humanité … un tiers en souffrit, selon la figure symbolique.
Something is owed, no doubt, to the single line from Isaiah, How art thou fallen from heaven, O Lucifer, Star of the Morning; but this seems originally to have referred to the fall of Babylon.Haud dubie aliquid debetur uni illi versui ex Isaia: How art thou fallen from heaven, O Lucifer, Star of the Morning; sed hic locus initio ad lapsum Babylonis pertinuisse videtur.Il est sans doute dû quelque chose à ce verset isolé d’Isaïe: How art thou fallen from heaven, O Lucifer, Star of the Morning; mais ce passage semble avoir concerné à l’origine la chute de Babylone.
The Key of the Abyss.Clavis Abyssi.La Clé de l’Abîme.
We now pass to the First Woe. And the Fifth Angel sounded, and I saw the Star which had fallen upon the Earth, and there was given it the Key of the Pit of the Abyss.Nunc ad Primum Vae transeamus. Et quintus Angelus tuba cecinit, et vidi Stellam quae ceciderat super Terram, et data est ei Clavis Putei Abyssi.Nous passons maintenant au Premier Malheur. Et le cinquième Ange sonna de la trompette, et je vis l’Étoile qui était tombée sur la Terre, et il lui fut donné la Clé du Puits de l’Abîme.
The Abyss is different from Hades, though often we find the two conceptions confused.Abyssus ab Hade differt, quamquam saepe utraque notio confunditur.L’Abîme diffère de l’Hadès, bien que l’on trouve souvent les deux notions confondues.
Hades (hell) means the grave, the actual pit dug in the earth, and hence never means more than death or the abode of death.Hades (infernum) sepulcrum significat, puteum in terra effossum, ideoque nihil amplius quam mortem vel sedem mortis designat.Hadès (l’enfer) signifie le tombeau, le puits réellement creusé dans la terre, et ne désigne donc rien de plus que la mort ou le séjour des morts.
For instance, On this Rock I will build my Church, And the gates of Death (Hades) shall not prevail against it (Mt XVI. 18).Exempli gratia, Super hanc Petram aedificabo Ecclesiam meam, et portae Mortis (Hades) non praevalebunt adversus eam (Mt XVI, 18).Par exemple: Sur cette Pierre je bâtirai mon Église, et les portes de la Mort (Hadès) ne prévaudront pas contre elle (Mt XVI, 18).
The Abyss is the bottomless void of infinite space, over which the earth was thought of as a floating disk like a flat lid.Abyssus est profundum infinitum sine fundo, supra quod terra tamquam discus planus velut operculum fluitare putabatur.L’Abîme est le vide sans fond de l’espace infini, au-dessus duquel la terre était conçue comme un disque flottant semblable à un couvercle plat.
It is the ancient chaos and darkness with which, according to many mythologies, the Creator had to contend.Est chaos illud antiquum et tenebrae quibus, secundum multas mythologias, Creator contendere debuit.C’est le chaos ancien et les ténèbres avec lesquels, selon de nombreuses mythologies, le Créateur dut lutter.
It is conceived of as watery and shapeless, full of dragons and serpents, always restlessly moving, continually in rebellion against God.Ut aqueum et informe concipitur, draconibus serpentibusque plenum, semper inquietum, perpetuo contra Deum rebellans.On le conçoit comme aqueux et informe, rempli de dragons et de serpents, toujours agité, continuellement en rébellion contre Dieu.
Contemporary Jewish thought was full of speculation upon it; it was the home of evil spirits, and in the miracle of the Gadarene demoniac the demons pray not to be sent there.Cogitatio Iudaica temporis illius speculationibus de eo plena erat; erat domicilium spirituum malignorum, et in miraculo Gadareni daemoniaci daemones rogant ne eo mittantur.La pensée juive contemporaine était pleine de spéculations à son sujet; c’était le séjour des esprits mauvais, et dans le miracle du démoniaque gadarénien les démons prient de ne pas y être envoyés.
Odd mythological sects like the Ophites brooded upon it, and built a whole mythology of fairy tales out of it; and these odd sects were ultimately to give birth to the Gnostic heresies.Sectae mythologicae insolitae, ut Ophitae, de eo meditabantur et ex eo totam mythologiam fabularum texebant; atque hae sectae tandem haereses Gnosticas genuerunt.Des sectes mythologiques étranges, comme les Ophites, s’y attardaient et en tiraient toute une mythologie de récits fabuleux; et ces sectes finirent par engendrer les hérésies gnostiques.
In St. John the Abyss only ever means one thing: it means the depths of sin and wickedness, the home and origin of all evil.In Ioanne Abyssus unum tantum semper significat: profunditates peccati et nequitiae, domicilium et originem omnis mali.Dans Jean, l’Abîme ne signifie qu’une seule chose: les profondeurs du péché et de la méchanceté, le séjour et l’origine de tout mal.
To the Fallen Star was given the Key of the Pit of the Abyss.Stellae Lapsae data est Clavis Putei Abyssi.À l’Étoile déchue fut donnée la Clé du Puits de l’Abîme.
The Pit is simply a hole dug in the earth, a shaft sunk down until it communicates with that bottomless chaos of nameless horrors which coil and seethe below the solid earth.Puteus est simpliciter foramen in terra effossum, fovea demissa donec cum illo chaos sine fundo et innominatis terroribus infra terram solidam volutantibus communicet.Le Puits est simplement un trou creusé dans la terre, une excavation descendue jusqu’à communiquer avec ce chaos sans fond et ces horreurs innommables qui se tordent et bouillonnent sous la terre solide.
The Star opens this Pit, and there came up out of the Pit Smoke like the Smoke of a great furnace, darkening the sun and the air. And out of the smoke came Locusts upon the earth, and authority was given them as the Scorpions of the earth have power.Stella hunc Puteum aperit, et ascendit ex Puteo fumus sicut fumus fornacis magnae, obscurans solem et aerem. Et ex fumo prodierunt Locustae super terram, et data est eis potestas sicut Scorpiones terrae potestatem habent.L’Étoile ouvre ce Puits, et il monta du Puits une fumée comme la fumée d’une grande fournaise, obscurcissant le soleil et l’air. Et de la fumée sortirent des Sauterelles sur la terre, et il leur fut donné pouvoir comme les Scorpions de la terre ont pouvoir.
The first fall, therefore, lets loose upon the earth the whole horror of sin and all the destruction it brings with it.Primus igitur lapsus super terram solvit totum horrorem peccati et omnem ruinam quam secum fert.La première chute déchaîne donc sur la terre toute l’horreur du péché et toute la destruction qu’il entraîne.
The Demon Locusts.Locustae Daemonicae.Les Sauterelles démoniaques.
The swarm of locusts is suggested by the prophecies of Joel, which dominate the thought of this chapter.Examen locustarum a prophetiis Ioelis suggeritur, quae huius capitis cogitationem dominantur.L’essaim de sauterelles est suggéré par les prophéties de Joël, qui dominent la pensée de ce chapitre.
In Joel we find:In Ioele invenimus:Dans Joël nous trouvons:
1. A swarm of locusts has devastated the land: it is a judgment of Jehovah.1. Examen locustarum terram devastavit: iudicium Iehovae est.1. Un essaim de sauterelles a ravagé le pays: c’est un jugement de Jéhovah.
2. A swarm of soldiers, innumerable like the locusts, will devastate the land.2. Examen militum, innumerabile sicut locustae, terram devastabit.2. Un essaim de soldats, innombrables comme les sauterelles, ravagera le pays.
Similarly in St. John we find two stages, which are a little harder to distinguish:Similiter in Ioanne duas invenimus fases, quae paulo difficilius distinguuntur:De même dans Jean nous trouvons deux phases, un peu plus difficiles à distinguer:
1. A swarm of locusts which represents sin in all its destructive force,1. Examen locustarum quod peccatum in tota sua vi destructiva repraesentat,1. Un essaim de sauterelles qui représente le péché dans toute sa force destructrice,
2. An army of locust-soldiers which represents the consequences of sin.2. Exercitus locustarum-militum qui consequentias peccati repraesentat.2. Une armée de sauterelles-soldats qui représente les conséquences du péché.
The distinction is difficult, because, of course, sin itself is its own destructive consequences.Distinctio difficilis est, quia profecto peccatum ipsum suas proprias consequentias destructivas secum fert.La distinction est difficile, car bien sûr le péché est lui-même ses propres conséquences destructrices.
Unfortunately a majority of commentators, in defiance of common sense or any other restraining mental force, such as imagination or humour, take these avenging forces to be the armies of Parthia raiding the Roman Empire.Infeliciter plerique commentatores, contra sensum communem vel aliam quamlibet mentis vim moderatricem, ut imaginationem aut iocum, has vires ultorias exercitus Parthorum Imperium Romanum incursantes esse putant.Malheureusement, la majorité des commentateurs, défiant le bon sens ou toute autre force de retenue intellectuelle, telle que l’imagination ou l’humour, considèrent ces forces vengeresses comme les armées parthes ravageant l’Empire romain.
A hundred reasons forbid it.Centum rationes hoc prohibent.Cent raisons l’interdisent.
We have not yet got to the future; we are still in a stage before the call of the prophet.Nondum ad futura pervenimus; adhuc in statu ante vocationem prophetae sumus.Nous ne sommes pas encore parvenus au futur; nous sommes encore à un stade antérieur à l’appel du prophète.
It is out of place, absurd, and inadequate.Incongruum est, absurdum atque insufficiens.C’est déplacé, absurde et insuffisant.
Others seem to think that St. John is dully and scientifically describing monsters which he thinks have a physical existence somewhere, and that one day he expected to wake up and see them cantering down from the North-East.Alii videntur putare Ioannem more hebeti et quasi scientifico monstra describere quae physice alicubi exsistere existimet, atque eum aliquando sperasse se evigilaturum et ea ex Aquilone-Orientali currentia visurum.D’autres semblent penser que Jean décrit d’une manière terne et pseudo-scientifique des monstres qu’il croirait dotés d’une existence physique quelque part, et qu’il s’attendait un jour à se réveiller pour les voir accourir du Nord-Est.
The plain, straightforward meaning of the words forbids these appalling theories.Sensus simplex et rectus verborum has opiniones horrendas prohibet.Le sens simple et direct des mots interdit ces théories épouvantables.
The Scorpion-Locusts were never intended by John to come under the department of entomology; they are invisible things; they do not belong to the insect, but to the spirit world.Locustae-scorpiones numquam a Ioanne ad entomologiam pertinere destinatae sunt; res invisibiles sunt; non ad insecta, sed ad mundum spiritualem pertinent.Les sauterelles-scorpions n’ont jamais été destinées par Jean à relever de l’entomologie; ce sont des réalités invisibles; elles n’appartiennent pas au monde des insectes mais au monde spirituel.
They had no power to hurt the grass or any green thing or any tree: they are not actual physical locusts.Non habebant potestatem laedere herbam neque omne viride neque omnem arborem: non sunt locustae physicae reales.Elles n’avaient pas pouvoir de nuire à l’herbe ni à aucune verdure ni à aucun arbre: ce ne sont pas de véritables sauterelles physiques.
But only men; and only such men as have not the Seal of God on their foreheads. And even these they cannot kill,Sed tantum homines; et hos tantum qui non habent Signaculum Dei in frontibus suis. Atque ne hos quidem occidere possunt,Mais seulement les hommes; et seulement ceux qui n’ont pas le Sceau de Dieu sur leurs fronts. Et même ceux-là elles ne peuvent les tuer,
but to torture them Five Months; and their torture was like the torture of a Scorpion when he stings a man.sed ut eos torqueant Quinque Menses; et cruciatus eorum erat sicut cruciatus Scorpionis cum hominem pungit.mais les tourmenter Cinq Mois; et leur tourment était comme le tourment d’un Scorpion lorsqu’il pique un homme.
The Locusts have no power over nature, but only over man; they do not even possess power over all men, but only over those who abandon themselves to sin.Locustae nullam potestatem super naturam habent, sed tantum super hominem; ne quidem super omnes homines potestatem possident, sed solum super eos qui se peccato dedunt.Les Sauterelles n’ont aucun pouvoir sur la nature, mais seulement sur l’homme; elles ne possèdent même pas pouvoir sur tous les hommes, mais uniquement sur ceux qui s’abandonnent au péché.
They are spiritual, therefore, and they confine their attentions to sinners; they can be nothing else but the next stage in the progress of sin, sin as a power in the human heart, sin welling up out of the abyss of the “ subconscious ” and spreading over the soul, sin with its torture and degradation.Spirituales igitur sunt et operam suam peccatoribus tantum impendunt; nihil aliud esse possunt nisi sequens gradus in progressu peccati, peccatum ut potestas in corde humano, peccatum e profundo “subconscio” velut ex abysso emergens et per animam diffundens, peccatum cum suo cruciatu et degradatione.Elles sont donc spirituelles et dirigent leur action uniquement contre les pécheurs; elles ne peuvent être rien d’autre que l’étape suivante dans le progrès du péché, le péché comme puissance dans le cœur humain, le péché jaillissant de l’abîme du “subconscient” et se répandant dans l’âme, le péché avec son tourment et sa dégradation.
The spiritual nature of the Locusts is still more convincingly proved by their appearance, which is compared toNatura spiritualis Locustarum adhuc persuasibilius demonstratur per speciem earum, quae comparatur cumLa nature spirituelle des Sauterelles est encore plus clairement démontrée par leur apparence, qui est comparée à
“Horses apparelled for war / on their heads Crowns of Gold / their faces like the faces of Men / Hair like the Hair of Women, / Teeth like Lion's Teeth.”“Equi ad bellum ornati / in capitibus suis Coronae Aureae / facies eorum sicut facies Hominum / Capilli sicut Capilli Mulierum, / Dentes sicut Dentes Leonis.”“Des Chevaux équipés pour la guerre / sur leurs têtes des Couronnes d’Or / leurs visages comme des visages d’Hommes / des Cheveux comme des Cheveux de Femmes, / des Dents comme des Dents de Lion.”
Eloquent theological entomologists have endeavoured to prove that the locust of Palestine is exactly like that, and I am not entirely incredulous; I think it possible that at the back of his mind the prophet still had the actual locust in view; but the force of the passage is symbolic.Entomologi theologici eloquentes conati sunt demonstrare locustam Palaestinae prorsus talem esse, nec ego omnino incredulus sum; fieri posse puto ut in mente prophetae adhuc locusta vera subesset; sed vis loci symbolica est.Des entomologistes théologiens éloquents ont tenté de prouver que la sauterelle de Palestine correspond exactement à cette description, et je ne suis pas entièrement incrédule; je pense qu’il est possible que le prophète ait encore eu en vue la sauterelle réelle; mais la portée du passage est symbolique.
Many of these are exactly the forms in which temptation expresses itself; the War Horse and the Golden Crown recall the Four Riders and symbolise the lust of conquest; the Faces of Men and the Hair of Women would suggest the fascination of sex; the Lion’s Teeth preserve the demonic character of the whole picture.Multae harum formarum sunt ipsae species quibus tentatio se exprimit; Equus Belli et Corona Aurea Quattuor Equites revocant et cupiditatem dominationis significant; Facies Hominum et Capilli Mulierum fascinationem sexualem insinuant; Dentes Leonis indolem daemonicam totius imaginis servant.Beaucoup de ces traits sont précisément les formes sous lesquelles la tentation s’exprime; le Cheval de guerre et la Couronne d’Or rappellent les Quatre Cavaliers et symbolisent la convoitise de domination; les Visages d’Hommes et les Cheveux de Femmes suggèrent la fascination sexuelle; les Dents de Lion conservent le caractère démoniaque de l’ensemble du tableau.
When sin enters the imagination in the initial form of temptation, it naturally has to be tempting; it must present itself in attractive form, the golden gleam of ambition, or what counts in the world for love; but the Sting of it comes after; it is in its tail.Cum peccatum in imaginationem sub prima specie tentationis ingreditur, naturaliter esse debet tentans; se forma alliciente exhibere debet, aureo ambitionis fulgore vel eo quod in mundo amor vocatur; sed Aculeus eius postea venit; in cauda eius est.Lorsque le péché pénètre dans l’imagination sous la forme initiale de la tentation, il doit naturellement être séduisant; il doit se présenter sous une forme attirante, l’éclat doré de l’ambition ou ce que le monde appelle amour; mais son Aiguillon vient après; il est dans sa queue.
They have Tails like Scorpions, and Stings; and in their Tails is their power to hurt men Five Months. And they have over them as King, the Angel of the Abyss; his name in Hebrew Abaddon, and in Greek Apollyon, or in English Destruction.Habent Caudas sicut Scorpiones, et Aculeos; et in Caudis eorum est potestas laedendi homines Quinque Menses. Et habent super se Regem, Angelum Abyssi; nomen eius Hebraice Abaddon, Graece Apollyon, Anglice Destructio.Elles ont des Queues comme des Scorpions, et des Aiguillons; et dans leurs Queues est leur pouvoir de nuire aux hommes Cinq Mois. Et elles ont sur elles pour Roi l’Ange de l’Abîme; son nom en Hébreu Abaddon, et en Grec Apollyon, c’est-à-dire en anglais Destruction.
The Angel of the Abyss.Angelus Abyssi.L’Ange de l’Abîme.
The difficulties of fitting together a symbolic system are very great.Difficultates systema symbolicum componendi valde magnae sunt.Les difficultés pour articuler un système symbolique sont très grandes.
We need some figure to symbolise evil in itself, and we want it to arise like the Locusts out of the Abyss; but we cannot do that because we have so recently seen it fall from heaven, and open the Pit of the Abyss.Aliqua figura nobis opus est ad ipsum malum significandum, eamque volumus sicut Locustas ex Abysso emergere; sed id facere non possumus, quia paulo ante eam de caelo cecidisse et Puteum Abyssi aperuisse vidimus.Nous avons besoin d’une figure pour symboliser le mal en lui-même, et nous voudrions qu’elle surgisse de l’Abîme comme les Sauterelles; mais nous ne pouvons le faire, car nous venons tout juste de la voir tomber du ciel et ouvrir le Puits de l’Abîme.
So it is introduced cunningly and silently without a word as to his origin, and thus two inconsistent symbols are unobtrusively welded together; he appears two chapters later as the Beast which arises out of the Abyss.Ita callide et tacite sine ulla mentione originis introducitur, atque sic duo symbola inter se incongrua sine strepitu coniunguntur; duobus capitibus postea apparet ut Bestia quae ascendit ex Abysso.Ainsi il est introduit habilement et silencieusement, sans un mot sur son origine, et deux symboles incompatibles sont discrètement soudés ensemble; deux chapitres plus loin il apparaît comme la Bête qui monte de l’Abîme.
The word Abaddon is simply a Hebrew word meaning Destruction; but in the Wisdom literature it appears to go along with Death, and to signify Hell, either the grave or, as here, the Abyss, or possibly a conception which is intermediate between the two.Vox Abaddon simpliciter est Hebraica significans Destructionem; sed in litteris sapientialibus cum Morte coniungi videtur et Infernum significare, sive sepulcrum sive, ut hic, Abyssum, vel fortasse notionem inter utrumque mediam.Le mot Abaddon est simplement un terme hébreu signifiant Destruction; mais dans la littérature sapientielle il semble aller de pair avec la Mort et désigner l’Enfer, soit le tombeau, soit, comme ici, l’Abîme, ou peut-être une notion intermédiaire entre les deux.
It is as clear as daylight, therefore, that we are already introduced to the Devil and his Angels, of whom we shall hear more later, and that the Locusts represent the forces of evil: sin and temptation in every form in which they attract and afflict mankind; and in the name of their chief is summed up their whole work and nature, the Ruin and Destruction of mankind.Clarius quam lux diei est igitur nos iam introductos esse ad Diabolum et Angelos eius, de quibus postea plura audietur, atque Locustas vires mali repraesentare: peccatum et tentationem in omni forma qua genus humanum alliciunt et affligunt; et in nomine ducis eorum totum opus ac natura eorum comprehenditur, Ruina et Destructio generis humani.Il est donc clair comme le jour que nous sommes déjà introduits auprès du Diable et de ses Anges, dont nous entendrons parler davantage plus loin, et que les Sauterelles représentent les forces du mal: le péché et la tentation sous toutes les formes par lesquelles ils attirent et tourmentent l’humanité; et dans le nom de leur chef se résume toute leur œuvre et leur nature, la Ruine et la Destruction de l’humanité.
Doctrine of Sin.Doctrina de Peccato.Doctrine du Péché.
How clear becomes the parallel with the first series of Seven, which outlines the outward progress of history and the domination of the innocent poor by the ruthless strong.Quam clara fit parallelitas cum prima serie Septenarii, quae externum historiae progressum et dominationem innocentium pauperum a fortibus immitibus delineat.Comme devient claire la correspondance avec la première série des Sept, qui trace le progrès extérieur de l’histoire et la domination des pauvres innocents par les puissants sans scrupule.
Here we have the inward history, origin, and motive of that outward progress.Hic habemus historiam interiorem, originem et causam illius progressus exterioris.Ici nous avons l’histoire intérieure, l’origine et le moteur de ce progrès extérieur.
An inward spiritual thing explains everything: Sin.Res spiritualis interior omnia explicat: Peccatum.Une réalité spirituelle intérieure explique tout: le Péché.
It is the familiar myth which is enshrined in stories so simple as Bluebeard and Cinderella.Est mythus notus qui in fabulis tam simplicibus quam Bluebeard et Cinderella quasi inclusus est.C’est le mythe familier qui se trouve enchâssé dans des récits aussi simples que Barbe-Bleue et Cendrillon.
Adam and Eve touch the forbidden tree, and all Eden is lost.Adam et Eva arborem vetitam tangunt, et totus Eden perditur.Adam et Ève touchent l’arbre défendu, et tout l’Éden est perdu.
Pandora opens the forbidden box, and all evils fly out.Pandora capsam vetitam aperit, et omnia mala evolant.Pandore ouvre la boîte interdite, et tous les maux s’en échappent.
The curses and afflictions of mankind are all consequences of that original act of treachery which first let disobedience into creation.Maledictiones et afflictiones generis humani omnes sunt consequentiae illius primi actus perfidiae quo inoboedientia primum in creationem intravit.Les malédictions et les souffrances de l’humanité sont toutes les conséquences de cet acte originel de trahison qui introduisit la désobéissance dans la création.
Such are the forces let loose in every human soul, when it yields to sin and lets the imagination dwell on the fair images it presents.Tales sunt vires in omni anima humana solutae, cum peccato cedit et imaginationem in speciosis imaginibus quas offert immorari sinit.Telles sont les forces déchaînées dans chaque âme humaine lorsqu’elle cède au péché et laisse l’imagination s’attarder aux images séduisantes qu’il présente.
In each soul the history of the race is repeated.In unaquaque anima historia generis humani repetitur.Dans chaque âme se répète l’histoire de la race humaine.
The doctrine is characteristic of Christianity as a whole; but surely an echo of this actual symbolism is found in St. James' Epistle, a Palestinian document.Haec doctrina toti Christianismo propria est; sed huius symbolismi verus echo in Epistola Sancti Iacobi, documento Palaestinensi, profecto invenitur.Cette doctrine est caractéristique du christianisme dans son ensemble; mais un écho certain de ce symbolisme concret se trouve dans l’Épître de saint Jacques, document palestinien.
Chapter iv., which deals with temptation, begins, Whence are wars, and whence are fightings among you? Is not this their origin, from sensual delights which make war in your members?Caput iv., quod de tentatione agit, sic incipit: Unde bella et unde pugnae inter vos? Nonne hinc, ex voluptatibus quae militant in membris vestris?Le chapitre IV, qui traite de la tentation, commence ainsi: D’où viennent les guerres, d’où viennent les querelles parmi vous? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres?
The word for “making war” (strateuomenon) suggests a whole army in array.Verbum pro “militant” (strateuomenon) totum exercitum in acie constitutum suggerit.Le mot pour “combattent” (strateuomenon) suggère une armée entière rangée en bataille.
In i. 13 we read: Let no one who is being tempted say, I am tempted of God. . . . Every man is tempted by his own lust, being dragged away and enticed; then lust conceives, and brings sin to birth, and sin, when it is fully developed, generates death.In i, 13 legimus: Nemo tentatus dicat: A Deo tentor. . . . Unusquisque autem tentatur a concupiscentia sua abstractus et illectus; deinde concupiscentia concepta parit peccatum; peccatum vero cum consummatum fuerit generat mortem.En I, 13 nous lisons: Que nul, lorsqu’il est tenté, ne dise: Je suis tenté par Dieu. . . . Chacun est tenté par sa propre convoitise, entraîné et séduit; puis la convoitise, ayant conçu, enfante le péché; et le péché, une fois consommé, engendre la mort.
The whole process is summed up by St. Paul in a single epigram, The wages of sin is death.Totus processus a Sancto Paulo uno epigrammate summatur: Stipendium peccati mors est.Tout le processus est résumé par saint Paul en un seul aphorisme: Le salaire du péché, c’est la mort.
Some ingenuity has been expended by scholars, who, realising that the background of these visions is Palestinian, have sought to localise the Pit of the Abyss.Nonnulli eruditi ingenium adhibuerunt qui, intellegentes huiusmodi visionum contextum Palaestinensem esse, Puteum Abyssi localizare conati sunt.Certains savants ont déployé beaucoup d’ingéniosité, réalisant que l’arrière-plan de ces visions est palestinien, pour tenter de localiser le Puits de l’Abîme.
The question is unnecessary.Quaestio supervacanea est.La question est inutile.
We all have a key to the Abyss, and no commentator need look far to find the door.Omnes clavem Abyssi habemus, nec ullus commentator longe quaerere debet ut ianuam inveniat.Nous avons tous une clé de l’Abîme, et nul commentateur n’a besoin de chercher loin pour trouver la porte.
It would be fashionable, I suppose, to call it the sub-conscious mind; but by any name it smells as bad, and is the same reality to-day, as in the days when St. John prophesied.Fortasse hodie morem sequeretur eam mentem subconscientem appellare; sed quocumque nomine vocetur, eodem foetore est et eadem realitas hodie ac temporibus quibus Ioannes prophetavit.Il serait sans doute à la mode de l’appeler l’esprit subconscient; mais quel que soit le nom qu’on lui donne, elle sent aussi mauvais et demeure la même réalité aujourd’hui qu’au temps où Jean prophétisait.
It is that bottomless sea in all our souls, from the great deep of which do arise monstrous and amazing suggestions of evil; from which arose every crime, and before it was committed looked good in the eyes of some human being.Est mare illud sine fundo in animis nostris omnibus, ex cuius profundo magno emergunt monstruosae et stupendae suggestionis mali; unde omne crimen ortum est, quod antequam committeretur alicui homini bonum videbatur.C’est cette mer sans fond dans toutes nos âmes, des grandes profondeurs de laquelle surgissent des suggestions monstrueuses et étonnantes de mal; d’où est né tout crime, lequel, avant d’être commis, paraissait bon aux yeux de quelque être humain.
For from within, out of the heart of men, do all evil arguments proceed, adulteries, thefts, murders, harlotries, covetings, evil living, guile, lasciviousness, envy, insults, arrogance, folly … all these originate from within, says our Lord Jesus (Mk vii. 21).Ex intus enim, de corde hominum, procedunt cogitationes malae, adulteria, furta, homicidia, fornicationes, avaritiae, nequitiae, dolus, impudicitia, invidia, blasphemia, superbia, stultitia … omnia haec intus procedunt, ait Dominus noster Iesus (Mk vii, 21).Car c’est du dedans, du cœur des hommes, que sortent les pensées mauvaises, adultères, vols, meurtres, fornications, convoitises, méchancetés, fraude, impudicité, envie, injures, orgueil, folie … toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, dit notre Seigneur Jésus (Mc VII, 21).

1931. Finis Jennings Dake

  • Finis Jennings Dake (1902-1987), pasteur et évangéliste pentecôtiste étatsunien, connu par différents ouvrages dont surtout la Dake Annotated Reference Bible publiée en 1963, première bible d'étude pentecôtiste à connaître une grande diffusion, dotée de 35.000 notes auxquelles certains contradicteurs ont reproché un caractère trop original, personnel et subjectif.
  • Finis Jennings Dake, Revelation Expounded, or, Eternal Mysteries Simplified (), 1931.
  • Finis Jennings Dake, Revelation Expounded, or, Eternal Mysteries Simplified One hundred ten Prophetic Future Wonders from 1950 to Eternity. Enlarged edition (320 p.), Lawrenceville (Géorgie), Dake Bible Sales, 1950.
  • Rééditions: 1977, 1986, etc.

1933. Gebhard Fugel

  • Gebhard Fugel (1863-1939), peintre allemand, cofondateur de la Société allemande d'art chrétien, auteur de peintures murales scolaires et de tableaux repris comme illustrations de bibles scolaires catholiques et d'autres livres. Entre 1917 et 1933, il a créé des fresques sur l'Apocalypse, qui appartiennent aujourd'hui au monastère de Scheyern, dont cette esquisse reprise en 1933 dans une édition commentée de l'Apocalypse par Jakob Schäfer.

  • Jakob Schäfer, Die Apokalypse oder die Offenbarung des hl. Johannes, übersetzt und erklät von Dr. Jakob Schäfer, päpstlicher Hausprälat, mit Bildern von Prof. Gebhard Fugel (“L'Apocalypse ou la Révélation de saint Jean, traduite et commentée par le Dr Jakob Schäfer, prélat de la maison pontificale, avec des illustrations du professeur Gebhard Fugel”), MUnich, Volksliturgisches Apostolat Klosterneuenburg (“Apostolat liturgique populaire de Klosterneuenburg”), 1933.

1933. Archibald Thomas Robertson

  • Archibald Thomas Robertson (1863-1934), prédicateur, professeur et exégète étatsunien, de confession baptiste du Sud, spécialiste du Nouveau Testament et du grec de la koïnè, diplômé de théologie en 1888, puis professeur d'interprétation du Nouveau Testament jusqu'à sa mort au Southern Baptist Theological Seminary (SBTS) de Louisville (Kentucky), auteur de 45 ouvrages dont certains sont encore réédités, spécialement A Grammar of the Greek New Testament in Light of Historical Research, “Grammaire du Nouveau Testament grec à la lumière de la recherche historique” et son Word Pictures in the New Testament, “Images verbales dans le Nouveau Testament” en six volumes, dont la fin du dernier tome est consacrée à l'Apocalypse.
  • Archibald Thomas Robertson, “The Revelation of John, about A.D. 95”, in World Pictures in the New testament, by Archibald Thomas Robertson, A.M., D.D., LL.D., Litt.D., Professor of New testament Interpretation in the Southern Baptist Theological Seminary of Louisville, Kentucky. Volume VI. The General Epistles. The Revelation of John (XIII+488 p.), New York et Londres, Harper, 1933, p. 362
anglais (1933)latin (2025)français (2025)
Verse 5. (…) Five months (mēnas pente).Versus 5. (…) Quinque menses (mēnas pente).Verset 5. (…) Cinq mois (mēnas pente).
Accusative of extent of time.Accusativus extensionis temporis.Accusatif de durée.
The actual locust is born in the spring and dies at the end of summer (about five months).Locusta vera vere nascitur et aestate extrema moritur (circiter quinque menses).La véritable sauterelle naît au printemps et meurt à la fin de l’été (environ cinq mois).

1934. Daniel Massé

  • Jean Daniel Rémi Massé (1872-1956), né à Bordeaux, homme de lettres (1897), conseiller de la préfecture de l'Aube (1900-1902), attaché au ministère de l'agriculture (1902-1905), juge de paix à Nogent-sur-Marne (1905-1914), candidat malheureux de centre gauche à la députation en 1914 à Dole (Jura), mobilisé pendant la guerre (1914-1919), capitaine de réserve, président du tribunal de simple police de Paris (1919-1923), membre de la commission des retraites ouvrières au ministère du travail, médaillé du Dahomey, officier de l'étoile noire du Bénin, commandeur du Nicham Ifthikar, croix de guerre, officier de l'instruction publique et du mérite agricole, chevalier de la Légion d'honneur (1921), écrivain et journaliste, auteur de divers ouvrages à caractère juridique sur la condition ouvrière. Il a donné aussi une série de recherches sur les origines du christianisme. Il y défend la thèse que le Jésus historique était un rebelle galiléen débordant de haine envers les peuples non-juifs et ne rêvant que de leur extermination: il serait l'auteur réel de l'Apocalypse, seul ouvrage du Nouveau Testament à refléter correctement son enseignement, tandis que les Évangiles, qui nous en donnent une image très différente, et selon lui très édulcorée, ne dateraient que du IIIe siècle. Il laisse paraître dans divers écrit un tempérament péremptoire et querelleur, sinon procédurier, et sa préface à son ouvrage sur l'Apocalypse est un long réquisitoire contre ceux qui n'ont pas bien reçu ses précédents ouvrages. Il cite en revanche fièrement les éloges que quelques-uns lui ont adressés, comme surtout Maurice Maeterlinck, littérateur symboliste prix Nobel de littérature en 1911, J.-H. Rosny aîné, l'un des grands fondateurs de la science-fiction moderne, qu'on appelait alors le Merveilleux scientifique, ainsi que Gaston de Pawlawski, qui reste connu aujourd'hui pour son fameux roman, aussi de science-fiction, Voyage au pays de la quatrième dimension.
  • Daniel Massé, L’Apocalypse et le royaume de Dieu (XXIX-419), Paris, le Sphynx (“Les origines du christianisme et l'énigme de Jésus-Christ”), 1934, pp. XXIV (préface) et 163-164 (Apoc. 9, 1-11)
français (1934)latin (2025)anglais (2025)
L'ouvrage que je donne aujourd'hui au public: L’Apocalypse et le royaume de Dieu, a pour but de prouver que l’Apocalypse du nouveau Testament a pour auteur originaire et authentique, le Christ historique, crucifié par Ponce-Pilate; qu'elle a été l'unique Évangile ou Bonne nouvelle “chrétienne” jusqu'au milieu du IIe siècle, au moins; qu'elle contient la seule et unique doctrine orthodoxe du “christianisme” jusqu'à cette époque, à laquelle aucun des quatre Évangiles canoniques n'existait encore.Opus quod hodie publico trado: Apocalypsis et regnum Dei, id efficere intendit ut demonstret Apocalypsin Novi Testamenti a Christo historico, a Pontio Pilato crucifixo, primitus ac vere auctam esse; eam solum et unicum Evangelium sive Bonam Novam “christianam” fuisse usque ad medium saeculi II; eam continere solam doctrinam christianismi orthodoxam usque ad illam aetatem, qua nullum ex quattuor Evangeliis canonicis adhuc exstabat.The work that I now present to the public, The Apocalypse and the Kingdom of God, aims to prove that the Apocalypse of the New Testament was originally and authentically authored by the historical Christ, crucified by Pontius Pilate; that it was the sole Christian “Gospel” up to the middle of the second century at least; and that it contained the only orthodox doctrine of Christianity at a time when none of the four canonical Gospels yet existed.
Le Christ de l’Apocalypse est un horrible et méchant Juif écumant de haine et de rage contre les nations qu'il ne rêvait et voulait que détruire sous les plus atroces fléaux.Christus Apocalypsis describitur ut Iudaeus terribilis et malus, odio ac furore adversus gentes fervens, quas nihil nisi sub atrocissimis plagis perdere cupiebat.The Christ of the Apocalypse is depicted as a terrible and wicked Jew, foaming with hatred and rage against the nations, whom he dreamed only of destroying under the most dreadful plagues.
Il ne ressemble pas au “Jésus”, conventionnel, le prétendu doux Jésus imaginé et romancé par la suite.Non similis est “Jesu” illo conventionis, mitissimo prout postea fictus ac romanice exornatus.He does not resemble the conventional “Jesus,” the supposedly gentle Jesus later imagined and romanticized.
Ce n'est pas ma faute, c'est la faute de la vérité de l'Histoire.Haec non mea culpa est, sed veritatis historicae.It is not my fault; it is the fault of historical truth.
(…)(…)(…)
Commentaire. — C'est par ce texte qu'a été créé, à l'imitation d'autres mythologies, l'Enfer chrétien.Commentatio. — Hoc ipso loco, ad exemplum aliarum mythologiarum, Infernus christianus creatus est.Commentary — It is by this text that, after the pattern of other mythologies, the Christian Hell was created.
II n'est d'abord que l’Abîme avec un puits, d'où émanent d'épaisses fumées, des fumées de soufre certainement.Initio nihil est nisi Abyssus cum puteo, unde densae fumosaeque exhalationes, certe sulphureae, emergunt.At first it is nothing but the Abyss with a pit, from which thick fumes arise — surely fumes of sulphur.
Cet Abîme est en effet l'Étang de feu et de soufre où le diable sera jeté au chapitre XX, 19.Hic Abyssus revera est Stagnum ignis et sulphuris, in quod diabolus mittetur in cap. XX, 19.This Abyss is indeed the Lake of fire and sulphur into which the Devil will be cast in chapter 20:19.
Il a joué un grand rôle, comme menace efficace, dans la prédication du Christ en Galilée.Magnum partes egit, uti minatio efficax, in praedicatione Christi in Galilaea.It played a great role, as an effective threat, in Christ’s preaching in Galilee.
Les Évangiles, qui semblent y avoir substitué, le plus souvent, la Géhenne et la fournaise ardente, “où il y aura des pleurs et des grincements de dents”, en ont fait toutefois un rappel bien caractéristique, dans une circonstance qui suit l'histoire judaïque de très près, bien que le récit traite le sujet comme un miracle.Evangelia, quae plerumque Geennam atque fornacem ardentem, “ubi erit fletus et stridor dentium”, loco huius posuisse videntur, tamen rem bene insignem commemorarunt, in occasione quae historiae Iudaicae proxime respondet, quamvis narratio rem ut miraculum tractet.The Gospels, which seem most often to substitute Gehenna and the fiery furnace “where there is weeping and gnashing of teeth,” nevertheless give a very characteristic reminder of it, in a circumstance closely linked with Jewish history, though the narrative treats it as a miracle.
Que disent au Christ, au IIIe siècle, les deux démoniaques de Gérasa, possédés d'un “esprit impur”, qui viennent à sa rencontre en suppliants?Quid dicunt Christo, saeculo III, duo daemoniaci Geraseni, “spiritu immundo” possessi, qui supplices ei occurrunt ?What do the two demoniacs of Gerasa, possessed by an “unclean spirit,” who come to meet him as supplicants in the third century, say to Christ?
Ils disent (Luc VIII, 26-39): “Ne nous envoie pas dans l’Abîme”.Dicunt (Luc. 8, 26-39): “Ne nos mittas in Abyssum.”They say (Luke 8:26-39): “Do not send us into the Abyss.”
C'est qu'ils connaissent la prédication du Christ, cette Apocalypse impitoyable qu'il “enseignait” au peuple et dont il le menaçait, au Ier siècle, s'il ne se soulevait pas avec lui, à sa parole, contre les Hérodes et les Romains!Idcirco quod norunt praedicationem Christi, hanc Apocalypsim immittem, quam populo “docebat” et qua illum comminabatur, saeculo I, nisi ad vocem suam cum eo insurgere vellet contra Herodes et Romanos !This is because they know Christ’s preaching — that pitiless Apocalypse that he “taught” to the people, with which he threatened them in the first century unless they rose with him at his word against the Herods and the Romans!
Surpris en flagrant délit, eux, Juifs, ces démoniaques, de trahison, à la cause christienne, — et c'est en quoi ils sont “possédés d'un esprit impur”, — ils savent ce qui les attend: l'Abîme, l'Étang de soufre et de feu.Hi, Iudaei, daemoniaci, de proditione causae christianae deprehensi — et hoc in quo sunt “spiritu immundo” possessi — sciunt quid eos maneat: Abyssum, Stagnum sulphuris et ignis.Caught in the act — these Jews, these demoniacs, betrayers of the Christ cause — and that is why they are “possessed by an unclean spirit” — they know what awaits them: the Abyss, the Lake of sulphur and fire.
Ils demandent grâce. Et le Christ chasse l'esprit impur qui les anime, les retourne — Légion — contre les troupes hérodiennes qui sont battues. Après quoi, le Christ leur pardonne (1).Gratiam petunt. Et Christus spiritum immundum qui eos movet, eicit atque — Legionem — contra copias Herodianas vertit, quae superantur. Quo facto, Christus eis ignoscit (1).They beg for mercy. And Christ drives out the unclean spirit that stirs them, turns them — a Legion — against the Herodian troops who are defeated. Afterwards, Christ forgives them (1).
(1) J’ai expliqué divers miracles de Jésus-Christ: Les Noces de Cana, notamment et la Guérison des démoniaques de Gérasa, dans une Revue médicale d’Alger, en 1928-1929. Un prochain volume réunira ces études et les complétera. Et les lecteurs comprendront. On ne peut tout dire en un jour, ni tout expliquer dans ce réseau d’impostures qu’est la fabrication du christianisme. Je tiendrai tout ce que j’ai promis.(1) Varias Christi Jesu miraculas exposui: Nuptias Canae praesertim atque Sanationem daemoniacorum Gerasae, in actis medicinalibus Algeriensibus annis 1928–1929 editas. Proximum volumen has quaestiones colliget et perfaciet. Lectores intelligent. Non licet uno die omnia dicere neque in hoc reticulo imposturarum omnia explanare, quod est fabricatio christianismi. Omnia quae pollicitus sum exsolvam.(1) I have explained various miracles of Jesus Christ: particularly the Wedding at Cana and the Healing of the Gerasene demoniacs, in a medical review in Algiers in 1928–1929. A forthcoming volume will gather and complete these studies. And readers will understand. One cannot say everything in a single day, nor explain everything in this network of impostures that is the fabrication of Christianity. I will fulfil everything I have promised.
Les sauterelles qui prennent l'apparence du lion assyrien à tête d'homme à qui, pour entrer dans le cadre zodiacal, on donne le pouvoir et le dard du scorpion, devenu, de signe funeste, un agent de la revanche juive, délivré de Satan, doivent tourmenter les hommes pendant cinq mois, c'est-à-dire pendant cinq signes : Balance, Sagittaire, Scorpion, Capricorne et Verseau.Locustae, quae speciem leonis Assyrii capite humano accipiunt, quibus, ut in circulum zodiaci recipiantur, vis et aculeus scorpionis tribuuntur, ex signo funesto in vindictam Iudaicam a Satana liberatum mutatae, debent homines torquere per quinque menses, id est per quinque signa: Libram, Sagittarium, Scorpionem, Capricornum et Aquarium.The locusts, which take on the appearance of the Assyrian lion with a human head, and to which — in order to fit the zodiacal scheme — the power and sting of the scorpion are given, transformed from a deadly sign into an instrument of Jewish revenge freed from Satan, must torment men for five months, that is, for five zodiacal signs: Libra, Sagittarius, Scorpio, Capricorn, and Aquarius.
C'est une épreuve, même pour les Juifs qui sont du parti du Temple et subissent Rome et Hérode, afin de les faire réfléchir avant les Poissons, qui seront pour eux le signe de la Grâce.Est haec probatio, etiam Iudaeis qui parti Templi favent atque Romam et Herodem patiuntur, ut ante Pisces, qui erit eis signum Gratiae, resipiscant.This is a trial even for the Jews who support the Temple faction and endure Rome and Herod, to make them reflect before Pisces, which will be for them the sign of Grace.
Ils n'ont qu'à se faire admettre au baptême et s'enrôler sous les bannières du Christ.Nihil nisi ut ad baptismum admittantur et sub vexillis Christi conscribantur opus est.They have only to be admitted to baptism and enlist under the banners of Christ.
Moyennant quoi, ils prendront part aux Noces de l'Agneau.Quo posito, Nupciis Agni participes fient.Thus they will take part in the Marriage of the Lamb.
Tout ce symbolisme est, en substance et dans l'ensemble, admirablement tricoté et le réseau des mailles, bien qu'un certain nombre aient lâché, ne laisse pas de se laisser apercevoir.Totus hic symbolismus, summatim et in universum, mirabiliter contextus est, nec rete nodorum — quamvis nonnulli laxati sint — non patet.All this symbolism is, in substance and in its overall structure, admirably woven, and the mesh of the net — though some knots have loosened — still clearly appears.

1935. Johannes Behm

  • Johannes Behm (1883-1948), théologien luthérien allemand. Fils d'un évêque luthérien, docteur en théologie du Nouveau Testament, recteur de l'Uiversité de Göttingen en 1930-1931, il se compromit activement dès le départ et tout du long avec le pouvoir national-socialiste et fut nommé en 1935 à la chaire de Nouveau Testament et d'Histoire ancienne de l'Église et des dogmes à l'université Friedrich-Wilhelm de Berlin. Il en fut licencié en 1945 par le gouvernement militaire de l'époque dans le cadre de sa politique de dénazification.
  • Johannes Behm, Die Offenbarung des Johannes, überfekt und erklärt von Joahannes Behm (116 p.), Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht (“Das Neue Testament Deutsch” 11), 1935, p. 52.
  • Johannes Behm, Die Offenbarung des Johannes, überfekt und erklärt von Joahannes Behm. 4. berbeserte und erweiterte Auflage (116 p.), Göttingen, Vandenhoeck und Ruprecht (“Das Neue Testament Deutsch” 11), 1949, p. 52.
allemand (1935)français (2025)latin (2025)anglais (2025)
Die „fünf Monate” der Qual sind als eine von Gott fixée et limitée période à comprendre, deren Maß in der Natur etwa der Lebensdauer einer Heuschrecke entspricht.Les “cinq mois” du tourment doivent être compris comme une période fixée et limitée par Dieu, dont la mesure correspond dans la nature à peu près à la durée de vie d’une sauterelle.“Quinque menses” cruciatus intellegendum est tempus a Deo statutum et limitatum, cuius mensura in natura fere vitae durationi locustae respondet.The “five months” of torment are to be understood as a period fixed and limited by God, whose measure in nature corresponds roughly to the lifespan of a locust.

1935. Charles F. Wishart

  • Charles Frederick Wishart (1870-1960), ecclésiastique presbytérien étatsunien, président de 1919 à 1944 du College of Wooster (Ohio), modérateur en 1923 de l'Assemblée générale de l'Église presbytérienne des États-Unis au plus fort de la controverse entre fondamentalistes et modernistes. On reste étonné de la démangeaison qu'ont tant de gens d'écrire des livres quand même ils n'ont rien à dire.
  • Charles Frederick Wishart, The book of day. A study in the Revelation of St. John, by Charles Frederick Wishart, President of the College of Wooster (19 cm, IX+63 p), New York, Oxford University Press, 1935, p. 32.
anglais (1935)latin (2026)français (2026)
The Trumpets. Chapter 8:5 to 11:18.Tubae. Capita 8,5 ad 11,18.Les Trompettes. Chapitres 8,5 à 11,18.
We are now gathering intensity as we move toward the climax.Iam intentionem augemus dum ad apicem progredimur.Nous gagnons maintenant en intensité à mesure que nous avançons vers le point culminant.
Judgment is at work.Iudicium in opere est.Le jugement est à l’œuvre.
War, famine, and death—we have these potentially in the second vision.Bellum, fames et mors — haec potentia in secunda visione inveniuntur.La guerre, la famine et la mort — nous les trouvons potentiellement dans la seconde vision.
But in the third, as the trumpet sounds four times, there is judgment at work descending from above.At in tertia, cum tuba quater sonet, iudicium de supernis descendens operatur.Mais dans la troisième, lorsque la trompette retentit quatre fois, un jugement est à l’œuvre, descendant d’en haut.
At the fifth sounding it breaks out from beneath, under the figure of the mystic locusts, such as Joel saw.Ad quintum sonitum de inferis erumpit, sub imagine locustarum mysticarum, quales Ioel vidit.Au cinquième son, il éclate d’en bas, sous la figure des sauterelles mystiques, telles que les vit Joël.

1936. Hendrik Wiegersma

  • Hendrikus Josephus Maria Wiegersma (1891-1969), alias Hendrik Wiegersma, surnommé De Wieger, médecin, dessinateur, relieur, peintre et écrivain actif dans la commune néerlandaise de Deurne (Nord-Brabant). On lui doit notamment une série de 60 illustrations pour le livre de l'Apocalypse.

1936. Charles R. Erdman

  • Charles Rosenbury Erdman Sr. (1866-1960), pasteur presbytérien étatsunien, professeur de théologie pratique au Princeton Theological Seminary de 1905 à 1936, auteur de plus de trente commentaires bibliques et ouvrages de théologie pastorale très populaires, quoique d'une grande platitude à ce qu'il semble, si du moins on doit en juger par son commentaire du passage qui nous intéresse, qui n'en est qu'une paraphrase sans intérêt, éludant toutes ses difficultés.
  • Charles R. Erdman, The Revelation of John. An Exposition by Charles R. Erdman, Professor Emeritus of Practical Theology, Princeton Theological Seminary, Princeton, New Jersey (168 p.), Philadephie (Pennsylvanie), The Westminster Press, 1936, pp. 86-87.
anglais (1936)latin (2026)français (2026)
The fifth and sixth trumpets bring disaster and still more dread.Quinta et sexta tuba calamitatem atque adhuc maiorem terrorem afferunt.La cinquième et la sixième trompette apportent le désastre et une terreur encore accrue.
They constitute two of the last three woes that are to be visited upon the earth, and they are announced as such by an eagle, “flying in mid heaven.”Duae sunt ex tribus ultimis vae, quae super terram immittenda sunt, atque ab aquila “in medio caeli volante” sic nuntiantur.Elles constituent deux des trois derniers malheurs qui doivent s’abattre sur la terre, et elles sont annoncées comme telles par un aigle « volant au milieu du ciel ».
However, the plagues of Egypt are still in view.Tamen plagae Aegypti adhuc in conspectu sunt.Cependant, les plaies d’Égypte restent présentes à l’esprit.
When the fifth trumpet is sounded swarms of locusts appear.Cum quinta tuba insonat, locustarum examina apparent.Lorsque la cinquième trompette retentit, des essaims de sauterelles apparaissent.
This disaster is far more terrible, however, than that which visited the land of Egypt.Haec autem clades multo terribilior est quam illa quae terram Aegypti afflixit.Ce fléau est cependant bien plus terrible que celui qui frappa le pays d’Égypte.
These locusts issue from “the pit of the abyss.”Hae locustae e “puteo abyssi” procedunt.Ces sauterelles sortent du « puits de l’abîme ».
They are loosed by one who has fallen from heaven, who has been given “the key of the pit,” who seems to be none other than Satan.Solvuntur ab eo qui de caelo cecidit, cui data est “clavis putei”, qui non alius esse videtur quam Satanas.Elles sont déchaînées par celui qui est tombé du ciel, à qui a été donnée « la clé du puits », et qui semble n’être autre que Satan.
These locusts are demonic creatures.Hae locustae creaturae daemonicae sunt.Ces sauterelles sont des créatures démoniaques.
They have the power to sting like scorpions.Potestatem habent pungendi sicut scorpiones.Elles ont le pouvoir de piquer comme des scorpions.
Instead of consuming vegetation, which the hail and fire have in part destroyed, they attack men.Pro vegetabili consumendo, quod grando et ignis ex parte iam deleverant, homines oppugnant.Au lieu de consumer la végétation, que la grêle et le feu ont déjà en partie détruite, elles s’attaquent aux hommes.
As the Israelites were exempt from the plagues of Egypt, so those men escape who have “the seal of God on their foreheads.”Quemadmodum Israelitae a plagis Aegypti immunes fuerunt, ita effugiunt hi homines qui “signum Dei in frontibus suis” habent.De même que les Israélites furent épargnés par les plaies d’Égypte, ainsi échappent ceux qui ont « le sceau de Dieu sur le front ».
All others are tormented by the locusts, whose sting is like “the torment of a scorpion.”Ceteri omnes a locustis cruciantur, quarum ictus est “sicut cruciatus scorpii”.Tous les autres sont tourmentés par les sauterelles, dont la piqûre est « comme le tourment du scorpion ».
Their pain is worse than the anguish of death.Dolor eorum est morte ipsā acerbior.Leur douleur est plus pénible que l’angoisse de la mort.
Indeed, “in those days men shall seek death, and shall in no wise find it.”Revera, “in diebus illis homines mortem quaerent, nec omnino invenient.”En effet, « en ces jours-là les hommes chercheront la mort et ne la trouveront en aucune manière ».
The vision is closed with a further description of these hellish tormentors.Visio ulteriori descriptione horum infernalium cruciatorum clauditur.La vision se conclut par une description supplémentaire de ces tourmenteurs infernaux.
They are shaped like horses, they have crowns of gold, their faces are like men’s, they have “hair as the hair of women,” they have teeth like lions.Forma equorum similes sunt, coronas aureas gerunt, facies hominum habent, “capillos sicut capillos mulierum”, dentes vero ut leonum.Ils ont la forme de chevaux, portent des couronnes d’or, ont des visages humains, « des cheveux comme des cheveux de femmes » et des dents semblables à celles des lions.
They appear with the armor of warriors.Loricas bellicas gerere videntur.Ils apparaissent revêtus de l’armure des guerriers.
Their most terrible feature, however, is their tails, with stings like those of scorpions.At vero horribilissimum eorum est cauda, aculeis scorpionum similis.Mais leur trait le plus redoutable est leur queue, munie de dards semblables à ceux des scorpions.
Their king is “the angel of the abyss” named “Apollyon,” that is, the “Destroyer.”Rex eorum est “angelus abyssi” nomine “Apollyon”, id est “Perditor”.Leur roi est « l’ange de l’abîme », nommé « Apollyon », c’est-à-dire « le Destructeur ».

1937. Coles Studio

  • Coles Studio (éditeur étatsunien de cartes postales humoristiques), Grasshopper Shot near Miles City, Montana (carte postale), Glasgow (Montana), Coles Studio, 1937.

1937. Carl Clemen

  • Carl Christian Clemen (1865-1940), théologien et historien des religions allemand, membre de l'école d'histoire des religions, professeur de Nouveau Testament et d'histoire des religions à l'université de Bonn.
  • Carl Clemen, “The Revelation of John”, The Biblical World 34/2 (1909) 91-103.
  • Carl Christian Clemen, Dunkle Stellen in der Offenbarung Johannis religionsgeschichtlich erklärt, von D. Dr. Carl Clemen, ord. Professor i. R. an der Universität Bonn (50 p.: “Les passages obscurs de l'Apocalypse de Jean expliqués d'un point de vue historique et religieux”), Bonn, Ludwig Rörscheid (“Untersuchungen zur allgemeinen Religionsgeschichte” 10), 1937, pp. 6-7.
allemand (1937)latin (2026)français (2026)anglais (2026)
Dunkle Stellen in der Offenbarung Johannis religionsgeschichtlich erklärt, von D. Dr. Carl Clemen, ord. Professor i. R. an der Universität BonnLoca obscura in Apocalypsi Ioannis historia religionum illustrata, a D. Dr. Carolo Clemen, professore ordinario emerito Universitatis BonnensisPassages obscurs de l’Apocalypse de Jean expliqués du point de vue de l’histoire des religions, par le Dr Carl Clemen, professeur ordinaire émérite à l’université de BonnObscure passages in the Revelation of John explained from the perspective of the history of religions, by Dr Carl Clemen, emeritus full professor at the University of Bonn
(…)(…)(…)(…)
Auf dasjenige der fünften Posaune, so geht es in Kap. 9 weiter, soll wieder ein Stern auf die Erde fallen, aber ein belebtes Wesen sein; denn er soll den Brunnen zu dem Abgrund öffnen, der sich nach antiker Vorstellung unter der Erde befindet, mit der Oberfläche derselben aber durch einen Brunnen in Verbindung steht und, weil im allgemeinen unzugänglich, verschlossen ist.Ad illud quod ad quintam tubam pertinet, ut in cap. 9 continuatur, iterum stella in terram cadere debet, sed ut ens animatum; nam puteum ad abyssum aperire debet, quae secundum opinionem antiquam sub terra sita est et per puteum cum superficie terrae coniuncta est atque, quoniam plerumque inaccessibilis est, clausa manet.Pour ce qui concerne la cinquième trompette, comme le récit se poursuit au chap. 9, une étoile doit de nouveau tomber sur la terre, mais comme un être animé; car elle doit ouvrir le puits menant à l’abîme, qui selon la conception antique se trouve sous la terre et communique avec sa surface par un puits, tout en restant fermé parce qu’il est généralement inaccessible.With regard to the fifth trumpet, as the narrative continues in chap. 9, a star is again to fall upon the earth, but as a living being; for it is to open the shaft leading to the abyss, which according to ancient belief lies beneath the earth and is connected with its surface by a shaft, yet remains closed because it is generally inaccessible.
Soll dann aus ihm Rauch aufsteigen und die Sonne und die Luft verdunkeln, so wird mit ihm ursprünglich nur ein Heuschreckenschwarm verglichen worden sein, denn er wird nun im Folgenden erwartet.Si autem ex eo fumus ascendere debet atque solem et aerem obscurare, initio tantum cum grege locustarum comparatus erit, quippe qui nunc in sequentibus exspectatur.Si donc une fumée doit monter de là et obscurcir le soleil et l’air, c’est qu’à l’origine on n’aura comparé cela qu’à un essaim de sauterelles, puisqu’un tel essaim est maintenant attendu dans la suite du récit.If smoke is then to rise from it and darken the sun and the air, it must originally have been compared only with a swarm of locusts, since such a swarm is now expected in what follows.
Freilich soll er nicht das Gras, das Grüne und die Bäume, wie das sonst Heuschrecken tun, sondern, wie Skorpione, die Menschen schädigen, und zwar fünf Monate lang — mag das nun die mögliche Lebenszeit einer Heuschrecke oder, wie an andern Stellen des Neuen Testaments (Luk. 12, 6. 52; 14, 19; 16, 28; Joh. 4, 18; I. Kor. 14, 19), nur eine runde Zahl sein sollen.Attamen non gramen, viriditatem aut arbores, sicut locustae solent, laedere debet, sed, more scorpionum, homines affligere, idque per quinque menses — sive hoc sit spatium vitae locustae possibile sive, ut in aliis Novi Testamenti locis (Lc 12,6. 52; 14,19; 16,28; Io 4,18; 1 Cor 14,19), numerus tantum rotundus habendus sit.Cependant il ne doit pas ravager l’herbe, la verdure et les arbres, comme le font d’ordinaire les sauterelles, mais, comme des scorpions, tourmenter les hommes, et cela pendant cinq mois — que ce soit la durée possible de vie d’une sauterelle ou bien, comme en d’autres passages du Nouveau Testament (Lc 12,6. 52; 14,19; 16,28; Jn 4,18; 1 Co 14,19), un simple nombre rond.Yet it is not to damage the grass, the greenery, and the trees as locusts usually do, but rather, like scorpions, to harm human beings, and that for five months—whether this represents the possible lifespan of a locust or, as in other passages of the New Testament (Luke 12:6, 52; 14:19; 16:28; John 4:18; 1 Cor 14:19), merely a round number.
Daß es sich um höllische Heuschrecken handelt, zeigt ja auch ihre weitere Beschreibung, die sich ähnlich schon bei Joel (2, 4ff.) und sonst findet, sowie namentlich die Aussage, daß sie (im Gegensatz vielleicht zu den natürlichen Heuschrecken, von denen das Spr. 30, 27 bestritten wird) einen König haben, und zwar in der Gestalt des Engels des Abgrunds, der auf hebräisch Abaddon, d. h. die Unterwelt oder Hölle, auf griechisch Apollyon, d. h. der Verderber, heiße.Quod autem de locustis infernalibus agatur, etiam ulterior earum descriptio demonstrat, quae iam apud Ioel (2,4 sqq.) et alibi similis invenitur, atque praecipue dictum quod (fortasse contra locustas naturales, de quibus Prov 30,27 negatur) regem habeant, scilicet angelum abyssi, qui hebraice Abaddon, id est infernus sive orcus, graece vero Apollyon, id est destructor, nominetur.Que l’on ait affaire à des sauterelles infernales est encore montré par leur description ultérieure, semblable déjà à celle que l’on trouve chez Joël (2, 4 sqq.) et ailleurs, et surtout par l’affirmation qu’elles ont un roi (contrairement peut-être aux sauterelles naturelles dont Pr 30, 27 nie l’existence d’un roi), à savoir l’ange de l’abîme, appelé en hébreu Abaddon, c’est-à-dire le séjour des morts ou l’enfer, et en grec Apollyon, c’est-à-dire le destructeur.That these are infernal locusts is also shown by their further description, which already appears similarly in Joel (2:4 ff.) and elsewhere, and especially by the statement that they have a king (in contrast perhaps to natural locusts, of which Prov 30:27 denies that they have a king), namely the angel of the abyss, called in Hebrew Abaddon, that is, the underworld or hell, and in Greek Apollyon, that is, the destroyer.

1937. Louis T. Talbot

  • Louis Thompson Talbot (1889-1976), né en Australie, passé aux États-Unis en 1911, pasteur successivement au Texas, en Illinois, en Iowa, au Minnesota, en Ontario, puis à l'Église de la Porte Ouverte et au Bible Institute de Los Angeles dont il fut président à deux reprises puis chancelier jusqu'à sa mort.
  • Louis T. Talbot, The Revelation of Jesus Christ. An Exposition on the Book of the Revelation, by Louis T. Talbot, President, Talbot Theological Seminany, Los Angeles, California. Revised Edition, Grand Rapids (Michigan), William B. Eermans, 1937.
anglais (1937)latin (2026)français (2026)
In the original, the words, “A star fall from heaven,” really reads, “The star which had fallen from heaven.”In textu originali verba, “A star fall from heaven”, re vera sic leguntur: “The star which had fallen from heaven”.Dans l’original, les mots “A star fall from heaven” se lisent en réalité : “The star which had fallen from heaven”.
This is the translation of Weymouth and others.Haec est versio Weymouthii aliorumque.C’est la traduction de Weymouth et d’autres.
It is not the act of falling in vision here, but the fact of a star which had fallen that is contemplated.Non actus cadendi hic in visione spectatur, sed ipsa condicio stellae iam lapsae consideratur.Il ne s’agit pas ici de l’acte de la chute dans la vision, mais du fait d’une étoile qui était déjà tombée.
The reference undoubtedly is to the star that fell in connection with the blowing of the third trumpet, the star whose falling shall affect multitudes of people.Haec relatio procul dubio ad stellam pertinet quae cum clangore tertiae tubae cecidit, cuius lapsus multitudines hominum afficiet.La référence vise sans aucun doute l’étoile qui tomba en relation avec le son de la troisième trompette, l’étoile dont la chute affectera des multitudes de personnes.
The trend of events shows that the star referred to represents the great apostate whom the devil will use to bring unbelief to a head in the last days.Eventuum cursus ostendit stellam memoratam magnum apostatam repraesentare, quem diabolus ad incredulitatem ad summum perducendam novissimis diebus adhibebit.La marche des événements montre que l’étoile mentionnée représente le grand apostat que le diable utilisera pour porter l’incrédulité à son comble dans les derniers jours.
To this great apostate will be given “the key of the bottomless pit.”Huic magno apostatae dabitur “clavis abyssi”.À ce grand apostat sera donnée “la clé de l’abîme”.
He will put that key, as it were, into the door that leads to the bottomless pit; the door will be opened; and out of the pit will come a blinding smoke that will obliterate the supreme source of light, darkening the very air itself.Clavem illam, quasi, in ianuam immittet quae ad abyssum ducit; ianua aperietur; atque e puteo fumus excaecans exibit, qui supremum lucis fontem obruet ipsumque aerem obtenebrabit.Il introduira, pour ainsi dire, cette clé dans la porte qui conduit à l’abîme ; la porte sera ouverte ; et de l’abîme sortira une fumée aveuglante qui oblitérera la source suprême de lumière, obscurcissant l’air lui-même.
Following Peter's great confession of the deity of Christ, our Lord said to him, among other things, “I will give unto thee the keys of the kingdom of Heaven” (Matt. 16:19).Post magnam Petri confessionem de divinitate Christi, Dominus noster inter alia ad eum dixit: “Dabo tibi claves regni caelorum” (Matth. 16,19).À la suite de la grande confession de Pierre sur la divinité du Christ, notre Seigneur lui dit entre autres : “Je te donnerai les clés du royaume des cieux” (Matthieu 16,19).
Peter used those keys on the day of Pentecost, when he opened the door of Christian opportunity to Israel by proclaiming salvation through faith to them in truth.Petrus illis clavibus die Pentecostes usus est, cum ostium occasionis christianae Israheli aperuit, salutem per fidem eis vere annuntians.Pierre utilisa ces clés le jour de la Pentecôte, lorsqu’il ouvrit à Israël la porte de l’occasion chrétienne en leur annonçant en vérité le salut par la foi.
He used them again to open the door to the house of Cornelius.Easdem iterum ad ostium domus Cornelii aperiendum adhibuit.Il les utilisa de nouveau pour ouvrir la porte de la maison de Corneille.
It was what he said and taught concerning the death and resurrection of the Lord Jesus Christ that opened the door to them.Id quod de morte et resurrectione Domini Iesu Christi dixit atque docuit, eis ostium aperuit.Ce sont les paroles et l’enseignement qu’il donna concernant la mort et la résurrection du Seigneur Jésus-Christ qui leur ouvrirent la porte.
But not always are keys rightly used.Sed claves non semper recte adhibentur.Mais les clés ne sont pas toujours utilisées à bon escient.
In Luke 11:52 Christ said to the hypocritical leaders of the Jews, “Woe unto you, lawyers! for ye have taken away the key of knowledge: ye entered not in yourselves, and them that were entering in ye hindered.”In Luc. 11,52 Christus ducibus Iudaeorum hypocritis dixit: “Vae vobis, legisperitis, quia tulistis clavem scientiae; ipsi non introistis, et eos qui introibant prohibuistis.”En Luc 11,52, le Christ dit aux chefs hypocrites des Juifs : “Malheur à vous, docteurs de la loi ! car vous avez enlevé la clé de la connaissance ; vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché ceux qui entraient.”
It is very evident that the great apostate, represented by the fallen star, will use a system of teaching made up of heresy, the heart of which will no doubt be the denial of the Christ who died to save him.Manifestum est magnum apostatam, stella lapsa repraesentatum, doctrinam haereticam adhibiturum esse, cuius nucleus procul dubio erit negatio Christi qui pro eius salute mortuus est.Il est tout à fait évident que le grand apostat, représenté par l’étoile déchue, utilisera un système d’enseignement composé d’hérésie, dont le cœur sera sans doute la négation du Christ qui est mort pour le sauver.
As a result of this false teaching, the forces of the unseen world will be loosed.Ex hac falsa doctrina consequenter vires mundi invisibilis solutae erunt.À la suite de cet enseignement mensonger, les forces du monde invisible seront déchaînées.
Demon-powers will beset the souls of men, and professing Christendom will “believe a lie,” as foretold by Paul in II Thess. 2:11,12.Potestates daemonum animas hominum obsident, et christianitas se profitens “mendacio credet”, sicut a Paulo in II Thess. 2,11–12 praedictum est.Des puissances démoniaques assiégeront les âmes des hommes, et la chrétienté professante “croira au mensonge”, comme Paul l’a annoncé en II Thess. 2,11-12.
“There arose a smoke out of the pit, as the smoke of a great furnace.”“Fumus ascendit de abysso sicut fumus fornacis magnae.”“Il monta de l’abîme une fumée, comme la fumée d’une grande fournaise.”
Undoubtedly this refers to the “strong delusion” to which we have referred already.Procul dubio hoc ad “erroris efficaciam” refertur, de qua iam supra dictum est.Cela se rapporte sans aucun doute à la “séduction puissante” à laquelle nous avons déjà fait référence.
“The sun and the air were darkened by reason of the smoke of the pit.”“Sol et aer obtenebrati sunt propter fumum abyssi.”“Le soleil et l’air furent obscurcis à cause de la fumée de l’abîme.”
The sun represents the Son of God, who is the supreme Source of light in the spiritual realm.Sol Filium Dei repraesentat, qui est supremus lucis fons in regione spirituali.Le soleil représente le Fils de Dieu, qui est la source suprême de la lumière dans le domaine spirituel.
The delusion will blot out His teaching.Error doctrinae eius lumen exstinguet.La séduction effacera son enseignement.
Satan is “the prince of the power of the air” (Eph. 2:2), and we see him portrayed here as being in supreme control of the intellectual kingdom of apostate Christendom.Satanas est “princeps potestatis aeris” (Eph. 2,2), atque hic ut summum imperium in regno intellectuali christianae apostatae gerens depingitur.Satan est “le prince de la puissance de l’air” (Éph. 2,2), et nous le voyons ici représenté comme exerçant un contrôle suprême sur le royaume intellectuel de la chrétienté apostate.
In the early dawn of humanity the devil said to Eve, when she told him that she and Adam were not to eat of the fruit of the tree “in the midst of the garden,” that they would die if they did: “Ye shall not surely die: for God doth know that in the day ye eat thereof, then your eyes shall be opened, and ye be as gods, knowing good and evil” (Gen. 3:4,5).In prima humani generis aurora diabolus Evae dixit, cum illa narrasset se et Adam de fructu arboris “in medio horti” non esse comesturos, ne morerentur: “Nequaquam morte moriemini; scit enim Deus quod quacumque die comederitis ex eo, aperientur oculi vestri, et eritis sicut dii, scientes bonum et malum” (Gen. 3,4–5).Aux premiers jours de l’humanité, le diable dit à Ève, lorsqu’elle lui expliqua qu’elle et Adam ne devaient pas manger du fruit de l’arbre “au milieu du jardin” sous peine de mourir : “Vous ne mourrez nullement ; car Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal” (Gen. 3,4-5).
From that day to this, the devil has been instilling lies into the very souls of men wherever he can; and by trying to humanize God and deify man, he has caused thousands to be lost.Ab illo die usque ad hunc diabolus mendacia in ipsas animas hominum, ubicumque potest, instillavit; atque Deum humanizare et hominem deificare conatus, milia perdidit.Depuis ce jour jusqu’à maintenant, le diable n’a cessé d’insinuer des mensonges dans les âmes mêmes des hommes partout où il le peut ; et en cherchant à humaniser Dieu et à diviniser l’homme, il a causé la perte de milliers d’âmes.
The gross spiritual darkness of the end-time will be no new thing; it will be only an intensified form of the darkness that has been in the world ever since sin entered.Crassa illa tenebrae spirituales temporum novissimorum nihil novi erunt; sed tantum forma intensior tenebrarum quae in mundo ex quo peccatum intravit semper fuerunt.L’épaisse obscurité spirituelle du temps de la fin ne sera rien de nouveau ; elle ne sera qu’une forme intensifiée des ténèbres qui ont été dans le monde depuis que le péché y est entré.
“And there came out of the smoke locusts upon the earth; and unto them was given power, as the scorpions of the earth have power.”“Et de fumo exierunt locustae in terram, et data est illis potestas sicut scorpionibus terrae est potestas.”“Et de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre ; et il leur fut donné un pouvoir semblable à celui qu’ont les scorpions de la terre.”
This plague of locusts is symbolical picture, which represents the spreading over Christendom, of the false teaching referred to.Haec locustarum plaga imago symbolica est, quae diffusionem per christianitatem falsae doctrinae supra memoratae repraesentat.Cette plaie des sauterelles est une image symbolique, qui représente la propagation, à travers la chrétienté, de l’enseignement mensonger évoqué.
When locusts settle down upon a territory, a veritable plague, they devastate completely every green, growing thing.Cum locustae in regionem aliquam descendunt, vera pestis efficitur, quae omne virens atque crescens penitus vastat.Lorsque des sauterelles s’abattent sur un territoire, véritable fléau, elles dévastent complètement toute chose verte et vivante.
Just so completely will the damnable doctrines of the devil blight the minds of men, that, when Christ returns, He will not find the faith on the earth.Ita prorsus doctrinae nefariae diaboli mentes hominum corrumpent, ut, cum Christus redeat, fidem in terra non inveniat.De même, les doctrines damnables du diable ravageront si complètement les esprits des hommes que, lorsque le Christ reviendra, il ne trouvera pas la foi sur la terre.
“It was commanded them that they should not hurt the grass of the earth, neither any green thing, neither any tree; but only those men which have not the seal of God in their foreheads.”“Praeceptum est eis ne laederent herbam terrae, neque quicquam virens, neque ullam arborem, sed tantum homines qui sigillum Dei in frontibus suis non haberent.”“Il leur fut ordonné de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune chose verte, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front.”
If we were to interpret this passage literally, and believe these to be locusts as we know them, then we should have to admit that they would do the very thing they are here forbidden to do; that is, eat “the grass” and growing things.Si hunc locum ad litteram interpretaremur, atque has locustas tales esse quales novimus crederemus, fateri deberemus eas id ipsum facturas esse quod hic eis vetatur, id est herbam et res virentes devorare.Si nous interprétions ce passage littéralement et croyions qu’il s’agit de sauterelles telles que nous les connaissons, nous devrions alors admettre qu’elles feraient précisément ce qu’il leur est ici interdit de faire, à savoir manger “l’herbe” et les choses qui croissent.
Therefore, it is clear that we are to interpret the passage symbolically.Quare manifestum est hunc locum symbolice interpretandum esse.Il est donc clair que ce passage doit être interprété symboliquement.
But the spiritual plague does not strike down every man.At pestis spiritualis non omnem hominem percutit.Mais la plaie spirituelle ne frappe pas tous les hommes.
Only those who “have not the seal of God in their forehead” are to be stung by their damnable bludgeons.Solummodo illi qui “sigillum Dei in fronte sua non habent” ab eorum funestis telis pungentur.Seuls ceux qui “n’ont pas le sceau de Dieu sur le front” doivent être frappés par leurs armes damnables.
The “sealed company” are to escape.“Signata cohors” effugiet.La “compagnie scellée” échappera.
Every child of God is sealed by the Holy Spirit, and it is the office of the Holy Spirit to lead those who accept the Lord Jesus Christ into the whole truth.Omnis filius Dei Spiritu Sancto signatur, cuius est munus eos qui Dominum Iesum Christum accipiunt in omnem veritatem deducere.Tout enfant de Dieu est scellé par le Saint-Esprit, et c’est la fonction du Saint-Esprit de conduire dans toute la vérité ceux qui acceptent le Seigneur Jésus-Christ.
You will never find any man or woman who has been really regenerated by the Spirit of God who will accept any doctrine that denies the deity of the Son of God or the necessity of the atonement.Numquam invenies virum aut mulierem qui vere a Spiritu Dei regeneratus sit et doctrinam ullam accipiat quae divinitatem Filii Dei aut necessitudinem expiationis neget.Vous ne trouverez jamais aucun homme ni aucune femme qui ait été véritablement régénéré par l’Esprit de Dieu et qui accepte une doctrine niant la divinité du Fils de Dieu ou la nécessité de l’expiation.
In ignorance of what a system teaches, he may join such a movement; but when he learns the real thing for which any cult stands, he will sever all connection with it.Ignorans quid systema aliquod doceat, quis talem motum amplecti potest; sed ubi rem ipsam cui quisque cultus innititur cognoscit, omnem cum eo consuetudinem abrumpet.Par ignorance de ce qu’enseigne un système, il peut adhérer à un tel mouvement ; mais lorsqu’il apprend ce que tout culte soutient réellement, il rompra toute relation avec lui.
He cannot do otherwise, if he is born again.Aliter facere non potest, si denuo natus est.Il ne peut en être autrement, s’il est né de nouveau.
I recall a family I once had in my congregation who had been ostracized by their relatives because they would not take up Christian Science.Memini familiae cuiusdam quae olim in mea congregatione fuit, a propinquis suis repudiatae, quod Christianam Scientiam amplecti noluerit.Je me souviens d’une famille que j’avais autrefois dans ma congrégation et qui avait été mise à l’écart par ses proches parce qu’elle refusait d’adhérer à la Science chrétienne.
The brother of the wife understood Christian Science thoroughly, having studied under Mrs. Eddy herself.Frater uxoris Christianam Scientiam penitus intellexerat, quippe qui sub ipsa domina Eddy studuisset.Le frère de l’épouse comprenait parfaitement la Science chrétienne, ayant étudié auprès de Mme Eddy elle-même.
He understood what it taught concerning God, concerning Christ, and concerning the blood atonement; and yet, knowing the truth, he accepted Christian Science, denying the other things.Intellexerat quid de Deo, de Christo, deque expiatione sanguinis doceret; et tamen, veritate cognita, Christianam Scientiam accepit, cetera negans.Il comprenait ce qu’elle enseignait concernant Dieu, concernant le Christ et concernant l’expiation par le sang ; et pourtant, connaissant la vérité, il accepta la Science chrétienne en niant ces autres choses.
His sister came to me one day and asked me to go with her to visit another sister, who was under the brother's influence.Soror eius quadam die ad me venit atque me rogavit ut secum irem ad visitandam aliam sororem, quae sub fratris eius influentia erat.Un jour, sa sœur vint me voir et me demanda de l’accompagner pour rendre visite à une autre sœur, qui était sous l’influence de ce frère.
That sister was dying of tuberculosis; and as we walked into her room, I saw before me a thin, emaciated form, lying upon a bed.Illa soror tuberculosi morbo moriebatur; et cum in cubiculum eius intraremus, ante me conspexi tenuem ac macilentam figuram in lecto iacentem.Cette sœur se mourait de la tuberculose ; et lorsque nous entrâmes dans sa chambre, je vis devant moi une silhouette maigre et émaciée, étendue sur un lit.
On the stand by her side lay a Bible.In mensa ad latus eius posita Biblia iacebant.Sur la table à son côté reposait une Bible.
In her hand she held a copy of “Science and Health,” which she was reading.In manu sua exemplar libri “Science and Health” tenebat, quem legebat.Dans sa main, elle tenait un exemplaire de “Science and Health”, qu’elle était en train de lire.
As we came in, she looked up and said, “This,” holding up Mrs. Eddy's book, “is the thing that helps me.”Cum intraremus, sursum aspexit atque dixit: “Hoc”, librum dominae Eddy attollens, “est id quod me adiuvat.”Lorsque nous entrâmes, elle leva les yeux et dit : “Ceci”, en brandissant le livre de Mme Eddy, “est ce qui m’aide.”
I sat down beside the bed and talked to her.Consedi iuxta lectum atque cum ea locutus sum.Je m’assis près du lit et je parlai avec elle.
I asked her if she thought she would go to heaven if she died.Eam interrogavi num putaret se, si moreretur, in caelum ituram esse.Je lui demandai si elle pensait aller au ciel si elle venait à mourir.
She said she would.Respondit se ituram esse.Elle répondit que oui.
Then I asked her what her conception of heaven was, and what made her entrance there possible.Tum eam interrogavi quae esset eius de caelo conceptio, et quid aditum illuc possibilem faceret.Je lui demandai alors quelle était sa conception du ciel et ce qui rendait possible son entrée en ce lieu.
As she talked, I saw that she believed the same things I do.Dum loquebatur, animadverti eam eadem credere quae ego credo.À mesure qu’elle parlait, je vis qu’elle croyait aux mêmes choses que moi.
I asked her if she would accept anything that denied the Lord Jesus Christ as God's eternal Son who shed His blood for guilty sinners.Eam interrogavi num quicquam acceptura esset quod Dominum Iesum Christum, ut Filium Dei aeternum qui sanguinem suum pro peccatoribus effuderit, negaret.Je lui demandai si elle accepterait quoi que ce soit qui nierait le Seigneur Jésus-Christ comme Fils éternel de Dieu ayant versé son sang pour des pécheurs coupables.
She said, “Why no!”Respondit: “Minime vero!”Elle répondit : “Mais non !”
“If you read it in a book—no matter whose book—what would you do?” I asked.“Si id in libro legeres — cuiuscumque libri esset — quid faceres?” interrogavi.“Si vous lisiez cela dans un livre — peu importe de quel livre — que feriez-vous ?” demandai-je.
“I'd hurl that book from me as I would a serpent!”“Illum librum a me proicerem sicut serpentem!”Elle répondit : “Je jetterais ce livre loin de moi comme un serpent !”
“Suppose you found it in that book,” I asked, pointing to “Science and Health!”“Quid si id in illo libro invenires?” interrogavi, ad “Science and Health” indicans.“Supposons que vous trouviez cela dans ce livre”, demandai-je en montrant “Science and Health”.
“Oh, you will never find it there!” she exclaimed.“O, numquam id ibi invenies!” exclamavit.“Oh, vous ne trouverez jamais cela là-dedans !” s’exclama-t-elle.
“I did not say you would find it, but suppose you should find it there?”“Non dixi te id inventuram esse, sed quid si forte ibi invenires?”“Je ne dis pas que vous le trouveriez, mais supposons que vous le trouviez là ?”
“Then I'd never read the book again.”“Tum librum illum numquam iterum legerem.”“Alors je ne lirais plus jamais ce livre.”
I took the copy of “Science and Health,” and turned to a certain page where Mrs. Eddy gives her statement concerning the atonement.Exemplar libri “Science and Health” sumpsi atque ad quandam paginam converti, ubi domina Eddy sententiam suam de expiatione exponit.Je pris l’exemplaire de “Science and Health” et l’ouvris à une certaine page où Mme Eddy donne sa déclaration concernant l’expiation.
I read to her what Mrs. Eddy says, that the blood of Jesus Christ was of no more avail, when it was shed upon the accursed tree, than when it was flowing through His veins in daily life.Eam legi quod domina Eddy dicit, sanguinem Iesu Christi non plus valuisse, cum in arbore maledicta effunderetur, quam cum per venas eius in vita cotidiana flueret.Je lui lus ce que Mme Eddy affirme, à savoir que le sang de Jésus-Christ n’avait pas plus de valeur lorsqu’il fut versé sur l’arbre maudit que lorsqu’il coulait dans ses veines durant la vie quotidienne.
I shall never forget the look that came into her eyes.Numquam obliviscar vultus qui in oculis eius apparuit.Je n’oublierai jamais l’expression qui envahit ses yeux.
“Does it say that, Mr. Talbot?” she asked.“Num hoc ita dicit, domine Talbot?” quaesivit.“Est-ce que cela dit vraiment cela, Monsieur Talbot ?” demanda-t-elle.
I showed it to her again; and when she read it, she dropped the book out of her hand.Iterum ei ostendi; et cum legeret, librum e manu dimisit.Je le lui montrai de nouveau ; et lorsqu’elle le lut, elle laissa tomber le livre de sa main.
That girl left a will with a strange clause in it, instructing that her funeral service should be in charge of the Christian Science Church to which she belonged, that they should have their pallbearers and soloists, but that I should get up there and tell them what I told her!Illa puella testamentum reliquit clausula quadam insolita, qua praecipiebat ut ritus funebris a Ecclesia Scientiae Christianae cui adhaeserat curaretur, ut ipsi feretrarios et solistas haberent, sed ut ego adstarem ibique eis dicerem quae ipsi dixeram.Cette jeune femme laissa un testament contenant une clause singulière, prescrivant que son service funèbre fût confié à l’Église de la Science chrétienne à laquelle elle appartenait, qu’ils aient leurs porteurs et leurs solistes, mais que moi je monte à la tribune pour leur dire ce que je lui avais dit !
None of these damnable doctrines can touch the elect of God in that day of tribulation which is to come, either.Nulla ex his doctrinis execrandis electos Dei in illo tribulationis die qui venturus est attingere poterit.Aucune de ces doctrines damnables ne pourra non plus atteindre les élus de Dieu en ce jour de tribulation qui doit venir.
The elect are the faithful Jewish remnant.Electi sunt fidelis reliquiae Iudaicae.Les élus sont le fidèle reste juif.
But what about the rest of the world?Quid autem de reliquo mundo?Mais qu’en est-il du reste du monde ?
What about those who have not the seal of God in their forehead?Quid de illis qui sigillum Dei in fronte sua non habent?Qu’en est-il de ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front ?
Of them it is said: “And in those days shall men seek death, and shall not find it; and shall desire to die, and death shall flee from them.”De his dicitur: “Et in diebus illis quaerent homines mortem et non invenient, et desiderabunt mori, et fugiet mors ab eis.”À leur sujet il est dit : “En ces jours-là, les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux.”
Their souls will be filled with an anguish far worse than any physical anguish could be.Animae eorum angore multo graviore quam ullus corporalis dolor implentur.Leurs âmes seront remplies d’une angoisse bien pire que toute souffrance physique.
“And the shapes of the locusts were like unto horses prepared unto battle.”“Et formae locustarum similes erant equis ad proelium paratis.”“Et les formes des sauterelles étaient semblables à des chevaux préparés pour le combat.”
As another has said, these words speak of the “rapidity” and “irresistibility” of the great system of false doctrine that shall emanate from the pit.Ut alius dixit, haec verba de “celeritate” et “irresistibilitate” magni systematis falsae doctrinae loquuntur quod ex abysso emanabit.Comme un autre l’a dit, ces paroles évoquent la “rapidité” et l’”irrésistibilité” du grand système de fausse doctrine qui émanera de l’abîme.
“And on their heads were as it were crowns like gold.”“Et in capitibus earum erant quasi coronae similes auro.”“Et sur leurs têtes il y avait comme des couronnes semblables à de l’or.”
This symbolic statement means that in that day intellect will be crowned.Haec enuntiatio symbolica significat eo tempore intellectum coronandum esse.Cette affirmation symbolique signifie qu’en ce jour-là l’intellect sera couronné.
Apostasy will be on the throne.Apostasia in solio erit.L’apostasie sera sur le trône.
“Their faces were as the faces of men.”“Facies earum erant sicut facies hominum.”“Leurs visages étaient comme des visages d’hommes.”
Here, also, we see that man shall make a god of reason.Hic quoque videmus hominem rationem sibi in deum constituturum esse.Ici encore, nous voyons que l’homme fera de la raison un dieu.
As is ever the case in any false doctrine, the appeal is to the intellect.Ut semper fit in omni falsa doctrina, ad intellectum provocatio dirigitur.Comme c’est toujours le cas dans toute fausse doctrine, l’appel s’adresse à l’intellect.
So it is in the rationalism that is sweeping throughout professing Christendom today.Ita etiam est in rationalismo qui hodie per totam christianitatem profitentem diffunditur.Il en va de même du rationalisme qui se répand aujourd’hui dans toute la chrétienté professante.
“And they had hair as the hair of women.”“Et capillos habebant sicut capillos mulierum.”“Et elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes.”
These false doctrines will have a strange subtlety.Hae falsae doctrinae quandam subtilitatem miram habebunt.Ces fausses doctrines auront une étrange subtilité.
“Their teeth were as the teeth of lions.”“Dentes earum erant sicut dentes leonum.”“Leurs dents étaient comme des dents de lions.”
They will fairly destroy those who receive them.Illos qui eas recipiunt plane perditurae sunt.Elles détruiront complètement ceux qui les reçoivent.
“And they had a king over them … whose name in the Hebrew tongue is Abaddon, but in the Greek … Apollyon.”“Et habebant super se regem … cui nomen Hebraice Abaddon, Graece autem … Apollyon.”“Et elles avaient sur elles un roi … dont le nom en hébreu est Abaddon, et en grec … Apollyon.”
In the Word of God, the devil is given many names.In Verbo Dei diabolus multis nominibus appellatur.Dans la Parole de Dieu, le diable reçoit de nombreux noms.
In this case, the two names mean the same thing, “destruction.”Hoc in loco duo illa nomina idem significant, “perditionem.”Dans ce cas, ces deux noms signifient la même chose, “destruction”.
Both apostate Israel and apostate Christendom will be faced with desolation.Tam Israel apostata quam christianitas apostata desolationi obversabuntur.Israël apostat et la chrétienté apostate seront tous deux confrontés à la désolation.
The light will be blotted out; and in the dreadful darkness, the demons from the pit will do their awful work.Lux exstinguetur; et in terribili tenebrarum caligine daemones e puteo suum opus horrendum peragent.La lumière sera effacée ; et dans l’effroyable obscurité, les démons de l’abîme accompliront leur œuvre terrible.

1940. Martin Kiddle

  • Martin Kiddle (1903-1943), prêtre anglican et exégète britannique, d'abord vicaire de Christ Church à Harrogate (Yorkshire du Nord) et conférencier de l'église paroissiale de Leeds (Yorkshire-et-Humber), puis, chapelain de l'évêque de Rochester (Kent), à la suite d'une pénible affaire de condamnation pour homosexualité survenue en 1941, qui l'amènera à se marier et semble-t-il à se suicider peu après, auteur en 1940 d'un commentaire de référence sur l'Apocalypse qui sera souvent réédité, dans la série prestigieuse des commentaires de Moffatt.
  • M. K. Ross, Master of Arts, collaborateur de Kiddle à la paroisse de Harrogate puis à Leeds Parish Church. (C'est par erreur que certaines notices bibliographique lui donnent le prénom de Margaret)
  • Martin Kiddle et M. K. Ross, The Revelation of St. John, by Martin Kiddle, M.A. (Oxon), Vicar of Christ Church, Harrogate, Lecturer of Leeds Parish Church, assisted by M. K. Ross (XLIX+360 p.), New York et Londres, Harper et frères (“Moffatt New Testament Commentary”), 1940, pp. 115-116 (versets 6,5-6), 149 et 155 (versets 9,1-11).
anglais (1940)latin (2025)français (2025)
What seems like a voice in the midst of the four living Creatures—presumably the voice of Christ, who is revealing these things to John; who, moreover, is Lord of all the harvests of the last days, whether literal as here, or metaphorical, as in chap. XIV. 14-20—proclaims the scope of the famine. (…)Quasi vox ex medio quattuor Animalium—verisimiliter vox Christi, qui haec Ioanni revelat; qui praeterea Dominus est omnium messium novissimorum temporum, sive ad litteram ut hic, sive metaphorice ut in cap. XIV. 14-20—ambitum famis proclamant. (…)Une voix qui paraît venir du milieu des quatre Vivants—vraisemblablement la voix du Christ qui révèle ces choses à Jean; lequel, d'ailleurs, est le Seigneur de toutes les moissons des derniers jours, qu'elles soient littérales comme ici, ou métaphoriques comme au chap. XIV. 14-20—proclame l'étendue de la famine. (…)
The exception of oil and wine from the scope of this famine has a very mysterious appearance. (…)Quod oleum et vinum extra hunc famis ambitum excipiuntur, aspectum valde mysteriosum habet. (…)L'exception de l'huile et du vin hors du champ de cette famine a une apparence très mystérieuse. (…)
Dr. Beckwith has offered what seems the most convincing explanation (The Apocalypse of John, p. 521): the term, “oil, wine, and corn”, he says, is an Old Testament formula which means, comprehensively, human sustenance.Dr Beckwith explanationem, quae videtur efficacissima, proposuit (The Apocalypse of John, p. 521): locutio “oleum, vinum, et frumentum”, inquit, formula est Veteris Testamenti quae late significat sustentationem humanam.Le Dr Beckwith a proposé ce qui paraît l'explication la plus convaincante (The Apocalypse of John, p. 521): le syntagme “oil, wine, and corn”, dit-il, est une formule vétérotestamentaire qui signifie, de manière englobante, la subsistance humaine.
When one of the three is attacked and diminished, and the other two spared, this means merely that part at least of the store of human food on earth will remain.Cum unum e tribus impetatur atque minuatur, duobus aliis parcatur, hoc tantum significat aliquam saltem partem commeatus humani in terra mansuram esse.Quand l'un des trois est frappé et diminué et que les deux autres sont épargnés, cela signifie simplement qu'au moins une partie du stock de nourriture humaine sur la terre subsistera.
He points out, furthermore, that it is true to nature and experience to talk of a famine affecting wheat and not other food: the vine and the olive are fed through roots deep enough to withstand droughts which damage the corn.Addit praeterea consentaneum naturae ac experientiae esse famem quae frumentum afficiat, non alia alimenta: vitis et oliva radicibus satis altis aluntur ut siccitates sustineant quae tritico nocent.Il souligne en outre qu'il est conforme à la nature et à l'expérience de parler d'une famine touchant le blé et non les autres aliments: la vigne et l'olivier se nourrissent par des racines assez profondes pour résister aux sécheresses qui endommagent le blé.
Such a natural fact is certainly alluded to in IX. 5—the five-month season for locusts —and it seems almost certain that something like this explanation is the true one.Ad tale factum naturale procul dubio alluditur in IX. 5—tempus quinque mensium locustarum—et fere certum videtur huiusmodi explicationem veram esse.Un tel fait naturel est assurément évoqué en IX.5—la saison de cinq mois des sauterelles—et il paraît presque certain que quelque chose comme cette explication est la vraie.
(…)(…)(…)
John’s practical purpose in this passage can be easily overlooked.Intentio practica Ioannis in hoc loco facile neglegi potest.Le but pratique de Jean dans ce passage peut aisément passer inaperçu.
Since the symbolism can be more readily visualized than in many of his other visions, there is a tendency to concentrate attention on the pictorial details.Cum symbolismus hic facilius quam in multis aliis visionibus imaginari possit, fit ut animus nimis in singula picturae convertatur.Comme le symbolisme peut ici se représenter plus aisément que dans bien d’autres visions, on a tendance à concentrer l’attention sur les détails pittoresques.
The results have been often unfortunate.Eventus saepe infelices fuerunt.Les résultats en ont souvent été malheureux.
For example, the plagues have been subjected to a close scrutiny, as though John were giving a scientific treatise on the last things.Exempli gratia, plagae diligenter examinatae sunt, quasi Ioannes tractatum scientificum de rebus novissimis conscriberet.Par exemple, les fléaux ont été minutieusement scrutés, comme si Jean rédigeait un traité scientifique sur les choses dernières.
Commentators have claimed to discover inconsistencies and contradictions; they point out that in verse 7 John declares that all the green grass was burnt up, and yet in IX. 4 the locusts are told not to harm the grass.Interpretes contradictiones invenisse se contendunt; notant in versu VII Ioannem dicere omnem herbam viridem combustam esse, et tamen in IX.4 locustis imperari ne herbam laederent.Des commentateurs ont prétendu y découvrir des incohérences et des contradictions; ils remarquent qu’au verset 7 Jean déclare que toute herbe verte fut brûlée, et pourtant, en IX,4, il est dit aux sauterelles de ne pas endommager l’herbe.
Again, in VIII. 12 a third of the stars are darkened, although the whole sky had been already denuded of stars at the opening of the sixth seal (VI. 13).Item in VIII.12 tertia pars stellarum obscuratur, cum totum caelum iam stellis nudatum esset ad sextum sigillum apertum (VI.13).De même, en VIII,12, un tiers des étoiles est obscurci, alors que le ciel tout entier avait déjà été dépouillé de ses étoiles à l’ouverture du sixième sceau (VI,13).
Was John forgetful, or so independent as to ignore such inconsistencies, or, finally, has the text been tampered with?Num Ioannes oblitus est, an ita liber ut tales repugnantias neglexerit, an denique textus corruptus est?Jean fut-il oublieux, ou si indépendant qu’il ait négligé ces incohérences, ou bien enfin le texte fut-il altéré?
The difficulties are largely imaginary, even if we consider John’s tempestuous imagery from the cold, scientific point of view adopted by the critics.Difficilia plerumque imaginaria sunt, etiamsi tempestuosam Ioannis picturam ex frigido, scientifico aspectu criticorum spectemus.Ces difficultés sont en grande partie imaginaires, même si l’on considère l’imagerie fougueuse de Jean selon le point de vue froid et scientifique des critiques.
(…)(…)(…)
The firmness of John’s faith that everything, whether good or evil, was in God’s hands—a faith indispensable to the Church of his day, perplexed by persecution—is as noteworthy in his almost unconscious allusions to that divine sovereignty as in his deliberate arguments: the angel-Star was given the key that set in motion the fifth woe, just as the locusts were granted power to torture men (cf. the way the Beast “was allowed” to blaspheme, and given authority over the world, XIII. 5-7); they were told to limit their destructive activity, and were allowed to exercise it only for the strictly limited period of five months.Firmitas fidei Ioannis quod omnia, sive bona sive mala, in manibus Dei essent—fides Ecclesiae illius temporis sub persecutione perplexae necessaria—tam in quasi inconscia allusione ad divinam potestatem quam in argumentis deliberatis animadvertenda est: stella-angeli clavis data est quae quintam calamitatem movit, sicut locustis potestas data est homines cruciandi (cf. modum quo bestia “data est” ut blasphemaret et potestatem acciperet super mundum, XIII.5–7); iussae sunt suam vim destruendi limitare et eam tantum quinque mensium spatio exercere.La fermeté de la foi de Jean, que tout, bon ou mauvais, est dans les mains de Dieu—foi indispensable à l’Église de son temps, troublée par la persécution—se remarque autant dans ses allusions presque inconscientes à cette souveraineté divine que dans ses raisonnements délibérés : l’ange-étoile reçut la clef qui mit en mouvement le cinquième fléau, tout comme les sauterelles reçurent le pouvoir de tourmenter les hommes (cf. la manière dont la Bête “fut autorisée” à blasphémer et reçut autorité sur le monde, XIII,5–7) ; il leur fut ordonné de borner leur action destructrice et de l’exercer seulement pendant la période strictement limitée de cinq mois.
As the successive visions were unfolded, so the readers of Revelation learned more and more about the significance of God’s rule described in chaps. I., IV., and V.Revelationis lectores, dum visiones succedunt, sensum regiminis divini in capitulis I, IV, V descripti magis magisque intellexerunt.À mesure que se déroulaient les visions successives, les lecteurs de l’Apocalypse comprenaient de plus en plus la portée de la souveraineté divine décrite aux chapitres I, IV et V.
(…)(…)(…)
The remorse of the doomed is too late for penitence (XI. 13). But the fifth plague comes to all—that is, to all such human beings as had not the seal of God upon their foreheads—and it comes in this world, while there is still time for amendment. Nor is the torture a momentary experience: it lasts for five months, a period sufficient to test its results (the destructive power of locusts is limited to the five dry summer months).Poenitentia damnatorum sero venit (XI.13). Sed quinta plaga omnibus venit—id est, omnibus hominibus qui signaculum Dei in frontibus non habebant—et venit in hoc mundo, dum adhuc tempus est emendationis. Nec tormentum momentum est: quinque menses durat, spatium satis ad eventum probandum (potestas locustarum destructrix quinque mensibus siccis aestivis limitatur).Le repentir des condamnés vient trop tard pour être pénitence (XI,13). Mais le cinquième fléau s’abat sur tous—c’est-à-dire sur tous ceux des hommes qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur le front—et il vient en ce monde, alors qu’il est encore temps de s’amender. Le tourment n’est pas une épreuve passagère : il dure cinq mois, laps de temps suffisant pour en éprouver les effets (le pouvoir destructeur des sauterelles est limité aux cinq mois secs de l’été).
Being daemons, the locusts were inevitably associated in John's mind with serpents (cf. IX. 19), so that he carefully explains that their power of hurting men for five months lay in their tails, not, as in the case of ordinary locusts, in their voracious jaws.Cum daemones essent, locustae in mente Ioannis necessario cum serpentibus coniunctae sunt (cf. IX.19), ita ut diligenter exponat eorum potestatem homines quinque mensibus laedendi in caudis positam esse, non, ut in locustis communibus, in voracibus mandibulis.Étant des démons, les sauterelles étaient inévitablement associées dans l’esprit de Jean aux serpents (cf. IX,19), si bien qu’il prend soin d’expliquer que leur pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois réside dans leur queue, non, comme chez les sauterelles ordinaires, dans leurs mâchoires voraces.
(…)(…)(…)
But his main thought was probably associated with the Hebrew personification of Death and Hell as the place of destruction, under his title Abaddon.Sed cogitatio eius praecipua probabiliter coniuncta erat cum Hebraica personificatione Mortis et Inferni ut loci perditionis, sub titulo eius Abaddon.Mais sa pensée principale était probablement liée à la personnification hébraïque de la Mort et de l’Enfer comme lieu de perdition, sous son nom d’Abaddon.
In IX. 6 we saw how the tortured heathen “will seek death and not find it”; but that will be for only a limited period, the five months allotted to the daemon locusts.In IX.6 vidimus quomodo gentiles cruciati “mortem quaerent et non invenient”; sed hoc erit ad tempus tantum limitatum, quinque mensium daemonibus locustis assignatorum.En IX,6 nous avons vu comment les païens tourmentés “chercheront la mort et ne la trouveront pas” ; mais ce ne sera que pour une durée limitée, les cinq mois assignés aux sauterelles démoniaques.
Death and Hell awaited the impenitent after this opportunity of repentance.Mors et Infernus impaenitentes post hanc occasionem paenitentiae exspectabant.La Mort et l’Enfer attendaient les impénitents après cette occasion de repentir.
In both the Hebrew and the Greek name John’s readers would see the symbol of the impending destruction that awaited the ungodly at “the time for destroying the destroyers of the earth” (XI. 18).Tam in nomine Hebraico quam Graeco lectores Ioannis symbolum viderent exitii imminentis quod impios manebat “tempore perdendi perditores terrae” (XI.18).Dans les noms hébreu et grec, les lecteurs de Jean voyaient le symbole de la destruction imminente qui attendait les impies “au temps fixé pour détruire les destructeurs de la terre” (XI,18).

1941. Max Beckmann

  • Max Beckmann (1884-1950), peintre, dessinateur et graveur allemand mort à New York, professeur à Francfort démis en 1933 par le régime nazi comme peintre “dégénéré” et depuis lors exilé à Amsterdam jusqu'en 1947, avant de partir enseigner à New York.
  • Il réalise en 1941 une série de gravures destinées à une édition illustrer l’Apocalypse de Jean dans la traduction de Martin Luther. Elles ne seront imprimée à Francfort en 1943 qu'à 24 exemplaires, parce qu'au delà de ce nombre il aurait fallu solliciter l’autorisation de la Chambre de la littérature.

1941. William R. Newell

  • William Reed Newell (1868-1956), exégète étatsunien, d'abord pasteur de la Bethesda Congregational Church à Chicago jusqu'en 1895, puis directeur adjoint du Moody Bible Institute sous la direction de R.A. Torrey, conférencier à Chicago, Saint-Louis et Toronto, auteurs de commentaires connus, notamment sur les Lettres aux Romains et aux Hébreux ainsi que sur l'Apocalypse. Moins que d'une exégèse critique au sens académique, il s'agit ici d'une lecture confessionnelle et fondamentaliste militante, structurée pour produire un effet de conviction.
  • William R. Newell, The Book of the Revelation, by William R. Newell (IX+405 p.), Chicago (Illinois), Grace Publications, 1941, pp. 127-132.
anglais (1941)latin (2026)français (2026)
The fifth angel sounded, and I saw a star from heaven fallen unto the earth: and there was given to him |the key of the shaft (Greek, phrear, as in John 4:11, “The well is deep’) of the abyss.Quintus angelus tuba cecinit, et vidi stellam e caelo in terram delapsam; et datum est ei |clavis putei (Graece φρέαρ, ut Ioan. 4,11: “altus est puteus”) abyssi.Le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tombée du ciel sur la terre ; et il lui fut donné |la clef du puits (grec φρέαρ, comme en Jean 4,11 : « le puits est profond ») de l’abîme.
That there is a passage from the earth to its heart not only is indicated by Scripture, but was believed by the ancient Greeks, and is today known to the followers of Satan.Quod ad ipsum terrae cor sit transitus, id non solum Scriptura indicat, sed etiam Graeci antiqui crediderunt, atque hodie Satanae sectatoribus notum est.Qu’il existe un passage de la terre jusqu’à son cœur, cela n’est pas seulement indiqué par l’Écriture, mais fut cru par les Grecs anciens, et est aujourd’hui connu des adeptes de Satan.
In Revelation 20:1-3 we find Satan himself cast down there, and the passage sealed for 1000 years.In Apocalypsi 20,1-3 invenimus ipsum Satanam illuc deiectum, atque transitum per mille annos obsignatum.En Apocalypse 20,1-3 nous trouvons Satan lui-même précipité là, et le passage scellé pour mille ans.
In this latter passage, “an angel coming down out of heaven” has the key of the abyss.In illo autem loco posteriore, “angelus e caelo descendens” habet clavem abyssi.Dans ce dernier passage, « un ange descendant du ciel » a la clef de l’abîme.
In Revelation 9:1 it is a “fallen” one of those beings so often called stars (e.g., Daniel 8:10, 24; Isaiah 14:12) to whom is given the key of the shaft of the abyss.In Apocalypsi 9,1 vero est “lapsus” ex illis entibus quae totiens stellae vocantur (ut Dan. 8,10.24; Is. 14,12), cui datur clavis putei abyssi.En Apocalypse 9,1, c’est un être « déchu », de ceux qu’on appelle si souvent des étoiles (p. ex. Daniel 8,10.24 ; Isaïe 14,12), à qui est donnée la clef du puits de l’abîme.
We know from our Lord’s words in Revelation 1:18 that He has Himself “the keys of death and of Hades.”Scimus ex verbis Domini nostri in Apocalypsi 1,18 ipsum habere “claves mortis et Hades.”Nous savons, d’après les paroles de notre Seigneur en Apocalypse 1,18, qu’il possède lui-même « les clefs de la mort et du Hadès ».
Inasmuch as the word “abyss” describes the region, and Hades (literally “the unseen”) describes the state or class of beings—spirits who go there—we judge both words refer to “the heart of the earth” (Matthew 12:40).Quoniam vox “abyssus” regionem designat, Hades autem (id est “invisum”) statum sive genus entium—spirituum qui illuc eunt—describit, existimamus utrasque voces ad “terrae cor” pertinere (Matth. 12,40).Puisque le mot « abîme » décrit le lieu, et que Hadès (littéralement « l’invisible ») décrit l’état ou la catégorie d’êtres — des esprits qui s’y rendent —, nous jugeons que ces deux termes renvoient au « cœur de la terre » (Matthieu 12,40).
For our Lord, we know, during that three days was in the Old Testament Sheol, which is the New Testament Hades. (Compare Psalm 16:10 with Acts 2 :25-31—both R. V., for the King James version is quite confusing in its varied translations of Sheol and Hades.)Dominus enim noster, ut scimus, per illos tres dies in Veteris Testamenti Sheol fuit, quod est Novi Testamenti Hades. (Confer Ps. 16,10 cum Act. 2,25-31—utrumque in R. V.; nam versio vulgo dicta King James per varias Sheol et Hades interpretationes satis confundit.)Car notre Seigneur, nous le savons, durant ces trois jours, fut dans le Shéol de l’Ancien Testament, qui est le Hadès du Nouveau Testament. (Comparer Psaume 16,10 avec Actes 2,25-31 — tous deux selon la R. V., car la version King James est assez déroutante par ses traductions diverses de Shéol et de Hadès.)
In Romans 10:7 also, Paul shows that to bring our Lord up from the dead, was to “descend into the abyss.”In Rom. 10,7 quoque Paulus ostendit Dominum nostrum e mortuis educere idem fuisse ac “descendere in abyssum.”En Romains 10,7 aussi, Paul montre que faire remonter notre Seigneur d’entre les morts, c’était « descendre dans l’abîme ».
And he opened the shaft of the abyss; and there went up smoke out of the shaft, as the smoke of a great furnace; and the sun and the air were darkened by reason of the smoke of the shaft.Et aperuit puteum abyssi; et ascendit fumus e puteo, sicut fumus fornacis magnae; et obscurati sunt sol et aer propter fumum putei.Et il ouvrit le puits de l’abîme ; et une fumée monta du puits, comme la fumée d’une grande fournaise ; et le soleil et l’air furent obscurcis à cause de la fumée du puits.
Now if we should read of the eruption of a great volcano darkening the sky for thousands of miles, we would believe it to be physical smoke and literal darkness.Nunc, si legeremus de eruptione magni vulcani caelum per milia milium obscurantis, crederemus eum esse fumum physicam atque tenebras litterales.Or, si nous lisions le récit de l’éruption d’un grand volcan obscurcissant le ciel sur des milliers de milles, nous croirions qu’il s’agit d’une fumée matérielle et d’une obscurité littérale.
Such phenomena have actually occurred, as may be found upon consulting any physical geography.Talia phaenomena re vera acciderunt, ut inveniri potest si quis quamlibet geographiam physicam consulat.De tels phénomènes se sont réellement produits, comme on peut le constater en consultant n’importe quel manuel de géographie physique.
So we shall proceed to believe that God’s Word is as true as are man’s records, and we shall have no trouble in considering this smoke and consequent darkening just as literal as the words express them to be.Ita pergamus credere Verbum Dei tam verum esse quam sunt hominum monumenta, neque difficultatem habebimus quin hunc fumum et obscurationem inde consequentem tam litterales putemus quam verba ipsa declarant.Ainsi, nous continuerons de croire que la Parole de Dieu est aussi vraie que les documents des hommes, et nous n’aurons aucune peine à considérer cette fumée et l’obscurcissement qui en résulte comme aussi littéraux que les mots les expriment.
When we remember that The Revelation is not a sealed book, we shall have no difficulty in regarding the locusts that God says will proceed from this smoke, as actual locusts.Cum meminerimus Apocalypsin non esse librum obsignatum, nullam habebimus difficultatem quin locustas, quas Deus ex hoc fumo procedere dicit, pro veris locustis habeamus.Quand nous nous souvenons que l’Apocalypse n’est pas un livre scellé, nous n’aurons aucune difficulté à considérer comme de véritables sauterelles celles que Dieu dit devoir sortir de cette fumée.
In Exodus 10 we are told concerning the plague of locusts in Egypt that they were such “as neither thy fathers nor thy fathers’ fathers have seen, since the day that they were upon the earth unto this day.”In Exodo 10 de plaga locustarum in Aegypto dicitur eas fuisse tales “quales neque patres tui neque patrum patres viderunt, ex die quo fuerunt super terram usque ad diem hunc.”Dans Exode 10, au sujet de la plaie des sauterelles en Égypte, il nous est dit qu’elles furent telles que « ni tes pères ni les pères de tes pères n’en avaient vu de semblables, depuis le jour où ils sont sur la terre jusqu’à ce jour ».
“Before them there were no such locusts as they, neither after them shall be such.”“Ante eas non fuerunt locustae tales sicut illae, neque post eas erunt tales.”« Avant elles, il n’y eut point de sauterelles semblables, et après elles il n’y en aura point de semblables. »
Now no one who believes the Bible has any trouble believing the record of that past plague.Nunc nemo qui Bibliam credit ullam difficultatem habet quin testimonium illius pristinae plagae credat.Or personne, parmi ceux qui croient la Bible, n’a de peine à croire le récit de cette plaie passée.
Nor has any one any right to have any difficulty about the terrible locust plague of Revelation 9.Neque quisquam ullum ius habet difficultatem ullam de terribili illa locustarum plaga Apocalypsis 9 concipere.Et personne n’a le droit d’éprouver quelque difficulté au sujet de la terrible plaie des sauterelles d’Apocalypse 9.
It is because of the fog of unbelief, and the super-fog of “historical interpretation,’ that this passage has been considered “hard to understand.”Propter nebulam incredulitatis atque super-nebulam “interpretationis historicae” factum est ut hic locus “difficilis intellectu” habitus sit.C’est à cause du brouillard de l’incrédulité et du super-brouillard de « l’interprétation historique » que ce passage a été considéré comme « difficile à comprendre ».
If we do not believe that God means what He so plainly and explicitly says in Revelation 9, let us say we do not believe it, and be honest.Si non credimus Deum significare quod tam aperte et expresse in Apocalypsi 9 dicit, dicamus nos id non credere, et simus honesti.Si nous ne croyons pas que Dieu veut dire ce qu’il dit si clairement et explicitement en Apocalypse 9, disons que nous ne le croyons pas, et soyons honnêtes.
But let us not dare to bring in vain imaginations and call them interpretations of Scripture.Sed ne audeamus vanas imaginationes inferre easque Scripturae interpretationes appellare.Mais n’osons pas introduire de vaines imaginations et les appeler des interprétations de l’Écriture.
(As, for example, the grotesque and absurd notion that the “hair as the hair of women” [9:8] was fulfilled in the horse-tails tied by the Saracens to their spears!)(Ut, exempli gratia, grotesca illa atque absurda opinio quod “capilli sicut capilli mulierum” [9,8] impleti sint in equinis caudis a Saracenis hastis suis alligatis!)(Comme, par exemple, la notion grotesque et absurde selon laquelle les « cheveux comme des cheveux de femmes » [9,8] auraient été accomplis dans les queues de cheval que les Sarrasins attachaient à leurs lances !)
Remember that we are reading from Revelation 4 onward “the things that must come to pass” after the present Church period.Meminerimus nos ab Apocalypsi 4 deinceps legere “quae oportet fieri” post praesentem Ecclesiae periodum.Souvenons-nous que nous lisons, à partir d’Apocalypse 4, « les choses qui doivent arriver » après la période actuelle de l’Église.
See Revelation 1:19, where the Lord Himself makes the division; and compare it with 4:1 where He carries it forward.Vide Apoc. 1,19, ubi ipse Dominus partitionem facit; et confer cum 4,1 ubi eam prosequitur.Voir Apocalypse 1,19, où le Seigneur lui-même établit la division ; et comparer avec 4,1 où il la poursuit.
It preens our pride to point as wise ones to this or that in Church history, and say, “There was the fulfilment of, for example, this locust army.”Alit superbiam nostram ut, quasi sapientes, hoc aut illud in historia Ecclesiae ostendamus dicentes: “Ibi fuit impletio, exempli gratia, huius exercitus locustarum.”Cela flatte notre orgueil de désigner, comme des gens avisés, ceci ou cela dans l’histoire de l’Église, et de dire : « Voilà l’accomplissement, par exemple, de cette armée de sauterelles. »
But the trouble is, that denies what Christ said about this part of the book, namely, that it was to be fulfilled after Church times and Church history are closed.Sed difficultas est quod hoc negat quod Christus de hac libri parte dixit, nempe eam implendam esse postquam tempora Ecclesiae et historia Ecclesiae clausa fuerint.Mais le problème, c’est que cela nie ce que Christ a dit au sujet de cette partie du livre, à savoir qu’elle devait s’accomplir après la clôture des temps de l’Église et de l’histoire de l’Église.
Out of the smoke came forth locusts upon the earth; and power was given them, as the scorpions of the earth have power.E fumo exierunt locustae in terram; et data est eis potestas, sicut scorpionibus terrae est potestas.De la fumée sortirent des sauterelles sur la terre ; et il leur fut donné un pouvoir, comme les scorpions de la terre ont du pouvoir.
Then follows the command of the Creator of these creatures, reversing utterly their habits as to manner of food!Deinde sequitur mandatum Creatoris horum animantium, prorsus evertens eorum consuetudines quoad rationem cibi!Vient ensuite l’ordre du Créateur de ces créatures, renversant complètement leurs habitudes quant à leur manière de se nourrir !
They are directed not to hurt the grass, nor green things, nor trees (the natural food of locusts until then) “but only such men as have not the seal of God on their foreheads”!Praecipiuntur ne laedant herbam, neque virentia, neque arbores (cibum locustarum naturalem usque ad id tempus), “sed tantum homines qui signaculum Dei in frontibus suis non habent”!Il leur est ordonné de ne pas nuire à l’herbe, ni aux choses vertes, ni aux arbres (nourriture naturelle des sauterelles jusque-là), « mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts » !
Five months (the natural life-period of locusts) is assigned them to “torment men.”Quinque menses (tempus vitae locustarum naturale) eis assignantur ad “homines cruciandos.”Cinq mois (la durée naturelle de vie des sauterelles) leur sont assignés pour « tourmenter les hommes ».
Down in Egypt (the plagues of which throw great light on the earth-plagues of Revelation), God “put a difference” (Hebrew—set redemption) between His people Israel, and the Egyptians (See Exodus 8:22; 9:4,6, 26; 10:23).In Aegypto autem (cuius plagae magnam lucem iaciunt in plagas terrae Apocalypsis), Deus “posuit differentiam” (Hebraice—posuit redemptionem) inter populum suum Israel et Aegyptios (vide Exod. 8,22; 9,4.6.26; 10,23).En Égypte (dont les plaies jettent une grande lumière sur les plaies terrestres de l’Apocalypse), Dieu « mit une différence » (hébreu — mit la rédemption) entre son peuple Israël et les Égyptiens (voir Exode 8,22 ; 9,4.6.26 ; 10,23).
God will do likewise when these terrible visitations are again in the earth.Deus idem faciet cum hae terribiles visitationes iterum in terra fuerint.Dieu fera de même lorsque ces terribles visitations seront de nouveau sur la terre.
Whatever persecutions the saints of those days may endure from men, they will have constant miraculous evidence that their God is not against them!Quascumque persecutiones sancti illorum dierum ab hominibus perpessi fuerint, perpetuum testimonium mirabile habebunt Deum suum sibi non adversari!Quelles que soient les persécutions que les saints de ces jours-là pourront endurer de la part des hommes, ils auront constamment une preuve miraculeuse que leur Dieu n’est pas contre eux !
Their torment was as the torment of a scorpion, when it striketh a man.Cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpionis, cum hominem percutit.Leur tourment était comme le tourment d’un scorpion, lorsqu’il frappe un homme.
The writer was once struck on the heel by a small scorpion, and the unrelievable, indescribable anguish extended clear to the head.Scriptor semel in calcaneo a parvo scorpione ictus est, et dolor ille insanabilis, ineffabilis, usque ad caput pervasit.L’auteur fut un jour piqué au talon par un petit scorpion, et l’angoisse irréparable, indescriptible, se propagea jusqu’à la tête.
Of course we are simply to believe Revelation 9:5.Plane simpliciter credendum est Apoc. 9,5.Bien entendu, nous devons simplement croire Apocalypse 9,5.
To seek to twist it from its natural sense is wickedness: for unbelief is wickedness!Id a sensu naturali detorquere conari nequitia est: incredulitas enim nequitia est!Chercher à le détourner de son sens naturel est une méchanceté : car l’incrédulité est une méchanceté !
In those days men shall seek death, and shall in no wise find it.In illis diebus homines mortem quaerent, et nullo modo invenient.En ces jours-là, les hommes chercheront la mort, et ne la trouveront en aucune manière.
We remember one who was dragged years ago from the Chicago river, after attempted suicide, crying, “Oh, let me drown! I cannot face another day!”Meminimus quemdam, qui ante annos e flumine Chicagiensi post conatum sibi mortem inferendi extractus est, clamantem: “O, sinite me mergi! diem alium sustinere non possum!”Nous nous souvenons de quelqu’un qui, il y a des années, fut tiré de la rivière de Chicago après une tentative de suicide, en criant : « Oh, laissez-moi me noyer ! Je ne peux pas affronter un autre jour ! »
Now God does not tell us by what means men shall in this terrible time be kept back from the longed-for oblivion of physical death: but He does reveal that they shall seek it and not find it. This giddy, pleasure-mad age little realizes to what extremities of trouble it is fast hastening.Nunc Deus non indicat quibus mediis homines hoc tempore terribili a desiderata illa mortis corporalis oblivione retrahendi sint; sed re vera revelat eos mortem quaesituros nec inventuros. Haec aetas vertiginosa, voluptatibus furens, parum animadvertit ad quas calamitatis extremitates celeriter properet.Or Dieu ne nous dit pas par quels moyens les hommes, en ce temps terrible, seront retenus loin de l’oubli tant désiré de la mort physique ; mais il révèle qu’ils la chercheront et ne la trouveront pas. Cette époque étourdie, folle de plaisirs, se rend peu compte vers quelles extrémités de détresse elle se hâte rapidement.
And if, dear reader, you should die without Christ, before these judgments from God set in, it would be only to enten the dark gates of Hades (in the center of this earth), to be kept there till the judgment of the Great White Throne of Revelation 20:11-15; for the Word of God must be fulfilled.Quod si, lector carissime, sine Christo moriaris, antequam haec iudicia Dei ingruant, id tantum erit ut in obscuras Hades portas (in medio huius terrae) intres, ibique detinearis usque ad iudicium magni throni albi Apoc. 20,11-15; Verbum enim Dei implendum est.Et si, cher lecteur, tu devais mourir sans Christ avant que ces jugements de Dieu ne s’abattent, ce ne serait que pour entrer par les sombres portes du Hadès (au centre de cette terre), afin d’y être gardé jusqu’au jugement du grand trône blanc d’Apocalypse 20,11-15 ; car la Parole de Dieu doit s’accomplir.
Now, further regarding these locusts, a detailed description is given in verses 7-10.Or, concernant plus avant ces sauterelles, une description détaillée est donnée aux versets 7-10.Or, plus loin, au sujet de ces sauterelles, une description détaillée est donnée aux versets 7-10.
Their aspect will be truly terrible.Aspectus earum vere terribilis erit.Leur aspect sera véritablement terrible.
I have seen an onslaught of white hornets, whose nest has been disturbed, drive men frantic before them.Vidi impetum crabronum alborum, quorum nidus turbatus erat, homines ante se furentes agere.J’ai vu une attaque de frelons blancs, dont le nid avait été dérangé, rendre les hommes frénétiques devant eux.
How much more these fearsome creatures!Quanto magis hae formidabiles creaturae!Combien plus encore ces créatures effrayantes !
“Shapes . . . like unto horses prepared for war.”“Formae . . . similes equis ad bellum praeparatis.”« Des formes… semblables à des chevaux préparés pour la guerre. »
Faces like humans—horrible!Facies humanae—horrendae!Des visages comme des visages humains — horribles !
Crowns on their heads—as God’s avengers.Coronae in capitibus—ut Dei ultiores.Des couronnes sur leurs têtes — comme les vengeurs de Dieu.
Teeth like lions’, breastplates like iron, wings like a thousand rushing war-chariots.Dentes ut leonum, thoraces ut ferrei, alae ut mille currus bellici ruentes.Des dents comme celles des lions, des cuirasses comme de fer, des ailes comme mille chars de guerre se précipitant.
Stinging tails like those of scorpions—is not this a horrid host!Caudae pungentes sicut scorpionum—nonne hic exercitus horrendus est!Des queues venimeuses comme celles des scorpions — n’est-ce pas là une troupe affreuse !
God once promised to send the hornet to drive out His people’s foes (Exodus 23:28; Deuteronomy 7:20).Deus olim promisit se crabronem missurum ut hostes populi sui expelleret (Exod. 23,28; Deut. 7,20).Dieu promit autrefois d’envoyer le frelon pour chasser les ennemis de son peuple (Exode 23,28 ; Deutéronome 7,20).
Probably there were “wise ones” also in those days who said, “The Lord does not mean literal hornets; but some terrifying thoughts sent into the Canaanites.”Fortasse erant etiam illis diebus “sapientes” qui dicerent: “Dominus non de crabronibus literalibus loquitur, sed de cogitationibus quibusdam terribilibus in Chananaeos immissis.”Il y avait probablement aussi, en ces jours-là, des « sages » qui disaient : « Le Seigneur n’entend pas des frelons au sens littéral, mais des pensées effrayantes envoyées aux Cananéens. »
But Jehovah tells us in Joshua 24:12: “I sent the hornet before you, which drove them out from before you.”Sed Iehovah nobis dicit in Ios. 24,12: “Misi crabronem ante vos, qui eos expulit a facie vestra.”Mais Jéhovah nous dit en Josué 24,12 : « J’ai envoyé le frelon devant vous, qui les chassa de devant vous. »
It is utterly amazing to confront, even in commentaries by excellent men, complete disbelief that these will be literal locusts, though God takes such pains to say explicitly that they will be just that!Plane mirum est invenire, etiam in commentariis virorum optimorum, incredulitatem prorsus plenam, quasi hae locustae litterales futurae non sint, quamvis Deus tantam operam ponat ut expresse dicat eas hoc ipsum fore!Il est tout à fait stupéfiant de rencontrer, même dans des commentaires d’excellents hommes, une incrédulité complète quant au fait qu’il s’agira de sauterelles littérales, alors que Dieu prend tant de soin de dire explicitement que ce sera précisément cela !
So we will believe Him, and be thankful that the Church will not be here at that time; and that the other sealed ones, God’s own, will be secure from their terrifying attacks.Ita igitur ei credemus, et gratias agemus quod Ecclesia illo tempore hic non erit; atque quod reliqui signati, ipsius Dei, ab eorum terribilibus incursionibus tuti erunt.Ainsi, nous le croirons, et nous serons reconnaissants que l’Église ne soit pas ici à ce moment-là, et que les autres scellés, ceux de Dieu, soient à l’abri de leurs attaques terrifiantes.
They have over them as king the angel of the abyss: his name in Hebrew is Abaddon, and in the Greek tongue he hath the name Apollyon.Habent super se regem angelum abyssi: nomen eius Hebraice est Abaddon, et Graece habet nomen Apollyon.Elles ont sur elles pour roi l’ange de l’abîme : son nom, en hébreu, est Abaddon, et en grec il a le nom d’Apollyon.
Of ordinary locusts, the Word of God says, “the locusts have no king” (Proverbs 30:27).De locustis communibus Verbum Dei dicit: “locustae regem non habent” (Prov. 30,27).À propos des sauterelles ordinaires, la Parole de Dieu dit : « les sauterelles n’ont point de roi » (Proverbes 30,27).
But of this devastating judgment a grim leader is seen—revealed but this once in Scripture.At vero huius vastantis iudicii dux quidam atrox cernitur—semel tantum in Scriptura revelatus.Mais, pour ce jugement dévastateur, on voit un chef sinistre — révélé une seule fois dans l’Écriture.
This is evidently not Satan; as he is nowhere connected with “the abyss” till he is cast therein in Revelation 20:1-3.Hic manifesto non est Satanas; nam nusquam cum “abyssu” coniungitur, donec in eam deiciatur in Apoc. 20,1-3.Ce n’est manifestement pas Satan ; car il n’est nulle part lié à « l’abîme » jusqu’à ce qu’il y soit précipité en Apocalypse 20,1-3.
He walks up and down in the earth and accuses the saints before God, in heawen (Job 1, 1 Peter 5, Revelation 12).Per terram huc illuc ambulat et sanctos coram Deo accusat in caelo (Iob 1; 1 Petr. 5; Apoc. 12).Il va et vient sur la terre et accuse les saints devant Dieu, au ciel (Job 1 ; 1 Pierre 5 ; Apocalypse 12).
Abaddon means destruction, in the Hebrew; but the Greek, Apollyon, is destroyer.Abaddon Hebraice perditionem significat; Graecum autem, Apollyon, est “perditor.”Abaddon signifie destruction, en hébreu ; mais le grec, Apollyon, c’est « destructeur ».
Perhaps, just as Satan has “the power of death” (Hebrews 2), so this angel of the abyss has the doleful power and authority to execute on creatures the effects of death that give him his name!Fortasse, sicut Satanas habet “potestatem mortis” (Hebr. 2), ita hic angelus abyssi lugubrem potestatem et auctoritatem habet in creaturas effectus mortis exsequendi, quibus nomen suum meruit!Peut-être que, de même que Satan a « la puissance de la mort » (Hébreux 2), ainsi cet ange de l’abîme a la lugubre puissance et l’autorité d’exécuter sur les créatures les effets de la mort qui lui valent son nom !
So he heads this army of judgment-bearing, tormenting locusts, which, we read in Revelation 9:12, constitutes the first Woe.Ita hic exercitui huic locustarum iudicium ferentium et cruciantium praeest, qui, ut legimus Apoc. 9,12, primum Vae constituit.Ainsi, il commande cette armée de sauterelles porteuses de jugement et de tourment, qui, lisons-nous en Apocalypse 9,12, constitue le premier Malheur.

1942. Adrien Simon et Juan Prado

  • Adrien Simon (1864-1925), prêtre catholique français du diocèse d'Aurillac, rédemptoriste et missionnaire apostolique, professeur au séminaire de Saint-Flour, édita à partir de 1922 un manuel d'Ecriture Sainte à l'intention des séminaristes.
    • Cf. B. Clermont, M. le chanoine Adrien Simon (1864-1925) (in-16, 30 p.), Aurillac, Imprimerie Moderne, 1929.
  • Juan Prado (1897-1978), prêtre catholique espagnol, rédemptoriste, professeur d'Écriture Sainte au couvent rédemptoriste d'Astorga (León), continuateur de l’œuvre inachevée d'Adrien Simon.
  • Adrien Simon, Praelectiones Biblicae ad usum scholarum a R. P. Hadriano Simon, C. SS. R., S. Script. lectore exaratae. Novum Testamentum. Vol. II. Introductio et commentarius in Actus Apostolorum, Epistolas et Apocalypsim (in-8°, 527 p.), Madrid, Manuel Silvela et Barcelone, L. Gil, 1922. Rééd. 1924.
  • Juan Prado et † Adrien Simon, Praelectiones Biblicae ad usum scholarum a † R. P. Hadriano Simon, C. SS. R., S. Script. lectore exaratae. Novum Testamentum. Vol. II. Introductio et commentarius in Actus Apostolorum, Epistolas et Apocalypsim. Editio altera recognita et aucta a R.P. J. Prado, C. SS. R., S. Script lect. et P.I.B. exalumno (in-8°, 527 p.), Turin, Marietti, 1927. Rééd. 1930.
  • Juan Prado et † Adrien Simon, “De Apocalypsi”, in Praelectiones Biblicae ad usum scholarum a † R. P. Hadriano Simon, C. SS. R., S. Script. lectore exaratae. Novum Testamentum. Vol. II. Introductio et commentarius in Actus Apostolorum, Epistolas et Apocalypsim. Editio quinta iterum recognita a R.P. J. Prado, C. SS. R., S. Script lect. et P.I.B. exalumno (in-8°, XXXV+532 p.), Turin, Marietti, 1942, pp. 448-511, spéc. pp. 486-487 (Apoc. 9, 1-12).
latin (1942)français (2025)anglais (2025)
983. Diabolicae potestates (9. 1.-21).983. Les puissances diaboliques (9, 1-21).983. The diabolical powers (9:1–21).
Post introductionem (8, 13), qua aquilae (= angeli?) caelum pervolantis voce sequentium flagellorum acerbitas praenuntiatur, inducuntur in scaenam potestates diabolicae, impiorum animos et corpora cruciantes.Après l’introduction (8, 13), par laquelle la voix de l’aigle (= d'un ange?) volant à travers le ciel annonce l’âpreté des fléaux à venir, les puissances diaboliques sont introduites en scène, tourmentant les âmes et les corps des impies.After the introduction (8:13), in which the voice of the eagle (= of an angel?) flying through heaven announces the severity of the forthcoming plagues, diabolical powers are brought onto the scene, tormenting the souls and bodies of the wicked.
A) Locustae (9, 1-11).A) Les sauterelles (9, 1-11).A) The locusts (9:1–11).
V. 1. Stellam de caelo, i. e. Satanam “sicut fulgur de caelo cadentem” (Lc. 10, 18), angelum abyssi (v. 11).V. 1. L’étoile tombée du ciel, c’est-à-dire Satan, “tombant du ciel comme l’éclair” (Lc 10, 18), l’ange de l’abîme (v. 11).V. 1. The star fallen from heaven, that is, Satan, “falling from heaven like lightning” (Luke 10:18), the angel of the abyss (v. 11).
Clavis, potestatis insigne, putei abyssi, i. e. inferorum.La clé, insigne de pouvoir, du puits de l’abîme, c’est-à-dire de l’enfer.The key, a sign of authority, of the shaft of the abyss, that is, of hell.
V. 2. Et obscuratus est sol et aër de fumo putei. Haec ad imaginis et visionis consequentiam pertinent, et forsitan speciali significatione carent.V. 2. Et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits. Ces éléments relèvent de la cohérence de l’image et de la vision, et sont peut-être dépourvus de signification particulière.V. 2. And the sun and the air were darkened by the smoke of the shaft. These details belong to the coherence of the image and the vision, and perhaps lack any special significance.
V. 3-11. locustae-scorpiones.V. 3-11. les sauterelles-scorpions.V. 3-11. the locusts-scorpions.
Haud dubium quin hisce imaginibus daemoniorum catervae designentur.Il n’y a aucun doute que, par ces images, soient désignées des troupes de démons.There is no doubt that by these images bands of demons are represented.
Multitudine et voracitate locustis, nocendi virtute scorpionibus similes: conscientiae remorsu, terroribus, desperatione impios atrociter torquent, ipsis acerbiora morte vulnera inferentes (v. 3-6).Semblables aux sauterelles par leur multitude et leur voracité, aux scorpions par leur pouvoir de nuire, ils tourmentent atrocement les impies par le remords de la conscience, les terreurs et le désespoir, leur infligeant des blessures plus cruelles que la mort elle-même (v. 3-6).Like locusts in their multitude and voracity, like scorpions in their power to harm, they cruelly torment the wicked by the sting of conscience, by terrors and despair, inflicting on them wounds more bitter than death itself (vv. 3–6).
Eorum naturam, potentiam, ferocitatem effert propheta coloribus et lineamentis, quae magis centauris quam locustis et scorpionibus convenire videntur (v. 7-11); id tamen interpreti negotium facessere non debet, cum huiusmodi monstra ad res spirituales exprimendas formata vario modo pro rei significandae varietate Videntis oculis vel phantasiae apparere poterant, aut etiam ab ipso ita depingi, ut ea quae intellectu tantum perceperat verbis traduceret imagini et obiecto visionis congruentibus.Le prophète met en relief leur nature, leur puissance et leur férocité par des couleurs et des traits qui semblent convenir davantage à des centaures qu’à des sauterelles ou des scorpions (v. 7-11) ; toutefois, cela ne doit pas créer de difficulté pour l’interprète, puisque de tels monstres, façonnés pour exprimer des réalités spirituelles, pouvaient apparaître de diverses manières aux yeux ou à l’imagination du Voyant selon la diversité de ce qui devait être signifié, ou même être ainsi décrits par lui afin de traduire par des mots, sous une image et un objet de vision appropriés, ce qu’il ne percevait que par l’intelligence.The prophet sets forth their nature, power, and ferocity by means of colors and features that seem more fitting to centaurs than to locusts and scorpions (vv. 7–11); this, however, should not trouble the interpreter, since such monsters, fashioned to express spiritual realities, could appear in various ways to the Seer’s eyes or imagination according to the diversity of what was to be signified, or could even be described by him in such a manner as to translate into words—under images and objects suited to the vision—what he perceived only by the intellect.
Quinque mensibus homines daemoniis cruciandi permittuntur (v. 5. 10).Il est permis que les hommes soient tourmentés par les démons pendant cinq mois (v. 5. 10).It is permitted that men be tormented by demons for five months (vv. 5, 10).
Considerata indole cruciatus et litteraria visionum dispositione, hi menses designati videntur tempus indeterminatum logice sive idealiter huic flagello assignatum, cui et quattuor alia praecessisse et duo esse subsecutura supponitur.Si l’on considère la nature du tourment et l’agencement littéraire des visions, ces mois semblent désigner un temps indéterminé, assigné de façon logique ou idéale à ce fléau, auquel on suppose que quatre autres ont précédé et que deux doivent encore suivre.Considering the nature of the torment and the literary arrangement of the visions, these months appear to designate an indeterminate period, logically or ideally assigned to this plague, to which four others are presumed to have preceded and two to be destined to follow.
Quare numerum quinque sensu prorsus indeterminato (cf. Lc. 12, 6. 52) cum multis accipimus, improbata paucorum coniectura, qui eo flagellum ad finem usque mundi duraturum significari arbitrantur, quod in calendariis Hellenisticis locustarum incursiones mensibus et annis attribuantur sub signo Cancri et Scorpionis positis, et a mense Scorpionis ad finem anni quinque menses supersint.C’est pourquoi nous comprenons le nombre cinq en un sens entièrement indéterminé (cf. Lc 12, 6. 52), en l’assimilant à « beaucoup », et nous rejetons la conjecture de quelques-uns qui estiment que ce fléau serait ainsi indiqué comme devant durer jusqu’à la fin du monde, au motif que, dans les calendriers hellénistiques, les invasions de sauterelles sont attribuées à des mois et des années placés sous les signes du Cancer et du Scorpion, et que du mois du Scorpion jusqu’à la fin de l’année il resterait cinq mois.Therefore we take the number five in a completely indeterminate sense (cf. Luke 12:6, 52), as equivalent to “many,” and we reject the conjecture of a few who suppose that by it the plague is meant to last until the end of the world, on the grounds that in Hellenistic calendars locust invasions are assigned to months and years placed under the signs of Cancer and Scorpio, and that from the month of Scorpio to the end of the year there remain five months.

1944. Edyth Armstrong Hoyt

  • Edyth Armstrong Hoyt (1888-1965), conférencière biblique, étudiante de la Science chrétienneinstallée à Kensington (Californie), connue surtout pour ses Études bibliques, ses Études sur l'Apocalypse de Jean de Patmos et ses Études sur les Psaumes. — Hoyt est l'un des rares auteurs à identifier nettement l'étoile d'Apocalypse 9, 1 au Christ lui-même.
  • Edyth Armstrong Hoyt, Studies in the Apocalypse of John of Patmos. A non-interpretative and literary approach to the Last Book of the English Bible based on the Well Known Lecture Series by Edyth Armstrong Hoyt, Member of the National Association of Biblical Instructors American Schools of Oriental Research and Society of Biblical Literature and Exegesis International Lecturer, Writer, and Teacher of Biblical Literature. Together with a Free Modern Paraphrase and Glossary Prepared by a Group of Research Students (IX+245 p.), Seattle (Washington), Edwards Brothers, 1944. Rééditions et réimpressions: 1951, 1953 (4e édition), 1963, 1971, 2011, pp. 61-62 (versets 8, 10-11: la 3e trompette et l'étoile Absinthe) et 65 (verset 9, 1-11: l'étoile du puits de l'Abîme)
anglais (1944) latin (2025) français (2025)
—3.— Rev. 8:10-11—3.— Apoc. 8, 10-11—3.— Apoc. 8, 10-11
As a rule, a great star in the New Testament, such as the Day Star, the Day Spring, the Morning Star, is a reference to the Christ (In the Old Testament, the Day Star is a reference to Lucifer, the sun god of the Babylonians, Isaiah 14:12).Plerumque in Novo Testamento stella magna, ut Stella diei, Oriens, Stella matutina, ad Christum refertur (in Veteri autem Testamento Stella diei ad Luciferum, solem deum Babyloniorum, refertur, Isaiae 14,12).En règle générale, dans le Nouveau Testament, une grande étoile — telle que l’Étoile du jour, l’Astre levant, l’Étoile du matin — renvoie au Christ (dans l’Ancien Testament, en revanche, l’Étoile du jour renvoie à Lucifer, le dieu solaire des Babyloniens, Isaïe 14,12).
In this third section of Vision III, however, we find that the great star is given a specific name, and the name is Wormwood.In hac tamen tertia sectione Visionis III invenimus stellam magnam nomine proprio designari, cui nomen est Absynthium.Dans cette troisième section de la Vision III, cependant, nous constatons que la grande étoile reçoit un nom précis : Absinthe.
This would indicate, therefore, that we are dealing with the counterfeit thought.Quod igitur indicat nos hic cum cogitatione adulterina sive falsificata agere.Cela indiquerait donc que nous avons affaire à une pensée contrefaite.
How do the prophets of the Old Testament refer to the word “wormwood”?Quomodo prophetae Veteris Testamenti ad vocabulum « absynthium » referuntur ?Comment les prophètes de l’Ancien Testament parlent-ils du mot « absinthe » ?
Jeremiah has much to say about it.Hieremias de hoc multum disserit.Jérémie en parle abondamment.
He says: “Because they have forsaken my law which I set before them and have not obeyed my voice, neither walked therein; but have walked after the stubbornness of their own heart, behold, I will feed them with wormwood” (Jeremiah 9:13-15, Lam. 3:15,19, Deut. 29:18, Prov. 5:4).Ait enim : « Quia dereliquerunt legem meam quam posui coram eis, et vocem meam non audierunt neque ambulaverunt in ea, sed ambulaverunt post pravitatem cordis sui, ecce ego cibabo eos absynthio » (Hier. 9,13-15 ; Lam. 3,15.19 ; Deut. 29,18 ; Prov. 5,4).Il dit : « Parce qu’ils ont abandonné ma loi que j’avais placée devant eux, qu’ils n’ont pas écouté ma voix ni marché selon elle, mais qu’ils ont suivi l’endurcissement de leur propre cœur, voici que je les nourrirai d’absinthe » (Jér. 9,13-15 ; Lam. 3,15.19 ; Deut. 29,18 ; Prov. 5,4).
Again he says: “From the prophets of Jerusalem is profaneness gone forth into all the land. Behold, I will feed them with wormwood” (Jer. 23:15).Iterum dicit : « A prophetis Hierusalem egressa est impietas in universam terram ; ecce ego cibabo eos absynthio » (Hier. 23,15).Il dit encore : « Des prophètes de Jérusalem est sortie l’impiété sur toute la terre ; voici que je les nourrirai d’absinthe » (Jér. 23,15).
Amos also recounts that when justice and righteousness are cast down to the earth, this condition is synonymous with what wormwood means (Amos 5:7).Amos quoque narrat, cum iudicium et iustitia in terram proiciuntur, hanc condicionem idem significare ac absynthium (Amos 5,7).Amos rapporte également que lorsque la justice et la droiture sont jetées à terre, cet état est synonyme de ce que signifie l’absinthe (Amos 5,7).
It indicates the kind of thinking found in a nation when contempt for God, injustice, unrighteousness and unfaithfulness to the true concept of law is present.Designat modum cogitandi qui in gente invenitur, ubi contemptus Dei, iniustitia, iniustitia moralis et infidelitas erga veram notionem legis adsunt.Cela désigne le type de pensée que l’on trouve dans une nation lorsque s’y manifestent le mépris de Dieu, l’injustice, l’iniquité et l’infidélité à la véritable conception de la loi.
Thus, wormwood becomes a symbol of current false practices and teachings.Itaque absynthium fit symbolum praxium doctrinarumque falsarum praesentium.Ainsi, l’absinthe devient un symbole des pratiques et des enseignements faux en vigueur.
Wormwood poisons and makes bitter (Ex. 15:22-27, Ex. 7:20,21).Absynthium venenum affert et amaritudinem parit (Ex. 15,22-27 ; Ex. 7,20-21).L’absinthe empoisonne et rend amer (Ex. 15,22-27 ; Ex. 7,20-21).
In this third section these poisonous, bitter, false practices and teachings are pictured as falling upon the rivers and fountains of waters.In hac tertia sectione hae praxes et doctrinae venenatae, amarae ac falsae tamquam in flumina et fontes aquarum cadentes depinguntur.Dans cette troisième section, ces pratiques et ces enseignements empoisonnés, amers et faux sont représentés comme tombant sur les fleuves et les sources d’eaux.
In the Bible the rivers and fountains of water are always associated with true teachings.In Bibliis flumina et fontes aquarum semper cum veris doctrinis coniunguntur.Dans la Bible, les fleuves et les sources d’eau sont toujours associés aux enseignements véritables.
Note what Jeremiah says: “For my people have committed two evils; they have forsaken me, the fountain of living waters, and hewed them out cisterns, broken cisterns, that can hold no water.” (Jer. 2:13).Animadvertendum est quod Hieremias dicit : « Duo mala fecit populus meus : me dereliquerunt fontem aquarum viventium, et foderunt sibi cisternas confractas quae aquas continere non possunt » (Hier. 2,13).Remarquons ce que dit Jérémie : « Mon peuple a commis deux maux : ils m’ont abandonné, moi, la source des eaux vives, et ils se sont creusé des citernes, des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau » (Jér. 2,13).
There is another point about this counterfeit of the Truth called wormwood which must be mentioned.Aliud etiam de hoc veritatis simulacro, quod absynthium appellatur, memorandum est.Il y a encore un autre point concernant ce simulacre de la Vérité appelé absinthe, qu’il faut mentionner.
We read: “burning as it were a lamp,” or a torch; in other words, pretending to be a lamp or a torch to give light and illumination (Ps. 119:105, John 1:6-14), thus deceiving those who come under its influence.Legimus enim : « ardens quasi lucerna », sive fax ; id est, se gerens quasi lucerna aut fax ad lumen et illuminationem praebendam (Ps. 119,105 ; Io. 1,6-14), atque ita eos decipiens qui sub eius influentiam veniunt.Nous lisons : « brûlant comme une lampe », ou une torche ; autrement dit, se donnant pour une lampe ou une torche afin d’apporter lumière et illumination (Ps. 119,105 ; Jean 1,6-14), trompant ainsi ceux qui tombent sous son influence.
Let us therefore make our translation of this third section: The Declaration of Truth cast into true teachings (rivers) poisoned by false practices and teachings (wormwood) (pretending to be light and illumination) starts (“the third part”) their self-destruction.Faciamus igitur huius tertiae sectionis interpretationem: Declaratio Veritatis in veras doctrinas (flumina) proiecta, a falsis praxibus et doctrinis (absynthio) venenata, quae se pro lumine et illuminatione simulant, initium (« tertiam partem ») eorum sui ipsius interitus ponit.Faisons donc notre traduction de cette troisième section : la Déclaration de la Vérité, jetée dans les enseignements véritables (les fleuves), empoisonnés par des pratiques et des doctrines fausses (l’absinthe), qui se donnent pour lumière et illumination, amorce (« le tiers ») leur autodestruction.
(…)(…)(…)
—5.— Rev. 9:1-12—5.— Apoc. 9:1-121—5.— Apoc. 9:1-12
(…)(…)(…)
In this fifth section of Vision III locusts come out of the pit of the abyss, or, in other words, the pit of destruction (Isa. 38:17,18, Hab. 1:8).In hac quinta sectione Visionis III locustae e puteo abyssi exeunt, sive, aliis verbis, e puteo perditionis (Isa. 38,17-18 ; Hab. 1,8).Dans cette cinquième section de la Vision III, des sauterelles sortent du puits de l’abîme, ou, en d’autres termes, du puits de la destruction (Is. 38,17-18 ; Hab. 1,8).
They are described somewhat as Joel describes them in his prophecy as to their shape, their heads, etc.Describuntur aliquatenus sicut Ioel eas in prophetia sua describit, quoad formam, capita, ceteraque.Elles sont décrites en partie comme Joël les décrit dans sa prophétie, quant à leur forme, leurs têtes, etc.
There is one difference, however. John gives them scorpion tails.Una tamen differentia est : Ioannes eis caudas scorpionum tribuit.Il y a toutefois une différence : Jean leur donne des queues de scorpion.
Now a scorpion stings, but does not kill; it torments but does not destroy (1 Kings 12:11).Scorpio enim pungit sed non occidit ; cruciat sed non delet (3 Reg. 12,11).Or un scorpion pique, mais ne tue pas ; il tourmente sans détruire (1 R. 12,11).
Locusts with scorpion tails, therefore, would be indicative of the torment which indecision, confusion, and beliefs of lack and destruction can bring to an individual.Locustae igitur caudis scorpionum instructae indicium essent cruciatus quem indecisio, confusio et opiniones de inopia ac destructione homini afferre possunt.Des sauterelles munies de queues de scorpion indiqueraient donc le tourment que l’indécision, la confusion et les croyances en la pénurie et la destruction peuvent infliger à l’individu.
We know that this pit or abyss is “destruction” because the king over them is called Abaddon in Hebrew or Apollyon in Greek, and those words both mean destruction (John 14:30).Scimus autem hunc puteum sive abyssum « perditionem » esse, quia rex super eos Hebraice Abaddon, Graece vero Apollyon vocatur, quae vocabula ambo destructionem significant (Io. 14,30).Nous savons que ce puits ou abîme est « destruction », car le roi qui les domine est appelé en hébreu Abaddon, en grec Apollyon, et ces deux termes signifient destruction (Jean 14,30).
To summarize: We rejoice to know that when the fifth declaration of Truth (Trumpet) sounds it is a true star in Heaven (See p. 61. Section 3.), or in other words, the Christ with dominion over destruction (the key of the pit) which in this case is operating (Matt. 10:26).Ad summam : gaudemus scientes quod, cum quinta Declaratio Veritatis (Tuba) insonat, vera stella in caelo est (cf. p. 61, sect. 3), id est Christus cum dominio super destructionem (clavem putei), quod hoc loco in actu est (Matth. 10,26).En résumé : nous nous réjouissons de savoir que, lorsque retentit la cinquième Déclaration de la Vérité (la Trompette), il s’agit d’une véritable étoile dans le ciel (cf. p. 61, section 3), autrement dit le Christ ayant domination sur la destruction (la clé du puits), ce qui est ici à l’œuvre (Matth. 10,26).
This declaration of Truth then, namely, the recognition of the Christ with dominion over destruction, becomes the first woe to material thinking.Haec igitur Declaratio Veritatis, scilicet agnitio Christi dominationem super destructionem habentis, primum vae cogitationi materiali fit.Cette Déclaration de la Vérité, à savoir la reconnaissance du Christ ayant domination sur la destruction, devient ainsi le premier « malheur » pour la pensée matérialiste.
And also, it is the means of starting the self-destruction of the locust thought, namely, indecision, confusion, and a belief in lack and destruction, with all their tormenting suggestions.Simul quoque est medium quo incipit sui ipsius interitus cogitationis locustarum, id est indecisionis, confusionis atque opinionis de inopia et destructione, cum omnibus suggestionibus suis cruciantibus.Elle est en même temps le moyen de déclencher l’autodestruction de la pensée des sauterelles, c’est-à-dire de l’indécision, de la confusion et de la croyance en la pénurie et la destruction, avec toutes leurs suggestions tourmentantes.

1945. Dominik Gudek

  • Dominik Gudek était professeur et catéchète au sein de l’enseignement catholique en Croatie en 1941, à la veille de la prise du pouvoir par les communistes en Yougoslavie, qui entraîna disparition rapide de nombreuses figures catholiques locales de l’espace public éditorial de ce pays.
  • Dominik Gudek, Apokalipsa ili Odkrivenje sv. Ivana Apostola (58 p.), Zagreb, Knjižara sv. Antuna (Librairie Saint-Antoine), 1945, p. 27.
croate (1945)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
Zvijezda, što je pala s neba, bio je zli anđeo, koji je imao na nevjernike i bezbožnike donijeti paklenu muku.Stella, quae e caelo cecidit, malus angelus erat, cui mandatum erat incredulis ac impiis infernalem poenam afferre.L’étoile qui était tombée du ciel était l’ange mauvais, chargé d’apporter aux infidèles et aux impies le tourment de l’enfer.The star that had fallen from heaven was the evil angel, appointed to bring infernal torment upon unbelievers and the impious.
Ponor je pakao, stan Sotone i njegovih anđela, te se pomišlja kao duboka jama, koja ima izlaz na površini zemlje.Abyssus est infernus, habitatio Satanae et angelorum eius, imaginaturque velut profunda fovea, quae exitum habet in superficiem terrae.L’abîme est l’enfer, demeure de Satan et de ses anges, et il est conçu comme un gouffre profond qui s’ouvre à la surface de la terre.The abyss is hell, the dwelling of Satan and his angels, conceived as a deep pit with an opening at the surface of the earth.
Obični skakavci uništavaju zelenilo, a ne napadaju ljude; ali pakleni skakavci ostavljaju zelenilo na miru, a ranjavaju i truju ljude, koji nisu djeca Božja i ne pripadaju Janjetu.Locustae communes viriditatem vastant, homines vero non oppugnant; at locustae infernales viriditatem intactam relinquunt, homines autem vulnerant ac venenent, qui non sunt filii Dei nec Agno pertinent.Les sauterelles ordinaires détruisent la verdure, mais elles n’attaquent pas les hommes ; tandis que les sauterelles infernales laissent la verdure intacte, mais elles blessent et empoisonnent les hommes qui ne sont pas enfants de Dieu et n’appartiennent pas à l’Agneau.Ordinary locusts destroy vegetation, but they do not attack men; whereas the infernal locusts leave the greenery untouched, but wound and poison those who are not children of God and do not belong to the Lamb.
Skakavci ujedaju 5 mjeseci, jer se obično pojavljuju u svibnju i dalja četiri mjeseca. Oni su boli ljude kao štipavci (škorpije); otrov njihov nije ubijao, ali je zadavao jake boli.Locustae quinque mensibus pungunt, quippe qui mense Maio solent apparere et per quattuor alios menses durant. Homines vulnerabant ut scorpiones; venenum eorum non interficiebat, sed graves dolores infligebat.Les sauterelles tourmentent cinq mois, car elles apparaissent d’ordinaire en mai et subsistent encore quatre mois. Elles blessaient les hommes comme des scorpions; leur venin ne tuait pas, mais causait de vives douleurs.The locusts afflict for five months, for they usually appear in May and last for four more months. They wounded men like scorpions; their venom did not kill, but inflicted severe pain.

1946. Henri-Marie Féret

  • Marie-Pierre-Émile Férêt (1904-1992), religieux dominicain français connu sous son nom de religion de frère Henri-Marie, fut prieur du couvent de Dijon et professeur de catéchèse. Il donna en mai 1941 des conférences sur le livre de l'Apocalypse aux Cours Saint-Jacques de Paris, qui donnèrent lieu à un ouvrage les résumant, après la guerre, en 1946.
  • Henri-Marie Féret, L'Apocalypse de saint Jean. Vision chrétienne de l'Histoire (18,6 cm sur 11, 429 p.), Paris, Corréa, 1946, p. 190.
  • Henri-Marie Féret (auteur) et Elizabethe Corathiel (traductrice), The Apocalypse of St. John, translated by Elizabethe Corathiel (273 p.), Londres, Blackfriars, 1958, p. 121 (traduction fautive de ce passage en anglais).
  • Henri-Marie Féret (auteur) et Elizabethe Corathiel (traductrice), The Apocalypse Explained. Originally titled The Apocalypse of St. John (simple réimpression, ISBN 0-912141-69-7), Fort Collins (Colorado), Roman Catholic Books, 1946, p. 121.
    • Dans cet ouvrage l'auteur annonce qu'il va traiter plus loin de cette mystérieuse durée de 5 mois, dans un chapitre consacrée aux questions de chronologie: mais en fait il n'en parle plus du tout.
français (1946)latin (2025)anglais fautif (1958)anglais (2025)
Notons d'ailleurs tout de suite, que sans nous y arrêter pour l'instant, que cette malfaisance diabolique de l'erreur ne s'exerce que durant cinq mois (9,5.10). Nous aurons à revenir sur ce point.Notandum praeterea statim, quamvis nunc non immoremur, hanc diabolicam erroris malitiam nonnisi per quinque menses exerceri (Apoc. 9,5.10). Ad hunc locum postea redibimus.Suddenly, and without a moment’s pause, we are informed that this diabolical malignancy of error lasts only five months (9, 5-10). We shall have to return to this in the chapter on the evolution of history, and to define the limits, even chronologically, of this destructive malevolence of the nations.Let us note immediately, though without dwelling on it for now, that this diabolic malice of error is exercised only during five months (Rev. 9:5,10). We shall return to this point later.

1947. Georges de Pogedaieff

  • Georges Anatolievich de Pogedaieff (1897-1971), peintre et illustrateur d’origine russe, est reconnu pour ses œuvres influencées par le cubisme et le surréalisme.
  • Georges A. de Pogedaieff et Alain Guillermou L'Apocalypse. Traduit du grec et préfacé par Alain Guillermou. Avant-propos de Louis Réau. Illustré de 22 gravures par Georges A. de Pogedaieff (4 volumes in-folio), Paris, Coulouma, 1947-1950, t. 3, p. 19.

1947. Karl Rössing

  • Karl Rössing (1897-1987), graveur allemand, professeur à la Folkwang-Schule d'Essen (1922-1931) puis à la classe de graphisme libre et d'illustration à l'Académie de Stuttgart (1947-1960) se consacra d'abord à la gravure sur bois, puis à la linogravure multicolore. C'est vers la fin de la première de ces périodes, entre entre décembre 1946 et février 1947, qu'il composa dix-neuf gravures sur l'Apocalypse de saint Jean, publiées l'année suivante. Il n'est pas nécessaire de souligner à quel point ses sauterelles sont datées. En 1944, un bombardement à Berlin avait détruit l'héritage de Rössing ainsi que toute la production artistique de son épouse, après quoi il avait été appelé sous les drapeaux, à l'âge de 47 ans.
  • Karl Rössing, Apokalypse. 18 Holzstiche von Karl Rössing. Die Offenbarung S. Johannis in Luthers Übersetzung (91 p.), Berlin-Wilmersdorf, Krüger, 1948.

1947. Henri Sjöberg

  • Henri Sjöberg (1910-2000), dessinateur et publicitaire français, fondateur en 1935 des éditions du Seuil. Il illustre illustrées par lui unen 1943 une édition de l'évangile selon saint Jean, et en 1947 une autre de l'Apocalypse.
  • Henri-Marie Feret et Henri Sjöberg, Apocalypse de saint Jean. Traduction et notes du R.P. Féret, illustrée par H. Sjöberg (non paginé), Paris, Seuil, 1946.

1948. Eugène Joly

  • Eugène Joly (1901-1987), prêtre catholique français du diocèse de Paris, ancien élève de l'École polytechnique, ordonné en 1928.
  • Eugène Joly, Saint Paul et l'Apocalypse. Guide de lecture, par l'abbé Joly (192 p.), Paris, Bloud et Gay (“Aux sources bibliques”), 1948, pp. 174-175.
français (1948)latin (2026)anglais (2026)
Notons la révélation progressive du Mystère de Satan.Animadvertamus progressivam revelationem Mysterii Satanae.Let us note the progressive revelation of the Mystery of Satan.
Alors que la royauté du Christ sur toute l’histoire apparaît en pleine lumière, le mystère de mensonge et d’illusion ne se devine que dans l’obscurité.Dum regnum Christi super universam historiam plena luce manifestatur, mysterium mendacii atque illusionis non nisi in obscuritate divinatur.While the kingship of Christ over all history appears in full light, the mystery of falsehood and illusion is discerned only in darkness.
Un premier signe est une étoile qui tombe du ciel (8, 10; 9, 1), une étoile à qui a été remise la clé de l’abîme (9, 1).Primum signum est stella de caelo cadens (8, 10; 9, 1), stella cui clavis abyssi tradita est (9, 1).A first sign is a star falling from heaven (8:10; 9:1), a star to whom the key of the abyss has been given (9:1).
Image traditionnelle (Cf. Isaïe, 14, 12, où la chute du Roi de Babylone préfigure celle de l’Empereur de Rome).Imago traditionalis est (cf. Isai. 14, 12, ubi casus Regis Babylonis ruinam Imperatoris Romani praefigurat).This is a traditional image (cf. Isaiah 14:12, where the fall of the King of Babylon prefigures that of the Emperor of Rome).
L’allégorie des sauterelles (9, 3) nous introduit plus avant dans ce mystère de Satan.Allegoria locustarum (9, 3) nos altius in hoc Satanae mysterium introducit.The allegory of the locusts (9:3) leads us further into this mystery of Satan.
Elles agissent comme les scorpions, qui sont avec les serpents les images classiques du mal: elles ont une manière sournoise de piquer: “in cauda venenum”, et, comme le venin de l’erreur, elles empoisonnent sans tuer.Agunt sicut scorpiones, qui cum serpentibus imagines classicae mali sunt : occulto quodam modo pungunt : “in cauda venenum”, atque sicut venenum erroris, inficiunt sine occisione.They act like scorpions, which together with serpents are the classical images of evil: they sting in a stealthy manner: “in cauda venenum”, and like the venom of error, they poison without killing.
Mais il ne faut pas les craindre, leur puissance est éphémère: cinq mois (la moitié de 10, ce petit nombre).Sed timendae non sunt ; potestas earum brevis atque caduca est : quinque menses (dimidia pars denarii numeri, huius parvi numeri).But they are not to be feared; their power is fleeting: five months (half of ten, that small number).

1948. Jean de Monléon

  • Dom Jean de Monléon (1890−1981), moine bénédictin de l'Abbaye Sainte-Marie de Paris, est une figure à part de la science biblique au XXe siècle, en ce qu'il développe une exégèse plus spirituelle que critique.
  • Jean de Monléon, Le Sens Mystique de l'Apocalypse. Commentaire textuel d'après la Tradition des Pères de l'Église (IX+392 p.), Paris, Les Éditions Nouvelles, 1948, pp. 150-151. — Réédition anastatique, 1984. — Réédition (14 cm sur 22,5, 392 p., ISBN 9782723305273), Paris, Nouvelles Éditions latine, 2014.
français (1947)latin (2025)anglais (2025)
Cependant, cette interdiction de nuire aux justes ne doit s'entendre que dans le domaine spirituel; c'est seulement l'âme de ces derniers, qui ne pourra être tuée, c'est-à-dire séparée de sa Vie, séparée de Dieu; mais les méchants auront le pouvoir de les tourmenter dans leurs corps pendant cinq mois, c'est-à-dire de les persécuter pendant toute la durée de la vie présente: le mois en effet est la durée de la révolution de la lune, et celle-ci symbolise l'inconstance des choses d'ici-bas. Le nombre cinq y ajoute l'évocation des cinq âges de la vie humaine: bas-âge, enfance, adolescence, âge mûr, vieillesse.Tamen haec prohibitio laedendi justos tantum in campo spirituali intelligenda est; anima enim tantummodo eorum necari non poterit, id est, a Vita sua, a Deo separari: impii vero corpus eorum torquere poterunt per quinque menses, id est, eos in omni tempore vitae praesentis persequi. Mensis enim est tempus revolutionis lunae, quae vicissitudinem rerum terrestrium figurat. Numerus quinque addit significationem quinque aetatum vitae humanae: infantiae, pueritiae, adolescentiae, maturitatis, senectutis.Yet this prohibition against harming the just must be understood only in the spiritual domain; it is only their soul that cannot be slain — that is, cannot be separated from its Life, from God. But the wicked will have power to torment them in their bodies for five months, that is, to persecute them throughout the whole duration of the present life. For a month corresponds to the revolution of the moon, which symbolizes the inconstancy of earthly things. The number five evokes the five stages of human life: infancy, childhood, adolescence, maturity, and old age.

1949. Ronald H. Preston et Anthony T. Hanson

  • Ronald H. Preston (1913–2001), prêtre anglican, théologien et éthicien social britannique; longtemps à l’Université de Manchester (chaire de théologie sociale et pastorale), auteur d’ouvrages marquants en éthique chrétienne.
  • Anthony Tyrrell Hanson (1916–1991), prêtre anglican et professeur de théologie à l'université de Hull (East Riding of Yorkshire), frère jumeau du bibliste et évêque R. P. C. Hanson.
  • Ronald H. Preston et Anthony T. Hanson, The Revelation of Saint John the Divine. Introduction and Commentary (145 p.), Londres, SCM (“Torch Bible Commentaries”), 1949 (réimpr. 1951, 1955, 1957), pp. 86-87.
anglais (1949)latin (2025)français (2025)
The exact significance of the locusts in ch. 9 is not clear.Significatio locustarum in cap. 9 non plane liquet.La signification exacte des sauterelles au chap. 9 n’est pas claire.
The locusts are not among God's creatures; they come from the abyss; so it may well be a picture of how God uses material evil, which he has not engineered, for his own purposes.Locustae non inter creaturas Dei numerantur; ex abysso oriuntur; itaque fortasse ostenditur quomodo Deus malo materiali, quod ipse non machinatus est, ad fines suos utatur.Les sauterelles ne comptent pas parmi les créatures de Dieu; elles viennent de l’abîme; c’est peut-être l’image de la manière dont Dieu se sert du mal matériel, qu’il n’a pas provoqué, pour ses propres desseins.
A great plague would fit the picture well; if so, it reminds us that God is not the cause of illness and suffering.Magna pestilentia huic picturae bene conveniret; quo posito admonemur Deum non esse causam morbi ac doloris.Une grande peste conviendrait bien à ce tableau; le cas échéant, cela nous rappelle que Dieu n’est pas la cause de la maladie et de la souffrance.
In verse 1, “I saw a star fall from the Heaven” simply means a great angel alighting on the earth.In versu 1, “Vidi stellam de caelo cadentem” simpliciter significat angelum magnum in terram descendere.Au verset 1, “Je vis une étoile tomber du ciel” signifie simplement un grand ange se posant sur la terre.
The abyss was traditionally the hostile to God, which he had to overcome before creating the world (or, in an early version of the setting in order, a formless chaos; cf. Gen. 1.2).Abyssus tradite hostilis Deo habebatur, quam ante mundi creationem superare oportuit (aut, iuxta antiquius schema ordinis statuendi, chaos informe; cf. Gen. 1,2).L’abîme était traditionnellement la puissance hostile à Dieu, qu’il lui fallut vaincre avant de créer le monde (ou, dans une version plus ancienne de la mise en ordre, un chaos informe; cf. Gen. 1,2).
Hence it came to be looked on as the abode of God's enemies, though only the temporary abode, as we see by the end of the book.Unde habitaculum inimicorum Dei haberi coepit, quamvis tantum temporarium, ut in fine libri apparet.D’où le fait qu’il ait été considéré comme la demeure des ennemis de Dieu, quoique seulement provisoire, comme on le voit à la fin du livre.
It is the preliminary place of punishment of the fallen angels, demons, the Beast and false prophet, and the prison of Satan for a thousand years.Est locus poenae praevius angelorum lapsorum, daemonum, Bestiae et pseudoprophetae, atque carcer Satanae per mille annos.C’est le lieu préliminaire de la peine des anges déchus, des démons, de la Bête et du faux prophète, et la prison de Satan pour mille ans.
Abaddon and Apollyon in verse 11 means “Destroyer”.Abaddon et Apollyon in versu 11 “Perditorem” significant.Abaddon et Apollyon au verset 11 signifient “Destructeur”.
He must be one of the fallen angels whom we meet again in 12.7.Is profecto unus e lapsis angelis est, quos iterum in 12,7 obvenimus.Il doit être l’un des anges déchus que nous retrouvons en 12,7.

1949. Johannes Behm

  • Johannes Martin Behm (1883-1948), théologien luthérien allemand et professeur d'université. Gravement compromis avec le régime nazi, nommé en 1935 successeur d'Adolf Deißmann à la chaire de Nouveau Testament et d'histoire ancienne de l'Église et des dogmes à l'université Friedrich-Wilhelm de Berlin, adhérant au parti nazi en 1937, il fut licencié par le gouvernement militaire en 1945.
  • Johannes Behm, Die Offenbarung des Johannes übersetzt und erklärt von Johannes Behm. 4. verbesserte und erweiterte Auflage 14.-19. Tausend (116 p.), Göttingen, Vanderkoeck et Ruprecht (“Das Neue Testament Deutsch. Neues Göttinger Biblewerk” 11), 1949, p. 52.
allemand (1959)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
Die „fünf Monate” der Qual sind als eine von Gott gesetzte und begrenzte Zeit zu verstehen, deren Maß in der Natur etwa die Dauer des Lebens einer Heuschrecke entspricht.« Quinque menses » cruciatus intellegendi sunt tempus a Deo statutum et limitatum, cuius mensura in natura fere respondet tempori vitae locustae.Les « cinq mois » de tourment doivent être compris comme un temps fixé et limité par Dieu, dont la mesure correspond à peu près à la durée de vie d’une sauterelle dans la nature.The “five months” of torment are to be understood as a period set and limited by God, whose measure roughly corresponds to the natural lifespan of a locust.
Mit packender Anschaulichkeit, die Schilderungen Joels und anderer weit überbietend, malt der Apokalyptiker den Eindruck der Erscheinung der fürchterlichen Plagegeister.Viva quadam evidentia, descriptiones Ioelis aliorumque longe superans, Apocalyptes exprimit imaginem aspectus horrorem inferentium spirituum pestilentium.Avec une force de représentation saisissante, surpassant de loin les descriptions de Joël et d’autres, l’Apocalypticien peint l’impression produite par l’apparition de ces terribles esprits de fléau.With striking vividness, surpassing far the descriptions of Joel and others, the Apocalyptist portrays the impression of the appearance of these dreadful plague-spirits.

1950. Marie-Émile Boismard

  • Claude Boismard (1916-2004), en religion Marie-Émile Boismard, religieux dominicain et exégète français, qui voit dans l'Apocalypse la fusion de trois documents de dates différents, et qui commença sa carrière par l'ouvrage qui suit. Toute sa carrière sera marquée par cette habitude de reconstituer d'une manière aussi minutieuse et précise que totalement hypothétique des sous-couches rédactionnelles aux différents écrits du Nouveau Testament.
  • Marie-Émile Boismard, L'Apocalypse, traduite par M.-E. Boismard, O.P, Professeur à l'Ecole Biblique (in-8°, 90 p.), Paris, Cerf, “La Sainte Bible, traduite en français sous la direction de l'École Biblique de Jérusalem”), 1950 (2e édition revue, 1953; 3e édition revue, 1959; 4e édition revue, 1972), pp. 49-51.
français (1951)latin (2025)anglais (2025)
La cinquième trompette.Quinta tuba.The fifth trumpet.
9,1 Et le cinquième Ange sonna… Alors j’aperçus un astre (f) qui du ciel avait chu sur la terre. On lui remit la clef du puits de l’Abîme (a).9,1 Et quintus Angelus tuba cecinit… Et vidi stellam (f) e caelo in terram lapsam. Data est ei clavis putei Abyssi (a).9,1 And the fifth Angel sounded… Then I saw a star (f) that had fallen from heaven upon the earth. The key of the pit of the Abyss (a) was given to him.
9,2 Lorsqu’il eut ouvert ce puits, il en monta une fumée, comme celle d’une immense fournaise — le soleil et l’atmosphère en furent obscurcis —9,2 Cum aperuisset puteum, ascendit fumus sicut ex fornace magna — obscuratus est sol et aer a fumo —.9,2 When he opened the pit, smoke rose from it like that of a vast furnace — the sun and the air were darkened by the smoke —.
9,3 Et, de cette fumée, des sauterelles se répandirent sur la terre ; on leur donna un pouvoir pareil à celui des scorpions de la terre (b).9,3 Et ex fumo locustae egressae sunt super terram ; data est eis potestas sicut habent scorpiones terrae (b).9,3 And out of the smoke came locusts upon the earth ; and power was given them as the scorpions of the earth have power (b).
9,4 On leur recommanda d’épargner les prairies, toute verdure et tout arbre (c ), et de s’en prendre seulement aux hommes qui ne porteraient pas sur le front la marque de Dieu.9,4 Praeceptum est eis ne laederent prata nec omnem viriditatem nec arborem ullam (c ), sed tantum homines qui signum Dei non haberent in frontibus suis.9,4 They were commanded not to harm the meadows, nor any green thing, nor any tree (c ), but only those men who had not the seal of God upon their foreheads.
9,5 On leur donna, non point de les tuer, mais de les tourmenter durant cinq mois (d). La douleur qu’elles provoquent ressemble à celle d’une piqûre de scorpion.9,5 Datum est eis non ut occiderent, sed ut cruciarent eos mensibus quinque (d). Et dolor quem inferunt similis est aculeo scorpionis.9,5 It was given to them not to kill, but to torment men for five months (d). Their torment was like the sting of a scorpion.
9,6 En ces jours-là, les hommes rechercheront la mort sans la trouver ; ils souhaiteront mourir, et voilà que la mort les fuit !9,6 In diebus illis homines mortem quaerent nec invenient ; desiderabunt mori, et fugit ab eis mors.9,6 In those days men will seek death and will not find it ; they will long to die, and death will flee from them.
9,7 Or ces sauterelles (e), à les voir, font penser à des chevaux (Joël 2,4) équipés pour la guerre ; sur leurs têtes on dirait des couronnes d’or, et leurs faces rappellent des visages humains.9,7 Locustae (e), visu, similes sunt equis (Ioel 2,4) in bellum praeparatis ; super capita earum quasi coronae aureae, et facies earum erant sicut vultus hominum.9,7 The locusts (e) looked like horses (Joel 2:4) prepared for battle ; on their heads were what seemed crowns of gold, and their faces were like human faces.
9,8 Leurs cheveux, des chevelures de femmes, et leurs dents, des crocs de lions (Joël 1,6).9,8 Capilli earum sicut capilli mulierum, dentes vero earum sicut dentes leonum (Ioel 1,6).9,8 Their hair was like women’s hair, and their teeth like lions’ teeth (Joel 1:6).
9,9 Leurs thorax, des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes, le vacarme de chars (Joël 2,5) aux multiples chevaux se ruant au combat (Joël 2,5).9,9 Thoraces habent sicut thoraces ferreos, et sonus alarum earum est clamor curruum (Ioel 2,5) multorum equorum in proelium ruentium (Ioel 2,5).9,9 Their breastplates were like breastplates of iron, and the sound of their wings was as the noise of chariots (Joel 2:5) with many horses rushing to battle (Joel 2:5).
9,10 Elles ont des queues pareilles à des scorpions, avec un dard dans leurs queues ; elles ont pouvoir de torturer les hommes durant cinq mois.9,10 Caudas habent similes scorpionibus, et aculeum in caudis suis ; habent potestatem cruciandi homines mensibus quinque.9,10 They have tails like scorpions, and stings in their tails ; they have power to torment men for five months.
9,11 A leur tête, comme roi, elles ont l’Ange de l’Abîme ; il s’appelle en hébreu : “Abaddon”, et en grec : “Apollyôn” (a).9,11 Super se habent regem angelum abyssi, cui nomen hebraice est Abaddon, graece autem Apollyon (a).9,11 Over them they have as king the Angel of the Abyss, whose name in Hebrew is Abaddon, and in Greek Apollyon (a).
9,12 Le premier “Malheur” a passé, en voici deux autres qui le suivent…9,12 Transiit unum “Vae” ; ecce veniunt adhuc duo post haec…9,12 The first “Woe” is past ; behold, two more are yet to come…
(f) Un des Anges déchus, peut-être Satan lui-même (cf. v. 11 et Luc 10, 18).(f) Unus ex angelis lapsis, fortasse ipse Satanas (cf. v. 11 et Luc. 10, 18).(f) One of the fallen angels, perhaps Satan himself (cf. v. 11 and Luke 10:18).
(a) Lieu où les Anges déchus sont temporairement détenus, en attendant leur châtiment final.(a) Locus ubi angeli lapsi ad tempus detinentur, donec poenam ultimam accipiant.(a) The place where the fallen angels are held temporarily, awaiting their final punishment.
(b) La piqûre des scorpions est redoutée à cause de la douleur intolérable qu’elle provoque. La vision des sauterelles s’inspire de Joël 1–2 ; ici, allusion probable à une invasion des Parthes ; déjà les Juifs interprétaient Joël historiquement (d’après saint Jérôme) : les quatre groupes de sauterelles représentaient pour eux les invasions successives de quatre peuples : Assyriens, Perses, Grecs et Romains ; voir aussi en ce sens Jér. 51, 27. Une interprétation courante depuis André de Césarée préfère voir dans les sauterelles le symbole de tourments spirituels provoqués par les démons.(b) Aculeus scorpionum formidatur propter dolorem intolerabilem quem infert. Visio locustarum ex Ioel 1–2 sumpta est ; hic allusio probabilis ad incursionem Parthorum ; Iudaei iam Ioel historice interpretabantur (secundum S. Hieronymum) : quattuor examina locustarum significabant quattuor gentes invasores, Assyrios, Persas, Graecos et Romanos ; cf. etiam Ier. 51, 27. Interpretatio tamen communis ab Andrea Caesariensi ducta locustas pro tormentis spiritualibus a daemonibus excitatis accipit.(b) The sting of scorpions is dreaded because of the unbearable pain it causes. The vision of the locusts is inspired by Joel 1–2 ; here there is probably an allusion to a Parthian invasion. The Jews already interpreted Joel historically (according to St Jerome): the four groups of locusts represented the successive invasions of four nations — Assyrians, Persians, Greeks and Romans — see also Jer. 51:27. A common interpretation since Andrew of Caesarea sees in the locusts the symbol of spiritual torments caused by demons.
(c ) La verdure et les prairies symbolisent peut-être les fidèles du Christ qui seront préservés des fléaux (cf. 7, 1 ss.). La recommandation d’épargner la verdure s’accorde difficilement avec le résultat du premier fléau (8, 7).(c ) Viriditas et prata fortasse Christifideles significant, qui a plagis servabuntur (cf. 7, 1 sq.). Praeceptum de parcenda viriditate difficile convenit cum effectu plagae primae (8, 7).(c ) The green plants and meadows may symbolize the faithful of Christ who will be spared from the plagues (cf. 7:1 ff.). The command to spare the greenery fits poorly with the outcome of the first plague (8:7).
(d) Les invasions de sauterelles se produisent du début du printemps à la fin de l’été. Cf. aussi la durée du Déluge, Gen. 7, 24.(d) Incursiones locustarum ab initio veris ad finem aestatis fiunt. Cf. etiam durationem Diluvii, Gen. 7, 24.(d) Locust invasions occur from early spring to late summer. Cf. also the duration of the Flood, Gen. 7:24.
(e) La description qui suit s’inspire en partie de Joël 2, 4 ss., en partie aussi de représentations d’animaux fantastiques, courantes à l’époque du prophète et dérivées de la mythologie babylonienne. Cf. aussi la huitième plaie d’Égypte.(e) Descriptio quae sequitur partim ex Ioel 2, 4 sq. pendet, partim etiam ex imaginibus animalium phantasticorum, eo tempore communibus et e mythologia Babylonica derivatis. Cf. quoque plagam octavam Aegypti.(e) The following description is drawn in part from Joel 2:4 ff., and in part from representations of fantastic beasts, common in the prophet’s time and derived from Babylonian mythology. Cf. also the eighth plague of Egypt.
(a) En français : destruction, ruine.(a) Gallice : destructio, ruina.(a) In French: destruction, ruin.

1950. Adrienne von Speyr

  • Adrienne von Speyr (1902-1967), médecin suisse protestante convertie au catholicisme en 1940, stigmatisée en 1942, théologienne et visionnaire dirigée par le théologien allemand Urs von Balthazar (1905-1988), auteure de nombreux ouvrages, dont beaucoup consacrés aux écrits attribués à l'apôtre Jean.
  • Adrienne von Speyr, Apokalypse: Betrachtungen über die geheime Offenbarung. Mit einem Geleitwort von Hans Urs von Balthasar (2 volumes, 832 p.), Leun (Allemagne), Herold / Einsiedeln (Allemagne), Johannes, 1950.
  • Adrienne von Speyr, Apokalypse: Betrachtungen über die geheime Offenbarung. Mit einem Geleitwort von Hans Urs von Balthasar (984 p.), Einsiedeln, Johannes, 1976 (2 éd.). 1999 (3e éd.).
  • Adrienne von Speyr, L'Apocalisse. Meditazioni sulla rivelazione nascosta, introduzione di Hans Urs von Balthasar, traduzione di Carlo Danna (640 p.), Milano, Jaca Book, 1983.
  • Adrienne von Speyr, L’Apocalypse. Méditations sur le livre de la Révélation. Préface de Hans Urs von Balthasar (833 p.), Einsiedeln, Johannes, 2015, pp. 371-394 (versets 9,1-12), spéc. 378-382 (verset 9,5).
allemand (1950)français (2015)latin (2026)anglais (2026)
Les sauterelles reçoivent de Dieu un certain délai pour agir : cinq mois.Locustae a Deo certum tempus agendi accipiunt: quinque menses.The locusts receive from God a definite period in which to act: five months.
Et comme elles agissent jusqu'à la fin de l'année du fléau, ces cinq mois sont les derniers de l'année, soit 153 jours.Cum autem usque ad finem anni plagae agant, hi quinque menses ultimi anni sunt, id est centum quinquaginta tres dies.And since they act until the end of the year of the scourge, these five months are the last of the year, that is, 153 days.
Le temps est compté en mois : une année moins sept mois, qui appartiennent à l'Esprit Saint.Tempus per menses computatur: annus minus septem menses, qui Spiritui Sancto tribuuntur.Time is reckoned in months: a year minus seven months, which belong to the Holy Spirit.
C'est le signe que la grâce de Dieu et sa justice ne sont pas à l'équilibre ; il accorde pendant la vie de l'homme plus de temps pour l'offre de la grâce que pour les effets de sa punition.Hoc signum est gratiam Dei et iustitiam eius non esse aequales; in vita hominis plus temporis concedit oblationi gratiae quam effectibus poenae.This is a sign that God’s grace and his justice are not in balance; during human life he grants more time for the offer of grace than for the effects of punishment.
Et à la grâce revient l'avantage également en termes de durée.Ita gratiae etiam ratione temporis praeeminentia tribuitur.Thus grace has the advantage also in terms of duration.
Les sauterelles reçoivent le pouvoir des scorpions sous une forme atténuée : elles n'ont pas le droit de tuer, seulement de tourmenter.Locustae potestatem scorpionum forma mitigata accipiunt: non licet eis occidere, sed tantum cruciare.The locusts receive the power of scorpions in an attenuated form: they are not permitted to kill, only to torment.
Le tourment dans le péché est plus important pour Dieu que la mort, car il veut la conversion et non pas l’anéantissement.Cruciatus in peccato Deo gravior est quam mors, quia conversionem vult, non annihilationem.Torment within sin is more important to God than death, because he desires conversion, not annihilation.
Et la punition elle-même vise à la conversion : même le moins intelligent, en endurant les tourments, doit comprendre ce qu'est le péché, combien celui-ci est enraciné en lui, combien le plaisir qu'il lui a causé l’a trompé.Ipsa quoque poena ad conversionem intendit: etiam minimus ingenio, tormenta sustinens, intellegere debet quid sit peccatum, quanta in eo radice insideat, et quomodo voluptas eum deceperit.Punishment itself aims at conversion: even the least intelligent person, by enduring the torments, must come to understand what sin is, how deeply it is rooted within, and how the pleasure it gave has deceived him.
apoc.5mois.1901-1950.txt · Dernière modification : de bernard