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Retour sur les origines chrétiennes

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apoc.5mois.1951-2000

Table des matières

Bernard Gineste (2025)

"Cinq mois" (Apoc. 9,5.10)

Réception de 1951 à 2000

1951-2000

1951. Ray Summers

  • Ray Summers (1903-1982), théologien étatsunien d'obédience baptiste du Sud, professeur de Nouveau Testament et de grec à Fort Worth (Texas) au Southwestern Baptist Theological Seminary (1941-1968), puis à partir à la Baylor University à Waco (Texas).
  • Ray Summers, Worthy is the Lamb. An Interpretation of Revelation, by Ray Summers, professor of New Testament, Southwestern Baptist Theological Seminary, Fort Worth, Texas (224 p.), Nashville (Tennessee), Broadman, 1951, pp. 157-158.
anglais (1951)latin (2026)français (2026)
(5) The sounding of the fifth trumpet brought the scourge of locusts (9:1-12).(5) Quintae tubae sonitus locustarum flagellum attulit (Apoc. 9,1–12).(5) Le son de la cinquième trompette apporta le fléau des sauterelles (Ap 9,1–12).
A huge star becomes personified and, having fallen, exposes a yawning abyss.Stella ingens personificatur et, lapsa, hiantem Abyssum aperit.Une étoile immense se trouve personnifiée et, étant tombée, dévoile un abîme béant.
At first there come out great clouds of smoke which darken the sun.Primum magnae fumi nubes exeunt quae solem obscurant.D’abord, de grands nuages de fumée en sortent, qui obscurcissent le soleil.
Gradually the smoke gives way to locusts, or what first appeared to be smoke turns out to be locusts.Paulatim fumus locustis cedit, sive quod primum fumus videbatur locustae esse reperitur.Peu à peu, la fumée fait place aux sauterelles, ou bien ce qui paraissait d’abord être de la fumée se révèle être des sauterelles.
Locusts were a common pest in that day, but these are uncommon locusts.Locustae illo tempore pestis communis erant, sed hae locustae insolitae sunt.Les sauterelles étaient un fléau courant à cette époque, mais celles-ci sont des sauterelles inhabituelles.
There follows a dramatic description of the locusts.Sequitur dramatica locustarum descriptio.S’ensuit une description dramatique des sauterelles.
They had stingers like scorpions; they were armored like battle horses; they had men's faces, women's hair, and lions' teeth; the sound of their wings made a noise like many chariots.Aculeos habebant sicut scorpiones; loricati erant sicut equi bellici; facies virorum, capillos mulierum, et dentes leonum habebant; sonus alarum eorum strepitum faciebat sicut multorum curruum.Elles avaient des aiguillons comme des scorpions ; elles étaient cuirassées comme des chevaux de guerre ; elles avaient des visages d’hommes, des cheveux de femmes et des dents de lions ; le bruit de leurs ailes ressemblait à celui de nombreux chars.
They were told not to hurt the grass, common food for locusts, but to spend five months, length of life of a locust plague, in tormenting men until they desire to die rather than live.Iis praeceptum est ne gramen laederent, quod cibus communis locustarum est, sed quinque menses—spatium vitae plagae locustarum—homines cruciarent usque dum mori potius quam vivere cupiant.Il leur fut ordonné de ne pas nuire à l’herbe, nourriture habituelle des sauterelles, mais de passer cinq mois — durée de vie d’un fléau de sauterelles — à tourmenter les hommes jusqu’à ce qu’ils préfèrent mourir que vivre.
They were to hurt only the enemies to God's cause; they were to injure no one who was marked as God's man.Solummodo adversarios causae Dei laedere debebant; neminem laedere qui ut Dei homo signatus esset.Ils ne devaient nuire qu’aux ennemis de la cause de Dieu ; ils ne devaient blesser personne qui fût marqué comme appartenant à Dieu.
They have a king who has the very appropriate name “Destruction.”Regem habent cui nomen admodum conveniens est « Destructio ».Elles ont un roi qui porte un nom tout à fait approprié : « Destruction ».
It must be understood that this is symbolical language.Intellegendum est hanc esse linguam symbolicam.Il faut comprendre qu’il s’agit d’un langage symbolique.
It must also be understood that this is pageantry, and the details are used to make the play more impressive.Item intellegendum est hoc esse quasi spectaculum scaenicum, et singula ad spectaculi maiorem vim adhiberi.Il faut aussi comprendre qu’il s’agit d’une mise en scène, et que les détails servent à rendre le tableau plus impressionnant.
One is not to become so interested in the details of appearance that he misses the actor's “lines.”Cavendum est ne quis ita in speciei singularibus occupetur ut actoris « verba » amittat.Il ne faut pas devenir si attentif aux détails de l’apparence que l’on en manque les « répliques » de l’acteur.
Many attempts have been made to determine the exact meaning of each detail in this picture.Multi conatus facti sunt ad singulorum huius picturae elementorum sensum accuratum determinandum.De nombreuses tentatives ont été faites pour déterminer la signification exacte de chaque détail de ce tableau.
Such efforts have been unprofitable.Tales conatus infructuosi fuerunt.De tels efforts se sont révélés infructueux.
What is symbolized by these locusts from within the earth and led by one named “Destruction,” a name often associated with the devil?Quid his locustis e terra prodeuntibus et a quodam « Destructione » ductis significetur, nomine saepe cum diabolo coniuncto?Que symbolisent ces sauterelles issues de l’intérieur de la terre et conduites par celui qui porte le nom de « Destruction », nom souvent associé au diable ?
Some scholars make them parallel with the horsemen of the next paragraph.Nonnulli eruditi eos cum equitibus paragraphi sequentis conferunt.Certains chercheurs les mettent en parallèle avec les cavaliers du paragraphe suivant.
But the distinction between the two remaining woes announced in 8:13 seems to forbid this.Sed distinctio inter duo vae reliqua in 8,13 nuntiata hoc vetare videtur.Mais la distinction entre les deux malheurs restants annoncés en 8,13 semble l’interdire.
Some scholars think it unimportant and pass it up without an interpretation.Quidam id parvi momenti existimant atque sine interpretatione praetereunt.Certains chercheurs jugent cela sans importance et passent outre sans proposer d’interprétation.
The best interpretation in the light of the historical background seems to be that of Hengstenberg (32) and Dana (33).Optima interpretatio, ratione habita contextus historici, illa Hengstenbergii (32) et Danae (33) esse videtur.La meilleure interprétation, à la lumière de l’arrière-plan historique, semble être celle de Hengstenberg (32) et de Dana (33).
(32) Hengstenberg, The Revelation of St. John. Translated by Patrick Fairbairn, 2 vols. New York: Robert Carter and Brothers, 1852, I, pp. 429 ff.
(33) Dana, The Epistles and Apocalypse of John. Dallas: Baptist Book Store, 1937, pp. 126 ff.
They view this vision as symbolizing the hellish spirit which penetrates the earth (Hengstenberg) or the forces of decay which God has in his hand for retribution upon defiant Rome (Dana).Hanc visionem interpretantur vel ut spiritum infernalem terram penetrantem significare (Hengstenbergius), vel ut vires corruptionis quas Deus in manu habet ad retributionem contra Romam contumacem (Dana).Ils voient dans cette vision soit le symbole de l’esprit infernal qui pénètre la terre (Hengstenberg), soit celui des forces de décomposition que Dieu tient en main pour châtier Rome rebelle (Dana).
It symbolizes the hellish rottenness, the internal decadence in the Roman Empire.Putredinem infernalem, internam corruptionem in Imperio Romano significat.Elle symbolise la pourriture infernale, la décadence interne de l’Empire romain.
One thing which brought about Rome's downfall was a series of corrupt rulers and leaders.Una causa quae ad ruinam Romae contulit fuit series principum et rectorum corruptorum.L’une des causes de la chute de Rome fut une série de dirigeants et de chefs corrompus.
Such a spirit of internal rottenness is pictured here as coming from within the empire (out of the earth) to work toward her destruction.Talis spiritus corruptionis internae hic depingitur quasi ab ipso imperio oriatur (e terra exiens) ad eius interitum operandum.Un tel esprit de corruption interne est ici représenté comme provenant de l’intérieur même de l’empire (sortant de la terre) pour œuvrer à sa destruction.
Such a condition injured Rome, but it could really do no hurt to God's persecuted Christians because they were not really a part of wicked Rome.Talis condicio Romam laesit, sed Christianis a Deo persecutis re vera nocere non potuit, quia ipsi pars Romae impiae non erant.Une telle situation porta préjudice à Rome, mais elle ne put en réalité nuire aux chrétiens persécutés de Dieu, puisqu’ils ne faisaient pas véritablement partie de la Rome impie.
God has now indicated two instruments which he can use to cut down the oppressors of his people: natural calamity and internal decadence.Deus nunc duo instrumenta indicavit quibus uti possit ad oppressores populi sui deiiciendos : calamitas naturalis et interna decadentia.Dieu a maintenant indiqué deux instruments qu’il peut utiliser pour abattre les oppresseurs de son peuple : les calamités naturelles et la décadence interne.
A third instrument follows in the next vision.Tertium instrumentum in visione sequenti subsequitur.Un troisième instrument suit dans la vision suivante.

1951. Joseph Bonsirven

  • Joseph Paul Bonsirven (1880-1958), jésuite, bibliste et théologien français, était un fin et profond connaisseur des traditions rabbiniques, mais il en a fait malheureusement très peu usage dans son commentaire de l'Apocalypse.
  • Joseph Bonsirven, L'Apocalypse de saint Jean. Traduction et commentaire de Joseph Bonsirven S. J. (18,5 cm sur 12, 347 p.), Paris, Beauchesne (“Verbum Salutis” 16), 1951, p. 18.
(français (1951)latin (2025)anglais (2025)
Ils ne peuvent pas les mettre à mort, mais seulement les torturer pendant cinq mois.Non possunt eos occidere, sed tantum per quinque menses cruciare.They cannot kill them, but only torment them for five months.
Comment entendre ce laps de temps?Quomodo hoc temporis spatium intellegendum est?How should this period of time be understood?
Les cruelles bêtes sévissent-elles pendant ces cinq mois, ou bien les souffrances qu’elles infligent durent-elles tout ce temps?Num per hos quinque menses crudelia animalia saeviunt, an vero dolores ab eis illati tantum temporis durant?Do these cruel beasts rage for five months, or do the sufferings they inflict last that long?
Nous préférons cette dernière interprétation, qui semble mieux s'adapter à la suite.Hanc posteriorem interpretationem malimus, quae rei continuationi aptior videtur.We prefer the latter interpretation, which seems more consistent with what follows.
La torture infligée par ces sauterelles est semblable à celles que causent les scorpions; elle n’est pas mortelle, mais si douloureuse que pendant ce temps les hommes appellent la mort: en vain.Cruciatum enim a locustis illatum scorpionum vulneribus similem esse dicitur; non est mortiferus, sed tam acer ut homines per illud tempus mortem appellent: frustra.The torture inflicted by these locusts is like that caused by scorpions; it is not deadly, but so painful that during that time men call for death — in vain.
La piqûre d’un scorpion, rarement fatale, ne fait pas sentir son effet pendant de longs jours.Scorpionis punctura, raro letalis, effectum suum non per dies multos exercet.A scorpion sting, though rarely fatal, does not cause prolonged suffering for many days.
Cette remarque nous invite à comprendre ce fléau autrement que dans un sens purement matériel.Haec observatio monet ut hoc flagellum non omnino materialiter intellegamus.This remark leads us to understand this plague in a way that is not purely material.
Ces monstres infernaux tourmentent sans arrêt leurs victimes.Hi monstri infernales suas victimas sine intermissione cruciant.These infernal monsters torment their victims without respite.
Ne serait-ce pas d'un tourment moins corporel que spirituel, ce qui expliquerait ce désir de la mort?Nonne potius de tormento minus corporali quam spirituali agitur, quod hunc mortis desiderium explicaret?Might this be a torment more spiritual than bodily, which would explain this longing for death?
Affres de la mauvaise conscience, angoisses intimes, nous pouvons tout imaginer: peines médicinales, attestant la bonté divine, qui veut la conversion des pécheurs: mais ceux-ci refusent de comprendre.Angores malae conscientiae, intimae anxietates — omnia fingi possunt: poenae medicinales, quae divinam bonitatem testantur, volentem peccatorum conversionem; at illi intellegere recusant.The pangs of a guilty conscience, inner anguish — we can imagine everything: medicinal punishments, attesting the divine goodness that seeks the conversion of sinners; but they refuse to understand.

1951. Emil Bock

  • Emil Bock (1895-1959), licencié de théologie protestante à l'université de Berlin, anthroposophe et auteur allemand, l'un des fondateurs en 1921 de la secte dite Communauté chrétienne et l'un de ses principaux meneurs, un temps incarcéré par les nazis. Son commentaire sur l'Apocalypse est tiré d'une série de conférences données par le théologien pendant l'hiver 1940-1941.
  • Emil Bock, Apokalypse. Betrachtungen über die Offenbarung des Johannes, Stuttgart, Urachhaus, 1951, pp. 108, 110-111 et 117.
  • 4e édition, 1982; 5e édition, 1997.
  • Emil Bock, The Apocalypse of St. John, by Emil Bock, Lic.Theol (Berlin) (190 p.), Londres, Christian Communauty Press, 1957, pp. 73, 75 et 79. — On ne reprend pas ici cette traduction, qui est un peu lâche.
  • Emil Bock, Apocalisse. Traduzione dal tedesco di: Andreina Colombo e Reiner Reinholz, Marco Di Francesco, Giovanna Nocifora, Silvia Pederiva, Corrado Roeper, Luisa Testa (384 p.), Oriago di Mira (Vénétie), Edizioni Arcobaleno, 1995. Réimpression, 2021.
  • Emil Bock, L'Apocalypse. Considérations sur la Révélation de Jean trad. Jean Nidecker (428 p.), Alès (Gard), Iona (“Christianisme actuel”), 2015.
allemand (1951)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
Fünfte Posaune: Ein Stern, der vom Himmel gestürzt ist, hat die verschlossenen Tore des Abgrundes durchschlagen, und aus dem Brunnen der unheimlichen Tiefe qualmen Dünste und Rauchschwaden empor, die sich auf alles Irdische legen und sich schließlich in riesige Heuschreckenschwärme verwandeln, denen alles Lebendige zum Opfer fällt.Quinta tuba: stella e caelo delapsa portas clausas abyssi percussit, et e puteo altitudinis horrendae vapores ac nubes fumi ascendunt, quae super omnia terrestria subsidunt atque tandem in immensa examina locustarum vertuntur, quibus omne vivum devorandum est.Cinquième trompette : une étoile tombée du ciel a brisé les portes closes de l’abîme, et du puits de la profondeur sinistre montent des vapeurs et des nuées de fumée qui se déposent sur toute chose terrestre et finissent par se changer en d’immenses essaims de sauterelles dont tout ce qui vit devient la proie.Fifth trumpet: a star fallen from heaven has broken through the closed gates of the abyss, and from the well of the dreadful deep vapours and clouds of smoke rise, settle upon all that is earthly, and finally turn into gigantic swarms of locusts to which all living things fall victim.
Dann kam bereits die Zeit, wo die Abgründe auf die neuen Seelenkräfte der Menschheit reagierten, wo es zischte und brodelte aus den Tiefen, als wären Wassertropfen auf glühendes Eisen gefallen.Iam advenerat tempus quo abyssus in novas vires animorum humani generis responderet, ubi ex profundis sibilabat ac bulliebat quasi guttae aquae in ferrum candens cecidissent.Vint alors le temps où les abîmes réagirent aux nouvelles forces de l’âme humaine, où des sifflements et des bouillonnements montaient des profondeurs, comme si des gouttes d’eau étaient tombées sur du fer incandescent.Then came the time when the abysses reacted to the new soul-forces of humanity, when it hissed and bubbled from the depths as if drops of water had fallen upon glowing iron.
Die Welt der Abstraktion gespensterte immer unheimlicher durch die Menschheit im 19. Jahrhundert.Mundus abstractionis saeculo undevicesimo per humanitatem semper magis spectrali modo vagabatur.Le monde de l’abstraction erra de plus en plus spectrablement à travers l’humanité au XIXᵉ siècle.The world of abstraction haunted humanity ever more eerily throughout the nineteenth century.
Durch sein Denken brachte der Mensch Abbaukräfte hervor, die sich an seinen eigenen Lebenskräften bemerkbar machten, ähnlich wie wenn Heuschreckenschwärme sich auf das grünende Leben einer Landschaft stürzen.Cogitatione sua homo vires dissolutionis excitavit, quae in ipsis viribus vitalibus apparuerunt, simile ac si examina locustarum in virentem vitae naturae regionem irruerent.Par sa pensée, l’homme fit surgir des forces de décomposition qui se manifestèrent dans ses propres forces vitales, comme lorsque des essaims de sauterelles s’abattent sur la vie verdoyante d’un paysage.Through his thinking, man brought forth forces of decay which made themselves felt in his own life-forces, as when swarms of locusts descend upon the green life of the countryside.
Ähnlich sind die Wirkungen, die im Groben von allem Großstadtbetrieb, im Subtilen aber z. B. auch von der Elektrizität auf den Menschen ausgehen.Similes sunt effectus, qui manifeste ex strepitu urbium magno, subtilius vero ex electricitate, in hominem prodeunt.Semblables sont les effets qui, grossièrement, proviennent de toute l’activité urbaine, mais, de façon plus subtile, aussi de l’électricité qui agit sur l’homme.Similar are the effects which, on a large scale, arise from all the bustle of city life, but on a subtler level, for example, also from electricity acting upon man.
Der Mensch selber sorgt mit dafür, daß ihm in entsprechender Umsetzung die Schrecken zuteil werden, die in der Apokalypse beim Erschallen der Posaunen in großen Bildern erscheinen.Ipse homo efficit ut sibi, secundum propriam conversionem, eveniant illae formidines quae in Apocalypsi, tubis sonantibus, magnis imaginibus exhibentur.L’homme lui-même contribue à ce qu’il lui advienne, par correspondance intérieure, les terreurs qui, dans l’Apocalypse, apparaissent sous les grandes images du retentissement des trompettes.Man himself helps to bring upon himself, in corresponding transformation, the terrors which in the Apocalypse appear in the great images accompanying the sounding of the trumpets.
Das bloße Schein-Ich mitsamt seinen oft so erstaunlichen Errungenschaften verzehrt das Menschenwesen.Meros ille Ego-phantasma, una cum suis saepe miris inventis, ipsam naturam humanam consumit.Le simple « moi illusoire », avec ses conquêtes souvent si étonnantes, dévore l’essence même de l’homme.The mere “apparent ego,” together with its often astonishing achievements, consumes the very being of man.
Das ist vor allem der Sinn der Bilder, die auf der fünften Stufe, in der Krisis des Dramas, erscheinen, wo z. B. die Rauchschwaden des Abgrundes zu Heuschrecken werden. Wo sich ein Heuschreckenschwarm auf die Landschaft niederläßt, da ist in kürzester Zeit alles grünende Leben von den Bäumen und Wiesen verschwunden; kahl und tot steht alles da. Tausend Entsprechungen davon gibt es im heutigen Leben.Id praecipue est sensus imaginum quae in quinta scena, in crisi dramatica, apparent, ubi exempli gratia fumus abyssi in locustas vertitur. Ubi examini locustarum se campus subicit, brevi tempore omne virens ex arboribus et pratis evanescit; nuda et morta omnia stant. Mille exempla huius in vita hodierna inveniuntur.C’est là surtout le sens des images qui apparaissent au cinquième degré, dans la crise du drame : la fumée de l’abîme devient des sauterelles. Quand un essaim de sauterelles s’abat sur la campagne, toute vie verdoyante disparaît des arbres et des prés ; tout se tient nu et mort. Il y a mille correspondances de cela dans la vie moderne.That is above all the meaning of the pictures which appear at the fifth stage, in the crisis of the drama, where, for example, the clouds of smoke from the abyss turn into locusts. Wherever a swarm of locusts settles upon the landscape, in the shortest time all green life on trees and meadows vanishes; everything stands bare and dead. There are a thousand counterparts of this in modern life.
Wenn der Mensch im Räderwerk des Zivilisationsgetriebes seine Tagesarbeit verrichtet hat, ist er am Abend nicht nur müde, sondern bis in seinen Organismus hinein zerstört; er ist seiner Lebenskräfte beraubt wie ein Baum, der von Heuschrecken kahlgefressen ist.Cum homo in rota machinae civilisationis laborem cotidianum explevit, vespere non solum fessus est, sed usque in ipsum organismum dissolutus; viribus vitalibus spoliatus est sicut arbor a locustis nudata et decocta.Quand l’homme a accompli sa journée dans l’engrenage de la civilisation, il n’est pas seulement fatigué : il est détruit jusque dans son organisme ; il est dépouillé de ses forces vitales comme un arbre que les sauterelles ont dévoré jusqu’à l’écorce.When man has finished his day’s labour in the machinery of civilisation, he is not only weary but shattered even in his organism; he is robbed of his life-forces as a tree is stripped bare by locusts.
Der Schlaf der Nacht allein kann nicht ausreichen, um die verbrauchten Kräfte wiederherzustellen.Somnus nocturnus solus non sufficit ad vires consumptas restituendas.Le sommeil de la nuit à lui seul ne suffit pas à rétablir les forces épuisées.The sleep of the night alone is not enough to restore the spent forces.
Die Abkapselung, in die der Mensch durch seine Ichwerdung hineinkommt, ist noch nicht die volle Tragik.Seclusio, in quam homo per formationem sui ipsius descendit, nondum est plena tragœdia.L’isolement dans lequel l’homme entre par la formation de son moi n’est pas encore la tragédie entière.The self-encapsulation into which man enters through the development of his ego is not yet the full tragedy.
Nachdem er die einstige Offenheit nach oben verloren hat, wird er, wenn die Verschlossenheit sich steigert, verhängnisvollerweise immer offener nach unten.Postquam superiorem apertionem olim amisit, fit, quanto magis clauditur, tanto fataliter apertior inferius.Après avoir perdu l’ouverture ancienne vers le haut, plus sa fermeture s’accentue, plus il devient — de manière funeste — ouvert vers le bas.Having lost his former openness upwards, he becomes, the more his closedness increases, fatefully ever more open downwards.
Ohne es zu bemerken, wird er sensibel und anfällig für Kräfte der Finsternis und des Todes, die von unten her aus der Materie in ihn eindringen.Nesciens fit sensibilis et obnoxius viribus tenebrarum et mortis, quae ab infra, ex materia, in eum penetrare incipiunt.Sans s’en apercevoir, il devient sensible et vulnérable aux forces des ténèbres et de la mort, qui, d’en bas, pénètrent en lui à partir de la matière.Unknowingly he becomes sensitive and susceptible to the forces of darkness and of death, which from below, out of matter, begin to penetrate into him.
Längst bevor sich der Himmel über dem Menschen wieder öffnet, schlägt der Stern, der in die Tiefen stürzt, ein Loch in „den Deckel des Abgrundes“.Iam multo ante quam caelum super hominem iterum aperiatur, stella in profunda decidens foramen percutit in “operimento abyssi.”Bien avant que le ciel ne s’ouvre à nouveau au-dessus de l’homme, l’étoile qui plonge dans les profondeurs perce une brèche dans le « couvercle de l’abîme ».Long before heaven opens again above man, the star that plunges into the depths strikes a hole in “the lid of the abyss.”
Es ist eine Folge der Abkapselung gegenüber der oberen Welt, daß der Mensch seine innere Ruhe einbüßt.Effectus est seclusionis adversus mundum superiorem quod homo tranquillitatem interiorem amittit.C’est une conséquence de la fermeture de l’homme au monde supérieur qu’il perde sa paix intérieure.It is a consequence of man’s seclusion from the higher world that he forfeits his inner peace.
In der Nervosität des heutigen Menschen kündigen sich die Unruhegeister an, die aus dem geöffneten Abgrund in die Seelen und Leiber eindringen und schließlich zu einer wilden Jagd entfesselter Gespenster werden können.In nervositate hominis hodierni se manifestant spiritus inquietudinis, qui ex aperto barathro in animas et corpora penetrant ac tandem in feram venationem spectrorum solutorum verti possunt.Dans la nervosité de l’homme moderne se manifestent les esprits d’inquiétude, qui, sortant de l’abîme ouvert, pénètrent dans les âmes et les corps et peuvent finalement se changer en une chasse sauvage de spectres déchaînés.In the nervousness of modern man the spirits of unrest announce themselves, which, issuing from the opened abyss, penetrate souls and bodies and can at last turn into a wild hunt of unchained spectres.
Je abgekapselter und verschlossener ein Mensch gegenüber der Natur und den Mitmenschen ist, desto größer ist für ihn die Gefahr, offen zu sein für das Unterirdische, das Dämonische des Abgrundes.Quanto magis homo erga naturam et proximum secluditur ac clauditur, tanto maior ei periculum est ut aperiatur subterranio, daemonico abyssi.Plus un homme se ferme et s’isole de la nature et de ses semblables, plus grand est pour lui le danger d’être ouvert à ce qui est souterrain, au démoniaque de l’abîme.The more a man shuts himself off and closes himself to nature and to his fellow men, the greater is his danger of becoming open to the subterranean, the demonic of the abyss.
Epidemische Besessenheiten bedrohen hier die Menschheit.Hic genus humanum possessiones epidemicae minantur.Ici, des possessions épidémiques menacent l’humanité.Here epidemic possessions threaten mankind.

1952. John J. Van Gorder

* John J. Van Gorder, pasteur étatsunien de tendance fondamentaliste évangélique, établi à Hendersonville (Caroline du Nord), prédicateur et auteur assez prolixe d'ouvrages sans caractère académique (rappelons que le titre D.D., Doctor of Divinity peut être décerné par n'importe quelle institution religieuse locale et peut même être usurpé sans difficulté), fort lu dans les milieux évangéliques conservateurs des années 1940 et 1950.

* John J. Van Gorder, ABC's of the Revelation, by John J. Van Gorder, D.D., Author of ABC's of Christan Experience; ABC's of the Miracles; ABC's of Salvation; Tabernacle in the Wilderness; Rescue of Ruth; etc. (186 p.), Hendersonville (Caroline du Nord), Maranatha Book Stall, 1952, pp. 95-95.

anglais (1952)latin (2026)français (2026)
NETHER WORLD OPENED (Text: Chapter 9.)MUNDUS INFERUS APERTUS (Textus: Caput IX)LE MONDE INFÉRIEUR OUVERT (Texte : chapitre 9)
As noted in last chapter, when the first four trumpets sounded, supernatural judgments fell upon the earth—supernatural in the natural realm, four being the earth number. Ut in capite superiore animadversum est, cum quattuor primae tubae sonuissent, iudicia supernaturalia super terram ceciderunt — supernaturalia quidem in ordine naturali, quippe quattuor numerus terrae sit. Comme on l’a noté au chapitre précédent, lorsque les quatre premières trompettes retentirent, des jugements surnaturels s’abattirent sur la terre — surnaturels dans le domaine naturel, le nombre quatre étant celui de la terre.
As we come to the sounding of the fifth and sixth trumpets, the scene shifts to the unseen world. Cum ad clangorem quintae et sextae tubae pervenimus, scaena ad mundum invisibilem transfertur. Lorsque nous arrivons à la sonnerie des cinquième et sixième trompettes, la scène se déplace vers le monde invisible.
The first four judgments are terrible—what these two are like is beyond the ken of man to comprehend. Prima quattuor iudicia terribilia sunt — qualia vero haec duo futura sint, ultra mentis humanae captum est. Les quatre premiers jugements sont terribles — ce que seront les deux suivants dépasse la capacité de compréhension de l’homme.
The middle of the week of seven years is at hand. Medium hebdomadis septem annorum iam instat. Le milieu de la semaine de sept ans est désormais imminent.
I. The Unnamed Star.I. Stella innominata.I. L’étoile sans nom.
“And the fifth angel sounded, and I saw a star fall (R.V. fallen) from heaven unto the earth; and to him was given the key of the bottomless pit.” (Vs. 1). « Et quintus angelus tuba cecinit, et vidi stellam de caelo in terram cadentem (vel iam lapsam); et data est ei clavis putei abyssi. » (v. 1). « Le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tomber du ciel sur la terre ; et la clé du puits de l’abîme lui fut donnée. » (v. 1).
The masculine pronoun given to this star, together with the acts attributed to him, show him to be a personage instead of a literal star. Pronomen masculinum huic stellae attributum, una cum actionibus ei tribuendis, ostendit eum esse personam potius quam stellam literalem. Le pronom masculin attribué à cette étoile, ainsi que les actes qui lui sont imputés, montrent qu’il s’agit d’un personnage et non d’un astre littéral.
Who is this star? Quaenam est haec stella? Qui est cette étoile ?
Due to the fact that the key to the bottomless pit is given to him, some insist this personage is the Lord Jesus Christ. (1:18). Cum clavis putei abyssi ei tradatur, nonnulli contendunt hunc esse Dominum Iesum Christum (1,18). Puisque la clé du puits de l’abîme lui est donnée, certains soutiennent qu’il s’agit du Seigneur Jésus-Christ (1,18).
Scripture must interpret Scripture. Scriptura Scripturam interpretari debet. L’Écriture doit interpréter l’Écriture.
In Isa. 14:12 it is written, “How art thou fallen from heaven, O Lucifer, son of the morning.” In Isaiae 14,12 scriptum est : « Quomodo cecidisti de caelo, Lucifer, fili aurorae ». En Isaïe 14,12 il est écrit : « Comment es-tu tombé du ciel, Lucifer, fils de l’aurore ? »
In Luke 10:18, when the seventy returned from their preaching mission, the Lord Jesus Christ, probably speaking prophetically, said, “I beheld Satan as lightning fall from heaven.” In Luca 10,18, cum septuaginta e missione praedicationis redissent, Dominus Iesus Christus, fortasse prophetice loquens, dixit : « Videbam Satanam sicut fulgur de caelo cadentem ». En Luc 10,18, lorsque les soixante-dix revinrent de leur mission de prédication, le Seigneur Jésus-Christ, parlant sans doute de manière prophétique, dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair. »
There seems to be little doubt that John is speaking of the great enemy of God and man, whose casting out of heaven is given in more detail in a future chapter. Parum dubii esse videtur quin Ioannes de magno hoste Dei et hominum loquatur, cuius eiectio e caelo plenius in capite futuro describitur. Il semble y avoir peu de doute que Jean parle du grand ennemi de Dieu et des hommes, dont l’expulsion du ciel sera décrite plus en détail dans un chapitre ultérieur.
II. The Uncovered Pit.II. Puteus detectus.II. Le puits découvert.
“And he opened the bottomless pit; and there arose a smoke out of the pit, as the smoke of a great furnace, and the sun and the air were darkened by reason of the smoke of the pit.” (Vs. 2). « Et aperuit puteum abyssi; et ascendit fumus de puteo sicut fumus fornacis magnae, et obscuratus est sol et aer propter fumum putei. » (v. 2). « Il ouvrit le puits de l’abîme ; et il monta du puits une fumée, comme la fumée d’une grande fournaise, et le soleil et l’air furent obscurcis à cause de la fumée du puits. » (v. 2).
The bottomless pit does not refer to hades, the place where the souls of wicked men go at death Puteus abyssi non ad Haden refertur, locum quo animae hominum impiorum ad mortem abeunt Le puits de l’abîme ne désigne pas l’Hadès, le lieu où vont les âmes des hommes méchants à leur mort
because it is not opened until the Great White Throne judgment at the close of the millennial reign of Christ. (Rev. 20:13). quippe qui non aperiatur nisi ad iudicium Magni Throni Albi, ad finem regni millenarii Christi. (Apoc. 20,13). car il n’est ouvert qu’au jugement du Grand Trône Blanc, à la fin du règne millénaire du Christ (Ap 20,13).
The bottomless pit is not Gehenna the lake of fire, because the latter is the final hell to which all wicked go. Puteus abyssi non est Gehenna, lacus ignis, quoniam illa est infernus ultimus ad quem omnes impii pergunt. Le puits de l’abîme n’est pas la Géhenne, le lac de feu, car celle-ci est l’enfer final où vont tous les méchants.
It is never opened—it is eternal. (Rev. 19:20, 20:15). Numquam aperitur — aeternus est. (Apoc. 19,20 ; 20,15). Il n’est jamais ouvert — il est éternel. (Ap 19,20 ; 20,15).
The pit is the abyss, the home of demons. Puteus est abyssus, domicilium daemonum. Le puits est l’abîme, la demeure des démons.
The demons cast forth from the men of Gadara besought the Lord Jesus Christ to cast them not into the deep but rather let them enter into a near-by herd of swine. (Lk. 8:26-39). Daemones ex hominibus Gadarensibus eiecti Dominum Iesum Christum obsecraverunt ne in abyssum mitterentur, sed potius ut in gregem suum propinquum porcorum intrare liceret. (Luc. 8,26–39). Les démons chassés des hommes de Gadara supplièrent le Seigneur Jésus-Christ de ne pas les envoyer dans l’abîme, mais de leur permettre d’entrer dans un troupeau de porcs voisin (Lc 8,26–39).
While the word here translated pit is not the word translated deep, yet both mean the abyss—the prison house of demons. Quamquam vocabulum hic redditum « puteus » non est idem ac illud quod « abyssus » redditur, tamen utrumque abyssum significat — carcerem daemonum. Bien que le mot ici traduit par « puits » ne soit pas celui traduit par « abîme », tous deux désignent néanmoins l’abîme — la prison des démons.
The question immediately arises, Who are the demons? Statim quaestio oritur: Qui sunt daemones? La question surgit aussitôt : qui sont les démons ?
This term is difficult to define. Hic terminus difficulter definitur. Ce terme est difficile à définir.
Some hold them to be the disembodied spirits of a pre-Adamite race. Quidam eos esse putant spiritus corpore solutos gentis ante-Adamiticae. Certains estiment qu’ils sont les esprits désincarnés d’une race préadamite.
We would not hazard an opinion. De hac re sententiam proferre non audemus. Nous n’oserions pas hasarder une opinion.
The Scriptures show them to be wicked, unclean and vicious. Scripturae eos ostendunt esse malos, immundos atque saevos. Les Écritures les montrent comme mauvais, impurs et cruels.
Their propensity is to inhabit human bodies, Natura eorum est corpora humana inhabitare, Leur tendance est d’habiter des corps humains,
but if not allowed to do so, as in the case of the men of Gadara, sed si id eis non permittitur, sicut in casu hominum Gadarensium, mais si cela ne leur est pas permis, comme dans le cas des hommes de Gadara,
they prefer the bodies of swine rather than incarceration in the abyss. corpora porcorum praeferunt potius quam incarcerationem in abysso. ils préfèrent les corps des porcs plutôt que l’incarcération dans l’abîme.
When this pit or rather “well of the abyss” is opened, Cum hic puteus, vel potius « fons abyssi », aperitur, Lorsque ce puits, ou plutôt le « puits de l’abîme », est ouvert,
a gigantic volcano belches forth its smoke until the sun and the air are darkened. velut ingens vulcanus fumum suum eructat, donec sol et aer obscurentur. un volcan gigantesque vomit sa fumée jusqu’à ce que le soleil et l’air soient obscurcis.
This may be the smoke of their torment bursting forth from the confines of their prison-house. Hic fumus fortasse est tormenti eorum e finibus carceris sui erumpentis. Cette fumée pourrait être celle de leur tourment jaillissant des limites de leur prison.
In World War I, when armies turned loose poison gas, it was so uncontrollable and the effect was so ghastly that the nations outlawed its use in warfare. In Bello Mundano Primo, cum exercitus gas venenatum emitterent, id adeo inmoderatum erat atque effectus tam horrendus ut nationes usum eius in bello interdicerent. Lors de la Première Guerre mondiale, lorsque les armées relâchèrent des gaz toxiques, cela fut si incontrôlable et l’effet si épouvantable que les nations en interdirent l’usage dans la guerre.
This was one international law concerning war that was observed in World War II. Haec fuit una lex internationalis de bello quae in Bello Mundano Secundo observata est. Ce fut l’une des lois internationales relatives à la guerre qui fut respectée durant la Seconde Guerre mondiale.
If man-made fumes are so ghastly that they are outlawed, what will be the effect of those from the abyss! Si vapores ab hominibus facti adeo horrendi sunt ut prohibeantur, qualis erit effectus illorum qui ex abysso proveniunt! Si des fumées produites par l’homme sont si épouvantables qu’elles sont interdites, quel sera l’effet de celles qui proviennent de l’abîme !
III. The Unknown Visitants. Vs. 3-11.III. Hospites ignoti. vv. 3–11.III. Les visiteurs inconnus (v. 3–11).
Out of the smoke that ascended from the abyss came hellish beings shaped like horses. Ex fumo qui ex abysso ascendebat prodierunt entia infernalia forma equorum. De la fumée qui montait de l’abîme surgirent des êtres infernaux ayant la forme de chevaux.
Again we see no reason for spiritualizing the language of the text. Iterum nullam causam videmus cur lingua textus spiritualizetur. Une fois encore, nous ne voyons aucune raison de spiritualiser le langage du texte.
John was seeing from heaven’s view-point. Ioannes e prospectu caelesti videbat. Jean voyait du point de vue du ciel.
He was seeing the things unseen to natural eyes. Ea videbat quae oculis naturalibus invisibilia sunt. Il voyait des réalités invisibles aux yeux naturels.
Note some of the things said about these demoniacal visitants: Animadverte quaedam quae de his visitantibus daemonialibus dicuntur: Notons quelques-unes des choses dites à propos de ces visiteurs démoniaques :
1. Their nature. “There came out of the smoke locusts upon the earth.” (Vs. 3). Locusts are one of the pests of the orient. The term is used because of the devastation they produce. This is probably the same as predicted by Joel. (Joel 2:1-10). 1. Natura eorum. « Et de fumo egressae sunt lucustae in terram. » (v. 3). Locustae sunt unum ex flagellis Orientis. Vocabulum adhibetur propter vastationem quam efficiunt. Id fortasse idem est quod a Ioele praedictum est. (Ioel 2,1–10). 1. Leur nature. « De la fumée sortirent des sauterelles sur la terre. » (v. 3). Les sauterelles sont l’un des fléaux de l’Orient. Le terme est employé en raison de la dévastation qu’elles causent. Il s’agit probablement de ce qui est annoncé par Joël (Jl 2,1–10).
2. Their Prohibition. “It was commanded them that they should not hurt the grass of the earth, neither any green thing, neither any tree, but only those men which have not the seal of God in their foreheads.” (Vs. 4). 2. Interdictio eorum. « Praeceptum est eis ne laederent herbam terrae neque omne viride neque ullam arborem, sed solos homines qui signaculum Dei in frontibus non habent. » (v. 4). 2. Leur interdiction. « Il leur fut ordonné de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front. » (v. 4).
3. Their Mission. Men were to be “tormented for five months.” (Vs. 5). This again brings out the demon character—they torment men. 3. Missio eorum. Homines « quinque mensibus cruciandi erant ». (v. 5). Hoc iterum indolem daemonicam ostendit — homines cruciant. 3. Leur mission. Les hommes devaient être « tourmentés pendant cinq mois » (v. 5). Cela met de nouveau en évidence leur caractère démoniaque : ils tourmentent les hommes.
4. Their Appearance. “Faces like men… hair as the hair of women, .. teeth as of lions .. . tails like unto scorpions.” (Vs. 7-10). These would seem to be a kind of infernal cherubim. 4. Aspectus eorum. « Facies quasi hominum… capilli sicut capilli mulierum… dentes sicut leonum… caudae similes scorpionibus ». (vv. 7–10). Hi videntur esse quidam cherubim infernales. 4. Leur apparence. « Des visages comme des visages d’hommes… des cheveux comme des cheveux de femmes… des dents comme des dents de lions… des queues semblables à des scorpions » (v. 7–10). Ceux-ci semblent être une sorte de chérubins infernaux.
5. Their Time. “For five months.” This is twice repeated. (Vs. 5, 10). No reason assigned for this particular period. We know of no Scriptural clue as to its meaning, 5. Tempus eorum. « Per quinque menses ». Hoc bis repetitur. (vv. 5,10). Nulla causa huius temporis specialis affertur. Nullum indicium Scripturae de eius significatione novimus, 5. Leur durée. « Pendant cinq mois ». Cela est répété deux fois (v. 5,10). Aucune raison n’est donnée pour cette période particulière. Nous ne connaissons aucun indice scripturaire quant à sa signification,
6. Their Power. “There were stings in their tails … to hurt men.” (Vs, 10). As the literal scorpion carries a poison secreted in the sting of the tail, so do these hellish, scorpion-tailed, locust-horses hurt men. 6. Potestas eorum. « Erant aculei in caudis eorum… ad laedendos homines ». (v. 10). Quemadmodum scorpio litteralis venenum in aculeo caudae gerit, ita hae locustae equinae infernales, caudis scorpionum praeditae, homines laedunt. 6. Leur pouvoir. « Il y avait des aiguillons dans leurs queues… pour faire du mal aux hommes » (v. 10). De même que le scorpion réel porte un venin sécrété dans l’aiguillon de sa queue, de même ces sauterelles infernales en forme de chevaux, pourvues de queues de scorpions, font du mal aux hommes.
7. Their King. “In the Hebrew tongue Abaddon;” “In the Greek tongue … Apollyon.” (Vs, 11). Both words signify “destroyer” and may refer to the beast-king whom we shall study later. If not to the beast-king, then to the Evil One who urges him on. 7. Rex eorum. « Hebraice Abaddon » ; « Graece … Apollyon ». (v. 11). Utraque vox “perditorem” significat et ad regem bestiae, quem postea tractabimus, referri potest. Sin minus, ad Malignum ipsum, qui eum impellit. 7. Leur roi. « En hébreu Abaddon » ; « en grec… Apollyon » (v. 11). Les deux mots signifient « destructeur » et peuvent désigner le roi-bête que nous étudierons plus loin. Sinon, ils désignent le Mauvais lui-même, qui le pousse à agir.
Taking all this literally, as we believe it should be, it shows the awfulness of the near future time for those who reject the grace of God at the present time. Haec omnia ad litteram accipientes, ut accipienda esse credimus, ostenditur quam terribilis sit tempus proximi futuri iis qui gratiam Dei hoc tempore respuunt. En prenant tout cela au sens littéral, comme nous croyons qu’il convient de le faire, on voit combien sera terrible le temps à venir pour ceux qui rejettent actuellement la grâce de Dieu.
IV. The Unprecedented Pain.IV. Dolor inauditus.IV. Une douleur sans précédent.
“In those days men shall seek death, and shall not find it, and shall desire to die and death shall flee from them.” (Vs. 6). « In diebus illis homines mortem quaerent et non invenient, et mori cupient, et mors ab eis fugiet. » (v. 6). « En ces jours-là, les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux. » (v. 6).
Again we say that it is impossible for the mind of man to conceive such a situation. Iterum dicimus mentem hominis talem condicionem concipere non posse. Nous redisons qu’il est impossible à l’esprit humain de concevoir une telle situation.
Death is an enemy that has dogged the footsteps of man from the gate of Eden to this present moment. Mors est hostis qui vestigia hominis a porta Eden usque ad hoc momentum secutus est. La mort est un ennemi qui a poursuivi les pas de l’homme depuis la porte d’Éden jusqu’à ce moment présent.
Unsaved man has always tried to evade death, yet due to the intensity of the suffering of the time described, men will seek it. Homo non salvatus semper mortem effugere conatus est; attamen propter acerbitatem doloris temporis descripti, homines ipsam quaerent. L’homme non sauvé a toujours cherché à éviter la mort ; pourtant, en raison de l’intensité de la souffrance du temps décrit, les hommes la rechercheront.
These demoniacal powers will thwart their every attempt. Hae potestates daemoniales omnem eorum conatum impedient. Ces puissances démoniaques feront échouer chacune de leurs tentatives.
It may be that suffering men will plunge into lakes or sea to seek death by drowning, Fieri potest ut homines dolentes se in lacus aut mare praecipitent ut morte per submersionem quaesita, Il se peut que des hommes souffrants se jettent dans des lacs ou dans la mer pour chercher la mort par noyade,
only to find for some unknown reason that their bodies will not sink. solum ut aliqua ignota de causa corpora eorum non demergi reperiant. pour découvrir, pour une raison inconnue, que leurs corps ne s’enfoncent pas.
Poison may be swallowed only to find it has been neutralized to impotency. Venenum hauriri potest, sed reperitur ad inanitatem neutralizatum. Du poison pourra être avalé, mais on constatera qu’il a été neutralisé jusqu’à devenir inopérant.
Like Judas, men may seek death by hanging, Sicut Iudas, homines mortem per suspensionem quaerere possunt, Comme Judas, les hommes pourront chercher la mort par pendaison,
only to find that the force of gravitation has been overcome by unseen hands. sed invenient vim gravitatis a manibus invisibilibus superatam esse. mais ils constateront que la force de la gravitation a été vaincue par des mains invisibles.
How horrible must be these five months! Quam horribiles esse debent hi quinque menses! Combien ces cinq mois doivent être horribles !
No doubt they will seem like years. Haud dubium quin instar annorum videantur. Sans aucun doute, ils paraîtront durer des années.
V. The Unloosed Angels.V. Angeli soluti.V. Les anges déliés.
The flying angel (eagle) of the preceding chapter again makes announcement Angelus volans (aquila) capitis praecedentis iterum nuntium facit L’ange volant (l’aigle) du chapitre précédent fait de nouveau une annonce
“One woe is past, and, behold, there come two woes more hereafter (after these things).” (Vs. 12). « Unum vae praeteriit, et ecce duo vae adhuc post haec veniunt. » (v. 12). « Le premier malheur est passé, et voici, deux autres malheurs viennent encore après cela. » (v. 12).

1954. Walt Disney

  • Walt Disney, “Mickey et les sauterelles”, in Les Belles Histoires 5 (1er juin 1954) 1-12, spéc. 12.

1955. Hanns Lilje

  • Hanns Lilje (1899-1977), chrétien luthérien antinazi dès 1933, incarcéré à Dachau puis Buchenwald, évêque de Hanovre (1947-1977), président de l'Église évangélique luthérienne unie d'Allemagne de 1955 à 1969, président de la Fédération luthérienne mondiale et du Conseil œcuménique des Églises, ainsi qu'abbé de Loccum.
  • Hanns Lilje, Das letzte Buch der Bible. Eine Einsführung in die Offenbarung Johannes, von D. Dr. Hanns Lilje, Landesbischop von Hannover, Abt zu Loccum (279 p.), Hambourg, Furche (“Die urchristliche Botschaft. Eine Einführung in die Schriften des Neuen Testaments”), 1955, p. 148.
allemand (1955)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
EinzelheitenParticulariaDétailsDetails
Der Abgrund (2) ist das unterste Reich der Hölle, von dem auch die Bibel gelegentlich redet (Hiob 28, 22; 31, 12; Ps. 107, 26).Abyssus (2) est infimum regnum inferorum, de quo etiam Sacra Scriptura interdum loquitur (Iob 28,22; 31,12; Ps 107,26).L’abîme (2) est le royaume le plus inférieur de l’enfer, dont la Bible parle aussi à l’occasion (Job 28,22 ; 31,12 ; Ps 107,26).The abyss (2) is the lowest realm of hell, of which the Bible also occasionally speaks (Job 28:22; 31:12; Ps 107:26).
Nach der alten Anschauung des Henochbuches brennt dort das höllische Feuer, ein Schacht führt von drunten nach oben an die Oberfläche, einem Brunnen gleich, den hier der Engel öffnet.Secundum veterem opinionem Libri Henoch, ibi ignis infernalis ardet; fovea ab imo ad summam superficiem ducit, puteo similis, quem hic angelus aperit.Selon l’ancienne conception du Livre d’Hénoch, le feu infernal y brûle ; un puits (une gaine verticale) mène d’en bas à la surface, à la manière d’un puits que l’ange ouvre ici.According to the ancient view of the Book of Enoch, the infernal fire burns there; a shaft leads from below up to the surface, like a well, which the angel opens here.
Die Deutsche Palästina-Gesellschaft hat 1917 Aufnahmen von den verheerenden Zerstörungen gemacht, die ein Heuschreckenschwarm (3) anrichten kann.Societas Palaestinensis Germanica anno 1917 imagines photographicas fecit de cladibus vastantibus quas examen locustarum (3) efficere potest.La Deutsche Palästina-Gesellschaft prit en 1917 des clichés des destructions dévastatrices qu’un essaim de sauterelles (3) peut causer.The German Palestine Society in 1917 made photographs of the devastating destruction that a swarm of locusts (3) can cause.
Die Zeitangabe »fünf Monate« (5) soll im allgemeinen nur eine runde Zahl bezeichnen.Notatio temporis “quinque menses” (5) plerumque numerum rotundum tantum significare intendit.L’indication temporelle « cinq mois » (5) vise en général à désigner un chiffre rond.The time designation “five months” (5) is generally intended to denote only a round number.
Hier fällt sie merkwürdig genau zusammen mit der Lebenszeit der Heuschrecken, die einen Sommer lang, etwa von Mai bis September leben und Schaden tun können.Hic tamen mirum in modum exacte congruit cum vita locustarum, quae per unum aestatem, circiter a Maio ad Septembrem, vivunt atque damnum inferre possunt.Ici pourtant, elle coïncide de façon remarquablement précise avec la durée de vie des sauterelles, qui vivent tout un été — environ de mai à septembre — et peuvent causer des dégâts.Here, however, it coincides strikingly with the life span of locusts, which live for a whole summer—roughly from May to September—and can cause damage.
»Apollyon« (11): So wird in der griechischen Übersetzung des Alten Testamentes der hebräische Name für Unterwelt übersetzt (Hiob 26, 6; Ps. 88, 12; Spr. 15, 11).«Apollyon» (11): sic in versione Graeca Veteris Testamenti nomen Hebraicum pro inferis redditur (Iob 26,6; Ps 88,12; Prov 15,11).« Apollyon » (11) : c’est ainsi que, dans la traduction grecque de l’Ancien Testament, est rendu le nom hébreu du séjour des morts (Job 26,6 ; Ps 88,12 ; Pr 15,11).“Apollyon” (11): thus, in the Greek translation of the Old Testament, the Hebrew name for the underworld is rendered (Job 26:6; Ps 88:12; Prov 15:11).
Ob der griechische Name an Apollo erinnern soll, ist fraglich.Utrum nomen Graecum ad Apollinem referre velint, dubium est.Il est douteux que le nom grec veuille évoquer Apollon.Whether the Greek name is meant to recall Apollo is doubtful.
Doch mag dieser zuerst von Grotius gegebene Hinweis zutreffend sein; schon Aischylos leitet den Namen des Gottes Apollo, dessen Attribut unter anderem die Heuschrecke ist, von dem Tätigkeitswort für »verderben« ab.Attamen monitum illud a Grotiō primum prolatum fortasse rectum est; iam Aeschylus nomen dei Apollinis—cuius, inter cetera, attributum est etiam locusta—ex verbo ad «perdere» pertinente deducit.Cependant, l’indication d’abord donnée par Grotius peut être juste ; déjà Eschyle fait dériver le nom du dieu Apollon — dont l’un des attributs, entre autres, est la sauterelle — du verbe signifiant « détruire ».Yet the suggestion first made by Grotius may be right; already Aeschylus derives the name of the god Apollo—whose attribute, among others, is the locust—from the verb meaning “to destroy.”
Wie sorgfältig man im übrigen bei der Auslegung verfahren muß, geht aus der Tatsache hervor, daß die Heuschrecken in der phantasievollsten Weise »gedeutet« sind.Quam diligenter praeterea in interpretatione procedendum sit, ex eo apparet quod locustae modo maxime phantastico “interpretatae” sint.Du reste, le soin requis dans l’exégèse ressort du fait que les sauterelles ont été « interprétées » de la façon la plus fantaisiste.How carefully one must proceed in interpretation is shown by the fact that the locusts have been “expounded” in the most fanciful ways.
Luther wollte in ihnen die Arianer sehen und Calov, der streitbare Vertreter lutherischer Orthodoxie, schlicht und einfach die Calvinisten!Lutherus in iis Arianos videre voluit; Calovius autem, pugnax orthodoxiae Lutheranae propugnator, simpliciter Calvinianos!Luther voulut y voir les ariens, et Calov, le combatif représentant de l’orthodoxie luthérienne, tout simplement les calvinistes !Luther wanted to see in them the Arians, and Calov, the combative champion of Lutheran orthodoxy, simply the Calvinists!

1955. Nils Wilhelm Lund

  • Nils Wilhelm Lund (1885-1954), né en Suède, immigré aux États-Unis en 1903, d'abord ferblantier à Boston (Massachusetts) puis pasteur d'obédience luthérienne piétiste, et enfin enseignant au North Park Theological Seminary de Chicago de 1922 à 1953, soutenant en 1942 une thèse de doctorat sur l'usage du chiasme dans le Nouveau Testament.
  • Nils Wilhelm Lund †, Studies in the Book of Revelation (256 p.), 1955, Covenant Press, pp. 115 et 171.
anglais (1955)latin (2026)français (2026)
The interlude of the eagle pronouncing the three woes (8:13) temporarily interrupts the series, but the repetition of the refrain (9:12; 11:14) has the effect of heightening the dramatic suspense.Interludium aquilae tria vae pronuntiantis (8,13) seriem ad tempus interrumpit; sed repetitio refrani (9,12; 11,14) effectum habet tensionem dramaticam augendi.L’interlude de l’aigle proclamant les trois malheurs (8,13) interrompt provisoirement la série, mais la répétition du refrain (9,12 ; 11,14) a pour effet d’intensifier le suspense dramatique.
The attentive reader or listener, holds his breath.Attentus lector vel auditor spiritum continet.Le lecteur ou l’auditeur attentif retient son souffle.
The catastrophe must be just breaking over the heads of the enemies.Clades iam super capita inimicorum irruere videtur.La catastrophe semble sur le point de s’abattre sur la tête des ennemis.
The concluding three trumpets differ in nature from the four of the first group.Tres ultimae tubae natura differunt a quattuor prioris coetus.Les trois dernières trompettes diffèrent par leur nature des quatre du premier groupe.
They are all much longer, and they affect, not things, but men, Yet, gruesome as they are, they are not altogether unrestricted.Omnes multo longiores sunt, nec res sed homines afficiunt; tamen, quamvis horrendae sint, non omnino sine limitatione agunt.Elles sont toutes beaucoup plus longues et affectent non des choses, mais des hommes ; toutefois, aussi terrifiantes soient-elles, elles ne sont pas totalement sans limites.
The locusts operate for five months, which is said to be the natural cycle for locusts (9:5, 10); and, once more, the effects are limited to a third part of men (9:12), a numerical expression which is not to be taken literally but, as always in this book, symbolically.Locustae per quinque menses agunt, quod cyclus earum naturalis esse dicitur (9,5.10); rursusque effectus ad tertiam partem hominum limitantur (9,12), numerus non ad litteram accipiendus sed, ut semper in hoc libro, symbolice.Les sauterelles agissent pendant cinq mois, durée que l’on dit correspondre à leur cycle naturel (9,5.10) ; et, une fois encore, les effets sont limités au tiers des hommes (9,12), expression numérique qui ne doit pas être prise littéralement mais, comme toujours dans ce livre, symboliquement.
The meaning of all these restrictions will be discussed, when we consider the Bowl-series.Sensus omnium harum limitationum explicabitur cum de serie phialarum agetur.Le sens de toutes ces restrictions sera examiné lorsque nous considérerons la série des coupes.
(…)(…)(…)
The fourth bowl] affects the sun; it is intended not to darken the world, as under the fourth trumpet, but to scorch men with great heat (16:9).Quarta phiala solem afficit; non ad mundum obscurandum, ut sub quarta tuba, sed ad homines vehementi ardore exurendos (16,9).La quatrième coupe frappe le soleil ; elle n’a pas pour but d’obscurcir le monde, comme sous la quatrième trompette, mais de brûler les hommes par une chaleur intense (16,9).
The fifth bowl is poured upon “the throne of the beast,” which may be definitely related to “the pit of the abyss” (cf. 16:10 with 9:1, 2). Also the references to intense pain have parallel ideas in the fifth bowl and the fifth trumpet, except that the limitation of “five months” (9:5, 10).Quinta phiala super « thronum bestiae » effunditur, qui certo referri potest ad « puteum abyssi » (cf. 16,10 cum 9,1-2). Item mentionum doloris intensi notiones parallelae in quinta phiala et quinta tuba inveniuntur, praeter limitationem « quinque mensium » (9,5.10).La cinquième coupe est répandue sur « le trône de la bête », ce qui peut être mis en relation directe avec « le puits de l’abîme » (cf. 16,10 avec 9,1-2). De même, les références à une douleur intense présentent des parallèles entre la cinquième coupe et la cinquième trompette, à l’exception de la limitation des « cinq mois » (9,5.10).

1955. Charles Brutsch

  • Charles Brutsch (1901-1991), pasteur protestant réformé suisse francophone de sensibilité œcuménique.
  • Charles Brutsch, Clarté de l'Apocalypse. Préface de W. A. Visser't Hooft. 4e édition entièrement remaniée. Les aditions antérieures ont paru sous le titre “L'Apocalypse de Jésus Christ”) (302 p.), Genève, Labor et Fides, 1955 (5e éd., 1966), pp. 108-110.
  • Charles Brutsch, Die Offenbarung Jesu Christi (Johannes-Apokalypse), ausgelegt von Charles Brütsch (128 p.), Zürich, Zwingli-Verlag (“Prophetzei. Schweizerisches Bibelwerk für die Gemeinde”), 1955, pp. 45-47.
français (1955)latin (2026)anglais (2026)
“Le cinquième ange…” (9:1-11) “Angelus quintus…” (9,1-11) “The fifth angel…” (9:1–11)
Des puissances démoniaques sont lancées à l’assaut des hommes qui ont refusé de se livrer à Dieu. Potestates daemonicae in impetum contra homines mittuntur qui se Deo tradere recusaverunt. Demonic powers are unleashed in assault against the men who have refused to surrender themselves to God.
Cela est indiqué par l’ouverture du puits de l’abîme (16). Hoc significatur per apertionem putei abyssi (16). This is signified by the opening of the pit of the abyss (16).
(16) Jean parle du puits comme d’une image connue. (16) Ioannes de puteo loquitur tamquam de imagine iam nota. (16) John speaks of the pit as of a familiar image.
Le terme d'abîme, qui désigne dans Rom. 10:7 le séjour des morts, concerne dans les autres passages du N.T. (Luc 8:31; Apoc. 9:1,2,11; 11:7; 17:8; 20:1,3) le lieu où sont enfermés les démons. Vocabulum abyssus, quod in Rom. 10,7 sedem mortuorum significat, in ceteris Novi Testamenti locis (Luc. 8,31; Apoc. 9,1.2.11; 11,7; 17,8; 20,1.3) locum designat ubi daemones includuntur. The term abyss, which in Rom. 10:7 designates the abode of the dead, refers in the other New Testament passages (Luke 8:31; Rev. 9:1,2,11; 11:7; 17:8; 20:1,3) to the place where the demons are confined.
Selon une croyance juive, le puits de l’abîme s’ouvrait sous la pierre angulaire du temple de Jérusalem. Secundum quandam traditionem Iudaicam, puteus abyssi sub lapide angulari templi Hierosolymitani aperiebatur. According to a Jewish belief, the pit of the abyss opened beneath the cornerstone of the Temple of Jerusalem.
L'étoile tombée du ciel sur la terre doit-elle être identifiée à tout prix? Num stella e caelo in terram lapsa necessario identificanda est? Must the star fallen from heaven to earth be identified at all costs?
Je ne le pense pas. Non ita censeo. I do not think so.
P. Allo, L. Ragaz (Die Bibel, eine Deutung, t. VII, Zurich, 1950), W. Middendorp (Neuer Himmel neue Erde, die Offenbarung Johannes ausgelegt, Zurich, 1950), R. Gutzwiller (Herr der Herrscher, Christus in der geheimen Offenbarung, Einsiedeln, 1941) et d’autres y reconnaissent Lucifer ou Satan. P. Allo, L. Ragaz (Die Bibel, eine Deutung, t. VII, Turici, 1950), W. Middendorp (Neuer Himmel neue Erde, die Offenbarung Johannes ausgelegt, Turici, 1950), R. Gutzwiller (Herr der Herrscher, Christus in der geheimen Offenbarung, Einsiedeln, 1941) aliique in ea Luciferum sive Satanam agnoscunt. P. Allo, L. Ragaz (Die Bibel, eine Deutung, vol. VII, Zurich, 1950), W. Middendorp (Neuer Himmel neue Erde, die Offenbarung of John interpreted, Zurich, 1950), R. Gutzwiller (Lord of Lords, Christ in the secret Revelation, Einsiedeln, 1941), and others recognize in it Lucifer or Satan.
D’anciens exégètes catholiques y voyaient volontiers Luther! Veteres quidam exegetae catholici libenter Lutherum ibi videbant! Some older Catholic exegetes readily saw Luther in it!
Celui-ci, séjour des démons, ne s’ouvre heureusement pas de lui-même, mais seulement parce que la clef en est donnée — toujours cette expression mystérieuse; toujours cette “main gauche de Dieu”. Hic, daemonum sedes, non sponte sua aperitur, sed tantum quia clavis eius datur — semper illa locutio arcana; semper illa “sinistra Dei”. This abode of demons does not fortunately open of itself, but only because its key is given — always that mysterious expression; always that “left hand of God.”
Bien que les sauterelles (17) fournissent certains traits de la description et que leur arrivée en essaims irrésistibles cause de terribles ravages aux cultures, il est évident que l’image est forcée. Quamvis locustae (17) nonnulla descriptionis lineamenta praebeant atque earum adventus in turmis inexorabilibus ingentes vastationes agris inferat, manifestum est imaginem coactam esse. Although the locusts (17) supply certain features of the description and their arrival in irresistible swarms causes terrible devastation to crops, it is clear that the image is strained.
(17) Les sauterelles (9:3) constituent une plaie courante en Orient; l’hébreu a neuf mots pour désigner les espèces et états divers des sauterelles, dont il est question à nombreuses reprises dans l’A.T. (17) Locustae (9,3) plaga frequens in Oriente sunt; Hebraea lingua novem vocabulis varias locustarum species et status distinguit, de quibus saepe in A.T. agitur. (17) The locusts (9:3) are a common plague in the East; Hebrew has nine words to designate the various species and stages of locusts, which are mentioned repeatedly in the Old Testament.
Elles constituent la 8e plaie d’Egypte ; Joël 2:1-11 en donne une description poussée qui peut être appliquée à une invasion armée (id. Juges 6:5; 7:12; Jér. 46:23). Octavam plagam Aegypti efficiunt; Ioel 2,1-11 earum descriptionem amplam praebet, quae ad invasionem armatam applicari potest (cf. Iud. 6,5; 7,12; Ier. 46,23). They constitute the eighth plague of Egypt; Joel 2:1–11 gives a detailed description that can be applied to an armed invasion (cf. Judg. 6:5; 7:12; Jer. 46:23).
On retrouve des sauterelles de feu dans la IVe vision du Pasteur d’Hermas. Locustae ignitae etiam in quarta visione Pastoris Hermæ inveniuntur. “Fiery locusts” are found in the fourth vision of the Shepherd of Hermas.
Selon Boll (cité par Allo, Saint Jean, l’Apocalypse, 3e éd., Paris, 1933, p. 129) des représentations de sauterelles aussi fantasmagoriques ne surprenaient pas à l’époque. Secundum Boll (apud Allo, Saint Jean, l’Apocalypse, 3a ed., Parisiis, 1933, p. 129) eiusmodi phantasmagoricae locustarum imagines illo tempore non mirabantur. According to Boll (cited by Allo, Saint John, the Apocalypse, 3rd ed., Paris, 1933, p. 129), such fantastical representations of locusts were not surprising at the time.
La description surchargée (surtout v. 7-10) paraît justifier la remarque du P. Huby: “les traits des descriptions…, dans la plupart des cas, ne servent qu’à produire par leur accumulation, sans que l’auteur se préoccupe de leur cohérence, une impression globale d'admiration ou d'effroi.” (op. cit., p. 81). Descriptio nimis cumulata (praesertim vv. 7-10) videtur confirmare observationem P. Huby: “lineamenta descriptionum…, plerumque nonnisi ad efficiendam, per eorum accumulationem, sine cura cohaerentiae, quandam universalem admirationis vel terroris impressionem valent.” (op. cit., p. 81). The overloaded description (especially vv. 7–10) seems to justify Father Huby’s remark: “the features of the descriptions…, in most cases, serve only, by their accumulation and without concern for coherence, to produce a global impression of admiration or dread.” (op. cit., p. 81).
On pense aux êtres curieux et hallucinants de Breughel ou de Jérôme Bosch ou encore aux figures mythologiques bâtardes des centaures. Cogitatur de miris ac phantasticis figuris Breughelii vel Hieronymi Boschii, vel etiam de monstris mythologicis mixtis quales sunt centauri. One thinks of the strange and hallucinatory beings of Breughel or of Hieronymus Bosch, or again of the hybrid mythological figures such as the centaurs.
Alors qu’à la création, Dieu sépara nettement les plantes et les animaux, chacun selon son espèce, “le caractère démoniaque consiste dans la tendance générale aux mélanges…; c’est pourquoi les légendes de tous les peuples représentent les puissances maléfiques par des figures monstrueusement mêlées (18)”. Cum in creatione Deus plantas et animalia clare separaverit, unumquodque secundum speciem suam, “indoles daemonica in universali ad mixturas inclinatione consistit…; ideo fabulae omnium populorum potestates malignas figuris monstruose permixtis repraesentant (18).” Whereas in creation God clearly separated plants and animals, each according to its kind, “the demonic character consists in a general tendency toward mixture…; therefore the legends of all peoples portray evil powers in monstrously blended figures (18).”
(18) H. Echternach, Der Kommende, die Offenbarung St. Johannes, — für die Gegenwart ausgelegt, Gütersloh, 1950, p. 82. (18) H. Echternach, Der Kommende, die Offenbarung St. Johannes — für die Gegenwart ausgelegt, Gütersloh, 1950, p. 82. (18) H. Echternach, Der Kommende, die Offenbarung St. Johannes — für die Gegenwart ausgelegt, Gütersloh, 1950, p. 82.
Les traits belliqueux, sensuels, voraces sont accentués; le luxe, le bluff, la cruauté raffinée sont également soulignés. Lineamenta bellica, sensualia, voracia exaggerantur; luxus, iactantia, crudelitas exquisita pariter illustrantur. The warlike, sensual, and voracious traits are emphasized; luxury, bluff, and refined cruelty are likewise underlined.
Pauvre monde qu’éblouit un instant la cavalcade fulgurante: derrière les visages humains à la séduisante chevelure féminine, derrière l’impressionnant déploiement d’armures et le scintillement des couronnes, c’est la “queue de scorpion”, qui cause un tourment de cinq mois. Miser mundus quem fulgurans equitum impetus ad momentum excaecat: post vultus humanos capillis muliebribus seductoriis ornatos, post terribilem armorum apparatum et coronarum fulgorem, latet “cauda scorpionis”, quae quinque mensium tormentum infert. Poor world, dazzled for a moment by the blazing charge: behind the human faces with their alluring feminine hair, behind the impressive display of armor and the glittering crowns, there is the “scorpion’s tail,” which brings torment for five months.
Même l’issue vers la mort est barrée (v. 6). Etiam exitus ad mortem praecluditur (v. 6). Even the escape into death is barred (v. 6).
On songe aux fameux vers: “Que la mort, direz-vous, était un doux plaisir!… / Voulez-vous du poison? en vain cet artifice, / Vous vous précipitez? en vain le précipice… / La peste n’aura plus de vous miséricorde; / Etranglez-vous; en vain vous tordez une corde; / Criez après l’enfer: de l’enfer il ne sort / Que l’éternelle soif de l’impossible mort.” (Agrippa d’Aubigné, Les Tragiques.) In mentem veniunt notissimi versus: “Dicetis mortem dulce quondam fuisse gaudium!… / Venenum vultis? frustra hoc artificium; / Vos praecipitatis? frustra praecipitium… / Pestis vobis iam non miserebitur; / Suspendite vos; frustra funem torquetis; / Clamate ad inferos: ex inferis non exit / nisi aeterna sitis impossibilis mortis.” (Agrippa d’Aubigné, Les Tragiques.) One thinks of the famous lines: “You will say that death was once a sweet delight!… / Do you want poison? in vain this device; / Do you hurl yourselves down? in vain the precipice… / The plague will have no more mercy on you; / Hang yourselves; in vain you twist a rope; / Cry out to hell: from hell there comes forth / only the eternal thirst for impossible death.” (Agrippa d’Aubigné, Les Tragiques.)
Un supplice infernal s’acharne en effet sur les ennemis de Dieu. Supplicium infernale re vera in hostes Dei saeviit. An infernal torment indeed rages against the enemies of God.
Eperdument agenouillés devant celui qui promettait les trésors de la terre, les hommes n’étreignent que dorures qui craquent, prises fallacieuses qui cèdent. Perdite genua flectentes coram eo qui thesauros terrae pollicebatur, homines nihil nisi auratas crustas crepantes et fallaces apprehensiones cedentes amplectuntur. Madly kneeling before the one who promised the treasures of the earth, men grasp only cracking gilded surfaces, deceptive holds that give way.
“Le mauvais penchant ressemble à un homme qui se promène parmi ses semblables, la main fermée; nul ne sait ce qu’il tient. “Pravus appetitus similis est homini inter pares suos ambulanti, manu clausa; nemo scit quid teneat. “The evil inclination is like a man who walks among his fellows with his hand closed; no one knows what he holds.
II va vers chacun et lui demande: Devine, qu’ai-je dans la main? Ad unumquemque accedit et interrogat: Coniice, quid in manu habeo? He goes to each one and asks: Guess, what do I have in my hand?
Et chacun de croire que dans ce poing fermé il y a ce qu’il désire au tréfonds de son âme. Et unusquisque credit in pugno clauso esse id quod in intimis animae suae desiderat. And each believes that in that closed fist lies what he most deeply desires in his soul.
Et tous de courir après lui. Et omnes post eum currunt. And all run after him.
Alors l’homme ouvre la main, — elle est vide (19).” Tunc homo manum aperit — vacua est (19).” Then the man opens his hand — it is empty (19).”
(19) Rabbi Nachman (1772-1810) cité dans Martin Buber, Die chassidischen Bücher, Hellerau, 1928, p. 34. (19) Rabbi Nachman (1772–1810), citatus apud Martin Buber, Die chassidischen Bücher, Hellerau, 1928, p. 34. (19) Rabbi Nachman (1772–1810), cited in Martin Buber, Die chassidischen Bücher, Hellerau, 1928, p. 34.
En fin de description seulement, celui qui a tout intérêt à dérober son visage est nommé, l’ange de l’abîme, en hébreu Abaddon et en grec Apollyon (v. 11), ce qui signifie “destructeur”. Demum in fine descriptionis nominatur is qui summopere vult vultum suum occultare, angelus abyssi, Hebraice Abaddon et Graece Apollyon (v. 11), quod significat “exterminator”. Only at the end of the description is the one who has every interest in hiding his face named: the angel of the abyss, in Hebrew Abaddon and in Greek Apollyon (v. 11), which means “destroyer.”
Transparente est l’allusion polémique au dieu protecteur des Césars, Apollon, dont la sauterelle était l’un des emblèmes (20). Perspicua est allusio polemica ad deum Caesaris patronum, Apollinem, cuius locusta unum ex symbolis erat (20). Transparent is the polemical allusion to the protecting god of the Caesars, Apollo, whose emblems included the locust (20).
(20) “Dans la littérature rabbinique, Abaddon signifie: a) ruine, destruction, et b) comme nom propre, le lieu de la perdition, la géhenne” (Strack-Billerbeck, Kommentar zum Neuen Testament aus Talmud und Midrasch, t. III, Munich, 1926, p. 810) cf. Psaume d’actions de grâces C. v. 3 (A. Dupont-Sommer, Les manuscrits de la Mer Morte, p. 89). (20) “In litteratura rabbinica, Abaddon significat: a) ruinam, destructionem, et b) ut nomen proprium, locum perditionis, gehennam” (Strack-Billerbeck, Kommentar zum Neuen Testament aus Talmud und Midrasch, t. III, Monachii, 1926, p. 810); cf. Psalmum gratiarum actionis C, v. 3 (A. Dupont-Sommer, Les manuscrits de la Mer Morte, p. 89). (20) “In rabbinic literature, Abaddon means: a) ruin, destruction, and b) as a proper name, the place of perdition, Gehenna” (Strack-Billerbeck, Kommentar zum Neuen Testament aus Talmud und Midrasch, vol. III, Munich, 1926, p. 810); cf. Thanksgiving Psalm C, v. 3 (A. Dupont-Sommer, The Dead Sea Scrolls, p. 89).
L’ange exterminateur de l’Exode est appelé ainsi. Angelus exterminator Exodi hoc nomine appellatur. The destroying angel of Exodus is called by this name.
Le rapport entre le terme grec Apollyon et le dieu Apollon, un des plus populaires, est sans doute plus pertinent que celui qu’on a établi par la suite avec… Napoléon!!! Relatio inter vocabulum Graecum Apollyon et deum Apollinem, inter populares maxime celebratum, profecto probabilior est quam illa quae postea cum… Napoleone coniuncta est!!! The connection between the Greek term Apollyon and the god Apollo, one of the most popular, is certainly more relevant than the one later established with… Napoleon!!!
Bunyan a repris le personnage d’Apollyon au 8e chap. de son Voyage du Pèlerin. Bunyan personam Apollyon in cap. 8 operis sui The Pilgrim’s Progress iterum adhibuit. Bunyan took up the figure of Apollyon again in chapter 8 of his Pilgrim’s Progress.
Mais Dieu n’est pas absent; le pouvoir dévastateur qu’exerce la horde infernale est donné (v. 3 et 5) et limité: Sed Deus non abest; potestas devastatrix quam exercet turba infernalis datur (vv. 3 et 5) atque limitatur: But God is not absent; the devastating power exercised by the infernal horde is given (vv. 3 and 5) and limited:
La durée de l’activité nocive des sauterelles est fixée à cinq mois (ce qui correspond à leur durée moyenne d’existence): Duratio noxiae locustarum actionis ad quinque menses statuitur (quod mediocri vitae earum spatio respondet): The duration of the locusts’ harmful activity is fixed at five months (which corresponds to their average lifespan):
“Cela signifie une année moins les sept mois qui appartiennent à la grâce…; (Dieu) accorde plus de temps dans la vie des hommes à l’offre de sa grâce qu’aux effets de sa punition (21)”. “Hoc significat annum minus septem menses qui ad gratiam pertinent…; (Deus) plus temporis in vita hominum ad gratiae suae oblationem quam ad effectus poenae concedit (21).” “This means a year minus the seven months that belong to grace…; (God) grants more time in human life to the offer of His grace than to the effects of His punishment (21).”
(21) A. von Speyr, Apokalypse, Betrachtungen über die geheime Offenbarung, 2 vol., Einsiedeln, 1950, p. 318-319. (21) A. von Speyr, Apokalypse, Betrachtungen über die geheime Offenbarung, 2 vol., Einsiedeln, 1950, pp. 318–319. (21) A. von Speyr, Apokalypse, Reflections on the Secret Revelation, 2 vols., Einsiedeln, 1950, pp. 318–319.
La verdure (qu’on disait pourtant au premier son de trompette complètement brûlée) sera épargnée (v. 4), pour que la vie continue. Viror (qui tamen ad primum tubae sonum omnino combustus dicebatur) parcetur (v. 4), ut vita pergat. The greenery (which at the first trumpet had been said to be completely burned) will be spared (v. 4), so that life may continue.
Ceux qui ont la marque de Dieu ne seront pas lésés (v. 4); les démons ne sauraient cribler de remords ceux qui vivent dans la communion avec le Seigneur. Qui signum Dei habent non laedentur (v. 4); daemones eos qui in communione cum Domino vivunt conscientiae stimulis configere non possunt. Those who bear the mark of God will not be harmed (v. 4); the demons cannot pierce with remorse those who live in communion with the Lord.
Les formes que revêt cette irruption soudaine des légions diaboliques, bien plus grave que les cataclysmes naturels, peuvent être diverses. Formae quas haec repentina eruptio legionum diabolicarum induit, multo graviores quam naturales cataclysmi, variae esse possunt. The forms assumed by this sudden irruption of diabolical legions, far more serious than natural cataclysms, may be diverse.
Plutôt que de s’en tenir à telle ou telle application (22), il est préférable de penser à tous les phénomènes qui marquent la déchéance spirituelle de l’humanité, livrée sans défense aux morsures des démons. Potius quam huic vel illi applicationi adhaerere (22), melius est cogitare de omnibus phaenomenis quae spiritualem humanitatis lapsum indicant, sine defensione daemonum morsibus traditae. Rather than confining oneself to this or that specific application (22), it is preferable to think of all the phenomena that mark humanity’s spiritual decline, delivered defenseless to the bites of demons.
(22) Diverses explications symboliques ont été avancées; les pères de l’Eglise ont vu dans ce fléau les hérésies plongeant les âmes dans l’angoisse au sujet de leur sort éternel; interprétation que reprend à son compte A. Olivier, qui parle au sujet du “bruit de leurs ailes, du bruit que font les discours et les écrits des sectateurs (La clé de l’Apocalypse, étude sur la composition et l’interprétation de la grande prophétie de saint Jean, Paris, 1938, p. 158)! (22) Variae interpretationes symbolicae prolatae sunt; Patres Ecclesiae in hoc flagello haereses viderunt animas de sorte aeterna anxias reddentes; interpretationem quam suscipit A. Olivier, qui de “sono alarum earum, sono quem faciunt orationes et scripta sectatorum” loquitur (La clé de l’Apocalypse…, Parisiis, 1938, p. 158)! (22) Various symbolic explanations have been proposed; the Fathers of the Church saw in this scourge the heresies that plunge souls into anxiety about their eternal destiny; an interpretation taken up by A. Olivier, who speaks of “the noise of their wings, the noise made by the speeches and writings of the sectarians” (The Key of the Apocalypse…, Paris, 1938, p. 158)!
D'autres ont cru reconnaître l'invasion des barbares, ou des Musulmans, ou même… des Jésuites (dans un libelle allemand anonyme de 1773)! Alii invasionem barbarorum, vel Muslimorum, vel etiam… Iesuitarum (in libello Germanico anonymo anno 1773 edito) agnovisse sibi visi sunt! Others thought they recognized the invasion of the barbarians, or of the Muslims, or even… the Jesuits (in an anonymous German pamphlet of 1773)!
H. von Bezzel (Die Offenbarung Johannis, Nuremberg, 1920) pense au méfait des journaux, W. Hadorn (Die Offenbarung des Johannes, Leipzig, 1928) à celui des maladies vénériennes. H. von Bezzel (Die Offenbarung Johannis, Norimbergae, 1920) maleficium diurnariorum cogitat, W. Hadorn (Die Offenbarung des Johannes, Lipsiae, 1928) morbos venereos. H. von Bezzel (The Revelation of John, Nuremberg, 1920) thinks of the harm done by newspapers; W. Hadorn (The Revelation of John, Leipzig, 1928) of venereal diseases.
Alors que la version glosée note: “Par les locustes (sauterelles) sont signefié li deciple Antecrist” (Delisle et Meyer, L'Apocalypse en français au XIIIe s., Paris, 1901, p. 43), Dum vero versio glossata annotat: “Per locustas significantur discipuli Antichristi” (Delisle et Meyer, L’Apocalypse en français au XIIIe s., Parisiis, 1901, p. 43), Whereas the glossed version notes: “By the locusts are signified the disciples of Antichrist” (Delisle and Meyer, The Apocalypse in French in the 13th Century, Paris, 1901, p. 43),
nous trouvons dans un autre manuscrit du 13e s. cette savoureuse explication: “li loüstes qui en issirent (sortirent) sont li moltipliance des fauls prescheurs… qui ja commencent a preschier la doctrine d’Aristote… que Diex n'a mie commandé a preschier a ses apostoles, mais l’evangille commanda a preschier… » (ib. p. CLXII). in alio autem manuscripto saec. XIII hanc lepidam expositionem invenimus: “locustae quae inde exierunt sunt multitudo falsorum praedicatorum… qui iam incipiunt praedicare doctrinam Aristotelis… quam Deus non mandavit apostolis suis praedicare, sed Evangelium praecepit praedicari…” (ib. p. CLXII). we find in another 13th-century manuscript this delightful explanation: “the locusts that came out are the multitude of false preachers… who are already beginning to preach the doctrine of Aristotle… which God did not command His apostles to preach, but commanded the Gospel to be preached…” (ibid. p. CLXII).
Il faut que le “malheur” talonne l’humanité rebelle pour qu’elle se rende compte de son faux chemin. Oportet ut “vae” humanitatem rebellem instet, ut de via sua falsa sibi conscia fiat. The “woe” must press hard upon rebellious humanity for it to become aware of its false path.
Le vernis de la civilisation s’écaille à certaines heures où Dieu dresse le bilan; et c’est l’irrésistible poussée des forces occultes, que l’humanisme n’est plus à même d’endiguer. Vernix civilitatis quibusdam horis decidit, cum Deus rationem exigit; et tunc est irresistibilis impetus virium occultarum, quas humanismus iam continere non potest. The varnish of civilization flakes off at certain hours when God calls for an accounting; and then comes the irresistible surge of occult forces, which humanism is no longer able to restrain.

1955. Lucien Cerfaux et Jules Cambier

  • Lucien Cerfaux (1883-1968), prêtre catholique du diocèse de Tournai, exégète et professeur de théologie biblique à l’université catholique de Louvain, est particulièrement connu pour ses recherches et écrits sur la théologie de saint Paul.
  • Jules Cambier (1915–1992), religieux salésien, professeur en 1960 à la jeune université “Lovanium” de Kinshasa (Congo).
  • Lucien Cerfaux et Jules Cambier, L'Apocalypse de saint Jean lue aux chrétiens (22,7 cm sur 14,3, 239 p.), Paris, Cerf (“Lectio divina” 17), 1955, p. 80.
français (1955)latin (2025)anglais (2025)
pendant cinq mois. Nous n'avons pas ici une précision chronologique. Dans le symbolisme du genre apocalyptique, cinq mois sur les douze que compte l'année, indiquerait peut-être qu'on n'est pas encore arrivé aux supplices définitifs.per quinque menses. Non datur hic ratio temporis accurata. Quinque menses ex duodecim, quos annus habet, in symbolismo apocalypticorum fortasse significant poenas supremas nondum advenisse.for five months. This is not a precise chronological statement. In the symbolism of apocalyptic writing, five months out of the twelve in the year might suggest that the final torments have not yet come.

1956. Leonardo Castellani

  • Leonardo Castellani (1899-1981), prêtre catholique argentin, jésuite exclus de son ordre pour insubordination, mais resté catholique, et polygraphe. Cet auteur par endroit donne lieu de penser au proverbe: Qui trop embrasse mal étreint; pour autant il ne parle pas pour ne rien dire.
  • Leonardo Castellani, El Apokalypsis de San Juan, Buenos Aires, 1963. - Rééditions: Mexico 1967, Buenos Aires 1977, 1990, 2005.
  • Leonardo Castellani, El Apokalypsis de San Juan (304 p.), Buenos Aires, Vortice, 2005, pp. 118-121. - La préface de l'auteur est expressément datée de 1956.
espagnol (1956)latin (2026)français (2026)anglais (2026)
Y el Ángel Quinto clarineó, etc.Et Angelus quintus tuba cecinit, etc.Et le cinquième Ange sonna de la trompette, etc.And the Fifth Angel sounded the trumpet, etc.
El Profeta explica el oscurecimiento del sol y de la luna (el conocimiento de Dios y de Cristo) de la Tuba anterior por la caída de una “estrella del cielo”.Propheta obscurationem solis et lunae (id est cognitionis Dei et Christi) Tubae prioris per lapsum “stellae de caelo” explicat.Le Prophète explique l’obscurcissement du soleil et de la lune (c’est-à-dire la connaissance de Dieu et du Christ) de la Trompette précédente par la chute d’une « étoile du ciel ».The Prophet explains the darkening of the sun and of the moon (that is, the knowledge of God and of Christ) of the previous Trumpet by the fall of a “star from heaven.”
Holzhauser dice que fue el Emperador Valente, protector de los arrianos (!) y Eizaguirre opina más plausiblemente fue Lutero.Holzhauser dicit eum fuisse Imperatorem Valentem, fautorem Arianorum (!); Eizaguirre autem probabilius censet fuisse Lutherum.Holzhauser dit que ce fut l’empereur Valens, protecteur des ariens (!), et Eizaguirre estime plus plausiblement qu’il s’agit de Luther.Holzhauser says that it was Emperor Valens, protector of the Arians (!), and Eizaguirre more plausibly thinks it was Luther.
Yo diría más bien Calvino, el teorizador teológico del protestantismo, al cual en gran parte debe la herejía su triunfo sobre un tercio de Occidente.Ego potius dixerim Calvinum, theoreticum theologum Protestantismi, cui magna ex parte haeresis victoriam suam super tertiam partem Occidentis debet.Je dirais plutôt Calvin, le théoricien théologique du protestantisme, à qui l’hérésie doit en grande partie son triomphe sur un tiers de l’Occident.I would rather say Calvin, the theological theoretician of Protestantism, to whom the heresy largely owes its triumph over a third of the West.
Poco importa quién fue: la humareda oscureció el conocimiento de Dios.Parum refert quis fuerit: fumus cognitionem Dei obscuravit.Peu importe qui ce fut : la fumée obscurcit la connaissance de Dieu.It matters little who it was: the smoke darkened the knowledge of God.
Y del humo del pozo etc.Et de fumo putei etc.Et de la fumée du puits, etc.And out of the smoke of the pit, etc.
El “enciclopedismo” de los sedicentes “filósofos” del siglo XVIII; o sea el naturalismo religioso que empezó por el deísmo y se prolonga en el actual modernismo: la peor herejía que ha existido, pues encierra en su fino fondo la adoración del hombre en lugar de Dios, la religión del Anticristo.“Encyclopaedismus” eorum qui se “philosophos” appellant saeculi XVIII; id est naturalismus religiosus qui a deismo initium sumpsit et in hodiernum modernismum producitur: pessima haeresis quae umquam exstitit, quippe quae in profundo suo latenti cultum hominis loco Dei contineat, religionem Antichristi.L’« encyclopédisme » des prétendus « philosophes » du XVIIIe siècle ; c’est-à-dire le naturalisme religieux qui commença par le déisme et se prolonge dans le modernisme actuel : la pire hérésie qui ait existé, car elle renferme au fond d’elle-même l’adoration de l’homme à la place de Dieu, la religion de l’Antéchrist.The “encyclopedism” of the so-called “philosophers” of the eighteenth century; that is, the religious naturalism which began with deism and is prolonged in present-day modernism: the worst heresy that has ever existed, for at its deepest core it contains the worship of man in place of God, the religion of the Antichrist.
Manuel Kant escribió su tratado de La religión dentro de los confines de la razón pura, diciendo que con eso por fin el hombre había llegado a su mayor edad (mündigkeit).Immanuel Kant tractatum suum scripsit, cui titulus est Religio intra fines solius rationis, dicens hominem tandem ad aetatem maturam (mündigkeit) pervenisse.Emmanuel Kant écrivit son traité La Religion dans les limites de la simple raison, affirmant qu’ainsi l’homme était enfin parvenu à sa majorité (mündigkeit).Immanuel Kant wrote his treatise Religion within the Limits of Reason Alone, saying that thereby man had at last come of age (mündigkeit).
En realidad es sujetar a Dios bajo la razón del hombre y hacer a su pobre intelecto supremo y absoluto.Re vera hoc est Deum rationi hominis subiicere atque eius miserum intellectum supremum et absolutum efficere.En réalité, c’est soumettre Dieu à la raison de l’homme et faire de son pauvre intellect le principe suprême et absolu.In reality, it is to subject God to man’s reason and to make his poor intellect supreme and absolute.
De hecho, aunque no formalmente, eso hacían los deístas ingleses, rechazando todo misterio y midiendo la religión por el caletre del hombre (Ver Rousseau, Émile, La Religion du Vicaire Saboyard [sic]).Re quidem vera, quamvis non formaliter, hoc faciebant Deistae Anglici, omne mysterium reicientes et religionem ad hominis captum metientes (cf. Rousseau, Émile, La Religión du Vicaire Saboyard [sic]).En fait, quoique non formellement, c’est bien ce que faisaient les déistes anglais, rejetant tout mystère et mesurant la religion à l’aune de l’esprit humain (voir Rousseau, Émile, La Religion du Vicaire Savoyard).In fact, though not formally, this is what the English deists were doing, rejecting every mystery and measuring religion by the measure of man’s mind (see Rousseau, Emile, La Religion du Vicaire Saboyard [sic]).
Todo eso nació del Protestantismo.Omnia ista ex Protestantismo orta sunt.Tout cela est né du protestantisme.All that was born of Protestantism.
Cinco meses -de años- son 150 años.Quinque menses —id est anni— sunt centum quinquaginta anni.Cinq mois — c’est-à-dire des années — font cent cinquante ans.Five months — that is, years — make one hundred and fifty years.
El tormento que el veneno desos sofistas brillantes, hábiles y perversos causó, lo conocemos: dura hoy día.Tormentum quod venenum istorum sophistarum splendidiorum, sollertium atque perversorum attulit, novimus: usque hodie perdurat.Le tourment causé par le venin de ces sophistes brillants, habiles et pervers, nous le connaissons : il dure encore aujourd’hui.The torment caused by the poison of those brilliant, skillful, and perverse sophists is known to us: it endures to this day.
Propagaron, junto con la frivolidad intelectual, la angustia, el temor y la desesperación pagana.Propagaverunt, una cum levitate intellectuali, angustiam, timorem atque desperationem paganam.Ils propagèrent, avec la frivolité intellectuelle, l’angoisse, la crainte et le désespoir païen.They spread, along with intellectual frivolity, anguish, fear, and pagan despair.
El pesimismo actual -Schopenhauer- data dellos.Pessimismus hodiernus —Schopenhauer— ab eis oritur.Le pessimisme actuel —Schopenhauer— vient d’eux.The present-day pessimism —Schopenhauer— dates from them.
Aunque Voltaire y Diderot fueron personalmente optimistas —aunque no el Cándido ciertamente— y vividores o calaveras, el Pesimismo actual, que tanto combatió Chesterton, viene dellos.Quamvis Voltaire et Diderot personaliter optimistae fuerint —licet non certe Candide— atque voluptarii vel dissoluti, Pessimismus hodiernus, quem Chesterton tam acriter oppugnavit, ab eis provenit.Bien que Voltaire et Diderot aient été personnellement optimistes —quoique non certes le Candide— et des viveurs ou libertins, le Pessimisme actuel, que combattit si vigoureusement Chesterton, vient d’eux.Although Voltaire and Diderot were personally optimistic —though certainly not Candide— and were pleasure-seekers or libertines, the present Pessimism, which Chesterton so vigorously fought, comes from them.
Los románticos franceses, sobre todo, prosiguieron el culto de la muerte, de la tristeza y la desesperanza, que culmina en Baudelaire; por no nombrar al desdichado Lautréaumont [sic].Romantici Galli, praesertim, cultum mortis, tristitiae atque desperationis prosecuti sunt, qui in Baudelaire culminat; ne dicam infelicem Lautréaumont [sic].Les romantiques français surtout poursuivirent le culte de la mort, de la tristesse et du désespoir, qui culmine en Baudelaire ; sans parler du malheureux Lautréaumont [sic].The French Romantics, above all, continued the cult of death, of sadness, and of despair, which culminates in Baudelaire; not to mention the unfortunate Lautréaumont [sic].
Basta leer Rolla de Alfred de Musset para poder aplicar al siglo pasado las palabras del Profeta, que “deseaban la muerte y la muerte huía dellos”, pues deseaban una muerte “romántica”.Satis est legere Rolla Alfredi de Musset ut verba Prophetae saeculo praeterito applicari possint: “mortem desiderabant et mors fugiebat ab eis”, nam mortem “romanticam” concupiscebant.Il suffit de lire Rolla d’Alfred de Musset pour pouvoir appliquer au siècle passé les paroles du Prophète : « ils désiraient la mort et la mort les fuyait », car ils désiraient une mort « romantique ».It is enough to read Rolla by Alfred de Musset to apply to the past century the words of the Prophet: “they desired death and death fled from them,” for they desired a “romantic” death.
Pero ese veneno no afectó a “todo lo verde”, a los que tenían el signo de Dios sobre la frente —a los cristianos practicantes.Sed illud venenum non affecit “omne viride”, eos qui signum Dei in fronte gerebant —christianos practicantes.Mais ce poison n’affecta pas « tout ce qui est vert », ceux qui portaient le signe de Dieu sur le front —les chrétiens pratiquants.But that poison did not affect “everything green,” those who bore the sign of God upon their foreheads —practicing Christians.
Al contrario, reverdeció la poesía y arte católicos en esos días.Immo vero, poesis et ars catholica his diebus revirescebant.Au contraire, la poésie et l’art catholiques reverdirent en ces jours-là.On the contrary, Catholic poetry and art flourished anew in those days.
Y el aspecto de las langostas, etc.Et species locustarum, etc.Et l’aspect des sauterelles, etc.And the appearance of the locusts, etc.
Buen símbolo de la manga de sofistas que atormentó al mundo más de un siglo, validos de la llamada “libertad de prensa”, que es la patente del sofista.Bonum symbolum turmae sophistarum quae mundum plus quam per saeculum excruciavit, freta dicta “libertate preli”, quae est quasi diploma sophistae.Bon symbole de la bande de sophistes qui tourmenta le monde plus d’un siècle, s’appuyant sur la prétendue « liberté de la presse », qui est le brevet du sophiste.A fitting symbol of the band of sophists who tormented the world for more than a century, relying on the so-called “freedom of the press,” which is the sophists’ charter.
De la Revolución Francesa a la Gran Guerra del 39 corren unos 150 años; y en ese tiempo vigió la “libertad de prensa”, que son las “alas que hacen estruendo” de los sofistas.A Revolutione Gallica usque ad Magnum Bellum anni 1939 circiter centum quinquaginta anni decurrunt; et eo tempore viguit “libertas preli”, quae sunt “alae strepitum facientes” sophistarum.De la Révolution française à la Grande Guerre de 39 s’écoulent environ cent cinquante ans ; et durant ce temps régna la « liberté de la presse », qui sont les « ailes qui font du bruit » des sophistes.From the French Revolution to the Great War of ’39 run about one hundred and fifty years; and during that time there prevailed the “freedom of the press,” which are the “wings that make a noise” of the sophists.
Desde la Gran Guerra, se acabó la libertad de prensa: los Gobiernos y los Consorcios Capitalistas se incautaron fuertemente del famoso “cuarto poder del Estado”, el periodismo.Ex Magno Bello libertas preli finem accepit: Gubernia et Consortia Capitalistica firmiter sibi vindicaverunt illud celebre “quartum potestatis in civitate”, diurnariam artem.Depuis la Grande Guerre, la liberté de la presse a pris fin : les Gouvernements et les Consortia capitalistes se sont emparés fermement du fameux « quatrième pouvoir de l’État », le journalisme.Since the Great War, freedom of the press came to an end: Governments and Capitalist Consortia firmly appropriated the famous “fourth power of the State,” journalism.
Los sofistas que se desencadenan al fin del siglo XVIII se parecen realmente a caballos de guerra y a grandes carros bélicos: ver por ejemplo en La Revolution Française, de Pierre Gaxotte, el poder extraordinario que tuvieron en esa sociedad corrompida, el ruido que hacían, el “rostro de hombre” razonable y sabio que tenían, los meretricios femeninos de la gracia y el brillo literario, y la pornografía: de hecho, son considerados causa principal del descarrío de la Revolución de 1789, la cual comenzó bien, y después se envenenó (Ver Hilaire Belloc, The French Revolution).Sophistae qui exeunte saeculo XVIII erumpunt vere similes sunt equis bellicis atque magnis curribus militaribus: vide, exempli gratia, in La Revolution Française Petri Gaxotte, extraordinariam potestatem quam in illa societate corrupta habuerunt, strepitum quem excitabant, “vultum hominis” rationabilem atque sapientem quem praeferebant, illecebras quasi muliebres gratiae et splendoris litterarii, atque pornographiam: re quidem vera, causa praecipua aberrationis Revolutionis anni 1789 habentur, quae bene coepit et postea venenata est (cf. Hilaire Belloc, The French Revolution).Les sophistes qui se déchaînent à la fin du XVIIIe siècle ressemblent vraiment à des chevaux de guerre et à de grands chars de combat : voir par exemple, dans La Revolution Française de Pierre Gaxotte, le pouvoir extraordinaire qu’ils eurent dans cette société corrompue, le bruit qu’ils faisaient, le « visage d’homme » raisonnable et sage qu’ils affichaient, les séductions féminines de la grâce et de l’éclat littéraire, et la pornographie : en fait, ils sont tenus pour la cause principale de l’égarement de la Révolution de 1789, laquelle commença bien puis s’empoisonna (voir Hilaire Belloc, The French Revolution).The sophists who break loose at the end of the eighteenth century truly resemble war-horses and great battle chariots: see, for example, in La Revolution Française by Pierre Gaxotte, the extraordinary power they held in that corrupted society, the noise they made, the “face of a man” reasonable and wise which they displayed, the feminine allurements of grace and literary brilliance, and pornography: indeed, they are regarded as the principal cause of the deviation of the Revolution of 1789, which began well and was later poisoned (see Hilaire Belloc, The French Revolution).
Y llevaban como Regente etc.Et habebant quasi Regentem, etc.Et ils avaient pour Régent, etc.And they had as their Regent, etc.
Los dos nombres que pone San Juan en hebreo y griego significan el Destructor o Exterminador.Duo nomina quae Sanctus Ioannes hebraice et graece ponit significant Destructorem sive Exterminatorem.Les deux noms que saint Jean donne en hébreu et en grec signifient le Destructeur ou l’Exterminateur.The two names that Saint John gives in Hebrew and in Greek mean the Destroyer or the Exterminator.
La dirección destos destructores es demoníaca: se dirige directamente contra “El Infame” (Cristo) o “La Infame” (La Iglesia), como decía Voltaire.Directio horum destructororum daemonica est: directe tendit contra “Infamem” (Christum) aut “Infamem” (Ecclesiam), ut dicebat Voltaire.La direction de ces destructeurs est démoniaque : elle se dirige directement contre « l’Infâme » (le Christ) ou « l’Infâme » (l’Église), comme disait Voltaire.The direction of these destroyers is demonic: it is aimed directly against “the Infamous One” (Christ) or “the Infamous One” (the Church), as Voltaire used to say.
Ellos abren la puerta a la exterminación masiva que aparece en la historia con las grandes guerras actuales, comenzando con las guerras de la Revolución y las napoleónicas.Ipsi ianuam aperiunt exterminationi massivae quae in historia apparet cum magnis bellis recentioribus, incipiens a bellis Revolutionis et Napoleonicis.Ils ouvrent la porte à l’extermination massive qui apparaît dans l’histoire avec les grandes guerres modernes, à commencer par les guerres de la Révolution et celles de Napoléon.They open the door to the massive extermination that appears in history with the great modern wars, beginning with the wars of the Revolution and the Napoleonic wars.
Los exegetas modernos ven en estas Tubas netamente Herejías, aunque varíen en su designación.Exegetae moderni in his Tubis plane Haereses vident, quamvis in earum designatione varient.Les exégètes modernes voient nettement dans ces Trompettes des Hérésies, bien qu’ils varient dans leur désignation.Modern exegetes clearly see in these Trumpets Heresies, although they differ in their identification.
Con razón, pues patentemente forman una cadena que termina en el Anticristo; son sucesos de malagüero y no de buen auspicio; y no se pueden entender en literal crudo.Merito, nam manifeste catenam constituunt quae in Antichristum desinit; sunt eventus ominosi neque boni augurii; nec possunt sensu crasso litterali intellegi.À juste titre, car elles forment manifestement une chaîne qui aboutit à l’Antéchrist ; ce sont des événements de mauvais augure et non de bon présage ; et ils ne peuvent être compris dans un littéralisme brut.With good reason, for they plainly form a chain that ends in the Antichrist; they are events of ill omen and not of good auspice; and they cannot be understood in a crude literal sense.

1957. Francis D. Nichol

  • Francis David Nichol (1897-1966), éditeur adventiste du septième jour, rédacteur en chef du principal magazine d'information de cette Église, rédacteur en chef du Seventh-day Adventist Bible Commentary, auteur et président du conseil d'administration de l'Ellen G. White Estate, considéré comme le principal apologiste du XXe siècle du ministère prophétique d'Ellen G. White.
  • Francis D. Nichol (dir.), Raymond F. Cottrell, Don F. Neufeld, Julia Neuffer, etc., The Seventh-Day Adventist Bible commentary in Seven Volumes. The Holy Bible with exegetical and expository comment. Volume 7. Philippians to Revelation (804 p.), Washington (District of Columbia), Review and Herald, 1957, pp. 790-796 (Apoc. 9).
CHAPTER 9CAPUT IXCHAPITRE 9
1. Fifth angel. The fifth trumpet is discussed in vs. 1–12. This trumpet is the first “woe” (see on ch. 8:13; cf. ch. 9:12, 13).1. Quintus angelus. Quinta tuba in versibus 1–12 tractatur. Haec tuba primum “vae” est (vide ad cap. 8,13; cf. cap. 9,12.13).1. Le cinquième ange. La cinquième trompette est traitée aux versets 1–12. Cette trompette constitue le premier « malheur » (voir sur 8,13 ; cf. 9,12-13).
A star fall. Or, “a star fallen.” The star depicted here is not seen falling, as under the third trumpet (ch. 8:10), but is shown already fallen upon the earth.Stella cadens. Vel: “stella cecidisse.” Stella hic descripta non conspicitur cadens, sicut sub tertia tuba (cap. 8,10), sed iam cecidisse in terram ostenditur.Une étoile tombée. Ou : « une étoile qui était tombée ». L’étoile représentée ici n’est pas vue en train de tomber, comme sous la troisième trompette (8,10), mais déjà tombée sur la terre.
It is interesting to note in passing that the figure of a fallen star occurs also in Jewish apocalyptic literature to describe Satan as a star fallen from heaven (Enoch 88:1; R. H. Charles, The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament, vol. 2, p. 251).Dignum est notari obiter imaginem stellae lapsae etiam in litteris apocalypticis Iudaeorum adhiberi ad Satanam describendum tamquam stellam de caelo lapsam (Enoch 88,1; R. H. Charles, The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament, vol. 2, p. 251).Il est intéressant de remarquer en passant que l’image d’une étoile tombée se trouve aussi dans la littérature apocalyptique juive pour décrire Satan comme une étoile tombée du ciel (Hénoch 88,1 ; R. H. Charles, The Apocrypha and Pseudepigrapha of the Old Testament, vol. 2, p. 251).
To him was given. This implies that the power represented by the key was not intrinsically his, but was allowed to him by a higher power.Data est illi. Hoc innuit potestatem clavi significatam non esse ipsius natura, sed ab altiori potestate ei permissam.Il lui fut donné. Cela implique que le pouvoir représenté par la clef ne lui appartenait pas intrinsèquement, mais lui était accordé par une puissance supérieure.
The key. Possession of the key implies the power to open and close (see Rev. 3:7; cf. Matt. 16:19).Clavis. Possessio clavis significat potestatem aperiendi et claudendi (vide Apoc. 3,7; cf. Matth. 16,19).La clef. Posséder la clef implique le pouvoir d’ouvrir et de fermer (voir Apoc. 3,7 ; cf. Matth. 16,19).
A number of commentators have identified the fifth and sixth trumpets with the ravages of the Saracens and the Turks.Multi interpretes tubas quintam et sextam cum depraedationibus Saracenorum Turcarumque identificaverunt.Un certain nombre de commentateurs ont identifié les cinquième et sixième trompettes aux ravages des Sarrasins et des Turcs.
They point to the wars between the Persians under Khosrau II (A.D. 590–628) and the Romans under Heraclius I (610–641) as weakening the two empires, thus preparing the way for the Moslem conquest.Monstrant bella inter Persas sub Chosroa II (ann. 590–628) et Romanos sub Heraclio I (610–641) utrumque imperium debilitasse, ita viam aperientia ad victoriam Muslimorum.Ils renvoient aux guerres entre les Perses sous Chosroès II (590–628) et les Romains sous Héraclius Ier (610–641) comme ayant affaibli les deux empires, préparant ainsi la voie à la conquête musulmane.
he key, they suggest, is the fall of Khosrau, whose overthrow and murder in A.D. 628 marked the end of the Persian Empire as an effective power and opened the way for the advance of the Arabian forces.Clavem, aiunt, esse casum Chosroae, cuius depositio et occisio anno 628 finem Imperii Persici ut potentiae efficacis signavit et viam patefecit copiis Arabicis progrediendi.La clef, suggèrent-ils, est la chute de Chosroès, dont la déposition et l’assassinat en 628 marquèrent la fin de l’Empire perse comme puissance effective et ouvrirent la voie à l’avancée des forces arabes.
Bottomless pit. Gr. phrear tēs abussou, “pit of the bottomless [place],” or “well of the abyss.”Puteus abyssi. Gr. phrear tēs abussou, “puteus loci infimi,” vel “fons abyssi.”Puits de l’abîme. Gr. phrear tēs abussou, « puits du lieu sans fond » ou « source de l’abîme ».
The word abussos is used repeatedly in the LXX to translate the Hebrew tehom (see on Gen. 1:2, where abussos represents the primeval ocean).Vox abussos crebro in LXX adhibetur ad reddendum Hebraicum tehom (vide in Gen. 1:2, ubi abussos oceanum primigenium significat).Le mot abussos est employé à plusieurs reprises dans la LXX pour traduire l’hébreu tehom (voir sur Gen. 1:2, où abussos désigne l’océan primordial).
In Job 41:31 it represents the sea in general, and in Ps. 71:20, the depths of the earth.In Iob 41:31 mare in universum significat, in Ps. 71:20 autem profunda terrae.En Job 41:31, il représente la mer en général, et en Ps. 71:20, les profondeurs de la terre.
The abussos is also the abode of leviathan.Abussos etiam habitatio Leviathan est.L’abussos est aussi la demeure du Léviathan.
Thus the LXX of Job 41:22, 23, 25 (vs. 31, 32, 34 of the Masoretic text) reads, “He [the dragon] makes the deep [abussos] boil like a brazen caldron; and he regards the sea as a pot of ointment, and the lowest part of the deep as a captive: he reckons the deep as his range. … He beholds every high thing: and he is king of all that are in the waters” (English trans. in Bagster’s ed. of the LXX).Ita LXX ad Iob 41:22, 23, 25 legit: “Ille [draco] abyssum [abussos] instar cacabi aenei ebullire facit; mare autem quasi vas unguenti existimat, et ima abyssi velut captivam; abyssum velut possessionem suam reputat. … Intuitur omne sublime, et rex est omnium quae in aquis sunt.” (versio Anglica in editione Bagsteriana LXX)Ainsi la LXX de Job 41:22, 23, 25 (vv. 31, 32, 34 du texte massorétique) dit : « Il [le dragon] fait bouillir l’abîme [abussos] comme un chaudron d’airain ; il considère la mer comme un vase d’onguent, et la profondeur de l’abîme comme une captive ; il compte l’abîme comme son domaine. … Il regarde toute chose élevée, et il est le roi de tout ce qui se trouve dans les eaux » (trad. angl. dans l’éd. Bagster de la LXX).
With respect to the Arabs, the bottomless pit may be thought of as representing the vast wastes of the Arabian deserts, whence these followers of Mohammed issued forth, to spread their conquests over vast areas.Quod ad Arabes attinet, puteus abyssi intellegi potest quasi vasta deserta Arabiae, unde sectatores Mohammedis prodierunt ad latissimas regiones subigendas.Pour ce qui concerne les Arabes, le puits de l’abîme peut être compris comme représentant les immenses étendues désertiques de l’Arabie, d’où les disciples de Mahomet surgirent pour étendre leurs conquêtes sur de vastes territoires.
2. Bottomless pit. See on v. 1.2. Puteus abyssi. Vide ad v. 1.2. Puits de l’abîme. Voir au v. 1.
Darkened. Compare on ch. 6:12. Darkness is also a characteristic of the fifth plague (ch. 16:10).Obscuratus. Confer ad cap. 6:12. Tenebrae etiam proprium sunt quintae plagae (cap. 16:10).Obscurci. Comparer au chap. 6,12. L’obscurité est également une caractéristique de la cinquième plaie (chap. 16,10).
With respect to the Moslems, the darkening of the sun may be thought of as the obscuration of the sun of Christianity.Quoad Muhammedanos, obscuratio solis intellegi potest velut obscuratio solis christianismi.Pour ce qui concerne les musulmans, l’obscurcissement du soleil peut être compris comme l’obscuration du soleil du christianisme.
Such was the effect of the spread of the religion of Islam.Talis fuit effectus propagationis religionis Islamicae.Tel fut l’effet de la diffusion de la religion de l’islam.
3. Locusts. This visitation is reminiscent of the plague of locusts that infested Egypt (Ex. 10:13–15).3. Locustae. Haec visitatio refert plagam locustarum quae Aegyptum invasit (Ex. 10:13–15).3. Sauterelles. Cette invasion rappelle la plaie des sauterelles qui ravagea l’Égypte (Ex. 10,13–15).
As early as the 8th century A.D., Beatus, a Spanish monk, is said to have identified the symbol of the locusts with the Moslem Arabs, who in his day had just overrun North Africa, the Near East, and Spain.Iam saeculo VIII p.C.n., Beatus monachus Hispanus symbolum locustarum cum Arabibus Muhammedanis identificasse dicitur, qui tunc Africam Septentrionalem, Orientem Proximum et Hispaniam ceperant.Dès le VIIIᵉ siècle, Beatus, un moine espagnol, aurait identifié le symbole des sauterelles aux Arabes musulmans, qui à son époque venaient de submerger l’Afrique du Nord, le Proche-Orient et l’Espagne.
Since his time many expositors are on record as having made a similar identification.Ex illo tempore multi interpretes similem identificationem proposuerunt.Depuis lors, de nombreux commentateurs ont proposé la même identification.
As the scorpions. Normally locusts do not attack human beings, but these locusts are portrayed as having the venom of scorpions.Ut scorpiones. Locustae homines normaliter non invadunt, sed hae locustae venenum scorpionum habere finguntur.Comme les scorpions. Normalement les sauterelles n’attaquent pas les hommes, mais celles-ci sont décrites comme possédant le venin des scorpions.
Scorpions are described as hostile toward man (see Eze. 2:6; Luke 10:19; 11:12).Scorpiones hominibus infensi describuntur (vide Ezech. 2:6; Luc. 10:19; 11:12).Les scorpions sont décrits comme hostiles à l’homme (voir Ez. 2,6 ; Lc 10,19 ; 11,12).
4. They should not hurt. Locusts destroy vegetation, not men. But these locusts are commanded not to harm any growing plant.4. Ne noceant. Locustae plantas vastant, non homines; sed his locustis praecipitur ne cuiusquam herbae aut arboris noceant.4. Qu’ils ne fassent pas de mal. Les sauterelles détruisent la végétation, non les hommes ; mais celles-ci reçoivent l’ordre de ne léser aucune plante.
Their attacks are to be directed only against unrighteous men.Illa autem oppugnatio solum contra impios homines dirigenda est.Leurs attaques doivent viser uniquement les hommes iniques.
Those who identify the locust symbol with the Saracens have suggested that this prohibition reflects the policy of the Arab conquerors not to destroy property wantonly or to kill Christians and Jews so long as they submitted to the payment of tribute.Qui symbolum locustarum cum Saracenis conferunt, putaverunt hanc prohibitionem referre ad morem Arabum, qui neque res temere everterent neque Christianos et Iudaeos interficerent, dummodo tributum persolverent.Ceux qui identifient les sauterelles aux Sarrasins ont supposé que cette interdiction reflète la politique des conquérants arabes : ne pas détruire arbitrairement les biens ni tuer chrétiens ou juifs tant qu’ils payaient le tribut.
Concerning a certain class, Abu-bakr, Mohammed’s successor, is recorded to have said to his soldiers: “You will find another sort of people that belong to the synagogue of Satan, who have shaven crowns; be sure you cleave their skulls, and give them no quarter, till they either turn Mahometans or pay tribute” (quoted in Edward Gibbon, The Decline and Fall of the Roman Empire, J. B. Bury, ed., vol. 5, p. 416).De quodam genere hominum traditur Abubacrum, successorem Mohammedis, militibus suis dixisse: “Alios reperietis qui synagogae Satanae sunt, rasis capitibus; hos certe trucidate, nullam eis veniam tribuentes, donec aut Mahometani fiant aut tributum pendere velint.” (Citatur apud Edwardum Gibbon, The Decline and Fall of the Roman Empire, ed. J. B. Bury, vol. V, p. 416)À propos d’une certaine catégorie d’hommes, on rapporte qu’Abû Bakr, successeur de Mohammed, aurait dit à ses soldats : « Vous trouverez un autre type de gens appartenant à la synagogue de Satan, qui portent la tête rasée ; ayez soin de leur fendre le crâne et ne leur accordez aucun quartier, jusqu’à ce qu’ils deviennent mahométans ou qu’ils acceptent de payer tribut. » (quoted in Edward Gibbon, The Decline and Fall of the Roman Empire, éd. de J. B. Bury, vol. 5, p. 416)
This class has not been definitely identified.Hoc genus haud certo agnoscitur. Cette catégorie n’a jamais été identifiée avec certitude.
When applied to the Moslem Arabs this restriction may be thought of as representing their policy of permitting the conquered to live.Cum ad Arabes Saracenos hoc referendum sit, haec restrictio intellegi potest ut repraesentet morem eorum devictos vivere sinendi.Lorsqu’on l’applique aux Arabes musulmans, cette restriction peut être comprise comme représentant leur politique consistant à laisser vivre les vaincus.
This course was adopted so that the conquered might support the warriors out on conquest. Haec ratio adhibita est, ut victi ipsos bellatores in expeditione sustentarent. Cette politique fut adoptée afin que les peuples vaincus subviennent aux besoins des guerriers partis en conquête.
Have not the seal. Some have suggested that inasmuch as the keeping of the Sabbath is ultimately to be the outward sign of the inner work of sealing by the Holy Spirit (see on Eze. 9:4), the ones attacked by the “locusts” here are those who do not observe the true Sabbath. Signaculum non habent. Nonnulli suggesserunt, cum observatio Sabbathi tandem futura sit signum exterius interioris obsignationis a Spiritu Sancto factae (vide ad Ezech. 9:4), eos hic a “locustis” oppugnari qui verum Sabbatum non servant. Ils n’ont pas le sceau. Certains ont proposé que, puisque l’observance du sabbat doit finalement devenir le signe extérieur de l’œuvre intérieure de scellement par l’Esprit Saint (voir Ez. 9,4), les personnes attaquées ici par les « sauterelles » seraient celles qui n’observent pas le véritable sabbat.
In their foreheads. See Eze. 9:4; Rev. 7:3. In frontibus suis. Vide Ezech. 9:4; Apoc. 7:3. Sur leurs fronts. Voir Ez. 9,4 ; Apoc. 7,3.
5. Should not kill. The punishment inflicted by the locusts is pain, not death. 5. Non occidere deberent. Poena a locustis illata dolor est, non mors. 5. Elles ne doivent pas tuer. La peine infligée par les sauterelles est la souffrance, non la mort.
Five months. For a discussion of this period see Additional Note at end of chapter. Quinque menses. De hoc tempore vide Notam Additicam in fine capituli. Cinq mois. Pour une discussion de cette durée, voir la Note supplémentaire à la fin du chapitre.
Scorpion. See on v. 3. The sting of a scorpion may be exceedingly painful, but it is seldom fatal to man. Scorpio. Vide ad v. 3. Aculeus scorpionis valde dolere potest, sed raro homini letalis est. Scorpion. Voir au v. 3. La piqûre d’un scorpion peut être extrêmement douloureuse, mais elle est rarement mortelle pour l’homme.
6. Seek death. Compare the attitude of men here with that portrayed in ch. 6:16. See Job 3:21; cf. Jer. 8:3. 6. Mortem quaerent. Confer habitum hominum hic cum illo qui in cap. 6:16 describitur. Vide Iob 3:21; cf. Ier. 8:3. 6. Ils chercheront la mort. Comparer l’attitude décrite ici à celle du chap. 6,16. Voir Job 3,21 ; cf. Jér. 8,3.
7. Shapes. Gr. homoiōmata, “likeness.”7. Similitudines. Graece homoiōmata, « similitudo ».7. Formes. Gr. homoiōmata, « ressemblance ».
Like unto horses. See on Joel 2:4, of which this passage is reminiscent.Sicut equorum. Vide ad Joel 2,4, cuius hic locus memoriam refert.Comme des chevaux. Voir sur Joël 2,4, texte auquel ce passage fait écho.
Some see in the horses a reference to cavalry, a prominent feature of Arabian military forces. Crowns. Gr. stephanoi, symbols of victory (see on ch. 2:10). Some see a reference here to the turban, which was long the national headdress of the Arabians.Quidam in equis allusionem ad equitatum vident, insigne instrumentum copiarum militarium Arabicorum. Coronae. Graece stephanoi, signa victoriae (vide ad cap. 2,10). Quidam hoc ad turbantem referunt, qui diutius fuit ornamentum nationale Arabum.Certains voient dans ces chevaux une allusion à la cavalerie, élément caractéristique des forces militaires arabes. Couronnes. Gr. stephanoi, symboles de victoire (voir ch. 2,10). Certains y voient une allusion au turban, longtemps coiffure nationale des Arabes.
Faces of men. Perhaps an implication that the agents of this visitation are human beings.Facies hominum. Forsitan innuit ministros huius visitationis homines esse.Visages d’hommes. Peut-être une indication que les agents de cette visitation sont des êtres humains.
8. Hair of women. Some have applied this feature of the vision to the allegedly long hair worn by the Arabian troops.8. Capillos mulierum. Hoc visus proprium quidam rettulerunt ad comas longas quas militiae Arabicae tribuuntur.8. Cheveux de femmes. Certains ont appliqué ce trait de la vision à la longue chevelure que l’on attribuait aux troupes arabes.
Teeth of lions. This figure suggests strength and rapacity.Dentes leonum. Haec imago vim et rapacitatem significat.Dents de lions. Cette image évoque la force et la rapacité.
9. Breastplates of iron. The scales of the locusts may have suggested this description.9. Loricas ferreas. Squamae ipsarum locustarum hanc descriptionem suggerere potuerunt.9. Des cuirasses de fer. Les écailles mêmes des sauterelles ont pu suggérer cette description.
The figure indicates the impregnability of the agents of this judgment.Haec imago inexpugnabilitatem ministrorum huius iudicii significat.Cette image indique l’imprenabilité des agents de ce jugement.
Sound of chariots. Compare Joel 2:5.Sonitus curruum. Confer Joel 2,5.Le bruit des chars. Comparer Joël 2,5.
10. Like unto scorpions. That is, like the tails of scorpions, which contain poisonous stings.10. Similes scorpionibus. Id est, caudis scorpionum, quae aculeos venenatos continent.10. Pareils aux scorpions. C’est-à-dire semblables aux queues des scorpions, qui portent des dards venimeux.
Hurt men. See on v. 5.Laedant homines. Vide ad v. 5.Faire du mal aux hommes. Voir sur le v. 5.
Five months. See Additional Note at end of chapter.Mensibus quinque. Vide Notam Additic. in fine capituli.Cinq mois. Voir la Note supplémentaire à la fin du chapitre.
11. King over them. The wise man Agur declared that “the locusts have no king, yet go they forth all of them by bands” (Prov. 30:27).11. Rex super eos. Sapiens Agur declaravit: “Locustae non habent regem, et tamen universae per turmas egrediuntur” (Prov. 30:27).11. Un roi sur elles. Le sage Agur a déclaré : « Les sauterelles n’ont point de roi, et pourtant elles sortent toutes en bandes » (Prov. 30,27).
The locusts in the present passage, however, are more highly organized in their destructive work, for they have a ruler whose commands they follow.Locustae vero in hoc loco multo ordinatiores describuntur ad opus perditionis, quippe quae ducem habeant cuius praecepta sequantur.Les sauterelles de ce passage, toutefois, apparaissent comme bien mieux organisées dans leur œuvre destructrice, puisqu’elles ont un chef dont elles suivent les commandements.
Some who apply the fifth and sixth trumpets to the Moslem Arabs and Turks see in this king a reference to Osman (Othman) I (1299–1326), the traditional founder of the Ottoman Empire.Nonnulli qui quintam et sextam tubam ad Arabes Mahometanos atque Turcas referunt, in hoc rege allusionem vident ad Osmanum (Othman) I (1299–1326), traditionem de conditore Imperii Ottomanici.Certains, qui appliquent les cinquième et sixième trompettes aux Arabes musulmans et aux Turcs, voient dans ce roi une allusion à Osman (Othman) Ier (1299–1326), fondateur traditionnel de l’Empire ottoman.
His first attack upon the Greek Empire, which, according to Gibbon, took place on July 27, 1299, they take as marking the beginning of the five-month period of torment (Rev. 9:7, 10).Primam eius incursionem in Imperium /Graecum, quae secundum Gibbonium die 27 Iulii 1299 facta est, initium ponere putant illius quinque mensium cruciatus (Apoc. 9:7.10).Sa première attaque contre l’Empire grec, qui selon Gibbon eut lieu le 27 juillet 1299, est tenue par eux pour marquer le début de la période de cinq mois de tourment (Apoc. 9,7.10).
For a discussion of this period see Additional Note at end of chapter.De hac periodo vide Notam Adiunctam in fine capituli.Pour une discussion de cette période, voir la Note additionnelle à la fin du chapitre.
Angel. Or, “messenger,” the one in charge of the forces issuing from the bottomless pit.Angelus. Vel “nuntius”, is qui praeesse dicitur copiis ex abyssi profundo emergentibus./Ange. Ou « messager », celui qui est chargé des forces qui sortent de l’abîme sans fond.
Bottomless pit. See on v. 1.Puteus abyssi. Vide ad v. 1.Le puits de l’abîme. Voir au v. 1.
Abaddon. Gr. Abaddōn, a transliteration of the Heb. ’Abbadon, “destruction,” “ruin.”Abaddon. Gr. Abaddōn, transcriptio Hebraici ’Abbadon, quod significat “perditio”, “ruina”.Abaddon. Gr. Abaddōn, translittération de l’hébreu ’Abbadon, « destruction », « ruine ».
This word is used with a general meaning in Job 31:12, and is paralleled with “hell” (Heb. she’ol, the figurative realm of the dead; see on Prov. 15:11) in Job 26:6.Hoc vocabulum sensu generali occurrit in Iob 31:12, et cum “inferno” (Hebr. she’ol, regno mortuorum figurate dicto; cf. ad Prov. 15:11) comparatur in Iob 26:6.Ce terme est employé en un sens général en Job 31,12, et il est mis en parallèle avec « le shéol » (hébr. she’ol, le séjour figuratif des morts ; voir Prov. 15,11) en Job 26,6.
The use of a Hebrew name here is significant with respect to the fact that much of John’s symbolism is of Hebrew and Jewish origin.Usus hic nominis Hebraici indicat quanta pars symbolismi Ioannis ex traditione Hebraica ac Iudaica oriatur.L’emploi ici d’un nom hébreu souligne que l’essentiel du symbolisme johannique est d’origine hébraïque et juive.
In Jewish tradition 'Abbadon is personified (see Talmud Shabbath 89a).In traditione Iudaica 'Abbadon personificatur (vide Talmud Shabbath 89a).Dans la tradition juive, 'Abbadon est personnifié (voir Talmud Shabbath 89a).
Greek tongue. John supplies a Greek name that translates ’Abbadon for his Greek-speaking readers.Lingua Graeca. Ioannes nomen Graecum addit quod ’Abbadon reddat lectoribus Graece loquentibus.Langue grecque. Jean fournit un nom grec traduisant ’Abbadon pour ses lecteurs de langue grecque.
Apollyon. Gr. Apolluōn, “one who destroys,” “a destroyer.”Apollyon. Gr. Apolluōn, “qui perdit,” “perditor.”Apollyon. Gr. Apolluōn, « celui qui détruit », « un destructeur ».
(…)(…)(…)
anglais (1957)latin (2025)français (2025)
Additional Note on Chapter 9Nota addita ad caput IXNote additionnelle au chapitre 9
One of the first Biblical expositors on record to identify the Turks as the power portrayed under the sixth trumpet was the Swiss reformer, Heinrich Bullinger (d. A.D. 1575), although Martin Luther had already set forth this trumpet as symbolic of Moslems.Unus ex primis interpretibus biblicis qui Turcas pro potestate sub sexta tuba depingenda agnoverit fuit reformator Helveticus Henricus Bullingerus (†1575), quamvis Martinus Lutherus iam antea hanc tubam pro symbolo Mahumetanorum proposuerit.L’un des premiers commentateurs bibliques à avoir identifié les Turcs comme la puissance représentée sous la sixième trompette fut le réformateur suisse Heinrich Bullinger (†1575), bien que Martin Luther eût déjà interprété cette trompette comme un symbole des musulmans.
However, on the dating of this trumpet, as of the fifth, commentators have shown wide divergence, although the decided majority of expositors have assigned dates for the fifth trumpet during the period in which the Saracens were in the ascendancy, and for the sixth trumpet during the heyday of either the Seljuk or the Ottoman Turks.Attamen, quod ad chronologiam huius tubae – sicut et quintae – attinet, interpretes late dissensisse videntur, quamquam maxima pars expositorum quintae tubae tempora ad periodum pertulisse censetur, qua Saraceni floruerunt, sextae vero sive ad Selgiucidas sive ad Turcas Othomanos. Cependant, quant à la datation de cette trompette – comme d’ailleurs pour la cinquième –, les interprètes ont montré une large divergence, même si la grande majorité a situé la cinquième trompette à l’époque où les Sarrasins dominaient, et la sixième à l’apogée soit des Seldjoukides, soit des Ottomans.
In 1832 William Miller made a new approach to the dating of these trumpets by connecting them chronologically (in the fifth of a series of articles in the *Vermont Telegraph*).Anno 1832 Gulielmus Millerus novam viam ad chronologiam harum tubarum proposuit, eas inter se ordine continuo nectendo (in quinto ex articulorum serie in *Vermont Telegraph*).En 1832, William Miller proposa une approche nouvelle pour dater ces trompettes en les reliant chronologiquement (dans le cinquième d’une série d’articles du *Vermont Telegraph*).
On the basis of the year-day principle (see on Dan. 7:25), Miller calculated the five months of the fifth trumpet (Rev. 9:5) to be 150 literal years, and the hour, day, month, and year of the sixth to be 391 years and 15 days.Secundum regulam “annus pro die” (vide ad Dan. 7:25), Millerus quinque menses quintae tubae (Apoc. 9:5) in annos 150 convertit, horam vero, diem, mensem et annum sextae in annos 391 et dies 15 computans.Sur la base du principe « un jour pour une année » (voir Dan. 7:25), Miller calcula que les cinq mois de la cinquième trompette (Apoc. 9:5) correspondaient à 150 années littérales, et que l’heure, le jour, le mois et l’année de la sixième représentaient 391 ans et 15 jours.
Many expositors before Miller had adopted these same calculations, but they had not connected the two periods chronologically.Plurimi ante Millerum eosdem calculos acceperant, sed duarum periodorum nexum chronologicum non statuerant.Beaucoup d’exégètes avant Miller avaient adopté les mêmes calculs, mais sans relier chronologiquement les deux périodes.
Miller set forth the view that the time period of the sixth trumpet followed immediately upon that of the fifth, so as to make the entire period one of 541 years and 15 days.Millerus opinatus est tempus sextae tubae continuo subsequi tempus quintae, ita ut tota series efficiatur 541 annorum et 15 dierum.Miller soutint que la période de la sixième trompette suivait immédiatement celle de la cinquième, formant ainsi une durée totale de 541 ans et 15 jours.
This period he dated from A.D. 1298, when he considered the first attack by the Ottoman Turks on the Byzantine Empire occurred, to 1839.Hanc periodum ab anno 1298 – quo primum impetum Turcarum Othomanorum in Imperium Byzantinum factum esse putabat – usque ad 1839 extendit.Il data cette période de 1298, année où il pensait que les Ottomans lancèrent leur première attaque contre l’Empire byzantin, jusqu’en 1839.
Thus, according to his view, both trumpets represented the Ottoman Turks, the fifth, their rise and the sixth, their period of domination.Ita, iuxta eius sententiam, utraque tuba ad Turcas Othomanos spectabat: quinta ad eorum ortum, sexta ad dominationis tempus.Ainsi, selon lui, les deux trompettes représentaient les Ottomans : la cinquième leur essor, la sixième leur période de domination.
In 1838 Josiah Litch, one of Miller’s associates in the second advent movement in America, revised Miller’s dates to A.D. 1299 to 1449 for the fifth trumpet, and 1449 to 1840 for the sixth.Anno 1838 Josias Litch, unus e sociis Milleri in motu Adventista Americano, chronologiam correxit: annos 1299–1449 pro quinta tuba, et 1449–1840 pro sexta.En 1838, Josiah Litch, un des associés de Miller dans le mouvement adventiste américain, révisa les dates : 1299–1449 pour la cinquième trompette et 1449–1840 pour la sixième.
Litch accepted the date July 27, 1299, for the battle of Bapheum, near Nicomedia, which he took as the first attack by the Ottoman Turks on the Byzantine Empire.Litch diem 27 Iulii 1299, pro pugna apud Bapheum, prope Nicomediam, accepit, eamque pro primo impetu Turcarum in Byzantinos habuit.Litch adopta la date du 27 juillet 1299 pour la bataille de Baphéum, près de Nicomédie, qu’il considéra comme la première attaque ottomane contre l’Empire byzantin.
He saw the date 1449 as significant of the collapse of Byzantine power, for toward the end of 1448 a new Byzantine emperor, Constantine Palaeologus, had requested permission of the Turkish sultan Murad II before daring to ascend his throne, and he did not, in fact, receive the crown until January 6, 1449, after such permission had been granted.Hunc autem annum 1449 momentum habere ad indicandam Byzantinae potestatis ruinam existimabat, quod exeunte anno 1448 novus imperator Byzantinus, Constantinus Palaeologus, ab Murad II, Turcarum sultano, petierit venia antequam ausus esset ad thronum ascendere, neque enim coronam revera accepit nisi die VI Ianuarii 1449, postquam talis permissio concessa est.Il jugeait que l’année 1449 marquait de façon significative l’effondrement de la puissance byzantine, parce que vers la fin de 1448 un nouvel empereur byzantin, Constantin Paléologue, avait demandé la permission au sultan turc Mourad II avant d’oser monter sur le trône, et qu’en réalité il ne reçut pas la couronne avant le 6 janvier 1449, après cette permission lui en fut donnée.
Litch believed that this 150-year period constituted the time during which the Ottoman Turks “tormented” the Byzantine Empire.Litch credidit hanc periodum 150 annorum tempus fuisse quo Turcae Othomani Imperium Byzantinum “torquebant”.Litch estimait que cette période de 150 ans constituait le temps où les Turcs ottomans « tourmentaient » l’Empire byzantin.
As already stated, Litch set 1299 as the beginning of the fifth trumpet, to be more exact, July 27, 1299, his date for the battle of Bapheum.Ut iam dictum est, Litch initium quintae tubae anno 1299 statuit, et quidem accuratius die 27 mensis Iulii 1299, quem diem pro pugna Bapheum habuit.Comme on l’a déjà indiqué, Litch fixa 1299 comme début de la cinquième trompette, plus précisément le 27 juillet 1299, qu’il tenait pour la date de la bataille de Baphéum.
He gave to this fifth trumpet a period of 150 years.Huic quintae tubae spatium centum quinquaginta annorum assignavit.Il attribua à cette cinquième trompette une durée de cent cinquante ans.
This brought him to July 27, 1449, for the beginning of the sixth trumpet.Quo computo ad diem 27 mensis Iulii 1449 pervenit, pro initio sextae tubae.Ce calcul le conduisit au 27 juillet 1449 pour le début de la sixième trompette.
Adding on 391 years brought him to July 27, 1840.His annis trecentis nonaginta unius additis, ad diem 27 mensis Iulii 1840 pervenit.En y ajoutant trois cent quatre-vingt-onze ans, il parvint au 27 juillet 1840.
The 15 days carried him over into the month of August of that year.Quindecim autem dies eum in mensem Augustum eiusdem anni transtulerunt.Les quinze jours supplémentaires le faisaient entrer dans le mois d’août de cette même année.
He predicted that in that month the power of the Turkish Empire would be overthrown.Praedixit potestatem Imperii Turcici eo mense eversum iri.Il prédit que, durant ce mois-là, la puissance de l’Empire turc serait renversée.
However, at the outset he did not fix on a precise day in August.Tamen initio diem certam mensis Augusti non definivit.Cependant, au début il ne fixa pas un jour précis du mois d’août.
A short time before the expiration of this period he declared that the Turkish Empire would be broken August 11, which is exactly 15 days beyond July 27, 1840.Paullo antequam spatium hoc expletum esset, declaravit Imperium Turcicum die XI Augusti fractum iri, quod est exacte quindecim dies ultra diem XXVII Iulii anno 1840.Peu de temps avant l’expiration de cette période, il déclara que l’Empire turc serait brisé le 11 août, soit exactement quinze jours après le 27 juillet 1840.
At that time world attention was directed to events taking place in the Turkish Empire.Eo tempore totius orbis animus ad ea quae in Imperio Turcico gerebantur convertebatur.À ce moment-là, l’attention du monde se portait sur les événements survenus dans l’Empire turc.
In June, 1839, Mohammed Ali, pasha of Egypt and nominally a vassal of the sultan, had rebelled against his overlord.Mense Iunio anni 1839, Mohammed Ali, Aegypti pasha et nomine tantum vasallus sultani, contra dominum suum rebellaverat.En juin 1839, Mohammed Ali, pacha d’Égypte et nominalement vassal du sultan, s’était révolté contre son suzerain.
He defeated the Turks and captured their navy.Turcas vicit atque classem eorum cepit.Il vainquit les Turcs et s’empara de leur flotte.
At this juncture Mahmud II, the sultan, died, and the ministers of his successor, Abdul Mejid, proposed a settlement to Mohammed Ali by which he would receive the hereditary pashalik of Egypt, and his son Ibrahim, the rulership of Syria.His rebus gestis Mahmud II, sultanus, mortuus est; et ministri successoris eius, Abdul Mejid, conventionem Mohammed Ali proposuerunt, qua pashalatum Aegypti hereditarium acciperet, filius autem eius Ibrahim Syriam gubernandam obtineret.À ce moment, Mahmoud II, le sultan, mourut, et les ministres de son successeur, Abdül Mejid, proposèrent à Mohammed Ali un accord selon lequel il recevrait le pashalik héréditaire d’Égypte, et son fils Ibrahim la gouvernance de la Syrie.
However, Britain, France, Austria, Prussia, and Russia, who all had interests in the Near East, intervened at this point and insisted that no agreement between the Turks and Mohammed Ali be made without their consultation.Attamen Britannia, Francia, Austria, Borussia, Russia, quae omnes in Oriente Proximo utilitates habebant, eo tempore intercesserunt atque contenderunt ne ulla conventio inter Turcas et Mohammed Ali sine eorum consultatione fieret.Cependant, la Grande-Bretagne, la France, l’Autriche, la Prusse et la Russie, qui avaient toutes des intérêts au Proche-Orient, intervinrent alors et exigèrent qu’aucun accord ne fût conclu entre les Turcs et Mohammed Ali sans leur consultation.
Negotiations were protracted until the summer of 1840, when, on July 15, Britain, Austria, Prussia, and Russia signed the Treaty of London, proposing to back with force the terms suggested the previous year by the Turks.Negotia protrahuntur usque ad aestatem anni 1840, cum die 15 Iulii Britannia, Austria, Borussia et Russia tractatum Londinensem subscripserunt, proponens armis sustinere condiciones anno superiore a Turcis propositas.Les négociations se prolongèrent jusqu’à l’été 1840, lorsque, le 15 juillet, la Grande-Bretagne, l’Autriche, la Prusse et la Russie signèrent le traité de Londres, proposant d’appuyer par la force les conditions suggérées l’année précédente par les Turcs.
It was about this time that Litch announced that he anticipated Turkish power to come to an end on August 11.His circiter temporibus Litch declaravit se exspectare potestatem Turcicam die 11 Augusti cessaturam.C’est à cette époque que Litch annonça qu’il prévoyait la fin de la puissance turque pour le 11 août.
On that day the Turkish emissary, Rifat Bey, arrived at Alexandria with the terms of the London Convention.Eo die legatus Turcicus, Rifat Bey, Alexandriam pervenit cum condicionibus Conventus Londinensis.Ce jour-là, l’émissaire turc Rifat Bey arriva à Alexandrie avec les conditions de la Convention de Londres.
On that day also the ambassadors of the four powers received a communication from the sultan inquiring as to what measures were to be taken in reference to a circumstance vitally affecting his empire.Eodem die legati quattuor potestatum nuntium a sultano acceperunt percontante quas rationes adhibendae essent de re statum imperii eius graviter afficiente.Ce même jour, les ambassadeurs des quatre puissances reçurent une communication du sultan demandant quelles mesures devaient être prises au sujet d’un événement affectant de façon vitale son empire.
He was told that “provision had been made,” but he could not know what it was.Dictum est ei “provisionem factam esse,” sed quid esset scire non licuit.On lui répondit que « des dispositions avaient été prises », mais il ne pouvait savoir lesquelles.
Litch interpreted these events as a recognition by the Turkish government that its independent power was gone. Lichius haec eventa ita interpretatus est, ut regimen Turcicum agnosceret potestatem suam independentem abolitam esse. Litch interpréta ces événements comme une reconnaissance, par le gouvernement turc, que son pouvoir indépendant avait pris fin.
These events, coming at the specified time of Litch’s prediction, exercised a wide influence upon the thinking of those in America who were interested in the Millerite movement. Haec eventa, tempore eo ipso exsurgentia quod a Lichio praedictum erat, magnam vim exercuerunt in mentibus eorum in America qui motui Milleritarum studebant. Ces événements, survenant au moment même annoncé par Litch, exercèrent une large influence sur la pensée de ceux qui, en Amérique, s’intéressaient au mouvement millérite.
Indeed, this prediction by Litch went far to give credence to other, as yet unfulfilled, time prophecies—particularly that of the 2300 days—which were being preached by the Millerites. Equidem haec praedictio Lichii multum contulit ad fidem conciliandam aliis adhuc inexpletis praedictionibus temporis — praesertim illi de duobus milibus trecentis diebus — quas Milleritae praedicabant. En vérité, cette prédiction de Litch contribua fortement à donner crédit à d’autres prophéties temporelles encore inaccomplies — en particulier celle des 2300 jours — qui étaient prêchées par les millérites.
Thus this occurrence in 1840 was a significant factor in building up the expectation of the second advent three years later (see GC 334, 335). Itaque hoc factum anno 1840 magni ponderis fuit ad excitandam exspectationem secundi adventus post tres annos (cf. GC 334, 335). Ainsi cet événement de 1840 fut un facteur déterminant dans la formation de l’attente du second avènement trois ans plus tard (voir GC 334, 335).
It should be made clear, however, that commentators and theologians in general have been greatly divided over the meaning of the 5th and 6th trumpets.Tamen evidenter declarandum est interpretes atque theólogos de significatione tubae quintae et sextae magnopere inter se dissentire.Il faut cependant préciser clairement que les commentateurs et les théologiens ont été, de manière générale, profondément divisés quant au sens des cinquième et sixième trompettes.
This has been due principally to problems in three areas: (1) the meaning of the symbolism itself; (2) the meaning of the Greek; (3) the historical events and dates involved.Id praecipue tribuendum est difficultatibus in tribus regionibus: (1) significationi ipsius symbolismi; (2) sensui Graecitatis; (3) eventibus atque temporum notationibus historicis implicatis.Cela est dû principalement à des difficultés dans trois domaines : (1) la signification même du symbolisme ; (2) le sens du grec ; (3) les événements historiques et les dates en cause.
But to canvass adequately these problems would carry us beyond the space limits permissible in this commentary.Verumtamen harum quaestionum tractatio adaequata fines spatiales huius commentarii excederet.Mais examiner correctement ces questions dépasserait les limites de place permises dans ce commentaire.
Generally speaking, the Seventh-day Adventist interpretation of the fifth and sixth trumpets, particularly as touching the time period involved, is essentially that of Josiah Litch.Generatim loquendo, interpretatio Adventistarum Septimi Diei de tubis quinta et sexta, praesertim quoad tempus adiectum, essentialiter sententiam Iosiae Litch sequitur.De manière générale, l’interprétation adventiste du septième jour concernant les cinquième et sixième trompettes — notamment en ce qui touche la période temporelle impliquée — suit essentiellement la position de Josiah Litch.

1959. Thomas F. Torrance

  • Thomas Forsyth Torrance (1913-2007), pasteur presbytérien et théologien protestant écossais, pendant 27 ans professeur de dogmatique chrétienne au New College de l'Université d'Édimbourg.
  • Thomas F. Torrance, The Apocalypse Today. Thomas F. Torrance, Professor of Christian Dogmatics, University of Edimburgh (155 p.), Grand Rapids (Michigan), 1959, pp 60-64.
    • N.B. — Torrance ne dit rien des cinq mois alloués à nos sauterelles. Cependant nous donnons ici l'essentiel de son commentaire sur les chapitres 8 et 9 de l'Apocalypse parce que sa profonde originalité ouvre d'intéressantes perspectives sur la signification de la carrière de ces sauterelles.
anglais (1959)latin (2025)français (2025)
And so St. John tells us he saw the angel take the censer which was filled with the prayers of the saints, kindle it with fire from God’s altar, and then cast it upon the earth.Ita sanctus Ioannes narrat se vidisse angelum thuribulum precibus sanctorum plenum sumere, igne ab ara Dei accendere, deinde in terram proicere.Ainsi saint Jean nous dit qu’il vit l’ange prendre l’encensoir rempli des prières des saints, l’allumer au feu provenant de l’autel de Dieu, puis le jeter sur la terre.
With that there were voices, and thunderings, and lightnings, and an earthquake.Quo facto, factae sunt voces et tonitrua et fulgura et terrae motus.Alors il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs et un tremblement de terre.
And the seven angels began to sound their trumpets one after the other and to let loose seven plagues upon the earth.Et septem angeli, alter post alterum, tubas suas concrepare coeperunt ac septem plagas in terram immittere.Et les sept anges commencèrent, l’un après l’autre, à sonner de leur trompette et à déchaîner sept fléaux sur la terre.
The real cause of the world-disturbance is the prayer of the Church and the fire of God! (…)Vera perturbationis mundi causa est oratio Ecclesiae et ignis Dei! (… )La véritable cause du bouleversement du monde, c’est la prière de l’Église et le feu de Dieu ! (…)
That is the deeper secret of Heaven and of God’s Book in Heaven, and the first fact revealed by the opening of the seventh seal.Hoc est arcanum altius Caeli atque Libri Dei in caelo, ac primum factum quod apertione septimi sigilli revelatur.C’est là le secret plus profond du Ciel et du Livre de Dieu dans le ciel, et le premier fait révélé par l’ouverture du septième sceau.
Jesus Christ came not only to bring peace, but a sword. He came to cast fire upon the earth.Iesus Christus non solum pacem afferre venit, sed etiam gladium. Venit ut ignem in terram mitteret.Jésus-Christ est venu non seulement apporter la paix, mais aussi le glaive. Il est venu jeter le feu sur la terre.
All history is tortured by that fire burning at its heart. All history moves at the impulse of prayer.Tota historia illo igne in corde suo ardente cruciatur. Tota historia impetu orationis movetur.Toute l’histoire est travaillée par ce feu qui brûle en son cœur. Toute l’histoire se meut sous l’impulsion de la prière.
The real initiative is not held by the riders of the white, red, black, and pale horses, but by the saints under the altar, by the prayers of the saints and the fire of God.Vera inceptio non penes equites albi, rufi, nigri et pallidi equi est, sed penes sanctos sub altari, per preces sanctorum et ignem Dei.La véritable initiative n’appartient pas aux cavaliers des chevaux blanc, rouge, noir et livide, mais aux saints sous l’autel, par les prières des saints et le feu de Dieu.
The next thing we see in John’s vision is the bitterness caused on the earth by prayer and fire.Sequens quod in visione Ioannis videmus est amaritudo in terra orta ex oratione et igne.Ce que nous voyons ensuite dans la vision de Jean, c’est l’amertume causée sur la terre par la prière et le feu.
The fire of Jesus Christ afflicts whole regions of human life, land and earth and sea and rivers and sky.Ignis Iesu Christi totas regiones vitae humanae affligit, terram et solum et mare et flumina et caelum.Le feu de Jésus-Christ afflige toutes les régions de la vie humaine — la terre, le sol, la mer, les fleuves et le ciel.
Everything is disturbed and flung into bitter tension by the Cross of the Lamb of God, and so the great fire that falls from Heaven to earth is called Wormwood — so embittered do men become toward the Christian Gospel, and angry when the secrets of their hearts are revealed.Omnia perturbantur et in amarissimam contentionem coniciuntur per Crucem Agni Dei; atque ideo magnus ignis e caelo in terram cadens Absynthius vocatur — adeo amaricantur homines adversus Evangelium Christianum et irascuntur, cum secreta cordium suorum deteguntur.Tout est troublé et jeté dans une amère tension par la Croix de l’Agneau de Dieu ; c’est pourquoi le grand feu tombant du ciel sur la terre est appelé Absinthe — tant les hommes deviennent amers envers l’Évangile chrétien, irrités quand les secrets de leurs cœurs sont dévoilés.
Who does not eat wormwood today?Quis hodie absynthium non gustat?Qui ne mange pas aujourd’hui d’absinthe ?
‘That is something we must recognize once again: the galling effect of the Word of God upon many men.Hoc iterum agnoscendum est: acerbum Verbi Dei effectum in multos homines.C’est là ce que nous devons reconnaître à nouveau : l’effet cuisant de la Parole de Dieu sur beaucoup d’hommes.
Whenever the Word of God is truly and faithfully proclaimed, it may bring bitterness as well as salvation.Quotiescumque Verbum Dei vere et fideliter annuntiatur, potest et amaritudinem et salutem afferre.Chaque fois que la Parole de Dieu est proclamée avec vérité et fidélité, elle peut apporter l’amertume aussi bien que le salut.
Some will believe but others will be embittered.Alii credent, alii amaricabuntur.Certains croiront, d’autres deviendront amers.
Our sin today is that we know this and yet we shut our eyes to its stringent truth.Peccatum nostrum hodie est quod hoc scimus, et tamen oculos claudimus veritati eius severae.Notre péché aujourd’hui est de savoir cela, mais de fermer les yeux à cette vérité exigeante.
We refuse to press the Word of God upon men until they are forced to decide for or against it.Recusamus urgere Verbum Dei hominibus donec cogantur pro aut contra illud decernere.Nous refusons d’imposer la Parole de Dieu aux hommes jusqu’à ce qu’ils soient forcés de se décider pour ou contre elle.
We refuse to challenge the world to make the last bitter choice.Recusamus provocare mundum ad ultimam illam amarissimam electionem faciendam.Nous refusons de défier le monde à faire ce dernier choix amer.
We are afraid of the either/or decision.Formidamus illam decisionem aut–aut.Nous avons peur de cette décision du « ou bien — ou bien ».
That is why we are neither cold nor hot, but that is not to be the Church of prayer and of the fire of God.Ideo neque frigidi sumus neque calidi; atqui talis non est Ecclesia orationis et ignis Dei.C’est pourquoi nous ne sommes ni froids ni chauds ; mais ce n’est pas ainsi que doit être l’Église de la prière et du feu de Dieu.
Are we ready to pray till our prayer catches fire? Are we ready for the Word of God in its disturbing power?Parati sumusne orare donec oratio nostra ignem concipiat? Parati sumusne Verbo Dei in eius perturbatrice virtute occurrere?Sommes-nous prêts à prier jusqu’à ce que notre prière prenne feu ? Sommes-nous prêts à accueillir la Parole de Dieu dans sa puissance bouleversante ?
There is something else that happens when Christians pray in earnest and God’s fire burns, and we see that in the ninth chapter.Aliud quoque accidit, cum Christiani serio orant et ignis Dei ardet; id in capite nono videre possumus.Il se passe encore autre chose lorsque les chrétiens prient sincèrement et que le feu de Dieu brûle ; nous le voyons au chapitre neuf.
It is the opening of the bottomless pit.Est apertio abyssi.C’est l’ouverture de l’abîme sans fond.
The Gospel always discovers the secrets of a man’s heart; that is why the Jews were so embittered against Jesus because the truth of the Gospel brought to light and laid bare the secret depths of their souls.Evangelium semper detegit secreta cordis hominis; ideo Iudaei tam amaricati sunt adversus Iesum, quod veritas Evangelii secreta animae eorum patefecit ac nudavit.L’Évangile met toujours à nu les secrets du cœur humain ; c’est pourquoi les Juifs devinrent si amers envers Jésus, car la vérité de l’Évangile mit en lumière et dévoila les profondeurs cachées de leur âme.
They crucified Jesus, for they could not stand in His searching presence any longer.Iesum crucifixerunt, quia iam amplius in praesentia eius perscrutatrice stare non poterant.Ils ont crucifié Jésus, car ils ne pouvaient plus supporter sa présence qui scrutait leurs cœurs.
They were self-righteous people but the holy Majesty of Jesus showed them to be whited sepulchres, and they were cut to the heart and gnashed on Him with their teeth.Erant homines sibi iusti, sed sancta Maiestas Iesu eos ostendit esse sepulchra dealbata; et compuncti corde in eum dentibus frendebant.C’étaient des gens pleins de justice propre, mais la sainte Majesté de Jésus leur montra qu’ils n’étaient que des sépulcres blanchis ; ils en furent transpercés de douleur et grinçèrent des dents contre lui.
St. John’s vision likens the Word of God to a star that falls out of Heaven and opens the bottomless pit of human nature.Visio sancti Ioannis Verbum Dei comparat stellae e caelo decidenti quae abyssum naturae humanae aperit.La vision de saint Jean compare la Parole de Dieu à une étoile tombant du ciel, qui ouvre l’abîme de la nature humaine.
The Word of God alone has the key to that dark bottomless pit.Solum Verbum Dei clavem habet illius abyssi tenebrosae et infimae.Seule la Parole de Dieu possède la clef de cet abîme ténébreux et sans fond.
What a terrible reaction ensues! Preach the Gospel and keep on preaching it, and either men are ashamed and converted or the bottomless pit is opened.Quam terribilis sequitur reactio! Praedica Evangelium et perge praedicare, et aut homines erubescunt atque convertuntur, aut abyssus aperitur.Quelle terrible réaction s’ensuit ! Prêche l’Évangile et continue à le prêcher : ou bien les hommes rougissent et se convertissent, ou bien l’abîme s’ouvre.
Surely that is what has happened in the western world, in civilized Europe, as well as in the land of the Mau Mau, for example.Id profecto factum est in orbe occidentali, in Europa culta, sicut etiam in terra Mau Mau, exempli gratia.C’est bien ce qui est arrivé dans le monde occidental, dans l’Europe civilisée, comme aussi, par exemple, dans le pays des Mau Mau.
The Cross of Jesus Christ has provoked such a reaction against it that all the latent evil in men has been pushed to the surface in unbelievable wickedness and bloodshed.Crux Iesu Christi tantam excitavit adversus se reactionem, ut omne malum latens in hominibus erumperet in nequitiam incredibilem et sanguinem effusum.La Croix de Jésus-Christ a suscité contre elle une telle réaction que tout le mal latent chez les hommes est remonté à la surface en une méchanceté et un carnage incroyables.
The very bottomless pit has been opened in our midst, so that heaven and earth have been darkened with its fumes and the whole atmosphere of the world has been poisoned.Ipsa abyssus infima in medio nostri aperta est, ita ut caelum et terra fumo eius obscurata sint et tota orbis atmosfera venenata.L’abîme même s’est ouvert au milieu de nous, si bien que le ciel et la terre ont été obscurcis par ses fumées et que toute l’atmosphère du monde en a été empoisonnée.
And out of this bottomless pit there have come hordes of locusts, not the kind that eat grass and greenery, but the kind that attack men, like scorpions with stings in their tails: barbed ideas that cause tension and torment and _ bitterness.Et ex hac abyssi infima multitudines locustarum prodierunt, non earum quae herbam et viriditatem comedunt, sed quae homines oppugnant, ut scorpiones aculeos in caudis habentes: opiniones aculeatae quae tensionem, cruciatum et amaritudinem pariunt.Et de cet abîme sans fond sont sorties des hordes de sauterelles — non celles qui dévorent l’herbe et la verdure, mais celles qui attaquent les hommes, semblables à des scorpions avec des dards dans leurs queues : idées barbelées qui engendrent tension, tourment et amertume.
The world is full of locusts and scorpions like that today.Mundus talibus locustis et scorpionibus hodie plenus est.Le monde est aujourd’hui plein de pareilles sauterelles et de scorpions.
Out of the bottomless pit there have come also fiery horsemen bringing destruction and arson and sword to a third part of the whole earth.Ex abyssi infima quoque processerunt equites ignei, vastitatem et incendia et gladium tertiae parti totius terrae inferentes.De l’abîme sans fond sont aussi sortis des cavaliers de feu, apportant destruction, incendie et glaive à un tiers de toute la terre.
Ideas become ideologies and ideologies assume material shape. Then inevitably it is always war. That is the story of our time.Idea in ideologias mutantur et ideologiae formam materialem accipiunt; tunc inevitabiliter semper bellum est. Haec est historia temporis nostri.Les idées deviennent des idéologies, et les idéologies prennent forme matérielle ; alors, inévitablement, c’est toujours la guerre. Voilà l’histoire de notre temps.
So terrible are the evils that emerge out of the abyss of the human heart that the Apostle hardly knows how to describe them.Tam terribilia sunt mala quae ex abysso cordis humani emergunt ut Apostolus vix sciat quomodo ea describat.Les maux qui surgissent de l’abîme du cœur humain sont si terribles que l’Apôtre sait à peine comment les décrire.
At one time he calls them locusts like scorpions; at another time he calls them fiery horsemen like serpents.Aliquando eas locustas ut scorpiones appellat; alio tempore equites igneos ut serpentes vocat.Tantôt il les appelle des sauterelles semblables à des scorpions, tantôt des cavaliers de feu semblables à des serpents.
But of two things he is quite certain: — (a) Not all the devils out of Hell can do any real hurt to the children of God.Sed de duobus plane certus est: — (a) Nulli daemones ex inferno ullum verum malum filiis Dei inferre possunt.Mais de deux choses il est tout à fait certain : — (a) Aucun démon sorti de l’enfer ne peut causer de réel dommage aux enfants de Dieu.
No matter if all the pent-up evils of humanity are unleashed and allowed to rage over the face of the earth, the man who has been sealed with the name of God in his forehead is really untouchable.Etiamsi omnia mala generis humani solvantur et in faciem terrae saeviant, homo qui nomine Dei in fronte signatus est revera intangibilis est.Quand bien même tous les maux accumulés de l’humanité se déchaîneraient sur la face de la terre, l’homme scellé du nom de Dieu sur le front demeure réellement intouchable.
Just as no man can burst open the book of destiny and break the seals thereof, no matter how terrible the havoc and confusion he works upon the earth, so no man can really do any harm to the Christian Church, no matter how terribly she is persecuted and ravaged.Quemadmodum nemo librum fatali consilio apertum rumpereve sigilla eius potest, quamvis terribilia in terra moliatur, ita nemo Ecclesiae Christianae verum damnum inferre potest, quamvis gravissime persequatur et vastet.De même qu’aucun homme ne peut ouvrir le livre du destin ni rompre ses sceaux, quelque ravage et confusion qu’il provoque sur la terre, de même nul ne peut faire un réel tort à l’Église du Christ, quelque terrible que soit la persécution ou le saccage.
We must lay that to heart in this confused and troubled world.Hoc in mundo confuso et turbato cordi nostro imprimere debemus.C’est cela que nous devons graver dans notre cœur en ce monde confus et troublé.
We who have been sealed with the name of God, who have been truly baptized in the name of Holy Trinity, whose seal of baptism is the seal of truth, in our heart and in our soul, we have no reason to be afraid.Nos, qui nomine Dei signati sumus, qui vere in nomine Sanctae Trinitatis baptizati sumus, quorum sigillum baptismi est sigillum veritatis in corde et anima nostra, nullam causam timendi habemus.Nous qui avons été scellés du nom de Dieu, qui avons été véritablement baptisés au nom de la sainte Trinité, dont le sceau du baptême est le sceau de la vérité, dans notre cœur et dans notre âme, nous n’avons aucune raison d’avoir peur.
Come what may yet come, we are in the hand of God and no one can snatch us away.Quidquid eveniat, in manu Dei sumus, nec quisquam nos rapere potest.Quoi qu’il arrive encore, nous sommes dans la main de Dieu, et nul ne peut nous en arracher.
God has sealed us by His sacred seal in the blood of Christ.Deus nos suo sacro sigillo in sanguine Christi obsignavit.Dieu nous a scellés de son sceau sacré dans le sang du Christ.
Nothing can separate us from God, neither height nor depth, nor any other creature, not even the locusts and fiery horsemen out of the bottomless pit; no created thing shall ever come between us and God’s love.Nihil nos a Deo separare potest, neque altitudo neque profundum neque ulla alia creatura, ne locustae quidem aut equites ignei ex abysso infima; nulla res creata umquam inter nos et amorem Dei intercedet.Rien ne peut nous séparer de Dieu, ni la hauteur ni la profondeur, ni aucune autre créature — pas même les sauterelles ni les cavaliers de feu sortis de l’abîme sans fond ; aucune créature ne pourra jamais s’interposer entre nous et l’amour de Dieu.
Nothing can tear the loving heart of Christ out of us, nor pluck our heart from its faith and trust in the Saviour of all.Nihil cor amans Christi ex nobis evellere potest, nec cor nostrum a fide et fiducia in Servatore omnium avellere.Rien ne peut arracher de nous le cœur aimant du Christ, ni détacher notre cœur de sa foi et de sa confiance dans le Sauveur de tous.
(b) The second thing that John is sure of is indeed an awesome fact.(b) Alterum quod Ioannes certo novit revera res est tremenda.(b) La seconde chose dont Jean est sûr est en vérité un fait redoutable.
Here are his words: “And the rest of the men which were not killed by the plagues yet repented not of the works of their hands, that they should not worship devils and idols of gold and silver, and brass and stone and of wood: which neither can see, nor hear, nor walk. Neither repented they of their murders, nor of their sorceries, nor of their fornication, nor of their thefts” (vv. 20–21).Ecce verba eius: “Et ceteri homines, qui plagis non interfecti sunt, neque egerunt poenitentiam de operibus manuum suarum, ut non adorarent daemones et idola aurea et argentea et aerea et lapidea et lignea, quae neque videre neque audire neque ambulare possunt; neque egerunt poenitentiam de homicidiis suis neque de veneficiis neque de fornicatione neque de furtis suis.” (vv. 20–21).Voici ses paroles : « Et le reste des hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, pour ne pas adorer les démons et les idoles d’or, d’argent, d’airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher ; ils ne se repentirent pas non plus de leurs meurtres, ni de leurs sortilèges, ni de leurs fornications, ni de leurs vols » (vv. 20–21).
Sometimes, it would appear, there comes a moment when men are beyond repentance, and when the Word of God only seems to harden them in sin.Aliquando videtur tempus advenire, cum homines ultra poenitentiam sint, et Verbum Dei eos tantum in peccato obdurare videatur.Parfois, il semble qu’un moment survienne où les hommes sont au-delà du repentir, et où la Parole de Dieu ne fait que les endurcir dans le péché.
They have sold their souls to the worship of material things and the light that is in them is a great darkness indeed.Animas suas cultui rerum materialium vendiderunt, et lumen quod in eis est tenebrae magnae factum est.Ils ont vendu leur âme au culte des choses matérielles, et la lumière qui est en eux est devenue de profondes ténèbres.
It seems unbelievable, but that is what happened in the Gospel story of Jesus and His crucifixion.Incredibile videtur, sed id ipsum accidit in Evangelii historia Iesu et crucifixionis eius.Cela paraît incroyable, mais c’est bien ce qui arriva dans l’histoire évangélique de Jésus et de sa crucifixion.
The pressure of our Lord’s finger revealed a bottomless pit of evil in the human heart, when that howling mob who used to admire and adore Jesus and hang upon the gracious words that proceeded out of His mouth turned and cried, “Crucify Him, away with Him.”Pressio digiti Domini nostri abyssum mali in corde humano patefecit, cum illa turba ululans, quae olim Iesum admirari et adorare solebat atque verbis gratiosis ex ore eius pendentibus fruebatur, repente conversi clamaverunt: “Crucifige eum, aufer eum!”La pression du doigt de notre Seigneur révéla un abîme de mal dans le cœur humain, lorsque cette foule hurlante qui jadis admirait et adorait Jésus, suspendue à ses paroles de grâce, se retourna soudain pour crier : « Crucifie-le, ôte-le d’ici ! »
There is little doubt that somehow they knew that this Man, who spake as no other, spake the words of the living God.Parum dubium est quin aliquo modo sciverint hunc Hominem, qui nemo alius ita locutus est, verba Dei viventis locutum esse.Il ne fait guère de doute qu’ils savaient, d’une manière ou d’une autre, que cet Homme, qui parlait comme nul autre, prononçait les paroles du Dieu vivant.
They knew it and hated it. They had so chosen their own selfish ways that no matter what happened they resolved to oppose Jesus Christ.Hoc sciebant et oderant. Ita vias suas propriae cupiditatis elegerant ut, quidquid accideret, Iesum Christum oppugnare statuerent.Ils le savaient et ils le haïssaient. Ils avaient choisi leurs voies égoïstes de telle sorte que, quoi qu’il advînt, ils étaient résolus à s’opposer à Jésus-Christ.
They made their bitter choice and flung it in His teeth.Electionem amarissimam fecerunt et eam ipsi Iesu in faciem iecerunt.Ils ont fait leur choix amer et l’ont jeté au visage même de Jésus.
And so, alas, it often is. Let us not deceive ourselves; the world is doing today exactly the same thing as it did then when it crucified Jesus Christ.Atque ita, heu, saepe fit. Ne nos ipsos fallamus; mundus hodie idem facit ac tunc fecit, cum Iesum Christum crucifixit.Et ainsi, hélas, il en va souvent de même. Ne nous trompons pas : le monde fait aujourd’hui exactement ce qu’il faisait alors lorsqu’il crucifia Jésus-Christ.
How often there is the same unrepenting attitude toward Him, the same love of material goods and material pleasures, the same deification of passion and selfish desires, the same refusal to have our cherished ideas and ambitions upset.Quam saepe eadem impoenitentia erga Eum, eadem amor rerum materialium et voluptatum carnalium, eadem deificatio passionum ac cupiditatum propriarum, eadem recusatio ne ideae ac cupiditates dilectae turbarentur!Combien de fois retrouve-t-on la même absence de repentir à son égard, le même amour des biens et des plaisirs matériels, la même divinisation des passions et des désirs égoïstes, le même refus de voir bouleversées nos idées et nos ambitions chéries !
One would have thought that after such devastating wars as we have experienced, men would have repented long ago when they saw the monster of iniquity which refusal of God has produced in the world.Putasses post tanta bella vastantia, qualia nos experti sumus, homines pridem poenitentiam egisse, cum viderent monstrum iniquitatis quod recusatio Dei in mundo produxit.On aurait pu penser qu’après de telles guerres dévastatrices, comme celles que nous avons connues, les hommes se seraient repentis depuis longtemps, en voyant le monstre d’iniquité qu’a engendré dans le monde le refus de Dieu.
But no, not a bit of it.Sed minime, ne tantillum quidem.Mais non, pas le moins du monde.
How many men are there who have repented in dust and ashes because of what they discovered during the war of the bottomless pit in their own hearts?Quot sunt homines qui in pulvere et cinere poenitentiam egerunt propter ea quae in bello abyssi in cordibus suis deprehenderunt?Combien d’hommes se sont-ils repentis dans la poussière et la cendre à cause de ce qu’ils ont découvert, durant la guerre, de l’abîme sans fond tapi dans leur propre cœur ?
Are these words of Revelation not true of us also?Num haec verba Apocalypsis etiam de nobis vera non sunt?Ces paroles de l’Apocalypse ne sont-elles pas vraies aussi à notre sujet ?
“And the rest of the men which were not killed by these plagues yet repented not of the works of their hands, that they should not worship devils and idols and gold and silver and brass and stone which neither can see nor hear nor walk” (v. 20).“Et ceteri homines, qui plagis his non interfecti sunt, neque egerunt poenitentiam de operibus manuum suarum, ut non adorarent daemones et idola aurea et argentea et aerea et lapidea, quae neque videre neque audire neque ambulare possunt.” (v. 20).« Et le reste des hommes, qui ne furent pas tués par ces fléaux, ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, pour ne pas adorer les démons et les idoles d’or, d’argent, d’airain et de pierre, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher » (v. 20).
If the tribulations of our times have not sobered the earth, may the goodness of a God who still waits to be gracious lead mankind to repent in meekness and humility.Si tribulationes temporum nostrorum terram non sobrie fecerunt, det benignitas Dei, qui adhuc expectat ut misereatur, ut genus humanum ad poenitentiam ducat in mansuetudine et humilitate.Si les tribulations de notre temps n’ont pas rendu la terre plus sobre, que la bonté d’un Dieu qui attend encore pour faire grâce conduise l’humanité à la repentance dans la douceur et l’humilité.

1959. Herbert W. Armstrong

  • Herbert W. Armstrong (1892-1986), qui travaillait au départ dans la publicité, se convertit d'abord à l'adventisme puis développa sa propre doctrine qu'il fit connaître par une utilisation pionnière de la radio puis de la télévision. Il organisa bientôt sa propre Eglise mondiale de Dieu, enseignant que les peuples britanniques et étatsuniens descendaient directement des dix tribus d'Israël, et prédisant que la deuxième guerre mondiale contre les antéchrists Hitler et Mussolini ne se termineraient que par le retour de Jésus-Christ. Plus tard, dans la brochure de 1959 qui suit, illustrée de dessins sensationnels figurant les victimes sanguinolentes et épouvantées de différents cataclysmes, il appliqua le chapitre 9 de l'Apocalypse à une renaissance imminente du nazisme (versets 1-11) et au déferlement prochain de hordes communistes soviétiques et chinoises (versets 12-21).
  • Herbert W. Armstrong, The Book of Revelation Unveiled at lat! (48 p.), Pasaden (Californie), Ambassador College, 1959 (réédition inchangée: 1972), pp. 38-39.
anglais (1959)latin (2025)français (2025)
The first woe, which is also the fifth trumpet, is described in chapter 9, verses 1-11.Vae primum, quod etiam quinta tuba est, describitur in capite nono, versibus primo ad undecimum.Le premier malheur, qui correspond aussi à la cinquième trompette, est décrit au chapitre 9, versets 1 à 11.
The power that causes the destruction, this time to men, comes out of the symbolic “bottomless pit.”Potestas quae destructionem efficit, hoc tempore in homines, ex symbolico “abysso sine fundo” egreditur.La puissance qui provoque la destruction, cette fois contre les hommes, sort du “puits de l’abîme” symbolique.
This is interpreted in Revelation 17:8-14.Hoc interpretatur in Apocalypsi 17, 8–14.Ceci est expliqué en Apocalypse 17, 8-14.
There we learn that a rebirth of the ancient Roman Empire is the power which emerges out of “the bottomless pit” or abyss—a condition of underground existence not visible to the world.Ibi discimus renascentiam antiqui Imperii Romani esse potestatem quae ex “abysso” emergit—conditio subterranea, mundo invisibilis.Nous y apprenons que la renaissance de l’ancien Empire romain est la puissance qui sort de “l’abîme” — c’est-à-dire d’un état d’existence souterraine, invisible au monde.
Verse 7 shows this future power will be a war-making, revived fascist power.Versus septimus ostendit hanc potestatem futuram esse bellicosam, fascisticam renovatam potestatem.Le verset 7 montre que cette puissance à venir sera une puissance guerrière, fasciste ressuscitée.
It is described in prophecy as a power to the north of Palestine, because the prophecies always speak from the focal point of Palestine—to the north, and west.In prophetia describitur haec potestas ad septentrionem Palaestinae, quia prophetiæ semper loquuntur ex centro Palaestinae—ad septentrionem et occidentem.Cette puissance est décrite par la prophétie comme se trouvant au nord de la Palestine, car les prophéties s’expriment toujours du point de vue de la Palestine — vers le nord et l’ouest.
The second woe, with its symbols of horses and horsemen, is interpreted by Ezekiel 38:4, 15, and is also referred to as an event in the Day of the Eternal in Joel 2:4.Secundum vae, cum symbolis equorum et equitum, interpretatur in Ezechiele 38, 4.15, et etiam commemoratur ut eventus in Die Domini in Joele 2, 4.Le second malheur, avec ses symboles de chevaux et de cavaliers, est interprété par Ézéchiel 38, 4 et 15, et évoqué comme un événement du Jour de l’Éternel en Joël 2, 4.
This refers to a tremendous military power—also to the north—due north!Hoc refertur ad ingentem potestatem militarem—item ad septentrionem—ad verum septentrionem!Ceci désigne une immense puissance militaire — également située au nord — au plein nord !
They come with an army of two hundred million! Think of it—an army of two hundred million!Veniunt cum exercitu ducentorum millionum! Cogita hoc—exercitus ducentorum millionum!Ils viennent avec une armée de deux cents millions d’hommes ! Pensez-y : une armée de deux cents millions !
World events are now moving rapidly to make possible the creation of a Communist Eurasian army of that unbelievable manpower!Eventa mundi nunc celeriter moventur ut efficiant creationem exercitus communistarum Eurasiatici tantae incredibilis virium humanae!Les événements mondiaux évoluent aujourd’hui rapidement pour rendre possible la formation d’une armée communiste eurasienne d’une telle force humaine incroyable !
Yes, it’s time to wake up to what’s taking place today—the true significance of the time in which we live, and where it is leading!Ita, tempus est expergiscendi ad ea quae hodie fiunt—ad verum sensum temporis in quo vivimus et quo ducit!Oui, il est temps de se réveiller à ce qui se passe aujourd’hui — au sens véritable de l’époque où nous vivons et vers quoi elle conduit!

1960. Julian Price Love

  • Julian Price Love (1894-1969), pasteur et enseignant presbytérien étatsunien, professeur de langue et de littérature du Nouveau Testament au séminaire théologique Lane à Cincinnati (Ohio), puis, après 1931, de théologie biblique au séminaire presbytérien de Louisville (Kentucky), auteur de plusieurs ouvrages liés à l'étude de la Bible.
  • Julian Price Love, “The revelation to John”, in The First, Second, and Third Letters of John. The Letter of Jude. The revelation to John (128 p.), Richmond (Virginie), John Knox Press (“The Layman,' Bible Commentary” 25), 1960 (réimpressions: 1961, 1978), pp. 37-128 spéc. 73-74.
anglais (1960)latin (2026)français (2026)
Another fallen star, which suggests another debased personality (perhaps in John’s thought a fallen angel), introduces hell to earth by taking a key and opening “the shaft of the bottomless pit.”Alia stella lapsa, quae aliam personalitatem depravata suggerit (fortasse apud Ioannem angelum lapsum), infernum in terram introducit clavem accipiens atque “puteum abyssi” aperiens.Une autre étoile tombée, qui suggère une autre personnalité déchue (peut-être, dans la pensée de Jean, un ange déchu), introduit l’enfer sur la terre en prenant une clé et en ouvrant « le puits de l’abîme ».
The evil creatures that are let forth in the smoke that rises from the pit are not to bring scourges on nature as we saw happening in the case of the first four trumpets, but are to attack men themselves—all evil men “who have not the seal of God upon their foreheads” (913-4), that is, those who do not belong to God.Creaturae malae quae in fumo ex puteo surgente emittuntur non debent flagella in naturam inferre sicut in quattuor primis tubis vidimus, sed ipsos homines impetere—omnes malos “qui non habent signaculum Dei in frontibus suis” (9,3-4), id est, eos qui Deo non pertinent.Les créatures mauvaises qui sont libérées dans la fumée montant du puits ne doivent pas frapper la nature comme nous l’avons vu dans le cas des quatre premières trompettes, mais doivent attaquer les hommes eux-mêmes — tous les hommes mauvais « qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts » (9,3-4), c’est-à-dire ceux qui n’appartiennent pas à Dieu.
These evil creatures are called “locusts.”Hae creaturae malae “locustae” vocantur.Ces créatures mauvaises sont appelées « sauterelles ».
They have the power of scorpions (vs. 3), and the torture of their sting is so great that men will seek death as a relief even though God has held back from these monsters the power to inflict death (vss. 5-6).Potestatem scorpionum habent (v. 3), et cruciatus aculei earum tam magnus est ut homines mortem quasi levamen quaerant, quamvis Deus his monstris potestatem mortem inferendi subtraxerit (vv. 5-6).Elles ont le pouvoir des scorpions (v. 3), et la torture de leur aiguillon est si grande que les hommes chercheront la mort comme un soulagement, bien que Dieu ait retenu à ces monstres le pouvoir d’infliger la mort (vv. 5-6).
The only mercy shown is in the fact that the scourge is to last “five months,” half of ten—that is, a limited and incomplete time.Sola misericordia ostensa est quod flagellum “quinque menses” duraturum est, dimidium decem—id est, tempus limitatum atque imperfectum.La seule miséricorde manifestée réside dans le fait que le fléau doit durer « cinq mois », la moitié de dix — c’est-à-dire un temps limité et incomplet.
That locusts were fitting symbols of judgment to all who had lived in the writer’s part of the world is well known.Notum est locustas symbola iudicii apta fuisse omnibus qui in parte mundi auctoris habitaverant.Il est bien connu que les sauterelles constituaient des symboles appropriés du jugement pour tous ceux qui avaient vécu dans la région du monde de l’auteur.
Their ability to come up suddenly in such droves as to darken the sun and destroy vegetation and other sources of life was a reality.Earum facultas subito in tantis gregibus exsurgendi ut solem obscurarent et vegetationem aliasque vitae fontes delerent res vera erat.Leur capacité à surgir soudainement en essaims si nombreux qu’ils obscurcissaient le soleil et détruisaient la végétation et d’autres sources de vie était une réalité.
The prophet Joel had used them as his symbol of the “day of the Lorp” (Joel 1:1-7; 2:1-11).Propheta Ioel eis usus erat ut symbolo “diei Domini” (Ioel 1,1-7; 2,1-11).Le prophète Joël les avait utilisées comme symbole du « jour du Seigneur » (Joël 1,1-7 ; 2,1-11).
But so terrible was a plague of locusts that writers with imagination could not stop with any prosaic account of them.Sed tam terribilis erat plaga locustarum ut scriptores imaginatione praediti ad nudam earum descriptionem prosaicam consistere non possent.Mais une plaie de sauterelles était si terrible que des écrivains dotés d’imagination ne pouvaient se contenter d’un récit prosaïque.
Joel had used the locusts apocalyptically to picture the end of all things, and in so doing he had vested them with all kinds of weird forms, making of them an army in full battle array.Ioel locustas apocalyptice adhibuerat ad finem omnium rerum depingendum, eisque varias formas miras attribuerat, ex eis exercitum in pleno apparatu bellico faciens.Joël avait utilisé les sauterelles de manière apocalyptique pour dépeindre la fin de toutes choses, et ce faisant il les avait revêtues de toutes sortes de formes étranges, en faisant d’elles une armée en ordre de bataille.
So also here, John describes the locusts with lurid fancy (9:7-11).Ita etiam hic Ioannes locustas imaginatione vividissima describit (9,7-11).De même ici, Jean décrit les sauterelles avec une imagination saisissante (9,7-11).
They look like battle steeds; they have human hair, but long, like the hair of women; their teeth are like lions’ teeth; their scales are huge as breastplates; their sound is like the noise of rushing chariots; their tails have a venomous sting.Equis bellicis similes sunt; capillos humanos habent, sed longos, sicut capilli mulierum; dentes eorum sunt sicut dentes leonum; squamae eorum magnae sunt quasi loricae; sonitus earum est sicut fragor curruum ruentium; caudae earum aculeum venenosum habent.Elles ressemblent à des chevaux de guerre ; elles ont des cheveux humains, mais longs, comme ceux des femmes ; leurs dents sont comme des dents de lion ; leurs écailles sont énormes comme des cuirasses ; leur bruit est comme celui de chars lancés au combat ; leurs queues portent un aiguillon venimeux.
And most grotesque of all: their home in the bottomless pit is presided over by a fallen angel, called “Apollyon,” that is, “Destroyer.”Et omnium grotesquissimum: domus earum in abysso sub potestate est angeli lapsi, qui “Apollyon,” id est “Perditor,” vocatur.Et le plus grotesque de tout : leur demeure dans l’abîme est placée sous l’autorité d’un ange déchu, appelé « Apollyon », c’est-à-dire « Destructeur ».
Such a picture etches forever on the soul one of the most terrible truths of life.Talis imago in anima in perpetuum imprimit unam ex veritatibus vitae terribilissimis.Un tel tableau grave à jamais dans l’âme l’une des vérités les plus terribles de la vie.
It is this: whenever men go beyond their own humanity in committing their crimes, whenever they become so debased that they let themselves be possessed by a force of evil greater than human nature itself could conjure up, then human sin becomes inhuman, men are the offspring of beasts, and judgment lashes the soul with its most unspeakable terrors.Haec est: quoties homines ultra propriam humanitatem in criminibus perpetrandis procedunt, quoties ita depravantur ut se vi mali maiori quam ipsa natura humana efficere possit possideri sinant, tunc peccatum humanum fit inhumanum, homines fiunt quasi progenies bestiarum, et iudicium animam verberat terroribus ineffabilibus.C’est ceci : chaque fois que les hommes dépassent leur propre humanité en commettant leurs crimes, chaque fois qu’ils se dégradent au point de se laisser posséder par une force de mal supérieure à ce que la nature humaine elle-même pourrait produire, alors le péché humain devient inhumain, les hommes deviennent la progéniture des bêtes, et le jugement fouette l’âme de ses terreurs les plus indicibles.

1960. William Barclay

  • William Barclay (1907-1978), ministre de l'Église d'Écosse de tendance évangélique libérale, professeur de théologie et de critique biblique à l'université de Glasgow, présentateur de radio et de télévision, auteur d'une série de commentaires bibliques sur le Nouveau Testament qui a rencontré un grand succès de librairie.
  • William Barclay, The Revelation of John. Volume 2 (Chapters 6 to 22) Revised Edition. Translated with an Introduction and Interpretation by William Barclay (XII+297 p.), Philadelphia (Pennsylvanie), Westminster Press, 1960, pp. 56-63.
  • William Barclay, The Revelation of John. Volume 2 (Chapters 6 to 22) Revised Edition. Translated with an Introduction and Interpretation by William Barclay (X+233 p.), Philadelphia (Pennsylvanie), Westminster Press, 1976 (réimpression, 1977), pp. 46-52.
anglais (1960)latin (2025)français (2025)
THE UNLOCKING OF THE ABYSSAPERTIO ABYSSIL’OUVERTURE DE L’ABÎME
Revelation 9:1,2 (…) Apocalypsis 9,1-2 (…) Apocalypse 9,1-2 (…)
The picture of terror mounts in its awful intensity.Imago terroris in horrendam intentionem augetur.Le tableau de la terreur s’intensifie jusqu’à l’épouvante.
Now the terrors coming upon the earth are beyond nature; they are demonic; the abyss is being opened and superhuman terrors are being despatched upon the world.Iam terrores, qui super terram irruunt, naturam excedunt; daemonici sunt; aperitur abyssus et terrores supra-humani in orbem immittuntur.À présent, les terreurs qui s’abattent sur la terre dépassent la nature ; elles sont démoniaques ; l’abîme s’ouvre et des terreurs surhumaines sont lancées sur le monde.
The picture will become clearer if we remember that John thinks of the stars as living beings.Haec imago clarior fiet, si meminerimus Ioannem stellas ut entia viva cogitare.Cette image devient plus claire si l’on se souvient que Jean considère les étoiles comme des êtres vivants.
This is common in Enoch where, for instance, we read of wandering and disobedient stars being bound hand and foot and cast into the abyss (Enoch 86: 1 ; 88: 1).Hoc apud Enoch frequens est, ubi legimus stellas errantes et inoboedientes manibus pedibusque vinctas in abyssum deici (Enoch 86,1 ; 88,1).C’est chose courante dans Hénoch, où l’on lit, par exemple, que des étoiles errantes et désobéissantes sont liées pieds et mains et jetées dans l’abîme (Hénoch 86,1 ; 88,1).
To the Jewish mind the stars were divine beings, who by disobedience could become demonic and evil.Apud mentem Iudaicam stellae erant entia divina, quae per inoboedientiam daemonica atque mala fieri poterant.Dans la pensée juive, les étoiles étaient des êtres divins qui, par désobéissance, pouvaient devenir démoniaques et mauvais.
In the Revelation we read fairly often of the abyss or the bottomless pit.In Apocalypsi frequenter legimus de abyssō sive de puteo abyssi.Dans l’Apocalypse, il est assez souvent question de l’abîme ou du puits sans fond.
The abyss is the intermediate place of punishment of the fallen angels, the demons, the beast, the false prophet and of Satan (9:1,2,11; 11:7; 20:1,3).Abyssus est locus intermedius poenae angelorum lapsorum, daemonum, bestiae, pseudoprophetae atque Satanae (9,1-2.11 ; 11,7 ; 20,1.3).L’abîme est le lieu intermédiaire du châtiment des anges déchus, des démons, de la bête, du faux prophète et de Satan (9,1-2.11 ; 11,7 ; 20,1.3).
Their final place of punishment is the lake of burning fire and brimstone (20: 10, 14, 15).Ultimus autem poenae locus est stagnum ignis ardentis et sulphuris (20,10.14.15).Leur lieu final de châtiment est l’étang de feu ardent et de soufre (20,10.14.15).
To complete the picture of these terrors we may add that Gehenna—which is not mentioned in the Revelation— is the place of punishment for evil men.Ad imaginem horum terrorum complendam addi potest Gehennam — quae in Apocalypsi non memoratur — locum esse poenae hominum malorum.Pour compléter ce tableau de terreurs, on peut ajouter que la géhenne — qui n’est pas mentionnée dans l’Apocalypse — est le lieu du châtiment des hommes mauvais.
This idea of the abyss underwent a development.Haec de abyssi notio per tempora progressionem quandam subiit.Cette idée de l’abîme a connu un développement.
In the beginning it was the place of the imprisoned waters.Initio locus erat aquarum captivorum.Au commencement, c’était le lieu des eaux emprisonnées.
In the creation story the primaeval waters surround the earth and God separates them by creating the firmament (Genesis 1:6,7).In narratione creationis aquae primordiales terram circumdant, quas Deus firmamento creato separat (Genesis 1,6-7).Dans le récit de la création, les eaux primordiales entourent la terre et Dieu les sépare en créant le firmament (Genèse 1,6-7).
In its first idea the abyss was the place where the flood of the waters was confined by God beneath the earth, a kind of great subterranean sea, where the waters were imprisoned to make way for the dry land.Secundum primam notionem abyssus erat locus, ubi diluvium aquarum a Deo sub terra contineretur, quasi mare subterraneum magnum, in quo aquae inclusae erant, ut terra arida appareret.Dans sa première conception, l’abîme était le lieu où le flot des eaux était contenu par Dieu sous la terre, sorte de grande mer souterraine, où les eaux étaient emprisonnées afin de laisser place à la terre sèche.
The second step was that the abyss became the abode of the enemies of God, although even there they were not beyond his power and control (Amos 9: 3; Isaiah 51: 9; Psalm 74: 13).Secundus gradus fuit, quod abyssus facta est habitatio inimicorum Dei, quamvis ne ibi quidem extra eius potestatem ac regimen essent (Amos 9,3 ; Isaias 51,9 ; Psalmus 74,13).La seconde étape fut que l’abîme devint la demeure des ennemis de Dieu, bien que même là ils ne fussent pas hors de sa puissance et de son contrôle (Amos 9,3 ; Isaïe 51,9 ; Psaume 74,13).
Next the abyss came to be thought of as a great chasm in the earth.Deinde abyssus ut hiatus magnus in terra cogitari coepit.Ensuite, l’abîme en vint à être conçu comme un grand gouffre dans la terre.
We see this idea in Isaiah 24:21,22, where the disobedient hosts of heaven and the kings of the earth are gathered together as prisoners in the pit.Hanc notionem videmus in Isaia 24,21-22, ubi exercitus caeli inoboedientes et reges terrae tamquam captivi in puteum congregantur.Nous voyons cette idée en Isaïe 24,21-22, où les armées célestes désobéissantes et les rois de la terre sont rassemblés comme des prisonniers dans la fosse.
This is the kind of picture in which inevitably horror mounts upon horror.Haec est imago illa in qua necessario horror super horrorem cumulatur.C’est le type d’image dans lequel, inévitablement, l’horreur s’accumule sur l’horreur.
The most detailed descriptions of the abyss are in Enoch, which was so influential between the Testaments.Descriptiones autem abyssi plenissimae in Enoch reperiuntur, qui inter duo Testamenta tantam vim habuit.Les descriptions les plus détaillées de l’abîme se trouvent dans Hénoch, qui exerça une si grande influence entre les deux Testaments.
There it is the prison abode of the angels who fell, the angels who came to earth and seduced mortal women, the angels who taught men to worship demons instead of the true God (Genesis 6:1-4).Ibi abyssus est carcer et habitatio angelorum lapsorum, angelorum qui in terram descenderunt et feminas mortales seduxerunt, angelorum qui homines docuerunt daemonia potius quam verum Deum colere (Genesis 6,1-4).Là, l’abîme est la prison et la demeure des anges déchus, des anges qui descendirent sur la terre et séduisirent des femmes mortelles, des anges qui enseignèrent aux hommes à adorer les démons au lieu du vrai Dieu (Genèse 6,1-4).
There are grim descriptions of it.Adsunt ibi descriptiones plane horridae.On en trouve des descriptions sinistres.
It has no firmament above and no firm earth beneath; it has no water; it has no birds; it is a waste and horrible place, the end of heaven and earth (Enoch 18: 12-16).Nullum supra firmamentum habet neque infra terram solidam; aquas non habet; aves non habet; locus est vastus et horribilis, finis caeli et terrae (Enoch 18,12-16).Il n’a ni firmament au-dessus ni terre ferme au-dessous ; il n’a pas d’eau ; il n’a pas d’oiseaux ; c’est un lieu désert et horrible, la fin du ciel et de la terre (Hénoch 18,12-16).
It is chaotic.Est locus confusus atque inordinatus.Il est chaotique.
There is a fire which blazes and a cleft into the abyss whose magnitude passes all conjecture (Enoch 21:1-10).Ibi est ignis ardens et hiatus in abyssum cuius magnitudo omnem coniecturam superat (Enoch 21,1-10).Il y a un feu qui flamboie et une faille dans l’abîme dont la grandeur dépasse toute conjecture (Hénoch 21,1-10).
These things are not to be taken literally.Haec ad litteram accipienda non sunt.Ces choses ne doivent pas être prises à la lettre.
The point is that in this terrible time of devastation which the seer sees coming upon the earth, the terrors are not natural but demonic; the powers of evil are being given their last chance to work their dreadful work.Hoc enim intenditur, quod in illo terribili vastitatis tempore, quod vates super terram imminere conspicit, terrores non naturales sed daemonici sunt; potestates mali ultimam occasionem accipiunt ad opus suum horrendum exercendum.Le point essentiel est que, dans ce temps terrible de dévastation que le voyant voit venir sur la terre, les terreurs ne sont pas naturelles mais démoniaques ; les puissances du mal reçoivent leur dernière occasion d’accomplir leur œuvre effroyable.
THE LOCUSTS FROM THE ABYSSLOCUSTAE EX ABYSSOLES SAUTERELLES DE L’ABÎME
Revelation 9:3–12 (…) Apocalypsis 9,3–12 (…) Apocalypse 9,3–12 (…)
From the smoke which emerged from the shaft of the abyss came a terrible invasion of locusts.Ex fumo, qui e puteo abyssi ascendit, horrenda locustarum incursio exorta est.De la fumée qui monta du puits de l’abîme surgit une terrible invasion de sauterelles.
The devastation locusts can inflict and the terror they can cause is well-nigh incredible.Vastatio, quam locustae inferre possunt, atque terror, quem excitant, fere incredibilis est.La dévastation que peuvent infliger les sauterelles et la terreur qu’elles provoquent sont presque incroyables.
All through the Old Testament the locust is the symbol of destruction.Per totum Vetus Testamentum locusta symbolum est vastationis.Dans tout l’Ancien Testament, la sauterelle est le symbole de la destruction.
And the most vivid and terrible description of them and of their destructiveness is in the first two chapters of Joel.At vividissima ac terribilissima descriptio earum earumque vastationis in primis duobus capitibus Ioel reperitur.Et la description la plus saisissante et la plus terrible d’elles et de leur pouvoir destructeur se trouve dans les deux premiers chapitres de Joël.
Which are a description of an invasion of locusts; and it is from these two chapters that John takes much of his material.Qui ipsi locustarum incursionem describunt, unde Ioannes multam materiam suam depromit.Ces chapitres décrivent une invasion de sauterelles, et c’est de là que Jean tire une grande partie de son matériau.
They laid the vine waste and stripped the bark from the trees; the field is wasted and the corn is destroyed; every tree of the field is wasted and withered; and the flocks and herds starve because there is no pasture (Joel 1:7–18).Vitem devastant et corticem arboribus detrahunt; ager vastatur et frumentum perit; omnis arbor agri exarescit atque contabescit; greges et armenta fame laborant, quia non est pascuum (Ioel 1,7–18).Elles ravagent la vigne et dépouillent les arbres de leur écorce ; le champ est dévasté et le blé détruit ; tous les arbres des champs sont desséchés et flétris ; les troupeaux et les bêtes meurent de faim faute de pâturage (Joël 1,7–18).
They are like a great strong people who darken the very sky.Sunt quasi populus magnus et fortis, qui ipsum caelum obscurat.Elles sont comme un peuple grand et puissant qui obscurcit le ciel lui-même.
They are as destructive as a flame of fire and nothing escapes them.Ut flamma ignis vastant et nihil ab eis evadit.Elles sont destructrices comme une flamme de feu et rien ne leur échappe.
They are like horses and they run like chariots.Equis similes sunt et curribus instar ruunt.Elles ressemblent à des chevaux et courent comme des chars.
With a noise like flame devouring the stubble.Cum strepitu quasi flamma stipulam devorans.Avec un bruit semblable à celui d’une flamme dévorant le chaume.
They march in their ranks like mighty men of war.Ordines suos servant ut fortes bellatores.Elles avancent en rangs comme de puissants guerriers.
They scale the mountains, climb into houses and enter in at the windows.Montes ascendunt, domos scandunt et per fenestras ingrediuntur.Elles gravissent les montagnes, montent dans les maisons et entrent par les fenêtres.
Until the very earth shudders at them (Joel 2:1–11).Donec ipsa terra ad eorum adventum contremiscat (Ioel 2,1–11).Jusqu’à ce que la terre elle-même tremble à leur approche (Joël 2,1–11).
The two chapters of Joel should be read in full and set beside the description in the Revelation.Duo capita Ioel integre legenda sunt atque descriptioni in Apocalypsi apponenda.Les deux chapitres de Joël doivent être lus intégralement et mis en parallèle avec la description de l’Apocalypse.
G. R. Driver in his commentary on Joel in the Cambridge Bible for Schools and Colleges has collected the facts about locusts in his notes and in a special appendix.G. R. Driver in commentario suo in Ioel apud Cambridge Bible for Schools and Colleges res ad locustas pertinentes in notis atque appendice peculiari collegit.G. R. Driver, dans son commentaire sur Joël dans la Cambridge Bible for Schools and Colleges, a rassemblé les faits concernant les sauterelles dans ses notes et dans une annexe spéciale.
And he has shown that the words of Joel and of the Revelation are no exaggeration.Atque ostendit verba Ioel et Apocalypsis nullam esse exaggerationem.Et il a montré que les paroles de Joël et de l’Apocalypse ne sont nullement exagérées.
The locusts breed in desert places and invade the cultivated lands for food.Locustae in locis desertis generantur et terras cultas ad cibum invadunt.Les sauterelles se reproduisent dans les régions désertiques et envahissent les terres cultivées pour s’y nourrir.
They may be about two inches in length, with a wing span of four to five inches.Longitudine fere duorum unciarum esse possunt, alarum vero expansione quattuor ad quinque unciarum.Elles peuvent mesurer environ deux pouces de long, avec une envergure de quatre à cinq pouces.
They belong to the same family as the household cricket and the grasshopper.Ad eandem familiam pertinent ac grillus domesticus et gryllus campestris.Elles appartiennent à la même famille que le grillon domestique et la sauterelle.
They will travel in a column a hundred feet deep and as much as four miles long.Agmine centum pedum altitudine atque usque ad quattuor milia passuum longitudine procedere possunt.Elles peuvent avancer en colonnes hautes de cent pieds et longues de jusqu’à quatre miles.
When such a cloud of locusts appears, it is as if there had been an eclipse of the sun.Cum talis locustarum nubes apparet, quasi solis defectus factus sit.Quand un tel nuage de sauterelles apparaît, c’est comme s’il y avait eu une éclipse du soleil.
And even great buildings less than two hundred feet away cannot be seen.Neque etiam magna aedificia, quae minus ducentis pedibus distant, conspici possunt.Même de grands bâtiments situés à moins de deux cents pieds ne peuvent plus être vus.
The destruction they cause is beyond belief.Vastatio, quam efficiunt, fidem superat.La destruction qu’elles causent dépasse toute croyance.
When they have left an area, not a blade of grass is to be seen; the trees are stripped of their bark.Ubi locum reliquerunt, ne herbae quidem culmus apparet; arbores cortice spoliantur.Lorsqu’elles ont quitté une région, il ne reste pas un brin d’herbe ; les arbres sont dépouillés de leur écorce.
Land where the locusts have settled looks as if it had been scorched with a bush fire; not one single living thing is left.Terra, ubi locustae consederunt, velut igne silvestri adusta apparet; ne unum quidem vivens superest.La terre où les sauterelles se sont posées ressemble à un terrain brûlé par un feu de brousse ; il n’y reste plus un seul être vivant.
Their destructiveness can best be appreciated from the fact that it is recorded that in 1866 a plague of locusts invaded Algiers and so total was the destruction which they caused that 200,000 people perished of famine in the days which followed.Earum vis vastatrix optime intellegitur ex eo quod memoriae proditum est anno 1866 pestem locustarum Algeriam invasisse, tantaque fuisse vastationem ut ducenta milia hominum diebus sequentibus fame perierint.On peut mesurer au mieux leur pouvoir destructeur au fait qu’il est rapporté qu’en 1866 une invasion de sauterelles ravagea l’Algérie, et que la destruction fut si totale que 200 000 personnes périrent de famine dans les jours qui suivirent.
The noise of the millions of their wings is variously described as like the dashing of waters in a mill-wheel or the sound of a great cataract.Strepitus alarum earum innumerabilium varie describitur quasi impetus aquarum in rota molendini aut fragor ingentis cataractae.Le bruit des millions de leurs ailes est diversement décrit comme le fracas des eaux dans une roue de moulin ou comme le grondement d’une grande cataracte.
When the millions of them settle on the ground the sound of their eating has been described as like the crackling of a prairie fire.Cum vero innumeri in terram consident, sonus edendi eorum describitur quasi crepitus ignis in pratis exardescentis.Lorsque des millions d’entre elles se posent au sol, le bruit de leur voracité a été comparé au crépitement d’un feu de prairie.
The sound of them on the march is like heavy rain falling on a distant forest.Sonitus earum in incessu similis est imbri gravi in silvam longinquam cadenti.Le bruit de leur marche est semblable à celui d’une pluie battante tombant sur une forêt lointaine.
It has always been noticed that the head of the locust is like the miniature head of a horse.Animadversum est semper caput locustae capiti equi parvo simile esse.On a toujours remarqué que la tête de la sauterelle ressemble à une tête de cheval en miniature.
For that reason the Italian word for locust is cavaletta and the German Heupferd.Quam ob rem Italice locusta cavaletta appellatur, Germanice vero Heupferd.C’est pour cette raison que le mot italien pour sauterelle est cavaletta et l’allemand Heupferd.
When they move, they move inexorably on like an army with leaders.Cum moventur, inexorabiliter progrediuntur instar exercitus ducibus instructi.Lorsqu’elles se déplacent, elles avancent inexorablement comme une armée conduite par des chefs.
People have dug trenches, lit fires, and even fired cannon in an attempt to stop them but without success; they come on in a steady column which climbs hills, enters houses and leaves scorched earth behind.Homines fossas foderunt, ignes accenderunt, etiam tormenta exploderunt ut eas sisterent, sed frustra; continuo agmine procedunt, colles ascendunt, domos intrant et terram adustam relinquunt.On a creusé des tranchées, allumé des feux et même tiré au canon pour tenter de les arrêter, mais sans succès ; elles avancent en colonnes régulières, gravissent les collines, entrent dans les maisons et laissent derrière elles une terre brûlée.
There is no more destructive visitation in the world than a visitation of locusts, and this is the terrible devastation which John sees, although the demonic locusts from the pit are different from any earthly insect.Nulla est in mundo vastatio perniciosior quam locustarum incursio, atque haec est dira vastitas quam Ioannes contemplatur, quamvis locustae daemonicae e puteo ab omni insecto terrestri differant.Il n’existe pas de fléau plus destructeur au monde qu’une invasion de sauterelles, et c’est cette terrible dévastation que Jean voit, bien que les sauterelles démoniaques issues du puits soient différentes de tout insecte terrestre.
THE DEMONIC LOCUSTSLOCUSTAE DAEMONIACAELES SAUTERELLES DÉMONIAQUES
Revelation 9: 3–12 (continued)Apocalypsis 9,3–12 (continuatio)Apocalypse 9,3–12 (suite)
Hebrew has a number of different names for the locust which reveal its destructive power.Lingua Hebraica plura nomina pro locusta habet, quae vim eius vastatricem declarant.L’hébreu possède plusieurs noms différents pour la sauterelle, qui révèlent sa puissance destructrice.
It is called gazam, the lopper or the shearer, which describes how it shears all living vegetation from the earth.Vocatur gazam, id est tonsor sive sectator, quod indicat quomodo omnem vegetationem viventem a terra detondeat.Elle est appelée gazam, le tondeur ou le coupeur, ce qui décrit comment elle rase toute la végétation vivante de la terre.
It is called arbel, the swarmer, which describes the immensity of its numbers.Vocatur arbel, id est agminator, quod multitudinis immensitatem exprimit.Elle est appelée arbel, l’envahisseur en essaim, ce qui décrit l’immensité de son nombre.
It is called hasil, the finisher, which describes the devastation it causes.Vocatur hasil, id est consummator, quod vastationem ab ea effectam significat.Elle est appelée hasil, l’acheveur, ce qui décrit la dévastation qu’elle provoque.
It is called solam, the swallower or the annihilator.Vocatur solam, id est devorator sive annihilator.Elle est appelée solam, le dévorateur ou l’exterminateur.
It is called hargol, the galloper, which describes its rapid progress over the land.Vocatur hargol, id est cursorius, quod celerem progressum eius per terram designat.Elle est appelée hargol, le galopeur, ce qui décrit sa progression rapide sur la terre.
It is called tzelatzel the creaker, which describes the sound it makes.Vocatur tzelatzel, id est stridulator, quod sonitum ab ea editum exprimit.Elle est appelée tzelatzel, le grinçant, ce qui décrit le bruit qu’elle produit.
It is not the vegetation of the earth which they are to attack; in fact they are forbidden to do that (verse 4); their attack is to be launched against the men who have not the seal of God upon their foreheads.Non vegetationem terrae petere debent; immo id eis vetitum est (versus 4); sed impetus eorum in homines dirigitur qui signum Dei in frontibus suis non habent.Ce n’est pas la végétation de la terre qu’elles doivent attaquer ; cela leur est même interdit (verset 4) ; leur attaque doit être dirigée contre les hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front.
The ordinary locust is devastating to vegetation but not harmful to human beings; but the demonic locust is to have the sting of a scorpion, one of the scourges of Palestine.Locusta ordinaria vegetationi est perniciosa, hominibus autem non nocet; locusta vero daemonica aculeum scorpii habet, qui est unus e flagellis Palaestinae.La sauterelle ordinaire ravage la végétation mais ne nuit pas aux êtres humains ; la sauterelle démoniaque, elle, possède le dard du scorpion, l’un des fléaux de la Palestine.
In shape the scorpion is like a small lobster, with lobster-like claws to clutch its prey.Forma scorpio parvo astaco similis est, chelis astaci instar ad praedam prehendendam instructis.Par sa forme, le scorpion ressemble à un petit homard, avec des pinces semblables à celles du homard pour saisir sa proie.
It has a long tail, which curves up over its back and over its head; at the end of the tail there is a curved claw; with this claw the scorpion strikes and it secretes poison as the blow is delivered.Caudam longam habet, quae supra dorsum et caput incurvatur; in extremo caudae est unguis curvatus; hoc ungue scorpio ferit atque simul venenum emittit.Il possède une longue queue qui se recourbe au-dessus de son dos et de sa tête ; à l’extrémité de la queue se trouve un aiguillon recourbé ; c’est avec cet aiguillon que le scorpion frappe en injectant du venin.
The scorpion can be up to six inches in length; it swarms in crannies in walls and literally under almost every stone.Scorpio ad sex uncias longitudinis pervenire potest; in rimis parietum ac paene sub omni lapide frequenter latet.Le scorpion peut atteindre jusqu’à six pouces de longueur ; il pullule dans les fissures des murs et littéralement sous presque chaque pierre.
Campers tell us that every stone must be lifted when a tent is pitched lest a scorpion be beneath it.Narratur a castrensibus omnem lapidem tollendum esse, cum tabernaculum figitur, ne scorpio sub eo lateat.Les campeurs racontent qu’il faut soulever chaque pierre lorsqu’on dresse une tente, de peur qu’un scorpion ne se cache dessous.
Its sting is worse than the sting of a hornet; it is not necessarily fatal, but it can kill.Ictus eius aculei gravior est quam vespae; non semper mortifer est, sed occidere potest.Sa piqûre est plus douloureuse que celle d’un frelon ; elle n’est pas nécessairement mortelle, mais elle peut tuer.
The demonic locusts have the power of scorpions added to them.Locustae daemonicae potestatem scorpionum sibi adiectam habent.Les sauterelles démoniaques possèdent en plus le pouvoir des scorpions.
Their attack is to last for five months.Impugnatio earum quinque mensibus duratura est.Leur attaque doit durer cinq mois.
The explanation of the five months is almost probably that the life-span of a locust from birth, through the larva stage, to death is five months.Explicatio quinque mensium fere probabilissima est quod vita locustae ab ortu, per statum larvalem, usque ad mortem quinque menses complectatur.L’explication des cinq mois est presque certainement que la durée de vie d’une sauterelle, de la naissance au stade larvaire puis à la mort, est de cinq mois.
It is as if we might say that one generation of locusts is being launched upon the earth.Quasi una locustarum generatio super terram immittatur.C’est comme si l’on pouvait dire qu’une génération entière de sauterelles est lancée sur la terre.
Such will be the suffering caused by the locusts that men will long for death but will not be able to die.Tanta erit a locustis illata afflictio ut homines mortem desiderent nec tamen mori possint.Telle sera la souffrance causée par les sauterelles que les hommes désireront la mort sans pouvoir mourir.
Job speaks of the supreme misery of those who long for death and it comes not (Job 3: 21); and Jeremiah speaks of the day when men will choose death rather than life (Jeremiah 8: 3).Iob summam miseriam eorum describit qui mortem exoptant nec advenit (Iob 3,21); Ieremias autem diem memorat quo homines mortem potius quam vitam eligent (Ieremias 8,3).Job parle de la misère extrême de ceux qui désirent la mort et elle ne vient pas (Job 3,21) ; et Jérémie parle du jour où les hommes choisiront la mort plutôt que la vie (Jérémie 8,3).
A Latin writer, Cornelius Gallus, says: “Worse than any wound is to wish to die and yet not be able to do so.”Scriptor Latinus Cornelius Gallus ait: « Gravius omni vulnere est mori velle nec posse ».Un auteur latin, Cornelius Gallus, dit : « Pire que toute blessure est de vouloir mourir et de ne pas le pouvoir. »
The king of the locusts is called in Hebrew Abaddon and in Greek Apollyon.Rex locustarum Hebraice Abaddon, Graece autem Apollyon appellatur.Le roi des sauterelles est appelé en hébreu Abaddon et en grec Apollyon.
Abaddon is the Hebrew for destruction; it occurs oftenest in the phrases “death and destruction,” and “hell and destruction” (Job 26:6; 28:22; 31:12; Psalm 88:11; Proverbs 15:11; 27:20).Abaddon Hebraice perditio significat; saepissime occurrit in locutionibus « mors et perditio » atque « infernus et perditio » (Iob 26,6 ; 28,22 ; 31,12 ; Psalmus 88,11 ; Proverbia 15,11 ; 27,20).Abaddon signifie en hébreu destruction ; il apparaît le plus souvent dans les expressions « mort et destruction » et « enfer et destruction » (Job 26,6 ; 28,22 ; 31,12 ; Psaume 88,11 ; Proverbes 15,11 ; 27,20).
Apollyon is the present participle of the Greek verb to destroy and itself means The Destroyer.Apollyon est participium praesentis verbi Graeci perdere et ipse Perditor significat.Apollyon est le participe présent du verbe grec détruire et signifie lui-même le Destructeur.
It is fitting that the king of the demonic locusts should be called Destruction and The Destroyer.Conveniens est ut rex locustarum daemonicarum Perditio et Perditor appelletur.Il est approprié que le roi des sauterelles démoniaques soit appelé Destruction et le Destructeur.

Vers 1960. Tsugouharu Foujita

  • Tsugouharu Foujita (1886-1968), Le puits de l'Abîme (aquarelle sur parchemin), in Joseph Foret, L'Apocalypse (manuscrit composé entre 1958 et 1961, orné notamment de 21 illustrations par 7 grands peintres), Paris, 1961.

Vers 1960. Pierre-Yves Trémois

  • Pierre-Yves Trémois (1921-2020), La sauterelle Apollyon (aquarelle sur parchemin), in Joseph Foret, L'Apocalypse (manuscrit composé entre 1958 et 1961, orné notamment de 21 illustrations par 7 grands peintres), Paris, 1961.

1961. Jacques Houplain

  • Jacques Houplain (1920-2020), peintre et graveur français.

  • Les sauterelles de l'Apocalypse (aquatinte sur cuivre, ,33,5 cm sur 24,5), 1964.

1962. William G. Heidt

  • William George Heidt (v.1898-2008), né dans une ferme près de Lost Lake (Wisconsin), se fit moine bénédictin (O.S.B.) à la Saint John’s Abbey de Collegeville (Minnesota). Après avoir obtenu une licence en langues orientales et un doctorat en Saintes Écritures à la Catholic University of America, il enseigna la théologie et et les Écritures à la Saint John’s University School of Theology and Seminary, institution renommée dans le monde anglo-saxon pour l’étude des Écritures et la liturgie, et fut censeur et éditeur pour The Liturgical Press. Il est mort d’une crise cardiaque le 1er juin 2008, âgé de 65 ans.
  • William G. Heidt, The Book of the Apocalypse (19,6 cm sur 12,8, 129 p.), Collegeville (Minnesota), The Liturgical Press (“New Testament Reading Guide” 14), 1962, p. 73.
anglais (1962) latin (2025) français (2025)
It is, then, the activity of evil spirits under the picture of a locust invasion that is the object of the fifth trumpet. Many of the phrases contribute simply to the next effect of a horror scene and are not to be pressed — if they “torture them five months”, it is vain to searche deeply for hidden meanings to the digit since the number five may be drawn frome the average life-span of the locusts and have no further purpose than to provide precise contour for the picture (as the ten virgins, five talents, two sparrow in the Gospel parables, Mt 25:1ff; 25:14ff; 10:29). Ita igitur actio spirituum malorum sub imagine invasionis locustarum quintae tubae tribuitur. Multae locutiones ad solum effectum horroris efficiendum conferunt nec urgendae sunt — si enim “per quinque menses eos torqueant”, frustra esset quaerere sensus arcano numero reconditos, quandoquidem numerus quinque ex mediocris vitae spatio locustarum sumi potest nec aliam ob causam adhibetur nisi ut figurae lineamenta distincta praebeat (ut in parabolis evangelicis: decem virgines, quinque talenta, duo passeres: Mt 25:1sq; 25:14sq; 10:29). C’est donc l’activité des esprits mauvais, sous l’image d’une invasion de sauterelles, qui est visée par la cinquième trompette. Beaucoup des expressions servent uniquement à créer une atmosphère d’horreur et ne doivent pas être exagérément interprétées — s’il est dit qu’”ils les tourmenteront pendant cinq mois”, il est vain de chercher des significations cachées dans ce chiffre, car le nombre cinq peut simplement être tiré de la durée moyenne de vie des sauterelles, sans autre but que de donner à la scène un contour précis (comme les dix vierges, les cinq talents, ou les deux moineaux dans les paraboles évangéliques : Mt 25,1ss ; 25,14ss ; 10,29).

1963. Aylmer Firebrace

  • Aylmer Newton George Firebrace (1886-1972), officier de la Royal Navy britannique, chef des pompiers de toute la Grande Bretagne pendant la Seconde Guerre Mondiale, écrivit plusieurs ouvrages pendant sa retraite, d'abord une autobiographie publiée en 1948, puis trois ouvrages chrétiens: If thou criest after Knowledge en 1952, Light on the Gospel of John en 1957, et pour finir The Revelation to John en 1963. Il appartient clairement à la mouvance de la prétendue Science Chrétienne et se réfère continuellement aux écrits de sa fondatrice Mary Baker Eddy (1821-1910).
  • Aylmer Firebrace, The Revelation to John “…clear as crystal…”. A spiritually scientific interpretation by Sir Aylmer Firebrace C.B.E. (XXI+276 p.), Londres, Peter Owen, 1963, pp. 86-91.
anglais (1963)latin (2026)français (2026)
The Fifth Trumpet — The first “woe” — the tone of Life Judgment on evil suggestionsTuba Quinta — Primum “vae” — tonus Vitae Iudicii super suggestionibus maliLa Cinquième Trompette — le premier “malheur” — le ton de la Vie jugeant les suggestions mauvaises
1. And the fifth angel sounded, and I saw a star fall from heaven unto the earth: (New English Bible [1961]: “the key of the shaft of the abyss”)1. Et quintus angelus tuba cecinit, et vidi stellam cadere de caelo in terram: (New English Bible [1961]: “clavis putei abyssi”)1. Et le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tomber du ciel sur la terre : (New English Bible [1961] : “la clé du puits de l’abîme”)
— the tone of Life.— tonus Vitae.— le ton de la Vie.
The “star” symbolizes Christ Jesus who appeared on earth at the beginning of the fifth thousand year period—the period of Life—see Appendix 5.“Stella” Christum Iesum significat qui in terris apparuit initio quinti millesimi anni—periodi Vitae—vide Appendix 5.L’“étoile” symbolise le Christ Jésus qui apparut sur la terre au début du cinquième millénaire — la période de la Vie — voir Appendice 5.
[Cf. John 10:10: “I am come that they might have life (zoe), and that they might have it more abundantly” (The Christ enables the demonstration of eternal Life to be made.)][Cf. Ioan. 10:10: “Ego veni ut vitam (zoe) habeant, et abundantius habeant” (Christus efficit ut demonstratio Vitae aeternae fiat.)][Cf. Jean 10:10 : “Je suis venu afin qu’ils aient la vie (zoe), et qu’ils l’aient en abondance” (Le Christ rend possible la démonstration de la Vie éternelle.)]
and to him was given the key of the bottomless pit. (New English Bible [1961] “that had fallen”)et data est ei clavis abyssi. (New English Bible [1961] “qui ceciderat”)et il lui fut donné la clé de l’abîme. (New English Bible [1961] : “qui était tombée”)
The spiritual understanding possessed by Jesus enabled him to solve, see through, the hitherto unfathomable mystery of evil, revealing its unreality.Intellegentia spiritualis a Iesu possessa eum permisit mysterium mali, antea imperscrutabile, resolvere atque pervidere, eiusque irrealiatem revelare.La compréhension spirituelle possédée par Jésus lui permit de résoudre et de percer le mystère jusque-là insondable du mal, en révélant son irréalité.
Evil is “bottomless”; you can never get to the bottom of evil, because it has no more reality than “2 x 2 = 5”; it has no foundation in Truth.Malum est “abyssale”; ad fundum mali numquam perveniri potest, quia non plus realitatis habet quam “2 x 2 = 5”; nullum fundamentum in Veritate habet.Le mal est “sans fond”; on ne peut jamais en atteindre le fond, car il n’a pas plus de réalité que “2 x 2 = 5”; il n’a aucun fondement dans la Vérité.
Evil is always a lie about a spiritual fact; it cannot exist on its own.Malum semper mendacium est de facto spirituali; per se exsistere non potest.Le mal est toujours un mensonge concernant un fait spirituel; il ne peut exister par lui-même.
2. And he opened the bottomless pit; (American New Testament [1923] “the vent of the Abyss”)2. Et aperuit abyssum; (American New Testament [1923] “spiraculum Abyssi”)2. Et il ouvrit l’abîme; (American New Testament [1923] : “l’orifice de l’Abîme”)
Evil must be uncovered, brought out into the open, before it can be proved to be wholly illusory;Malum detegendum est et in apertum proferendum, antequam omnino illusorium probari possit;Le mal doit être mis à découvert, exposé au grand jour, avant de pouvoir être démontré entièrement illusoire;
… evil, uncovered, is self-destroyed (Mary Baker Eddy, Miscellaneous Writings 1883–1896 210:2).… malum, detectum, se ipsum destruit (Mary Baker Eddy, Miscellaneous Writings 1883–1896 210:2).… le mal, une fois dévoilé, se détruit lui-même (Mary Baker Eddy, Miscellaneous Writings 1883–1896 210:2).
and there arose a smoke out of the pit, as the smoke of a great furnace ;et ascendit fumus e puteo sicut fumus fornacis magnae ;et il monta du puits une fumée comme la fumée d’une grande fournaise ;
This is the smoke that blinds spiritual vision, distorts reality, and obscures Truth;Hic est fumus qui visionem spiritualem excaecat, realitatem distorquet, et Veritatem obscurat;C’est cette fumée qui aveugle la vision spirituelle, déforme la réalité et obscurcit la Vérité;
and the sun and the air were darkened by reason of the smoke of the pit.et obscuratus est sol et aer propter fumum putei.et le soleil et l’air furent obscurcis à cause de la fumée du puits.
and the sun (symbol for “Life and Love”) and the air (the atmosphere of the human mind) were obscured by the distortions of personal sense coming from the supposititious source of evil.et sol (symbolum “Vitae et Amoris”) et aer (atmosphaera mentis humanae) obscurati sunt per distortionis sensus personales ex fonte supposito mali provenientes.et le soleil (symbole de la “Vie et de l’Amour”) et l’air (l’atmosphère de l’esprit humain) furent obscurcis par les distorsions du sens personnel provenant de la source supposée du mal.
Corporeal sense, or error, may seem to hide Truth, health, harmony, and Science, as the mist obscures the sun or the mountain; but Science, the sunshine of Truth, will melt away the shadow and reveal the celestial peaks (Mary Baker Eddy, Science and Health 299:26).Sensus corporeus, sive error, videri potest Veritatem, sanitatem, harmoniam et Scientiam occultare, sicut nebula solem vel montem obscurat; sed Scientia, solis instar Veritatis, umbram dissolvet et cacumina caelestia revelabit (Mary Baker Eddy, Science and Health 299:26).Le sens corporel, ou l’erreur, peut sembler cacher la Vérité, la santé, l’harmonie et la Science, comme la brume obscurcit le soleil ou la montagne; mais la Science, soleil de la Vérité, dissipera l’ombre et révélera les sommets célestes (Mary Baker Eddy, Science and Health 299:26).
The first “woe” — The LocustsPrimum “vae” — LocustaeLe premier “malheur” — Les sauterelles
3. And there came out of the smoke locusts3. Et ex fumo prodierunt locustae3. Et de la fumée sortirent des sauterelles
out of the distortions of material senseex distortionibus sensus materialisissues des distorsions du sens matériel
Characteristics of locusts are:Proprietates locustarum sunt:Les caractéristiques des sauterelles sont:
(a) their prolific breeding capacity. Several times a year they produce families of 100 or more.(a) fecunditas earum ingens. Pluries in anno familias centum vel amplius gignunt.(a) leur grande capacité de reproduction. Plusieurs fois par an elles produisent des groupes de cent individus ou davantage.
(b) their capacity for laying waste vast areas of cultivation. One swarm has been observed to occupy 75 square miles.(b) facultas vasta arva devastandi. Unus grex observatus est spatium LXXV milium quadratorum occupasse.(b) leur aptitude à ravager de vastes zones cultivées. Un essaim a été observé couvrant 75 miles carrés.
(c ) their ability to spread disease.(c ) facultas morbos diffundendi.(c ) leur capacité à propager des maladies.
The locust is therefore an admirable symbol for destructive thought, for the spreading of false beliefs, fears, epidemics, rumours, and lying propaganda.Locusta igitur aptissimum symbolum est cogitationis destructivae, diffusionis falsarum opinionum, timorum, epidemiarum, rumoribus et propagandae mendacis.La sauterelle constitue donc un symbole très approprié de la pensée destructrice, de la propagation de fausses croyances, de peurs, d’épidémies, de rumeurs et de propagande mensongère.
The plague of locusts is recalled:Recolitur plaga locustarum:La plaie des sauterelles est rappelée:
[Cf. Exod. 10:14-15: “And the locusts went up over all the land of Egypt… they covered the face of the whole earth, so that the land was darkened”; (And false superstitious belief spread throughout Egypt. Ignorance, doubt, and fear reigned.)][Cf. Exod. 10:14-15: “Et ascenderunt locustae super omnem terram Aegypti… et operuerunt faciem universae terrae, et obscurata est terra”; (Et falsa superstitiosa opinio per Aegyptum diffusa est. Ignorantia, dubitatio et timor regnaverunt.)][Cf. Exod. 10:14-15 : “Et les sauterelles montèrent sur tout le pays d’Égypte… elles couvrirent la surface de toute la terre, et le pays fut obscurci”; (Et une fausse croyance superstitieuse se répandit à travers l’Égypte. L’ignorance, le doute et la peur régnaient.)]
upon the earth:super terram:sur la terre:
They invaded the human consciousness:Conscientiam humanam invaserunt:Elles envahirent la conscience humaine:
and unto them was given power,et data est illis potestas,et il leur fut donné pouvoir,
The only power that these locust beliefs have is that accorded them by mortal thought.Sola potestas quam hae opiniones locustarum habent est ea quam eis tribuit cogitatio mortalis.Le seul pouvoir que possèdent ces croyances-sauterelles est celui que leur accorde la pensée mortelle.
They multiply in the universal human consciousness—often through gossip, the press, and radio—to form so-called laws and, at times, to foster epidemics.In conscientia humana universali multiplicantur—saepe per rumores, diurna et radiophoniam—ut leges sic dictas constituant et interdum epidemias foveant.Elles se multiplient dans la conscience humaine universelle — souvent par les commérages, la presse et la radio — pour former des lois dites telles et, parfois, favoriser des épidémies.
as the scorpions of the earth have power.sicut scorpiones terrae habent potestatem.comme les scorpions de la terre ont pouvoir.
Just as scorpions have power to sting, so these locust beliefs are given power, by fear and false law created by public opinion, to produce disease and death.Sicut scorpiones potestatem habent pungendi, ita hae opiniones locustarum per timorem et legem falsam a publica opinione creatam potestatem accipiunt morbos et mortem efficiendi.De même que les scorpions ont pouvoir de piquer, ainsi ces croyances-sauterelles reçoivent, par la peur et les fausses lois créées par l’opinion publique, le pouvoir de produire maladie et mort.
So-called mortal mind or the mind of mortals… (is) the remote, predisposing, and the exciting cause of all suffering… — see Mary Baker Eddy, Science and Health 230:30.Sic dicta mens mortalis sive mens mortalium… (est) causa remota, praeparans et excitans omnis doloris… — vide Mary Baker Eddy, Science and Health 230:30.La soi-disant pensée mortelle ou la pensée des mortels… (est) la cause éloignée, prédisposante et déclenchante de toute souffrance… — voir Mary Baker Eddy, Science and Health 230:30.
4. And it was commanded them that they should not hurt the grass of the earth, neither any green thing, neither any tree;4. Et praeceptum est eis ne laederent herbam terrae neque omne viride neque omnem arborem;4. Et il leur fut ordonné de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre;
The locust beliefs were not permitted to harm thought that is imbued with the Word — see Gen. 1:11 set out below, immortal ideas of the Christ, nor any “tree of the garden” of Eden, any system of thought, that yields fruit in Christianity ;Opiniones locustarum non permissae sunt laedere cogitationem Verbo imbutam — vide Gen. 1:11 infra positum, ideas immortales Christi, nec ullam “arborem horti” Eden, ullum systema cogitationis quod fructum fert in Christianitate;Les croyances-sauterelles ne furent pas autorisées à nuire à la pensée imprégnée de la Parole — voir Gen. 1:11 ci-dessous, idées immortelles du Christ, ni à aucun “arbre du jardin” d’Éden, aucun système de pensée portant du fruit dans le christianisme;
[Cf. Gen. 1:11: “And God said, Let the earth bring forth grass, the herb yielding seed, and the fruit tree yielding fruit after his kind…” (the spiritual idea, the Word, the Christ, the demonstrations that accompany Christianity.)][Cf. Gen. 1:11: “Et dixit Deus: Germinet terra herbam virentem, et facientem semen, et lignum pomiferum faciens fructum iuxta genus suum…” (idea spiritualis, Verbum, Christus, demonstrationes quae Christianitatem comitantur.)][Cf. Gen. 1:11 : “Et Dieu dit: Que la terre produise de l’herbe, de l’herbe portant semence, et des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce…” (l’idée spirituelle, la Parole, le Christ, les démonstrations qui accompagnent le christianisme.)]
but only those men which have not the seal of God in their foreheads.sed tantum homines qui non habent signaculum Dei in frontibus suis.mais seulement les hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
but only those whose thought is not spiritually protected — those without some understanding of “divine Science, which is the seal of Deity and has the impress of Heaven” — see Mary Baker Eddy, Science and Health 511:11.sed tantum eos quorum cogitatio spiritualiter munita non est — qui aliqua intellegentia “Scientiae divinae, quae est sigillum Deitatis et impressum Caeli habet” carent — vide Mary Baker Eddy, Science and Health 511:11.mais seulement ceux dont la pensée n’est pas protégée spirituellement — ceux qui ne possèdent aucune compréhension de la “Science divine, qui est le sceau de la Déité et porte l’empreinte du Ciel” — voir Mary Baker Eddy, Science and Health 511:11.
It will be recalled that the 144,000 were sealed in their foreheads — see at 7:3.Recordandum est 144 000 in frontibus suis signatos esse — vide ad 7:3.On se rappellera que les 144 000 furent scellés sur leurs fronts — voir 7:3.
5. And to them it was given that they should not kill them, but that they should be tormented (basanizo) five months:5. Et datum est eis ne occiderent eos, sed ut cruciarentur (basanizo) mensibus quinque:5. Et il leur fut donné, non pas de les tuer, mais de les tourmenter (basanizo) cinq mois:
And the locust beliefs were not permitted to kill the men whose thought was not spiritually protected, but their physical sense of life, as testified to by their five senses, was placed under duress.Et opiniones locustarum non permissae sunt occidere homines quorum cogitatio spiritualiter munita non erat, sed sensus eorum physicus vitae, quinque sensibus testatus, sub pressione positus est.Et les croyances-sauterelles ne furent pas autorisées à tuer les hommes dont la pensée n’était pas protégée spirituellement, mais leur sens physique de la vie, attesté par leurs cinq sens, fut placé sous contrainte.
Notes:Notae:Notes :
(I) The locust season lasts for five months, from May to September.(I) Tempus locustarum quinque menses durat, a Maio ad Septembrem.(I) La saison des sauterelles dure cinq mois, de mai à septembre.
(II) In the story of the ark it is related that “the waters prevailed upon the earth an hundred and fifty days [five months]” (Gen. 7:24).(II) In narratione arcae refertur “aquas praevaluisse super terram centum quinquaginta diebus [quinque mensibus]” (Gen. 7:24).(II) Dans le récit de l’arche il est rapporté que “les eaux dominèrent sur la terre cent cinquante jours [cinq mois]” (Gen. 7:24).
(III) Basanizo means “to put to the test”. Its noun means “a touch stone”.(III) Basanizo significat “ad probationem subicere”. Substantivum eius significat “lapis Lydius”.(III) Basanizo signifie “mettre à l’épreuve”. Son substantif signifie “pierre de touche”.
and their torment was as the torment of a scorpion, when it striketh a man.et cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpii cum hominem percutit.et leur tourment était comme le tourment d’un scorpion lorsqu’il frappe un homme.
The acceptance of these locust beliefs resulted in pain and disease.Acceptio harum opinionum locustarum dolorem et morbum attulit.L’acceptation de ces croyances-sauterelles entraîna douleur et maladie.
[Cf. Luke 10:19: Jesus once said: “Behold, I give unto you power to tread on … scorpions…” (Thought imbued with Christ, Truth, has power to set at naught the vicious suggestions of the carnal mind.)][Cf. Luc. 10:19: Iesus dixit: “Ecce dedi vobis potestatem calcandi super … scorpiones…” (Cogitatio Christo, Veritate, imbuta potestatem habet irritas reddendi suggestionis vitiosas mentis carnalis.)][Cf. Luc 10:19 : Jésus dit: “Voici, je vous donne le pouvoir de marcher sur … des scorpions…” (La pensée imprégnée du Christ, Vérité, a pouvoir de réduire à néant les suggestions vicieuses de l’esprit charnel.)]
6. And in those days6. Et in diebus illis6. Et en ces jours-là
And in the days when materialistic (locust) beliefs are harassing humanityEt in diebus quibus opiniones materialisticae (locustarum) humanitatem vexantEt dans les jours où les croyances matérialistes (sauterelles) harcèlent l’humanité
shall men seek (zeteo) death,quaerent homines (zeteo) mortem,les hommes chercheront (zeteo) la mort,
shall men question, make inquiry into, the nature of mortal thinking,homines interrogabunt et investigabunt naturam cogitationis mortalis,les hommes s’interrogeront, chercheront à examiner la nature de la pensée mortelle,
For to be carnally minded is death; (Rom. 8:6).Nam prudentia carnis mors est; (Rom. 8:6).Car l’affection de la chair, c’est la mort; (Rom. 8:6).
Note: Zeteo means “…metaphorically, to seek by thinking …to seek to ascertain a meaning” (W. E. Vine, An Expository Dictionary of New Testament Words [1940]) —“… question” (Robert Young, Analytical Concordance to the Bible [1879]).Nota: Zeteo significat “…metaphorice, per cogitationem quaerere … sensum investigare” (W. E. Vine, An Expository Dictionary of New Testament Words [1940]) — “… interrogare” (Robert Young, Analytical Concordance to the Bible [1879]).Note: Zeteo signifie “…métaphoriquement, chercher par la pensée … chercher à déterminer un sens” (W. E. Vine, An Expository Dictionary of New Testament Words [1940]) — “… interroger” (Robert Young, Analytical Concordance to the Bible [1879]).
and shall not find it;et non invenient eam;et ne la trouveront pas;
and shall not find the answer, because, except to the senses, death, mortal thinking, is a falsity.et responsum non invenient, quia, praeter sensus, mors, cogitatio mortalis, falsitas est.et ils ne trouveront pas la réponse, car, hormis pour les sens, la mort, la pensée mortelle, est une fausseté.
and shall desire to die (apothnesco),et desiderabunt mori (apothnesco),et ils désireront mourir (apothnesco),
and shall desire to die out of, abandon, this false belief,et desiderabunt ex hac falsa opinione exire atque eam relinquere,et ils désireront sortir de, abandonner, cette fausse croyance,
[Cf. 1 Cor. 15:31: I die (apothnesco) daily (Daily I rid my thought of some aspect of mortality.)][Cf. 1 Cor. 15:31: Quotidie morior (apothnesco) (Quotidie aliquem aspectum mortalitatis ex cogitatione mea expello.)][Cf. 1 Cor. 15:31 : Je meurs (apothnesco) chaque jour (Chaque jour je débarrasse ma pensée d’un aspect de la mortalité.)]
[Cf. Phil. 1:21: “For to me to live is Christ … and to die (apothnesco) is gain”][Cf. Phil. 1:21: “Mihi enim vivere Christus est … et mori (apothnesco) lucrum”][Cf. Phil. 1:21 : “Car pour moi vivre c’est Christ … et mourir (apothnesco) est un gain”]
Note: Apothnesco literally means “to die off or out” (W. E. Vine) — “to die off or away” (Robert Young).Nota: Apothnesco proprie significat “exstingui” (W. E. Vine) — “exire moriendo” (Robert Young).Note: Apothnesco signifie littéralement “mourir hors de” (W. E. Vine) — “mourir loin de” (Robert Young).
and death shall flee from them.et mors fugiet ab eis.et la mort fuira loin d’eux.
and mortal thinking will be seen to have no real basis, and will disappear.et apparebit cogitationem mortalem nullum verum fundamentum habere atque evanescere.et l’on verra que la pensée mortelle n’a aucun fondement réel et qu’elle disparaîtra.
It is mortality only that dies (Mary Baker Eddy, Unity of Good 40:1).Mortalitas sola moritur (Mary Baker Eddy, Unity of Good 40:1).Seule la mortalité meurt (Mary Baker Eddy, Unity of Good 40:1).
It is evil that dies; good dies not (Mary Baker Eddy, Science and Health 204:1).Malum est quod moritur; bonum non moritur (Mary Baker Eddy, Science and Health 204:1).C’est le mal qui meurt; le bien ne meurt pas (Mary Baker Eddy, Science and Health 204:1).
Ten Characteristics associated with “locust” BeliefsDecem Notae cum opinionibus “locustarum” coniunctaeDix caractéristiques associées aux croyances “sauterelles”
7. And the shapes of the locusts were like unto horses prepared unto battle;7. Et figurae locustarum similes erant equis paratis ad bellum;7. Et les formes des sauterelles étaient semblables à des chevaux préparés pour la bataille;
These locust beliefs were ready for action, “rearing to go”;Hae opiniones locustarum ad actionem paratae erant, “ad impetum erectae”;Ces croyances-sauterelles étaient prêtes à l’action, “ardentes à se lancer”;
and on their heads were as it were crowns (stephanos) like gold,et super capita earum quasi coronae (stephanos) similes auro,et sur leurs têtes il y avait comme des couronnes (stephanos) semblables à de l’or,
The spurious gold crowns symbolize the reward for the victory of error over Truth—the counterfeit of those worn by the elders (see at 4:4) which symbolized the victory of Truth over error.Falsae coronae aureae praemium victoriae erroris super Veritatem significant — simulacrum earum quas seniores gerebant (vide ad 4:4) quae victoriam Veritatis super errorem significabant.Les fausses couronnes d’or symbolisent la récompense de la victoire de l’erreur sur la Vérité — contrefaçon de celles que portaient les anciens (voir 4:4) qui symbolisaient la victoire de la Vérité sur l’erreur.
and their faces were as the faces of men.et facies earum sicut facies hominum.et leurs visages étaient comme des visages d’hommes.
These locust beliefs were identified with the thinking of men.Hae opiniones locustarum cum cogitatione hominum identificabantur.Ces croyances-sauterelles étaient identifiées à la pensée des hommes.
8. And they had hair as the hair of women,8. Et habebant capillos sicut capillos mulierum,8. Et elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes,
They exercised a seductive influence,Influentiam seductricem exercebant,Elles exerçaient une influence séduisante,
and their teeth were as the teeth of lions.et dentes earum sicut dentes leonum.et leurs dents étaient comme des dents de lions.
The attacks made by these beliefs were devastating.Impugnationes ab his opinionibus factae vastatrices erant.Les attaques produites par ces croyances étaient dévastatrices.
9. And they had breastplates, as it were breastplates of iron; (Revised Standard Version [1946] “they had scales like iron breastplates”)9. Et habebant loricas quasi loricas ferreas; (Revised Standard Version [1946] “squamas habebant sicut loricas ferreas”)9. Et elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer; (Revised Standard Version [1946] : “elles avaient des écailles comme des cuirasses de fer”)
Their breasts were protected with what seemed to be iron breastplates, counterfeiting “the breastplate of righteousness”. The beliefs were difficult to destroy.Pectora earum tecta erant iis quae videbantur loricae ferreae, imitantes “loricam iustitiae”. Hae opiniones difficulter dele­bantur.Leur poitrine était protégée par ce qui semblait être des cuirasses de fer, contrefaisant “la cuirasse de la justice”. Ces croyances étaient difficiles à détruire.
Note : The locust has a horny, scaled body.Nota : Locusta corpus habet corneum et squamosum.Note : La sauterelle possède un corps corné et écailleux.
and the sound of their wings was as the sound of chariots of many horses running to battle.et sonus alarum earum sicut sonus curruum equorum multorum currentium in proelium.et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars de nombreux chevaux courant au combat.
The noise they made symbolizes the strident chatter of those who vociferously spread these locust beliefs.Strepitus quem edebant symbolum est clamorosi sermonis eorum qui has opiniones locustarum vehementer diffundunt.Le bruit qu’elles produisaient symbolise le bavardage strident de ceux qui propagent avec véhémence ces croyances-sauterelles.
Note: The noise made by a swarm of locusts in flight is like that made by a howling, hysterical, mob of human beings.Nota: Sonus quem grex locustarum volans edit similis est ei quem turba hominum ululans et hysterica efficit.Note : Le bruit produit par un essaim de sauterelles en vol ressemble à celui d’une foule humaine hurlante et hystérique.
These locust beliefs were ready for action, “rearing to go”;Hae opiniones locustarum ad actionem paratae erant, “ad impetum erectae”;Ces croyances-sauterelles étaient prêtes à l’action, “ardentes à se lancer”;
The spurious gold crowns symbolize the reward for the victory of error over Truth—the counterfeit of those worn by the elders (see at 4:4) which symbolized the victory of Truth over error.Falsae coronae aureae praemium victoriae erroris super Veritatem significant — simulacrum earum quas seniores gerebant (vide ad 4:4) quae victoriam Veritatis super errorem significabant.Les fausses couronnes d’or symbolisent la récompense de la victoire de l’erreur sur la Vérité — contrefaçon de celles que portaient les anciens (voir 4:4) qui symbolisaient la victoire de la Vérité sur l’erreur.
These locust beliefs were identified with the thinking of men.Hae opiniones locustarum cum cogitatione hominum identificabantur.Ces croyances-sauterelles étaient identifiées à la pensée des hommes.
10. And they had tails like unto scorpions, and there were stings in their tails:10. Et habebant caudas similes scorpionibus, et aculei erant in caudis earum:10. Et elles avaient des queues semblables à des scorpions, et il y avait des aiguillons dans leurs queues:
Received into the human consciousness, the locust beliefs produced unpleasant after effects:In conscientiam humanam receptae, hae opiniones locustarum effectus posteriores ingratos producebant:Reçues dans la conscience humaine, ces croyances-sauterelles produisaient des effets ultérieurs pénibles:
[Cf. Prov. 23:32: At the last it [wine] biteth like a serpent, and stingeth like an adder.][Cf. Prov. 23:32: In novissimo mordebit ut coluber, et sicut regulus venena diffundet.][Cf. Prov. 23:32 : À la fin il [le vin] mord comme un serpent, et pique comme un aspic.]
and their power was to hurt men five months.et potestas earum erat laedere homines mensibus quinque.et leur pouvoir était de faire du mal aux hommes pendant cinq mois.
They injured men through the medium of their five senses — through their false conceptions of life — see at verse 5.Homines laedebant per medium quinque sensuum — per falsas vitae conceptiones — vide ad versum 5.Elles blessaient les hommes par le moyen de leurs cinq sens — par leurs conceptions fausses de la vie — voir au verset 5.
11. And they had a king over them, which is the angel of the bottomless pit, (New English Bible [1961]: “abyss”)11. Et habebant super se regem, angelum abyssi, (New English Bible [1961]: “abyssus”)11. Et elles avaient sur elles un roi, l’ange de l’abîme, (New English Bible [1961] : “abîme”)
They derived their authority from the carnal mind, the source of evil, which has no real foundation — see at verse 1.Auctoritatem suam derivabant ex mente carnali, fonte mali, quae nullum verum fundamentum habet — vide ad versum 1.Elles tiraient leur autorité de l’esprit charnel, source du mal, qui n’a aucun fondement réel — voir au verset 1.
We call God omnipotent and omnipresent, and then conjure up, from the dark abyss of nothingness, a powerful presence named evil (Mary Baker Eddy, Unity of Good 60:7).Deum omnipotentem et omnipraesentem appellamus, deinde ex obscura abyssi nihilitate praesentiam potentem evocamus quae malum vocatur (Mary Baker Eddy, Unity of Good 60:7).Nous appelons Dieu omnipotent et omniprésent, puis nous évoquons, de l’obscur abîme du néant, une présence puissante nommée mal (Mary Baker Eddy, Unity of Good 60:7).
While Science is engulfing error in bottomless oblivion, the material senses would enthrone error as omnipotent and omnipresent, with power to determine the fact and fate to being (Mary Baker Eddy, No and Yes 42:15).Dum Scientia errorem in abyssalem oblivionem demergit, sensus materiales errorem quasi omnipotentem et omnipraesentem enthronizare vellent, cum potestate determinandi factum et fatum esse (Mary Baker Eddy, No and Yes 42:15).Tandis que la Science engloutit l’erreur dans un oubli sans fond, les sens matériels voudraient introniser l’erreur comme omnipotente et omniprésente, avec pouvoir de déterminer le fait et le destin de l’être (Mary Baker Eddy, No and Yes 42:15).
whose name in the Hebrew tongue is Abaddon, but in the Greek tongue hath his name Apollyon.cui nomen Hebraice Abaddon, Graece autem Apollyon.dont le nom en hébreu est Abaddon, et en grec Apollyon.
Apollyon is the Greek equivalent of the Hebrew name Abaddon, meaning “one who destroys”. The locust symbolizes destructive thinking.Apollyon est nomen Graecum respondens Hebraico Abaddon, quod significat “qui destruit”. Locusta cogitationem destructivam symbolizat.Apollyon est l’équivalent grec du nom hébreu Abaddon, signifiant “celui qui détruit”. La sauterelle symbolise la pensée destructrice.
12. One woe is past; That concludes the first “woe” — the first of three threats to the materially minded — see at 8:13;12. Vae unum abiit; Hoc concludit primum “vae” — primam ex tribus minis ad mentem materialem directis — vide ad 8:13;12. Un malheur est passé; Cela conclut le premier “malheur” — le premier de trois avertissements adressés à l’esprit matérialiste — voir 8:13;
and, behold, there come two woes more hereafter. The second “woe” —the tone of Truth—starts at the next verse. The third “woe”—the tone of Love—begins at 11:15.et ecce veniunt adhuc duo vae post haec. Secundum “vae” — tonus Veritatis — incipit versu sequente. Tertium “vae” — tonus Amoris — incipit ad 11:15.et voici, deux autres malheurs viennent après cela. Le second “malheur” — le ton de la Vérité — commence au verset suivant. Le troisième “malheur” — le ton de l’Amour — débute en 11:15.

1963. James D. Strauss

  * James Dean Strauss (1929-2014), théologien étatsunien de la mouvance restaurationniste, professeur de théologie et de philosophie au Lincoln Christian Seminary de 1967 à 1994, auteur prolixe.

  • James D. Strauss, The Seer, the Savior and the Saved. A New Commentary, Workbook, Teaching Manual (XII+387 p.), Joplin (Missouri) College Presse, 1963, pp. 159 (verset 9,5) et 160 (verset 9,10).
anglais (1963)latin (2025)français (2025)
Verse 5 — God gave them permission to torment men.Versus 5 — Deus eis potestatem dedit ut homines cruciarent.Verset 5 — Dieu leur donna la permission de tourmenter les hommes.
John said “in order that they shall be tormented (basanisthēsontai – future indicative passive voice) five months;” — the suffering was to be limited.Ioannes ait: “ut crucientur” (βασανισθήσονται – futurum indicativum passivum); hoc est quinque mensibus; dolor enim terminis definitus futurus erat.Jean dit: “afin qu’ils soient tourmentés” (basanisthēsontai, futur de l’indicatif passif) pendant cinq mois; la souffrance devait donc être limitée.
The nature of the suffering is now defined. “The torment is as the torment of a scorpion, whenever it stings a man.”Natura doloris nunc explicatur: “Tormentum est sicut tormentum scorpii, cum percutit hominem.”La nature de la souffrance est maintenant précisée: “Le tourment est comme le tourment d’un scorpion, lorsqu’il pique un homme.”
Verse 10. — The “tails like scorpions” were to sting men and the sting “is to harm men five months.”Versus 10. — Caudae sicut scorpionum homines pungere debebant, et ictus earum ad nocendum hominibus quinque mensibus destinatus est.Verset 10. — Les “queues semblables à celles des scorpions” devaient piquer les hommes, et leur piqûre “avait le pouvoir de leur faire du mal pendant cinq mois”.
In Palestine certain species of locusts are born in the spring and die in late summer or early fall.In Palaestina quaedam species locustarum vere nascuntur et aestate seriori aut ineunte autumno moriuntur.En Palestine, certaines espèces de sauterelles naissent au printemps et meurent à la fin de l’été ou au début de l’automne.
This is a period of about five months.Hoc spatium fere quinque mensium comprehendit.Cela représente une période d’environ cinq mois.
The imagery would have been immediately recognized by John's readers.Hac imagine lectores Ioannis statim sensum intellexissent.Cette image aurait été immédiatement comprise par les lecteurs de Jean.

1964. Austin Farrer

  • Austin Farrer (1904-1968), philosophe, théologien et bibliste anglican britannique de tendance anglo-catholique, adoptant une exégése de type typologique en dehors du courant dominant de l'érudition biblique de son époque.
  • Austin Farrer, The Revelation of St. John the Divine. Commentary on the English Text by Austin Farrer (VIII+234 p.), pp. 118-119.
anglais (1964)latin (2025)français (2025)
Their scorpion-tails give them power to plague men for five months; there are five months, or zodiacal signs, from the Scorpion to the end of the zodiacal year (October to February) and, of course, this is the fifth of trumpet-plagues.Caudae eorum scorpioneae potestatem iis tribuunt ut homines per quinque menses vexent; quinque enim menses, sive signa zodiaca, a Scorpione usque ad finem anni zodiaci (ab Octobri ad Februarium) numerantur; atque, sane, haec est quinta plagarum tubarum.Leurs queues de scorpion leur donnent le pouvoir de tourmenter les hommes pendant cinq mois ; il y a cinq mois, ou signes du zodiaque, du Scorpion jusqu’à la fin de l’année zodiacale (d’octobre à février) et, bien sûr, c’est la cinquième des plaies de trompette.

1964. Salvador Dali

  • Salvador Dali (1904-1989), ou plus exactement Salvador Domingo Felipe Jacinto Dalí i Domènech, peintre espagnol surréaliste, converti au catholicisme vers 1949.

  • Salvador Dali, “La plaie des sauterelles” (lithographie en couleurs réalisée selon une technique mixte sur papier fait main), issue de la série Biblia Sacra publiée en 1967 (édition limitée à 1677 exemplaires).

1964. Lehman Strauss

  • Lehman Strauss (1911-1997), auteur et conférencier baptiste étatsunien, pasteur à Bristol (Pennsylvanie) de 1939 à 1957, à Highland (Michigan) de 1957 à 1963, professeur d'Ancien Testament à l'Institut Biblique de Philadelphie (Pennsylvanie) puis conférencier itinérant, auteur de nombreux ouvrages plusieurs fois réimprimés.
  • Lehman Strauss, The Book of the Revelation. Outlined Studies (381 p.), Neptune (New Jersey), 1964 (7e réimpression 1974), pp. 190-191 (verset 9,2-6)
anglais (1964)latin (2025)français (2025)
THE UNPRECEDENTED PUNISHMENT (9:2-6)POENA SINE EXEMPLIS (9,2-6)LE CHÂTIMENT SANS PRÉCÉDENT (9,2-6)
As soon as the bottomless pit is opened, a cloud of obnoxious smoke is emitted.Statim ut puteus abyssi aperitur, nubes foetidae fumigationis emittitur.Dès que le puits de l’abîme est ouvert, un nuage de fumée nauséabonde s’en échappe.
Like the cloud of a great atomic blast, or a mighty volcanic eruption, a strange and awesome blackness fills the air and blots out the sun from view.Sicut nubes ingentis explosionis atomicae aut validae eruptionis vulcanicae, mira ac formidolosa caligo aerem implet et solem aspectu tollit.Tel un nuage d’explosion atomique ou d’éruption volcanique, une obscurité étrange et redoutable remplit l’air et cache le soleil à la vue.
These terrors are more than human; they are demonic.Hi terrores supra humanam naturam sunt ; daemonici sunt.Ces terreurs dépassent la mesure humaine ; elles sont démoniaques.
Out of the darkness from the pit of the abyss come demons to do their fearful work of tormenting the souls and bodies of those who have wilfully rejected the Son of God.E tenebris putei abyssi exeunt daemones ad faciendum opus horrendum, animas et corpora cruciandi eorum qui voluntarie Filium Dei reiecerunt.Des ténèbres du puits de l’abîme sortent des démons pour accomplir leur œuvre effroyable : tourmenter les âmes et les corps de ceux qui ont volontairement rejeté le Fils de Dieu.
The plague of darkness that God sent to Egypt, “even darkness which may be felt” (Exodus 10:21-22) and which lasted only three days, was mild compared with the darkness of hell let loose on the earth during the time of the Great Tribulation.Plaga tenebrarum, quam Deus in Aegyptum misit — “tenebrae quae tangi possunt” (Exod. 10,21-22) — quaeque tantum tribus diebus duravit, levis fuit comparata cum caligine inferni in terram dimissa tempore magnae Tribulationis.La plaie de ténèbres que Dieu envoya sur l’Égypte — « des ténèbres qu’on peut toucher » (Exode 10,21-22) — et qui ne dura que trois jours, fut légère en comparaison des ténèbres de l’enfer déchaîné sur la terre pendant la grande Tribulation.
Because men are sinners by nature they hate the light and prefer the darkness of superstition, error, and ignorance (John 3:19).Quia homines natura peccatores sunt, lucem oderunt et praeferunt tenebras superstitionis, erroris et ignorantiae (Ioann. 3,19).Parce que les hommes sont pécheurs par nature, ils haïssent la lumière et préfèrent les ténèbres de la superstition, de l’erreur et de l’ignorance (Jean 3,19).
Not until they feel the darkness of hell itself will they have any desire to flee from it, but by that time it will be too late.Nisi cum ipsam caliginem inferni senserint, nullum habebunt desiderium ab ea fugere ; sed tunc sera erit hora.Ce n’est qu’en ressentant eux-mêmes les ténèbres de l’enfer qu’ils désireront s’enfuir ; mais alors il sera trop tard.
Coming out of the blackness of hell is seen a host of locusts shaped like horses.E caligine inferni apparet multitudo locustarum equis similium.Sortant des ténèbres de l’enfer apparaît une armée de sauterelles semblables à des chevaux.
They come to inflict punishment, to torment as a scorpion’s sting would leave its victim in torture.Veniunt ut poenam infligant, cruciantes sicut stimulus scorpii victimas in dolore relinquit.Elles viennent infliger un châtiment, tourmentant comme la piqûre d’un scorpion laisse sa victime dans la torture.
These demons from hell, who have been imprisoned for centuries, are prepared for battle.Hi daemones ex inferno, per saecula clausi, ad bellum praeparati sunt.Ces démons de l’enfer, emprisonnés depuis des siècles, sont maintenant prêts pour le combat.
These infernal cherubim have combined in them the horse, the man, the woman, the lion, and the scorpion.Hi cherubim infernales in se coniungunt equum, hominem, mulierem, leonem et scorpiam.Ces chérubins infernaux réunissent en eux le cheval, l’homme, la femme, le lion et le scorpion.
These are not ordinary locusts such as plagued Egypt (Exodus 10:12–15), for these had no king over them (Proverbs 30:27), but they are intelligent beings who take orders from Satan (Revelation 9:11).Non sunt locustae communes quales Aegyptum afflixerunt (Exod. 10,12–15), nam illis nullus rex praeerat (Prov. 30,27); sed sunt creaturae intelligentes quae mandata a Satana accipiunt (Apoc. 9,11).Ce ne sont pas des sauterelles ordinaires comme celles qui ravagèrent l’Égypte (Exode 10,12–15), car celles-là n’avaient point de roi sur elles (Proverbes 30,27) ; mais ce sont des êtres intelligents recevant leurs ordres de Satan (Apocalypse 9,11).
The duration of the torment is “five months” (9:5,10).Tempus cruciatus est “quinque menses” (9,5.10).La durée du tourment est de « cinq mois » (9,5.10).
No reason is given as to the duration of the punishment.Causa huius temporis non explicatur.Aucune raison n’est donnée pour la durée de ce châtiment.
The nature of the punishment these demons inflict upon men can be seen from the following verse.Natura poenae, quam hi daemones hominibus inferunt, ex versu sequente cognosci potest.La nature du châtiment infligé par ces démons aux hommes apparaît dans le verset suivant.
And in those days shall men seek death, and shall not find it; and shall desire to die, and death shall flee from them (9:6).Et in diebus illis homines mortem quaerent nec invenient ; et mori desiderabunt, et mors ab eis fugiet (9,6).« En ces jours-là, les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort les fuira » (9,6).
The victims become so weary of the agony that they long to die in order to get release from it, but death eludes them.Victimae tanta ex agitatione defatigantur ut mori cupiant ad liberationem obtinendam, sed mors elabitur.Les victimes, épuisées par tant d’angoisse, aspirent à mourir pour y trouver un soulagement, mais la mort leur échappe.
Death has always been the enemy of men (1 Corinthians 15:26).Mors semper inimica hominum fuit (1 Cor. 15,26).La mort a toujours été l’ennemie des hommes (1 Corinthiens 15,26).
Unsaved men are ever trying to evade it, except in cases where the mind fails.Homines non redempti semper eam vitare conantur, nisi ubi mens deficit.Les hommes non sauvés cherchent toujours à l’éviter, sauf dans les cas où la raison défaille.
But in the time of the Great Tribulation, due to the severity of the agony and suffering, men will seek it only to discover that they cannot die.Sed tempore magnae Tribulationis, propter acerbitatem doloris et cruciatus, mortem quaerent, sed mori non poterunt.Mais au temps de la grande Tribulation, en raison de l’intensité des souffrances, les hommes chercheront la mort, et ils découvriront qu’ils ne peuvent pas mourir.
J. J. Van Gorder has said: “It may be that suffering men will plunge into lakes or seas to seek death by drowning, only to find for some unknown reason that their bodies will not sink. Poison may be swallowed only to find it has been neutralized to impotency.”J. J. Van Gorder dixit: “Forsitan homines dolentes in lacus vel maria se praecipitabunt ut per submersionem moriantur, sed, nescio qua causa, corpora eorum non submergentur. Venena fortasse hauriantur, sed reperientur ad impotentiam neutralizata.”J. J. Van Gorder a dit : « Il se peut que les hommes souffrants se jettent dans les lacs ou dans la mer pour mourir noyés, mais que, pour une raison inconnue, leurs corps ne sombrent pas. On avalera peut-être du poison, pour découvrir qu’il a perdu toute puissance. »
The day when men shall choose death rather than life is predicted by God through Jeremiah the prophet (Jeremiah 8:3).Dies illa, cum homines mortem potius quam vitam eligent, a Deo per Ieremiam prophetam praedicta est (Ierem. 8,3).Le jour où les hommes choisiront la mort plutôt que la vie a été annoncé par Dieu par la bouche du prophète Jérémie (Jérémie 8,3).
Oh, the misery of waiting for death when it cometh not! (Job 3:21). Such will be the state of men that even death would be a relief.Heu, miseria expectantium mortem quae non venit ! (Iob 3,21.) Talis erit hominum status ut etiam mors levamen sit.Ah, misère d’attendre la mort quand elle ne vient pas ! (Job 3,21.) Tel sera l’état des hommes que même la mort serait un soulagement.
What mercy in our present dispensation of grace that these demons are locked up in the abyss!Quanta misericordia est in hac dispensatione gratiae quod hi daemones in abysso clausi sunt !Quelle miséricorde, dans notre actuelle dispensation de grâce, que ces démons soient enfermés dans l’abîme !
What mercy that God prevented fallen man from eating of the tree of life and living forever in a body ridden with incurable and painful disease! (Genesis 3:22–24).Quanta misericordia quod Deus vetuit hominem lapsum edere de ligno vitae et in corpore morbis insanabilibus et dolorosis pleno in aeternum vivere ! (Gen. 3,22–24.)Quelle miséricorde que Dieu ait empêché l’homme déchu de manger de l’arbre de vie et de vivre éternellement dans un corps rongé de maladies incurables et douloureuses ! (Genèse 3,22–24.)
What mercy that believers shall escape this invasion of the underworld!Quanta misericordia quod fideles hanc inferorum irruptionem evadent !Quelle miséricorde que les croyants échappent à cette invasion venue du monde souterrain !

1965. Jules Péron

  • Jules Marie Péron (1906–1986), prêtre catholique français du diocése de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), né à Trébrivan (Côtes-d’Armor) et décédé à Carhaix-Plouguer (Finistère), directeur dans les années 1950 du séminaire de Saint-Brieuc, auteur en 1965 d'un commentaire sur l’Apocalypse de saint Jean à vocation pastorale et pédagogique.
  • Jules Péron, L'attente du Seigneur (lecture de l'apocalypse de Saint Jean (17,5 cm sur 11,5, 127 p.), Paris, Équipes enseignantes (“À la découverte de”), 1965, p. 62.
français (1965) latin (2025) anglais (2025)
Plusieurs des auteurs qui ont opté comme nous pour la signification juive des chap. 4-11, interprètent volontiers ce chap. 9 des débuts de la guerre juive qui aboutira à la prise de Jérusalem et à la destruction du Temple en 70 (10) et qui nous est racontée par l'historien juif Flavius Josèphe. Multi auctores, qui sicut nos interpretationem Iudaicam capitulorum IV–XI secuti sunt, caput IX libenter ad initia belli Iudaici referunt, quod tandem ad expugnationem Hierosolymae ac destructionem Templi anno 70 pervenit (10), et quod a Iosepho Flavio, historico Iudaico, narratur. Several authors who, like us, have chosen the Jewish interpretation of chapters 4–11, readily interpret chapter 9 as referring to the beginnings of the Jewish War, which would lead to the capture of Jerusalem and the destruction of the Temple in 70 (10), as recounted by the Jewish historian Flavius Josephus.
Ainsi s'expliqueraient certains détails curieux, comme par ex.: les 5 mois de 9,5 (10) et la mention de l'Euphrate au v. 14. Sic explanari possunt quaedam singularia, ut exempli gratia: quinque menses in IX,5 (10), et mentio Euphratis in versu 14. This would explain certain peculiar details, such as the five months of 9:5 (10), and the mention of the Euphrates in verse 14.
C'est la frontière traditionnelle d'où tombent sur la Palestine les invasions armées tout au long de l'histoire (Assyriens, Babyloniens, etc…), c'est aussi la région d'où s'ébranlèrent les troupes romaines de Syrie et leurs auxiliaires pendant la guerre juive. Ille enim limes antiquus est, unde per totam historiam incursiones armatae in Palaestinam proveniunt (Assyrii, Babyloni etc.), atque etiam regio est unde copiae Romanae Syriae earumque auxiliares in bello Iudaico profectae sunt. It was the traditional frontier from which armed invasions fell upon Palestine throughout history (Assyrians, Babylonians, etc.), and also the region from which the Roman troops of Syria and their auxiliaries set out during the Jewish War.
(10) Voir les détails dans S. Giet, L'Apocalypse et l'histoire, aux Presses Universitaires de France, p. 4 et sq. La guerre juive dura de mai-juin 66 au 27 septembre 70, avec les phases suivantes: mai-juin 66-octobre 66, troubles au temps de Gessius Florus (environ 5 mois); fin 66, expédition du gouverneur de Syrie, Cestius; 67-70, campagne de Titus et Vespasien. (10) Vide singula apud S. Giet, Apocalypse et l’histoire, Presses Universitaires de France, p. 4 et seqq. Bellum Iudaicum ab Maio–Iunio anni 66 usque ad diem 27 Septembris 70 duravit, hisce phasibus: Maius–Octobris 66, tumultus sub Gessio Floro (circiter quinque menses); fine anni 66, expeditio praesidis Syriae, Cestii; 67–70, expeditio Titi et Vespasiani. (10) See the details in S. Giet, L'Apocalypse et l'histoire, Presses Universitaires de France, p. 4 ff. The Jewish War lasted from May–June 66 to September 27, 70, with the following phases: May–June 66 to October 66, unrest under Gessius Florus (about five months); end of 66, expedition of the governor of Syria, Cestius; 67–70, campaign of Titus and Vespasian.

1965. T. F. Glasson

  • Thomas Francis Glasson (1906-1998), pasteur et enseignant méthodiste anglais, professeur de Nouveau Testament au New College de Londres de 1960 à 1972, auteur de plusieurs ouvrages intéressant l'eschatologie.
  • T. F. Glasson, The Revelation of John. Commentary by T. F. Glasson, Lecturer in New Testament Sudies, New College, London (XI+128 p.), Cambridge, University Press, 1965 (“Cambridge Bible Commentaries on the New Testament”), pp. 59-60.
anglais (1965)latin (2026)français (2026)
Few commentators have been able to find much of spiritual or literary value in this chapter.Pauci commentatores multum valoris spiritualis aut litterarii in hoc capite invenire potuerunt.Peu de commentateurs ont pu trouver dans ce chapitre une grande valeur spirituelle ou littéraire.
We have the impression that the writer has to fill out his numerical scheme of sevens somehow; and so horror is piled upon horror.Impressionem habemus scriptorem schema suum numericum septenarium quocumque modo complere debere; ideo horror super horrorem cumulatur.Nous avons l’impression que l’auteur doit d’une manière ou d’une autre compléter son schéma numérique de septénaires ; ainsi l’horreur s’ajoute à l’horreur.
1. Stars were sometimes identified with angels as in the book of Enoch, and this explains how a star can be given a key with which to open up the shaft of the underworld abyss.1. Stellae interdum cum angelis identificabantur, ut in libro Enoch, quod explicat quomodo stella clavem accipere possit qua puteum abyssi infernalis aperiat.1. Les étoiles étaient parfois identifiées aux anges, comme dans le livre d’Hénoch, ce qui explique comment une étoile peut recevoir une clé pour ouvrir le puits de l’abîme souterrain.
2-5. Under the fifth trumpet there is a plague of locusts, somewhat similar to that described so graphically in Joel 2; and in several places the influence of this prophet may be traced.2-5. Sub quinta tuba plaga locustarum est, aliquatenus similis illi quae tam graphice in Ioel 2 describitur; et in pluribus locis huius prophetae influxus deprehendi potest.2-5. Sous la cinquième trompette, il y a une plaie de sauterelles, assez semblable à celle décrite de façon si saisissante dans Joël 2 ; et en plusieurs endroits, on peut discerner l’influence de ce prophète.
Joel had described the flying locusts as darkening the sky, ‘The earth quaketh before them; the heavens tremble: the sun and the moon are darkened, and the stars withdraw their shining’ (2: 10).Ioel locustas volantes descripserat caelum obscurantes: “Terra contremiscit ante eos, caeli commoventur; sol et luna obscurantur, et stellae retrahunt splendorem suum” (2,10).Joël avait décrit les sauterelles volantes obscurcissant le ciel : « La terre tremble devant eux, les cieux frémissent ; le soleil et la lune s’obscurcissent, et les étoiles retirent leur éclat » (2,10).
So it is here; the smoke, out of which the locusts come, darkens the sun and the air.Ita et hic; fumus, ex quo locustae procedunt, solem et aerem obscurat.Il en est de même ici ; la fumée d’où sortent les sauterelles obscurcit le soleil et l’air.
4. This clearly looks back to 7: 3, where the servants of God receive his seal upon the foreheads.4. Hoc manifeste respicit ad 7,3, ubi servi Dei sigillum eius in frontibus accipiunt.4. Cela renvoie clairement à 7,3, où les serviteurs de Dieu reçoivent son sceau sur leurs fronts.
6. It is not explained how these men are debarred from suicide.6. Non explicatur quomodo hi homines a suicidio arceantur.6. Il n’est pas expliqué comment ces hommes sont empêchés de se suicider.
7-8. the locusts were like horses.7-8. Locustae sicut equi erant.7-8. Les sauterelles étaient comme des chevaux.
This idea comes from Joel 2: 4 where the same comparison is made, ‘The appearance of them is as the appearance of horses’.Haec idea ex Ioel 2,4 provenit, ubi eadem comparatio fit: “Species eorum sicut species equorum est.”Cette idée vient de Joël 2,4, où la même comparaison est faite : « Leur aspect est comme l’aspect des chevaux. »
they had teeth like lions’ teeth; cf. Joel 1: 6, ‘his teeth are the teeth of a lion’.Dentes habebant sicut dentes leonum; cf. Ioel 1,6: “Dentes eius dentes leonis sunt.”Elles avaient des dents comme des dents de lions ; cf. Joël 1,6 : « Ses dents sont des dents de lion. »
It is true that the locust has a face somewhat resembling that of a horse, and its thorax is like a breastplate; but the rest of the description is bizarre indeed: golden crowns on their heads, human faces and their hair like women’s hair.Verum est locustam faciem aliquatenus similem faciei equi habere et thoracem eius loricae similem esse; sed reliqua descriptio vere mira est: coronae aureae in capitibus earum, facies humanae et capilli sicut capilli mulierum.Il est vrai que la sauterelle a un visage ressemblant quelque peu à celui d’un cheval et que son thorax est comme une cuirasse ; mais le reste de la description est vraiment étrange : des couronnes d’or sur leurs têtes, des visages humains et des cheveux comme des cheveux de femmes.
This last point may possibly refer to the antennae of the locust, which an Arabian proverb compares to a maiden’s hair.Hoc ultimum fortasse ad antennae locustae refertur, quas proverbium Arabicum capillis virginis comparat.Ce dernier point se rapporte peut-être aux antennes de la sauterelle, qu’un proverbe arabe compare aux cheveux d’une jeune fille.
11. the angel of the abyss is given a Hebrew name Abaddon and a Greek name Apollyon.11. Angelo abyssi nomen Hebraicum Abaddon et nomen Graecum Apollyon tribuitur.11. À l’ange de l’abîme est donné un nom hébreu, Abaddon, et un nom grec, Apollyon.
The two words mean roughly the same, though strictly speaking ‘Abaddon’ means “destruction’ and ‘Apollyon’ ‘the destroyer’.Utraque vox fere idem significat, quamquam stricte loquendo “Abaddon” significat “perditionem” et “Apollyon” “perditorem.”Les deux mots ont à peu près le même sens, bien que, strictement parlant, « Abaddon » signifie « destruction » et « Apollyon » « le destructeur ».
‘Abaddon’ is mentioned in the Old Testament with the same meaning as ‘Sheol’ (= Hades); Job 28: 22 is a good example of its Old Testament use, ‘Destruction [Abaddon] and Death say, We have heard a rumour thereof with our ears’.“Abaddon” in Vetere Testamento eodem sensu ac “Sheol” (= Hades) memoratur; Iob 28,22 bonum exemplum usus eius in Vetere Testamento est: “Perditio [Abaddon] et Mors dicunt: Auribus nostris famam eius audivimus.”« Abaddon » est mentionné dans l’Ancien Testament avec le même sens que « Shéol » (= Hadès) ; Job 28,22 est un bon exemple de son emploi dans l’Ancien Testament : « La Destruction [Abaddon] et la Mort disent : Nous en avons entendu parler de nos oreilles. »
This occurs in the great poem on Wisdom; it will be noticed that Abaddon is personified as in the present passage.Hoc in magno carmine de Sapientia occurrit; animadvertendum est Abaddon hic personificari sicut in hoc loco.Cela apparaît dans le grand poème sur la Sagesse ; on remarquera qu’Abaddon y est personnifié comme dans le présent passage.

1965. Mathias Rissi

  • Mathias Rissi (1920-2006), exégète suisse allemand, puis étatsunien. Après des études universitaires à Zurich et à Bâle sous la direction de Karl Barth, Oscar Cullmann, Eduard Thurneysen et Emil Brunner, il obtient un doctorat. Tout étant pasteur dans cinq paroisses de l'Église réformée de Suisse, il fut neuf ans chargé de cours à la Faculté de théologie de l'Université de Bâle sous la direction de son mentor Karl Barth. En 1963, il rejoint la faculté de Richmond (Virginie) comme professeur de Nouveau Testament. Son enseignement, ses recherches et ses écrits ont porté principalement sur la littérature johannique à Richmond, ainsi qu'aux cours d'été œcuméniques de l'université de Vienne, en Autriche. Rissi prend sa retraite en 1987 après 24 ans d'enseignement et s'installe à Stonington (Maine), tout en continuant à donner des publications. Il est mort le 1er mars 2006 à Charlotte (Caroline du Nord).
  • Mathias Rissi, Zeit und Geschichte in der Offenbarung des Johannes, von Pfr. Dr. theol. Mathias Rissi (179 p.), Zürich, Zwingli-Verlag, 1952.
  • Mathias Rissi, Was ist und was geschehen soll danach. Die Zeit- und Geschichtsauffassung der Offenbarung des Johannes. 2., stark veranderte Aufl. von “Zeit und Geschichte in der Offenbarung des Johannes” (150 p.), (“Abhandlungen zur Theologie des Alten und Neuen Testaments” 46), Zürich et Stuttgart, Zwingli Verlag, 1965.
  • Mathias Rissi, Time and History. A Study on the Revelation. By Mathias Rissi, translated by G. C. Winsor (20,2 cm sur 13,5, XI+147 p.), Richmond (Virginie), John Knox Press, 1956. — Je n'ai pas eu accès au texte original allemand.
anglais (1966)latin (2025)français (2025)
In 9:5, a stretch of time is marked out in terms of months, mēnas pente. A plague of locusts will endure this long. The interpretation of this period, so far as I see, may be sought from six possible sources:In 9,5, spatium temporis mensibus designatur, mēnas pente. Tamdiu saevis locustarum calamitas durabit. Huius temporis interpretatio, quod ad me attinet, ex sex fontibus peti potest:En 9,5, une période de temps est indiquée en termes de mois, mēnas pente. Une plaie de sauterelles durera aussi longtemps. L’interprétation de cette période, pour autant que je vois, peut être cherchée selon six sources possibles :
a) After the contemporary-popular interpretation, the time during which the swarm of locusts causes devastation lasts five months [1].a) Secundum interpretationem communem recentiorem, tempus quo grex locustarum vastitatem infert quinque mensibus durat [1].a) Selon l’interprétation contemporaine et populaire, la période durant laquelle le nuage de sauterelles cause la dévastation dure cinq mois [1].
b) The life time of the locusts is five months [2].b) Vita ipsarum locustarum quinque mensibus terminatur [2].b) La durée de vie des sauterelles est de cinq mois [2].
c) Five months is a traditional round number for a long period of time [3].c) Quinque menses numerus rotundus traditus sunt ad tempus longum designandum [3].c) Cinq mois est un nombre rond traditionnel pour désigner une longue période [3].
d) Five is the “half” number, the “broken number” [4].d) Quinque est numerus “dimidiatus,” numerus “fracturus” [4].d) Cinq est le « nombre moitié », le « nombre brisé » [4].
e) Five months as the designation of the plague of locusts has its origin in astrology and means “until the end of the year” [5].e) Quinque menses, ut indicatio plagae locustarum, ex astrologia orta sunt et significant “usque ad finem anni” [5].e) Cinq mois, en tant que désignation de la plaie des sauterelles, a son origine dans l’astrologie et signifie « jusqu’à la fin de l’année » [5].
f) Five months refers to the first phase of the Jewish War [6].f) Quinque menses ad primam belli Iudaici periodum spectant [6].f) Cinq mois se réfèrent à la première phase de la guerre juive [6].
From these six possibilities all manner of applications have been sought [7].Ex his sex optionibus variae applicationes quaesitae sunt [7].De ces six possibilités, toutes sortes d’applications ont été recherchées [7].
In any case, the astrological origin of the expression is to be denied as unproved [8].Quocumque modo, origo astrologica huius locutionis ut probata neganda est [8].En tout cas, l’origine astrologique de cette expression doit être rejetée comme non prouvée [8].
That “five” should be understood as the broken number is not founded on anything here [9]. The third possibility appears, in my opinion, to be most worth considering [10].Quod “quinque” ut numerus fractus intellegatur, hic nullo fundamento nititur [9]. Tertia autem opinio, mea sententia, maxime consideranda est [10].Le fait que « cinq » doive être compris comme un nombre brisé n’a ici aucun fondement [9]. La troisième possibilité me semble la plus digne de considération [10].
A pertinent parallel to this is to be noted [11].Notanda est huic parallelum [11].Un parallèle pertinent doit être noté ici [11].
The number of months serves also to characterize the section of time indicated by the Danielic 3½ kairoi [12].Mensium numerus etiam ad tempus designandum valet quod Danielici 3½ kairoi indicant [12].Le nombre de mois sert aussi à caractériser la période de temps indiquée par les 3½ kairoi daniélique [12].
Mēn serves also as a designation of a God-appointed point of time in 9:15. Kata mēna in 22:2 means “monthly” [13].Mēn etiam significat tempus a Deo statutum in 9,15. Kata mēna in 22,2 “mensualiter” valet [13].Mēn sert aussi à désigner un temps fixé par Dieu en 9,15. Kata mēna en 22,2 signifie « chaque mois » [13].
Notes by the authorAnnotationes auctorisNotes de l'auteur
[1] Cf. Vitringa, Bede, Bengel, Düsterdieck, Joh. Weiss, Bousset, and others. — [2] W. Hadorn, Die Offenbarung des Johannes (1928); Behm, Lohmeyer, Reisner, Lohse. — [3] Lohmeyer. — [4] Hengstenberg, Reisner. — [5] Boll, op. cit., pp. 71–73. — [6] S. Giet, op. cit., p. 154. — [7] Cf. Reisner’s latest “conjecture”: he interprets the five months as the half-time of the revelation of salvation, the time of the Old Testament, or the five hundred years from the Babylonian exile. — [8] The scorpions are only expected as a simile for pain; no direct reference to astrology is permitted. — [9] The “broken number” in Revelation is always 3½. — [10] This view also includes the main points of a) and b), and emphasizes the unusual length of the plague (cf. Matthew 25:15; Luke 12:6; etc.). — [11] As the “third” of the plagues (Rev 8:7–13; 9:18) indicates a physical limitation, the five months indicate a temporal one. — [12] Cf. Rev 11:2; 13:5 (cf. Daniel 7:25) and the parallel 1,260 days (Rev 11:3; 12:6). — [13] Cf. Strack and Billerbeck, op. cit., vol. III, p. 856.[1] Cf. Vitringa, Beda, Bengelius, Düsterdieck, Ioannes Weiss, Bousset aliique. — [2] W. Hadorn, Die Offenbarung des Johannes (1928); Behm, Lohmeyer, Reisner, Lohse. — [3] Lohmeyer. — [4] Hengstenberg, Reisner. — [5] Boll, op. cit., pp. 71–73. — [6] S. Giet, op. cit., p. 154. — [7] Cf. coniecturam recentissimam Reisner: quinque menses intellegit ut dimidium tempus revelationis salutis, tempus Veteris Testamenti, vel etiam quingentos annos ab exilio Babylonico. — [8] Scorpiones tantummodo adhibentur ad dolorem exprimendum; nulla relatio directa ad astrologiam admittitur. — [9] In Apocalypsi numerus “fracturus” semper est tres et dimidius. — [10] Haec sententia etiam rationes a) et b) complectitur et diuturnitatem cladis insolitam extollit (cf. Matth. 25,15; Luc. 12,6; etc.). — [11] Sicut “tertia pars” plagis (Apoc. 8,7–13; 9,18) limitationem physicam indicat, quinque menses limitationem temporalem significant. — [12] Cf. Apoc. 11,2; 13,5 (cf. Dan. 7,25) et 1.260 dies (Apoc. 11,3; 12,6). — [13] Cf. Strack et Billerbeck, op. cit., vol. III, p. 856.[1] Cf. Vitringa, Bède, Bengel, Düsterdieck, Joh. Weiss, Bousset, et d’autres. — [2] W. Hadorn, Die Offenbarung des Johannes (1928); Behm, Lohmeyer, Reisner, Lohse. — [3] Lohmeyer. — [4] Hengstenberg, Reisner. — [5] Boll, op. cit., p. 71-73. — [6] S. Giet, op. cit., p. 154. — [7] Cf. la dernière “conjecture” de Reisner : les cinq mois comme demi-temps de la révélation du salut, ou comme les 500 ans depuis l’exil babylonien. — [8] Les scorpions ne sont présents qu’en tant que comparaison de la douleur ; aucune allusion directe à l’astrologie n’est admissible. — [9] Le “nombre brisé” est ailleurs toujours 3½. — [10] Elle inclut les idées des points a) et b), et souligne la longueur inédite de la plaie (cf. Matthieu 25:15 ; Luc 12:6 ; etc.). — [11] Comme le “tiers” des plaies (Ap 8,7-13 ; 9,18) désigne une limitation physique, les cinq mois indiquent une limitation temporelle. — [12] Cf. Ap 11:2 ; 13:5 (Daniel 7:25) et les correspondances avec les 1 260 jours (Ap 11:3 ; 12:6). — [13] Cf. Strack et Billerbeck, op. cit., III, 856.

1966. John F. Walvoord

  • John Flipse Walvoord (1910-2002), pasteur baptiste du Texas et président du Theological Seminary de Dallas entre 1952 et 1986, a consacré une trentaine d'ouvrages à la théologie, ainsi qu'aux rêveries eschatologiques chères à sa mouvance religieuse. Son commentaire de l'Apocalypse a été très souvent réédité.
    • Nous donnerons plus un remaniement de 2011 par Philip E. Rawley et Mark Hitchcock qui en conserve encore l'essentiel en plein XXIe siècle.
  • John F. Walvoord, The Revelation of Jesus Christ. A Commentary by John F. Walvoord (22,8 cm sur 15, 350 p.), Chicago, Mood, 1966 (réimpression: 1967, 1967, 1968, 1969, 1970, 1971, 1972, 1973, etc.), pp. 161-162 (verset 9,5) et 163 (verset 9,10).
anglais (1966)latin (2025)français (2025)
Further, the torment is said to extend for five months.Praeterea dicitur cruciatus per quinque menses extendi.Par ailleurs, il est dit que le supplice durera cinq mois.
Probably the best interpretation is to take this literally as a period of five months.Verisimiliter interpretatio optima est hanc durationem ad litteram accipere, scilicet quinque mensium spatium.La meilleure interprétation consiste probablement à prendre ce chiffre littéralement, comme une période de cinq mois.
As Alford and other commentators point out, “Five months is the ordinary time in the year during which locusts commit their ravages.“(Henry Alford, The Greek New Testament, IV, 641.)Alford aliique interpretes animadvertunt : “Quinque menses sunt tempus anni ordinarium quo locustae stragem faciunt.”(Henry Alford, The Greek New Testament, t. IV, p. 641.)Alford et d'autres commentateurs observent : “Cinq mois est la durée ordinaire pendant laquelle les sauterelles ravagent tout sur leur passage.”(Henry Alford, The Greek New Testament, t. IV, p. 641.)
In contrast to the pain caused by a scorpion which would pass away in a course of hours, this continues for a long period so that in verse 6 John writes that men shall seek death and shall not find it.Dolemus autem quod, cum scorpio dolorem inferat qui intra paucas horas evanescit, hic cruciatus longo tempore persistit, adeo ut in versu VI Ioannes scribat homines mortem quaesituros nec inventuros esse.Contrairement à la douleur causée par un scorpion, qui passe en quelques heures, celle-ci se prolonge, si bien que Jean écrit au verset 6 que les hommes chercheront la mort sans la trouver.
Literal death is meant here.Hic de morte reali agitur.Il est ici question de mort réelle.
Elliott’s point of view that the command not to kill in verse 5 refers to the security of the church is made impossible in view of the obvious character of death in verse 6 where men seek to die and cannot do so.Sententia Elliott, qua praeceptum ne occidant in versu quinto ad securitatem ecclesiae referendum esse censetur, stare non potest, cum in versu sexto mortis natura manifesta sit, ubi homines mori cupiunt nec possunt.L’opinion d’Elliott, selon laquelle l’ordre de ne pas tuer au verset 5 concernerait la sécurité de l’Église, est rendue impossible par la clarté du verset 6, où les hommes cherchent à mourir sans le pouvoir.
As Alford notes in commenting on this,Ut Alford in commentario suo animadvertit,Comme le remarque Alford dans son commentaire,
“For it surely cannot be allowed that the killing of men should be said of their annihilation as a political body in one verse and their desiring to die in the next should be said of something totally different, and applicable to their individual misery.”1)“Nequaquam enim concedi potest ut caedes hominum in uno versu dicatur de interitu eorum ut corpus politicum, et in proximo eorum desiderium moriendi referatur ad rem prorsus diversam, quae ad singularem eorum miseriam pertineat.” 2)“Il ne saurait en effet être admis que la mise à mort des hommes, dans un verset, renvoie à leur anéantissement comme corps politique, tandis que, dans le suivant, leur désir de mourir renvoie à tout autre chose, à savoir leur misère individuelle.” 3)
This is a horrible picture of domination by demons to such an extent that men lose their ability of free choice and are in agony of body and soul.Hic depingitur imago horrenda dominationis a daemonibus, ad tantum gradum ut homines liberam arbitrii facultatem amittant et dolore corporis simul ac animi crucientur.C’est ici une image effroyable d’assujettissement aux démons, au point que les hommes perdent toute liberté de choix et sont torturés dans leur corps et dans leur âme.
What the Scriptures here convey is that in addition to the natural plagues of the first four trumpets, now wicked men are afflicted by torment of demons.Scriptura hic docet, praeter plagas naturales quattuor tubarum priorum, nunc quoque viros impios tormentis daemonum affligi.Ce que l’Écriture enseigne ici, c’est que, par-dessus les fléaux naturels annoncés par les quatre premières trompettes, les hommes impies sont maintenant frappés par le tourment des démons.
The attempts of some commentators to spiritualize this trumpet and work out an elaborate prophetic system, based on the idea that each day in the five months is a year, is totally unjustified.Conatus quorundam commentatorum ut hanc tubam spiritualiter interpretentur et systema propheticum subtiliter elaboratum construant, ex opinione quod unusquisque dies in his quinque mensibus pro anno accipiendus sit, nullo modo iustificatur.Les efforts de certains commentateurs pour spiritualiser cette trompette et bâtir un système prophétique complexe, fondé sur l’idée que chaque jour des cinq mois équivaudrait à une année, sont totalement injustifiés.
There is no period in history which in any sense fulfills what is portrayed in this chapter, nor is there any evidence in Scripture that the term “month” or “year” is ever used in any other sense than a literal one.Nulla est historiae periodus quae ullo modo hoc capituli praesagio respondeat, nec ullum in Scripturae testimoniis fundamentum est ut mensis aut annus aliter quam proprie accipiatur.Il n’existe dans l’histoire aucune période qui corresponde en quoi que ce soit à la scène décrite dans ce chapitre, et l’Écriture ne fournit nulle part de preuve que les termes “mois” ou “année” puissent être entendus autrement qu’au sens propre.
Though the word day frequently refers to a period of time longer than twenty-four hours, and the weeks or sevens of Daniel’s prophecy in Daniel 9 are evidently prophetic years rather than twenty-four-hour days, in this instance there is no justification for taking the expression to mean anything other than a literal five months.Licet verbum dies saepe signet spatium temporis longius quam viginti quattuor horarum, et hebdomades seu septenariae vaticinii Danielis (cap. IX) sint manifeste anni prophetici potius quam dies communes, in hoc tamen loco nulla datur ratio ut locutio aliud significet quam quinque menses litterales.Certes, le mot “jour” désigne souvent une période plus longue que vingt-quatre heures, et les semaines (ou septénaires) de la prophétie de Daniel (chap. IX) désignent manifestement des années prophétiques plutôt que des jours littéraux ; néanmoins, en l’occurrence, rien ne justifie de comprendre autrement que cinq mois réels.
This would fit in the chronology of the tribulation time as it is elsewhere taught in the Scriptures.Hoc congruit cum chronologia temporis tribulationis, quemadmodum alibi in Scripturis explicatur.Cette durée s’accorde avec la chronologie du temps de la tribulation, telle qu’elle est exposée ailleurs dans l’Écriture.
The introduction of the time element is to show that the torment is not a passing experience of a few days but rather a plague that extends over a considerable period of time, making its affliction a fearful experience to contemplate.Tempus hic additur ad ostendendum tormentum non paucorum dierum esse experientiam transitoriam, sed plagam per spatium temporis non exiguum protensam, quae afflictio formidabilis est ad contemplandum.L’introduction de l’élément temporel sert ici à indiquer que ce tourment ne sera pas une brève expérience passagère de quelques jours, mais bien une plaie prolongée dans le temps, rendant cette affliction d’autant plus redoutable à envisager.
Undergoing such a strange and painful experience, it is natural that men would seek to die.Tanta insolitaque afflictione et dolore correpti, homines mortem quaerere naturale est.Subissant-ils une pareille épreuve, étrange et douloureuse, il est naturel que les hommes cherchent à mourir.
The prophecy indicates, however, that though they seek death, death shall flee from them.Prophetia tamen indicat, etsi mortem petant, eam ab eis fugituram esse.La prophétie indique cependant que, bien qu’ils recherchent la mort, celle-ci s’éloignera d’eux.
As is common in demonic affliction as recorded in the Gospels, those in the grip of demons are not free to exercise their own will and therefore are not free to take their own lives.Ut in evangeliis narratur in daemonum infestationibus, ii qui a daemonibus tenentur libere suam voluntatem exercere non possunt, neque sua sponte vitam terminare.Comme cela est fréquent dans les cas d’affliction démoniaque mentionnés dans les Évangiles, ceux qui sont sous l’emprise des démons n’ont plus la liberté d’exercer leur volonté, et donc ne peuvent disposer d’eux-mêmes.
Even the hope of death to deliver them from their present troubles is taken away from them in that dark hour.Etiam spes mortis quae eos ab praesentibus malis liberare posset, hoc tempore tenebroso eis subtrahitur.Même l’espoir que la mort pourrait les délivrer de leurs maux leur est retiré à cette heure sombre.
They are left to face their trial and affliction without any way of escape.Relinquuntur ad cruciatum et probationem tolerandam nullo effugii modo dato.Ils sont laissés seuls face à leur tourment, sans aucune issue.
(…)(…)(…)
The fact that they have power to hurt men five months is repeated in verse 10, as if to call special attention to the length of their torment.Quod quinque menses potestate laedendi homines praeditae sint, iteratur in versu decimo, quasi ad diuturnitatem cruciatus eorum peculiariter notandam.Le fait qu’elles ont le pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois est répété au verset 10, comme pour attirer spécialement l’attention sur la durée de leur tourment.

1966. G. B. Caird

  • George Bradford Caird (1917-1984), pasteur congrégationaliste anglais, théologien et professeur d'exégèse des Saintes Écritures à l'université d'Oxford.
  • G. B. Caird, A commentary on the Revelation of St. John the Divine. G. B. Caird, Senior Tutor of Mansfield College, Oxford (X+316 p.), New York, Harper et Row (“Harper's New Testament commentaries”), 1966 [réimpression: Peabody (Massachusetts), 1987], pp. 117-118.
anglais (1966)latin (2026)français (2026)
At the blowing of the fifth trumpet John sees an angel, whom he describes as a fallen star.Ad clangorem tubae quintae Ioannes angelum videt, quem stellam lapsam describit.Au son de la cinquième trompette, Jean voit un ange, qu’il décrit comme une étoile tombée.
There is all the difference in the world between this fallen angel, to whom was given the key to the shaft of the abyss, and the angel of XX. 1, whom John sees descending from heaven with the key of the abyss in his hand.Magna omnino differentia est inter hunc angelum lapsum, cui data est clavis putei abyssi, et angelum capitis XX. 1, quem Ioannes e caelo descendentem cum clave abyssi in manu sua videt.Il y a toute la différence du monde entre cet ange déchu, à qui fut donnée la clé du puits de l’abîme, et l’ange du chap. XX. 1, que Jean voit descendre du ciel avec la clé de l’abîme dans sa main.
The difference is not just that the one releases the destroyers and the other locks them up.Differentia non tantum in eo est quod alter perditores dimittit et alter eos includit.La différence ne tient pas seulement à ce que l’un libère les destructeurs et l’autre les enferme.
The one is an evil agent acting by divine permission—he was given (edothe) the key (see on VI. 1-8), the other a good agent voluntarily carrying out the beneficent purpose of God.Alter est minister malus divina permissione agens—illi data est (edothe) clavis (vide ad VI. 1-8), alter minister bonus voluntarie beneficum Dei consilium exsequens.L’un est un agent mauvais agissant par permission divine—la clé lui fut donnée (edothe) (voir VI. 1-8), l’autre un agent bon exécutant volontairement le dessein bienfaisant de Dieu.
It is not God’s gracious purpose that men or angels should disobey him, but he allows them to do so, knowing that he can use even their disobedience to further his own good designs.Non est benignum Dei propositum ut homines aut angeli ei inoboediant, sed eos ita agere sinit, sciens se etiam eorum inoboedientia ad propria bona consilia promovenda uti posse.Ce n’est pas le dessein bienveillant de Dieu que des hommes ou des anges lui désobéissent, mais il leur permet de le faire, sachant qu’il peut utiliser même leur désobéissance pour faire avancer ses propres desseins bons.
It is not God’s gracious purpose that the denizens of the abyss be let loose to ravage the earth, but he allows evil to be evil’s own destruction. Non est benignum Dei propositum ut incolae abyssi solvantur ad terram vastandam, sed permittit malum suam ipsius esse destructionem.Ce n’est pas le dessein bienveillant de Dieu que les habitants de l’abîme soient relâchés pour ravager la terre, mais il permet que le mal soit la destruction du mal lui-même.
We must not imagine, however, that John intends us to take either the fallen star or the abyss more literally than any of his other symbols.Ne tamen putemus Ioannem velle ut stellam lapsam aut abyssum magis ad litteram accipiamus quam cetera eius symbola.Nous ne devons cependant pas imaginer que Jean veuille que nous prenions l’étoile tombée ou l’abîme plus littéralement que ses autres symboles.
There is no place in his thinking for any precosmic fall of angels who can be blamed for subsequently corrupting the earth.Nullus est locus in eius cogitatione ulli lapsui angelorum praecosmico, quibus postea terrae corruptio imputari possit.Il n’y a aucune place dans sa pensée pour une quelconque chute pré-cosmique des anges que l’on pourrait accuser d’avoir ensuite corrompu la terre.
He believes as firmly as any other New Testament writer that evil has its origin in human sin.Tam firme quam quisquam alius Novi Testamenti scriptor credit malum originem habere in peccato humano.Il croit aussi fermement que tout autre auteur du Nouveau Testament que le mal a son origine dans le péché humain.
We have already seen (I. 20) that the angels of the churches are to be understood as the heavenly counterparts of the earthly communities, and that their status before God is determined by the record of the churches they represent.Iam vidimus (I. 20) angelos ecclesiarum intellegendos esse tamquam caelestes imagines communitatum terrestrium, eorumque statum coram Deo definiri ex testimonio ecclesiarum quas repraesentant.Nous avons déjà vu (I. 20) que les anges des Églises doivent être compris comme les contreparties célestes des communautés terrestres, et que leur statut devant Dieu est déterminé par l’état des Églises qu’ils représentent.
Having given us this explicit clue at the outset, John expects us to be able to apply it again without reminder.Hoc indicio explicito ab initio dato, Ioannes exspectat ut id sine nova admonitione iterum applicare possimus.Ayant donné dès le début cet indice explicite, Jean s’attend à ce que nous soyons capables de l’appliquer de nouveau sans qu’il soit besoin de nous le rappeler.
It was the generally accepted view of his time, among Jews and Christians alike, that earthly institutions had their representative angels, as witness Paul’s frequent mention of the principalities and powers which presided over the political, social, and religious institutions of the Roman empire.Sententia eius temporis vulgo recepta, apud Iudaeos et Christianos pariter, erat instituta terrestria angelos suos repraesentativos habere, sicut testatur frequens Pauli mentio principatuum et potestatum quae institutis politicis, socialibus atque religiosis imperii Romani praeerant.Il était généralement admis à son époque, chez les Juifs comme chez les chrétiens, que les institutions terrestres avaient leurs anges représentatifs, comme en témoigne la mention fréquente par Paul des principautés et des puissances qui présidaient aux institutions politiques, sociales et religieuses de l’empire romain.
A fallen angel represents some aspect of the corporate life of men which is in open revolt against the purpose of God. Unus angelus lapsus repraesentat aliquem aspectum vitae communis hominum qui aperte contra Dei propositum rebellat.Un ange déchu représente un aspect de la vie collective des hommes qui est en révolte ouverte contre le dessein de Dieu.
To understand the abyss we must revert to the creation myth in which we have already found the origin of the heavenly sea of glass (iv. 6).Ut abyssum intellegamus, ad mythum creationis reverti debemus, in quo iam originem maris vitrei caelestis invenimus (iv. 6).Pour comprendre l’abîme, nous devons revenir au mythe de la création dans lequel nous avons déjà trouvé l’origine de la mer céleste de verre (iv. 6).
According to the mythical view of creation, God subdued the ocean monster of chaos (Tiamat or Leviathan or Rahab), and out of the two halves of its body made heaven and earth.Secundum mythicam creationis conceptionem, Deus monstrum oceani chaos domuit (Tiamat sive Leviathan sive Rahab), atque ex duabus partibus corporis eius caelum et terram fecit.Selon la conception mythique de la création, Dieu dompta le monstre marin du chaos (Tiamat ou Léviathan ou Rahab), et des deux moitiés de son corps fit le ciel et la terre.
In Genesis 1 this myth survives in the division of the waters above the firmament from the waters under the earth, and in the word Tehom (the Deep), which in the Septuagint is translated by the Greek word abyssos.In Genesi 1 hic mythus superest in divisione aquarum supra firmamentum ab aquis sub terra, atque in vocabulo Tehom (id est Profundum), quod in Septuaginta verbo Graeco abyssos redditur.Dans Genèse 1, ce mythe subsiste dans la séparation des eaux au-dessus du firmament d’avec les eaux sous la terre, et dans le mot Tehom (le Profond), qui, dans la Septante, est traduit par le mot grec abyssos.
No doubt the ancients really believed in a three-storey universe, but this is not quite the same thing as saying that they took it literally.Haud dubie antiqui vere credebant in universo tripartito, sed hoc non idem est ac dicere eos id ad litteram accepisse.Sans doute les anciens croyaient-ils réellement en un univers à trois étages, mais ce n’est pas exactement la même chose que de dire qu’ils le prenaient littéralement.
They believed in it for theological rather than geographical reasons.In eo credebant rationibus theologicis potius quam geographicis.Ils y croyaient pour des raisons théologiques plutôt que géographiques.
They recognized that within God’s ordered universe there were elements still recalcitrant to his will, and in their world view the heavenly sea above and the abyss beneath symbolized all that had so far escaped the control of the divine sovereignty, a reservoir of evil from which human wickedness received constant reinforcing supplies.Agnoscebant intra universum a Deo ordinatum elementa adhuc voluntati eius repugnantia exsistere, atque in eorum visione mundi mare caeleste superius et abyssus inferior significabant omnia quae adhuc e potestate divinae maiestatis effugerant, quasi receptaculum mali ex quo humana nequitia continuas accessiones accipiebat.Ils reconnaissaient qu’au sein de l’univers ordonné par Dieu subsistaient des éléments encore récalcitrants à sa volonté, et, dans leur vision du monde, la mer céleste au-dessus et l’abîme en dessous symbolisaient tout ce qui avait jusqu’alors échappé au contrôle de la souveraineté divine, un réservoir de mal d’où la méchanceté humaine recevait sans cesse de nouveaux renforts.
This does not mean that they put the blame for moral evil on impersonal forces beyond the determining influence and responsibility of man.Hoc non significat eos culpam mali moralis in vires impersonales ultra determinatam hominis auctoritatem et responsabilitatem transtulisse.Cela ne signifie pas qu’ils aient imputé la responsabilité du mal moral à des forces impersonnelles situées au-delà de l’influence déterminante et de la responsabilité de l’homme.
The infernal reservoir was fed from the springs of human vice.Receptaculum infernale ex fontibus vitiorum humanorum alebatur.Le réservoir infernal était alimenté par les sources du vice humain.
It was the collective bad conscience of the race, from which came the haunting and avenging furies.Erat conscientia mala collectiva generis humani, ex qua furores inquietantes et ultores procedebant.C’était la mauvaise conscience collective de la race humaine, d’où surgissaient les furies obsédantes et vengeresses.
One theory about the origin of the demons who inhabited the abyss was that they were the offspring of the illicit union between angels and women (1 Enoch VI. ff.; cf. Gen. VI. 1-13); but this was itself only a symptom of the general moral corruption of mankind.Una sententia de origine daemonum qui abyssum incolebant erat eos ex illicita coniunctione angelorum et mulierum ortos esse (1 Enoch VI. ff.; cf. Gen. VI. 1-13); sed hoc ipsum tantum erat signum generalis corruptionis moralis humani generis.Une théorie sur l’origine des démons qui habitaient l’abîme voulait qu’ils fussent issus de l’union illicite entre des anges et des femmes (1 Enoch VI. ff.; cf. Gen. VI. 1-13) ; mais cela même n’était qu’un symptôme de la corruption morale générale de l’humanité.
Another theory was that demons were the product of human idolatry; by worshipping that which is not God men set loose into the world demonic forces which corrupted the whole of life (Wis. XIX. 12 ff.).Alia sententia erat daemones ex idololatria humana ortos esse; dum adorant quod Deus non est, homines in mundum vires daemoniacas dimittebant quae totam vitam corrumpebant (Sap. XIX. 12 ff.).Une autre théorie était que les démons étaient le produit de l’idolâtrie humaine ; en adorant ce qui n’est pas Dieu, les hommes déchaînaient dans le monde des forces démoniaques qui corrompaient l’ensemble de la vie (Sag. XIX. 12 ff.).
In I Enoch XCIII. 4 f. evil is expressly attributed to human origins.In I Enoch XCIII. 4 sqq. malum expresse originibus humanis attribuitur.Dans I Enoch XCIII. 4 sqq., le mal est expressément attribué à des origines humaines.
Both sides of the problem of evil are put in Wisdom I. 13-16 and II. 23-24; God did not make death, which entered the world through the spite of the devil, but only because ungodly men by word and deed summoned death to themselves.Utraque pars quaestionis de malo proponitur in Sapientia I. 13-16 et II. 23-24; Deus mortem non fecit, quae in mundum per invidiam diaboli intravit, sed impii homines verbo et opere mortem sibi ipsis advocaverunt.Les deux aspects du problème du mal sont exposés dans Sagesse I. 13-16 et II. 23-24 ; Dieu n’a pas fait la mort, qui est entrée dans le monde par la jalousie du diable, mais ce sont les impies qui, par leurs paroles et leurs actes, ont attiré la mort sur eux-mêmes.
‘The abyss, then, represents the cumulative power and virulence of evil, to which all men contribute, and by which all men, whether they choose or not, are affected.‘Abyssus igitur repraesentat cumulativam vim et virulentiam mali, cui omnes homines conferunt et a qua omnes, sive velint sive nolint, afficiuntur.« L’abîme représente donc la puissance cumulative et la virulence du mal, à laquelle tous les hommes contribuent et par laquelle tous les hommes, qu’ils le veuillent ou non, sont affectés. »
Out of the pit John sees emerge a swarm of locusts, a further reminder of the plagues of Egypt.Ex puteo Ioannes videt emergere turbam locustarum, novum monumentum plagarum Aegypti.Du puits, Jean voit surgir une nuée de sauterelles, nouveau rappel des plaies d’Égypte.
His description owes a great deal to the first two chapters of Joel, in which the prophet depicts a plague of locusts as if they were an invading army of the Lord, sent out to punish the sins of God’s people and to summon them to repentance.Descriptio eius plurimum debet primis duobus capitibus Ioelis, in quibus propheta plagam locustarum depingit quasi exercitum Domini invadentem, missum ad peccata populi Dei punienda eosque ad paenitentiam vocandos.Sa description doit beaucoup aux deux premiers chapitres de Joël, où le prophète dépeint une plaie de sauterelles comme si elles étaient une armée envahissante du Seigneur, envoyée pour punir les péchés du peuple de Dieu et l’appeler à la repentance.
There is an element of realism too in the picture: the first appearance of a locust swarm above the horizon does look like a billowing cloud of smoke and can be dense enough to darken the sun; at one stage in their development locusts have a remarkable resemblance to horses equipped for battle, as Joel had already noticed; and their antennae bear comparison with waving hair.Adest etiam elementum realismi in imagine: prima species turbae locustarum supra horizontem similis est nubis fumi volventis atque tam densa esse potest ut solem obscuraret; quodam in gradu progressionis suae locustae miram similitudinem cum equis ad proelium instructis habent, ut iam Ioel animadvertit; antennae quoque earum crinibus fluctuantibus comparari possunt.Il y a aussi un élément de réalisme dans l’image : la première apparition d’un essaim de sauterelles au-dessus de l’horizon ressemble à un nuage de fumée tourbillonnant et peut être assez dense pour obscurcir le soleil ; à un certain stade de leur développement, les sauterelles présentent une ressemblance frappante avec des chevaux équipés pour la bataille, comme Joël l’avait déjà remarqué ; et leurs antennes peuvent être comparées à des chevelures ondoyantes.
Nevertheless, this is no natural plague like the first four.Tamen haec non est plaga naturalis sicut quattuor primae.Cependant, il ne s’agit pas ici d’une plaie naturelle comme les quatre premières.
These are demonic locusts; instead of injuring grass and plants they are to injure men, they are armed with a scorpion’s sting, and, unlike the natural locusts, they have a king (cf. Prov. XXX. 27).Hae sunt locustae daemonicae; pro herbis et plantis laedendis homines laedunt, aculeo scorpionis armatae sunt, et, dissimiles locustis naturalibus, regem habent (cf. Prov. XXX. 27).Ce sont des sauterelles démoniaques ; au lieu de s’en prendre à l’herbe et aux plantes, elles s’en prennent aux hommes, elles sont armées d’un aiguillon de scorpion et, contrairement aux sauterelles naturelles, elles ont un roi (cf. Prov. XXX. 27).
It is the more noteworthy that they are said to have human faces.Quo magis notandum est eas vultus humanos habere dici.Il est d’autant plus remarquable qu’il est dit qu’elles ont des visages humains.
Evil may take many sinister forms and ramify far beyond the immediate implications of individual sin; but in the last analysis it has a human face, for it is caused by the rebellion of human wills against the will of God.Malum multas formas sinistras assumere potest atque longe ultra immediatas implicationes peccati individualis diffundi; sed in ultima ratione vultum humanum habet, quia a rebellionibus voluntatum humanarum contra voluntatem Dei oritur.Le mal peut revêtir de nombreuses formes sinistres et se ramifier bien au-delà des conséquences immédiates du péché individuel ; mais en dernière analyse, il a un visage humain, car il est causé par la rébellion des volontés humaines contre la volonté de Dieu.
Human wrong-doing returns with demonic venom to torment either its perpetrator or his associates or descendants.Iniuria humana cum veneno daemonico redit ad torquendum sive ipsum auctorem sive socios aut posteros eius.Le mal commis par l’homme revient avec un venin démoniaque pour tourmenter soit son auteur, soit ses associés, soit ses descendants.
But the main point that John wishes to make is that this process of retribution is controlled and limited by God.Sed praecipuum quod Ioannes ostendere vult est hunc retributionis processum a Deo regi atque limitari.Mais le point principal que Jean veut faire ressortir est que ce processus de rétribution est contrôlé et limité par Dieu.
The angel may open the shaft of the abyss only because he is given the key.Angelus puteum abyssi aperire potest tantum quia clavis ei datur.L’ange ne peut ouvrir le puits de l’abîme que parce que la clé lui est donnée.
The locusts torment men for five months only, and then only because they are allowed.Locustae homines quinque tantum menses torquent, et id solum quia permittuntur.Les sauterelles ne tourmentent les hommes que pendant cinq mois, et encore seulement parce qu’il leur est permis de le faire.
Just as the natural plagues were limited in scope to one third, so this plague is limited in time.Sicut plagae naturales ad tertiam partem restringebantur, ita haec plaga tempore limitatur.De même que les plaies naturelles étaient limitées au tiers, de même cette plaie est limitée dans le temps.
Evil is in its nature self-destructive; but God in his mercy limits its effects in order that men may see in their suffering a trumpet blast of heaven calling them to repentance.Malum natura sua ipsum se destruit; sed Deus misericordia sua effectus eius limitat, ut homines in suis passionibus quasi clangorem tubae caelestis ad paenitentiam vocantis agnoscant.Le mal est par nature autodestructeur ; mais Dieu, dans sa miséricorde, en limite les effets afin que les hommes puissent reconnaître dans leurs souffrances comme un son de trompette céleste les appelant à la repentance.
The angel of the abyss, who is said to be king over the demon locusts, is probably the same as the angel who was allowed to unlock the pit from which they came.Angelus abyssi, qui rex super locustas daemonicas dicitur, fortasse idem est ac angelus cui permissum est aperire puteum unde prodierunt.L’ange de l’abîme, qui est dit roi des sauterelles démoniaques, est probablement le même que l’ange à qui il fut permis d’ouvrir le puits d’où elles sont sorties.
He is called by two names, each meaning the Destroyer.Duobus nominibus appellatur, quorum utrumque significat Perditorem.Il est appelé par deux noms, dont chacun signifie le Destructeur.
Abaddon occurs six times in the Old Testament as a synonym for Sheol or Hades, the universal graveyard, the land of death, darkness, silence, and oblivion, the destroyer of life and hope.Abaddon sexies in Vetere Testamento occurrit ut synonyma Sheol sive Hades, communis sepulcri, terrae mortis, tenebrarum, silentii atque oblivionis, vitae speique perditoris.Abaddon apparaît six fois dans l’Ancien Testament comme synonyme de Shéol ou d’Hadès, le cimetière universel, le pays de la mort, des ténèbres, du silence et de l’oubli, le destructeur de la vie et de l’espérance.
John has personified Abaddon, just as earlier he personified Death and Hades; and the three are all variations on a single theme.Ioannes Abaddon personificavit, sicut antea Mortem et Hadem personificaverat; et hi tres omnes variationes unius themae sunt.Jean a personnifié Abaddon, tout comme auparavant il avait personnifié la Mort et l’Hadès ; et tous trois sont des variations d’un même thème.
Apollyon occurs nowhere else as a proper name.Apollyon nusquam alibi ut nomen proprium occurrit.Apollyon n’apparaît nulle part ailleurs comme nom propre.
A possible explanation is that John intended a sidelong attack on the god Apollo, and indirectly on the emperor Domitian, who liked to be regarded as Apollo incarnate (cf. Aeschylus, Agam. 1082, where the name Apollo is derived from the verb apolluein, to destroy).Possibile est Ioannem obliquam quandam oppugnationem intendisse adversus deum Apollinem atque indirecte adversus imperatorem Domitianum, qui se Apollinem incarnatum haberi volebat (cf. Aeschylus, Agam. 1082, ubi nomen Apollo a verbo apolluein, perdere, deducitur).Il est possible que Jean ait voulu viser obliquement le dieu Apollon et, indirectement, l’empereur Domitien, qui aimait être considéré comme Apollon incarné (cf. Eschyle, Agam. 1082, où le nom Apollon est dérivé du verbe apolluein, détruire).
But whatever be the origin of its Greek form, the purpose of the double name is to ensure that the reader, whether he knows any Hebrew or not, will understand what John is talking about when he later speaks of ‘the destroyers of the earth’ (XI. 18).Sed qualiscumque sit origo formae Graecae, duplex nomen eo consilio adhibetur ut lector, sive Hebraice sciat sive non, intellegat quid Ioannes dicat cum postea de ‘perditoribus terrae’ loquitur (XI. 18).Mais quelle que soit l’origine de sa forme grecque, le double nom a pour but d’assurer que le lecteur, qu’il connaisse ou non l’hébreu, comprenne ce dont Jean parle lorsqu’il évoque plus tard « les destructeurs de la terre » (XI. 18).

1966. Jacques Lévitan

  • Jacques Henri Lévitan (1927-2007), né et mort à Paris, écrivain juif français mal documenté, auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la littérature biblique prophétique.
  • Jacques Lévitan, Une conception juive de l'Apocalypse, à travers les concordances bibliques, Paris, Debresse, 1966, pp. 141-142 (verset 9,4), 142-143 (verset 9,5) et 145-146 (verset 9,10).
français (1966)latin (2025)anglais (2025)
On leur recommanda d’épargner les prairies, toute verdure et tout arbre (Apoc. 9/4) (cf. 7/1).Praeceptum est eis ne laederent prata, omnem viriditatem atque omnem arborem (Apoc. 9,4) (cf. 7,1).They were instructed not to harm the meadows, any green thing, or any tree (Rev. 9:4) (cf. 7:1).
Alors que les sauterelles dévorent principalement les herbages et se montrent inoffensives vis-à-vis des humains, les scorpions eux, dont la piqûre est le plus souvent mortelle, n’hésitent pas à s’attaquer aux hommes.Cum locustae maxime herbas depascantur atque erga homines innoxiae videantur, scorpiones vero, quorum aculeus plerumque letalis est, ad homines aggrediendos non dubitant.Whereas locusts chiefly consume herbage and appear harmless toward humans, scorpions—whose sting is most often deadly—do not hesitate to attack men.
Cependant ces sauterelles étaient de chair, en Égypte, pour châtier Pharaon et son peuple, mais dans l’avenir, elles seront représentées par des engins volants, venus pour tout détruire sur leur passage, et particulièrement la vie humaine.Attamen illae locustae in Aegypto verae et carnales fuerunt ad puniendum Pharaonem populumque eius; at in posterum earum imaginem exhibebunt machinamenta volatilia, ad omnia in itinere delenda, praesertim vitam humanam.Yet those locusts in Egypt were real, of flesh, to chastise Pharaoh and his people; but in the future they will be represented by flying engines, come to destroy everything in their path—especially human life.
(…)(…)(…)
On leur donna non point de les tuer, mais de les tourmenter durant cinq mois. La douleur qu’elles provoquent ressemble à celle d’une piqûre de scorpion (Apoc. 9/5) (cf. 9/10).Datum est eis non ut occiderent, sed ut cruciarent mensibus quinque. Et dolor quem inferunt similis est aculeo scorpionis (Apoc. 9,5) (cf. 9,10).It was given to them not to kill, but to torment for five months. Their torment is like the torment of a scorpion when it stings a man (Rev. 9:5) (cf. 9:10).
Les restes d’Israël seront grappillés jusqu’au bout comme une vigne: passe et repasse ta main (ennemi d’Israël, qui à l’égal du scorpion sème la mort, par-ci par-là) et comme le vendangeur fouille les sarments… (Jér. 6/9) (cf. Is. 24/13 et 17/5).Reliquiae Israel decerpentur ad extremum quasi in vinea: transi, revertere manum tuam (hostis Israelis, qui instar scorpionis mortem passim serit) sicut vindemiator perlegit palmites… (Ier. 6,9) (cf. Is. 24,13 et 17,5).The remnant of Israel shall be gleaned thoroughly as a vine: pass and repass your hand (enemy of Israel, who like the scorpion sows death here and there) as the grape-gatherer searches the branches … (Jer. 6:9) (cf. Isa. 24:13 and 17:5).
(…)(…)(…)
Elles avaient des queues semblables à des scorpions, et des aiguillons, et dans leurs queues (résidait) leur pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois… (Apoc. 9/10) (cf. 1 Sam. 17/40… 5 pierres).Caudas habebant similes scorpionibus et aculeos; et in caudis earum potestas earum nocendi hominibus mensibus quinque… (Apoc. 9,10) (cf. 1 Reg. 17,40… quinque lapides).They had tails like scorpions, and stings, and in their tails was their power to hurt men for five months… (Rev. 9:10) (cf. 1 Sam. 17:40 … five stones).
En ce jour-là, le Seigneur rasera avec un rasoir loué dans les régions d’au-delà du Fleuve (l’Euphrate) , par l’entremise du roi d’Assyrie, la tête (“ce sont les anciens et les notables. Is. 9/14”) et la queue (“qui sont les prophètes et Israël enseignant le mensonge”. Is. 9/14) (Is. 7/20 et 9/13).In die illa radet Dominus novacula conducta e regionibus trans Flumen (Euphraten) per regem Assyriae, caput (“id sunt senes ac nobiles, Is. 9,14”) et caudam (“qui sunt prophetae et Israel mendacium docentes, Is. 9,14”) (Is. 7,20 et 9,13).In that day the Lord will shave with a hired razor from beyond the River (the Euphrates) by means of the king of Assyria—the head (“these are the elders and the notable men,” Isa. 9:14) and the tail (“which are the prophets and Israel teaching falsehood,” Isa. 9:14) (Isa. 7:20 and 9:13).
(Ainsi) parce que vous êtes plus agités que les nations (Israël), j’accomplirai au milieu de vous des jugements aux yeux des nations qui vous entourent (Ezé. 5/8).(Ita) quia inquietiores estis quam gentes (Israel), faciam in medio vestri iudicia coram gentibus quae in circuitu vestro sunt (Ezech. 5,8).(Thus) because you are more turbulent than the nations (Israel), I will execute judgments in your midst in the sight of the nations around you (Ezek. 5:8).

1968. Simon Segal

  • Simon Segal (1898-1969) peintre figuratif juif russe installé en France en 1925 et naturalisé en 1949, auteur notamment d'une série de 16 lithographies illustrant l'Apocalypse de Jean à l'intention d'une de ses éditions par Les Bibliophiles de France.
  • Simon Segal, L'Apocalypse selon saint Jean. Lithographies originales de Simon Segal (32 cm, 135 p.), Paris, Les Bibliophiles de France, 1969.

1968. Ethen Allen Lowmaster

  • Ethen Allen Lowmaster (1887-1968), pasteur états-unien d'une mouvance locale indéterminée, baptiste ou évangélique indépendant mais clairement fondamentaliste, né et mort en Pennsylvanie dans le Jefferson County, personnage typique des Églises rurales du Middle West et de Pennsylvanie. Son prénom d'usage était Al et on le voit qualifié tantôt Pastor, tantôt Evangelist, tantôt Bible Teacher. Il ne ne doutait pas que l'Antéchrist, autrement dit la bête à deux cornes de l'Apocalypse, était Mustafa Kémal Atatürk (1881-1938), premier président de la Turquie, et son premier successeur Mustafa İsmet İnönü (1884-1973) — pourtant écarté du pouvoir dès 1965. C'est ce qu'on appelle la Turkish Antichrist Theory, qui connut une petite vogue entre 1925 et 1950, et dont il est ici un représentant tardif, dans cette publication apparemment toute locale et vraisemblablement posthume, sans doute à l'initiative de sa famille ou de ses ouailles. Pour autant, ce cadre général ne lui suggère aucune hypothèse spéciale relativement à nos sauterelles, ces montres infernaux qui frapperont bientôt pendant cinq mois tous ceux qui n'auront pas été ravis avant cela auprès du Seigneur.
  • Ethen Allen Lowmaster, Apocalypse, or Revelation of Jesus Christ the Bridegroom and His Bride. By Rev. E. A. Lowmaster (373 p.), sans mention de lieu ni d'éditeur, 1968, pp. 150-152.
anglais (1968)latin (2025)français (2025)
Let us now consider the first woe, Tribulation Locusts.Consideremus nunc primum vae, Locustas Tribulationis.Considérons maintenant le premier malheur, les sauterelles de la Tribulation.
The fifth angel sounds. The first thing that is seen is a fallen star.Quintus angelus tuba canit. Primum quod videtur est stella lapsa.Le cinquième ange sonne. La première chose que l’on voit est une étoile tombée.
This star is not a meteor like that under the fourth trumpet, and the context indicates that it is not.Haec stella non est meteorum instar, sicut sub quarta tuba; et contextus ostendit non esse.Cette étoile n’est pas un météore comme sous la quatrième trompette, et le contexte montre que ce n’est pas le cas.
It has intelligence. It is called a he, “him.” To him is given a key. He takes it. He knows what to do with it. How to use it.Intelligentiam habet. Masculino genere appellatur “ille.” Ei datur clavis. Illam accipit. Scit quid ea agendum sit, quomodo ea uti debeat.Elle possède une intelligence. On l’appelle au masculin, “lui.” Une clef lui est donnée. Il la prend. Il sait ce qu’il doit en faire, et comment l’utiliser.
This star is further described as one fallen from heaven.Haec stella amplius describitur ut quae e caelo lapsa sit.Cette étoile est en outre décrite comme étant tombée du ciel.
We know of such celestial, spiritual stars. Job 38:4–7 calls the angels who sang and shouted for joy at the completion of the first creation “stars” and yet “angels” in the same sentence.Tales stellas caelestes et spirituales novimus. Iob 38,4–7 angelos, qui laudes decantabant ad primam creationem perfectam, “stellas” appellat, eosdem tamen “angelos” eodem versu.Nous connaissons de telles étoiles célestes et spirituelles. Job 38,4–7 appelle “étoiles” les anges qui chantèrent de joie lors de l’achèvement de la première création, et les nomme pourtant “anges” dans la même phrase.
We know also there are “angels which kept not their first estate” (Jude 6), but who are “the angels that sinned” and God spared not (II Pet. 2:4).Novimus etiam “angelos qui principatum suum non custodierunt” (Iud. 6), qui sunt “angeli peccantes” quos Deus non pepercit (2 Pet. 2,4).Nous savons aussi qu’il existe des “anges qui n’ont pas gardé leur principauté” (Jude 6), qui sont les “anges qui ont péché” et que Dieu n’a pas épargnés (2 Pi. 2,4).
From Eph. 6:12 and Col. 2:15 we learn there are varying ranks among these fallen ones.Ex Eph. 6,12 et Col. 2,15 discimus inter istos lapsos varios esse ordines.D’Éph. 6,12 et Col. 2,15 nous apprenons qu’il existe divers rangs parmi ces déchus.
That there is a chief of them all, whom Rev. 12:9 expressly names as “the great dragon, that old serpent, called the Devil and Satan.”Et super omnes unum principem esse, quem Apoc. 12,9 nominat expresse: “draconem magnum, serpentem antiquum, qui vocatur Diabolus et Satanas.”Qu’il en est un chef au-dessus de tous, que Apoc. 12,9 nomme expressément “le grand dragon, le serpent ancien, appelé le Diable et Satan.”
He, then, is the great “fallen star” here meant.Ipse igitur est magna illa “stella lapsa” quae hic intelligitur.C’est donc lui la grande “étoile tombée” dont il est ici question.
Because of the wickedness of the world, because people prefer his service to the service of God, at the time of the end God permits him full, unhindered, control.Propter nequitiam mundi, quia homines illi servire malunt quam Deo, tempore finis Deus ei plenam et inpedito carentem potestatem permittit.À cause de la perversité du monde, parce que les hommes préfèrent son service à celui de Dieu, au temps de la fin Dieu lui permet un pouvoir total et sans entrave.
Straightway he unlocks a door to the “abyss” to the horrible prison of hell.Statim aperit ianuam “abyssi”, horribilis carceris inferni.Aussitôt il ouvre une porte vers “l’abîme”, la prison terrible de l’enfer.
How unlike the door that first swung open in Rev. 4:1 before the coming of a single woe to the Age-end.Quantum dissimilis est ianuae quae in Apoc. 4,1 primum aperta est, antequam ullum vae saeculi finis adveniret!Que cette porte diffère de celle qui s’ouvrit d’abord en Apoc. 4,1, avant l’arrivée du moindre malheur de la fin des temps !
That door opened into Heaven and there was a taking through it the holiest of the earth to escape all.Illa ianua in caelum aperta est, et per eam sanctissimi terrae ad omnia fugienda assumpti sunt.Cette porte s’ouvrit sur le ciel, et par elle les plus saints de la terre furent pris pour échapper à tout.
This door is in the opposite direction.Haec autem ianua in partem contrariam patet.Mais cette porte-ci s’ouvre dans la direction opposée.
It is to the abyss and the bottomless pit lets loose myriads of locusts behind a smoke screen.Ad abyssum pertinet, et puteus infundibuliformis innumeras locustas post velamen fumi emittit.Elle mène à l’abîme, et le puits sans fond lâche des myriades de sauterelles derrière un écran de fumée.
The smoke clears away at length and we note:Fumo tandem dissoluto, animadvertimus:Lorsque la fumée se dissipe enfin, nous remarquons :
1. Their form. They are particularly described, infernal cherubim, the very opposites of the Living Creatures of Heaven. Their general appearance is like the horse made ready for battle, but they have faces like men; on their heads crowns “like” gold, and their hair is as “the hair of women” and yet have teeth like lions.1. Formam eorum: accurate describuntur quasi cherubim infernales, contraria ipsa Animalibus Vivis caeli. Forma generalis est equi ad proelium parati; vultus tamen humanus, in capitibus coronae “sicut” aurum; capilli “sicut” mulierum; dentes velut leonum.1. Leur forme : ils sont décrits précisément comme des chérubins infernaux, contraires aux Vivants célestes. Leur aspect général est celui d’un cheval prêt au combat ; mais ils ont des visages humains ; sur leurs têtes des couronnes “comme” d’or ; leurs cheveux sont “comme” ceux des femmes ; et ils ont des dents de lions.
Clearly then these are not locusts such as the earth has ever seen. They have breastplates of iron and the sound of their wings is as the sound of the “chariots of many horses running to battle.”Haud dubie non sunt locustae quas terra umquam viderit. Loricas ferreas habent, et sonus alarum est velut sonus “curruum multorum equorum currentium ad bellum.”Ce ne sont assurément pas des sauterelles que la terre ait jamais vues. Elles ont des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes est comme celui des “chars de nombreux chevaux courant au combat.”
2. They have intelligence. Commands are addressed to them; they know to obey. They know how to recognize the seal of God that they touch not one of the 144,000 Israelites sealed therewith.2. Intelligentiam habent: mandata ad eos diriguntur et sciunt obedire; norunt discernere sigillum Dei, ut ne quemquam ex 144 000 Israelitis sigillo obsignatis tangant.2. Elles ont de l’intelligence : on leur adresse des ordres, et elles savent obéir ; elles savent reconnaître le sceau de Dieu pour ne toucher aucun des 144 000 Israélites scellés.
3. They have a king. Earth locusts have no king (Prov. 30:27). He has a descriptive name, given in two languages. The Hebrew name is Abaddon. In Greek it is Apollyon indicating that this woe will be visited upon both Jew and Gentile.3. Regem habent. Locustae terrestres regem non habent (Prov. 30,27). Hic nomen habet descriptivum in duabus linguis: Hebraice Abaddon, Graece Apollyon, quod indicat hoc vae et Iudaeos et Gentes percussurum.3. Elles ont un roi. Les sauterelles terrestres n’ont pas de roi (Prov. 30,27). Il a un nom descriptif en deux langues : en hébreu Abaddon, en grec Apollyon, ce qui indique que ce malheur frappera Juifs et Gentils.
4. Their duration is twice stated by the Holy Spirit as five months. The time is especially marked. No single generation of earthly locusts ever lasts so long. For five months, then, is…4. Duratio eorum bis a Spiritu Sancto exprimitur: quinque menses. Tempus specialiter notatur. Nulla generatio locustarum terrestrium tamdiu durat. Per quinque igitur menses est…4. Leur durée est déclarée deux fois par l’Esprit Saint : cinq mois. Le temps est spécialement indiqué. Aucune génération de sauterelles terrestres ne dure aussi longtemps. Pendant cinq mois donc se produit…
5. Their devastation. They have scorpion-like stings, the intensest that any animal can inflict upon the human body. Their hurt is long and severe. Their terror so horrifying that “in those days”, that is, in that five months, “shall men seek death, and shall find it not; and shall desire to die, and death shall flee from them.”5. Eorum vastatio. Aculeos habent instar scorpionum, intensissimos quos ullum animal corpori humano inferre potest. Vulnus eorum grave diuturnumque est. Terror tam formidolosus ut “in diebus illis”, id est quinque mensibus, “quaerent homines mortem nec invenient; desiderabunt mori, et fugit mors ab eis.”5. Leur dévastation. Elles ont des aiguillons comme des scorpions, les plus intenses que quelque animal puisse infliger au corps humain. Leur blessure est longue et sévère. Leur terreur si effroyable que “en ces jours-là”, c’est-à-dire pendant ces cinq mois, “les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux.”
Oh the literality of these eternal facts now unseen.O, quam vere ac literaliter haec aeterna, nunc invisibilia, sunt!Oh, combien littéraux sont ces faits éternels encore invisibles !
Tomorrow these woes shall fill the streets of our city and the country lanes.Cras haec mala vias urbis nostrae et rura complerent.Demain, ces malheurs rempliront les rues de notre ville et les chemins de nos campagnes.
There will be no escape except for the Bride of Christ by translation who is taken first, and twelve-months later a translation of those who at once fall to washing their robes to make themselves ready for the Bridal-Supper as guests.Nulla erit fuga nisi Sponsae Christi per translationem primam rapiendae, et post duodecim menses translationi eorum qui statim lavant stolas suas ad cenam Nuptialem ut hospites se praeparent.Il n’y aura d’échappatoire que pour l’Épouse du Christ enlevée la première, et douze mois plus tard pour ceux qui aussitôt lavent leurs robes afin de se préparer comme invités au Repas des Noces.
In which will you be, if either?In quo eris, si in aliquo?Dans lequel seras-tu, si tu es dans l’un des deux ?
“Today is the day of salvation, harden not your hearts.” I beseech you as an ambassador sent before the storm of His wrath.“Hodie dies salutis est; nolite obdurare corda vestra.” Obtestor vos tamquam legatus ante procellam irae eius missus.“Aujourd’hui est le jour du salut, n’endurcissez pas vos cœurs.” Je vous conjure comme un ambassadeur envoyé avant la tempête de sa colère.

1969. Wilfrid J. Harrington

  • Wilfrid John Harrington (1927-2025), prêtre et religieux dominicain irlandais, professeur d'Écriture sainte dans différents établissements de Dublin, auteur de commentaires sur divers écrits du Nouveau Testament.
  • Wilfrid J. Harrington, Understanding the Apocalypse. Wilfrid J. Harrington, O.P. (278 p.), Washington (District de Columbia) et Cleveland (Ohio), Corpus Book, 1969, pp. 140-142.
anglais (1969)latin (2026)français (2026)
9: 1f. The ‘fallen star’ is a fallen angel; he is probably the angel of 9: 11. Cf. Lk. 10: 18—‘I saw Satan fall like lightning from heaven’.9,1-2. ‘Stella cadens’ est angelus lapsus; fortasse idem est ac angelus 9,11. Cf. Lc 10,18—« Vidi Satanam sicut fulgur de caelo cadentem ».9,1-2. La « étoile tombée » est un ange déchu ; il est probablement l’ange de 9,11. Cf. Lc 10,18 — « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair ».
The ‘bottomless pit’ (abyss) is, in Ap., the provisional place of punishment for Satan and fallen angels (cf. 9:1f.,11; 11:7; 17:8; 20:1,3).‘Abyssus’ est, in Ap., locus poenae provisoriae Satanae et angelorum lapsorum (cf. 9,1s.11; 11,7; 17,8; 20,1.3).L’« abîme » est, dans l’Ap., le lieu provisoire de châtiment pour Satan et les anges déchus (cf. 9,1s.11 ; 11,7 ; 17,8 ; 20,1.3).
Cf. Lk. 8:31—‘And they [many demons] begged him not to command them to depart into the abyss’.Cf. Lc 8,31—« Rogabant eum ne imperaret illis ut in abyssum irent ».Cf. Lc 8,31 — « Ils le suppliaient de ne pas leur ordonner d’aller dans l’abîme ».
John pictures the abyss as entered by a shaft whose mouth is kept under lock and key; the angel is permitted to unlock it.Ioannes abyssum describit quasi per puteum ingrediendam cuius os sub sera et clave custoditur; angelo conceditur ut eam aperiat.Jean représente l’abîme comme accessible par un puits dont l’ouverture est gardée sous serrure et clé ; l’ange est autorisé à l’ouvrir.
Thick smoke rising from the abyss filled the atmosphere and obscured the sun. Cf. Jl 2:10; Ex. 19:18—‘And the smoke of it went up like the smoke of a kiln’.Fumus densus ex abysso ascendens aerem implevit et solem obscuravit. Cf. Ioel 2,10; Ex 19,18—« Ascendebat fumus eius sicut fumus fornacis ».Une épaisse fumée montant de l’abîme remplit l’atmosphère et obscurcit le soleil. Cf. Joël 2,10 ; Ex 19,18 — « Sa fumée montait comme la fumée d’une fournaise ».
3-5. Cf. Ex. 10:12-15 (eighth plague); Jl 1: 6f., 15; 2: 1-11.3-5. Cf. Ex 10,12-15 (plaga octava); Ioel 1,6s.15; 2,1-11.3-5. Cf. Ex 10,12-15 (huitième plaie) ; Joël 1,6s.15 ; 2,1-11.
It is the Egyptian plague of locusts already greatly embellished by Joel.Est plaga Aegyptiaca locustarum iam a Ioel valde amplificata.Il s’agit de la plaie égyptienne des sauterelles déjà largement amplifiée par Joël.
John, in his turn, not only outdoes the prophet, but explicitly presents his locusts as a demonic plague.Ioannes vicissim non solum prophetam superat, sed locustas suas expresse ut plagam daemonicam exhibet.Jean, à son tour, ne se contente pas de surpasser le prophète, mais présente explicitement ses sauterelles comme une plaie démoniaque.
Their hurtful power is like that of the scorpion—a creature, like the serpent, proverbially hostile to man and easily becoming a symbol of evil forces.Potestas earum nociva similis est scorpionis—creaturae, sicut serpens, homini proverbialiter infestae et facile symbolum potestatum malarum factae.Leur pouvoir nuisible est comparable à celui du scorpion — créature, comme le serpent, proverbialement hostile à l’homme et aisément devenue symbole des forces du mal.
Cf. Lk. 10:19—‘I will give you authority to tread upon serpents and scorpions, and over all the power of the enemy’.Cf. Lc 10,19—« Dabo vobis potestatem calcandi supra serpentes et scorpiones et super omnem virtutem inimici ».Cf. Lc 10,19 — « Je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et sur toute la puissance de l’ennemi ».
Since they are not natural locusts, they do not harm vegetation; their target is the ‘inhabitants of the earth’, those who do not bear the seal of God (cf. 7:2f.).Cum non sint locustae naturales, vegetationem non laedunt; scopus earum sunt ‘inhabitantes terrae’, qui sigillum Dei non portant (cf. 7,2s.).Puisqu’elles ne sont pas des sauterelles naturelles, elles ne nuisent pas à la végétation ; leur cible est les « habitants de la terre », ceux qui ne portent pas le sceau de Dieu (cf. 7,2s.).
As Israel in Egypt was preserved from the plagues, so the remnant is immune from these plagues.Sicut Israel in Aegypto a plagis servatus est, ita reliquiae ab his plagis immunes sunt.De même qu’Israël en Égypte fut préservé des plaies, ainsi le reste est immunisé contre celles-ci.
A scorpion sting is not normally fatal, but it is exceedingly painful; so, these locusts are commissioned to torture men, but not to slay them.Aculeus scorpionis plerumque non est letalis, sed valde dolorosus; ita hae locustae homines cruciare iussae sunt, non autem occidere.La piqûre du scorpion n’est normalement pas mortelle, mais elle est extrêmement douloureuse ; ainsi ces sauterelles sont chargées de tourmenter les hommes, non de les tuer.
The ‘five months’ means a short period and, perhaps, reflects the locusts’ life-span of five months.‘Quinque menses’ tempus breve significant et fortasse vitam locustarum quinque mensium referunt.Les « cinq mois » signifient une période brève et reflètent peut-être la durée de vie des sauterelles, qui est de cinq mois.
6. Cf. Job. 3:20f—‘Why is light given to him that is in misery—who longs for death, but it comes not’; Jer. 8:3— ‘Death shall be preferred to life by all the remnant that remains of this evil family’.6. Cf. Iob 3,20s.—« Quare datur misero lux… qui mortem exspectat et non venit »; Ier 8,3—« Eligetur mors magis quam vita ab omnibus residuis huius familiae malae ».6. Cf. Job 3,20s — « Pourquoi la lumière est-elle donnée au malheureux… qui attend la mort et elle ne vient pas » ; Jér 8,3 — « La mort sera préférée à la vie par tous les survivants de cette famille mauvaise ».
During these months of torture, men would prefer death itself to the agony of living; but death eludes them.Per hos menses cruciatus homines ipsam mortem vitae agoniae praeferre vellent; sed mors eos fugit.Pendant ces mois de tourment, les hommes préféreraient la mort elle-même à l’agonie de vivre ; mais la mort leur échappe.
7-10. This description of the locusts owes much to Joel.7-10. Haec descriptio locustarum multum Ioeli debet.7-10. Cette description des sauterelles doit beaucoup à Joël.
The heads of locusts bear a resemblance to those of horses.Capita locustarum quandam similitudinem capitibus equorum habent.Les têtes des sauterelles présentent une certaine ressemblance avec celles des chevaux.
(In Italian locust is cavalletta, ‘little horse’, and in colloquial German Heupferd, ‘hay-horse’.)(Italice locusta dicitur cavalletta, ‘parvus equus’, et Germanice vulgari Heupferd, ‘equus foeni’.)(En italien, la sauterelle se dit cavalletta, « petit cheval », et en allemand familier Heupferd, « cheval de foin ».)
They have the semblance of crowns on their heads, since they are invincible.Speciem coronarum in capitibus habent, quoniam invictae sunt.Elles ont l’apparence de couronnes sur leurs têtes, puisqu’elles sont invincibles.
Yet, they have human faces: ‘Evil may take many sinister forms and ramify far beyond the immediate implications of individual sin; but in the last analysis it has a human face, for it is caused by the rebellion of human wills against the will of God’ (Caird).Tamen facies humanas habent: « Malum multas formas sinistras sumere potest et ultra immediatas implicationes peccati individualis diffundi; sed ultima ratione faciem humanam habet, quia ex rebellione voluntatum humanarum contra voluntatem Dei oritur » (Caird).Cependant, elles ont des visages humains : « Le mal peut prendre de nombreuses formes sinistres et se ramifier bien au-delà des implications immédiates du péché individuel ; mais en dernière analyse, il a un visage humain, car il est causé par la rébellion des volontés humaines contre la volonté de Dieu » (Caird).
‘Hair like women’s hair’ may be suggested by the antennae of the locusts—or, perhaps, the long-haired Parthians may be in mind (cf. 6: 2).« Capilli sicut capilli mulierum » fortasse ex antennae locustarum suggeruntur—vel fortasse Parthi comas longas gestantes in mente sunt (cf. 6,2).« Des cheveux comme des cheveux de femmes » peuvent être suggérés par les antennes des sauterelles — ou bien, peut-être, les Parthes aux longs cheveux sont-ils visés (cf. 6,2).
In his presentation John may have been influenced by the Book of Wisdom’s midrashic treatment of the plagues of Egypt.In expositione sua Ioannes fortasse a Libro Sapientiae et eius tractatione midrashica plagarum Aegypti motus est.Dans sa présentation, Jean a peut-être été influencé par le traitement midrashique des plaies d’Égypte dans le Livre de la Sagesse.
Cf. Wis. 12:8f£— ‘But even these thou didst spare, since they were but men, and did send wasps as forerunners of thy army . . . thou wast not unable to destroy them at a blow by dread wild beasts’.Cf. Sap 12,8s.—« Sed et hos quasi homines pepercisti et misisti ante exercitum tuum vespae… non eras impotens uno impetu per bestias terribiles eos perdere ».Cf. Sg 12,8s — « Mais même ceux-là, tu les as épargnés comme des hommes et tu as envoyé des guêpes en avant de ton armée… tu n’étais pas incapable de les détruire d’un seul coup par des bêtes redoutables ».
11. Cf. Prov. 30:27, ‘the locusts have no king, yet all of them march in rank’. But these ‘locusts’ are demonic beings and they have a king.11. Cf. Prov 30,27—« Locustae non habent regem, et omnes ordine procedunt ». Sed hae ‘locustae’ sunt entia daemonica et regem habent.11. Cf. Prov 30,27 — « Les sauterelles n’ont pas de roi, et pourtant elles marchent toutes en ordre ». Mais ces « sauterelles » sont des êtres démoniaques et elles ont un roi.
The ‘angel of the bottomless pit’ is most likely the fallen angel of 9: 1.‘Angelus abyssi’ verisimillime est angelus lapsus 9,1.L’« ange de l’abîme » est très probablement l’ange déchu de 9,1.
The Hebrew word abaddon (‘destruction’, ‘perdition’) is found almost exclusively in the wisdom literature (Job:26:6; 28:22; 31:12; Prov. 15:11; 27:20; Ps. 88:11) as a name for the region of the dead.Vox Hebraica abaddon (« perditio ») paene tantum in litteratura sapientiali invenitur (Iob 26,6; 28,22; 31,12; Prov 15,11; 27,20; Ps 88,11) ut nomen regionis mortuorum.Le mot hébreu abaddon (« destruction », « perdition ») se trouve presque exclusivement dans la littérature sapientielle (Job 26,6 ; 28,22 ; 31,12 ; Prov 15,11 ; 27,20 ; Ps 88,11) comme nom de la région des morts.
John gives its Greek equivalent as Apollyon (‘destroyer’).Ioannes aequivalentem Graecum dat, Apollyon (« perditor »).Jean en donne l’équivalent grec, Apollyon (« le destructeur »).
12. The sixth and seventh trumpets have yet to be blown.12. Sexta et septima tubae adhuc sonandae sunt.12. Les sixième et septième trompettes doivent encore retentir.

1969. Herman Hoeksema

  • Herman Hoeksema (1886-1965), né aux Pays-Bas, pasteur et théologien protestant réformé aux États-Unis, professeur de théologie pendant 40 ans au Protestant Reformed Theological Seminary de Grandville (Michigan).
  • Herman Hoeksema, Behold He Cometh (VIII+726), Grand Rapids (Michigan), Reformed Free Publishing Association, 1969 (réimpression et réédition: 1974, 1980, 1986), pp. 313-315 et 319.
anglais (1969)latin (2025)français (2025)
In the first place, we may deem it an established fact that they are not real locusts. (…)Imprimis constat istas locustas non veras esse locustas. (…)Tout d’abord, nous pouvons tenir pour un fait établi qu’il ne s’agit pas de véritables sauterelles. (…)
Besides, and in the second place, we may also from the outset discard the interpretation which finds in these locusts the symbol of an army of men.Deinde, secundo loco, iam ab initio reicienda est interpretatio quae in his locustis exercitum hominum allegorice invenit.Ensuite, et en second lieu, nous devons d’emblée écarter l’interprétation qui voit dans ces sauterelles le symbole d’une armée d’hommes.
This explanation constitutes, indeed, one of the favorite interpretations, especially of those interpreters who explain the Book of Revelation as being historically and successively fulfilled in the course of time.Haec explicatio quidem inter praecipuas numeratur, praesertim apud eos qui librum Apocalypsis sic exponunt quasi per seriem temporum historice impletum.Cette explication est en effet l’une des plus courantes, surtout chez les interprètes qui voient dans l’Apocalypse un accomplissement historique et successif au cours des âges.
These locusts, so they say, are the symbols of the hordes of the Mohammedans that flooded parts of Asia, North Africa, and southern Europe in the seventh and eighth centuries of our era.Hae locustae, aiunt, sunt symbola turmarum Mohammedanorum quae septimo et octavo saeculo partem Asiae, Africam septentrionalem atque meridionalem Europam inundaverunt.Ces sauterelles, disent-ils, sont le symbole des hordes mahométanes qui, aux VIIᵉ et VIIIᵉ siècles de notre ère, déferlèrent sur une partie de l’Asie, de l’Afrique du Nord et du sud de l’Europe.
In detail, these interpreters find in the description given of these locusts the picture of these Saracens as they rose from the East and swept the entire northern part of Africa, as well as the southern part of Europe, constituting an awful scourge upon the countries which they conquered.In descriptione locustarum hi interpretes imaginem Saracenorum detegunt, qui ex Oriente orti totam Africam borealem et Europae meridionalem pervaserunt, dirum flagellum regionibus quas ceperant infligentes.Dans la description donnée de ces sauterelles, ces interprètes reconnaissent le tableau des Sarrasins surgissant de l’Orient, parcourant toute l’Afrique du Nord et le sud de l’Europe, et infligeant un terrible fléau aux contrées qu’ils conquirent.
But there are elements in the words of our text which simply make such an interpretation an impossibility, — elements which I find that these interpreters simply ignore and overlook.At vero in verbis textus nostri insunt quaedam quae talem expositionem plane excludunt — elementa quae isti interpretes prorsus neglegere aut praeterire videntur.Mais il y a dans les paroles de notre texte certains éléments qui rendent une telle interprétation absolument impossible — éléments que, selon moi, ces interprètes ignorent ou passent sous silence.
First of all, what does it mean that these locusts have their power in their tails?Imprimis, quid sibi vult quod locustae istae virtutem in caudis habent?Tout d’abord, que signifie le fait que ces sauterelles possèdent leur puissance dans leur queue ?
That seems to constitute an essential element in the passage we are now discussing.Hoc elementum essentiale videtur esse in loco quem nunc tractamus.Cela semble constituer un élément essentiel du passage que nous examinons.
Yet this cannot be sufficiently explained on the supposition that they are the symbols of the Moslem army, or, in fact, of any army of human beings.Tamen hoc satis explicari nequit si ponamus eas esse symbola exercitus Musulmanici aut omnino cuiuslibet exercitus humani.Cependant cela ne peut être suffisamment expliqué si l’on suppose qu’il s’agit du symbole de l’armée musulmane, ou en réalité d’aucune armée humaine.
Still more, the text makes the important statement that the people who have the seal of God on their foreheads must be left untouched.Praeterea textus graviter affirmat ut homines, qui signaculum Dei in frontibus habent, intacti maneant.De plus, le texte affirme expressément que les hommes portant le sceau de Dieu sur leur front doivent demeurer intacts.
But was it not especially against the Christians that the fury of the Mohammedans raged?At nonne praecipue contra Christianos furor Mohammedanorum saevivit?Mais n’est-ce pas surtout contre les chrétiens que s’est déchaînée la fureur des mahométans ?
Or can it be said of any army in the world that they ever make a distinction between the people of God and the people of the world, and refuse to do the former any hurt?An ullus unquam exercitus terrenus discernere potest inter populum Dei et populum mundi, ac prioribus parcere velit?Ou peut-on dire d’une armée terrestre qu’elle ait jamais distingué entre le peuple de Dieu et celui du monde, et qu’elle ait voulu épargner les premiers ?
Still more: these locusts receive the command that they may not kill, but simply hurt men for five months.Adhuc additur: istas locustas mandatum accipere ne occidant, sed tantum homines per quinque menses torqueant.Enfin, il est encore précisé que ces sauterelles reçoivent l’ordre de ne pas tuer, mais seulement de tourmenter les hommes pendant cinq mois.

1969-1987. Leon Morris

  • Leon Lamb Morris (1914-2006), théologien australien spécialiste du Nouveau Testament. Il a produit en 1969 un commentaire de l'Apocalypse qui a connu une deuxième édition révisée en 1987.
  • Leon Morris, The Revelation of St. John. An Introduction and Commentary by the Rev. Canon Leon Morris, M.Sc., M.Th., Ph.D. Principal, Ridley College, Melbourne (263 p.), Grand Rapids (Michigan), William B. Eerdmans, (“The Tyndale New Testament Commentaries” 20), 1969, pp. 129 (verset 59,5) et 130 (verset 10).
  • Leon Morris, Revelation. An Introduction and Commentary (20 cm, 256 p.), Leicester (Angleterre), William B. Eerdmans et Downer Grove (Illinois), InterVarsity (“Tyndale New Testament Commentary” 20), 1987 (Réimpressions: 2007, 2009), pp. 126 (verset 10,1), 128 (verset 9,5) et 129 (verset 9,10). — Le texte du commentaire de ces passages précis ne connaît que des variations infimes.
anglais (1969)latin (2025)français (2025)
1. (…) The most diverse identifications of the star-angel are given.1. (…) De hoc “stellae-angelo” diversissimae dantur interpretationes.Les identifications les plus diverses de « l’ange-étoile » ont été proposées.
(…) He might be Nero (Weymouth), a fallen angel (Simcox, Love), [1987: + the ‘angel of the abyss’ (Orr)], an evil spirit (Kiddle), or even Satan himself (Hendriksen, [1987: + Hoeksema], Atkinson; Swete thinks ‘possibly Satan’).Alii putant eum esse Neronem (Weymouth), angelum lapsum (Simcox, Love), [1987: + “angelum abyssi” (Orr)], spiritum malignum (Kiddle), aut etiam ipsum Satanam (Hendriksen, [1987: + Hoeksema], Atkinson; Swete censet “fortasse Satanam”).(…) Certains pensent qu’il s’agit de Néron (Weymouth), d’un ange déchu (Simcox, Love), [1987 : + de « l’ange de l’abîme » (Orr)], d’un esprit mauvais (Kiddle), ou même de Satan lui-même (Hendriksen, [1987 : + Hoeksema], Atkinson ; Swete estime qu’il s’agit « peut-être de Satan »).
On the other hand he is seen as the Word of God (Torrance), an angel, possibly Uriel (Charles), our Lord himself (Berkeley).Alii vero eum interpretantur ut Verbum Dei (Torrance), angelum, fortasse Urihel (Charles), ipsum Dominum nostrum (Berkeley).D’autres y voient le Verbe de Dieu (Torrance), un ange, peut-être Uriel (Charles), ou notre Seigneur lui-même (Berkeley).
With the experts so divided it is unwise to be dogmatic.Cum eruditi tam varie dissentiant, parum sapit qui rem nimis dogmatice definit.Devant un désaccord si profond entre les spécialistes, il serait peu sage de se montrer dogmatique.
John does not identify him and we simply do not have enough information to do so.Ioannes eum non identificat, neque nobis satis est notitiarum ut id efficere possimus.Jean ne l’identifie pas, et nous ne disposons tout simplement pas d’assez d’informations pour le faire.
(…)(…)(…)
5. Once again it was given reminds us of the limitations on the power of evil.Iterum locutio datum est admonet nos de limitibus potestatis mali.5. De nouveau, l’expression il leur fut donné nous rappelle les limites imposées à la puissance du mal.
The demons can exercise only the power that is given them.Dæmones tantum exercere possunt potestatem sibi datam.Les démons ne peuvent exercer que le pouvoir qui leur est accordé.
On this occasion they have power to torment, but they are not permitted to kill.Hoc in loco potestatem habent cruciandi, non autem occidendi.Ici, ils ont le pouvoir de tourmenter, mais non celui de tuer.
The period of five months assigned to their Torment accords with the fact that it is as the torment of scorpion.Tempus quinque mensium tormentis eorum attributum congruit cum imagine ut tormentum scorpii.La durée de cinq mois assignée à leur tourment correspond au fait qu’il s’agit d’un tourment semblable à celui du scorpion.
The bite of the scorpion, though painful, is rarely fatal.Punctura scorpii, quamvis dolorosa, raro lethalis est.La piqûre du scorpion, quoique douloureuse, est rarement mortelle.
The time mentioned may be due to the fact that the natural locust has a life span of about this period.Tempus memoratum fortasse inde provenit quod locusta naturalis spatium vitae huiusmodi habet.La durée indiquée peut venir du fait que la sauterelle naturelle vit environ ce laps de temps.
Or the thought may be that of incompleteness.Vel cogitatio imperfecti temporis significetur.Ou peut-être s’agit-il de l’idée d’un temps incomplet.
It lasted but five-twelfths of the year (cf. the use of one-third in earlier plagues).Hoc spatium quinque duodecimas anni complectitur (cf. usum tertiae partis in plagis prioribus).Cela ne dure que cinq douzièmes de l’année (cf. l’usage du tiers dans les fléaux précédents).
S Bk [Strack and Billerbeck] draws attention to the frequent use of the number five, as five sparrows (Luke 12:6), five in a house (Luke 12:6), five yoke of oxen (Luke 14:19), five talents (Matt. 25:15), two groups of five virgins (Matt. 25:2), five days (perhaps meaning ‘a few days’, Acts 20:6; 24:1), five husbands (John 4:18), five brothers of the rich man (Luke 16:28), five barley loaves (Matt. 14:17), Paul’s five beatings (2 Cor. 11:24).S. B. [Strack et Billerbeck] animadvertunt numerum quinarium saepe adhibitum: quinque passeres (Luc. 12,6), quinque in domo (Luc. 12,6), quinque iuga boum (Luc. 14,19), quinque talenta (Matth. 25,15), quinque virgines (Matth. 25,2), quinque dies (Act. 20,6; 24,1), quinque mariti (Io. 4,18), quinque fratres divitis (Luc. 16,28), quinque panes hordeaceos (Matth. 14,17), quinque verbera Pauli (2 Cor. 11,24).Strack et Billerbeck relèvent la fréquence du nombre cinq : cinq moineaux (Luc 12,6), cinq dans une maison (Luc 12,6), cinq paires de bœufs (Luc 14,19), cinq talents (Matthieu 25,15), deux groupes de cinq vierges (Matthieu 25,2), cinq jours (peut-être au sens de « quelques jours », Actes 20,6 ; 24,1), cinq maris (Jean 4,18), cinq frères de l’homme riche (Luc 16,28), cinq pains d’orge (Matthieu 14,17), les cinq flagellations de Paul (2 Corinthiens 11,24).
Some of these examples are certainly not arbitrary.Nonnulla horum exemplorum haud dubie non fortuita sunt.Certains de ces exemples ne sont certainement pas arbitraires.
For example, if the market rate for sparrows was five for two pennies, then no other number was possible.Exempli gratia, si pretium mercatorium passerum erat quinque pro duobus assibus, nullus alius numerus adhiberi poterat.Par exemple, si le prix courant des moineaux était de cinq pour deux as, aucun autre nombre n’était possible.
But some of the other examples are certainly such as to leave the impression that sometimes ‘five’ was used in the sense ‘a few’.Aliqua tamen exempla impressionem relinquunt numerum quinarium interdum adhibitum esse pro “pauci”.Mais d’autres exemples laissent clairement l’impression que le nombre « cinq » était parfois employé au sens de « quelques-uns ».
If that is the meaning here the torment was of limited, but undefined duration.Si ita est, tunc tormentum hic significat tempus limitatum sed indefinitum.Si tel est le sens ici, le tourment évoque une durée limitée, mais indéterminée.
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10. John now uses the Greek present tense, ‘they have’ (not had as AV [Authorized Version]), though previously he has used the past.10. Ioannes nunc tempore praesenti Graeco utitur, “habent” (non habuerunt ut in AV), cum antea perfecto usus esset.10. Jean emploie ici le présent grec « ils ont » (et non ils avaient, comme dans la version autorisée), alors qu’il utilisait auparavant le passé.
The scene becomes increasingly vivid to him.Scaena ei magis magisque vivida apparet.La scène devient pour lui de plus en plus vivante.
He sees the locusts with tails like scorpions, complete with stings.Vidit locustas caudas habentes instar scorpiōnum, cum aculeis suis.Il voit les sauterelles avec des queues semblables à celles des scorpions, munies de leurs dards.
It was doubtless this that gave them power to hurt people for the five-month period already mentioned.Hoc profecto erat quod eis potestatem dabat homines laedendi per quinque menses iam memoratos.C’est sans doute cela qui leur donnait le pouvoir de faire souffrir les hommes pendant la période de cinq mois déjà mentionnée.
The repetition of this period from verse 5 indicates that it is significant.Repetitio huius temporis ex versu quinto indicat eam rem magni momenti esse.La répétition de cette durée au verset 5 montre qu’elle a une signification particulière.
Granted now, for a moment, that it is permissible to take these five months in the symbolical sense, every day of them constituting one year, so that the entire period might be calculated as being one hundred fifty years, was it ever beheld of an army, — that of the Moslems surely not excluded, — that they did not kill, but merely hurt the enemy?Concedamus paululum liceat quinque istos menses symbolice accipere, unoquoque die annum significante, ita ut totum spatium centum quinquaginta annorum efficiatur: numquam tamen visum est ullum exercitum — ne Mohammedanorum quidem exceptum — qui non occideret sed tantum hostem vulneraret.Admettons un instant qu’il soit permis de comprendre ces cinq mois dans un sens symbolique, chaque jour représentant une année, de sorte que la période totale compterait cent cinquante ans : a-t-on jamais vu une armée — celle des musulmans non exceptée — qui ne tue point mais se borne à blesser l’ennemi ?
Surely, all these objections, — facts so plainly and so emphatically mentioned in the passage, — are simply insurmountable.Certe, omnes istae objectiones — res tam aperte et tam emphatice in textu commemoratae — prorsus sunt insuperabiles.À l’évidence, toutes ces objections — des faits exprimés si clairement et avec tant d’insistance dans le passage — sont simplement insurmontables.
These locusts are not the symbol of an army of men. (…)Istae locustae non sunt symbolum exercitus humani. (…)Ces sauterelles ne sont pas le symbole d’une armée humaine. (…)
Both these possibilities being ruled out, there is practically but one possibility left.Utraque igitur possibilitate exclusa, una fere tantum manet reliqua.Ces deux hypothèses étant écartées, il ne reste pratiquement qu’une seule possibilité.
And that one is indeed in harmony with the entire passage, as well as with the Scriptures in general, namely, that these locusts form an infernal army of demons let loose by Satan for a certain definite purpose.Atque illa sane consentanea est cum toto loco et cum Scriptura universa: scilicet has locustas esse infernalem daemonum exercitum a Satana dimissum ad certum propositum exsequendum.Et celle-ci, en vérité, s’accorde avec l’ensemble du passage aussi bien qu’avec les Écritures en général : à savoir que ces sauterelles constituent une armée infernale de démons lâchée par Satan dans un but déterminé.
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And they may torment these men who have not the seal of God on their foreheads for five months.Et tormentari possunt hos homines qui signaculum Dei in frontibus suis non habent per quinque menses.Et ils peuvent tourmenter pendant cinq mois ces hommes qui n’ont pas sur le front le sceau de Dieu.
From the outset we may say that these five months have no other symbolical significance than this, that these infernal spirits may serve their full time.Ab initio dicere possumus quinque istos menses nullam aliam significationem symbolicam habere nisi hanc, ut spiritus infernales tempus suum plene expleant.Dès le début, nous pouvons dire que ces cinq mois n’ont pas d’autre signification symbolique que celle-ci : ces esprits infernaux accomplissent leur temps jusqu’au bout.
The five months are evidently in harmony with the picture that is given of the locusts.Quinque menses manifesto congruunt imagini quae de locustis describitur.Les cinq mois s’accordent manifestement avec l’image donnée des sauterelles.
We are told that the time during which locusts may be expected is generally five months of the summer.Traditur tempus quo locustae apparere solent esse quinque menses aestatis.On nous dit que la période pendant laquelle on peut s’attendre à voir des sauterelles est généralement de cinq mois d’été.
Not as if any swarm of locusts would continually remain in a country for that length of time: for their work is generally finished much more quickly.Non quod quispiam turmarum tot mensibus in regione permaneat: nam opus earum plerumque multo citius perficitur.Non pas qu’un essaim de sauterelles demeure réellement dans un pays pendant tout ce temps : leur œuvre est en général accomplie beaucoup plus vite.
But five months is the period of time during which they may be expected.Sed quinque menses sunt spatium temporis quo expectari possunt.Mais cinq mois est la durée pendant laquelle on peut s’attendre à leur apparition.
And the meaning, therefore, is that these spirits may serve their full time and do as much harm as they possibly can.Ergo sensus est hos spiritus tempus suum integrum explere et tantum mali efficere quantum possunt.Ainsi, le sens est que ces esprits accomplissent pleinement leur temps et fassent autant de mal qu’il leur est possible.

1969. Frederick William Franz

  • Frederick William Franz (1893-1992), administrateur de société et dirigeant religieux étatsunien, président de la Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania, l'entité légale des Témoins de Jéhovah, de 1977 à sa mort en 1992. Théologien principal de la société, il participe activement à la préparation de la Traduction du Monde Nouveau des Saintes Écritures.
  • Frederick William Franz (dir.) , Then is Finished The Mystery of God (380 p.), New York, Watchtower Bible and Trac Society of New York, 1969, pp.
  • Frederick William Franz (dir.) , Alors sera consommé le mystère de Dieu (408 p.), New York, Watchtower Bible and Trac Society of New York, 1972.
anglais (1969)latin (2025)français (2025)
The Blowing of the Fifth and Sixth TrumpetsDe quinta et sexta tuba canentibusLe son des cinquième et sixième trompettes
What unfolded itself to the vision of the apostle John after the fifth heavenly angel blew his trumpet reminds us very much of the frightful plague of locusts that was prophetically described in Joel 2:1-11.Quod postquam quintus angelus caelestis tubam suam cecinit visioni apostoli Ioannis se patefecit, vehementer commemorat terribilem illam locustarum plagam, quae prophetice describitur apud Ioel 2:1-11.Ce qui se déploya devant la vision de l’apôtre Jean après que le cinquième ange céleste eut sonné de la trompette rappelle fortement l’effroyable plaie de sauterelles décrite prophétiquement en Joël 2:1-11.
In fact, a number of the ideas and comparisons in Joel’s prophecy correspond with those in John’s description.Re vera, non paucae notiones atque comparationes in prophetia Ioelis cum iis quae in descriptione Ioannis leguntur congruunt.En effet, plusieurs des idées et des comparaisons de la prophétie de Joël correspondent à celles que l’on trouve dans la description de Jean.
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The star now seen by the apostle John is different from the “great star burning as a lamp” seen falling from heaven after the third angel blew his trumpet. (Revelation 8:10)Stella autem quam nunc apostolus Ioannes videt alia est quam “magna stella ardens tamquam lucerna”, quae e caelo cadere visa est postquam tertius angelus tubam cecinit.(Apocalypsis 8:10)L’étoile que l’apôtre Jean voit maintenant est différente de la “grande étoile brûlant comme une lampe” que l’on vit tomber du ciel après que le troisième ange eut sonné de la trompette.(Apocalypse 8:10)
Who, then, is this “star that had fallen from heaven” that John saw after the blowing of the fifth trumpet?Quis igitur est ista “stella de caelo lapsa” quam Ioannes post quintae tubae clangorem vidit?Qui donc est cette “étoile tombée du ciel” que Jean vit après le son de la cinquième trompette?
We are helped to identify him, for “the key of the pit of the abyss” was given to him, and he unlocked this place.Ad eum agnoscendum adiuvamur, quia “clavis putei abyssi” ei data est, atque illum locum reseravit.Nous sommes aidés à l’identifier, car “la clé du puits de l’abîme” lui fut donnée, et il ouvrit ce lieu.
Also, he is “the angel of the abyss,” and he is king over the terrible swarm of locusts that fly out of the abyss.Praeterea est “angelus abyssi,” atque rex est super terribilem illum locustarum agmen quod ex abysso evolat.De plus, il est “l’ange de l’abîme”, et il est roi de l’effroyable nuée de sauterelles qui s’envolent hors de l’abîme.
In Hebrew his name is Abaddon, meaning “Destruction”; and in Greek it is Apollyon, meaning “Destroyer.”Hebraice nomen eius est Abaddon, quod “Perditio” significat; Graece autem Apollyon, id est “Perditor.”En hébreu, son nom est Abaddon, qui signifie “Destruction”; et en grec, Apollyon, qui signifie “Destructeur”.
All this plainly identifies the “angel” as picturing Jesus Christ, the Son of Jehovah God.Haec omnia manifeste demonstrant “angelum” Iesum Christum, Filium Dei Iehovae, repraesentare.Tout cela identifie clairement “l’ange” comme représentant Jésus Christ, le Fils de Jéhovah Dieu.
About a century before John’s vision this Son of God had descended from heaven to earth to be born as the man-child Jesus.Circiter saeculo ante visionem Ioannis hic Dei Filius de caelo in terram descenderat, ut ut homo-puer Iesus nasceretur.Environ un siècle avant la vision de Jean, ce Fils de Dieu était descendu du ciel sur la terre pour naître comme l’enfant-homme Jésus.
At his sacrificial death and burial he descended into the abyss. (Philippians 2: 5-8; Ephesians 4:7-10; Romans 10:6, 7)In morte eius sacrificatoria atque in sepultura in abyssum descendit.(Philippenses 2:5-8; Ephesios 4:7-10; Romanos 10:6,7)Lors de sa mort sacrificielle et de son ensevelissement, il descendit dans l’abîme.(Philippiens 2:5-8; Éphésiens 4:7-10; Romains 10:6,7)
On the third day of his death God brought him up from the abyss and gave him the key of the abyss, which here corresponds with Ha'des, the common grave of dead mankind.Die tertio post mortem die Deus eum ex abysso suscitavit atque clavem abyssi ei dedit, quae hic Ha'di respondet, communi sepulcro humani generis mortui.Le troisième jour après sa mort, Dieu le fit remonter de l’abîme et lui donna la clé de l’abîme, qui correspond ici à Ha'des, la tombe commune de l’humanité morte.
He thus has power over dead mankind.Ita potestatem habet super mortuam humani generis multitudinem.Il détient ainsi le pouvoir sur l’humanité morte.
This is why, in Revelation 1:17, 18, the resurrected Jesus Christ says that he is now forever alive from the dead and “I have the keys of death and of Ha'des.”Quapropter in Apocalypsi 1:17,18 Iesus Christus resuscitatus dicit se iam in aeternum vivere ex mortuis atque “claves mortis et Ha'dis habere.”C’est pourquoi, en Apocalypse 1:17,18, Jésus Christ ressuscité déclare qu’il est désormais vivant pour toujours d’entre les morts et “j’ai les clés de la mort et de Ha'des”.
He is also the “angel” of Revelation 20: 1-3 who comes down and binds Satan the Devil and Revelation 9.2,7, 8,11 his demons and throws them into the abyss and shuts them up in it for a thousand years.Idem est etiam “angelus” Apocalypsis 20:1-3 qui descendit et Satanam Diabolum ligat atque, ut in Apocalypsi 9:2,7,8,11, eius daemones in abyssum conicit eosque ibi mille annis claudit.Il est aussi “l’ange” d’Apocalypse 20:1-3 qui descend et lie Satan le Diable et, comme en Apocalypse 9:2,7,8,11, jette ses démons dans l’abîme et les y enferme pour mille ans.
After the end of his thousand-year reign over mankind, he will destroy Satan the Devil and his demons following their release from the abyss for a little while.Post finem regni sui millenarii super homines, Satanam Diabolum eiusque daemones delebit, postquam paulisper ex abysso dimissi fuerint.Après la fin de son règne millénaire sur l’humanité, il détruira Satan le Diable et ses démons après leur libération de l’abîme pour un peu de temps.
In this way he will fulfill God’s prophecy in Genesis 3:15.Hoc modo Dei prophetiam in Genesi 3:15 implebit.De cette manière, il accomplira la prophétie de Dieu en Genèse 3:15.
At the approaching battle of Armageddon he will also destroy the earthly enemies who then fight against God’s Messianic kingdom. (Revelation 19:11-21; 20: 7-10)In appropinquante etiam pugna Armageddonis hostes terrenos delebit, qui tunc contra regnum Dei Messianicum dimicant.(Apocalypsis 19:11-21; 20:7-10)Lors de la bataille imminente d’Armageddon, il détruira aussi les ennemis terrestres qui combattront alors contre le royaume messianique de Dieu.(Apocalypse 19:11-21;20:7-10)
He will fulfill his name “Destroyer.”Ita nomen suum “Perditor” adimplebit.Il accomplira ainsi son nom de “Destructeur”.
Who, now, are the symbolic locusts that he releases from the “pit of the abyss”?Quae igitur sunt locustae illae symbolicae quas e “puteo abyssi” emittit?Qui sont donc les sauterelles symboliques qu’il libère du “puits de l’abîme”?
Insect locusts do not have a king over them (Proverbs 30:27); but Jesus Christ is king over these symbolic “locusts,” for which reason they must be the present-day anointed remnant of his disciples who are joint heirs with him for the heavenly kingdom.Locustae insectiles regem super se non habent(Proverbia 30:27); Iesus autem Christus rex est super has “locustas” symbolicas, quare illas oportet esse hodiernum discipulorum eius reliquum unctum, qui cum ipso coheredes sunt regni caelestis.Les sauterelles littérales n’ont pas de roi sur elles(Proverbes 30:27); mais Jésus Christ est roi de ces “sauterelles” symboliques, ce qui signifie qu’elles représentent le reste oint actuel de ses disciples, qui sont cohéritiers avec lui du royaume céleste.
That is why upon the heads of these “locusts” there were “what seemed to be crowns like gold.” (Revelation 9:7)Idcirco super capita harum “locustarum” erant “quasi coronae similes auro”.(Apocalypsis 9:7)C’est pourquoi, sur les têtes de ces “sauterelles”, il y avait “ce qui semblait être des couronnes semblables à de l’or”.(Apocalypse 9:7)
During the first world war (1914-1918 C.E.) Jehovah God had permitted them to be put by their religious, political and military enemies into the deathlike, inactive spiritual condition like that inside the “pit of the abyss”; but after World War I God used the reigning King Jesus Christ to release these symbolic locusts from this “pit of the abyss.”Per primum bellum universale(1914-1918 p.C.n.) Iehova Deus permisit ut ab hostibus suis religiosis, politicis atque militaribus in statum spiritalem quasi mortis similem atque inactivum conicerentur, qualis est ille intra “puteum abyssi”; sed post bellum universale primum Deus rege regnante Iesu Christo usus est ad has locustas symbolicas ex hoc “puteo abyssi” liberandas.Pendant la première guerre mondiale(1914-1918 p.C.), Jéhovah Dieu permit que leurs ennemis religieux, politiques et militaires les plongent dans un état spirituel inactif, semblable à la mort, comparable à celui du “puits de l’abîme”; mais après la Première Guerre mondiale, Dieu utilisa le Roi régnant Jésus Christ pour libérer ces sauterelles symboliques de ce “puits de l’abîme”.
How? By revitalizing them for worldwide Kingdom work foretold in Matthew 24:14 and Mark 13:10.Quomodo? Eos ad opus Regni universale, quod praedictum est in Matthaeo 24:14 et Marco 13:10, iterum vivificando.Comment? En les revitalisant pour l’œuvre mondiale du Royaume annoncée en Matthieu 24:14 et Marc 13:10.
These symbolic locusts are subject to the glorified Jesus Christ as their King and as Head of the Christian congregation.Hae locustae symbolicae subiectae sunt Iesu Christo glorificato ut Regi suo atque Capiti congregationis christianae.Ces sauterelles symboliques sont soumises à Jésus Christ glorifié comme leur Roi et comme Chef de la congrégation chrétienne.
To point up this fact, the “locusts” are pictured as having “hair as women’s hair,” although “their faces were as men’s faces.”Ad hanc rem illustrandam, “locustae” describuntur ut habentes “capillos sicut capillos mulierum”, quamquam “facies earum erant sicut facies hominum”.Pour souligner ce fait, les “sauterelles” sont décrites comme ayant “des cheveux comme des cheveux de femmes”, bien que “leurs visages fussent comme des visages d’hommes”.
Women’s hair, being naturally long, is a sign of having authority upon her head or exercised over her. (1 Corinthians 11:7-15; Ephesians 5:21-32; 1:22, 23)Capilli mulieris, natura longi, signum sunt potestatis super caput eius positae vel in eam exercitae.(1 Corinthios 11:7-15; Ephesios 5:21-32; 1:22,23)Les cheveux de la femme, naturellement longs, sont un signe de l’autorité placée sur sa tête ou exercée sur elle.(1 Corinthiens 11:7-15; Éphésiens 5:21-32; 1:22,23)
As they are followers of the “Lion that is of the tribe of Judah, the root of David,” the teeth of these “locusts” are “as those of lions.”Quoniam sectatores sunt “Leonis qui est de tribu Iuda, radix David”, dentes harum “locustarum” sunt “sicut dentes leonum”.Comme ils sont les disciples du “Lion de la tribu de Juda, la racine de David”, les dents de ces “sauterelles” sont “comme des dents de lions”.
Spiritually speaking, they are able as mature Christians to devour the hard, solid food found in God’s Word, particularly the truths about God’s kingdom as ruled by this “Lion that is of the tribe of Judah,” Jesus Christ. (Hebrews 5:14 to 6:3; 1 Corinthians 3:1, 2)Spiritualiter loquendo, ut christiani maturi valent cibum durum atque solidum, qui in Verbo Dei invenitur, devorare, praesertim veritates de regno Dei, quod regitur a hoc “Leone de tribu Iuda”, Iesu Christo.(Hebraeos 5:14–6:3; 1 Corinthios 3:1,2)Spirituellement parlant, en tant que chrétiens mûrs, ils sont capables de dévorer la nourriture dure et solide que l’on trouve dans la Parole de Dieu, en particulier les vérités concernant le royaume de Dieu gouverné par ce “Lion de la tribu de Juda”, Jésus Christ.(Hébreux 5:14–6:3; 1 Corinthiens 3:1,2)
Like Christ, they have a love for God’s righteousness, and this love of righteousness is like a breastplate to protect their hearts.Sicut Christus, amorem iustitiae Dei habent, atque hic amor iustitiae quasi lorica est ad corda eorum protegendum.À l’exemple de Christ, ils ont l’amour de la justice de Dieu, et cet amour de la justice est comme une cuirasse pour protéger leurs cœurs.
Quite fittingly, then, the “locusts” were pictured as having “breastplates like iron breastplates.”Itaque apte sane “locustae” describuntur ut habentes “loricas sicut loricas ferreas”.C’est donc très justement que les “sauterelles” sont décrites comme ayant “des cuirasses semblables à des cuirasses de fer”.
In fact, they have on the “complete suit of armor from God,” and this enables them to accept their part in suffering evil as 'fine soldiers of Christ.'Re vera, induti sunt “armatura Dei completa”, quod eis concedit ut partem suam in patiendo malum accipiant tamquam fideles milites Christi.(Ephesios 6:11-18; 2 Timotheum 2:3,4)En effet, ils revêtent “l’armure complète de Dieu”, ce qui leur permet d’accepter leur part de souffrance dans le mal en tant que “bons soldats du Christ”.(Éphésiens 6:11-18; 2 Timothée 2:3,4)
Like an army of Christian soldiers, they are ready to do spiritual battle with weapons that are from God against false religious reasonings and “every lofty thing raised up against the knowledge of God.”Sicut exercitus militum christianorum, parati sunt ad proelium spirituale gerendum armis a Deo datis contra falsos ratiocinationes religiosas atque “omne altum quod extollitur adversus cognitionem Dei”.Comme une armée de soldats chrétiens, ils sont prêts à livrer le combat spirituel avec des armes venant de Dieu contre les faux raisonnements religieux et “toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu”.
No wonder those locusts “resembled horses prepared for battle”!—Revelation 9:7-9.Non mirum igitur quod illae locustae “similes erant equis ad bellum paratis”!—Apocalypsis 9:7-9.Il n’est donc pas étonnant que ces sauterelles “ressemblent à des chevaux préparés pour la bataille”!—Apocalypse 9:7-9.
Unlike natural locusts, these symbolic locusts were told not to devour with their lionlike teeth any vegetation, green thing or tree.Dissimiles locustis naturalibus, hae locustae symbolicae praeceptum acceperunt ne dentibus suis leoninis ullam vegetationem, rem virentem aut arborem devorarent.Contrairement aux sauterelles naturelles, ces sauterelles symboliques reçurent l’ordre de ne dévorer, avec leurs dents semblables à celles du lion, aucune végétation, chose verte ou arbre.
They were to harm “only those men who do not have the seal of God on their foreheads.”Nocere debebant “solis illis hominibus qui sigillum Dei in frontibus suis non habent”.Elles devaient nuire “uniquement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front”.
These particular men would therefore not be of the 144,000 spiritual Israelites who are sealed with the “seal of the living God” before the “four winds” are let loose from the “four corners of the earth.” (Revelation 7:1-8)Hi igitur homines non essent ex illis 144 000 Israelitis spiritualibus qui “sigillo Dei viventis” obsignantur antequam “quattuor venti” e “quattuor terrae angulis” solvuntur.(Apocalypsis 7:1-8)Ces hommes ne feraient donc pas partie des 144 000 Israélites spirituels qui sont scellés du “sceau du Dieu vivant” avant que les “quatre vents” ne soient relâchés des “quatre coins de la terre”.(Apocalypse 7:1-8)
Evidently, because “those men” make religious professions of being spiritual Israelites in God’s new covenant, people would expect these to be the sealed ones.Plane, quoniam “illi homines” profitentur se esse Israelitas spirituales in novo Dei foedere, homines hos esse obsignatos exspectarent.Manifestement, parce que “ces hommes” font profession religieuse d’être des Israélites spirituels dans la nouvelle alliance de Dieu, on s’attendrait à ce qu’ils soient les scellés.
Among all the professors of the Christian religion, such “men” who do not have the seal would be the ordained clergy, Catholic, Orthodox and Protestant, together with the commercial profiteers, politicians and military officers who are prominent members of their churches.Inter omnes christianae religionis professores, tales “homines” qui sigillum non habent essent clerici ordinati, catholici, orthodoxi et protestantes, una cum negotiatoribus lucri cupidis, politicis atque ducibus militaribus qui in ecclesiis suis eminentes sunt.Parmi tous ceux qui professent la religion chrétienne, de tels “hommes” dépourvus du sceau seraient le clergé ordonné, catholique, orthodoxe et protestant, ainsi que les profiteurs commerciaux, les politiciens et les officiers militaires qui sont des membres en vue de leurs Églises.
Their not being really “sealed” proves that they are false to their claims.Quod revera “obsignati” non sunt demonstrat eos mendaces esse in suis affirmationibus.Le fait qu’ils ne soient pas réellement “scellés” prouve que leurs prétentions sont fausses.
How were these to be ‘harmed’?Quomodo hi ‘laedendi’ erant?Comment devaient-ils être “lésés”?
The symbolic locusts were instructed “not to kill them,” but to torment them.Locustae symbolicae iussae sunt “non eos occidere”, sed cruciare.Les sauterelles symboliques reçurent l’ordre de “ne pas les tuer”, mais de les tourmenter.
This would be in a religious sense.Hoc religiose fieret.Cela devait s’entendre au sens religieux.
How? As with scorpions’ stings. In their tails the locusts had “stings like scorpions” with which to strike the unsealed men of Christendom.Quomodo? Sicut aculeis scorpionum. In caudis enim locustae habebant “aculeos sicut scorpionum”, quibus homines christiani orbis non obsignatos percuterent.Comment? Comme par des piqûres de scorpions. Dans leurs queues, les sauterelles avaient “des aiguillons semblables à ceux des scorpions”, avec lesquels frapper les hommes non scellés de la chrétienté.
For how long? For “five months.”Quousque? Per “quinque menses”.Pendant combien de temps? Pendant “cinq mois”.
This would mean for their lifetime as symbolic locusts, for the insect locust gets born in springtime and dies at the end of summer, thus after about five months of life. (Revelation 9:5, 10)Hoc significaret per totam vitam earum ut locustarum symbolicarum, nam locusta insectilis vere nascitur et fine aestatis moritur, id est post circiter quinque menses vitae.(Apocalypsis 9:5,10)Cela signifierait pour toute la durée de vie des sauterelles symboliques, car la sauterelle naturelle naît au printemps et meurt à la fin de l’été, soit après environ cinq mois de vie.(Apocalypse 9:5,10)
Now to the question, When did this tormenting begin?Nunc ad quaestionem veniamus: quando hoc cruciatio initium cepit?Venons-en maintenant à la question: quand ce tourment a-t-il commencé?
The “Locust” Attack BeginsInitium impetus “locustarum”Début de l’attaque des “sauterelles”
In the apostle John’s vision, this tormenting operation began after the fifth angel blew his trumpet.In visione apostoli Ioannis haec cruciatio coepit postquam quintus angelus tubam cecinit.Dans la vision de l’apôtre Jean, cette opération de tourment commença après que le cinquième ange eut sonné de la trompette.
In modern fulfillment, the symbolical trumpet blowing that heralded the locust attack occurred in the spring of 1926.In adimpletione moderna, symbolicus tubarum clangor qui impetum locustarum praenuntiavit vere anni 1926 factus est.Dans l’accomplissement moderne, le son symbolique de la trompette qui annonça l’attaque des sauterelles eut lieu au printemps 1926.
On May 25-31 of this year the International Bible Students Association held an international convention in London, England, the famous Royal Albert Hall being used for the two public meetings the last two days and the Alexandra Palace for the other sessions.Diebus 25–31 Maii eiusdem anni Societas Internationalis Studiosorum Bibliorum conventum internationalem Londinii in Anglia celebravit, celeberrimo Royal Albert Hall adhibito ad duas contiones publicas ultimis duobus diebus, atque Alexandra Palace ad ceteras sessiones.Du 25 au 31 mai de cette année-là, l’Association internationale des Étudiants de la Bible tint une assemblée internationale à Londres, en Angleterre, le célèbre Royal Albert Hall étant utilisé pour les deux réunions publiques des deux derniers jours, et l’Alexandra Palace pour les autres séances.
Friday afternoon, May 28, after the speech on “The Servant and Service” based on chapter forty-nine of Isaiah, the Association’s president introduced the resolution entitled “A Testimony to the Rulers of the World.”Die Veneris post meridiem, XXVIII Maii, post orationem de “Servo et ministerio” ex capite quadragensimo nono Isaiae depromptam, praeses Associationis resolutionem inscriptam “Testimonium ad rectores mundi” proposuit.Le vendredi après-midi 28 mai, après le discours sur “Le Serviteur et le service”, fondé sur le chapitre quarante-neuf d’Isaïe, le président de l’Association présenta la résolution intitulée “Un témoignage aux chefs du monde”.
Enthusiastically the convention adopted this.Conventus hanc resolutionem studiose atque alacriter accepit.L’assemblée adopta celle-ci avec enthousiasme.
Also, the newly published 384-page book Deliverance wras released to the convention.Item liber nuper editus, trecentarum octoginta quattuor paginarum, inscriptus Deliverance, conventui datus est.De plus, le livre nouvellement publié de 384 pages, intitulé Deliverance, fut remis à l’assemblée.
Sunday night, May 30, the same resolution was first read to the packed-out Royal Albert Hall, after which the president, in support of the resolution, gave the thrilling public talk on “Why World Powers Are Tottering—The Remedy.”Die dominica nocte, XXX Maii, eadem resolutio primum recitata est in referto Royal Albert Hall, quo facto praeses, resolutioni suffragans, orationem publicam vehementer excitantem habuit de “Cur potestates mundi labantur—remedium”.Le dimanche soir 30 mai, la même résolution fut lue pour la première fois devant le Royal Albert Hall bondé, après quoi le président, à l’appui de la résolution, prononça le discours public saisissant intitulé “Pourquoi les puissances du monde chancellent—le remède”.
Did this get publicity?Num haec res divulgationem publicam accepit?Cela reçut-il de la publicité?
The next morning a London newspaper with a regular circulation of 800,000 copies came out with a full presentation of the resolution “A Testimony” and the supporting public speech, and by extra copies being printed a million or more copies reached the reading public.Sequenti mane diarium Londinense, quod ordinariam circulationem octingentarum milium exemplarium habebat, plenam resolutionis “Testimonium” expositionem necnon orationem publicam eam sustinentem edidit, atque per exemplaria addita impressa ad millionem vel amplius lectorum pervenit.Le lendemain matin, un journal londonien ayant un tirage régulier de 800 000 exemplaires publia une présentation complète de la résolution “Un témoignage” et du discours public qui l’appuyait, et grâce à l’impression d’exemplaires supplémentaires, un million ou davantage d’exemplaires atteignirent le public lecteur.
The speech pointed to the Devilish origin of the League of Nations, which was promoted and supported by the British Government and religiously advocated by the clergy of Britain and all of Christendom.Oratio ad originem diabolicam Foederis Nationum detulit, quod a gubernio Britannico promotum atque sustentatum erat et a clero Britanniae totiusque christianitatis religiose commendabatur.Le discours mit en évidence l’origine diabolique de la Société des Nations, qui était promue et soutenue par le gouvernement britannique et religieusement préconisée par le clergé de Grande-Bretagne et de toute la chrétienté.
According to Bible prophecy, it boldly declared the ultimate failure of such an international organization for world peace and security.Iuxta prophetiam biblicam, audacter declaravit ultimam huiusmodi organizationis internationalis ad pacem securitatemque mundanam destinatae defectionem.Conformément à la prophétie biblique, il déclara avec hardiesse l’échec final d’une telle organisation internationale destinée à la paix et à la sécurité du monde.
The failure of the clergy to support God’s true Messianic kingdom was forthrightly pointed out.Defectus cleri in sustinendo vero regno Messianico Dei aperte atque directe demonstratus est.L’échec du clergé à soutenir le véritable royaume messianique de Dieu fut signalé sans détour.
The new book Deliverance called attention to similar world-important things.Liber novus Deliverance ad res similes magni momenti mundani animum advertit.Le nouveau livre Deliverance attira l’attention sur des questions d’importance mondiale semblables.
Likewise, the new booklet The Standard for the People, 110,000 copies of which the conventioners offered on Saturday on the streets of London on a small contribution.Itemque libellus novus The Standard for the People, cuius centum decem milia exemplarium conventui adstantium die Saturni in viis Londinii pro parva collatione oblata sunt.De même, le nouveau livret The Standard for the People, dont 110 000 exemplaires furent proposés par les congressistes le samedi dans les rues de Londres moyennant une faible contribution.
Later upward of fifty million copies of the resolution “A Testimony” were distributed free in tract form, in many languages, all around the globe.Postea plus quam quinquaginta miliones exemplarium resolutionis “Testimonium” gratis in forma tractatuum, multis linguis, toto orbe terrarum distributa sunt.Par la suite, plus de cinquante millions d’exemplaires de la résolution “Un témoignage” furent distribués gratuitement sous forme de tracts, en de nombreuses langues, dans le monde entier.
The reaction that followed, in Britain, in America and elsewhere, made it manifest that the symbolic “locusts” were tormenting the foremost professing Christians “who do not have the seal of God on their foreheads.”Reactio quae secuta est, in Britannia, in America aliisque locis, manifeste ostendit locustas symbolicas primarios christianos se profitentes “qui sigillum Dei in frontibus suis non habent” cruciare.La réaction qui s’ensuivit, en Grande-Bretagne, en Amérique et ailleurs, montra clairement que les “sauterelles” symboliques tourmentaient les principaux chrétiens de profession “qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front”.
The exposure of human schemes that were devised in the name of religion and against God’s kingdom stung like the sting from the tail of a scorpion.Detectio consiliorum humanorum, quae sub nomine religionis et contra regnum Dei excogitata erant, sicut aculeus e cauda scorpionis pupugit.La mise au jour de projets humains conçus au nom de la religion et contre le royaume de Dieu piqua comme une piqûre provenant de la queue d’un scorpion.
Figuratively speaking, such “men” would have liked to die in order to get away from this torment that stung their religious pride, but the “death” that they sought kept “fleeing from them.”Figurate loquendo, tales “homines” mori voluissent ut ab hoc tormento, quod superbiam eorum religiosam pupugerat, effugerent, sed “mors” quam quaerebant ab eis continuo “fugiebat”.Au sens figuré, de tels “hommes” auraient voulu mourir pour échapper à ce tourment qui piquait leur orgueil religieux, mais la “mort” qu’ils recherchaient continuait à “les fuir”.
The great publicity that was being given to the stinging truths by radio, public lecture and printed literature was something they could not get away from.Magna publicitas quae veritatibus pungentibus per radiophoniam, orationes publicas et litteraturam impressam tribuebatur, erat aliquid a quo se subtrahere non poterant.La grande publicité donnée aux vérités mordantes par la radio, les conférences publiques et la littérature imprimée était quelque chose auquel ils ne pouvaient échapper.
As the symbolic locusts winged their way about, a loud sound of publicity went along, “as the sound of chariots of many horses running into battle.”Dum locustae symbolicae volitando circumferebantur, sonus magnus publicitatis comitabatur, “sicut sonus curruum multorum equorum in proelium currentium”.À mesure que les sauterelles symboliques se déplaçaient en volant, un bruit retentissant de publicité les accompagnait, “comme le bruit de chars tirés par de nombreux chevaux se ruant au combat”.
The “locusts,” in fact, were engaged in a real spiritual battle.—Revelation 9:5, 6, 9, 10.Locustae enim re vera in vero proelio spirituali versabantur.—Apocalypsis 9:5,6,9,10.Les “sauterelles”, en effet, étaient engagées dans un véritable combat spirituel.—Apocalypse 9:5,6,9,10.
Just as the insect locusts carry on their devastating work like a plague for the length of their lifetime, “five months,” so the symbolic locusts carry on in this tormenting work for as long as they live and have this divine commission to do tormenting.Quemadmodum locustae insectiles opus suum vastatorium quasi plagam per totam vitae suae durationem, id est “quinque menses”, exercent, ita locustae symbolicae in hoc opere cruciandi perseverant quoad vivunt et hanc commissionem divinam ad cruciandum habent.De même que les sauterelles naturelles poursuivent leur œuvre dévastatrice comme une plaie pendant toute la durée de leur vie, “cinq mois”, de même les sauterelles symboliques poursuivent cette œuvre de tourment aussi longtemps qu’elles vivent et qu’elles ont cette mission divine de tourmenter.
When the deathblow was given to the League of Nations by World War II, this did not mean an end to their Revelation 9:1-6 commission to torment religiously the unsealed men of Christendom.Cum Foederi Nationum ictus letalis per Bellum Orbis Terrarum Secundum inflictus esset, hoc tamen finem non attulit commissioni eorum, secundum Apocalypsim 9:1-6, ad homines christiani orbis non obsignatos religiose cruciandos.Lorsque le coup de grâce fut porté à la Société des Nations par la Seconde Guerre mondiale, cela ne signifia pas la fin de leur mission, selon Apocalypse 9:1-6, de tourmenter religieusement les hommes non scellés de la chrétienté.
The world’s peace and security organization reappeared in the form of the United Nations in 1945.Organizatio mundana pacis ac securitatis anno 1945 sub forma Nationum Unitarum iterum apparuit.L’organisation mondiale pour la paix et la sécurité réapparut en 1945 sous la forme des Nations Unies.
This called for further stinging of the unsealed “Christians” who favor and hope in the United Nations instead of the heavenly kingdom of Jehovah God by Jesus Christ.Hoc ulteriorem stimulationem exigebat adversus “christianos” non obsignatos qui Nationibus Unitis favent atque in eis spem ponunt potius quam in regno caelesti Iehovae Dei per Iesum Christum.Cela appelait de nouvelles piqûres contre les “chrétiens” non scellés qui soutiennent les Nations Unies et placent leur espérance en elles plutôt que dans le royaume céleste de Jéhovah Dieu par Jésus Christ.
The “locusts” had come out of the “pit of the abyss,” where they had been subjected to forced inactivity during World War I, and now they were determined to make the most of their dedicated Christian lives.“Locustae” e “puteo abyssi” prodierant, ubi per Bellum Orbis Terrarum Primum ad inertiam coactam subiectae fuerant, atque nunc statuerant vitam suam christianam Deo dicatam ad summum usum adducere.Les “sauterelles” étaient sorties du “puits de l’abîme”, où elles avaient été soumises à une inactivité forcée durant la Première Guerre mondiale, et elles étaient désormais résolues à tirer le meilleur parti de leur vie chrétienne vouée à Dieu.
The opening of the abyss for them by the “angel of the abyss” meant nothing good for the unsealed “men” of Christendom.Apertio abyssi eis facta ab “angelo abyssi” nihil boni portendebat “hominibus” christiani orbis non obsignatis.L’ouverture de l’abîme en leur faveur par “l’ange de l’abîme” n’annonçait rien de bon pour les “hommes” non scellés de la chrétienté.
As if out of a smoking “great furnace” the symbolic locusts came up against them and were all fired up, heated up with zeal for God’s kingdom.Quasi e fumanti “magno camino” locustae symbolicae adversus eos surrexerunt, omnes zelo regni Dei inflammatae atque incensae.Comme si elles sortaient d’une “grande fournaise” fumante, les sauterelles symboliques s’avancèrent contre eux, toutes embrasées et échauffées par le zèle pour le royaume de Dieu.
The rising smoke was a signal in advance of the woe that was to come upon the unsealed “men” of the professed Christian world.Fumus ascendens signum erat praeveniens vae quod super “homines” non obsignatos mundi christiani profitentis venturum erat.La fumée montante était un signal annonciateur du malheur qui devait s’abattre sur les “hommes” non scellés du monde chrétien de profession.
It portended that their day was not to be brightened, for by the smoke “the sun was darkened.”Id praesagiebat diem eorum non illustrandum esse, quippe fumo “sol obscuratus est”.Cela présageait que leur jour ne serait pas éclairci, car par la fumée “le soleil fut obscurci”.
In the case of a very heavy swarm of locusts, “sun and moon themselves have become dark,” to persons on the ground underneath the flying locust swarm.In casu densissimi agminis locustarum, “sol et luna ipsi obscurati sunt” iis qui in terra sub volatu locustarum erant.Dans le cas d’un essaim de sauterelles très dense, “le soleil et la lune eux-mêmes s’obscurcissent” pour les personnes qui se trouvent au sol sous l’essaim volant.
The apostle John reports that “also the air” was darkened by the smoke from the pit of the abyss.Apostolus Ioannes refert quod “etiam aer” fumo ex puteo abyssi obscuratus est.L’apôtre Jean rapporte que “l’air aussi” fut obscurci par la fumée provenant du puits de l’abîme.
Like smoke thickening the atmosphere that one tries to breathe, so, too, the air close to the ground could be “darkened” or be thick with flying locusts in a dense moving swarm. (Revelation 9:2; Joel 2:10)Quemadmodum fumus aerem ad respirandum densat, ita quoque aer terrae proximus “obscurari” poterat vel densari locustis volantibus in agmine denso movente.(Apocalypsis 9:2; Ioel 2:10)De même que la fumée épaissit l’atmosphère que l’on tente de respirer, de même l’air près du sol pouvait être “obscurci” ou chargé de sauterelles volantes dans un essaim dense en mouvement.(Apocalypse 9:2; Joël 2:10)
If a literal, natural locust plague could be so woeful, a plague of symbolic locusts would be no less woeful, especially when the locusts have something like a scorpion’s tail with a sting and persistently go after certain men to torment them to the point of their wanting to die!Si plaga locustarum litteralis ac naturalis tam luctuosa esse potuit, plaga locustarum symbolicarum non minus luctuosa esset, praesertim cum locustae caudas quasi scorpionum cum aculeo habeant et certos homines pertinaciter persequantur ad eos cruciandos usque ad mortem optandam.Si une plaie littérale et naturelle de sauterelles pouvait être si funeste, une plaie de sauterelles symboliques ne le serait pas moins, surtout lorsque ces sauterelles ont quelque chose comme une queue de scorpion avec un aiguillon et poursuivent obstinément certains hommes pour les tourmenter au point qu’ils souhaitent mourir!
Good reason there was, then, for the onlooking apostle John to call it a “woe,” when he said after seeing the tableau that followed the fifth trumpet: “The one woe is past. Look! Two more woes are coming after these things.”Iusta igitur causa fuit cur apostolus Ioannes spectator id “vae” appellaret, cum post conspectum scaenae quae quintam tubam secuta est diceret: “Vae unum abiit. Ecce adhuc duo vae veniunt post haec.”Il y avait donc de bonnes raisons pour que l’apôtre Jean, témoin de la scène, l’appelle un “malheur”, lorsqu’après avoir vu le tableau qui suivit la cinquième trompette il déclara: “Le premier malheur est passé. Voici, deux autres malheurs viennent après ces choses”.
This was in agreement with what the eagle flying in midheaven had forewarned. (Revelation 9:12; 8:13)Hoc congruebat cum eo quod aquila in medio caelo volans praemonuerat.(Apocalypsis 9:12; 8:13)Cela était en accord avec ce que l’aigle volant au milieu du ciel avait annoncé à l’avance.(Apocalypse 9:12;8:13)
Just as the locust plague down in ancient Egypt in Moses’ days had not harmed God’s chosen people of Israel, so the first “woe” had not hurt the remnant of the 144,000 sealed ones of spiritual Israel, neither any of the “great crowd” of God-fearing persons who worship Jehovah God at his spiritual temple. (Revelation 7:2-15)Quemadmodum plaga locustarum in Aegypto antiqua diebus Mosis populum Dei electum Israel non laeserat, ita primum “vae” non nocuerat reliquiis 144 000 obsignatorum Israelis spiritualis, nec ulli ex “magna turba” Deum timentium qui Iehovam Deum in templo eius spirituali colunt.(Apocalypsis 7:2-15)De même que la plaie des sauterelles dans l’Égypte ancienne aux jours de Moïse n’avait pas nui au peuple élu de Dieu, Israël, de même le premier “malheur” n’avait pas porté atteinte au reste des 144 000 scellés de l’Israël spirituel, ni à aucun de la “grande foule” de personnes craignant Dieu qui adorent Jéhovah Dieu dans son temple spirituel.(Apocalypse 7:2-15)
It would be expected, then, that the remaining two “woes” would not hurtfully affect these two groups either.—Exodus 8:22, 23; 9:3-19.Expectandum igitur erat ut duo reliqua “vae” hos duos coetus similiter non laederent.—Exodus 8:22,23; 9:3-19.On pouvait donc s’attendre à ce que les deux “malheurs” restants n’affectent pas davantage ces deux groupes.—Exode 8:22,23;9:3-19.

1970. Herb Fitch

  • Herbert Eugene Fitch Jr. (1923–1995), conférencier étatsunien de la mouvance mystique dite The Infinite Way, elle-même fondée par le guérisseur, mystique et conférencier américain Joel S. Goldsmith (1892-1964). On n'est pas ici en présence d'un raisonnement discursif ordinaire mais d'un discours mystique oral qui ne définit jamais ses termes, confond tous les niveaux de discours et s'enferme dans un réseau circulaire de tautologies nuageuses, à l'abri de toute discussion possible.
  • Herb Fitch, The Revelation of St. John the Divine, interpreted by Herb Fitch. Seminar/Tape Series 1970 (712 p.), Robbinsville (Caroline du Nord), Bill Skiles, 1996, pp. 351-368 (Versets 9,1-12) spéc. 356-357 (verset 9,5).
anglais (1970)latin (2026)français (2026)
“To them it was given that they should not kill them, but that they should be tormented five months.” (Revelation 9:5)« Datum est illis ne occiderent eos, sed ut cruciarentur quinque mensibus. » (Apoc. 9,5)« Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois. » (Apocalypse 9,5)
And this five months then, means that they would go through five different degrees of Consciousness until the sixth trumpet would sound.Isti ergo quinque menses significant eos per quinque diversos gradus Conscientiae transituros esse, donec sexta tuba caneret.Ces cinq mois signifient donc qu’ils devaient passer par cinq degrés différents de Conscience, jusqu’à ce que la sixième trompette sonnât.
They had to be lifted to a place where they could receive Spiritual impulse.Erigendi erant ad locum ubi impulsum spiritualem recipere possent.Ils devaient être élevés en un lieu où ils pourraient recevoir une impulsion spirituelle.
“And their torment was as the torment of a scorpion, when he striketh a man.” (Revelation 9:5)« Et cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpii, cum ferit hominem. » (Apoc. 9,5)« Et leur tourment était comme le tourment d’un scorpion, lorsqu’il frappe un homme. » (Apocalypse 9,5)
Living in matter, they had to live in the laws of matter, and matter being our belief that God is not All, the moment we are in a material consciousness we are saying God is not All, because God is not matter and our consciousness of matter is the statement that God is not All.Viventes in materia, legibus materiae vivere debebant ; et cum materia sit nostra persuasio Deum non esse Omnia, eo ipso momento quo in conscientia materiali sumus, dicimus Deum non esse Omnia, quia Deus non est materia, et nostra conscientia materiae est ipsa assertio Deum non esse Omnia.Vivant dans la matière, ils devaient vivre selon les lois de la matière ; et la matière étant notre croyance que Dieu n’est pas Tout, dès l’instant où nous sommes dans une conscience matérielle, nous affirmons que Dieu n’est pas Tout, puisque Dieu n’est pas matière et que notre conscience de la matière est l’affirmation même que Dieu n’est pas Tout.
If you have any doubt about God not being matter, remember that any material being can be shot any day of his life, and you’re not going to shoot God.Si quid dubitas num Deus materia non sit, memento quemlibet ens materiale quolibet vitae die interfici posse, Deum autem non posse peti telis.Si tu as le moindre doute sur le fait que Dieu n’est pas matière, rappelle-toi que tout être matériel peut être abattu n’importe quel jour de sa vie, mais que tu ne tireras jamais sur Dieu.
And it doesn’t matter how good that material being has been.Nec refert quantum bonus ille ens materiale fuerit.Et peu importe à quel point cet être matériel aura été bon.
There was a judge over here in San Raphael.Fuit hic quidam judex apud San Raphael.Il y avait ici un juge, à San Raphael.
He was one of those living saints to his friends.Apud amicos suos quasi sanctus vivens habebatur.Il était, pour ses amis, l’un de ces saints vivants.
He’s not around today.Hodie vero non adest.Il n’est plus là aujourd’hui.
Over the weekend, something happened.Per finem hebdomadis aliquid accidit.Durant le week-end, quelque chose s’est produit.
It doesn’t matter how good we’ve been, or how bad we’ve been.Non refert quantum boni vel mali fuerimus.Peu importe que nous ayons été bons ou mauvais.
You couldn’t have been worse than Saul, but he was blinded and that blinding might have been a curse to others, but it wasn’t.Pejor Saulo esse non poteras ; tamen ille excaecatus est, et caecitas illa aliis quidem maledictio videri potuit, sed non erat.Tu n’aurais pas pu être pire que Saul ; pourtant il fut aveuglé, et cet aveuglement aurait pu sembler une malédiction pour d’autres, mais il ne l’était pas.
It was a blessing, because he was blinded to his material consciousness and out of it was born his Christ awareness.Benedictio fuit, quia a conscientia materiali excaecatus est, atque ex ea nata est eius conscientia Christi.C’était une bénédiction, car il fut aveuglé à sa conscience matérielle, et de là naquit sa conscience du Christ.
Our blinding need not be that violent.Nostra autem caecitas non oportet ut tam violenta sit.Notre aveuglement n’a pas besoin d’être aussi violent.
It can be the gentle realization that, God being All and God being Spirit, Spirit is All and therefore, I will seek first the Kingdom of Spirit and all things must therefore, be added, because having the substance of Spirit, I must have the forms.Potest esse mitis illa agnitio : cum Deus sit Omnia et Deus sit Spiritus, Spiritus est Omnia ; ideo primum quaeram Regnum Spiritus, et omnia reliqua adicientur, quia substantiam Spiritus habens, formas quoque habere debeo.Cela peut être la douce prise de conscience que, Dieu étant Tout et Dieu étant Esprit, l’Esprit est Tout ; je chercherai donc d’abord le Royaume de l’Esprit, et toutes choses devront alors m’être ajoutées, car possédant la substance de l’Esprit, je dois aussi en avoir les formes.
Now man doubts himself, his Spiritual Consciousness begins to make him see his own works as locusts.Iam vero homo de se ipso dubitat, et conscientia eius spiritualis incipit opera sua ipsius quasi locustas videre.Dès lors l’homme doute de lui-même, et sa conscience spirituelle commence à lui faire voir ses propres œuvres comme des sauterelles.

1970. Frederick W. Franz

  • En 1970, le périodique officiel des Témoins de Jéhovah, The Watchtower ne créditait pas d’éditeur-en-chef nommé en page de garde; il était publié par les corporations de la Watch Tower de Pennsylvanie et de New York). La direction éditoriale était de fait sous l’autorité du président Nathan H. Knorr (en poste 1942-1977) et du vice-président Frederick W. Franz, alors chef du département éditorial et principal exégète de l’organisation. Ce n'est qu'à partir de 1971 que cette organisation définit les contours d'un gouverning body distinct de son seul conseil d'administration, où l'on distingue à partir de 1976 six comités se répartissant l'ensemble des activités (Service, Writing, Publishing, Teaching, Personnel, Chairman’s).
  • Frederick William Franz (1893-1992), administrateur de société et dirigeant religieux étatsunien, président de la Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania, l'entité légale des Témoins de Jéhovah, de 1977 à sa mort en 1992. Théologien principal de la société, il participe activement à la préparation de la Traduction du Monde Nouveau des Saintes Écritures.
  • L'application par l'organisation de la péricope des sauterelles à sa propre histoire, initiée en premier lieu par le "juge" Rutherford, présente d'étonnants et remarquables parallèles avec les pesharim de Qumrân, dont les adeptes rapportait les dires des anciens prophètes aux origines récentes de leur propre secte.

  • Frederick W. Franz (dir.), “The Tormenting Locust Plague”, The Whatchtower (1er décembre 1969) 719-720.
  • Frederick W. Franz (dir.), “Les tourments infligés par les sauterelles”, La Tour de Garde (15 mars 1970) 173-174.
anglais (1969)latin (2025)français (1970)
THE TORMENTING LOCUST PLAGUEDE PLAGA LOCUSTARUM CRUCIANTIUMLES TOURMENTS INFLIGÉS PAR LES SAUTERELLES
27. Already as early as in the midst of the first world war (of 1914-1918 C.E.) the clergy of Christendom, together with their political and military allies, had decided that they had experienced enough religious trouble with the Christian witnesses for Jehovah God and his kingdom by Christ.27. Iam medio bello mundano primo (1914–1918) clerici Christianitatis, una cum sociis suis politicis ac militaribus, statuerant se satis pertulisse difficultatum religiosarum cum testibus Christianis Dei Jehovae et regni eius per Christum.27. Déjà au milieu de la Première Guerre mondiale (1914-​1918), le clergé de la chrétienté et ses alliés politiques et militaires décidèrent qu’ils avaient été suffisamment ennuyés, sur le plan religieux, par les témoins chrétiens de Jéhovah qui annonçaient le Royaume de Dieu et du Christ.
They took advantage of the war conditions and of wartime laws to put to death the public activities carried on by these witnesses. Opportunitatem belli ac leges bellicas adhibuerunt ut publicam actionem istorum testium interficerent.Ils profitèrent de la situation et des lois qu’on avait promulguées en raison de la guerre, pour mettre fin aux activités publiques des témoins.
They did not like to be notified that the “times of the Gentiles” had run out in the year 1914 and that these witnesses had been vindicated by world events in pointing forward for decades to that year as the time for God’s kingdom by Christ to come into full control in the heavens, with authority to oust the Gentile nations from the earth.Nolebant enim audire “tempora gentium” anno 1914 expleta esse et istos testes per eventus mundanos vindicatos fuisse, quod per multos annos ad illum annum ut tempus regni Dei per Christum in caelis instaurandi praedixerant, quo potestas ei daretur gentes e terra expellendi.Ils n’avaient pas apprécié que ces derniers aient pu les prévenir que les “temps des Gentils” étaient arrivés à leur terme en 1914, et que les événements mondiaux soient venus confirmer la véracité de ce que les témoins annonçaient depuis des dizaines d’années, savoir qu’en cette année-​là le Royaume de Dieu et du Christ recevrait les pleins pouvoirs dans les cieux et l’autorité de chasser de la terre les nations gentiles.
The cry of the clergy was, “Kill the witnesses!” That is to say, Cause these International Bible Students to cease from being witnesses in public to God’s kingdom of his Messiah or Christ.Clamor clericorum erat: “Occidite testes !” id est, Facite ut hi Studentes Biblici Internationales amplius publice testimonio regni Dei Christi non fungantur.Le slogan du clergé était : “Tuer les témoins !”, c’est-à-dire, faites en sorte que ces Étudiants de la Bible cessent de témoigner publiquement en faveur du Royaume de Dieu et de son Messie ou Christ.
With the aid of the political and military powers they succeeded in technically ‘killing the witnesses’ by the middle of the year 1918, just some months before World War I ended.Auxilio potestatum politicorum ac militarium pervenerunt ad hoc, ut medio anno 1918 testes quasi interficerent, paucis mensibus ante finem belli.Avec le concours des autorités politiques et militaires, le clergé réussit à ‘tuer les témoins’ juridiquement, vers le milieu de l’année 1918, quelques mois seulement avant la fin de la Première Guerre mondiale.
28. Thus the extensive public witnessing work ended, even those who were foremost in the witnessing work being put behind prison bars under long-term sentences, also the witnessing organization being badly disrupted, limited.28. Ita late patens opus testimonii publici cessavit; etiam ii qui in opere praecipui erant in vincula longa coniecti sunt, et ipsa ordo testium graviter turbatus atque restrictus est.28 Ainsi, le grand témoignage public fut arrêté, et même ceux qui prenaient la tête de l’œuvre furent condamnés à de longues peines d’emprisonnement. L’organisation du témoignage fut dans une large mesure démembrée.
The “witnesses” were as if in the “pit of the abyss.”“Testes” quasi in “fovea abyssi” positi erant.Les “témoins” se trouvaient comme dans “la fosse de l’abîme”.
Being figuratively in such a low location, they were like out of sight and as dead, dead as to being courageous, organized, well-equipped witnesses to God’s established Messianic kingdom.Quasi ex conspectu sublati et mortui apparebant — mortui, si loquamur de animo forti, de ordine, de apparatu idoneo ad testificandum de regno Messianico Dei statuto.Figurément, ils étaient abaissés, cachés aux yeux de tous, comme morts pour ce qui était de témoigner courageusement et d’une manière bien organisée en faveur de l’établissement du Royaume messianique de Dieu.
But not for long. Who loosed them?Sed non diu. Quis eos solvit?Mais cela ne devait pas durer longtemps. Qui les a délivrés?
29. With a loud trumpet peal the fifth angel announced the loosing of the abyssed “witnesses” and their work that followed.29. Clangore tubae valida quintus angelus nuntiavit liberationem testium “abyssatorum” et operis quod secutum est.29. Par une puissante sonnerie de trompette, le cinquième ange annonça la libération des “témoins” qui se trouvaient dans l’abîme et la renaissance de leur œuvre.
Was this to be a “woe” to “those dwelling on the earth”?Eratne hoc vae “iis qui habitant in terra”?Cela allait-​il être un “malheur” pour “ceux qui habitent sur la terre”?
With prophetic vision the apostle John watched to see.Apostolus Ioannes, spiritu prophetico videns, observavit.Grâce à une vision prophétique, l’apôtre Jean put voir ce qui allait se passer.
Look! A “star” had fallen, not into the sea or into the fresh waters, but to the earth. But its fall was not disastrous to it.Ecce! “Stella” ceciderat — non in mare neque in aquas recentes, sed in terram. At casus eius non erat ei calamitosus.Regardez ! Une “étoile” tomba, non dans la mer ou sur les sources d’eau douce, mais sur la terre. Cependant, sa chute ne fut pas une catastrophe.
Rather, this “star” comes as a Freedom-giver, a Liberator of others, for “the key of the pit of the abyss was given him.” Immo vero haec stella venit ut libertatem afferat, ut liberator sit aliorum, nam “clavis putei abyssi data est illi.”Au contraire, cette “étoile” vint en tant que Libérateur, car “la clé de la fosse de l’abîme lui fut donnée”.
He is also a King, for he is “the angel of the abyss” and is the King of those whom he releases from the abyss; in harmony with which fact those whom he releases wear what, to John, “seemed to be crowns like gold.”Rex etiam est, quippe qui sit “angelus abyssi,” et rex eorum quos ex abysso dimittit. Quod congruit cum eo quod ii quos liberat gestare visi sunt “quasi coronas aureas.”Ce Libérateur était aussi un Roi, car il est “l’ange de l’abîme”, et il est le Roi de ceux qu’il délivre de l’abîme ; en accord avec cela, Jean vit que ceux qui étaient délivrés portaient des “couronnes qui paraissaient d’or”.
This symbolic “star” also has a name for this occasion. In Greek its name is Apollyon, which means Destroyer. In Hebrew it is Abaddon, which means Destruction.Huic stellae symbolicae nomen quoque datum est: Graece Apollyon, id est Destructor; Hebraice Abaddon, quod significat Exitium.Cette “étoile” symbolique possédait un nom choisi pour la circonstance. Son nom en grec était Apollyon, qui signifie Destructeur, et en hébreu Abaddon, qui signifie Destruction.
All these features about this symbolic “star” reveal him to be the glorified Jesus Christ.Omnia haec lineamenta declarant hanc stellam symbolicam esse Christum Iesum glorificatum.Tous ces détails concernant cette “étoile” symbolique révèlent qu’il s’agit de Jésus-Christ glorifié.
When, as a man on earth, nineteen centuries ago, he died as a martyr for God’s kingdom, he went into the abyss. On the third day God released him and seated him at His right hand.Nam, cum homo esset in terra ante annos undeviginti saeculorum, pro regno Dei martyrium subiit et in abyssum descendit; die autem tertia Deus eum excitavit et ad dexteram suam collocavit.Il y a dix-neuf siècles, lors de son séjour en tant qu’homme sur la terre, Jésus descendit dans l’abîme après avoir subi la mort comme martyr pour le Royaume de Dieu. Le troisième jour, Dieu le délivra de l’abîme et le fit asseoir à sa droite.
30. To this resurrected, glorified Jesus Christ, God has given the “keys of death and of Haʹdes,” that he might act as a liberator therewith.30. Huic resurrecto et glorificato Iesu Christo Deus dedit “claves mortis et inferni,” ut iis utatur ad liberandum.30 Ce fut à ce Jésus-Christ ressuscité et glorifié que Dieu donna les “clés de la mort et du Hadès”, pour qu’il s’en serve en tant que Libérateur.
Crowned as reigning King in the heavens at the end of the “times of the Gentiles” in the year 1914, he comes to release certain ones from their restrained condition as in the ‘pit of an abyss.’Cum anno 1914, finitis “temporibus gentium,” in caelis in regem coronatus esset, venit ut quosdam e condicione restricta, veluti ex “puteo abyssi,” emitteret.Couronné Roi dans les cieux au terme des “temps des Gentils”, en 1914, il vint pour délivrer ceux qui étaient détenus comme dans “la fosse de l’abîme”.
Whom? The remnant of his followers on earth who are called to be kings with him in heaven. (Rev. 1:6, 17, 18; 20:4-6)Quos? Reliquias discipulorum suorum in terra, vocatorum ut regnent cum eo in caelo. (Apoc. 1, 6. 17-18 ; 20, 4-6)De qui s’agit-​il ? Du reste de ses disciples sur la terre qui étaient appelés à devenir rois avec lui au ciel (Rév. 1:6, 17, 18 ; 20:4-6).
In the year 1919 he used the “key of the pit of the abyss” and opened the pit and let his repentant, faithful remnant of Kingdom joint heirs out.Anno igitur 1919 “clavem putei abyssi” adhibuit, foveam aperuit et reliquias suas fidelis ac paenitentes coheredes regni ex illa emissione dimisit.En 1919, le Christ se servit de la “clé de la fosse de l’abîme” et délivra de cette fosse les membres fidèles et repentants du reste de ses cohéritiers du Royaume.
31. But what an appearance they take on as John sees them in prophetic vision!31. Sed quam miram formam induunt, ut Ioannes eos in visione prophetica contemplatur!31 Mais d’après la vision prophétique que reçut Jean, ces chrétiens revêtirent une apparence étonnante!
Coming out of a great smoke that ascends from the abyss and bedarkens both the sun and the air, they look like a strange species of locust.Egressi sunt e magno fumo qui ex abysso ascendit et solem aeremque obscurat, atque specie quadam locustarum alienarum apparent.Sortant de l’épaisse fumée qui montait de l’abîme et obscurcissait le soleil et l’air, ils avaient l’apparence d’une espèce de sauterelle tout à fait étrange.
John says: “And the likenesses of the locusts resembled horses prepared for battle; and upon their heads were what seemed to be crowns like gold, and their faces were as men’s faces, but they had hair as women’s hair. And their teeth were as those of lions; and they had breastplates like iron breastplates. And the sound of their wings was as the sound of chariots of many horses running into battle. Also, they have tails and stings like scorpions; and in their tails is their authority to hurt the men five months. They have over them a king, the angel of the abyss.”—Rev. 9:1-11.Ioannes dicit: “Et similitudines locustarum erant sicut equi parati in proelium; et super capita earum quasi coronae similes auro, et facies earum sicut facies hominum; et habebant capillos sicut capillos mulierum, et dentes earum sicut leonum; et habebant thoraces sicut thoraces ferreos; et sonus alarum earum sicut sonus curruum equorum multorum currentium in bellum; et habebant caudas similes scorpionum et aculeos, et in caudis earum potestas earum nocere hominibus mensibus quinque. Et habent super se regem, angelum abyssi.” (Apoc. 9, 1-11)Jean écrit : “Par leur aspect les sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour la bataille ; et sur leurs têtes il y avait ce qui semblait être des couronnes qui paraissaient d’or, et leurs visages étaient comme des visages d’hommes, mais elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes. Et leurs dents étaient comme celles des lions ; et elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer. Et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars à beaucoup de chevaux qui courent à la bataille. De plus, elles ont des queues et des dards comme ceux des scorpions ; et dans leur queue est le pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois. Elles ont sur elles un roi, l’ange de l’abîme.” — Rév. 9:1-11.
32. Under command of their heavenly King Jesus Christ, the remnant of anointed witnesses of Jehovah swarmed forth in 1919 from their abysmal condition of restraint, heated up with godly zeal as if emerging from a furnace. 32. Iussu Regis caelestis Iesu Christi, reliquiae testium Jehovae unctae anno 1919 ex statu abysso simili eruperunt, zelo divino velut ex fornace accensae.32 Sous les ordres de leur Roi céleste Jésus-Christ, le reste oint des témoins de Jéhovah remontèrent, en 1919, de l’abîme de la captivité, réchauffés par un zèle pieux comme s’ils sortaient d’une fournaise.
These symbolic locusts did not try to eat up all the greenery of the earth; their target was men.Non autem herbas neque viriditatem terræ petunt istae locustae symbolicae, sed homines.Ces sauterelles symboliques n’essayèrent pas de manger toute la végétation de la terre ; elles avaient uniquement pour cible des hommes.
Which men? “Only those men who do not have the seal of God on their foreheads.”Quos homines? “Illos tantum qui non habent signaculum Dei in frontibus suis.”Lesquels? Seulement les “hommes qui n’ont pas sur le front le sceau de Dieu”.
But they were not authorized to kill those particular men; they should only torment them for five months, which is the lifetime, the summertime of activity, for insect locusts.Non tamen eis permissum est eos occidere; sed tantum torquere mensibus quinque — quod tempus naturale est quo locustae insectae vivunt et aestate agunt.Cependant, elles ne reçurent pas l’autorisation de tuer même ces hommes-​là ; elles devaient se borner à les tourmenter pendant cinq mois, tout un été, durée de la vie d’une sauterelle.
These symbolic locusts were really the ones that were sealed with the “seal of God on their foreheads,” for they were the remnant of those spiritual Israelites, 144,000 of them, whom John saw undergo this sealing, according to his description in Revelation 7:1-8.Istae locustae symbolicae ipsae erant quae signaculum Dei in frontibus suis habebant: reliquiae scilicet Israelitarum spiritualium, numero centum quadraginta quattuor milium, quos Ioannes vidit obsignari (Apoc. 7, 1-8).Ce furent ces sauterelles symboliques qui avaient “sur le front le sceau de Dieu”, car il s’agissait du reste des Israélites spirituels, au nombre de 144 000, que Jean avait vu recevoir la marque du sceau, d’après la description qu’il donne dans Révélation 7:1-8.
As long-haired women are obedient to their husbands, so these symbolic locusts are subject and submissive to their King, Jesus Christ, their Bridegroom to be.Et sicut mulieres capillis longis maritis suis oboediunt, ita locustae istae symbolicae subditae et obsequentes sunt Regi suo Iesu Christo, Sponso futuro.Tout comme les cheveux longs des femmes symbolisent l’obéissance de ces dernières à leur mari, ces sauterelles symboliques se soumettent à leur Roi, Jésus-Christ, leur futur Époux.
33. Who, then, are “those men who do not have the seal of God on their foreheads”?33. Quinam sunt igitur “homines qui non habent signaculum Dei in frontibus suis”?33. Qui sont donc les “hommes qui n’ont pas sur le front le sceau de Dieu”?
All unsealed men, including the “great crowd” at God’s temple whom the apostle John saw and described in Revelation 7:9-17? No! Only those men whom we would expect to have the “seal of God on their foreheads” according to their religious professions in Christendom.Num omnes homines non signati, etiam “turba magna” quam Ioannes in templo Dei vidit et descripsit (Apoc. 7, 9-17)? Minime. Tantum illi homines, qui secundum professionem suam religiosam in Christiana societate habere deberent signaculum Dei in frontibus suis.S’agit-​il de tous les hommes qui ne portent pas un sceau, y compris la “grande foule” dans le temple de Dieu, d’après la vision et la description de l’apôtre Jean consignée dans Révélation 7:9-17 ? Non ! Il s’agit uniquement des hommes qu’on s’attendrait logiquement à voir porter “sur le front le sceau de Dieu”, en vertu de leurs prétentions religieuses au sein de la chrétienté.
Those who outstandingly claim to be spiritual Israelites in the new covenant with God through Christ the Mediator are the religious clergy of Christendom, together with professional politicians, commercial profiteers and big militarists, who are church members and who are given the greatest prominence and consideration by the religious clergy.Isti sunt praecipue clerici Christianitatis, qui sese Israelitas spirituales foederis novi per Christum Mediatorem esse profitentur — una cum politicis professionalibus, mercatoribus lucri avidis et militibus potentibus — omnes membris ecclesiarum, quos clerici honorant et extollunt.De tous les hommes, ceux qui revendiquent plus particulièrement, le droit d’être considérés comme des Israélites spirituels admis dans la nouvelle alliance conclue avec Dieu par l’intermédiaire du Médiateur Jésus-Christ, sont les membres du clergé de la chrétienté, associés aux politiciens professionnels, aux hommes d’affaires cupides et aux chefs militaires qui sont membres de leurs Églises et à qui ils accordent les plus grands honneurs.
The conduct of “those men” proves that they are not producing the fruitage of God’s spirit, by means of which spirit the identifying seal of God’s ownership is put, as it were, upon one’s forehead for all to see.—Gal. 5:19-23; 2 Cor. 1:22.Conversatio eorum ostendit eos non ferre fructum Spiritus Dei, quo Spiritu, velut sigillo, proprietas divina in fronte hominis manifestatur omnibus conspicienda. (Gal. 5, 19-23 ; 2 Cor. 1, 22)La conduite de ces “hommes” prouve qu’ils ne produisent pas les fruits de l’esprit saint au moyen duquel Dieu identifie ceux qui lui appartiennent comme par un sceau apposé sur le front, visible aux yeux de tous. — Gal. 5:19-23 ; II Cor. 1:22.
34. These are the ones whom the symbolic locusts are tormenting, stinging them with the judgment message from God’s inspired Word, very painfully as if striking them with the venomous scorpion’s tail.34. Hi sunt quos locustae symbolicae cruciant, aculeo caudae suae, id est nuntio judicii ex Verbo divino inspirato, velut veneno scorpionis percutientes ac graviter vulnerantes.34. Les sauterelles symboliques tourmentent ces hommes, qui sont piqués au vif par le message de jugement basé sur la Parole inspirée de Dieu, lequel message les frappe et les fait souffrir comme l’aiguillon venimeux dans la queue d’un scorpion.
This judgment message has to do specially with the international organization for world peace and security, which the clergy have claimed to be the “political expression of the Kingdom of God on earth,” but which the symbolic locusts tormentingly proclaim is a mere man-made substitute for God’s Messianic kingdom and is therefore doomed to fail and be destroyed by God’s true kingdom.Istud autem tormentum est nuntius iudicii ex verbo Dei inspirato, acer et vehemens. Praesertim spectat ad ordinationem internationalem pacis et securitatis mundi, quam clerici proclamaverunt esse “expressam politicam regni Dei in terra”, sed quam locustae symbolicae denunciant esse humanam imitationem regni Messianici, damnandam et a vero regno Dei destruendam.Ce message de jugement a trait plus particulièrement à l’organisation internationale pour le maintien de la paix et de la sécurité, organisme que le clergé a salué comme “l’expression politique du Royaume de Dieu sur la terre”. Les sauterelles symboliques ont tourmenté ces hommes en taxant cet organisme de contrefaçon humaine du Royaume messianique de Dieu, et qui, par conséquent, doit inévitablement échouer et être détruit par le vrai Royaume de Dieu.
Those unsealed men of Christendom would like to get away from this religious torment by these symbolic locusts. They would like to die rather than to endure longer.Homines illi, qui in christianitate non signati sunt, vellent effugere istum cruciatum religiosum a locustis symbolicis illatum; mallent mori quam diutius sufferre.Ces hommes de la chrétienté non scellés voudraient échapper à ces tourments religieux infligés par les sauterelles symboliques. Ils préféreraient mourir plutôt que d’endurer plus longtemps.
But the “locusts” are not authorized to “kill” those unsealed men; so those men keep living.At locustis non permittitur eos “occidere”; quapropter vivunt illi.Mais les “sauterelles” ne sont pas autorisées à “tuer” ces hommes non scellés ; c’est pourquoi ils restent en vie.
Also, the symbolic locusts keep living and keep up the torment, for they are authorized to do this tormenting work “five months,” which, being the literal lifetime of an insect locust, symbolize all the lifetime of the symbolic locusts down till the war of Har–Magedon.Insuper locustae symbolicae vivunt atque cruciatum continuant, cum eis permissum sit hoc opus per “quinque menses”; quod, cum sit verum tempus vitae locustarum, totam vitam locustarum symbolicarum usque ad bellum Har-Magedon significat.De plus, les sauterelles symboliques vivent et poursuivent leur tourment, car il leur est permis de faire cette œuvre pendant “cinq mois” ; ce qui, correspondant à la vie réelle des sauterelles, symbolise toute la vie des sauterelles symboliques jusqu’à la guerre d’Har-Magedon.

1970. Angelo Lancellotti

  • Angelo Francesco Lancellotti (1927-1984), religieux franciscain, professeur de philologie biblique orientale au Studio Teologico Francescano della Porziuncola à Assise, puis au Studium Biblicum Franciscanum à Jérusalem.
  • Angelo Lancellotti, Apocalisse. Versione-introduzione-note di A. Lancellotti (174 p.), Milan, Edizioni Paoline (Nuovissima versione della Bibbia dai testi originali” 46), 1970 (7e édition, 1989; 9e édition, 1996), pp. 98-101 (versets 9,1-12).
italien (1970)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
9,1-12: E descritto il primo della seconda serie dei flagelli delle trombe, e cioé il flagello delle cavallette infernali, annunciato dalla quinta tromba.9,1–12: Describitur primum secundae seriei plag arum tubarum, id est plaga locustarum infernalium, a quinta tuba praenuntiata.9,1-12 : Est décrit le premier fléau de la seconde série des trompettes, à savoir le fléau des sauterelles infernales, annoncé par la cinquième trompette.9:1–12: The first of the second series of the trumpet plagues is described, namely the plague of the infernal locusts, announced by the fifth trumpet.
1. un astro: probabilmente non é da interpretare come una potenza diabolica, ma come un essere angelico incaricato di dare il via al quinto flagello aprendo la “voragine dell'Abisso”.1. stella: probabiliter non est interpretanda ut potestas diabolica, sed ut ens angelicum, cui mandatum est quintam plagam initium dare, aperiendo abyssi voraginem.1. une étoile : il ne faut probablement pas l’interpréter comme une puissance diabolique, mais comme un être angélique chargé de déclencher le cinquième fléau en ouvrant le « gouffre de l’Abîme ».1. a star: it should probably not be interpreted as a diabolical power, but as an angelic being charged with initiating the fifth plague by opening the “shaft of the Abyss.”
caduto: cioé, disceso dal cielo (cf 1 Enoc LXXXVI, 1 e LXXXVIII, 1).lapsa: id est, e caelo descendens (cf. 1 Henoch 86, 1 et 88, 1).tombée : c’est-à-dire descendue du ciel (cf. 1 Hénoch 86, 1 et 88, 1).fallen: that is, descended from heaven (cf. 1 Enoch 86:1 and 88:1).
la voragine dell'Abisso: nell' Apocalisse é indicato come il luogo di pena provvisorio (per “mille anni”) destinato agli angeli decaduti, cioé per i demoni, la bestia, il falso profeta e lo stesso Satana (cf 9,11; 11,7; 17,8; 20,1.3); mentre il luogo definitivo di punizione per Satana e i suoi seguaci é lo “stagno di fuoco” (20, 10.14.15).abyssi vorago: in Apocalypsi designatur ut locus poenae temporariae (per mille annos) angelis lapsis destinatus, id est daemonibus, bestiae, pseudoprophetae atque ipsi Satanae (cf. 9,11; 11,7; 17,8; 20,1.3); locus autem poenae definitivae Satanae eiusque asseclarum est stagnum ignis (20,10.14.15).le gouffre de l’Abîme : dans l’Apocalypse, elle est indiquée comme le lieu de peine provisoire (pour « mille ans ») destiné aux anges déchus, c’est-à-dire aux démons, à la bête, au faux prophète et à Satan lui-même (cf. 9,11 ; 11,7 ; 17,8 ; 20,1.3) ; tandis que le lieu de châtiment définitif pour Satan et ses partisans est l’« étang de feu » (20,10.14.15).the shaft of the Abyss: in Revelation it is designated as the place of temporary punishment (for “a thousand years”) destined for the fallen angels, that is, for the demons, the beast, the false prophet, and Satan himself (cf. 9:11; 11:7; 17:8; 20:1,3); whereas the definitive place of punishment for Satan and his followers is the “lake of fire” (20:10,14,15).
Nell'Antico Testamento l'Abisso (ebraico: bôr, che vuol dire fossa, pozzo) é il luogo di punizione sia delle potenze celesti ribelli come dei “re della terra” (cf Is 24,21-22).In Veteri Testamento abyssus (hebraice bôr, quod significat foveam, puteum) est locus poenae tam potestatum caelestium rebellium quam “regum terrae” (cf. Is 24,21-22).Dans l’Ancien Testament, l’Abîme (hébreu : bôr, qui signifie fosse, puits) est le lieu de punition aussi bien des puissances célestes rebelles que des « rois de la terre » (cf. Is 24,21-22).In the Old Testament, the Abyss (Hebrew: bôr, meaning pit, well) is the place of punishment both for rebellious heavenly powers and for the “kings of the earth” (cf. Isa 24:21–22).
2. un fumo: la frase deriva da Es 19,18: “saliva il fumo, come il fumo di una fornace”.2. fumus: haec locutio derivatur ex Ex 19,18: ascendebat fumus sicut fumus fornacis.2. une fumée : l’expression dérive d’Ex 19,18 : « la fumée montait, comme la fumée d’une fournaise ».2. smoke: the expression is derived from Exod 19:18: “smoke went up like the smoke of a furnace.”
Non é estraneo, tuttavia, il ricordo, del castigo di Sodoma e Gomorra indicato in Gn 19,28: “ecco che saliva dalla terra un fumo, simile al fumo di una fornace”.Non est tamen aliena recordatio poenae Sodomae et Gomorrhae memoratae in Gen 19,28: ecce ascendebat de terra fumus, quasi fumus fornacis.On retrouve également le souvenir du châtiment de Sodome et Gomorrhe mentionné en Gn 19,28 : « voici qu’une fumée montait de la terre, semblable à la fumée d’une fournaise ».There is also a clear reminiscence of the punishment of Sodom and Gomorrah mentioned in Gen 19:28: “behold, smoke was going up from the land like the smoke of a furnace.”
3. delle cavallette: le “cavallette”, o locuste, che ricordano l'ottava piaga d’Egitto, differiscono notevolmente da quelle descritte nel libro dell’Esodo; infatti le cavallette dell’Apocalisse hanno l’ordine di non danneggiare la vegetazione, ma di colpire gli uomini che non avessero sulla fronte il sigillo di Dio (cf 7,3-4).3. locustae: locustae, quae octavam plagam Aegypti commemorant, multum differunt a iis quae in libro Exodi describuntur; nam locustis Apocalypsis mandatur ne vegetationem laedant, sed homines feriant qui in fronte sigillum Dei non habeant (cf. 7,3-4).3. des sauterelles : les « sauterelles », ou locustes, qui rappellent la huitième plaie d’Égypte, diffèrent notablement de celles décrites dans le livre de l’Exode ; en effet, les sauterelles de l’Apocalypse ont l’ordre de ne pas endommager la végétation, mais de frapper les hommes qui n’ont pas sur le front le sceau de Dieu (cf. 7,3-4).3. locusts: the “locusts,” recalling the eighth plague of Egypt, differ markedly from those described in the book of Exodus; for the locusts of Revelation are commanded not to harm the vegetation, but to strike men who do not have the seal of God on their foreheads (cf. 7:3–4).
6. fuggirà: lett. «fugge»; anche qui l’uso del presente, invece del futuro (come già del futuro per l’imperfetto in 4,9 e del presente per l’imperfetto in 5,9 e altrove), si spiega agevolmente per la soggiacenza del tempo ebraico jiqtol.6. fugiet. “fugiet: littere «fugit»; etiam hic usus praesentis pro futuro (sicut iam futuri pro imperfecto in 4,9 et praesentis pro imperfecto in 5,9 aliisque locis) facile explicatur subiacente tempore hebraico yiqtol.6. « fuira ». Littéralement : « fuit » ; ici encore, l’emploi du présent au lieu du futur (comme déjà celui du futur pour l’imparfait en 4,9 et du présent pour l’imparfait en 5,9 et ailleurs) s’explique aisément par la dépendance du temps hébreu yiqtol.6. “will flee.” Literally: “flees”; here again the use of the present instead of the future (as already the use of the future for the imperfect in 4:9 and of the present for the imperfect in 5:9 and elsewhere) is readily explained by the underlying Hebrew yiqtol tense.
6. In quei giorni…: è da notare qui il passaggio dal genere letterario della “narrazione” a quello della “predizione”.6. in illis diebus…: hic animadvertendus est transitus a genere litterario narrationis ad genus praedictionis.6. En ces jours-là… : il convient de noter ici le passage du genre littéraire de la « narration » à celui de la « prédiction ».6. In those days…: here one should note the transition from the literary genre of “narration” to that of “prediction.”
7. le cavallette somigliavano…: la descrizione delle diaboliche cavallette s’ispira, in molti tratti, a Gl 2.7. locustae similes erant…: descriptio locustarum diabolicarum multis in partibus ex Ioel 2 sumpta est.7. les sauterelles ressemblaient… : la description des sauterelles diaboliques s’inspire, sous de nombreux aspects, de Joël 2.7. the locusts resembled…: the description of the diabolical locusts is, in many respects, inspired by Joel 2.
10-11. avenano: lett. “hanno”; vedi 5,9.10-11. habent: id est, “habent”; cf. 5,9.10-11. avaient : litt. « ont » ; voir 5,9.10–11. they had: lit. “they have”; see 5:9.
10. per cinque mesi: tempo che corrisponde più o meno alla durata della vita delle cavallette naturali, e cioè dall’inizio della primavera alla fine dell’estate.10. per quinque menses: tempus quod fere respondet vitae durationi locustarum naturalium, scilicet ab initio veris usque ad finem aestatis.10. pendant cinq mois : durée qui correspond plus ou moins à la longévité des sauterelles naturelles, c’est-à-dire du début du printemps à la fin de l’été.10. for five months: a period corresponding more or less to the lifespan of natural locusts, that is, from the beginning of spring to the end of summer.
11. il cui nome: lett. “nome a lui”; abbiamo qui un caso di proposizione nominale relativa asindetica di tipo ebraico (cf Gv 1,6).11. cui nomen: littere “nomen ei”; hic habemus propositionem nominalem relativam asyndeticam generis hebraici (cf. Io 1,6).11. dont le nom : litt. « un nom à lui » ; nous avons ici un cas de proposition nominale relative asyndétique de type hébraïque (cf. Jn 1,6).11. whose name: lit. “a name to him”; here we have a case of an asyndetic nominal relative clause of Hebrew type (cf. John 1:6).
11. l'angelo dell’Abisso: la sua identificazione rimane del tutto incerta, poiché nessun testo, sia biblico che extrabiblico, ne fa menzione.11. angelus abyssi: eius identificatio omnino incerta manet, quippe cum nullus textus, sive biblicus sive extrabiblicus, de eo mentionem faciat.11. l’ange de l’Abîme : son identification demeure totalement incertaine, car aucun texte, biblique ou extrabiblique, n’en fait mention.11. the angel of the Abyss: his identification remains entirely uncertain, since no text, biblical or extrabiblical, mentions him.
Il suo nome, che ”in ebraico suona Abaddon”, ricorre, sì, più volte nei libri sapienziali (cf Gb 26,6; Prv 15,11; Sl 88,11; ecc.), pero non é mai personificato ed é tradotto dai LXX normalmente con ἀπόλεια, “distruzione”, e non con ἀπολλύων, “distruttore”.Nomen eius, quod hebraice Abaddon sonat, sane saepius in libris sapientialibus occurrit (cf. Iob 26,6; Prov 15,11; Ps 88,11; etc.), sed numquam personificatur atque a LXX plerumque per ἀπόλεια, “perditio”, non autem per ἀπολλύων, “perditor”, redditur.Son nom, qui en hébreu se prononce Abaddon, apparaît certes à plusieurs reprises dans les livres sapientiaux (cf. Jb 26,6 ; Pr 15,11 ; Ps 88,11 ; etc.), mais il n’est jamais personnifié et il est normalement traduit par les LXX par ἀπόλεια, « destruction », et non par ἀπολλύων, « destructeur ».His name, which in Hebrew sounds Abaddon, does indeed recur several times in the wisdom books (cf. Job 26:6; Prov 15:11; Ps 88:11; etc.), but it is never personified and is normally translated by the LXX as ἀπόλεια, “destruction,” and not as ἀπολλύων, “destroyer.”
Sterminatore: tale appellativo é dato in Es 12,23 all’Angelo di Jahvè che passa per l’Egitto a “sterminare” le case degli Egiziani uccidendone i primogeniti.Exterminator: hoc appellativum in Ex 12,23 Angelo Iahveh tribuitur, qui per Aegyptum transit ad domos Aegyptiorum exterminandas, primogenitis eorum interfectis.Exterminateur : cette appellation est donnée en Ex 12,23 à l’Ange du Seigneur qui parcourt l’Égypte pour « exterminer » les maisons des Égyptiens en frappant leurs premiers-nés.Destroyer: this designation is given in Exod 12:23 to the Angel of the Lord who passes through Egypt to “destroy” the houses of the Egyptians by killing their firstborn.

1972. George Eldon Ladd

  • George Eldon Ladd (1911-1982), pasteur baptiste étatsunien, professeur de théologie du Nouveau Testament et d'exégèse au Fuller Theological Seminary de Pasadena (Californie).
  • George Eldon Ladd, A Commentary on the Revelation of John (308 p.), Grand Rapids (Michigan), William B. Eerdmans, 1972, pp. 129-134.
anglais (1972)latin (2026)français (2026)
The Fifth Trumpet (9:1-12).Tuba Quinta (9,1-12).La cinquième trompette (9,1-12).
The fifth plague is that of a host of demonic locusts who attack the bodies of men but do not kill them.Quinta plaga est agmen locustarum daemonicarum quae corpora hominum oppugnant sed eos non occidunt.La cinquième plaie est celle d’une troupe de sauterelles démoniaques qui attaquent le corps des hommes sans les tuer.
Background for this is a plague of locusts in Joel 2:4-10 which is to precede the coming of the day of the Lord.Huius rei praecipuum fundamentum est plaga locustarum apud Ioel 2,4-10, quae adventum diei Domini praecedit.L’arrière-plan est une plaie de sauterelles en Joël 2,4-10, qui doit précéder la venue du jour du Seigneur.
The appearance of the locusts in Joel was like horses who run with the rumbling of chariots, who charge like mighty men of war, who darken the heavens with their hosts.Aspectus locustarum apud Ioel similis erat equis currentibus cum fragore curruum, qui irruunt ut fortes bellatores, qui caelos agminibus suis obtenebrant.L’apparence des sauterelles chez Joël est celle de chevaux qui courent avec le grondement des chars, qui chargent comme de puissants guerriers, et qui obscurcissent les cieux par leurs hordes.
The difference is that in Joel a plague of actual locusts is envisioned, while in the Revelation, the locusts are symbolic of demonic hosts.Differentia est quod apud Ioel plaga locustarum verarum praevidetur, cum in Apocalypsi locustae sint symbolum exercituum daemoniorum.La différence est que, chez Joël, il s’agit d’une plaie de sauterelles réelles, tandis que, dans l’Apocalypse, les sauterelles symbolisent des armées démoniaques.
Verse 1. When the fifth angel sounded his trumpet, John saw a star fallen from heaven to earth.Versus 1. Cum quintus angelus tubam cecinisset, Ioannes vidit stellam de caelo in terram lapsam.Verset 1. Quand le cinquième ange sonna de la trompette, Jean vit une étoile tombée du ciel sur la terre.
It is questionable whether any emphasis is to be placed in the word “fallen.”Dubium est an ulla vis peculiaris vocabulo « lapsa » tribuenda sit.Il est douteux qu’il faille accorder une importance particulière au mot « tombée ».
Some commentators refer to Isa. 14:12: “How you are fallen from heaven, O Day Star, son of Dawn!” and find in these words a fall of Satan from his place of exaltation.Nonnulli commentatores ad Is 14,12 referunt: « Quomodo cecidisti de caelo, Lucifer, fili aurorae! », atque in his verbis casum Satanae e loco exaltationis suae reperiunt.Certains commentateurs renvoient à Is 14,12 : « Comment es-tu tombé du ciel, astre du matin, fils de l’aurore ! », et y voient la chute de Satan de sa position élevée.
Our Lord also speaks of a fall of Satan: “I saw Satan fall like lightning from heaven” (Luke 10:17).Dominus quoque de lapsu Satanae loquitur: « Videbam Satanam sicut fulgur de caelo cadentem » (Lc 10,17).Notre Seigneur parle aussi d’une chute de Satan : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair » (Lc 10,17).
However, there is no reason in Revelation to identify the star with Satan or any evil power.Attamen nulla est ratio in Apocalypsi stellam cum Satana aut ulla vi mala identificandi.Cependant, rien dans l’Apocalypse ne justifie d’identifier l’étoile avec Satan ou avec une puissance mauvaise.
The star represents some angelic figure divinely commissioned to carry out God’s purposes.Stella aliquam figuram angelicam a Deo missam repraesentat ad consilia eius exsequenda.L’étoile représente une figure angélique envoyée par Dieu pour accomplir ses desseins.
“Fallen” is used because this is the way stars come from the sky to earth, but it signifies no more than that an angelic being has descended from heaven to earth.Vocabulum « lapsa » adhibetur quia sic stellae de caelo in terram cadere dicuntur, sed nihil amplius significat quam quod ens angelicum de caelo in terram descenderit.Le terme « tombée » est employé parce que c’est ainsi que les étoiles descendent du ciel sur la terre, mais il ne signifie rien de plus que la descente d’un être angélique du ciel vers la terre.
The language of the passage immediately changes from the star to the one symbolized by the star.Sermo loci statim a stella ad eum quem stella significat transit.Le langage du passage passe immédiatement de l’étoile à celui qu’elle symbolise.
To him was given the key of the shaft of the bottomless pit.Huic data est clavis putei abyssi.À lui fut donnée la clé du puits de l’abîme.
There is no single consistent cosmology in biblical literature, but it is true that we often meet the concept of three levels of existence: the earth, heaven above, and the underworld beneath.Nulla est una cosmologia constans in litteris biblicis, sed saepe occurrit conceptus trium graduum existentiae: terra, caelum superius, et infernum subter.Il n’existe pas de cosmologie unique et cohérente dans la littérature biblique, mais on y rencontre souvent le concept de trois niveaux d’existence : la terre, le ciel au-dessus et le monde souterrain en dessous.
We have already discovered in John’s extensive description of heaven that he does not intend his language to be taken literally but describes heaven with symbolic language.Iam in ampla descriptione caeli apud Ioannem vidimus eum non velle sermonem suum literaliter accipi, sed caelum per linguam symbolicam describere.Nous avons déjà constaté, dans la vaste description du ciel chez Jean, qu’il n’entend pas être pris à la lettre, mais qu’il décrit le ciel au moyen d’un langage symbolique.
In the same way he now refers to the underworld, which is conceived as a great hollow space in the depths of the earth which is connected with the world by a shaft.Eodem modo nunc ad infernum refertur, qui concipitur ut spatium magnum cavum in profundis terrae, quod per puteum cum mundo coniungitur.De la même manière, il se réfère maintenant au monde souterrain, conçu comme un vaste espace creux dans les profondeurs de la terre, relié au monde par un puits.
The Greek word translated “bottomless pit” is abyssos, from which we get our word abyss.Vocabulum Graecum quod vertitur « bottomless pit » est abyssos, unde nostrum verbum « abyssus » derivatur.Le mot grec traduit par « bottomless pit » est abyssos, d’où provient notre mot « abîme ».
There cannot, of course, really be such a thing as a bottomless pit; one need only ask the question, How deep is the bottomless pit?Profecto talis res ut puteus sine fundo re vera esse non potest; satis est quaerere: quam profundus est puteus sine fundo?Il ne peut évidemment pas exister réellement un puits sans fond ; il suffit de poser la question : quelle est la profondeur d’un puits sans fond ?
The word abyssos is used in the Greek Old Testament of the deep waters (Gen. 1:2; 7:11; Ps. 107:26).Vox abyssos in Vetere Testamento Graeco adhibetur de aquis profundis (Gen 1,2; 7,11; Ps 107,26).Le mot abyssos est employé dans l’Ancien Testament grec pour désigner les eaux profondes (Gn 1,2 ; 7,11 ; Ps 107,26).
It is also used of the depth of the earth (Ps. 71:20) and came to designate the realm of the dead.Adhibetur etiam de profundo terrae (Ps 71,20) atque postea ad designandum regnum mortuorum adhiberi coepit.Il est aussi utilisé pour la profondeur de la terre (Ps 71,20) et en est venu à désigner le domaine des morts.
So Paul asks, “Who will descend into the abyss? (that is, to bring Christ up from the dead)” (Rom. 10:7).Ita Paulus quaerit: « Quis descendet in abyssum? (id est, Christum ex mortuis reducere) » (Rom 10,7).Ainsi Paul demande : « Qui descendra dans l’abîme ? (c’est-à-dire pour faire remonter le Christ d’entre les morts) » (Rm 10,7).
It is the abode of the beast or Antichrist before he appears on earth (Rev. 11:7) and will be the temporary prison of Satan during the millennial reign of Christ (Rev. 20:3).Est habitatio bestiae sive Antichristi antequam in terram appareat (Apoc 11,7) atque erit carcer temporarius Satanae durante regno millenario Christi (Apoc 20,3).C’est la demeure de la bête ou de l’Antichrist avant son apparition sur la terre (Ap 11,7) et ce sera la prison temporaire de Satan durant le règne millénaire du Christ (Ap 20,3).
It is also sometimes represented as the home or else the place of imprisonment of demons (Luke 8:31).Interdum etiam describitur ut sedes vel carcer daemonum (Lc 8,31).Il est aussi parfois présenté comme la demeure ou le lieu d’emprisonnement des démons (Lc 8,31).
In the present instance, it is the abode of hosts of demons who fly forth, scorpionlike, to plague men.In praesenti casu est sedes agminum daemonum qui, scorpionum more, evolant ut homines vexent.Dans le cas présent, c’est la demeure de troupes de démons qui s’élancent, à la manière des scorpions, pour tourmenter les hommes.
That this conceptualization is not meant to be taken literally is suggested by Paul’s different thought that Satan is “the prince of the power of the air” (Eph. 2:2) and demons are “spiritual hosts of wickedness in heavenly places” (Eph. 6:12).Quod haec conceptio literaliter accipienda non sit suadetur ex diversa Pauli sententia, qui Satanam vocat « principem potestatis aeris » (Eph 2,2) et daemones « spirituales nequitias in caelestibus » (Eph 6,12).Le fait que cette représentation ne doive pas être prise à la lettre est suggéré par la pensée différente de Paul, qui appelle Satan « le prince de la puissance de l’air » (Ep 2,2) et les démons « les puissances spirituelles du mal dans les lieux célestes » (Ep 6,12).
Furthermore, the Revelation does not uniformly represent Satan as having his abode in the underworld.Praeterea Apocalypsis non semper Satanam ut in inferno habitantem repraesentat.De plus, l’Apocalypse ne présente pas uniformément Satan comme ayant sa demeure dans le monde souterrain.
In chapter 12, Satan is represented as a fiery red dragon who engages in a fearful conflict with the angel Michael.In capite 12 Satanas describitur ut draco rufus igneus qui cum angelo Michaele horrendum certamen init.Au chapitre 12, Satan est représenté comme un grand dragon rouge feu qui engage un combat redoutable avec l’ange Michel.
As a result, Satan was thrown down from heaven to the earth along with his angels.Quo facto, Satanas de caelo in terram deiectus est cum angelis suis.À la suite de cela, Satan fut précipité du ciel sur la terre avec ses anges.
This reflects the same idea found in Eph. 2:2, that Satan is the prince of the power of the air.Hoc eandem notionem refert quae in Eph 2,2 invenitur, quod Satanas sit princeps potestatis aeris.Cela reflète la même idée que celle d’Ep 2,2, à savoir que Satan est le prince de la puissance de l’air.
Obviously this is meant to be picturesque, symbolic language to describe realities in the spiritual world.Manifestum est hoc linguam pictoricam et symbolicam esse ad describendas realitates mundi spiritualis.Il est évident qu’il s’agit d’un langage imagé et symbolique destiné à décrire des réalités du monde spirituel.
The shaft, which is the entrance and exit to the abyss, is pictured as being kept under lock and key under the sovereignty of God.Puteus, qui est aditus et exitus abyssi, describitur ut sub clave et sera servatus sub Dei dominio.Le puits, qui constitue l’entrée et la sortie de l’abîme, est présenté comme gardé sous clé sous la souveraineté de Dieu.
Thus, Satan will be locked up in the pit for a thousand years (Rev. 20:3).Ita Satanas in puteo mille annis claudetur (Apoc 20,3).Ainsi, Satan sera enfermé dans le puits pour mille ans (Ap 20,3).
In the present instance, the key is given to the angelic emissary who has descended from heaven.In hoc autem casu clavis datur legato angelico qui de caelo descendit.Dans le cas présent, la clé est donnée à l’émissaire angélique qui est descendu du ciel.
Verse 2. He opened the shaft of the bottomless pit (with the key he had been given), and from the shaft rose smoke like the smoke of a great furnace, and the sun and the air were darkened with the smoke from the shaft.Versus 2. Aperuit puteum abyssi (clavi sibi data), et e puteo ascendit fumus sicut fumus fornacis magnae, et sol et aer obscurati sunt ex fumo putei.Verset 2. Il ouvrit le puits de l’abîme (avec la clé qui lui avait été donnée), et du puits monta une fumée comme celle d’une grande fournaise, et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits.
Verse 3. Then from the smoke came locusts on the earth.Versus 3. De fumo autem exierunt locustae in terram.Verset 3. Puis, de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre.
It is tempting to view the cloud of dense smoke itself as the cloud of locusts which, in Palestine, can actually be so thick as to darken the sun (Joel 2:10).Tentatio est ipsam nubem densam fumi ut nubem locustarum intellegere, quae in Palaestina adeo densa esse potest ut solem obscurare valeat (Ioel 2,10).Il est tentant de considérer le nuage épais de fumée lui-même comme le nuage de sauterelles qui, en Palestine, peut être si dense qu’il obscurcit le soleil (Joël 2,10).
However, the text seems clearly to distinguish between the locusts and the cloud of smoke; the locusts came out of the smoke.Attamen textus manifeste distinguit inter locustas et nubem fumi; locustae ex fumo prodierunt.Cependant, le texte distingue clairement les sauterelles du nuage de fumée ; les sauterelles sortirent de la fumée.
This is John’s vivid way of describing the ascent of demonic hosts.Haec est viva Ioannis descriptio ascensus exercituum daemoniorum.C’est la manière imagée dont Jean décrit l’ascension des armées démoniaques.
Locusts in the Old Testament are a symbol of God’s anger (Exod. 10:13; Joel 1:4).Locustae in Vetere Testamento symbolum sunt irae Dei (Ex 10,13; Ioel 1,4).Les sauterelles, dans l’Ancien Testament, sont un symbole de la colère de Dieu (Ex 10,13 ; Joël 1,4).
However, in the present instance, they are not actual locusts but creatures symbolic of demonic powers.Hic tamen non sunt locustae verae, sed creaturae symbolicae potestatum daemonicarum.Ici toutefois, il ne s’agit pas de sauterelles réelles, mais de créatures symbolisant des puissances démoniaques.
They were given power like the power of scorpions of the earth.Data est eis potestas sicut potestas scorpionum terrae.Il leur fut donné un pouvoir semblable à celui des scorpions de la terre.
The scorpion, like the snake, was a creature hostile to man and so became a symbol of the forces of spiritual evil (Luke 10:19; Sirach 39:29).Scorpio, sicut serpens, creatura erat homini infesta atque ideo factus est symbolum virium mali spiritualis (Lc 10,19; Sir 39,29).Le scorpion, comme le serpent, était une créature hostile à l’homme et devint ainsi un symbole des forces du mal spirituel (Lc 10,19 ; Sir 39,29).
Their poisonous sting was proverbial (Ezek. 2:6; cf. Luke 11:12).Aculeus eorum venenosus proverbialis erat (Ez 2,6; cf. Lc 11,12).Leur piqûre venimeuse était proverbiale (Ez 2,6 ; cf. Lc 11,12).
Verse 4. They were told not to harm the grass of the earth or any green growth or any tree.Versus 4. Dictum est eis ne laederent herbam terrae neque ullam viriditatem neque ullam arborem.Verset 4. Il leur fut ordonné de ne pas nuire à l’herbe de la terre ni à aucune verdure ni à aucun arbre.
These locusts out of the abyss have an unusual mission.Hae locustae ex abysso missionem insolentem habent.Ces sauterelles issues de l’abîme ont une mission inhabituelle.
Ordinarily they consume the green foliage (Exod. 10:15), but this is here explicitly forbidden.Ordinarie virentia consumunt (Ex 10,15), sed hoc hic expresse prohibetur.Ordinairement elles dévorent la végétation (Ex 10,15), mais cela leur est ici expressément interdit.
The objects of the scorpions’ attack are men, but only those of mankind who have not the seal of God upon their foreheads.Obiecta impetus scorpionum sunt homines, sed tantum illi qui non habent signaculum Dei in frontibus suis.Les cibles de l’attaque des scorpions sont les hommes, mais seulement ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
This takes us back to the seventh chapter where John sees the sealing of the people of God before the last terrible period of tribulation, and this verse gives the purpose of the sealing.Hoc nos reducit ad caput septimum, ubi Ioannes signationem populi Dei ante ultimum tempus tribulationis videt, et hic versus finem huius signationis declarat.Cela nous ramène au chapitre septième, où Jean voit le sceau apposé sur le peuple de Dieu avant la dernière période terrible de tribulation, et ce verset en indique la finalité.
The tribulation will be a time of the beginning of the wrath of God upon a rebellious society, a time of fearful persecution of the church by the beast, and, as this trumpet shows, a time of demonic activity.Tribulatio erit tempus initii irae Dei super societatem rebellem, tempus gravis persecutionis Ecclesiae a bestia, atque, ut haec tuba ostendit, tempus actionis daemonicae.La tribulation sera le temps du commencement de la colère de Dieu sur une société rebelle, un temps de redoutable persécution de l’Église par la bête et, comme le montre cette trompette, un temps d’activité démoniaque.
God’s wrath will fall only on the worshipers of the beast (16:2), and God’s people will be sheltered by a divine protection from demonic activity.Ira Dei tantum super adoratores bestiae cadet (16,2), et populus Dei divina protectione ab actione daemonica defendetur.La colère de Dieu ne s’abattra que sur les adorateurs de la bête (16,2), et le peuple de Dieu sera protégé par une sauvegarde divine contre l’activité démoniaque.
But the church in the tribulation will be the victim of persecution and martyrdom as she has been throughout her entire history.Sed Ecclesia in tribulatione erit victima persecutionis et martyrii sicut per totam historiam suam fuit.Mais l’Église, dans la tribulation, sera victime de persécution et de martyre comme elle l’a été tout au long de son histoire.
Verse 5. They were allowed to torture them for five months.Versus 5. Permissum est eis eos cruciare per quinque menses.Verset 5. Il leur fut permis de les tourmenter pendant cinq mois.
The significance of the five months’ period of torture is not clear.Significatio temporis quinque mensium cruciatus non est clara.La signification de cette période de cinq mois de tourment n’est pas claire.
It may merely designate a relatively short period in which men will suffer this plague, or it may be derived from actual plagues of locusts which can attack trees and crops at any time during the five months of the warm dry season in Palestine.Fieri potest ut tempus relative breve designet quo homines hanc plagam patientur, vel ex plagis veris locustarum derivetur quae per quinque menses aestatis calidae et siccae in Palaestina arbores et segetes impugnare possunt.Il peut simplement désigner une période relativement courte durant laquelle les hommes souffriront de cette plaie, ou bien dériver des véritables invasions de sauterelles qui peuvent attaquer arbres et récoltes durant les cinq mois de la saison chaude et sèche en Palestine.
However, actual attacks of locusts can occur at any time during the five months; here, they attack men continuously throughout the five-month period.Attamen verae incursiones locustarum quolibet tempore intra quinque menses fieri possunt; hic vero homines continuo per totum tempus quinque mensium impugnant.Cependant, les véritables invasions de sauterelles peuvent survenir à tout moment durant ces cinq mois ; ici, elles attaquent les hommes continuellement pendant toute la période.
But not to kill them.Sed non ut eos occiderent.Mais non pour les tuer.
When scorpions sting men, the result is seldom fatal but causes excruciating pain.Cum scorpiones homines pungunt, exitus raro est mortalis sed dolorem acerbissimum affert.Quand les scorpions piquent les hommes, l’issue est rarement fatale, mais elle provoque une douleur atroce.
This plague is caused by almost indescribable monsters which fly like locusts but sting like scorpions.Haec plaga a monstris paene indescribilibus efficitur quae volant ut locustae sed pungunt ut scorpiones.Cette plaie est causée par des monstres presque indescriptibles qui volent comme des sauterelles mais piquent comme des scorpions.
Verse 6. The plague of locusts brings suffering which will make men long to die in order to be relieved of their agonies; but the sting of the scorpions will not be fatal.Versus 6. Plaga locustarum affert dolorem qui homines ad mortem optandam impellet ut a cruciatibus liberentur; sed aculeus scorpionum non erit mortalis.Verset 6. La plaie des sauterelles apporte une souffrance telle que les hommes souhaiteront mourir pour être délivrés de leurs tourments ; mais la piqûre des scorpions ne sera pas mortelle.
Verse 7. In appearance the locusts were like horses arrayed for battle.Versus 7. Aspectu locustae erant similes equis ad proelium paratis.Verset 7. À les voir, les sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour le combat.
This descriptive feature is taken directly from Joel 2:4 where an invasion of locusts is described.Haec nota descriptiva directe sumitur ex Ioel 2,4 ubi incursio locustarum describitur.Ce trait descriptif est directement tiré de Joël 2,4 où est décrite une invasion de sauterelles.
They looked like war horses.Videbantur sicut equi bellici.Elles paraissaient comme des chevaux de guerre.
A resemblance has often been imagined to exist between the head of the locust and the head of a horse.Similitudo saepe imaginata est inter caput locustae et caput equi.On a souvent imaginé une ressemblance entre la tête de la sauterelle et celle du cheval.
An old Arab proverb is often quoted which says that the locust has a head like a horse, a breast like a lion, feet like a camel, a body like a serpent, and antennae like the hair of a maiden.Vetustum proverbium Arabicum saepe citatur quod dicit locustam caput habere ut equus, pectus ut leo, pedes ut camelus, corpus ut serpens, et antennae sicut capillos virginis.Un ancien proverbe arabe est souvent cité : il dit que la sauterelle a une tête comme un cheval, une poitrine comme un lion, des pattes comme un chameau, un corps comme un serpent et des antennes comme les cheveux d’une jeune fille.
The locust-scorpions are not said to be wearing crowns; rather, on their heads were what looked like crowns of gold.Locustae-scorpiones non dicuntur coronas gestare; potius in capitibus earum erant quasi coronae aureae.Il n’est pas dit que les sauterelles-scorpions portent des couronnes ; mais il y avait sur leurs têtes comme des couronnes d’or.
There is no natural feature of locusts which looks like crowns; this is a purely symbolic element used probably to suggest the success of the locusts in their mission.Nulla proprietas naturalis locustarum est quae coronis similis sit; hoc est elementum plane symbolicum, ad prosperitatem locustarum in missione sua probabiliter significandam adhibitum.Il n’existe aucun trait naturel des sauterelles qui ressemble à des couronnes ; il s’agit d’un élément purement symbolique, probablement destiné à suggérer le succès des sauterelles dans leur mission.
Their faces were like human faces.Facies earum erant sicut facies hominum.Leurs visages étaient comme des visages humains.
This again is not a feature analogous to real locusts.Hoc iterum non est proprietas locustis veris respondens.Cela encore n’est pas un trait correspondant aux sauterelles réelles.
Possibly it is designed to indicate the intelligence of these demonic monsters, or it may be only a feature to add to the terrifying appearance of these hellish locusts.Fortasse hoc ad indicandam intelligentiam horum monstrorum daemoniorum destinatur, vel tantum est nota ad aspectum terribilem harum locustarum infernalium augendum.Il se peut que cela soit destiné à indiquer l’intelligence de ces monstres démoniaques, ou bien que ce soit simplement un trait ajouté pour accroître l’apparence terrifiante de ces sauterelles infernales.
Verse 8. Their hair like women’s hair.Versus 8. Capilli earum sicut capilli mulierum.Verset 8. Leurs cheveux étaient comme des cheveux de femmes.
Ancient commentators often interpreted this as representing the abuse of sexual relations.Commentatores antiqui hoc saepe interpretati sunt ut abusum relationum sexualium repraesentans.Les commentateurs anciens ont souvent interprété cela comme représentant un abus des relations sexuelles.
Some modern commentators see here a reference to the Parthian hosts who dwelt just outside the limits of the Roman Empire to the east who were a constant threat to the Roman peace.Nonnulli commentatores hodierni hic allusionem vident ad Parthorum exercitus, qui extra fines orientales Imperii Romani habitabant et paci Romanae perpetuam minam inferebant.Certains commentateurs modernes y voient une allusion aux armées parthes, établies à l’est aux frontières de l’Empire romain et constituant une menace constante pour la paix romaine.
The Parthians were known for wearing long hair.Parthi noti erant quod comas longas gestabant.Les Parthes étaient connus pour porter les cheveux longs.
The most probable interpretation, in view of the Arab proverb quoted above, is that this is an allusion to the long antennae of locusts.Interpretatio probabilissima, prae oculis habito proverbio Arabico supra citato, est hanc esse allusionem ad longas antennae locustarum.L’interprétation la plus probable, compte tenu du proverbe arabe cité plus haut, est qu’il s’agit d’une allusion aux longues antennes des sauterelles.
Their teeth like lions’ teeth.Dentes earum sicut dentes leonum.Leurs dents étaient comme des dents de lions.
This feature is taken from Joel 1:6, where a hostile nation is likened to the threat of a plague of locusts who are described as having teeth like a lion’s teeth and fangs of a lioness.Haec nota sumitur ex Ioel 1,6, ubi gens hostilis comparatur minae plagae locustarum quae describuntur habere dentes sicut dentes leonis et molares leae.Ce trait est tiré de Joël 1,6, où une nation ennemie est comparée à la menace d’une plaie de sauterelles décrites comme ayant des dents de lion et des crocs de lionne.
This is designed to heighten the intensity of the fierceness of this demonic plague by describing the voracity with which locusts devour the vegetation.Hoc intendit augere vehementiam feritatis huius plagae daemonicae describendo voracitatem qua locustae vegetationem devorant.Cela vise à accentuer l’intensité de la férocité de cette plaie démoniaque en décrivant la voracité avec laquelle les sauterelles dévorent la végétation.
Verse 9. They had scales like iron breastplates.Versus 9. Squamas habebant sicut loricas ferreas.Verset 9. Elles avaient des écailles semblables à des cuirasses de fer.
The scaly bodies of locusts can be likened to iron breastplates.Corpora squamata locustarum loricis ferreis comparari possunt.Les corps écailleux des sauterelles peuvent être comparés à des cuirasses de fer.
Iron suggests the powerlessness of men to destroy their demonic foes.Ferrum impotentiam hominum ad hostes suos daemonicos delendos significat.Le fer suggère l’impuissance des hommes à détruire leurs ennemis démoniaques.
The noise of their wings was like the noise of many chariots with horses rushing into battle.Sonitus alarum earum erat sicut sonitus multorum curruum cum equis in proelium ruentium.Le bruit de leurs ailes était comme le bruit de nombreux chars avec des chevaux se précipitant au combat.
This is again an allusion to Joel’s prophecy, where the plague of locusts is described as being “like the appearance of horses, and like war horses they run. As with the rumbling of chariots, they leap on the tops of the mountains” (Joel 2:4-5).Hoc iterum est allusio ad prophetiam Ioelis, ubi plaga locustarum describitur ut sit “sicut species equorum, et sicut equi bellici currunt; sicut fragor curruum super cacumina montium saliunt” (Ioel 2,4-5).Il s’agit encore d’une allusion à la prophétie de Joël, où la plaie des sauterelles est décrite comme ayant « l’apparence de chevaux, et comme des chevaux de guerre elles courent ; comme le fracas des chars, elles bondissent sur les sommets des montagnes » (Joël 2,4-5).
An actual invasion of locusts is accompanied by a loud rushing sound made by the beating of millions of wings; the Seer likens the sound to a host of chariots rushing into battle.Vera invasio locustarum comitatur magno fragore ex ictu milionum alarum orto; Visionarius hunc sonitum exercitui curruum in proelium ruentium comparat.Une véritable invasion de sauterelles s’accompagne d’un grand fracas produit par le battement de millions d’ailes ; le Voyant compare ce bruit à une armée de chars se précipitant au combat.
Verse 10. They have tails like scorpions, and stings.Versus 10. Caudas habent sicut scorpiones, et aculeos.Verset 10. Elles ont des queues comme des scorpions, et des aiguillons.
Verse 5 has told us that these demonic locusts have power to torture men for five months as a scorpion stings a man.Versus 5 nos docuit has locustas daemonicas potestatem habere homines per quinque menses cruciandi sicut scorpio hominem pungit.Le verset 5 nous a appris que ces sauterelles démoniaques ont le pouvoir de tourmenter les hommes pendant cinq mois comme un scorpion pique un homme.
The present verse describes the way in which this torture is inflicted.Praesens versus modum describit quo haec cruciatio infligitur.Le présent verset décrit la manière dont ce tourment est infligé.
These monsters are part locust, part scorpion, having scorpion tails by which they inflict their torture.Haec monstra partim locustae, partim scorpiones sunt, caudas scorpionum habent quibus cruciatum inferunt.Ces monstres sont en partie sauterelles, en partie scorpions, ayant des queues de scorpion par lesquelles ils infligent leur tourment.
This obviously is a symbolic representation of demonic powers.Hoc manifeste est repraesentatio symbolica potestatum daemonicarum.Cela est manifestement une représentation symbolique des puissances démoniaques.
Verse 11. They have as king over them the angel of the bottomless pit.Versus 11. Habent super se regem angelum abyssi.Verset 11. Elles ont pour roi l’ange de l’abîme.
Since these scorpionlike locusts ascend from the underworld, we might expect that Satan would be their king.Cum hae locustae scorpionibus similes ex inferno ascendunt, exspectari posset Satanam regem earum esse.Puisque ces sauterelles semblables à des scorpions montent du monde souterrain, on pourrait s’attendre à ce que Satan soit leur roi.
In fact, it is surprising to find that they have a king at all in view of Prov. 30:27: “The locusts have no king, yet all of them march in rank.”Revera mirum est eas omnino regem habere, cum Prov. 30,27 dicat: “Locustae non habent regem, et omnes ordine procedunt.”En réalité, il est surprenant de constater qu’elles aient un roi, au vu de Prov. 30,27 : « Les sauterelles n’ont pas de roi, et pourtant elles marchent toutes en ordre. »
Their king is the angel of the bottomless pit, a figure who appears nowhere else in biblical or Jewish literature.Rex earum est angelus abyssi, figura quae alibi in litteris biblicis aut Iudaicis non apparet.Leur roi est l’ange de l’abîme, figure qui n’apparaît nulle part ailleurs dans la littérature biblique ou juive.
Perhaps he is to be identified with the angelic figure represented in vs. 1 as a fallen star, who has the key to the shaft of the bottomless pit.Fortasse idem est ac figura angelica in versu 1 ut stella cadens repraesentata, quae clavem putei abyssi habet.Peut-être doit-il être identifié avec la figure angélique représentée au verset 1 comme une étoile tombée, qui possède la clé du puits de l’abîme.
His name in Hebrew is Abaddon, and in Greek he is called Apollyon.Nomen eius Hebraice Abaddon est, et Graece Apollyon vocatur.Son nom en hébreu est Abaddon, et en grec il est appelé Apollyon.
Abaddon is a Hebrew word meaning “destruction,” and is always translated in the Greek Old Testament by the word apoleia, “destruction,” with the single exception of Job 31:12.Abaddon vox Hebraica est significans “perditionem,” et in Vetere Testamento Graeco semper per vocem apoleia, “perditio,” vertitur, unica exceptione Iob 31,12.Abaddon est un mot hébreu signifiant « destruction » et il est toujours traduit dans l’Ancien Testament grec par le mot apoleia, « destruction », à l’unique exception de Job 31,12.
The word is used to designate the place of destruction synonymously with Sheol or the underworld of the dead in Job 26:6; 28:22; Prov. 15:11; 27:20, and is used by itself of the underworld in such passages as Job 31:12; Ps. 88:11.Vox adhibetur ad locum perditionis designandum synonymice cum Sheol sive inferno mortuorum in Iob 26,6; 28,22; Prov. 15,11; 27,20, atque per se de inferno dicitur in Iob 31,12; Ps. 88,11.Le mot est employé pour désigner le lieu de destruction, en parallèle avec Shéol ou le monde souterrain des morts en Job 26,6 ; 28,22 ; Prov. 15,11 ; 27,20, et il est utilisé seul pour désigner le monde souterrain en Job 31,12 ; Ps. 88,11.
John renders the word into Greek not by its usual equivalent, apoleia, “destruction,” but by a participle, apollyon, meaning “the destroyer.”Ioannes vocem in Graecum non per solitum aequivalentem apoleia, “perditio,” vertit, sed per participium apollyon, quod significat “perditorem.”Jean traduit le mot en grec non par son équivalent habituel apoleia, « destruction », mais par un participe, apollyon, signifiant « le destructeur ».
Some commentators see here a reference to the Greek god Apollo, one of whose symbols was the locust and who sometimes was thought to visit men with plagues and destruction.Nonnulli commentatores hic allusionem vident ad deum Graecum Apollinem, cuius unum ex symbolis locusta erat et qui interdum homines plagis atque pernicie afficere putabatur.Certains commentateurs voient ici une allusion au dieu grec Apollon, dont l’un des symboles était la sauterelle et que l’on pensait parfois frapper les hommes de fléaux et de destruction.
There is, however, no persuasive reason for this interpretation.Nulla tamen est ratio persuasiva pro hac interpretatione.Il n’existe cependant aucune raison convaincante pour cette interprétation.
John merely gives a symbolic name to the angel of the abyss, “the destroyer,” in both its Hebrew and Greek equivalents.Ioannes tantum nomen symbolicum angelo abyssi tribuit, “perditorem,” tum Hebraice tum Graece.Jean donne simplement à l’ange de l’abîme un nom symbolique, « le destructeur », dans ses équivalents hébreu et grec.
Verse 12. The first woe has passed; behold, two woes are still to come.Versus 12. Primum vae praeteriit; ecce duo vae adhuc ventura sunt.Verset 12. Le premier malheur est passé ; voici, deux malheurs sont encore à venir.
The last three of the seven trumpets are looked upon as three woes because of their terrible destructive power.Tres ultimae ex septem tubis tamquam tria vae considerantur propter terribilem earum vim destructivam.Les trois dernières des sept trompettes sont considérées comme trois malheurs en raison de leur terrible puissance destructrice.
Before the sounding of the fifth trumpet, an eagle had announced the coming of these three woes (8:13).Ante sonitum quintae tubae aquila adventum horum trium vae nuntiaverat (8,13).Avant le retentissement de la cinquième trompette, un aigle avait annoncé la venue de ces trois malheurs (8,13).
The second woe is the plague of the sixth trumpet (9:13-21) and the third woe is the seventh trumpet (11:14).Secundum vae est plaga sextae tubae (9,13-21) et tertium vae est septima tuba (11,14).Le deuxième malheur est la plaie de la sixième trompette (9,13-21) et le troisième malheur est la septième trompette (11,14).
The passing of the first woe is not to be taken from the point of view of John in history, but from his future eschatological perspective.Transitus primi vae non ex prospectu historico Ioannis accipiendus est, sed ex eius prospectu eschatologico futuro.La disparition du premier malheur ne doit pas être comprise du point de vue historique de Jean, mais selon sa perspective eschatologique future.

1973. Heinz Seeber

  • Heinz Seeber (1930-1998), graphiste et peintre allemand né et mort à Munich, traitant fréquemment de sujet religieux, a réalisé deux séries de linogravures sur l'Apocalypse de Jean, 25 linigravures en 1963, puis 14 linogravures bicolores en 1973, dont la suivante.

  • Heinz Seeber, Die Heuschrecken, 7e de la série Apokalypse des Johannes II, Munich, 1973.

1973. J. W. Roberts

  • J. W. Roberts (1918-1973),pasteur, prédicateur et enseignant de la mouvance restaurationniste, professeur de Bible et de grec au Christian College d'Abilene (Texas), auteurs de commentaires sur des livres du Nouveau Testament, décédé avant la publication de celui sur l'Apocalypse.
  • J. W. Roberts (†), The Revelation to John (the Apocalypse) (203 p.), Austin (Texas), Sweet (“The Living Word Commentary” 19), 1974, pp. 78-81.
anglais (1974)latin (2026)français (2026)
[1] As the fifth angel sounded, John saw a star fallen from heaven to earth.[1] Cum quintus angelus cecinisset, Ioannes vidit stellam de caelo in terram lapsam.[1] Lorsque le cinquième ange sonna de la trompette, Jean vit une étoile tombée du ciel sur la terre.
The star signifies an angel such as in 8:10 (cf. Isa. 14:12; Dan. 8:10), which in turn represents the heavenly defeat of an earthly counterpart (cf. 12:7-9).Stella significat angelum qualis est in 8,10 (cf. Is 14,12; Dan 8,10), qui vicissim repraesentat caelestem cladem correspondentis terrestris (cf. 12,7-9).L’étoile signifie un ange tel qu’en 8,10 (cf. Is 14,12 ; Dn 8,10), lequel représente à son tour la défaite céleste d’un correspondant terrestre (cf. 12,7-9).
The fallen angel thus depicts, in a way familiar to first-century Jewish readers, the corporate life of men in its opposition to God.Angelus lapsus sic describit, modo lectoribus Iudaeis primi saeculi familiari, vitam collectivam hominum in oppositione ad Deum.L’ange déchu dépeint ainsi, d’une manière familière aux lecteurs juifs du premier siècle, la vie collective des hommes dans son opposition à Dieu.
This angel was given the keys of the shaft of the bottomless pit.Huic angelo datae sunt claves putei abyssi.À cet ange furent données les clés du puits de l’abîme.
The use of the word given (cf. 6:2, 4, 8, etc.) signifies this angel—in contrast to the angel of 20:1, who acts as God’s agent—is an evil force whose action is tolerated or permitted in God’s overruling providence.Usus vocabuli “datum” (cf. 6,2.4.8 etc.) significat hunc angelum—contra angelum 20,1, qui Dei minister agit—vim malam esse cuius actio in providentia Dei superordinante toleratur vel permittitur.L’usage du mot « donné » (cf. 6,2.4.8 etc.) signifie que cet ange — contrairement à celui de 20,1 qui agit comme agent de Dieu — est une force mauvaise dont l’action est tolérée ou permise dans la providence souveraine de Dieu.
The demonic creatures loosed from the abyss are not willed by God, but he permits their ravage because he can overrule their actions for the good of his creation, while at the same time their evil influences become the seed of the destruction of evil.Creaturae daemonicae ex abysso solutae a Deo non voluntur, sed ille vastationem earum permittit quia actiones earum ad bonum creationis suae dirigere potest, dum simul influxus eorum mali semen fiunt destructionis ipsius mali.Les créatures démoniaques libérées de l’abîme ne sont pas voulues par Dieu, mais il permet leurs ravages parce qu’il peut diriger leurs actions pour le bien de sa création, tandis que leurs influences mauvaises deviennent en même temps la semence de la destruction du mal.
[2-6] The pit (“abyss”) which opened is a familiar Old Testament (Septuagint) designation for the deep (tehom).[2-6] Puteus (“abyssus”) qui apertus est designatio est Veteris Testamenti (LXX) nota pro profundo (tehom).[2-6] Le puits (« abîme ») qui s’ouvre est une désignation familière de l’Ancien Testament (Septante) pour la profondeur (tehom).
To the Hebrews the abyss represented the forces who were still rebellious to God’s sovereign will.Hebraeis abyssus repraesentabat vires adhuc rebellantes voluntati Dei supremae.Pour les Hébreux, l’abîme représentait les forces encore rebelles à la volonté souveraine de Dieu.
From this hadean deep the earthly forces of evil are continuously encouraged and reinforced in their rebellion.Ex hoc profundo hadeano vires terrestris mali continue in rebellione confirmantur et roborantur.De cette profondeur hadéenne, les forces terrestres du mal sont continuellement encouragées et renforcées dans leur rébellion.
The effect created by the forces let loose from beneath is the plague which is part of the self-destroying power of evil.Effectus virium e profundo solutarum est plaga quae pars est potentiae mali se ipsum destruendi.L’effet produit par les forces libérées d’en bas est la plaie qui fait partie du pouvoir autodestructeur du mal.
The smoke rose from the shaft of the bottomless pit, like that of a great furnace which darkened the sun and the air.Fumus ascendit e puteo abyssi sicut ex fornace magna quae solem et aerem obscuravit.La fumée monta du puits de l’abîme comme d’une grande fournaise qui obscurcit le soleil et l’air.
This description is to be connected with the phenomenon of locusts which appear.Haec descriptio cum phaenomeno locustarum apparentium conectenda est.Cette description doit être reliée au phénomène des sauterelles qui apparaissent.
They swarm in the sky as smoke, obscuring the whole heaven.In caelo ut fumus volitant, totum caelum obscurantes.Elles pullulent dans le ciel comme de la fumée, obscurcissant tout le firmament.
The description resembles the locust plague of Joel (1:4ff.), which likewise produced “a day of darkness and gloom, a day of clouds and thick darkness” in which “sun and moon are darkened and the stars withdrew their shining” (2:2, 10).Descriptio plagam locustarum Ioel (1,4 s.) refert, quae similiter produxit “diem tenebrarum et caliginis…”, in quo “sol et luna obscurantur et stellae splendorem retrahunt” (2,2.10).La description rappelle la plaie des sauterelles de Joël (1,4 s.), qui produisit de même « un jour de ténèbres et d’obscurité… », où « le soleil et la lune s’obscurcissent et les étoiles retirent leur éclat » (2,2.10).
Unlike the literal plague of locusts in which Joel saw the judgment or day of the Lord typified, these of John’s vision were unnatural.Dissimiles plagae litterali locustarum quam Ioel ut diem Domini figurantem vidit, hae Ioannis visioni innaturales erant.Contrairement à la plaie littérale des sauterelles que Joël voyait comme une figure du jour du Seigneur, celles de la vision de Jean étaient d’un caractère non naturel.
Instead of eating the grass of the earth or any green growth or any tree, they preyed upon those of mankind who have not the seal of God upon their foreheads.Pro herba terrae vel viriditate aut arbore devoranda, impetum fecerunt in eos homines qui non habent signaculum Dei in frontibus suis.Au lieu de manger l’herbe de la terre ou toute verdure ou tout arbre, elles s’attaquaient aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
This scourging against human beings is symbolized by power given to them like the power of scorpions.Haec castigatio contra homines symbolizatur per potestatem eis datam sicut potestatem scorpionum.Ce châtiment contre les hommes est symbolisé par le pouvoir qui leur est donné, semblable à celui des scorpions.
Later features (human hair and faces, vss. 7,8) show that the imagery is concerned with human beings inspired by evil forces to inflict torture as when a scorpion stings a man.Proprietates posteriores (capilli et facies humanae, vv. 7-8) ostendunt imaginem ad homines pertinere a viribus malis inspiratos ad tormentum inferendum sicut scorpio hominem pungit.Des traits ultérieurs (chevelure et visages humains, vv. 7-8) montrent que l’image concerne des êtres humains inspirés par des forces mauvaises pour infliger un tourment comme lorsqu’un scorpion pique un homme.
Notice that it is only that part of mankind who do not have the seal of God (see comment on 7:1 ff.) upon their foreheads who are tortured (cf. 8:18).Animadvertendum est solum partem hominum qui non habent signaculum Dei (cf. 7,1 s.) in frontibus suis torqueri (cf. 8,18).Il faut noter que seule la partie de l’humanité qui n’a pas le sceau de Dieu (cf. 7,1 s.) sur le front est tourmentée (cf. 8,18).
The consequences of such evil come only on men who do not serve God.Consequentiae huiusmodi mali solum in eos veniunt qui Deo non serviunt.Les conséquences d’un tel mal n’atteignent que les hommes qui ne servent pas Dieu.
But the judgments portrayed as rising from the pit are not the final and universal judgment.Sed iudicia e puteo orta non sunt iudicium finale et universale.Mais les jugements décrits comme venant du puits ne constituent pas le jugement final et universel.
The locusts were allowed to torture them for five months only.Locustae solum per quinque menses eos torquere permittuntur.Les sauterelles ne sont autorisées à les tourmenter que pendant cinq mois.
The demonically inspired evil, though so torturous that men seek death and long to die, still is controlled by God and limited in its effect upon the world.Malum daemonice inspiratum, quamvis ita crucians ut homines mortem quaerant et cupiant, tamen a Deo moderatur et in effectu suo limitatur.Le mal inspiré démoniaquement, bien qu’il soit si torturant que les hommes recherchent la mort et désirent mourir, demeure cependant sous le contrôle de Dieu et limité dans ses effets sur le monde.
Even it serves God’s purpose.Etiam hoc consilio Dei inservit.Même cela sert le dessein de Dieu.
[7-10] Joel’s portrayal of the locust swarm had their likeness to horses arrayed for battle, and the noise of their wings like many chariots rushing into battle (cf. 2:4,5).[7-10] Ioel locustarum agmen equis ad proelium paratis simile descripsit et strepitum alarum ut multorum curruum in proelium ruentium (cf. 2,4-5).[7-10] Joël décrit l’essaim de sauterelles comme semblable à des chevaux préparés au combat, et le bruit de leurs ailes comme celui de nombreux chars se précipitant à la bataille (cf. 2,4-5).
Here the locusts’ antennae seem like women’s hair; their heads and breasts were covered with scales which resemble crowns of gold and iron breastplates respectively.Hic antennae locustarum quasi capilli mulierum videntur; capita et pectora squamis tectae sunt quae velut coronae aureae et loricae ferreae apparent.Ici, les antennes des sauterelles ressemblent à des cheveux de femmes ; leurs têtes et leurs poitrines sont couvertes d’écailles qui ressemblent respectivement à des couronnes d’or et à des cuirasses de fer.
Their teeth resemble lions’ teeth.Dentes eorum dentibus leonum similes sunt.Leurs dents ressemblent à celles des lions.
Joel’s army devoured everything before it.Exercitus Ioel omnia ante se devorabat.L’armée de Joël dévorait tout devant elle.
But John’s vision differs from Joel’s in that his were like human faces.Sed visio Ioannis a Ioel differt eo quod hae facies humanas habebant.Mais la vision de Jean diffère de celle de Joël en ce que les siennes avaient des visages humains.
It is repeated that the monsters’ sting lasts only five months.Iteratur monstrorum aculeum tantum quinque menses durare.Il est répété que la piqûre des monstres ne dure que cinq mois.
[11, 12] The evidence mounts that John’s vision here is a symbol for the earthly forces of evil inspired from Hades and indicates, not a temporal event which can be placed chronologically into a historical scheme, but the self-inflicting torment of a sinful world.[11,12] Argumenta cumulantur visionem Ioannis hic symbolum esse virium terrestrium mali ex Hade inspiratarum, non eventum temporalem in schema historicum chronologice inserendum, sed tormentum sibi ipsi inferens mundi peccatoris.[11,12] Les éléments convergent pour montrer que la vision de Jean est ici un symbole des forces terrestres du mal inspirées de l’Hadès, et qu’elle n’indique pas un événement temporel à placer chronologiquement dans un schéma historique, mais le tourment que s’inflige à lui-même un monde pécheur.
The final indication given is the personification of these forces as Destruction.Indicium ultimum est personificatio harum virium ut Destructio.L’indication finale est la personnification de ces forces sous le nom de Destruction.
Now the locusts are said to have as their king the angel of the bottomless pit.Nunc locustae dicuntur regem habere angelum abyssi.Maintenant il est dit que les sauterelles ont pour roi l’ange de l’abîme.
The name of this angel is Destroyer, which is given in both the Hebrew (Abaddon) and the Greek (Apollyon).Nomen huius angeli est Perditor, quod Hebraice Abaddon et Graece Apollyon dicitur.Le nom de cet ange est Destructeur, donné en hébreu (Abaddon) et en grec (Apollyon).
Abaddon transliterates a Hebrew term for Sheol, the region of the dead.Abaddon est translitteratio vocabuli Hebraici pro Sheol, regione mortuorum.Abaddon est la translittération d’un terme hébreu désignant le Shéol, région des morts.
Later John will speak of all forces of earthly injury, torment, and judgment as the “destroyers of the earth” (11:18).Postea Ioannes de omnibus viribus terrestris laesionis, cruciatus et iudicii loquetur ut “perditoribus terrae” (11,18).Plus tard, Jean parlera de toutes les forces de blessure, de tourment et de jugement terrestres comme des « destructeurs de la terre » (11,18).

1974. E. Osty et J. Trinquet

  • Émile Osty (1887-1981), chanoine sulpicien français, professeur de grec biblique à l'Institut catholique de Paris.
  • Joseph Trinquet (1919-2001), prêtre sulpicien français, professeur au séminaire Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux de 1945 à 1985, et professeur d'éthiopien ancien à l'École des Langues Orientales Anciennes de l'Institut Catholique de Paris.
  • Émile Osty et Joseph Trinquet, Le Nouveau Testament. Traduction nouvelle par E. Osty et J. Trinquet (ISBN 2-02-000513-1, Paris, Siloé (“Points Sagesses” 15), 1975, p. 517, note 5. — La traduction est plutôt d'Osty, et les notes de Trinquet.
français (1974)latin (2025)anglais (2025)
Durée de la période pendant laquelle ont lieu les invasions de sauterelles.Tempus illius temporis quo irruptiones lucustarum fiunt.Duration of the period during which the invasions of locusts occur.

1974. Albert Decaris

  • Albert Decaris, L'Ange de l'Abîme (7e de 19 gravures sur cuivre, sans compter 2 feuillets de titre, de la série L'Apocalypse de saint Jean), Paris, Decaris, 1974.

1974. Paul Mersmann le jeune

  • Paul Mersmann (1929-2017), peintre, sculpteur et écrivain allemand qu'on appelle le jeune pour le différencier de son père et homonyme sculpteur,Paul Mersmann (1903-1975) dit l'ancien. Il a composé en 1974 une série de 64 aquarelles originales consacrées à l'Apocalypse, accompagnées de textes manuscrits également originaux, sur la commande d'un mécène qui les a fait relier en un exemplaire unique.

1976. Aleksandr Pavlovich Taushev

  • Aleksandr Pavlovich Taushev (1906-1976), alias Александр Павлович Таушев, plus connu sous son nom religieux d'Averkiy, alias Архиепископ Аверкий (Таушев), évêque puis archevêque de l'Eglise orthodoxe russe hors de Russie, archevêque de Syracuse (New York) et de la Sainte Trinité, recteur du monastère de la Sainte Trinité et recteur du séminaire orthodoxe de la Sainte Trinité à Jordanville (New York), théologien orthodoxe russe et écrivain spirituel.
  • Aleksandr Pavlovich Taushev (†), Апокалипсис, или Откровение святого Иоанна Богослова (texte rédigé dès 1976), Moscou, Оригинал, 1991. Réimpression: Moscou, Библиотека Сербского Креста, 1996.
  • Version anglaise: The Epistles and the Apocalypse, Jordanville (New York), Holy Trinity Seminary Press “Commentary on the Holy Scriptures of the New Testament”), 2018.
russe (1976)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
По трубному гласу пятого Ангела с неба спала звезда, и «дан был ей ключ от кладязя бездны.»Ad tubae vocem Angeli quinti stella de caelo cecidit, et «data est ei clavis putei abyssi.»Au son de la trompette du cinquième Ange, une étoile tomba du ciel, et «il lui fut donné la clef du puits de l’abîme.»At the trumpet blast of the fifth Angel, a star fell from heaven, and “the key of the pit of the abyss was given to it.”
Она отворила кладязь бездны, и вышел дым из кладязя, как дым из большой печи: и помрачилось солнце и воздух от дыма из кладязя.Et aperuit puteum abyssi, et ascendit fumus e puteo, sicut fumus fornacis magnae; et obscuratus est sol et aer a fumo putei.Elle ouvrit le puits de l’abîme, et une fumée sortit du puits comme la fumée d’une grande fournaise ; et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits.She opened the pit of the abyss, and smoke came up out of the pit like the smoke of a great furnace; and the sun and the air were darkened by the smoke from the pit.
И из дыма вышла саранча на землю…» (Откр. 9:1-3)Et ex fumo locustae egressae sunt super terram… (Apoc 9,1-3).Et de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre… (Ap 9,1-3).And out of the smoke came locusts upon the earth… (Rev. 9:1-3).
Этой саранче, подобной скорпионам, велено было мучить людей, которые не имели на себе печати Божией, «пять месяцев» (Откр. 9:5).His locustis, scorpionibus similibus, imperatum est ut torquerent homines, qui signum Dei super se non haberent, «per quinque menses» (Apoc 9,5).À ces sauterelles, semblables aux scorpions, il fut ordonné de tourmenter les hommes qui n’avaient pas sur eux le sceau de Dieu, «pendant cinq mois» (Ap 9,5).To these locusts, like scorpions, it was commanded to torment the men who did not have the seal of God upon them, “five months” (Rev. 9:5).
Св. Андрей Кесарийский под этой звездой понимает Ангела, посланного для наказания людей, под «кладязем бездны» – геенну, «прузи», или саранча, это, по его мнению, черви, о которых сказал пророк: «Червь их не скончается» (Ис. 66:24);Sanctus Andreas Caesariensis sub hac stella Angelum intelligit ad poenam hominum missum; sub «puteo abyssi» —gehennam; «pruzi», id est locustas, esse, eius sententia, vermes, de quibus Propheta dixit: «Vermis eorum non morietur» (Is 66,24).Saint André de Césarée entend par cette étoile un Ange envoyé pour punir les hommes ; par le « puits de l’abîme », la géhenne ; les « pruzi », c’est-à-dire les sauterelles, sont, selon lui, les vers dont a parlé le prophète : « Leur ver ne mourra pas » (Is 66,24).St. Andrew of Caesarea understands by this star an Angel sent for the punishment of men; by the “pit of the abyss,” Gehenna; the “pruzi,” that is, the locusts, are, in his opinion, the worms of which the Prophet said, “their worm will not die” (Isa. 66:24).
помрачение солнца и воздуха указывает на душевное ослепление людей, «пять месяцев» означают непродолжительность этой казни, так как «аще не быша прекратилися дние оны, не бы убо спаслася всяка плоть» (Мф. 24:22); можно видеть тут и соответствие пяти внешним чувствам, через кои грех входит в душу человека.Obscuratio solis et aeris caecitatem animi hominum significat; «quinque menses» brevitatem huius supplicii denotant, quoniam «nisi breviati fuissent dies illi, non fieret salva omnis caro» (Mt 24,22); videre quoque licet hic convenientiam ad quinque sensus exteriores, per quos peccatum in animam hominis ingreditur.L’obscurcissement du soleil et de l’air indique l’aveuglement spirituel des hommes ; les « cinq mois » signifient la brièveté de ce châtiment, car « si ces jours n’étaient abrégés, nulle chair ne serait sauvée » (Mt 24,22) ; on peut aussi y voir une correspondance aux cinq sens extérieurs, par lesquels le péché entre dans l’âme de l’homme.The darkening of the sun and the air points to the spiritual blindness of men; the “five months” signify the shortness of this punishment, since “unless those days were shortened, no flesh would be saved” (Matt. 24:22); one may also see here a correspondence to the five external senses, through which sin enters the soul of man.
А что саранча эта не вредит «травы земные… но человеки точию», так сие потому, что вся тварь свободится от тления, ради нас которому ныне рабствует.Quod autem haec locusta «herbae terrae… non nocet, sed hominibus tantum», id eo fit quod «universa creatura liberabitur a servitute corruptionis», cui propter nos nunc servit.Quant au fait que ces sauterelles ne nuisent pas « à l’herbe de la terre… mais seulement aux hommes », c’est parce que « toute la création sera libérée de la servitude de la corruption », à laquelle elle est maintenant asservie à cause de nous.And as for the fact that these locusts do not harm “the grass of the earth… but only men,” this is because “the whole creation will be set free from the bondage of corruption,” to which it is now enslaved on our account.
Описание этой чудовищной саранчи, которая с головы походит на человека, носит венцы из поддельного золота, женские волосы, имеет львиные зубы, тело, покрытое чешуей железной, как бы латами, крылья, производящие шум и треск, как бы от множества колесниц, мчащихся на войну, и, наконец, вооруженный жалом хвост, как у скорпионов, – все это наводит некоторых толкователей на мысль, что эта саранча – не что иное, как аллегорическое изображение человеческих страстей.Descriptio huius monstriferae locustae, quae capite hominem refert, coronas ex auro falso gerit, capillos muliebres habet, dentes leoninos, corpus ferro squamosum quasi loricis tectum, alas strepitum velut curruum ad bellum ruentium edentes, denique caudam armata aculeo sicut scorpiones — haec omnia nonnullos interpretes movent cogitare hanc locustam nihil aliud esse nisi allegoricam passionum humanarum effigiem.La description de cette sauterelle monstrueuse, qui par la tête ressemble à un homme, porte des couronnes d’un faux or, a des cheveux de femme, des dents de lion, un corps couvert d’écailles de fer comme une cuirasse, des ailes produisant un bruit et un fracas comme une multitude de chars se ruant au combat, et enfin une queue armée d’un aiguillon comme celle des scorpions — tout cela porte certains commentateurs à penser que cette sauterelle n’est rien d’autre qu’une représentation allégorique des passions humaines.The description of this monstrous locust — whose head resembles a human’s, who wears crowns of counterfeit gold, has women’s hair, lion’s teeth, a body covered with iron scales like armor, wings making a noise like many chariots rushing to war, and finally a tail armed with a stinger like scorpions — leads some commentators to think that this locust is nothing other than an allegorical image of human passions.
Каждая из таких страстей, дошедши до известного предела, имеет все признаки этой чудовищной саранчи (см. толкование Ф. Яковлева).Unaquaeque harum passionum, ad certum gradum provecta, omnes notas huius monstriferae locustae prae se fert (cf. interpretationem F. Iakovlev).Chacune de ces passions, parvenue à un certain point, porte en elle tous les traits de cette sauterelle monstrueuse (voir l’interprétation de F. Iakovlev).Each of these passions, once it has reached a certain stage, bears all the marks of this monstrous locust (cf. the commentary of F. Iakovlev).
«Пять месяцев» указывают на кратковременность порочных наслаждений по сравнению с вечностью мучений, которые затем последуют.“Quinque menses” brevitatem voluptatum vitiosarum significant, comparatam cum aeternitate tormentorum quae deinde sequentur.Les « cinq mois » indiquent la brièveté des plaisirs vicieux, en comparaison de l’éternité des tourments qui suivront ensuite.The “five months” signify the shortness of wicked pleasures compared with the eternity of torments that will follow.
Описывая приближение дня Господня, св. пророк Иоиль описывает также появление перед ним губителей, отчасти напоминающих эту саранчу.Dum adventum diei Domini describit, sanctus Propheta Ioel quoque apparitions perditorum memorat, qui hanc locustam aliquatenus recordantur.Décrivant l’approche du Jour du Seigneur, le saint prophète Joël mentionne aussi l’apparition de destructeurs qui rappellent en partie cette sauterelle.When describing the approach of the Day of the Lord, the holy prophet Joel also speaks of destroyers who in some ways resemble this locust.
Современные толкователи, не без некоторой доли справедливости, находят сходство у этой саранчи с аэропланами–бомбардировщиками.Nonnulli interpretes hodierni, non sine quadam ratione, similitudinem inveniunt inter hanc locustam et aeroplana tormentaria.Certains commentateurs modernes, non sans une certaine raison, trouvent à cette sauterelle une ressemblance avec les aéroplanes bombardiers.Some modern commentators, not without some justification, find a likeness between this locust and bomber airplanes.
Ужасы, которым подвергнутся тогда люди, будут таковы, что они станут искать смерти, но не найдут ее; «вожделеют умрети, и убежит от них смерть» (Откр. 9:6).Tanta erunt horrenda illius temporis, ut homines mortem quaerant et non inveniant: «desiderabunt mori, et fugiet ab eis mors» (Apoc 9,6).Les horreurs auxquelles seront alors soumis les hommes seront telles qu’ils chercheront la mort, mais ne la trouveront pas : « ils désireront mourir, et la mort s’enfuira loin d’eux » (Ap 9,6).The horrors that men will then suffer will be such that they will seek death but will not find it: “they will desire to die, and death will flee from them” (Rev. 9:6).
Этим указывается на мучительность имеющих постигнуть людей страданий.Hoc indicat acerbitatem poenarum hominibus infligendarum.Cela indique le caractère torturant des souffrances qui atteindront les hommes.This points to the agonizing nature of the sufferings that will befall mankind.
Под царем этой саранчи, носящим имя ангела бездны – «Аввадон», или по-гречески «Аполлион», толкователи понимают диавола (Откр. 9:1–12).Sub rege huius locustae, nomen angeli abyssi gerente — «Abaddon», sive Graece «Apollyon» — interpretes diabolum intelligunt (Apoc 9,1–12).Sous le roi de cette sauterelle, portant le nom de l’ange de l’abîme — «Abaddon», ou en grec «Apollyon» — les commentateurs comprennent le diable (Ap 9,1–12).Under the king of this locust, bearing the name of the angel of the abyss — “Abaddon,” or in Greek “Apollyon” — commentators understand the devil (Rev. 9:1–12).

1977. Vernon Sproxton

  • Vernon Sproxton (1920-1996), pasteur anglican, théologien ainsi qu'animateur radiophonique et télévisuel, qui fit connaître au grand public des personnalités telles que Karl Barth, Emil Brunner, Simone Weil, Reinhold Neibuhr ou John Robinson.
  • Vernon Sproxton, Good news in Revelation. The Revelation to John in Todays English version, introduced by Vernon Sproxton (144 p.), Glasgow, Collins / Londres, Bible Reading Fellowship, 1977, p. 69.
anglais (1977)latin (2026)français (2026)
So a fifth angel sounds.Ita quintus angelus tuba canit.Ainsi un cinquième ange sonne de la trompette.
A falling (not fallen) star, that is a principality or power with its heavenly angel, is ‘given’ (everything happens by the Creator’s consent) ‘the key to the abyss’.Stella cadens (non cecidisse dicta), id est principatus vel potestas cum angelo suo caelesti, “data” est (omnia enim consensu Creatoris fiunt) “clavis abyssi”.Une étoile en train de tomber (et non une étoile déjà tombée), c’est-à-dire une principauté ou une puissance avec son ange céleste, reçoit “la clé de l’abîme” (car tout arrive avec le consentement du Créateur).
This is not Sheol where the spirits of men may find temporary accommodation.Haec non est Sheol, ubi spiritus hominum habitationem temporalem invenire possunt.Ce n’est pas le Shéol, où les esprits des hommes peuvent trouver un séjour temporaire.
It is the location of palpable evil, according to Enoch ‘horrible and chaotic’ and (v. 11) King Chaos ‘the destroyer’ rules there.Est locus mali palpabilis, secundum Enoch “horribilis et chaoticus”, et (v. 11) Rex Chaos, “Destructor”, ibi regnat.C’est le lieu d’un mal tangible, “horrible et chaotique” selon Hénoch, et (v. 11) le roi Chaos, “le destructeur”, y règne.
Deprivation of the basics of living having proved to be of no avail, man’s physical comfort is now attacked until he is brought to the point of despair, that ‘sickness unto death’.Cum privatio necessariorum vitae nihil profuerit, nunc ipsa hominis corporalis commoditas impugnatur donec ad desperationis punctum adducatur, ad illam “aegritudinem usque ad mortem”.La privation des éléments essentiels de la vie s’étant révélée inefficace, c’est maintenant le confort physique de l’homme qui est attaqué jusqu’à ce qu’il soit conduit au désespoir, à cette “maladie jusqu’à la mort”.
The agent is a swarm of locusts pictured brilliantly and energetically and drawn from Joel 1.6-1 and 2:4-5.Agens est examen locustarum vivide ac strenue depictum et ex Ioel 1:6-7 et 2:4-5 sumptum.L’instrument en est un essaim de sauterelles décrit avec éclat et vigueur, emprunté à Joël 1,6-7 et 2,4-5.
But this is not enough either. So another trumpet sounds.Sed ne hoc quidem sufficit. Itaque alia tuba canit.Mais cela ne suffit pas non plus. Alors une autre trompette retentit.

1977-1997. Robert H. Mounce

  • Robert Hayden Mounce (1921-2019), pasteur et exégète étatsunien spécialiste du Nouveau Testament, doyen de la faculté des arts et des sciences humaines de l'université Western Kentucky à Bowling Green en 1977, président émérite de l'université Whitworth à Spokane (Washington) de 1981 à 1987, puis pasteur à Walnut Creek (Californie) de 1987 à 1991, auteur de commentaires sur l'Apocalypse, la lettre aux Romains et l'évangile de Matthieu.
  • Robert H. Mounce, The Book of Revelation, by Robert H. Mounce (426 p.), Grand Rapids (Michigan), William B. Eerdmans (“The New International Commentary on the New Testament”), 1977 (réimpression 1983), pp. 192-199.
  • Robert H. Mounce, The Book of Revelation. Revised Edition (XXXVI+439 p., avec une bibliographie mise à jour), Grand Rapids (Michigan), William B. Eerdmans (“The New International Commentary on the New Testament”), 1997, pp. 184-192. — On suit ici le texte de l'édition révisée de 1997.
anglais (1997)latin (2026)français (2026)
John required but six verses to set forth the first four trumpet-plagues (8:7-12).Ioannes sex tantum versibus satis habuit ut quattuor primas plagas tubarum exponeret (8:7–12).Jean n’a eu besoin que de six versets pour exposer les quatre premières plaies des trompettes (8,7-12).
But now he is about to devote over three times that space to the next two plagues.Nunc autem plus quam triplo illo spatio duas proximas plagas expositurus est.Mais à présent il va consacrer plus de trois fois cet espace aux deux plaies suivantes.
This added emphasis corresponds to the seriousness of the calamities that follow.Haec amplior insistentia gravitati calamitatum consequentium respondet.Cet accent supplémentaire correspond à la gravité des calamités qui suivent.
People who earlier were merely discomforted by judgments upon the world of nature are now directly subjected to torments that arise from the underworld.Qui antea iudiciis in naturae ordine tantum incommodabantur, nunc directo suppliciis subiiciuntur quae ex inferis oriuntur.Ceux qui, auparavant, n’étaient que gênés par des jugements frappant le monde naturel, sont maintenant directement soumis à des tourments qui montent du monde souterrain.
The first Woe (9:1-12) is a horde of demonic locusts that emerges from the Abyss and spreads out over the land to torment everyone not marked with the seal of the living God.Primum Vae (9:1–12) est turba locustarum daemonicarum quae e Voragine (Abyssō) emergit atque per terram diffunditur, ut torqueat omnes qui sigillo Dei viventis non sunt signati.Le premier Malheur (9,1-12) est une horde de sauterelles démoniaques qui sort de l’Abîme et se répand sur le pays pour tourmenter tous ceux qui ne portent pas le sceau du Dieu vivant.
The pain and distress are so great that although people seek death they are unable to find it.Tantus est dolor atque angor ut, quamvis homines mortem quaerant, invenire tamen nequeant.La douleur et l’angoisse sont si grandes que, bien que les hommes cherchent la mort, ils ne parviennent pas à la trouver.
The second Woe (9:13-19) is a demonic cavalry of some two hundred million mounted troops who, astride their fire-breathing steeds, sweep over the land, killing a third of its inhabitants.Secundum Vae (9:13–19) est equitatus daemonicus circiter ducentorum milionum equitum, qui, equis ignem exspirantibus insidentes, terram pervadunt ac tertiam incolarum partem interficiunt.Le second Malheur (9,13-19) est une cavalerie démoniaque d’environ deux cents millions de cavaliers qui, montés sur des chevaux soufflant le feu, balaient le pays et tuent le tiers de ses habitants.
Both trumpets introduce us to grotesque creatures whose appearance corresponds to their evil origin.Utraque tuba nos creaturis monstrificis occurrere facit, quarum species originem malam apte refert.Ces deux trompettes nous mettent en présence de créatures grotesques dont l’apparence correspond à leur origine mauvaise.
Even these two plagues, horrible and destructive as they are, fail to deter the survivors from continuing their worship of demons.Ne hae quidem duae plagae, quamvis horridae ac vastatrices, reliquos a cultu daemonum perseverando deterrent.Même ces deux plaies, aussi horribles et destructrices soient-elles, ne parviennent pas à détourner les survivants de la poursuite de leur culte des démons.
Unrestrained by the plagues, they continue their practice of idolatry, bloodshed, sorcery, sexual immorality, and theft.Plagis non coerciti, pergunt in idololatria, caedibus, veneficiis, impudicitia, furtisque versari.Sans être freinés par les plaies, ils continuent de s’adonner à l’idolâtrie, aux meurtres, à la sorcellerie, à l’inconduite sexuelle et au vol.
1. When the fifth angel sounded his trumpet, John saw a star that had just fallen (776) from the sky to the earth.1. Cum quintus angelus tubam cecinisset, Ioannes stellam vidit quae modo (776) e caelo in terram ceciderat.1. Lorsque le cinquième ange sonna de la trompette, Jean vit une étoile qui venait de tomber (776) du ciel sur la terre.
(776) Taking πεπτωκότα as a dramatic perfect; cf. Dana and Mantey, Grammar, 204-5.(776) πεπτωκότα ut perfectum dramaticum accipitur; cf. Dana et Mantey, Grammar, p. 204–205.(776) On prend πεπτωκότα comme un parfait dramatique ; cf. Dana et Mantey, Grammar, p. 204-205.
The star in 8:10 that fell from the sky and contaminated the waters was a mass of molten material.Stella in 8:10, quae e caelo decidit aquasque inquinavit, massa erat materiae liquescentis.L’étoile de 8,10, tombée du ciel et ayant contaminé les eaux, était une masse de matière en fusion.
This star, however, represents a person, for he receives a key (v. 1 ) and with it opens the shaft of the Abyss (v. 2).Haec autem stella personam significat : accipit enim clavem (v. 1) atque ea puteum Abyssi aperit (v. 2).Cette étoile, en revanche, représente une personne, car elle reçoit une clé (v. 1) et, avec elle, ouvre le puits de l’Abîme (v. 2).
In Isa 14:12 the king of Babylon is portrayed as a day star fallen from heaven.In Is 14:12 rex Babylonis depingitur ut stella matutina e caelo lapsa.En Is 14,12 le roi de Babylone est présenté comme une étoile du matin tombée du ciel.
1 Enoch 21:6 depicts the fallen angels as “stars of heaven which have transgressed the commandment of the Lord.”I Enoch 21:6 angelos lapsos describit ut “stellas caeli quae mandatum Domini transgressae sunt”.1 Hénoch 21,6 représente les anges déchus comme des « étoiles du ciel qui ont transgressé le commandement du Seigneur ».
In the NT Jesus told the seventy-two as they returned from their preaching mission that he had seen “Satan fall like lightning [a blazing comet?] from heaven” (Luke 10:18).In NT Iesus, cum septuaginta duo e missione redirent, dixit se vidisse “Satanam sicut fulgur [cometam ardentem?] e caelo cadentem” (Lc 10:18).Dans le NT Jésus dit aux soixante-douze, à leur retour de mission, qu’il avait vu « Satan tomber du ciel comme l’éclair [une comète flamboyante ?] » (Lc 10,18).
Jewish thought readily symbolized living beings as stars.Cogitatio Iudaica facile animantia stellis significabat.La pensée juive symbolisait volontiers les êtres vivants par des étoiles.
Many expositors take the next step and concede that in Jewish thought the stars were held to be celestial spirits possessing conscious personalities.Multi interpretes ulterius progrediuntur et concedunt apud Iudaeos stellas habitas esse spiritus caelestes, conscientibus personis praeditos.Beaucoup d’exégètes franchissent une étape de plus et admettent que, dans la pensée juive, les étoiles étaient tenues pour des esprits célestes dotés d’une personnalité consciente.
The usual passages cited in support of this position are Judg 5:20 (“From the heavens the stars fought, from their courses they fought against Sisera”) and Job 38:7 (“while the morning stars sang together”).Loci ad hanc sententiam plerumque citati sunt Iud 5:20 (“De caelis pugnaverunt stellae, de orbitis suis pugnaverunt contra Sisaram”) et Iob 38:7 (“cum stellae matutinae simul canerent”).Les passages habituellement invoqués sont Jg 5,20 (« Du ciel, les étoiles combattirent ; de leurs courses elles combattirent contre Siséra ») et Jb 38,7 (« tandis que les étoiles du matin chantaient ensemble »).
In that both verses occur in poetic sections it would seem unwise to press upon them such a literal interpretation.Cum uterque versus in partibus poeticis reperiatur, parum cautum videtur eos ad interpretationem tam literalem urgere.Comme ces deux versets appartiennent à des sections poétiques, il paraît imprudent de leur imposer une interprétation aussi littérale.
Elsewhere Israel is sternly warned against worshiping stellar deities (Deut 4:19; Jer 7:18).Alibi Israel severe monetur ne numina siderum colat (Dt 4:19 ; Ier 7:18).Ailleurs Israël est sévèrement averti de ne pas adorer des divinités astrales (Dt 4,19 ; Jr 7,18).
The one symbolized by the star has been variously identified. (777)Qui per stellam designatur varie identificatus est. (777)L’être symbolisé par l’étoile a été identifié de diverses manières. (777)
(777) Cf. Morris, 124, for a convenient summary.(777) Cf. Morris, p. 124, ad compendiosam summam.(777) Cf. Morris, p. 124, pour un résumé commode.
Some, interpreting the phrase “that had fallen” in a theological sense, take the star to be a fallen angel.Nonnulli, locutionem “qui ceciderat” sensu theologico accipientes, stellam pro angelo lapso habent.Certains, interprétant l’expression « qui était tombé » en un sens théologique, estiment que l’étoile est un ange déchu.
This is strengthened by reference to the nefarious nature of his activity (unlocking the shaft of the Abyss and releasing its demonic hordes).Id confirmatur indole nefaria ipsius operis (puteum Abyssi reserare et turmas daemonicas emittere).Cette interprétation est renforcée par la nature malfaisante de son activité (ouvrir le puits de l’Abîme et libérer ses hordes démoniaques).
Perhaps he is one of the stars swept down to earth by the tail of the great red dragon (12:4). (778)Forsitan est una ex stellis quas cauda draconis magni rufi in terram detraxit (12:4). (778)Peut-être est-il l’une des étoiles entraînées sur la terre par la queue du grand dragon rouge (12,4). (778)
(778) Some identify him more closely as Abaddon, the angel of the Abyss (9:11). Others suggest Satan.(778) Quidam eum propius identificant cum Abaddone, angelo Abyssi (9:11) ; alii Satanam proponunt.(778) Certains l’identifient plus précisément à Abaddon, l’ange de l’Abîme (9,11). D’autres proposent Satan.
It is more likely, however, that the star-angel is simply one of the many divine agents who throughout the book of Revelation are pictured as carrying out the will of God. (779)Verisimilius tamen est angelum-stellam simpliciter unum esse e multis ministris divinis qui per totum Apocalypsin voluntatem Dei exsequentes depinguntur. (779)Il est plus probable, cependant, que l’ange-étoile soit simplement l’un des nombreux agents divins que l’Apocalypse représente, tout au long du livre, comme exécutant la volonté de Dieu. (779)
(779) Charles shows that when applied to stars symbolizing angels, “to fall” means no more than “to descend” (1.238-39; so also Krodel, 201).(779) Carolus ostendit, cum de stellis angelos significantibus dicitur, “cadere” nihil aliud sonare quam “descendere” (1.238-39 ; item Krodel, p. 201).(779) Charles montre que, lorsqu’il s’applique à des étoiles symbolisant des anges, « tomber » ne signifie rien de plus que « descendre » (1,238-39 ; de même Krodel, p. 201).
Furthermore, his role is essentially no different from that of the fifth trumpet-angel at whose call the action begins.Praeterea munus eius fere idem est ac quinti angeli tubae, cuius ad signum actio incipit.De plus, son rôle n’est essentiellement pas différent de celui du cinquième ange de la trompette, à l’appel duquel l’action commence.
He is probably the same angel who in 20:1 comes down out of heaven with the key of the Abyss. (780)Probabiliter idem est angelus qui in 20:1 de caelo descendit cum clave Abyssi. (780)Il s’agit probablement du même ange qui, en 20,1, descend du ciel avec la clé de l’Abîme. (780)
(780) In I Enoch 19:1; 20:2 it is the archangel Uriel who is in charge of the Abyss.(780) In I Enoch 19:1 ; 20:2 archangelus Uriel Abyssō praeponitur.(780) Dans 1 Hénoch 19,1 ; 20,2, c’est l’archange Uriel qui est préposé à l’Abîme.
2. The key that is given to the angel unlocks the shaft leading down into a subterranean chasm called the Abyss.2. Clavis angelo data reserat puteum qui deorsum ducit in voraginem subterraneam quae Abyssus appellatur.2. La clé donnée à l’ange ouvre le puits qui descend vers un gouffre souterrain appelé l’Abîme.
When the shaft (781) is opened, out pour great clouds of smoke.Ubi puteus (781) apertus est, ingentes nebulae fumi effunduntur.Quand le puits (781) est ouvert, d’immenses nuées de fumée s’en échappent.
(781) Wall refers to it as a “subterranean smokestack” (128).(781) Wall eum “fumarolam subterraneam” appellat (p. 128).(781) Wall le qualifie de « cheminée souterraine » (p. 128).
From the smoke come evil spirits who have been imprisoned in the Abyss.Ex fumo exeunt spiritus mali, qui in Abyssō custoditi erant.De la fumée sortent des esprits mauvais qui avaient été emprisonnés dans l’Abîme.
Their mission is to torment all people who do not have the seal of God on their foreheads.Munus eorum est cruciare omnes qui sigillum Dei in frontibus suis non habent.Leur mission est de tourmenter tous ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front.
While there is no specific indication in Revelation that the Abyss is a place of torment, the rising smoke would normally be thought of as coming from fires below.Quamquam in Apocalypsi nulla indicatio specialis datur Abyssum esse locum supplicii, fumus tamen surgens communiter putaretur ex ignibus inferis procedere.Bien que l’Apocalypse n’indique pas expressément que l’Abîme soit un lieu de tourment, la fumée qui monte serait normalement tenue pour provenant des feux d’en bas.
According to Enoch the final prison of the fallen angels was the Abyss, a horrible place with “great descending columns of fire” (1 Enoch 21:7; cf. 18:11). (782)Apud Enoch carcer ultimus angelorum lapsorum Abyssus erat, locus horrendus cum “magnis columnis ignis descendentibus” (I Enoch 21:7 ; cf. 18:11). (782)Selon Hénoch, la prison définitive des anges déchus était l’Abîme, lieu horrible où se trouvent de « grandes colonnes de feu descendant » (1 Hénoch 21,7 ; cf. 18,11). (782)
(782) Cf. Charles (1.240-41) for a discussion of the Abyss in Enoch. The background for this figure could be the volcano belching forth smoke and fire from below.(782) Cf. Carolus (1.240–41) de Abyssō apud Enoch. Subiectum huius imaginis fortasse est mons ignivomus e quo fumus ignisque ex imo erumpunt.(782) Cf. Charles (1,240-41) pour une discussion de l’Abîme dans Hénoch. L’arrière-plan de cette image pourrait être un volcan crachant fumée et feu depuis les profondeurs.
Of the nine NT references to the Abyss, seven are found in Revelation. It is inhabited by the “scorpion centaurs” of chapter 9, their demonic prince (9:11), and the beast of the Abyss (11:7; 17:8).Ex novem locis NT ubi Abyssus memoratur, septem in Apocalypsi reperiuntur. Ibi habitant “centauri scorpiacei” capitis 9, princeps eorum daemonicus (9:11), atque bestia Abyssi (11:7 ; 17:8).Sur les neuf occurrences néotestamentaires de l’Abîme, sept se trouvent dans l’Apocalypse. Il est habité par les « scorpions-centaures » du chapitre 9, par leur prince démoniaque (9,11) et par la bête de l’Abîme (11,7 ; 17,8).
It is also the place of Satan’s imprisonment during the thousand-year period following the return of Christ (20:1-3).Est etiam locus incarcerationis Satanae per mille annos post reditum Christi (20:1–3).C’est aussi le lieu de l’emprisonnement de Satan durant les mille ans qui suivent le retour du Christ (20,1-3).
Luke 8:31 reflects the fear of the evil spirits lest they be sent to this terrible place.Lc 8:31 timorem spirituum malorum exprimit ne in hunc locum terribilem mittantur.Lc 8,31 reflète la crainte des esprits mauvais d’être envoyés dans ce lieu terrible.
In Rom 10:7 it appears to be the place of the dead, although in the NT this is usually designated as Hades (Acts 2:27). (783)In Rm 10:7 videtur esse locus mortuorum, quamquam in NT hic plerumque Hades appellatur (Act 2:27). (783)En Rm 10,7 il semble s’agir du séjour des morts, bien que le NT le désigne le plus souvent comme Hadès (Ac 2,27). (783)
(783) Krodel points out that the Abyss appears in the Bible in two senses — (1) the place of the dead, and (2) a jail for evil spirits. In the present verse “the abyss is thought to be the place of demonic beings beneath the earth” (201).(783) Krodel monet Abyssum in Biblia duplici sensu apparere: (1) locum mortuorum, (2) carcerem spirituum malorum. In hoc versu “abyssus existimatur locus entium daemoniorum sub terra” (p. 201).(783) Krodel souligne que l’Abîme apparaît dans la Bible en deux sens : (1) le séjour des morts, et (2) une prison pour les esprits mauvais. Dans le présent verset, « l’abîme est conçu comme le lieu des êtres démoniaques sous la terre » (p. 201).
The dense clouds of smoke that rise up out of the Abyss recall the scene of God’s descent upon Mt. Sinai.Densae fumi nebulae ex Abyssō surgentes memoriam revocant descensus Dei in montem Sinai.Les épaisses nuées de fumée qui montent de l’Abîme rappellent la scène de la descente de Dieu sur le mont Sinaï.
Exod 19:18 says that the smoke of the mountain billowed up “like smoke from a furnace.” (784)Ex 19:18 dicit fumum montis ascendisse “sicut fumus de fornace”. (784)Ex 19,18 dit que la fumée de la montagne monta « comme la fumée d’une fournaise ». (784)
(784) The LXX reads ὡσεì καπνòς καµίνου.(784) LXX habet ὡσεì καπνὸς καμίνου.(784) La LXX lit ὡσεὶ καπνὸς καμίνου.
As the smoke rises, it blots out the sun and darkens the atmosphere of the earth. (785)Fumo surgente, sol obtegitur et aer terrae obtenebratur. (785)À mesure que la fumée monte, elle voile le soleil et obscurcit l’atmosphère de la terre. (785)
(785) Gk. ὁ ἀήρ in this context has no meaningful connection with Eph 2:2, which speaks of a spirit being who has control over τοῦ ἀέρος.(785) Graecum ὁ ἀήρ hic nulla notabili ratione cum Eph 2:2 coniungitur, ubi de spiritu loquitur qui potestatem habet τοῦ ἀέρος.(785) Le grec ὁ ἀήρ, dans ce contexte, n’a pas de lien pertinent avec Ep 2,2, qui parle d’un esprit exerçant un pouvoir sur τοῦ ἀέρος.
Joel 2:10 tells of a plague of locusts that darkened the sun and the moon.Ioel 2:10 narrat plagam locustarum quae solem et lunam obscuravit.Joël 2,10 parle d’une invasion de sauterelles qui obscurcit le soleil et la lune.
In Rev 8:12 the luminaries were darkened by a direct act of God; here the darkening is brought about by the tremendous quantity of smoke that pours up out of the Abyss.In Apoc 8:12 luminaria actu Dei directo obtenebrata sunt; hic autem obscuratio efficitur ingenti fumi copia quae e Abyssō sursum effunditur.En Ap 8,12 les astres furent obscurcis par un acte direct de Dieu ; ici, l’obscurcissement est provoqué par l’énorme quantité de fumée qui jaillit de l’Abîme.
It is unwise to conjecture some specific meaning for each detail of the vision. (786)Inconsultum est singulis visionis particulis sensum quendam proprium coniectando assignare. (786)Il est imprudent de supposer un sens précis pour chaque détail de la vision. (786)
(786) For example, Hughes reads specific meaning into the rising smoke when he writes that “the world darkened by this smoke from the abyss symbolizes the pervasive influence of Satan in human society” (109).(786) Exempli gratia, Hughes fumum surgentem singulari sensu onerare conatur cum scribit “mundum hoc fumo ex abyssō obtenebratum vim Satanae pervagantem in societate humana significare” (p. 109).(786) Par exemple, Hughes attribue un sens précis à la fumée montante lorsqu’il écrit que « le monde obscurci par cette fumée de l’abîme symbolise l’influence envahissante de Satan dans la société humaine » (p. 109).
Caird’s remark that the Abyss “represents the cumulative power and virulence of evil” (119) is another example of overinterpretation. The interpreter must be careful not to substitute homiletics for exegesis.Cairdii dictum, Abyssum “vim cumulativam et virulentiam mali repraesentare” (p. 119), aliud est exemplum superinterpretationis. Interpres caveat ne homiletica pro exegesi substituat.La remarque de Caird selon laquelle l’Abîme « représente la puissance cumulative et la virulence du mal » (p. 119) est un autre exemple de surinterprétation. L’interprète doit veiller à ne pas substituer l’homilétique à l’exégèse.
It is better to allow the text to speak for itself. Usually visions of this sort have cumulative, overall effect, so that the parts make up the whole, which has meaning, but they themselves do not carry specific meaning.Melius est textum ipsum loqui sinere. Huiusmodi visiones plerumque effectum cumulativum atque globalem habent, ita ut partes totum efficiant quod sensum habet, ipsae autem partes singularem sensum non necessario ferant.Il vaut mieux laisser le texte parler de lui-même. En général, des visions de ce genre produisent un effet cumulatif et d’ensemble : les parties composent un tout qui a un sens, mais elles ne portent pas nécessairement chacune un sens spécifique.
While the Apocalypse uses metaphorical and figurative language with great freedom, it is not an allegory that must be decoded before it will yield its meaning.Quamvis Apocalypsis lingua metaphorica figurataque magna libertate utatur, non est allegoria quae prius decodenda sit ut sensum suum praebeat.Bien que l’Apocalypse use très librement d’un langage métaphorique et figuré, ce n’est pas une allégorie qu’il faudrait décoder avant d’en obtenir le sens.
The experience itself is often “what it means.”Ipsa experientia saepe “id quod significat” est.Souvent, l’expérience elle-même « est ce qu’elle signifie ».
To demystify the existential is more often than not to remove it from the only setting in which it can be “understood.”Existentiam “demystificare” saepissime est eam ex solo contextu, in quo “intellegi” potest, extrahere.Démystifier l’existentiel revient, le plus souvent, à l’arracher au seul cadre où il puisse être « compris ».
3. Out of the billowing smoke come a great horde of locustlike creatures (which will be described in greater detail in vv. 7-10). (787)3. Ex fumo fluctuante prodit ingens turba creaturarum locustis similium (quae plenius in vv. 7–10 describentur). (787)3. De la fumée qui bouillonne sort une grande horde de créatures semblables à des sauterelles (qui seront décrites plus en détail aux vv. 7-10). (787)
(787)Thomas holds that the locusts are “demons or fallen angels who assume a locust-like form” (2.30).(787) Thomas censet locustas esse “daemones sive angelos lapsos qui formam locustae induunt” (2.30).(787) Thomas estime que les sauterelles sont des « démons ou des anges déchus qui prennent une forme de sauterelle » (2,30).
Behind this picture are two scenes from the OT.Huic imagini duo e Veteri Testamento loci subiciuntur.Derrière cette image se trouvent deux scènes de l’Ancien Testament.
Exod 10:1-20 tells of the plague of locusts that devoured all vegetation throughout the land of Egypt.Ex 10:1–20 narrat plagam locustarum quae omnem herbam per terram Aegypti devoravit.Ex 10,1-20 raconte la plaie des sauterelles qui dévorèrent toute la végétation du pays d’Égypte.
Joel 1:2-2:11 interprets the devastation of Israel by locusts as a portent of the destruction that will come with the day of the Lord (Joel 1:15; 2:1, 11).Ioel 1:2–2:11 vastationem Israelis a locustis illatam interpretatur ut omen ruinae quae cum die Domini ventura est (Ioel 1:15 ; 2:1, 11).Joël 1,2–2,11 interprète la dévastation d’Israël par les sauterelles comme un présage de la destruction qui viendra avec le jour du Seigneur (Jl 1,15 ; 2,1.11).
Throughout the OT the locust is a symbol of destruction (Deut 28:42; 1 Kgs 8:37; Ps 78:46).Per totum VT locusta symbolum vastationis est (Dt 28:42 ; 1 Reg 8:37 ; Ps 78:46).Dans tout l’AT, la sauterelle est un symbole de destruction (Dt 28,42 ; 1 R 8,37 ; Ps 78,46).
Bred in the desert, they invade cultivated areas in search of food.In desertis enutritae, regiones cultas ad cibum quaerendum invadunt.Élevées dans le désert, elles envahissent les régions cultivées à la recherche de nourriture.
They may travel in a column a hundred feet deep and up to four miles in length, leaving the land stripped bare of all vegetation. (788)Agmine interdum centum pedum altitudine et usque ad quattuor milium longitudine feruntur, terram omni vegetatione nudatam relinquentes. (788)Elles peuvent avancer en colonne de trente mètres d’épaisseur et longue jusqu’à six kilomètres, laissant la terre dépouillée de toute végétation. (788)
(788) Barclay notes that in 1866 200,000 people perished of famine following a plague of locusts invading Algiers (2.49-50). Cf. the excursus on Palestinian locusts in S. R. Driver’s commentary on Joel in CBSC, 82ff.(788) Barclay annotat anno 1866 ducenta milia hominum fame periisse post plagam locustarum Algeriam invadentium (2.49–50). Cf. excursum de locustis Palaestinensibus apud S. R. Driver in commentario in Ioel in CBSC, p. 82 sqq.(788) Barclay note qu’en 1866 200 000 personnes périrent de famine après une invasion de sauterelles en Algérie (2,49-50). Cf. l’excursus sur les sauterelles palestiniennes dans le commentaire de S. R. Driver sur Joël, dans CBSC, p. 82 sqq.
The cloud of smoke is not the swarm of locusts, for the locusts come out of the smoke. (789)Nubes fumi non est ipse locustarum globus, quandoquidem locustae ex fumo exeunt. (789)Le nuage de fumée n’est pas l’essaim de sauterelles, puisque les sauterelles sortent de la fumée. (789)
(789) Moffatt envisions a shifting vision in which “the dense smoke resolves itself into a swarm of infernal demons in the form of locusts” (406).(789) Moffatt visionem mutabilem fingit, qua “densus fumus in globum daemonum infernalium locustarum forma resolvitur” (p. 406).(789) Moffatt imagine une vision changeante où « la fumée épaisse se résout en un essaim de démons infernaux sous forme de sauterelles » (p. 406).
To the locusts is given a scorpionlike power to torment those who dwell upon the earth.Locustis datur potestas scorpii similis ad cruciandos eos qui in terra habitant.Aux sauterelles est donné un pouvoir semblable à celui du scorpion pour tourmenter les habitants de la terre.
Their poisonous strike does not kill but causes people such torment that they seek death (vv. 5-6).Ictus eorum venenatus non necat, sed tantum tormentum infert ut homines mortem quaerant (vv. 5–6).Leur piqûre venimeuse ne tue pas, mais inflige un tel tourment que les hommes cherchent la mort (vv. 5-6).
The scorpion was well known in Palestine.Scorpius in Palaestina bene notus erat.Le scorpion était bien connu en Palestine.
A lobsterlike vermin some four or five inches long, it had a claw on the end of the tail that secreted a poison when it struck. (790)Animalculum cancro simile quattuor aut quinque unciarum longitudinis, aculeum ad extremum caudae habebat qui, cum feriret, venenum emittabat. (790)Vermine rappelant un homard, long d’une dizaine de centimètres, il avait au bout de la queue un aiguillon qui sécrétait du venin lorsqu’il frappait. (790)
(790) Ladd (131) notes that “the scorpion, like the snake, was a creature hostile to man and so became a symbol of the forces of spiritual evil (Luke 10:19; Sirach 39:29).”(790) Ladd (p. 131) notat “scorpionem, sicut serpentem, homini inimicum esse ideoque symbolum virium mali spiritualis fieri (Lc 10:19 ; Sir 39:29)”.(790) Ladd (p. 131) note que « le scorpion, comme le serpent, était une créature hostile à l’homme et devint ainsi un symbole des forces du mal spirituel (Lc 10,19 ; Si 39,29) ».
Hiding under stones or in the chinks of a wall by day, it would move out at night to feed on small, living animals.Interdiu sub lapidibus aut in rimis parietum latens, noctu procedebat ut animalculis viventibus vesceretur.Le jour, caché sous des pierres ou dans les fissures d’un mur, il sortait la nuit pour se nourrir de petits animaux vivants.
It should be noted that the demonic locusts of the first Woe have the power rather than the appearance of scorpions.Notandum est locustas daemonicas primi Vae potestatem, non speciem, scorpii habere.Il faut noter que les sauterelles démoniaques du premier Malheur ont la puissance du scorpion plutôt que son apparence.
4. The locusts are told not to harm the vegetation of earth but only (791) those who do not have the seal of God.4. Locustis imperatur ne vegetationem terrae laedant, sed solum (791) eos qui sigillum Dei non habent.4. Il est ordonné aux sauterelles de ne pas nuire à la végétation de la terre, mais seulement (791) à ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu.
(791) Kilpatrick lists 2053 pc vg arm TR as adding µóνoυς after ἀνθρώπoυς.(791) Kilpatrick recenset 2053 pc vg arm TR ut addentia µόνους post ἀνθρώπους.(791) Kilpatrick mentionne 2053 pc vg arm TR comme ajoutant µόνους après ἀνθρώπους.
We are not told who it is that issues the prohibition.Non dicitur quis hanc prohibitionem edicat.Il n’est pas dit qui énonce cette interdiction.
The use of the passive voice in speaking of the release (v. 1, “was given”), the empowering (v. 3, “were given power”), and the limiting (v. 5, “they were not given power to kill”) of the locusts suggests that this plague, even though demonic, is under the sovereign control of God (especially since they are not permitted to harm God’s people!).Usus vocis passivae de missione (v. 1, “data est”), de potestate (v. 3, “data est potestas”), atque de limitatione (v. 5, “non data est potestas occidendi”) locustarum indicat hanc plagam, etiamsi daemonicam, sub supremo Dei imperio consistere (praesertim cum populum Dei laedere non sinantur!).L’emploi de la voix passive pour la libération (v. 1, « il lui fut donné »), l’habilitation (v. 3, « il leur fut donné pouvoir ») et la limitation (v. 5, « il ne leur fut pas donné de tuer ») des sauterelles suggère que cette plaie, bien que démoniaque, demeure sous le contrôle souverain de Dieu (d’autant plus qu’elles ne sont pas autorisées à nuire au peuple de Dieu !).
Throughout the Apocalypse he is the “Lord God Almighty” (4:8; 11:17; 15:3; 16:7; 21:22).Per totam Apocalypsin Deus est “Dominus Deus Omnipotens” (4:8 ; 11:17 ; 15:3 ; 16:7 ; 21:22).Dans toute l’Apocalypse, Dieu est le « Seigneur Dieu tout-puissant » (4,8 ; 11,17 ; 15,3 ; 16,7 ; 21,22).
In the Egyptian plague (as well as in Joel) the fields and trees were laid bare by the swarming locusts (Exod 10:15; Joel 2:3).In plaga Aegyptiaca (necnon apud Ioel) agri et arbores a locustis gregatim invadentibus denudati sunt (Ex 10:15 ; Ioel 2:3).Dans la plaie d’Égypte (comme aussi chez Joël), les champs et les arbres furent mis à nu par les sauterelles en essaim (Ex 10,15 ; Jl 2,3).
The locusts of John’s vision have a different mission.Locustae visionis Ioannis aliam missionem habent.Les sauterelles de la vision de Jean ont une mission différente.
Their destructive power is not directed against the grass, the green herbs, or the leaves of trees, but against wicked people.Potestas earum vastatrix non contra herbam, non contra virentia, non contra folia arborum dirigitur, sed contra homines impios.Leur puissance destructrice n’est pas dirigée contre l’herbe, les plantes vertes ou les feuilles des arbres, mais contre les hommes impies.
Of all those upon the earth during this perilous time only the Christians will escape the demonic assault, for they alone have “the seal of God on their foreheads” (cf. 7:1-8). (792)Ex omnibus qui hoc tempore periculoso in terra sunt, soli Christiani impetum daemonicum effugient, quippe qui soli “sigillum Dei in frontibus suis” habeant (cf. 7:1–8). (792)Parmi tous ceux qui sont sur la terre durant ce temps périlleux, seuls les chrétiens échapperont à l’assaut démoniaque, car eux seuls portent « le sceau de Dieu sur leur front » (cf. 7,1-8). (792)
(792) That this fifth trumpet is necessarily subsequent to the sealing that follows the sixth seal makes any precise recapitulation impossible.(792) Quod haec quinta tuba necessario subsequatur signationem quae sextum sigillum sequitur, omnem recapitulationem accuratam impossibilem reddit.(792) Le fait que cette cinquième trompette soit nécessairement postérieure au scellement qui suit le sixième sceau rend toute récapitulation précise impossible.
As the children of Israel were protected from the plagues that fell upon the Egyptians, (793) so also will the Israel of God now constituted by Christ and the Spirit escape the torments that are to arise from the Abyss.Quemadmodum filii Israel a plagis quae Aegyptios percussere servati sunt, (793) ita quoque Israel Dei, nunc a Christo et Spiritu constitutus, tormenta ex Abyssō orta effugiet.De même que les enfants d’Israël furent protégés des plaies qui frappèrent les Égyptiens, (793) de même l’Israël de Dieu, désormais constitué par le Christ et l’Esprit, échappera aux tourments qui doivent surgir de l’Abîme.
(793) Specifically mentioned in Exod 8:22; 9:4, 26; 10:23; and 11:7 (“Then you will know that the LORD makes a distinction between Egypt and Israel”). See also Wis 18:1.(793) Specialiter memorantur Ex 8:22 ; 9:4, 26 ; 10:23 ; 11:7 (“Ut sciatis Dominum discrimen ponere inter Aegyptum et Israel”). Cf. etiam Sap 18:1.(793) Cela est mentionné explicitement en Ex 8,22 ; 9,4.26 ; 10,23 ; 11,7 (« Vous saurez alors que le SEIGNEUR fait une distinction entre l’Égypte et Israël »). Cf. aussi Sg 18,1.
God is in control, and precisely because his people are “sealed” — they belong to him — they do not experience the wrath of God.Deus omnia moderatur, atque eo ipso quod populus eius “signatus” est — ad eum enim pertinet — iram Dei non experitur.Dieu demeure maître de tout, et précisément parce que son peuple est « scellé » — il lui appartient — il ne fait pas l’expérience de la colère de Dieu.
5. The mission of the demonic locusts is to inflict suffering upon the wicked.5. Missio locustarum daemonicarum est impios dolore afficere.5. La mission des sauterelles démoniaques est d’infliger des souffrances aux impies.
They are not to kill but to torment. (794)Non occidere, sed cruciare iubentur. (794)Il ne leur est pas permis de tuer, mais de tourmenter. (794)
(794) Here as elsewhere in Revelation βασανíζω carries the idea of punishment: 11:10; 14:10; 20:10 (12:2 is an exception). The cognate noun βασανισµóς has the same connotation (14:11; 18:7, 10, 15).(794) Hic, ut alibi in Apocalypsi, βασανίζω notionem poenae continet: 11:10 ; 14:10 ; 20:10 (12:2 exceptio est). Cognatum nomen βασανισμός eandem significationem habet (14:11 ; 18:7, 10, 15).(794) Ici, comme ailleurs dans l’Apocalypse, βασανίζω porte l’idée de châtiment : 11,10 ; 14,10 ; 20,10 (12,2 fait exception). Le nom apparenté βασανισμός a la même connotation (14,11 ; 18,7.10.15).
Their torment is limited to a period of five months. This period has been variously explained.Tormentum eorum ad tempus quinque mensium limitatur. Hoc tempus variis modis explicatum est.Leur tourment est limité à une période de cinq mois. Cette durée a été expliquée de diverses manières.
It may have been determined by the life cycle of the locust, which is of five months’ duration. (795)Forsitan a vitae cursu locustarum determinatum est, qui quinque mensibus perficitur. (795)Il pourrait avoir été déterminé par le cycle de vie de la sauterelle, qui dure cinq mois. (795)
(795) So, e.g., Beckwith, 562.(795) Ita, exempli gratia, Beckwith, p. 562.(795) Ainsi, par exemple, Beckwith, p. 562.
It corresponds as well to the dry season (spring through late summer) in which the danger of a locust invasion is always present. (796)Respondet etiam tempori siccitatis (a vere usque ad aestatem seram), quo periculum invasionis locustarum semper adest. (796)Cela correspond aussi à la saison sèche (du printemps à la fin de l’été), durant laquelle le danger d’une invasion de sauterelles est constant. (796)
(796) Ford cites an “interesting interpretation” by S. Giet in which the first four seals point to troubles preceding the Jewish War, and the five months’ period of torment by the monstrous locusts reflects “the five months during which the troops of Gessius Florus cast terror over Palestine” (149). But this is surely idiosyncratic.(796) Ford interpretationem “curiosam” a S. Giet relatat, qua quattuor prima sigilla ad mala bellum Iudaicum antecedentia referantur, et quinque mensium tormentum locustarum monstruosarum quinque menses exprimat quibus copiae Gessii Flori Palaestinam terrore oppresserunt (p. 149). Sed haec sane singularis est.(796) Ford cite une « interprétation intéressante » de S. Giet, selon laquelle les quatre premiers sceaux renverraient aux troubles précédant la guerre juive, et la période de cinq mois de tourment infligée par les sauterelles monstrueuses refléterait « les cinq mois durant lesquels les troupes de Gessius Florus semèrent la terreur en Palestine » (p. 149). Mais cette lecture est assurément idiosyncratique.
Whatever the source of the number, it represents a limited period of time (not necessarily a short period of time) during which people in torment may yet turn from their wickedness and repent (cf. vv. 20-21).Quidquid sit origo numeri, tempus finitum significat (non necessario breve), quo homines in tormentis adhuc a malitia sua converti atque paenitentiam agere possint (cf. vv. 20–21).Quelle que soit l’origine du nombre, il représente une période de temps limitée (pas nécessairement courte), durant laquelle les hommes, dans le tourment, peuvent encore se détourner de leur méchanceté et se repentir (cf. vv. 20-21).
The plague is not an act of wanton cruelty but a stark indication that wickedness cannot continue indefinitely without divine requital.Plaga non est actus crudelitatis temerariae, sed acerba indicatio malitiam sine divina retributione in perpetuum consistere non posse.La plaie n’est pas un acte de cruauté gratuite, mais une indication sévère que la méchanceté ne peut se poursuivre indéfiniment sans rétribution divine.
6. Speaking as a prophet, John foretells that in those days people will actively seek release from torment through death yet find that it is impossible to die. (797)6. Ut propheta loquens, Ioannes praenuntiat fore ut illis diebus homines liberationem a tormento per mortem actuose quaerant, sed mori non possint. (797)6. Parlant en prophète, Jean annonce qu’en ces jours-là les hommes chercheront activement à se délivrer du tourment par la mort, mais qu’ils ne pourront pas mourir. (797)
(797) Jer 8:3 is not relevant. Death there refers to corpses that have been unearthed, not the desire to die.(797) Ier 8:3 hic non pertinet. Ibi mors cadavera effossa significat, non desiderium moriendi.(797) Jr 8,3 n’est pas pertinent ici. La mort y désigne des cadavres exhumés, non le désir de mourir.
Job’s remarks about the miserable and bitter longing for death that seems never to come (Job 3:20-22) are rhetorical rather than descriptive of a scene such as portrayed here.Iob verba de misera ac acerba mortis cupiditate quae numquam advenire videtur (Iob 3:20–22) rhetorica sunt potius quam huiusmodi scaenam describant.Les paroles de Job sur l’ardent et amer désir de mourir qui semble ne jamais se réaliser (Jb 3,20-22) sont rhétoriques plutôt que descriptives d’une scène telle que celle-ci.
In the eschatological plague it will not be despondency but actual pain that drives people earnestly to desire death. (798)In plaga eschatologica non desperatio, sed dolor ipse homines ad mortem ardenter desiderandam impellet. (798)Dans la plaie eschatologique, ce ne sera pas le découragement, mais la douleur réelle qui poussera les hommes à désirer ardemment la mort. (798)
(798) For the idea of death as preferable to life in the writings of Greek and Roman poets cf. Swete, 117. Barclay (2.51) quotes Cornelius Gallus as saying, “Worse than any wound is the wish to die and yet not be able to do so.”(798) De morte vitae praeferenda apud poetas Graecos Romanosque cf. Swete, p. 117. Barclay (2.51) Cornelium Gallum citat dicentem: “Peius omni vulnere est mori velle nec posse.”(798) Pour l’idée de la mort préférable à la vie chez les poètes grecs et romains, cf. Swete, p. 117. Barclay (2,51) cite Cornelius Gallus disant : « Pire que toute blessure est le désir de mourir sans pouvoir le faire. »
It is ironic that in that day death, which the wicked inflicted upon Christian martyrs, will be eagerly desired, yet people will find that it “keeps running from them.” (799)Ironice fit ut illo die mors, quam impii martyribus Christianis intulerunt, ardenter appetatur, homines tamen inveniant eam “a se fugere”. (799)Il est ironique qu’en ce jour-là la mort, que les impies infligèrent aux martyrs chrétiens, soit ardemment désirée, tandis que les hommes constateront qu’elle « les fuit sans cesse ». (799)
(799) Morris, 127. Robertson (Word Pictures, 6.363) calls φεύγει a “vivid futuristic present.” Alford (641) says that the present tense indicates the habitual avoidance of death in those days.(799) Morris, p. 127. Robertson (Word Pictures, 6.363) φεύγει “praesens futurum vividum” appellat. Alford (p. 641) dicit tempus praesens consuetudinem mortis vitandae illis diebus indicare.(799) Morris, p. 127. Robertson (Word Pictures, 6,363) qualifie φεύγει de « présent futuriste vif ». Alford (p. 641) affirme que le présent indique l’évitement habituel de la mort en ces jours-là.
What a dramatic contrast to Paul’s desire “to depart and be with Christ” (Phil 1:23). For one, death leads to eternal blessing; for the other, it is an “escape” from torment on earth to torture in the lake of fire!Quam dramaticus est hic contrastus cum Pauli desiderio “dissolvi et esse cum Christo” (Phil 1:23) ! Illi mors ad beatitudinem aeternam ducit; his vero “effugium” est a tormento terrestri ad supplicium in stagno ignis.Quel contraste saisissant avec le désir de Paul de « s’en aller et d’être avec le Christ » (Ph 1,23) ! Pour l’un, la mort conduit à la bénédiction éternelle ; pour l’autre, elle est une « fuite » du tourment terrestre vers la torture de l’étang de feu.
7. Up to this point we have learned of the origin and mission of the demonic locusts.7. Hucusque de origine atque missione locustarum daemonicarum cognovimus.7. Jusqu’ici, nous avons appris l’origine et la mission des sauterelles démoniaques.
Now John describes them. Long-haired, horse-shaped, flying locusts with scorpion tails and golden crowns above human faces marred by lions’ teeth, they have to be reckoned among the more bizarre creatures in the Apocalypse.Nunc Ioannes eas describit. Locustae volantes, equis similes, crinitas, caudas scorpiaceas habentes, coronis aureis supra facies humanas dentibus leoninis deformes praeditas, inter creaturas Apocalypsis insolentissimas numerandae sunt.À présent, Jean les décrit. Sauterelles volantes, semblables à des chevaux, aux longs cheveux, dotées de queues de scorpion et de couronnes d’or au-dessus de visages humains défigurés par des dents de lion, elles comptent parmi les créatures les plus étranges de l’Apocalypse.
The total impact is one of unnatural and awesome cruelty.Universus effectus crudelitatis est innaturalis ac formidandae.L’impression d’ensemble est celle d’une cruauté contre nature et terrifiante.
It will be well to exercise considerable reserve in treating the details that make up the larger picture. (800)Expedit magnam moderationem adhibere in singulis tractandis quae imaginem maiorem componunt. (800)Il convient de faire preuve d’une grande réserve dans le traitement des détails qui composent le tableau d’ensemble. (800)
(800) Because the scorpions (1) have a dreaded “sting,” (2) the judgment they bring is not final, (3) they have “blonde hair” (v. 7, “on their heads they wore something like crowns of gold”), and (4) they are represented as cavalry, some have seen in the imagery a reference to the barbarian hordes from the north.(800) Quia scorpiones (1) “aculeum” terribilem habent, (2) iudicium quod afferunt finale non est, (3) “crinem flavum” habere dicuntur (v. 7, “in capitibus suis quasi coronas aureas”), et (4) ut equitatus pinguntur, nonnulli in hac imagine ad turmas barbarorum a septentrione venientes respexerunt.(800) Parce que les scorpions (1) possèdent un « aiguillon » redouté, (2) que le jugement qu’ils apportent n’est pas définitif, (3) qu’ils ont des « cheveux blonds » (v. 7, « sur leurs têtes, comme des couronnes d’or ») et (4) qu’ils sont représentés comme une cavalerie, certains ont vu dans cette imagerie une allusion aux hordes barbares venues du nord.
It may well be that John is playing on the Roman dread of foreign invasion.Fieri potest ut Ioannes metum Romanorum de incursionibus externis adhibeatur.Il se peut fort bien que Jean joue sur la crainte romaine des invasions étrangères.
Yet Kiddle is persuasive in his remark that “John’s account is so straightforward and vivid that comment is superfluous” (158).Attamen Kiddle suadens est cum dicit “narrationem Ioannis tam directam ac vividam esse ut commentarium supervacuum sit” (p. 158).Cependant, Kiddle est convaincant lorsqu’il affirme que « le récit de Jean est si direct et si vivant que le commentaire devient superflu » (p. 158).
Whatever the source of the imagery the point is perfectly clear that judgment of a demonic nature will in the end time be visited on the unbelieving world.Quaecumque sit imago originis, perspicuum est iudicium naturae daemonicae in extremo tempore in mundum incredulum irrupturum.Quelle que soit l’origine de l’imagerie, il est parfaitement clair qu’un jugement de nature démoniaque frappera, à la fin, le monde incrédule.
The locusts are said to look like horses prepared for battle.Dicuntur locustae equis ad proelium paratis similes esse.Les sauterelles sont dites ressembler à des chevaux prêts pour la bataille.
John would have us understand that the locusts are of considerable size.Ioannes nos intellegere vult locustas magnitudinis insignis esse.Jean veut nous faire comprendre que les sauterelles sont d’une taille considérable.
Otherwise the description of hair, face, teeth, and the like would tend toward the comic.Aliter descriptio capillorum, faciei, dentium, similiumque ad ridiculum inclinaret.Autrement, la description des cheveux, du visage, des dents, et ainsi de suite, tendrait vers le comique.
The Seer draws from Joel’s account of swarming locusts who appear as horses (Joel 2:4) and whose sound is like the noise of chariots in battle or the raging fury of a prairie fire (Joel 2:5).Vates e narratione Ioelis locustas gregatim irruentes depromit, quae equis similes apparent (Ioel 2:4) et quarum sonitus instar est fragoris curruum in proelio aut furoris ignis campestris (Ioel 2:5).Le Voyant s’inspire du récit de Joël décrivant des sauterelles en essaim qui apparaissent comme des chevaux (Jl 2,4) et dont le bruit est comparable au fracas des chars au combat ou à la fureur déchaînée d’un incendie de steppe (Jl 2,5).
The details of the description, however, are largely his own.Ceterum singula descriptionis plerumque ipsius sunt.Les détails de la description, cependant, lui sont pour l’essentiel propres.
Most commentators note the similarity between the head of the locust and that of the horse.Plerique commentatores similitudinem inter caput locustae et equi animadvertunt.La plupart des commentateurs relèvent la ressemblance entre la tête de la sauterelle et celle du cheval.
An Arabian proverb is often quoted to the effect that the locust has a head like a horse, a breast like a lion, feet like a camel, body like a serpent, and antennae like the hair of a maiden.Saepius proverbium Arabicum citatur, quo locusta caput equinum, pectus leoninum, pedes cameli similes, corpus serpentis, antennarumque instar capillos virginis habere dicitur.On cite souvent un proverbe arabe selon lequel la sauterelle a une tête de cheval, une poitrine de lion, des pieds de chameau, un corps de serpent et des antennes semblables aux cheveux d’une jeune fille.
This likeness accounts for the word for locust in German (Heupferd, hay-horse) and in Italian (cavalletta, little horse).Haec similitudo rationem reddit vocabuli Germanici Heupferd et Italici cavalletta.Cette ressemblance explique le mot allemand Heupferd (« cheval de foin ») et l’italien cavalletta (« petit cheval »).
That they were prepared for war may indicate either the eagerness with which they sprang forth to inflict punishment or the protective armament described in v. 9.Quod ad bellum paratae essent vel studium quo ad poenam inferendam prosilierunt indicare potest, vel armaturam defensivam in v. 9 descriptam.Le fait qu’elles soient prêtes pour la guerre peut indiquer soit l’ardeur avec laquelle elles se sont élancées pour infliger le châtiment, soit l’armement protecteur décrit au v. 9.
That verse does not specifically say that they were wearing golden crowns, but the symbolism is the same — they possessed the power to carry through their mission to a victorious end. (801)Ille versus non expresse dicit coronas aureas gestatas esse, sed symbolismus idem est — potestatem habebant missionem suam ad exitum victorem perducendi. (801)Ce verset ne dit pas explicitement qu’elles portaient des couronnes d’or, mais le symbolisme est le même : elles possédaient le pouvoir de mener leur mission à un terme victorieux. (801)
(801) The golden crowns may have been suggested by the yellowish color of their breasts.(801) Coronae aureae fortasse e colore flavescente pectorum suggeruntur.(801) Les couronnes d’or ont peut-être été suggérées par la couleur jaunâtre de leur poitrine.
8. The locusts were covered with long, flowing hair.8. Locustae crinibus longis ac fluentibus tectae erant.8. Les sauterelles étaient couvertes de longs cheveux flottants.
When they opened their jaws they revealed the teeth of lions.Cum rictus aperirent, dentes leoninos ostendebant.Lorsqu’elles ouvraient leurs mâchoires, elles révélaient des dents de lion.
It is doubtful that the mention of hair has any reference to the two relatively short organs of sensation that protrude from the head of the locust (called antennae).Dubium est an mentio capillorum ad duo brevia sensuum organa e capite locustae prominentia (antennas dicta) referatur.Il est douteux que la mention des cheveux fasse référence aux deux organes sensoriels relativement courts qui dépassent de la tête de la sauterelle (appelés antennes).
Less likely is any reference to the long hair of the Parthian warriors, which would stream out behind them as they rode into battle.Minus probabile est ullam allusionem ad capillos longos Parthorum militum, qui in proelium equitantes post se fluerent.Il est encore moins probable qu’il y ait une allusion aux longs cheveux des guerriers parthes, flottant derrière eux lorsqu’ils chevauchaient au combat.
If we need a point of contact, it would probably be the hair on the legs or bodies of the locusts, which in flight would emphasize the speed with which they carry forth their mission.Si tamen punctum contactus quaerendum sit, verisimile est capillos in cruribus aut corporibus locustarum spectari, qui in volatu celeritatem missionis exsecutionis extollant.Si l’on devait chercher un point de contact, ce serait plutôt les poils sur les pattes ou le corps des sauterelles, qui, en vol, souligneraient la rapidité avec laquelle elles accomplissent leur mission.
The idea that it symbolizes seductiveness ignores the overall grotesque appearance of the locust. (802)Sententia qua capilli ad seductionem referantur universam locustarum speciem grotescam neglegit. (802)L’idée que cela symboliserait la séduction ignore l’aspect globalement grotesque des sauterelles. (802)
(802) That both Samson (Judg 16:13, 19) and Absalom (2 Sam 14:25-26) wore their hair long should show that long hair may be a symbol of vitality rather than femininity.(802) Quod et Samson (Iud 16:13, 19) et Absalon (2 Reg 14:25–26) capillos longos gesserint ostendit crinem longum symbolum esse posse vitalitatis potius quam feminitatis.(802) Le fait que Samson (Jg 16,13.19) et Absalom (2 S 14,25-26) portaient les cheveux longs montre que la chevelure longue peut être un symbole de vitalité plutôt que de féminité.
In Joel 1:6 the invading nation is pictured as having the teeth of a lion and the fangs of a lioness.In Ioel 1:6 gens invadens dentibus leonis et molaribus leaenae pingitur.En Joël 1,6, la nation envahissante est décrite comme ayant des dents de lion et des crocs de lionne.
In John’s vision the teeth emphasize the fierceness of the locusts.In visione Ioannis dentes ferociam locustarum exaggerant.Dans la vision de Jean, les dents soulignent la férocité des sauterelles.
Yet they do not tear apart their victims as would the lion.Attamen non dilaniant victimas ut leo faceret.Pourtant, elles ne mettent pas leurs victimes en pièces comme le ferait un lion.
Their torment is inflicted by scorpionlike tails (v. 10).Tormentum e caudis scorpiaceis infertur (v. 10).Leur tourment est infligé par des queues semblables à celles du scorpion (v. 10).
9. The locusts were protected with breastplates of iron, indicating that there was no possible way of striking back in a vulnerable spot.9. Locustae thoracibus ferreis munitae erant, quod indicat nullam esse facultatem locum vulnerabilem reperiendi.9. Les sauterelles étaient protégées par des cuirasses de fer, ce qui indique qu’il n’existait aucun moyen de les frapper en un point vulnérable.
The scaly exterior of the locust resembled a coat of mail. (803)Exterior locustae squamosus loricam referebat. (803)L’enveloppe écailleuse de la sauterelle ressemblait à une cotte de mailles. (803)
(803) Goliath wore a θώρακα ἀλυσιδωτόν, a coat of scale armor (1 Sam 17:5).(803) Goliath θώρακα ἀλυσιδωτόν, id est loricam squamatam, gerebat (1 Reg 17:5).(803) Goliath portait un θώρακα ἀλυσιδωτόν, une armure écailleuse (1 S 17,5).
In flight they sounded like a great phalanx of horses and chariots rushing into war. (804)In volatu sonitum dabant instar magnae phalangis equorum curruumque in bellum ruentium. (804)En vol, elles produisaient un bruit semblable à celui d’une grande phalange de chevaux et de chars se ruant au combat. (804)
(804) The genitives ἁρµάτων and ἵππων are not coordinate; cf. the RSV, “the noise of many chariots wit horses.”(804) Genitiva ἁρµάτων et ἵππων non sunt coordinata; cf. RSV: “the noise of many chariots with horses.”(804) Les génitifs ἁρµάτων et ἵππων ne sont pas coordonnés ; cf. RSV : « the noise of many chariots with horses ».
Kilpatrick notes that ἵππων is omitted by 325 2031 pc.Kilpatrick animadvertit ἵππων a 325 2031 pc omitti.Kilpatrick note que ἵππων est omis par 325 2031 pc.
For reference to large chariot force cf. 1 Sam 13:5 (30,000) and 1 Chron 19:7 (32,000).Ad ingentes curruum copias cf. 1 Reg 13:5 (30 000) et 1 Par 19:7 (32 000).Pour des références à de vastes forces de chars, cf. 1 S 13,5 (30 000) et 1 Ch 19,7 (32 000).
In I Macc 6:43 war elephants were protected by wearing coats of mail.In I Macc 6:43 elephanti bellici loricis muniebantur.En 1 Macc 6,43, des éléphants de guerre étaient protégés par des cuirasses.
A charge by elephants equipped in this way would make a terrible din.Impulsus elephantorum ita armatorum sonitum terribilem efficiebat.Une charge d’éléphants ainsi équipés produisait un vacarme terrible.
10. Once again John points out the scorpionlike tails of the locusts and their ability to inflict pain for five months (cf. vv. 3, 5).10. Iterum Ioannes caudas locustarum scorpiaceas earumque facultatem quinque mensibus dolorem inferendi commemorat (cf. vv. 3, 5).10. Une fois encore, Jean souligne les queues de scorpion des sauterelles et leur capacité à infliger de la douleur pendant cinq mois (cf. vv. 3.5).
More significant than the awesome appearance of the locusts is their power to punish.Maioris momenti quam terribilis locustarum aspectus est potestas puniendi.Plus significative que l’apparence terrifiante des sauterelles est leur puissance de châtiment.
The shift to the present tense (echousin; cf. verbs in vv. 7-9; the NIV maintains the past tense) adds to the vividness of the description.Transitus ad tempus praesens (ἔχουσιν; cf. verba in vv. 7–9; NIV praeteritum servat) descriptioni vividitatem auget.Le passage au présent (ἔχουσιν ; cf. les verbes aux vv. 7-9 ; la NIV maintient le passé) accroît la vivacité de la description.
The locusts have tails like scorpions.Locustae caudas habent instar scorpii.Les sauterelles ont des queues semblables à celles du scorpion.
The description is not parallel with 9:19, where the horses’ tails are like serpents and have heads.Haec descriptio cum 9:19 non congruit, ubi caudae equorum serpentibus similes sunt et capita habent.Cette description n’est pas parallèle à 9,19, où les queues des chevaux sont semblables à des serpents et portent des têtes.
As the scorpion holds its prey with its claws and kills with a venomous tail, so the apocalyptic locusts possess an agonizing sting. (805)Quemadmodum scorpius praedam chelis retinet et cauda venenata necat, ita locustae apocalypticae aculeum cruciantem possident. (805)De même que le scorpion saisit sa proie avec ses pinces et tue avec une queue venimeuse, de même les sauterelles apocalyptiques possèdent un aiguillon douloureux. (805)
(805) Gk. κέντρον is used in Acts 26:14 for the goad used in directing oxen and in 1 Cor 15:55 for the sting of death.(805) Graecum κέντρον in Act 26:14 de stimulo boum regendorum dicitur, et in 1 Cor 15:55 de aculeo mortis.(805) Le grec κέντρον est employé en Ac 26,14 pour l’aiguillon servant à diriger les bœufs et en 1 Co 15,55 pour l’aiguillon de la mort.
They do not kill but torment.Non occidunt, sed cruciant.Elles ne tuent pas, mais tourmentent.
Their purpose is to bring people to repentance (vv. 20-21).Finis earum est homines ad paenitentiam adducere (vv. 20–21).Leur but est d’amener les hommes à la repentance (vv. 20-21).
11. The advancing army of locusts have as their king (808) the angel of the Abyss.11. Exercitus locustarum procedens regem habet (808) angelum Abyssi.11. L’armée de sauterelles en marche a pour roi (808) l’ange de l’Abîme.
(808) According to Prov 30:27 “locusts have no king” (cf. Prov 6:7, which says approximately the same of the ant).(808) Secundum Prov 30:27 “locustae regem non habent” (cf. Prov 6:7, quod de formica similia dicit).(808) Selon Pr 30,27, « les sauterelles n’ont pas de roi » (cf. Pr 6,7, qui dit à peu près la même chose de la fourmi).
That is not the case with the demonic “locusts.”Id tamen de “locustis” daemonicis non valet.Il n’en va pas ainsi des « sauterelles » démoniaques.
This angel is not the fallen star of v 1 who unlocks the Abyss.Hic angelus non est stella lapsa v. 1 quae Abyssum reserat.Cet ange n’est pas l’étoile déchue du v. 1 qui ouvre l’Abîme.
Nor is he the archangel Uriel, who according to 1 Enoch 20:2 has authority over Tartarus. (809)Neque est archangelus Uriel, qui secundum I Enoch 20:2 in Tartarum auctoritatem habet. (809)Il n’est pas non plus l’archange Uriel, qui, selon 1 Hénoch 20,2, exerce son autorité sur le Tartare. (809)
(809) Uriel, whose name means “Fire of God,” is “the archangel of fire and of Gehenna, where flame is the chief element” (Jewish Encyclopedia, 12.383).(809) Uriel, cuius nomen “Ignis Dei” significat, est “archangelus ignis et Gehennae, ubi flamma elementum principale est” (Jewish Encyclopedia, 12.383).(809) Uriel, dont le nom signifie « Feu de Dieu », est « l’archange du feu et de la Géhenne, où la flamme est l’élément principal » (Jewish Encyclopedia, 12,383).
These are messengers of God, not leaders of the opposition.Hi nuntii Dei sunt, non duces adversarii exercitus.Ce sont des messagers de Dieu, non des chefs de l’opposition.
Since the term is nowhere specifically identified, we should probably understand the designation “king” as no more than a detail in the larger scene of organized assault.Cum hic titulus nusquam stricte definiatur, verisimile est nomen “regis” nihil amplius esse quam particulam scaenae maioris impetus ordinati.Puisque le terme n’est nulle part spécifiquement identifié, il convient sans doute de comprendre l’appellation « roi » comme un simple élément du tableau plus vaste d’un assaut organisé.
It is unlikely that Satan would be introduced into the visions at this point in such an indefinite manner (cf. chap. 12).Parum probabile est Satanam hoc loco tam indeterminate in visiones introduci (cf. cap. 12).Il est peu probable que Satan soit introduit à ce stade des visions de manière aussi indéterminée (cf. chap. 12).
The name of the king of the Abyss is in Hebrew, Abaddon.Nomen regis Abyssi Hebraice est Abaddon.Le nom du roi de l’Abîme est, en hébreu, Abaddon.
In the OT Abaddon refers to destruction (Job 31:12) or the place of destruction. (810)In VT Abaddon ad destructionem refertur (Iob 31:12) sive ad locum perditionis. (810)Dans l’AT, Abaddon renvoie à la destruction (Jb 31,12) ou au lieu de la destruction. (810)
(810) It is parallel with Sheol in Job 26:6; Prov 15:11; 27:20; with Death in Job 28:22; and with the grave in Ps 88:11.(810) Par est Sheol in Iob 26:6 ; Prov 15:11 ; 27:20 ; Morti in Iob 28:22 ; sepulcro in Ps 88:11.(810) Il est parallèle au Shéol en Jb 26,6 ; Pr 15,11 ; 27,20 ; à la Mort en Jb 28,22 ; et à la tombe en Ps 88,11.
The personification of destruction in Job 28:22 could give rise quite naturally to the idea of a prince of the underworld, appropriately named Abaddon. (811)Personificatio destructionis in Iob 28:22 facile ad notionem principis inferorum, Abaddon recte appellati, ducere potuit. (811)La personnification de la destruction en Jb 28,22 a pu naturellement donner naissance à l’idée d’un prince du monde souterrain, justement nommé Abaddon. (811)
(811) Cf. Jeremias on ’Αβαδδών in TDNT, 1.4. P47 (2053) read βάττων (βάττος, the stammerer, was a king of Cyrene), and the Bohairic reads Μακεδών, a Macedonian.(811) Cf. Jeremias de ’Αβαδδών in TDNT, 1.4. P47 (2053) legit βάττων (βάττος, balbus, rex Cyrenes fuit), Bohairica vero Μακεδών.(811) Cf. Jeremias sur ’Αβαδδών dans le TDNT, 1,4. P47 (2053) lit βάττων (βάττος, « le bègue », fut un roi de Cyrène), et le bohérique lit Μακεδών.
In case the reader did not grasp the significance of the Hebrew name, John adds its Greek equivalent — Apollyon, Destroyer. (812)Ne lector significationem nominis Hebraici non percipiat, Ioannes Graecum aequivalens addit — Apollyon, Perditor. (812)Afin que le lecteur ne manque pas la signification du nom hébreu, Jean ajoute son équivalent grec — Apollyon, le Destructeur. (812)
(812) Farrer notes that John used Apollyon (Destroyer) rather than Apoleia (Destruction) because he wanted a concrete masculine rather than a feminine abstract (119).(812) Farrer notat Ioannem Apollyon (Perditorem) potius quam Apoleian (Perditionem) usurpasse, quod masculinum concretum, non femininum abstractum, optaret (p. 119).(812) Farrer note que Jean a utilisé Apollyon (Destructeur) plutôt qu’Apoleia (Destruction), parce qu’il voulait un masculin concret plutôt qu’un abstrait féminin (p. 119).
Many commentators feel that the verse contains a derogatory reference to the Greek god Apollo and those emperors who claimed a special relationship to him.Multi commentatores sentiunt versum allusionem contumeliosam continere ad deum Graecum Apollinem atque ad imperatores qui peculiarem cum eo relationem sibi vindicabant.Beaucoup de commentateurs estiment que ce verset contient une allusion dépréciative au dieu grec Apollon et aux empereurs qui revendiquaient un lien particulier avec lui.
To name the king of the underworld Apollyon would be a cryptic way of saying that an emperor such as Domitian who liked to be regarded as Apollo incarnate was in reality a manifestation of the powers of the underworld.Regem inferorum Apollyon nominare esset via cryptica dicendi imperatorem, ut Domitianum, qui Apollinem incarnatum se haberi volebat, revera potestatum infernalium manifestationem esse.Nommer le roi du monde souterrain Apollyon serait une manière cryptique de dire qu’un empereur comme Domitien, qui aimait être considéré comme Apollon incarné, était en réalité une manifestation des puissances infernales.
As early as the fifth century B.C., the Greeks had derived the name of Apollo from the same Greek verb as the root of Apollyon. (813)Iam saeculo quinto a.C.n. Graeci nomen Apollinis a verbo Graeco eodem ac radix Apollyonis deduxerant. (813)Dès le Ve siècle av. J.-C., les Grecs faisaient dériver le nom d’Apollon du même verbe grec que la racine d’Apollyon. (813)
(813) Gk. ἀπóλλυµι, (Aeschylus, Agam. 1082).(813) Graece ἀπόλλυμι (Aeschylus, Agam. 1082).(813) Grec ἀπόλλυμι (Eschyle, Agam. 1082).
The allusion is strengthened by the observation that the locust was one of the symbols of the god Apollo. (814)Allusio roboratur animadversione locustam unum fuisse e symbolis dei Apollinis. (814)L’allusion est renforcée par le fait que la sauterelle était l’un des symboles du dieu Apollon. (814)
(814) Beasley-Murray notes that if John had in mind the fact that both Caligula and Nero aped the deity of Apollo and Domitian claimed to be his incarnation, “His last word about the fifth trumpet was a master stroke of irony: the destructive host of hell had as its king the emperor of Rome!” (162-63).(814) Beasley-Murray animadvertit, si Ioannes animo habuit Caligulam et Neronem Apollinis deitatem imitatos esse atque Domitianum incarnationem eius sibi vindicasse, “ultimum eius verbum de quinta tuba ironiae summum ictum fuisse: exercitus inferorum vastator regem habebat ipsum imperatorem Romanum!” (pp. 162–63).(814) Beasley-Murray note que, si Jean avait en vue le fait que Caligula et Néron imitèrent la divinité d’Apollon et que Domitien se prétendit son incarnation, « son dernier mot sur la cinquième trompette fut un chef-d’œuvre d’ironie : l’armée destructrice de l’enfer avait pour roi l’empereur de Rome ! » (pp. 162-63).
12. Lest the reader think that with the release of the demonic locusts the plagues have somehow been exhausted, John now announces that only the first Woe is past.12. Ne lector putet cum emissione locustarum daemonicarum plagas aliquo modo expletas esse, Ioannes nunc nuntiat solum primum Vae transisse.12. Afin que le lecteur ne pense pas qu’avec la libération des sauterelles démoniaques les plaies soient en quelque sorte épuisées, Jean annonce maintenant que seul le premier Malheur est passé.
There are yet two to come.Duo adhuc futura sunt.Il en reste encore deux à venir.
Phillips’s translation catches the vividness of the scene, “The first disaster is now past, but I see two more approaching.”Versio Phillipsiana vividitatem scaenae bene capit : “Primum iam transiit calamitas, sed duas alias appropinquare video.”La traduction de Phillips rend bien la vivacité de la scène : « Le premier désastre est maintenant passé, mais j’en vois deux autres s’approcher. »
As the end draws near, there is a marked increase in the intensity and severity of the trumpet-plagues.Appropinquante fine, intensitas atque gravitas plag arum tubarum manifeste augetur.À mesure que la fin approche, on observe une nette augmentation de l’intensité et de la sévérité des plaies des trompettes.
There can be no specific answer to the question of exactly who or what is symbolized by the plague of locusts.Nulla responsio certa dari potest ad quaestionem quis aut quid exacte per plagam locustarum significetur.Il n’est pas possible de donner une réponse précise à la question de savoir qui ou quoi est exactement symbolisé par la plaie des sauterelles.
To say that the first Woe is “a vivid picture of moral and spiritual decay which brings torment to the souls of men” (815) may well be part of it.Dicere primum Vae esse “vivida imago corruptionis moralis et spiritualis quae animis hominum tormentum affert” (815) fortasse partim verum est.Dire que le premier Malheur est « une image saisissante de la décadence morale et spirituelle qui apporte le tourment aux âmes des hommes » (815) peut bien en faire partie.
(815) Hailey, 233.(815) Hailey, p. 233.(815) Hailey, p. 233.
But it doesn’t do full justice to John’s vision of the period immediately before the end when the wicked will be subjected to a time of unprecedented demonic torment!Sed haec explicatio plenam iustitiam visioni Ioannis de tempore immediate ante finem non reddit, quo impii tormentis daemonum inauditis subiicientur.Mais cela ne rend pas pleinement justice à la vision de Jean de la période immédiatement précédant la fin, lorsque les impies seront soumis à un temps de tourment démoniaque sans précédent !
Exactly what this will involve and how it will take place will remain unknown until disclosed by history itself. (816)Quid id exacte complectatur quomodoque fiat, ignotum manebit donec ipsa historia id patefaciat. (816)Ce que cela impliquera exactement et comment cela se produira demeurera inconnu jusqu’à ce que l’histoire elle-même le révèle. (816)
(816) That v. 12 ends with µετὰ ταῦτα has caused considerable textual alteration. A number of MSS read the words with the following verse, either moving the initial αí or omitting it (cf. Metzger, Textual Commentary, 669-70).(816) Quod v. 12 verbis µετὰ ταῦτα clauditur multas variationes textuales excitavit. Nonnulli codices verba cum versu sequente coniungunt, αἱ initium vel transferentes vel omittentes (cf. Metzger, Textual Commentary, pp. 669–670).(816) Le fait que le v. 12 se termine par µετὰ ταῦτα a suscité d’importantes variations textuelles. Plusieurs manuscrits rattachent ces mots au verset suivant, soit en déplaçant l’αἱ initial, soit en l’omettant (cf. Metzger, Textual Commentary, pp. 669-670).

1978. Béla György Szabó

  • Béla György Szabó (1905-1985), graveur sur bois roumain né en Transsylvanie et appartenant visiblement à la minorité hongroise de ce pays, auteur entre autres d'une série de 22 gravures sur bois, une par chapitre, réalisées entre 1977 et 1978 et consacrées à l'Apocalypse de Jean, qui ont été reproduite récemment dans un ouvrage: Béla Gy. Szabó, Apocalypse: fametszetek a Jelenések könyvéhez (“Apocalypse : illustrations du livre de l'Apocalypse”) (52 p.), Erdélyi Református Egyházkerület (Église réformée de Transylvanie), 2017

1979. John M. Court

  • John M. Court (1943-2019), prêtre et théologien anglican, maître de conférences en théologie et études religieuses ainsi que directeur du département à l'université du Kent à Canterbury, auteur et éditeur de nombreux ouvrages, parmi lesquels The New Testament World, Reading the New Testament, The Book of Revelation and the Johannine Apocalyptic Tradition et The Penguin Dictionary of the Bible.
  • John M. Court, Myth and History in the Book of Revelation (VIII+200 p.), Atlanta (Géorgie, USA), John Knox Press, 1979, p. 72.
anglais (1979)latin (2026)français (2026)
We have noted already how the four horsemen in the seals sequence are summoned and controlled; this view was supported by the use of edothē in 6.2, 4 and 8 and by the occurrence of the ‘voice in the midst of the four living creatures’ in 6.6.Iam animadvertimus quomodo quattuor equites in serie sigillorum evocentur atque regantur; haec sententia confirmatur usu verbi edothē in 6,2.4.8 necnon apparitione «vocis in medio quattuor animalium viventium» in 6,6.Nous avons déjà observé comment les quatre cavaliers de la série des sceaux sont convoqués et contrôlés ; cette interprétation est étayée par l’usage du verbe edothé en 6,2.4.8 ainsi que par la présence de la « voix au milieu des quatre Vivants » en 6,6.
A comparable restriction or control over the scope of the other plagues is indicated by the accounts of the fifth trumpet and the fourth bowl.Une restriction ou un contrôle comparable quant à l’étendue des autres fléaux est indiqué par les récits de la cinquième trompette et de la quatrième coupe.Une restriction ou un contrôle comparable sur la portée des autres fléaux est indiquée par les récits de la cinquième trompette et de la quatrième coupe.
Of the locust/scorpions it is said ‘they were allowed (edothé) to torture them for five months, but not to kill them’ (9.5).De locustis-scorpionibus dicitur : « permissum est (edothē) eis ut cruciarent eos mensibus quinque, sed non ut occiderent eos » (9,5).À propos des sauterelles-scorpions, il est dit : « il leur fut donné (edothé) de les tourmenter pendant cinq mois, mais non de les tuer » (9,5).
Those who received the seal of God on their foreheads (7.3ff.) are protected by God, so that they are not exposed to this limited torture of humanity (9.4).Qui signaculum Dei in frontibus suis acceperunt (7,3 sqq.) a Deo proteguntur, ita ut huic limitato cruciatui humanitatis non exponantur (9,4).Ceux qui ont reçu le sceau de Dieu sur le front (7,3 sqq.) sont protégés par Dieu, de sorte qu’ils ne sont pas exposés à ce tourment limité infligé à l’humanité (9,4).
Again, in 16.8 it is said of the sun ‘and it was allowed to scorch men with fire’.Item in 16,8 de sole dicitur : « et datum est ei aestuare homines igni ».De même, en 16,8, il est dit du soleil : « et il lui fut donné de brûler les hommes par le feu ».
Those subjected to the scorching heat of the sun are those who also ‘cursed the name of God who had power over these plagues’.Qui subiciuntur ardori solis sunt ii qui etiam « blasphemaverunt nomen Dei, qui habet potestatem super has plagas ».Ceux qui sont exposés à la chaleur brûlante du soleil sont ceux qui ont aussi « blasphémé le nom de Dieu, qui a pouvoir sur ces fléaux ».
This last phrase is an explicit attribution of authority, even though it is put into the mouth of God’s enemies.Haec ultima locutio est expressa attributio potestatis, quamvis in os inimicorum Dei ponatur.Cette dernière formule constitue une attribution explicite de l’autorité, bien qu’elle soit placée dans la bouche des ennemis de Dieu.
The progressive stepping-up of the severity of these plagues sequences is represented, not so much by the description of fresh horrors, each more ghastly than the last, as by the indications of their range and intensity of application.Progressiva horum fluminum graduatio non tam per descriptionem novorum terrorum, singulorum prioribus horribiliorum, quam per indicationes amplitudinis atque intensitatis applicationis exprimitur.L’aggravation progressive de la sévérité de ces séries de fléaux est représentée non tant par la description d’horreurs nouvelles, chacune plus atroce que la précédente, que par les indications de leur portée et de l’intensité de leur application.
In the seals sequence, the four horsemen are given ‘power over a fourth of the earth’.In serie sigillorum quattuor equitibus « potestas data est super quartam partem terrae ».Dans la série des sceaux, les quatre cavaliers reçoivent « pouvoir sur le quart de la terre ».
Again and again in the trumpet sequence it is emphasized that these plagues affect ‘a third’; while this restriction is made for the first four and the sixth trumpets, there is a temporal limit of five months set to the torture after the fifth trumpet.Iterum atque iterum in serie tubarum inculcatur has plagas « tertiam partem » attingere ; cum haec restrictio primis quattuor et sextae tubae conveniat, post quintam tubam cruciatui terminus temporalis quinque mensium imponitur.Dans la série des trompettes, il est souligné à plusieurs reprises que ces fléaux affectent « un tiers » ; si cette restriction vaut pour les quatre premières et la sixième trompettes, une limite temporelle de cinq mois est fixée au tourment consécutif à la cinquième trompette.
The precise significance of this period is uncertain, but the context implies a restriction comparable to the proportion of one-third.Significatio huius temporis precise incerta est, sed contextus restrictionem proportioni tertiae parti comparabilem suggerit.La signification précise de cette période est incertaine, mais le contexte implique une restriction comparable à celle de la proportion d’un tiers.
Finally the effect of the bowls is total, although the punishments inflicted by God’s wrath are confined to those areas characterized by hostility to himself.Denique effectus phialarum est totalis, quamvis poenae irae Dei tantum ad regiones sibi infensas limitentur.Enfin, l’effet des coupes est total, bien que les châtiments infligés par la colère de Dieu soient limités aux zones caractérisées par leur hostilité à son égard.
Within those areas there is no suggestion of only partial affliction — as 16.3 testifies, ‘every living thing died that was in the sea’.In his regionibus nulla tantum partialis afflictio innuitur — sicut 16,3 testatur : « omnis anima viva quae erat in mari mortua est ».Dans ces zones, il n’est nullement question d’une affliction partielle — comme l’atteste 16,3 : « tout être vivant qui était dans la mer mourut ».
In addition to these points, account should be taken of the change to a cosmic dimension in the sequences of plagues.Praeterea ratio habenda est transitionis ad dimensionem cosmicam in plagis describendis.En outre, il convient de tenir compte du passage à une dimension cosmique dans les séquences de fléaux.
This must involve some aggravation of the plagues by increasing their range.Quod aliquam aggravationem plagis affert per extensionem earum amplitudinis.Cela implique nécessairement une aggravation des fléaux par l’élargissement de leur champ d’action.

1980. Eugenio Corsini

  • Eugenio Corsini (1924-2018), philologue et critique littéraire italien, professeur à l'université de Turin où il enseigna de 1966 à 1973 la philologie byzantine, de 1968 à 1980 la littérature chrétienne antique et de 1980 à 1999 la littérature grecque.
  • Il consacra de très nombreux articles à l'Apocalypse, ainsi qu'un d’un commentaire paru pour la première fois en 1980 (Apocalisse prima e dopo, Turin, SEI), réédité en 2002 dans une nouvelle version remaniée, où de nombreuses questions exégétiques ont été mises à jour et approfondies (Apocalisse di Gesù Cristo secondo Giovanni, Turin, SEI). Il s'agit selon lui de la révélation progressive du Christ dans l’histoire, depuis la création du monde jusqu’au moment culminant de son incarnation, de sa mort et de sa résurrection, et non pas de son retour spectaculaire à venir.
  • Eugenio Corsini, Apocalisse prima e dopo. Prefazione di Piero Rossano (XI+561 p.), Turin, Società Editrice Internazionale, 1980, pp. 264-266.
  • Eugenio Corsini, Apocalypse. The Perennial Revelation of Jesus Christ. Translated et Edited by Francis J. Moloney S.D.B. (425 p.), Wilmington (Delaware), Michael Glazier, 1983. — Réédition: Eugene (Oregon), Wipf and Stock, 2019.
  • Eugenio Corsini, L'Apocalypse maintenant. Préface par Xavier Léon-Dufour. Traduit de l'italien par Renza Arrighi (352 p.), Paris, Seuil, 1984.
  • Rééédition augmentée: Eugenio Corsini, Apocalisse di Gesù Cristo secondo Giovanni (456 p.), Turin, SEI (Società editrice internacionale), 2002. — Non vidi.
italien (1980)latin (2026)français (2026)anglais (2026)
La quinta tromba si riallaccia alle quattro precedenti riassumendone la vicenda nella visione iniziale: “una stella caduta dal cielo sulla terra” (9, 1).Quinta tuba ad quattuor praecedentes redit earum vicem in visione initiali resumens : « stella de caelo in terram cecidit » (9,1).La cinquième trompette se rattache aux quatre précédentes en en résumant l’épisode dans la vision initiale : « une étoile tombée du ciel sur la terre » (9,1).The fifth trumpet reconnects with the previous four by recapitulating their course in the opening vision: “a star fallen from heaven to earth” (9:1).
Si tratta evidentemente di Satana cacciato dal suo luogo d’origine.Agitur manifeste de Satana e loco originis suae expulso.Il s’agit manifestement de Satan chassé de son lieu d’origine.This is evidently Satan cast out from his original dwelling place.
A lui, prosegue Giovanni, viene concessa la chiave del pozzo dell’abisso.Huic, prosequitur Ioannes, clavis putei abyssi conceditur.À lui, poursuit Jean, est donnée la clé du puits de l’abîme.To him, John continues, is granted the key to the pit of the abyss.
Il pozzo viene aperto, e di là esce un denso fumo che sale fino a oscurare il sole e l’aria.Puteus aperitur, atque inde densissimus fumus exit qui usque ad obscurandum solem et aerem ascendit.Le puits est ouvert, et de là sort une épaisse fumée qui monte jusqu’à obscurcir le soleil et l’air.The pit is opened, and from it comes forth a dense smoke rising so as to darken the sun and the air.
Dal fumo escono fuori le cavallette che si spandono sopra la terra (cfr. 9, 2-3).Ex fumo exeunt locustae quae super terram diffunduntur (cf. 9,2-3).De la fumée sortent des sauterelles qui se répandent sur la terre (cf. 9,2-3).From the smoke come forth locusts spreading over the earth (cf. 9:2-3).
Il nome di cavallette serve evidentemente soltanto a stabilire un rapporto con l’analoga piaga d’Egitto: infatti né il comportamento né l’aspetto esterno di questi esseri corrisponde agli insetti che portano questo nome.Nomen locustarum evidenter tantum ad relationem cum simili plaga Aegypti instituendam valet : neque enim mores neque species exterior horum entium insectis huic nomini respondent.Le nom de sauterelles sert manifestement seulement à établir un lien avec la plaie analogue d’Égypte : en effet, ni le comportement ni l’aspect extérieur de ces êtres ne correspondent aux insectes portant ce nom.The name “locusts” evidently serves only to establish a connection with the analogous plague of Egypt: indeed, neither the behavior nor the outward appearance of these beings corresponds to the insects bearing that name.
Il danno da loro recato non riguarda la vegetazione ma gli uomini; il loro aspetto è irreale: simili a cavalli bardati per la guerra, con corone in testa di finto oro, volti di uomini, capelli di donne, denti leonini, corazze robuste come di ferro, ali dal rumore assordante, code come di scorpioni, dotate di potere orribilmente lancinante.Damnum ab eis illatum vegetationem non respicit sed homines ; species eorum irrealis est : equis ad bellum instructis similes, coronas ex falso auro in capitibus habentes, vultus hominum, capillos mulierum, dentes leoninos, loricas ferro similes, alas strepitu horrendo sonantes, caudas scorpionibus similes, vi atrociter lancinante praeditas.Le dommage qu’elles causent ne concerne pas la végétation mais les hommes ; leur aspect est irréel : semblables à des chevaux harnachés pour la guerre, avec des couronnes de faux or sur la tête, des visages d’hommes, des cheveux de femmes, des dents de lion, des cuirasses robustes comme du fer, des ailes au bruit assourdissant, des queues semblables à celles des scorpions, dotées d’un pouvoir horriblement déchirant.The harm they inflict concerns not vegetation but human beings; their appearance is unreal: like horses equipped for war, with crowns of false gold on their heads, faces of men, women’s hair, leonine teeth, sturdy iron-like breastplates, wings with a deafening noise, and tails like scorpions endowed with a horribly piercing power.
A capo di questo ripugnante sciame “l’Angelo dell’abisso”, il cui nome in ebraico suona Abaddon (rovina, perdizione), in greco Apollyon, cioè lo Sterminatore (cfr. 9, 4-11).Huic foedo examini praeest « Angelus abyssi », cui nomen Hebraice Abaddon (« ruina », « perditio »), Graece autem Apollyon, id est Exterminator (cf. 9,4-11).À la tête de cet essaim répugnant se trouve « l’Ange de l’abîme », dont le nom en hébreu est Abaddon (« ruine », « perdition »), et en grec Apollyon, c’est-à-dire l’Exterminateur (cf. 9,4-11).At the head of this repulsive swarm stands “the Angel of the abyss,” whose name in Hebrew is Abaddon (“ruin,” “destruction”), and in Greek Apollyon, that is, the Destroyer (cf. 9:4-11).
Inutile dilungarsi anche soltanto a elencare le infinite e variopinte interpretazioni che questa descrizione ha suggerito alla fantasia dei seguaci dell’interpretazione storica o profetica dell'Apocalisse.Inutile est vel tantum infinitas ac varias interpretationes enumerare quas haec descriptio phantasiae asseclarum interpretationis historicae vel propheticae Apocalypseos suggessit.Il est inutile de s’étendre ne serait-ce qu’à énumérer les interprétations infinies et variées que cette description a suggérées à l’imagination des partisans de l’interprétation historique ou prophétique de l’Apocalypse.It is useless even to linger over listing the countless and varied interpretations that this description has suggested to the imagination of the followers of the historical or prophetic interpretation of the Apocalypse.
I più sobri tra i commentatori si sono giustamente limitati a vedere descritta qui un’invasione di demoni.Sobriorum commentatorum plerique recte se continuerunt ad invasionem daemonum hic descriptam agnoscendam.The more sober commentators have rightly limited themselves to seeing here a description of an invasion of demons.The more restrained commentators have rightly confined themselves to seeing here a description of a demonic invasion.
Se non che questa invasione infernale non è da collocare in un futuro più o meno remoto.Verumtamen haec infernalis invasio in futuro plus minusve remoto collocanda non est.Mais cette invasion infernale ne doit pas être située dans un avenir plus ou moins lointain.Yet this infernal invasion is not to be placed in a more or less remote future.
A capo di questo ripugnante sciame “l’Angelo dell’abisso”, il cui nome in ebraico suona Abaddon (rovina, perdizione), in greco Apollyon, cioè lo Sterminatore (cfr. 9, 4-11).Huic foedo examini praeest « Angelus abyssi », cui nomen Hebraice Abaddon (« ruina », « perditio »), Graece autem Apollyon, id est Exterminator (cf. 9,4-11).À la tête de cet essaim répugnant se trouve « l’Ange de l’abîme », dont le nom en hébreu est Abaddon (« ruine », « perdition »), et en grec Apollyon, c’est-à-dire l’Exterminateur (cf. 9,4-11).At the head of this repulsive swarm stands “the Angel of the abyss,” whose name in Hebrew is Abaddon (“ruin,” “destruction”), and in Greek Apollyon, that is, the Destroyer (cf. 9:4-11).
Inutile dilungarsi anche soltanto a elencare le infinite e variopinte interpretazioni che questa descrizione ha suggerito alla fantasia dei seguaci dell’interpretazione storica o profetica dell'Apocalisse.Inutile est vel tantum infinitas ac varias interpretationes enumerare quas haec descriptio phantasiae asseclarum interpretationis historicae vel propheticae Apocalypseos suggessit.Il est inutile de s’étendre ne serait-ce qu’à énumérer les interprétations infinies et variées que cette description a suggérées à l’imagination des partisans de l’interprétation historique ou prophétique de l’Apocalypse.It is useless even to linger over listing the countless and varied interpretations that this description has suggested to the imagination of the followers of the historical or prophetic interpretation of the Apocalypse.
I più sobri tra i commentatori si sono giustamente limitati a vedere descritta qui un’invasione di demoni.Sobriorum commentatorum plerique recte se continuerunt ad invasionem daemonum hic descriptam agnoscendam.The more sober commentators have rightly limited themselves to seeing here a description of an invasion of demons.The more restrained commentators have rightly confined themselves to seeing here a description of a demonic invasion.
Se non che questa invasione infernale non è da collocare in un futuro più o meno remoto.Verumtamen haec infernalis invasio in futuro plus minusve remoto collocanda non est.Mais cette invasion infernale ne doit pas être située dans un avenir plus ou moins lointain.Yet this infernal invasion is not to be placed in a more or less remote future.
In essa Giovanni vuole adombrare quell’assalto spirituale contro il genere umano che si è verificato fin dalle origini da parte del mondo angelico decaduto.In ea Ioannes illum impetum spiritualem contra genus humanum adumbrare vult qui ab origine mundi a lapsa angelorum multitudine factus est.Jean veut y suggérer cet assaut spirituel contre le genre humain qui s’est produit dès les origines de la part du monde angélique déchu.In it John intends to suggest that spiritual assault against the human race which has taken place since the beginning on the part of the fallen angelic world.
Satana in testa.Satana duce.Satan à leur tête.With Satan at its head.
Ecco in che senso questa invasione riguarda non la vegetazione ma soltanto gli uomini.Hoc est quo sensu haec invasio non vegetationem sed tantum homines respicit.Voilà en quel sens cette invasion ne concerne pas la végétation mais seulement les hommes.This is the sense in which this invasion concerns not vegetation but only human beings.
La tentazione diabolica infatti si è rivolta all’uomo, non al resto del creato.Tentatio enim diabolica ad hominem conversa est, non ad reliquam creationem.En effet, la tentation diabolique s’est adressée à l’homme, et non au reste de la création.For the diabolical temptation was directed toward man, not toward the rest of creation.
Essa si è manifestata fin dalle origini e si manifesta tuttora come invito alla propria affermazione, il che suona come sfida orgogliosa verso il cielo e la divinità che vi abita: il fumo denso che sale dall’abisso a oscurare il sole e l’aria ne è un simbolo eloquente.Haec ab initiis apparuit atque adhuc apparet tamquam invitatio ad propriam affirmationem, quod instar superbae provocationis erga caelum divinitatemque ibi habitantem sonat : cuius rei fumus densus ex abysso ascendens ad solem atque aerem obscurandos eloquens symbolum est.Elle s’est manifestée dès les origines et se manifeste encore comme une invitation à l’auto-affirmation, ce qui résonne comme un défi orgueilleux lancé au ciel et à la divinité qui l’habite : l’épaisse fumée qui monte de l’abîme pour obscurcir le soleil et l’air en est un symbole éloquent.It has manifested itself from the beginning and still manifests itself as an invitation to self-assertion, which sounds like a proud challenge against heaven and the divinity dwelling there: the dense smoke rising from the abyss to darken the sun and the air is an eloquent symbol of this.
Ma la sfida contro la divinità viene respinta e punita.Sed provocatio adversus divinitatem repellitur atque punitur.Mais le défi lancé contre la divinité est repoussé et puni.But the challenge against the divinity is repelled and punished.
Strumento di questa punizione diventano i sobillatori stessi dell’orgoglio, cioè i demoni.Instrumentum huius poenae fiunt ipsi instigatores superbiae, id est daemones.Les instigateurs mêmes de l’orgueil, c’est-à-dire les démons, deviennent l’instrument de ce châtiment.The very instigators of pride, namely the demons, become the instrument of this punishment.
Giovanni ce lo dice, sempre sul piano simbolico, con le cavallette infernali che vengono fuori dal fumo a tormentare gli uomini.Hoc Ioannes, in plano adhuc symbolico, per locustas infernales ex fumo exeuntes ad homines cruciandos exprimit.Jean nous le dit, toujours sur le plan symbolique, avec les sauterelles infernales qui sortent de la fumée pour tourmenter les hommes.John tells us this, still on the symbolic level, through the infernal locusts coming forth from the smoke to torment human beings.
I tormenti infetti dalle cavallette-demoni sono intollerabili, ma non producono la morte.Cruciatus a locustis-daemonibus inflicti intolerabiles sunt, sed mortem non efficiunt.Les tourments infligés par les sauterelles-démons sont intolérables, mais ils ne produisent pas la mort.The torments inflicted by the locust-demons are intolerable, but they do not bring about death.
Giovanni sottolinea con cura questo particolare: “Fu concesso loro non di ucciderli ma di tormentarli (gli uomini)…” (cfr. 9, 5).Hoc particulare Ioannes diligenter extollit : « Datum est eis non ut occiderent eos sed ut cruciarent (homines)… » (cf. 9,5).Jean souligne soigneusement ce détail : « Il leur fut donné non de les tuer, mais de les tourmenter (les hommes)… » (cf. 9,5).John carefully emphasizes this detail: “They were allowed not to kill them, but to torment them (human beings)…” (cf. 9:5).
Come intendere questo?Quomodo hoc intellegendum est?Comment faut-il comprendre cela ?How should this be understood?
Nella scena simbolica della quinta tromba sono descritte la caduta originale dell’uomo in seguito alla tentazione diabolica e le conseguenze di questa caduta.In scaena symbolica quintae tubae describuntur originalis hominis lapsus ex tentatione diabolica ortus atque huius lapsus consequentiae.Dans la scène symbolique de la cinquième trompette sont décrites la chute originelle de l’homme à la suite de la tentation diabolique et les conséquences de cette chute.In the symbolic scene of the fifth trumpet are described the original fall of man following diabolical temptation and the consequences of this fall.
Le conseguenze si sono verificate, in primo luogo, sul piano fisico e materiale.Consequentiae imprimis in ordine physico ac materiali effectae sunt.Les conséquences se sont manifestées d’abord sur le plan physique et matériel.The consequences have manifested themselves first of all on the physical and material plane.
Ma non è a questo che pensa Giovanni.Sed non ad hoc Ioannes respicit.Mais ce n’est pas à cela que pense Jean.But this is not what John has in mind.
Egli ha in mente il tormento che deriva dalla perdita della vita divina, dalla lontananza da Dio.Cogitat potius de cruciatu qui ex amissione vitae divinae atque ex distantia a Deo oritur.Il pense au tourment qui découle de la perte de la vie divine, de l’éloignement de Dieu.He has in mind the torment arising from the loss of divine life, from estrangement from God.
Questa sì è sofferenza tale da far desiderare veramente la morte: “In quei giorni gli uomini cercheranno la morte e non la troveranno, brameranno morire e la morte si allontana da loro” (9, 6).Haec vero talis est afflictio ut mortem vere desiderare faciat : « In diebus illis homines mortem quaerent et non invenient eam, cupient mori et mors ab eis recedet » (9,6).Voilà une souffrance telle qu’elle fait véritablement désirer la mort : « En ces jours-là les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir et la mort s’éloignera d’eux » (9,6).This indeed is a suffering such as truly to make one desire death: “In those days men will seek death and will not find it; they will long to die, and death will flee from them” (9:6).
La morte che gli uomini cercano per sfuggire a questo tipo di tormento, che è poi la dannazione, è l’annientamento del proprio essere, quella seconda morte che le anime dannate si augurano nella Divina Commedia di Dante (“Vedrai li antichi spiriti dolenti / che la seconda morte ciascun grida”, Inf. III, 115-117).Mors quam homines quaerunt ut huic tormenti generi, quod damnatio est, effugiant, est proprii esse annihilatio, illa secunda mors quam animae damnatae sibi exoptant in Dantis Divina Comoedia (« Videbis antiquos spiritus dolentes / qui secundam mortem unusquisque clamat », Inf. III, 115-117).La mort que les hommes recherchent pour échapper à ce type de tourment, qui est en réalité la damnation, est l’anéantissement de leur propre être, cette seconde mort que les âmes damnées appellent de leurs vœux dans la Divine Comédie de Dante (« Tu verras les antiques esprits douloureux / qui chacun crient la seconde mort », Enf. III, 115-117).The death that men seek in order to escape this kind of torment, which is in fact damnation, is the annihilation of their own being, that second death which the damned souls long for in Dante’s Divine Comedy (“You shall see the ancient sorrowful spirits / each of whom cries out for the second death,” Inf. III, 115-117).
Concedere questa morte non è in potere dei demoni: essi possono soltanto recare tormento, cioè privare l’uomo della pienezza della vita derivante dal contatto con Dio.Hanc mortem concedere in potestate daemonum non est : ii tantum tormentum inferre possunt, id est hominem privare plenitudine vitae ex commercio cum Deo proveniente.Accorder cette mort n’est pas au pouvoir des démons : ils peuvent seulement infliger le tourment, c’est-à-dire priver l’homme de la plénitude de la vie provenant du contact avec Dieu.To grant this death is not within the power of demons: they can only inflict torment, that is, deprive man of the fullness of life deriving from contact with God.
E ciò hanno ottenuto inducendolo all’orgoglio e alla colpa.Quod consecuti sunt eum ad superbiam atque culpam inducendo.Et c’est ce qu’ils ont obtenu en le conduisant à l’orgueil et à la faute.And this they have achieved by leading him into pride and guilt.
Che Giovanni stia qui descrivendo la rovina spirituale dell'umanità in conseguenza della colpa originale appare chiaro dai nomi, ebraico e greco, che egli dà al capo di questa paurosa orda infernale che si spande sulla terra: quello ebraico, Abaddon, è sinonimo di Inferno; l’altro, Apollyon, vuol dire “colui che stermina, manda in rovina”.Ioannem hic ruinam spiritualem humanitatis ex culpa originali ortam describere clare apparet ex nominibus Hebraico et Graeco quae principi huius terribilis infernalisque agminis super terram diffusi tribuit : Hebraicum nomen, Abaddon, inferni synonymum est ; alterum vero, Apollyon, significat « eum qui exterminat atque in ruinam ducit ».Que Jean décrive ici la ruine spirituelle de l’humanité consécutive à la faute originelle apparaît clairement à travers les noms, hébreu et grec, qu’il donne au chef de cette effrayante horde infernale qui se répand sur la terre : le nom hébreu, Abaddon, est synonyme d’Enfer ; l’autre, Apollyon, signifie « celui qui extermine et mène à la ruine ».That John is here describing the spiritual ruin of humanity as a consequence of original sin appears clearly from the Hebrew and Greek names he gives to the leader of this dreadful infernal horde spreading over the earth: the Hebrew name, Abaddon, is synonymous with Hell; the other, Apollyon, means “the one who destroys and brings to ruin.”
È abbastanza facile vedere qui adombrata la coppia Morte-Inferno già incontrata alla conclusione della serie dei cavalieri.Satis facile est hic adumbrari videre par Mortis atque Inferni iam in fine seriei equitum occurrens.Il est assez facile de voir ici suggéré le couple Mort-Enfer déjà rencontré à la conclusion de la série des cavaliers.It is fairly easy to see here an allusion to the pair Death-Hell already encountered at the conclusion of the series of horsemen.
L’azione di Satana contro l’uomo, dunque, parte dall’inferno (pozzo dell’abisso) e là si conclude.Actio igitur Satanae contra hominem ab inferno (puteo abyssi) initium sumit atque ibi terminatur.L’action de Satan contre l’homme part donc de l’enfer (le puits de l’abîme) et s’y achève.Satan’s action against man, therefore, begins from hell (the pit of the abyss) and ends there.
Cosa significa la durata di “cinque mesi” che Giovanni assegna all’azione delle cavallette (cfr. 9, 5 e 10)?Quid significat spatium « quinque mensium » quod Ioannes actioni locustarum attribuit (cf. 9,5 et 10) ?Que signifie la durée de « cinq mois » que Jean attribue à l’action des sauterelles (cf. 9,5 et 10) ?What does the duration of “five months” assigned by John to the action of the locusts mean (cf. 9:5 and 10)?
L’unica spiegazione plausibile è che in questo numero ci sia un riflesso delle speculazioni sulla “settimana cosmica”, correnti nell’apocalittica, secondo cui l’avvento messianico si colloca nel sesto millennio dopo cinque millenni o età d’incontrastato dominio delle forze malvagie.Una tantum explicatio probabilis est in hoc numero reperiri vestigium speculationum de « hebdomade cosmica », in apocalyptica frequentium, secundum quas adventus messianicus in sexto millennio collocatur post quinque millennia sive aetates incontestatae dominationis virium malarum.La seule explication plausible est que ce nombre reflète les spéculations sur la « semaine cosmique », courantes dans l’apocalyptique, selon lesquelles l’avènement messianique se situe dans le sixième millénaire après cinq millénaires ou âges de domination incontestée des forces mauvaises.The only plausible explanation is that this number reflects the speculations about the “cosmic week,” common in apocalyptic thought, according to which the messianic advent is placed in the sixth millennium after five millennia or ages of unchallenged domination by evil forces.
Sappiamo che Giovanni, pur senza dare ormai alcun valore cronologico a queste durate, segue questo schema.Scimus Ioannem, quamvis his durationibus iam nullum valorem chronologicum tribuat, hoc schema sequi.Nous savons que Jean, bien qu’il ne donne plus désormais aucune valeur chronologique à ces durées, suit ce schéma.We know that John, although he no longer attributes any chronological value to these durations, nevertheless follows this scheme.
Ne recano tracce gli stessi settenari, specialmente quelli dei sigilli e delle trombe, in cui l’intervento salvifico è sempre collocato al sesto punto della serie.Huius rei vestigia ferunt ipsae series septenariae, praesertim illae sigillorum atque tubarum, in quibus interventus salutaris semper in sexto seriei loco collocatur.Les séries septénaires elles-mêmes en portent les traces, spécialement celles des sceaux et des trompettes, où l’intervention salvifique est toujours placée au sixième point de la série.The sevenfold series themselves bear traces of this, especially those of the seals and trumpets, in which the salvific intervention is always placed at the sixth point of the series.
Altre probabili tracce troveremo nel capitolo XVII nella spiegazione delle sette teste della bestia (cfr. 17, 9-11).Alia probabilia vestigia inveniemus in capite XVII in explicatione septem capitum bestiae (cf. 17,9-11).Nous trouverons d’autres traces probables au chapitre XVII dans l’explication des sept têtes de la bête (cf. 17,9-11).We shall find other probable traces in chapter XVII in the explanation of the seven heads of the beast (cf. 17:9-11).

1981. Elisabeth Schüssler Fiorenza

  • Elisabeth Schüssler Fiorenza (née en 1938), théologienne féministe catholique née en Roumanie, étudiante en Allemagne, puis professeur de théologie aux Etats-Unis, d'abord de 1970 à 1980 à l'université Notre-Dame-du-Lac à South Bend (Indiana) puis à partir de 1988 à la Harvard Divinity School à Cambridge (Massachusetts), élue en 2001 à l'Académie américaine des arts et des sciences, première femme présidente de la Society of Biblical Literature.
  • Elle a consacré trois ouvrages successifs à l'Apocalypse, dont seul le second traite de la péricope des sauterelles, d'ailleurs très sommairement.
  • Elisabeth Schüssler Fiorenza, The Apocalypse, by Elisabeth Schuessler Fiorenza (62 p.), Chicago (Illinois), Franciscan Herald Presse (“Herald Biblical Booklets”), 1976. — Rien sur la péricope des sauterelles.
  • Elisabeth Schüssler Fiorenza, Invitation to the Book of Revelation. A Commentary on the Apocalypse with Complete text from The Jérusalem Bible (223 p.), Garden City (New York), Image Books, 1981, p. 102.
  • Elisabeth Schüssler Fiorenza, Revelation. Vision of a Just World (IX+150 p., édition révisée), Minneapolis (Minnesota), Augsburg Fortress (“Proclamation Commentaries”), 1991.
  • Elisabeth Schüssler Fiorenza, Apocalisse. Visione di un mondo giusto (188 p.), Brescia (Italie), Editrice Queriniana, 1994, pp. 91-92.
  • Elisabeth Schüssler Fiorenza, The Book of Revelation. Justice and Judgement (XII+211 p.), Philadelphia (Pennsylvanie), 1985 (Réédition: 1989, 1998). — Rien sur la péricope des sauterelles.
anglais (1981)italien (1994)latin (2026)français (2026)
The fifth trumpet (9:1-12) evokes the repulsive image of mythical locusts coming from the abyss, which was opened by the angel-star fallen like Satan from heaven (cf. Lk 10:18).La visione della quinta tromba (9,1-12) mostra l'immagine repellente di cavallette mitiche provenienti dall'abisso che era stato aperto dall'angelo-stella caduto, come Satana, dal cielo (cf. Lc 10,18).Quinta tuba (9,1–12) imaginem foedam locustarum mythicarum ab abyssi profunditate emergentium excitat, quae aperta est per angelum-stellam de caelo lapsum, ut Satanas (cf. Lc 10,18).La cinquième trompette (9,1-12) évoque l’image repoussante de sauterelles mythiques surgissant de l’abîme, ouvert par l’ange-étoile tombé du ciel comme Satan (cf. Lc 10,18).
The plague of the locusts that have the power of scorpions is derived from Exodus 10:1-20, which had been already eschatologically interpreted as a portent of the destruction coming with the dawn of the Day of the Lord (1:2-2:11).La piaga delle locuste con il potere degli scorpioni deriva da Es 10,1-20. Ancor prima che l’Apocalisse fosse scritta, questa piaga era stata interpretata escatologicamente come un portento della distruzione che sarebbe giunta allo spuntare del Giorno del Signore.Plaga locustarum, quae potestatem scorpionum habent, ex Exodo 10,1–20 derivatur, quae iam antea interpretatione eschatologica ut portentum vastationis advenientis cum ortu Diei Domini intellecta erat.La plaie des sauterelles dotées du pouvoir des scorpions dérive d’Exode 10,1-20, laquelle avait déjà été interprétée de manière eschatologique comme un présage de la destruction accompagnant l’avènement du Jour du Seigneur.
The bizarre description of the locust as horse-shaped, long-haired flying insects with scorpion tails, wearing golden crowns above human faces which are marred by lions’ teeth should not be allegorized but perceived as a repulsive image of unnatural, demonic power.La descrizione bizzarra delle cavallette come cavalli da guerra, insetti volanti con lunghi capelli e code di scorpione, che indossano corone d’oro su sembianze umane abbruttite da denti di leone, non dovrebbe essere allegorizzata, ma vista come un’immagine repellente di potere innaturale e demoniaco.Descriptio locustarum, quae ut equi bellici figurantur, alatae, comatae, caudis scorpionum praeditae, coronas aureas supra facies humanas dentibus leoninis deformatas ferentes, non est allegorice interpretanda, sed ut foeda imago potestatis innaturalis ac daemonicae percipienda.La description étrange des sauterelles — semblables à des chevaux de guerre, insectes ailés à longue chevelure, dotés de queues de scorpion, portant des couronnes d’or sur des visages humains défigurés par des dents de lion — ne doit pas être allégorisée, mais perçue comme une image répulsive d’un pouvoir contre-nature, démoniaque.
The Greek name of their king Apollyon is probably a derogatory wordplay on the god Apollo, since the locust was one of his symbols and Domitian claimed to be an incarnation of this god.Il nome greco del re delle cavallette, Apollyon, è probabilmente un gioco di parole peggiorativo sul dio Apollo, poiché la cavalletta era uno dei suoi simboli e Domiziano pretendeva di essere un’incarnazione di questo dio.Nomen Graecum regis earum, Apollyon, probabiliter est lusus verborum derisorius in deum Apollinem, quippe cum locusta inter eius symbola numeraretur, atque Domitianus se incarnationem huius dei profiteretur.Le nom grec de leur roi, Apollyon, est probablement un jeu de mots péjoratif visant le dieu Apollon, puisque la sauterelle était l’un de ses symboles et que Domitien prétendait être une incarnation de ce dieu.
If such a pun was intended, then Revelation ironically claims that the destructive host of the abyss has as its king the Roman emperor who claims to be divine.Se è sottinteso un tale gioco di parole, allora l’autore ironicamente afferma che l’esercito distruttivo dell’abisso ha come re l’imperatore romano che pretende di essere divino.Quod si talis lusus verborum consulto adhibitus est, Apocalypsis ironice affirmat exercitum exitiosum abyssi regem habere imperatorem Romanum, qui sibi divinitatem vindicat.Si un tel jeu de mots est intentionnel, alors l’Apocalypse affirme ironiquement que l’armée destructrice de l’abîme a pour roi l’empereur romain qui revendique la divinité.

1982. Chapelain-Midy

  • Roger Chapelain (1904-1992), dit Roger Chapelain-Midy, né et mort à Paris, peintre, lithographe, illustrateur et décorateur de théâtre français, a produit entre 1980 et 1982 une série de onze lithographies lithographies, réunies pour finir dans un ouvrage mis en page par Pierre de Tartas, Apocalypse de Jean, ἀποκάλυψις ιωάνου, Bièvres, 1982.

  • Roger Chapelain-Midy, L’invasion des criquets (lithographie originale signée au crayon, épreuve d'artiste sur velin, 55 cm sur 76).

1982. Jim Dine

  • Jim Dine (né en 1935), artiste étatsunien, souvent rangé dans le mouvement dit Pop Art.
  • Jim Dine, The Apocalypse. The Revelation of Saint John the Divine. The Last Book of the New Testament from the King James Version of the Bible, 1611, with Twenty-Nine Prints from Woodblocks Cut by Jim Dine (29 gravures sur bois), San Francisco, Arion Press, 1982.

1982. Denise Budan

  • Denise Marie Henriette Eugénie Budan (1924-2012), professeure de lettres classiques française, née et morte dans les Hauts-de-Seine respectivement à Asnières-sur-Seine et Bois-Colombes, mais séjournant en 1982 à Rue, dans la Somme.
  • Denise Budan, L'Apocalypse. Espérance de toujours (360 p.), Rue (Somme), D. Budan, 1982, pp. 136-142.
français (1982)latin (2026)anglais (2026)
La cinquième trompette. L’Abîme et ses fuméesTuba quinta. Abyssus et fumi eiusThe Fifth Trumpet. The Abyss and Its Smoke
La vision est d’abord la même que celle de la troisième trompette: l’astre tombé du ciel.Visio primum eadem est ac tertiae tubae: astrum e caelo lapsum.The vision is first the same as that of the third trumpet: the star fallen from heaven.
C’est tou­jours l’ange déchu d’Isaïe.Semper est angelus lapsus Isaiae.It is still the fallen angel of Isaiah.
Un détail grammatical indique cependant une différence: l’étoile Absinthe de la troisième trompette avait été vue en train de tomber.Attamen particula grammatica discrimen ostendit: stella Absynthium tertiae tubae visa erat dum cadebat.Yet a grammatical detail indicates a difference: the Wormwood star of the third trumpet had been seen in the act of falling.
La nouvelle étoile, nouvel ange déchu, est vue non plus en état de chute, mais après avoir atterri: Je vis une étoile qui du ciel était tombée sur la terre.Nova stella, novus angelus lapsus, iam non in statu ruinae sed postquam terram attigit conspicitur: Vidi stellam quae de caelo in terram ceciderat.The new star, a new fallen angel, is seen no longer in the act of falling but after having landed: I saw a star that had fallen from heaven to earth.
Le visiteur indésirable est donc bien implanté sur notre sol, où sa présence va amener toute une nouvelle série de malheurs.Hospes ille importunus iam in terra nostra firmiter insedit, cuius praesentia novam calamitatum seriem afferet.The unwelcome visitor is thus firmly established on our soil, and his presence will bring about a whole new series of misfortunes.
En effet ce démon reçoit la clef du puits de l’abime, et il va s’empresser de l’ouvrir.Hic enim daemon accipit clavem putei abyssi atque festinabit eum aperire.For this demon receives the key of the shaft of the abyss, and he hastens to open it.
L'image est d’abord d’un puits d’où monte une fumée comme celle d'une immense fournaise, et le soleil et l’air furent enténébrés par la fumée du puits.Imago primum est putei ex quo fumus ascendit velut ex fornace ingenti, et sol atque aer fumo putei obscurati sunt.The image is first that of a shaft from which smoke rises like that of a vast furnace, and the sun and the air were darkened by the smoke of the shaft.
C’est toujours l’image traditionnelle du volcanisme.Haec adhuc est imago traditionalis volcanismi.It is still the traditional image of volcanism.
Elle ne se présente pas ici comme une éruption violente mais comme un dégagement de fumerolles qui vont assombrir l’at­mosphère.Non hic ut eruptio violenta apparet, sed ut emissio fumarolarum quae atmosphaeram obscurabunt.Here it does not appear as a violent eruption but as an exhalation of fumes that will darken the atmosphere.
À l’heure actuelle, il est encore trop tôt pour affir­mer que ces émanations maléfiques ont une corres­pondance dans l’univers matériel.Nostris temporibus adhuc nimis maturum est affirmare has exhalationes malignas in universo materiali respondere.At present it is still too early to assert that these malevolent emanations correspond to something in the material universe.
Il serait aventuré, et cocasse, d’assimiler le pétrole, par exemple, aux esprits infernaux.Temerarium atque ridiculum esset petroleum, exempli gratia, spiritibus infernalibus assimilare.It would be rash—and even absurd—to equate petroleum, for example, with infernal spirits.
L’avenir seul pourra dire plus clai­rement si, en fin de compte, les hommes ont libéré cette substance de ses abîmes souterrains pour leur utilité ou pour leur tourment.Solum futurum clarius ostendet utrum homines hanc substantiam e subterraneis abyssis tandem ad utilitatem an ad tormentum suum liberaverint.Only the future will tell more clearly whether, in the end, humanity has released this substance from its underground depths for its benefit or for its torment.
La signification spirituelle est plus évidente.Sensus spiritualis evidentior est.The spiritual meaning is more evident.
L’Abîme, dans la tradition biblique, c’est le lieu où sont enfermés les démons.Abyssus, secundum traditionem biblicam, est locus ubi daemones inclusi sunt.In biblical tradition, the Abyss is the place where demons are confined.
L’endroit ne doit pas être plaisant, car ils ne demandent qu’à en sortir quand ils le peuvent pour aller élire domicile ailleurs.Locus ille haud iucundus esse debet, nam exire inde cupiunt, quotiens possunt, ut alibi domicilium sibi eligant.The place must not be pleasant, for they ask only to leave it whenever they can in order to take up residence elsewhere.
Saint Luc rapporte qu’une légion de démons, chassés d’un pos­sédé, suppliaient le Seigneur de ne pas les renvoyer dans l’Abîme, et de les autoriser au moins à se réfugier dans un troupeau de pourceaux.Sanctus Lucas narrat legionem daemonum, e possessō eiectam, Dominum supplicasse ne eos in Abyssum remitteret, sed saltem permitteret ut in gregem porcorum confugerent.Saint Luke recounts that a legion of demons, cast out of a possessed man, begged the Lord not to send them back into the Abyss, but at least to allow them to take refuge in a herd of swine.
Comme ces animaux étaient indésirables en terre juive, le Seigneur donna la permission demandée, et les cochons endiablés cou­rurent se jeter dans la mer.Cum haec animalia in terra Iudaica importuna haberentur, Dominus permissum dedit, et porci daemonio agitati in mare praecipitaverunt.Since these animals were unwelcome in Jewish land, the Lord granted the request, and the possessed swine rushed headlong into the sea.
L’Abîme, qui est le séjour des démons, est donc ouvert, et il s’en dégage une fumée qui commence par obscurcir le soleil et l’air.Abyssus igitur, daemonum sedes, aperitur, et ex eo fumus emittitur qui solem atque aerem primum obscurat.The Abyss, the dwelling place of demons, is therefore opened, and from it rises a smoke that begins by darkening the sun and the air.
Donc, sur le plan spiri­tuel, la puissance maléfique crée d’abord une atmo­sphère générale qui dégrade la Lumière du Seigneur.Ita in plano spirituali vis maligna primum quandam atmosphaeram generalem efficit quae Lucem Domini deminuit.Thus, on the spiritual level, the malevolent power first creates a general atmosphere that diminishes the Light of the Lord.
La vision prolonge et développe celle de la quatrième trompette.Visio quartae tubae visionem prosequitur atque explicat.The vision extends and develops that of the fourth trumpet.
Sauterelles et scorpionsLocustae et scorpionesLocusts and Scorpions
Cette fumée va créer un climat favorable à l’in­vasion des sauterelles de l’Enfer.Hic fumus climat favens invasioni locustarum infernalium efficiet.This smoke will create a climate favorable to the invasion of the locusts of Hell.
Dans l'Ancien Testa­ment, les sauterelles sont l’image de la dévastation.In Vetere Testamento locustae imago vastationis sunt.In the Old Testament, locusts are the image of devastation.
Elles constituèrent la huitième des plaies d’Egypte.Octavam plagam Aegypti constituerunt.They constituted the eighth plague of Egypt.
Ici, il s’agit de sauterelles venimeuses capables de provoquer des tourments comparables à ceux des piqûres de scorpions.Hic autem agitur de locustis venenatis quae tormenta inferre possunt similia iis quae ex ictibus scorpionum oriuntur.Here, however, it is a matter of venomous locusts capable of causing torments comparable to those of scorpion stings.
Toutefois, leur piqûre n'est pas mortelle.Attamen ictus earum mortifer non est.Yet their sting is not fatal.
Chute d’un astre, scorpions… le passage est a rapprocher d’un épisode de l’évangile de saint Luc: le Christ a envoyé 72 disciples en éclaireurs dans les villes où il a l’intention de se rendre lui-même.Lapsus astri, scorpiones… locus conferendus est cum episodio Evangelii secundum Lucam: Christus septuaginta duos discipulos praemisit in urbes quas ipse visurus erat.The fall of a star, scorpions… the passage should be compared with an episode in the Gospel of Luke: Christ sent seventy-two disciples ahead into the towns he himself intended to visit.
Et les disciples en reviennent tout joyeux, disant: “Seigneur, même les démons nous sont soumis!”Et discipuli laeti redeunt dicentes: “Domine, etiam daemones nobis subiciuntur!”And the disciples return full of joy, saying: “Lord, even the demons are subject to us!”
Il leur dit: “Je voyais Satan tomber comme l'éclair, et je vous ai donné pouvoir de fouler aux pieds serpents, scorpions, et toute puissance de l'ennemi, et rien ne pourra vous nuire.”Ille eis ait: “Videbam Satanam sicut fulgur de caelo cadentem, et dedi vobis potestatem calcandi supra serpentes et scorpiones et super omnem virtutem inimici, et nihil vobis nocebit.”He said to them: “I saw Satan fall like lightning from heaven, and I have given you authority to tread upon serpents and scorpions and over all the power of the enemy, and nothing shall harm you.”
Et tout de suite après le Seigneur exulte de joie — la chose semble l’amuser — en remerciant le Père que la Vérité soit cachée aux habiles et révélée aux simples.Statim autem Dominus exsultat gaudio — res eum quasi delectare videtur — Patrem gratias agens quod Veritas sapientibus abscondita et parvulis revelata sit.And immediately afterward the Lord exults with joy—the matter seems almost to delight him—thanking the Father that Truth is hidden from the wise and revealed to the simple.
Le rapprochement entre les deux passages, d’Evangile et d’Apocalypse, permet d’avancer que les saute­relles représentent des démons surgis de leur séjour infernal pour aller tourmenter les hommes.Comparatio horum duorum locorum, Evangelii et Apocalypsis, suadet locustas daemones significare e sede infernali egressos ad homines cruciandos.The comparison between the two passages, Gospel and Apocalypse, suggests that the locusts represent demons emerging from their infernal dwelling to torment humankind.
Bref, il s’agit des interventions diaboliques dans le psychisme humain, dont la forme extrême est le cas de possession démoniaque.Denique agitur de interventionibus diabolicis in psychismo humano, quarum forma extrema est possessio daemonica.In short, it concerns diabolical interventions in the human psyche, the extreme form of which is demonic possession.
Dans l’Evangile et dans les Actes des Apôtres, le fait de chasser les démons est presque aussi fréquent que celui de guérir les malades.In Evangelio et in Actibus Apostolorum, daemonia expellere fere tam frequens est quam aegrotos sanare.In the Gospel and in the Acts of the Apostles, casting out demons is almost as frequent as healing the sick.
On aimerait savoir quelle fut l’action des 72 disciples envoyés par le Seigneur, et comment ils ont pu se rendre compte que les démons leur étaient soumis.Scire vellemus quae fuerit actio septuaginta duorum discipulorum a Domino missorum, et quomodo intellexerint daemones sibi subiectos esse.One would like to know what action the seventy-two disciples sent by the Lord actually took, and how they realized that the demons were subject to them.
Dans le présent passage, la description des tourments causés par les sauterelles pourrait très bien s’appliquer, sous une forme imagée, à une dépression nerveuse particulièrement morbide.In hoc loco descriptio tormentorum a locustis inflictorum facile ad gravem quandam depressionem nervosam, forma imaginaria expressam, applicari potest.In the present passage, the description of the torments caused by the locusts could very well apply, in figurative form, to a particularly severe nervous depression.
Il est de bon ton aujourd’hui de dire que des comportements considérés autrefois comme démonia­ques ne sont que de simples troubles nerveux, entière­ment imputables à une santé déficiente ou à un climat social défavorable.Hodie mos est dicere mores olim pro daemonicis habitos nihil aliud esse quam perturbationes nervorum, omnino valetudini infirmae aut condicioni sociali adversae tribuendas.Today it is fashionable to say that behaviors once considered demonic are merely nervous disorders, entirely attributable to poor health or an unfavorable social climate.
Toujours le refus de la dimension de l’invisible.Semper recusatio dimensionis invisibilis.Always the refusal of the invisible dimension.
Facile à dire!Facile dictum!Easy to say!
Un dérèglement des organes, des nerfs en particulier, peut amener de la lassitude, du déséquilibre ou un amoindrissement des facultés.Perturbatio organorum, praesertim nervorum, lassitudinem, inaequilibrium vel imminutam facultatum vim afferre potest.A disorder of the organs, particularly of the nerves, can bring about fatigue, imbalance, or a weakening of the faculties.
Mais la perversité, les obsessions morbides et le goût de nuire à autrui ou à soi-même ne sont ni organiques ni microbiens, et la “société” est une abstraction qui a bon dos.At perversitas, obsessions morbidae atque libido nocendi aliis vel sibi ipsi neque organicae neque microbiales sunt, et “societas” est abstractio nimis facile inculpata.But perversity, morbid obsessions, and the desire to harm others or oneself are neither organic nor microbial, and “society” is an abstraction that serves as an easy scapegoat.
D’où peuvent venir, alors, les perversions de l’es­prit?Unde ergo perversiones spiritus oriri possunt?From where, then, can the perversions of the mind arise?
De la condition pécheresse de la nature humaine, certainement.Ex condicione peccatrice naturae humanae, certe.From the sinful condition of human nature, certainly.
Or l’histoire d’Adam et Eve illustre à jamais le rapport étroit qui existe entre le péché de l’homme et l’action de Satan, toujours à l’affût pour profiter de la moindre défaillance de l’homme envers le Seigneur, et de la moindre complaisance envers ses propres suggestions.Historia autem Adae et Evae in perpetuum illustrat arctam connexionem inter peccatum hominis et actionem Satanae, semper insidiantis ut minima hominis defectio erga Dominum aut minima complacentia erga suas suggestiones ei prosit.Now the story of Adam and Eve forever illustrates the close connection between human sin and the action of Satan, ever on the watch to take advantage of the slightest failing toward the Lord or the slightest indulgence in his own suggestions.
Lorsque l’humanité est nombreuse, les sauterelles-démons sont légion, et elles vont s’acharner à tourmen­ter ceux qui leur offrent une certaine prise.Cum humanitas numerosa est, locustae-daemones legio fiunt, et in eos saevient qui aliquam eis praebent occasionem.When humanity is numerous, the locust-demons are legion, and they will relentlessly torment those who offer them some hold.
Beaucoup en effet leur échappent.Multi enim eis effugiunt.Indeed, many escape them.
Ils sont repré­sentés par l'herbe de la terre, la verdure et les arbres, tout ce qui n’est pas trafiqué par l’intellect humain; ceux qui prennent avec simplicité la vie qui leur est offerte, au rythme des travaux et des jours, qu’il s’agisse d’un homme de génie ou de l’idiot du village.Repraesentantur per herbam terrae, viriditatem et arbores, id est per omnia quae ab intellectu humano non sunt adulterata; per eos qui simpliciter vitam sibi oblatam accipiunt, secundum laborem et dierum cursum, sive vir ingenii sive rusticus sit.They are represented by the grass of the earth, the greenery, and the trees—all that is not tampered with by the human intellect; those who simply accept the life offered to them, in the rhythm of work and days, whether a man of genius or the village simpleton.
Les sauterelles de l’Apocalypse, en effet, ne se plaisent pas dans n’importe quel climat.Locustae enim Apocalypsis non in quolibet climate delectantur.For the locusts of the Apocalypse do not thrive in just any climate.
Elles n’ont envahi le monde que lorsque l’air a été obscurci par des influences qui ne sont ni de la nature, ni de Dieu: l’atmosphère des fumées de Satan.Mundum invaserunt solum cum aer obscuratus est ab influentiis quae neque a natura neque a Deo proveniunt: atmosphaera fumorum Satanae.They invaded the world only when the air had been darkened by influences that are neither of nature nor of God: the atmosphere of Satan’s fumes.
Ces fumées sont essentiellement intellectuelles.Hi fumi essentialiter intellectuales sunt.These fumes are essentially intellectual.
Les démons sont des esprits, et ils ont plus d’emprise sur l’esprit que sur la matière.Daemones spiritus sunt, et maiorem potestatem in mentem quam in materiam exercent.Demons are spirits, and they have more hold over the mind than over matter.
Ce n’est pas ici le lieu de développer le rôle des sorciers et médiums, esprits intermédiaires, dans des interventions plus ou moins diaboliques.Non est hic locus explicandi munus magorum et mediorum, spirituum intermediorum, in interventionibus plus minusve diabolicis.This is not the place to develop the role of sorcerers and mediums, intermediary spirits, in more or less diabolical interventions.
D’ailleurs, ce terrain d’investigation est toujours des plus fumeux.Praeterea hoc investigationis campus semper fumosissimus est.Moreover, this field of inquiry is always among the most murky.
Fumeux, fumées, tout se tient.Fumosum, fumi—omnia inter se cohaerent.Murky, fumes—everything hangs together.
Le texte présent considère uniquement les tour­ments endurés par les victimes de ces démons.Textus hic solum tormenta a victimis horum daemonum perpessa considerat.The present text considers only the torments endured by the victims of these demons.
Celles-ci sont les personnes qui n’ont pas sur leur front la marque de Dieu.Hae sunt personae quae in fronte signum Dei non habent.These are the persons who do not have the mark of God upon their foreheads.
Sur leur front, c’est-à-dire dans leur mode de pensée, et dans leur dimension verticale.In fronte eorum, id est in modo cogitandi atque in dimensione verticali.On their foreheads—that is, in their way of thinking and in their vertical dimension.
La marque de Dieu, c’est l’amour dans son sens évangé­lique d’agapê, ouverture et accueil: l’amour de Dieu pour ceux qui le connaissent, l'amour du prochain, l’amour d’un idéal créateur, la simple gentillesse, enfin tout ce qui permet de ne pas tourner en rond sur soi-même.Signum Dei est amor sensu evangelico agapê, apertura et receptio: amor Dei erga eos qui eum cognoscunt, amor proximi, amor idealis creativi, simplex benignitas, denique quidquid sinit ne homo in seipso gyrum agat.The mark of God is love in its evangelical sense of agapê, openness and receptivity: love of God for those who know him, love of neighbor, love of a creative ideal, simple kindness—in short, all that prevents one from turning in circles around oneself.
Heureusement pour ces pauvres âmes, leur tour­ment n’est pas éternel.Fortunate his miseris animabus, tormentum earum non est aeternum.Happily for these poor souls, their torment is not eternal.
La durée indiquée est de cinq mois; durée qui, affectée d’un coefficient apocalyp­tique, peut être assez longue, et empoisonner plusieurs années d’une existence, souvent des années de jeu­nesse.Tempus indicatum est quinque mensium; quod tempus, coefficienti apocalyptico affectum, satis longum esse potest atque plures vitae annos, saepe annos iuventutis, inficere.The duration indicated is five months; a span which, endowed with an apocalyptic coefficient, may be quite long and poison several years of a life, often the years of youth.
Ces tourments, comparés à la piqûre très douloureuse des scorpions, rappellent par certains côtés ceux de Job malade sur son fumier.Haec tormenta, ictui scorpionum acerrimo comparata, quodammodo memoriam afferunt Iob aegri in sterquilinio sedentis.These torments, compared to the very painful sting of scorpions, in some ways recall those of Job sick upon his dung heap.
Celui-ci maudit le jour de sa naissance, ceux-là souhaitent mourir, et voici que la mort les fuit.Ille diem nativitatis suae maledicit; hi autem mori cupiunt, et ecce mors eos fugit.He curses the day of his birth; they, on the other hand, long to die, and behold, death flees from them.
Un état absolument intenable.Status omnino intolerabilis.An utterly unbearable state.
Le meilleur remède est encore la prière.Optimum adhuc remedium est oratio.The best remedy remains prayer.
Si Dieu voit un front se lever vers lui, refuserait-il longtemps d'y apposer sa marque?Si Deus frontem ad se elevatam videt, num diu recusabit ibi signum suum imprimere?If God sees a forehead raised toward him, would he long refuse to set his mark upon it?
Description et procédés des sauterellesDescriptio et rationes locustarumDescription and Tactics of the Locusts
“L’Enfer existe, c’est la dépression nerveuse. Je le rencontre tous les jours.” (Citation du professeur Bertagna, psychiatre.)“Infernus exsistit: est depressio nervosa. Quotidie eum invenio.” (Ex prof. Bertagna, medico mentis.)“Hell exists: it is nervous depression. I encounter it every day.” (Quoted from Professor Bertagna, psychiatrist.)
La description des sauterelles infernales va donc fort bien s’appliquer à une crise dépressive aiguë, accompagnée de phantasmes morbides.Descriptio igitur locustarum infernalium apte applicabitur ad acutam depressionis nervosae crisin, phantasmatibus morbidis comitatam.The description of the infernal locusts thus applies very well to an acute depressive crisis accompanied by morbid fantasies.
La plupart des attributs de ces bestioles diaboliques sont emprun­tés au prophète Joël, qui leur donne d’ailleurs une tout autre signification.Pleraque horum animalculorum diabolicorum attributa a propheta Ioel mutuata sunt, qui tamen eis prorsus aliam significationem tribuit.Most of the attributes of these diabolical creatures are borrowed from the prophet Joel, who in fact gives them an entirely different meaning.
Elles se présentent comme des chevaux équipés pour la guerre, attaque en règle de la victime.Se exhibent ut equi ad bellum instructi, ordinata aggressio victimae.They appear as horses equipped for battle, a full-scale assault upon the victim.
Elles ont comme des couronnes d’or, visions de puissance et de richesse.Habent quasi coronas aureas, imagines potestatis et divitiarum.They wear as it were crowns of gold, visions of power and wealth.
Les phantasmes qu’elles présentent peuvent avoir figure humaine; en particulier, elles ont quelque chose de féminin, ici la chevelure (c’est un homme qui parle); on sait la place que tient la sexualité dans les états névrotiques.Phantasmata quae exhibent faciem humanam habere possunt; praesertim aliquid femininum prae se ferunt, hic capillos (vir loquitur); notum est quantam partem sexualitas in statibus neuroticis obtineat.The fantasies they present may assume a human form; in particular, they have something feminine—here, the hair (it is a man speaking); one knows the place sexuality occupies in neurotic states.
Elles déchirent l’imagination du patient avec leurs dents, comme des crocs de lion.Imaginem patientis discerpunt dentibus suis, sicut dentibus leonis.They rend the patient’s imagination with their teeth, like the fangs of a lion.
Leur thorax est cuirassé de fer, on ne peut les enfoncer.Thorax earum est ferrea lorica munitus, neque penetrari possunt.Their breastplate is armored with iron; they cannot be pierced.
Et le bruit de leurs ailes rappelle le tumulte des chars de guerre: bourdonnements d’oreilles, vacarme dans le crâne…Et sonus alarum earum refert strepitum curruum bellicorum: tinnitus aurium, fragor in cranio…And the sound of their wings recalls the tumult of war chariots: ringing in the ears, clamor within the skull…
Remarquons l’im­portance de leurs queues au dard venimeux, qui ne figurent pas chez le prophète Joël; c’est une manière très discrète de rappeler le siège des obsessions où se complaît souvent la gent démoniaque, obsessions cérébrales et stériles, qui font admirer, par comparaison, la saine vitalité des animaux.Animadvertamus momentum caudarum earum aculeo venenato armatarum, quae apud prophetam Ioel non inveniuntur; haec est via valde discreta commemorandi sedem obsessionum in quibus gens daemonica saepe delectatur, obsessionum cerebralium et sterilium, quae, comparatione facta, sanam animalium vitalitatem admirari sinunt.Let us note the importance of their tails armed with a venomous sting, which do not appear in the prophet Joel; this is a very discreet way of recalling the seat of obsessions in which the demonic race often delights—cerebral and sterile obsessions which, by comparison, make one admire the healthy vitality of animals.
Malgré tout le respect que l’on doit à Socrate, son “Connais-toi toi-même” est plutôt étouffant.Quamvis omnis reverentia Socrati debeatur, illud eius “Nosce te ipsum” aliquantum suffocans est.Despite all the respect due to Socrates, his “Know thyself” is somewhat stifling.
Et quiconque a fréquenté une personne dépressive a pu être agacé par son égocentrisme: je suis ceci, je ne suis pas cela, on m’épie, on m’en veut… haïssable moi, qui étouffe l’âme!Et quicumque personam depressam frequentavit, ab eius egocentrismo irritari potuit: sum hoc, non sum illud, me observant, mihi male volunt… odiosum ego, quod animam suffocat!And anyone who has been close to a depressive person may have been irritated by such egocentrism: I am this, I am not that, they are watching me, they are against me… hateful self, that stifles the soul!
La psychanalyse, en encourageant ce genre d’introspection, est peut-être la science des sauterelles, et les profondeurs malsaines qu'elle déve­loppe complaisamment sont peut-être une des formes de l’Abîme où il serait sage de laisser les démons prisonniers.Psychoanalysis, dum hoc genus introspectionis fovet, fortasse est scientia locustarum, et profunda illa morbida quae complacenter evolvit fortasse una ex formis Abyssi sunt, ubi prudenter daemones inclusos relinqueremus.Psychoanalysis, by encouraging this kind of introspection, may be the science of the locusts, and the unhealthy depths it complacently develops may be one of the forms of the Abyss where it would be wise to leave the demons imprisoned.
La confession classique, qui demande aux gens de ne prendre conscience que de leurs fautes pour les volatiliser dans la charité divine, écarte les fumées et laisse le reste de la personne intact pour s’ouvrir à l’amour et à la vie.Confessio classica, quae homines monet ut tantum peccatorum suorum conscii fiant ut ea in caritate divina evanescant, fumos dissipat atque reliquam personae partem intactam relinquit ad amorem et vitam aperiendam.Classical confession, which asks people to become aware only of their faults in order to dissolve them in divine charity, disperses the fumes and leaves the rest of the person intact to open to love and life.
Il faut reconnaître que, pour décrire les visions impures, les tourments empoisonnés provoqués par les démons, saint Jean se montre plutôt modéré.Fateri oportet sanctum Ioannem, cum visiones impuras et venenata a daemonibus tormenta describit, potius moderatum esse.It must be acknowledged that, in describing impure visions and the poisoned torments caused by demons, Saint John shows himself rather restrained.
La pensée et l'art des pays lumineux de la Méditerranée en leurs beaux jours ont toujours su éviter la complaisance pour les visions d’horreur, qu’on a pu représenter ailleurs soit pour les savourer, soit pour les exor­ciser.Cogitatio et ars regionum lucidarum Mediterranei temporibus florentibus semper vitaverunt complacentiam in visionibus horroris, quae alibi vel ad fruendum vel ad exorcizandum repraesentari poterant.The thought and art of the luminous lands of the Mediterranean in their finest days always knew how to avoid complacency in visions of horror, which elsewhere were depicted either to savor them or to exorcize them.
Et comment l'apôtre de la Lumière pourrait-il s’appesantir sur les fantasmes impurs suggérés par les démons?Et quomodo apostolus Lucis in phantasmatibus impuribus a daemonibus suggestis immorari posset?And how could the apostle of Light dwell upon the impure fantasies suggested by demons?
Il nous épargne les visions cauchemardesques, parfois macabres, souvent scabreuses, qui ont envahi, depuis le début de la décadence des âmes, une partie de la littérature et de l’imagerie.Nos servat a visionibus nocturnis, interdum macabris, saepe obscenis, quae ab initio animarum declinationis partem litterarum atque imaginum occupaverunt.He spares us the nightmarish visions, sometimes macabre and often obscene, which since the beginning of the decadence of souls have invaded part of literature and imagery.
Les attaques des sauterelles-démons sont présentées comme une véritable agression guerrière.Impugnationes locustarum-daemonum tamquam vera aggressio bellica exhibentur.The attacks of the locust-demons are presented as a genuine military assault.
Leur armée a pour chef l'angelos abyssou, le messager de l’abîme.Exercitus earum ducem habet angelos abyssou, nuntium abyssi.Their army has as its leader the angelos abyssou, the messenger of the abyss.
Son message est très limité.Nuntius eius valde limitatus est.His message is very limited.
Il n’y a aucun moyen de connaître ce qui se passe à l’intérieur de l’abîme, puisque le lieu est fermé à tout éclairage.Nulla est via cognoscendi quid intra abyssum geratur, cum locus omni lumine clausus sit.There is no way of knowing what happens inside the abyss, since the place is closed to all light.
La vision révèle seulement quelles répercussions terrestres cet abîme peut avoir sur les êtres coupés de la dimension naturelle (prairies, verdure, arbres) et de la dimension surnaturelle (la marque de Dieu).Visio tantum revelat quas repercussiones terrestres abyssus hic habere possit in eos qui a dimensione naturali (prata, viriditas, arbores) et a dimensione supernaturali (signum Dei) seiuncti sunt.The vision reveals only what earthly repercussions this abyss may have on beings cut off from the natural dimension (meadows, greenery, trees) and from the supernatural dimension (the mark of God).
Le nom hébreu de l’émissaire de l’abîme est Abaddon.Nomen hebraicum emissarii abyssi est Abaddon.The Hebrew name of the emissary of the abyss is Abaddon.
Dans l’Ancien Testament, ce mot désigne le lieu le plus profond de la perdition, quelque chose comme le dernier cercle de l’Enfer.In Vetere Testamento hoc vocabulum locum profundissimum perditionis designat, quasi ultimum circulum Inferni.In the Old Testament, this word designates the deepest place of perdition, something like the final circle of Hell.
Quant au nom grec d'Apollon, il n’évoque pas du tout le jeune dieu du soleil et de la poésie, mais le sombre inspirateur d’oracles enfumés, qui à l’époque faisait encore courir à Delphes les amateurs d’occultisme; et aussi le monstre qui par jalousie d’artiste écorcha vif, dit la légende, le musicien Marsyas.Quod ad nomen graecum Apollon attinet, non omnino iuvenem deum solis ac poeseos evocat, sed obscurum auctorem oraculorum fumosorum, qui illo tempore Delphos adhuc occultismi studiosos alliciebat; atque etiam monstrum quod, ut fert legenda, invidia artis Marsyam musicum vivum excoriavit.As for the Greek name Apollon, it in no way evokes the youthful god of the sun and poetry, but rather the dark inspirer of smoky oracles who in those days still drew lovers of occultism to Delphi; and also the monster who, out of artistic jealousy, flayed the musician Marsyas alive, as the legend says.
Le premier malheur est passé.Primum vae transiit.The first woe has passed.
Les hommes frappés ont souhaité mourir, mais ils ne sont pas morts, et les sauterelles infernales ne les tourmentent plus.Homines percussi mori cupiverunt, sed mortui non sunt, nec locustae infernales eos iam cruciant.The afflicted men wished to die, but they did not die, and the infernal locusts no longer torment them.
Pourront-ils, comme Job, retrouver la bénédiction de Dieu ? C’est la grâce qu’on leur souhaite.Num poterunt, sicut Iob, benedictionem Dei recuperare? Haec est gratia quam eis optamus.Will they, like Job, recover the blessing of God? That is the grace one wishes for them.

1983. T. E. Martin

  • T. E. Martin (actif au plus tard dans les années 1960–1980), pasteur et exégète étasunien, rattaché au milieu wesleyen de la Church of the Nazarene, collaborateur de la collection Beacon Bible Expositions, donne de l'Apocalypse une exégèse pastorale wesleyenne sans ambition critique, mais cohérente théologiquement et refusant tout sensationalisme.
  • T. E. Martin, “The Revelation of John”, in 1 John Through Revelation (282 p.), Kansas City (Missouri), Beacon Hill Press (“Beacon Bible Expositions” 12), 1983, pp. 133-278, spéc. p. 182.
anglais (1983)latin (2026)français (2026)
In the fifth and sixth judgments the scope or time of the suffering to be inflicted is limited.In quinto et sexto iudicio ambitus sive tempus passionis inferendae circumscribitur.Dans les cinquième et sixième jugements, l’étendue ou la durée de la souffrance à infliger est limitée.
But always the restraining hand of God is seen.Sed semper coercens manus Dei conspicitur.Mais on voit toujours la main modératrice de Dieu.
He allows terrible catastrophes to happen but limited them in order that the remainder of the people might repent.Terribiles clades evenire permittit, sed eas limitat, ut reliqui homines ad paenitentiam agantur.Il permet que se produisent de terribles catastrophes, mais il les limite afin que le reste des hommes puisse se repentir.

1983. Patrick J. Sena

  • Patrick Junior Sena (1939-2012), religieux et prêtre catholique étatsunien de l'ordre des Missionnaires du Précieux Sang, professeur de théologie biblique au Séminaire archidiocésain Saint-Vincent de Boynton Beach (Floride).
  • Patrick J. Sena, The Apocalypse. Biblical Revelation Explained. Rev. Patrick J. Sena, C.PP.S. (116 p.), New York, Alba House, 1983, pp. 63-64.
anglais (1983)latin (2026)français (2026)
THE ABOMINABLE LOCUSTLOCUSTA ABOMINABILISLA SAUTERELLE ABOMINABLE
9:1-2. A star fallen from heaven may well indicate Satan.9,1-2. Stella e caelo lapsa Satanam significare potest.9,1-2. Une étoile tombée du ciel peut fort bien désigner Satan.
The Greek verb is a perfect tense and indicates the past.Verbum Graecum tempore perfecto ponitur et praeteritum indicat.Le verbe grec est au parfait et indique le passé.
Jesus says that he saw Satan fall like a star from heaven (Lk 10:18).Iesus dicit se vidisse Satanam sicut stellam de caelo cadentem (Lc 10,18).Jésus dit qu’il a vu Satan tomber du ciel comme une étoile (Lc 10,18).
(The ancients believed that the stars were living creatures.)(Antiqui credebant stellas esse creaturas viventes.)(Les anciens croyaient que les étoiles étaient des créatures vivantes.)
Bottomless pit or abyss is mentioned seven times in our Book (9:1, 2, 11; 11:7; 17:8; 20:1, 3).Puteus abyssi sive abyssus septies in hoc libro memoratur (9,1.2.11 ; 11,7 ; 17,8 ; 20,1.3).Le puits de l’abîme, ou l’abîme, est mentionné sept fois dans notre livre (9,1 ; 2 ; 11 ; 11,7 ; 17,8 ; 20,1 ; 3).
It was often identified with the lowest part of Gehenna.Saepe cum infima parte Gehennae identificabatur.Il était souvent identifié à la partie la plus basse de la Géhenne.
Gehenna had originally been the garbage dump of Jerusalem, where there was a constant burning of refuse.Gehenna initio erat locus stercorum Hierosolymae, ubi continua combustio sordium fiebat.La Géhenne avait été à l’origine la décharge de Jérusalem, où les déchets brûlaient continuellement.
Thus, smoke and fire came to be associated with the bottomless pit or hell as it is known today.Ita fumus et ignis cum puteo abyssi sive inferno, prout hodie cognoscitur, coniungi coeperunt.Ainsi, la fumée et le feu furent associés au puits de l’abîme ou à l’enfer tel qu’on le connaît aujourd’hui.
9:3-6. These locust beasts with the stings of scorpions are told not to harm the earth, and only to torment those who had not the seal of God upon their foreheads (7:3).9,3-6. Hae bestiae locustarum cum aculeis scorpionum iubentur terram non laedere, sed tantum eos cruciare qui signaculum Dei in frontibus suis non habebant (7,3).9,3-6. Il est ordonné à ces bêtes en forme de sauterelles, munies de dards de scorpions, de ne pas nuire à la terre, mais seulement de tourmenter ceux qui n’avaient pas le sceau de Dieu sur leur front (7,3).
The five-month period refers to the normal length of a locust plague: the last five months of the Jewish year.Tempus quinque mensium ad ordinariam durationem cladis locustarum refertur: ultimos quinque menses anni Iudaici.La période de cinq mois renvoie à la durée normale d’un fléau de sauterelles : les cinq derniers mois de l’année juive.
A plague of locusts was looked upon as the result of God’s displeasure (Dt 28:38).Clades locustarum tamquam effectus indignationis Dei habebatur (Dt 28,38).Un fléau de sauterelles était considéré comme le résultat du mécontentement de Dieu (Dt 28,38).
Some commentators see all of cc. 8-9 as referring to the historical circumstances which preceded the Roman destruction of the city of Jerusalem in 70 A.D.—albeit by use of apocalyptic language.Nonnulli commentatores omnia capita 8-9 referunt ad circumstantias historicas quae destructionem Romanam urbis Hierosolymae anno 70 p.C. praecesserunt — quamvis sermone apocalyptico utens.Certains commentateurs voient dans l’ensemble des chapitres 8-9 une référence aux circonstances historiques qui précédèrent la destruction romaine de la ville de Jérusalem en 70 apr. J.-C. — quoique exprimée dans un langage apocalyptique.
The locust plague finds its clearest antecedent in the plagues of Egypt (Ex 10:12-15).Clades locustarum antecedens clarissimum invenit in plagis Aegypti (Ex 10,12-15).Le fléau des sauterelles trouve son antécédent le plus clair dans les plaies d’Égypte (Ex 10,12-15).
9:7-11. Jl 2:4-11 is the source from which our author has drawn his conflated description.9,7-11. Ioel 2,4-11 fons est ex quo auctor noster descriptionem suam conflavit.9,7-11. Jl 2,4-11 est la source dans laquelle notre auteur a puisé sa description composite.
Our vv. render a most horrendous description of these bellicose beasts.Versus nostri descriptionem horrendissimam harum bestiarum bellicosarum exhibent.Nos versets offrent une description tout à fait horrifiante de ces bêtes belliqueuses.
These locust-horse beasts possessed their sting in their tails.Hae bestiae locustarum-equorum aculeum in caudis suis habebant.Ces bêtes mi-sauterelles mi-chevaux possédaient leur dard dans leurs queues.
And again they afflicted men for five months.Et iterum homines per quinque menses afflixerunt.Et de nouveau elles affligèrent les hommes pendant cinq mois.
Abbadon is used synonymously with Sheol in Job 28:22.Abbadon synonymice cum Sheol in Iob 28,22 adhibetur.Abbadon est employé comme synonyme de Shéol en Job 28,22.
It is also the poetic word for the lowest part of Gehenna.Est etiam vocabulum poeticum pro infima parte Gehennae.C’est aussi le terme poétique pour désigner la partie la plus basse de la Géhenne.
The angel of the bottomless pit is Satan (R).Angelus putei abyssi est Satanas (R).L’ange du puits de l’abîme est Satan (R).

1984. Graeme Goldsworthy

  • Graeme Goldsworthy (né en 1934), ecclésiastique et théologien évangélique anglican australien spécialisé dans l'Ancien Testament et la théologie biblique, recteur de l'église anglicane Saint-Etienne de Brisbane, connu surtout pour sa trilogie: Gospel and Kingdom, Gospel and Wisdom et The Gospel in Revelation, insistant sur le caractère progressif de la révélation divine.
  • Graeme Goldsworthy, The Lamb and the Lion. The Gospel in Revelation (170 p.), Nashville (Tennesse), Camden (New Jersey) et New York, Thomas Nelson.
    • L'auteur ne fait aucune mention du chapitre 9 de l'Apocalypse, bien que les deux cavaleries qui y sont évoquées aient des gueules de lion, ce qui aurait pu servir son propos, et l'amener à reconsidérer l'interprétation traditionnelle de ces deux passages; car il s'efforce de démontrer que derrière l'Agneau se révèle le Lion, bien que ce dernier animal ne soit plus jamais mentionné en lien avec le Messie après les versets 5,5-6.

1984. Lodewijk van Hartingsveld

  • Lodewijk van Hartingsveld (1916-1983), pasteur réformé et théologien néerlandais.
  • Lodewijk van Hartingsveld, Openbaring. Een praktische bijbelverklaring, Kampen, J. H. Kok (“Tekst en Toelichting”), 1984.
  • Lodewijk van Hartingsveld, Revelation. A Practical Commentary. Text and Interpretation. Translated by John Vriend (104 p.), Grand Rapids (Michigan), William B. Eerdmans, 1985, pp. 37-38.
néerlandais (1984)anglais (1985)latin (2026)français (2026)
9:1-12 The Fifth Trumpet9:1-12 Tuba quinta9,1-12 La cinquième trompette
The first “woe” begins at the sound of the fifth trumpet.Primum «vae» ad sonum quintae tubae incipit.Le premier «malheur» commence au son de la cinquième trompette.
John sees a star, which has fallen from the sky, lying on earth.Ioannes stellam e caelo lapsam in terra iacentem videt.Jean voit une étoile tombée du ciel et gisant sur la terre.
To it God gave the key to the shaft of the Abyss, the abode of evil spirits (Luke 8:31).Huic Deus clavem putei abyssi dedit, quae est habitatio spirituum malignorum (Lc 8,31).Dieu lui donna la clef du puits de l’Abîme, demeure des esprits mauvais (Lc 8,31).
When it is opened, smoke rises up as if from a crater, like that which filled the sky at the destruction of Sodom and Gomorrah (Gen. 19:28).Cum aperitur, fumus ascendit quasi e cratero, similis ei qui caelum implevit in excidio Sodomae et Gomorrhae (Gn 19,28).Lorsqu’il est ouvert, une fumée monte comme d’un cratère, semblable à celle qui remplit le ciel lors de la destruction de Sodome et Gomorrhe (Gn 19,28).
How a star manages to unlock a door is a riddle to the intellect, but no problem in a vision.Quomodo stella ianuam aperire possit intellectui quidem aenigma est, sed in visione nihil impedit.Comment une étoile peut ouvrir une porte est une énigme pour l’intelligence, mais ce n’est pas un problème dans une vision.
Along with the smoke comes a special kind of locust.Una cum fumo genus quoddam locustarum apparet.Avec la fumée apparaît une espèce particulière de sauterelles.
Ordinary locusts eat every green leaf in sight in the shortest possible time.Locustae ordinariae omne viride quod vident brevissimo tempore devorant.Les sauterelles ordinaires dévorent en très peu de temps toute verdure qu’elles voient.
Just think of the eighth plague in Egypt (Exod. 10:1-20).Cogita plagam octavam Aegypti (Ex 10,1-20).Qu’on pense à la huitième plaie d’Égypte (Ex 10,1-20).
But that is precisely what these locusts did not do.Sed hoc ipsum locustae istae non faciunt.Mais c’est précisément ce que ces sauterelles ne font pas.
They also looked very different.Etiam specie valde diversae erant.Elles avaient aussi un aspect très différent.
They were centaurs: above the waist they looked human; the rest was like a horse.Eran quasi centauri: supra lumbos humana specie apparebant, reliqua pars equo similis erat.Elles étaient comme des centaures : au-dessus de la taille elles avaient l’apparence humaine, le reste ressemblait à un cheval.
They were “armed for war” (Ezek. 38:4).«Ad bellum instructae» erant (Ez 38,4).Elles étaient «équipées pour la guerre» (Ez 38,4).
On their heads they wore something like a wreath of gold; they had manes like the long hair of a woman; their teeth were like lions' teeth; their chests were covered with a harness; their wings made a noise like a chariot rushing into battle; their tails had stings in them like scorpions.In capitibus quasi coronas aureas gerebant; iubae erant sicut capilli muliebres; dentes sicut dentes leonum; pectora quasi lorica tegebant; alae sonum faciebant sicut currus in proelium currentes; caudae aculeos habebant sicut scorpiones.Sur leurs têtes elles portaient comme des couronnes d’or ; elles avaient des crinières comme les longs cheveux d’une femme ; leurs dents étaient comme celles des lions ; leur poitrine était couverte d’une cuirasse ; leurs ailes faisaient un bruit comme des chars se précipitant au combat; leurs queues portaient des dards comme des scorpions.
A sting is not deadly, but very painful.Aculeus non mortifer est, sed valde dolorosus.Une piqûre n’est pas mortelle, mais très douloureuse.
The pain, called forth by the angel with the fifth trumpet, lasted five months, as long as the Deluge (Gen. 7:24).Dolor, a quinto tubae angelo excitatus, quinque menses duravit, sicut diluvium (Gn 7,24).La douleur provoquée par l’ange de la cinquième trompette dura cinq mois, comme le Déluge (Gn 7,24).
The people whose foreheads were marked (7:3) were spared the torment—at God's command.Homines quorum frontes signatae erant (7,3) tormento, Dei iussu, liberati sunt.Les hommes dont le front était marqué (7,3) furent épargnés du tourment — par ordre de Dieu.
Ordinary locusts have no king (Prov. 30:27), but these do.Locustae ordinariae regem non habent (Pr 30,27), hae autem habent.Les sauterelles ordinaires n’ont pas de roi (Pr 30,27), mais celles-ci en ont un.
He has a Hebrew name: Abaddon.Nomen ei hebraicum est: Abaddon.Il porte un nom hébreu : Abaddon.
Because almost no one knew Hebrew it served admirably as a code-language.Quia paene nemo hebraice sciebat, hoc nomen quasi lingua secreta optime serviebat.Comme presque personne ne connaissait l’hébreu, ce nom servait parfaitement de langage codé.
It is conceivable, therefore, that a later scribe added the Greek translation “Apollyon” and so gave the solution to this riddle.Ergo fieri potuit ut scriba posterior versionem graecam «Apollyon» adderet atque solutionem huius aenigmatis daret.Il est donc possible qu’un copiste postérieur ait ajouté la traduction grecque « Apollyon », donnant ainsi la solution de l’énigme.
Abaddon occurs in the Old Testament as “destruction” (Job 31:12) and as a place of destruction, “the abode of the dead” (Job 26:6; 28:22; Ps. 88:11; Prov. 15:11).Abaddon in Vetere Testamento invenitur tamquam «perditio» (Iob 31,12) et etiam locus perditionis, «sedes mortuorum» (Iob 26,6; 28,22; Ps 88,11; Pr 15,11).Dans l’Ancien Testament, Abaddon signifie « destruction » (Jb 31,12) et désigne aussi un lieu de destruction, « le séjour des morts » (Jb 26,6; 28,22; Ps 88,11; Pr 15,11).
The translator, taking Abaddon as an “abstractum pro concreto,” reproduced it as Apollyon, “the Destroyer.”Interpres, Abaddon ut «abstractum pro concreto» intellegens, reddidit Apollyon, id est «Destructor».Le traducteur, comprenant Abaddon comme un « abstractum pro concreto », l’a rendu par Apollyon, « le Destructeur ».
(In the case of another Hebrew name, “Armageddon” [16:6], the Greek translation is missing, presumably because the copyist did not know its meaning.)(In alio nomine hebraico, «Armageddon» [16,6], versio graeca deest, fortasse quia scriba sensum ignorabat.)(Dans le cas d’un autre nom hébreu, « Armageddon » [16,6], la traduction grecque manque, sans doute parce que le copiste n’en connaissait pas le sens.)
The material for this vision derives from an ancient Babylonian notion of a scorpion-centaur, originating out of the union of two signs of the zodiac that occur together: the archer and the scorpion.Materia huius visionis ex antiqua notione Babylonica centauri-scorpionis derivat, orta ex coniunctione duorum signorum zodiaci simul occurrentium: sagittarii et scorpionis.Le matériau de cette vision provient d’une ancienne conception babylonienne du centaure-scorpion, née de l’union de deux signes du zodiaque apparaissant ensemble : l’archer et le scorpion.

1984. Université de Navarre

  • L'Université de Navarre (Universidad de Navarra) est un établissement d'enseignement supérieur fondé à Pampelune (Espagne) par saint Josemaría Escrivá de Balaguer et géré par l'Opus Dei en 1952, avec depuis d'autres campus en Espagne (Madrid, Barcelone et Saint-Sébastien) et à l'étranger (New York). Son institut de théologie se transforme en 1969 en Faculté de Théologie.
  • Faculté de Théologie de l'Université de Navarre (auteur espagnol initial) et Michael Adams (traducteur), The Revelation to John (The Apocalypse) in the Revised Standard Version and New Vulgate with a commentary by members of the Faculty of Theology of the University of Navarre (153 p., d'après Sagrada Biblia: XII. Apocalipsis, Ediciones Universidad de Navarra, 1984), Dublin, Four Courts Press / New York, Scepter Publishers (“The Navarrre Bible”), 2005, pp. 68-69.
    • Le comité éditorial de la Bible de Navarre comprenait: José Maria Casciaro, Luis Alonso Martin, Gonzalo Aranda, Tomas Belda, Antonio Garcia-Moreno et Gonzalo Lardaburu; et pour son édition anglaise: James Gavigan, Brian McCarthy et Thomas McGovern.
espagnol (1984)anglais (2005)latin (2026)français (2026)
9:1-2. The commonest interpretation of the star fallen from heaven to earth is that it stands for one of the fallen angels, most likely Satan himself, of whom Christ said, “I saw Satan fall like lightning from heaven” (Lk 10:18) and whom the present text later describes as being thrown down to the earth (cf. note on 12:13).9,1-2. Communissima interpretatio stellae de caelo in terram lapsae est eam unum ex angelis lapsis significare, verisimillime ipsum Satanam, de quo Christus dixit: “Videbam Satanam sicut fulgur de caelo cadentem” (Lc 10,18) et quem hic textus postea describit in terram deiectum (cf. notam ad 12,13).9,1-2. L’interprétation la plus courante de l’étoile tombée du ciel sur la terre est qu’elle représente l’un des anges déchus, très probablement Satan lui-même, dont le Christ a dit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair » (Lc 10,18) et que le présent texte décrit plus loin comme précipité sur la terre (cf. note sur 12,13).
Behind this lies the notion that the demons are incarcerated in the bowels of the earth.Subest huic opinioni notio quod daemones in visceribus terrae incarcerati sint.Derrière cela se trouve l’idée que les démons sont emprisonnés dans les entrailles de la terre.
The writer is trying to convey the idea that, when the fifth trumpet is blown, God is going to let demoniacal forces loose to wreak havoc on those of mankind who refuse to recognize God (cf. v. 4).Auctor significare vult quod, quinta tuba canente, Deus vires daemoniacas soluturus sit ut cladem inferant iis hominibus qui Deum agnoscere recusant (cf. v. 4).L’auteur cherche à exprimer que, lorsque la cinquième trompette retentira, Dieu laissera se déchaîner les forces démoniaques pour ravager ceux des hommes qui refusent de reconnaître Dieu (cf. v. 4).
They will be free to operate only for a limited period and to a limited degree and will have to obey “the angel of the bottomless pit” (v. 11), who would be the same angel as received the key of the shafts of the abyss (v. 9), the prince of the demons.Liberi erunt agere tantum per tempus limitatum et modo limitato atque obedire debebunt “angelo abyssi” (v. 11), qui idem esset angelus qui clavem putei abyssi accepit (v. 9), princeps daemonum.Elles ne seront libres d’agir que pour un temps limité et dans une mesure limitée, et elles devront obéir à « l’ange de l’abîme » (v. 11), qui serait le même ange que celui qui a reçu la clé du puits de l’abîme (v. 9), le prince des démons.
Very near the end of the Apocalypse the writer sees the other side of the coin, as it were—Satan and his followers being shut up once more in the pit, after Christ’s victory (cf. 20:1-3).Prope finem Apocalypsis auctor quasi alteram faciem rei contemplatur—Satanam et asseclas eius rursus in puteo clausos post victoriam Christi (cf. 20,1-3).Tout près de la fin de l’Apocalypse, l’auteur voit pour ainsi dire l’autre face de la médaille : Satan et ses partisans enfermés de nouveau dans le puits après la victoire du Christ (cf. 20,1-3).
9:3-6. In order to describe the demons and the havoc they create, St John evokes the eighth plague of Egypt, the plague of locusts (cf. Ex 10:14f), making it clear, however, that this plague is much more horrific and on another level altogether. It will do such grievous harm to men that they will wish they were dead, but they will have to endure it for a fixed amount of time: the “five months”, the life-time of the locust, conveys the idea that these afflictions will last for a limited time.9,3-6. Ut daemones et cladem ab eis effectam describat, sanctus Ioannes plagam octavam Aegypti, plagam locustarum, evocat (cf. Ex 10,14 s.), simul tamen declarans hanc plagam multo horribiliorem esse et omnino alterius ordinis. Tantum malum hominibus inferet ut mortem optent, sed per tempus definitum eam sustinere cogentur: “quinque menses”, vita locustae, significat has afflictiones tempore limitato duraturas esse.9,3-6. Pour décrire les démons et les ravages qu’ils provoquent, saint Jean évoque la huitième plaie d’Égypte, celle des sauterelles (cf. Ex 10,14 s.), en précisant toutefois que cette plaie est beaucoup plus terrible et d’un tout autre ordre. Elle causera aux hommes un si grand mal qu’ils souhaiteront être morts, mais ils devront l’endurer pendant un temps déterminé : les « cinq mois », durée de vie de la sauterelle, expriment l’idée que ces afflictions dureront un temps limité.
9:7-12. The description of the locusts is designed to show how terrifying demons are; cf. the prophet Joel’s description of the invading army (Joel 1:2 — 2:17).9,7-12. Descriptio locustarum intendit ostendere quam terribiles sint daemones; cf. descriptionem exercitus invadentis apud prophetam Ioel (Ioel 1,2—2,17).9,7-12. La description des sauterelles vise à montrer combien les démons sont terrifiants ; cf. la description de l’armée envahissante chez le prophète Joël (Joël 1,2 — 2,17).
The crowns of gold identify them as conquerors; their faces, as creatures with intelligence; their hairiness and lions’ teeth symbolize ferocity; their iron breastplates show them to be fully armed warriors; and the noise they create and their scorpion tails show their extreme cruelty.Coronae aureae eos ut victores designant; facies eorum ut creaturas intellegentes; pilositas et dentes leonum ferocitatem significant; loricae ferreae eos milites plane armatos ostendunt; strepitus quem efficiunt et caudae scorpionum summam eorum crudelitatem demonstrant.Les couronnes d’or les désignent comme des vainqueurs ; leurs visages, comme des créatures intelligentes ; leur pilosité et leurs dents de lion symbolisent la férocité ; leurs cuirasses de fer montrent qu’ils sont des guerriers pleinement armés ; et le bruit qu’ils produisent ainsi que leurs queues de scorpion manifestent leur cruauté extrême.
They obey a leader, Satan, whose name (Abaddon, Apollyon) denotes destruction and extermination.Duci oboediunt, Satanae, cuius nomen (Abaddon, Apollyon) destructionem et exterminationem significat.Ils obéissent à un chef, Satan, dont le nom (Abaddon, Apollyon) signifie destruction et extermination.
His name contrasts with that of Jesus, which means “Yahweh saves”.Nomen eius opponitur nomini Iesu, quod significat “Yahweh salvat”.Son nom contraste avec celui de Jésus, qui signifie « Yahweh sauve ».

1984. Jürgen Roloff

  • Jürgen Roloff (1930-2004), théologien luthérien allemand, professeur de Nouveau Testament à l'université d'Erlangen, convaincu de l'historicité du Christ et des écrits du Nouveau Testament ainsi que de l'importance de l'ecclésiologie en exégèse.
  • Jürgen Roloff, Die Offenbarung des Johannes (218 p.), Zurich, Theologischer Verlag (“Zürcher Bibelkommentare NT” 18), 1984, pp. 101-103 (“Die fünfte Posaune”).
  • Jürgen Roloff, Die Offenbarung des Johannes (2e édition), Zurich, Theologischer Verlag (“Zürcher Bibelkommentare NT” 18), 1987.
  • Jürgen Roloff, The Revelation of John. Translated by John E. Alsup (XI+275 p.), Minneapolis (Minnesota), Fortress Press (“A Continental Commentary”), 1993, pp. 113-116 (“The Fifth Trumpet”).
allemand (1984)anglais (1993)latin (2026)français (2026)
9,1-12. c. Die fünfte PosauneRevelation 9:1-12. The Fifth TrumpetApoc. 9,1-12Apoc. 9,1-12
Analysis
Während die ersten vier Posaunensignale Katastrophen auslösten, die ganze Bereiche der Welt betrafen und erst indirekt die Menschen in Mitleidenschaft zogen, geht es in der fünften wie auch in der folgenden sechsten Posaunenvision um Plagen, die ausschließlich und gezielt die Menschheit betreffen.While the first four trumpet signals released catastrophes that affected entire regions of the world and involved human beings in the shared suffering only indirectly, the fifth as well as the sixth trumpet visions have to do with plagues concerning humanity exclusively and pointedly.Cum prima quattuor tubae calamitates excitarint, quae amplas mundi regiones attigerunt hominesque solum indirecte afflixerunt, in quinta itemque in sexta visione tubarum de plagis agitur quae ipsam humanitatem solam et certo consilio feriunt.Alors que les quatre premières trompettes déclenchèrent des catastrophes touchant de vastes régions du monde et n’atteignant les hommes que de manière indirecte, la cinquième, comme la sixième vision de trompette, concerne des fléaux qui frappent exclusivement et délibérément l’humanité.
Hierin, wie auch in der ausführlichen Darstellung schauerlich-bizarrer Einzelheiten liegt ein deutliches Steigerungsmoment.Herein, as well as in the full portrayal of gruesome, bizarre details, lies a clear moment of intensification.In hoc ipso, nec non in accurata expositione singulorum horrendorum atque insolitorum, momentum evidens amplificationis inest.C’est là, tout comme dans la description détaillée d’éléments à la fois effrayants et étranges, que réside un net effet de montée en intensité.
Vieles, was den heutigen Leser zunächst als wirre Ausgeburt einer unkontrollierten Phantasie anmuten mag, wird klarer faßbar, sobald man erkennt, daß Johannes auch hier auf den Schultern vorgegebener Tradition steht.Much that may seem to the modern reader like a confusing product of an unbridled imagination becomes more clearly comprehensible when one recognizes that John is once again standing here on the shoulders of prior traditionists.Multa, quae lectori hodierno primo intuitu ut incondita effusio imaginationis indomitae videri possunt, clariora fiunt, simul ac agnoscitur Ioannem etiam hic traditionibus praeviis inniti.Bien des éléments qui peuvent d’abord apparaître au lecteur moderne comme les productions confuses d’une imagination débridée deviennent plus intelligibles dès lors qu’on reconnaît que Jean s’appuie ici encore sur des traditions antérieures.
Und zwar lassen sich drei Traditionskomplexe aufweisen, aus denen Elemente höchst kunstvoll zu einem Gesamtbild zusammengewoben worden sind:Indeed, three complexes of tradition can be observed from which elements have been woven together quite artistically into one picture.Atque tres traditionum nexus demonstrari possunt, ex quibus elementa summa arte in unum totius imaginem contexta sunt.On peut en effet discerner trois ensembles traditionnels dont les éléments ont été habilement entrelacés pour former un tableau d’ensemble.
1. Die Überlieferung von der achten ägyptischen Plage (2. Mose 10,12-20) lieferte das Grunddatum der Heuschreckenkatastrophe; sie wußte jedoch weder etwas von besonderen, dämonischen Kriegern gleichenden Heuschrecken noch von deren Angriffen auf Menschen.First is the tradition of the eighth Egyptian plague (Exod. 10:12-20), which provided the basic material of the locust catastrophe, although it knew nothing of special demonic locusts, which were compared to warriors, nor of their attacks on human beings.Prima traditio octavae plagae Aegyptiacae (Exod. 10,12-20) fundamentum cladis locustarum praebuit; nihil tamen novit de locustis singularibus ac daemonicis militibus simillimis, neque de earum in homines incursibus.La première est la tradition de la huitième plaie d’Égypte (Exode 10,12-20), qui fournit la donnée fondamentale de la catastrophe des sauterelles ; mais elle ignore l’existence de sauterelles particulières, comparables à des guerriers démoniaques, ainsi que leurs attaques contre les hommes.
2. Diese letzten Motive sind vorgeprägt in Jo. 1 und 2: Das Kommen des Tages Jahwes wird eingeleitet durch den Angriff eines dämonischen Heeres von Riesenheuschrecken, die Rossen, Reitern und Streitwagen gleichen, auf Zion.Second, these last motifs are present in Joel 1 and 2. There the coming of the day of Yahweh is introduced by the attack on Zion of a demonic army of giant locusts, which are likened to horses, riders, and war chariots.Secunda haec motiva praeformata sunt in Ioel 1 et 2: adventus diei Domini initium capit ab impetu exercitus daemonici locustarum gigantum, equis, equitibus ac curribus bellicis similium, in Sion.Ces derniers motifs sont déjà préfigurés en Joël 1 et 2 : la venue du jour du Seigneur est inaugurée par l’attaque contre Sion d’une armée démoniaque de sauterelles géantes, semblables à des chevaux, à des cavaliers et à des chars de guerre.
Von hier hat Johannes eine ganze Reihe konkreter Einzelzüge übernommen, was nicht überrascht, da das Joelbuch mit seinen Ankündigungen der Endzeitereignisse eine wichtige Basis urchristlicher Apokalyptik war (vgl. 6,17; 8,7).From such John has appropriated a whole series of concrete individual elements. This is not surprising because the Book of Joel, with its announcements of end-time events, was an important resource for early Christian apocalypticism (cf. 6:17; 8:7).Hinc Ioannes complura lineamenta concreta assumpsit, quod minime mirum est, cum liber Ioelis, ob proclamationes eventuum novissimorum, fundamentum magni momenti apocalypticae christianae primitivae fuerit.De là, Jean a repris toute une série de traits concrets, ce qui n’a rien d’étonnant puisque le livre de Joël, avec ses annonces des événements de la fin des temps, constituait une base importante de l’apocalyptique chrétienne primitive.
3. Zumindest am Rande klingt auch die alte Tradition vom Sturz eines Engelsfürsten aus dem Himmel (Jes. 14,12; äth. Hen. 86,1.3; 88,1) an, obwohl Johannes sie hier - anders als 12,7ff. (s. dort) - noch völlig unentfaltet läßt.Third, at least peripherally, the trumpet visions resemble the ancient tradition of the fall of an angel prince from heaven (Isa. 14:12; 1 Enoch 86:1, 3; 88:1), although here John—unlike 12:7-9 (cf. commentary there)—leaves it completely undeveloped.Tertio, saltem obiter, resonat etiam vetus traditio de lapsu principis angelorum e caelo (Is. 14,12; 1 Hen. 86,1.3; 88,1), quam tamen Ioannes hic — secus ac 12,7 sqq. — prorsus inexplicatam relinquit.Troisièmement, au moins de manière marginale, apparaît aussi l’ancienne tradition de la chute d’un prince angélique du ciel (Isaïe 14,12 ; 1 Hénoch 86,1.3 ; 88,1), bien que Jean, ici — contrairement à 12,7-9 — ne la développe absolument pas.
Commentary
In V. 1 wird die von 8,5 vorgezeichnete Grundrichtung des Geschehens in dem vom Himmel auf die Erde gefallenen Stern sichtbar.[9:1] The movement of the event sketched in 8:5 becomes visible in the star falling from heaven to earth.In versu primo fit manifesta illa motus ratio, quae iam in 8,5 praesignata erat, per stellam e caelo in terram delapsam.Au verset 1 devient visible l’orientation fondamentale de l’événement, esquissée en 8,5, dans l’étoile tombée du ciel sur la terre.
Dieser Stern ist niemand anders als ein Engel, der von Gott den Auftrag erhalten hat, den Schacht der Unterwelt aufzuschließen.This star is none other than an angel who has been charged by God to open the shaft of the underworld.Haec stella nullus alius est quam angelus, qui a Deo mandatum accepit puteum inferorum aperiendi.Cette étoile n’est autre qu’un ange auquel Dieu a confié la mission d’ouvrir le puits du monde souterrain.
Nach antik-jüdischem Weltbild ist unter der flachen Erdscheibe die Unterwelt, der Ort der Dämonen (vgl. 2. Petr. 2,4).In the ancient Jewish view of the world, beneath the flat disk of earth is the underworld, the place of demons (cf. 2 Pet. 2:4).Secundum antiquam Iudaicam mundi conceptionem, sub plano orbe terrae est infernus, locus daemonum (cf. 2 Petr. 2,4).Selon la conception du monde de l’Antiquité juive, le monde souterrain, demeure des démons, se trouve sous le disque plat de la terre (cf. 2 Pierre 2,4).
Er ist durch einen Schacht, dessen Pforte versperrt ist, mit der Erdoberfläche verbunden.It is joined to the earth’s surface by means of a shaft, the entrance to which is closed.Is per puteum, cuius ianua clausa est, cum superficie terrae coniungitur.Il est relié à la surface de la terre par un puits dont l’entrée est fermée.
Der Bereich der widergöttlichen Mächte kommt hier erstmals in der Apk. in den Blick.The region of demonic powers comes into view here for the first time in Revelation.Hic primum in Apocalypsi in conspectum venit regio potestatum Deo adversantium.C’est ici que, pour la première fois dans l’Apocalypse, apparaît le domaine des puissances hostiles à Dieu.
Aber der Aspekt der aktiven Feindschaft dieser Mächte gegen Gott wird zunächst noch nicht angesprochen – dieses Thema ist erst dem zweiten Abschnitt des Visionenteils der Apk. (Kap. 12–19) vorbehalten.But the aspect of the active hostility of these powers against God is not yet addressed—this theme is reserved for the second section of the visions of Revelation (chaps. 12–19).At vero aspectus inimicitiae activae harum potestatum adversus Deum adhuc non tractatur; hoc argumentum alteri sectioni visionum Apocalypsis (cap. 12–19) reservatur.Cependant, l’aspect de l’hostilité active de ces puissances envers Dieu n’est pas encore abordé ; ce thème est réservé à la seconde partie des visions de l’Apocalypse (chap. 12–19).
Zunächst steht hier noch alles unter dem Aspekt des machtvollen Selbsterweises Gottes in seinem Zorn.Above all, everything else here comes under the aspect of God’s powerful self-disclosure in his wrath.Hic enim initio omnia sub specie potentis sui ipsius revelationis Dei in ira consistunt.Ici, tout se place d’abord sous l’aspect de la manifestation puissante de Dieu dans sa colère.
So wird auch, obwohl es das Traditionsmotiv vom Sturz des rebellischen Engels in Gestalt eines Sterns (s. o.) nahelegen würde, der geheimnisvolle Stern-Engel nicht als satanische Gestalt gezeichnet, sondern seine Rolle bleibt auf die des Vollstreckers des göttlichen Willens beschränkt.Thus, although it would suggest the traditional motif of the fall of the rebellious angel in the form of a star (see above), the mysterious star-angel is not depicted as a satanic figure; rather, its role remains confined to that of the executor of the divine will.Quamvis igitur traditum schema de lapsu angeli rebellis sub specie stellae (ut supra) id suadeat, hic tamen arcanus angelus-stella non ut figura satanica depingitur, sed munus eius ad voluntatem divinam exsequendam tantum restringitur.Ainsi, bien que le motif traditionnel de la chute de l’ange rebelle sous la forme d’une étoile (voir plus haut) puisse y inciter, l’ange-étoile mystérieux n’est pas représenté comme une figure satanique, mais son rôle demeure limité à celui d’exécuteur de la volonté divine.
V. 2f.: «Rauch» steigt aus dem geöffneten Schacht auf als Sinnbild des Zornes und der vernichtenden Macht Gottes (vgl. 1. Mose 19,28).[9:2-3] “Smoke” rises out of the opened shaft as a symbol of the anger and destructive power of God (cf. Gen. 19:28).Versibus 2–3 fumus e puteo aperto ascendit, symbolum irae ac potestatis Dei perniciei (cf. Gen. 19,28).Aux versets 2–3, une fumée s’élève du puits ouvert comme symbole de la colère et de la puissance destructrice de Dieu (cf. Genèse 19,28).
Nachdem er Sonne und Mond verfinstert hat (vgl. Jo.2,10) verdichtet er sich zu Schwärmen dämonischer Heuschrecken, die skorpionartige, mit Stacheln ausgerüstete Schwänze haben.After it has darkened the sun and moon (cf. Joel 2:10), it condenses into swarms of demonic locusts that have scorpionlike tails armed with stingers.Postquam solem ac lunam obscuravit (cf. Ioel 2,10), in agmina locustarum daemonicarum densatur, quae caudas scorpionibus similes aculeis armatas habent.Après avoir obscurci le soleil et la lune (cf. Joël 2,10), elle se condense en essaims de sauterelles démoniaques munies de queues semblables à celles des scorpions, armées de dards.
V. 4: Anders als normale Heuschrecken stürzen sie sich nicht auf die Vegetation, sondern ihre Opfer sind ausschließlich Menschen – und zwar nur jene Menschen, die nicht der im Auftrag Gottes versiegelten Heilsgemeinde angehören (vgl. 7,1–8).[9:4] Unlike normal locusts, they do not descend on the vegetation; their victims are exclusively human beings—and only those who do not belong to the salvation community, which is sealed by commission of God (cf. 7:1–8).Versu quarto, dissimiliter a locustis naturalibus, non in vegetationem impetum faciunt, sed homines solos petunt, eos scilicet tantum qui ad communitatem salutis, Dei mandato obsignatam, non pertinent (cf. 7,1–8).Au verset 4, contrairement aux sauterelles ordinaires, elles ne s’attaquent pas à la végétation, mais uniquement aux hommes, à savoir ceux qui n’appartiennent pas à la communauté du salut scellée par ordre de Dieu (cf. 7,1–8).
Die Plage hat also den Charakter des Zornesgerichtes an der Gott feindlichen Menschheit.Thus, the plague has the character of the judgment of wrath on the humanity that is inimical to God.Ita plaga indolem iudicii irae adversus humanitatem Deo inimicam obtinet.Ainsi, ce fléau revêt le caractère d’un jugement de colère exercé contre l’humanité hostile à Dieu.
Aber auch sie bleibt, wie die vorhergegangenen, partiell (V.5): Die Heuschrecken dürfen die Menschen nicht töten, sondern ihnen lediglich Schmerzen zufügen, und auch dies nur für eine beschränkte Zeit.[9:5] As before, the plague also remains only a partial one: the locusts may not kill the human beings but merely inflict them with pain, and this only for a limited time.Sed etiam haec, sicut praecedentes, partialis manet (v. 5): locustis non licet homines occidere, sed tantum dolores inferre, idque ad tempus definitum.Mais, comme les précédents, ce fléau demeure partiel (v. 5) : il n’est pas permis aux sauterelles de tuer les hommes, mais seulement de leur infliger des douleurs, et cela pour un temps limité.
Rätselhaft ist deren Angabe mit «fünf Monaten».Puzzling is the reference to “five months.”Aenigmatis plena est huius temporis determinatio per «quinque menses».La mention de « cinq mois » demeure énigmatique.
Man hat sie auf eine Berechnung der üblichen Lebensdauer von Heuschrecken zurückführen wollen, doch das ist wenig überzeugend, da es sich hier ja keineswegs um normale, sondern um übernatürliche Heuschrecken handelt.Some have wanted to trace it back to a computation of the usual lifespan of locusts. However, that is not very persuasive, since the locusts here are not at all normal ones, but supernatural ones.Nonnulli ad computationem vitae solitae locustarum hoc retulerunt; sed parum id persuasivum est, quippe cum hic non de locustis naturalibus, sed de supernaturalibus agatur.Certains ont voulu ramener cette indication à un calcul fondé sur la durée de vie ordinaire des sauterelles ; mais cela est peu convaincant, puisqu’il ne s’agit ici nullement de sauterelles naturelles, mais de créatures surnaturelles.
In V. 6 bricht Johannes aus dem Stil der Visionsschilderung aus, um in einem Prophetenspruch das Schicksal der Menschen unter dieser Plage anzukündigen: Sie werden sich wegen der Furchtbarkeit der Qual nach dem Tod sehnen, aber nicht sterben können (vgl. Hi. 3,21; Jer. 8,3).[9:6] John breaks out of the style of describing the vision in order to announce in a prophetic declaration the fate of people under this plague: because of the terrible nature of their torment they will long for death but will be unable to die (cf. Job 3:21; Jer. 8:3).Versu sexto Ioannes a more narrationis visionariae recedit, ut oraculo prophetico sortem hominum sub hac plaga denuntiet: ob atrocitatem cruciatus mortem desiderabunt, nec tamen mori poterunt (cf. Iob 3,21; Ier. 8,3).Au verset 6, Jean rompt avec le style de la description visionnaire pour annoncer, dans une parole prophétique, le sort des hommes sous ce fléau : en raison de l’atrocité du tourment, ils désireront la mort, mais ne pourront mourir (cf. Job 3,21 ; Jérémie 8,3).
Die in V. 7–10 folgende Schilderung der Heuschrecken als dämonische Mischwesen von teils tierischer, teils menschlicher Gestalt soll deren Bedrohlichkeit noch deutlicher hervorheben.[9:7–10] The portrayal of the locusts as demonic hybrid creatures, with part-animal and part-human form, is to emphasize even more distinctly their threatening character.Descriptio quae versibus 7–10 sequitur, locustas ut daemonica mixta entia partim animalia, partim humana depingens, eo spectat ut earum minax vis adhuc clarius exprimatur.La description qui suit aux versets 7–10, représentant les sauterelles comme des êtres démoniaques hybrides, à la fois animaux et humains, vise à rendre encore plus manifeste leur caractère menaçant.
Einige Züge sind aus Jo. 1–2 entlehnt, so der Vergleich mit den Kriegspferden (Jo. 2,4: «Wie Rosse sehen sie aus, wie Reiter stürmen sie dahin»), die Schilderung ihrer Zähne als «wie die von Löwen» (Jo. 1,6) und der Vergleich des Rauschens ihrer Flügel mit dem «Geräusch vieler Wagen» und Pferde, «die zum Kampf eilen» (Jo. 2,5).Several traits are borrowed from Joel 1–2; hence, the comparison with war horses (Joel 2:4: “They have the appearance of horses, and like war-horses they charge”), the description of their teeth as “like lions’ teeth” (cf. Joel 1:6), and the comparison of the sound of their wings with the “noise of many chariots with horses rushing into battle” (cf. Joel 2:5).Nonnullae lineae ex Ioel 1–2 desumptae sunt, ut comparatio cum equis bellicis (Ioel 2,4: «quasi equi apparent, ut equites currunt»), descriptio dentium eorum «quasi leonum» (Ioel 1,6), atque comparatio sonitus alarum ad «strepitum curruum multorum» et equorum «ad proelium currentium» (Ioel 2,5).Plusieurs traits sont empruntés à Joël 1–2, notamment la comparaison avec les chevaux de guerre (Joël 2,4 : « ils ont l’apparence de chevaux, ils s’élancent comme des cavaliers »), la description de leurs dents « comme celles des lions » (Joël 1,6) et la comparaison du bruit de leurs ailes avec le « fracas de nombreux chars » et de chevaux « se ruant au combat » (Joël 2,5).
Daneben stehen andere Züge, die dem Bereich volkstümlicher mythologischer Vorstellungen entnommen zu sein scheinen, so der Vergleich ihrer Gesichter mit Menschengesichtern, ihrer Haare mit Frauenhaaren und ihres Kopfschmucks mit goldenen Kronen.In addition, other elements appear to be taken from the sphere of popular mythological ideas; hence, the comparison of their faces with human faces, their hair with women’s hair, and their heads adorned with golden crowns.Accedunt alia lineamenta, quae e regione opinionum mythologicarum popularium desumpta videri possunt, ut facierum cum faciebus humanis comparatio, capillorum cum capillis mulierum, et capitis ornatus coronis aureis.S’y ajoutent d’autres traits qui semblent empruntés au domaine des représentations mythologiques populaires, tels la comparaison de leurs visages à des visages humains, de leurs cheveux à des cheveux de femmes et de leur coiffure à des couronnes d’or.
Der Gedanke an die Zentauren der griechischen Mythologie, Tierwesen mit Menschenhäuptern, liegt hier nahe.The notion of the centaur of Greek mythology, animals with human heads, suggests itself here.Hic facile suboritur cogitatio de centauris mythologiae Graecae, animalibus capita humana gerentibus.L’idée des centaures de la mythologie grecque, êtres animaux dotés de têtes humaines, s’impose ici naturellement.
V. 11: Während natürliche Heuschrecken keinen König haben (Spr. 30,27), hat dieses dämonische Heer einen Herrscher, nämlich den Engel des Abgrunds.[9:11] While natural locusts have no king (Prov. 30:27), this demonic army has a ruler, namely, the angel of the abyss.Versu undecimo, cum locustae naturales regem non habeant (Prov. 30,27), hoc tamen daemonicum agmen principem habet, angelum scilicet abyssi.Au verset 11, tandis que les sauterelles naturelles n’ont pas de roi (Prov. 30,27), cette armée démoniaque possède un chef, à savoir l’ange de l’abîme.
Sein Name wird in zwei Sprachen mitgeteilt: Abaddon (hebr.) ist die Bezeichnung des Abgrunds, des Ortes der Toten (Hi. 26,6; 28,22; 31,12; Ps. 88,12; Spr. 15,11; 27,20).Its name is imparted in two languages: Abaddon (Hebrew) is the designation of the abyss, the place of the dead (Job 26:6; 28:22; 31:12; Ps. 88:12; Prov. 15:11; 27:20).Nomen eius duabus linguis traditur: Abaddon (Hebraice) appellatio est abyssi, loci mortuorum (Iob 26,6; 28,22; 31,12; Ps. 88,12; Prov. 15,11; 27,20).Son nom est donné en deux langues : Abaddon (en hébreu) désigne l’abîme, le séjour des morts (Job 26,6 ; 28,22 ; 31,12 ; Ps. 88,12 ; Prov. 15,11 ; 27,20).
Daß hier freilich nicht nur an einen Ort, sondern an dessen Beherrscher, den personifizierten Machthaber über die Unterwelt (vgl. 6,8; 20,13f.), gedacht ist, wird alsbald durch die griechische Wiedergabe des Namens deutlich.That here not only a place, but also its ruler, the personified wielder of authority over the underworld (cf. 6:8; 20:13–14), is considered, soon becomes clear with the Greek rendering of the name.Quod hic non solum locus, sed etiam eius dominator, personificatus imperii inferorum possessor (cf. 6,8; 20,13–14), intelligatur, mox ex versione Graeca nominis apparet.Que l’on songe ici non seulement à un lieu, mais à son souverain, le détenteur personnifié du pouvoir sur le monde souterrain (cf. 6,8 ; 20,13–14), devient aussitôt clair par la forme grecque du nom.
Diese ist nicht, wie in der LXX, neutrisch (apōleia), sondern maskulinisch: «der Verderber» (ho apollyōn).It is not, as in the LXX, an abstract noun (apōleia), but rather a concrete, proper one: “the destroyer” (ho apollyōn).Haec enim non est, ut in LXX, nomen neutrum (apōleia), sed masculinum: «perditor» (ho apollyōn).Ce n’est pas, comme dans la LXX, un nom abstrait neutre (apōleia), mais un nom masculin concret : « le Destructeur » (ho apollyōn).
Es ist darüber hinaus denkbar, wenn auch keineswegs eindeutig, daß damit angespielt werden soll auf den ähnlich klingenden Namen des griechischen Gottes Apollon, der als Gott der Pest und des schnellen Todes galt.Furthermore, it is conceivable, even if it is not clear, that with it an allusion is being made to the similarly sounding name of the Greek god Apollo, who was thought to be the god of pestilence and quick death.Praeterea fieri potest, quamvis minime certum sit, ut hic ad nomen simile dei Graeci Apollinis alludatur, qui ut deus pestis et mortis repentinae habebatur.Il est en outre possible, bien que nullement certain, qu’il y ait ici une allusion au nom semblable du dieu grec Apollon, considéré comme le dieu de la peste et de la mort subite.
Wie dem aber auch sei – als entscheidend bleibt festzuhalten, daß die personifizierte dämonische Macht hier ausschließlich als Vollstrecker des Willens Gottes, noch nicht jedoch als Gottes Widersacher gezeichnet ist.In any case, here the personified demonic power is depicted exclusively as an executor of the will of God, but not yet as God’s adversary.Quocumque modo id se habeat, hoc tamen praecipuum est: hanc daemoniam personificatam hic tantum ut voluntatis Dei exsecutricem, nondum vero ut adversariam Dei, describi.Quoi qu’il en soit, il faut retenir comme point décisif que la puissance démoniaque personnifiée est ici représentée exclusivement comme exécutrice de la volonté de Dieu, et non encore comme son adversaire.
V. 12 verweist zurück auf 8,13: Bis jetzt ist nur die erste Wehe-Ankündigung des Adlers erfüllt; weiteres, noch schrecklicheres Unheil steht bevor.[9:12] This verse refers back to 8:13: until now only the eagle’s first announcement of woe is fulfilled; further, still more dreadful disaster is to come.Versus duodecimus ad 8,13 remittit: hucusque solum prima aquilae vae-denuntiatio impleta est; gravius adhuc malum imminet.Le verset 12 renvoie à 8,13 : jusqu’ici seule la première annonce de malheur faite par l’aigle s’est accomplie ; un désastre encore plus terrible est à venir.

1985. Régine Deforges

  • Régine Deforges (1935-2014), romancière française.
  • Régine Deforges, L'Apocalypse de saint Jean. Illustré par Régine Deforges (20 cm sur 27, 70 p. non paginées), Paris, Ramsay, 1985, pp. 23 et 24.

1985. Lǐ Chángshòu (Witness Lee)

  • Lǐ Chángshòu, alias 李常受 (1905-1997), connu aux États-Unis sous le nom de Witness Lee, prédicateur baptiste du mouvement anticonfessionnaliste dit des Églises locales, auteur de cantiques, et d'un commentaire complet de la Bible en chinois. Né en Chine, converti en 1925, arrêté et torturé par l'armée japonaise en 1943, il fuit ensuite les persécutions communistes en s'installant en 1949 à Taïwan, puis à partir de 1962 en Californie, où pendant 35 ans il donne des conférences. A partir de 1974 il en tire des “messages” qui mis bout à bout finissent par composer un commentaire cursif complet de la Bible de 25.000 pages terminé en 1994, dénommé en chinois Shēngmìng dújīng (《生命讀經》), en anglais The Life-Study ou “Étude de Vie (de la Bible)”. Il est peu loquace sur la durée de cinq mois allouée aux sauterelles, dans son Qǐshìlù Shēngmìng Dújīng (《新舊約生命讀經》) ou “Étude de Vie de l'Apocalypse”.
  • Lǐ Chángshòu (alias Witness Lee), “第二十五篇 — 對人進一步的審判(第六號), 段落解釋 啟 9:19”, autrement dit “Message 25 — Un jugement plus avancé contre les hommes (sixième trompette), commentaire du passage Apocalypse 9:19.”), in 《啟示錄生命讀經》(“Étude de vie de l’Apocalypse”), Taipei (Taïwan), Táiwān Fúyīn Shūfáng (臺灣福音書房) / Taiwan Gospel Book Roomvers, 1976.
    • Dont des retirages multiples de format et de pagination variable.
    • Dont une mise en ligne (水流職事站, Shuǐliú Zhíshì Zhàn, Living Stream Ministry) sur des plateformes telles que Ministry Books et BibleRead.
  • Witness Lee, “Revelation”, in The New Testament. Recovery Version. Text translated by the Editorial Section, Living Stream Ministry. Outline, footnotes, charts, and references written by Witness Lee) (VIII+1345 p.), Aneheim (California), Living Stream Ministry, 1985 (édition révisée: 1991), pp. 1227-1338 spéc. 1279 (verset 9,19).
chinois et pinyin (1985)latin (2025)français (2025)anglais (1985)
十九節說,「這馬的能力,是在口裡和尾巴上,因這尾巴像蛇,有頭用來傷害人。」這裡馬的尾巴像蛇,比那像蠍子的蝗蟲尾巴(啟九10)還要毒。蝗蟲不過叫人受痛苦五個月,(啟九5,10,)馬卻要殺害人類的三分之一。(啟九15,18。)Shíjiǔ jié shuō, “Zhè mǎ de nénglì, shì zài kǒu lǐ hé wěibā shàng, yīn zhè wěibā xiàng shé, yǒu tóu yòng lái shānghài rén.” Zhèlǐ mǎ de wěibā xiàng shé, bǐ nà xiàng xiēzi de huángchóng wěibā (Qǐ 9:10) hái yào dú. Huángchóng bùguò jiào rén shòu tòngkǔ wǔ ge yuè, (Qǐ 9:5,10,) mǎ què yào shāhài rénlèi de sān fēn zhī yī. (Qǐ 9:15,18.)Vers. 19 dicit: “Haec equorum potestas in ore et in caudis est; ipsae enim caudae eorum velut serpentes sunt, capita habentes ad nocendum.” Hic caudae equorum serpentibus similes venenatiores sunt quam caudae locustarum scorpionibus similes (Apoc 9,10). Locustae tantum cruciant homines per quinque menses (Apoc 9,5.10), equi vero tertiam partem humani generis occidunt (Apoc 9,15.18).Le verset 19 dit : « Le pouvoir de ces chevaux est dans leur bouche et dans leurs queues ; car leurs queues sont semblables à des serpents, ayant des têtes, et c’est avec elles qu’ils blessent ». Ici, les queues des chevaux, semblables à des serpents, sont plus venimeuses que celles des sauterelles, semblables à des scorpions (Ap 9,10). Les sauterelles ne font que tourmenter les hommes pendant cinq mois (Ap 9,5.10), tandis que les chevaux tuent le tiers du genre humain (Ap 9,15.18).9,19 The horses’ tails here, which are like serpents, are more poisonous than the locusts’ tails, which are like scorpions (v. 10). The locusts only torment men for five months (vv. 5, 10), whereas the horses kill the third part of men (vv. 15, 18).
這說出第六號的災禍,比第五號的災禍更嚴重。Zhè shuōchū dì liù hào de zāihuò bǐ dì wǔ hào de zāihuò gèng yánzhòng.Hoc ostendit secundae tubae-vaeve calamitatem graviorem esse quam primae tubae-vaeve calamitatem.Cela montre que le fléau du sixième son de trompette est plus grave que celui du cinquième.This means that the woe of the sixth trumpet is more severe than that of the fifth.

1985. Rita David

  • Rita David (1932-2024).
  • Rita David, L'apocalypse de Jean (31 cm sur 22, 188 p., texte trilingue (latin de la 188 pages en feuille sur papier Velin, plus 22 lithographies de Rita David en noir et blanculgate, français de Lemaître de Sacy, anglais de la bible du roi Jacques, 22 lithographies de Rita David en noir et blanc), Paris, Cariscript, 1985.

1985. Hubert Damon

  • Hubert Damon (1935-2020), artiste-peintre français.
  • Hubert Damon, Katia Granoff invite dans sa galerie de la Place Beauvau - Paris-8E, 92, rue du Faubourg Saint-Honoré - Tél. 265 24 41. Daman. Peintures de l'Apocalypse de Saint-Jean, du 30 mai au 26 juin 1985, ouvert de 10h. à 12h. et de 14h30 à 19h tou les jours sauf le dimanche (29,5 cm sur 22, catalogue illustré, 19 peintures), Paris, Katia Granoff, 1985.

1985. André Thomas-Brès

  • André Thomas-Brès (1901-1978) était un pasteur pentecôtiste. Après onze années de ministère en Suisse, période d'un puissant réveil de l'Esprit, il a travaillé de 1939 à 1970 dans l'assemblée de Dieu de Nice. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de piété.
  • André Thomas-Brès, L'Apocalypse. Révélation de Dieu pour le temps présent (13,2 cm sur 21, 182 p.), Craponne, Viens et vois, 1985, p. 84.
français (1985)latin (2025)anglais (2025)
Cette invasion satanique durera cinq mois (9/11).Haec invasio satanica quinque menses durabit (Apoc. 9,11).This satanic invasion will last five months (9:11).
Ce nombre doit-il être pris au pied de la lettre, ou est-il symbolique?Hic numerus an ad litteram accipiendus sit, an vero symbolice, noluimus definire.Should this number be taken literally, or is it symbolic?
Nous préférons ne pas nous prononcer.Praestat nos abstinere a sententia ferenda.We prefer not to decide.
Quoi qu'il en soit, nous avons là l'indication très précise qu'une limite a été fixée à l'activité des mauvais esprits.Utcumque res se habet, hic indicium certissimum invenimus quod spatium definitum actioni spirituum malignorum est assignatum.In any case, this offers a very precise indication that a limit has been set to the activity of evil spirits.
Sans doute, les hommes n'auraient pu résister plus longtemps, tellement les tourments qu'ils leur infligeait étaient épouvantables.Haud dubium quin homines diutius resistere non potuissent, tantus enim erat cruciatus a daemonibus illatus.Without doubt, men could not have endured any longer, so dreadful were the torments inflicted upon them.
“En ces jours-là, écrit Jean, les hommes chercheront la mort, et ils ne la trouveront pas; ils désireront mourir et la mort fuira loin d'eux” (9/6).“In diebus illis,” inquit Ioannes, “homines quaerent mortem et non invenient eam; desiderabunt mori, et mors fugiet ab eis” (Apoc. 9,6).“In those days,” writes John, “men will seek death and will not find it; they will long to die, and death will flee from them” (9:6).
On peut reconnaître, dans ce désir de mourir des traits caractéristiques des possessions diaboliques.In hoc desiderio moriendi, indolem propriam possessionum diabolicarum agnoscere licet.In this desire for death, one may recognize characteristic features of demonic possession.

1987. Alan Beagley

  • Alan James Beagley (1940-2023), né en Angleterre, installé en Australie, soutient en 1983 une thèse de doctorat en théologie sur l'Apocalypse au Fuller Seminary de Pasadena (Californie), et en publie un remaniement en 1987 alors qu'il est missionnaire de l'Église réformée d'Amérique à Taïwan. Après un ministère pastoral à Détroit (Michigan) puis Long Island (New York), il prend sa retraite à Holland-Zeeland (Michigan), converti à la religion orthodoxe.
  • Alan James Beagley, The 'Sitz im Leben' of the Apocalypse, with Particular Reference to the Role of the Church's Enemies (XIV+207 p.), Berlin et New York, Walter de Gruyter (“Beiheft zur Zeitschrift fur die neutestamentliche Wissenschaft und die Kunde der alteren Kirch” 50), 1987, pp. 53-54.
    • Dont un compte-rendu critique par Elian Cuvillier, Études théologiques et religieuses Année 1988 63-2 pp. 293-294. Beagley pense que l'ennemi essentiel de la communauté de Jean n'est pas l'Empire romain, mais le judaïsme rebelle.
anglais (1987)latin (2026)français (2026)
The sounding of the fifth trumpet introduces a long vision which commences with the fall of a star from heaven to earth.Sonitus tubae quintae longam visionem inducit, quae a lapsu stellae de caelo in terram initium capit.Le son de la cinquième trompette introduit une longue vision qui commence par la chute d’une étoile du ciel sur la terre.
He unlocks the shaft of the abyss, releasing a cloud of smoke which darkens the sun and the air, and from which comes a swarm of locusts with stings like scorpions; these attack not vegetation but only people, namely those who do not have the seal of God, and they torture them for five months (9:1-6).Puteum abyssi reserat, nubem fumi emittens quae solem aeremque obscurat, e qua procedit agmen locustarum aculeis instar scorpionum; hae non vegetationem sed tantum homines aggrediuntur, nempe eos qui signaculum Dei non habent, eosque per quinque menses cruciant (9:1-6).Il ouvre le puits de l’abîme, libérant un nuage de fumée qui obscurcit le soleil et l’air, d’où sort un essaim de sauterelles munies d’aiguillons comme des scorpions; celles-ci n’attaquent pas la végétation mais seulement des personnes, à savoir celles qui n’ont pas le sceau de Dieu, et elles les tourmentent pendant cinq mois (9:1-6).
The locusts look like war-horses, yet their faces appear human and they have hair like that of women; they are commanded by the angel of the abyss, his Greek name being “Apollyon” (9:7-11).Locustae equis bellicis similes videntur, facies tamen humanas prae se ferunt et capillos habent quasi mulierum; ab angelo abyssi ducuntur, cui nomen Graece est “Apollyon” (9:7-11).Les sauterelles ressemblent à des chevaux de guerre, mais leurs visages paraissent humains et elles ont des cheveux comme ceux des femmes; elles sont commandées par l’ange de l’abîme, dont le nom grec est “Apollyon” (9:7-11).
The fall of the star to the earth is reminiscent of the lament for the Day Star in Isa 14:12-21, but a more important passage is Joel 1-2, which refers explicitly to a plague of locusts.Lapsus stellae in terram lamentationem de Stella Matutina in Is 14:12-21 revocat, sed locus potior est Ioel 1-2, qui expresse de plaga locustarum loquitur.La chute de l’étoile sur la terre rappelle la lamentation sur l’Astre du matin en Is 14:12-21, mais un passage plus important est Joël 1-2, qui évoque explicitement une plaie de sauterelles.
Giet sees the five-month duration of the torment as an allusion to the length of Gessius Florus' reign of terror over Palestine, and thinks that it is quite possible that Florus' soldiers wore breastplates (cf. Rev 9:9d).Giet durationem quinque mensium cruciatus ut allusionem accipit ad spatium terroris quo Gessius Florus Palaestinam oppressit, atque censet satis verisimile esse milites Flori thoraces gestasse (cf. Apoc 9:9d).Giet voit dans la durée de cinq mois du tourment une allusion à la durée du règne de terreur exercé par Gessius Florus sur la Palestine, et estime qu’il est tout à fait possible que les soldats de Florus portassent des cuirasses (cf. Rév 9:9d).
He also notes that some of Florus' auxiliaries (particularly the Syrians, Greeks and Samaritans) had long hair, as may be seen on the Arch of Titus (cf. Rev 9:8a).Addit etiam nonnullos e auxiliariis Flori (praesertim Syros, Graecos et Samaritanos) capillos longos habuisse, ut in Arcu Titi conspici potest (cf. Apoc 9:8a).Il note aussi que certains auxiliaires de Florus (en particulier les Syriens, les Grecs et les Samaritains) avaient les cheveux longs, comme on peut le voir sur l’arc de Titus (cf. Rév 9:8a).
Giet also claims that some of the Roman soldiers received crowns of gold among their other rewards (cf. Rev 9:7b). (Giet, Apocalypse et Histoire, 34).Giet praeterea affirmat nonnullos e militibus Romanis inter cetera praemia coronas aureas accepisse (cf. Apoc 9:7b). (Giet, Apocalypse et Histoire, 34).Giet affirme encore que certains soldats romains reçurent, parmi d’autres récompenses, des couronnes d’or (cf. Rév 9:7b). (Giet, Apocalypse et Histoire, 34).
It is this assumed reference to Florus' cavalry which leads Giet to argue that whereas Joel likens the locusts to horses, the Seer compares the horses to locusts. (Giet, Apocalypse et Histoire, 20).Haec praesumpta relatio ad equitatum Flori Giet impellit ut contendat: cum Ioel locustas equis assimilet, Vates autem equos locustis comparet. (Giet, Apocalypse et Histoire, 20).C’est cette référence supposée à la cavalerie de Florus qui conduit Giet à soutenir que, tandis que Joël assimile les sauterelles à des chevaux, le Voyant compare les chevaux à des sauterelles. (Giet, Apocalypse et Histoire, 20).
When we look at the text of Revelation, however, we find that the author commences by referring to the locusts and only afterwards compares them to horses.Cum autem textum Apocalypsis inspicimus, invenimus auctorem a locustis incipere easque demum postea equis comparare.Cependant, quand on regarde le texte de la Révélation, on constate que l’auteur commence par parler des sauterelles et ne les compare aux chevaux qu’ensuite.
Nevertheless there is a significant difference from Joel's description in that there it was the vegetation which the locusts attacked, whereas here they attack only humans. (Mounce, Revelation, 194).Attamen notabilis est differentia a descriptione Ioel: ibi locustae vegetationem vastabant, hic autem solos homines impetunt. (Mounce, Revelation, 194).Il y a néanmoins une différence notable avec la description de Joël: là, les sauterelles attaquaient la végétation, tandis qu’ici elles n’attaquent que des humains. (Mounce, Revelation, 194).
Thus perhaps Giet is correct and John has taken the presence of Gessius Florus' cavalry in Judea as a fulfillment of Joel's prophecy of horse-like locusts invading Palestine.Ita fortasse Giet recte iudicat, et Ioannes praesentiam equitatus Gessii Flori in Iudaea pro impletione prophetiae Ioel de locustis equinis Palaestinam invadentibus acceperit.Ainsi, peut-être Giet a-t-il raison, et Jean a-t-il considéré la présence de la cavalerie de Gessius Florus en Judée comme un accomplissement de la prophétie de Joël sur des sauterelles semblables à des chevaux envahissant la Palestine.
There may be a further allusion here to Jeremiah's denunciation of Babylon.Hic forte etiam allusio latet ad Ieremiae denuntiationem Babylonis.Il y a peut-être ici une allusion supplémentaire à la dénonciation de Babylone par Jérémie.
Jer 51:25 has already been alluded to in Rev 8:8, and it seems probable that John's picture of locusts like horses (or vice versa) has in mind Jer 51:27, which threatens that “horses like bristling locusts” will be brought up against Babylon.Iam Ier 51:25 in Apoc 8:8 allusum est; et verisimile videtur imaginem Ioannis de locustis equis similes (vel e converso) ad Ier 51:27 spectare, ubi minatur adduci contra Babylonem “equos quasi locustas horrentes”.Jér 51:25 a déjà été évoqué en Rév 8:8, et il semble probable que l’image johannique de sauterelles semblables à des chevaux (ou l’inverse) ait en vue Jér 51:27, qui menace de faire monter contre Babylone “des chevaux comme des sauterelles hérissées”.
Furthermore, according to Jer 51:14, Babylon is to be filled with “men, as many as locusts, and they shall raise the shout of victory over [her].”Praeterea, secundum Ier 51:14, Babylon “viris, quot locustae sunt, replebitur, et super eam clamorem victoriae tollent.”De plus, selon Jér 51:14, Babylone doit être remplie “d’hommes nombreux comme des sauterelles, et ils pousseront sur elle le cri de victoire”.
Again, it seems as though John is already preparing the way for his more detailed description of the fate of “Babylon” in chapters 17-18.Rursus videtur Ioannem iam viam praeparare ad uberiorem descriptionem sortis “Babylonis” in capitibus 17-18.Là encore, il semble que Jean prépare déjà le terrain pour sa description plus détaillée du sort de “Babylone” aux chapitres 17-18.
Ford follows Giet's suggestion concerning the significance of the “five months” and, in addition, considers this to be “consonant with the eagle symbolism (suggesting the Roman army) and with the image of locusts as invading hordes.” (Ford, Revelation, 149).Ford Giet de significatione “quinque mensium” sequitur, atque insuper id esse putat “congruens cum symbolismo aquilae (exercitum Romanum suggerente) et cum imagine locustarum ut multitudinum invadentium.” (Ford, Revelation, 149).Ford suit la suggestion de Giet sur la signification des “cinq mois” et estime en outre que cela est “conforme au symbolisme de l’aigle (suggérant l’armée romaine) et à l’image des sauterelles comme hordes envahissantes”. (Ford, Revelation, 149).
Carrington considers but rejects the suggestion that this episode refers to a Parthian invasion on the grounds that “We have not yet got to the future; we are still in a stage before the call of the prophet.”Carrington hanc opinionem considerat sed reicit, qua hic locus ad incursionem Parthicam referatur, eo quod dicat: “Ad futura nondum pervenimus; adhuc sumus in statu ante vocationem prophetae.”Carrington envisage puis rejette l’idée que cet épisode renvoie à une invasion parthe, au motif que “Nous ne sommes pas encore parvenus à l’avenir; nous sommes encore à un stade antérieur à l’appel du prophète.”
He interprets the passage in completely ahistorical terms, arguing that it presents a picture of demonic activity. (Carrington, Meaning, 161-162).Locum omnino extra historiam interpretatur, contendens eum imaginem actionis daemonicae exhibere. (Carrington, Meaning, 161-162).Il interprète le passage dans des termes entièrement ahistoriques, soutenant qu’il présente une image d’activité démoniaque. (Carrington, Meaning, 161-162).
It has also been suggested that the Greek name given to the leader of this locust-plague, Apollyon, is a reference to the claims of Nero and Domitian to be an incarnation of Apollo. (Caird, Revelation, 120; Sweet, Revelation, 170).Propositum quoque est nomen Graecum duci huius plagae locustarum tributum, “Apollyon”, ad iactationes Neronis et Domitiani pertinere, qui se Apollinis incarnationem esse volebant. (Caird, Revelation, 120; Sweet, Revelation, 170).On a aussi suggéré que le nom grec donné au chef de cette plaie de sauterelles, “Apollyon”, renvoie aux prétentions de Néron et de Domitien à être une incarnation d’Apollon. (Caird, Revelation, 120; Sweet, Revelation, 170).
But no matter how many points of contact there may be between this passage and events affecting Palestine during the first century, we can hardly restrict the application of this vision to the land of Palestine and its inhabitants.Sed, quantalibet sint puncta contactus inter hunc locum et eventus Palaestinam saeculo primo afficientes, vix possumus applicationem huius visionis ad terram Palaestinae eiusque incolas coartare.Mais quels que soient les points de contact possibles entre ce passage et des événements touchant la Palestine au Ier siècle, on peut difficilement restreindre l’application de cette vision au pays de Palestine et à ses habitants.
Those affected by the sting of the locust-scorpions are specifically designated as “those of mankind who have not the seal of God upon their foreheads,” which can hardly be confined to Palestinian Jews.Qui aculeo locustarum-scorpionum afficiuntur expresse designantur ut “those of mankind who have not the seal of God upon their foreheads”, quod vix ad solos Iudaeos Palaestinos restringi potest.Ceux qui sont atteints par l’aiguillon des sauterelles-scorpions sont désignés explicitement comme “those of mankind who have not the seal of God upon their foreheads”, ce qui peut difficilement être limité aux Juifs palestiniens.
But even if this designation cannot be confined to Palestinian Jews, the reminiscences of Joel's prophecy might lead John's readers to think first of all of judgment affecting their Jewish persecutors.Sed etiamsi haec designatio ad Iudaeos Palaestinos coartari non potest, reminiscientiae prophetiae Ioel lectores Ioannis fortasse ducere possunt ut primum de iudicio in persecutores eorum Iudaeos cogitent.Mais même si cette désignation ne peut pas être limitée aux Juifs palestiniens, les reminiscences de la prophétie de Joël pouvaient conduire les lecteurs de Jean à penser d’abord à un jugement frappant leurs persécuteurs juifs.

1987. Donald Guthrie

  • Donald Guthrie (1916-1992), exégète anglais, professeur de Nouveau Testament pendant plus de trente ans au London Bible College, auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le Nouveau Testament.
  • Donald Guthrie, The Relevance of John's Apocalypse (121 p.), Grand Rapids (Michigan), William B. Eerdmans et Exeter (Angleterre), Paternoster (“The Didsbury lectures”), 1987, pp. 28-29.
anglais (1987)latin (2026)français (2026)
In our brief survey of the history of interpretation we have already noted the fundamental difference between those who interpreted the book literally and those who interpreted it spiritually.In brevi conspectu historiae interpretationis iam notavimus discrimen fundamentale inter eos qui librum ad litteram interpretati sunt et eos qui eum spiritualiter interpretati sunt.Dans notre bref survol de l’histoire de l’interprétation, nous avons déjà relevé la différence fondamentale entre ceux qui ont interprété le livre littéralement et ceux qui l’ont interprété spirituellement.
The tension between these two schools of thought still dominates twentieth century quests for the meaning of this book.Contentio inter has duas scholas cogitandi adhuc dominatur investigationibus saeculi vicesimi de sensu huius libri.La tension entre ces deux écoles de pensée domine encore les recherches du XXe siècle sur le sens de ce livre.
The fact is that the division between these approaches is too sharply drawn to be useful.Re vera divisio inter has rationes nimis acute delineata est quam ut utilis sit.En réalité, la division entre ces approches est tracée de manière trop rigide pour être utile.
It is equally impossible to treat the whole as symbolic, as it is to regard the whole book as being intended literally.Aeque impossibile est totum ut symbolicum tractare atque totum librum ad litteram intelligendum putare.Il est tout aussi impossible de traiter l’ensemble comme symbolique que de considérer tout le livre comme devant être compris littéralement.
Some of the imagery is so fantastic that it cannot bear a literal sense, as for instance the description of the locusts.Quaedam imagines ita sunt fantasticae ut sensum litteralem ferre non possint, ut exempli gratia descriptio locustarum.Certaines images sont si fantastiques qu’elles ne peuvent supporter un sens littéral, comme par exemple la description des sauterelles.
Some element of symbolism must be admitted.Aliquod elementum symbolismi admittendum est.Il faut admettre un certain élément de symbolisme.
But the literalists are understandably wary because of the lack of agreement on the meaning of the symbols.Sed litteralistae merito diffidunt propter defectum consensus de significatione symbolorum.Mais les littéralistes sont compréhensiblement méfiants en raison du manque d’accord sur la signification des symboles.

1987. David Chilton

  • David Chilton (1951-1997), théologien étatsunien presbytérien de la tendance théonomiste aussi appelée Christian Reconstructionism.
    • Pour cet auteur l’Apocalypse, loin de présenter un scénario relatif au futur, décrit le jugement porté par Dieu contre le judaïsme apostat du Ier siècle.
    • Par ailleurs, on notera avec intérêt une phrase par laquelle il résume avec une certaine sympathie le point de vue de l'Église orthodoxe sur l'hérésie millénariste (p.496), reprenant les termes d'un article publié dès 1985, The Geneva Review 19 (June 1985) 3:
anglais (1985)latin (2026)français (2026)
The definitive cataclysm has already taken place, in the finished work of Christ.Cataclysmus ille ultimus iam factus est, in opere Christi perfecto.Le cataclysme définitif a déjà eu lieu, dans l’œuvre achevée du Christ.
  • David Chilton, The Days of Vengeance. An Exposition of the Book of Revelation (XXXIII+721 p.), Fort Worth (Texas), Dominion Press, 1987 (réimpressions: 1987 bis, 1990, 2006), pp. 243-247 (Apoc. 9, 1-12).
anglais (1987)latin (2026)français (2026)
1.-6. With the first Woe, the plagues become more intense. While this curse is similar to the great swarms of locusts which came upon Egypt in the eighth plague (Ex. 10:12-15), these “locusts” are different: they are demons from the Abyss, the bottomless pit, spoken of seven times in Revelation (9:1, 2, 11; 11:7; 17:8; 20:1, 3).1.–6. Primo Vae incipiente, plagae acriores fiunt. Quamquam haec maledictio similis est magnis agminibus locustarum quae Aegyptum in octava plaga invasere (Ex. 10:12–15), istae tamen “locustae” aliae sunt: sunt enim daemones ex Abyssō, puteo sine fundo, qui septies in Apocalypsi memoratur (9:1, 2, 11; 11:7; 17:8; 20:1, 3).1.–6. Avec le premier Malheur, les fléaux gagnent en intensité. Bien que cette malédiction ressemble aux grands essaims de sauterelles qui s’abattirent sur l’Égypte lors de la huitième plaie (Ex. 10,12–15), ces « sauterelles » sont cependant différentes : ce sont des démons issus de l’Abîme, le puits sans fond, mentionné à sept reprises dans l’Apocalypse (9,1.2.11 ; 11,7 ; 17,8 ; 20,1.3).
The Septuagint first uses the term in Genesis 1:2, speaking of the original deep-and-darkness which the Spirit creatively overshadowed (and metaphorically “overcame”; cf. John 1:5).Vocabulum hoc primum a Septuaginta adhibetur in Genesi 1:2, ubi de primordiali profundo ac tenebris agitur, quae Spiritus creatrix virtute obumbravit (ac metaphoricē “superavit”; cf. Io. 1:5).La Septante emploie ce terme pour la première fois en Genèse 1,2, en parlant de l’abîme et des ténèbres originelles que l’Esprit couvrit de son action créatrice (et qu’il « vainquit » métaphoriquement ; cf. Jn 1,5).
The Abyss is the farthest extreme from heaven (Gen. 49:25; Deut. 33:13) and from the high mountains (Ps. 36:6).Abyssus est extremum maxime remotum a caelo (Gen. 49:25 ; Deut. 33:13) atque a montibus excelsis (Ps. 36:6).L’Abîme constitue l’extrémité la plus éloignée du ciel (Gn 49,25 ; Dt 33,13) et des hautes montagnes (Ps 36,6).
It is used in Scripture as a reference to the deepest parts of the sea (Job 28:14; 38:16; Ps. 33:7) and to subterranean rivers and vaults of water (Deut. 8:7; Job 36:16), whence the waters of the Flood came (Gen. 7:11; 8:2; Prov. 3:20; 8:24), and which nourished the kingdom of Assyria (Ezek. 31:4, 15).In Scriptura adhibetur ad designandas maris profundissimas regiones (Iob 28:14 ; 38:16 ; Ps. 33:7), item flumina subterranea atque aquarum receptacula (Deut. 8:7 ; Iob 36:16), unde aquae Diluvii eruperunt (Gen. 7:11 ; 8:2 ; Prov. 3:20 ; 8:24), quae etiam regnum Assyriorum alebant (Ezech. 31:4, 15).Dans l’Écriture, il désigne tantôt les régions les plus profondes de la mer (Job 28,14 ; 38,16 ; Ps 33,7), tantôt les fleuves souterrains et les réservoirs d’eaux (Dt 8,7 ; Job 36,16), d’où jaillirent les eaux du Déluge (Gn 7,11 ; 8,2 ; Pr 3,20 ; 8,24), et qui alimentaient le royaume d’Assyrie (Ez 31,4.15).
The Red Sea crossing of the covenant people is repeatedly likened to a passage through the Abyss (Ps. 77:16; 106:9; Isa. 44:27; 51:10; 63:13).Transitus Maris Rubri a populo foederis saepe comparatur transitu per Abyssum (Ps. 77:16 ; 106:9 ; Is. 44:27 ; 51:10 ; 63:13).Le passage de la mer Rouge par le peuple de l’alliance est à plusieurs reprises assimilé à une traversée de l’Abîme (Ps 77,16 ; 106,9 ; Is 44,27 ; 51,10 ; 63,13).
The prophet Ezekiel threatened Tyre with a great desolation of the land, in which God would bring up the Abyss to cover the city with a new Flood, bringing its people down to the pit in the lower parts of the earth (Ezek. 26:19-21), and Jonah spoke of the Abyss in terms of excommunication from God’s presence, a banishment from the Temple (Jon. 2:5-6).Propheta Ezechiel Tyram magna terrae vastitate comminatus est, qua Deus Abyssum excitaret ut urbem novo Diluvio operiret, populumque eius ad lacum in inferioribus terrae partibus detraheret (Ezech. 26:19–21) ; Ionas vero de Abyssō locutus est quasi de excommunicatione a conspectu Dei, de templo expulsionem significante (Ion. 2:5–6).Le prophète Ézéchiel menaça Tyr d’une grande dévastation du pays, au cours de laquelle Dieu ferait monter l’Abîme pour recouvrir la ville d’un nouveau Déluge, précipitant son peuple dans la fosse des régions inférieures de la terre (Ez 26,19–21) ; et Jonas parla de l’Abîme en termes d’excommunication hors de la présence de Dieu, comme d’un bannissement du Temple (Jon 2,5–6).
The domain of the Dragon (Job 41:31; Ps. 148:7; Rev. 11:7; 17:8), the prison of the demons (Luke 8:31; Rev. 20:1-3; cf. 2 Pet. 2:4; Jude 6), and the realm of the dead (Rom. 10:7) are all called by the name Abyss.Regnum Draconis (Iob 41:31 ; Ps. 148:7 ; Apoc. 11:7 ; 17:8), carcer daemonum (Luc. 8:31 ; Apoc. 20:1–3 ; cf. 2 Petr. 2:4 ; Iud. 6), atque mortuorum regio (Rom. 10:7) uno eodemque nomine Abyssus appellantur.Le domaine du Dragon (Job 41,31 ; Ps 148,7 ; Ap 11,7 ; 17,8), la prison des démons (Lc 8,31 ; Ap 20,1–3 ; cf. 2 P 2,4 ; Jd 6) et le séjour des morts (Rm 10,7) portent tous le nom d’Abîme.
St. John is thus warning his readers that hell is about to break loose upon the Land of Israel; as with Tyre of old, the Abyss is being dredged up to cover the Land with its unclean spirits.Itaque sanctus Ioannes lectores suos monet infernum iam solvi super Terram Israel, ut olim Tyrum, Abyssum excitari ad Terram spiritibus immundis obruendam.Ainsi, saint Jean avertit ses lecteurs que l’enfer est sur le point de se déchaîner sur la Terre d’Israël ; comme jadis pour Tyr, l’Abîme est remonté pour recouvrir le pays de ses esprits impurs.
Apostate Israel is to be cast out of God’s presence, excommunicated from the Temple, and filled with demons.Israel apostata e conspectu Dei expellendus est, a Templo excommunicandus, daemonibus implendus.Israël apostat sera chassé de la présence de Dieu, excommunié du Temple et rempli de démons.
One of the central messages of Revelation is that the Church tabernacles in heaven; the corollary of this is that the false church tabernacles in hell.Unum e praecipuis nuntiis Apocalypseos est Ecclesiam in caelo tabernaculare ; cuius consequens est falsam ecclesiam in inferno tabernaculare.L’un des messages centraux de l’Apocalypse est que l’Église dresse sa tente au ciel ; et, corrélativement, que la fausse Église dresse la sienne en enfer.
Why does the locust plague last for five months? This figure is, first of all, a reference to the period of five months, from May through September, when locusts normally appeared.Cur plaga locustarum per quinque menses duret? Hic numerus primum quidem ad tempus quinque mensium refertur, a Maio usque ad Septembrem, quo tempore locustae solent apparere.Pourquoi la plaie des sauterelles dure-t-elle cinq mois ? Ce chiffre renvoie d’abord à la période de cinq mois, de mai à septembre, durant laquelle les sauterelles apparaissaient habituellement.
(The unusual feature is that these locusts remain for the entire period, engaging in constant torment of the population.)(Insolitum autem est quod hae locustae per totum tempus manent, continua populationis vexatione occupatae.)(Le caractère inhabituel tient au fait que ces sauterelles demeurent durant toute la période, infligeant un tourment constant à la population.)
Second, this may refer in part to the actions of Gessius Florus, the procurator of Judea, who for a five-month period (beginning in May of 66 with the slaughter of 3,600 peaceful citizens) terrorized the Jews, deliberately seeking to incite them to rebellion.Secundo, haec res ex parte ad facta Gessii Flori, procuratoris Iudaeae, referri potest, qui per quinque menses (a Maio anni 66 incipiens, cum caede 3 600 civium pacificorum) Iudaeos terruit, consulto eos ad rebellionem concitans.En second lieu, cela peut se rapporter en partie aux agissements de Gessius Florus, procurateur de Judée, qui, pendant cinq mois (à partir de mai 66, avec le massacre de 3 600 citoyens paisibles), terrorisa les Juifs, cherchant délibérément à les pousser à la révolte.
He was successful: Josephus dates the beginning of the Jewish War from this occasion. (1)Huic consilio successit : Iosephus initium Belli Iudaici ab hoc ipso eventu deducit. (1)Il y réussit : Josèphe date le début de la guerre juive de cet événement. (1)
(1) Flavius Josephus, The Jewish War, II.XIV.9-XIX.9.(1) Flavius Iosephus, Bellum Iudaicum, II.XIV.9–XIX.9.(1) Flavius Josèphe, La Guerre des Juifs, II, XIV, 9 – XIX, 9.
Third, the use of the term five is associated in Scripture with power, and specifically with military organization — the arrangement of the Israelite militia in a five-squad platoon formation (Ex. 13:18; Num. 32:17; Josh. 1:14; 4:12; Jud. 7:11; cf. 2 Kings 1:9ff.). (2)Tertio, usus numeri quinque in Scriptura cum potestate coniungitur, ac praesertim cum ordinatione militari — scilicet cum dispositione militiae Israeliticae in formatione quinquepartita (Ex. 13:18 ; Num. 32:17 ; Ios. 1:14 ; 4:12 ; Iud. 7:11 ; cf. 2 Reg. 1:9 sqq.). (2)Troisièmement, l’usage du nombre cinq est associé dans l’Écriture à la puissance, et plus précisément à l’organisation militaire — à savoir la disposition de la milice israélite en formation à cinq unités (Ex 13,18 ; Nb 32,17 ; Jos 1,14 ; 4,12 ; Jg 7,11 ; cf. 2 R 1,9 s.). (2)
(2) The Hebrew word in these texts is usually translated harnessed, armed, or in martial array, but the literal rendering is simply five in a rank (that is, five squads of ten men in each squad). See James B. Jordan, The Law of the Covenant: An Exposition of Exodus 21-23 (Tyler, TX: Institute for Christian Economics, 1984), pp. 264f.; idem, Judges: God’s War Against Humanism (Tyler, TX: Geneva Ministries, 1985), p. 17.(2) Vocabulum Hebraicum in his locis plerumque vertitur armati vel in acie instructi, sed proprie simpliciter significat quinque in ordine (id est quinque manipulos, singulos decem virorum). Vide Iacobum B. Jordan, The Law of the Covenant: An Exposition of Exodus 21–23 (Tyler, TX: Institute for Christian Economics, 1984), pp. 264 s.; item, Judges: God’s War Against Humanism (Tyler, TX: Geneva Ministries, 1985), p. 17.(2) Le terme hébreu est généralement traduit dans ces passages par équipés, armés ou en ordre de bataille, mais le sens littéral est simplement cinq en rang (c’est-à-dire cinq escouades de dix hommes chacune). Voir James B. Jordan, The Law of the Covenant: An Exposition of Exodus 21–23 (Tyler, TX : Institute for Christian Economics, 1984), p. 264 s. ; idem, Judges: God’s War Against Humanism (Tyler, TX : Geneva Ministries, 1985), p. 17.
By God’s direction, Israel was to be attacked by a demonic army from the Abyss.Ex Dei consilio, Israel exercitu daemonico ex Abyssō impetendus erat.Sur l’ordre de Dieu, Israël devait être attaqué par une armée démoniaque issue de l’Abîme.
During the ministry of Christ, Satan had fallen to the earth like a star from heaven (cf. 12:4, 9, 12); and the key of the well of the Abyss was given to him. And he opened the well of the Abyss.Durante ministerio Christi, Satanas sicut stella e caelo in terram ceciderat (cf. 12:4, 9, 12) ; et clavis putei Abyssi ei data est. Atque puteum Abyssi aperuit.Durant le ministère du Christ, Satan était tombé du ciel sur la terre comme une étoile (cf. 12,4.9.12) ; et la clef du puits de l’Abîme lui fut donnée. Et il ouvrit le puits de l’Abîme.
What all this means is exactly what Jesus prophesied during His earthly ministry: the Land which had received the benefits of His work and then rejected Him, would become glutted with demons from the Abyss.Hoc autem idem est quod Iesus in ministerio suo terreno praedixerat : Terram quae operis eius beneficia acceperat eumque deinde repulerat, daemonibus ex Abyssō redundaturam.Tout cela signifie exactement ce que Jésus avait prophétisé durant son ministère terrestre : la Terre qui avait reçu les bienfaits de son œuvre puis l’avait rejeté serait saturée de démons venus de l’Abîme.
We should note here that the key is given to Satan, for it is God who sends the demons as a scourge upon His rebellious people.Notandum est hic clavem Satanae dari, quippe Deus ipse est qui daemones in populum suum rebellantem quasi flagellum immittit.Il faut noter ici que la clef est donnée à Satan, car c’est Dieu lui-même qui envoie les démons comme un fléau contre son peuple rebelle.
The men of Nineveh shail stand up with this generation at the judgment, and shall condemn it because they repented at the preaching of Jonah; and behold, something greater than Jonah is here. The Queen of the South shall rise up with this generation at the judgment and shall condemn it, because she came from the ends of the earth to hear the wisdom of Solomon; and behold, something greater than Solomon is here.Viri Ninivitae consurgent cum generatione ista in iudicio et condemnabunt eam, quia poenitentiam egerunt ad praedicationem Ionae; et ecce plus quam Ionas hic est. Regina Austri consurget cum generatione ista in iudicio et condemnabit eam, quia venit a finibus terrae audire sapientiam Salomonis; et ecce plus quam Salomon hic est.Les hommes de Ninive se lèveront avec cette génération au jugement et la condamneront, parce qu’ils se repentirent à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus que Jonas. La reine du Midi se lèvera avec cette génération au jugement et la condamnera, parce qu’elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon ; et voici, il y a ici plus que Salomon.
Now when the unclean spirit goes out of a man, it passes through waterless places, seeking rest, and does not find it. Then it says, “I will return to my house from which I came”; and when it comes, it finds it unoccupied, swept, and put in order. Then it goes, and takes along with it seven other spirits more wicked than itself, and they go in and live there; and the last state of that man becomes worse than the first. That is the way it will also be with this evil generation. (Matt. 12:41-45)Cum autem spiritus immundus exierit ab homine, perambulat per loca inaquosa quaerens requiem et non invenit. Tunc dicit: “Revertar in domum meam unde exivi”; et veniens invenit eam vacantem, scopis mundatam et ornatam. Tunc vadit et assumit secum septem alios spiritus nequiores se, et intrantes habitant ibi; et fiunt novissima hominis illius peiora prioribus. Sic erit et generationi huic nequam. (Matt. 12:41–45)Lorsqu’un esprit impur est sorti d’un homme, il parcourt des lieux arides, cherchant du repos, et n’en trouve pas. Alors il dit : “Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti” ; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et bien rangée. Alors il s’en va, prend avec lui sept autres esprits plus mauvais que lui, et ils entrent et y demeurent ; et la dernière condition de cet homme devient pire que la première. Il en sera de même pour cette génération mauvaise. (Mt 12,41–45)
Because of Israel’s rejection of the King of kings, the blessings they had received would turn into curses.Propter repudium Regis regum ab Israele factum, beneficia quae acceperant in maledictiones verterentur.À cause du rejet par Israël du Roi des rois, les bénédictions qu’ils avaient reçues se transformeraient en malédictions.
Jerusalem had been “swept clean” by Christ’s ministry; now it would become “a dwelling place of demons and a prison of every unclean spirit, and a prison of every unclean and hateful bird” (18:2).Hierosolyma ministerio Christi “scopis mundata” erat; nunc autem futura erat “habitatio daemonum et custodia omnis spiritus immundi et custodia omnis avis immundae et odibilis” (18:2).Jérusalem avait été « balayée » par le ministère du Christ ; elle allait désormais devenir « une demeure de démons, une prison de tout esprit impur et une prison de tout oiseau impur et odieux » (18,2).
The entire generation became increasingly demon-possessed; their progressive national insanity is apparent as one reads through the New Testament, and its horrifying final stages are depicted in the pages of Josephus’ The Jewish War.Tota illa generatio magis magisque daemonibus occupabatur; eorum furor nationalis paulatim crescens perspicuus est legenti Novum Testamentum, cuius autem extrema ac horrenda stadia in Iosephi Bello Iudaico describuntur.Toute cette génération devint de plus en plus possédée par les démons ; sa folie nationale progressive apparaît clairement à la lecture du Nouveau Testament, et ses phases finales, terrifiantes, sont décrites dans les pages de la Guerre des Juifs de Josèphe.
the loss of all ability to reason, the frenzied mobs attacking one another, the deluded multitudes following after the most transparently false prophets, the crazed and desperate chase after food, the mass murders, executions, and suicides, the fathers slaughtering their own families and the mothers eating their own children.omnis rationis amissio, turbae furentes inter se invicem saevientes, multitudines deceptae prophetas apertissime falsos sequentes, insana ac desperata cibi persecutio, caedes, supplicia, suicidia, patres familias suas trucidantes, matres liberos suos devorantes.la perte de toute capacité de raisonner, les foules frénétiques s’attaquant les unes aux autres, les multitudes abusées suivant les prophètes les plus manifestement mensongers, la poursuite folle et désespérée de nourriture, les meurtres de masse, les exécutions et les suicides, les pères massacrant leurs propres familles et les mères mangeant leurs enfants.
Satan and the host of hell simply swarmed throughout the land of Israel and consumed the apostates.Satanas cum exercitu inferorum per universam Terram Israel diffusus est apostatasque consumpsit.Satan et les armées de l’enfer pullulèrent à travers toute la Terre d’Israël et consumèrent les apostats.
The vegetation of the earth is specifically exempted from the destruction caused by the “locusts.” This is a curse on disobedient men.Vegetatio terrae ab interitu a “locustis” illato expresse eximitur. Haec est maledictio in homines inoboedientes.La végétation de la terre est expressément épargnée par la destruction causée par les « sauterelles ». Il s’agit d’une malédiction dirigée contre des hommes désobéissants.
Only the Christians are immune to the scorpion-like sting of the demons (cf. Mk. 6:7; Lk. 10:17-19; Acts 26:18); the unbaptized Israelites, who do not have the seal of God on their foreheads (see on 7:3-8), are attacked and tormented by the demonic powers.Solummodo Christiani a morsu daemonum instar scorpionis immunes sunt (cf. Marc. 6:7 ; Luc. 10:17–19 ; Act. 26:18) ; Israelitae autem non baptizati, qui signaculum Dei in frontibus suis non habent (vide ad 7:3–8), a potestatibus daemonum impugnantur ac cruciantur.Seuls les chrétiens sont immunisés contre la piqûre des démons semblable à celle du scorpion (cf. Mc 6,7 ; Lc 10,17–19 ; Ac 26,18) ; les Israélites non baptisés, qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts (voir 7,3–8), sont attaqués et tourmentés par les puissances démoniaques.
And the immediate purpose God has in unleashing this curse is not death, but merely torment, misery and suffering, as the nation of Israel was put through a series of demoniac convulsions.Finis autem immediatus huius maledictionis a Deo immissae non est mors, sed tantum cruciatus, aerumna et dolor, dum gens Israel per seriem convulsionum daemonicarum agitatur.Et le but immédiat que Dieu poursuit en déchaînant cette malédiction n’est pas la mort, mais seulement le tourment, la misère et la souffrance, tandis que la nation d’Israël est secouée par une série de convulsions démoniaques.
St. John repeats what he has told us in 6:16, that in those days men will seek death and will not find it; and they will long to die and death shall flee from them.Sanctus Ioannes repetit quod iam in 6:16 dixerat, illos diebus illis mortem quaesituros neque inventuros, mori cupituros et mortem ab eis fugituram.Saint Jean répète ce qu’il a déjà affirmé en 6,16, à savoir que en ces jours-là les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir et la mort fuira loin d’eux.
Jesus had specifically prophesied this longing for death among the final generation, the generation of Jews which crucified Him (Lk. 23:27-30).Iesus hunc ipsum mortis appetitum in generatione ultima, in illa scilicet Iudaeorum quae eum crucifixit, expresse praedixerat (Luc. 23:27–30).Jésus avait expressément prophétisé ce désir de mourir au sein de la génération finale, celle des Juifs qui l’avaient crucifié (Lc 23,27–30).
As the Wisdom of God had said long before: “He who sins against Me wrongs his own soul; all those who hate Me love death” (Prov. 8:36).Ut iam pridem Sapientia Dei dixerat : “Qui peccat in me, animam suam laedit; omnes qui me oderunt, mortem diligunt” (Prov. 8:36).Comme l’avait déclaré depuis longtemps la Sagesse de Dieu : « Celui qui pèche contre moi nuit à son âme ; tous ceux qui me haïssent aiment la mort » (Pr 8,36).
7.-12. The description of the demon-locusts bears many similarities to the invading heathen armies mentioned in the prophets (Jer. 51:27; Joel 1:6; 2:4-10; cf. Lev. 17:7 and 2 Chron. 11:15, where the Hebrew word for demon is hairy one).7.–12. Descriptio locustarum daemonicarum multas similitudines habet cum exercitibus gentilium irruentium apud prophetas memoratis (Ier. 51:27 ; Ioel 1:6 ; 2:4–10 ; cf. Lev. 17:7 et 2 Chron. 11:15, ubi vocabulum Hebraicum pro daemone est hirsutus).7.–12. La description des sauterelles démoniaques présente de nombreuses similitudes avec les armées païennes envahissantes mentionnées chez les prophètes (Jr 51,27 ; Joël 1,6 ; 2,4–10 ; cf. Lv 17,7 et 2 Ch 11,15, où le terme hébreu pour démon est être velu).
This passage may also refer, in part, to the Satanic gangs of murderous Zealots that preyed on the citizens of Jerusalem.Hic locus etiam ex parte ad greges Zelotarum satanicos ac homicidas referri potest, qui cives Hierosolymorum infestabant.Ce passage peut aussi se rapporter en partie aux bandes sataniques et meurtrières de Zélotes qui s’attaquaient aux habitants de Jérusalem.
As Josephus tells us, the people had more to fear from the Zealots than from the Romans: “With their insatiable hunger for loot, they ransacked the houses of the wealthy, murdered men and violated women for sport; they drank their spoils with blood, and from mere satiety they shamelessly gave themselves up to effeminate practices, plaiting their hair and putting on women’s clothes, drenching themselves with perfumes and painting their eyelids to make themselves attractive.”Ut enim Iosephus narrat, populus a Zelotis plus timendum habebat quam a Romanis : “Insatiabili praedarum fame domos divitum diripiebant, viros trucidabant, mulieres ad ludibrium violabant ; praedas sanguine permixtas hauriebant, atque ex mera satietate se impudenter ad effeminatas consuetudines dedebant, crines plectentes, vestes muliebres induentes, odoribus se perfundentes ac palpebras pingentes ut speciosi viderentur.”Comme le rapporte Josèphe, le peuple avait plus à craindre des Zélotes que des Romains : “Dans leur faim insatiable de pillage, ils saccageaient les maisons des riches, assassinaient les hommes et violaient les femmes pour leur plaisir ; ils buvaient leurs rapines mêlées de sang et, par simple satiété, s’abandonnaient sans honte à des pratiques efféminées, tressant leurs cheveux, revêtant des vêtements de femmes, se couvrant de parfums et se fardant les paupières pour se rendre séduisants.”
“They copied not merely the dress, but also the passions of women, devising in their excess of licentiousness unlawful pleasures in which they wallowed as in a brothel.”“Non solum vestitum, sed etiam feminarum cupiditates imitabantur, in nimia libidine voluptates illicitas excogitantes, quibus velut in lupanari volutabantur.”“Ils imitaient non seulement l’habillement, mais aussi les passions des femmes, inventant, dans l’excès de leur débauche, des plaisirs illicites dans lesquels ils se vautraient comme dans un bordel.”
“Thus they entirely polluted the city with their foul practices.”“Ita urbem totam foedis suis moribus polluerunt.Ainsi, ils souillèrent entièrement la ville par leurs pratiques abjectes.”
“Yet though they wore women’s faces, their hands were murderous.”“Quamvis autem facies muliebres prae se ferrent, manus tamen homicidae erant.”“Et pourtant, bien qu’ils eussent des visages de femmes, leurs mains étaient meurtrières.”
“They would approach with mincing steps, then suddenly become fighting men, and, whipping out their swords from under their dyed cloaks, they would run through every passerby.” (3)“Mollibus passibus accedebant, deinde repente in viros pugnaces mutabantur, strictisque gladiis e sub tunicis tinctis extractis, quemlibet obvium confodiebant.” (3)“Ils s’approchaient d’un pas affecté, puis se changeaient soudain en combattants, et, tirant leurs épées de dessous leurs manteaux teints, transperçaient tout passant.” (3)
(3) Flavius Josephus, The Jewish War, IV.IX.10.(3) Flavius Iosephus, Bellum Iudaicum, IV.IX.10.(3) Flavius Josèphe, La Guerre des Juifs, IV, IX, 10.
One particularly interesting point about the description of the demon army is St. John’s statement that the sound of their wings was like the sound of chariots, of many horses rushing to battle.Praecipue memorabile est in descriptione exercitus daemonici quod sanctus Ioannes affirmat sonitum alarum eorum similem esse sonitui curruum multorum equorum in proelium ruentium.Un point particulièrement remarquable dans la description de l’armée démoniaque est l’affirmation de saint Jean selon laquelle le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars, de nombreux chevaux se précipitant au combat.
That is the same sound made by the wings of the angels in the Glory-Cloud (Ezek. 1:24; 3:13; 2 Kings 7:5-7); the difference here is that the noise is made by fallen angels.Idem est sonitus quem alae angelorum in Nube Gloriae edunt (Ezech. 1:24 ; 3:13 ; 2 Reg. 7:5–7) ; hoc tamen interest, quod hic strepitus a angelis lapsis proficiscitur.C’est le même bruit que produisent les ailes des anges dans la Nuée de Gloire (Ez 1,24 ; 3,13 ; 2 R 7,5–7) ; la différence tient ici au fait que ce bruit est produit par des anges déchus.
St. John goes on to identify the king of the demons, the angel of the Abyss, giving his name in both Hebrew (Abaddon) and Greek (Apollyon)—one of many indications of the essentially Hebraic character of the Revelation. (4)Sanctus Ioannes deinde regem daemonum, angelum Abyssi, nominat, eius nomen tum Hebraice (Abaddon) tum Graece (Apollyon) tradens — quod unum est ex multis indiciis indolis Apocalypseos penitus Hebraicae. (4)Saint Jean identifie ensuite le roi des démons, l’ange de l’Abîme, en donnant son nom à la fois en hébreu (Abaddon) et en grec (Apollyon) — l’un des nombreux indices du caractère fondamentalement hébraïque de l’Apocalypse. (4)
(4) For a lengthy discussion of St. John’s grammar, with particular attention to the Hebraic style, see R. H. Charles, A Critical and Exegetical Commentary on the Revelation of St. John, 2 vols. (Edinburgh: T. & T. Clark, 1920), Vol. 1, pp. CXVII-CLIX. Charles’s summary of the reason for St. John’s unique style is that “while he writes in Greek, he thinks in Hebrew” (p. CXLIII).(4) De grammatica sancti Ioannis, praesertim de stilo Hebraizante, fusius disserit R. H. Charles, A Critical and Exegetical Commentary on the Revelation of St. John, 2 vol. (Edinburgh : T. & T. Clark, 1920), vol. I, pp. CXVII–CLIX. Huiusmodi stili rationem Charles ita summatim exprimit : “dum Graece scribit, Hebraice cogitat” (p. CXLIII).(4) Pour une discussion détaillée de la grammaire de saint Jean, avec une attention particulière au style hébraïsant, voir R. H. Charles, A Critical and Exegetical Commentary on the Revelation of St. John, 2 vol. (Édimbourg : T. & T. Clark, 1920), vol. I, p. CXVII–CLIX. Charles résume ainsi la raison de ce style unique : « tout en écrivant en grec, il pense en hébreu » (p. CXLIII).
The words mean Destruction and Destroyer; Abaddon is used in the Old Testament for the realm of the dead, the “place of destruction” (Job 26:6; 28:22; 31:12; Ps. 88:11; Prov. 15:11; 27:20).Haec vocabula significant Perditionem et Perditorem ; Abaddon in Vetere Testamento de regno mortuorum, “loco perditionis”, usurpatur (Iob 26:6 ; 28:22 ; 31:12 ; Ps. 88:11 ; Prov. 15:11 ; 27:20).Ces termes signifient Destruction et Destructeur ; Abaddon est employé dans l’Ancien Testament pour désigner le séjour des morts, le « lieu de la destruction » (Job 26,6 ; 28,22 ; 31,12 ; Ps 88,11 ; Pr 15,11 ; 27,20).
St. John thus presents Satan as the very personification of death itself (cf. 1 Cor. 10:10; Heb. 2:14).Ita sanctus Ioannes Satanam ipsam mortis personificationem exhibet (cf. 1 Cor. 10:10 ; Hebr. 2:14).Ainsi, saint Jean présente Satan comme la personnification même de la mort (cf. 1 Co 10,10 ; He 2,14).
Clearly, for Satan’s entire host of destroyers to be let loose upon the Jewish nation was a hell on earth indeed.Profecto, universa Satanae perditorum cohors in gentem Iudaicam soluta verum infernum in terris constituit.De toute évidence, voir toute la cohorte destructrice de Satan déchaînée contre la nation juive constituait réellement un enfer sur terre.
And yet St. John tells us that this outbreak of demons in the land is only the first Woe.At tamen sanctus Ioannes docet hanc daemonum eruptionem in terra esse tantum primum Vae.Et pourtant, saint Jean nous dit que cette irruption de démons dans le pays n’est que le premier Malheur.
Even this is not the worst, for two Woes (i.e., the sixth and seventh trumpets) are still coming after these things.Ne hoc quidem pessimum est, nam duo Vae (id est sexta et septima tuba) adhuc post haec ventura sunt.Même cela n’est pas le pire, car deux Malheurs (c’est-à-dire la sixième et la septième trompette) doivent encore survenir après ces choses.

1987. Jean Marchal

Jean Marchal (1931-2021), docteur en médecine depuis 1964, auteur de quelques ouvrages, considère que “l'Apocalypse est un texte inspiré témoignant de l'absolue transcendance du Principe créateur de l'univers” et que “son auteur véritable est l'Intelligence cosmique”. L'Apocalypse donc “s'exprime dans un langage symbolique, supra-rationnel, supra-logique, qui demande pour être entendu la connaissance, au moins élémentaire de ce mode particulier de langage et la mise en veilleuse de notre mode habituel de compréhension et de logique.” À cette lumière il pense pouvoir déterminer que l'épisode des sauterelles présente une mise en garde contre les dangers que présente l'usage de l'énergie nucléaire.Ioannes Marchal (1931–2021), ex anno 1964 in arte medica doctor, auctor nonnullorum librorum, opinatus est Apocalypsin esse scripturam divinitus inspiratam, quae de absoluta transcendentia Principii universi creatoris testetur, eiusque verum auctorem esse Intelligentiam cosmicam. Apocalypsis igitur symbolico, supra-rationali atque supra-logico sermone se profert, qui, ut recte percipiatur, cognitionem saltem rudimentariam huius modi loquendi peculiaris et consuetum nostrum intellectus modum velut in soporem dandum postulat. Hoc in lumine, credidit illud de locustis capitulum esse monitionem de periculis quae ex usu vis nuclearis oriuntur.Jean Marchal (1931–2021), medical doctor since 1964 and author of several works, held that the Apocalypse is an inspired text bearing witness to the absolute transcendence of the creative Principle of the universe, and that its true author is the cosmic Intelligence. Thus, the Apocalypse expresses itself in a symbolic, supra-rational, supra-logical language, which, in order to be understood, requires at least an elementary knowledge of this particular mode of expression and the suspension of our usual mode of comprehension and logic. In this light, he believed that the episode of the locusts constituted a warning against the dangers posed by the use of nuclear energy.
  • Jean Marchal, L'Apocalypse de Jean. Un message pour notre temps (15,5 cm sur 23,4, 304 p.), Albin Michel (“Question de”), 1987, p. 130.
français (1987)latin (2025)anglais (2025)
Quant à la signification des cinq mois, elle relève du symbolisme universel du nombre cinq.Quod ad significationem quinque mensium attinet, illa pendet a symbolismo universali numeri quinque.As for the meaning of the five months, it pertains to the universal symbolism of the number five.
En effet, à côté de son aspect positif et béné­fique, par lequel il symbolise l’homme primordial et sa structure subtile (aspect qui se concrétise dans le pentagramme qui anime tant d’architectures sacrées), le nombre cinq a aussi un aspect destructeur.Nam praeter partem eius bonam et beneficam, qua repraesentat hominem primigenium eiusque structuram subtilissimam (quae figura pentagrammi sacras architecturas animat), numerus quinque etiam rationem habet destructivam.Indeed, besides its positive and beneficial aspect—by which it symbolizes the primordial human and his subtle structure (an aspect realized in the pentagram that animates so much sacred architecture)—the number five also has a destructive side.
On le retrouve notamment en Inde, où le pentagramme étoilé est un symbole de Shiva: Seigneur de l’Univers, celui-ci domine les cinq régions et il est parfois vénéré sous la forme de cinq linga.In India, exempli gratia, pentagramma stellatum symbolum est Shivae, Domini Universi, qui quinque regiones regit atque interdum sub quinque linga adoratur.In India, for example, the starry pentagram is a symbol of Shiva, Lord of the Universe, who rules over the five regions and is sometimes worshipped in the form of five linga.
Or nous connaissons le rôle de Shiva dans la destruction du monde.Notum autem est munus Shivae in mundi interitu.Now we know Shiva’s role in the destruction of the world.
De même Jacques Soustelle [1] nous apprend que, chez les anciens mexicains, cinq symbolise le feu sous son double aspect: solaire, lié à la vie, mais aussi terrestre, chtonien, lié à la course nocturne du soleil noir dans les enfers.Itemque, ut docet Iacobus Soustelle [1], apud priscos Mexicanos numerus quinque ignem significat duplici ratione: solaris, ad vitam pertinens, et terrestris sive cthonicus, ad nocturnum Solis nigri iter per inferos relatus.Likewise, Jacques Soustelle [1] teaches that among the ancient Mexicans, five symbolized fire in its twofold form: solar, associated with life, and chthonic, earthly, linked to the nocturnal journey of the black sun in the underworld.
Pour la classe sacerdotale et guerrière, cinq symbolise l’autosacrifice.Classi sacerdotali et militari, quinque est numerus sui ipsius sacrificii.For the priestly and warrior classes, five represents self-sacrifice.
C’est aussi le nombre qui représente le centre, et la fin du monde où des esprits maléfiques fondront des quatre coins de l’uni­vers vers le centre pour anéantir les hommes.Item est numerus medii, sed etiam finis mundi, cum spiritus maligni ex quattuor mundi partibus in medium ruunt ad homines perdendos.It is also the number of the center, and of the end of the world, when evil spirits will rush from the four corners of the universe toward the center to annihilate mankind.
Ainsi cinq symbolise-t-il, pour les anciens Mexicains, le passage d’une vie à l’autre par la mort.Sic igitur, pro antiquis Mexicanis, quinque transitum per mortem ab una vita ad aliam significat.Thus, for the ancient Mexicans, five symbolized the passage from one life to another through death.
De même chez les Dogons et les Bambaras du Mali, cinq évoque les plus graves échecs, dont les fausses-couches, et la mort [2].Item apud Dogones et Bambaras Malienses, quinque gravissima indicat infortunia, abortus nempe et mortem [2].Likewise, among the Dogon and the Bambara of Mali, five evokes the gravest misfortunes, including miscarriages and death [2].
À la lumière de ces significations du nombre cinq, nous pouvons donc voir dans les “cinq mois” au cours desquels les sauterelles torturent les hommes, une des périodes les plus noires de l’histoire humaine, celle où s’élabore directement l’instrument de la destruction finale.His significationibus numeri quinque perspectis, “quinque menses” quibus locustae homines cruciant, videri possunt una ex teterrimis historiae humanae periodis, qua ipsum instrumentum ultimae exitii fabricatur.In light of these meanings of the number five, we may thus see in the “five months” during which the locusts torment mankind one of the darkest periods in human history, the very time during which the instrument of final destruction is being prepared.
En outre, le nom du roi des sauterelles est “Abaddôn” qui signifie en hébreu “destruction” ou “mort”, et “Apollyôn”, mot grec qui signifie “exterminateur”.Praeterea rex locustarum vocatur “Abaddôn”, quod hebraice “interitus” vel “mors” significat, et “Apollyôn”, graece “exterminator.”Moreover, the name of the king of the locusts is “Abaddon,” which in Hebrew means “destruction” or “death,” and “Apollyon,” a Greek word meaning “destroyer.”
Ainsi est fortement affirmée, dans cette interprétation qui semble cohérente avec celle des quatre premiers fléaux des trompettes, le caractère démoniaque et destructeur des applications industrielles “pacifiques” aussi bien que guerrières de la connaissance des abîmes de la matière.Sic clare asseritur, in hac interpretatione quae cum quattuor prioribus tubae plagis consentire videtur, indoles daemonica ac perniciosa tam bellicarum quam “pacificarum” applicationum scientiae ad abyssos materiae spectantium.Thus, in this interpretation—which seems consistent with that of the first four trumpet plagues—the demonic and destructive character of both “peaceful” and military industrial applications of knowledge of the material abyss is strongly affirmed.
Nous sommes, à l’heure où j’écris ces lignes, en 1985, à un moment de l’histoire où les seules monstruosités visibles du nucléaire sont celles de la bombe.Scribo haec anno 1985, tempore quo solae monstruositates nucleares visibiles sunt arma.As I write these lines, in 1985, we are at a moment in history when the only visible monstrosities of nuclear power are those of the bomb.
Cependant, avec l’accident de la centrale de Three-Mile-Island le 28 mars 1979, l’humanité a frôlé de très près une catastrophe majeure où ces prophéties auraient pu être à coup sûr réalisées, pour la première fois en temps de paix, de façon dramatique.Attamen, cum casu reactoris nuclearii Three-Mile-Island die 28 Martii 1979, humanitas vix calamitatem maiorem evitavit, qua haec vaticinia, etiam pace durante, tragice impleri potuissent.Yet, with the Three Mile Island reactor accident on March 28, 1979, humanity narrowly avoided a major catastrophe in which these prophecies could certainly have been dramatically fulfilled, for the first time in peacetime.
Notes de l'auteur. — [1] Jacques Soustelle, « Observations sur le symbolisme du nombre cinq chez les anciens Mexicains », in Actes du XXVIIIe congrès international des américanistes, Paris, p. 147, cité par Jean Chevalier, Dictionnaire des symboles, éd. Robert Laffont, p. 208. — [2] Jean Chevalier, Dictionnaire des symboles, éd. Robert Laffont, p. 211.

1988. Pierre Prigent

  • Pierre Prigent (1928-2024),
  • Pierre Prigent, Apocalypse 12. Histoire de l'exégèse (VI+154 p.), Tübingen, J. C. B. Mohr (“Beiträge zur Geschichte der biblischen Exegese” 2), 1959
  • Pierre Prigent, “Et le ciel s'ouvrit”. Apocalypse de saint Jean (), 286 p.), Paris, Cerf (“Lire la Bible” 51), 1980.
  • Pierre Prigent, Apocalypse et liturgie (84 p.), Neuchâtel, Delachaux et Niestlé (“Cahiers théologiques” 52), 1964.
  • Pierre Prigent, Flash sur l'apocalypse (114 p.), Neuchâtel, Delachaux et Niestlé (coll. “Flèches”), 1974
  • Pierre Prigent, L'Apocalypse de saint Jean (383 p.) Lausanne, Delachaux et Niestlé (“Commentaire du Nouveau Testament. Deuxième série” 14), 1981.
  • Pierre Prigent, L'Apocalypse de saint Jean. 2e éd. corr. (384 p.), Genève, Labor et fides (“Commentaire du Nouveau Testament. Deuxième série” 14), 1988
  • Pierre Prigent, L'Apocalypse (290 p.), Paris, Cerf (“Lire la Bible” 117), 1998.
  • Pierre Prigent, Les secrets de l'Apocalypse. Mystique, ésotérisme et apocalypse (103 p.), Paris, Cerf (“Lire la Bible” 124), 2002.
  • André Gouzes (1943-2024, compositeur), Pierre Prigent (voix parlée), Jean-Michel Hasler (né en 1945, chef de chœur) et le chœur mixte Capella Sylvanensis, Cantate de l'Apocalypse (enregistrement sonore opéré en 1997 à l'abbaye de Sylvanès: 1 disque compact et 1 brochure), Camares (Aveyron), Abbaye de Sylvanès, 2002) — Réédition: Varades (Loire-Atlantique), ADF-Studio SM, 2014.
  • Gérard Hilpipre (né en 1959, compositeur) et Pierre Prigent (librettiste), De nouveaux cieux, une terre nouvelle. Oratorio pour soprano et baryton soli, deux récitants, chœur d'enfants, chœur mixte, orchestre et orgue. Livret de Pierre Prigent d'après Apocalypse XXI (partition de musique imprimée, 73 p.), Sampzon (Ardèche), Delatour France, 2007.
  • Pierre Prigent, L'Apocalypse de saint Jean. Édition revue et augmentée (507 p.), Genève, Labor et fides (“Commentaire du Nouveau Testament. Deuxième série” 14), 2014.

1988. Eugene H. Peterson

  • Eugene Hoiland Peterson (1932-2018), pasteur presbytérien, érudit, théologien, auteur et poète étatsunien, auteur notamment d'une traduction de la Bible en anglais idiomatique contemporain.
  • Eugene H. Peterson, Reversed thunder. The Revelation of John and the praying imagination (XIV+207 p.), San Francisco (Californie), Harper & Row, 1988, p. 99.
anglais (1988)latin (2026)français (2026)
Then come the locusts (Rev. 9:1-11).Deinde veniunt locustae (Apoc. 9,1-11).Puis viennent les sauterelles (Ap 9,1-11).
Enmity with God is a ferocious assault on humankind.Inimicitia adversus Deum vehemens est impetus in genus humanum.L’inimitié contre Dieu est un assaut féroce contre l’humanité.
Joel's locust prophecy is recast to show the terrible consequences of a life that refuses the way of repentance.Prophetia Ioelis de locustis iterum proponitur ut ostendat terribiles consequentias vitae quae viam paenitentiae recusat.La prophétie de Joël sur les sauterelles est reprise pour montrer les terribles conséquences d’une vie qui refuse la voie de la repentance.
Only in repentance are we saved from the terrors of sin.Sola paenitentia nos a terroribus peccati salvos facit.C’est seulement dans la repentance que nous sommes sauvés des terreurs du péché.
With the introduction of Apollyon (Rev. 9:11), the picture becomes surrealistic, nightmare figures in a grotesque scene: the angel of the bottomless pit is captain of the locust army.Cum Apollyon introducitur (Apoc. 9,11), imago quasi surrealistica fit: figurae velut ex incubo in scena grotesca apparent; angelus abyssi exercitui locustarum dux est.Avec l’introduction d’Apollyon (Ap 9,11), l’image devient presque surréaliste : des figures de cauchemar apparaissent dans une scène grotesque; l’ange de l’abîme est le chef de l’armée des sauterelles.
Still, destruction, terrible as it is, is not ultimate — it is named and therefore under the command of him who “fixed their bounds which cannot be passed” (Ps. 148:6).Tamen destructio, quamvis terribilis, ultima non est — nominatur enim et ideo sub imperio eius est qui “posuit eis terminum quem non praeteribunt” (Ps. 148,6).Cependant la destruction, si terrible soit-elle, n’est pas ultime : elle est nommée et donc soumise à l’autorité de celui qui « leur a fixé une limite qu’ils ne franchiront pas » (Ps 148,6).

1988. Robert M. Pevy

  • Robert Michael Pevy (1937-2010), né le 22 novembre 1937 à Sandwich, dans le Kent, région du sud de l’Angleterre, a effectué son ministère en Irlande pendant neuf ans, puis il est parti dans le service missionnaire aux Philippines durant neuf autres années avec sa femme Patricia avant d’entrer en 1981 au siège mondial de cette organisation à Brooklyn (New York), où il est mort le 10 février 2010.
    • Il est l'auteur réel ou au moins essentiel de l'ouvrage qui suit, au témoignage très fiable de Barbara Anderson en ligne en 2025, ancienne rédactrice pour The Watchtower, aussi connue comme lanceuse d'alerte au sujet de pratiques juridiques internes favorisant l'impunité de très nombreux cas de pédophilie au sein de l'organisation.
anglais (2015)latin (2025)français (2025)
Karl Klein stopped writing for the Writing Department many years before 1989 when I arrived in the department.Karlus Klein multos annos ante annum 1989, quo ego in Officium Scribendi perveni, scribere desierat.Karl Klein avait cessé d’écrire pour le département de rédaction bien des années avant 1989, année où je suis arrivée dans ce service.
By that time Fred Franz, blind and ill, was in the Bethel infirmary.Eo tempore Fridericus Franz, caecus et aeger, in valetudinario Bethel commorabatur.À cette époque, Fred Franz, aveugle et malade, se trouvait à l’infirmerie de Béthel.
Lloyd Barry was the only other Governing Body member who occasionally wrote.Lloydus Barry solus alter ex Collegio Centrali erat qui interdum scribebat.Lloyd Barry était le seul autre membre du Collège central qui écrivait à l’occasion.
His last endeavor was to edit and rewrite a great deal of the work that senior writer, Robert Pevy, penned in the 1988 publication Revelation—Its Grand Climax At Hand!Ultimus eius conatus fuit magnam partem operis, quod scriptor senior Robertus Pevy confecerat, in editione anni 1988 Revelation—Its Grand Climax At Hand! recognoscere ac rescribere.Son dernier travail a consisté à éditer et réécrire une grande partie du texte rédigé par le rédacteur principal, Robert Pevy, dans la publication de 1988 Revelation—Its Grand Climax At Hand!
  • Robert M. Pevy (au nom des Témoins de Jéhovah), Revelation: its grand climax at hand!, Brooklyn (New York), Watchtower Bible and Tract Society of New York, 1988.
  • Robert M. Pevy (au nom des Témoins de Jéhovah), Révélation: le grand dénouement est proche! (24 cm, 319 p.), Brooklyn (New York), Watchtower Bible and Tract Society of New York, 1988, pp. 145 et 146.

anglais (1988)latin (2025)français (1988)
The Bible book of Joel, written during the ninth century B.C.E., describes a plague of insects, including locusts, that is similar to the one that John sees. (Joel 2:1-11, 25)Liber biblicus Iohel, saeculo nono ante aeram communem conscriptus, describit pestem insectorum, inter quae locustae, similem illi quam Ioannes videt. (Iohel 2:1-11, 25)Le livre biblique de Yoël, qui fut rédigé au IXe siècle avant notre ère, parle d’une plaie d’insectes, sauterelles y comprises, semblable à celle que Jean observe (Yoël 2:1-11, 25).
It was to cause much discomfort for apostate Israel but would also result in individual Jews’ repenting and returning to Jehovah’s favor. (Joel 2:6, 12-14)Ea plaga magnum dolorem Israel apostatae allatura erat, sed etiam singulos Iudaeos ad paenitentiam et ad gratiam Iehovae redeundos movebat. (Iohel 2:6, 12-14)Cette plaie allait causer bien des souffrances à l’Israël apostat, mais elle amènerait aussi des individus, des Juifs, à se repentir et à retrouver la faveur divine (Yoël 2:6, 12-14).
When that time arrived, Jehovah would pour out his spirit upon “every sort of flesh,” while fearful signs and alarming portents would precede “the coming of the great and fear-inspiring day of Jehovah.”—Joel 2:11, 28-32Cum illud tempus advenisset, Iehova effunderet spiritum suum super “omnem carnem,” dum signa terribilia et portenta metuenda praecederent “adventum magni et formidabilis diei Iehovae.” — Iohel 2:11, 28-32.Alors Jéhovah répandrait son esprit sur “toute sorte de chair”, tandis que des signes effrayants et des présages alarmants précéderaient la venue du “grand et redoutable jour de Jéhovah”. — Yoël 2:11, 28-32.
A First-Century PlaguePestis saeculi primiLa plaie au Ier siècle
There was a fulfillment of Joel chapter 2 in the first century.Prophetia capituli secundi libri Iohel saeculo primo impleta est.La prophétie consignée en Yoël chapitre 2 a connu un accomplissement au Ier siècle.
It was then, at Pentecost 33 C.E., that holy spirit was poured out, anointing the first Christians and empowering them to speak “the magnificent things of God” in many tongues.Tunc, die Pentecostes anno 33 p.C.n., effusus est spiritus sanctus, ungens primos Christianos et eos faciens loqui “magnalia Dei” in variis linguis.Le jour de la Pentecôte de l’an 33, Jéhovah a en effet répandu son esprit saint sur les premiers chrétiens. Ils ont été oints et ont reçu le pouvoir de parler “des choses magnifiques de Dieu” en de nombreuses langues.
As a result, a large crowd assembled.Quo factum est ut ingens multitudo conveniret.Une foule de personnes très étonnées se sont donc rassemblées.
The apostle Peter addressed those astonished onlookers, quoting Joel 2:28, 29 and explaining that they were witnessing its fulfillment. (Acts 2:1-21)Apostolus Petrus ad illos mirantes locutus est, citans Iohel 2:28, 29 et explanans eos huius prophetiae complementum spectare (Actus 2:1-21).Prenant la parole, l’apôtre Pierre a cité Yoël 2:28, 29 et leur a expliqué qu’elles étaient témoins de son accomplissement (Actes 2:1-21)
But there is no record of a literal insect plague at that time, causing discomfort to some and leading others to repentance.At illis temporibus nulla fit mentio verae plagae insectorum, quae quibusdam dolorem intulisset et alios ad paenitentiam adduxisset.Mais rien n’indique qu’il se soit produit à l’époque une plaie d’insectes réelle qui aurait causé des souffrances à certains et amené d’autres à se repentir.
Was there a figurative plague during those days? Yes, indeed!Num vero his diebus plaga figurata exstiterit? Immo vero!Y a-t-il eu une plaie au sens figuré durant ces jours-là? Oui, sans conteste!
It came as a result of the relentless preaching of the newly anointed Christians.Ea orta est ex assidua praedicatione Christianorum nuper unctorum.Une plaie consécutive à la prédication incessante des chrétiens nouvellement oints.
Through them, Jehovah invited those Jews who would listen to repent and enjoy blessings from him. (Acts 2:38-40; 3:19)Per illos Iehova invitavit Iudaeos auscultantes ut paeniterent et benedictionibus ab eo fruerentur. (Actus 2:38-40; 3:19)Par leur entremise, Jéhovah a invité les Juifs qui écoutaient à se repentir et à profiter de ses bénédictions (Actes 2:38-40; 3:19).
The individuals who responded received his favor to a remarkable degree.Qui invitationi responderunt gratiam eius mirabili modo acceperunt.Ceux qui ont accepté cette invitation ont été grandement bénis.
But to the ones who refused the invitation, the first-century Christians became like a devastating swarm of locusts.At vero iis qui invitationem repudiaverunt, Christiani saeculi primi facti sunt instar agminis locustarum vastantis.Mais pour ceux qui l’ont refusée, les chrétiens du Ier siècle sont devenus comme un nuage dévastateur de sauterelles.
Starting in Jerusalem, they spread through all Judaea and Samaria.A Ierusalem profecti sunt et per omnem Iudaeam ac Samariam se diffuderunt.De Jérusalem, ils se sont dispersés dans toute la Judée et la Samarie.
Soon they were everywhere, tormenting the unbelieving Jews by publicly proclaiming Jesus’ resurrection, with all that this implied. (Acts 1:8; 4:18-20; 5:17-21, 28, 29, 40-42; 17:5, 6; 21:27-30)Mox ubique aderant, Iudaeos incredulos cruciantes dum palam annuntiabant resurrectionem Iesu cum omnibus quae ea secum importabat. (Actus 1:8; 4:18-20; 5:17-21, 28, 29, 40-42; 17:5, 6; 21:27-30)Peu après, ils étaient partout, tourmentant les Juifs incrédules en proclamant publiquement la résurrection de Jésus et tout ce qu’elle impliquait (Actes 1:8; 4:18-20; 5:17-21, 28, 29, 40-42; 17:5, 6; 21:27-30).
That plaguing continued until the “fear-inspiring day,” in 70 C.E., when Jehovah brought the Roman armies against Jerusalem to destroy it.Ea plaga continuavit usque ad “diem formidabilem,” anno 70 p.C.n., cum Iehova exercitus Romanos adversus Ierusalem ad eam delendam misit.Cette plaie a duré jusqu’au “jour redoutable”, en l’an 70, jour où Jéhovah fit venir les armées romaines contre Jérusalem pour la détruire.
Only those Christians who in faith called on the name of Jehovah were saved.—Joel 2:32; Acts 2:20, 21; Proverbs 18:10.Solum Christiani illi, qui fide nomen Iehovae invocaverunt, servati sunt. — Iohel 2:32; Actus 2:20, 21; Proverbia 18:10.Seuls les chrétiens qui invoquaient avec foi le nom de Jéhovah ont été sauvés. — Yoël 2:32; Actes 2:20, 21; Proverbes 18:10.
The Locust Plague TodayPestis locustarum hodieLa plaie des sauterelles aujourd’hui
Reasonably, we could expect Joel’s prophecy to have a final fulfillment in the time of the end.Ratione duce, expectari potest prophetia Iohel ultimam impletionem habitura esse in tempore finis.On pouvait raisonnablement s’attendre à ce que la prophétie de Yoël connaisse un ultime accomplissement au temps de la fin.
How true this has proved to be!Quam verum hoc esse demonstratum est!Il en a bien été ainsi.
At the Bible Students’ convention at Cedar Point, Ohio, U.S.A., September 1-8, 1919, a notable outpouring of Jehovah’s spirit activated his people to organize a global campaign of preaching.In conventu Studentium Biblicorum apud Cedar Point, Ohio, U.S.A., diebus 1–8 Septembris anni 1919, insignis effusio spiritus Iehovae populum eius movit ut universam praedicationis expeditionem ordinaret.À l’assemblée que les Étudiants de la Bible ont tenue à Cedar Point (États-Unis) du 1er au 8 septembre 1919, Jéhovah a répandu son esprit de façon remarquable sur ses serviteurs pour les inciter à organiser une campagne mondiale de prédication.
Of all professed Christians, they alone, recognizing that Jesus had been enthroned as heavenly King, spared no effort in publishing abroad that good news.Ex omnibus qui se Christianos profitebantur, soli illi, agnoscentes Iesum in caelis regem inauguratum esse, nullum laborem pepercerunt ut hanc bonam nuntiationem ubique divulgarent.De tous ceux qui se disaient chrétiens, eux seuls reconnaissaient que Jésus avait été intronisé au ciel et se dépensaient sans compter pour proclamer cette bonne nouvelle.
Their relentless witnessing, in fulfillment of prophecy, became as a tormenting plague to apostate Christendom.—Matthew 24:3-8, 14; Acts 1:8.Testimonium eorum indefessum, ad prophetiae complementum, factum est quasi plaga crucians Christianae apostasiae. — Matthaeus 24:3-8, 14; Actus 1:8.Conformément à la prophétie, leur témoignage incessant est devenu une plaie causant des tourments à la chrétienté apostate. — Matthieu 24:3-8, 14; Actes 1:8.
Revelation, written some 26 years after Jerusalem’s destruction, also describes that plague.Apocalypsis, scripta circiter viginti sex annis post eversionem Ierusalem, eandem quoque plagam describit.La Révélation, qui fut rédigée environ 26 ans après la destruction de Jérusalem, parle elle aussi de cette plaie.
What does it add to Joel’s description?Quid ad descriptionem a Iohel datam addit?Qu’ajoute-t-elle à la description qu’en a fait Yoël?
Let us take up the record, as reported by John: “And the fifth angel blew his trumpet. And I saw a star that had fallen from heaven to the earth, and the key of the pit of the abyss was given him.” (Revelation 9:1)Consideremus narrationem a Ioanne traditam: “Et quintus angelus tuba cecinit. Et vidi stellam de caelo in terram lapsam, et data est ei clavis putei abyssi.” (Apocalypsis 9:1)Considérons le récit de Jean: “Et le cinquième ange a sonné de la trompette. Et j’ai vu une étoile qui était tombée du ciel sur la terre, et on lui a donné la clé du puits de l’abîme.” (Révélation 9:1).
This “star” is different from that at Revelation 8:10 that John saw in the act of falling.Haec “stella” differt ab ea quae in Apocalypsi 8:10 memoratur, quam Ioannes cadentem vidit.Cette “étoile” ne correspond pas à celle dont Jean a vu et relaté la chute en Révélation 8:10.
He sees “a star that had fallen from heaven” and that now has an assignment with respect to this earth.Vidit “stellam quae de caelo ceciderat” et quae nunc mandatum habet quod ad terram pertinet.Il voit “une étoile qui était tombée du ciel” et qui a une mission à remplir vis-à-vis de la terre.
Is this a spirit or a fleshly person?Num haec spiritus est an persona carnalis?Représente-t-elle un esprit ou un être de chair?
The holder of this “key of the pit of the abyss” is later described as hurling Satan into “the abyss.” (Revelation 20:1-3)Possessor huius “clavis putei abyssi” postea describitur ut Satanam in “abyssum” praecipitet. (Apocalypsis 20:1-3)Jean montre plus loin dans son récit que le possesseur de la “clé du puits de l’abîme” précipite Satan dans “l’abîme”. (Révélation 20:1-3.)
So he must be a mighty spirit person.Ergo is persona spiritualis potens esse debet.Il doit donc s’agir d’une personne spirituelle puissante.
At Revelation 9:11, John tells us that the locusts have “a king, the angel of the abyss.”In Apocalypsi 9:11 Ioannes narrat locustas habere “regem, angelum abyssi.”En Révélation 9:11, Jean nous apprend que les sauterelles ont “un roi, l’ange de l’abîme”.
Both verses must refer to the same individual, since the angel holding the key of the abyss would logically be the angel of the abyss.Utraque sententia ad eundem referri necesse est, cum angelus clavem abyssi tenens rationabiliter sit idem atque angelus abyssi.Ces deux versets doivent se rapporter au même personnage, car l’ange qui détient la clé de l’abîme est logiquement l’ange de l’abîme.
And the star must symbolize Jehovah’s appointed King, since anointed Christians acknowledge only the one angelic King, Jesus Christ.—Colossians 1:13; 1 Corinthians 15:25.Et stella necessario symbolum est Regis a Iehova constituti, quandoquidem Christiani uncti unum tantum Regem angelicum agnoscunt, Iesum Christum. — Colossenses 1:13; 1 Corinthios 15:25.L’étoile doit donc symboliser le Roi établi par Jéhovah, car les chrétiens oints ne reconnaissent qu’un seul Roi angélique: Jésus Christ. — Colossiens 1:13; 1 Corinthiens 15:25.
The account continues: “And he opened the pit of the abyss, and smoke ascended out of the pit as the smoke of a great furnace, and the sun was darkened, also the air, by the smoke of the pit. And out of the smoke locusts came forth upon the earth; and authority was given them, the same authority as the scorpions of the earth have.” (Revelation 9:2, 3)Narratio prosequitur: “Et aperuit puteum abyssi, et ascendit fumus ex puteo sicut fumus fornacis magnae, et obscuratus est sol et aer fumo putei. Et ex fumo prodierunt locustae super terram, et data est illis potestas, eadem potestate quam habent scorpiones terrae.” (Apocalypsis 9:2, 3)Le récit se poursuit ainsi: “Et il a ouvert le puits de l’abîme, et une fumée est montée du puits comme la fumée d’un grand four, et le soleil a été enténébré, ainsi que l’air, par la fumée du puits. Et, de cette fumée, des sauterelles sont sorties sur la terre, et on leur a donné un pouvoir, le même pouvoir qu’ont les scorpions de la terre.” (Révélation 9:2, 3).
Scripturally, “the abyss” is a place of inactivity, even of death. (Compare Romans 10:7; Revelation 17:8; 20:1, 3.)Secundum Scripturas, “abyssus” est locus inactionis, immo etiam mortis. (Cf. Romani 10:7; Apocalypsis 17:8; 20:1, 3.)Dans les Écritures, le mot “abîme” désigne un lieu d’inactivité, parfois même la mort (voir Romains 10:7; Révélation 17:8; 20:1, 3).
But when Jehovah poured his spirit upon his repentant servants in 1919, they swarmed forth to meet the challenge of the work that lay ahead.Cum autem Iehova effudit spiritum suum super servos suos paenitentes anno 1919, alacriter proruperunt ad obeundum opus quod ante eos erat.Mais quand Jéhovah a répandu son esprit sur ses serviteurs repentants, en 1919, ils se sont tous mis avec empressement à relever le défi que constituait l’œuvre qui les attendait.
As John observes, the release of the locusts is accompanied by much smoke, like “the smoke of a great furnace.”Ut Ioannes animadvertit, emissio locustarum comitaturur magna copia fumi, “sicut fumus fornacis magnae.”Comme Jean l’observe, la sortie des sauterelles s’accompagne de beaucoup de fumée, comme “la fumée d’un grand four”.
That is how it proved to be in 1919.Id anno 1919 ita factum est.C’est bien ce qui s’est passé en 1919.
The situation darkened for Christendom and for the world in general. (Compare Joel 2:30, 31.)Res se obscuravit pro Christianitate et pro mundo universim. (Cf. Iohel 2:30, 31.)Cette année-là, la situation de la chrétienté et du monde en général s’est enténébrée. (Voir Yoël 2:30, 31.)
The release of those locusts, the John class, was actually a defeat for Christendom’s clergy, who had schemed and plotted to kill the Kingdom work for good and who now rejected God’s Kingdom.Emissio illarum locustarum, id est classis Ioannis, revera fuit cleri Christianitatis clades, qui machinatus erat ut opus Regni omnino deleretur et nunc ipsum Regnum Dei respuebat.La libération de ces sauterelles, les membres de la classe de Jean, a vraiment constitué une défaite pour le clergé de la chrétienté qui avait tramé un complot visant à anéantir définitivement l’œuvre du Royaume et qui rejetait maintenant le Royaume de Dieu.
Evidence of a smokelike pall started to spread over apostate Christendom as that locust band was given divine authority and began to exercise it in proclaiming powerful judgment messages.Signa velaminis fumosi super Christianitatem apostatam diffundi coeperunt, cum illi coetui locustarum potestas divina data est et eam exercere coepit praedicando validas sententias iudicii.Une sorte de voile de fumée a commencé à recouvrir la chrétienté apostate lorsque ce groupe de “sauterelles” a reçu de Dieu un pouvoir et s’est mis à l’exercer en proclamant de puissants messages de jugement.
Christendom’s “sun”—her appearance of enlightenment—suffered an eclipse, and “the air” became thick with declarations of divine judgment as “the ruler of the authority of the air” of this world was shown to be Christendom’s god.—Ephesians 2:2; John 12:31; 1 John 5:19.“Sol” Christianitatis — species illuminationis eius — obscuratus est, et “aer” repletus est declarationibus iudicii divini, cum “princeps potestatis aeris” huius mundi manifestus esset ut deus Christianitatis. — Ephesios 2:2; Ioannes 12:31; 1 Ioannes 5:19.Le “soleil” de la chrétienté, son apparente lumière, a été éclipsé; “l’air” est devenu lourd des déclarations du jugement divin quand il a été révélé que le dieu de la chrétienté n’est nul autre que “le chef du pouvoir de l’air” de ce monde. — Éphésiens 2:2; Jean 12:31; 1 Jean 5:19.
Those Tormenting Locusts!Locustae illae cruciantes!Les sauterelles qui tourmentent les hommes
What battle instructions did those locusts receive?Quae mandata ad pugnam istae locustae acceperunt?Quelles instructions ces sauterelles reçoivent-elles en vue de la bataille?
John reports: “And they were told to harm no vegetation of the earth nor any green thing nor any tree, but only those men who do not have the seal of God on their foreheads. And it was granted the locusts, not to kill them, but that these should be tormented five months, and the torment upon them was as torment by a scorpion when it strikes a man. And in those days the men will seek death but will by no means find it, and they will desire to die but death keeps fleeing from them.”—Revelation 9:4-6.Ioannes refert: “Et dictum est eis ne laederent herbam terrae neque omne viride neque omne lignum, sed tantum homines qui non habent signaculum Dei in frontibus suis. Et datum est locustis ut non occiderent eos, sed ut cruciarentur mensibus quinque, et cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpii cum percutit hominem. Et in diebus illis homines quaerent mortem et non invenient eam, et desiderabunt mori, et mors effugiet ab eis.” — Apocalypsis 9:4-6.Jean déclare: “Et on leur a dit de ne pas faire de mal à la végétation de la terre, ni à rien de ce qui est vert, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts. Et on a accordé aux sauterelles, non pas de les tuer, mais que ceux-ci soient tourmentés pendant cinq mois, et le tourment qui est venu sur eux était comme le tourment que cause un scorpion quand il frappe un homme. Et en ces jours-là les hommes chercheront la mort, mais ils ne la trouveront nullement, et ils désireront mourir, mais la mort continue à fuir loin d’eux.” — Révélation 9:4-6.
Notice that this plague is not directed first against the people or prominent ones among them—the ‘vegetation and trees of the earth.’ (Compare Revelation 8:7.)Animadverte hanc plagam non primum directam esse contra homines ipsos aut illustres inter eos — “herbam et arbores terrae.” (Cf. Apocalypsis 8:7.)Cette plaie n’est pas principalement dirigée contre les humains en général ou ceux qui sont en vue parmi eux — la “végétation et les arbres de la terre”’. (Voir Révélation 8:7.)
The locusts are to harm only those men who do not have the seal of God on their foreheads, those in Christendom who claim to be sealed but whose record belies that claim. (Ephesians 1:13, 14)Locustae laedant tantum illos homines qui non habent signaculum Dei in frontibus suis, eos videlicet in Christianitate qui se signatos profitentur sed quorum opera hanc professionem mendacem faciunt. (Ephesios 1:13, 14)Les sauterelles doivent faire du mal seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts, à ceux qui, au sein de la chrétienté, disent être scellés, mais dont les actes démentent leur prétention (Éphésiens 1:13, 14).
Thus, the tormenting utterances of these modern-day locusts were directed first against the religious leaders of Christendom.Itaque orationes acerbissimae harum locustarum hodiernarum primum directae sunt adversus duces religiosos Christianitatis.C’est pourquoi, les déclarations cinglantes des sauterelles de notre temps ont été avant tout dirigées contre les chefs religieux de la chrétienté.
How these self-assuming men must have been tormented at hearing it publicly announced that not only were they failing to lead their flocks to heaven but they themselves would not get there!Quam isti sibi placentes viri cruciati sint, audientes palam pronuntiari non solum se greges suos in caelum non ducere, sed etiam ipsos illuc non perventuros!Comme ces hommes imbus de leur personne ont dû être tourmentés en les entendant dire publiquement, non seulement qu’ils ne menaient pas leurs ouailles au ciel, mais encore qu’ils n’y iraient pas eux-mêmes!
Truly, it has been a case of ‘the blind leading the blind’!—Matthew 15:14.Revera hic agitur de “caecis caecos ducentibus”! — Matthaeus 15:14.Ils ressemblent vraiment à “des aveugles qui guident des aveugles”! — Matthieu 15:14.
The torment lasts for five months.Cruciatus quinque menses durat.Le tourment dure cinq mois.
Is that a relatively short time?Num hoc spatium temporis brevius est?S’agit-il là d’une période relativement courte?
Not from the point of view of a literal locust. Five months describes the normal life span of one of these insects.Non, non secundum sauterellam literalem; quinque menses significant vitam ordinariam huius insecti.Non, pas pour une sauterelle, car la durée de vie de cet insecte est de cet ordre.
Therefore, it is for as long as they live that the modern-day locusts keep stinging God’s enemies.Itaque quamdiu vivunt, locustae huius temporis inimicos Dei pungunt.Par conséquent, les sauterelles de notre époque continuent à piquer les ennemis de Dieu pendant toute leur vie.
(…)(…)(…)
This preaching involves more than the spoken word!Haec praedicatio plus continet quam verbum pronuntiatum!L’œuvre de prédication des sauterelles ne se limite pas à la diffusion orale d’un message.
“Also, they have tails and stings like scorpions; and in their tails is their authority to hurt the men five months.” (Revelation 9:10)“Habent etiam caudas et aculeos sicut scorpiones, et in caudis earum potestas earum est nocendi hominibus mensibus quinque.” (Apocalypsis 9:10)“Et elles ont des queues et des aiguillons semblables à ceux des scorpions; et dans leurs queues est leur pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois.” (Révélation 9:10).
What could this mean?Quid hoc significare potest?Que peuvent bien signifier ces paroles?
As they go about their Kingdom work, Jehovah’s Witnesses, using the spoken word and printed publications, issue authoritative statements based on God’s Word.Cum opus Regni peragunt, Testes Iehovae, verbo pronunciato et scriptis editis utens, auctoritatis sententias ex Verbo Dei proferunt.En accomplissant l’œuvre du Royaume, les Témoins de Jéhovah, oralement et par leurs publications, répandent des déclarations faisant autorité, fondées sur la Parole de Dieu.
Their message has a scorpionlike sting because they warn of Jehovah’s approaching day of vengeance. (Isaiah 61:2)Eorum nuntius aculeum scorpionis habet, quia diem ultionis Iehovae appropinquantem denunciant. (Isaias 61:2)Leur message, semblable à un aiguillon de scorpion, annonce le jour de vengeance de Jéhovah maintenant proche (Isaïe 61:2).
Before the present generation of spiritual locusts lives out its life span, its divinely ordained work of declaring Jehovah’s judgments will be completed—to the hurt of all stiff-necked blasphemers.Antequam haec generatio locustarum spiritualium vitam suam perfecerit, opus divinitus decretum nuntiandi iudicia Iehovae completum erit — in detrimentum omnium blasphematorum obstinatorum.Avant la fin de sa vie, l’actuelle génération de sauterelles spirituelles aura achevé l’œuvre qui lui a été divinement confiée, celle de proclamer les jugements de Jéhovah, faisant ainsi du mal à tous les blasphémateurs obstinés.
Etc.Etc.Etc.

1989. Carolyne Scrace

  • Illustrations pour un ouvrages de Jill Bailey, The Life Cycle of a Grasshopper. Illustrated by Carolyne Scrace. Reading Consultant: Diana Bentley, Hove (Angleterre), Wayland, 1989, page de couverture.

1989. Lubbertus Selles

  • Lubbertus Selles (1916-1993), ministre luthérien né aux Pays-Bas et mort au Canada, professeur émérite de Nouveau Testament au Collège théologique des Églises réformées du Canada.
  • Lubbertus Selles, What Is and What Must Soon Take Place. A series of outlines on the revelation to John, vol. 1. Revised Edition. L. Selles, Professor Emeritus of New testament at the Theological College of the Canadian Reformed Churches (124 p.; 1er de 2 volumes), London (Ontario), Inter-League Publication Board, 1989, pp. 97-100.
anglais (1989)latin (2026)français (2026)
The Fifth Trumpet, The First Woe - Rev. 9:1-12Tuba quinta, Vae primum — Apocalypsis 9:1-12La cinquième trompette, le premier malheur — Révélation 9:1-12
A. The Opening of the Shaft of the Bottomless Pit. vv. 1,2A. Apertio putei abyssi, vv. 1–2.A. Ouverture du puits de l’abîme, vv. 1–2.
The first woe, announced by the eagle flying in mid-heaven (8:13) is revealed when the fifth trumpet is sounded. Primum vae, quod aquila in medio caelo volans nuntiaverat (8:13), manifestatur cum tuba quinta canitur.Le premier malheur, annoncé par l’aigle volant au zénith (8:13), se révèle lorsque la cinquième trompette retentit.
John sees a star fallen from heaven upon the earth.Ioannes videt stellam de caelo in terram lapsam.Jean voit une étoile tombée du ciel sur la terre.
Because the star receives a key we must think of a personal being.Quia stella clavem accipit, de persona cogitandum est.Parce que l’étoile reçoit une clé, il faut penser à un être personnel.
Whether it is an angel of God, as is the case in the parallel verse of ch. 20, or whether it is a demon, as might be suggested by the past participle “fallen”, is hard to decide.Utrum sit angelus Dei, sicut in versu parallelo capitis 20, an daemon, ut participium praeteritum “fallen” suadere videatur, difficile est decernere.Savoir s’il s’agit d’un ange de Dieu, comme dans le verset parallèle du chapitre 20, ou d’un démon, comme pourrait le suggérer le participe passé “fallen”, est difficile à trancher.
Anyway, it is clear that the star cannot act on his own authority but only under the authority of the Lord.Quidquid sit, perspicuum est stellam non sua auctoritate agere posse, sed tantum sub auctoritate Domini.Quoi qu’il en soit, il est clair que l’étoile ne peut pas agir de sa propre autorité, mais seulement sous l’autorité du Seigneur.
That appears from the fact that “he was given” the key of the shaft of the bottomless pit and with it the power to open this pit.Id apparet ex eo quod “data est” ei clavis putei abyssi atque simul potestas hunc puteum aperiendi.Cela ressort du fait qu’”on lui a donné“ la clé du puits de l’abîme, et avec elle le pouvoir d’ouvrir ce puits.
The star remains subject to the plan and government of the Lord and without His will cannot so much as move.Stella sub consilio ac gubernatione Domini manet, neque sine voluntate eius vel moveri potest.L’étoile reste soumise au dessein et au gouvernement du Seigneur, et sans sa volonté elle ne peut même pas bouger.
According to Luke 8:31 and Revelation 20:1,3 the bottomless pit, or the abyss, is the place where the demons are held under lock and key during the time before the last judgment.Secundum Lucam 8:31 et Apocalypsin 20:1, 3, puteus abyssi, sive abyssus, est locus ubi daemones sub clave custodiuntur ante ultimum iudicium.Selon Luc 8:31 et Révélation 20:1, 3, le puits de l’abîme, ou l’abîme, est le lieu où les démons sont tenus sous clé avant le dernier jugement.
It is their temporary abode.Ibi est illorum habitatio temporaria.C’est leur demeure provisoire.
Their final destination is the lake of fire and brimstone (20:10).Meta autem ultima est stagnum ignis et sulphuris (20:10).Leur destination finale est l’étang de feu et de soufre (20:10).
With the opening of the pit the world is exposed to a concentrated attack of the realm of darkness.Aperto puteo, mundus impetui densi regni tenebrarum exponitur.Avec l’ouverture du puits, le monde est exposé à une attaque concentrée du royaume des ténèbres.
Smoke, as thick as the smoke of a great furnace, belches from the pit.Fumus, tam densus quam fumus magnae fornacis, e puteo erumpit.Une fumée aussi épaisse que celle d’une grande fournaise jaillit du puits.
It darkens the sun and pollutes the air.Sol obscuratur et aer inquinatur.Elle obscurcit le soleil et pollue l’air.
The smoke symbolizes the pestilent, poisoning effect of the opening of the abyss upon the spiritual atmosphere on earth—a sign of what is going to come.Fumus significat pestiferum ac venenatum effectum apertionis abyssi in atmosphaeram spiritualem terrae — signum eorum quae ventura sunt.La fumée symbolise l’effet pestilentiel et empoisonnant de l’ouverture de l’abîme sur l’atmosphère spirituelle de la terre — un signe de ce qui va venir.
B. The Swarm of Locusts. vv. 3-6B. Agmen locustarum, vv. 3–6B. L’essaim de sauterelles, vv. 3–6
The swarm of locusts issuing from the smoke calls to mind the eighth plague of Egypt (Ex 10:12).Agmen locustarum e fumo prodiens memoriam revocat octavae plagae Aegypti (Exodus 10:12).L’essaim de sauterelles sortant de la fumée rappelle la huitième plaie d’Égypte (Exode 10:12).
The judgment recorded in Revelation, however, is far more severe.Iudicium tamen quod in Apocalypsi describitur multo est gravius.Le jugement rapporté dans la Révélation est toutefois bien plus sévère.
The creatures which emerge are not real locusts.Creaturae quae emergunt locustae verae non sunt.Les créatures qui sortent ne sont pas de vraies sauterelles.
Coming from this pit they cannot be anything else but demons, pictured in the shape of locusts, which swarm over the earth.Quia ex hoc puteo veniunt, nihil aliud esse possunt quam daemones, specie locustarum figurati, qui terram obruunt.Puisqu’elles viennent de ce puits, elles ne peuvent être autre chose que des démons, figurés sous la forme de sauterelles, qui essaiment sur la terre.
It is not without reason that the demons are portrayed that way, for a locust plague is one of the most terrible things which can strike mankind (see Ex 10:12-15; Joel 1:2).Non sine causa daemones ita pinguntur: plaga enim locustarum inter terribilissima est quae genus humanum ferire possunt (cf. Exodus 10:12–15; Ioel 1:2).Ce n’est pas sans raison que les démons sont représentés ainsi, car une invasion de sauterelles est une des choses les plus terribles qui puissent frapper l’humanité (cf. Exode 10:12–15; Joël 1:2).
Again notice that power “is given” to these diabolical locusts.Animadverte rursus potestatem his locustis diabolicis “dari”.Remarquons encore que le pouvoir “est donné” à ces sauterelles diaboliques.
Even the abyss must serve God’s purpose.Etiam abyssus Dei proposito servire debet.Même l’abîme doit servir le dessein de Dieu.
Their power, we are told, is like the power of scorpions which, when they sting, cause excruciating pain.Potestas eorum, ut dicitur, similis est potestati scorpionum, qui, cum pungunt, dolorem acerbissimum inferunt.Leur pouvoir, nous dit-on, est semblable à celui des scorpions, qui, lorsqu’ils piquent, causent une douleur atroce.
The locusts receive the opportunity to exercise this terrible power.Locustae occasionem accipiunt hanc potestatem terribilem exercendi.Les sauterelles reçoivent l’occasion d’exercer ce pouvoir terrible.
However, they are not allowed to harm the grass of the earth or any green growth or any tree which was struck by the first plague.Tamen non permittuntur laedere herbam terrae neque quicquam viride neque ullam arborem, quae prima plaga percussa erat.Cependant, elles n’ont pas le droit de faire du mal à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, qui avaient été frappés par la première plaie.
The objects of their attack are the people who do not have God’s seal on their foreheads (cf. 7:2).Obiectum impetus est populus qui signaculum Dei in frontibus non habet (cf. 7:2).Leur attaque vise les personnes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur le front (cf. 7:2).
As in Egypt, beginning with the fourth plague, the sealed of God are exempted from the demon-locust plague.Sicut in Aegypto, inde a quarta plaga, signati Dei a plaga daemonum-locustarum eximuntur.Comme en Égypte, à partir de la quatrième plaie, ceux qui sont scellés par Dieu sont épargnés par la plaie des sauterelles démoniaques.
As for the others, they are not to be killed, but to be tormented.Ceteri non occidendi sunt, sed cruciandi.Quant aux autres, ils ne doivent pas être tués, mais tourmentés.
This torture causes such terror that even death becomes preferable to life.Hic cruciatus talem terrorem parit ut etiam mors vitae praeferatur.Ce tourment suscite une telle terreur que la mort devient préférable à la vie.
Though sought, death is not found and though longed for, it flees away; a foretaste of hellish agony and pain.Quamvis quaeratur, mors non invenitur, et quamvis desideretur, fugit; praegustatio agonis et doloris infernalis.Bien que recherchée, la mort n’est pas trouvée, et bien que désirée, elle s’enfuit : un avant-goût d’agonie et de douleur infernales.
But, this is not yet hell, for though the fifth trumpet points to the coming of the Lord and the final judgment, it does not yet bring it about.Sed nondum est infernus: tuba quinta, quamvis ad adventum Domini et ad ultimum iudicium spectet, nondum id efficit.Mais ce n’est pas encore l’enfer : même si la cinquième trompette annonce la venue du Seigneur et le jugement final, elle ne les réalise pas encore.
Time is still left for repentance and conversion.Tempus adhuc relinquitur ad paenitentiam et conversionem.Il reste encore du temps pour la repentance et la conversion.
This is guaranteed by the five-month duration of this plague.Hoc praestat duratio quinque mensium huius plagae.Cela est garanti par la durée de cinq mois de cette plaie.
These five months, again, are a symbolic number.Hi quinque menses rursus numerus symbolicus sunt.Ces cinq mois, encore une fois, sont un nombre symbolique.
Compared with the forty-two months (11:2), this time symbolizes a limited, though rather extensive stretch of the time set for this age.Collatis quadraginta duobus mensibus (11:2), hoc tempus significat spatium limitatum, quamvis satis longum, huic saeculo definitum.Comparée aux quarante-deux mois (11:2), cette durée symbolise une période limitée — quoique assez longue — du temps assigné à cet âge.
Time and again the effect of this trumpet’s sound is felt wherever and whenever it strikes.Iterum atque iterum effectus sonitus huius tubae ubique et quandocumque percutit sentitur.À maintes reprises, l’effet de cette trompette se fait sentir partout et chaque fois qu’elle retentit.
C. The Appearance of the Locusts. vv. 7-11C. Species locustarum, vv. 7–11C. L’apparence des sauterelles, vv. 7–11
Underlining the terror of this judgment, a description of the locusts brings the vision to a close.Ad terrorem huius iudicii illustrandum, descriptio locustarum visionem claudit.Pour souligner la terreur de ce jugement, une description des sauterelles clôt la vision.
Compared with horses prepared for battle, the locusts are pictured as a mighty cavalry, the most dreaded weapon of attack (cf. Joel 2).Locustae equis ad proelium paratis comparantur et velut equitatus potens pinguntur, telum impetus maxime formidandum (cf. Ioel 2).Comparées à des chevaux prêts pour la bataille, les sauterelles sont décrites comme une puissante cavalerie, l’arme d’attaque la plus redoutée (cf. Joël 2).
The head gear, like golden crowns, reveals that they are victorious in battle.Capitis ornamenta, quasi coronae aureae, ostendunt eas in proelio victrices esse.Leur coiffure, semblable à des couronnes d’or, montre qu’elles sont victorieuses dans la bataille.
The faces, like the faces of men, point to the fact that they are creatures endowed with reason.Facies, quasi facies hominum, indicant eas creaturas ratione praeditas esse.Leurs visages, semblables à des visages d’hommes, montrent qu’elles sont des créatures douées de raison.
The hair, like the hair of women, gives them the look of furies.Capilli, quasi capilli mulierum, eis speciem furarum tribuunt.Leur chevelure, semblable à celle des femmes, leur donne l’aspect de furies.
The teeth, like lion’s teeth, spell their destructive power.Dentes, quasi dentes leonum, vim eorum vastatricem significant.Leurs dents, semblables à des dents de lions, expriment leur puissance destructrice.
The scales, like iron breastplates, speak of their invincibility.Squamae, quasi thoraces ferrei, invictibilitatem eorum testantur.Leurs écailles, comme des cuirasses de fer, disent leur invincibilité.
The sound of their wings, like the sound of many chariots with horses rushing into battle, symbolizes the irresistibility of their attack.Sonitus alarum, quasi sonitus multorum curruum cum equis in proelium ruitantibus, irresistibilem impetum significat.Le bruit de leurs ailes, comme celui de nombreux chars tirés par des chevaux se précipitant au combat, symbolise l’irrésistibilité de leur attaque.
The tails are like the tails of scorpions, also with respect to their ability to sting.Caudae sunt sicut caudae scorpionum, etiam quoad facultatem pungendi.Leurs queues sont comme celles des scorpions, notamment par leur capacité de piquer.
So it is revealed that they particularly fight with this weapon, striking terror from an unexpected side.Ita revelatur eos praecipue hoc telo pugnare, terrorem ex improviso inferentes.Il apparaît ainsi qu’elles combattent surtout avec cette arme, frappant d’un côté inattendu et semant la terreur.
The present verb tense used in this and the next verse, emphasizes the reality of the plague symbolized by the vision.Tempus praesens verbi, hoc versu et sequenti adhibitum, rei veritatem illustrat, quae per visionem plagae figuratur.Le présent employé dans ce verset et dans le suivant souligne la réalité de la plaie symbolisée par la vision.
The attacking army is well organized.Exercitus impetum faciens bene ordinatus est.L’armée attaquante est bien organisée.
This army is ruled by the angel of the bottomless pit, whose name is “Abaddon” in Hebrew, (i.e., Destruction) and “Apollyon” in Greek, (i.e., Destroyer), “the murderer from the beginning” (Jn 8:44).Hic exercitus regitur ab angelo putei abyssi, cui nomen est Hebraice “Abaddon” (i.e. “Destruction”) et Graece “Apollyon” (i.e. “Destroyer”), “homicida ab initio” (Ioannes 8:44).Cette armée est dirigée par l’ange du puits de l’abîme, dont le nom est “Abaddon” en hébreu (c.-à-d. “Destruction”) et “Apollyon” en grec (c.-à-d. “Destroyer”), “le meurtrier dès le commencement” (Jean 8:44).
And though this woe will pass, it does not bring the end of the Lord’s judgments.Et quamquam hoc vae transibit, non tamen finem iudiciorum Domini affert.Et même si ce malheur passera, il n’amène pas la fin des jugements du Seigneur.
Two other woes are coming.Duo alia vae ventura sunt.Deux autres malheurs viennent.
D. The Execution of this Woe.D. Exsecutio huius vae.D. Exécution de ce malheur.
Like the previous one, the locust vision does not give details of the way in which this first woe is executed.Sicut prior, visio locustarum non tradit singula quomodo hoc primum vae exsequatur.Comme la précédente, la vision des sauterelles ne donne pas de détails sur la manière dont ce premier malheur s’exécute.
One thing is clear: we must think of special concentrated attacks of the realm of darkness upon the inhabitants of the world.Unum clarum est: de peculiari ac densiore impetu regni tenebrarum in incolas mundi cogitandum est.Une chose est claire : il faut penser à des attaques spéciales et concentrées du royaume des ténèbres contre les habitants du monde.
We may conclude this from the fact that the general working of the devil is not restricted to a limited period of this age and that believers are not exempted from this general activity.Hoc colligimus ex eo quod operatio generalis diaboli non ad spatium limitatum huius saeculi coartatur, neque fideles ab hac generali actione eximuntur.On peut le conclure du fait que l’action générale du diable n’est pas limitée à une période restreinte de cet âge, et que les croyants ne sont pas exemptés de cette activité générale.
An example of the horror and anguish described in the locust vision is found in the biblical narratives of the people who were possessed by demons in the days of Jesus’ stay on earth (cf. Lk 8:29; Mk 9:22).Exemplum horroris et angoris quos visio locustarum describit invenitur in narrationibus biblicis de iis qui diebus Iesu in terra a daemonibus possessi sunt (cf. Lucas 8:29; Marcus 9:22).Un exemple de l’horreur et de l’angoisse décrites dans la vision des sauterelles se trouve dans les récits bibliques de personnes possédées par des démons du temps où Jésus était sur la terre (cf. Luc 8:29 ; Marc 9:22).
That attack of the demons was directed against the Lord Jesus and the establishment of God’s kingdom on earth.Ille impetus daemonum adversus Dominum Iesum et contra constitutionem regni Dei in terra directus erat.Cette attaque des démons était dirigée contre le Seigneur Jésus et contre l’établissement du royaume de Dieu sur la terre.
The plague of this vision strikes a world which, unwilling to submit to Christ, is delivered up to the delusions and wiles of Satan and his host and is tormented by them.Plaga huius visionis ferit mundum qui Christo submittere nolens traditur erroribus ac dolis Satanae et exercitus eius, atque ab eis cruciatur.La plaie de cette vision frappe un monde qui, refusant de se soumettre au Christ, est livré aux séductions et aux ruses de Satan et de ses troupes, et tourmenté par eux.
Witchcraft and sorcery in the Middle Ages turned life into a hell for innumerable people.Maleficia et veneficia medio aevo vitam in infernum innumeris hominibus verterunt.La sorcellerie et la magie au Moyen Âge ont transformé la vie en un enfer pour d’innombrables personnes.
Modern philosophies, born in the abyss, produced the locust plague of the French Revolution, National Socialism and Communism, with all the terrors involved, and, not to be forgotten, the “lawlessness” of which the Lord speaks in Matthew 24:12.Philosophiae modernae, ex abyssi quasi ortae, pepererunt plagam locustarum Revolutionis Gallicae, Nationalismi Socialis et Communismi, cum omnibus terroribus implicatis, nec omittenda est “lawlessness” de qua Dominus loquitur in Matthaeo 24:12.Les philosophies modernes, nées dans l’abîme, ont produit la plaie de sauterelles de la Révolution française, du national-socialisme et du communisme, avec toutes les terreurs qui s’y rattachent, et, à ne pas oublier, la “lawlessness” dont le Seigneur parle en Matthieu 24:12.
This plague also gives birth to immorality, delinquency, drug-addiction, alcoholism, veneral diseases and AIDS which are the scorpion stings of the locust swarm (cf. Jas 1:14,15; also 2 Thess 2:1-11).Haec plaga etiam gignit immoraliatem, delinquentiam, medicamentorum abusum, ebrietatem, morbos venereos et AIDS, quae sunt aculei scorpionum agminis locustarum (cf. Iacobus 1:14, 15; etiam 2 Thessalonicenses 2:1–11).Cette plaie engendre aussi l’immoralité, la délinquance, la toxicomanie, l’alcoolisme, les maladies vénériennes et le sida, qui sont les piqûres de scorpion de l’essaim de sauterelles (cf. Jacques 1:14, 15 ; ainsi que 2 Thessaloniciens 2:1–11).
The sealed of God are not exempted from the assaults of the evil one, but they are shielded against the mass attack launched by the host of the abyss.Signati Dei ab impetibus maligni non eximuntur, sed contra impetum massae, quem exercitus abyssi infert, proteguntur.Ceux qui sont scellés par Dieu ne sont pas exemptés des assauts du Malin, mais ils sont protégés contre l’attaque de masse lancée par l’armée de l’abîme.
They wear the shield of faith with which they can quench all the flaming darts of the evil one (Eph 6:16; also Eph 6:10-20).Scutum fidei gestant, quo omnes sagittas maligni ardentes exstinguere possunt (Ephesii 6:16; etiam 6:10–20).Ils portent le bouclier de la foi, avec lequel ils peuvent éteindre tous les traits enflammés du Malin (Éphésiens 6:16 ; voir aussi 6:10–20).

1991. John Guimond

  • John Guimond (1930-2013), employé des services postaux étatsunien qui en 1976 se fit religieux capucin de la Province capucine de Saint-Joseph (Michigan). Il dirigea ensuite pendant plus quinze ans des sessions d'études de la Bible pour adultes, ainsi que des retraites spirituelles dans le centre capucin de Washington (Michigan).
  • John Guimond, The silencing of Babylon. A Spiritual Commentary on the Revelation of John, by John Guimond (IV+124 p.), New York et Mahwah (New Jersey), Paulist Press, 1991, pp. 42-44.
anglais (1991)latin (2026)français (2026)
9:1-69,1-69,1-6
The first of the three woes is now upon us.Primum ex tribus vae nunc super nos advenit.Le premier des trois malheurs est maintenant sur nous.
A star, an angel of God, comes down to earth and flings open the door of the abyss, letting out billows of smoke so that the beast within can stand revealed.Stella, angelus Dei, in terram descendit et ianuam abyssi reserat, nubes fumi emittens ut bestia intus latens manifestetur.Une étoile, un ange de Dieu, descend sur la terre et ouvre la porte de l’abîme, laissant échapper des volutes de fumée afin que la bête qui s’y trouve soit révélée.
Having spoken of the damage of sin to ourselves and to the world, the seer now places us before the awesome abyss within our own heart where we have been nurturing evil, hiding it behind a veritable smokescreen comprised of all the rationalization we have used concerning our inner misery in order not to have to look at it too closely.Postquam de damno peccati nobis ipsis et mundo allato locutus est, vates nunc nos ponit ante tremendam abyssum intra proprium cor nostrum, ubi malum alere consuevimus, illud abscondentes post veram quasi nubem fumi ex omnibus rationalizationibus exstructam quibus miseriam nostram interiorem teximus ne eam nimis attente consideraremus.Après avoir parlé des ravages du péché en nous-mêmes et dans le monde, le voyant nous place maintenant devant l’effrayant abîme de notre propre cœur, où nous avons nourri le mal en le dissimulant derrière un véritable écran de fumée constitué de toutes les rationalisations par lesquelles nous avons couvert notre misère intérieure afin de ne pas avoir à la regarder de trop près.
When contact with God’s angel happens, when we are called to conversion, then the smokescreen is removed and God forces us to look at the inner beast of our sins, sometimes causing us to wish we could die rather than face up to all that inner turmoil, inner hurt and inner self-centeredness that we have always suspected might be there but had never wanted to really look at previously.Cum contactus cum angelo Dei fit, cum ad conversionem vocamur, tunc nubes fumi removetur et Deus nos cogit bestiam interiorem peccatorum nostrorum contemplari, interdum ita ut optemus mori potius quam totam turbationem interiorem, dolorem interiorem atque egocentrismum interiorem agnoscere, quos semper suspicati sumus ibi esse sed numquam vere intueri voluimus.Lorsque le contact avec l’ange de Dieu se produit, lorsque nous sommes appelés à la conversion, alors l’écran de fumée est dissipé et Dieu nous force à regarder la bête intérieure de nos péchés, au point parfois de souhaiter mourir plutôt que d’affronter tout ce tumulte intérieur, cette blessure intérieure et cet égocentrisme intérieur que nous avons toujours soupçonnés sans jamais vouloir vraiment les regarder auparavant.
The scorpion sting is remorse, the realization of how foolish we have been, of how much time we have wasted away from God, of how many people we have hurt.Aculeus scorpionis est remorsus conscientiae, conscientia quam stulti fuerimus, quantum temporis a Deo aversi perdiderimus, quot homines laeserimus.L’aiguillon du scorpion est le remords, la prise de conscience de notre folie, du temps que nous avons perdu loin de Dieu, du nombre de personnes que nous avons blessées.
It is not a sting that kills but one that calls us to conversion.Non est aculeus qui occidit, sed qui ad conversionem nos vocat.Ce n’est pas un aiguillon qui tue, mais un aiguillon qui nous appelle à la conversion.
It will last only for a while and be replaced by the new life we will receive from God after we have brought the inner beast to the surface so we can look at it honestly and drive it out of our life.Paulisper tantum durabit et vita nova a Deo accepta substituetur, postquam bestiam interiorem in lucem produxerimus ut eam sincere inspicere et e vita nostra expellere possimus.Il ne durera qu’un temps et sera remplacé par la vie nouvelle que nous recevrons de Dieu après avoir fait remonter à la surface la bête intérieure afin de la regarder honnêtement et de la chasser de notre vie.
The five months is a significant symbol since five, in scripture, is a number that deals with ministry.Quinque menses symbolum significativum sunt, quoniam quinque in Scriptura numerus ministerium significans est.Les cinq mois sont un symbole significatif, car le nombre cinq, dans l’Écriture, est lié au ministère.
The conversion experience, painful as it is, prepares us to begin fruitful ministry among the people of God.Experientia conversionis, quamvis dolorosa sit, nos praeparat ad ministerium fructuosum inter populum Dei incipiendum.L’expérience de la conversion, aussi douloureuse soit-elle, nous prépare à commencer un ministère fécond parmi le peuple de Dieu.
The sealing of the saints has occurred, the prayers of the holy ones have been poured on the earth, and their merits have now revealed to us the source of our own suffering.Signatio sanctorum facta est, preces sanctorum in terram effusae sunt, et merita eorum nunc nobis fontem proprii doloris revelaverunt.Le scellement des saints a eu lieu, les prières des saints ont été répandues sur la terre, et leurs mérites nous ont maintenant révélé la source de notre propre souffrance.
We can no longer hide from it.Iam ab eo fugere non possumus.Nous ne pouvons plus nous en cacher.
As the smoke billows out, it hides everything (sun, air) except the realization of our inner misery.Cum fumus effunditur, omnia (solem, aerem) occultat, praeter conscientiam miseriae nostrae interioris.À mesure que la fumée se répand, elle cache tout (le soleil, l’air), sauf la conscience de notre misère intérieure.
The moment of conversion is always a moment of intense self-awareness that tends to blot out everything else that is going on around us.Momentum conversionis semper est momentum intensa sui conscientiae, quod cetera omnia circa nos gerentia quasi obfuscat.Le moment de la conversion est toujours un moment d’intense conscience de soi qui tend à effacer tout ce qui se passe autour de nous.
The beast of my sins is no longer chained; it has been let loose to be examined, dealt with, and turned away from.Bestia peccatorum meorum iam non est vincta; soluta est ut examinetur, tractetur et abiciatur.La bête de mes péchés n’est plus enchaînée ; elle a été libérée pour être examinée, affrontée et rejetée.
No longer can I tolerate its presence in the murky cellar of my life.Iam praesentiam eius in obscuro cellario vitae meae tolerare non possum.Je ne peux plus tolérer sa présence dans la cave obscure de ma vie.
9:7-119,7-119,7-11
Locusts are a good image for the accumulation of sin in our life because, individually, they are rather unimportant, but when they multiply they begin to devour everything in sight, to become the central focus of our life.Locustae apta imago sunt ad peccatorum in vita nostra cumulationem significandam, quia singulae parum valent, sed cum multiplicantur omnia quae videntur devorare incipiunt atque centrum vitae nostrae fiunt.Les sauterelles constituent une bonne image de l’accumulation du péché dans notre vie, car individuellement elles sont plutôt insignifiantes, mais lorsqu’elles se multiplient, elles commencent à tout dévorer et deviennent le centre de notre existence.
In these particular sin-locusts, there is a great confusion, in fact complete confusion since there are seven symbols used.In his locustis peccati magna est confusio, immo confusio plena, cum septem symbola adhibeantur.Dans ces sauterelles du péché, il y a une grande confusion, en fait une confusion totale, puisque sept symboles sont employés.
In these symbols, one can see the full scope of the inner ravages that sin brings into our life.In his symbolis tota amplitudo vastationum interiorum quas peccatum in vitam nostram infert conspici potest.Dans ces symboles, on peut voir toute l’ampleur des ravages intérieurs que le péché introduit dans notre vie.
The battle horses could be a symbol of hostility and belligerence, the chip-on-the-shoulder attitude toward life.Equi bellici symbolum esse possunt hostilitatis et bellicositatís, animi pugnacis erga vitam.Les chevaux de bataille peuvent être un symbole d’hostilité et de belligerance, d’une attitude agressive face à la vie.
The crowns are a symbol of pride and ambition, wanting to be better than others, wanting to control.Coronae symbolum sunt superbiae et ambitionis, voluntatis aliis praevalendi et dominandi.Les couronnes sont un symbole d’orgueil et d’ambition, du désir d’être supérieur aux autres et de dominer.
The mixed men-women symbol speaks of the confusion of sexual roles—deviancy, sexism, the repression of one side or the other of our human personality that is exemplified by such terms as “macho” and “sex kitten.”Symbolum mixtum viri et mulieris confusionem munerum sexualium significat—deviationem, sexismum, repressionem alterius partis personalitatis humanae nostrae, quae vocabulis ut “macho” vel “sex kitten” illustratur.Le symbole mêlant homme et femme évoque la confusion des rôles sexuels — déviance, sexisme, répression d’un côté ou de l’autre de notre personnalité humaine, illustrée par des termes comme « macho » ou « sex kitten ».
The lions’ teeth symbolize cruelty and greed and the iron breastplate probably stands for defensiveness, insensitivity, isolationism in our life.Dentes leonum crudelitatem et avaritiam significant, et lorica ferrea probabiliter defensivitatem, insensibilitatem atque isolationem in vita nostra repraesentat.Les dents de lions symbolisent la cruauté et l’avidité, et la cuirasse de fer représente probablement la défensive, l’insensibilité et l’isolement dans notre vie.
The wings that roar like chariots are a good symbol of raging, bad temper, a bitter attitude toward life.Alae quae ut currus fremunt aptum symbolum sunt irae, ingenii mali atque amarae erga vitam dispositionis.Les ailes qui grondent comme des chars sont un bon symbole de la colère, du mauvais caractère et d’une attitude amère envers la vie.
And the stingers like those of scorpions convey to me the image of envy, gossipping, back-biting, pettiness.Et aculei sicut scorpionum mihi imaginem invidiae, detractionis, maledicti atque pusillanimitatis suggerunt.Et les aiguillons semblables à ceux des scorpions évoquent pour moi l’envie, les commérages, la médisance et la petitesse.
This is a rather sketchy list, and every other sin we could think of would probably fit in there somewhere.Haec index potius adumbratus est, et cetera peccata quae cogitare possumus probabiliter alicubi in eo locum haberent.Il s’agit d’une liste plutôt sommaire, et tout autre péché auquel nous pourrions penser trouverait probablement sa place quelque part dans cet ensemble.
The locust is open to a wide interpretation of symbols.Locusta patet latae interpretationi symbolorum.La sauterelle se prête à une large interprétation symbolique.
Much more could be said about the beast of the abyss.Multo plura de bestia abyssi dici possent.On pourrait dire bien davantage sur la bête de l’abîme.
Its seven parts convey the image of complete evil, complete confusion and also—once it is honestly looked at—complete remorse.Septem partes eius imaginem mali pleni, confusionis plenae atque etiam—si sincere consideretur—paenitentiae plenae exhibent.Ses sept parties véhiculent l’image d’un mal complet, d’une confusion totale et aussi — lorsqu’on la regarde honnêtement — d’un remords total.
Possibly the greatest torture we receive from the inner beast is the realization that we have fashioned it ourselves.Fortasse maxima cruciatio quam a bestia interiore patimur est conscientia nos ipsos eam formavisse.Peut-être le plus grand tourment que nous recevons de la bête intérieure est la prise de conscience que nous l’avons façonnée nous-mêmes.
As for the king of the locusts, the “Destroyer,” he is the prince of sin who is constantly doing battle against us by whispering into our ears (like the locust wings) the allurement of sin and the promise of great ecstasy that is never fulfilled but always leaves instead the painful scorpion-sting of self-disgust and misery.Quod ad regem locustarum attinet, “Perditor,” est princeps peccati qui perpetuo contra nos pugnat in aures nostras (velut alae locustarum) sibilans illecebram peccati et promissionem magnae ecstaseos quae numquam impletur sed semper loco eius relinquit dolorem aculei scorpionis, id est fastidium sui et miseriam.Quant au roi des sauterelles, le « Destructeur », il est le prince du péché qui combat sans cesse contre nous en murmurant à nos oreilles (comme les ailes des sauterelles) l’attrait du péché et la promesse d’une grande extase qui n’est jamais accomplie, mais laisse toujours à sa place la douloureuse piqûre du scorpion : le dégoût de soi et la misère.

1991. Janice E. Leonard

  • Janice Elisabeth Leonard (1937-1998), employée du Chicago Tribune, auteure de plusieurs ouvrages religieux.
  • J. E. Leonard, Come Out Of Her, My People: A Study Of The Revelation To John (208 p.), Arlington Heights (Illinois), Laudemont Press, 1991, p. 72.
anglais (1991)latin (2026)français (2026)
The plague of locusts, since it is described as an army, may very well picture the armies of Rome who invaded Jerusalem in A.D. 70.Plaga locustarum, quoniam ut exercitus describitur, optime repraesentare potest exercitus Romanos qui Hierosolymam anno Domini LXX invaserunt.La plaie des sauterelles, puisqu’elle est décrite comme une armée, peut fort bien représenter les armées de Rome qui envahirent Jérusalem en l’an 70 apr. J.-C.
It could also refer to the civil wars which went on within the nation just prior to Rome's invasion and which were almost as devastating.Potest etiam ad bella civilia pertinere quae intra gentem paulo ante invasionem Romanam gerebantur et quae fere aeque vastantia erant.Elle pourrait également se rapporter aux guerres civiles qui eurent lieu au sein de la nation peu avant l’invasion romaine et qui furent presque aussi dévastatrices.
In any case, it is a warning of God's judgment on Judaism which was soon to come upon the city and the land of Israel.Quocumque modo accipiatur, admonitio est de iudicio Dei in Iudaismum, quod mox super urbem et terram Israel venturum erat.Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un avertissement du jugement de Dieu sur le judaïsme, qui allait bientôt s’abattre sur la ville et sur le pays d’Israël.
Many interpreters think that this cloud of smoke represents the fires of hell, but there is nothing in the text to suggest it, and in the Old Testament, Sheol — Hades — is a dark and gloomy place.Multi interpretes existimant hanc nubem fumi ignes gehennae significare, sed nihil in textu id suadet, et in Vetere Testamento Sheol sive Hades locus est tenebrosus et maestus.Beaucoup d’interprètes pensent que ce nuage de fumée représente les feux de l’enfer, mais rien dans le texte ne le suggère, et dans l’Ancien Testament, le Shéol — l’Hadès — est un lieu sombre et lugubre.
However, the idea of an underworld where fires of torment burn is reflected in the parable of the rich man and Lazarus, which at the least reflects contemporary Jewish ideas employed by our Lord to convey his message to the people of his day (Luke 16:23, 24).Attamen notio inferni ubi ignes cruciatus ardent reperitur in parabola divitis et Lazari, quae saltem ideas Iudaicas temporis illius a Domino adhibitas ad suum nuntium populo illius aetatis tradendum refert (Lc 16,23-24).Cependant, l’idée d’un monde souterrain où brûlent des feux de tourment apparaît dans la parabole du riche et de Lazare, laquelle reflète au moins des conceptions juives contemporaines utilisées par notre Seigneur pour transmettre son message aux hommes de son temps (Lc 16,23-24).
The final place of punishment — Gehenna, or Hell — is likened to a lake of fire (Rev. 20:10, 14-15), but it is not located in the heart of the earth; in fact, it is given no location in the biblical writings.Locus finalis supplicii — Gehenna sive infernus — comparatur stagno ignis (Apoc 20,10.14-15), sed in medio terrae non collocatur; immo in Scripturis nullus ei locus determinatus attribuitur.Le lieu final du châtiment — la Géhenne ou l’enfer — est comparé à un lac de feu (Ap 20,10.14-15), mais il n’est pas situé au cœur de la terre ; en réalité, aucun emplacement précis ne lui est attribué dans les Écritures.

1991. Robert W. Wall

  • Robert W. Wall (né en 1947), pasteur méthodiste étasunien, professeur émérite d'études bibliques et wesleyennes à l'université Seattle Pacific de Seattle (Washington).
  • R. W. Wall, Revelation (XV+295 p.), Carlisle (Angleterre), Paternoster Press et Peabody (Massachusetts), Hendrickson (“New International Biblical Commentary”), 1991, pp. 127-131.
anglais (1991)latin (2026)français (2026)
9:1-4. At the sound of the fifth trumpet, a star that had fallen from the sky to the earth . . . was given the key to the shaft of the Abyss.9:1-4. Ad sonum quintae tubae stella quaedam, quae de caelo in terram ceciderat . . . data est ei clavis putei abyssi.9:1-4. Au son de la cinquième trompette, une étoile qui était tombée du ciel sur la terre . . . reçut la clé du puits de l’Abîme.
The nature of the descending star is debated, although most modern scholars agree that it is angelic.De natura stellae descendentis disputatur, quamquam plerique hodierni interpretes consentiunt eam angelicam esse.La nature de l’étoile descendante est discutée, bien que la plupart des chercheurs modernes s’accordent pour dire qu’elle est angélique.
Like that great angel of destruction, “Wormwood” (8:10-11), this angelic star also comes from heaven on a mission of destruction.Sicut ille magnus angelus exitii, « Absinthium » (8:10-11), haec quoque stella angelica e caelo venit missione destructionis.Comme ce grand ange de destruction, « Absinthe » (8:10-11), cette étoile angélique vient aussi du ciel avec une mission de destruction.
Its mission is apparently approved by God since it is given the key, which suggests divine sanction (cf. Matt. 16:19; Rev. 3:7).Missio eius a Deo probari videtur, cum ei clavis detur, quod sanctionem divinam indicat (cf. Matt. 16,19 ; Apoc. 3,7).Sa mission semble approuvée par Dieu puisqu’elle reçoit la clé, ce qui suggère une autorisation divine (cf. Mt 16,19 ; Ap 3,7).
There is a certain interplay between this angel's role in opening up the Abyss to release its terrors, and that of the angel who accompanies Christ at his return to lock the agents of terror back up (Rev. 20:1; cf. 1 Enoch 19:1; 20:2, where the angel is identified as Uriel).Quaedam intercessio intercedit inter munus huius angeli qui abyssum aperit ut terrores eius emittat et munus illius angeli qui Christum ad reditum comitatur ut ministros terroris rursus concludat (Apoc. 20,1 ; cf. 1 Henoch 19,1 ; 20,2, ubi angelus Uriel nominatur).Il existe une certaine interaction entre le rôle de cet ange qui ouvre l’Abîme pour libérer ses terreurs et celui de l’ange qui accompagne le Christ à son retour pour y enfermer de nouveau les agents de la terreur (Ap 20,1 ; cf. 1 Hénoch 19,1 ; 20,2, où l’ange est identifié comme Uriel).
Both angels serve the redemptive interests of a sovereign God; both are sent to carry out divinely ordained tasks—one which concerns God’s judgment upon evil and the other God’s redemption from evil, and one which comes at the beginning of the last days and the other at its consummation.Uterque angelus utilitati redemptrici Dei souverani inservit; uterque mittitur ad munera divinitus ordinata perficienda—unum quod ad iudicium Dei super malum pertinet et alterum ad redemptionem Dei a malo, unum initio novissimorum dierum et alterum in eorum consummatione.Les deux anges servent les desseins rédempteurs d’un Dieu souverain; tous deux sont envoyés pour accomplir des tâches ordonnées par Dieu — l’une concernant le jugement de Dieu sur le mal et l’autre la rédemption de Dieu face au mal, l’une survenant au commencement des derniers jours et l’autre à leur accomplissement.
Caird is no doubt correct to understand that this angelic star is responsible for those human institutions—social, political, economic and religious—which promote evil and destroy creation and creature alike.Caird haud dubie recte intellegit hanc stellam angelicam responsalem esse institutionum humanarum—socialium, politicarum, oeconomicarum et religiosarum—quae malum promovent et creationem simul ac creaturas destruunt.Caird a sans doute raison de comprendre que cette étoile angélique est responsable de ces institutions humaines — sociales, politiques, économiques et religieuses — qui favorisent le mal et détruisent à la fois la création et les créatures.
Thus, while the believing community dwells on the margins of the world order, “in the world yet not an institution of it,” it is empowered by the sevenfold Paraclete that comes from the exalted Lamb to teach and to comfort.Ita, quamvis communitas fidelium in marginibus ordinis mundani inhabitet, « in mundo quidem sed non institutio eius », roboratur a Paracleto septiformi qui ab Agno exaltato venit ad docendum et consolandum.Ainsi, tandis que la communauté croyante habite aux marges de l’ordre du monde — « dans le monde mais non une institution du monde » — elle est fortifiée par le Paraclet septiforme qui vient de l’Agneau exalté pour enseigner et consoler.
The church is not harmed by the evils released from the Abyss; they “pass over” those who have the seal of God on their foreheads, corrupting only those who do not.Ecclesia malis ex abysso emissis non laeditur; illa « transeunt » eos qui signaculum Dei in frontibus habent, corrumpentes solum eos qui id non habent.L’Église n’est pas atteinte par les maux libérés de l’Abîme; ils « passent au-dessus » de ceux qui portent le sceau de Dieu sur leur front, ne corrompant que ceux qui ne le portent pas.
The key given to the angelic star unlocks the shaft leading down to a bottomless pit, called the Abyss.Clavis stellae angelicae data aperit puteum qui ducit ad abyssum profundam.La clé donnée à l’étoile angélique ouvre le puits qui conduit à une fosse sans fond appelée l’Abîme.
The location of this pit is important but for theological rather than geographical reasons.Locus huius putei magni momenti est, sed potius ratione theologica quam geographica.La localisation de cette fosse est importante, mais pour des raisons théologiques plutôt que géographiques.
According to ancient mythology (no doubt John’s cipher in understanding what he envisioned) the Abyss was located below the earth and was the invisible dwelling place of evil powers, such as Tiamat and Leviathan, and their agents of evil and death (cf. 1 Enoch 18:12-16; 21:7-10; 108:3-6).Secundum mythologiam antiquam (haud dubie cipher Ioannis ad intellegendum quod viderat) abyssus sub terra sita erat et erat invisibilis sedes potestatum malarum, sicut Tiamat et Leviathan, atque ministrorum eorum mali et mortis (cf. 1 Henoch 18,12-16 ; 21,7-10 ; 108,3-6).Selon la mythologie ancienne (sans doute le code utilisé par Jean pour comprendre ce qu’il voyait), l’Abîme était situé sous la terre et constituait la demeure invisible de puissances mauvaises, telles que Tiamat et Léviathan, ainsi que de leurs agents de mal et de mort (cf. 1 Hénoch 18,12-16 ; 21,7-10 ; 108,3-6).
It is a place of disorder and chaos, from where forces of death and darkness come to wreak their special kind of havoc.Est locus perturbationis et chaos unde vires mortis et tenebrarum exeunt ad peculiarem devastationem inferendam.C’est un lieu de désordre et de chaos d’où surgissent les forces de mort et de ténèbres pour semer leur propre forme de destruction.
Hence, when the angel opened the Abyss, smoke rose from it like the smoke from a gigantic furnace.Itaque, cum angelus abyssum aperuit, fumus ex ea ascendit sicut fumus de fornace magna.Ainsi, lorsque l’ange ouvrit l’Abîme, une fumée en monta comme la fumée d’une grande fournaise.
Through this subterranean smokestack, agents of terror were released onto earth, promoting human sinfulness and natural catastrophes—that is, chaos in the physical world (cf. James 3:15-16).Per hunc subterraneum fumarium emissarii terroris in terram dimissi sunt, promoventes peccatum humanum et calamitates naturales—id est chaos in mundo physico (cf. Iac. 3,15-16).Par cette sorte de cheminée souterraine, des agents de terreur furent libérés sur la terre, favorisant le péché humain et les catastrophes naturelles — c’est-à-dire le chaos dans le monde physique (cf. Jc 3,15-16).
In John’s vision, therefore, he sees locusts coming out of the smokestack and upon the earth.In visione igitur Ioannis locustas videt e fumario emergentes et super terram descendentes.Dans la vision de Jean, il voit donc des sauterelles sortir de cette cheminée et se répandre sur la terre.
Because they are evil agents from a spiritual world, they do not act like locusts of the natural world.Quia ministri mali ex mundo spirituali sunt, non agunt sicut locustae mundi naturalis.Parce qu’elles sont des agents mauvais provenant d’un monde spirituel, elles n’agissent pas comme les sauterelles du monde naturel.
In fact, they ignore the grass of the earth or any plant or tree and are ironically given power like that of scorpions to harm only those destined for their own domain—the unbelieving world.Revera herbam terrae aut ullam plantam vel arborem neglegunt et ironice potestatem accipiunt similem scorpionum ad laedendos tantum eos qui ad proprium eorum regnum destinantur—mundum incredulum.En réalité, elles ignorent l’herbe de la terre, toute plante ou tout arbre, et reçoivent ironiquement un pouvoir semblable à celui des scorpions pour ne nuire qu’à ceux qui sont destinés à leur domaine — le monde incrédule.
God’s people are excluded from the evils of the trumpet plagues, because according to Johannine teaching “the evil one cannot harm anyone born of God” (1 John 5:18).Populus Dei a malis plagis tubarum excluditur, quia secundum doctrinam Ioanneam « malignus non tangit eum qui ex Deo natus est » (1 Io. 5,18).Le peuple de Dieu est exclu des maux des plaies des trompettes, car selon l’enseignement johannique « le malin ne peut atteindre celui qui est né de Dieu » (1 Jn 5,18).
9:5-6. Throughout his vision of the trumpet plagues, John has indicated that the devastation of God’s judgment is not yet complete.9:5-6. Per totam visionem plagorum tubarum Ioannes indicavit devastationem iudicii Dei nondum esse completam.9:5-6. Tout au long de sa vision des plaies des trompettes, Jean indique que la dévastation du jugement de Dieu n’est pas encore achevée.
Typically, one third of the earth is touched and destroyed.Typice tertia pars terrae afficitur et destruitur.Habituellement, un tiers de la terre est atteint et détruit.
This sense of an incomplete judgment conveys God’s admonition: there is still time for lost humanity to repent and turn to God before the end comes and total destruction with it (cf. 2 Pet. 3:9).Hic sensus iudicii imperfecti admonitionem Dei exprimit: adhuc tempus est ut humanitas perdita paenitentiam agat et ad Deum convertatur antequam finis veniat cum plena destructione (cf. 2 Pet. 3,9).Ce sentiment d’un jugement incomplet exprime l’avertissement de Dieu : il reste encore du temps pour que l’humanité perdue se repente et se tourne vers Dieu avant que la fin n’arrive avec la destruction totale (cf. 2 P 3,9).
The marauding locusts, therefore, were not given power to kill, but only to torture (the unbelievers) for five months.Locustae igitur grassantes potestatem non acceperunt occidendi sed tantum torquendi (incredulos) per quinque menses.Les sauterelles dévastatrices n’ont donc pas reçu le pouvoir de tuer, mais seulement de tourmenter (les incrédules) pendant cinq mois.
The end is not yet here; a warning is given to repent before it is too late.Finis nondum adest; admonitio datur ut paenitentiam agant antequam sero sit.La fin n’est pas encore là ; un avertissement est donné afin de se repentir avant qu’il ne soit trop tard.
The meaning of five months is variously understood.Significatio quinque mensium varie intellegitur.La signification des cinq mois est diversement interprétée.
Some commentators have suggested this period of time refers to the locust’s life cycle.Nonnulli commentatores suggesserunt hunc temporis spatium ad cyclum vitae locustarum pertinere.Certains commentateurs ont suggéré que cette période renvoie au cycle de vie des sauterelles.
This interpretation mixes together the symbolical locusts with biological ones.Haec interpretatio locustas symbolicas cum biologicis confundit.Cette interprétation mêle les sauterelles symboliques aux sauterelles biologiques.
While we find John mixing the symbolic and real worlds elsewhere in Revelation, the present phrase is best read for its symbolic value, since elsewhere Scripture uses “five” to refer to the “short-term” (cf. Morris, Revelation, p. 126).Quamvis Ioannes alibi in Apocalypsi mundos symbolicum et realem misceat, haec locutio optime intellegitur valore symbolico, cum alibi Scriptura « quinque » ad tempus breve indicandum adhibeat (cf. Morris, Revelation, p. 126).Bien que Jean mêle ailleurs dans l’Apocalypse les mondes symbolique et réel, cette expression doit être comprise surtout pour sa valeur symbolique, car ailleurs l’Écriture utilise « cinq » pour désigner une durée brève (cf. Morris, Revelation, p. 126).
In this sense, then, the reign of locusts does not exact fatal or ultimate consequences—which may explain John’s next observation that people suffered agony… like that of a sting of a scorpion when it strikes a man.Hoc igitur sensu regnum locustarum exitus fatales vel ultimos non infert—quod fortasse explicat observationem sequentem Ioannis quod homines dolorem passi sunt… sicut ictus scorpionis cum hominem ferit.Dans ce sens, le règne des sauterelles n’entraîne pas de conséquences fatales ou définitives — ce qui peut expliquer l’observation suivante de Jean : les hommes souffrent une douleur… semblable à la piqûre d’un scorpion lorsqu’il frappe un homme.
Their work is nasty but temporary.Opus eorum molestum est sed temporarium.Leur œuvre est pénible mais temporaire.
In fact, from the locusts’ perspective, their mission is to torture people; from humanity's perspective, their experience is sheer agony.Revera ex prospectu locustarum missio eorum est homines torquere; ex prospectu humanitatis experientia pura agonia est.En réalité, du point de vue des sauterelles, leur mission est de tourmenter les hommes ; du point de vue de l’humanité, leur expérience est une pure agonie.
In a poetic couplet, John speaks of humanity’s response to those days, when men will seek death, but will not find it/when they will long to die, but death will elude them.In disticho poetico Ioannes describit responsum humanitatis illorum dierum, cum homines mortem quaerent sed non invenient/cum mori cupient sed mors eos fugiet.Dans un distique poétique, Jean décrit la réaction de l’humanité en ces jours-là : les hommes chercheront la mort mais ne la trouveront pas / ils désireront mourir mais la mort leur échappera.
Quite possibly, John interprets what he sees by Job's lament of his birth which this echoes (cf. Job 3:21).Fortasse Ioannes quod videt interpretatur per lamentationem Iob de nativitate sua quam hic locus resonat (cf. Iob 3,21).Il est fort possible que Jean interprète ce qu’il voit à la lumière de la lamentation de Job sur sa naissance, que ce passage évoque (cf. Jb 3,21).
Thus, the theological questions raised by Job’s response to his suffering might suggest another way of understanding this trumpet plague.Ita quaestiones theologicae ex responsione Iob ad suum dolorem ortae aliam rationem intellegendi hanc plagam tubae suggerere possunt.Ainsi les questions théologiques suscitées par la réaction de Job à sa souffrance peuvent suggérer une autre manière de comprendre cette plaie de la trompette.
Job felt persecuted by God.Iob a Deo persecutum se esse sensit.Job se sentait persécuté par Dieu.
If suffering be persecution by God, then life itself is without meaning.Si dolor persecutio a Deo est, ipsa vita sine sensu est.Si la souffrance est une persécution venant de Dieu, alors la vie elle-même est dépourvue de sens.
Although Job is a righteous man, he misunderstood his suffering.Quamvis Iob vir iustus sit, dolorem suum male intellexit.Bien que Job soit un homme juste, il a mal compris sa souffrance.
Its purpose was to disclose a reigning God in control of humanity’s existence.Finis eius erat revelare Deum regnantem qui existentiam humanam moderatur.Son but était de révéler un Dieu souverain qui gouverne l’existence humaine.
The outcome in Job's case, of course, is that he realized his limitations and acknowledged that a sovereign God places limits around human life and that human suffering reflects those very real limitations.Exitus autem in causa Iob fuit quod limites suos agnovit atque confessus est Deum souveranum limites vitae humanae statuere atque dolorem humanum hos veros limites referre.L’issue dans le cas de Job fut qu’il reconnut ses limites et admit qu’un Dieu souverain place des limites autour de la vie humaine et que la souffrance humaine reflète ces limites bien réelles.
John’s adaptation of Job's story to his own visionary situation clarifies the ultimate purpose of the suffering of humanity, which is to bring it to repentance (Morris, Revelation, pp. 125-26).Adaptatio Ioannis narrationis Iob ad propriam visionariam condicionem ultimum finem doloris humani declarat, qui est ad paenitentiam inducere (Morris, Revelation, pp. 125-26).L’adaptation par Jean du récit de Job à sa propre situation visionnaire éclaire le but ultime de la souffrance humaine : conduire à la repentance (Morris, Revelation, pp. 125-26).
The plagues are symbolic of limits that God places upon the unredeemed, who are without the transforming power of God’s saving grace.Plagae symbolicae sunt limitum quos Deus super non redemptos ponit, qui vi transformante gratiae salutaris Dei carent.Les plaies symbolisent les limites que Dieu impose aux non-rachetés, qui sont dépourvus de la puissance transformatrice de la grâce salvatrice de Dieu.
That sinful humankind does not repent (cf. Rev. 9:20-21) only indicates the firm hold evil has on the world order.Quod genus humanum peccans non paenitet (cf. Apoc. 9,20-21) solum indicat quam firmiter malum ordinem mundi teneat.Le fait que l’humanité pécheresse ne se repente pas (cf. Ap 9,20-21) montre seulement combien le mal tient fermement l’ordre du monde.
9:7-11. The recapitulation of episodes serves a rhetorical rather than a chronological purpose; it provides a second, often closer look at what is happening in order to clarify its significance.9:7-11. Recapitulatio eventuum potius rhetorico quam chronologico fine servit; secundam, saepe propiorem inspectionem eorum quae fiunt praebet ut eorum significatio clarescat.9:7-11. La récapitulation des épisodes sert un but rhétorique plutôt que chronologique : elle offre un second regard, souvent plus rapproché, sur ce qui se produit afin d’en clarifier la signification.
In this regard, John changes the action of the episode from aorist (9:3, 5) to present (9:10; incorrectly translated by NIV) in describing the locusts’ scorpion-like appearance.Hoc respectu Ioannes actionem narrationis ab aoristo (9,3.5) ad praesens (9,10; a NIV perperam redditum) mutat describens speciem locustarum scorpionibus similem.À cet égard, Jean passe de l’aoriste (9,3.5) au présent (9,10 ; traduit incorrectement par la NIV) pour décrire l’apparence des sauterelles semblable à celle des scorpions.
No doubt this shift of tense indicates that “the scene becomes increasingly vivid to him” (Morris, Revelation, p. 127).Haud dubie haec temporis mutatio indicat « scenam ei magis magisque vividam fieri » (Morris, Revelation, p. 127).Ce changement de temps indique sans doute que « la scène devient de plus en plus vive pour lui » (Morris, Revelation, p. 127).
As John looks again at the visionary scene before him, he recognizes the locusts to be warriors rather than torturers: they looked like horses prepared for battle.Cum Ioannes iterum scenam visionariam ante se contemplatur, locustas non iam tortores sed bellatores agnoscit: similes erant equis ad pugnam paratis.En regardant de nouveau la scène visionnaire devant lui, Jean reconnaît que les sauterelles sont des guerriers plutôt que des tortionnaires : elles ressemblent à des chevaux préparés pour le combat.
Because of this second look, he recognizes their mission to be more like the prophet Joel than Job.Propter hanc secundam inspectionem missionem earum magis similem prophetae Ioeli quam Iob esse intellegit.À cause de ce second regard, il comprend que leur mission ressemble davantage à celle décrite par le prophète Joël que par Job.
In Joel’s two visions of the eschatological locusts (1:2-12; 2:1-11), they are also likened to war horses (cf. 2:4), rushing into battle (cf. 2:5), and as having lion’s teeth (cf. 1:6).In duabus visionibus Ioelis de locustis eschatologicis (1,2-12 ; 2,1-11) etiam equis bellicis comparantur (cf. 2,4), in pugnam ruentes (cf. 2,5) atque dentes leonum habentes (cf. 1,6).Dans les deux visions de Joël concernant les sauterelles eschatologiques (1,2-12 ; 2,1-11), elles sont également comparées à des chevaux de guerre (cf. 2,4), se précipitant dans la bataille (cf. 2,5) et possédant des dents de lion (cf. 1,6).
Joel reports that at sight of them, “the nations are in anguish” (2:6; cf. Rev. 9:10) because they have left the “garden of Eden” as a desert wasteland (cf. 2:3).Ioel refert quod ad conspectum earum « gentes conturbantur » (2,6 ; cf. Apoc. 9,10) quia « hortum Eden » in desertum solitudinis redegerunt (cf. 2,3).Joël rapporte qu’à leur vue « les nations sont dans l’angoisse » (2,6 ; cf. Ap 9,10), car elles ont transformé le « jardin d’Éden » en désert dévasté (cf. 2,3).
John returns to Job to interpret the significance of his vision of the angelic ruler who presides over the Abyss, whose name in Hebrew is Abaddon, and in Greek, Apollyon.Ioannes ad Iob revertitur ut significatum visionis suae de principe angelico qui abysso praeest interpretetur, cui nomen Hebraice Abaddon est et Graece Apollyon.Jean revient à Job pour interpréter la signification de sa vision du chef angélique qui préside sur l’Abîme, dont le nom est en hébreu Abaddon et en grec Apollyon.
Abaddon means “Destroyer” in Hebrew and personifies the verbal root, “to destroy.”Abaddon Hebraice « Destructor » significat atque radicem verbalem « perdere » personificat.Abaddon signifie en hébreu « destructeur » et personnifie la racine verbale « détruire ».
The word is used as a synonym for “death” in Job 26:6 (cf. 28:22; Ps. 88:11) for obvious reasons.Hoc vocabulum ut synonymum « mortis » in Iob 26,6 adhibetur (cf. 28,22 ; Ps. 88,11) ob rationes evidentes.Le mot est utilisé comme synonyme de « mort » en Job 26,6 (cf. 28,22 ; Ps 88,11) pour des raisons évidentes.
However, the Greek “equivalent,” Apollyon, does not actually transliterate the Hebrew name, even though it approximates the Greek root for “destroy,” apollymi, also translated “perish” (cf. John 3:16!).Tamen Graecum « aequivalens » Apollyon nomen Hebraicum non vere translitterat, quamquam radicem Graecam « perdere », apollymi, appropinquat, quae etiam « perire » vertitur (cf. Io. 3,16!).Cependant l’« équivalent » grec Apollyon ne translittère pas réellement le nom hébreu, bien qu’il se rapproche de la racine grecque « détruire », apollymi, également traduite par « périr » (cf. Jn 3,16 !).
9:12. Although the seer claims that the first woe is past, the reader is not clear which field John is now viewing when adding this footnote to his vision of the fifth trumpet plague.9:12. Quamvis vates dicat primum vae transiisse, lector non clare intellegit quem aspectum Ioannes nunc spectet cum hanc notam ad visionem quintae plagae tubae addit.9:12. Bien que le voyant affirme que le premier malheur est passé, le lecteur ne voit pas clairement quelle scène Jean observe maintenant lorsqu’il ajoute cette note à sa vision de la cinquième plaie de la trompette.
Is he recounting the prior visionary episode, which has now been concluded?Num prioris visionarii eventus narrationem repetit, qui iam conclusus est?Raconte-t-il l’épisode visionnaire précédent, désormais achevé ?
Or is he saying that the historical reality which the first woe infers has passed?An dicit realitatem historicam quam primum vae significat iam transisse?Ou bien dit-il que la réalité historique que suggère le premier malheur est passée ?
Because John’s vision is not to be construed chronologically, he probably has the fifth plague in view, and the reader is now prepared for the blast of the sixth eschatological trumpet and John’s vision of the second woe.Quia visio Ioannis chronologice intellegi non debet, verisimiliter plagam quintam respicit, et lector iam paratus est ad sonum sextae tubae eschatologicae atque visionem secundi vae.Comme la vision de Jean ne doit pas être comprise chronologiquement, il a probablement encore en vue la cinquième plaie, et le lecteur est désormais préparé au son de la sixième trompette eschatologique et à la vision du second malheur.

1992. John David Clark Sr

  • John David Clark Sr, chef d'une petite communauté non confessionnelle de Burlington (Caroline du Nord), la Pastor John's House.
  • John David Clark Sr, Revelation. Jesus' Messages to Seven Pastors, and John's Vision of the Last Days (XIV+288 p.), Burlington (Caroline du Nord), Books-Revelation, 1992 (réimpression, 2023, XV+288 p.), pp. 71-75.
anglais (1992)latin (2026)français (2026)
1. And the fifth angel sounded, and I saw a star from heaven that had fallen to earth, and the key to the shaft of the Abyss was given to him.1. Et quintus angelus tuba cecinit, et vidi stellam de caelo in terram cecidisse, et data est ei clavis putei abyssi.1. Et le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tombée du ciel sur la terre, et la clef du puits de l’Abîme lui fut donnée.
Note 1: This fallen star is a living creature, a fallen angel.Nota 1: Haec stella lapsa est creatura vivens, angelus lapsus.Note 1 : Cette étoile tombée est une créature vivante, un ange déchu.
Angels are again referred to as stars in Revelation 12:4.Angeli rursus ut stellae designantur in Apocalypsi 12:4.Les anges sont de nouveau désignés comme des étoiles en Apocalypse 12,4.
Note 2: John did not see this star fall from heaven as he saw the star fall when the third trumpet sounded (8:10).Nota 2: Ioannes non vidit hanc stellam de caelo cadentem, sicut vidit stellam cadere cum tertia tuba cecinit (8:10).Note 2 : Jean ne vit pas cette étoile tomber du ciel, comme il vit tomber l’étoile lorsque sonna la troisième trompette (8,10).
This star is an angel who had already fallen.Haec stella est angelus qui iam antea lapsus erat.Cette étoile est un ange qui était déjà tombé.
Note 3: Most of the angels John sees carrying out God’s plan for the end-times come down from heaven to perform their duties (e.g., Rev. 10:1; 18:1).Nota 3: Plerique angeli quos Ioannes videt consilium Dei ad tempora novissima exsequentes e caelo descendunt ut munera sua perficiant (ex. gr. Apoc. 10:1; 18:1).Note 3 : La plupart des anges que Jean voit accomplir le plan de Dieu pour la fin des temps descendent du ciel pour remplir leur tâche (p. ex. Apoc. 10,1 ; 18,1).
They had not fallen down, as this angel had done.Non ceciderant, sicut hic angelus ceciderat.Ils n’étaient pas tombés, comme cet ange l’avait fait.
Nevertheless, fallen angels will play a significant part in end-time events, such as the four angels who are bound in the Euphrates River (vv. 14–15, below), and the three demons who gather the nations of earth against Israel (Rev. 16:13–14).Attamen angeli lapsi partem magnam agent in rebus novissimorum temporum, ut quattuor angeli in flumine Euphrate vincti (vv. 14–15 infra) et tres daemones qui gentes terrae contra Israël congregant (Apoc. 16:13–14).Néanmoins, des anges déchus joueront un rôle important dans les événements de la fin des temps, comme les quatre anges liés dans le fleuve Euphrate (v. 14–15 ci-dessous) et les trois démons qui rassemblent les nations de la terre contre Israël (Apoc. 16,13–14).
Note 4: John does not even attempt to explain what the Abyss is.Nota 4: Ioannes ne conatur quidem explicare quid sit Abyssus.Note 4 : Jean n’essaie même pas d’expliquer ce qu’est l’Abîme.
The Abyss (also known as “the Bottomless Pit” or just “the Pit”) is not hell.Abyssus (etiam “puteus sine fundo” vel simpliciter “puteus” appellata) non est infernus.L’Abîme (aussi appelé « le puits sans fond » ou simplement « le puits ») n’est pas l’enfer.
Hell is where sinners go after they die, and it is used as a holding place for them until the Day of Judgment, when both sinners and the hell they occupy will be cast into a far worse place: the horrific Lake of Fire (Rev. 20:14–15).Infernus est quo peccatores post mortem eunt, et quasi locus detentionis adhibetur usque ad diem Iudicii, cum et peccatores et infernus quem occupant in locum multo peiorem mittentur: in horrendum stagnum ignis (Apoc. 20:14–15).L’enfer est l’endroit où vont les pécheurs après leur mort, et il sert de lieu de détention jusqu’au Jour du jugement, lorsque les pécheurs et l’enfer qu’ils occupent seront jetés dans un lieu bien pire : l’horrible lac de feu (Apoc. 20,14–15).
The Abyss is also a holding place, but it holds deadly and wicked creatures who have lived on earth, who, instead of dying or being destroyed, have been cast into the Abyss to be used again on earth at a later date.Abyssus quoque locus detentionis est, sed continet creaturas mortiferas atque impias quae in terra vixerunt, quae, pro eo quod morerentur aut delerentur, in Abyssum coniectae sunt ut postea iterum in terra adhibeantur.L’Abîme est aussi un lieu de détention, mais il retient des créatures mortelles et impies qui ont vécu sur la terre et qui, au lieu de mourir ou d’être détruites, ont été précipitées dans l’Abîme pour être réutilisées plus tard sur la terre.
Satan will be cast into the Abyss when Jesus returns to reign on earth, and he will be held there until he is retrieved at the end of the Millennial Reign (Rev. 20:1–3, 7–8).Satanas in Abyssum conicietur cum Iesus redierit ut regnet super terram, et ibi retinebitur donec ad finem regni millenarii revocetur (Apoc. 20:1–3, 7–8).Satan sera jeté dans l’Abîme lorsque Jésus reviendra pour régner sur la terre, et il y sera retenu jusqu’à ce qu’il soit relâché à la fin du règne millénaire (Apoc. 20,1–3.7–8).
So it is also with the coming world ruler called the Beast.Sic quoque erit de venturo mundi rectore qui Bestia vocatur.Il en ira de même pour le futur chef mondial appelé la Bête.
When he appears, he will have already reigned once on earth (Rev. 17:11).Cum apparuerit, iam semel in terra regnaverit (Apoc. 17:11).Lorsqu’il paraîtra, il aura déjà régné une fois sur la terre (Apoc. 17,11).
He did not die but was consigned to the Abyss until God brings him up to reign again on earth for a few years immediately prior to Jesus’ return (Rev. 11:7).Non mortuus est, sed in Abyssum relegatus est donec Deus eum educat ut iterum per paucos annos in terra regnet statim ante reditum Iesu (Apoc. 11:7).Il ne mourut pas, mais fut relégué dans l’Abîme jusqu’à ce que Dieu le fasse remonter afin qu’il règne de nouveau sur la terre pendant quelques années, juste avant le retour de Jésus (Apoc. 11,7).
Because creatures who come from the Abyss have previously lived on earth, I sometimes refer to the Abyss as “God’s recycling bin”.Quia creaturae quae ex Abyssō procedunt antea in terra vixerunt, Abyssum interdum “cistam redivivorum Dei” (vel “recyclatorium Dei”) appellare soleo.Parce que les créatures qui viennent de l’Abîme ont vécu auparavant sur la terre, je désigne parfois l’Abîme comme « la poubelle de recyclage de Dieu ».
2. And he opened the shaft of the Abyss, and smoke came up out of the shaft like the smoke of a burning furnace, and the sun and the air were darkened with the smoke from the shaft. 3. And then, out of the smoke came locusts to the earth, and power was given to them like the power that scorpions of the earth have.2. Et aperuit puteum abyssi, et ascendit fumus de puteo sicut fumus fornacis magnae, et obscuratus est sol et aer ex fumo putei. 3. Et de fumo exierunt locustae in terram, et data est illis potestas sicut habent potestatem scorpii terrae.2. Et il ouvrit le puits de l’Abîme, et une fumée monta du puits comme la fumée d’une grande fournaise, et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits. 3. Et de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre, et il leur fut donné un pouvoir semblable au pouvoir qu’ont les scorpions de la terre.
Note: The smoke came from the Abyss; John did not say the locusts did.Nota: Fumus ex Abyssō venit; Ioannes non dixit locustas inde venisse.Note : La fumée venait de l’Abîme ; Jean n’a pas dit que les sauterelles en venaient.
Either the smoke was the locusts, or the locusts formed within the smoke after it came out of the Abyss.Aut fumus ipse locustae erant, aut locustae intra fumum formatae sunt postquam fumus ex Abyssō exiit.Ou bien la fumée était les sauterelles, ou bien les sauterelles se formèrent dans la fumée après qu’elle fut sortie de l’Abîme.
4. And it was said to them that they were not to harm the grass of the earth, nor anything green, nor any tree, but only the men who do not have the seal of God on their foreheads.4. Et dictum est illis ne laederent herbam terrae neque omne viride neque ullam arborem, sed tantummodo homines qui non habent signum Dei in frontibus suis.4. Et il leur fut dit de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.
Note: When Paul spoke of “the seal of God”, he was referring to the baptism of the Holy Spirit (Eph. 1:12–13).Nota: Cum Paulus de “sigillo Dei” loquebatur, ad baptismum Spiritus Sancti referebat (Eph. 1:12–13).Note : Quand Paul parlait du « sceau de Dieu », il visait le baptême du Saint-Esprit (Éph. 1,12–13).
There is, however, another seal which believers must receive in order to escape these fearsome creatures, and there is precedent for receiving a second seal from God.Est tamen aliud sigillum quod fideles accipere debent ut has formidabiles creaturas effugiant; nec deest exemplum secundi sigilli a Deo accepti.Il existe toutefois un autre sceau que les croyants doivent recevoir pour échapper à ces créatures terrifiantes, et il existe un précédent à la réception d’un second sceau de Dieu.
Israel was sealed to God at Mount Sinai when they entered into covenant with God.Israël Deo consignatus est in monte Sinai, cum in foedus cum Deo intrarent.Israël fut scellé à Dieu au mont Sinaï, lorsqu’ils entrèrent en alliance avec Dieu.
Then, centuries later, when God reached the end of His patience with His people, He commanded angels to go through the streets of Jerusalem and slaughter everyone in the city.Deinde, saeculis post, cum Deus patientiae suae finem erga populum suum attigisset, angelis praecepit ut per vias Ierusalem transirent et omnes in urbe trucidarent.Puis, des siècles plus tard, lorsque Dieu arriva au terme de sa patience envers son peuple, il ordonna à des anges de parcourir les rues de Jérusalem et d’y massacrer tous les habitants.
However, before He sent them on their grisly task, He sent another angel ahead of them into the city to put a mark on those who would be spared (Ezek. 9).Verum, antequam eos ad illud atrox munus mitteret, alium angelum ante eos in urbem misit ut signum poneret iis qui parcerentur (Ezech. 9).Cependant, avant de les envoyer à cette tâche sinistre, il envoya devant eux un autre ange dans la ville pour marquer ceux qui seraient épargnés (Ézéch. 9).
Every man in Jerusalem marked by the angel that day had already received the Old Testament seal of God: circumcision.Omnis vir Ierusalem eo die ab angelo signatus iam acceperat Veteris Testamenti sigillum Dei: circumcisionem.Tout homme de Jérusalem marqué ce jour-là par l’ange avait déjà reçu le sceau de Dieu de l’Ancien Testament : la circoncision.
But they had to be sealed again with an invisible mark in order for the destroying angels to pass them by.Sed iterum invisibili signo consignandi erant, ut angeli perditores eos praeterirent.Mais il fallait qu’ils fussent scellés de nouveau par une marque invisible, afin que les anges exterminateurs passent outre.
Such stories were written as warnings for us (Rom. 15:4; 1 Cor. 10:11), that there will be a second sealing of believers to determine which of them will be saved.Tales historiae ad monitionem nostram scriptae sunt (Rom. 15:4; 1 Cor. 10:11), quod futurum sit secundum sigillandi actum fidelium, quo discernatur quinam eorum salventur.De tels récits ont été écrits pour nous avertir (Rom. 15,4 ; 1 Cor. 10,11) qu’il y aura un second scellement des croyants, afin de déterminer lesquels d’entre eux seront sauvés.
5. And it was given to them not to kill but to torture them five months, and their torment was like the torment of a scorpion when it stings a man. 6. And in those days, men will seek death and will by no means find it, and they will long to die, but death will flee from them.5. Et datum est illis non occidere eos, sed cruciare quinque mensibus; et cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpii, cum pungit hominem. 6. Et in diebus illis quaerent homines mortem et non invenient eam; et desiderabunt mori, et fugiet mors ab eis.5. Et il leur fut donné non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois; et leur tourment était comme le tourment du scorpion lorsqu’il pique un homme. 6. Et en ces jours-là, les hommes chercheront la mort et ne la trouveront point; ils désireront mourir, mais la mort fuira loin d’eux.
Note 1: Unlike any other seal or trumpet, the time involved in this painful plague is revealed: five months.Nota 1: Praeter omne aliud sigillum aut tubam, hic dolorosae plagae tempus aperitur: quinque menses.Note 1 : Contrairement à tout autre sceau ou trompette, la durée de cette plaie douloureuse est révélée : cinq mois.
Note 2: It will do no one any good to say to the locusts, “I’m saved, and you can’t make me doubt it.”Nota 2: Nihil proderit cuiquam locustis dicere: “Servatus sum, neque me dubitare facies.”Note 2 : Il ne servira à personne de dire aux sauterelles : « Je suis sauvé, et vous ne me ferez pas en douter. »
They will not be listening for anything man says; they will be looking for the seal of God.Non audient quid homo dicat; signum Dei quaerent.Elles n’écouteront pas ce que dit l’homme ; elles chercheront le sceau de Dieu.
The religious claims of men will mean as much to those monstrous creatures as they meant to Jesus when he walked on earth, or as much as they mean to him now, which is absolutely nothing.Religiosae hominum iactationes tantum apud illas immanes creaturas valebunt quantum valebant apud Iesum cum in terra ambularet, vel quantum nunc valent apud eum: prorsus nihil.Les prétentions religieuses des hommes auront pour ces créatures monstrueuses autant de poids qu’elles en avaient pour Jésus lorsqu’il marchait sur la terre, ou qu’elles en ont pour lui maintenant : absolument aucun.
Man’s claims concerning his standing with God have never carried any weight in heaven.Hominis assertiones de statu suo apud Deum numquam pondus in caelo habuerunt.Les affirmations de l’homme concernant sa situation devant Dieu n’ont jamais eu de poids dans le ciel.
It is what God does that saves, not what man claims.Quod Deus facit salvat, non quod homo gloriatur.C’est ce que Dieu fait qui sauve, non ce que l’homme prétend.
And it will only be what God does in those days which will protect anyone from the stinging locusts.Et solum id quod Deus in illis diebus faciet quemquam a locustis pungentibus proteget.Et ce sera uniquement ce que Dieu fera en ces jours-là qui protégera quiconque contre les sauterelles qui piquent.
They will not be confused by man’s delusions.Nec deliriis hominum fallentur.Elles ne seront pas trompées par les illusions de l’homme.
7. And the appearance of the locusts was like horses prepared for battle, and on their heads were things like golden crowns, and their faces were like men’s faces. 8 And they had hair like the hair of women, and their teeth were like lions’ teeth. 9. And they had chests like breastplates of iron, and the sound of their wings was like the sound of many chariots with horses charging into battle. 10. And they have tails like scorpions, with stingers. And with their tails, they have power to hurt men five months.7. Et similitudines locustarum similes erant equis paratis in proelium; et super capita earum quasi coronae aureae, et facies earum ut facies hominum. 8. Et habebant capillos sicut capillos mulierum, et dentes earum sicut leonum dentes. 9. Et habebant loricas sicut loricas ferreas, et vox alarum earum sicut vox curruum multorum equorum currentium in proelium. 10. Et habent caudas similes scorpiis, et aculeos; et in caudis earum potestas nocendi hominibus quinque mensibus.7. Et l’apparence des sauterelles était comme celle de chevaux préparés pour le combat; sur leurs têtes, il y avait comme des couronnes d’or, et leurs faces étaient comme des faces d’hommes. 8. Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme des dents de lions. 9. Elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de nombreux chars, de chevaux se précipitant au combat. 10. Elles ont des queues semblables à des scorpions, avec des aiguillons; et dans leurs queues elles ont le pouvoir de faire du mal aux hommes pendant cinq mois.
Note 1: John used “like” eight times in these four verses because he had never seen such creatures and had no name for them.Nota 1: Ioannes verbum “quasi / sicut” octies in his quattuor versibus adhibuit, quia tales creaturas numquam viderat nec nomen illis habebat.Note 1 : Jean a employé « comme / semblable à » huit fois dans ces quatre versets, parce qu’il n’avait jamais vu de telles créatures et n’avait pas de nom pour les désigner.
Note 2: Wise souls believe whatever God says, even if it seems impossible.Nota 2: Sapientes animae credunt quidquid Deus dicit, etiamsi impossibile videatur.Note 2 : Les âmes sages croient tout ce que Dieu dit, même si cela paraît impossible.
In Revelation 1, for example, John told us that “every eye” will see Jesus when he returns.In Apocalypsi 1, exempli gratia, Ioannes dixit “omnem oculum” Iesum visurum esse cum redierit.Dans Apocalypse 1, par exemple, Jean nous dit que « tout œil » verra Jésus lorsqu’il reviendra.
But before the mid-twentieth century, it was impossible for every person everywhere on earth to watch an event as it took place.Sed ante medium saeculum vicesimum impossibile erat ut omnis homo ubique terrarum rem aliquam dum geritur spectaret.Mais avant le milieu du XXe siècle, il était impossible que toute personne, partout sur la terre, puisse regarder un événement au moment même où il se produisait.
No doubt, many skeptics in centuries past supposed that John was either speaking figuratively or just making the whole thing up.Procul dubio multi sceptici superiorum saeculorum putabant Ioannem vel figurate loqui vel totum commentum finxisse.Sans doute, bien des sceptiques des siècles passés supposaient que Jean parlait figurativement ou qu’il inventait tout de toutes pièces.
In our time, however, even atheists know that every eye on earth can watch an event as it is taking place, wherever on earth it happens.Nostro autem tempore etiam atheistae sciunt omnem oculum in terra posse rem dum geritur spectare, ubicumque in terra eveniat.Mais de nos jours, même les athées savent que tout œil sur la terre peut suivre un événement au moment où il se produit, où qu’il arrive sur la terre.
John’s prophecy no longer seems make-believe because man has developed technology that makes what John prophesied possible.Prophetia Ioannis iam non videtur fabula, quia homo technologiam excogitavit quae facit possibile quod Ioannes praedixit.La prophétie de Jean ne paraît plus une fable, parce que l’homme a développé une technologie qui rend possible ce que Jean a prophétisé.
In the same way, unbelieving souls today doubt that the scorpions John saw in his vision can ever really exist.Eodem modo animae incredulae hodie dubitant an scorpiones quos Ioannes in visione vidit umquam vere exsistere possint.De la même manière, les âmes incrédules d’aujourd’hui doutent que les scorpions que Jean vit en vision puissent jamais exister réellement.
They suppose that John was either speaking figuratively or just making the whole thing up.Putant Ioannem vel figurate loqui vel totum commentum confingere.Elles supposent que Jean parlait figurativement ou qu’il inventait tout.
However, with advances in biogenetics, man is on the verge of producing unheard-of creatures, and in decades to come, when they do so, that generation will accept the possibility of the stinging locusts as easily as our generation takes for granted watching events from around the world as they happen.At vero, progressibus biogeneticae, homo iam ad limen pervenit ut creaturas inauditas efficiat; et post paucos decennies, cum id fecerint, illa generatio possibilitatem locustarum pungentium tam facile admittet quam nostra generatio pro certo habet spectare res per orbem terrarum dum fiunt.Toutefois, avec les progrès de la biogénétique, l’homme est sur le point de produire des créatures inouïes; et dans les décennies à venir, lorsqu’ils le feront, cette génération acceptera la possibilité des sauterelles qui piquent aussi aisément que notre génération tient pour acquis de suivre des événements du monde entier au moment où ils se déroulent.
Since earliest times, man has fantasized about mingling species.Ab antiquis temporibus homo de commixtione specierum somniavit.Depuis les temps les plus anciens, l’homme a rêvé de mêler les espèces.
The ancients imagined and even worshipped strange mixtures of men and animals, such as snake-haired Medusa, centaurs, jackal-headed Anubis, and others.Antiqui mira hominum animaliumque mixtura excogitaverunt atque etiam coluerunt, ut Medusam serpentibus capillatam, centauros, Anubim capite lupi (vel canis aurei), et alia.Les anciens ont imaginé, et même adoré, d’étranges mélanges d’hommes et d’animaux, tels Méduse aux cheveux de serpents, les centaures, Anubis à tête de chacal, et d’autres.
Men are now developing ways to produce such unnatural creatures, and in time, what they produce will bear witness to the truth of John’s vision.Homines nunc vias excogitant ad tales creaturas contra naturam producendas; et tempore procedente, quod producent testimonium perhibebit veritati visionis Ioannis.Les hommes développent maintenant des moyens de produire de telles créatures contre nature, et, avec le temps, ce qu’ils produiront rendra témoignage à la vérité de la vision de Jean.
The locusts will come.Locustae venient.Les sauterelles viendront.
11. They have as king over them the angel of the Abyss; his name in Hebrew is “Abaddon”, but his name in Greek is “Apollyon”.11. Habent super se regem angelum abyssi; nomen ei Hebraice “Abaddon”, Graece autem “Apollyon”.11. Elles ont sur elles pour roi l’ange de l’Abîme; son nom en hébreu est « Abaddon », et en grec « Apollyôn ».
Note: In both Hebrew and Greek, this angel’s name means “the Destroyer”.Nota: Et Hebraice et Graece nomen huius angeli “Perditor” significat.Note : En hébreu comme en grec, le nom de cet ange signifie « le Destructeur ».
He is described in Revelation 9:1 as a “star from heaven that had fallen”.Is in Apocalypsi 9:1 describitur ut “stella de caelo lapsa”.Il est décrit en Apocalypse 9,1 comme « une étoile tombée du ciel ».
In the Old Testament, he is the angel who passed over Egypt to kill all the firstborn of the Egyptians (Ex. 12:23), and he is mentioned elsewhere (Job 26:6; 28:22; Ps. 17:4; Prov. 15:10).In Vetere Testamento est angelus qui super Aegyptum transiit ut omnes primogenitos Aegyptiorum occideret (Ex. 12:23), atque alibi memoratur (Iob 26:6; 28:22; Ps. 17:4; Prov. 15:10).Dans l’Ancien Testament, c’est l’ange qui passa sur l’Égypte pour tuer tous les premiers-nés des Égyptiens (Ex. 12,23), et il est mentionné ailleurs (Job 26,6 ; 28,22 ; Ps. 17,4 ; Prov. 15,10).

1992. J. Ramsay Michaels

  • James Ramsay Michaels (1931–2015), exégète étatsunien du Nouveau Testament, spécialiste de la littérature johannique (Évangile de Jean, Apocalypse, 1 Pierre), professeur d’études religieuses à la Southwest Missouri State University (Springfield, Missouri), auteur de plusieurs commentaires majeurs dans des collections académiques anglo-saxonnes.
  • J. Ramsay Michaels, Interpreting the Book of Revelation (150 p.), Grand Rapids (Michigan), Baker Book House (“Guides to New Testament Exegesis”), 1992, pp. 57-58.
anglais (1992)latin (2026)français (2026)
If the seven trumpets are under the seventh seal, it is commonly inferred, they refer to events or judgments subsequent to those of the seals.Si septem tubae sub septimo sigillo continentur, vulgo colligitur eas ad eventus sive iudicia pertinere quae sigilla consequuntur.Si les sept trompettes relèvent du septième sceau, on en conclut ordinairement qu’elles se rapportent à des événements ou des jugements postérieurs à ceux des sceaux.
They are more distinctly futuristic in that they reveal, not the events leading up to the last day, but the last day itself.Magis tamen futuristicae sunt, quippe quae non res ad diem ultimum praeparantes, sed ipsum diem ultimum manifestent.Elles sont plus nettement tournées vers l’avenir en ce qu’elles ne révèlent pas les événements conduisant au dernier jour, mais le dernier jour lui-même.
If, on the other hand, they are a new and parallel series, then their purpose could be simply to reinforce and intensify the message of the seven seals.Sin autem nova series parallela sunt, tum eorum finis simpliciter esse potest ut nuntium septem sigillorum confirment atque augeant.Si, en revanche, elles constituent une série nouvelle et parallèle, leur fonction pourrait être simplement de renforcer et d’intensifier le message des sept sceaux.
In either case readers will feel the increasing intensity as they move from the seven seals to the seven trumpets.Utroque tamen modo lectores incrementum intentionis sentiunt, dum a septem sigillis ad septem tubas progrediuntur.Dans les deux cas, les lecteurs ressentent une intensification croissante en passant des sept sceaux aux sept trompettes.
This often brings confusion and frustration as the reader asks, “What can all this possibly be about?”Quod saepe confusionem ac taedium parit, cum lector secum quaerat : « Quid tandem haec omnia sibi volunt ? »Cela provoque souvent confusion et frustration, le lecteur se demandant : « Que peuvent bien signifier toutes ces choses ? »
The intimations of war, famine, and disease in chapter 6 are one thing.Indicium belli, famis et morborum in capite sexto unum est.Les évocations de la guerre, de la famine et des maladies au chapitre 6 constituent une première chose.
These we are quite familiar with, at least from a distance, through newspapers and television.His rebus satis familiares sumus, saltem e longinquo, per ephemerides et instrumenta televisifica.Nous y sommes assez familiers, du moins à distance, par les journaux et la télévision.
But what are we to make of locusts with the sting of scorpions, prepared like horses for battle (fifth trumpet)?Quid autem dicendum de locustis aculeum scorpionum habentibus, quasi equis ad proelium paratis (tuba quinta) ?Mais que devons-nous penser des sauterelles munies du dard des scorpions, préparées comme des chevaux pour le combat (cinquième trompette) ?
Or fire-breathing horses with the heads of lions and tails like poisonous snakes (sixth trumpet)?Aut de equis ignem spirantibus, capitibus leonum et caudis velut serpentibus venenatis praeditis (tuba sexta) ?Ou encore des chevaux crachant le feu, avec des têtes de lions et des queues semblables à des serpents venimeux (sixième trompette) ?
We have no categories for this in our knowledge either of the social history of John’s time or of the subsequent history of the church.Nullae nobis sunt huiusmodi categoriae neque ex cognitione historiae socialis temporis Ioannis neque ex historia posteriori ecclesiae.Nous ne disposons d’aucune catégorie de ce genre, ni dans notre connaissance de l’histoire sociale de l’époque de Jean, ni dans celle de l’histoire ultérieure de l’Église.
It is hard for the interpreter not to see all this as distinctly future—and a highly imaginative future at that.Difficile est interpreti non videre haec omnia ut prorsus futura, atque quidem futuro valde imaginativo, pertinere.Il est difficile pour l’interprète de ne pas voir tout cela comme relevant clairement de l’avenir — et d’un avenir hautement imaginatif.
The only comparable point of reference in the preceding visions is the sixth seal (6:12-17).Solus fere locus comparabilis in visionibus prioribus est sextum sigillum (6,12–17).Le seul point de comparaison dans les visions précédentes est le sixième sceau (6,12-17).
Students may find it helpful to regard the trumpet series as a close-up and intensification of the sixth seal—therefore, quite possibly, as part of the seventh!Discipulis utile esse potest series tubarum tamquam expositionem propiorem ac intensiorem sexti sigilli considerare — ideo fortasse ut partem ipsius septimi !Les étudiants peuvent trouver utile de considérer la série des trompettes comme un gros plan et une intensification du sixième sceau — et donc, très probablement, comme faisant partie du septième !
This, however, is for the student to decide.Hoc tamen iudicium ipsi discipulo relinquendum est.Toutefois, cette décision appartient à l’étudiant.

1993. Robert G. Bratcher et Howard A. Hatton

  • Robert Galverston Bratcher (1920-2010), diplômé du Southern Baptist Theological Seminary de Louisville (Kentucky), auteur de plusieurs volumes de la série UBS Handbook, coauteur de A History of Bible Translation and the North American Contribution, et a été traducteur de la Good News Bible pour l'American Bible Society. En 1981 il a été forcé à la démission de l'American Bible Society après un discours où il avait tenu les propos suivant lors d'une réunion tenue à Dallas: “Les Écritures ont leur place, mais cette place n'est pas sur le trône; cette place revient à Jésus”, ajoutant que ceux qui considèrent la Bible comme infaillible et exempte d'erreurs dans tous les domaines, y compris la science et l'histoire, “l'idolâtrent et la transforment en un faux Dieu”.
  • Howard Alexander Hatton (1929-2020), pasteur, missionnnaire fils de missionnaire né et mort en Chine, écrivain prolixe et polyglotte, collaborateur des sociétés bibliques thaïlandaise, américaine et britannique.
  • Robert G. Bratcher et Howard A. Hatton, A Hanbook on The Revelation to John, by Robert G. Bratcher and Howard A. Hatton (352 p.), New York, United Bible Societies (“UBS Handbook Series”), 1993, pp. 141-149.

anglais (1993)latin (2026)français (2026)
SECTION HEADING: as suggested at the beginning of the TEV section (8.6), it may be helpful to begin a new section here that goes through verse 12. It may have the heading “The fifth trumpet” or “The fifth angel blows his trumpet.”TITULUS SECTIONIS: ut initio partis TEV (8.6) suggeritur, utile esse potest hic novam sectionem incipere quae usque ad versum 12 procedat. Titulus esse potest “Tuba quinta” vel “Quintus angelus tubam canit.”TITRE DE SECTION: comme il est suggéré au début de la section TEV (8.6), il peut être utile d’ouvrir ici une nouvelle section allant jusqu’au verset 12. Elle pourrait porter le titre “La cinquième trompette” ou “Le cinquième ange sonne de la trompette”.
9.19.19.1
RSV: And the fifth angel blew his trumpet, and I saw a star fallen from heaven to earth, and he was given the key of the shaft of the bottomless pit;RSV: Et quintus angelus tubam cecinit, et vidi stellam de caelo in terram lapsam, et data est ei clavis putei abyssi;RSV : Et le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tombée du ciel sur la terre, et on lui donna la clé du puits de l’abîme ;
RSV = Revised Standard Version (1952 ; révision majeure 1971), traduction protestante anglophone issue de la tradition King James / American Standard Version.
TEV = Today's English Version (1966 NT ; 1976 Bible complète), aussi publiée sous le titre Good News Bible (GNB), traduction en anglais courant réalisée par l’American Bible Society.
TEV: Then the fifth angel blew his trumpet. I saw a star which had fallen down to the earth, and it was given the key to the abyss. (Note: ABYSS: The place in the depths of the earth where the demons were imprisoned until their final punishment.TEV: Deinde quintus angelus tubam cecinit. Vidi stellam quae in terram delapsa erat, et data est ei clavis abyssi. (Nota: ABYSSUS: locus in profundis terrae, ubi daemonia custodiebantur in custodia usque ad ultimam poenam.)TEV : Alors le cinquième ange sonna de la trompette. Je vis une étoile qui était tombée sur la terre, et on lui donna la clé de l’abîme. (Note : ABÎME : lieu dans les profondeurs de la terre où les démons étaient emprisonnés jusqu’à leur châtiment final.)
I saw a star fallen from heaven to earth: in some languages it may not be necessary to say from heaven, since it is essentially redundant information. Care should be taken that the text says “I saw a star that had fallen …. ” John does not say that he saw the star as it fell to earth.Vidi stellam de caelo in terram lapsam: in quibusdam linguis fortasse non necesse est dicere “de caelo”, cum fere supervacaneum sit. Cavendum est tamen ne textus aliud dicat quam: “Vidi stellam quae ceciderat …”. Ioannes non dicit se stellam cadentem conspexisse.J’ai vu une étoile tombée du ciel sur la terre : dans certaines langues il n’est peut-être pas nécessaire de dire “du ciel”, puisque l’information est en grande partie redondante. Il faut veiller à ce que le texte dise : “J’ai vu une étoile qui était tombée …”. Jean ne dit pas qu’il a vu l’étoile tomber sur la terre.
He was given: the star is spoken of as a living being, either an angel or a minor deity. Such poetic passages as Judges 5.20 or Job 38.7 show that stars could be spoken of as living beings. It is clear that here the same kind of imagery is at work (see Jude 13). In 20.1 an angel appears who has the key to the abyss, but that angel is not the same being as the fallen star in this passage. If in some languages it is difficult to use a personal pronoun to refer to the star, it is possible to say here “the star was given,” and at the beginning of verse 2, “The star opened …. ” In languages that do not use the passive, one may say, for example, “someone gave it (or, him) a key” or “it (or, he) had received a key.”Data est ei: stella ut ens vivum describitur, sive angelus sive numen minus. Loci poetici sicut Iudicum 5.20 vel Iob 38.7 ostendunt stellas tamquam viventia describi posse. Perspicuum est hic eandem imaginem adhiberi (vide Iudam 13). In 20.1 angelus apparet qui clavem abyssi habet, sed ille angelus non idem est ac stella hic “lapsa”. Si in quibusdam linguis pronomen personale ad stellam referre difficile est, dici potest hic “stellae data est”, et in initio versus 2 “Stella aperuit …”. Ubi passivum non adhibetur, dici potest, exempli gratia, “quispiam ei (vel illi) clavem dedit” vel “clavem acceperat”.On lui a donné : l’étoile est évoquée comme un être vivant, soit un ange soit une divinité mineure. Des passages poétiques comme Juges 5.20 ou Job 38.7 montrent qu’on pouvait parler des étoiles comme d’êtres vivants. Il est clair qu’ici la même imagerie est employée (voir Jude 13). En 20.1 apparaît un ange qui a la clé de l’abîme, mais cet ange n’est pas le même être que l’étoile “tombée” de ce passage. Si, dans certaines langues, il est difficile d’employer un pronom personnel pour l’étoile, on peut dire ici “on donna (quelque chose) à l’étoile”, et au début du verset 2 : “L’étoile ouvrit …”. Dans les langues sans passif, on pourra dire par exemple : “quelqu’un lui donna une clé” ou “elle (ou : il) reçut une clé”.
The shaft of the bottomless pit: this is the opening of the abyss. The Greek word translated shaft by RSV may be translated “opening” or “passage leading to” (which is what the English word “shaft” means). But the Greek word may mean “well” or “pool” (see Luke 14.5; John 4.11-12) as a description of the abyss itself (see Psa 55.23a; 69.15b). The picture is that of an opening with a lid or a door on it that can be closed and locked. The Greek word translated bottomless pit by RSV means, more simply, “deep pit” or “very deep hole.” It does not mean literally an abyss that has no bottom to it. The word refers to the place in the depths of the earth where evil spirits were thought to be imprisoned (see Luke 8.31). In some places it is another word for Sheol, the world of the dead (Psa 71.20c; Rom 10.7).Puteus abyssi: hoc est ostium (apertura) abyssi. Vocabulum Graecum quod RSV “shaft” reddit, reddi potest “apertura” vel “aditus (iter) ad” (quod etiam Anglice “shaft” significare potest). Sed idem vocabulum Graecum significare potest “puteum” vel “lacum” (vide Luc. 14.5; Io. 4.11-12), quasi descriptio ipsius abyssi (vide Ps. 55.23a; 69.15b). Imago est aperturae cum operculo vel ianua quae claudi ac obserari potest. Vocabulum Graecum quod RSV “bottomless pit” reddit simplicius significat “foveam profundam” vel “cavum valde profundum”; non significat proprie abyssum sine fundo. Verbum ad locum in terrae profundis refertur, ubi spiritus mali putabantur inclusi (vide Luc. 8.31). Aliis in locis idem est ac nomen Sheol, mundi mortuorum (Ps. 71.20c; Rom. 10.7).Le puits de l’abîme : c’est l’ouverture de l’abîme. Le mot grec traduit par shaft dans la RSV peut être rendu par “ouverture” ou “passage menant à” (ce que signifie aussi l’anglais shaft). Mais le mot grec peut aussi vouloir dire “puits” ou “fosse” (voir Luc 14.5 ; Jean 4.11-12), comme description de l’abîme lui-même (voir Ps 55.23a ; 69.15b). L’image est celle d’une ouverture munie d’un couvercle ou d’une porte qu’on peut fermer et verrouiller. Le mot grec traduit par bottomless pit dans la RSV signifie plus simplement “fosse profonde” ou “trou très profond”. Il ne désigne pas littéralement un abîme sans fond. Le terme renvoie au lieu, dans les profondeurs de la terre, où l’on pensait que des esprits mauvais étaient emprisonnés (voir Luc 8.31). Dans certains passages, c’est un autre terme pour le Shéol, le monde des morts (Ps 71.20c ; Rom 10.7).
An alternative translation model for the latter part of this verse is: I saw something like a star that had fallen down to earth. Someone (They) had given it a key to open the very deep pit.Exemplum alterius redditionis partis posterioris huius versus: Vidi quasi stellam quae in terram ceciderat. Quispiam (vel: illi) ei clavem dederant ut foveam valde profundam aperiret.Modèle de traduction possible pour la fin du verset : J’ai vu quelque chose comme une étoile tombée sur la terre. Quelqu’un (ou : on) lui avait donné une clé pour ouvrir la fosse très profonde.
9.29.29.2
RSV: he opened the shaft of the bottomless pit, and from the shaft rose smoke like the smoke of a great furnace, and the sun and the air were darkened with the smoke from the shaft.RSV: aperuit puteum abyssi, et de puteo ascendit fumus sicut fumus fornacis magnae, et obscuratus est sol et aer ex fumo putei.RSV : il ouvrit le puits de l’abîme, et du puits monta une fumée comme la fumée d’une grande fournaise, et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits.
TEV: The star opened the abyss, and smoke poured out of it, like the smoke from a large furnace; the sunlight and the air were darkened by the smoke from the abyss.TEV: Stella aperuit abyssum, et effluxit inde fumus sicut fumus fornacis magnae; lumen solis et aer obscurati sunt a fumo abyssi.TEV : L’étoile ouvrit l’abîme, et une fumée en sortit, comme la fumée d’une grande fournaise ; la lumière du soleil et l’air furent obscurcis par la fumée de l’abîme.
He opened the shaft of the bottomless pit: it is often better to say, simply, “he (or, the star) opened (or, unlocked) the abyss,” ”…the entrance to the abyss,“ or ”…the entrance to the very deep pit.“Aperuit puteum abyssi: saepe melius est simpliciter dicere “aperuit (vel reseravit) abyssum” vel “aperuit aditum abyssi” aut “aditum foveae valde profundae.”Il ouvrit le puits de l’abîme : il est souvent préférable de dire simplement “il (ou : l’étoile) ouvrit (ou : déverrouilla) l’abîme”, ou “l’entrée de l’abîme”, ou encore “l’entrée de la fosse très profonde”.
And from the shaft rose smoke like the smoke of a great furnace: it is not necessary to represent the literal form of the Greek text, which is quite redundant. Something like the following is satisfactory: “and smoke came pouring out, like the smoke from a large furnace.” Presumably the smoke came from the fire in the abyss, the fire that burns in Gehenna.Et de puteo ascendit fumus sicut fumus fornacis magnae: non necesse est formam Graeci textus ad litteram exprimere, quae satis redundans est. Sufficit aliquid huiusmodi: “et fumus effundebatur sicut fumus fornacis magnae.” Verisimiliter fumus ex igne in abysso ortus est, igne qui in Gehenna ardet.Et du puits monta une fumée comme la fumée d’une grande fournaise : il n’est pas nécessaire de reproduire littéralement la forme du texte grec, qui est assez redondante. On peut dire par exemple : “et une fumée en sortit, comme la fumée d’une grande fournaise.” On suppose que cette fumée provenait du feu dans l’abîme, le feu qui brûle dans la Géhenne.
A great furnace: in cultures that do not have large wood- or coal-burning furnaces for baking bread, pottery, or even for smelting metals such as iron, there may be specialized vocabulary for big ovens for cooking, or pits dug in the ground for roasting pigs or other animals. Such terms may be used here. This clause may also be expressed as “and smoke came pouring out of the pit, just like smoke coming out of a pit dug in the ground to roast animals.” It is important to avoid terms used for the type of stove to heat a home.Fornax magna: in culturis ubi non sunt magnae fornaces ligno vel carbone ardentes ad panem coquendum, fictilia exurenda vel ferrum conflandum, fortasse vocabula propria adhibentur pro magnis furnis vel fossis in terra ad animalia assanda. Haec vocabula hic adhiberi possunt. Etiam sic reddi potest: “et fumus effluxit de fovea sicut fumus de fovea in terra effossa ad animalia assanda.” Cavendum est ne vocabula adhibeantur quae ad focum domesticum calefaciendum pertinent.Une grande fournaise : dans les cultures où il n’existe pas de grandes fournaises à bois ou à charbon pour cuire le pain, la poterie ou fondre des métaux comme le fer, il peut exister un vocabulaire spécialisé pour désigner de grands fours de cuisson ou des fosses creusées dans la terre pour rôtir des animaux. On pourra employer ces termes ici. Cette proposition peut aussi être rendue ainsi : “et une fumée sortit de la fosse, comme la fumée d’une fosse creusée dans le sol pour rôtir des animaux.” Il faut éviter les termes désignant un simple poêle domestique.
The sun and the air were darkened: there was so much smoke, and it was so thick, that it filled the air and blocked out the sunshine. The text does not mean that the sun quit shining; rather, its rays could not penetrate the smoke, and all was dark. One may also say “the smoke blocked out the rays of the sun” or “the smoke did not let the rays of the sun shine through.”Obscuratus est sol et aer: tantus erat fumus et tam densus ut aerem compleret et radios solis intercluderet. Textus non significat solem desiisse lucere; potius radii eius fumum penetrare non poterant, et omnia obscura erant. Dici etiam potest: “fumus radios solis obstruxit” vel “fumus radios solis transire non sivit.”Le soleil et l’air furent obscurcis : la fumée était si abondante et si épaisse qu’elle remplissait l’air et empêchait la lumière du soleil de passer. Le texte ne signifie pas que le soleil cessa de briller ; plutôt, ses rayons ne pouvaient traverser la fumée, et tout était plongé dans l’obscurité. On peut aussi dire : “la fumée bloquait les rayons du soleil” ou “la fumée ne laissait pas passer les rayons du soleil”.
9.39.39.3
RSV: Then from the smoke came locusts on the earth, and they were given power like the power of scorpions of the earth;RSV: De fumo prodierunt locustae in terram, et data est illis potestas sicut potestas scorpionum terrae;RSV : Puis de la fumée sortirent des sauterelles sur la terre, et il leur fut donné un pouvoir semblable à celui des scorpions de la terre ;
TEV: Locusts came down out of the smoke upon the earth, and they were given the same kind of power that scorpions have.TEV: Locustae de fumo descenderunt super terram, et data est eis eadem potestas quam habent scorpiones.TEV : Des sauterelles descendirent de la fumée sur la terre, et il leur fut donné le même pouvoir que celui des scorpions.
From the smoke that filled the air, locusts descended upon the earth. Huge swarms of locusts were not uncommon in that part of the world (see Exo 10.1-20 for the plague of locusts in Egypt), and the prophet Joel spoke of swarms of locusts as instruments of God's wrath.Ex fumo qui aerem impleverat, locustae in terram descenderunt. In illa orbis parte ingentes greges locustarum non erant rari (vide Exod. 10.1-20 de plaga locustarum in Aegypto), et propheta Ioel greges locustarum memorat tamquam instrumenta irae Dei.De la fumée qui remplissait l’air, des sauterelles descendirent sur la terre. De grands essaims de sauterelles n’étaient pas rares dans cette région du monde (voir Ex 10.1-20 pour la plaie des sauterelles en Égypte), et le prophète Joël parle d’essaims de sauterelles comme d’instruments de la colère de Dieu.
In cultures where locusts do not exist but grasshoppers are known, one may say “grasshoppers.” However, in cultures where creatures like this are nonexistent, it may be necessary to borrow a word from English or some other major language and describe the creature in the glossary. A picture of a locust will also be helpful. In some parts of the world a cultural equivalent in jungle areas may be used; for example, ”(large) leaf-eating insect.“ However, the insect chosen should have the tendency to appear in large numbers or swarms, as locusts do.In culturis ubi locustae non exsistunt sed grylli noti sunt, dici potest “grylli.” Ubi autem talia animalia omnino desunt, necesse esse potest vocabulum ex lingua maiori mutuari atque creaturam in glossario describere. Imago locustae etiam utilis erit. In nonnullis regionibus, aequivalens culturale e locis silvestribus adhiberi potest, exempli gratia “magnum insectum foliis vescens.” Attamen insectum electum aptum esse debet ad multitudines magnas vel greges formandos, sicut locustae.Dans les cultures où les sauterelles n’existent pas mais où l’on connaît les criquets, on peut dire “criquets”. Toutefois, dans les cultures où de telles créatures sont inconnues, il peut être nécessaire d’emprunter un mot à l’anglais ou à une autre langue importante et de décrire l’animal dans le glossaire. Une illustration de sauterelle sera également utile. Dans certaines régions du monde, on pourra utiliser un équivalent culturel en zone tropicale, par exemple “(grand) insecte mangeur de feuilles”. Toutefois, l’insecte choisi devra avoir tendance à apparaître en grand nombre ou en essaims, comme les sauterelles.
They were given power: these creatures are under God's control; the power they receive is the power to injure people — the kind of power that scorpions have, that is, to sting people. As in verse 10, power here means something more like “capacity,” “capability.” In languages that do not use the passive, translators may say, for example, “they received the ability” or “someone gave them the ability.”Data est illis potestas: hae creaturae sub Dei potestate sunt; potestas quam accipiunt est potestas homines laedendi — talis qualem scorpiones habent, id est pungendi. Sicut in versu 10, hic potestas magis significat “facultatem” vel “capacitatem.” In linguis sine passivo, dici potest, exempli gratia, “facultatem acceperunt” vel “quispiam eis facultatem dedit.”Il leur fut donné un pouvoir : ces créatures sont sous le contrôle de Dieu ; le pouvoir qu’elles reçoivent est celui de nuire aux hommes — le même pouvoir que possèdent les scorpions, c’est-à-dire celui de piquer. Comme au verset 10, le mot “pouvoir” signifie ici plutôt “capacité” ou “aptitude”. Dans les langues qui n’emploient pas le passif, on pourra dire par exemple : “elles reçurent la capacité” ou “quelqu’un leur donna la capacité”.
Scorpions of the earth: scorpions are small creatures with eight legs and a long tail that has a poisonous sting; they can inflict very painful wounds, which are sometimes fatal. The added phrase of the earth seems to mean that these are actual scorpions, unlike the locusts, which are demonic beings (verses 7-11).Scorpiones terrae: scorpiones sunt parvae creaturae octo pedibus et cauda longa aculeo venenato praedita; vulnera valde dolorosa inferre possunt, interdum etiam letalia. Addita locutio “terrae” videtur indicare hos esse scorpiones reales, dissimiles locustis, quae entia daemonica sunt (versus 7-11).Scorpions de la terre : les scorpions sont de petites créatures à huit pattes, munies d’une longue queue terminée par un aiguillon venimeux ; ils peuvent infliger des blessures très douloureuses, parfois mortelles. L’expression “de la terre” semble indiquer qu’il s’agit de véritables scorpions, contrairement aux sauterelles, qui sont des êtres démoniaques (versets 7-11).
For information concerning locusts and scorpions, a translator should consult a Bible dictionary or encyclopedia, or else Fauna and Flora of the Bible, pages 53-54 and 70-71.Ad informationes de locustis et scorpionibus, interpres consulere debet dictionarium biblicum vel encyclopaediam, aut librum Fauna and Flora of the Bible, paginas 53-54 et 70-71.Pour des informations concernant les sauterelles et les scorpions, le traducteur devra consulter un dictionnaire ou une encyclopédie biblique, ou encore l’ouvrage Fauna and Flora of the Bible, pages 53-54 et 70-71.
An alternative translation model for this verse is: “Locusts came down out of the smoke onto the earth, and they received the power to sting people, like that of scorpions”.Exemplum alterius redditionis huius versus: “Locustae de fumo in terram descenderunt, et acceperunt potestatem homines pungendi sicut scorpiones.”Modèle de traduction possible : “Des sauterelles descendirent de la fumée sur la terre, et elles reçurent le pouvoir de piquer les hommes comme les scorpions.”
9.49.49.4
RSV: they were told not to harm the grass of the earth or any green growth or any tree, but only those of mankind who have not the seal of God upon their foreheads;RSV: dictum est eis ne laederent herbam terrae neque omne viride neque ullam arborem, sed tantum homines qui non habent signaculum Dei in frontibus suis;RSV : il leur fut dit de ne pas nuire à l’herbe de la terre ni à aucune verdure ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts ;
TEV: They were told not to harm the grass or the trees or any other plant; they could harm only the people who did not have the mark of God's seal on their foreheads.TEV: Praeceptum est eis ne laederent herbam neque arbores neque ullam aliam plantam; laedere poterant solum homines qui signum sigilli Dei in frontibus non habebant.TEV : On leur ordonna de ne pas nuire à l’herbe ni aux arbres ni à aucune autre plante ; elles ne pouvaient nuire qu’aux personnes qui n’avaient pas la marque du sceau de Dieu sur leurs fronts.
They were told: it must be assumed that the order comes from God or from an angel who speaks in God's name. Told can also be expressed as “commanded” or “ordered.” In languages that do not use the passive, this phrase may be rendered as “someone commanded them.”Dictum est eis: supponendum est mandatum a Deo vel ab angelo Dei nomine loquente procedere. “Dictum est” etiam reddi potest “praeceptum est” vel “iussum est.” In linguis sine passivo, dici potest “quispiam eis mandavit.”Il leur fut dit : il faut supposer que l’ordre vient de Dieu ou d’un ange parlant au nom de Dieu. On peut aussi traduire par “il leur fut commandé” ou “on leur ordonna”. Dans les langues qui n’emploient pas le passif, on pourra dire : “quelqu’un leur ordonna”.
Not to harm: the same verb appears here that is used in 2.11 (“hurt”); 6.6; 7.2,3. In certain languages this phrase must be rendered as direct speech; for example, “Do not harm.”Ne laederent: idem verbum hic adhibetur quod in 2.11 (“laedere”); 6.6; 7.2,3. In quibusdam linguis haec locutio ut oratio directa reddenda est, exempli gratia: “Nolite laedere.”De ne pas nuire : le même verbe est employé ici qu’en 2.11 (“nuire”) ; 6.6 ; 7.2,3. Dans certaines langues, cette expression devra être rendue au discours direct, par exemple : “Ne faites pas de mal.”
The grass of the earth or any green growth or any tree: this is a rather full way of speaking of all vegetable life (trees, plants, weeds), which the swarms of locusts usually devour.Herbam terrae neque omne viride neque ullam arborem: haec est locutio satis plena ad omnem vegetationem significandam (arbores, plantas, herbas), quam locustarum greges solent consumere.L’herbe de la terre ni aucune verdure ni aucun arbre : c’est une manière assez développée de désigner toute la végétation (arbres, plantes, herbes), que les essaims de sauterelles dévorent habituellement.
But only those of mankind: only people are to be harmed, not plant life.Sed tantum homines: homines tantum laedendi sunt, non vegetatio.Mais seulement les hommes : seules des personnes doivent être atteintes, non la végétation.
Who have not the seal of God upon their foreheads: see 7.2-3. God's people are not to be harmed (see Ezek 9.4).Qui non habent signaculum Dei in frontibus suis: vide 7.2-3. Populus Dei laedendus non est (vide Ez. 9.4).Qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts : voir 7.2-3. Le peuple de Dieu ne doit pas être atteint (voir Éz 9.4).
Alternative translation models for this verse are: “Someone commanded them, 'Do not harm any plants, but only people, that is, those people who do not have the seal of God on their foreheads.' “Exemplum alterius redditionis huius versus: “Quispiam eis mandavit: ‘Nolite laedere plantas ullas, sed tantum homines, id est eos qui signaculum Dei in frontibus non habent.’ ”Autre modèle de traduction : “Quelqu’un leur ordonna : ‘Ne faites de mal à aucune plante, mais seulement aux personnes, c’est-à-dire à celles qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts.’ ”
Or: “Someone commanded them, 'You must harm only those people who have not been marked with the seal of God on their foreheads. But don't harm any plants'.”Vel: “Quispiam eis mandavit: ‘Laedite solum homines qui signo sigilli Dei in frontibus non sunt signati. Plantas autem nolite laedere.’ ”Ou : “Quelqu’un leur ordonna : ‘Vous devez nuire seulement aux personnes qui n’ont pas été marquées du sceau de Dieu sur leurs fronts. Mais ne faites de mal à aucune plante.’ ”
9.59.59.5
RSV: they were allowed to torture them for five months, but not to kill them, and their torture was like the torture of a scorpion, when it stings a man.RSV: datum est eis ut cruciarent eos mensibus quinque, sed non ut occiderent eos, et cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpionis cum pungit hominem.RSV : il leur fut donné de les tourmenter pendant cinq mois, mais non de les tuer, et leur tourment était comme le tourment d’un scorpion quand il pique un homme.
TEV: The locusts were not allowed to kill these people, but only to torture them for five months. The pain caused by the torture is like the pain caused by a scorpion's sting.TEV: Locustae non permissae sunt hos homines occidere, sed tantum eos mensibus quinque cruciare. Dolor ex hoc cruciatu ortus similis est dolori ex aculeo scorpionis.TEV : Il ne fut pas permis aux sauterelles de tuer ces personnes, mais seulement de les tourmenter pendant cinq mois. La douleur causée par ce tourment est semblable à celle provoquée par la piqûre d’un scorpion.
They were allowed to torture them for five months: the passive they were allowed again makes it clear that God is in control. This can be rendered “they were given permission,” “they received permission,” “they were given the right,” or in languages that do not use the passive, one may say “God gave them permission.”Datum est eis ut cruciarent eos mensibus quinque: passivum iterum ostendit Deum rerum potiri. Reddere potest “permissum est eis,” “licentiam acceperunt,” “ius datum est eis,” vel, in linguis sine passivo, “Deus eis permisit.”Il leur fut donné de les tourmenter pendant cinq mois : l’emploi du passif montre encore que Dieu demeure souverain. On peut rendre cela par “il leur fut permis,” “elles reçurent la permission,” “le droit leur fut donné,” ou, dans les langues sans passif, “Dieu leur donna la permission.”
Here the very strong verb and noun to torture and the torture are used (the Greek noun for “torture” is used only in this book; see “torment” in 14.11; 18.7,10,15). This shows how terrible is the suffering the people will endure.Hic verbum et nomen valde fortia adhibentur ad “cruciare” et “cruciatus” exprimendum (nomen Graecum pro “cruciatu” solum in hoc libro invenitur; vide “tormentum” in 14.11; 18.7,10,15). Hoc demonstrat quam gravis sit passio quam homines patientur.Ici sont employés un verbe et un substantif très forts pour exprimer “tourmenter” et “tourment”. Le nom grec pour “tourment” n’apparaît que dans ce livre (voir 14.11 ; 18.7,10,15). Cela montre combien la souffrance sera terrible pour ceux qui la subiront.
Five months is the normal life span of a locust, and it stands here for a prolonged period of suffering and pain. Five months should not be thought of as a short period of time.Quinque menses est spatium vitae ordinarium locustae, et hic significat tempus prolixum doloris ac cruciatus. Quinque menses non putandi sunt brevis temporis intervallum.Cinq mois correspondent à la durée de vie ordinaire d’une sauterelle, et cela représente ici une période prolongée de souffrance et de douleur. Cinq mois ne doivent pas être considérés comme un laps de temps court.
Torture may also be expressed as “cause to suffer extreme pain.”“Cruciare” etiam reddi potest ut “extremum dolorem inferre.”“Tourmenter” peut aussi être rendu par “faire souffrir une douleur extrême.”
Their torture was like the torture of a scorpion: a scorpion does not torture a person; it stings, wounds, hurts, harms, injures, or the like. So it is preferable to say something like TEV: “the pain they inflict is like the great pain that a person suffers when struck (or, stung) by a scorpion.” The verb translated stings by RSV is used to speak of a sword stroke (Mark 14.47) or a blow with the hand (Matt 26.67-68).Cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpionis: scorpio hominem proprie non cruciat; pungit, vulnerat, laedit. Ideo melius est dicere, ut in TEV: “dolor quem inferunt similis est magno dolori quem patitur homo cum a scorpione percutitur vel pungitur.” Verbum quod RSV “pungit” reddit etiam de ictu gladii (Marc. 14.47) vel de percussione manu (Matth. 26.67-68) adhibetur.Leur tourment était comme le tourment d’un scorpion : un scorpion ne “tourmente” pas proprement une personne ; il la pique, la blesse, lui fait mal. Il est donc préférable de dire, comme dans la TEV : “la douleur qu’elles infligent est semblable à la grande douleur qu’un homme éprouve lorsqu’il est frappé (ou : piqué) par un scorpion.” Le verbe traduit par “pique” dans la RSV est également employé pour un coup d’épée (Marc 14.47) ou un coup porté avec la main (Matt 26.67-68).
An alternative translation model for this verse is: “God allowed them to inflict extreme pain on those people for five months, but not to kill them. The pain that they inflict is like the great pain a person suffers when a scorpion stings him.”Exemplum alterius redditionis huius versus: “Deus eis permisit ut his hominibus per quinque menses extremum dolorem inferrent, sed non ut eos occiderent. Dolor quem inferunt similis est magno dolori quem patitur homo cum scorpio eum pungit.”Modèle alternatif de traduction : “Dieu leur permit d’infliger à ces personnes une douleur extrême pendant cinq mois, mais non de les tuer. La douleur qu’elles infligent est semblable à celle qu’un homme éprouve lorsqu’un scorpion le pique.”
9.69.69.6
RSV: And in those days men will seek death and will not find it; they will long to die, and death will fly from them.RSV: Et in illis diebus homines mortem quaerent et non invenient eam; cupient mori, et mors fugiet ab eis.RSV : En ces jours-là les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort s’enfuira loin d’eux.
TEV: During those five months they will seek death, but will not find it; they will want to die, but death will flee from them.TEV: Per illos quinque menses mortem quaerent, sed non invenient; volent mori, sed mors fugiet ab eis.TEV : Pendant ces cinq mois ils chercheront la mort, mais ne la trouveront pas ; ils voudront mourir, mais la mort fuira loin d’eux.
In those days: that is, during those five months. The verse vividly portrays the suffering caused by the locusts: the pain will be so intense that the people who are stung will want to die. See similar expressions of despair in Job 3.21; Jeremiah 8.3.In illis diebus: id est, per illos quinque menses. Hic versus vivide depingit dolorem a locustis illatum: tantus erit dolor ut homines qui punguntur mori velint. Vide similes desperationis locutiones in Iob 3.21; Ier. 8.3.En ces jours-là : c’est-à-dire pendant ces cinq mois. Le verset décrit de manière saisissante la souffrance causée par les sauterelles : la douleur sera si intense que ceux qui seront piqués voudront mourir. Voir des expressions semblables de désespoir en Job 3.21 ; Jér 8.3.
Will seek death and will not find it; they will long to die, and death will fly from them: for emphasis the same idea is expressed twice. This is a poetic way of saying that people would like to die but will live on. It is not necessary to try to represent literally the figure of death fleeing from people if it is a strange and unnatural expression in a given language.Mortem quaerent et non invenient; cupient mori, et mors fugiet ab eis: ad emphasin eadem idea bis exprimitur. Haec est locutio poetica significans homines mori velle, sed vivere perseverare. Non est necesse imaginem mortis fugientis ad litteram exprimere, si in aliqua lingua insolita aut innaturalis videtur.Ils chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort s’enfuira loin d’eux : pour souligner l’idée, la même pensée est exprimée deux fois. C’est une manière poétique de dire que les hommes voudront mourir mais continueront à vivre. Il n’est pas nécessaire de reproduire littéralement l’image de la mort qui s’enfuit si cette expression paraît étrange ou artificielle dans une langue donnée.
9.7-89.7-89.7-8
RSV: 7 In appearance the locusts were like horses arrayed for battle; on their heads were what looked like crowns of gold; their faces were like human faces, 8 their hair like women's hair, and their teeth like lions' teeth;RSV: 7 Aspectu locustae erant similes equis paratis ad proelium; et super capita earum quasi coronae similes auro; et facies earum sicut facies hominum, 8 et habebant capillos sicut capilli mulierum, et dentes earum sicut dentes leonum;RSV : 7 Par leur apparence, les sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour le combat ; sur leurs têtes il y avait comme des couronnes semblables à de l’or ; leurs visages étaient comme des visages d’hommes, 8 leurs cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents comme des dents de lions ;
TEV: 7 The locusts looked like horses ready for battle; on their heads they had what seemed to be crowns of gold, and their faces were like men's faces. 8 Their hair was like women's hair, their teeth were like lions' teeth.TEV: 7 Locustae videbantur sicut equi ad proelium parati; super capita sua habebant quasi coronas aureas, et facies earum erant sicut facies hominum. 8 Capilli earum sicut capilli mulierum erant, et dentes earum sicut dentes leonum.TEV : 7 Les sauterelles ressemblaient à des chevaux prêts pour le combat ; sur leurs têtes elles avaient comme des couronnes d’or, et leurs visages étaient comme des visages d’hommes. 8 Leurs cheveux étaient comme des cheveux de femmes, et leurs dents comme des dents de lions.
RSV has one long sentence for verses 7-9. In most languages it will be preferable to have several sentences.RSV unam longam sententiam pro versibus 7-9 habet. In plurimis linguis plures sententiae praeferendae erunt.La RSV présente une seule longue phrase pour les versets 7-9. Dans la plupart des langues, il sera préférable de la diviser en plusieurs phrases.
The description of these locusts shows that they are really demonic beings that swarm and fly like huge locusts.Descriptio harum locustarum ostendit eas revera esse entia daemonica, quae sicut ingentes locustae congregantur et volant.La description de ces sauterelles montre qu’il s’agit en réalité d’êtres démoniaques qui se rassemblent et volent comme d’énormes sauterelles.
In appearance the locusts were like horses arrayed for battle: see Joel 2.4. A war horse was often given protective covering, including a breast shield, and sometimes had ornaments on its bridle. The Greek verb translated arrayed means “prepared,” “made ready.” The simplest way to translate is to say something like “These locusts looked like (war) horses, ready to go into battle.” Battle in some languages will be rendered in a similar way to the English expression “battlefield,” namely, the place for fighting. An alternative translation model for this clause, then, is “These locusts looked like (war) horses ready to go where men were fighting.”Aspectu locustae erant similes equis paratis ad proelium: vide Ioel 2.4. Equus bellicus saepe muniebatur tegmine defensivo, incluso thorace, interdum etiam ornamenta in freno gerebat. Verbum Graecum quod “paratis” redditur significat “praeparatis” vel “paratis.” Simplicissime reddi potest: “Hae locustae videbantur sicut equi (bellici) parati ad pugnam.” In quibusdam linguis “proelium” redditur simili modo ac Anglice “campus pugnae,” id est locus ubi pugna geritur. Itaque alterum exemplar: “Hae locustae videbantur sicut equi (bellici) parati ad locum ubi homines pugnabant.”Par leur apparence, les sauterelles ressemblaient à des chevaux préparés pour le combat : voir Joël 2.4. Un cheval de guerre était souvent muni d’une protection, y compris d’un plastron, et parfois orné au niveau du harnais. Le verbe grec traduit par “préparés” signifie “mis en état”, “rendus prêts”. On peut traduire plus simplement : “Ces sauterelles ressemblaient à des chevaux (de guerre) prêts à entrer en combat.” Dans certaines langues, “combat” sera rendu par une expression équivalente à “lieu de combat”, c’est-à-dire l’endroit où l’on se bat. On pourra donc aussi traduire : “Ces sauterelles ressemblaient à des chevaux (de guerre) prêts à aller là où les hommes combattaient.”
Crowns of gold: see 4.4; 6.2.Coronae aureae: vide 4.4; 6.2.Couronnes d’or : voir 4.4 ; 6.2.
Their faces were like human faces: this probably means the whole head (including the ears) and not just the face as such.Facies earum sicut facies hominum: hoc verisimiliter totum caput (auribus inclusis) significat, non solam faciem stricte dictam.Leurs visages étaient comme des visages d’hommes : cela désigne probablement l’ensemble de la tête (y compris les oreilles), et non seulement le visage au sens strict.
Hair like women's hair: that is, long and wavy.Capilli sicut capilli mulierum: id est longi et undulati.Des cheveux comme des cheveux de femmes : c’est-à-dire longs et ondulés.
Teeth like lions' teeth: big and sharp (see Joel 1.6). For lion see 4.7.Dentes sicut dentes leonum: magni et acuti (vide Ioel 1.6). De leone vide 4.7.Des dents comme des dents de lions : grandes et acérées (voir Joël 1.6). Pour lion voir 4.7.
A traveler in 1772 reported that an Arab from the desert described the locust as follows: “He compared the head of a locust with the head of a horse, its breast with the breast of a lion, its feet with the feet of a camel, its body with the body of a snake, its tail with the tail of a scorpion, its antennae with the hair of a maiden” (cited by Beasley-Murray).Viator anno 1772 rettulit Arabem e deserto locustam ita descripsisse: “Caput locustae capiti equi comparavit, pectus pectori leonis, pedes pedibus cameli, corpus corpori serpentis, caudam caudae scorpionis, antennae capillis virginis.” (apud Beasley-Murray citatum).Un voyageur en 1772 rapporta qu’un Arabe du désert décrivait la sauterelle ainsi : “Il comparait la tête de la sauterelle à celle d’un cheval, sa poitrine à celle d’un lion, ses pattes à celles d’un chameau, son corps à celui d’un serpent, sa queue à celle d’un scorpion, ses antennes aux cheveux d’une jeune fille” (cité par Beasley-Murray).
9.99.99.9
RSV: they had scales like iron breastplates, and the noise of their wings was like the noise of many chariots with horses rushing into battle.RSV: habebant loricas sicut loricas ferreas, et sonus alarum earum sicut sonus curruum multorum cum equis in proelium currentium.RSV : elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer, et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de nombreux chars avec des chevaux se précipitant au combat.
TEV: Their chests were covered with what looked like iron breastplates, and the sound made by their wings was like the noise of many horse-drawn chariots rushing into battle.TEV: Pectora earum cooperta erant quasi loricis ferreis, et sonus quem alae earum faciebant similis erat sonui multorum curruum equis tractarum in proelium ruentium.TEV : Leur poitrine était couverte de ce qui ressemblait à des cuirasses de fer, et le bruit produit par leurs ailes était comme celui de nombreux chars tirés par des chevaux se précipitant au combat.
Scales like iron breastplates: the Greek text says “breastplates like iron breastplates” (using the same word twice). Besides this passage and 9.17, the word occurs also at Ephesians 6.14 and 1 Thessalonians 5.8. War horses sometimes wore breast shields to protect them from the enemy's spears and swords. Instead of scales, something like “body-armour” (NJB) is preferable. SPCL translates “their bodies were covered with a kind of iron armor,” or the translation can be “their bodies were covered with what looked like pieces of metal used to protect the chests of people.”Loricae sicut loricae ferreae: textus Graecus dicit “loricas sicut loricas ferreas” (eodem verbo bis adhibito). Praeter hunc locum et 9.17, idem vocabulum invenitur etiam Eph. 6.14 et 1 Thess. 5.8. Equi bellici interdum pectoralia gerebant ad se defendendos a hastis et gladiis hostium. Loco “squamarum,” melius est dicere aliquid simile “armatura corporis” (NJB). SPCL reddit: “corpora earum cooperta erant quadam armatura ferrea,” vel sic: “corpora earum videbantur cooperta lamellis metallicis ad pectus hominum protegendum adhibitis.”Des cuirasses comme des cuirasses de fer : le texte grec dit littéralement “cuirasses comme des cuirasses de fer” (le même mot étant employé deux fois). En dehors de ce passage et de 9.17, le mot apparaît aussi en Éph 6.14 et 1 Thess 5.8. Les chevaux de guerre portaient parfois une protection de poitrine contre les lances et les épées ennemies. Au lieu de “écailles”, il est préférable d’employer une expression comme “armure du corps” (NJB). SPCL traduit : “leur corps était couvert d’une sorte d’armure de fer,” ou bien : “leur corps semblait recouvert de pièces de métal servant à protéger la poitrine des hommes.”
NJB = New Jerusalem Bible (1985), traduction catholique anglaise, révision de la Jerusalem Bible (1966).
SPCL = Sociedade Bíblica do Brasil – Tradução na Linguagem de Hoje (souvent abrégée SPCL dans les manuels UBS). Il s’agit de la version portugaise en langage courant publiée par la Société biblique du Brésil.
The noise of their wings: for a similar description of the noise of locusts' wings, see Joel 2.5. In some languages this phrase will be rendered as “the flapping (whirring) noise of their wings” or “the noise that their wings made as they flew.”Sonus alarum earum: de simili descriptione sonitus alarum locustarum vide Ioel 2.5. In quibusdam linguis haec locutio reddi potest ut “sonitus alarum verberantium (vel stridentium)” vel “sonus quem alae earum volando efficiebant.”Le bruit de leurs ailes : pour une description semblable du bruit des ailes des sauterelles, voir Joël 2.5. Dans certaines langues, on pourra traduire par “le bruit battant (ou : vrombissant) de leurs ailes” ou “le bruit que faisaient leurs ailes en volant”.
The noise of many chariots with horses rushing into battle: a chariot was a two-wheeled vehicle pulled by one or more horses. The loud and rustling noise made by the wings of these locusts sounded like many horse-drawn chariots rushing into battle. The noise in some languages will be described with an adjective or an ideophone. An alternative rendering is “the rattling noise” (see Nahum 3.2). Chariots in many languages is translated as “horse-drawn war carts” or “war carts (wagons) pulled by horses.” So this clause may also be rendered as “the whirring (rattling) noise of many horse-drawn war carts racing (dashing) into the battlefield.”Sicut sonus curruum multorum cum equis in proelium currentium: currus erat vehiculum duabus rotis instructum, uno vel pluribus equis tractum. Sonus magnus et stridens quem hae locustae alis suis efficiebant similis erat multorum curruum equis tractarum in proelium ruentium. In quibusdam linguis sonitus per adiectivum vel ideophonum exprimi poterit. Alia redditione dici potest “sonus crepitans” (vide Nah. 3.2). “Currus” in multis linguis redditur ut “plaustra bellica equis tracta” vel “plaustra (vehicula) bellica equis tracta.” Itaque haec clausula sic reddi potest: “sonitus stridens (crepitans) multorum plaustrorum bellicorum equis tractarum in campum pugnae ruentium.”Comme le bruit de nombreux chars avec des chevaux se précipitant au combat : un char était un véhicule à deux roues tiré par un ou plusieurs chevaux. Le bruit fort et grondant produit par les ailes de ces sauterelles ressemblait à celui de nombreux chars tirés par des chevaux se précipitant au combat. Dans certaines langues, ce bruit pourra être exprimé par un adjectif ou un idéophone. On peut aussi traduire par “un bruit de fracas” (voir Nah 3.2). Dans beaucoup de langues, “chars” sera rendu par “chariots de guerre tirés par des chevaux” ou “véhicules de guerre tirés par des chevaux.” On pourra donc dire : “le bruit vrombissant (ou : fracassant) de nombreux chariots de guerre tirés par des chevaux se ruant vers le champ de bataille.”
9.109.109.10
RSV: They have tails like scorpions, and stings, and their power of hurting men for five months lies in their tails.RSV: Habent caudas similes scorpionibus, et aculeos; et potestas earum homines laedendi per quinque menses in caudis earum est.RSV : Elles ont des queues semblables à celles des scorpions, avec des aiguillons ; et leur pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois se trouve dans leurs queues.
TEV: They have tails and stings like those of a scorpion, and it is with their tails that they have the power to hurt people for five months.TEV: Habent caudas et aculeos sicut scorpio; et per caudas suas potestatem habent homines laedendi per quinque menses.TEV : Elles ont des queues et des aiguillons comme ceux d’un scorpion, et c’est avec leurs queues qu’elles ont le pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois.
Tails like scorpions, and stings: what is meant is that their tails were like scorpions' tails, with stings at the end.Caudae similes scorpionibus et aculei: significatur caudas earum similes esse caudis scorpionum, aculeis in fine instructas.Des queues semblables à celles des scorpions, avec des aiguillons : cela signifie que leurs queues ressemblaient à celles des scorpions, munies d’un aiguillon à l’extrémité.
Their power of hurting men: the word translated power can also mean “authority” or “capability.”Potestas earum homines laedendi: vocabulum “potestas” etiam significare potest “auctoritatem” vel “facultatem.”Leur pouvoir de nuire aux hommes : le mot “pouvoir” peut aussi signifier “autorité” ou “capacité”.
The final sentence may be translated as follows: “It is with the stings on their tails that they are able to hurt people for five months.”Ultima sententia sic reddi potest: “Aculeis in caudis suis homines per quinque menses laedere possunt.”La dernière phrase peut être rendue ainsi : “C’est avec les aiguillons de leurs queues qu’elles peuvent nuire aux hommes pendant cinq mois.”
See also 9.5 on hurting or torturing people.Vide etiam 9.5 de hominibus laedendis vel cruciandis.Voir aussi 9.5 concernant le fait de nuire aux hommes ou de les tourmenter.
9.119.119.11
RSV: They have as king over them the angel of the bottomless pit; his name in Hebrew is Abaddon, and in Greek he is called Apollyon. (Or Destroyer)RSV: Habent super se regem angelum abyssi; nomen illi Hebraice Abaddon, Graece autem vocatur Apollyon. (Id est Perditor)RSV : Elles ont pour roi l’ange de l’abîme ; son nom en hébreu est Abaddon, et en grec il est appelé Apollyon. (C’est-à-dire Destructeur)
TEV: They have a king ruling over them, who is the angel in charge of the abyss. His name in Hebrew is Abaddon; in Greek the name is Apollyon (meaning “The Destroyer”).TEV: Regem habent qui eis imperat, angelum qui abyssi praeest. Nomen eius Hebraice est Abaddon; Graece Apollyon (quod significat “Perditor”).TEV : Elles ont un roi qui règne sur elles, l’ange chargé de l’abîme. Son nom en hébreu est Abaddon ; en grec, Apollyon (ce qui signifie “Le Destructeur”).
They have as king: according to Proverbs 30.27 locusts have no king, but these demonic beings have one.Habent super se regem: secundum Prov. 30.27 locustae regem non habent; hae autem creaturae daemonicae habent.Elles ont pour roi : selon Prov 30.27 les sauterelles n’ont pas de roi, mais ces êtres démoniaques en ont un.
Their king is the angel of the bottomless pit, that is, the angel in charge of, looking after or taking care of, the abyss. For the translation of bottomless pit or “abyss,” see 9.1.Rex earum est angelus abyssi, id est angelus qui abyssi praeest et eam custodit. De versione abyssi vide 9.1.Leur roi est l’ange de l’abîme, c’est-à-dire l’ange qui a la charge de l’abîme et en assure la garde. Pour la traduction de abîme voir 9.1.
In Hebrew: in many languages this will be rendered as “in the Hebrew language.”Hebraice: in multis linguis reddetur “in lingua Hebraea.”En hébreu : dans beaucoup de langues on dira “dans la langue hébraïque”.
Abaddon: this is the Hebrew word for “destruction” (or, “place of destruction”) as a name for Sheol, as in Job 26.6 (parallel with Sheol); 28.22 (Abaddon and Death); Psalm 88.11b (parallel with grave); Proverbs 15.11 (Sheol and Abaddon).Abaddon: hoc est vocabulum Hebraicum significans “perditio” (vel “locus perditionis”) ut nomen Sheol; ut in Iob 26.6 (parallelo cum Sheol); 28.22 (Abaddon et Mors); Ps. 88.11b (parallelo cum sepulcro); Prov. 15.11 (Sheol et Abaddon).Abaddon : c’est le mot hébreu signifiant “destruction” (ou “lieu de destruction”) comme nom du Shéol ; voir Job 26.6 (parallèle avec Shéol) ; 28.22 (Abaddon et la Mort) ; Ps 88.11b (parallèle avec la tombe) ; Prov 15.11 (Shéol et Abaddon).
The Greek word Apollyon means “Destroyer.” It appears only here in the New Testament.Vocabulum Graecum Apollyon significat “Perditor.” Hic solum in Novo Testamento invenitur.Le mot grec Apollyon signifie “Destructeur.” Il n’apparaît qu’ici dans le Nouveau Testament.
In Greek: see the comment on Hebrew above.Graece: vide supra commentarium de Hebraice.En grec : voir le commentaire ci-dessus sur “en hébreu”.
Translators are urged to imitate TEV, which gives in the text itself the meaning of the Greek word.Interpretes hortantur ut TEV imitentur, quae in ipso textu significationem vocabuli Graeci explicat.Il est recommandé aux traducteurs d’imiter la TEV, qui donne dans le texte même la signification du mot grec.
9.129.129.12
RSV: The first woe has passed; behold, two woes are still to come.RSV: Vae primum transiit; ecce adhuc duo vae ventura sunt.RSV : Le premier malheur est passé ; voici encore deux malheurs qui viennent.
TEV: The first horror is over; after this there are still two more horrors to come.TEV: Primus terror praeteriit; post haec adhuc duo terrores venturi sunt.TEV : Le premier fléau est terminé ; après cela, il reste encore deux fléaux à venir.
With this verse John separates the fifth trumpet blast from the two more still to come.Hoc versu Ioannes quintam tubae clangorem a duobus aliis adhuc venturis distinguit.Par ce verset, Jean distingue la cinquième sonnerie de trompette des deux autres qui doivent encore venir.
For woe see 8.13; for behold see 1.7.De vae vide 8.13; de ecce vide 1.7.Pour malheur voir 8.13 ; pour voici voir 1.7.
An alternative translation model for this verse is: “The first terrible (horrible) punishment is over. After this there are still two more terrible punishments coming”.Exemplum alterius redditionis huius versus: “Primum terribile supplicium praeteriit. Post haec adhuc duo terribilia supplicia ventura sunt.”Modèle alternatif de traduction : “Le premier châtiment terrible est passé. Après cela, deux autres châtiments terribles sont encore à venir.”

1993. Bruce M. Metzger

  • Bruce Manning Metzger (1914-2007), bibliste et théologien étatsunien, spécialiste du Nouveau Testament, professeur au Princeton Theological Seminary (New Jersey) et membre du comité de rédaction de l'American Bible Society, l'un des responsables éditoriaux du Novum Testamentum Graece.
  • Bruce M. Metzger (et Donn Downall pour le Leader's Guide), Breaking the code. Understanding the book of Revelation (144 p.), Nashville (Tennessee), Abingdon Press, 1993 (rééd. 1999, 2006, 2011, 2019), pp. 65 et 126-127.

Texte de Metzger (p. 65)

anglais (1993)latin (2026)français (2026)
When the fifth angel blows his trumpet, a plague of demonic locusts is released from the bottomless pit (9:3).Cum quintus angelus tubam canit, plaga locustarum daemonicarum e puteo abyssi dimittitur (9,3).Lorsque le cinquième ange sonne de la trompette, un fléau de sauterelles démoniaques est relâché depuis le puits de l’abîme (9,3).
The leader of these demonic hordes is Abaddon, the destroyer.Princeps harum turmarum daemonicarum est Abaddon, interemptor.Le chef de ces hordes démoniaques est Abaddon, le Destructeur.
Lest the reader fail to grasp the significance of the Hebrew name, John adds the Greek equivalent, Apollyon.Ne lector significationem nominis Hebraici non percipiat, Ioannes nomen Graecum addit, Apollyon.Afin que le lecteur ne manque pas la signification du nom hébreu, Jean ajoute l’équivalent grec, Apollyon.
As king of the demonic locusts, his mission is to destroy (9:11).Ut rex locustarum daemonicarum, eius munus est perdere (9,11).En tant que roi des sauterelles démoniaques, sa mission est de détruire (9,11).
Unlike any other swarm of locusts, these are like cavalry horses armed for battle.Dissimiles omni alii examini locustarum, hae similes sunt equis equitum ad proelium instructis.À la différence de toute autre nuée de sauterelles, celles-ci ressemblent à des chevaux de cavalerie armés pour la guerre.
They have human faces, they wear gold crowns, their hair is like women’s hair, their teeth are like lions’ teeth, and they have tails with poisonous stings like scorpions (9:7-10).Facies humanas habent, coronas aureas gestant, capilli earum sicut capilli mulierum sunt, dentes sicut dentes leonum, et caudas habent cum aculeis venenatis velut scorpionum (9,7–10).Elles ont des visages humains, portent des couronnes d’or, leurs cheveux sont comme des cheveux de femmes, leurs dents comme des dents de lions, et elles ont des queues munies de dards venimeux comme ceux des scorpions (9,7–10).
Certainly John’s powers of description amaze us!Profecto Ioannis vis describendi nos admiratione afficit.Assurément, la puissance descriptive de Jean nous émerveille !
The mission of these demonic tormentors is not, as might be supposed at first sight, to harm the vegetation on earth; in fact, they are forbidden to do that (9:4).Munus horum cruciatorum daemonicorum non est, ut primo adspectu putari possit, vegetationem terrae laedere; id enim eis interdictum est (9,4).La mission de ces tourmenteurs démoniaques n’est pas, comme on pourrait le supposer à première vue, de nuire à la végétation de la terre ; en effet, cela leur est interdit (9,4).
Their attack is to be launched against the oppressors of the Christians for a period of five months (9:5), the usual life-cycle of certain species of natural locusts.Eorum impetus adversus oppressores Christianorum per quinque menses dirigitur (9,5), qui est cursus vitae ordinarius quarundam specierum locustarum naturalium.Leur attaque doit être dirigée contre les oppresseurs des chrétiens pendant une période de cinq mois (9,5), correspondant au cycle de vie habituel de certaines espèces de sauterelles naturelles.
Just as the Israelites had been exempt from the plagues of Egypt, so now the Christians who have God’s seal upon their foreheads will be completely unharmed by these awful creatures of divine judgment (9:4).Quemadmodum Israelitae a plagis Aegypti immunes fuerant, ita nunc Christiani, qui sigillum Dei in frontibus habent, ab his terribilibus creaturis iudicii divini omnino incolumes erunt (9,4).De même que les Israélites avaient été exemptés des plaies d’Égypte, de même maintenant les chrétiens qui portent le sceau de Dieu sur le front seront entièrement indemnes face à ces terribles créatures du jugement divin (9,4).
So great will be the suffering caused by the locusts that people prefer death to the agony of living.Tanta erit afflictio a locustis illata, ut homines mortem vitae cruciatui praeferant.La souffrance causée par les sauterelles sera si grande que les hommes préféreront la mort à l’agonie de la vie.
But death will elude them, and in any case physical death is no remedy for the torment of an evil conscience (9:6).Sed mors eos effugiet, neque enim mors corporalis remedium est cruciatui conscientiae malae (9,6).Mais la mort leur échappera, et de toute manière la mort physique n’est pas un remède au tourment d’une conscience mauvaise (9,6).

Texte de Downall (pp. 126-127)

anglais (1993)latin (2026)français (2026)
LESSON FIVELECTIO QUINTALEÇON CINQ
Breaking the Code, chapter 7; Revelation 8:5–11:19Breaking the Code, caput VII; Apocalypsis 8,5–11,19Breaking the Code, chapitre 7 ; Apocalypse 8,5–11,19
PURPOSEPROPOSITUMOBJECTIF
To realize through the vivid and horrible symbolism of the Book of Revelation that divine judgment does not mean that God desires to inflict vengeance, rather that God wills to bring people to repentance.Intellegere, per vividum et horrendum symbolismum libri Apocalypsis, iudicium divinum non significare Deum ultionem inferre velle, sed potius homines ad paenitentiam adducere.Comprendre, à travers le symbolisme vif et terrible du livre de l’Apocalypse, que le jugement divin ne signifie pas que Dieu désire infliger une vengeance, mais plutôt que Dieu veut conduire les hommes à la repentance.
SUGGESTED PROCEDURERATIO PRAECEPTADÉMARCHE PROPOSÉE
Begin this session by asking if anyone has ever been in a swarm of locusts.Initium huius sessionis facite interrogando num quis umquam in examine locustarum fuerit.Commencez cette séance en demandant si quelqu’un a déjà été pris dans une nuée de sauterelles.
If so, allow time for a brief description of what it was like.Si ita est, tempus breve concedite ad describendum quomodo id fuerit.Le cas échéant, laissez un court moment pour décrire ce que cela a été.
Ask class members to close their Bibles except for someone who will read aloud 9:3 through 9:10.Rogate sodales ut Biblias claudant, excepto uno qui 9,3–9,10 voce alta legat.Demandez aux participants de fermer leurs Bibles, sauf à une personne qui lira à haute voix 9,3–9,10.
With Bibles still closed, see how much the group can remember of the description of the locusts.Bibliis adhuc clausis, explorate quantum coetus descriptionis locustarum meminerit.Les Bibles restant fermées, voyez ce que le groupe peut se rappeler de la description des sauterelles.
After a few moments, have them open their Bibles and check their memories against the actual text.Post pauca momenta, iubeatis eos Biblias aperire et memoriam cum ipso textu conferre.Après quelques instants, faites-leur ouvrir leurs Bibles et confronter leurs souvenirs au texte lui-même.
A devastating natural disaster such as swarming locusts could have been experienced by John and at least some of his readers.Calamitas naturalis tam vastans quam examina locustarum a Ioanne atque saltem a quibusdam lectoribus eius experiri potuit.Une catastrophe naturelle aussi dévastatrice que des nuées de sauterelles a pu être vécue par Jean et par au moins certains de ses lecteurs.
Their familiarity with disasters probably made the descriptive language of Revelation even more vivid.Eorum consuetudo calamitatum probabiliter linguam descriptivam Apocalypsis etiam vividorem reddidit.Leur familiarité avec les catastrophes a probablement rendu le langage descriptif de l’Apocalypse encore plus frappant.
Invite the learners to check page 64 of Breaking the Code to be reminded of a major catastrophe that hit the Roman world in A.D. 79.Invitate discentes ut paginam 64 operis Breaking the Code consulant, quo admoneantur de gravi calamitate quae orbem Romanum anno 79 p. Chr. n. percussit.Invitez les participants à consulter la page 64 de Breaking the Code pour se remémorer une catastrophe majeure qui frappa le monde romain en l’an 79 apr. J.-C.
Ask how the memories or reports of that event might have influenced John’s “disciplined imagination.”Interrogate quomodo memoriae vel relationes illius eventus “imaginationem disciplinatam” Ioannis affecerint.Demandez comment les souvenirs ou les récits de cet événement ont pu influencer « l’imagination disciplinée » de Jean.
Dr. Metzger has so far taken us through eleven of the twenty-two chapters in the Book of Revelation.Dr. Metzger nos hactenus per undecim ex viginti duobus capitibus libri Apocalypsis duxit.Le Dr Metzger nous a jusqu’ici conduits à travers onze des vingt-deux chapitres du livre de l’Apocalypse.
At this halfway point a review of certain features will be valuable.Hoc in medio itinere recensio quarundam notarum utilis erit.À ce point médian, une révision de certains éléments sera utile.
If class members each have a Bible, they will be able to see the progression in the outline that follows.Si singuli sodales Bibliam habent, progressionem in schemate sequente videre poterunt.Si chaque participant possède une Bible, il pourra voir la progression dans le plan qui suit.
If not, use your Bible and the chalkboard.Sin minus, utimini Biblia vestra et tabula.Sinon, utilisez votre Bible et le tableau.
Seven in Revelation 1–4 – messages to churchesSeptem in Apocalypsi 1–4 – nuntii ad ecclesiasSept en Apocalypse 1–4 – messages aux Églises
Seven in Revelation 5:1–4 – seals that can be opened by no one but the LambSeptem in Apocalypsi 5,1–4 – sigilla quae nemo aperire potest nisi AgnusSept en Apocalypse 5,1–4 – sceaux que nul ne peut ouvrir sinon l’Agneau
At this point mention that Dr. Metzger in today’s presentation says that the next series of sevens comes in rapid-fire order: seven angels blowing seven trumpets.Hic memorate Dr. Metzger in expositione hodierna dicere seriem septenariam proximam celeriter sequi: septem angelos septem tubas canentes.À ce stade, mentionnez que le Dr Metzger indique dans la présentation d’aujourd’hui que la série suivante de sept apparaît à un rythme rapide : sept anges sonnant de sept trompettes.
You might mention that the use of “seven” in John’s writing is not always obvious.Monere etiam potestis usum numeri “septem” apud Ioannem non semper manifestum esse.Vous pouvez aussi signaler que l’usage du nombre « sept » chez Jean n’est pas toujours évident.
Dr. Metzger points out (Breaking the Code, page 22) seven “beatitudes.”Dr. Metzger ostendit (Breaking the Code, p. 22) septem “beatitudines”.Le Dr Metzger relève (Breaking the Code, p. 22) sept « béatitudes ».
(See page 30 of this guide.)(Vide paginam 30 huius ducis.)(Voir la page 30 de ce guide.)
If you have Video Lesson Five available, allow 15 minutes to show it now.Si Lectio Quinta per video praesto est, quindecim minuta nunc ad ostensionem concedite.Si la leçon cinq en vidéo est disponible, accordez maintenant quinze minutes pour la diffuser.
Suggest that the group be alert for an answer to this question: “To what Old Testament events does Dr. Metzger compare the plagues visited on God’s enemies when the trumpet sounds?”Suadete ut coetus attente exspectet responsionem ad hanc quaestionem: “Quibus eventibus Veteris Testamenti Dr. Metzger plagas comparat quae, tubis sonantibus, in inimicos Dei immittuntur ?”Invitez le groupe à être attentif à la réponse à cette question : « À quels événements de l’Ancien Testament le Dr Metzger compare-t-il les fléaux infligés aux ennemis de Dieu lorsque la trompette retentit ? »
(The plagues that Pharaoh and the land of Egypt suffered because they kept God’s people in slavery.)(Plagae quibus Pharao et terra Aegypti affecti sunt, quia populum Dei in servitute tenuerant.)(Les plaies que subirent Pharaon et le pays d’Égypte parce qu’ils maintenaient le peuple de Dieu en esclavage.)
Turn again to the key question: What message do you find in this passage for you or for your congregation?Rursus ad quaestionem praecipuam redite: quem nuntium in hoc loco invenitis vobis vel congregationi vestrae ?Revenez ensuite à la question clé : quel message trouvez-vous dans ce passage pour vous-même ou pour votre communauté ?
If time permits, consider this additional discussion question:Si tempus permittit, hanc quaestionem ad disputationem addite :Si le temps le permet, considérez cette question supplémentaire de discussion :
As you recall the locusts described in Revelation 9:3–10, can you think of some demonic “locusts” that afflict society today?Dum locustas in Apocalypsi 9,3–10 descriptas recolitis, potestisne cogitare de quibusdam “locustis” daemonicis quae societatem hodiernam affligunt ?En vous rappelant les sauterelles décrites en Apocalypse 9,3–10, pouvez-vous penser à certaines « sauterelles » démoniaques qui affligent aujourd’hui la société ?
Close with an appropriate prayer, containing ideas such as the following:Concludite oratione congrua, quae huiusmodi sententias complectatur :Concluez par une prière appropriée, contenant par exemple les idées suivantes :
God almighty and all-powerful, throughout your Word and throughout history we see your power overcoming your enemies.Deus omnipotens atque omnivalens, per Verbum tuum et per totam historiam virtutem tuam inimicos superantem videmus.Dieu tout-puissant et souverain, à travers ta Parole et à travers l’histoire, nous voyons ta puissance triompher de tes ennemis.
They can do great harm, but cannot avoid your verdict and your vengeance.Magnum damnum inferre possunt, sed sententiam tuam atque ultionem effugere non possunt.Ils peuvent causer de grands ravages, mais ils ne peuvent éviter ton verdict et ta vengeance.
How grateful we are that, though at times we have turned against you and lived in defiance of your will, yet your great mercy invites us back to your forgiveness and your friendship.Quam grati sumus quod, etsi interdum adversus te conversi sumus atque voluntati tuae restitimus, tamen magna misericordia tua nos rursus ad veniam tuam et amicitiam invitat.Combien nous sommes reconnaissants que, même lorsque nous nous sommes détournés de toi et avons vécu dans la défiance de ta volonté, ta grande miséricorde nous invite de nouveau à ton pardon et à ton amitié.
Forgive now whatever we confess to you in silence, and restore us with your steadfast love to the company of your people.Ignosce nunc quicquid tibi tacite confitemur, et nos fideli amore tuo ad consortium populi tui restitue.Pardonne maintenant ce que nous te confessons en silence, et restaure-nous, par ton amour fidèle, au sein de ton peuple.

1994. Eugene H. Gundry

  • Eugene Horton Gundry (né en 1932), universitaire étatsunien, professeur pendant 38 ans au Westmont College de Santa Barbara (Californie), spécialisé dans les études du Nouveau Testament et le grec de la koinè.
  • Eugene H. Gundry, “Angelomorphic Christology in the Book of Revelation”, SBLSP (Society of Biblical Literature seminar papers) 33 (1994) 662-678 spéc. 672, note 34.
anglais (1994)latin (2026)français (2026)
In 9:11 the double naming of the king over the demonic locusts as “Abaddon,” Hebrew for “Destruction,” and “Apollyon,” Greek for “Destroyer,” seems to parody the inscription on Jesus’ cross, “The King of the Jews,” written in Hebrew, Latin, and Greek (John 19:20), but with Latin omitted to concentrate attention on the pun regarding Nero’s (and Domitian’s?) claim to be Apollo, whose name sounds like “Apollyon” (cf. Aeschylus, Agam. 1082-83, 1085-86), and on the contrast between this king as a destroyer and Jesus as the king who saves from destruction (see the use of ἀπόλλυμι John 3:16; 6:27, 39; 10:10, 28; 11:50; 17:12; 18:9). In 9,11 duplex nominatio regis super daemoniacas lucustas ut “Abaddon,” Hebraice “Perditio,” et “Apollyon,” Graece “Exterminator,” inscriptionem in cruce Iesu scriptam parodiare videtur, scilicet “Rex Iudaeorum,” Hebraice, Latine et Graece scriptam (Io. 19,20), sed Latino consulto omisso ut attentio dirigatur ad lusum verborum de Neronis (et Domitiani?) praetensione se esse Apollinem, cuius nomen “Apollyon” sonat (cf. Aeschylus, Agam. 1082-83, 1085-86), atque ad oppositionem inter hunc regem ut exterminatorem et Iesum ut regem qui a perditione salvat (vide usum verbi ἀπόλλυμι Io. 3,16; 6,27.39; 10,10.28; 11,50; 17,12; 18,9). En 9,11, la double désignation du roi des sauterelles démoniaques comme “Abaddon”, terme hébreu pour “Destruction”, et “Apollyon”, terme grec pour “Exterminateur”, semble parodier l’inscription sur la croix de Jésus, “Le roi des Juifs”, écrite en hébreu, en latin et en grec (Jean 19,20), mais avec omission délibérée du latin afin de concentrer l’attention sur le jeu de mots relatif à la prétention de Néron (et de Domitien ?) à être Apollon, dont le nom sonne comme “Apollyon” (cf. Aeschyle, Agam. 1082-83, 1085-86), ainsi que sur le contraste entre ce roi comme destructeur et Jésus comme roi qui sauve de la destruction (voir l’usage de ἀπόλλυμι en Jean 3,16 ; 6,27.39 ; 10,10.28 ; 11,50 ; 17,12 ; 18,9).
But since Rev 9:11 describes this king over the demonic locusts also as “the angel of the abyss,” the antithetic parallel with King Jesus may suggest that Jesus, too, is an angel, a heavenly and divine one. Sed quoniam Apoc. 9,11 hunc regem super daemoniacas lucustas etiam describit ut “angelum abyssi,” parallelismus antitheticus cum Rege Iesu suggerere potest Iesum quoque angelum esse, caelestem quidem atque divinum. Mais puisque Ap 9,11 décrit aussi ce roi des sauterelles démoniaques comme “l’ange de l’abîme”, le parallélisme antithétique avec le Roi Jésus peut suggérer que Jésus lui aussi est un ange — un ange céleste et divin.
Strangely, R. H. Mounce (Book of Revelation, 351) favors an equation of the angels in 9:11 and 20:1. Mire R. H. Mounce (Book of Revelation, 351) favet identificationi angelorum in 9,11 et 20,1. Étrangement, R. H. Mounce (Book of Revelation, 351) privilégie une identification entre les anges de 9,11 et 20,1.
But how can we think that the destroying angel of the abyss, who leads the demonic locusts, equates with the angel who stops the nefarious activity of Satan? Sed quomodo cogitare possumus angelum exterminatorem abyssi, qui daemoniacas lucustas ducit, idem esse atque angelum qui nefariam Satanae actionem sistit ? Mais comment peut-on penser que l’ange exterminateur de l’abîme, qui conduit les sauterelles démoniaques, soit identique à l’ange qui met fin à l’activité néfaste de Satan ?
Mounce goes on to argue that the recurring “I saw” of 19:11, 17, 19; 20:1, 4, 11 (missed by Mounce), 12; 21:1 (plus 2, 22, we might add) produces a succession of events, one following another, so that recapitulation is unlikely. Mounce porro argumentatur recurrentem formulam “vidi” in 19,11.17.19 ; 20,1.4.11 (a Mounce omissum), 12 ; 21,1 (addere etiam possumus 2 et 22) successionem eventuum efficere, alterum alteri consequentium, ita ut recapitulatio improbabilis videatur. Mounce poursuit en soutenant que la formule récurrente “je vis” en 19,11.17.19 ; 20,1.4.11 (omis par Mounce), 12 ; 21,1 (auxquels on pourrait ajouter 2 et 22) produit une succession d’événements se suivant les uns les autres, de sorte qu’une récapitulation paraît improbable.
Certainly a back reference to the First Coming is unlikely, as Mounce is concerned to argue, but not a reference to a further aspect of the Second Coming. Certe relatio retroversa ad primum adventum improbabilis est, sicut Mounce demonstrare studet, non autem relatio ad ulteriorem aspectum secundi adventus. Certes, un renvoi rétrospectif à la première venue est improbable, comme Mounce cherche à le démontrer, mais non un renvoi à un aspect supplémentaire de la seconde venue.

1994. Charles H. Talbert

  • Charles Harold Talbert (1934-2021), pasteur baptiste et exégète étatsunien, professeur de Nouveau Testament à l'université Wake Forest de Winston-Salem (Caroline du Nord), puis de religion à l'université Baylor de Waco (Texas), auteur de nombreux ouvrages sur le Nouveau Testament et d'une série de commentaires intitulée Reading the New Testament.
  • Charles H. Talbert, The Apocalypse. A Reading of the Revelation of John (IX+123 p.), Louisville (Kentucky), Westminster John Knox Press, 1994, p. 42.
anglais (1994)latin (2026)français (2026)
The fifth trumpet is sounded, 9:1-11 (12).Quinta tuba canitur, 9,1-11 (12).La cinquième trompette retentit, 9,1-11 (12).
John sees a star fallen from heaven to earth (= an angel descends from heaven to earth, 1 Enoch 86:1, 3; 88:1).Ioannes videt stellam de caelo in terram lapsam (= angelus de caelo in terram descendit, 1 Henoch 86,1.3; 88,1).Jean voit une étoile tombée du ciel sur la terre (= un ange descend du ciel sur la terre, 1 Hénoch 86,1.3 ; 88,1).
This angel is given the key to the bottomless pit (11:7; 17:8; 20:1-3; 1 Enoch 18:12-16; 19:1-2; 21:1-10).Hic angelus clavem abyssi accipit (11,7; 17,8; 20,1-3; 1 Henoch 18,12-16; 19,1-2; 21,1-10).Cet ange reçoit la clé de l’abîme (11,7 ; 17,8 ; 20,1-3 ; 1 Hénoch 18,12-16 ; 19,1-2 ; 21,1-10).
When he opens the shaft to the abyss, out come smoke and locusts with the power of scorpions (= to inflict pain).Cum puteum abyssi aperit, exeunt fumus et locustae potestatem scorpionum habentes (= dolorem inferre).Lorsqu’il ouvre le puits de l’abîme, en sortent de la fumée et des sauterelles ayant le pouvoir des scorpions (= infliger de la douleur).
The locusts are told what they can ravage and for how long.Locustis indicatur quid vastare possint et quousque.Il est indiqué aux sauterelles ce qu’elles peuvent ravager et pour combien de temps.
Whereas real locusts harm vegetation but not humans, these angels of judgment (1 Enoch 66:1; 2 Enoch 10:3; Testament of Levi 3:3) are not to harm vegetation but only humans “who have not the seal of God upon their foreheads” (v. 4; cf. 7:3; 22:4).Cum locustae reales vegetationem laedant sed non homines, hi angeli iudicii (1 Henoch 66,1; 2 Henoch 10,3; Testamentum Levi 3,3) non vegetationem laedere debent sed tantum homines “qui non habent signaculum Dei in frontibus suis” (v. 4; cf. 7,3; 22,4).Alors que les sauterelles réelles nuisent à la végétation mais non aux hommes, ces anges du jugement (1 Hénoch 66,1 ; 2 Hénoch 10,3 ; Testament de Lévi 3,3) ne doivent pas nuire à la végétation mais seulement aux hommes « qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts » (v. 4 ; cf. 7,3 ; 22,4).
Just as they were with the plagues at the exodus, God’s faithful people are exempted from this torment (Ex. 8:22; 9:4, 26; 10:23; 11:7).Sicut in plagis Exodi, fideles Dei ab hoc cruciatu eximuntur (Ex 8,22; 9,4.26; 10,23; 11,7).Comme lors des plaies de l’Exode, les fidèles de Dieu sont exemptés de ce tourment (Ex 8,22 ; 9,4.26 ; 10,23 ; 11,7).
The locusts are allowed to torture these humans for five months (= the life cycle of locusts) but not to kill them (vv. 5-6).Locustae his hominibus per quinque menses (= vitae circulus locustarum) cruciatum inferre sinuntur, sed eos occidere non (vv. 5-6).Les sauterelles sont autorisées à tourmenter ces hommes pendant cinq mois (= le cycle de vie des sauterelles) mais non à les tuer (vv. 5-6).
Their appearance is horrible (vv. 7-10; cf. Joel 1:4 and 2:7-10).Species earum horribilis est (vv. 7-10; cf. Ioel 1,4 et 2,7-10).Leur apparence est horrible (vv. 7-10 ; cf. Joël 1,4 et 2,7-10).
Their leader is the Destroyer (v. 11).Dux earum est Perditor (v. 11).Leur chef est le Destructeur (v. 11).
Whereas the first four trumpets unleashed physical torment, the fifth trumpet’s effects are what we might call psychic pain.Cum primae quattuor tubae cruciatum corporalem effuderint, effectus quintae tubae dici possunt dolor psychicus.Alors que les quatre premières trompettes ont déchaîné un tourment physique, les effets de la cinquième trompette relèvent de ce que l’on pourrait appeler une douleur psychique.
Can anything be worse than the inner agonies that make one wish to die?Numquid aliquid peius esse potest quam interiores agoniae quae aliquem mortem optare cogunt?Y a-t-il quelque chose de pire que les agonies intérieures qui font souhaiter la mort ?
Two more woes, however, are yet to come (v. 12).Duae tamen aliae clades adhuc venturae sunt (v. 12).Cependant, deux autres malheurs doivent encore venir (v. 12).

1994. Ewald Frank

  • Ewald Frank (1933-2024), prédicateur allemand, fondateur et directeur du Freie Volksmission (Mission populaire libre) à Krefeld (Allemagne). Missionnaire en Inde et Afrique, évoluant au départ dans la mouvance pentecôtiste, il forme ensuite une nouvelle mouvance restaurationniste et sioniste indépendante, rejetant le credo de Nicée et la croyance en la sainte Trinité et par là la communion avec le reste des Églises chrétiennes.
  • Ewald Frank, Die Offenbarung. Ein Buch mit 7 Siegeln? (20,5 cm sur 14,5, 198 p.), Crefetl (Krefeld), Freie Volksmission, 1994, pp. 58-59.
  • Ewald Frank, L'Apocalypse. Un livre scellé de sept sceaux? (160 p.), Lausanne, Crefetl (Krefeld), Freie Volksmission, 1995, p. 46.
  • Ewald Frank, The Revelation. A Book With 7 Seals? (169 p.), Crefetl (Krefeld), Freie Volksmission, 1995, pp. 52-53.
allemand (1994)français (1995)latin (2025)anglais (1995)
Wie bereits dargelegt, haben zu dem Zeitpunkt die 144.000 das Siegel Gottes und bleiben somit während der Posaunengerichte bewahrt.Comme nous venons de l’exposer, à ce moment les 144.000 portent le Sceau de Dieu et demeurent préservés pendant les jugements des trompettes.Ut iam supra expositum est, illo tempore centum quadraginta quattuor milia signaculum Dei habebunt ac per iudicia tubarum servabuntur.As already mentioned, the 144,000 will not be hurt but rather be protected because they have the Seal of God.
Nach dem unfehlbaren Zeugnis der Heiligen Schrift können die Posaunengerichte erst nach der Vollendung des dreieinhalbjährigen Dienstes der beiden Propheten stattfinden.Selon le témoignage infaillible des Saintes Écritures, les jugements des trompettes ne peuvent avoir lieu seulement qu’après l’accomplissement du ministère de trois ans et demi des deux prophètes.Ex testimonio infallibili Sacrae Scripturae, iudicia tubarum fieri non possunt nisi post completum ministerium trium annorum et semestrium duorum Prophetarum, hoc est post obsignationem centum quadraginta quattuor milium.According to the infallible testimony of the Scripture, the trumpet judgements can only fall after the three–and–a–half–year–ministry of the two prophets, that is to say after the sealing of the 144,000.
Noch mehr: die Versiegelten sind beim fünften Posaunenstoß, nämlich während der fünf Monate andauernden Höllenqual, in Israel und bleiben verschont.De plus, ceux qui ont été scellés demeurent en Israël pendant la cinquième trompette, c’est-à-dire pendant les cinq mois de tourments continuels, et ils en sont préservés.Praeterea signati in Israel manebunt tempore quintae tubae, id est per quinque menses cruciatus infernalis, et illis parcetur.Furthermore, those who are sealed in Israel will be protected during the five months of the terrible torment at the fifth trumpet.
„Wohlan, Mein Volk, gehe in deine Kammern hinein und schließe deine Türen hinter dir zu! Verbirg dich einen kurzen Augenblick, bis das Zorngericht vorübergegangen ist.“ (Jes. 26, 20).“Viens, mon peuple, entre dans tes chambres, et ferme tes portes sur toi; cache-toi pour un petit moment, jusqu’à ce que l’indignation soit passée” (Es. 26.20).“Egredere, populus meus, intra in cubicula tua, et claude ostia tua post te; abscondere ad momentum modicum, donec praetereat indignatio.” (Is. 26,20).“Come, my people, enter thou into thy chambers, and shut thy doors about thee; hide thyself as it were for a little moment, until the indignation is past.” (Isa. 26:20).
„Und es wurde ihnen geboten, sie sollten dem Gras der Erde, sowie allem Grün und allen Bäumen keinen Schaden zufügen, sondern allein den Menschen, die nicht das Siegel Gottes auf ihrer Stirn trügen.“ (Offbg. 9, 4).“Et il leur fut dit qu’elles ne nuisissent ni à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts” (Apoc 9.4).“Et praeceptum est illis ne laederent faenum terrae neque omne viride neque omnem arborem, nisi tantum homines, qui non habent signum Dei in frontibus suis.” (Apoc. 9,4).“And it was commanded them that they should not hurt the grass of the earth, neither any green thing, neither any tree, but only those men who have not the seal of God in their foreheads.” (Rev. 9:4).
Man vergleiche dazu Kap. 7, 1–8.On peut comparer avec le chapitre 7.1 à 8.Conferri potest cum capite 7, 1–8.Please compare chapter 7:1–8.
Diesen sonderbaren Wesen wurde eine Kraft gegeben, wie sonst die Skorpione sie besitzen.Ces êtres étranges ont reçu une puissance qu’habituellement seuls les scorpions possèdent.His miris creaturis data est potestas, qualem solent habere scorpiones.These peculiar creatures have power as of the scorpions and are to torment the inhabitants of the earth.
Es sind Wesen, die direkt aus der Hölle heraufsteigen; die Qual, die sie verursachen, ist unvorstellbar.Ce sont des êtres qui montent directement de l’enfer: on ne peut se représenter le tourment qu’ils occasionnent.Creaturae sunt quae directe ex inferno ascendunt; cruciatus autem, quos inferunt, mente concipi non potest.They are described as coming directly from hell. Therefore, the torment they execute is beyond comprehension.
Diese Qual ist zeitlich auf fünf Monate befristet.Ce tourment est limité à cinq mois.Hic cruciatus ad tempus quinque mensium limitatur.This torment is limited to five months.

1994-2024. Ludwig Neidhart

  • Ludwig Neidhart (né en 1963), philosophe, mathématicien et théologien catholique allemand, chargé de cours et maître de conférences à l'Institut de philosophie de l'université d'Augsbourg, dont les recherches portent principalement sur Dieu, le temps et l'infini. Il a édité en 1994 un Commentaire sur l'Apocalypse, dont il a révisé le texte en 2017, puis en 2024. Nous en citons ici cette dernière version.
allemand (1994-2024)latin (2025)français (2025)anglais (2025)
9,5a Und es wurde ihnen befohlen, sie (die Menschen, die das Siegel nicht auf den Stirnen hatten) nicht zu töten, sondern sie zu quälen, fünf Monate lang.Et praeceptum est illis ne interficerent eos (homines qui signaculum in frontibus non habebant), sed eos torquerent per quinque menses.Et il leur fut ordonné de ne pas tuer ceux (les hommes qui n’avaient pas le sceau sur le front), mais de les tourmenter pendant cinq mois.And it was commanded them not to kill those men (who had not the seal on their foreheads), but to torment them for five months.
Die fünf Monate werden verschieden ausgelegt, vor allem sind drei Auslegungen zu besprechen, von denen die besseren Gründe m. E. für die erste sprechen.Quinque menses varie explicantur; praesertim tres interpretationes tractandae sunt, quarum prima, mea sententia, firmioribus rationibus nititur.Les cinq mois sont interprétés de diverses manières ; il faut surtout examiner trois interprétations, parmi lesquelles la première me semble la mieux fondée.The five months are variously interpreted; three explanations are mainly to be discussed, of which, in my opinion, the first has the stronger arguments.
1. Auslegung: Es ist die Dauer eines Menschenlebens.Interpretatio prima: significat spatium vitae humanae.1ʳᵉ interprétation : il s’agit de la durée d’une vie humaine.First interpretation: it is the span of a human life.
Denn Heuschrecken leben höchstens 4–5 Monate, und da die Heuschrecken Menschen sind, werden sie so lange auftreten, wie ein Menschenleben währt (d. h. 70–80 Jahre nach Psalm 90,10).Nam locustae ad summum quattuor vel quinque menses vivunt; cum autem locustae homines sint, tamdiu apparebunt quamdiu vita humana durat (id est annos 70–80 secundum Psalmum 90, 10).En effet, les sauterelles vivent au plus quatre ou cinq mois ; or puisque les sauterelles représentent les hommes, elles se manifesteront aussi longtemps que dure une vie humaine (c’est-à-dire 70 à 80 ans selon le Psaume 90,10).For locusts live at most four or five months; since the locusts are men, they will appear as long as a human life lasts (that is, seventy to eighty years according to Psalm 90:10).
Tatsächlich entspricht diese Zeit dem Auftreten der Anhänger des Theodot (nämlich das Zeitintervall zwischen 190–268 n. Chr.). Passenderweise gilt die Zahl fünf auch als Zahl des Menschen oder Menschenlebens (…).Re vera hoc tempus congruit apparitioni sectatorum Theodoti (scilicet inter annos 190 et 268 p. Chr.). Convenienter numerus quinque etiam habetur numerus hominis vel vitae humanae (…).En réalité, cette période correspond à l’apparition des partisans de Théodote (soit l’intervalle entre 190 et 268 apr. J.-C.). À juste titre, le nombre cinq est aussi considéré comme le nombre de l’homme ou de la vie humaine (…).In fact, this period corresponds to the appearance of the followers of Theodotus (that is, between A.D. 190 and 268). Fittingly, the number five is also regarded as the number of man or of human life (…).
infantia = Zeit des Kleinkindes (1–7 Jahre)infantia = aetas infantis (annorum 1–7)infantia = âge du petit enfant (1 à 7 ans)infantia = age of infancy (1–7 years)
pueritia = Kindheit (7–14 Jahre)pueritia = aetas puerilis (annorum 7–14)pueritia = enfance (7 à 14 ans)pueritia = childhood (7–14 years)
adolescentia = Zeit des Heranwachsenden (14–21 Jahre)adolescentia = aetas adolescentis (annorum 14–21)adolescentia = temps de la jeunesse croissante (14 à 21 ans)adolescentia = adolescence (14–21 years)
iuventus = Blütezeit des Erwachsenenaltersiuventus = flos aetatis adultaeiuventus = fleur de l’âge adulteiuventus = prime of adulthood
senectus = Greisenaltersenectus = aetas senilissenectus = vieillessesenectus = old age
Die 2. Auslegung besagt, dass die fünf Monate eine vergleichsweise kurze Epoche der Geschichte bezeichnen.Secunda interpretatio affirmat quinque menses brevem quandam historiae periodum significare.La deuxième interprétation affirme que les cinq mois désignent une période relativement courte de l’histoire.The second interpretation holds that the five months indicate a comparatively short period of history.
Denn die Zahl fünf ist als Zahl der Finger einer Hand auch Zahl der geringen Menge …Nam numerus quinque, cum sit numerus digitorum manus, etiam numerus parvitatis est …Car le nombre cinq, étant celui des doigts d’une main, est aussi le nombre d’une faible quantité …For the number five, being the number of the fingers of one hand, is also the number of smallness …
Vergleiche den Ausspruch Jesu: „Verkauft man nicht fünf Spatzen für ein paar Pfennig?“ (Lk 12,6).Compara verba Iesu : “Nonne quinque passeres venduntur dipondio uno ?” (Lc 12,6).Comparer la parole de Jésus : « Ne vend-on pas cinq moineaux pour quelques sous ? » (Lc 12,6).Compare Jesus’ saying: “Are not five sparrows sold for two farthings?” (Lk 12:6).
Ferner sind fünf Monate weniger als die Hälfte des Jahres.Praeterea quinque menses minus quam dimidia pars anni sunt.De plus, cinq mois représentent moins de la moitié de l’année.Moreover, five months are less than half a year.
Da das ganze Jahr Symbol für „Vollendung“ sein kann, könnten fünf Monate für das noch gänzlich Unvollendete stehen: Es könnte stehen für „nicht einmal halb so viel“, wie zur Vollendung notwendig ist.(59)Cum totus annus symbolum “perfectionis” esse possit, quinque menses pro eo quod omnino imperfectum est stare possunt: significare possent “ne dimidiam quidem partem eius quod ad perfectionem requiritur.”(59)Puisque l’année entière peut être symbole de « perfection », les cinq mois peuvent représenter ce qui est encore tout à fait imparfait : ils peuvent signifier « pas même la moitié de ce qui est nécessaire à l’accomplissement ».(59)Since the whole year can symbolize “completion,” five months may represent what is still wholly unfinished: they could mean “not even half of what is needed for completion.”(59)
(59) Allerdings kann die Fünf in manchem Kontext auch für eine Vollendung des Menschen stehen (…)(59) Tamen numerus quinque in nonnullis contextibus etiam perfectionem hominis designare potest (…).(59) Cependant, le nombre cinq peut aussi, dans certains contextes, désigner une perfection de l’homme (…).(59) However, in some contexts the number five can also stand for a perfection of man (…).
… und darüber hinaus auch für einen „Übervollendung oder Synthese oder Quintessenz der Natur“ (…) fünf platonische Körper gibt (siehe S. 49).… atque insuper pro “superperfectione sive synthesi sive quintessentia naturae” poni potest (…) quinque corpora Platonica exstant (vide p. 49).… et, au-delà, pour une « sur-perfection, synthèse ou quintessence de la nature » (…) il existe en tout cinq corps platoniciens (voir p. 49).… and moreover for a “super-completion or synthesis or quintessence of nature” (…) there are in all five Platonic solids (see p. 49).
Nach dieser Deutung würden die Heuschrecken nur in einer relativ kurzen Geschichtsepoche auftreten, was nicht im Widerspruch zur ersten Auslegung stünde.Secundum hanc interpretationem locustae tantum in brevi quodam temporis spatio historico apparerent, quod primae interpretationi non repugnaret.Selon cette interprétation, les sauterelles n’apparaîtraient que durant une période relativement courte de l’histoire, ce qui ne contredirait pas la première interprétation.According to this interpretation, the locusts would appear only during a relatively brief epoch of history, which would not contradict the first interpretation.
Die erste Auslegung verdient aber m. E. den Vorzug, weil sie den fünf Monaten eine konkretere Bedeutung gibt.Prima tamen interpretatio, mea sententia, praeferenda est, quia quinque mensibus significationem magis concretam tribuit.La première interprétation mérite toutefois, à mon avis, la préférence, parce qu’elle donne aux cinq mois une signification plus concrète.The first interpretation, however, deserves preference in my opinion, because it assigns a more concrete meaning to the five months.
Die 3. Auslegung besagt, dass fünf Monate die Zeit vom Auftreten der ersten Irrlehren bis zum Ende der Zeiten meint.Tertia interpretatio docet quinque menses tempus significare ab ortu primarum haereseon usque ad finem temporum.La troisième interprétation enseigne que les cinq mois désignent le temps allant de l’apparition des premières hérésies jusqu’à la fin des temps.The third interpretation states that the five months denote the time from the appearance of the first heresies to the end of time.
Zur Begründung weist Allo in seinem Kommentar darauf hin, dass Heuschrecken nach antiken hellenistischen Kalendern in den Monaten der Tierkreisbilder Krebs (Juni/Juli) und Skorpion (Oktober/November) auftreten.Ad comprobandum Allo in suo commentario monet locustas secundum calendaria antiqua hellenistica mensibus signorum Cancri (Iun.–Iul.) et Scorpionis (Oct.–Nov.) apparere.Pour l’appuyer, Allo fait remarquer dans son commentaire que, selon les calendriers hellénistiques anciens, les sauterelles apparaissent aux mois des signes du Cancer (juin/juillet) et du Scorpion (octobre/novembre).To support this, Allo points out in his commentary that, according to ancient Hellenistic calendars, locusts appear in the months of the zodiac signs Cancer (June/July) and Scorpio (October/November).
Dass nun unsere Heuschrecken in den beiden Versen, wo von den fünf Monaten die Rede ist, mit Skorpionen verglichen werden (Verse 3, 5b, 10), soll darauf hinweisen, dass es sich um die Heuschrecken des Skorpion-Monats handelt.Quod vero locustae nostrae in duobus versibus, ubi de quinque mensibus agitur, cum scorpionibus conferantur (vv. 3, 5b, 10), indicare videtur has esse locustas mensis Scorpionis.Le fait que nos sauterelles soient comparées aux scorpions dans les deux versets où il est question des cinq mois (v. 3, 5b, 10) indiquerait qu’il s’agit des sauterelles du mois du Scorpion.The fact that our locusts are compared with scorpions in the two verses mentioning the five months (vv. 3, 5b, 10) suggests that these are the locusts of the Scorpio month.
Vom Skorpion-Monat bis zum Jahreswechsel (der damals mit dem Frühlingsanfang März/April gleichgesetzt wurde) vergehen aber genau fünf Monate.A mense Scorpionis usque ad conversionem anni (quae tum cum initio veris, id est Martio/Aprili, aequiparabatur) praecise quinque menses transeunt.Du mois du Scorpion jusqu’au changement d’année (alors identifié au début du printemps, mars/avril), il s’écoule exactement cinq mois.From the month of Scorpio to the turn of the year (then reckoned as the beginning of spring, March/April) exactly five months elapse.
Somit können die fünf Monate bedeuten: Die Irrlehre wird bleiben bis Ende des großen Weltenjahres (als welches man die gesamte Geschichte ansehen kann), d. h. bis zum Endgericht.Itaque quinque menses significare possunt haeresim mansuram esse usque ad finem magni anni mundani (quem totam historiam intellegere licet), id est usque ad iudicium finale.Ainsi, les cinq mois peuvent signifier que l’hérésie subsistera jusqu’à la fin du grand cycle du monde (que l’on peut comprendre comme l’ensemble de l’histoire), c’est-à-dire jusqu’au Jugement dernier.Thus the five months may signify that heresy will remain until the end of the great world-age (which may be understood as the whole of history), that is, until the Last Judgment.
Diese Deutung hat etwas für sich: Es könnte hier angedeutet sein, dass es entweder die Irrlehren im Allgemeinen oder auch im Besonderen die rationalistische Lehre des Theodot, dass Christus nur ein bloßer Mensch war, in irgendeiner Form bis zum Ende der Weltgeschichte geben wird (in der Tat ist diese Theodot’sche Überzeugung, obwohl sie der kirchlichen Lehre widerspricht, auch heute noch die mehr oder weniger offen vertretene Privatmeinung vieler Christen und sogar Theologen).Haec interpretatio aliquid veri continet: fortasse hic indicatur sive haereses in universum, sive in specie doctrina rationalistica Theodoti — Christum nempe hominem purum fuisse — quodammodo usque ad finem historiae mundi permansuras esse (revera haec Theodoti sententia, quamvis doctrinae ecclesiasticae adversetur, etiam hodie privatim a multis Christianis ac theologis palam vel occulte sustentatur).Cette interprétation a quelque vraisemblance : il pourrait être suggéré ici que ce sont soit les hérésies en général, soit plus particulièrement la doctrine rationaliste de Théodote — selon laquelle le Christ n’était qu’un simple homme — qui, sous une forme ou une autre, persisteront jusqu’à la fin de l’histoire du monde (en effet, cette opinion de Théodote, bien qu’opposée à la doctrine de l’Église, demeure encore aujourd’hui la conviction plus ou moins avouée de nombreux chrétiens et même de plusieurs théologiens).This interpretation has something to commend it: it may suggest that either heresies in general, or in particular the rationalistic doctrine of Theodotus — namely, that Christ was only a mere man — will in some form persist until the end of world history (indeed, this Theodotian conviction, though contrary to Church teaching, is still today the more or less openly held private opinion of many Christians and even theologians).
Dass jedoch diese Deutung die hauptsächlich gemeinte ist, halte ich für unmöglich.Verumtamen hanc interpretationem principaliter intentam esse impossibile existimo.Cependant, je considère comme impossible que cette interprétation soit celle principalement visée.However, I consider it impossible that this interpretation is the one primarily intended.
Dem widerspricht Vers 12, wo von einem Ende der Heuschreckenplage die Rede ist, nach welchem noch zwei weitere Plagen kommen müssen.Huic opponitur versus 12, ubi de fine plagae locustarum agitur, post quem duae aliae plagae venturae sunt.Cela est contredit par le verset 12, où il est question de la fin du fléau des sauterelles, après laquelle deux autres fléaux doivent encore venir.This is contradicted by verse 12, which speaks of the end of the plague of locusts, after which two further plagues are yet to come.
Ich bleibe also, wenigstens was den Literalsinn betrifft, bei der ersten Deutung.Itaque, quod ad sensum litteralem attinet, primae interpretationi adhaereo.Je demeure donc, du moins en ce qui concerne le sens littéral, fidèle à la première interprétation.I therefore adhere, at least as far as the literal sense is concerned, to the first interpretation.

1995. Jean-Pierre Prévost

  • Jean-Pierre Prévost, exégète et théologien, bibliste enseignant à l'Université Saint-Paul d'Ottawa (Canada), est l'auteur de nombreux livres de lecture biblique, dont plusieurs sont consacrés à l'Apocalypse, comme How to Read the Apocalypse (1993), Pour lire l’Apocalypse (rééd. 2006), Les symboles de l’Apocalypse (2012), etc.
  • Jean-Pierre Prévost, L'Apocalypse. Commentaire pastoral (22 cm sur 15, 183 p., ), Paris, Bayard (“Commentaires”), 1995 (3e tirage 2003), p. 92.
français (1995)latin (2025)anglais (2025)
Il s'agit du fléau le plus élaboré des trois septénaires et, en pratique, de tout le livre de l'Apocalypse.Hoc est ex tribus septenariis flagellum maxime elaboratum, atque etiam, re vera, totius libri Apocalypsis.This is the most elaborate plague among the three sets of seven, and, in practice, of the entire book of Revelation.
Mais là encore, il importe de noter que le pouvoir assigné aux sauterelles est restreint d'une manière très rigide.Nihilominus, rursus animadvertendum est potestatem locustis attributam strictissime limitatam esse.Yet again, it is important to note that the power assigned to the locusts is strictly limited.
En effet, la torture qu'elles infligent ne dépasse pas “cinq mois” (vv. 5 et 10): il s'agit là d'une période extrêmement brève.Nam cruciatus, quem inferunt, “quinque menses” (vv. 5 et 10) excedere non potest: spatium enim est brevissimum.Indeed, the torment they inflict does not exceed “five months” (vv. 5 and 10): it is a very short period.

1995. Bruce J. Malina

  • Bruce John Malina (1933-2017), d'abord prêtre catholique et religieux franciscain, puis laïc marié, professeur d'Études bibliques pendant 48 ans à la Creighton University, université étatsunienne catholique jésuite établie à Omaha (Nébraska), auteur de nombreux ouvrages, à l'avant-garde de l'introduction des connaissances issues de l'anthropologie et de la sociologie pour comprendre les concepts religieux et sociaux anciens présents dans la Bible.
  • De l'Apocalypse il donne une explication presque uniquement astrologique, et pousse ce système d'interprétation si loin qu'il suppose arbitrairement et contre le sens obvie du texte que l'abîme d'Apocalypse 9,2 (dont la clé est donnée à une étoile tombée sur la terre), est situé dans le ciel, où il constitue une contrepartie céleste de la Mer Méditerranée. Du reste, il n'essaie même pas d'expliquer pourquoi le texte qu'il commente parle avant tout de sauterelles, bestioles auxquelles il est bien en peine de trouver une signification astrologique. Tout ce qu'il a trouvé à cet égard est un texte du VIe siècle après Jésus-Christ selon lequel une éclipse lunaire survenue entre la 3e et la 6e heure pendant le mois du Scorpion (en automne donc) peut augurer soit une épidémie de meurtres en Cilicie, Syrie et Lybie, ou bien une invasion de sauterelles. On croit rêver.
  • Bruce J. Malina, On the Genre and Message of Revelation. Star Visions and Sky Journeys (XVII+317 p.), Peabody (Massachusetts), Hendrickson, 1995, pp. 141-147 (Apoc, 9,1-12), spéc. 144-146.
anglais (1995)latin (2026)français (2026)
When the falling star of 9:1 opens the Abyss, the smoky gloom spawns monstrous locusts.Cum stella cadens Apoc. 9,1 Abyssum aperit, fumosa caligo locustas monstruosas progignit.Lorsque l’étoile tombée de 9,1 ouvre l’Abîme, une obscurité enfumée engendre des sauterelles monstrueuses.
As a rule biblical commentators trace this locust plague to the book of the prophet Joel.Plurimi exegetae biblici hanc locustarum plagam ad librum prophetae Ioël referre solent.En règle générale, les commentateurs bibliques rattachent cette plaie de sauterelles au livre du prophète Joël.
The passage does have elements in common with Joel; however, the locusts bite like scorpions, and they afflict humans not greenery.Locus quidem nonnulla cum Ioële communia habet; attamen locustae more scorpionum pungunt atque homines, non herbas, affligunt.Le passage présente certes des éléments communs avec Joël ; toutefois les sauterelles piquent comme des scorpions et tourmentent les hommes, non la végétation.
Further, they are outfitted like war horses with human heads.Praeterea ornantur ut equi bellici capitibus humanis instructi.De plus, elles sont équipées comme des chevaux de guerre, avec des têtes humaines.
In fact they are scorpion tailed, winged Centaurs.Re vera sunt Centauri alati caudis scorpionum praediti.En réalité, ce sont des centaures ailés à queue de scorpion.
Such nefarious demons are not part of the scenario of earthly nature.Tales daemones nefarii ad ordinem naturae terrestris non pertinent.De tels démons funestes n’appartiennent pas au cadre de la nature terrestre.
They are, therefore, sky locusts emerging from the gloom of the cosmic Abyss in the south.Itaque sunt locustae caelestes ex caligine cosmicae Abyssi australis emergentes.Ils sont donc des sauterelles célestes surgissant de l’obscurité de l’Abîme cosmique méridional.
Emerging from the southern sky, the sky locusts act like earthly scorpions but are intelligent beings, for they take orders to seek out only persons without God’s seal on their foreheads and to afflict those persons with the pain of a scorpion sting.Ex caelo australi prodeuntes, locustae caelestes more scorpionum terrestrium agunt, sed sunt entia rationalia, quippe quae mandata accipiant ut solos eos quaerant qui sigillum Dei in frontibus non habent, eosque dolore aculei scorpionis affligant.Surgissant du ciel austral, les sauterelles célestes agissent comme des scorpions terrestres, mais ce sont des êtres intelligents, puisqu’elles reçoivent l’ordre de ne rechercher que les personnes dépourvues du sceau de Dieu sur le front et de les frapper de la douleur d’une piqûre de scorpion.
Three things are then noted concerning these locusts: first, their tormenting of human beings will not result in death (9:6); second, the locusts not only act like scorpions but look like centaurs (9:7-10); and third, they have a king over them, the fallen star who is sky servant of the Abyss (9:11).De his locustis tria notantur: primum, hominum cruciatio ad mortem non perducet (9,6); deinde, locustae non solum ut scorpiones agunt, sed etiam specie centaurorum apparent (9,7–10); tertio, regem super se habent, stellam cadentem, ministrum caelestem Abyssi (9,11).Trois points sont alors relevés à propos de ces sauterelles : premièrement, leur tourment des hommes ne conduit pas à la mort (9,6) ; deuxièmement, les sauterelles n’agissent pas seulement comme des scorpions, mais ont l’apparence de centaures (9,7-10) ; troisièmement, elles ont un roi à leur tête, l’étoile tombée, serviteur céleste de l’Abîme (9,11).
Further, the description of the locusts as scorpion-centaurs is marked off by mention of the duration of their assault, that is, five months (9:5, 10).Praeterea descriptio locustarum ut centaurorum scorpionum notatur mentione temporis infestationis, scilicet quinque mensium (9,5.10).De plus, la description des sauterelles comme centaures-scorpions est encadrée par la mention de la durée de leur attaque, à savoir cinq mois (9,5.10).
Five months’ duration is an unusual time period in this book.Quinque mensium spatium temporis in hoc libro insolens est.Une durée de cinq mois constitue une période inhabituelle dans ce livre.
Furthermore, the period does not pertain to the duration of an actual locust plague since, once the locusts eat up vegetation, they move on.Praeterea haec duratio ad veram locustarum infestationem non pertinet, cum locustae, consumpta herba, statim discedant.En outre, cette période ne correspond pas à la durée réelle d’une invasion de sauterelles, car celles-ci se déplacent une fois la végétation dévorée.
Given the imagery and the perspective of astral prophecy, it seems that the five months relate to celestially determined calendar duration.Habita ratione imaginum et prospectus prophetiae astralis, verisimile est quinque menses ad tempus calendarii caelitus definitum pertinere.Compte tenu de l’imagerie et de la perspective de la prophétie astrale, il semble que les cinq mois renvoient à une durée calendaire déterminée par le ciel.
In Greek astronomy months were named after the corresponding zodiacal signs.In astronomia Graeca menses a signis zodiacalibus correspondentibus nominabantur.Dans l’astronomie grecque, les mois étaient nommés d’après les signes zodiacaux correspondants.
Now since the locusts behave like scorpions, there would be a ready connection to the month of Scorpio.Cum igitur locustae ut scorpiones se gerant, facilis fit connexio cum mense Scorpionis.Or, puisque les sauterelles se comportent comme des scorpions, un lien immédiat s’établit avec le mois du Scorpion.
And if we count the months by their Greek names (of course, in Latin form), then the sequence is Scorpio, Sagittarius, Capricorn, Aquarius, Pisces.Quodsi menses secundum nomina Graeca (Latine reddita) enumeremus, ordo erit: Scorpio, Sagittarius, Capricornus, Aquarius, Pisces.Et si l’on compte les mois selon leurs noms grecs (bien entendu sous forme latine), la séquence est : Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau, Poissons.
These are the final zodiac signs of the annual cycle.Haec sunt ultima signa zodiaci anni cursus.Ce sont les derniers signes du zodiaque dans le cycle annuel.
In other words, the locusts are to afflict men till the end of the year.Id est, locustae homines usque ad finem anni affligent.Autrement dit, les sauterelles doivent tourmenter les hommes jusqu’à la fin de l’année.
While locust activity can occur at other times, locust activity befits the month of Scorpio:Quamvis locustarum actio aliis quoque temporibus contingere possit, tamen mensi Scorpionis maxime convenit:Bien que l’activité des sauterelles puisse se produire à d’autres moments, elle convient particulièrement au mois du Scorpion :
Should the moon while in Scorpio be fully eclipsed in the first or second hour, there will be severe batterings in Ethiopia and neighboring localities.Si luna in Scorpione existens prima vel secunda hora plene eclipsatur, graves clades in Aethiopia regionibusque finitimis evenient.Si la lune, se trouvant dans le Scorpion, est totalement éclipsée durant la première ou la deuxième heure, de graves calamités surviendront en Éthiopie et dans les régions voisines.
Should it be fully eclipsed in Scorpio while in mid-heaven in the third, fourth, fifth or sixth hour, there will be many murders in Syria, Cilicia, and Libya and there will be many locusts.Quodsi in Scorpione plene eclipsata sit in medio caeli tertia, quarta, quinta vel sexta hora, multae caedes in Syria, Cilicia et Libya erunt, multaeque locustae.Si elle est totalement éclipsée dans le Scorpion au milieu du ciel durant la troisième, la quatrième, la cinquième ou la sixième heure, il y aura de nombreux meurtres en Syrie, en Cilicie et en Libye, ainsi que de nombreuses sauterelles.
Should it occur in the eighth, ninth or tenth hour, there will be suffering in the land of the Persians and Euboia.Si autem octava, nona vel decima hora id accidat, afflictio erit in terra Persarum atque in Euboea.Si cela se produit durant la huitième, la neuvième ou la dixième heure, il y aura des souffrances dans le pays des Perses et en Eubée.
In Egypt conflict among aristocrats and crowds will show no compliance with governors (Nechepso-Petosiris CCAG VI, 140, 8-22; John Lydus, De ostentis 75, 13).In Aegypto dissensiones inter optimates et multitudines nullam oboedientiam erga magistratus ostendent (Nechepso–Petosiris CCAG VI, 140, 8–22; Ioannes Lydus, De ostentis 75, 13).En Égypte, les conflits entre aristocrates et foules ne manifesteront aucune soumission aux gouvernants (Nechepso-Pétosiris CCAG VI, 140, 8-22 ; Jean le Lydien, De ostentis 75, 13).
These centaur-like scorpton locusts match the description of the centaurs of Babylonian boundary stones, later pictured in Hellenistic and Egyptian-Greek constellations.Hae locustae scorpionibus-centauris similes descriptioni centaurorum in lapidibus limitaneis Babyloniis respondent, qui postea in constellationibus Hellenisticis et Aegyptio-Graecis depinguntur.Ces sauterelles à forme de centaures-scorpions correspondent à la description des centaures figurant sur les pierres de délimitation babyloniennes, puis représentés dans les constellations hellénistiques et gréco-égyptiennes.
The Babylonian creatures are centaur archers, i.e., armed with bow and arrow, thus outfitted for war.Creaturae Babylonicae sunt centauri sagittarii, id est arcu et sagittis armati, itaque ad bellum instructi.Les créatures babyloniennes sont des centaures archers, c’est-à-dire armés de l’arc et des flèches, donc équipés pour la guerre.
At times they are two-headed, a human head coupled with another head, for example, a dog’s head.Interdum bicipites pinguntur, capite humano alterique capiti, verbi gratia canino, coniuncto.Parfois ils sont représentés avec deux têtes, une tête humaine associée à une autre, par exemple une tête de chien.
They are also portrayed with powerful wings and a scorpion’s tail above the horse tail or simply with a scorpion’s tail.Item effinguntur alis validis praediti atque cauda scorpionis supra caudam equinam posita, vel simpliciter cauda scorpionis.Ils sont également figurés avec de puissantes ailes et une queue de scorpion au-dessus de la queue du cheval, ou simplement avec une queue de scorpion.
Such an image of Sagittarius can be found on nearly every Egyptian temple or coffin that depicts the celestial Archer.Talis imago Sagittarii fere in omni templo aut sarcophago Aegyptio reperitur qui Arcitenentem caelestem depingit.Une telle image du Sagittaire se rencontre sur presque tous les temples ou cercueils égyptiens représentant l’Archer céleste.
While these images derive from late Hellenistic and Roman times, they are, with slight modification, rather consistent over the millennia.Quamvis hae imagines ad tempora Hellenistica tarda et Romana pertineant, tamen per saecula, levibus mutationibus, satis constantes manent.Bien que ces images proviennent de l’époque hellénistique tardive et romaine, elles demeurent, avec de légères modifications, relativement constantes au fil des millénaires.
For example, consider Sagittarius depicted on the right corner of famous Hellenistic Dendera Zodiac.Exempli gratia, considera Sagittarium in angulo dextro celebris Zodiaci Denderensis Hellenistici depictum.Par exemple, on peut considérer le Sagittaire figuré dans l’angle droit du célèbre zodiaque hellénistique de Dendéra.
The scorpion tail is a remnant of an older Babylonian conception in which Sagittarius and neighboring Scorpio were fused, perhaps even with other constellations.Cauda scorpionis reliquum est antiquioris conceptionis Babylonicae, in qua Sagittarius et Scorpius vicinus coaluerant, fortasse etiam cum aliis constellationibus.La queue de scorpion est un vestige d’une conception babylonienne plus ancienne, dans laquelle le Sagittaire et le Scorpion voisin étaient fusionnés, peut-être même avec d’autres constellations.
The result was a broad picture of the southern sky.Ex hoc orta est ampla imago caeli australis.Il en résultait une vaste représentation du ciel austral.
Along with such a centaur-shaped Scorpio-Archer, there was also Scorpioman (one of the four living creatures of ch. 4), a human-like equatorial constellation, with a human torso, animal lower body, lion-footed and scorpion-tailed (see the sketches of such “Scorpion people” in Black and Green 1992: 65 and p. 100, above).Una cum tali Scorpione-Sagittario forma centauri expressa aderat etiam Scorpioman, una e quattuor creaturis viventibus cap. 4, constellatio aequatorialis humanoide, corpore superiore humano, inferiore animali, pedibus leoninis et cauda scorpionis (cf. schemata talium “hominum scorpionum” apud Black et Green 1992: 65 et p. 100).À côté de ce Scorpion-Archer à forme de centaure existait aussi l’Homme-Scorpion (Scorpioman), l’une des quatre créatures vivantes du chapitre 4, constellation équatoriale à forme humanoïde, avec un torse humain, une partie inférieure animale, des pieds de lion et une queue de scorpion (voir les esquisses de ces « hommes-scorpions » chez Black et Green 1992 : 65 et p. 100).
The bow carried by Scorpionman was said to derive from the fangs of Scorpio.Arcus quem Scorpioman gestabat e dentibus Scorpionis derivari dicebatur.On disait que l’arc porté par l’Homme-Scorpion provenait des crocs du Scorpion.
Now if one admits the identification of the agent of the first woe as the celestial Archer, imagined in terms of contemporary planispheres, there will be no need to bother with the prophet Joel.Quodsi quis admittat agentem primae vae cum Arcitenente caelesti, secundum planisphaeria temporis sui imaginato, identificandum esse, tum nullus iam erit usus ad prophetam Ioël recurrendi.Si l’on admet l’identification de l’agent du premier malheur avec l’Archer céleste, conçu à partir des planisphères contemporains, il ne sera plus nécessaire de recourir au prophète Joël.

1996. John Richardson

  • John Richardson (1950-2014), aumônier anglican à l'Université de Londres-Est, puis vicaire à Henham (Essex), collaborant régulièrement aux revues Evangelicals Now et New Directions.
  • John Richardson, Revelation unwrapped. Revealing the blessing of John's vision (83 p.), New Malden (Angleterre), The Good Book, 1996, pp. 33-34.
anglais (1996)latin (2026)français (2026)
The “fallen star” John sees next seems to signify Satan (9:1, cf. Isa 14:12; Lk 10:18).Stella lapsa quam Ioannes deinceps videt videtur Satanam significare (9:1, cf. Isa 14,12; Luc 10,18).L’« étoile déchue » que Jean voit ensuite semble signifier Satan (9,1, cf. Isa 14,12 ; Lc 10,18).
If this is so, then the one given the keys to the pit is Satan himself, but (as with the four horsemen) his power is limited precisely because it is given to him.Si hoc ita est, tunc ei qui claves abyssi traditae sunt ipse Satanas est, sed (sicut cum quattuor equitibus) eius potestas limitata est eo ipso quod ei data est.Si c’est le cas, alors celui à qui les clés de l’abîme sont données est Satan lui-même, mais (comme pour les quatre cavaliers) son pouvoir est limité précisément parce qu’on le lui a confié.
According to the book of Revelation, the existence of Satan, sin and suffering do not indicate that the world is out of control.Secundum librum Revelationis, existentia Satanae, peccati et doloris non significat mundum inextricabilem esse.Selon le livre de l’Apocalypse, l’existence de Satan, du péché et de la souffrance n’indique pas que le monde est hors de contrôle.
Rather, they are forces God uses to bring about his own purposes (see also 17:17).Immo sunt vires quas Deus ad sua praescripta explenda utitur (vide etiam 17,17).Au contraire, ce sont des forces que Dieu utilise pour réaliser ses propres desseins (voir aussi 17,17).
Thus, although the significance of the “five months” during which Satan acts (9:5) is difficult to determine exactly, its short period surely indicates the divine limitation of Satan even when he apparently has a ‘free hand’.Itaque, quamvis significatio “quinque mensum” in quibus Satanas agit (9,5) exacte determinare difficilis sit, eius brevis spatium certe indicat divinae limitationem Satanae etiam cum videri liberum habere manum.Ainsi, bien que la signification des « cinq mois » durant lesquels Satan agit (9,5) soit difficile à déterminer exactement, sa courte durée indique sûrement la limitation divine de Satan même lorsqu’il semble avoir « toute liberté ».
With the key he is given, Satan releases “locusts” from the “bottomless pit” (9:3).Clavem quam acceperat utitur Satanas ut “locustas” e “puteo abyssali” emittat (9,3).Avec la clé qu’il reçoit, Satan libère des « sauterelles » de « l’abîme » (9,3).
Some recent interpreters suggest that John is describing the tanks, planes and helicopters of modern warfare (cf. 9:7–10), but although this is an exciting interpretation we have to reject it as fanciful.Nonnulli interpretes recentes suggerunt Ioannem describere machinas bellicas recentes (cf. 9,7–10), sed quamquam haec interpretation excitans est eam tamquam phantasiosam reiciamus.Certains interprètes récents suggèrent que Jean décrit chars, avions et hélicoptères de la guerre moderne (cf. 9,7–10), mais bien que ce soit une interprétation excitante, nous devons la rejeter comme fantaisiste.
The “locusts” do not harm the environment but only non-Christians (9:4 cf. 7:4), and even then they cannot kill them (9:5).“Locustae” non nocent rebus naturalibus, sed solum non Christianis (9,4 cf. 7,4), et etiam tunc eos necantibus esse non possunt (9,5).Les « sauterelles » ne nuisent pas à l’environnement mais seulement aux non-chrétiens (9,4 cf. 7,4), et même dans ce cas elles ne peuvent pas les tuer (9,5).
These would be very strange tanks or guns!Haec essent valde insolita arma!Ce seraient de très étranges chars ou armes !
In any case, their “king” is “Abaddon” or “Apollyon” (9:11) — titles which mean “Destruction” and “Destroyer”, and which seem to suggest a demonic head.Quocumque modo, eorum “rex” est “Abaddon” vel “Apollyon” (9,11) — tituli qui significant “Destructionem” et “Perditorem”, et qui videntur suggerere principem daemonium.Dans tous les cas, leur « roi » est « Abaddon » ou « Apollyon » (9,11) — titres qui signifient « Destruction » et « Destructeur », et qui semblent suggérer un chef démoniaque.
The background to this passage is, in fact, the book of Joel, which uses locusts as an image of judgement “before the great and terrible day of the Lord comes” (Joel 2:31 cf. 1:4,6; 2:4).Contextus huius loci revera est liber Joel, qui locustas ut imaginem iudicii adhibet “antequam dies magnus et terribilis Domini veniat” (Joel 2,31 cf. 1,4.6; 2,4).Le contexte de ce passage est, en fait, le livre de Joël, qui utilise les sauterelles comme image du jugement « avant que le grand et terrible jour du Seigneur ne vienne » (Joël 2,31 cf. 1,4,6 ; 2,4).

1997. Jacques Magnan

  • Jacques Magnan (né en 1958), auteur catholique helvétique.
  • Jacques Magnan, L'Apocalypse. Le temps des appels (157 p.), Hauteville (Suisse), Parvis, 1997, p. 35.
français (1997)latin (2026)anglais (2026)
Premier malheur. Cinquième trompette (Ap 9,1-12)Primum vae. Quinta tuba (Apoc. 9,1-12)First woe. Fifth trumpet (Rev. 9:1–12)
Description allégorique (langage prophétique) pour désigner une grande armée, ou une coalition d’armées (cf Ap 9, 3) dont les armes font étrangement penser aux armes sophistiquées, modernes, telles qu’on a pu les voir lors de la guerre du Golfe.Descriptio allegorica (sermone prophetico) ad magnum exercitum vel coalitionem exercituum designandam (cf. Apoc. 9,3), quorum arma mirum in modum ad arma sophisticata atque moderna referuntur, qualia tempore belli Sinus Persici conspici potuerunt.Allegorical description (in prophetic language) intended to designate a great army, or a coalition of armies (cf. Rev. 9:3), whose weapons strangely evoke sophisticated modern weaponry such as was seen during the Gulf War.
Cette ou ces armées ont à leur tête l’ange de l’Abîme.Huic exercitui vel his exercitibus praeest angelus Abyssi.This army, or these armies, have at their head the angel of the Abyss.
Son nom qui est Abaddôn. hb; Apollyôn. gr (destruction, destructeur, cf Ap 9, 11;11, 7; 17, 8) indique clairement ce qu’il représente.Nomen eius, Hebraice Abaddôn, Graece Apollyôn (« destructio », « destructor » ; cf. Apoc. 9,11 ; 11,7 ; 17,8), clare indicat quid repraesentet.His name, which is Abaddôn in Hebrew and Apollyôn in Greek (“destruction,” “destroyer”; cf. Rev. 9:11; 11:7; 17:8), clearly indicates what he represents.
Le temps des tortures subies par les hommes qui ne portent pas le sceau de Dieu, ceux qui ne sont pas dans son Peuple, est de cinq mois (Ap 9, 4.10).Tempus cruciatuum ab hominibus passorum qui signaculum Dei non portant, iis qui ad populum eius non pertinent, quinque mensium est (Apoc. 9,4.10).The period of torment endured by the men who do not bear the seal of God, those who are not among his People, lasts five months (Rev. 9:4, 10).
C’est le temps d’attente angoissée d’une guerre qui ne vient pas, qui semble, devant ce spectacle redoutable, être l’origine des douleurs (cf Ap 9, 6.7).Hoc est tempus anxiae exspectationis belli quod non venit, quod coram tam terribili spectaculo origo dolorum esse videtur (cf. Apoc. 9,6.7).It is the time of anguished waiting for a war that does not come, which, before such a dreadful spectacle, appears to be the source of suffering (cf. Rev. 9:6–7).
Notons ces deux singularités: Le temps d’attente entre l’invasion du Koweït par l’Irak et le début de la guerre du Golfe engagée par la coalition fut de cinq mois… (cf Gn 16, 12).Duae autem singularitates notandae sunt : tempus exspectationis inter invasionem Kuwaiti ab Iraquia factam et initium belli Sinus Persici a coalitione suscepti quinque mensium fuit… (cf. Gen. 16,12).Let us note these two peculiarities: the waiting period between Iraq’s invasion of Kuwait and the beginning of the Gulf War undertaken by the coalition lasted five months… (cf. Gen. 16:12).
Par ailleurs il est question (v 2) d’un événement singulier: Ap 9, 2 “Il ouvrit le puits de l’Abîme et il monta du puits une fumée, comme la fumée d’une grande fournaise; et le soleil et l’atmosphère furent obscurcis par la fumée du puits” (cf Ap 8, 12).Praeterea agitur (v. 2) de singulari eventu : Apoc. 9,2 : « Aperuit puteum abyssi, et ascendit fumus de puteo sicut fumus fornacis magnae ; et obscurati sunt sol et aer de fumo putei » (cf. Apoc. 8,12).Moreover, there is mention (v. 2) of a singular event: Rev. 9:2: “He opened the shaft of the Abyss, and smoke rose from the shaft like the smoke of a great furnace; and the sun and the atmosphere were darkened by the smoke from the shaft” (cf. Rev. 8:12).
Même si chronologiquement l’événement ne correspond pas exactement il est à rappeler que les puits de pétrole au Koweït ont brûlé et ont produit une très épaisse fumée pendant plusieurs semaines, ce qui a effectivement obscurci l’atmosphère là-bas.Etiamsi chronologice eventus exacte non respondet, memorandum est puteos petrolei in Kuwait combustos esse atque densissimum fumum per complures hebdomades emisisse, quo revera aer illic obscuratus est.Even if chronologically the event does not correspond exactly, it should be recalled that the oil wells in Kuwait burned and produced a very thick smoke for several weeks, which effectively darkened the atmosphere there.
Ici le symbolisme rejoint une fois de plus la réalité de façon bien étrange.Hic symbolismus iterum realitatem modo valde mirabili attingit.Here symbolism once again meets reality in a very strange way.
Mais il y a plus, beaucoup plus encore… Continuons.Sed plus est, multo plus adhuc… Pergamus.But there is more, much more still… Let us continue.

1998. Frederick J. Murphy

  • Frederick James Murphy (1949–2011), diplômé d'Harvard, catholique, un temps prêtre et jésuite, professeur d'études religieuses au Collège de Sainte-Croix à Worcester (Massachusetts), auteur de nombreux ouvrages dont The Structure of Second Baruch, de The Religious World of Jesus et de Pseudo-Philo: Rewriting the Bible.
  • Frederick J. Murphy, Fallen Is Babylon. The Revelation to John (XX+473 p.), Harrisburg (Pennsylvanie), Trinity Press International (“The New Testament in Context”), 1998, pp. 242-246.
anglais (1998)latin (2026)français (2026)
The Fifth Trumpet (9:1-12)Tuba Quinta (9,1-12)La cinquième trompette (9,1-12)
The fifth angel blows the trumpet, and a star falls from heaven to earth (9:1).Quintus angelus tubam canit, et stella de caelo in terram cadit (9,1).Le cinquième ange sonne de la trompette, et une étoile tombe du ciel sur la terre (9,1).
In this way the fifth trumpet resembles the third and to a lesser extent the second.Hoc modo quinta tuba tertiae similis est atque, minus quidem, secundae.De cette manière, la cinquième trompette ressemble à la troisième et, dans une moindre mesure, à la seconde.
The star is not inanimate, for it is given a task to perform.Stella non est res inanimata, nam ei munus perficiendum datur.L’étoile n’est pas inanimée, car une mission lui est confiée.
Stars are frequently identified with angels, and the identification applies in this case.Stellae saepe cum angelis identificantur, et haec identificatio etiam hic valet.Les étoiles sont fréquemment identifiées à des anges, et cette identification vaut ici.
Some have taken the word “fallen” to mean cast out of heaven, in the sense of “fallen angel,” but Charles (1920, 1:238-39) shows that applied to stars it does not necessarily carry this meaning.Nonnulli verbum “lapsa” intellexerunt quasi e caelo eiecta, sensu “angeli lapsi”; sed Charles (1920, 1:238-39) demonstrat hoc, cum de stellis dicatur, talem sensum necessario non habere.Certains ont compris le mot « tombée » comme signifiant chassée du ciel, au sens d’« ange déchu » ; mais Charles (1920, 1:238-39) montre que, appliqué aux étoiles, ce terme n’implique pas nécessairement ce sens.
Many commentators adduce as parallels Isa 14:12, which uses the metaphor of a star fallen from heaven to speak of the down-fall of the king of Babylon, and Luke 10:18, in which Jesus sees Satan fall from heaven.Multi commentatores parallela afferunt Is 14,12, ubi metaphora stellae e caelo lapsae ad ruinam regis Babylonis refertur, et Luc 10,18, ubi Iesus Satanam de caelo cadere videt.De nombreux commentateurs citent en parallèle Is 14,12, qui emploie la métaphore d’une étoile tombée du ciel pour évoquer la chute du roi de Babylone, et Luc 10,18, où Jésus voit Satan tomber du ciel.
Those parallels are more appropriate for Revelation 12, where Satan is cast out of heaven.Haec parallela magis conveniunt Apoc 12, ubi Satanas e caelo eicitur.Ces parallèles conviennent davantage à Apocalypse 12, où Satan est précipité du ciel.
This star is God’s agent sent to accomplish the first woe.Haec stella est minister Dei missus ad primum vae perficiendum.Cette étoile est un agent de Dieu envoyé pour accomplir le premier malheur.
He “was given the key to the shaft of the bottomless pit [literally: abyss]” (9:1).Ei “data est clavis putei abyssi [id est: abyssi]” (9,1).« Il lui fut donné la clé du puits de l’abîme [littéralement : abîme] » (9,1).
The passive voice of “was given” with no agent specified implies that it is God who gives the key and the task associated with it.Usus passivi “data est” sine agente expresso insinuat Deum clavem atque munus adiunctum conferre.Le passif « il fut donné », sans agent exprimé, implique que c’est Dieu qui donne la clé et la mission qui y est associée.
The star opens the pit, and bizarre, otherworldly locusts emerge to torture earth’s inhabitants.Stella puteum aperit, et locustae mirae atque alterius mundi exeunt ad incolas terrae cruciandos.L’étoile ouvre le puits, et des sauterelles étranges, venues d’un autre monde, en sortent pour tourmenter les habitants de la terre.
They are not allowed to harm anyone having “the seal of God on their foreheads” (9:4).Non sinuntur laedere eos qui “signaculum Dei in frontibus suis” habent (9,4).Il ne leur est pas permis de nuire à ceux qui portent « le sceau de Dieu sur leurs fronts » (9,4).
This is the first reference to this seal since 7:1-3, leading Charles to conclude that the 144,000 are sealed in order to protect them from these three woes (1920, 1:188-89).Haec est prima huius signaculi mentio post 7,1-3, unde Charles concludit 144 000 signari ut a tribus his vae protegantur (1920, 1:188-89).C’est la première mention de ce sceau depuis 7,1-3, ce qui conduit Charles à conclure que les 144 000 sont scellés afin d’être protégés contre ces trois malheurs (1920, 1:188-89).
The word “abyss” can have several senses in the Bible and in early Jewish and Christian literature (Charles 1920, 1:239-42; Mounce 1977, 193).Vox “abyssus” varios sensus habere potest in Scriptura et in litteris Iudaicis Christianisque antiquis (Charles 1920, 1:239-42; Mounce 1977, 193).Le mot « abîme » peut avoir plusieurs sens dans la Bible et dans la littérature juive et chrétienne ancienne (Charles 1920, 1:239-42 ; Mounce 1977, 193).
There is no single definitive cosmology in the Bible or in early Jewish or Christian literature, and thus the precise definition of “abyss” changes.Nulla est unica cosmologia definitiva in Scriptura aut in litteris Iudaicis vel Christianis antiquis, atque ideo definitio accurata “abyssi” variat.Il n’existe pas de cosmologie unique et définitive dans la Bible ni dans la littérature juive ou chrétienne ancienne, et par conséquent la définition précise de « l’abîme » varie.
It can mean a place below the earth, perhaps the site where the subterranean waters are, called “the deep” (tehom) in the Hebrew Bible.Significare potest locum sub terra, fortasse sedem aquarum subterraneorum, quae in Bibliis Hebraicis “abyssus” (tehom) vocatur.Il peut désigner un lieu situé sous la terre, peut-être le réservoir des eaux souterraines, appelé « l’abîme » (tehôm) dans la Bible hébraïque.
The abyss appears elsewhere in Jewish and Christian literature as the place of temporary or permanent punishment for angels and demons (1 Enoch 18-21; Luke 8:31).Abyssus alibi in litteris Iudaicis et Christianis apparet ut locus poenae temporariae vel perpetuae angelorum et daemonum (1 Henoch 18-21; Luc 8,31).L’abîme apparaît ailleurs dans la littérature juive et chrétienne comme lieu de châtiment temporaire ou permanent pour les anges et les démons (1 Hénoch 18-21 ; Luc 8,31).
Charles (1920, 239) offers the following definition for Revelation: “The abyss is conceived of as the preliminary place of punishment of the fallen angels, of demons, of the Beast, and the false Prophet, and the prison for 1000 years of Satan. It is refered to in IX. 1, 2, 11, XI. 7, XVII. 8, XX. 1, 3.”Charles (1920, 239) hanc definitionem pro Apocalypsi proponit: “Abyssus concipitur ut locus poenae praeliminaris angelorum lapsorum, daemonum, Bestiae et Pseudoprophetae, atque carcer mille annorum Satanae. Refertur in IX, 1, 2, 11; XI, 7; XVII, 8; XX, 1, 3.”Charles (1920, 239) propose la définition suivante pour l’Apocalypse : « L’abîme est conçu comme le lieu préliminaire de châtiment des anges déchus, des démons, de la Bête et du faux prophète, et comme la prison de Satan pour mille ans. Il est mentionné en IX, 1, 2, 11 ; XI, 7 ; XVII, 8 ; XX, 1, 3. »
The “lake of fire” is the final place of punishment for demon and human alike in Revelation (19:20; 20:10, 14-15).“Lacus ignis” est locus ultimus poenae daemonum atque hominum in Apocalypsi (19,20; 20,10.14-15).L’« étang de feu » est le lieu définitif du châtiment pour démons et humains dans l’Apocalypse (19,20 ; 20,10.14-15).
In 20:1, an angel comes down from heaven with the key to the abyss and locks Satan there for the duration of the Lamb’s thousand-year reign.In 20,1 angelus de caelo descendit cum clave abyssi et Satanam ibi claudit per durationem regni millenarii Agni.En 20,1 un ange descend du ciel avec la clé de l’abîme et y enferme Satan pour la durée du règne millénaire de l’Agneau.
The angels with the key to the abyss in 9:1 and 20:1 are apparently the same.Angeli qui clavem abyssi habent in 9,1 et 20,1 videntur esse idem.Les anges qui détiennent la clé de l’abîme en 9,1 et 20,1 semblent être le même.
In the fifth trumpet, the terrifying locusts from the abyss are properly termed demonic because of their origin and description.In quinta tuba locustae terribiles ex abysso recte daemonicae dicuntur propter originem et descriptionem suam.Dans la cinquième trompette, les sauterelles terrifiantes issues de l’abîme sont à juste titre qualifiées de démoniaques en raison de leur origine et de leur description.
When the shaft of the abyss is opened, smoke “like the smoke of a great furnace” pours out and darkens the sun and air (cf. Gen 19:24; Exod 19:18).Cum puteus abyssi aperitur, fumus “sicut fumus fornacis magnae” effunditur atque solem aeremque obscurat (cf. Gen 19,24; Ex 19,18).Lorsque le puits de l’abîme est ouvert, une fumée « comme la fumée d’une grande fournaise » s’en échappe et obscurcit le soleil et l’air (cf. Gen 19,24 ; Ex 19,18).
The smoke indicates that the abyss is a fiery place.Fumus indicat abyssum esse locum igneum.La fumée indique que l’abîme est un lieu de feu.
Then locusts emerge from the abyss.Deinde locustae ex abysso emergunt.Puis des sauterelles sortent de l’abîme.
This locust plague recalls the eighth exodus plague (Exod 10:4-20), but the description has been heavily influenced by Joel 2.Haec plaga locustarum memorat octavam plagam Exodi (Ex 10,4-20), sed descriptio valde a Ioel 2 afficitur.Cette plaie de sauterelles rappelle la huitième plaie d’Égypte (Ex 10,4-20), mais la description est fortement influencée par Joël 2.
The prophet Joel interpreted an invasion of locusts as punishment of Israel.Propheta Ioel invasionem locustarum ut poenam Israelis interpretatus est.Le prophète Joël interprétait une invasion de sauterelles comme un châtiment d’Israël.
“Locusts” is a name applied to grasshoppers when they come in large and destructive swarms.“Locustae” nomen est quod cicadis tribuitur cum in magnos et destructivos greges conveniunt.« Sauterelles » est un nom donné aux criquets lorsqu’ils se rassemblent en essaims nombreux et destructeurs.
They are a danger even in the modern world and require steps to keep them in check, including such measures as spraying by airplane.Etiam in mundo hodierno periculum sunt atque remedia adhibenda sunt ut coerceantur, inter quae pulverizatio per aeroplana.Même dans le monde moderne, elles constituent un danger et nécessitent des mesures de lutte, notamment des pulvérisations aériennes.
In the ancient world, huge swarms of locusts were disastrous when they descended on farmland and devastated it in a short time, leading to famine and death.In mundo antiquo immensi greges locustarum calamitosi erant cum in agros descenderent eosque brevi tempore vastarent, unde fames et mors sequerentur.Dans le monde antique, d’immenses essaims de sauterelles étaient catastrophiques lorsqu’ils s’abattaient sur les terres cultivées et les ravageaient en peu de temps, entraînant famine et mort.
This made locusts an apt choice for the eighth exodus plague.Hoc locustas idoneam electionem fecit pro octava plaga Exodi.Cela faisait des sauterelles un choix approprié pour la huitième plaie d’Égypte.
The description of the locusts in Revelation is in two main parts.Descriptio locustarum in Apocalypsi in duas partes principales dividitur.La description des sauterelles dans l’Apocalypse se divise en deux parties principales.
The first (9:3-6) focuses on their effect, and the second (9:7-11) concentrates on their appearance.Prima (9,3-6) ad effectum earum spectat, secunda vero (9,7-11) ad speciem earum intendit.La première (9,3-6) met l’accent sur leurs effets, et la seconde (9,7-11) se concentre sur leur apparence.
The demonic locusts are said to be like scorpions, which inflict a painful sting with their tails but generally do not kill humans.Locustae daemonicae scorpionibus similes dicuntur, qui caudis suis dolorem gravem inferunt sed homines plerumque non occidunt.Les sauterelles démoniaques sont dites semblables à des scorpions, qui infligent une piqûre douloureuse avec leur queue mais ne tuent généralement pas les hommes.
The scorpionlike locusts are allowed to carry on their dismal work for five months (9:5, 10).Locustae scorpionibus similes per quinque menses opus suum funestum exercere sinuntur (9,5.10).Les sauterelles semblables à des scorpions sont autorisées à exercer leur œuvre funeste pendant cinq mois (9,5.10).
Some propose that this time period corresponds to the life span of locusts.Nonnulli proponunt hoc temporis spatium vitae locustarum respondere.Certains proposent que cette durée corresponde à la durée de vie des sauterelles.
The strange combination of locust and scorpion can be explained as follows.Mirabilis coniunctio locustae et scorpionis sic explicari potest.La combinaison étrange de la sauterelle et du scorpion peut s’expliquer ainsi.
The author chooses locusts because they are one of the exodus plagues, because Joel uses them to describe a punishing scourge from God and supplies a description the author finds compelling, and because of their military associations (see below).Auctor locustas eligit quia inter plagas Exodi numerantur, quia Ioel eis utitur ad describendum flagellum a Deo missum atque descriptionem praebet quae auctori valde apta videtur, atque propter connotationes militares (vide infra).L’auteur choisit les sauterelles parce qu’elles figurent parmi les plaies de l’Exode, parce que Joël les utilise pour décrire un fléau punitif venant de Dieu et en fournit une description que l’auteur juge convaincante, et en raison de leurs connotations militaires (voir ci-dessous).
But the author wants this plague to be against people, not against vegetation, as would be natural with locusts.Sed auctor vult hanc plagam contra homines esse, non contra vegetationem, quod locustis naturale esset.Mais l’auteur veut que cette plaie soit dirigée contre les hommes et non contre la végétation, comme ce serait naturel pour des sauterelles.
The three woes must attack people directly, for they represent God’s fierce punishment meant to lead to repentance.Tria vae homines directe impetere debent, nam poenam severam Dei significant ad paenitentiam inducendam.Les trois malheurs doivent frapper directement les hommes, car ils représentent un châtiment sévère de Dieu destiné à conduire à la repentance.
Scorpions, although their main victims would be other insects or small animals, were fearsome and were a useful image for pain that does not kill.Scorpiones, quamquam praecipue insecta alia vel parva animalia laedunt, tamen terribiles erant et apta imago doloris non mortiferi.Les scorpions, bien que leurs principales victimes soient d’autres insectes ou de petits animaux, étaient redoutables et constituaient une image appropriée d’une douleur qui ne tue pas.
By introducing a plague that does not kill in this fifth trumpet, the author is able to escalate to a fatal plague in the sixth trumpet.Per introductionem plagae non mortiferae in quinta tuba, auctor potest ad plagam mortiferam in sexta tuba ascendere.En introduisant une plaie non mortelle dans cette cinquième trompette, l’auteur peut ensuite intensifier avec une plaie mortelle dans la sixième trompette.
The extent of the anguish inflicted by these strange creatures is expressed by the assertion that people seek death to escape the pain but do not receive that relief (9:6).Magnitudo angoris ab his miris creaturis illati exprimitur per affirmationem quod homines mortem quaerunt ut dolorem effugiant sed talem levamen non accipiunt (9,6).L’ampleur de l’angoisse infligée par ces créatures étranges est exprimée par l’affirmation que les hommes cherchent la mort pour échapper à la douleur mais ne trouvent pas ce soulagement (9,6).
The second part of the trumpet is a detailed description of the locusts (9:7-10).Secunda pars tubae est descriptio accurata locustarum (9,7-10).La seconde partie de la trompette est une description détaillée des sauterelles (9,7-10).
They look like horses equipped for battle, with golden crowns, human faces, hair like women’s hair, teeth like lions’ teeth, scales like armor; their wings sound like horses and chariots going to battle; and they have tails like scorpions with stingers in them.Equis ad bellum instructis similes sunt, coronas aureas habent, facies humanas, capillos muliebres, dentes leoninos, squamas quasi loricas; alae earum sonant ut equi et currus ad bellum ruentes; et caudas habent scorpionibus similes cum aculeis in eis.Elles ressemblent à des chevaux équipés pour le combat, portent des couronnes d’or, ont des visages humains, des cheveux comme ceux des femmes, des dents comme celles des lions, des écailles semblables à des cuirasses ; leurs ailes retentissent comme des chevaux et des chars partant au combat ; et elles ont des queues semblables à celles des scorpions avec des aiguillons.
Joel is a major source for this description.Ioel fons principalis huius descriptionis est.Joël est une source majeure pour cette description.
Joel 1:6 compares the locust swarm to a foreign invasion: “For a nation has invaded my land, powerful and innumerable; its teeth are lions’ teeth, and it has the fangs of a lioness.”Ioel 1,6 gregem locustarum cum invasionem externam comparat: “Gens enim ascendit super terram meam, fortis et innumerabilis; dentes eius dentes leonis sunt, et molares leaenae habet.”Joël 1,6 compare l’essaim de sauterelles à une invasion étrangère : « Une nation est montée contre mon pays, forte et innombrable ; ses dents sont des dents de lion, et elle a les crocs d’une lionne. »
In 1:19, Joel compares the locusts to a fire that burns land and trees (the verse was quoted above as background for the first trumpet).In 1,19 Ioel locustas cum igne comparat qui terram et arbores comburit (versus supra citatus est ut contextus primae tubae).En 1,19 Joël compare les sauterelles à un feu qui brûle la terre et les arbres (ce verset a été cité plus haut comme contexte de la première trompette).
Joel continues, “Blow the trumpet in Zion; sound the alarm on my holy mountain! Let all the inhabitants of the land tremble, for the day of the Lord is coming, it is near — a day of darkness and gloom, a day of clouds and thick darkness!… Fire devours in front of them, and behind them a flame burns…. They have the appearance of horses, and like war-horses they charge. As with the rumbling of chariots, they leap on the tops of the mountains, like the crackling of a flame of fire devouring the stubble, like a powerful army drawn up for battle…. The earth quakes before them, the heavens tremble. The sun and moon are darkened, and the stars withdraw their shining.” (Joel 2:1-5, 10)Ioel prosequitur: “Clangite tuba in Sion, ululate in monte sancto meo! Contremiscant omnes habitatores terrae, quia venit dies Domini, quia prope est — dies tenebrarum et caliginis, dies nubium et turbinis!… Ante faciem eorum ignis devorans, et post eos flamma succendens…. Aspectus eorum ut aspectus equorum, et sicut equites sic current. Sicut sonitus quadrigarum super capita montium saltabunt, sicut sonitus flammae ignis devorantis stipulam, sicut populus fortis paratus ad proelium…. A facie eorum contremuit terra, moti sunt caeli; sol et luna obtenebrati sunt, et stellae retraxerunt splendorem suum.” (Ioel 2,1-5.10)Joël poursuit : « Sonnez de la trompette en Sion, faites retentir l’alarme sur ma montagne sainte ! Que tous les habitants du pays tremblent, car le jour du Seigneur vient, il est proche — jour de ténèbres et d’obscurité, jour de nuées et d’épais brouillard !… Devant eux un feu dévore, derrière eux une flamme brûle…. Leur aspect est comme l’aspect des chevaux, et ils courent comme des cavaliers. Au bruit des chars, ils bondissent sur le sommet des montagnes, comme le crépitement d’une flamme de feu qui dévore le chaume, comme un peuple puissant rangé pour le combat…. Devant eux la terre tremble, les cieux sont ébranlés ; le soleil et la lune s’obscurcissent, et les étoiles retirent leur éclat. » (Joël 2,1-5.10)
Common to Joel and Revelation are the connection of the locust plague to the blast of a trumpet, use of the term “inhabitants of the land [earth],” the comparison of the locusts to an army, the darkening of the sun in Joel by the locust swarm and in Revelation by the smoke from which the locusts come, the comparison of the locusts’ teeth to lions’ teeth and their sound to the rumbling of chariots.Communia Ioeli et Apocalypsi sunt nexus plagae locustarum cum clangore tubae, usus vocabuli “habitatores terrae,” comparatio locustarum ad exercitum, obscuratio solis apud Ioelem per gregem locustarum et in Apocalypsi per fumum ex quo locustae procedunt, comparatio dentium locustarum cum dentibus leonum atque sonitus earum cum fragore curruum.Communes à Joël et à l’Apocalypse sont le lien entre la plaie des sauterelles et le son de la trompette, l’usage de l’expression « habitants de la terre », la comparaison des sauterelles à une armée, l’obscurcissement du soleil chez Joël par l’essaim de sauterelles et dans l’Apocalypse par la fumée d’où sortent les sauterelles, la comparaison des dents des sauterelles à celles des lions et leur bruit au fracas des chars.
The general resemblance of locusts’ heads to those of horses has often been noted in diverse literatures.Similitudo generalis capitum locustarum cum capitibus equorum saepe in variis litteraturis animadversa est.La ressemblance générale de la tête des sauterelles avec celle des chevaux a souvent été relevée dans diverses littératures.
Mounce notes, “An Arabian proverb is often quoted to the effect that the locust has a head of a horse, a breast like a lion, feet like a camel, body like a serpent, and antennae like the hair of a maiden” (1977, 196).Mounce notat: “Proverbium Arabicum saepe citatur quod locusta caput equi, pectus leonis, pedes cameli, corpus serpentis, antennas sicut capillos virginis habeat” (1977, 196).Mounce remarque : « Un proverbe arabe est souvent cité selon lequel la sauterelle a une tête de cheval, une poitrine de lion, des pattes de chameau, un corps de serpent et des antennes comme les cheveux d’une jeune fille » (1977, 196).
Horse’s head, lions, and maiden’s hair all appear in Revelation’s description.Caput equi, leones et capilli virginis omnes in descriptione Apocalypsis apparent.La tête de cheval, les lions et les cheveux de jeune fille apparaissent tous dans la description de l’Apocalypse.
Some see in the locusts’ flowing hair reference to Parthian warriors, who are alluded to in the next trumpet.Nonnulli in capillis fluentibus locustarum allusionem ad milites Parthos vident, qui in tuba sequente commemorantur.Certains voient dans la chevelure flottante des sauterelles une allusion aux guerriers parthes, évoqués à la trompette suivante.
The locusts have what appear to be crowns, possibly a reference back to the first horseman, who wears a crown and who also may recall the Parthians.Locustae habent quasi coronas, fortasse allusionem ad primum equitem, qui coronam gerit et qui Parthos quoque memorare potest.Les sauterelles portent ce qui semble être des couronnes, peut-être une allusion au premier cavalier, qui porte une couronne et peut également évoquer les Parthes.
The claim that the locusts have scales like breastplates is natural, given the appearance of their bodies.Assertio quod locustae squamas quasi loricas habeant naturalis est, inspecta specie corporum earum.L’affirmation que les sauterelles ont des écailles semblables à des cuirasses est naturelle, étant donné l’apparence de leur corps.
They have human faces.Facies humanas habent.Elles ont des visages humains.
This intensifies their demonic aspect, for they are not animals but rational beings (Mounce 1977, 196).Hoc aspectum earum daemonicum intendit, nam non sunt animalia sed entia rationalia (Mounce 1977, 196).Cela accentue leur caractère démoniaque, car ce ne sont pas des animaux mais des êtres rationnels (Mounce 1977, 196).
The fifth trumpet closes with the words, “They have as king over them the angel of the bottomless pit; his name in Hebrew is Abaddon, and in Greek he is called Apollyon” (9:11).Quinta tuba his verbis clauditur: “Habent super se regem angelum abyssi; nomen illi Hebraice Abaddon, Graece autem Apollyon dicitur” (9,11).La cinquième trompette se conclut par ces mots : « Elles ont pour roi l’ange de l’abîme ; son nom en hébreu est Abaddon, et en grec il est appelé Apollyon » (9,11).
Charles asserts, “We have no means of identifying the angel of the abyss beyond the statement here. In fact, as a person he does not exist outside this verse” (1920, 1:245).Charles affirmat: “Nullum habemus modum angelum abyssi ultra hanc declarationem identificandi. Re vera, ut persona, extra hunc versum non exsistit” (1920, 1:245).Charles affirme : « Nous n’avons aucun moyen d’identifier l’ange de l’abîme au-delà de ce qui est dit ici. En réalité, en tant que personne, il n’existe pas en dehors de ce verset » (1920, 1:245).
The word “Abaddon” occurs several times in the Bible (Job 26:6; 28:22; 31:12; Ps 88:11; Prov 15:11; 27:20).Vox “Abaddon” pluries in Scriptura occurrit (Iob 26,6; 28,22; 31,12; Ps 88,11; Prov 15,11; 27,20).Le mot « Abaddon » apparaît plusieurs fois dans la Bible (Job 26,6 ; 28,22 ; 31,12 ; Ps 88,11 ; Prov 15,11 ; 27,20).
In Job and Proverbs, it is in synonymous parallelism with Sheol, the Hebrew word for the underworld where people go after death.In Iob et Proverbiis parallelismus synonymicus cum Sheol est, vocabulo Hebraico pro inferno quo homines post mortem descendunt.Dans Job et les Proverbes, il est en parallèle synonymique avec Shéol, le mot hébreu désignant le monde souterrain où vont les hommes après la mort.
The basic meaning of Abaddon is “destruction,” so the Greek word used to translate it here, “Apollyon,” meaning “destroyer,” fits.Sensus primarius Abaddon est “perditio,” ideo vox Graeca hic adhibita, “Apollyon,” id est “perditor,” convenit.Le sens fondamental d’Abaddon est « destruction », et le mot grec employé ici, « Apollyon », signifiant « destructeur », convient donc.
Some detect a reference to the Greek god Apollo, with whom the emperors Nero and Domitian identified.Nonnulli allusionem ad deum Graecum Apollinem agnoscunt, cum quo imperatores Nero et Domitianus se identificaverunt.Certains discernent une allusion au dieu grec Apollon, auquel les empereurs Néron et Domitien s’identifiaient.
Charles notes that an ancient Greek etymology derived the name Apollo from the same root from which “Apollyon” comes (1920, 246).Charles notat antiquos Graecos nomen Apollinis ex eadem radice deduxisse unde “Apollyon” provenit (1920, 246).Charles remarque qu’une étymologie grecque ancienne faisait dériver le nom Apollon de la même racine que « Apollyon » (1920, 246).
Schtissler Fiorenza remarks, “If such a pun is intended, then the author ironically asserts that the destructive hosts of the abyss have as their king the Roman emperor who claims to be the divine incarnation of Apollo” (1991, 72).Schtissler Fiorenza observat: “Si talis lusus verborum intenditur, auctor ironice affirmat exercitus destructivos abyssi regem habere imperatorem Romanum qui se incarnationem divinam Apollinis profiteri dicit” (1991, 72).Schtissler Fiorenza remarque : « Si un tel jeu de mots est intentionnel, alors l’auteur affirme ironiquement que les forces destructrices de l’abîme ont pour roi l’empereur romain qui prétend être l’incarnation divine d’Apollon » (1991, 72).
It would be a mistake to identify Abaddon with the angel who descends to unlock the abyss in 9:1 and 20:1, for that angel is on God’s side.Error esset Abaddon cum angelo identificare qui in 9,1 et 20,1 descendit ut abyssum aperiat, nam ille angelus ex parte Dei est.Il serait erroné d’identifier Abaddon avec l’ange qui descend pour ouvrir l’abîme en 9,1 et 20,1, car cet ange est du côté de Dieu.
Yarbro Collins (1990, 1006) notes that the fifth trumpet foreshadows the scene in 20:1-3, 7-8.Yarbro Collins (1990, 1006) notat quintam tubam scaenam in 20,1-3.7-8 praefigurare.Yarbro Collins (1990, 1006) note que la cinquième trompette préfigure la scène de 20,1-3.7-8.
In these latter verses an angel descends from heaven with the key of the abyss (as in 9:1) and imprisons Satan there for a thousand years so that the messianic kingdom can come.In his versibus angelus de caelo descendit cum clave abyssi (ut in 9,1) et Satanam ibi mille annis includit ut regnum messianicum adveniat.Dans ces versets, un ange descend du ciel avec la clé de l’abîme (comme en 9,1) et y enferme Satan pour mille ans afin que le royaume messianique advienne.
After the thousand years, Satan reemerges and gathers “the nations at the four corners of the earth, Gog and Magog,” and surrounds Jerusalem and the saints (see Ezekiel 38-39).Post mille annos Satanas redit et congregat “gentes in quattuor angulis terrae, Gog et Magog,” atque Ierusalem et sanctos circumdat (cf. Ezech 38-39).Après les mille ans, Satan reparaît et rassemble « les nations aux quatre coins de la terre, Gog et Magog », et il encercle Jérusalem et les saints (cf. Ézéchiel 38-39).
Fire comes from heaven and destroys him.Ignis de caelo descendit et eum consumit.Un feu descend du ciel et le détruit.

1998. Cecil J. duCille

  • Cecil Joseph duCille (1922-2009), prédicateur jamaïcain, longtemps chef-comptable au ministère de l'Agriculture de la Jamaïque, propriétaire d'une école privée, prédicateur à partir de 1948 en Jamaïque, puis à partir de 1969 aux États-Unis “pour avertir le peuple de Dieu de la destruction qui allait venir”, fondateur de la Sonlight Gospel Association, prêchant dans de nombreux pays.
    • Nous donnons ici tout ce que cet auteur a écrit sur Apocalypse 9, 1-12, comme bien représentatif d'une certaine exégèse américaine, à la fois piétiste, caractérisant notamment la foi comme une réalité essentiellement émotionnelle, et naïvement naturaliste, la prophétie étant considérée fondamentalement comme une sorte de reportage sur le futur. On identifie ici la fumée jaillie du puits de l'abîme au nuage radioactif produit par l'explosion d'une bombe atomique, les sauterelles à des hélicoptères, et leurs poitrails de fer à une armée totalement mécanisée, toutes choses que le visionnaire, à la différence de son interprète, ne pouvait pas encore identifier exactement.
  • Cecil J. duCille, The Book of Revelation. Volume 1 (premier de 3 volumes), Los Gatos (Californie), Smashwords, 1998.
anglais (1998)latin (2026)français (2026)
REVELATION CHAPTER NINECAPUT NONUM APOCALYPSISCHAPITRE NEUF DE L’APOCALYPSE
Revelation 9 commences with the sounding of the fifth trumpet.Apocalypsis caput nonum incipit cum quinta tuba canitur.L’Apocalypse, chapitre 9, commence par la sonnerie de la cinquième trompette.
This is the fifth message of God, the fifth mystery not just revealed but sounded, preached, and given out to the world.Hoc est quintum Dei nuntium, quintum mysterium non solum revelatum sed etiam sonitum, praedicatum atque mundo divulgatum.Il s’agit du cinquième message de Dieu, du cinquième mystère non seulement révélé mais proclamé, prêché et communiqué au monde.
The chapter begins, “And the fifth angel sounded, and I saw a star fall from heaven unto the earth: and to him was given the key of the bottomless pit.”Caput sic incipit : « Et quintus angelus tuba cecinit, et vidi stellam de caelo in terram cadentem : et data est ei clavis abyssi. »Le chapitre débute ainsi : « Et le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile tomber du ciel sur la terre ; et la clef de l’abîme lui fut donnée. »
We must understand the terminologies that are used here.Oportet nos intellegere vocabula quae hic adhibentur.Il nous faut comprendre les termes employés ici.
In previous chapters we have understood that the word “STAR” means A SON OF GOD.In capitibus praecedentibus intelleximus vocabulum « STELLA » FILIUM DEI significare.Dans les chapitres précédents, nous avons compris que le mot « ÉTOILE » signifie UN FILS DE DIEU.
This son of God fell from heaven and the word “HEAVEN” here means from his place in the kingdom of God.Hic filius Dei de caelo cecidit, cum « CAELUM » hic locum eius in regno Dei significet.Ce fils de Dieu est tombé du ciel, le mot « CIEL » désignant ici sa place dans le royaume de Dieu.
He fell “UNTO the earth,” meaning he fell into a natural, carnal position.Cecidit « IN TERRAM », id est in statum naturalem et carnalem.Il est tombé « SUR la terre », c’est-à-dire dans une condition naturelle et charnelle.
“To him was given the key of the bottomless pit.”« Et data est ei clavis abyssi. »« Et la clef de l’abîme lui fut donnée. »
Scripture will show us what “the bottomless pit” is.Scriptura nobis ostendet quid sit « abyssus sine fundo ».L’Écriture nous montrera ce qu’est « l’abîme sans fond ».
“The key” he was given is the authority, the power to open something or to shut something.« Clavis » quae ei data est auctoritatem significat, potestatem aliquid aperiendi vel claudendi.La « clef » qui lui est donnée signifie l’autorité, le pouvoir d’ouvrir ou de fermer quelque chose.
A son of God who falls from his position with God will fall to an earthly position where he is given the power to open up hell on earth.Filius Dei qui a positione sua apud Deum cadit, in statum terrenum decidit, ubi ei datur potestas infernum in terra aperiendi.Un fils de Dieu qui tombe de sa position auprès de Dieu descend dans une condition terrestre où il reçoit le pouvoir d’ouvrir l’enfer sur la terre.
Actually, this is what the words “BOTTOMLESS PIT” mean.Revera hoc est quod verba « ABYSSUS SINE FUNDO » significant.En réalité, c’est précisément ce que signifient les mots « ABÎME SANS FOND ».
He will be given the power to open up hell on earth.Ei dabitur potestas infernum in terra aperiendi.Il recevra le pouvoir d’ouvrir l’enfer sur la terre.
What man has that power?Quis homo talem potestatem habet ?Quel homme possède une telle puissance ?
THE DEEP, THE ABYSS, AND THE BOTTOMLESS PITPROFUNDUM, ABYSSUS, ET ABYSSUS SINE FUNDOLE PROFOND, L’ABÎME ET L’ABÎME SANS FOND
The “bottomless pit” is first mentioned in Genesis 1:2a.« Abyssus sine fundo » primum memoratur in Genesi 1,2a.« L’abîme sans fond » est mentionné pour la première fois en Genèse 1,2a.
“And the earth was without form, and void; and darkness was upon the face of the DEEP.”« Terra autem erat inanis et vacua, et tenebrae erant super faciem PROFUNDI. »« La terre était informe et vide, et les ténèbres étaient sur la face de l’ABÎME. »
This spiritual language says that it was hell.Hic sermo spiritalis significat illud fuisse infernum.Ce langage spirituel signifie qu’il s’agissait de l’enfer.
The word “deep” in Hebrew means cavern, a place of darkness, hell.Verbum « profundum » Hebraice cavernam, locum tenebrarum, infernum significat.Le mot « abîme » en hébreu signifie caverne, lieu de ténèbres, enfer.
In its spiritual rendition, it is hell.In interpretatione spiritali, infernum est.Dans son interprétation spirituelle, il s’agit de l’enfer.
In Psalm 104:6 it speaks of the deep, subterranean waters beneath the earth, t’howm in the Hebrew.In Psalmo 104,6 de profundo, aquis subterraneis sub terra positis, Hebraice tĕhôm, agitur.Au Psaume 104,6, il est question de l’abîme, des eaux souterraines sous la terre, tehom en hébreu.
When God looked down upon the earth, the earth was a hell realm, an abyss.Cum Deus terram respexit, terra erat regio infernalis, abyssus.Lorsque Dieu regarda la terre, elle était un domaine infernal, un abîme.
He had cast Satan and his angels down to the earth, and He had bound them in this realm, separated from God, the giver of light and life, thus they dwelt in darkness and death which is called hell.Satanam et angelos eius in terram deiecerat eosque in hoc regno vinxerat, a Deo, lucis et vitae largitore, separatos, unde in tenebris et morte, quae infernus vocatur, habitabant.Il avait précipité Satan et ses anges sur la terre et les avait liés dans ce domaine, séparés de Dieu, le donateur de la lumière et de la vie ; ils habitaient ainsi dans les ténèbres et la mort, ce qui est appelé l’enfer.
Romans 10:7, “Or, Who shall descend into the DEEP? (that is, to bring up Christ again from the dead.)”Romani 10,7 : « Aut quis descendet in PROFUNDUM ? (hoc est Christum ex mortuis reducere.) »Romains 10,7 : « Ou qui descendra dans l’ABÎME ? (c’est-à-dire pour faire remonter Christ d’entre les morts.) »
The word “deep” in this verse is the word “abyss,” from the Greek abussos, meaning the abode of demons.Verbum « profundum » in hoc versu est « abyssus », ex Graeco abyssos, quod domicilium daemonum significat.Le mot « abîme » dans ce verset est le mot « abysse », issu du grec abyssos, qui signifie le séjour des démons.
Luke 8:27, “And when He went forth to land, there met Him out of the city a certain man, which had devils long time, and ware no clothes, neither abode in any house, but in the tombs.”Lucas 8,27 : « Cum autem egressus esset in terram, occurrit ei quidam vir de civitate, qui daemonia iamdiu habebat, et vestimentis non induebatur, neque in domo manebat, sed in monumentis. »Luc 8,27 : « Lorsqu’il fut descendu à terre, il vint au-devant de lui un homme de la ville, qui était possédé de démons depuis longtemps ; il ne portait point de vêtements et n’habitait pas dans une maison, mais dans les tombeaux. »
Because this man had devils, he wore no clothes.Quia hic vir daemonia habebat, vestimentis non induebatur.Parce que cet homme avait des démons, il ne portait pas de vêtements.
Verses 28 and 29a, “When he saw Jesus, he cried out, and fell down before Him, and with a loud voice said, What have I to do with thee, Jesus, thou Son of God most high? I beseech thee, torment me not. (For he had commanded the unclean spirit to come out of the man).”Versus 28 et 29a : « Cum vidisset Iesum, exclamavit et procidit ante eum, et voce magna dixit : Quid mihi et tibi est, Iesu, Fili Dei Altissimi ? Obsecro te, ne me torqueas. (Praeceperat enim spiritui immundo ut exiret ab homine.) »Versets 28 et 29a : « Lorsqu’il vit Jésus, il cria, se jeta à ses pieds et dit d’une voix forte : Qu’y a-t-il entre moi et toi, Jésus, Fils du Dieu Très-Haut ? Je t’en prie, ne me tourmente pas. (Car Jésus avait ordonné à l’esprit impur de sortir de l’homme.) »
Verse 30, “And Jesus asked him, saying, What is thy name? And he said, Legion: because many devils were entered into him.”Versus 30 : « Et interrogavit eum Iesus dicens : Quod tibi nomen est ? Et ait : Legio, quia daemonia multa intraverant in eum. »Verset 30 : « Jésus lui demanda : Quel est ton nom ? Il répondit : Légion, car plusieurs démons étaient entrés en lui. »
This same story in Matthew gives us new thought.Eadem narratio apud Matthaeum novam nobis considerationem praebet.Ce même récit, chez Matthieu, nous apporte un élément de réflexion nouveau.
Matthew 8:29, “And, behold, they cried out, saying, What have we to do with thee, Jesus, thou Son of God? art thou come hither to torment us before the time?”Matthaeus 8,29 : « Et ecce clamaverunt dicentes : Quid nobis et tibi est, Iesu, Fili Dei ? Venisti huc ante tempus torquere nos ? »Matthieu 8,29 : « Et voici, ils s’écrièrent : Qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? »
Matthew’s account added “before the time” and we are grateful for this thought, because it tells us that there IS A TIME to cast out devils from the human realm.Relatio Matthaei addidit « ante tempus », quod nobis gratum est, quia indicat ESSE TEMPUS quo daemonia e regno humano eiciantur.Le récit de Matthieu ajoute « avant le temps », et nous en sommes reconnaissants, car cela nous indique qu’il EXISTE UN TEMPS pour chasser les démons du domaine humain.
It was very early at that time.Illud tempus adhuc valde immaturum erat.À ce moment-là, il était beaucoup trop tôt.
It was too early to put them into the bottomless pit.Nondum erat tempus eos in abyssum sine fundo includendi.Il était trop tôt pour les enfermer dans l’abîme sans fond.
God is saying the time of the end is when devils should be cast out and put into the bottomless pit, from whence they do not return to torment humanity.Deus ostendit tempus finis esse quo daemonia eicienda sunt et in abyssum sine fundo conicienda, unde non redeant ad humanitatem torquendam.Dieu indique que le temps de la fin est le moment où les démons doivent être expulsés et jetés dans l’abîme sans fond, d’où ils ne reviendront plus tourmenter l’humanité.
These devils were possessing the soul of this man and his body (their house) and they were cast out of the house.Haec daemonia animam huius viri atque corpus eius (domum suam) possidebant, et e domo eiecta sunt.Ces démons possédaient l’âme de cet homme et son corps (leur maison) et ils furent chassés de cette maison.
They could have been bound in the pit, but they besought Jesus asking Him not to do it to them, to please let them go, give them a break, because it was too early.In puteo ligari poterant, sed Iesum obsecraverunt ne hoc eis faceret, sed ut eos dimitteret, eisque parceret, quia tempus adhuc immaturum erat.Ils auraient pu être liés dans l’abîme, mais ils supplièrent Jésus de ne pas leur faire cela, de les laisser partir, de leur accorder un répit, parce qu’il était trop tôt.
They gave him the reason they were pleading.Causam obsecrationis suae ei exposuerunt.Ils lui donnèrent la raison de leur supplication.
They said that it was too early.Dixerunt enim tempus adhuc esse immaturum.Ils dirent que c’était trop tôt.
Jesus, amazingly, gave the devils the authority to go into the swine.Iesus, mirum dictu, daemonibus potestatem dedit in porcos ingrediendi.Jésus, chose étonnante, donna aux démons l’autorité d’entrer dans les pourceaux.
These devils knew that when they got into those swine, that they would consume them and they would be free.Haec daemonia sciebant se, cum in porcos intrassent, eos consumpturos atque ipsos liberos futuros.Ces démons savaient qu’en entrant dans ces pourceaux ils les détruiraient et qu’eux-mêmes seraient libérés.
The swine rushed into the sea and drowned themselves and the demons were set free.Porci in mare praecipitati sunt atque submersi, et daemonia liberata sunt.Les pourceaux se précipitèrent dans la mer et se noyèrent, et les démons furent libérés.
We will deal with this subject more fully when we go deeper into The Revelation because these words “bottomless pit” are also found in Revelation 9:2, 9:11, 11:7, 17:8, 20:1 and 20:3.De hoc argumento plenius agemus cum altius in Apocalypsin ingrediemur, quoniam verba « abyssus sine fundo » etiam in Apocalypsi 9,2 ; 9,11 ; 11,7 ; 17,8 ; 20,1 et 20,3 reperiuntur.Nous traiterons ce sujet plus en détail lorsque nous approfondirons l’Apocalypse, car les mots « abîme sans fond » se trouvent aussi en Apocalypse 9,2 ; 9,11 ; 11,7 ; 17,8 ; 20,1 et 20,3.
It is important to understand what we are writing about.Magni momenti est intellegere de quo scribamus.Il est important de comprendre de quoi nous écrivons.
The bottomless pit is not just hell, but part of hell that is a prison house, where spirits are bound and chained because God will not allow them to come out.Abyssus sine fundo non solum infernus est, sed pars inferni quae est domus carceris, ubi spiritus ligantur et catenis constringuntur, quia Deus eis exire non permittit.L’abîme sans fond n’est pas seulement l’enfer, mais une partie de l’enfer qui est une prison, où les esprits sont liés et enchaînés, parce que Dieu ne leur permet pas d’en sortir.
There will be a time when God will release them.Erit tempus quo Deus eos dimittet.Il y aura un temps où Dieu les relâchera.
God is telling us that we do have the authority to cast these spirits into the abyss, into the bottomless pit, where they will be chained.Deus nobis indicat nos auctoritatem habere hos spiritus in abyssum, in abyssum sine fundo, coniciendi, ubi catenis vinciantur.Dieu nous dit que nous avons l’autorité de jeter ces esprits dans l’abîme, dans l’abîme sans fond, où ils seront enchaînés.
When they attack humanity, we have the power to cast them into the bottomless pit.Cum humanitatem oppugnant, potestatem habemus eos in abyssum sine fundo proiciendi.Lorsqu’ils attaquent l’humanité, nous avons le pouvoir de les jeter dans l’abîme sans fond.
KEYS OF THE KINGDOMCLAVES REGNILES CLÉS DU ROYAUME
Matthew 16:16-19, “And Simon Peter answered and said, Thou art the Christ, the Son of the living God. And Jesus answered and said unto him, Blessed art thou, Simon Barjona: for flesh and blood hath not revealed it unto thee, but my Father which is in heaven. And I say also unto thee, That thou art Peter, and upon this rock I will build my church; and the gates of hell shall not prevail against it. And I will give unto thee the KEYS of the kingdom of heaven: and whatsoever thou shalt bind on earth shall be bound in heaven: and whatsoever thou shalt loose on earth shall be loosed in heaven.”Matthaeus 16,16-19 : « Respondens Simon Petrus dixit : Tu es Christus, Filius Dei vivi. Respondens autem Iesus dixit ei : Beatus es, Simon Bariona, quia caro et sanguis non revelavit tibi, sed Pater meus qui est in caelis. Et ego dico tibi quia tu es Petrus, et super hanc petram aedificabo ecclesiam meam, et portae inferi non praevalebunt adversus eam. Et tibi dabo claves regni caelorum : et quodcumque ligaveris super terram erit ligatum et in caelis, et quodcumque solveris super terram erit solutum et in caelis. »Matthieu 16,16-19 : « Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus lui répondit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux. Et moi je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »
“Keys” are being given to Peter and these keys are an AUTHORITY given, not just to Peter, but to all those who walk in the truth of “Thou art the Christ, the Son of the living God.”« Claves » Petro dantur, et hae claves AUCTORITATEM significant, non Petro solum, sed omnibus qui in veritate huius confessionis ambulant : « Tu es Christus, Filius Dei vivi. »Les « clés » sont données à Pierre, et ces clés représentent une AUTORITÉ accordée non seulement à Pierre, mais à tous ceux qui marchent dans la vérité de cette confession : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. »
We receive this authority to bind the things of earth and to loose.Hanc auctoritatem accipimus ad res terrenas ligandas et solvendas.Nous recevons cette autorité pour lier les choses de la terre et pour délier.
Unfortunately, some people think that they should bind other human beings.Infeliciter quidam putant se alios homines ligare debere.Malheureusement, certains pensent qu’ils doivent lier d’autres êtres humains.
That is NOT what God is saying.Id NON est quod Deus dicit.Ce n’est PAS ce que Dieu dit.
GOD IS SAYING that we should BIND SPIRITS on earth and that we should LOOSE PEOPLE from the bondage of spirits.DEUS DICIT nos SPIRITUS in terra ligare debere et HOMINES a vinculis spirituum solvere.DIEU DIT que nous devons LIER LES ESPRITS sur la terre et DÉLIER LES PERSONNES de la servitude des esprits.
God has given us dominion and power over things that move in our earth realm.Deus nobis dominium et potestatem super ea quae in nostro terrarum orbe moventur dedit.Dieu nous a donné domination et pouvoir sur les choses qui se meuvent dans notre domaine terrestre.
A star fell “and to him was given.”Stella cecidit « et ei data est ».Une étoile est tombée « et il lui fut donné ».
A human being is going to receive the power to open hell and to loose hell on the earth.Homo quidam potestatem accepturus est infernum aperiendi atque infernum in terra solvendum.Un être humain va recevoir le pouvoir d’ouvrir l’enfer et de déchaîner l’enfer sur la terre.
Revelation 9:2, “And he opened the bottomless pit.”Apocalypsis 9,2 : « Et aperuit abyssum sine fundo. »Apocalypse 9,2 : « Et il ouvrit l’abîme sans fond. »
He had the key and he used it.Clavem habebat et ea usus est.Il avait la clé et il l’a utilisée.
To have a key and to use it is a different thing than having a key and not using it.Aliud est clavem habere et ea uti, aliud clavem habere nec uti.Avoir une clé et l’utiliser est autre chose qu’avoir une clé et ne pas l’utiliser.
“And there arose a smoke out of the pit, as the smoke of a great furnace; and the sun and the air were darkened by reason of the smoke of the pit.”« Et ascendit fumus de abysso sicut fumus fornacis magnae, et obscuratus est sol et aer propter fumum abyssi. »« Et il monta de l’abîme une fumée, comme la fumée d’une grande fournaise ; et le soleil et l’air furent obscurcis à cause de la fumée de l’abîme. »
Hell was opened on earth and smoke came up out of this infernal region.Infernum in terra apertum est, et fumus ex illa regione infernali ascendit.L’enfer fut ouvert sur la terre, et de cette région infernale monta une fumée.
Something that this one man will have power to do will give Satan a power that he did not have before.Quod hic unus homo potestatem facturus est, Satanae potestatem dabit quam antea non habebat.Ce que cet homme unique aura le pouvoir de faire donnera à Satan une puissance qu’il n’avait pas auparavant.
This looks to me like atomic bombs being unleashed on the earth.Hoc mihi videtur simile esse bombis atomicis in terram emissis.Cela me paraît ressembler à des bombes atomiques déchaînées sur la terre.
Notice the language. “SMOKE…GREAT FURNACE…SUN…AIR…WERE DARKENED BY REASON OF THE SMOKE OF THE PIT.”Animadvertite sermonem : « FUMUS… FORNAX MAGNA… SOL… AER… OBSCURATI SUNT PROPTER FUMUM ABYSSI. »Remarquez le langage : « FUMÉE… GRANDE FOURNAISE… SOLEIL… AIR… FURENT OBSCURCIS À CAUSE DE LA FUMÉE DE L’ABÎME. »
Joel 2:30, “And I will shew wonders in the heavens and in the earth, blood, and fire, and pillars of smoke.”Ioel 2,30 : « Et dabo prodigia in caelo et in terra, sanguinem et ignem et columnas fumi. »Joël 2,30 : « Je ferai paraître des prodiges dans le ciel et sur la terre : du sang, du feu et des colonnes de fumée. »
This scripture adds “blood.”Haec Scriptura addit « sanguinem ».Cette Écriture ajoute « le sang ».
Blood means that people will be slain.Sanguis significat homines occidendos esse.Le sang signifie que des personnes seront mises à mort.
Isaiah 25:4 and 5, ”For thou hast been a strength to the poor, a strength to the needy in his distress, a refuge from the storm, a shadow from the heat, when the blast of the terrible ones is as a storm against the wall. Thou shalt bring down the noise of strangers, as the heat in a dry place; even the heat with the shadow of a cloud: the branch of the terrible ones shall be brought low.”Isaias 25,4–5 : « Fuisti fortitudo pauperi, fortitudo egeno in tribulatione sua, refugium a turbine, umbra ab aestu, cum spiritus fortium quasi turbo in pariete. Tumultum alienorum humiliabis, sicut aestum in loco arido; aestum sub umbra nubis : ramus fortium humiliabitur. »Isaïe 25,4–5 : « Car tu as été une force pour le pauvre, une force pour l’indigent dans sa détresse, un refuge contre la tempête, une ombre contre la chaleur, quand le souffle des violents était comme une tempête contre un mur. Tu feras tomber le tumulte des étrangers, comme la chaleur en un lieu aride ; la chaleur sous l’ombre d’un nuage : le rameau des violents sera abaissé. »
This is a type of judgment that God says will come down upon the sinful men.Hoc est genus iudicii quod Deus dicit super homines peccatores descensurum.Il s’agit d’un type de jugement que Dieu dit devoir s’abattre sur les hommes pécheurs.
This judgment is going to have blood in it.Hoc iudicium sanguinem secum allaturum est.Ce jugement comportera du sang.
Men will be slain.Homines occidentur.Des hommes seront mis à mort.
This is the third world war.Hoc est tertium bellum mundanum.C’est la troisième guerre mondiale.
THE LOCUST SPIRITSPIRITUS LOCUSTARUML’ESPRIT DES SAUTERELLES
Revelation 9:3, “And there came out of the smoke locusts upon the earth: and unto them was given power, as the scorpions of the earth have power.”Apocalypsis 9,3 : « Et de fumo exierunt locustae in terram, et data est eis potestas, sicut scorpionibus terrae potestas est. »Apocalypse 9,3 : « De la fumée sortirent des sauterelles sur la terre, et il leur fut donné un pouvoir semblable à celui des scorpions de la terre. »
Something unusual was brought in here, the word “locusts”.Hic aliquid insolitum inducitur, vocabulum « locustae ».Quelque chose d’inhabituel est introduit ici : le mot « sauterelles ».
God is not talking about the insects, the locusts that eat up the ground and everything.Deus hic non de insectis loquitur, de locustis quae terram omniaque devorant.Dieu ne parle pas ici des insectes, des sauterelles qui dévorent la terre et tout ce qu’elle produit.
God used the word “locusts” here, because human destroyers will behave like locusts.Deus hic verbo « locustae » utitur, quia perditores humani more locustarum se gerent.Dieu utilise ici le mot « sauterelles » parce que des destructeurs humains se comporteront comme des sauterelles.
There are two principles we should observe when studying the Word of God.Dua sunt principia quae observare debemus dum Verbum Dei investigamus.Il y a deux principes que nous devons observer lorsque nous étudions la Parole de Dieu.
First, we must remember that the Word explains the Word.Primum, meminisse debemus Verbum Verbum explicare.Premièrement, nous devons nous souvenir que la Parole explique la Parole.
Second, we need to remember the dimensional Word.Secundo, meminisse debemus Verbum dimensionibus constare.Deuxièmement, nous devons nous souvenir de la Parole dimensionnelle.
The first dimension of the Word is NATURAL.Prima Verbi dimensio est NATURALIS.La première dimension de la Parole est NATURELLE.
The second dimension is SPIRITUAL and the third dimension is in the FULLNESS.Secunda dimensio est SPIRITUALIS et tertia dimensio est in PLENITUDINE.La deuxième dimension est SPIRITUELLE et la troisième dimension est dans la PLÉNITUDE.
What we read in Revelation is third-dimension Word.Quod in Apocalypsi legimus Verbum tertiae dimensionis est.Ce que nous lisons dans l’Apocalypse est une Parole de troisième dimension.
This is the reason that we cannot put Revelation in the natural.Haec est causa cur Apocalypsin in naturali ordine collocare non possimus.C’est pour cette raison que nous ne pouvons pas placer l’Apocalypse dans le registre naturel.
We have to see it in the spiritual as the fulfillment of all that was said in the Word of God that was natural from the beginning.Illam in ordine spiritali videre debemus ut adimpletionem omnium quae ab initio in Verbo Dei naturaliter dicta sunt.Nous devons la voir dans le spirituel comme l’accomplissement de tout ce qui a été dit dès l’origine dans la Parole de Dieu au niveau naturel.
Let us take the natural locust.Accipiamus locustam naturalem.Prenons la sauterelle naturelle.
In Exodus 10, Moses called the eighth plague on Egypt locusts.In Exodo 10 Moyses octavam plagam super Aegyptum locustas vocavit.Dans Exode 10, Moïse appela la huitième plaie sur l’Égypte les sauterelles.
Why did God use locusts?Cur Deus locustas adhibuit ?Pourquoi Dieu a-t-il utilisé des sauterelles ?
Because locusts were going to teach us a lesson that would end up in Revelation and the end of time.Quia locustae doctrinam nobis traditurae erant quae in Apocalypsi atque in fine temporum compleretur.Parce que les sauterelles devaient nous enseigner une leçon qui aboutirait à l’Apocalypse et à la fin des temps.
Exodus 10:14, “And the locusts went up over all the land of Egypt, and rested in all the coasts of Egypt: very grievous were they; BEFORE THEM THERE WERE NO SUCH LOCUSTS as they, neither after them shall be such.”Exodus 10,14 : « Et ascenderunt locustae super universam terram Aegypti, et requieverunt in omnibus finibus Aegypti ; gravissimae erant : ANTE EAS NON FUERUNT TALES LOCUSTAE, nec postea futurae sunt. »Exode 10,14 : « Les sauterelles montèrent sur tout le pays d’Égypte et se posèrent sur tout le territoire d’Égypte ; elles furent très redoutables : AVANT ELLES IL N’Y EUT PAS DE TELLES SAUTERELLES, et après elles il n’y en aura plus de semblables. »
God made a manifestation of locusts in the earth that was absolute.Deus absolutam locustarum manifestationem in terra fecit.Dieu fit sur la terre une manifestation absolue des sauterelles.
He is telling you of this natural thing in order to tell you of a spirit, a locust spirit.Hoc naturale indicat ut de spiritu loquatur, de spiritu locustarum.Il parle de cette réalité naturelle afin de nous parler d’un esprit, d’un esprit de sauterelles.
The nature of this spirit inhabits the children of disobedience, and this nature is one to ravage and destroy and wipe out and kill without any conscience, any reserve.Natura huius spiritus filios inoboedientiae inhabitat, et natura eius est vastare, perdere, delere atque occidere sine ulla conscientia aut moderatione.La nature de cet esprit habite les enfants de la désobéissance, et cette nature consiste à ravager, détruire, anéantir et tuer sans conscience ni retenue.
God, therefore, is dealing with us on three levels.Deus igitur nobiscum in tribus gradibus agit.Dieu agit donc avec nous à trois niveaux.
He showed you first the natural - Moses’ locusts.Primum naturam ostendit — locustas Moysi.Il a d’abord montré le naturel — les sauterelles de Moïse.
He is advising you that there is a spirit - a locust spirit.Monet deinde spiritum esse — spiritum locustarum.Il vous avertit ensuite qu’il existe un esprit — un esprit de sauterelles.
There is never a spirit that does not want to manifest itself in the human realm.Numquam est spiritus qui se in humano regno manifestare non cupiat.Il n’existe jamais d’esprit qui ne veuille se manifester dans le domaine humain.
All these evil spirits are striving to maximize their manifestation among humanity and within humanity.Omnes hi spiritus mali conantur manifestationem suam inter humanitatem atque intra ipsam ad summum perducere.Tous ces esprits mauvais s’efforcent de maximiser leur manifestation parmi l’humanité et au sein même de l’humanité.
What we are reading in Revelation is the fullness of that maximization.Quod in Apocalypsi legimus plenitudo est huius maximizationis.Ce que nous lisons dans l’Apocalypse est la plénitude de cette maximisation.
God will not allow them to go higher than six.Deus eos ultra sex progredi non sinet.Dieu ne leur permettra pas d’aller au-delà du nombre six.
Six is the number of man and when man comes to 666, he comes to the fullness of what man can be.Sex est numerus hominis, et cum homo ad 666 pervenit, ad plenitudinem eius quod homo esse potest pervenit.Six est le nombre de l’homme, et lorsque l’homme atteint 666, il atteint la plénitude de ce que l’homme peut être.
Therefore, we see this achievement in the human realm of destruction.Ideo hanc consummationem in humano regno destructionis cernimus.C’est pourquoi nous voyons cet accomplissement dans le domaine humain de la destruction.
Joel 1:3 and 4 shows us the spiritual locusts that God is prophesying that should come forth in the land.Ioel 1,3–4 nobis ostendit locustas spiritales quas Deus prophetice praedicit in terram erupturas.Joël 1,3–4 nous montre les sauterelles spirituelles que Dieu prophétise devoir surgir dans le pays.
“Tell ye your children of it, and let your children tell their children, and their children another generation.« Narrate haec filiis vestris, et filii vestri filiis suis, et filii eorum generationi alteri.« Racontez-le à vos enfants, que vos enfants le racontent à leurs enfants, et leurs enfants à une autre génération.
That which the palmerworm hath left hath the locust eaten; and that which the locust hath left hath the cankerworm eaten; and that which the cankerworm hath left hath the caterpillar eaten.”Quod reliquit bruchus comedit locusta, et quod reliquit locusta comedit rubigo, et quod reliquit rubigo comedit eruca. »Ce qu’a laissé le hanneton, la sauterelle l’a dévoré ; ce qu’a laissé la sauterelle, la larve l’a dévoré ; et ce qu’a laissé la larve, la chenille l’a dévoré. »
God is speaking of a spiritual situation that will arise among humanity, wherein the destroyers would come, one after the other, and destroy the vine.Deus de condicione spiritali loquitur quae inter humanitatem exoritura est, in qua perditores alter post alterum venient et vineam devastabunt.Dieu parle d’une situation spirituelle qui surgira parmi l’humanité, dans laquelle les destructeurs viendront l’un après l’autre et détruiront la vigne.
Later on, in Joel, He gave a PROMISE, a HOPE.Postea in Ioele PROMISSIONEM, SPEM dedit.Plus loin, dans Joël, il donna une PROMESSE, un ESPOIR.
This hope is to the overcomer.Haec spes victori destinatur.Cet espoir est destiné au vainqueur.
Joel 2:23-25, “Be glad then, ye children of Zion, and rejoice in the Lord your God: for He hath given you the former rain moderately, and he will cause to come down for you the rain, the former rain, and the latter rain in the first month. And the floors shall be full of wheat, and the fats shall overflow with wine and oil. And I will restore to you the years that the locust hath eaten, the cankerworm, and the caterpillar, and the palmerworm, my great army which I sent among you.”Ioel 2,23-25 : « Laetamini ergo, filii Sion, et gaudete in Domino Deo vestro, quia dedit vobis pluviam iustitiae, et descendere faciet super vos imbrem, imbrem temporaneum et serotinum in mense primo. Et areae replebuntur frumento, et torcularia redundabunt vino et oleo. Et restituam vobis annos quos comedit locusta, rubigo, eruca et bruchus, exercitus meus magnus quem misi in vos. »Joël 2,23-25 : « Réjouissez-vous donc, enfants de Sion, et soyez dans l’allégresse en l’Éternel, votre Dieu, car il vous a donné la pluie selon la justice, et il fera descendre sur vous la pluie, la pluie de la première et de la dernière saison, au premier mois. Les aires seront pleines de froment, et les pressoirs regorgeront de vin et d’huile. Et je vous rendrai les années qu’ont dévorées la sauterelle, la larve, la chenille et le hanneton, mon armée puissante que j’avais envoyée contre vous. »
We see then that this is a spiritual locust, to destroy, to utterly decimate.Videmus igitur has esse locustas spiritales, ad destruendum et funditus delendum.Nous voyons donc qu’il s’agit d’une sauterelle spirituelle, destinée à détruire et à anéantir totalement.
Revelation 9:3, “And there came out of the smoke locusts upon the earth: and unto them was given power, as the scorpions of the earth have power.”Apocalypsis 9,3 : « Et de fumo exierunt locustae in terram, et data est eis potestas, sicut scorpionibus terrae potestas est. »Apocalypse 9,3 : « De la fumée sortirent des sauterelles sur la terre, et il leur fut donné un pouvoir semblable à celui des scorpions de la terre. »
This locust spirit will manifest in people and will come upon the earth and will hurt people, as scorpions hurt.Hic spiritus locustarum in hominibus manifestabitur, et super terram veniet atque homines laedet, sicut scorpiones laedunt.Cet esprit de sauterelles se manifestera dans des personnes, viendra sur la terre et fera souffrir les hommes comme les scorpions font souffrir.
I believe that this is some type of radiation burn that some people will suffer.Credo hoc esse quoddam genus ustionis radiologicae quod nonnulli patientur.Je crois qu’il s’agit d’un certain type de brûlure due à des radiations que certaines personnes subiront.
Verse 4, “And it was commanded them that they should not hurt the grass of the earth, neither any green thing, neither any tree; but only those men which have not THE SEAL OF GOD in their foreheads.”Versus 4 : « Et praeceptum est eis ne nocerent herbae terrae neque ulli rei virenti neque ulli arbori, nisi tantum hominibus qui non habent SIGILLUM DEI in frontibus suis. »Verset 4 : « Il leur fut ordonné de ne pas faire de mal à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas LE SCEAU DE DIEU sur leurs fronts. »
“The seal of God” is going to deliver the people of God.« Sigillum Dei » populum Dei liberaturum est.« Le sceau de Dieu » délivrera le peuple de Dieu.
Two people will stand together and one will be burnt up and the other not burnt.Duo simul stabunt, et unus comburetur, alter vero non comburetur.Deux personnes se tiendront ensemble : l’une sera consumée, l’autre ne le sera pas.
One will be taken and the other left.Unus tolletur et alter relinquetur.L’un sera pris et l’autre laissé.
This is the message that God gave in Matthew 24:40 when He said, “Then shall two be in the field; the one shall be taken, and the other left”.Hoc est nuntium quem Deus in Matthaeo 24,40 dedit cum dixit : « Tunc duo erunt in agro : unus assumetur et alter relinquetur. »C’est le message que Dieu a donné en Matthieu 24,40 lorsqu’il a dit : « Alors deux seront dans un champ : l’un sera pris et l’autre laissé. »
One taken away for destruction and the other left untouched, unscathed.Unus ad destructionem aufertur, alter intactus et inlaesus relinquitur.L’un est emporté pour la destruction, l’autre est laissé intact et indemne.
Revelation 9:5 and 6, “And to them it was given that they should not kill them, but that they should be tormented five months: and their torment was as the torment of a scorpion, when he striketh a man. And in those days shall men seek death, and shall not find it; and shall desire to die, and death shall flee from them.”Apocalypsis 9,5–6 : « Et datum est illis ne occiderent eos, sed ut cruciarentur mensibus quinque ; et cruciatus eorum erat sicut cruciatus scorpionis, cum percutit hominem. Et in diebus illis quaerent homines mortem et non invenient eam ; et desiderabunt mori, et fugiet mors ab eis. »Apocalypse 9,5–6 : « Il leur fut donné, non de les tuer, mais de les tourmenter pendant cinq mois ; et leur tourment était comme le tourment du scorpion lorsqu’il pique un homme. En ces jours-là, les hommes chercheront la mort et ne la trouveront pas ; ils désireront mourir, et la mort fuira loin d’eux. »
We have already seen that these locusts were not really insects but that they were men.Iam vidimus has locustas non vere insecta esse, sed homines.Nous avons déjà vu que ces sauterelles n’étaient pas réellement des insectes, mais des hommes.
Verse 7 tells you exactly what to look for.Versus 7 aperte ostendit quid inspiciendum sit.Le verset 7 indique précisément ce qu’il faut observer.
“And the shapes of the locusts were like unto horses prepared unto battle; and on their heads were as it were crowns like gold, and their faces were as the faces of men.”« Et figurae locustarum similes erant equis praeparatis ad bellum ; et super capita earum quasi coronae similes auro, et facies earum sicut facies hominum. »« Les formes des sauterelles étaient semblables à des chevaux préparés pour le combat ; sur leurs têtes il y avait comme des couronnes semblables à de l’or, et leurs visages étaient comme des visages d’hommes. »
JOHN’S VISION OF A MECHANIZED ARMYVISIO IOANNIS DE EXERCITU MACHINATOLA VISION DE JEAN D’UNE ARMÉE MÉCANISÉE
Verses 8 - 10, “And they had hair as the hair of women, and their teeth were as the teeth of lions.Versus 8–10 : « Et habebant capillos sicut capilli mulierum, et dentes eorum erant sicut dentes leonum.Versets 8–10 : « Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes, et leurs dents étaient comme des dents de lions.
And they had breastplates, as it were breastplates of iron; and the sound of their wings was as the sound of chariots of many horses running to battle.Et habebant loricas quasi loricas ferreas ; et sonitus alarum earum erat sicut sonitus curruum multorum equorum currentium ad bellum.Elles avaient des cuirasses comme des cuirasses de fer ; et le bruit de leurs ailes était comme le bruit de chars tirés par de nombreux chevaux courant au combat.
And they had tails like unto scorpions, and there were stings in their tails: and their power was to hurt men five months.”Et habebant caudas similes scorpionibus, et aculei erant in caudis earum ; et potestas earum erat nocere hominibus mensibus quinque. »Elles avaient des queues semblables à des scorpions, avec des aiguillons dans leurs queues ; et leur pouvoir était de faire du mal aux hommes pendant cinq mois. »
The prophet was attempting to describe something that no one had ever seen before.Propheta conabatur describere rem quam nemo umquam antea viderat.Le prophète tentait de décrire quelque chose que personne n’avait jamais vu auparavant.
He did not know what he was looking at.Nesciebat quid aspiceret.Il ne savait pas ce qu’il voyait.
We can only describe something like something else we know.Rem ignotam tantum per rem notam describere possumus.Nous ne pouvons décrire une chose qu’en la comparant à une autre que nous connaissons.
From the unknown, there is no way to go to the known.Ex ignoto ad notum via nulla est.Depuis l’inconnu, il n’y a pas de chemin vers le connu.
We then have to go from the known to the unknown.Itaque a noto ad ignotum procedere debemus.Nous devons donc aller du connu vers l’inconnu.
John saw something.Ioannes aliquid vidit.Jean a vu quelque chose.
They were in order, standing like horses, ready to go into battle, prepared for battle.Ordine constituta erant, stantia sicut equi, ad bellum parata, proelio praeparata.Ils étaient disposés en ordre, se tenant comme des chevaux, prêts à entrer en combat, préparés pour la bataille.
They had something that looked like golden crowns on their heads.Habebant aliquid in capitibus quod quasi coronae aureae videbatur.Ils avaient sur la tête quelque chose qui ressemblait à des couronnes d’or.
I think that what he was seeing was a modern, mechanized army.Existimo eum exercitum modernum, machinis instructum, videre.Je pense que ce qu’il voyait était une armée moderne et mécanisée.
He was looking at tanks, helicopters with whirling blades that looked like crowns on their heads, and the men manning these things and the things being manned were as one.Aspiciebat carros armatos, helicopteros laminis vertiginosis quasi coronas in capitibus gerentes, atque homines his machinis praepositos, ita ut homines et machinae unum viderentur.Il regardait des chars, des hélicoptères aux pales tournoyantes qui semblaient comme des couronnes sur leurs têtes, et les hommes qui les manœuvraient : les hommes et les machines ne faisaient qu’un.
When the men of Cortez attacked the Inca Empire in South America, the Incas thought they were seeing horse-men.Cum viri Cortesii imperium Incarum in America Meridionali oppugnarent, Incae putabant se equites-homines videre.Lorsque les hommes de Cortés attaquèrent l’Empire inca en Amérique du Sud, les Incas pensèrent voir des hommes-chevaux.
They thought the horses and the man were one thing and because of this, they surrendered.Putabant equos et homines unum esse, atque hac de causa se dediderunt.Ils pensaient que les chevaux et les hommes ne faisaient qu’un, et à cause de cela ils se rendirent.
They thought they were dealing with some extraordinary creature.Existimabant se cum creatura quadam extraordinaria agere.Ils pensaient avoir affaire à une créature extraordinaire.
They did not know that it was natural men riding horses.Nesciebant eos esse homines naturales equis insidentes.Ils ne savaient pas qu’il s’agissait simplement d’hommes ordinaires montés à cheval.
This is what the prophet saw.Hoc est quod propheta vidit.C’est cela que le prophète a vu.
Their “hair as the hair of women” could be a symbol of their covering.« Capilli sicut capilli mulierum » symbolum esse possunt tegumenti eorum.Leurs « cheveux comme des cheveux de femmes » pourraient être un symbole de leur couverture.
When you read further on, it tells you that their covering was Satan.Cum ulterius legis, indicatur eorum tegumentum fuisse Satanam.Lorsque l’on lit plus loin, il est indiqué que leur couverture était Satan.
They were under the rulership of Satan.Sub dominatione Satanae erant.Ils étaient sous la domination de Satan.
Remember, we are seeing a vision and this vision has symbolic things to be interpreted.Meminerimus nos visionem contemplari, atque hanc visionem res symbolicas continere quae interpretandae sunt.Rappelons-nous que nous sommes en présence d’une vision, et que cette vision contient des éléments symboliques à interpréter.
He was looking at the modern army.Exercitum modernum aspiciebat.Il regardait une armée moderne.
This army had guns; brimstone and fire was coming out from the front and the back.Hic exercitus arma ignifera habebat; sulphur et ignis a fronte et a tergo procedebant.Cette armée avait des armes à feu ; du soufre et du feu sortaient de l’avant et de l’arrière.
God was showing him a mechanized, modern-day army ready to go into battle.Deus ei ostendebat exercitum hodiernum machinis instructum ad bellum paratum.Dieu lui montrait une armée moderne, mécanisée, prête à entrer en combat.
“The sound of their wings” (the propeller blades) and the rumbling of engines were like “many horses running to battle.”« Sonitus alarum earum » (laminae propellentes) et fragor machinarum similes erant « multorum equorum currentium ad bellum ».« Le bruit de leurs ailes » (les pales des hélices) et le grondement des moteurs étaient semblables à « de nombreux chevaux courant au combat ».
He could recognize the breastplates as being made of iron because in those days he knew about iron.Loricas ferreas agnoscere poterat, quia illo tempore ferrum noverat.Il pouvait reconnaître les cuirasses comme étant de fer, car à cette époque il connaissait le fer.
But he had never seen a mechanized piece of equipment that could self-propel.Machinam autem semoventem numquam antea viderat.Mais il n’avait jamais vu d’engin mécanisé capable de se mouvoir par lui-même.
He must have thought he was looking at some strange creature or some strange animal from outer space.Putare debuit se creaturam quandam miram vel animal insolens ex spatio externo conspicere.Il dut penser qu’il regardait une créature étrange ou un animal insolite venu de l’espace.
Revelation 9:11, “And they had a king over them, which is the angel of the bottomless pit, whose name in the Hebrew tongue is Abaddon, but in the Greek tongue hath his name Apollyon.”Apocalypsis 9,11 : « Et habebant super se regem, angelum abyssi, cui nomen Hebraice Abaddon, Graece autem nomen illi Apollyon. »Apocalypse 9,11 : « Elles avaient sur elles un roi, l’ange de l’abîme, nommé en hébreu Abaddon, et en grec Apollyon. »
We know that “Apollyon” means destroyer.Scimus « Apollyon » perditorem significare.Nous savons que « Apollyon » signifie destructeur.
Satan does not have the power to go and destroy anybody he desires.Satana non habet potestatem quemlibet ad libitum destruendi.Satan n’a pas le pouvoir de détruire qui il veut à son gré.
In the case of Job, he had to go to God to get authority to afflict Job’s body and to kill his children and cattle.In casu Iob, ad Deum accedere debuit ut auctoritatem acciperet corpus Iob affligendi atque liberos et pecora eius occidendi.Dans le cas de Job, il dut s’adresser à Dieu pour recevoir l’autorité d’affliger le corps de Job et de tuer ses enfants et son bétail.
Satan does not normally have this power.Satana hanc potestatem ordinarie non habet.Satan ne possède pas normalement ce pouvoir.
What we are reading here is that the pit will be opened and power will be given to him.Quod hic legimus est abyssum aperiendam esse et potestatem ei dandam.Ce que nous lisons ici, c’est que l’abîme sera ouvert et qu’un pouvoir lui sera donné.
He is “the angel of the bottomless pit” and power will be given to him to destroy.Ipse est « angelus abyssi » et ei potestas ad destruendum dabitur.Il est « l’ange de l’abîme » et un pouvoir lui sera donné pour détruire.
This is a type of destruction that we have never seen since the beginning of time.Hoc est genus destructionis quod ab initio temporum numquam conspeximus.C’est un type de destruction que nous n’avons jamais vu depuis le commencement du monde.
This is going to be the worst period of destruction that the earth will ever see.Haec erit pessima destructio quam terra umquam videbit.Ce sera la pire période de destruction que la terre connaîtra jamais.
God is going to give him the power to destroy.Deus ei potestatem ad destruendum daturus est.Dieu va lui donner le pouvoir de détruire.
THE DIVINE LAW OF WARFARELEX DIVINA BELLILA LOI DIVINE DE LA GUERRE
In Divine law, there is a time when things come to a certain point where certain things have to be allowed.In lege divina est tempus quo res ad certum punctum perveniunt, ubi quaedam permittenda sunt.Dans la loi divine, il existe un moment où les choses parviennent à un certain point à partir duquel certaines réalités doivent être permises.
For instance, when God delivers man and gives man a certain amount of power to overcome Satan, God will have to give Satan the power to launch an attack against that man.Exempli gratia, cum Deus hominem liberat et ei aliquam potestatem ad Satanam superandum tribuit, Deus Satanae potestatem dare debet ut adversus illum hominem impetum faciat.Par exemple, lorsque Dieu délivre l’homme et lui accorde un certain pouvoir pour vaincre Satan, Dieu devra donner à Satan le pouvoir de lancer une attaque contre cet homme.
We must be able to use the weapons of our warfare which God has given us.Arma certaminis nostri, quae Deus nobis dedit, uti oportet.Nous devons être capables d’utiliser les armes de notre combat que Dieu nous a données.
If we do not use the weapons which we have, the enemy will overcome us though we had the power to overcome him.Si armis quae habemus non utimur, inimicus nos superabit, etiamsi potestatem ad eum vincendum habuerimus.Si nous n’utilisons pas les armes que nous possédons, l’ennemi nous vaincra, même si nous avions le pouvoir de le vaincre.
Abner died “as a fool dieth.”Abner « sicut stultus moritur » mortuus est.Abner est mort « comme meurt un insensé ».
David declared “thy hands were not bound, nor thy feet put into fetters: as a man falleth before wicked men, so fellest thou…” See 2 Samuel 3:27, 33 and 34.David proclamavit : « Manus tuae non erant ligatae, nec pedes tui compedibus vincti ; sicut cadit homo coram impiis, sic cecidisti… » Vide 2 Samuelis 3,27.33–34.David déclara : « Tes mains n’étaient point liées, ni tes pieds chargés de chaînes ; comme tombe un homme devant des méchants, ainsi es-tu tombé… » Voir 2 Samuel 3,27.33–34.
When God gives us weapons to use, we need to learn how to use them AND to use them.Cum Deus nobis arma ad utendum tribuit, discere debemus quomodo ea uti possimus ET ea re vera uti.Lorsque Dieu nous donne des armes à utiliser, nous devons apprendre à les utiliser ET effectivement les utiliser.
God will allow us to get into skirmishes with the devil and his forces so that we might learn to use our weapons.Deus nobis permittet in pugnas cum diabolo eiusque viribus incidere, ut armis nostris uti discamus.Dieu nous permettra d’entrer dans des escarmouches avec le diable et ses forces afin que nous apprenions à utiliser nos armes.
“For the weapons of our warfare are not carnal,” 2 Corinthians 10:4a.« Arma enim militiae nostrae non sunt carnalia », 2 Corinthios 10,4a.« Car les armes de notre combat ne sont pas charnelles », 2 Corinthiens 10,4a.
“We wrestle not against flesh and blood, but against principalities, against powers, against the rulers of the darkness of this world…” Ephesians 6:12.« Non est nobis colluctatio adversus carnem et sanguinem, sed adversus principatus, adversus potestates, adversus mundi rectores tenebrarum… » Ephesios 6,12.« Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les principautés, contre les puissances, contre les dominateurs des ténèbres de ce monde… » Éphésiens 6,12.
There is a time in the three and a half year period when the sons of God will receive power, when the enemy is loosed.Est tempus in spatio trium annorum et dimidii quo filii Dei potestatem accipient, cum inimicus solvitur.Il y a un moment, dans la période de trois ans et demi, où les fils de Dieu recevront la puissance, lorsque l’ennemi sera relâché.
At this period, right here (in Revelation 9) the sons have not yet received the power.Hoc tempore, hic ipso loco (in Apocalypsi 9), filii nondum potestatem acceperunt.À cette période précise, ici même (en Apocalypse 9), les fils n’ont pas encore reçu la puissance.
In the sixth seal, the power will be given to the sons of God to overcome the enemy and to overcome the darkness.In sexto sigillo potestas filiis Dei dabitur ad inimicum superandum atque tenebras vincendas.Au sixième sceau, la puissance sera donnée aux fils de Dieu pour vaincre l’ennemi et triompher des ténèbres.
In this verse Apollyon is loosed.In hoc versu Apollyon solvitur.Dans ce verset, Apollyon est relâché.
The destroyer has been given the power to destroy.Perditori data est potestas ad destruendum.Le destructeur a reçu le pouvoir de détruire.
Never since God made man has man ever had the power of destruction as he possesses at this time.Numquam ex quo Deus hominem fecit homo talem potestatem destructionis habuit qualem hoc tempore possidet.Jamais, depuis que Dieu a créé l’homme, celui-ci n’a possédé un pouvoir de destruction comparable à celui qu’il détient en ce temps.
He has possessed the powers of destruction for a long time and they have not been used.Potestates destructionis iamdiu possedit, sed non sunt adhibitae.Il a possédé depuis longtemps des puissances de destruction, mais elles n’ont pas été utilisées.
WHY? Because God is holding back until the appointed time.CUR ? Quia Deus retinet usque ad tempus constitutum.POURQUOI ? Parce que Dieu retient jusqu’au temps fixé.
There is an appointed time for God to loose the powers of darkness.Est tempus statutum quo Deus potestates tenebrarum solvat.Il existe un temps fixé pour que Dieu relâche les puissances des ténèbres.
They are not being loosed indiscriminately but are being loosed piece by piece.Non temere solvuntur, sed paulatim, per partes.Elles ne sont pas relâchées indistinctement, mais progressivement, étape par étape.
As the time comes, God looses them.Cum tempus advenit, Deus eas solvit.Lorsque le temps arrive, Dieu les relâche.
Revelation 9:12, “One woe is past; and, behold, there come TWO WOES more hereafter.”Apocalypsis 9,12 : « Vae unum abiit ; et ecce adhuc veniunt duo vae post haec. »Apocalypse 9,12 : « Le premier malheur est passé ; et voici, deux autres malheurs viennent encore après cela. »

1998. David E. Aune

  • David Edward Aune, né en 1939, est un exégète luthérien étatsunien, qui a enseigné le Nouveau Testament et les origines chrétiennes à l'université de Notre Dame du Lac (Indiana). Son commentaire monumental de l'Apocalypse en trois volumes est le plus volumineux qu'on ait jamais produit.
  • David E. Aune, Revelation 6-16, Grand Rapids (Michigan), Zondervan (“Word Biblical Commentary” 52B), 1998, pp. 530 et 533.
anglais (1998)latin (2025)français (2025)
5b ἀλλ' ἵνα βασανισθήσονται μῆνας πέντε, “but to torment them for five months.”5b ἀλλ’ ἵνα βασανισθήσονται μῆνας πέντε, “sed ut tormentis affligerentur per menses quinque”.5b ἀλλ' ἵνα βασανισθήσονται μῆνας πέντε, “mais pour les tourmenter pendant cinq mois”.
The number “five” here is apparently symbolic.Numerus hic “quinque” videtur symbolicus esse.Le chiffre “cinq” est ici apparemment symbolique.
The number five is frequently used in contexts in which it obviously functions as a round number meaning “a few” (1 Cor 14:19, “five words”; Matt 17:17—19 = Mark 6:38-41 = Luke 19:13-16, “five loaves”; Luke 12:6, “five sparrows”; Luke 12:52, “five in one family”; Jd t 7:30; 8 :9,15; Acts 20:6; 24:1, “five days later”; Lev 26:8 [cf. Isa 30:17], “five of you shall chase a hundred”; cf. Judg 18:2, 7 ,1 4 ,1 7 ; 1 Sam 17:40; see Kittel, “Fünfzahl,” 39ff.; Str-B, 3:461-62; Hemer, NIDNT T 2:689-90).Saepius enim numerus quinarius in contextibus adhibetur ubi manifesto numerus rotundus est, significans “paucos”: 1 Cor. 14,19: “quinque verba”; Matth. 14,17 (= Marc. 6,38–41 = Luc. 9,13–16): “quinque panes”; Luc. 12,6: “quinque passeres”; 12,52: “quinque in una familia”; Iudith 7,30; 8,9.15; Act. 20,6; 24,1: “post quinque dies”; Lev. 26,8 [cf. Isa. 30,17]: “quinque ex vobis persequentur centum”; cf. Iud. 18,2.7.14.17; 1 Reg. 17,40. Vide etiam Kittel, “Fünfzahl”, p. 39 sq.; Strack–Billerbeck 3:461–462; Hemer, NIDNTT 2:689–690.Le chiffre cinq est fréquemment utilisé dans des contextes où il fonctionne manifestement comme un nombre rond signifiant “quelques-uns” (1 Co 14, 19, “cinq mots” ; Matthieu 17, 17-19 = Marc 6, 38-41 = Luc 19, 13-16, “cinq pains” ; Luc 12, 6, “cinq moineaux” ; Luc 12, 52, “cinq dans une famille” ; Jude 7, 30 ; 8, 9, 15 ; Actes 20, 6 ; 24, 1, “cinq jours après” ; Lévitique 26, 8 [cf. Isaïe 30, 17], “cinq d'entre vous en poursuivront cent” ; cf. Juges 18, 2, 7, 14, 17 ; 1 Samuel 17, 40 ; voir Kittel, “Fünfzahl”, 39sqq. ; Strack-Billerbeck, 3, 461-462 ; Hemer, New International Dictionary of New Testament Theology t 2, pp 689-690).
The five-month period may reflect the life cycle of the locust; i.e., they are hatched in the spring and die at the end of summer (Charles, 1:243).Tempus autem quinque mensium fortasse alludit ad cyclum vitae locustarum, qui vere nascuntur et aestate exeunte moriuntur (Charles, t. 1, p. 243).La période de cinq mois peut refléter le cycle de vie des sauterelles, qui éclosent au printemps et meurent à la fin de l'été (Charles, t. I, p. 243).
The specific limitation of the plague to five months, however, suggests the possible symbolic significance of that number; i.e., it is a round number meaning “a few” and indicates a limited period of tribulation.Sed ipsa determinatio plagae intra menses quinque indicat significationem symbolicam huius numeri esse posse: numerus scilicet rotundus est, significans « paucos », atque tempus tribulationis limitatum denotat.Cependant, le fait que le fléau soit limité à cinq mois suggère une signification symbolique possible de ce nombre, qui est un nombre rond signifiant “quelques-uns” et indiquant une période de tribulation limitée.
(…)(…)(…)
8a.8a.8a.
Καὶ εἴχον τρίχας ὡς τρίχας γυναικῶν, “they had hair like the hair of women.”Καὶ εἶχον τρίχας ὡς τρίχας γυναικῶν, « capillos habebant sicut capillos mulierum. »Καὶ εἶχον τρίχας ὡς τρίχας γυναικῶν, « elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes. »
This probably means that their hair was long and possibly disheveled.Hoc probabiliter significat eorum capillos longos fuisse atque fortasse passim diffusos.Cela signifie probablement que leurs cheveux étaient longs et peut-être épars et en désordre.
Disheveled hair had several meanings in the OT: Capilli passim diffusi varia in Vetere Testamento significata habebant:Les cheveux épars avaient plusieurs significations dans l’Ancien Testament :
(1) as a sign of uncleanness for people with leprosy (Lev 13:45),(1) ut signum immunditiae apud leprosos (Lev. 13,45),(1) comme signe d’impureté chez les lépreux (Lv 13,45),
(2) as a sign of mourning (Lev 10:6; 21:10),(2) ut signum luctus (Lev. 10,6 ; 21,10),(2) comme signe de deuil (Lv 10,6 ; 21,10),
and (3) as part of the sacrificial protocol for a woman accused of adultery (Num 5:18).et (3) ut pars ritus sacrificialis mulieris adulterii accusatae (Num. 5,18).et (3) comme élément du rituel sacrificiel pour une femme accusée d’adultère (Nb 5,18).
One of the demons who reportedly appeared before Solomon had disheveled hair (T. Sol. 13: 1).Unus ex daemonibus qui coram Salomone apparuisse dicuntur capillos diffusos habebat (Test. Salom. 13,1).L’un des démons qui seraient apparus devant Salomon avait les cheveux épars (Testament de Salomon 13,1).
Occasionally, the Jewish demon lilith is depicted with loose, disheveled hair in crude pictures on Aramaic incantation bowls (see Montgomery, Aramaic, 190) .Interdum daemon Iudaicus lilith capillis solutis atque diffusis depingitur in rudibus imaginibus super phialis Aramaicis ad incantationes adhibitis (vide Montgomery, Aramaic, 190).Parfois, le démon juif lilith est représenté avec des cheveux lâches et épars dans des dessins grossiers figurant sur des bols araméens d’incantation (voir Montgomery, Aramaic, p. 190).
Apoc. Zeph. 4 :4 describes the loose hair of the ugly angels who carry off the souls of the wicked and cast them into eternal punishment as similar to the hair of women.Apoc. Zeph. 4,4 describit capillos solutos deformium angelorum, qui animas impiorum abripiunt atque in aeternum supplicium coniciunt, similes esse capillis mulierum.Apoc. Soph. 4,4 décrit les cheveux lâches des anges hideux qui emportent les âmes des impies et les jettent dans le supplice éternel comme semblables à des cheveux de femmes.
Similarly, in Apoc. Zeph. 6:8, the hair of the Accuser (i.e., Satan) is described: “His hair was spread out like women's.”Similiter in Apoc. Zeph. 6,8 capilli Accusatoris (id est Satanae) describuntur: « Capilli eius diffusi erant sicut mulierum. »De même, dans Apoc. Soph. 6,8, les cheveux de l’Accusateur (c’est-à-dire Satan) sont décrits ainsi : « Ses cheveux étaient répandus comme ceux des femmes. »
While both men and women could have long hair in the ancient world, in the Greek world both sexes could elaborately braid and bind their hair attractively (Blümner, Greeks, 64-77).Quamvis tam viri quam mulieres in mundo antiquo capillos longos habere possent, apud Graecos utrumque sexum capillos eleganter nectere atque ornare solebat (Blümner, Greeks, 64-77).Bien que les hommes comme les femmes pussent porter de longs cheveux dans l’Antiquité, dans le monde grec les deux sexes pouvaient tresser et arranger leurs cheveux avec élégance (Blümner, Greeks, p. 64-77).
Paul mentions that women normally have long hair (1 Cor 11:15; cf. Plutarch Quaest. Rom. 267B), which is perfectly appropriate, for in the first century A.D. , women wore long hair and men had theirs cut (Plutarch Quaest. Rom. 267B).Paulus memorat mulieres natura longos capillos habere (1 Cor. 11,15 ; cf. Plutarchus, Quaest. Rom. 267B), quod omnino conveniebat, nam primo saeculo p. Chr. n. mulieres capillos longos gerebant, viri autem tondebantur (Plutarchus, Quaest. Rom. 267B).Paul mentionne que les femmes portent naturellement de longs cheveux (1 Co 11,15 ; cf. Plutarque, Quaest. Rom. 267B), ce qui convenait parfaitement, puisque dans le premier siècle apr. J.-C. les femmes portaient les cheveux longs tandis que les hommes les faisaient couper (Plutarque, Quaest. Rom. 267B).
Paul also claims that it is degrading for men to wear their hair long (1 Cor 11:14; Ps.-Phocylides 212).Paulus etiam affirmat turpe esse viris capillos longos gestare (1 Cor. 11,14 ; Ps.-Phocylides 212).Paul affirme également qu’il est déshonorant pour les hommes de porter les cheveux longs (1 Co 11,14 ; Ps.-Phocylide 212).
Jewish men could wear their hair long in fulfillment of the Nazirite vow (Num 6:1-12; Judg 13:5; 16:17; 1 Sam l:ll; Acts 18:18).Viri Iudaei capillos longos gerere poterant ad votum Naziraeorum implendum (Num. 6,1-12 ; Iud. 13,5 ; 16,17 ; 1 Reg. 1,11 ; Act. 18,18).Les hommes juifs pouvaient porter les cheveux longs afin d’accomplir le vœu de naziréat (Nb 6,1-12 ; Jg 13,5 ; 16,17 ; 1 S 1,11 ; Ac 18,18).
Longhair was often regarded by the Greeks as a sign of effeminacy in a male (H. Herter, “Effeminatus,” RAC 4:629) or moral laxity in a female (Ps.-Phocylides 212).Capilli longi saepe apud Graecos signum mollitiae virilis habebantur (H. Herter, « Effeminatus », RAC 4:629) aut femineae licentiae morum (Ps.-Phocylides 212).Les cheveux longs étaient souvent considérés par les Grecs comme un signe d’efféminement chez l’homme (H. Herter, « Effeminatus », RAC 4:629) ou de relâchement moral chez la femme (Ps.-Phocylide 212).
Fashions change, however, for Greek men once favored long hair (Herodotus 1.82; Plutarch Lysander 1; cf. Plato Phaedo 89B-C) though by the fifth century B.C., only Spartan men wore their hair long (Aristophanes Aves 1281-82; Philostratus Vita Apoll. 8 . 7) .Mores tamen mutantur ; nam Graeci olim capillos longos amabant (Herodotus 1,82 ; Plutarchus Lysander 1 ; cf. Plato, Phaedo 89B-C), quamquam saeculo quinto a. Chr. n. soli Spartani capillos longos gerebant (Aristophanes, Aves 1281-82 ; Philostratus, Vita Apoll. 8,7).Les modes changent cependant ; car les Grecs avaient autrefois une prédilection pour les cheveux longs (Hérodote 1,82 ; Plutarque, Lysandre 1 ; cf. Platon, Phédon 89B-C), bien qu’au Ve siècle av. J.-C. seuls les Spartiates portassent encore les cheveux longs (Aristophane, Oiseaux 1281-82 ; Philostrate, Vie d’Apollonius 8,7).
The Romans wore their hair long until the third century B.C., after which they considered long hair either barbaric or old fashioned (Juvenal 5.30) .Romani usque ad tertium saeculum a. Chr. n. capillos longos gerebant ; postea autem capillos longos vel barbaros vel vetustos esse putabant (Iuvenalis 5,30).Les Romains portèrent les cheveux longs jusqu’au IIIe siècle av. J.-C., après quoi ils considérèrent les cheveux longs comme barbares ou démodés (Juvénal 5,30).
The Gauls wore their hair long, and as a result northern Gaul was called Gallia Comata, “long-haired Gaul. “Galli capillos longos gerebant ; unde Gallia septentrionalis dicta est Gallia Comata, id est « Gallia comata ».Les Gaulois portaient les cheveux longs, et c’est pourquoi la Gaule septentrionale fut appelée Gallia Comata, « la Gaule chevelue ».
Apollonius of Tyana, following the practice of philosophers, wore his hair disheveled (Philostratus Vita Apoll. 8. 7).Apollonius Tyanaeus, more philosophorum secutus, capillos diffusos gerebat (Philostratus, Vita Apoll. 8,7).Apollonius de Tyane, suivant l’usage des philosophes, portait les cheveux épars (Philostrate, Vie d’Apollonius 8,7).
Parthian warriors wore their hair long (Plutarch Crassus 24.2), and many interpreters have understood the demonic locust army as mytho-poetic imagery for the Parthian threat (see Excursus 16A: Rome and Parthia).Milites Parthi capillos longos gerebant (Plutarchus, Crassus 24,2), atque multi interpretes exercitum daemoniacarum locustarum imaginem mythico-poeticam periculi Parthici esse intellexerunt (vide Excursus 16A: Roma et Parthia).Les guerriers parthes portaient les cheveux longs (Plutarque, Crassus 24,2), et beaucoup d’interprètes ont compris l’armée démoniaque des sauterelles comme une image mythico-poétique de la menace parthe (voir Excursus 16A : Rome et les Parthes).
(…)(…)(…)
10b καὶ ἐν ταῖς οὐραῖς αὐτῶν ἡ ἐξουσία αὐτῶν ἀδικῆσαι τοὺς ἀνθρώπους μῆνας πέντε, “so that with their tails they have power to harm people for five months.” (…)10b καὶ ἐν ταῖς οὐραῖς αὐτῶν ἡ ἐξουσία αὐτῶν ἀδικῆσαι τοὺς ἀνθρώπους μῆνας πέντε, “et in caudis eorum potestas ipsorum est nocendi hominibus per menses quinque”. (…)10b καὶ ἐν ταῖς οὐραῖς αὐτῶν ἡ ἐξουσία αὐτῶν ἀδικῆσαι τοὺς ἀνθρώπους μῆνας πέντε, “afin qu'avec leurs queues, ils aient le pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois”. (…)
On the significance of “five” as a round number indicating a limited period of time, see Comment on 9:5b.De significatione numeri “quinque” ut numeri rotundi tempus limitatum indicantis, confer Commentarium ad 9,5b.Sur la signification du chiffre “cinq” comme nombre rond indiquant une période limitée, voir le commentaire sur 9,5b.

1999. G. K. Beale

  • Gregory Kimball Beale (né en 1949) pasteur étatunien de l'Église presbytérienne orthodoxe, professeur de Nouveau Testament et de théologie biblique au Reformed Theological Seminary de Dallas (Texas).[1] Il est pasteur ordonné au sein de l'Église presbytérienne orthodoxe.[2] Il a apporté de nombreuses contributions à l'herméneutique biblique conservatrice, en particulier dans le domaine de l'utilisation de l'Ancien Testament dans le Nouveau Testament, et est l'un des spécialistes du Nouveau Testament en activité les plus influents et les plus prolifiques au monde. Il a occupé le poste de président de l'Evangelical Theological Society en 2004. En 2013, il a été élu par le Westminster Theological Seminary pour être le premier titulaire de la chaire J. Gresham Machen de Nouveau Testament. [3] Lors de son investiture, il a prononcé un discours intitulé The Cognitive Peripheral Vision of Biblical Writers.[4]
  • Gregory K. Beale, The Book of Revelation: A Commentary on the Greek Text, by G. K. Beale, Professor of New Testament and Director of the Th.M. Program in Biblical Theology Gordon-Cornwell Theological Seminary, South Hamilton, Masschusetts (LXIV+1245 p.), Grand Rapids (Michigan), W.B. Eerdmans et Carlisle (Angleterre), Paternoster Press (“The new international Greek Testament commentary”), 1999, pp. 491-505.
anglais (1999)latin (2026)français (2026)
The Fifth Trumpet: Demons are Commissioned to Torment Hardened Unbelievers by Further Impoverishing Their Souls and Reminding Them of Their Hopeless Spiritual Plight (9:1–12)Tuba Quinta: Daemones mandatum accipiunt ut incredulos obduratos crucient, animas eorum ulterius inopes reddendo atque eos admoneant de desperata eorum condicione spiritali (9:1–12)La cinquième trompette : des démons reçoivent mission de tourmenter les incroyants endurcis en appauvrissant davantage leurs âmes et en leur rappelant leur détresse spirituelle sans issue (9,1–12)
1. The fifth angel sounds a trumpet, and John sees another vision of judgment.1. Quintus angelus tuba canit, et Ioannes aliam visionem iudicii videt.1. Le cinquième ange sonne de la trompette, et Jean voit une autre vision de jugement.
First, he sees “a star that had fallen from heaven to the earth.”Primum videt « stellam quae de caelo in terram ceciderat ».D’abord, il voit « une étoile qui était tombée du ciel sur la terre ».
The nuance of the perfect tense πεπτωκότα (“had fallen”) is that John did not see the star fall but saw it after it had fallen and identifies it as such. (49)Vis temporis perfecti πεπτωκότα (« ceciderat ») ea est ut Ioannes stellam cadentem non viderit, sed post lapsum eius eam viderit atque ut talem agnoscat. (49)La nuance du parfait πεπτωκότα (« était tombée ») est que Jean n’a pas vu l’étoile tomber, mais l’a vue après sa chute et l’identifie comme telle. (49)
(49) Cf. J. M. Ford, Revelation, 143.(49) Cf. J. M. Ford, Revelation, 143.(49) Cf. J. M. Ford, Revelation, p. 143.
This image has been given various identifications. (50)Haec imago varie identificata est. (50)Cette image a reçu diverses identifications. (50)
(50) See Morris, Revelation, 127, for a list of options.(50) Vide Morris, Revelation, 127, ad indicem optionum.(50) Voir Morris, Revelation, p. 127, pour une liste des possibilités.
The main debate is whether this is a good or evil being.Praecipua controversia est utrum hoc ens bonum sit an malum.Le principal débat porte sur la question de savoir s’il s’agit d’un être bon ou mauvais.
It could be either the archangel Uriel, who was chief “over Tartarus,” or the archangel Saraqael, who was “over … the spirits, who sin in the spirit” (1 En. 19:1; 20:1–6; 21:1–10; Testament of Solomon 2).Potest intellegi sive archangelus Uriel, qui princeps erat « super Tartarum », sive archangelus Saraqael, qui erat « super … spiritus, qui peccant in spiritu » (1 En. 19:1; 20:1–6; 21:1–10; Testament of Solomon 2).Il pourrait s’agir soit de l’archange Uriel, qui était chef « sur le Tartare », soit de l’archange Saraqael, qui était « préposé à … les esprits qui pèchent dans l’esprit » (1 Hén. 19,1 ; 20,1–6 ; 21,1–10 ; Testament of Solomon 2).
But 1 Enoch never calls those figures “fallen stars.”Sed 1 Enoch numquam has figuras « stellas lapsas » appellat.Mais 1 Enoch n’appelle jamais ces figures des « étoiles déchues ».
Instead, this description is reserved exclusively for fallen angels under the confinement of the archangels.Immo haec descriptio solis angelis lapsis reservatur, qui sub archangelorum custodia continentur.Au contraire, cette description est réservée exclusivement aux anges déchus tenus en captivité sous la garde des archanges.
The star should rather be interpreted in the same way as the star in 8:10 because of the parallel wording (“a star fell from heaven”). (51)Stella potius eodem modo interpretanda est quo stella in 8:10, propter parallelam formulam (« stella e caelo cecidit »). (51)Il faut plutôt interpréter cette étoile de la même manière que celle de 8,10, en raison du parallélisme de formulation (« une étoile tomba du ciel »). (51)
(51) Walvoord, Revelation, 158, inconsistently views the star of 8:10 literally and this one figuratively.(51) Walvoord, Revelation, 158, inconsequenter stellam 8:10 ad litteram accipit, hanc autem figurate.(51) Walvoord, Revelation, p. 158, considère de manière inconséquente l’étoile de 8,10 au sens littéral et celle-ci au sens figuré.
We argued that the star in 8:10 was either an angel executing judgment or, more probably, in line with Isaiah 14, an angel representing sinful people, undergoing judgment along with those people.Arguimus stellam in 8:10 fuisse sive angelum iudicium exsequentem sive, quod verisimilius est, secundum Isaiam 14, angelum homines peccatores repraesentantem atque cum ipsis iudicium subeuntem.Nous avons soutenu que l’étoile de 8,10 était soit un ange exécutant le jugement, soit, plus probablement, conformément à Isaïe 14, un ange représentant des hommes pécheurs et subissant le jugement avec eux.
The portrayal of a heavenly being “falling like a star from heaven” elsewhere also represents judgment of either Satan or his angels.Repraesentatio entis caelestis « quasi stella e caelo cadentis » alibi quoque iudicium sive Satanae sive angelorum eius significat.La représentation d’un être céleste « tombant du ciel comme une étoile » désigne ailleurs aussi le jugement de Satan ou de ses anges.
In 1 En. 88:1–3 an evil angel (perhaps Satan, cf. 1 En. 10:4) is referred to as a “star that had fallen from heaven … into an abyss … narrow … and dark” (so also 86:1–2; cf. 1 En. 18:11–16; 86:3; 90:23–26, where disobedient angels are “stars” that have been cast into the “abyss”).In 1 En. 88:1–3 angelus malus (fortasse Satan, cf. 1 En. 10:4) appellatur « stella quae de caelo ceciderat … in abyssum … angustum … et tenebricosum » (item 86:1–2; cf. 1 En. 18:11–16; 86:3; 90:23–26, ubi angeli inoboedientes sunt « stellae » quae in « abyssum » deiectae sunt).En 1 Hén. 88,1–3, un ange mauvais (peut-être Satan, cf. 1 Hén. 10,4) est désigné comme « une étoile tombée du ciel … dans un abîme … étroit … et ténébreux » (de même 86,1–2 ; cf. 1 Hén. 18,11–16 ; 86,3 ; 90,23–26, où des anges désobéissants sont des « étoiles » jetées dans « l’abîme »).
Jesus uses virtually the identical expression to describe Satan’s judgment in Luke 10:18: “I was seeing Satan as a star falling from heaven.”Iesus paene eadem formula utitur ad iudicium Satanae describendum in Luc. 10:18: « Videbam Satanam sicut stellam de caelo cadentem ».Jésus emploie pratiquement la même expression pour décrire le jugement de Satan en Luc 10,18 : « Je voyais Satan tomber du ciel comme une étoile ».
In Luke 10:17–20 Jesus identifies Satan as head over the demons and, with them, in the process of being subjected to him and his disciples.In Luc. 10:17–20 Iesus Satanam caput daemonum esse ostendit atque eum cum illis sibi discipulisque suis subiici iam incipere.En Luc 10,17–20, Jésus présente Satan comme le chef des démons et, avec eux, comme étant en train d’être soumis à lui et à ses disciples.
The expression in Rev. 9:1 may be another way of saying that “Satan … was cast to the earth, and his angels with him were cast” (12:9; cf. 12:13).Locutio in Apoc. 9:1 fortasse alia ratione dicit « Satanam … in terram proiectum esse, et angelos eius cum eo proiectos » (12:9; cf. 12:13).L’expression en Ap 9,1 est peut-être une autre manière de dire que « Satan … fut jeté sur la terre, et ses anges avec lui furent jetés » (12,9 ; cf. 12,13).
Testament of Solomon 20:14–17 says that good angels do not fall like stars from heaven because they “have their foundations laid in the firmament”; but “demons” appear as “stars … falling from heaven … dropped like flashes of lightning to the earth” because they have no such foundation.Testament of Solomon 20:14–17 dicit angelos bonos non cadere sicut stellae e caelo, quia « fundamenta sua in firmamento posita habent »; at « daemones » apparent ut « stellae … de caelo cadentes … sicut fulgura in terram delapsae », quia tale fundamentum non habent.Testament of Solomon 20,14–17 dit que les bons anges ne tombent pas du ciel comme des étoiles, parce qu’ils « ont leurs fondements établis dans le firmament » ; mais les « démons » apparaissent comme des « étoiles … tombant du ciel … précipitées sur la terre comme des éclairs », parce qu’ils n’ont pas un tel fondement.
Similarly, Sib. Or. 5.72 speaks of a heavenly being representing Egypt, whose judgment is described as “fallen from the stars” (“wandering stars, for whom the black darkness is reserved forever” in Jude 13 is also comparable).Similiter Sib. Or. 5.72 loquitur de ente caelesti Aegyptum repraesentante, cuius iudicium describitur ut « de stellis lapsum » (« stellae errantes, quibus caligo tenebrarum in aeternum reservata est » in Iudae 13 etiam comparari potest).De même, Sib. Or. 5,72 parle d’un être céleste représentant l’Égypte, dont le jugement est décrit comme « tombé des étoiles » (« étoiles errantes auxquelles l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours » en Jude 13 est aussi comparable).
Greek Apocalypse of Ezra 4:29ff. and Apoc. Elijah 4:11ff. also apply Isa. 14:12ff. to the Antichrist, who leads people astray.Greek Apocalypse of Ezra 4:29 ss. et Apoc. Elijah 4:11 ss. etiam Is. 14:12 ss. ad Antichristum applicant, qui homines seducit.Greek Apocalypse of Ezra 4,29 ss. et Apoc. Elijah 4,11 ss. appliquent aussi Is 14,12 ss. à l’Antichrist, qui égare les hommes.
Some commentators wrongly attempt to argue that the falling star image does not necessarily represent an evil figure because good angels “descend” (καταβαίνω) to visit the earth in the Apocalypse (10:1; 18:1; 20:1). (52)Nonnulli commentatores perperam contendere conantur imaginem stellae cadentis non necessario figuram malam repraesentare, quia angeli boni in Apocalypsi in terram « descendunt » (καταβαίνω) ut eam visitent (10:1; 18:1; 20:1). (52)Certains commentateurs essaient à tort de soutenir que l’image de l’étoile qui tombe ne représente pas nécessairement une figure mauvaise, parce que de bons anges « descendent » (καταβαίνω) visiter la terre dans l’Apocalypse (10,1 ; 18,1 ; 20,1). (52)
(52) Charles, Revelation I, 238–39, and others following Charles, e.g., Ladd, Revelation, 129; Morris, Revelation, 127; Mounce, Revelation, 192; cf. also I. T. Beckwith, Apocalypse, 560–61; Rist, “Revelation,” 431.(52) Charles, Revelation I, 238–39, et alii eum secuti, e.g. Ladd, Revelation, 129; Morris, Revelation, 127; Mounce, Revelation, 192; cf. etiam I. T. Beckwith, Apocalypse, 560–61; Rist, « Revelation », 431.(52) Charles, Revelation I, p. 238–239, et d’autres à sa suite, par ex. Ladd, Revelation, p. 129 ; Morris, Revelation, p. 127 ; Mounce, Revelation, p. 192 ; cf. aussi I. T. Beckwith, Apocalypse, p. 560–561 ; Rist, « Revelation », p. 431.
That is different metaphorical language from that of a falling star, which is uniquely reserved for evil angels in the OT, Jewish writings, and the NT.Haec tamen alia est lingua metaphorica quam illa stellae cadentis, quae in VT, scriptis Iudaicis et NT solis angelis malis reservatur.Il s’agit cependant d’un langage métaphorique différent de celui de l’étoile tombante, lequel est réservé exclusivement aux anges mauvais dans l’Ancien Testament, les écrits juifs et le Nouveau Testament.
Commentators have not adduced one example where a falling star metaphor is applied to a good angel.Commentatores nullum attulerunt exemplum quo metaphora stellae cadentis ad angelum bonum applicetur.Les commentateurs n’ont produit aucun exemple où la métaphore de l’étoile tombante serait appliquée à un bon ange.
“Descending” could be used of the judgment of evil heavenly beings (1 En. 86:3), but this does not mean that the falling star metaphor must be seen as interchangeably applicable to good angels.« Descendere » quidem adhiberi potest de iudicio malorum caelestium entium (1 En. 86:3), sed hoc non significat metaphoram stellae cadentis promiscue etiam angelis bonis convenire.« Descendre » peut certes être employé pour le jugement d’êtres célestes mauvais (1 Hén. 86,3), mais cela ne signifie pas que la métaphore de l’étoile tombante doive être considérée comme également applicable aux bons anges.
The picture of the falling star corresponds to the language of being “cast down,” which also refers only to the judgment of evil angels in Revelation and elsewhere (e.g., 1 En. 86:3; 88:3; Rev. 12:4, 9–10, 13).Imago stellae cadentis respondet locutioni de « deici », quae item solum ad iudicium angelorum malorum in Apocalypsi et alibi refertur (e.g. 1 En. 86:3; 88:3; Apoc. 12:4, 9–10, 13).L’image de l’étoile qui tombe correspond au langage de la « précipitation », qui renvoie également uniquement au jugement des anges mauvais dans l’Apocalypse et ailleurs (par ex. 1 Hén. 86,3 ; 88,3 ; Ap 12,4.9–10.13).
In addition to the resemblances with falling star depictions elsewhere (mentioned above), the conclusion that this is not a good angel but a fallen angel is also suggested by v 11.Praeter similitudines cum aliis descriptionibus stellarum cadentium (supra memoratis), conclusio hunc non esse angelum bonum sed angelum lapsum etiam ex v. 11 suadetur.Outre les ressemblances avec d’autres descriptions d’étoiles tombantes déjà mentionnées, la conclusion qu’il ne s’agit pas d’un bon ange mais d’un ange déchu est aussi suggérée par le v. 11.
There the “angel of the abyss” is called “king over” the demonic locusts and is called “Abaddon” (“Destruction”) and “Apollyon” (“Destroyer”).Ibi « angelus abyssi » « rex super » locustas daemoniacas appellatur atque vocatur « Abaddon » (« Perditio ») et « Apollyon » (« Destructor »).Là, « l’ange de l’abîme » est appelé « roi sur » les sauterelles démoniaques et reçoit les noms d’« Abaddon » (« Destruction ») et d’« Apollyon » (« Destructeur »).
The heavenly being who is sovereign over the abyss and the locusts in vv 1–3 is probably the one called their “king” in v 11 (for the satanic nature of this angel see on v 11).Ens caeleste quod in vv. 1–3 super abyssum et locustas dominatur verisimiliter idem est quod in v. 11 eorum « rex » dicitur (de natura satanica huius angeli vide ad v. 11).L’être céleste qui exerce sa souveraineté sur l’abîme et les sauterelles aux vv. 1–3 est probablement celui qui est appelé leur « roi » au v. 11 (pour la nature satanique de cet ange, voir au v. 11).
Therefore, the angel in v 1 is either Satan or one of his minions (the latter would be parallel with 2 En. 42:1, which portrays “those who hold the keys … of the gates of hell” as “like great serpents, and their faces like extinguished lamps, and their eyes of fire, their sharp teeth”).Itaque angelus in v. 1 aut ipse Satan est aut unus ex ministris eius (quod posterius parallelum esset 2 En. 42:1, ubi « ii qui claves … portarum inferni tenent » describuntur « sicut magni serpentes, facies eorum quasi lampades exstinctae, oculi ignei, dentes acuti »).Par conséquent, l’ange du v. 1 est soit Satan lui-même, soit l’un de ses agents (ce second cas serait parallèle à 2 Hén. 42,1, qui décrit « ceux qui tiennent les clefs … des portes de l’enfer » comme « de grands serpents, avec des visages semblables à des lampes éteintes, des yeux de feu et des dents aiguës »).
This angel, then, represents sinful humanity, and his role is to inflict woe on humanity because Christ has begun to judge him.Hic igitur angelus humanitatem peccatricem repraesentat, eiusque munus est hominibus malum inferre, quia Christus eum iudicare iam coepit.Cet ange représente donc l’humanité pécheresse, et son rôle est d’infliger un malheur à l’humanité, parce que le Christ a commencé à le juger.
He is not, therefore, the angel to be mentioned in 20:1, 3, who is a good angel and does not “fall” but descends on a mission, holds “the key of the abyss,” and imprisons the devil there.Non est ergo angelus ille qui in 20:1, 3 memorabitur, qui bonus angelus est nec « cadit », sed in missione descendit, « clavem abyssi » tenet atque ibi diabolum includit.Il n’est donc pas l’ange qui sera mentionné en 20,1.3, lequel est un bon ange et ne « tombe » pas, mais descend pour une mission, tient « la clef de l’abîme » et y emprisonne le diable.
The fallen angel of 9:1 is “given” sovereignty (“the key”) “over the shaft of the abyss,” which is the realm of demons over which Satan rules (the last genitive phrase can be rendered “the shaft leading to the abyss [or pit]”).Angelo lapso 9:1 datur potestas (« clavis ») « super puteum abyssi », id est super regnum daemonum cui Satan praeest (ultima constructio genetivi reddi potest « puteus ad abyssum [vel lacum] ducens »).À l’ange déchu de 9,1 est « donnée » la souveraineté (« la clef ») « sur le puits de l’abîme », c’est-à-dire sur le domaine des démons sur lequel règne Satan (la dernière construction au génitif peut se rendre par « le puits conduisant à l’abîme [ou à la fosse] »).
Christ is ultimately the one who bestows this key, since he has overcome Satan and now “possesses the keys of death and Hades” (1:18).Christus tandem est qui hanc clavem largitur, quoniam Satanam vicit et nunc « claves mortis et Hades possidet » (1:18).En dernière analyse, c’est le Christ qui confère cette clef, puisqu’il a vaincu Satan et qu’il « possède désormais les clefs de la mort et du Hadès » (1,18).
Neither Satan nor his evil servants can any longer unleash the forces of hell on earth unless they are given power to do so by the resurrected Christ.Neque Satan neque ministri eius mali iam vires inferni in terram emittere possunt nisi potestas eis ad hoc a Christo resuscitato detur.Ni Satan ni ses serviteurs mauvais ne peuvent désormais déchaîner sur la terre les forces de l’enfer à moins que le Christ ressuscité ne leur en donne le pouvoir.
As the visions beginning in ch. 9 are unveiled the readers are given an ever-expanding definition of the extent of God and the Lamb’s sovereignty.Cum visiones a cap. 9 incipientes reteguntur, lectoribus latius semper declaratur quousque pateat Dei et Agni imperium.À mesure que se déploient les visions qui commencent au chap. 9, les lecteurs reçoivent une définition toujours plus ample de l’étendue de la souveraineté de Dieu et de l’Agneau.
God and the Lamb are in ultimate control of Satan’s realm. (53)Deus et Agnus postremo ipsi regnum Satanae moderantur. (53)Dieu et l’Agneau gardent en dernier ressort la maîtrise du domaine de Satan. (53)
(53) Cf. Kiddle, Revelation, 155.(53) Cf. Kiddle, Revelation, 155.(53) Cf. Kiddle, Revelation, p. 155.
And the saints are to remember this when the forces of evil direct their wrath against them or selfdestructively against their own allies, the followers of Antichrist.Hoc sancti meminisse debent cum vires mali iram suam in eos convertunt aut etiam, se ipsas perdendo, in proprios socios, Antichristi asseclas.Les saints doivent s’en souvenir lorsque les forces du mal tournent leur colère contre eux ou, d’une manière autodestructrice, contre leurs propres alliés, les partisans de l’Antichrist.
There is a grand purpose which God is working through it all, which is a basis for hope and encouragement for beleaguered Christians (for discussion of how a good God can be sovereign over evil see the conclusion of the comments on 6:1–8).Magnum enim consilium est quod Deus per haec omnia efficit, quod fundamentum spei et exhortationis est Christianis oppressis (de quaestione quomodo Deus bonus super malum dominari possit vide conclusionem commentarii ad 6:1–8).Il y a en effet un grand dessein que Dieu accomplit à travers tout cela, et c’est pour les chrétiens assiégés un fondement d’espérance et d’encouragement (pour la question de savoir comment un Dieu bon peut être souverain sur le mal, voir la conclusion du commentaire sur 6,1–8).
This conclusion about the evil nature of the being in 9:1 is supported by the use of the word ἄβυσσος (“abyss, pit”) in the LXX.Haec conclusio de natura mala entis in 9:1 confirmatur usu vocabuli ἄβυσσος (« abyssus, lacus ») in LXX.Cette conclusion sur la nature mauvaise de l’être de 9,1 est confirmée par l’usage du mot ἄβυσσος (« abîme, fosse ») dans la LXX.
In Job the “abyss” (41:23[22]-24[23]) is the abode of the cosmic sea dragon (40:17[12]; 40:25[20]; 41:10[9]); cf. also Isa. 27:1 and Ps. 73(74):12–13, with Amos 9:3), who has “the appearance of the morning star” (41:10[9]), is “king of all” in his realm (41:26[25]), and is antagonistic to God (e.g., 40:32[27]).Apud Iob « abyssus » (41:23[22]–24[23]) est habitatio draconis marini cosmici (40:17[12]; 40:25[20]; 41:10[9]; cf. etiam Is. 27:1 et Ps. 73[74]:12–13 cum Amos 9:3), qui « speciem stellae matutinae » habet (41:10[9]), « rex omnium » in suo regno est (41:26[25]) et Deo adversatur (e.g. 40:32[27]).Dans Job, « l’abîme » (41,23[22]–24[23]) est la demeure du dragon cosmique de la mer (40,17[12] ; 40,25[20] ; 41,10[9] ; cf. aussi Is 27,1 et Ps 73[74],12–13 avec Am 9,3), lequel a « l’apparence de l’étoile du matin » (41,10[9]), est « roi de tout » dans son domaine (41,26[25]) et s’oppose à Dieu (par ex. 40,32[27]).
This abode became symbolic for the forces of evil (Ps. 76(77):16).Haec habitatio symbolica facta est virium mali (Ps. 76[77]:16).Cette demeure est devenue symbolique des forces du mal (Ps 76[77],16).
The “abyss” is synonymous with the concept of Hades (Job 38:16; Ezek. 31:15; Jonah 2:6) and is the realm of suffering (Ps. 70[71]:20) and death (Exod. 15:5 [ΑΣΘ]; Isa. 51:10; 63:13; Wis. 10:19).« Abyssus » synonyma est notioni Hades (Iob 38:16; Ez. 31:15; Ion. 2:6) atque est regio doloris (Ps. 70[71]:20) et mortis (Exod. 15:5 [ΑΣΘ]; Is. 51:10; 63:13; Sap. 10:19).« L’abîme » est synonyme de la notion de Hadès (Job 38,16 ; Ez 31,15 ; Jon 2,6) et constitue le domaine de la souffrance (Ps 70[71],20) et de la mort (Ex 15,5 [ΑΣΘ] ; Is 51,10 ; 63,13 ; Sg 10,19).
Isa. 24:21–22 says that God will punish angels and evil kings, and “they will be gathered together as prisoners in the pit [bôr], and will be confined in prison, and after many days will be punished.”Is. 24:21–22 dicit Deum angelos et reges malos puniturum esse, atque « congregabuntur sicut vincti in lacum [bôr] et claudentur in carcere, et post dies multos visitabuntur ».Is 24,21–22 dit que Dieu punira les anges et les rois mauvais, et qu’« ils seront rassemblés comme des prisonniers dans la fosse [bôr], enfermés dans une prison, puis punis après de nombreux jours ».
Fallen angels were said to be imprisoned in the pit to await final judgment (1 En. 10:4–14; 18:11–16; 19:1; 21:7; 54:1–6; 88:1–3; 90:23–26; Jub. 5:6–14; 2 Pet. 2:4; cf. 4 Ezra 7:36; Prayer of Manasseh 3).De angelis lapsis dicitur eos in lacu inclusos esse ut ultimum iudicium exspectent (1 En. 10:4–14; 18:11–16; 19:1; 21:7; 54:1–6; 88:1–3; 90:23–26; Jub. 5:6–14; 2 Pet. 2:4; cf. 4 Ezra 7:36; Prayer of Manasseh 3).Il est dit que des anges déchus ont été enfermés dans la fosse en attendant le jugement final (1 Hén. 10,4–14 ; 18,11–16 ; 19,1 ; 21,7 ; 54,1–6 ; 88,1–3 ; 90,23–26 ; Jub. 5,6–14 ; 2 P 2,4 ; cf. 4 Esdr. 7,36 ; Prayer of Manasseh 3).
The pit became also the place where that judgment was to be endured and the prison of demons, where they are tormented (Luke 8:31; 1 En. 21:7–10), as in Rev. 9:1–3. (54)Lacus etiam factus est locus ubi illud iudicium sustineretur et carcer daemonum, ubi cruciantur (Luc. 8:31; 1 En. 21:7–10), sicut in Apoc. 9:1–3. (54)La fosse est aussi devenue le lieu où ce jugement devait être subi et la prison des démons, où ils sont tourmentés (Lc 8,31 ; 1 Hén. 21,7–10), comme en Ap 9,1–3. (54).
(54) See Charles, Revelation I, 241, for additional references in 1 Enoch.(54) Vide Charles, Revelation I, 241, pro aliis locis ex 1 Enoch.(54) Voir Charles, Revelation I, p. 241, pour d’autres références dans 1 Enoch.
It is also where the “beast” and the “dragon” are to be confined (Rev. 11:7; 17:8; 20:1–3).Ibi quoque « bestia » et « draco » includendi sunt (Apoc. 11:7; 17:8; 20:1–3).C’est aussi là que doivent être enfermés « la bête » et « le dragon » (Ap 11,7 ; 17,8 ; 20,1–3).
All of these associations of the abyss are included in the word in 9:1, but uppermost in mind is the idea of a place of punishment where evil spirits are confined under God’s sovereignty.Omnes hae coniunctiones notionis abyssi in vocabulo 9:1 continentur; maxime tamen praevalet idea loci supplicii ubi spiritus mali sub Dei imperio continentur.Toutes ces associations liées à l’abîme sont contenues dans le mot en 9,1, mais l’idée dominante est celle d’un lieu de châtiment où les esprits mauvais sont enfermés sous la souveraineté de Dieu.
2. Dense smoke arises from the abyss when the angel opens it.2. Fumus densus ex abysso surgit cum angelus eam aperit.2. Une fumée épaisse s’élève de l’abîme lorsque l’ange l’ouvre.
The smoke darkens both the sun and the air.Fumus solem et aerem obscurat.La fumée obscurcit à la fois le soleil et l’air.
Darkening of the sun and other parts of the cosmos has already been seen to connote judgment (see on 6:12ff.; 8:12).Obscuratio solis et aliarum partium mundi iam visa est iudicium significare (vide ad 6:12 ss.; 8:12).L’obscurcissement du soleil et d’autres parties du cosmos a déjà été vu comme un signe de jugement (voir 6,12 ss. ; 8,12).
The image is an allusion to the repeated expression “the sun will be darkened” in Joel 2:10, 31; 3:15 (cf. Isa. 13:10), where it is a sign of judgment.Haec imago allusio est ad formulam iteratam « sol obscurabitur » in Ioel 2:10, 31; 3:15 (cf. Is. 13:10), ubi signum iudicii est.Cette image est une allusion à l’expression répétée « le soleil sera obscurci » en Joël 2,10.31 ; 3,15 (cf. Is 13,10), où elle constitue un signe de jugement.
Partly included is Exod. 10:15, where there were so many locusts “that the land was darkened” (Targ. Pal. Exod. 10:5, 15 says that the sun was also darkened).Partim etiam includitur Exod. 10:15, ubi tam multae erant locustae « ut terra obscuraretur » (Targ. Pal. Exod. 10:5, 15 dicit solem quoque obscuratum esse).Est également évoqué en partie Ex 10,15, où les sauterelles étaient si nombreuses « que la terre fut obscurcie » (le Targum palestinien d’Ex 10,5.15 dit que le soleil aussi fut obscurci).
Joel’s imagery is itself probably a development of Exod. 10:1–15 (see above on 9:7; Midr. Rab. Exod. 14.2 says that the darkness of Exod. 10:22 came from Hinnom, which is the nether world), which describes a judgment of the Egyptians’ hardness of heart in rejecting God’s word through Moses.Imagines Ioelis ipsae probabiliter evolutio sunt Exod. 10:1–15 (vide supra ad 9:7; Midr. Rab. Exod. 14.2 dicit tenebras Exod. 10:22 ex Hinnom, id est ex mundo infero, venisse), qui iudicium duritiae cordis Aegyptiorum describit, quod verbum Dei per Moysen reiecerunt.L’imagerie de Joël est elle-même probablement un développement d’Ex 10,1–15 (voir ci-dessus à 9,7 ; Midr. Rab. Exod. 14,2 dit que les ténèbres d’Ex 10,22 venaient de Hinnom, c’est-à-dire du monde infernal), qui décrit le jugement de l’endurcissement du cœur des Égyptiens rejetant la parole de Dieu par Moïse.
There is no reason to think that the connotation of judgment has changed here, especially since “smoke of a furnace” is always associated with judgment in the LXX (Sodom and Gomorrah in Gen. 19:28; cf. Exod. 19:18, which may also suggest divine wrath) and because “smoke” has the clear connotation of judgment later in this chapter (Rev. 9:17–20) and later in the Apocalypse (14:11; 18:9, 18; 19:3).Nulla est causa putandi hanc significationem iudicii hic mutatam esse, praesertim cum « fumus fornacis » in LXX semper cum iudicio coniungatur (Sodoma et Gomorra in Gen. 19:28; cf. Exod. 19:18, quod etiam iram divinam suggerere potest) et quia « fumus » clare iudicium significat postea in hoc capite (Apoc. 9:17–20) et alibi in Apocalypsi (14:11; 18:9, 18; 19:3).Il n’y a aucune raison de penser que la connotation de jugement ait changé ici, surtout puisque la « fumée d’une fournaise » est toujours associée au jugement dans la LXX (Sodome et Gomorrhe en Gn 19,28 ; cf. Ex 19,18, qui peut aussi suggérer la colère divine) et parce que la « fumée » a clairement le sens de jugement plus loin dans ce chapitre (Ap 9,17–20) et ailleurs dans l’Apocalypse (14,11 ; 18,9.18 ; 19,3).
Consequently, the picture in v 2 indicates that the judgment formerly limited to the demonic realm is being extended to the earthly realm.Itaque imago in v. 2 indicat iudicium quod antea ad regnum daemonum limitabatur nunc ad regnum terrestre extendi.Par conséquent, l’image du v. 2 indique que le jugement auparavant limité au domaine démoniaque est maintenant étendu au domaine terrestre.
As a result of Christ’s death and resurrection, the devil and his legions have begun to be judged, and now the effect of their judgment is about to be unleashed on unbelieving humanity, who give their ultimate allegiance to the devil.Ex morte et resurrectione Christi factum est ut diabolus et legiones eius iam iudicari inciperent, atque nunc effectus huius iudicii in humanitatem incredulam, quae diabolo ultimam fidelitatem tribuit, solvi incipiat.À la suite de la mort et de la résurrection du Christ, le diable et ses légions ont commencé à être jugés, et maintenant l’effet de ce jugement est sur le point d’être déchaîné contre l’humanité incrédule qui donne au diable son allégeance ultime.
An essentially identical pattern of widening judgment occurs in 12:7–12; 13:3–8; 16:10; and 17:8 (although in 12:12ff. the saints are also affected by the extension of judgment in the form of persecution and attempted deception).Forma paene eadem iudicii latius procedentis invenitur in 12:7–12; 13:3–8; 16:10; et 17:8 (quamvis in 12:12 ss. sancti quoque extensione iudicii afficiantur per persecutionem et conatus deceptionis).Un schéma essentiellement identique d’élargissement du jugement apparaît en 12,7–12 ; 13,3–8 ; 16,10 ; et 17,8 (bien qu’en 12,12 ss. les saints soient aussi affectés par cette extension du jugement sous la forme de persécution et de tentatives de tromperie).
The precise form of judgment anticipated in 9:2 is explained beginning in v 3.Forma autem iudicii quae in 9:2 praevidetur a v. 3 explicari incipit.La forme précise du jugement anticipée en 9,2 est expliquée à partir du v. 3.
It partly involves deception (vv 3–6), which is metaphorically anticipated by the darkness caused by the smoke.Partim deceptionem implicat (vv. 3–6), quae metaphorice praenuntiatur per tenebras a fumo effectas.Elle implique en partie la tromperie (vv. 3–6), que symbolisent à l’avance les ténèbres causées par la fumée.
Throughout the NT, and especially in the Johannine corpus, darkness symbolizes spiritual blindness.Per totum NT, praesertim in scriptis Ioanneis, tenebrae caecitatem spiritualem significant.Dans tout le NT, et spécialement dans les écrits johanniques, les ténèbres symbolisent l’aveuglement spirituel.
The darkness connotes a mournful condition resulting from suffering (v 6; in Midr. Rab. Lam. 1.2, 23 the imagery of Joel 2:10 becomes a metaphor for Israel’s weeping because of suffering in exile).Tenebrae statum luctuosum ex dolore ortum significant (v 6; in Midr. Rab. Lam. 1.2, 23 imago Ioel 2:10 fit metaphora fletus Israel propter dolorem exilii).Les ténèbres évoquent une condition de deuil résultant de la souffrance (v. 6 ; dans Midr. Rab. Lam. 1,2.23, l’image de Joël 2,10 devient une métaphore des pleurs d’Israël à cause de la souffrance de l’exil).
Classic cases of homoeoteleuton are exhibited in the variants of v 2.Classica exempla homoeoteleuti in variantibus v. 2 apparent.Des cas classiques d’homéotéleute apparaissent dans les variantes du v. 2.
The initial phrase καὶ ἤνοιξεν τὸ φρέαρ τῆς ἀβύσσου (“and he opened the shaft of the abyss”) was left out (e.g., א 1611. 2053 MK) because of a scribe jumping from τῆς ἀβύσσου (“of the abyss”) at the end of v 1 to the same phrase in v 2 and continuing from there.Initium locutionis καὶ ἤνοιξεν τὸ φρέαρ τῆς ἀβύσσου (« et aperuit puteum abyssi ») omissum est (e.g., א 1611. 2053 MK), quia scriba a verbis τῆς ἀβύσσου (« abyssi ») in fine v. 1 ad eadem verba in v. 2 oculo transiluit et inde continuavit.La phrase initiale καὶ ἤνοιξεν τὸ φρέαρ τῆς ἀβύσσου (« et il ouvrit le puits de l’abîme ») a été omise (par ex. א 1611. 2053 MK), parce qu’un copiste a sauté du mot τῆς ἀβύσσου (« de l’abîme ») à la fin du v. 1 au même mot au v. 2 et a repris à partir de là.
The clause ἐκ τοῦ καπνοῦ τοῦ φρέατος (“from the smoke of the shaft”) concluding v 2 and beginning v 3 was omitted in א* (vg) as the result of a ms scribe’s eye inadvertently skipping from the ἐκ τοῦ καπνοῦ (“from the smoke”) of v 2 to the identical phrase at the beginning of v 3.Clausula ἐκ τοῦ καπνοῦ τοῦ φρέατος (« e fumo putei »), quae v. 2 concludit et v. 3 incipit, omissa est in א* (vg), quia oculus scribae a verbis ἐκ τοῦ καπνοῦ (« e fumo ») in v. 2 ad eadem verba initii v. 3 fortuito transiluit.La proposition ἐκ τοῦ καπνοῦ τοῦ φρέατος (« de la fumée du puits »), qui conclut le v. 2 et commence le v. 3, a été omise dans א* (vg), parce que l’œil d’un copiste a sauté par inadvertance des mots ἐκ τοῦ καπνοῦ (« de la fumée ») du v. 2 à la même expression au début du v. 3.
Contrary to Mounce, (55) the two omissions were probably not the result of a conscious attempt to prevent redundancy, since repetition is a characteristic biblical style, especially in Revelation (e.g., note the visionary formulas and the ἐδόθη [“it was given”] divine authorization clauses, which sometimes are repeated within the space of one verse, as in 6:4) and should not have posed severe problems for a scribe here.Contra Mounce, (55) hae duae omissiones probabiliter non ex conatu conscio redundatiōnem vitandi ortae sunt, cum repetitio stylus biblicus proprius sit, praesertim in Apocalypsi (e.g., formulae visionariae et clausulae auctoritatis divinae ἐδόθη [« datum est »], quae interdum intra unum versum repetuntur, ut in 6:4), neque scribae hic graves difficultates attulissent.Contrairement à Mounce (55), ces deux omissions ne résultent probablement pas d’une tentative consciente d’éviter une redondance, puisque la répétition est un trait caractéristique du style biblique, surtout dans l’Apocalypse (par ex. les formules visionnaires et les clauses d’autorisation divine ἐδόθη [« il fut donné »], parfois répétées dans un seul verset, comme en 6,4), et n’aurait pas dû poser de graves difficultés à un copiste ici.
(55) Mounce, Revelation, 193. TR Textus Receptus(55) Mounce, Revelation, 193. TR Textus Receptus(55) Mounce, Revelation, p. 193. TR Textus Receptus
Such unintentional omissions are found repeatedly later in ch. 9 (vv 13, 19, 20).Tales omissiones non voluntariae etiam postea in cap. 9 saepe reperiuntur (vv. 13, 19, 20).De telles omissions involontaires se retrouvent également plus loin dans le chap. 9 (vv. 13, 19, 20).
3. Demonic-like beings portrayed as locusts arise from the smoking abyss and go out to the earth.3. Entia daemoniis similia, ut locustae depicta, ex abysso fumante surgunt et in terram exeunt.3. Des êtres semblables à des démons, représentés comme des sauterelles, surgissent de l’abîme enfumé et se répandent sur la terre.
“Authority was given to them” (ἐδόθη αὐταῖς ἐξουσία), which means that they were commissioned by someone to execute a task.« Potestas eis data est » (ἐδόθη αὐταῖς ἐξουσία), quod significat eos ab aliquo ad munus exsequendum missos esse.« Une autorité leur fut donnée » (ἐδόθη αὐταῖς ἐξουσία), ce qui signifie qu’ils ont été mandatés par quelqu’un pour accomplir une tâche.
Either God or Christ commissioned them, as we can see from use of the same authorization clause in 6:2–8; 8:2 and elsewhere in the Apocalypse (see further on 6:2–8 and esp. on 13:2–7).Aut Deus aut Christus eos mandavit, ut videre possumus ex usu eiusdem formulae auctoritatis in 6:2–8; 8:2 et alibi in Apocalypsi (vide amplius ad 6:2–8 et praesertim ad 13:2–7).C’est soit Dieu soit le Christ qui les a mandatés, comme on le voit par l’usage de la même formule d’autorisation en 6,2–8 ; 8,2 et ailleurs dans l’Apocalypse (voir plus loin sur 6,2–8 et surtout sur 13,2–7).
The model of the exodus plagues here confirms that God is the one who has absolute sovereignty over the plagues.Exemplar plagarum exodi hic confirmat Deum esse eum qui absolutam potestatem super plagas habet.Le modèle des plaies de l’Exode confirme ici que Dieu est celui qui possède la souveraineté absolue sur les plaies.
The authority of the locusts is likened to the power that scorpions have over their prey (Pliny, Natural History 11.30.86–88, records a report of scorpions who were “poisonous like snakes” and had wings).Potestas locustarum comparatur potestati quam scorpiones super praedam suam habent (Plinius, Natural History 11.30.86–88, refert scorpiones « venenos sicut serpentes » fuisse atque alas habuisse).L’autorité des sauterelles est comparée au pouvoir que les scorpions exercent sur leur proie (Pline, Natural History 11.30.86–88, rapporte des scorpions « venimeux comme des serpents » et pourvus d’ailes).
The victims of these locusts are people on the earth, as the following verses reveal.Victimae harum locustarum sunt homines in terra, ut versus sequentes ostendunt.Les victimes de ces sauterelles sont les hommes sur la terre, comme le révèlent les versets suivants.
In exercising this power the locusts execute judgment, as has already been intimated by their association with “smoke” (see on 9:2).Hac potestate utentes locustae iudicium exsequuntur, ut iam insinuatum est per earum coniunctionem cum « fumo » (vide ad 9:2).En exerçant ce pouvoir, les sauterelles exécutent un jugement, comme cela a déjà été suggéré par leur association avec la « fumée » (voir 9,2).
Could Isa. 14:29, 31 also stand in the background, since it strikingly portrays an enemy who will oppress and “demoralize” (see below on 9:5–6) unbelieving Philistia as “a flying serpent” associated with “smoke”?Num etiam Is. 14:29, 31 in mente sit, cum hostem praeclare depingat qui Philisthaeam incredulam « demoralizabit » et opprimet (vide infra ad 9:5–6) ut « serpens volans » cum « fumo » coniunctus?Peut-être aussi Is 14,29.31 est-il en arrière-plan, puisqu’il décrit vivement un ennemi qui opprimera et « démoralisera » (voir ci-dessous 9,5–6) la Philistie incrédule comme « un serpent volant » associé à la « fumée » ?
The harmful nature of the judgment in Rev. 9:3 is also expressed by the description of the beings here as “locusts” going out “into the earth.”Natura nociva iudicii in Apoc. 9:3 etiam exprimitur descriptione horum entium ut « locustae » quae « in terram » exeunt.La nature nuisible du jugement en Ap 9,3 est également exprimée par la description de ces êtres comme des « sauterelles » qui sortent « sur la terre ».
They are destructive as a swarm of locusts devouring all vegetation in their path.Destructivae sunt sicut agmen locustarum omnem vegetationem in via sua devorantium.Elles sont destructrices comme un essaim de sauterelles dévorant toute végétation sur son passage.
The wording of this expression is based on Exod. 10:12 (“let the locust come up on the land/earth”), which introduces the locust plague against Egypt.Haec locutio innititur Exod. 10:12 (« ascendat locusta super terram »), quae plagam locustarum contra Aegyptum introducit.La formulation de cette expression repose sur Ex 10,12 (« que la sauterelle monte sur la terre »), qui introduit la plaie des sauterelles contre l’Égypte.
Therefore, the fifth trumpet is partly modeled literarily and thematically on the exodus plagues, as were the preceding trumpets.Itaque quinta tuba partim ad modum plagarum exodi et litterarie et thematicē conformatur, sicut etiam priores tubae.Ainsi, la cinquième trompette est en partie modelée, tant sur le plan littéraire que thématique, sur les plaies de l’Exode, comme les trompettes précédentes.
Yet, as we have already seen, Wisdom’s interpretation of the Exodus plagues approximates that of John (see on 8:12).Tamen, ut iam vidimus, interpretatio plagarum exodi in Wisdom interpretationi Ioannis appropinquat (vide ad 8:12).Cependant, comme nous l’avons déjà vu, l’interprétation des plaies de l’Exode dans Wisdom se rapproche de celle de Jean (voir 8,12).
Likewise, Wis. 16:9 speaks of the Egyptians being “killed” by “the bitings of locusts and flies … neither was there found any remedy for their soul, because they were worthy to be punished by such things.”Item Sap. 16:9 dicit Aegyptios « occisos » esse « morsibus locustarum et muscarum … nec ullum remedium animae eorum inventum est, quia digni erant talibus puniri ».De même, Sg 16,9 dit que les Égyptiens furent « tués » par « les morsures des sauterelles et des mouches … et aucun remède ne fut trouvé pour leur âme, parce qu’ils étaient dignes d’être punis par de telles choses ».
Although John stops short of saying that these locusts kill, he sees them as more directly harming unbelievers than the Exodus narrative states (see further on v 5; indeed, the demonic beings of the sixth trumpet do kill).Quamquam Ioannes non dicit has locustas occidere, tamen eas incredulis magis directe nocere videt quam narratio Exodi indicat (vide amplius ad v. 5; immo entia daemonica sextae tubae occidunt).Bien que Jean ne dise pas que ces sauterelles tuent, il les voit nuire aux incroyants de manière plus directe que ne le dit le récit de l’Exode (voir plus loin v. 5 ; en effet, les êtres démoniaques de la sixième trompette tuent).
And just as the frogs of the third exodus plague symbolize demons in Rev. 16:13, so here the locusts that physically plagued the Egyptians now represent demonic forces.Et sicut ranae tertiae plagae exodi daemones significant in Apoc. 16:13, ita hic locustae quae Aegyptios corporaliter afflixerunt nunc vires daemonicas repraesentant.Et de même que les grenouilles de la troisième plaie de l’Exode symbolisent des démons en Ap 16,13, ainsi ici les sauterelles qui frappèrent physiquement les Égyptiens représentent maintenant des forces démoniaques.
In Wis. 17:3–21 the Egyptian idolaters were said to be “under a dark veil, being horribly astonished and troubled with strange apparitions … and sad visions appeared to them with heavy countenances” (vv. 3–4).In Sap. 17:3–21 idolatrae Aegyptii dicuntur fuisse « sub velo tenebroso, graviter perterriti et perturbati visionibus miris … et tristia eis apparuerunt spectacula vultibus gravibus » (vv. 3–4).Dans Sg 17,3–21, les idolâtres égyptiens sont décrits comme étant « sous un voile de ténèbres, horriblement effrayés et troublés par d’étranges apparitions … et des visions lugubres leur apparurent avec des visages sombres » (vv. 3–4).
They were terrified by “hissing serpents” and “died for fear” (vv. 9–10).Territi sunt « serpentibus sibilantibus » et « timore mortui sunt » (vv. 9–10).Ils furent terrorisés par des « serpents sifflants » et « moururent de peur » (vv. 9–10).
They were “vexed by monstrous apparitions” that arose from “the bottoms of … hell” (vv. 14–15; cf. v. 21).« Visionibus monstrorum vexabantur » quae ex « profundis … inferni » oriebantur (vv. 14–15; cf. v. 21).Ils étaient « tourmentés par des apparitions monstrueuses » qui surgissaient « des profondeurs de … l’enfer » (vv. 14–15 ; cf. v. 21).
And just as the demonic beings of Rev. 9:4 cannot harm those who “have the seal of God,” so the darkness and its apparitions did not affect the Israelites (cf. Wis. 16:9–10; 17:20; 18:1; Rev. 9:2–3 and Wis. 17:10 both speak of dark “air” and directly associate it with “scorpions” or “serpents”).Et sicut entia daemonica Apoc. 9:4 nocere non possunt iis qui « signaculum Dei habent », ita tenebrae et apparitiones earum Israelitas non affecerunt (cf. Sap. 16:9–10; 17:20; 18:1; Apoc. 9:2–3 et Sap. 17:10 utrumque de aere « tenebroso » loquuntur eumque directe cum « scorpionibus » vel « serpentibus » coniungunt).Et de même que les êtres démoniaques d’Ap 9,4 ne peuvent nuire à ceux qui « ont le sceau de Dieu », ainsi les ténèbres et leurs apparitions n’affectèrent pas les Israélites (cf. Sg 16,9–10 ; 17,20 ; 18,1 ; Ap 9,2–3 et Sg 17,10 parlent tous deux d’un « air » obscur et l’associent directement aux « scorpions » ou aux « serpents »).
Cf. locusts as a sign of divine wrath in Pliny, Natural History 11.35.104.Cf. locustae ut signum irae divinae apud Plinium, Natural History 11.35.104.Cf. les sauterelles comme signe de la colère divine chez Pline, Natural History 11.35.104.
4. The locusts in Exod. 10:15 destroyed “the land and devoured the vegetation and all the fruit of the trees … [and] there was no green thing left on the trees” (so also Ps. 105:33–35).4. Locustae in Exod. 10:15 « terram devastaverunt et vegetationem atque omnem fructum arborum devoraverunt … [et] nihil viride in arboribus relictum est » (cf. etiam Ps. 105:33–35).4. Les sauterelles en Ex 10,15 « ravagèrent la terre et dévorèrent la végétation et tout le fruit des arbres … [et] il ne resta plus rien de vert sur les arbres » (cf. aussi Ps 105,33–35).
But the locusts here are commissioned “not to harm the grass of the earth or any green thing or any tree.”Sed locustae hic mandatum accipiunt « ne laedant herbam terrae neque quid viride neque ullam arborem ».Mais les sauterelles ici reçoivent l’ordre « de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre ».
They are to harm only unbelievers, “those who do not have the seal of God on their foreheads” but have the “mark of the beast” “on the forehead” (13:16–17; the addition of μονους [“only”] after ἀνθρώπους [“people”] in 2053 pc vg arm TR is a secondary attempt to make the text more explicit).Solos incredulos laedere debent, « eos qui signaculum Dei in frontibus suis non habent » sed « notam bestiae » « in fronte » habent (13:16–17; additio μονους [« solum »] post ἀνθρώπους [« homines »] in 2053 pc vg arm TR conatus secundarius est textum clariorem reddendi).Ils doivent nuire seulement aux incroyants, « ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front » mais portent « la marque de la bête » « sur le front » (13,16–17 ; l’ajout de μονους [« seulement »] après ἀνθρώπους [« hommes »] en 2053 pc vg arm TR est une tentative secondaire de rendre le texte plus explicite).
The seal was given only to genuine believers as a sign of God’s sovereign authority and ownership over those destined ultimately to be members of his kingdom and not of Satan’s domain.Signaculum datum est solis veris fidelibus ut signum auctoritatis ac possessionis Dei super eos qui tandem regni eius membra, non autem Satanae ditionis, futuri sunt.Le sceau n’est donné qu’aux véritables croyants comme signe de l’autorité souveraine et de la propriété de Dieu sur ceux qui sont destinés à devenir membres de son royaume et non du domaine de Satan.
Thus the faith of Christians is safeguarded by God’s protective presence (see further on 7:2–3; 2:17).Ita fides Christianorum praesentia Dei protegente custoditur (vide amplius ad 7:2–3; 2:17).Ainsi la foi des chrétiens est protégée par la présence protectrice de Dieu (voir plus loin 7,2–3 ; 2,17).
Of course, there are unbelievers who become believers throughout this time, but they are the ones who have been “sealed” beforehand by God’s decretive will.Sane sunt increduli qui hoc tempore fideles fiunt, sed hi sunt qui antea voluntate decretiva Dei « signati » sunt.Certes, certains incroyants deviennent croyants pendant cette période, mais ce sont ceux qui ont été « scellés » auparavant par la volonté décrétive de Dieu.
In fact, they become Christians as a result of the sealing activity directed toward them (on the nature and time of the sealing see further on 7:2–3).Revera Christiani fiunt propter ipsam actionem signandi ad eos directa (de natura et tempore huius signationis vide amplius ad 7:2–3).En réalité, ils deviennent chrétiens précisément à la suite de l’action de scellement dirigée vers eux (sur la nature et le moment de ce scellement, voir plus loin 7,2–3).
All who have been sealed, whether they actually believe yet or not, pass through and are affected by the locusts’ spiritual harm.Omnes qui signati sunt, sive iam credant sive nondum, per locustarum nocumentum spirituale transeunt et eo afficiuntur.Tous ceux qui ont été scellés, qu’ils croient déjà ou non, passent par le dommage spirituel des sauterelles et en sont affectés.
The damage is ultimately turned to work toward their salvation.Hoc nocumentum tandem in salutem eorum convertitur.Ce dommage est finalement transformé pour servir à leur salut.
Therefore, the locusts are able to inflict spiritual harm on those unbelievers who have not been sealed, who do not benefit from the seal’s protecting nature, and who will never benefit from it.Ita locustae spirituale nocumentum inferre possunt incredulis qui non sunt signati, qui tutela signaculi non fruuntur nec umquam fruentur.Ainsi les sauterelles peuvent infliger un dommage spirituel aux incroyants qui ne sont pas scellés, qui ne bénéficient pas de la protection du sceau et qui n’en bénéficieront jamais.
If the darkness associated with the fifth trumpet has any link with the darkness of the fourth trumpet, then part of the harm has to do with keeping unsealed unbelievers in spiritual darkness (see on 8:12).Si tenebrae quintae tubae cum tenebris quartae tubae aliquam coniunctionem habent, pars nocumenti in eo consistit ut increduli non signati in tenebris spiritualibus retineantur (vide ad 8:12).Si les ténèbres associées à la cinquième trompette ont un lien avec celles de la quatrième, une partie du dommage consiste à maintenir les incroyants non scellés dans les ténèbres spirituelles (voir 8,12).
At the same time, this link with 8:12 implies that these devilish beings cause events that remind the ungodly that they are separated from the living God.Simul haec coniunctio cum 8:12 significat haec entia diabolica efficere eventus qui impios admoneant se a Deo vivo separatos esse.En même temps, ce lien avec 8,12 implique que ces êtres diaboliques provoquent des événements rappelant aux impies qu’ils sont séparés du Dieu vivant.
Such reminders induce fear and despair as people are forced to reflect on their hopeless situation.Hae admonitiones timorem et desperationem pariunt, cum homines cogantur de statu suo sine spe meditari.De tels rappels suscitent la peur et le désespoir, lorsque les hommes sont contraints de réfléchir à leur situation sans espoir.
That this kind of torment is in mind is made explicit by vv 5–6.Hoc genus tormenti esse in mente explicite ostenditur in vv. 5–6.Que ce type de tourment soit visé est rendu explicite par les vv. 5–6.
Just as the plagues did not harm the Israelites but only the Egyptians (Exod. 8:22–24; 9:4–7, 26; 10:21–23), so true Christians are likewise protected from the fifth plague.Sicut plagae Israelitas non laeserunt sed solos Aegyptios (Exod. 8:22–24; 9:4–7, 26; 10:21–23), ita veri Christiani similiter a quinta plaga proteguntur.De même que les plaies n’ont pas atteint les Israélites mais seulement les Égyptiens (Ex 8,22–24 ; 9,4–7.26 ; 10,21–23), ainsi les vrais chrétiens sont également protégés de la cinquième plaie.
That the locusts are not to harm “the grass of the earth or any green thing or any tree” does not contradict 8:7, where “all the grass was burned.”Quod locustae « herbam terrae nec quid viride nec ullam arborem » laedere non debent non contradicit 8:7, ubi « omnis herba combusta est ».Le fait que les sauterelles ne doivent pas nuire « à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre » ne contredit pas 8,7, où « toute l’herbe fut brûlée ».
The emphasis here is that the trumpet woe is directed against rebellious humanity and not nature.Hic accentus est quod vae tubae contra humanitatem rebellem dirigitur, non contra naturam.L’accent est ici mis sur le fait que le malheur de la trompette est dirigé contre l’humanité rebelle et non contre la nature.
Furthermore, the fifth trumpet may be temporally parallel with the first, so that there would be no inconsistency.Praeterea quinta tuba tempore primae parallela esse potest, ita ut nulla sit inconsequentia.De plus, la cinquième trompette peut être temporellement parallèle à la première, de sorte qu’il n’y aurait aucune incohérence.
Sweet has rightly noticed a parallel between 9:1–4 and Jesus’ words in Lk. 10:18–20: “I was watching Satan fall from heaven like lightning.Sweet recte animadvertit parallelum inter 9:1–4 et verba Iesu in Lc. 10:18–20: « Videbam Satanam sicut fulgur de caelo cadentem. »Sweet a justement remarqué un parallèle entre 9,1–4 et les paroles de Jésus en Lc 10,18–20 : « Je voyais Satan tomber du ciel comme l’éclair. »
Behold, I have given you authority to tread upon serpents and scorpions, and over all the power of the enemy, and nothing shall harm you … your names are recorded in heaven.”« Ecce dedi vobis potestatem calcandi super serpentes et scorpiones et super omnem virtutem inimici, et nihil vobis nocebit … nomina vestra scripta sunt in caelo. »« Voici que je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi, et rien ne pourra vous nuire … vos noms sont inscrits dans le ciel. »
Revelation is developing the Lukan teaching. (56)Apocalypsis doctrinam Lucanam evolvit. (56)L’Apocalypse développe l’enseignement lucanien. (56)
(56) Sweet, Revelation, 169.(56) Sweet, Revelation, 169.(56) Sweet, Revelation, p. 169.
The use of the future indicative (ἀδικήσουσιν, “harm”) after ἵνα (“in order that,” “so that”) is in contrast to typical classical usage.Usus futuri indicativi (ἀδικήσουσιν, « laedent ») post ἵνα (« ut », « quo ») a consuetudine classica discrepat.L’usage du futur indicatif (ἀδικήσουσιν, « ils nuiront ») après ἵνα (« afin que ») diffère de l’usage classique habituel.
Therefore the subjunctive textual variants are secondary corrections. (57)Ideo variantes textuales in coniunctivo correctiones secundariae sunt. (57)Par conséquent les variantes textuelles au subjonctif sont des corrections secondaires. (57)
(57) See BDF §369 and Robertson, Grammar, 992, who cite the same phenomena elsewhere in the Apocalypse, e.g., 9:20.(57) Vide BDF §369 et Robertson, Grammar, 992, qui idem phaenomenon alibi in Apocalypsi citant, e.g. 9:20.(57) Voir BDF §369 et Robertson, Grammar, p. 992, qui citent le même phénomène ailleurs dans l’Apocalypse, par ex. 9,20.
The future may be explained as a stylistic Semitism, the Hebrew verbal system lacking a specific form to indicate a subjunctive mood.Futurum explicari potest ut semitismus stilisticus, cum systema verborum Hebraicum formam propriam ad modum subiunctivum indicandum careat.Le futur peut s’expliquer comme un sémitisme stylistique, le système verbal hébreu ne possédant pas de forme spécifique pour exprimer le subjonctif.
The LXX rendered the Hebrew imperfect verb after a final conjunction not only by ἵνα with the subjunctive but also by ἵνα with the future indicative, and the Apocalypse sometimes follows suit. (58)LXX verbum imperfectum Hebraicum post coniunctionem finalem reddidit non solum per ἵνα cum subiunctivo sed etiam per ἵνα cum futuro indicativo, et Apocalypsis interdum idem sequitur. (58)La LXX a rendu l’imparfait hébreu après une conjonction finale non seulement par ἵνα avec le subjonctif mais aussi par ἵνα avec le futur indicatif, et l’Apocalypse suit parfois ce procédé. (58)
(58) Cf. S. Thompson, Apocalypse and Semitic Syntax, 98–99.(58) Cf. S. Thompson, Apocalypse and Semitic Syntax, 98–99.(58) Cf. S. Thompson, Apocalypse and Semitic Syntax, p. 98–99.
Here the future construction functions like a subjunctive with imperatival force. (59)Hic constructio futuri quasi subiunctivus vi imperativa fungitur. (59)Ici la construction au futur fonctionne comme un subjonctif à valeur impérative. (59)
(59) Similarly Porter, Verbal Aspect, 420.(59) Similiter Porter, Verbal Aspect, 420.(59) De même Porter, Verbal Aspect, p. 420.
5. Included in the locusts’ commission (ἐδόθη αὐτοῖς, “it was given to them”) is a twofold limitation.5. In mandato locustarum (ἐδόθη αὐτοῖς, « datum est eis ») duplex limitatio includitur.5. Dans la mission confiée aux sauterelles (ἐδόθη αὐτοῖς, « il leur fut donné ») est incluse une double limitation.
First, they are not to kill anyone (i.e., in a literal, physical manner, as is evident from v 6 and in contrast with vv 15–20).Primum, neminem occidere debent (id est sensu litterali et corporali, ut ex v. 6 patet et contra vv. 15–20).Premièrement, elles ne doivent tuer personne (c’est-à-dire au sens littéral et physique, comme le montre le v. 6 et contrairement aux vv. 15–20).
Secondly, they are to “torment” people for a limited period.Secundo, homines « torquere » debent per tempus definitum.Deuxièmement, elles doivent « tourmenter » les hommes pendant une période limitée.
The five-month period could owe its origin to the five-month life cycle of the locust or the dry season, also about five months, during which locusts could strike. (60)Tempus quinque mensium fortasse originem habet vel ex cyclo vitae locustarum quinque mensium vel ex tempore siccitatis, quod etiam circiter quinque menses durat, quo locustae grassari possunt. (60)La période de cinq mois pourrait provenir soit du cycle de vie des sauterelles (cinq mois), soit de la saison sèche, également d’environ cinq mois, durant laquelle les sauterelles peuvent sévir. (60)
(60) E.g., Mounce, Revelation, 195.(60) E.g., Mounce, Revelation, 195.(60) Par ex. Mounce, Revelation, p. 195.
If so, this is a severe locust plague, since these locusts do not strike occasionally, like literal locusts, but unceasingly throughout the five months. (61)Si ita est, haec gravis plaga locustarum est, quia hae locustae non interdum, ut locustae reales, sed continuo per quinque menses grassantur. (61)Si tel est le cas, il s’agit d’une grave plaie de sauterelles, car ces sauterelles ne frappent pas occasionnellement comme les sauterelles réelles, mais sans interruption pendant cinq mois. (61)
(61) Cf. Rissi, Time and History, 26, who also surveys other interpretations of the five months.(61) Cf. Rissi, Time and History, 26, qui etiam alias interpretationes quinque mensium recenset.(61) Cf. Rissi, Time and History, p. 26, qui examine également d’autres interprétations des cinq mois.
The period of time here and in v 10 should not be taken literally, since most numbers elsewhere in the book are not literal, even in this chapter (cf. v 16). (62)Tempus hic et in v. 10 memoratum non literaliter accipiendum est, quoniam plerique numeri alibi in libro non sunt litterales, etiam in hoc capite (cf. v. 16). (62)La période de temps mentionnée ici et au v. 10 ne doit pas être prise littéralement, puisque la plupart des nombres ailleurs dans le livre ne sont pas littéraux, même dans ce chapitre (cf. v. 16). (62)
(62) Walvoord, Revelation, 161–63, J. M. Ford, Revelation, 149, and others inconsistently take the locusts symbolically but the “five months” literally.(62) Walvoord, Revelation, 161–63, J. M. Ford, Revelation, 149, aliique inconsequenter locustas symbolice accipiunt sed « quinque menses » literaliter.(62) Walvoord, Revelation, p. 161–163, J. M. Ford, Revelation, p. 149, et d’autres interprètent de manière incohérente les sauterelles symboliquement mais les « cinq mois » littéralement.
God is the one who commissions the judgment, as is evident from the characteristic use of ἐδόθη (“it was given”) clauses elsewhere as “divine passives” (e.g., see on 6:2; 9:3).Deus est qui iudicium mandat, quod patet ex usu solito formularum ἐδόθη (« datum est ») alibi ut passivorum divinorum (e.g., vide ad 6:2; 9:3).C’est Dieu qui mandate le jugement, comme le montre l’usage caractéristique ailleurs des formules ἐδόθη (« il fut donné ») comme passifs divins (par ex. voir 6,2 ; 9,3).
That he is also the one who imposes limitations on the judgment is clear from the fact that he determined the temporal limitations of the Egyptian plagues, which are in mind here.Quod etiam ipse limites iudicio imponit patet ex eo quod ipse terminos temporales plagarum Aegyptiarum statuit, quae hic mente tenentur.Qu’il soit aussi celui qui impose des limites au jugement apparaît clairement du fait qu’il a fixé les limites temporelles des plaies d’Égypte, qui sont ici à l’arrière-plan.
The affliction brought by the locusts is again compared to that of a scorpion’s sting (cf. literal stings in Deut. 8:15 and figurative stings in 3 Kgdms. 12:11, 14; Sir. 26:7).Afflictio a locustis illata rursus comparatur ictui scorpionis (cf. ictus litterales in Deut. 8:15 et figuratos in 3 Regn. 12:11, 14; Sir. 26:7).L’affliction infligée par les sauterelles est de nouveau comparée à la piqûre d’un scorpion (cf. piqûres littérales en Dt 8,15 et figurées en 3 R 12,11.14 ; Si 26,7).
The “torment” (βασανισμός and the cognate verb βασανίζω) is primarily spiritual and psychological, since this is the connotation of the word elsewhere in the Apocalypse with reference to the nature of trials both preceding and including the final judgment (cf. 11:10; 14:10–11; 18:7, 10, 15; 20:10; the uses in ch. 18 are synonymous with the emotional pain of “weeping” and “mourning”).« Tormentum » (βασανισμός et verbum cognatum βασανίζω) praecipue spirituale et psychologicum est, cum haec sit significatio vocabuli alibi in Apocalypsi ad naturam probationum spectantis quae iudicium finale antecedunt vel includunt (cf. 11:10; 14:10–11; 18:7, 10, 15; 20:10; usus in cap. 18 synonymi sunt doloris affectivi « fletus » et « luctus »).Le « tourment » (βασανισμός et le verbe apparenté βασανίζω) est avant tout spirituel et psychologique, puisque tel est le sens du mot ailleurs dans l’Apocalypse pour décrire la nature des épreuves précédant ou accompagnant le jugement final (cf. 11,10 ; 14,10–11 ; 18,7.10.15 ; 20,10 ; dans le chap. 18, ces emplois sont synonymes de la douleur affective du « pleur » et du « deuil »).
In Wis. 16:1, 4 βασανίζω is used twice of the “torment” of Israel’s enemies, which was inflicted by “beasts” and “the stings of crooked serpents” (16:5).In Sap. 16:1, 4 βασανίζω bis de « tormento » hostium Israel dicitur, quod a « bestiis » et « ictibus serpentium tortuosorum » inflictum est (16:5).En Sg 16,1.4, βασανίζω est utilisé deux fois pour désigner le « tourment » des ennemis d’Israël, infligé par des « bêtes » et par « les morsures de serpents tortueux » (16,5).
This torment is directly associated with “the bitings of locusts” that the Egyptians suffered (16:9).Hoc tormentum directe coniungitur cum « morsibus locustarum » quos Aegyptii passi sunt (16:9).Ce tourment est directement associé aux « morsures des sauterelles » que subirent les Égyptiens (16,9).
The same verb is also used to say that the Egyptians “were tormented … with a double grief and groaning” (Wis. 11:9, 12; so similarly Exod. 12:30).Idem verbum etiam adhibetur ut dicatur Aegyptios « torqueri … duplici dolore et gemitu » (Sap. 11:9, 12; similiter Exod. 12:30).Le même verbe est également employé pour dire que les Égyptiens « furent tourmentés … par une double douleur et des gémissements » (Sg 11,9.12 ; de même Ex 12,30).
The demonic beings caused the Egyptians to be so psychologically “tormented” (βάσανος, Wis. 19:4) that they were extremely fearful and depressed (Wis. 17:3–21).Entia daemonica Aegyptios ita psychologice « torserunt » (βάσανος, Sap. 19:4) ut vehementer timidi et depressi essent (Sap. 17:3–21).Les êtres démoniaques causèrent chez les Égyptiens un « tourment » psychologique (βάσανος, Sg 19,4) tel qu’ils furent saisis d’une peur et d’une détresse extrêmes (Sg 17,3–21).
The “torment” of idolaters included their deception (Wis. 12:23–25).« Tormentum » idololatrarum etiam deceptionem eorum comprehendebat (Sap. 12:23–25).Le « tourment » des idolâtres incluait aussi leur tromperie (Sg 12,23–25).
That is, the trials they suffered did not bring them knowledge of the true God, but only hardened them further in their ignorance.Id est, probationes quas passi sunt ad cognitionem veri Dei eos non duxerunt, sed in ignorantia eorum eos magis obduraverunt.Autrement dit, les épreuves qu’ils subirent ne les conduisirent pas à la connaissance du vrai Dieu, mais les endurcirent davantage dans leur ignorance.
Likewise, Testament of Solomon 25:5 says that a demon gave Pharaoh “pangs of anxiety and hardened his heart and the hearts of his subordinates.”Item Testament of Solomon 25:5 dicit daemonem Pharaoni « angustias anxietatis dedisse et cor eius atque corda ministrorum eius obdurasse ».De même, Testament of Solomon 25,5 dit qu’un démon donna à Pharaon « des angoisses d’anxiété et endurcit son cœur ainsi que ceux de ses subordonnés ».
The only other occurrence of βάσανος in Wisdom is in 2:24–3:1, 5–6 (but cf. 2:19), which is also remarkably like Rev. 9:4–5.Unicus alius usus vocabuli βάσανος in Wisdom est in 2:24–3:1, 5–6 (sed cf. 2:19), quod etiam mire simile est Apoc. 9:4–5.L’autre occurrence du mot βάσανος dans Wisdom se trouve en 2,24–3,1.5–6 (cf. toutefois 2,19), et elle est aussi remarquablement proche d’Ap 9,4–5.
“those who are of his [the devil’s] side find” death, “but the souls of the righteous are in the hand of God, and there no torment will touch them.… God proved them and found them worthy … as gold in a furnace he has tried them and received them as a burned offering” (cf. strikingly also Rev. 3:4, 18; 6:9–10).« Qui sunt ex parte eius [diaboli] mortem inveniunt; animae autem iustorum in manu Dei sunt, et nullum tormentum eos tanget.… Deus eos probavit et dignos invenit … sicut aurum in fornace probavit eos et quasi holocaustum suscepit » (cf. etiam Apoc. 3:4, 18; 6:9–10).« Ceux qui sont du côté de lui [le diable] trouvent la mort ; mais les âmes des justes sont dans la main de Dieu et aucun tourment ne les atteindra.… Dieu les a éprouvés et les a trouvés dignes … comme l’or dans la fournaise il les a éprouvés et les a reçus comme une offrande brûlée » (cf. aussi Ap 3,4.18 ; 6,9–10).
Deuteronomy 28 also predicts that “in the latter days” (so 32:20; 4:30) Israel will suffer the plagues of Egypt (vv 27, 60), including the plague of locusts (vv 38–39, 42), because of idolatry (e.g., v 14; 29:22–27; 30:17; 31:16–20).Deuteronomium 28 etiam praedicit « in novissimis diebus » (cf. 32:20; 4:30) Israel plagas Aegypti passurum esse (vv. 27, 60), inter quas plaga locustarum (vv. 38–39, 42), propter idololatriam (e.g. v. 14; 29:22–27; 30:17; 31:16–20).Deutéronome 28 prédit aussi que « dans les derniers jours » (cf. 32,20 ; 4,30) Israël subira les plaies d’Égypte (vv. 27, 60), y compris la plaie des sauterelles (vv. 38–39, 42), à cause de l’idolâtrie (par ex. v. 14 ; 29,22–27 ; 30,17 ; 31,16–20).
This latter-day affliction includes “plagues” (v 61) of “madness [LXX ‘insanity’] and … bewilderment of heart, and groping at noon, as the blind man gropes in darkness” (vv 28–29), “being driven mad” (v 34), “trembling heart … despair of soul” (v 65); their “life will hang in doubt” and they will have “dread of heart” (vv 66–67).Haec afflictio novissimorum dierum includit « plagas » (v. 61) « insaniae [LXX ‘μανία’] et … stuporis cordis, atque palpatum meridie sicut caecus in tenebris » (vv. 28–29), « insanire » (v. 34), « cor trepidans … desperationem animae » (v. 65); « vita eorum pendebit in dubio » et habebunt « formidinem cordis » (vv. 66–67).Cette affliction des derniers jours comprend des « plaies » (v. 61) de « folie [LXX ‘délire’] et … d’égarement du cœur, et un tâtonnement à midi comme l’aveugle dans les ténèbres » (vv. 28–29), « devenir fou » (v. 34), « un cœur tremblant … un désespoir de l’âme » (v. 65) ; leur « vie sera suspendue dans le doute » et ils auront « la frayeur au cœur » (vv. 66–67).
Rev. 9:6 explains the torment of v 5 in a similar psychological manner.Apoc. 9:6 tormentum v. 5 simili modo psychologico explicat.Ap 9,6 explique le tourment du v. 5 de manière similaire, sur le plan psychologique.
Just as the time of torment in Rev. 9:5 is limited, so Wis. 16:5 asserts that Israel’s suffering in the wilderness “endured not forever.”Sicut tempus tormenti in Apoc. 9:5 limitatum est, ita Sap. 16:5 affirmat dolorem Israel in deserto « non in aeternum durasse ».De même que le temps du tourment en Ap 9,5 est limité, Sg 16,5 affirme que la souffrance d’Israël dans le désert « ne dura pas pour toujours ».
The parallels with Wisdom and Deuteronomy show that the Egyptian plagues are still in the background of Rev. 9:4–6.Parallela cum Sapientia et Deuteronomio ostendunt plagas Aegyptias adhuc in prospectu esse Apoc. 9:4–6.Les parallèles avec la Sagesse et le Deutéronome montrent que les plaies d’Égypte restent en arrière-plan d’Ap 9,4–6.
6. John now gives a partial interpretation of the vision he has just seen.6. Ioannes nunc interpretationem partialem visionis quam modo vidit proponit.6. Jean donne maintenant une interprétation partielle de la vision qu’il vient de voir.
The demonic locusts impose a form of psychological suffering that will induce a desire for death, yet an unwillingness to commit suicide.Locustae daemonicae formam doloris psychologici inferunt quae desiderium mortis gignit, sed sine voluntate suicidii.Les sauterelles démoniaques imposent une forme de souffrance psychologique qui suscitera un désir de mort, sans toutefois conduire au suicide.
“They will seek” and “they will desire” are in synonymous parallelism to emphasize that the two sentences make the same point (see further on 9:5).« Quaerent » et « desiderabunt » parallelismo synonymico iunguntur ut idem sensum utrumque enuntiatum exprimat (vide amplius ad 9:5).« Ils chercheront » et « ils désireront » sont en parallélisme synonymique pour souligner que les deux phrases expriment la même idée (voir plus loin 9,5).
As elsewhere in Scripture, so again here severe suffering causes a desire for death in place of a life of torment (e.g., 1 Kgs. 19:1–4; Job 3:1–26; 6:8–9; 7:15–16; Jer. 8:3; 20:14–18; Jonah 4:3, 8; Luke 23:27–30; cf. Sib. Or. 2.307 and 8.353, which are dependent on Rev. 9:6 and apply it to the torments of, respectively, hell and the period preceding the final judgment).Sicut alibi in Scriptura, ita etiam hic dolor gravis desiderium mortis efficit loco vitae plenae tormenti (e.g. 1 Reg. 19:1–4; Iob 3:1–26; 6:8–9; 7:15–16; Ier. 8:3; 20:14–18; Ion. 4:3, 8; Luc. 23:27–30; cf. Sib. Or. 2.307 et 8.353, quae ex Apoc. 9:6 pendent et ad tormenta inferni atque ad tempus ante iudicium finale referuntur).Comme ailleurs dans l’Écriture, ici encore une souffrance intense provoque le désir de mourir plutôt que de vivre dans le tourment (par ex. 1 R 19,1–4 ; Jb 3,1–26 ; 6,8–9 ; 7,15–16 ; Jr 8,3 ; 20,14–18 ; Jon 4,3.8 ; Lc 23,27–30 ; cf. Sib. Or. 2,307 et 8,353, qui dépendent d’Ap 9,6 et l’appliquent respectivement aux tourments de l’enfer et à la période précédant le jugement final).
The effect of the locusts is to remind compromisers and some of the church’s ungodly persecutors that their idolatry is vain and that they are separated from the living God and consequently have no hope.Effectus locustarum est admonere compromissores atque quosdam persecutores impios ecclesiae idololatriam eorum vanam esse eosque a Deo vivo separatos atque ideo sine spe esse.L’effet des sauterelles est de rappeler aux compromettants et à certains persécuteurs impies de l’Église que leur idolâtrie est vaine et qu’ils sont séparés du Dieu vivant, et par conséquent sans espérance.
That idolatry is one of the major sins for which these people are being punished is evident from 8:13, which labels the victims of the last three trumpets as “earth dwellers,” a technical term in the Apocalypse for idolaters (see on 3:10; 6:10, and cf. esp. the occurrences in 13:8, 12, 14; 14:6–11; 17:2, 8).Quod idololatria inter praecipua peccata sit propter quae hi puniuntur patet ex 8:13, ubi victimae trium ultimorum tubarum vocantur « habitatores terrae », quod in Apocalypsi terminus technicus est pro idololatris (vide ad 3:10; 6:10; cf. praesertim 13:8, 12, 14; 14:6–11; 17:2, 8).Que l’idolâtrie soit l’un des principaux péchés pour lesquels ces personnes sont punies apparaît en 8,13, où les victimes des trois dernières trompettes sont appelées « habitants de la terre », terme technique dans l’Apocalypse pour désigner les idolâtres (voir 3,10 ; 6,10 ; et surtout 13,8.12.14 ; 14,6–11 ; 17,2.8).
Likewise, the Exodus plagues demonstrated that the gods of Egypt were false and that Yahweh was the only true God. (63)Similiter plagae Exodi demonstraverunt deos Aegypti falsos esse et Yahweh solum verum Deum esse. (63)De même, les plaies de l’Exode ont montré que les dieux de l’Égypte étaient faux et que Yahvé était le seul vrai Dieu. (63)
(63) J. J. Davis, Moses and the Gods of Egypt.(63) J. J. Davis, Moses and the Gods of Egypt.(63) J. J. Davis, Moses and the Gods of Egypt.
This realization caused the Egyptians psychological turmoil because of the realization that their religious commitments were vain and that they were in opposition to God through their idolatry and their persecution of God’s people.Haec cognitio Aegyptios perturbatione psychologica affecit, cum intellexerint suas religiones vanas esse seque per idololatriam et persecutionem populi Dei Deo adversari.Cette prise de conscience provoqua chez les Égyptiens un trouble psychologique, comprenant que leurs engagements religieux étaient vains et qu’ils s’opposaient à Dieu par leur idolâtrie et leur persécution du peuple de Dieu.
This realization included an anxious conviction of sin, not accompanied by repentance (so Pharaoh’s response in Exod. 9:27–28; 10:16–17).Haec cognitio etiam anxiam peccati convictionem secum tulit, quae tamen paenitentia non comitabatur (sic responsum Pharaonis in Exod. 9:27–28; 10:16–17).Cette prise de conscience comportait une conviction anxieuse du péché, sans toutefois être accompagnée de repentance (ainsi la réaction de Pharaon en Ex 9,27–28 ; 10,16–17).
As with the Egyptians, so now the fifth trumpet plague also hardens the victims against turning to God from their despair.Sicut cum Aegyptiis, ita nunc plaga quintae tubae etiam victimas obdurat ne ex desperatione sua ad Deum convertantur.Comme pour les Égyptiens, la plaie de la cinquième trompette endurcit aussi ses victimes, les empêchant de se tourner vers Dieu dans leur désespoir.
Such hardening is actually a deceptive influence of the demons.Haec obduratio re vera est influxus fallax daemonum.Un tel endurcissement est en réalité une influence trompeuse des démons.
These events make people live in fear and terror in response to their hopeless plight, the reality of which has dawned dramatically on them (see also on 8:12).Hi eventus homines faciunt in timore et terrore vivere ob condicionem suam sine spe, cuius realitas eis repente et graviter innotuit (vide etiam ad 8:12).Ces événements amènent les hommes à vivre dans la peur et la terreur face à leur situation sans espoir, dont la réalité s’est brusquement imposée à eux (voir aussi 8,12).
Those who are not affected by the torment because they have the seal remain in the truth.Qui tormento non afficiuntur quia signaculum habent, in veritate permanent.Ceux qui ne sont pas atteints par le tourment parce qu’ils ont le sceau demeurent dans la vérité.
Consequently, “the peace of God, which surpasses all understanding, will guard … hearts and minds in Christ Jesus” (Phil. 4:7).Itaque « pax Dei, quae exsuperat omnem intellectum, custodiet … corda et mentes in Christo Iesu » (Phil. 4:7).Ainsi « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera … vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Ph 4,7).
Ironically, they do not fear death, and they may even desire death in order to enter into the presence of their Lord (Phil. 1:23).Ironice mortem non timent, immo etiam mortem desiderare possunt ut in praesentiam Domini sui ingrediantur (Phil. 1:23).Ironiquement, ils ne craignent pas la mort, et peuvent même la désirer afin d’entrer dans la présence de leur Seigneur (Ph 1,23).
In contrast to the ungodly, they take ultimate pleasure in the torments, even death, that the world imposes on them, so that they may give testimony to Jesus and the word of God:Contra impios, in tormentis, etiam morte, quae mundus eis infert, ultimam voluptatem reperiunt, ut testimonium reddant Iesu et verbo Dei:À l’inverse des impies, ils trouvent leur joie ultime dans les tourments, même dans la mort, que le monde leur inflige, afin de rendre témoignage à Jésus et à la parole de Dieu :
“because of the blood of the Lamb and because of the word of their testimony … they did not love their life even to death” (Rev. 12:11; cf. 1:9; 2:10; 6:9; 20:4).« propter sanguinem Agni et propter verbum testimonii sui … et non dilexerunt animam suam usque ad mortem » (Apoc. 12:11; cf. 1:9; 2:10; 6:9; 20:4).« à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage … ils n’ont pas aimé leur vie jusqu’à la mort » (Ap 12,11 ; cf. 1,9 ; 2,10 ; 6,9 ; 20,4).
The notion of people desiring death but not having their desire fulfilled occurs also in Apoc. Elijah 2:5, 32, where it is applied to sufferings that will precede the appearance of the Antichrist.Notio hominum mortem desiderantium sed desiderio non potientium etiam in Apoc. Elijah 2:5, 32 invenitur, ubi ad passiones ante adventum Antichristi referuntur.L’idée d’hommes désirant la mort sans que leur désir soit exaucé apparaît aussi dans Apoc. Elijah 2,5.32, où elle est appliquée aux souffrances qui précéderont l’apparition de l’Antichrist.
In Apoc. Dan. 12:4 the desire for death occurs because of the work of demons in league with the Antichrist.In Apoc. Dan. 12:4 desiderium mortis oritur propter opera daemonum cum Antichristo coniuncta.Dans Apoc. Dan. 12,4, le désir de mort apparaît à cause de l’action des démons alliés à l’Antichrist.
These texts are probably dependent on Rev. 9:6 to some degree.Hi textus probabiliter aliquo modo pendent ab Apoc. 9:6.Ces textes dépendent probablement dans une certaine mesure d’Ap 9,6.
The present tense φεύγει (“flee”) is a futuristic, prophetic present, emphasizing vividly the certainty that death will elude those who desire it. (64)Tempus praesens φεύγει (« fugit ») est praesens propheticum futurum indicans, quod vivide certitudinem exprimit mortem eos qui eam desiderant effugere. (64)Le présent φεύγει (« fuit / s’enfuit ») est un présent prophétique à valeur future, soulignant vivement la certitude que la mort échappera à ceux qui la désirent. (64)
(64) Cf. MHT III, 63; Robertson, Grammar, 869–70; Fanning, Verbal Aspect, 225–26.(64) Cf. MHT III, 63; Robertson, Grammar, 869–70; Fanning, Verbal Aspect, 225–26.(64) Cf. MHT III, p. 63 ; Robertson, Grammar, p. 869–870 ; Fanning, Verbal Aspect, p. 225–226.
Some K mss. (1854 2329 2351 M lat bo, etc.) have the future tense, an attempt to harmonize the verb with the preceding verbs.Nonnulli codices K (1854 2329 2351 M lat bo, etc.) futurum tempus habent, conatum verbum cum verbis antecedentibus harmonizandi.Certains manuscrits K (1854 2329 2351 M lat bo, etc.) ont le futur, tentative d’harmoniser le verbe avec les verbes précédents.
7. Detailed description is now given of the locusts.7. Descriptio locustarum nunc diligentius traditur.7. Une description détaillée des sauterelles est maintenant donnée.
The use of “likeness” (ὁμοίωμα) and the repeated “like” (ὅμοιος) in vv 7–10 expresses the inability of John to describe precisely what he has seen. (65)Usus vocabuli « similitudo » (ὁμοίωμα) et repetitum « sicut » (ὅμοιος) in vv. 7–10 ostendit Ioannem non posse exacte describere quod vidit. (65)L’emploi de « ressemblance » (ὁμοίωμα) et la répétition de « comme » (ὅμοιος) en vv. 7–10 expriment l’incapacité de Jean à décrire avec précision ce qu’il a vu. (65)
(65) Cf. Prigent, Revelation, 142.(65) Cf. Prigent, Revelation, 142.(65) Cf. Prigent, Revelation, p. 142.
The vision sparks in his mind similar scenes from the OT, as the following verses reveal, and his approximate portrayal of what he has seen is based on his understanding of how the vision relates to the OT prophetic tradition.Visio in mente eius excitavit imagines similes ex Vetere Testamento, ut versus sequentes ostendunt, et descriptio eius approximata innititur intellectui quo visio ad traditionem propheticam Veteris Testamenti refertur.La vision fait surgir dans son esprit des scènes semblables de l’Ancien Testament, comme le montrent les versets suivants, et sa description approximative repose sur sa compréhension du lien entre la vision et la tradition prophétique de l’Ancien Testament.
The same process of depiction has occurred repeatedly and will again, since it is part of the warp and woof of John’s method throughout the Apocalypse.Eadem ratio descriptionis saepe iam apparuit et iterum apparebit, quia pars est ipsius methodi Ioannis per totam Apocalypsim.Le même procédé de représentation s’est déjà produit à plusieurs reprises et se reproduira encore, car il fait partie intégrante de la méthode de Jean dans toute l’Apocalypse.
The portrayal in vv 7–9 is based on Joel 1–2, which describes a plague of locusts devastating Israel’s land (whether the description there is literal (66) or figurative for an invading army (67) is not crucial for the present purposes).Descriptio in vv. 7–9 fundatur in Ioel 1–2, qui plagam locustarum terram Israel devastantem describit (utrum descriptio ibi litteralis (66) an figurata pro exercitu invadente (67) sit, ad propositum praesentem non est decisivum).La description en vv. 7–9 se fonde sur Joël 1–2, qui décrit une plaie de sauterelles dévastant la terre d’Israël (que la description y soit littérale (66) ou figurée pour une armée envahissante (67) n’est pas déterminant pour notre propos).
(66) So Keil, Minor Prophets, 171–78.(66) Ita Keil, Minor Prophets, 171–78.(66) Ainsi Keil, Minor Prophets, p. 171–178.
(67) So D. Stuart, Hosea–Jonah, 232–34, 241–42.(67) Ita D. Stuart, Hosea–Jonah, 232–34, 241–42.(67) Ainsi D. Stuart, Hosea–Jonah, p. 232–234, 241–242.
Just as here a trumpet has signaled the coming of the locusts (Rev. 9:1), so also in Joel 2 the locust judgment is introduced and concluded with “sound the trumpet” (2:1, 15).Sicut hic tuba adventum locustarum significavit (Apoc. 9:1), ita etiam in Ioel 2 iudicium locustarum introducitur et concluditur verbis « canite tuba » (2:1, 15).De même qu’ici une trompette a signalé l’arrivée des sauterelles (Ap 9,1), de même en Joël 2 le jugement des sauterelles est introduit et conclu par « sonnez de la trompette » (2,1.15).
This judgment in Joel is itself modeled on the plague of locusts in Exodus 10 (note the clear allusions in Joel 1:2 and 2:2 [Exod. 10:6, 14]; 1:3 [Exod. 10:2]; 2:9 [Exod. 10:6]; 2:27 [Exod. 10:2; 8:18, 22]).Hoc iudicium apud Ioel ipsum exemplar sumit a plaga locustarum in Exodo 10 (nota allusiones claras in Ioel 1:2 et 2:2 [Exod. 10:6, 14]; 1:3 [Exod. 10:2]; 2:9 [Exod. 10:6]; 2:27 [Exod. 10:2; 8:18, 22]).Ce jugement chez Joël est lui-même modelé sur la plaie des sauterelles d’Exode 10 (noter les allusions claires en Jl 1,2 et 2,2 [Ex 10,6.14] ; 1,3 [Ex 10,2] ; 2,9 [Ex 10,6] ; 2,27 [Ex 10,2 ; 8,18.22]).
It is natural, therefore, that John uses Joel to supplement the description from Exodus already alluded to in vv 3–5.Ita naturale est Ioannem Ioel adhibere ut descriptionem ex Exodo iam in vv. 3–5 allusam compleat.Il est donc naturel que Jean utilise Joël pour compléter la description tirée de l’Exode déjà évoquée en vv. 3–5.
The locust plague came as a judgment because of the Egyptians’ hardness of heart and was not intended to induce repentance (Exod. 10:1–2, 20).Plaga locustarum ut iudicium venit propter duritiam cordis Aegyptiorum neque ad paenitentiam inducendam destinata erat (Exod. 10:1–2, 20).La plaie des sauterelles survint comme un jugement à cause de l’endurcissement du cœur des Égyptiens et n’était pas destinée à provoquer la repentance (Ex 10,1–2.20).
Neither Joel nor John departs from this intention; although in Joel it appears that repentance is the purpose in 2:18–30 because of coming blessing on the nation, nevertheless 2:31–32 reveals that only a remnant in Israel was to be saved in the future.Nec Ioel nec Ioannes ab hac intentione recedit; quamvis apud Ioel videatur paenitentia esse finis in 2:18–30 propter benedictionem futuram nationi promissam, tamen 2:31–32 ostendit solum reliquias Israel in futuro salvandas esse.Ni Joël ni Jean ne s’écartent de cette intention ; bien qu’en Joël la repentance semble être le but en 2,18–30 à cause de la bénédiction promise à la nation, 2,31–32 montre néanmoins que seul un reste d’Israël sera sauvé à l’avenir.
The depiction in Rev. 9:7–10 emphasizes that the demons are fierce and horrific beings that affect people in a fierce, horrific, and destructive manner.Descriptio in Apoc. 9:7–10 demonstrat daemones esse entia ferocia et horrenda quae homines modo feroci, horrendo et destructivo afficiunt.La description en Ap 9,7–10 souligne que les démons sont des êtres féroces et terrifiants qui affectent les hommes d’une manière féroce, effrayante et destructrice.
Whether Joel portrays actual locusts or an army, the result of their onslaught is severe famine (Joel 1:5–12, 16–20; 2:25).Sive Ioel locustas reales sive exercitum depingat, effectus impetūs eorum est fames gravis (Ioel 1:5–12, 16–20; 2:25).Que Joël décrive de véritables sauterelles ou une armée, le résultat de leur assaut est une famine sévère (Jl 1,5–12.16–20 ; 2,25).
The response to the locusts themselves is “wailing” (1:8, 13; cf. 2:12) with “people in anguish” and “all faces turning pale” (2:6).Responsio ad ipsas locustas est « ululatus » (1:8, 13; cf. 2:12) cum « hominibus in angustia » et « omnibus vultibus pallentibus » (2:6).La réaction aux sauterelles elles-mêmes est la « lamentation » (1,8.13 ; cf. 2,12), avec des « hommes dans l’angoisse » et « tous les visages qui pâlissent » (2,6).
Perhaps famine is one of those events used by the demonic locusts here to cause psychological torment.Fortasse fames est unus ex eventibus quos locustae daemonicae hic ad tormentum psychologicum inferendum adhibent.Peut-être la famine est-elle l’un des événements que les sauterelles démoniaques utilisent ici pour provoquer un tourment psychologique.
In Joel 1:10–11 the famine harms the “wheat (σῖτος) … wine (οἶνος) … oil (ἔλαιον) … and barley (κριθή),” precisely the same things mentioned in association with famine in Rev. 6:6 (cf. also Joel 2:24).In Ioel 1:10–11 fames laedit « triticum (σῖτος) … vinum (οἶνος) … oleum (ἔλαιον) … et hordeum (κριθή) », prorsus eadem quae cum fame in Apoc. 6:6 memorantur (cf. etiam Ioel 2:24).En Joël 1,10–11 la famine atteint le « blé (σῖτος) … le vin (οἶνος) … l’huile (ἔλαιον) … et l’orge (κριθή) », exactement les mêmes éléments associés à la famine en Ap 6,6 (cf. aussi Jl 2,24).
Famine was also a predominant idea in the OT contexts alluded to in Rev. 8:7–11.Fames quoque idea praedominans erat in contextibus Veteris Testamenti ad quos Apoc. 8:7–11 alludit.La famine était également une idée dominante dans les contextes de l’Ancien Testament auxquels Ap 8,7–11 fait allusion.
But 9:4 has stated that the locusts are not to harm the earth’s vegetation.Sed 9:4 affirmat locustas vegetationem terrae non laedere debere.Mais 9,4 affirme que les sauterelles ne doivent pas nuire à la végétation de la terre.
Nevertheless, the idea of famine from Joel is still present, but is spiritualized, as are the locusts, and the damage envisioned is now that of a famine of the soul (the prophets sometimes spiritualized famine, as in, e.g., Amos 8:11–14).Tamen idea famis ex Ioel adhuc adest, sed spiritualizatur, sicut et locustae, et damnum nunc cogitatum est fames animae (prophetae interdum famem spiritualizaverunt, ut e.g. Amos 8:11–14).Cependant l’idée de famine venant de Joël demeure, mais elle est spiritualisée, comme les sauterelles elles-mêmes, et le dommage envisagé est désormais celui d’une famine de l’âme (les prophètes ont parfois spiritualisé la famine, par ex. Am 8,11–14).
This suggests that actual famine conditions observed in the first three trumpets ultimately point to punishments coming on sinners because of the spiritual famine and barrenness of their souls.Hoc suggerit condiciones famis reales, quae in primis tribus tubis observantur, tandem ad poenas peccatoribus infligendas referre propter famem spiritualem et sterilitatem animarum eorum.Cela suggère que les conditions réelles de famine observées dans les trois premières trompettes renvoient finalement aux châtiments infligés aux pécheurs à cause de la famine spirituelle et de la stérilité de leurs âmes.
The locusts cause and reveal to the wicked the hunger and emptiness of their hearts, which was also a function observed with the fourth trumpet plague.Locustae impiis causant et manifestant famem ac vacuitatem cordium eorum, quod etiam functio fuit in plaga quartae tubae observata.Les sauterelles provoquent et révèlent chez les impies la faim et le vide de leurs cœurs, ce qui était aussi une fonction observée avec la plaie de la quatrième trompette.
The exodus plague pattern still overshadows the narrative: just as the crops damaged by hail and fire were then devoured by locusts (Exod. 9:22–25; 10:12–15), so, following on the heels of the first trumpet’s plague of hail and fire, demonic locusts prey on the souls of the ungodly, who have survived the first four trumpet blasts.Schema plagarum Exodi adhuc narrationi imminet: sicut segetes grandine et igne laesae deinde a locustis devoratae sunt (Exod. 9:22–25; 10:12–15), ita post plagam primae tubae grandinis et ignis locustae daemonicae animas impiorum, qui primos quattuor tubarum ictus superaverunt, oppugnant.Le schéma des plaies de l’Exode domine encore le récit : de même que les récoltes endommagées par la grêle et le feu furent ensuite dévorées par les sauterelles (Ex 9,22–25 ; 10,12–15), ainsi, à la suite de la plaie de grêle et de feu de la première trompette, des sauterelles démoniaques s’attaquent aux âmes des impies qui ont survécu aux quatre premiers coups de trompette.
Commentators have noted that the description in these verses is based on an exaggeration of the actual characteristics of locusts that is attested in later Semitic tradition: their heads are like those of horses (cf. German Heupherd, literally “hay horse,” for “locust”).Commentatores animadverterunt descriptionem in his versibus ex exaggeratione proprietatum verarum locustarum pendere, quae in traditione semitica posteriori attestatur: capita earum sunt quasi capitum equorum (cf. Germanice *Heupherd*, id est « equus foeni », pro « locusta »).Les commentateurs ont noté que la description dans ces versets repose sur une exagération des caractéristiques réelles des sauterelles attestée dans la tradition sémitique postérieure : leurs têtes sont comme celles de chevaux (cf. l’allemand *Heupferd*, littéralement « cheval de foin », pour « sauterelle »).
Their “hair” corresponds to the antennae of actual locusts.« Capilli » earum respondent antennis locustarum realium.Leur « chevelure » correspond aux antennes des sauterelles réelles.
Their ferocious “teeth” represent the destructive effect of their mouths (v 8).« Dentes » feroces earum effectum destructivum oris earum significant (v. 8).Leurs « dents » féroces représentent l’effet destructeur de leur bouche (v. 8).
The sound of the onrushing locusts is like that of “chariots” going to war.Sonus locustarum irruentium similis est sonui « curruum » ad bellum currentium.Le bruit des sauterelles qui s’élancent est semblable à celui de « chars » allant au combat.
Their iron suggests armor-like scales on their thoraxes, which could also resemble the scaly breasts of serpents (v 9). (68)Ferrum earum squamas thoracis quasi loricam indicat, quae etiam pectora squamata serpentum referre possunt (v. 9). (68)Leur fer évoque des écailles sur leur thorax semblables à une armure, qui peuvent aussi rappeler les poitrines écailleuses des serpents (v. 9). (68)
(68) See Beasley-Murray, Revelation, 162, for sources.(68) Vide Beasley-Murray, Revelation, 162, ad fontes.(68) Voir Beasley-Murray, Revelation, p. 162, pour les sources.
Charles is probably right to say that the comparison of the locusts’ faces to those of humans with crowns on their heads (v 7) evokes their demonic nature. (69)Probabiliter recte dicit Charles comparationem vultuum locustarum cum vultibus hominum coronas in capitibus habentium (v. 7) naturam earum daemonicam evocare. (69)Charles a probablement raison de dire que la comparaison des visages des sauterelles avec des visages humains portant des couronnes (v. 7) évoque leur nature démoniaque. (69)
(69) Charles, Revelation, I, 244–45.(69) Charles, Revelation, I, 244–45.(69) Charles, Revelation, I, p. 244–245.
The attempt to find the dominant model for the locusts in modern warfare instead of OT imagery is hermeneutically misguided. (70)Conatus exemplar praecipuum locustarum in bello moderno potius quam in imaginibus Veteris Testamenti invenire hermeneutice aberrat. (70)La tentative de trouver le modèle principal des sauterelles dans la guerre moderne plutôt que dans l’imagerie de l’Ancien Testament est herméneutiquement erronée. (70)
(70) E.g., Lindsey, New World Coming, 123–24, suggests a comparison with war helicopters.(70) E.g., Lindsey, New World Coming, 123–24, comparationem cum helicopteris bellicis suggerit.(70) Par ex., Lindsey, New World Coming, p. 123–124, propose une comparaison avec des hélicoptères de guerre.
The locusts are said to be “like horses prepared for battle.”Locustae dicuntur esse « sicut equi ad proelium parati ».Les sauterelles sont décrites comme « semblables à des chevaux préparés pour le combat ».
It is hard to know if horses are only one metaphor for the locusts followed by others or whether all the pictures in vv 7–10 are part of a larger horse metaphor (the description in vv 17–19 would point to the latter).Difficile est scire utrum equi sint solum una metaphora locustarum inter alias an omnes imagines in vv. 7–10 pars maioris metaphorae equi sint (descriptio in vv. 17–19 ad hoc posterius indicare videtur).Il est difficile de savoir si les chevaux ne sont qu’une métaphore parmi d’autres pour les sauterelles ou si toutes les images des vv. 7–10 font partie d’une métaphore plus large du cheval (la description en vv. 17–19 semble indiquer cette seconde possibilité).
But this ambiguity does not affect the overall meaning.Sed haec ambiguitas sensum generalem non afficit.Mais cette ambiguïté n’affecte pas le sens général.
The locusts (or horses) have “faces like human faces.”Locustae (vel equi) habent « vultus sicut vultus hominum ».Les sauterelles (ou chevaux) ont « des visages comme des visages d’hommes ».
Similarly, Joel 2:4–7 describes the locusts there as “like the appearance of horses, and like war horses so they run … like a mighty people arranged for battle … like mighty men … like soldiers.”Similiter Ioel 2:4–7 locustas describit « quasi aspectus equorum, et sicut equi ad bellum sic currunt … sicut populus fortis ad proelium instructus … sicut viri fortes … sicut milites ».De même, Joël 2,4–7 décrit les sauterelles comme « ayant l’aspect de chevaux, et comme des chevaux de guerre elles courent … comme un peuple puissant rangé pour la bataille … comme des guerriers … comme des soldats ».
The spiritual application of the locusts and famine of Joel 1–2 is also reflected in 3 Bar. 16:3.Applicatio spiritualis locustarum et famis Ioel 1–2 etiam in 3 Bar. 16:3 reperitur.L’application spirituelle des sauterelles et de la famine de Joël 1–2 se retrouve également en 3 Bar 16,3.
There God punishes unfaithful Israel with “the caterpillar, the unwinged locust, mildew, and the common locust,” and this is directly related to God’s punishment of “their children with demons.”Ibi Deus Israel infidelem punit « brucho, locusta sine alis, rubigine et locusta communi », quod directe refertur ad punitionem Dei « filiorum eorum per daemones ».Là Dieu punit l’Israël infidèle par « la chenille, la sauterelle sans ailes, la rouille et la sauterelle commune », ce qui est directement lié au châtiment de Dieu infligé à « leurs enfants par des démons ».
This fourfold locust plague is explicitly based on the LXX of Joel 1:4 and 2:25.Haec quadruplex plaga locustarum manifeste fundatur in LXX Ioel 1:4 et 2:25.Cette quadruple plaie de sauterelles est explicitement fondée sur la LXX de Joël 1,4 et 2,25.
For example, Joel 2:25 refers to “the locust, the caterpillar, the palmerworm, the cankerworm”; βροῦχος, translated as “caterpillar,” could be cognate with βροχή, which can mean “rain, moistening, steeping,” or possibly “mildew” in some contexts and could have been misread as βροῦχος by the author of 3 Baruch or a tradition on which he depended.Exempli gratia, Ioel 2:25 refert « locustam, bruchum, erucam, rubiginem »; βροῦχος, quod « bruchus » vertitur, cognatum esse potest βροχή, quod significare potest « pluviam, humidationem, macerationem », vel fortasse « rubiginem » in quibusdam contextibus, atque auctori 3 Baruch vel traditioni qua utebatur pro βροῦχος male lectum esse potuit.Par exemple, Joël 2,25 mentionne « la sauterelle, la chenille, le criquet, le ver dévastateur » ; βροῦχος, traduit par « chenille », pourrait être apparenté à βροχή, qui peut signifier « pluie, humidification, trempage », ou peut-être « rouille » dans certains contextes, et aurait pu être mal lu comme βροῦχος par l’auteur de 3 Baruch ou par la tradition dont il dépendait.
8. Except for the possible exaggeration of locusts’ antennae, there is no convincing parallel for locusts having “hair like the hair of women.” (71)8. Praeter fortasse exaggerationem antennarum locustarum, nullum parallelum persuasivum invenitur locustas habere « capillos sicut capillos mulierum ». (71)8. Mis à part l’éventuelle exagération des antennes des sauterelles, il n’existe aucun parallèle convaincant pour des sauterelles ayant « des cheveux comme les cheveux des femmes ». (71)
(71) Cf. Prigent, Apocalypse, 142, for a list of speculative proposals including legendary centaurs, the scorpion of mythological astrology, long-haired Parthian warriors, etc.(71) Cf. Prigent, Apocalypse, 142, pro indice propositionum coniecturalium, inter quas centauri fabulosi, scorpio astrologiae mythologicae, bellatores Parthi comis longis, etc.(71) Cf. Prigent, Apocalypse, p. 142, pour une liste de propositions spéculatives, dont les centaures légendaires, le scorpion de l’astrologie mythologique, des guerriers parthes aux cheveux longs, etc.
The statement that “their teeth were like [those] of lions” is based on Joel 1:6: the locusts there were like “a nation” whose “teeth are the teeth of a lion.”Assertio quod « dentes eorum erant sicut dentes leonum » fundatur in Ioel 1:6: locustae ibi erant sicut « gens » cuius « dentes sunt dentes leonis ».L’affirmation que « leurs dents étaient comme celles des lions » se fonde sur Joël 1,6 : les sauterelles y sont comme « une nation » dont « les dents sont des dents de lion ».
Later Jewish writings compared the teeth of the locusts that plagued Egypt to the teeth of lions. (72)Scripturae Iudaicae posteriores dentes locustarum quae Aegyptum afflixerunt dentibus leonum comparaverunt. (72)Des écrits juifs postérieurs ont comparé les dents des sauterelles qui frappèrent l’Égypte aux dents des lions. (72)
(72) E.g., Ginzberg, Legends II, 345.(72) E.g., Ginzberg, Legends II, 345.(72) Par ex., Ginzberg, Legends II, p. 345.
If this reflects earlier tradition, then it shows that the link between the locusts of Exodus and Joel would have been a natural one, as we have already seen for other reasons.Si hoc traditionem antiquiorem refert, ostendit coniunctionem inter locustas Exodi et Ioel naturalem fuisse, ut iam aliis rationibus vidimus.Si cela reflète une tradition plus ancienne, cela montre que le lien entre les sauterelles de l’Exode et celles de Joël était naturel, comme nous l’avons déjà vu pour d’autres raisons.
9. “Iron breastplates” is a general description of part of the armor of a soldier (or battle horse; cf. Job 39:19–20; Targ. Nah. 3:17 likens the scaled armor of Assyrian soldiers to the scaled thoraxes of locusts). (73)9. « Loricae ferreae » est descriptio generalis partis armaturae militis (vel equi bellici; cf. Iob 39:19–20; Targ. Nah. 3:17 loricam squamatam militum Assyriorum thoracibus squamatis locustarum comparat). (73)9. Les « cuirasses de fer » constituent une description générale d’une partie de l’armure d’un soldat (ou d’un cheval de guerre ; cf. Jb 39,19–20 ; Targ. Nah 3,17 compare l’armure écailleuse des soldats assyriens aux thorax écailleux des sauterelles). (73)
(73) Cf. Gordon, “Loricate Locusts.”(73) Cf. Gordon, « Loricate Locusts ».(73) Cf. Gordon, « Loricate Locusts ».
This may allude partly to Job 39:19–25 (LXX and MT), which describes a war horse going forth only at the “trumpet sound,” clothed “in terror” and “in perfect armor,” and “who leaps like the locust.” (74)Hoc fortasse partim alludit ad Iob 39:19–25 (LXX et MT), qui equum bellicum describit procedentem ad « sonum tubae », « terrore indutum » et « armatura perfecta », atque « qui sicut locusta salit ». (74)Cela peut faire allusion en partie à Jb 39,19–25 (LXX et TM), qui décrit un cheval de guerre s’élançant au « son de la trompette », « revêtu de terreur » et « d’une armure parfaite », et « qui bondit comme la sauterelle ». (74)
(74) Cf. Kraft, Offenbarung, 141–42.(74) Cf. Kraft, Offenbarung, 141–42.(74) Cf. Kraft, Offenbarung, p. 141–142.
“The sound of their [the locusts’] wings as the sound of chariots, of many horses running into battle” alludes to Joel 2:4–5: “their appearance is like the appearance of horses, and like war horses, so they run, like the sound of chariots they leap on the tops of the mountains … arranged for battle.”« Sonus alarum earum [locustarum] sicut sonus curruum, multorum equorum in proelium currentium » alludit ad Ioel 2:4–5: « aspectus earum sicut aspectus equorum, et sicut equi bellici currunt … sicut sonus curruum saliunt super cacumina montium … ad proelium instructae ».« Le bruit de leurs ailes [celles des sauterelles] comme le bruit de chars, de nombreux chevaux se précipitant au combat » fait allusion à Joël 2,4–5 : « leur aspect est comme l’aspect des chevaux, et comme des chevaux de guerre elles courent … comme le bruit des chars elles bondissent sur les sommets des montagnes … rangées pour le combat ».
Included likewise are echoes of Jer. 51:14, 27: “I will fill you with people like locusts, and they will cry out” (the targum has “troops of nations who are as many as the locust, and they will lift up their voice”); “Bring up the horses like bristly locusts.” (75)Item adsunt echoi Ier. 51:14, 27: « replebo te hominibus sicut locustis, et clamabunt » (targum habet « turmas gentium sicut locustas innumeras, et vocem suam attollent »); « adducite equos sicut locustas horridas ». (75)On trouve aussi des échos de Jr 51,14.27 : « je te remplirai d’hommes comme de sauterelles, et ils pousseront des cris » (le targum a : « des troupes de nations nombreuses comme les sauterelles, et elles élèveront la voix ») ; « faites avancer les chevaux comme des sauterelles hérissées ». (75)
(75) Buchanan, Revelation, 224.(75) Buchanan, Revelation, 224.(75) Buchanan, Revelation, p. 224.
This allusion is confirmed in that: (1) Jer. 51:27 is introduced by “sound the trumpet among the nations” in the same way that a trumpet has signaled the coming of the locusts here in Revelation.Haec allusio confirmatur eo quod: (1) Ier. 51:27 introducitur verbis « canite tuba inter gentes », sicut hic in Apocalypsi tuba adventum locustarum significavit.Cette allusion est confirmée par le fait que : (1) Jr 51,27 est introduit par « sonnez de la trompette parmi les nations », de la même manière qu’une trompette a signalé ici l’arrivée des sauterelles dans l’Apocalypse.
(2) The second trumpet (8:8–9) has already alluded to the burned out mountain cast into the sea from Jer. 51:25, 63–64, so that what we have here is a continuation of the earlier allusion.(2) Secunda tuba (8:8–9) iam allusit ad montem incensum in mare proiectum ex Ier. 51:25, 63–64, ita ut hic continuatio prioris allusionis habeatur.(2) La deuxième trompette (8,8–9) a déjà fait allusion à la montagne embrasée jetée dans la mer d’après Jr 51,25.63–64, de sorte que ce que nous avons ici est une continuation de cette allusion précédente.
(3) The LXX of Jer. 51:27 (28:27 LXX) is closer to Revelation than the Hebrew is: “bring up horses against her as a multitude of locusts.”(3) LXX Ier. 51:27 (28:27 LXX) Apocalypsi propius accedit quam textus Hebraicus: « adducite equos contra eam sicut multitudinem locustarum ».(3) La LXX de Jr 51,27 (28,27 LXX) est plus proche de l’Apocalypse que le texte hébreu : « faites avancer des chevaux contre elle comme une multitude de sauterelles ».
The allusion reinforces the idea that the trumpet woes are directed to a significant degree against idolatrous persecutors outside the church, since Jer. 51:14, 27 is an announcement of coming vindication for Israel against idolatrous Babylon (51:10, 17–18), who has wrongfully come against Israel and its temple (e.g., 51:11).Haec allusio confirmat ideam quod vae tubarum magna ex parte contra persecutores idololatras extra ecclesiam dirigantur, cum Ier. 51:14, 27 sit annuntiatio futurae vindicationis Israel contra Babylonem idololatram (51:10, 17–18), quae iniuste contra Israel et templum eius venit (e.g. 51:11).Cette allusion renforce l’idée que les malheurs des trompettes sont dirigés dans une large mesure contre les persécuteurs idolâtres en dehors de l’Église, puisque Jr 51,14.27 annonce la future vengeance d’Israël contre Babylone idolâtre (51,10.17–18), qui s’est injustement attaquée à Israël et à son temple (par ex. 51,11).
Note further parallels between Targ. Jer. 51:26–27 and Rev. 9:7, 9: “I will lift up the plague of my power against you … appoint against her those who make war, whose horses shall come up speeding like a locust.”Notentur etiam parallela inter Targ. Ier. 51:26–27 et Apoc. 9:7, 9: « elevabo plagam potestatis meae contra te … constituite contra eam bellatores, quorum equi sicut locusta velociter ascendent ».On notera aussi des parallèles entre le Targum de Jr 51,26–27 et Ap 9,7.9 : « j’élèverai la plaie de ma puissance contre toi … établissez contre elle des combattants, dont les chevaux monteront rapidement comme une sauterelle ».
Also comparable to Rev. 9:9 is Isa. 33:1, 3–4, which is a prediction of doom on Israel’s oppressor: “Woe to you … at the sound of the tumult peoples flee … as locusts rushing about, men rush upon it.”Item comparabile Apoc. 9:9 est Is. 33:1, 3–4, quod praedicit exitium oppressori Israel: « Vae tibi … ad sonitum tumultus populi fugiunt … sicut locustae discurrentes, homines irruunt super eam ».Comparable aussi à Ap 9,9 est Is 33,1.3–4, qui annonce le malheur de l’oppresseur d’Israël : « Malheur à toi … au bruit du tumulte les peuples fuient … comme des sauterelles qui se précipitent, les hommes se jettent dessus ».
Testament of Solomon 2:2–4 speaks of demons who have wings, fly, and resemble human-like lions.Testament of Solomon 2:2–4 loquitur de daemonibus qui alas habent, volant et leonibus humaniformibus similes sunt.Testament of Solomon 2,2–4 parle de démons qui ont des ailes, volent et ressemblent à des lions à figure humaine.
10. The picture of the locusts concludes as it began in vv 3–5 with a comparison of their authority to the power that scorpions have over their prey and with a limitation of their power over people to “five months.”10. Imago locustarum concluditur sicut coepit in vv. 3–5 comparatione potestatis earum cum potestate scorpionum super praedam suam et limitatione potestatis earum super homines ad « quinque menses ».10. L’image des sauterelles se conclut comme elle a commencé aux vv. 3–5 par une comparaison de leur pouvoir avec celui des scorpions sur leur proie et par la limitation de leur pouvoir sur les hommes à « cinq mois ».
Added to the summary are further features of scorpions and how they execute their power: the locusts “have tails like scorpions and stings, and in their tails is their power to harm people.”Summario adduntur ulteriores proprietates scorpionum et modus quo potestatem exercent: locustae « caudas habent sicut scorpiones et aculeos, et in caudis earum est potestas hominibus nocendi ».Au résumé s’ajoutent d’autres caractéristiques des scorpions et la manière dont ils exercent leur pouvoir : les sauterelles « ont des queues semblables à celles des scorpions et des aiguillons, et dans leurs queues se trouve leur pouvoir de nuire aux hommes ».
The metaphorical combination of the sound of war horses that devour and serpents who bite “with the pain of [a] … distressed heart” occurs in Jer. 8:16–18.Combinatio metaphorica soni equorum bellicorum devorantium et serpentium mordentium « cum dolore cordis afflicti » invenitur in Ier. 8:16–18.La combinaison métaphorique du bruit de chevaux de guerre qui dévorent et de serpents qui mordent « avec la douleur d’un cœur affligé » se trouve en Jr 8,16–18.
This is parallel with the picture of the horse-like scorpion-locusts of Rev. 9:3–6, 9–10, which is even more striking, since the metaphors in Jeremiah also connote judgment of idolaters (cf. Jer. 8:19; Rev. 9:4, 20).Hoc parallellum est imagini locustarum scorpionum equis similium in Apoc. 9:3–6, 9–10, quod etiam magis insigne est, cum metaphorae apud Ieremiam etiam iudicium idololatrarum significent (cf. Ier. 8:19; Apoc. 9:4, 20).Cela est parallèle à l’image des sauterelles-scorpions semblables à des chevaux en Ap 9,3–6.9–10, ce qui est d’autant plus frappant que les métaphores chez Jérémie évoquent aussi le jugement des idolâtres (cf. Jr 8,19 ; Ap 9,4.20).
The targum of Jeremiah 8 sees this as part of a “plague” in which the people “will delight in death rather than life” (v 3).Targum Ieremiae 8 hoc videt ut partem « plagae » in qua populus « mortem potius quam vitam delectabitur » (v. 3).Le targum de Jérémie 8 voit cela comme une partie d’une « plaie » dans laquelle le peuple « préférera la mort à la vie » (v. 3).
Early Jewish writings held that the Antichrist was expected to come from the tribe of Dan, from which the horses arise in Jer. 8:16 (cf. Test. Dan 5:6–7; cf. also Irenaeus, Adversus Haereses 5.30.2), and this tradition was associated with Jer. 8:16 (cf. Hippolytus, De Antichristo 14–15, which interprets Jer. 8:16–17 as a prophecy of the Antichrist, who will come from Dan; this may be the reason that Dan is omitted from the list of true Israelite tribes in Rev. 7:4–8).Scripta Iudaica antiqua docuerunt Antichristum ex tribu Dan venturum esse, unde equi oriuntur in Ier. 8:16 (cf. Test. Dan 5:6–7; cf. etiam Irenaeus, Adversus Haereses 5.30.2), et haec traditio cum Ier. 8:16 coniuncta est (cf. Hippolytus, De Antichristo 14–15, qui Ier. 8:16–17 ut prophetiam Antichristi interpretatur, qui ex Dan veniet; hoc fortasse causa est cur Dan omittatur ex indice tribuum Israel verarum in Apoc. 7:4–8).Des écrits juifs anciens affirmaient que l’Antéchrist devait venir de la tribu de Dan, d’où surgissent les chevaux en Jr 8,16 (cf. Test. Dan 5,6–7 ; cf. aussi Irénée, Adversus Haereses 5,30,2), et cette tradition fut associée à Jr 8,16 (cf. Hippolyte, De Antichristo 14–15, qui interprète Jr 8,16–17 comme une prophétie de l’Antéchrist venant de Dan ; cela pourrait expliquer pourquoi Dan est omis de la liste des tribus d’Israël en Ap 7,4–8).
The devilish beings of the fifth trumpet may be the spiritual forces of the Antichrist, of the devil, or of both, which vv 1 and 11 confirm (cf. 1 John 2:18–26; 4:1–3, where the spirit of Antichrist works through deception brought by false teachers in the church).Entia diabolica quintae tubae possunt esse vires spirituales Antichristi, diaboli, vel utriusque, quod vv. 1 et 11 confirmant (cf. 1 Io. 2:18–26; 4:1–3, ubi spiritus Antichristi per deceptionem magistrorum falsorum in ecclesia operatur).Les êtres diaboliques de la cinquième trompette peuvent être les forces spirituelles de l’Antéchrist, du diable ou des deux, ce que confirment les vv. 1 et 11 (cf. 1 Jn 2,18–26 ; 4,1–3, où l’esprit de l’Antéchrist agit par la tromperie apportée par de faux docteurs dans l’Église).
Jewish tradition held that in Sheol and Abaddon there were “angels of destruction” who were in authority over thousands of scorpions.Traditio Iudaica tenuit in Sheol et Abaddon esse « angelos perditionis » qui potestatem super milia scorpionum haberent.La tradition juive tenait que dans le Shéol et l’Abaddon il y avait des « anges de destruction » qui avaient autorité sur des milliers de scorpions.
The sting of the scorpions was lethal.Aculeus scorpionum lethalis erat.La piqûre des scorpions était mortelle.
However, some of the stings do not kill, but only torment the inhabitants of hell. (76)Tamen quidam aculei non occidunt sed solum incolas inferni torquent. (76)Cependant certaines piqûres ne tuent pas mais tourmentent seulement les habitants de l’enfer. (76)
(76) Ginzberg, Legends I, 11–16; II, 312.(76) Ginzberg, Legends I, 11–16; II, 312.(76) Ginzberg, Legends I, p. 11–16 ; II, p. 312.
11. The name of the angel who controls the realm of the demons is Abaddon (Ἀβαδδών, a transliteration of Hebrew ’baddôn, “Destruction”) and Apollyon (Ἀπολλύων, Greek for a “Destroyer”).11. Nomen angeli qui regnum daemonum gubernat est Abaddon (Ἀβαδδών, translitteratio Hebraici ’baddôn, « Perditio ») et Apollyon (Ἀπολλύων, Graece « Destructor »).11. Le nom de l’ange qui contrôle le domaine des démons est Abaddon (Ἀβαδδών, translittération de l’hébreu ’baddôn, « Destruction ») et Apollyon (Ἀπολλύων, grec pour « Destructeur »).
In the OT “Destruction” is sometimes equated with Sheol or “death,” the realm of the dead (Job 26:6; 28:22; Ps. 88:11; Prov. 15:11; 27:20).In Vetere Testamento « Perditio » interdum aequatur Sheol vel « morti », regno mortuorum (Iob 26:6; 28:22; Ps. 88:11; Prov. 15:11; 27:20).Dans l’AT, « Destruction » est parfois identifiée au Shéol ou à la « mort », le royaume des morts (Jb 26,6 ; 28,22 ; Ps 88,11 ; Pr 15,11 ; 27,20).
These names together with the statement that the angel is “king over” the demons suggests that this is a satanic figure (“the prince of Gehinnom” in b. Arakhin 15b and b. Sanhedrin 52a refers to the same figure, who is probably satanic).Haec nomina una cum affirmatione quod angelus sit « rex super » daemones suggerunt hunc esse personam satanicam (« princeps Gehinnom » in b. Arakhin 15b et b. Sanhedrin 52a ad eandem figuram refertur, quae probabiliter satanica est).Ces noms, ainsi que l’affirmation que l’ange est « roi sur » les démons, suggèrent qu’il s’agit d’une figure satanique (« le prince de la Géhenne » dans b. Arakhin 15b et b. Sanhedrin 52a renvoie à la même figure, probablement satanique).
This king also suggests the unnatural yet supernatural character of the locusts, since in the natural world “locusts have no king” (Prov. 30:27).Hic rex etiam indolem innaturalem sed supernaturalem locustarum suggerit, cum in mundo naturali « locustae regem non habeant » (Prov. 30:27).Ce roi suggère aussi le caractère non naturel mais surnaturel des sauterelles, puisque dans le monde naturel « les sauterelles n’ont pas de roi » (Pr 30,27).
Whether or not this is a good or evil angel is perhaps not immediately obvious.Utrum hic angelus bonus an malus sit fortasse statim non apparet.Que cet ange soit bon ou mauvais n’est peut-être pas immédiatement évident.
But the LXX of Amos 7:1 portrays the army coming to invade Israel as “a swarm of locusts coming from the east,” which is led by “one caterpillar, king Gog.”Sed LXX Amos 7:1 exercitum Israel invadentem depingit ut « agmen locustarum ab oriente venientium », quod ducitur « uno brucho, rege Gog ».Mais la LXX d’Amos 7,1 décrit l’armée venant envahir Israël comme « un essaim de sauterelles venant de l’est », conduit par « une chenille, le roi Gog ».
This associates the locusts with the Gog and Magog tradition of Ezekiel 38–39, which is developed in Rev. 20:8, where Satan is the leader of Gog and Magog.Hoc locustas cum traditione Gog et Magog apud Ezechielem 38–39 coniungit, quae in Apoc. 20:8 explicatur, ubi Satanas dux Gog et Magog est.Cela associe les sauterelles à la tradition de Gog et Magog d’Ézéchiel 38–39, développée en Ap 20,8, où Satan est le chef de Gog et Magog.
This background suggests that the similar figure in Rev. 9:11 is likewise satanic; although the figure here is a punishing angel, the repeated references to “angels of punishment” in Jewish apocalyptic writings do not specify whether they are good or evil (e.g., 1 En. 53:3; 56:1; 62:11; 63:1; 65:6 may imply the satanic nature of these angels).Hic contextus suggerit figuram similem in Apoc. 9:11 etiam satanicam esse; quamvis figura hic sit angelus puniens, crebrae mentionēs « angelorum poenae » in scriptis apocalypticis Iudaicis non determinant utrum boni an mali sint (e.g., 1 En. 53:3; 56:1; 62:11; 63:1; 65:6 naturam satanicam eorum fortasse insinuant).Ce contexte suggère que la figure semblable en Ap 9,11 est également satanique ; bien que la figure ici soit un ange qui châtie, les références répétées aux « anges de châtiment » dans les écrits apocalyptiques juifs ne précisent pas s’ils sont bons ou mauvais (par ex. 1 Hénoch 53,3 ; 56,1 ; 62,11 ; 63,1 ; 65,6 peuvent impliquer leur nature satanique).
The “Destroyer” in Rev. 9:11 is either the devil himself or an evil representative of the devil; either alternative receives confirmation from Jewish exegetical tradition on Exodus (see below). (77)« Destructor » in Apoc. 9:11 est vel ipse diabolus vel malus repraesentans diaboli; utraque possibilitas confirmatur traditione exegetica Iudaica de Exodo (vide infra). (77)Le « Destructeur » en Ap 9,11 est soit le diable lui-même, soit un représentant mauvais du diable ; l’une ou l’autre possibilité est confirmée par la tradition exégétique juive sur l’Exode (voir ci-dessous). (77)
(77) This conclusion is contrary to that of Mounce, Revelation, 198.(77) Haec conclusio contraria est sententiae Mounce, Revelation, 198.(77) Cette conclusion est contraire à celle de Mounce, Revelation, p. 198.
Rev. 12:3–4 and 13:1ff. are compatible with this conclusion, since there the devil and the Beast respectively are pictured wearing royal diadems and leading evil forces.Apoc. 12:3–4 et 13:1 ss. huic conclusioni congruunt, cum ibi diabolus et Bestia diademata regia gerere et vires malas ducere depingantur.Ap 12,3–4 et 13,1 ss. concordent avec cette conclusion, puisque le diable et la Bête y sont représentés portant des diadèmes royaux et conduisant des forces mauvaises.
This is also in line with the same conclusion already reached about the angel’s identification in 9:1.Hoc etiam congruit cum eadem conclusione iam de identificatione angeli in 9:1 proposita.Cela est aussi conforme à la conclusion déjà atteinte concernant l’identification de l’ange en 9,1.
This conclusion is also indicated by the identification of “Abaddon” as the hellish home of Belial, the satanic “asp,” in 1QH 3(11).16, 19, 32.Haec conclusio etiam indicatur per identificationem « Abaddon » ut domicilium infernale Belial, « aspidis » satanicae, in 1QH 3(11).16, 19, 32.Cette conclusion est également indiquée par l’identification d’« Abaddon » comme la demeure infernale de Bélial, l’« aspic » satanique, en 1QH 3(11).16.19.32.
There the “pit” and “abyss” open and fulminate out billows, arrows, and “the spirits of the asp” (3[11].16–18; 5[13].27) against hardened hypocrites (3[11].25–27), “leaving [them with] no hope.”Ibi « fovea » et « abyssus » aperiuntur et erumpunt undas, sagittas et « spiritus aspidis » (3[11].16–18; 5[13].27) contra hypocritas induratos (3[11].25–27), « sine spe eos relinquentes ».Là, la « fosse » et « l’abîme » s’ouvrent et projettent des flots, des flèches et « les esprits de l’aspic » (3[11].16–18 ; 5[13].27) contre les hypocrites endurcis (3[11].25–27), « les laissant sans espérance ».
This destruction emanating from the pit is interpreted as deceptive influences, especially false teaching, affecting unbelievers but not those truly loyal to God.Haec destructio e fovea procedens interpretatur ut influxus fallaces, praesertim falsa doctrina, incredulos afficiens sed non eos qui Deo vere fideles sunt.Cette destruction qui émane de la fosse est interprétée comme des influences trompeuses, en particulier un faux enseignement, affectant les incroyants mais non ceux qui sont réellement fidèles à Dieu.
This scenario for Rev. 9:11 is similar to the picture in 9:1–6, where the tormenting despair is rooted in deceptive influences (see also on 9:17–19).Hoc schema Apoc. 9:11 simile est imagini in 9:1–6, ubi desperatio torquens ex influxibus fallacibus oritur (vide etiam ad 9:17–19).Ce scénario pour Ap 9,11 est semblable à l’image de 9,1–6, où le désespoir tourmentant provient d’influences trompeuses (voir aussi 9,17–19).
The name formulas in 6:8 and 8:11 introduce titles whose meaning conveys a destructive effect of the respective plagues there.Formulae nominum in 6:8 et 8:11 titulos introducunt quorum significatio effectum destructivum plagorum ibi designat.Les formules de nom en 6,8 et 8,11 introduisent des titres dont le sens exprime l’effet destructeur des fléaux correspondants.
The formula has the same function here. (78)Formula hic eandem functionem habet. (78)La formule a ici la même fonction. (78)
(78) Cf. Lenski, Revelation, 297.(78) Cf. Lenski, Revelation, 297.(78) Cf. Lenski, Revelation, p. 297.
The two names for Satan express his function in utilizing demons so to work among the impious that they will eventually be destroyed by death of body and spirit.Duo nomina Satanae munus eius exprimunt quo daemones adhibet ut inter impios operetur, ita ut tandem morte corporis et spiritus perdantur.Les deux noms de Satan expriment sa fonction d’utiliser les démons pour agir parmi les impies, de sorte qu’ils finissent par être détruits par la mort du corps et de l’esprit.
The demonic activity lasts only “five months” and is but a part of the process leading to this final macabre goal. (79)Actio daemonica tantum « quinque menses » durat et pars est processus qui ad hunc finem macabrum ducit. (79)L’activité démoniaque ne dure que « cinq mois » et ne constitue qu’une partie du processus menant à ce but final macabre. (79)
Many commentators have seen in the name Apollyon a reference to the god Apollo, who may sometimes have been symbolized by a locust. (80)Multi commentatores in nomine Apollyon allusionem ad deum Apollinem viderunt, qui interdum locusta symbolizari potuit. (80)De nombreux commentateurs ont vu dans le nom Apollyon une allusion au dieu Apollon, qui pouvait parfois être symbolisé par une sauterelle. (80)
(80) For the evidence see Charles, Revelation I, 246, and I. T. Beckwith, Apocalypse, 563–64, though they are ambivalent about the allusion.(80) Pro testimoniis vide Charles, Revelation I, 246, et I. T. Beckwith, Apocalypse, 563–64, quamquam de hac allusione ambigunt.(80) Pour les preuves voir Charles, Revelation I, p. 246, et I. T. Beckwith, Apocalypse, p. 563–564, bien qu’ils restent hésitants sur cette allusion.
Apollo’s name originated from the same Greek word that is behind Apollyon (ἀπόλλυμι, “destroy,” as in Aeschylus, Agamemnon 1082).Nomen Apollinis ex eodem verbo Graeco ortum est quod subest Apollyon (ἀπόλλυμι, « perdere », ut apud Aeschylum, Agamemnon 1082).Le nom d’Apollon provient du même verbe grec que celui qui est à l’origine d’Apollyon (ἀπόλλυμι, « détruire », comme chez Eschyle, Agamemnon 1082).
If there is such an allusion in mind here, then the point might be to show that the devil himself is behind Domitian and all other rulers who claimed to be an incarnation of Apollo.Si talis allusio hic intenditur, sensus esse potest ostendere ipsum diabolum post Domitianum et omnes alios principes stare qui incarnationem Apollinis se esse dicebant.Si une telle allusion est visée ici, l’idée pourrait être de montrer que le diable lui-même se trouve derrière Domitien et tous les autres souverains qui prétendaient être une incarnation d’Apollon.
Augustus enjoyed playing the role of Apollo in private dinner plays, and Romans sometimes referred to Apollo as the “Tormentor” (Suetonius, Augustus 70). (81)Augustus partes Apollinis in ludis convivii privatis agere delectabatur, et Romani interdum Apollinem « Tormentorem » vocabant (Suetonius, Augustus 70). (81)Auguste aimait jouer le rôle d’Apollon dans des spectacles privés lors de banquets, et les Romains appelaient parfois Apollon le « Tourmenteur » (Suétone, Auguste 70). (81)
This would also be a further hint that the figure in v 11 is Satanic and that evil angels are to be identified with sinful rulers and peoples.Hoc etiam ulterius indicium esset figuram in v. 11 esse satanicam et angelos malos cum principibus et populis peccatoribus identificandos esse.Ce serait aussi un indice supplémentaire que la figure du v. 11 est satanique et que les anges mauvais doivent être identifiés avec des chefs et des peuples pécheurs.
The best background against which to seek the identification of the angel is that of the exodus plagues, since they have been in mind up to this point.Optimus contextus ad identificationem huius angeli quaerendam est plagis Exodi, quoniam usque ad hoc punctum in mente fuerunt.Le meilleur arrière-plan pour rechercher l’identification de cet ange est celui des plaies de l’Exode, puisqu’elles ont été présentes à l’esprit jusqu’à présent.
However, in the biblical and Jewish accounts the issue is still not clear.Tamen in narrationibus biblicis et Iudaicis res adhuc non est clara.Cependant, dans les récits bibliques et juifs, la question n’est pas encore claire.
Both good and evil angels were at work during the plagues and at the Red Sea (see on Rev. 8:2, 10–11).Tam boni quam mali angeli in plagis et ad Mare Rubrum operati sunt (vide ad Apoc. 8:2, 10–11).Des anges bons et mauvais ont agi à la fois lors des plaies et à la mer Rouge (voir Ap 8,2.10–11).
But the clear references to good angels primarily limits their activity to the Red Sea deliverance.Sed clarae mentionēs angelorum bonorum eorum actionem praecipue ad liberationem ad Mare Rubrum restringunt.Mais les références explicites aux bons anges limitent surtout leur activité à la délivrance à la mer Rouge.
In striking likeness to Rev. 9:1, 4–5, 11, the angel that killed the firstborn Egyptians is called “the destroyer” (Exod. 12:23, a synonym of the word in Rev. 9:11), “the destroying angel,” “the angel of death, to whom is given the power to destroy, but has no dominion” over the Israelites (Targ. Pal. Exod. 12; Targ. Pal. and Jer. Exodus 4 use the same titles for the angel who opposed Moses).In mira similitudine cum Apoc. 9:1, 4–5, 11, angelus qui primogenitos Aegyptiorum occidit vocatur « destructor » (Exod. 12:23, synonymum vocabuli in Apoc. 9:11), « angelus perdens », « angelus mortis cui data est potestas destruendi sed nullam dominationem habet » super Israelitas (Targ. Pal. Exod. 12; Targ. Pal. et Ier. Exodus 4 eisdem titulis utuntur pro angelo qui Moysi restitit).Dans une frappante ressemblance avec Ap 9,1.4–5.11, l’ange qui tua les premiers-nés égyptiens est appelé « le destructeur » (Ex 12,23, synonyme du mot en Ap 9,11), « l’ange destructeur », « l’ange de la mort à qui est donnée la puissance de détruire mais qui n’a pas de pouvoir » sur les Israélites (Targ. Pal. Ex 12 ; Targ. Pal. et Targ. Jér. Exode 4 utilisent les mêmes titres pour l’ange qui s’opposa à Moïse).
Jubilees repeatedly identifies this angel as “prince Mastema,” another name for Satan and therefore a parallel to the angel of Rev. 9:11 (the “king” of the demons; Jub. 11:5; 17:16; 18:9, 12; 48:2–15).Jubilees saepe hunc angelum identificat ut « principem Mastema », aliud nomen Satanae, atque ita parallelum angelo Apoc. 9:11 (regi daemonum; Jub. 11:5; 17:16; 18:9, 12; 48:2–15).Jubilés identifie à plusieurs reprises cet ange comme le « prince Mastema », autre nom de Satan et donc parallèle à l’ange d’Ap 9,11 (le « roi » des démons ; Jub 11,5 ; 17,16 ; 18,9.12 ; 48,2–15).
This prince-angel was the one who tried to kill Moses on his return to Egypt and who struck down the Egyptian firstborn (Jub. 48:2; 49:2).Hic princeps-angelus est qui Moysen redeuntem in Aegyptum occidere conatus est et qui primogenitos Aegyptiorum percussit (Jub. 48:2; 49:2).Cet ange-prince est celui qui tenta de tuer Moïse lors de son retour en Égypte et qui frappa les premiers-nés des Égyptiens (Jub 48,2 ; 49,2).
God gave Mastema sovereignty over the wicked spirits after the deluge, so that he became known as “chief of the [evil] spirits” (Jub. 10:7–8; 11:5; 19:28).Deus Mastema potestatem super spiritus malos post diluvium dedit, ita ut « princeps spirituum [malorum] » appellaretur (Jub. 10:7–8; 11:5; 19:28).Dieu donna à Mastema autorité sur les esprits mauvais après le déluge, de sorte qu’il fut appelé « chef des esprits [mauvais] » (Jub 10,7–8 ; 11,5 ; 19,28).
Not only does “the destroyer” oppose Moses, but he opposes the Israelites after they leave Egypt (Wis. 18:22–25).Non solum « destructor » Moysi resistit, sed etiam Israelitis postquam ex Aegypto exeunt adversatur (Sap. 18:22–25).Non seulement « le destructeur » s’oppose à Moïse, mais il s’oppose aussi aux Israélites après leur sortie d’Égypte (Sg 18,22–25).
In this light, the plural “destroying angels” in Targ. Pal. Exodus 12 who executed the plague of hail and struck down the firstborn are evil spirits unleashed by Satan.Hoc modo intellegitur pluralis « angeli perditores » in Targ. Pal. Exodi 12, qui plagam grandinis exsecuti sunt et primogenitos percusserunt, esse spiritus malos a Satana emissos.Dans cette perspective, les « anges destructeurs » au pluriel dans le Targum palestinien d’Ex 12, qui exécutèrent la plaie de grêle et frappèrent les premiers-nés, sont des esprits mauvais déchaînés par Satan.
Ps. 77(78):49 LXX explicitly refers to these angels as “evil angels” (ἀγγέλων πονηρῶν), through whom God “sent out … anger, wrath, and affliction.”Ps. 77(78):49 LXX hos angelos explicite vocat « angelos malos » (ἀγγέλων πονηρῶν), per quos Deus « misit … iram, indignationem et afflictionem ».Le Ps 77(78),49 LXX appelle explicitement ces anges « anges mauvais » (ἀγγέλων πονηρῶν), par lesquels Dieu « envoya … colère, indignation et détresse ».
Therefore, all these spirits remained ultimately under God’s hand (e.g., Exod. 12:12–13, 27–29; OT and Jewish tradition based on Exodus 12 affirms both that God is the one who struck down the firstborn and that he used an angelic agent to execute his will [Exod. 12:23]).Ita omnes hi spiritus ultimo sub manu Dei manserunt (e.g., Exod. 12:12–13, 27–29; traditio biblica et Iudaica ex Exodo 12 orta affirmat Deum ipsum primogenitos percussisse atque angelum ad voluntatem suam exsequendam adhibuisse [Exod. 12:23]).Ainsi tous ces esprits demeuraient en dernier ressort sous la main de Dieu (par ex. Ex 12,12–13.27–29 ; la tradition biblique et juive issue d’Ex 12 affirme à la fois que Dieu lui-même frappa les premiers-nés et qu’il utilisa un agent angélique pour accomplir sa volonté [Ex 12,23]).
The Satanic source of the plagues is also noted in Wis. 17:14 (where the plague of darkness came from “the bottoms of … hell”).Origo satanica plagorum etiam memoratur in Sap. 17:14 (ubi plaga tenebrarum ex « imis … inferni » provenire dicitur).L’origine satanique des plaies est aussi mentionnée en Sg 17,14 (où la plaie des ténèbres vient « des profondeurs … de l’enfer »).
In Hermas, Vision 4:1, the seer has a vision of “a huge beast, like some sea monster, and from its mouth flaming locusts were pouring out.”Apud Hermam, Visio 4:1, videns visionem habet « bestiae ingentis quasi monstri marini, e cuius ore locustae flammeae effundebantur ».Dans Hermas, Vision 4,1, le voyant a une vision « d’une bête énorme, semblable à un monstre marin, et de sa bouche sortaient des sauterelles enflammées ».
Names are usually introduced in the case required by their place in the syntax.Nomina plerumque introducuntur casu quem locus eorum in structura syntactica requirit.Les noms sont habituellement introduits au cas requis par leur place dans la syntaxe.
But here Ἀβαδδών and Ἀπολλύων are nominative rather than accusative, probably because they were well-known titles (the same phenomenon may occur in 1:4 (82) and elsewhere in the Apocalypse).Sed hic Ἀβαδδών et Ἀπολλύων nominativo potius quam accusativo ponuntur, fortasse quia tituli notissimi erant (idem phaenomenon fortasse occurrit in 1:4 (82) et alibi in Apocalypsi).Mais ici Ἀβαδδών et Ἀπολλύων sont au nominatif plutôt qu’à l’accusatif, probablement parce qu’il s’agissait de titres bien connus (le même phénomène peut apparaître en 1,4 (82) et ailleurs dans l’Apocalypse).
(82) Cf. DM, 70.(82) Cf. DM, 70.(82) Cf. DM, p. 70.
(83) See BDF §143 on the use of the nominative in 9:11.(83) Vide BDF §143 de usu nominativi in 9:11.(83) Voir BDF §143 sur l’usage du nominatif en 9,11.
Comparable to the dual name in v 11 is the twofold personification of “Death/Hades” in Hos. 13:14b: “Death, where are your plagues [LXX ‘punishment’]? Sheol [LXX ‘Hades’], where is your destruction [LXX κέντρον (‘sting’), as in Rev. 9:10]? Compassion is hidden from my eyes.”Comparabile nomini duplici in v. 11 est duplex personificatio « Mortis / Hades » in Hos. 13:14b: « Mors, ubi sunt plagae tuae [LXX ‘poena’]? Sheol [LXX ‘Hades’], ubi est perditio tua [LXX κέντρον (‘aculeus’), ut in Apoc. 9:10]? Misericordia abscondita est ab oculis meis ».Comparable au double nom du v. 11 est la double personnification de « Mort / Hadès » en Os 13,14b : « Mort, où sont tes fléaux [LXX ‘châtiment’] ? Shéol [LXX ‘Hadès’], où est ta destruction [LXX κέντρον (‘aiguillon’), comme en Ap 9,10] ? La compassion est cachée à mes yeux ».
The point of the statement in Hosea’s argument is that God is sovereign even over the realm of death, but will not deliver sinful Israel from death because Hosea’s generation has become irreclaimably wicked. (84)Sensus huius loci in argumento Osee est Deum etiam super regnum mortis dominari, sed Israel peccatricem a morte non liberaturum esse, quia generatio Osee irreparabiliter impia facta est. (84)Le sens de cette affirmation dans l’argument d’Osée est que Dieu est souverain même sur le royaume de la mort, mais qu’il ne délivrera pas Israël pécheur de la mort, parce que la génération d’Osée est devenue irrémédiablement impie. (84)
(84) So Calvin, Minor Prophets I, 475–80.(84) Ita Calvinus, Minor Prophets I, 475–80.(84) Ainsi Calvin, Minor Prophets I, p. 475–480.
Consequently, “pains like a woman in travail will come” on them (Hos. 13:13).Quapropter « dolores sicut parturientis super eos venient » (Hos. 13:13).Par conséquent, « des douleurs comme celles d’une femme en travail viendront sur eux » (Os 13,13).
This scenario and language is much like that of Rev. 9:6, 10–11, and could stand in the background, since allusion has already been made to it in 6:8.Hoc schema et haec locutio multum similia sunt iis quae in Apoc. 9:6, 10–11 reperiuntur, et in contextu subiacere possunt, cum allusio ad ea iam facta sit in 6:8.Ce scénario et ce langage ressemblent beaucoup à ceux d’Ap 9,6.10–11 et pourraient constituer l’arrière-plan, puisqu’une allusion y a déjà été faite en 6,8.
12. This transitional verse summarizes the preceding trumpet and introduces the next two.12. Hic versus transitionis tubam praecedentem summatim comprehendit atque duas sequentes introducit.12. Ce verset de transition résume la trompette précédente et introduit les deux suivantes.
Does it indicate that what is portrayed in the last three trumpets follow one another chronologically, or is the order just in the sequence of the visions?Num indicat ea quae in tribus tubis ultimis depinguntur ordine chronologico sibi succedere, an ordo solum ad seriem visionum pertinet?Indique-t-il que ce qui est représenté dans les trois dernières trompettes se suit chronologiquement, ou bien l’ordre concerne-t-il seulement la succession des visions ?
One hint that the second meaning is intended is found in the opening statement, “The first woe has passed.”Unum indicium quod secundus sensus intenditur invenitur in initio: « primum vae transiit ».Un indice que le second sens est visé se trouve dans l’énoncé initial : « le premier malheur est passé ».
This means not that the events have already transpired in history but only that the vision containing them is now past.Hoc non significat eventus iam in historia accidisse, sed tantum visionem quae eos continebat iam praeteriisse.Cela ne signifie pas que les événements se sont déjà produits dans l’histoire, mais seulement que la vision qui les contenait est maintenant passée.
That the emphasis is on the “woes” as visions rather than events is also implied in the second sentence by the introductory ἰδού (“behold”) and by the concluding μετὰ ταῦτα (“after these things”), which elsewhere in the Apocalypse and other apocalyptic literature refers not to the order of historical events but to the order of visions (see on 4:1).Quod accentus in « vae » ut visionibus potius quam eventibus ponitur etiam indicatur in sententia secunda per initium ἰδού (« ecce ») et clausulam μετὰ ταῦτα (« post haec »), quae alibi in Apocalypsi et litteratura apocalyptica non ad ordinem rerum historicarum sed ad ordinem visionum refertur (vide ad 4:1).Que l’accent porte sur les « malheurs » comme visions plutôt que comme événements est aussi suggéré dans la seconde phrase par l’introduction ἰδού (« voici ») et par la conclusion μετὰ ταῦτα (« après ces choses »), qui ailleurs dans l’Apocalypse et la littérature apocalyptique renvoie non à l’ordre des événements historiques mais à l’ordre des visions (voir 4,1).
Consequently, the sense of v 12 is: “The presentation of the first vision of woe has passed. See, two more visions of woe will be presented after this first one.”Ita sensus v. 12 est: « Praesentatio primae visionis vae transiit. Ecce, duae aliae visiones vae post hanc primam exhibebuntur ».Ainsi le sens du v. 12 est : « La présentation de la première vision de malheur est passée. Voici que deux autres visions de malheur seront présentées après celle-ci ».
The primary concern is with the order of visions and not the order of history represented in the three visions.Praecipua cura est de ordine visionum, non de ordine historiae qui in tribus visionibus repraesentatur.La préoccupation principale concerne l’ordre des visions et non l’ordre de l’histoire représentée dans les trois visions.
Some significant mss. indicate that μετὰ ταῦτα (“after these things”) introduces v 13 and thus the sixth trumpet (046 1006 1854 2329 2351 M) instead of concluding v 12 (as in A 1611 1841 M A and some versions and fathers).Nonnulli codices magni momenti indicant μετὰ ταῦτα (« post haec ») v. 13 introducere atque ita tubam sextam (046 1006 1854 2329 2351 M) potius quam v. 12 concludere (sicut in A 1611 1841 M A et quibusdam versionibus et patribus).Certains manuscrits importants indiquent que μετὰ ταῦτα (« après ces choses ») introduit le v. 13 et donc la sixième trompette (046 1006 1854 2329 2351 M) plutôt que de conclure le v. 12 (comme dans A 1611 1841 M A et certaines versions et Pères).
Perhaps an original concluding position was altered to conform to the usual position of the phrase throughout the book (of the nine occurrences of μετὰ ταῦτα [or τοῦτο], seven introduce a statement and only two function as conclusions [cf. 1:19; 4:1]).Fortasse positio originaliter conclusiva mutata est ut cum usu consueto locutionis per totum librum congrueret (ex novem locis μετὰ ταῦτα [vel τοῦτο], septem sententiam introducunt et duo tantum conclusionem efficiunt [cf. 1:19; 4:1]).Peut-être une position initialement conclusive a-t-elle été modifiée pour se conformer à l’usage habituel de l’expression dans tout le livre (sur neuf occurrences de μετὰ ταῦτα [ou τοῦτο], sept introduisent une phrase et seulement deux servent de conclusion [cf. 1,19 ; 4,1]).
On the other hand, that the phrase introduces v 13 is favored by mss. that appear to have smoothed out the more awkward μετὰ ταῦτα καί to καὶ μετὰ ταῦτα (046), μετὰ δέ ταῦτα (0207), or μετὰ ταῦτα (p47 א 2344 pc some versions).Contra, quod haec locutio v. 13 introducat favetur codicibus qui formulationem minus commodam μετὰ ταῦτα καί emendasse videntur in καὶ μετὰ ταῦτα (046), μετὰ δέ ταῦτα (0207) vel μετὰ ταῦτα (p47 א 2344 pc nonnullae versiones).D’autre part, que l’expression introduise le v. 13 est favorisé par des manuscrits qui semblent avoir lissé la formulation plus maladroite μετὰ ταῦτα καί en καὶ μετὰ ταῦτα (046), μετὰ δέ ταῦτα (0207) ou μετὰ ταῦτα (p47 א 2344 pc certaines versions).
This is strengthened by observing that if μετὰ ταῦτα concludes v 12, then it is redundant after ἔτι (“yet, still”).Hoc confirmatur observatione quod, si μετὰ ταῦτα v. 12 concludit, tum redundans est post ἔτι (« adhuc »).Cela est renforcé par l’observation que si μετὰ ταῦτα conclut le v. 12, alors il est redondant après ἔτι (« encore »).
John never uses ἔτι tautologically elsewhere, and most scribes would not have been sensitive to such a subtle stylistic pattern. (85)Ioannes alibi numquam ἔτι tautologice utitur, nec plerique scribae talem subtilitatem stilisticam animadvertissent. (85)Jean n’emploie jamais ailleurs ἔτι de manière tautologique, et la plupart des scribes n’auraient pas été sensibles à un schéma stylistique aussi subtil. (85)
(85) Cf. Charles, Revelation I, 247.(85) Cf. Charles, Revelation I, 247.(85) Cf. Charles, Revelation I, p. 247.
Nevertheless, it is hard to know what the original position of μετὰ ταῦτα was.Nihilominus difficile est scire quae fuerit positio originalis locutionis μετὰ ταῦτα.Néanmoins, il est difficile de savoir quelle était la position originale de l’expression μετὰ ταῦτα.
The position does not radically affect the meaning.Positio sensum non radicaliter afficit.La position n’affecte pas radicalement le sens.
Singular ἔρχεται (“it comes”) does not agree with the apparently plural δύο (“two”; plural ἔρχονται [“they come”] in some mss. is certainly a secondary harmonization).Singulare ἔρχεται (« venit ») cum apparenter plurali δύο (« duo ») non congruit; pluralis ἔρχονται (« veniunt ») in quibusdam codicibus harmonizatio secundaria est.Le singulier ἔρχεται (« il vient ») ne s’accorde pas avec le δύο apparemment pluriel (« deux » ; le pluriel ἔρχονται dans certains manuscrits est certainement une harmonisation secondaire).
However, the construction is not abnormal if the feminine δύο (“two”) has the idea of multiplicity, which Hebrew feminine numerals have.Tamen constructio non est insolita si femininum δύο (« duo ») notionem multitudinis habet, qualem numeralia feminina Hebraica habent.Cependant la construction n’est pas anormale si le féminin δύο (« deux ») porte l’idée de multiplicité, comme c’est le cas des numéraux féminins en hébreu.
Consequently, δύο is to be understood as a Hebraism with the sense of “twice”: “there comes yet a twofold woe after these things.”Itaque δύο intellegendum est ut Hebraismus sensu « bis »: « adhuc duplex vae post haec venit ».Ainsi δύο doit être compris comme un hébraïsme au sens de « deux fois » : « il vient encore un double malheur après ces choses ».
(86) So Mussies, “ΔΥΟ”; Lohmeyer, Offenbarung, 80–81.(86) Ita Mussies, « ΔΥΟ »; Lohmeyer, Offenbarung, 80–81.(86) Ainsi Mussies, « ΔΥΟ » ; Lohmeyer, Offenbarung, p. 80–81.

1999. Jonathan Knight

  • Jonathan Knight (né en 1959), bibliste britannique, spécialiste des littératures néotestamentaire, apocalyptique, pseudépigraphiques et de l’histoire du christianisme ancien.
  • Jonathan Knight, Revelation (183 p.), Sheffield (Angleterre), Academic Press (“Readings: A New Biblical Commentary”), 1999 (2e éd. 2011), (183 p.), pp. 78-79.
anglais (1999)latin (2025)français (2025)
The trumpets and the judgment continue in ch. 9.Tubae et judicium in capite IX pergunt.Les trompettes et le jugement se poursuivent au chapitre 9.
At the blowing of the fifth trumpet, a star falls to earth (9.1).Ad tubae quintae clangorem stella in terram cadit (9,1).Au son de la cinquième trompette, une étoile tombe sur la terre (9,1).
It is given the key to ‘the bottomless pit’.Ei datur clavis “putei abyssi”.Il lui est donné la clef de « l’abîme sans fond ».
This star’s identity is much discussed in the commentaries.De identitate huius stellae in commentariis multum disputatur.L’identité de cette étoile est largement débattue dans les commentaires.
It appears to be an (otherwise anonymous) angel who carries out the function of judgment.Videtur esse angelus (alioquin anonymus) qui munus judicii exercet.Il semble s’agir d’un ange (par ailleurs anonyme) qui accomplit une fonction de jugement.
There was a cycle of stories about the fallen angels in Jewish literature, stemming from Genesis 6 but that material is not obviously reflected here.Exstabat fabularum circulus de angelis lapsis in litteratura Iudaica, a Genesi VI oriundus, sed id genus materies hic aperte non repraesentatur.Il existait un ensemble de récits sur les anges déchus dans la littérature juive, issu de Genèse 6, mais ce matériau n’apparaît pas clairement ici.
This angel acts in accordance with the divine purpose and not against it.Hic angelus secundum propositum divinum agit, non contra illud.Cet ange agit conformément au dessein divin, et non contre lui.
The verb, ‘had fallen’, lacks a sinister sense altogether.Verbum « ceperat cadere » sensu sinistro omnino caret.Le verbe « était tombée » ne comporte ici aucun sens sinistre.
Charles provisionally identifies this angel with Uriel (on the basis of 7 En. 20.2) but this is to say more than does the text itself (Critical and Exegetical Commentary, I, p. 239).Carolus hunc angelum ad tempus cum Uriel identificat (ex 7 Enoch 20,2), sed hoc plus dicit quam ipse textus (Commentarius Criticus et Exegeticus, I, p. 239).Charles identifie provisoirement cet ange à Uriel (sur la base de 7 En. 20,2), mais cela va au-delà de ce que dit le texte lui-même (Critical and Exegetical Commentary, I, p. 239).
The ‘abyss’ or ‘bottomless pit’ is understood in the Apocalypse as the place of preliminary punishment (see 9.1; 11.7; 17.8; and 20.1-3).“Abyssus” sive “puteus abyssi” intellegitur in Apocalypsi locus poenae praeliminariae (cf. 9,1; 11,7; 17,8; 20,1-3).L’« abîme » ou « abîme sans fond » est compris, dans l’Apocalypse, comme le lieu d’une punition préliminaire (cf. 9,1 ; 11,7 ; 17,8 ; 20,1-3).
It is distinct from the final place of punishment which is the ‘lake of fire’ mentioned in Rev. 20.10-15.Differt autem a loco poenae finalis, qui est “stagnum ignis” memoratum in Apoc. 20,10-15.Il se distingue du lieu final de châtiment, qui est « l’étang de feu » mentionné en Apoc. 20,10-15.
The adjective ‘bottomless’ indicates there is no possibility of escape from this punishment.Adiectivum “infinitus” (sine fundo) significat nullam esse effugiendi facultatem ex hac poena.L’adjectif « sans fond » indique qu’il n’existe aucune possibilité d’échapper à cette punition.
The angel opens the abyss (9.2).Angelus abyssum aperit (9,2).L’ange ouvre l’abîme (9,2).
From it rises smoke that fills and darkens the atmosphere. Out of the smoke flies a swarm of locusts (9.3).Ex eo ascendit fumus qui aerem implet et obscurat. Ex fumo prosilit examen locustarum (9,3).Il en monte une fumée qui remplit et obscurcit l’air. De cette fumée surgit un essaim de sauterelles (9,3).
The locusts are given power like scorpions.Locustae dantur potestate simili scorpionibus.Les sauterelles reçoivent un pouvoir semblable à celui des scorpions.
Two Hebrew Bible passages stand behind this passage. Exodus 10.1-20 describes the plague of locusts that devoured the vegetation of Egypt. Joel 1.4 mentions locusts in its portrait of the eschatological vengeance.Huic loco subsunt duo loci e Bibliis Hebraicis. Ex. 10,1-20 plagam locustarum describit quae vegetationem Aegypti devoravit. Ioel 1,4 locustas memorat in imagine ultionis eschatologicae.Deux passages de la Bible hébraïque se trouvent en arrière-plan. Exode 10,1-20 décrit la plaie de sauterelles qui dévora la végétation de l’Égypte. Joël 1,4 mentionne les sauterelles dans son tableau de la vengeance eschatologique.
Once again, John’s material represents a fusion of imagery.Iterum Ioannis scriptura imagines varias componit.Une fois encore, le matériau johannique combine plusieurs images.
Locusts are unpleasant enough. Their comparison with scorpions heightens the terror of this plague.Ipsis locustis satis odiosis, comparatio cum scorpionibus terrorem huius plagae auget.Les sauterelles sont déjà peu agréables ; leur comparaison avec des scorpions intensifie l’effroi de cette plaie.
The one redeeming feature of the passage is that the locusts are told not to harm the vegetation and to destroy only those who do not bear the seal of God (9.4).Unum quod huic loco levamentum affert est quod locustis praecipitur ne vegetationi noceant, sed solis iis qui signaculum Dei non portant (9,4).Le seul élément atténuateur du passage est que les sauterelles reçoivent l’ordre de ne pas nuire à la végétation, mais seulement à ceux qui ne portent pas le sceau de Dieu (9,4).
Those who were sealed in ch. 7 are exempted from this punishment. John clearly knows that the Israelites went unharmed in the Exodus story. It must not be different for the latter-day Israel of God.Hi qui in cap. 7 obsignati sunt, ab hoc supplicio eximuntur. Ioannes plane novit Israelitas in historia Exodi innoxios mansisse. Nec aliter esse debet pro novissimo Israele Dei.Ceux qui ont été scellés au chapitre 7 sont exempts de ce châtiment. Jean sait parfaitement que les Israélites furent épargnés dans l’histoire de l’Exode. Il ne doit pas en aller autrement pour l’Israël de Dieu des derniers jours.
That the locusts attack human beings (against the course of nature) reflects the horrific nature of this plague.Quod locustae homines oppugnent (contra naturae ordinem) terrorem huius plagae ostendit.Le fait que les sauterelles attaquent des êtres humains (contre l’ordre naturel) manifeste l’horreur propre à cette plaie.
Its terror derives from the hybrid quality of the imagery.Huius terror ex hybrida imaginationis natura oritur.Son caractère terrifiant vient de la nature hybride de l’imagerie.
The damage inflicted by the locusts is made worse by the command that they must not kill their victims but may torture them for five months.Damnatio a locustis illata gravior fit mandato ut non occidant victimas, sed eas per quinque menses torqueant.Le dommage infligé par les sauterelles est aggravé par l’ordre de ne pas tuer leurs victimes, mais de les tourmenter pendant cinq mois.
This passage is sometimes held to be determined by the life-cycle of the locust which is apparently five months.Alii putant hunc locum ad cyclum vitae locustarum pertinere, qui quinque mensium esse dicitur.On a parfois affirmé que ce passage est déterminé par le cycle vital de la sauterelle, qui serait apparemment de cinq mois.
But the figure probably has the same symbolic function as the earlier references to one-third in that it leaves scope for further torture and destruction.Sed haec cifra verisimiliter eandem vim symbolicam habet ac illae mentionis tertiae partis, quippe quae spatium relinquit ulterioribus tormentis ac stragibus.Mais ce chiffre a probablement la même fonction symbolique que les mentions précédentes du tiers : il laisse la possibilité de tourments et destructions supplémentaires.
9.6 expresses the horror that this plague brings. John says that people will seek death but will be unable to find it. This recalls the panic of 6.15-17.Versus 9,6 horrorem huius plagae exprimit. Ioannes dicit homines mortem quaesituros esse nec inventuros. Id memoriam refert terroris 6,15-17.Le verset 9,6 exprime l’horreur que cette plaie provoque. Jean affirme que les gens chercheront la mort sans pouvoir la trouver. Cela rappelle la panique de 6,15-17.
It shows the effect of the Lamb’s wrath displayed in this metamorphosis of the natural order.Hoc demonstrat effectum irae Agni, quae in hac naturae ordinis metamorphosi ostenditur.Cela montre l’effet de la colère de l’Agneau, manifestée dans cette métamorphose de l’ordre naturel.
As if to reinforce this point, 9.7 describes the locusts in more detail. They are compared to horses arrayed for battle. This reflects their size and strength.Ut hoc confirmaretur, 9,7 locustas accuratius describit. Equiis ad proelium paratis comparantur, quod magnitudinem et vim significat.Pour renforcer ce point, 9,7 décrit les sauterelles plus en détail. Elles sont comparées à des chevaux préparés pour la bataille ; cela reflète leur taille et leur force.
They wear what appear to be golden crowns and have human faces (cf. Joel 2.4). The crowns signify that they are divinely commissioned agents of destruction.Habent quasi coronas aureas et vultus humanos (cf. Ioel 2,4). Coronae significant eos ministros divinitus missos ad perditionem.Elles portent ce qui semble être des couronnes d’or et ont des visages humains (cf. Joël 2,4). Les couronnes signifient qu’elles sont des agents de destruction mandatés par Dieu.
Their human faces suggest a special note of cruelty given that they resemble people but behave with purely animal destructiveness.Vultus humani notam quandam crudelitatis insinuant, cum homines imitentur, sed more bestiarum pure saeviant.Leur visage humain suggère une nuance particulière de cruauté : elles ressemblent à des hommes, mais agissent avec une destructivité purement animale.
They have women’s hair and lions’ teeth (9.8; cf. Joel 1.6). This description resembles the Furies from Greek mythology and gives the passage anything but the air of gentle femininity.Comam femineam et dentes leonum habent (9,8; cf. Ioel 1,6). Haec descriptio Furiis mythologiae Graecae similis est, atque loco nullam prorsus lenem femineitatis speciem relinquit.Elles ont des cheveux de femme et des dents de lion (9,8 ; cf. Joël 1,6). Cette description rappelle les Furies de la mythologie grecque et ôte au passage toute apparence de féminité douce ou apaisée.
Their scales resemble iron breastplates; the noise of their wings is like chariots and horses as they rush into battle (9.9; cf. Joel 2.4-5).Squamae eorum thoracibus ferreis similes sunt; strepitus alarum earum similis est curribus et equis in proelium ruentibus (9,9; cf. Ioel 2,4-5).Leurs écailles ressemblent à des cuirasses de fer ; le bruit de leurs ailes est comme celui de chars et de chevaux se précipitant au combat (9,9 ; cf. Joël 2,4-5).
Their tails are like scorpions; their sting lasts for five months (9.10).Caudae eorum similes sunt scorpiis; aculeus eorum per quinque menses durat (9,10).Leurs queues sont semblables à des scorpions ; leur aiguillon fait souffrir pendant cinq mois (9,10).
9.11 describes the locust chief. He is called ‘the angel of the bottomless pit’; Abaddon in Hebrew and Apollyon in Greek.Versus 9,11 principem locustarum describit. Ille vocatur “angelus abyssi”; Hebraice Abaddon, Graece Apollyon.Le verset 9,11 décrit le chef des sauterelles. Il est appelé « l’ange de l’abîme » ; Abaddôn en hébreu et Apollýon en grec.
The title ‘Abaddon’ appears in the Wisdom literature (e.g. Job 26.6; Prov. 15.11) where it means ‘destruction’. It is used in parallel with ‘Sheol’ in Job 26.6 and other references.Nomen Abaddon in libris sapientialibus occurrit (ut in Iob 26,6; Prov. 15,11), ubi significat “perditionem”; cum Sheol parallelum stat in Iob 26,6 aliisque locis.Le titre « Abaddôn » apparaît dans la littérature sapientielle (Job 26,6 ; Prov. 15,11), où il signifie « destruction » ; il est mis parallèlement à « Shéol » en Job 26,6 et ailleurs.
Apollyon in Greek means ‘Destroyer’. Some commentators play off the name Apollyon with the Greek god Apollo and see an implicit downgrading of the latter in this passage.Apollyon Graece significat “Perditorem”. Nonnulli interpretes alludunt ad deum Graecum Apollinem, quasi hic locus eius dignitatem minuere vellet.Apollyon en grec signifie « destructeur ». Certains commentateurs rapprochent ce nom du dieu grec Apollon et voient ici une dévalorisation implicite de ce dernier.
This may be a feature of John’s imagery, given the social setting of the Apocalypse, but the primary meaning of the noun is supplied by the present context and not by external allusions.Id fortasse ad imagines Ioannis pertinet, cum condicionibus socialibus Apocalypsis congruens; attamen sensus primarius nominis ex ipso contextu pendet, non ex allusionibus externis.Cela peut correspondre à l’imagerie johannique, compte tenu du contexte social de l’Apocalypse ; mais le sens premier du nom vient du contexte immédiat, non d’allusions extérieures.
This Apollyon is a destroyer who leads his locusts into battle.Hic Apollyon est perditor qui suas locustas in proelium ducit.Cet Apollýon est un destructeur qui mène ses sauterelles au combat.
Chapter 9 is one of the most vivid passages in the Apocalypse.Caput IX est inter locos vivacissimos totius Apocalypsis.Le chapitre 9 est l’un des passages les plus saisissants de toute l’Apocalypse.
John clearly has a biblical source—several passages from Joel—but he is no slavish tradent who lacks the imagination to recast his material.Ioannes certe fontem biblicum habet—nonnulla loca ex Ioele—sed non est traditor servilis et imaginis expers qui materiam suam recudere non possit.Jean puise clairement à une source biblique — plusieurs passages de Joël — mais il n’est pas un transmetteur servile dépourvu d’imagination pour refondre son matériau.
We might say even that this passage represents a form of biblical midrash in which John gives new depth and meaning to the Hebrew text.Etiam dicere licet hunc locum instar midrash biblici esse, in quo Ioannes textui Hebraico novam profunditatem et significationem tribuit.On peut même dire que ce passage relève d’une forme de midrash biblique où Jean confère une profondeur et un sens nouveaux au texte hébreu.
John is helped by the fact that he is not restricted to the level of prosaic or literal repetition.Ei prodest quod non cohibetur ad sterilem repetitionem prosam vel litteralem.Il est aidé par le fait qu’il n’est pas limité à une répétition prosaïque ou littérale.
John’s portrait of the locusts gains its strength from its mutational obscenity.Effigies locustarum apud Ioannem vim suam trahit ex obscenitate quasi mutatoria.Le portrait johannique des sauterelles tire sa force de son obscénité mutante.
These locusts are specially empowered agents of destruction. Their unnatural properties come from the creator himself.Hae locustae sunt ministri exitii peculiari potestate instructi; proprietates eorum innaturales a creatore ipso proveniunt.Ces sauterelles sont des agents de destruction dotées d’un pouvoir particulier ; leurs propriétés contre-nature viennent du Créateur lui-même.
Their divinely willed origin is signified by the fact that they come from the bottomless pit which is opened by the angel.Origo eorum divinitus volita significatur per id quod ex abysso sine fundo oriuntur, ab angelo aperta.Leur origine voulue par Dieu est signifiée par le fait qu’elles sortent de l’abîme sans fond que l’ange ouvre.
Their appearance is, however, an intermediate affliction.Eorum tamen apparentia afflictio est intermedia.Cependant, leur apparition est une affliction intermédiaire.
9.12 announces ominously: “The first woe has passed. There are still two woes to come.”Versus 9,12 fatidice praenuntiat: “Vae primum abiit; duo tamen adhuc manent.”Le verset 9,12 annonce de manière funeste : « Le premier malheur est passé ; il en reste encore deux. »
The three ‘woes’ are among the most difficult features of the Apocalypse.Tria “vae” sunt inter res difficillimas totius Apocalypsis.Les trois « malheurs » comptent parmi les éléments les plus difficiles de toute l’Apocalypse.

1999. Edmondo Lupieri

  • Edmondo Lupieri (né en 1950), italien, diplômé de l'université de Pise, professeur de Nouveau Testament et de christianisme primitif à l'université Loyola de Chicago (émérite depuis juillet 2025).
  • Edmondo Lupieri, L'Apocalisse di Giovanni, a cura di Edmondo Lupieri (LXXVIII+389 p.), Arnoldo Mondadori (“Scrittori Greci e Latini”), 1999 (5e impression, 2009), pp. 163-167.
  • Edmondo Lupieri, A Commentary on the Apocalypse of John (XXX+395 p.), Grand Rapids (Michigan), Wm. B. Eerdmans, 2006, pp. 159-163.
italien (1999) latin (2025) français (2025) anglais (2006)
9,1. εἶδον … εἰς τὴν γῆν La frase è di colorito enochico (ved. 8,10) e allude alla caduta di angeli, anche se il contesto concettuale è mutato rispetto a quella tradizione. Giovanni sta infatti chiarendo un particolare che non è caratteristico dei Libri di Enoc: le entità angeliche che distruggono e tormentano la terra e i suoi abitanti sono saldamente sotto il controllo di Dio e nulla potrebbero compiere se Egli non le avesse a ciò destinate. 9,1. εἶδον … εἰς τὴν γῆν Locus hic colorem quendam enochicum prae se fert (cf. 8,10) atque ad lapsum angelorum alludit, quamquam contextus notionum ab illa traditione discrepat. Ioannes enim rem illustrat, quae Libris Enoch non est propria: entitates angelicae, quae terram eiusque incolas vastant atque cruciant, firmissime sub Dei potestate consistunt nec quicquam efficere possunt nisi quod ille constituerit.9,1. εἶδον … εἰς τὴν γῆν La phrase présente une tonalité énochéenne (voir 8,10) et renvoie à la chute des anges, bien que le contexte conceptuel diffère de celui de cette tradition. Jean précise en effet un point qui n’est pas caractéristique des Livres d’Hénoch: les entités angéliques qui détruisent et tourmentent la terre et ses habitants sont fermement soumises au contrôle de Dieu et ne peuvent rien accomplir qu’il n’ait déterminé. 9 καὶ εἶδον… εἰς τὴν γῆν. The sentence is Enochic in tone (see 8:10) and refers to the fall of the angels, although the conceptual context is different from that of the Enochic tradition, which does not stress as clearly as does John that the angelic beings who destroy and torture the earth and its inhabitants are firmly under God’s control and can accomplish nothing that he has not determined.
È questa una preoccupazione costante nel libro (ved. p. es. 7,1-3), e già si comprende che l’attività malvagia è guidata da Dio per il fatto che essa incomincia con il suono di una tromba angelica: tuttavia l’intero cap. 9 sembra dedicato a sottolineare l’idea. Gli angeli punitori non sono perciò meno malvagi, ma, come già “l’angelo malvagio di YHWH”, di tradizione preesilica (Levison 1995, p. 464 sg.), non di meno obbediscono a Dio. Haec est cura per totam Apocalypsim constans (cf. 7,1–3), atque iam inde apparet actionem maleficam divinitus regi, quippe quae ad sonum tubae angelicae initium sumat; totus vero caput nonum ad hanc notionem confirmandam destinatum esse videtur. Angeli igitur punitores non minus mali sunt; attamen, sicut iam “angelus malus YHWH” traditionis praeexilicae (Levison 1995, p. 464 s.), nihilominus Deo oboediunt. Il s’agit là d’un thème constant de l’Apocalypse (cf. 7,1-3), et l’on comprend déjà que l’activité maléfique est guidée par Dieu du fait qu’elle commence au son d’une trompette angélique; tout le chapitre 9 semble d’ailleurs destiné à souligner cette idée. Les anges châtieurs ne sont donc pas moins mauvais; toutefois, à l’instar déjà de “l’ange mauvais de YHWH” de la tradition préexilique (Levison 1995, p. 464 sq.), ils obéissent néanmoins à Dieu. This is a constant theme in the Apocalypse (see, e.g., 7:1–3). The punishing angels are no less evil for being under God’s control, but on the other hand their evil does not lessen the fact that they are acting in obedience to God; this same concept appears in the case of the “wicked angel of the Lord” of the preexilic tradition (Levison 1995, pp. 464–65).
La consegna della chiave mostra che Dio mantiene il suo dominio anche sulle forze delle tenebre. Traditio clavis ostendit Deum etiam super potestates tenebrarum dominium suum retinere. La remise de la clé montre que Dieu conserve sa domination même sur les forces des ténèbres. The handing over of the key shows that God maintains his dominion even over the forces of darkness.
L’attenzione del v. 4 nel sottolineare che questi spiriti malvagi non danneggiano i vegetali della terra, già bruciati dal fuoco della prima tromba, non esclude che si tratti della stessa terra, di cui vengono ora presi in considerazione gli “uomini che non hanno il sigillo di Dio”, cioè la parte non santa di quegli abitanti ricordati alla fine del cap. 8. Quod vero v. 4 animadvertit, nempe spiritus illos malignos herbas terrae non laedere, iam igne primae tubae exustas, non impedit quin eadem terra intellegatur, e qua ii “homines qui signaculum Dei non habent” oriuntur, id est pars non sanctificata incolarum in fine capitis octavi memoratorum. Le fait que le v. 4 souligne que ces esprits mauvais ne portent pas atteinte aux végétaux de la terre, déjà brûlés par le feu de la première trompette, n’exclut pas qu’il s’agisse de la même terre d’où proviennent les “hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu”, c’est-à-dire la part non sanctifiée des habitants mentionnés à la fin du chapitre 8. V. 4 makes explicit that these evil spirits must not harm the flora of the earth, or γῆ, which has already been burned by the fire of the first trumpet. Notwithstanding this, it is possible that γῆ refers to the same land (or earth) from which come those men “who do not have the seal of God”—that is, the unsanctified portion of those inhabitants mentioned at the end of ch. 8.
Quindi, mentre il suono delle prime quattro trombe ha riguardato in modo diretto realtà non umane (le navi di 8,9 e presumibilmente i loro occupanti sono distrutti in conseguenza dell’attacco contro il mare, come gli uomini del v. 11 muoiono in conseguenza dell’attacco portato alle acque di fiumi e sorgenti), i tre “guai” concernono ora direttamente l’umanità. Itaque, cum quattuor primae tubae res non humanas directe afflixerint (naves 8,9 earumque incolae, ut videtur, ex impetu in mare perierunt, quemadmodum homines v. 11 ex incursu in aquas fluminum et fontium interierunt), tres autem “vae” iam ipsam humanitatem directe attingunt. Ainsi, tandis que le son des quatre premières trompettes a touché directement des réalités non humaines (les navires de 8,9 et, vraisemblablement, leurs occupants sont détruits à la suite de l’attaque contre la mer, de même que les hommes du v. 11 meurent en conséquence de l’attaque portée contre les eaux des fleuves et des sources), les trois “malheurs” concernent désormais directement l’humanité. Thus, while the first four trumpets heralded attacks made on non-human entities, with humans being harmed only incidentally (the ships in 8:9 are destroyed, and their occupants presumably drowned, as a consequence of the attack on the seas, and the humans who die in v. 11 do so as a result of the attack on the waters of rivers and springs), the three “woes” involve humanity directly.
Appare qui “la chiave del pozzo dell’abisso”, con l’articolo determinativo, forse a mostrare che Giovanni ne ha già parlato.Hic apparet “clavis putei abyssi”, articulo determinativo adhibito, fortasse ut ostendatur Ioannem de ea iam locutum esse.Apparaît ici “la clé du puits de l’abîme”, avec l’article défini, peut-être pour indiquer que Jean en a déjà parlé.The “key of the pit of the abyss” appears here with the definite article, perhaps to make plain that John has already talked about it.
Potrebbe coincidere infatti con “le chiavi della Morte e dell’Ade” (1,18), che appaiono saldamente nelle mani del Risorto.Ea enim cum “clavibus Mortis et Hades” (1,18) congruere potest, quae firmiter in manibus Resuscitati tenentur.Elle pourrait en effet coïncider avec “les clés de la Mort et de l’Hadès” (1,18), qui sont solidement tenues dans les mains du Ressuscité.It could in fact coincide with the “keys of Death and of Hades” (1:18) that are held firmly in the hands of the Risen One.
Anche senza tale identificazione, tuttavia, traspare la volontà di Giovanni di sottolineare il controllo divino su tutto ciò che accade nella sua narrazione. Etiamsi haec identificatio non admittatur, tamen perspicuum est Ioannem divinum imperium in omnia quae in narratione eius fiunt studiose extollere. Même sans admettre cette identification, il est toutefois manifeste que Jean entend souligner le contrôle divin sur tout ce qui se produit dans son récit. Even if this is not so, it is still clear that John wants to emphasize God’s control over everything that happens in his narrative.
Persino “il pozzo dell’abisso”, cioè il luogo teologico apparentemente più lontano dalla provvidenza di Dio (cfr. 4QTNaph (4Q215] fr. 2, II, 1QS IX 16 e soprattutto 4QBerakot.a [4Q286] fr. 7, II 4-5), è sotto il suo dominio, tanto che nemmeno “la stella caduta dal cielo” potrebbe aprirlo, se la chiave non le fosse data (ἐδόθη, passivum divinum; cfr. nota a 9,11). Immo “puteus abyssi”, locus scilicet theologicus qui a providentia divina remotissimus videri posset (cf. 4QTNaph [4Q215] fr. 2, II; 1QS IX 16; praesertim 4QBerakot.a [4Q286] fr. 7, II 4–5), ita sub eius potestate est, ut ne “stella de caelo lapsa” quidem eum aperire possit, nisi clavis ei data esset (ἐδόθη, passivum divinum; cf. ad 9,11). Même “le puits de l’abîme”, c’est-à-dire le lieu qui, d’un point de vue théologique, devrait paraître le plus éloigné de la providence divine (cf. 4QTNaph [4Q215] fr. 2, II; 1QS IX 16; et surtout 4QBerakot.a [4Q286] fr. 7, II 4-5), demeure sous sa domination, au point que même “l’étoile tombée du ciel” ne pourrait l’ouvrir si la clé ne lui avait pas été donnée (ἐδόθη, passivum divinum; cf. note à 9,11). Even the “pit of the abyss”—the place that, theologically speaking, should be the farthest from divine providence (see 4QTNaph [4Q215] fr. 2, 2; 1QS 9:16; and especially 4QBer.a [4Q286] fr. 7, 2:4–5)—is so entirely under his power that not even “the star fallen from heaven” could open it if the key had not been given to him (ἐδόθη, passivum divinum; see comments on 9:11).
Anche le cavallette dei vv. 3–11 agiscono con una libertà estremamente vigilata e limitata, la cui dimensione è scandita da una serie di verbi al passivo. È dato (ἐδόθη) loro un determinato potere (la cui qualità è dunque limitata); è detto (ἐρρέθη) loro che cosa non possono danneggiare e chi invece debbano far soffrire (la loro azione è dunque limitata nello spazio); è dato (ἐδόθη) loro non di uccidere, ma (soltanto) di tormentare “per cinque mesi” (nuovo limite qualitativo e limite temporale). Etiam locustae vv. 3–11 libertate quadam admodum custodita ac restricta utuntur, cuius mensura serie verborum passivorum describitur. Datum est (ἐδόθη) eis certum genus potestatis, cuius qualitas proinde circumscribitur; dictum est (ἐρρέθη) eis quid attingere non liceat et quos vero affligere debeant, unde actio eorum spatio finitur; datum est (ἐδόθη) eis non occidere, sed tantum cruciare “per menses quinque”, quod novum et qualitatum et temporis terminum constituit. Même les sauterelles des vv. 3–11 agissent dans le cadre d’une liberté extrêmement surveillée et limitée, dont l’ampleur est délimitée par une série de verbes au passif. Il leur est donné (ἐδόθη) un certain pouvoir, dont la qualité est donc restreinte; il leur est dit (ἐρρέθη) ce qu’elles ne peuvent pas toucher et qui elles doivent au contraire tourmenter, ce qui limite leur action dans l’espace; il leur est donné (ἐδόθη) non de tuer, mais seulement de tourmenter “pendant cinq mois”, ce qui fixe à la fois une limite qualitative et une limite temporelle. Even the locusts of vv. 3–11 exercise a very limited freedom, the extent of which is circumscribed by a series of passive verbs. They are given (ἐδόθη) only a certain kind of power; it is said to them (ἐρρέθη) what they may not touch and whom they must harm; it is granted to them (ἐδόθη) not to kill but only to torment “for five months.” Limits are thus set for the quality, extent, and duration of their power.
Non credo proprio che dal testo si possa desumere l’esistenza, nel pensiero di Giovanni, di quel mondo femmineo e tenebroso, sotterraneo e ribelle al volere di Dio, minaccioso e insieme pericolosamente libero, temuto e inconsciamente desiderato dal veggente, quale emerge dagli studi di certa esegesi (Pippin 1991 e 1994).Minime credo ex hoc textu colligi posse, in mente Ioannis exstitisse illum mundum femininum ac tenebrosum, subterraneum et voluntati Dei rebellantem, simul minacem atque periculose liberum, a vate et expavitum et inscio desiderio expetitum, qualem quaedam exegesis depingere conata est (Pippin 1991 et 1994).Je ne crois nullement que l’on puisse déduire du texte l’existence, dans la pensée de Jean, de ce monde féminin et ténébreux, souterrain et rebelle à la volonté de Dieu, à la fois menaçant et dangereusement libre, craint et inconsciemment désiré par le voyant, tel que certaines lectures exégétiques ont voulu l’identifier (Pippin 1991 et 1994).I do not believe that we can infer from the text the existence of that shadowy feminine world that some exegesis claims to identify in the mind of John (Pippin 1992 and 1994): a subterranean world in rebellion against the will of God, a world that is both threatening and dangerously free, and that is simultaneously dreaded and unconsciously desired by the visionary.
Il cosmo pregalileiano di Giovanni non ha luoghi che sfuggano al controllo di Dio.Cosmus enim Ioannis prae-Galilaeanus nullos continet locos qui divinum effugiant imperium.Le cosmos pré-galiléen de Jean ne comporte aucun espace échappant au contrôle de Dieu.John’s pre-Galilean cosmos does not contain any areas that lie outside of God’s control.
Questi è una figura totalitaria, il cui potere assoluto, androcentrico, patriarcale potrà apparire primitivo e fors’anche rozzo alle teologie dubbiose dei nostri giorni, ma non vedo alternative di lettura. Deus hic figura est totalitaria, cuius potestas absoluta, androcentrica atque patriarchalis theologiis hodiernis haesitantibus quidem rudis ac primitiva videri possit, sed textus aliam interpretationem non patitur. Celui-ci apparaît comme une figure totalisante, dont le pouvoir absolu, androcentrique et patriarcal peut certes sembler primitif, voire fruste, aux théologies hésitantes d’aujourd’hui, mais le texte ne permet pas d’autre lecture. God is a totalitarian figure, whose absolute, androcentric, and patriarchal power may indeed seem primitive and even crude to today’s hesitant theologies, but I do not think the text allows for any other reading.
9,5. καὶ ἐδόθη αὐτοῖς. “E fu loro dato”. Si tratta delle “cavallette”, che sono il soggetto del successivo ἵνα μὴ ἀποκτείνωσιν αὐτούς, “affinché non li uccidano”.9,5. καὶ ἐδόθη αὐτοῖς Verba “locustas” respiciunt, quae subiectum sunt sequentis ἵνα μὴ ἀποκτείνωσιν αὐτούς, id est “ne eos occidant”.9,5. καὶ ἐδόθη αὐτοῖς 9,5. “Et il leur fut donné.” Il s’agit des “sauterelles”, sujet de la proposition suivante ἵνα μὴ ἀποκτείνωσιν αὐτούς, “afin qu’elles ne les tuent pas”.9:5 καὶ ἐδόθη αὐτοῖς. “And it was granted them.” These are the “locusts,” who are the subject of the following ἵνα μὴ ἀποκτείνουσιν αὐτούς, “that they not kill them.”
Si tratta invece degli “uomini” come soggetto di βασανισθήσονται, “saranno tormentati”.At “homines” sunt subiectum verbi βασανισθήσονται, “cruciabuntur”.En revanche, ce sont les “hommes” qui sont le sujet de βασανισθήσονται, “ils seront tourmentés”.These are the “men,” subject of βασανισθήσονται, “they be tormented.”
L’accumulo dei pronomi rende la frase piuttosto oscura, soprattutto in inglese. Congeries pronominum sententiam satis obscuram reddit, praesertim lingua Anglica. L’accumulation des pronoms rend la phrase particulièrement obscure, surtout en anglais. The accumulation of pronouns renders the sentence quite obscure, especially in English.
μήνας πέντε. Questo periodo di tempo causa una certa difficoltà ai commentatori.μήνας πέντε. Hic temporis intervallum interpretibus nonnullam difficultatem affert.μήνας πέντε. Cette période de temps pose certaines difficultés aux commentateurs.μῆνας πέντε. This period of time presents problems for commentators.
Di solito si dice, anche in questo caso, che Giovanni vuole indicare un tempo breve (cfr. nota a 8,1 e Vanni 1980, p. 491).Vulgo etiam hic dicitur Ioannem tempus breve indicare velle (cf. ad 8,1; Vanni 1980, p. 491).On affirme généralement, ici encore, que Jean entend désigner un laps de temps bref (cf. note à 8,1 et Vanni 1980, p. 491).The most common explanation, here as above, is that John wants to indicate a short period of time (see comments on 8:1 and Vanni 1980, p. 491).
L’unico altro contesto del libro in cui appaia il numerale “cinque” è quello del cap. 17, dove Giovanni dice che cinque delle sette teste della bestia, che sono anche “monti” e “re”, sono “cadute”.Unicus autem alius locus in libro, ubi numerus “quinque” occurrit, est cap. 17, ubi Ioannes quinque ex septem capitibus bestiae, quae simul “montes” et “reges” sunt, iam “corruisse” dicit.Le seul autre passage du livre où apparaît le nombre “cinq” est le chapitre 17, où Jean déclare que cinq des sept têtes de la bête, qui sont aussi des “montagnes” et des “rois”, sont déjà “tombées”.The only other place in the book where the number “five” appears is in ch. 17, where John says that five of the seven heads of the beast, which are also “mountains” and “kings,” have already “fallen.”
Noi sosterremo (ved. note ad locc.) che si tratta dei sovrani demoniaci dei primi cinque periodi della storia umana, da loro dominati. Hic autem (cf. ad locc.) contendimus de principibus daemonicis agi, qui primos quinque historiae humanae periodos dominarentur. Nous soutiendrons (cf. notes ad loc.) qu’il s’agit des souverains démoniaques qui ont dominé les cinq premières périodes de l’histoire humaine. With respect to that passage (see comments ad loc.) I will argue that the entities in question are the demonic sovereigns who dominated the first five periods of human history.
È interessante, allora, che l’attuale cap. 9 sia percorso da forti tensioni anti-idolatriche (spec. v. 20 sg.).Idcirco animadvertendum est caput nonum praesentem validis intentionibus anti-idolatricis pervasum esse (praesertim a v. 20 sqq.).Il est dès lors intéressant de constater que le chapitre 9 est traversé par de fortes tensions anti-idolatriques (notamment à partir du v. 20).In the light of this theory it becomes interesting that the present chapter (particularly from v. 20 onward) has a strong anti-idolatrous theme.
Ritengo possibile che questi “cinque mesi”, dominati da un “re” che è “l’angelo dell’abisso” e che, avendo un nome ebraico e uno greco (v. 11), pare in grado di dominare e corrompere il mondo pagano come quello giudaico, siano posti da Giovanni in connessione (antitetica?) con i cinque periodi della storia umana dominati dal Satana prima della nascita di Gesù Cristo. Fieri potest ut hos “quinque menses”, sub dominio “regis” qui est “angelus abyssi” atque nomen et Hebraicum et Graecum gerit (v. 11), quo paganum simul ac Iudaicum orbem corrumpere ac dominari valet, Ioannes cum quinque primis historiae humanae periodis, a Satana ante Iesu Christi nativitatem dominatis, arte quadam (fortasse antithetica) conectat. Il est possible que Jean mette en relation ces “cinq mois”, dominés par un “roi” qui est “l’ange de l’abîme” et qui, portant un nom hébreu et un nom grec (v. 11), semble capable de dominer et de corrompre à la fois le monde païen et le monde juif, avec les cinq périodes de l’histoire humaine dominées par Satan avant la naissance de Jésus-Christ. I think that John might be making a connection between, on the one hand, these “five months” that are dominated by a “king” who is “the angel of the abyss” and who has both Greek and Hebrew names (v. 11), suggesting that he can dominate and corrupt both pagan and Jewish worlds, and on the other hand the five eras prior to the birth of Jesus Christ during which human history was dominated by Satan.
Nulla nel testo dice che si tratti di un periodo breve, se non, forse, per chi tenti di ragionare prendendo come unità di misura l’eternità di Dio.Nihil in ipso textu suadet hunc temporis spatium breve esse, nisi forte iis qui aeternitatem Dei pro mensura sumere conentur.Rien, dans le texte, n’indique que cette période doive être tenue pour brève, sinon peut-être pour qui raisonne en prenant l’éternité de Dieu comme unité de mesure.There is nothing in the text to suggest that this period should be considered short, unless, perhaps, one takes the eternity of God as one’s unit of measurement.
Non si comprende, comunque, per quale motivo l’intervento di Dio dovrebbe essere descritto come breve: non è, infatti, un periodo di persecuzione dei santi, ma di tormento degli altri. Neque enim perspicuum est cur interventus Dei tamquam brevis describi debeat: non agitur de tempore persecutionis sanctorum, sed de cruciatu aliorum. On ne voit d’ailleurs pas pourquoi une intervention de Dieu devrait être qualifiée de brève: il ne s’agit pas d’un temps de persécution des saints, mais du tourment infligé aux autres. In any case, it is not clear why an intervention of God should be described as being brief: it is not a period of persecution of the holy ones, but rather of torment of others.
Il problema interpretativo centrale è quello di comprendere se Giovanni intenda ora descrivere davvero i primi cinque periodi della storia umana, cioè un tempo passato (Corsini 1980, p. 166), oppure un momento futuro, che riprenda e ribalti, nella sua drammaticità escatologica, la storia passata. Quaestio interpretativa praecipua est utrum Ioannes hic vere primos quinque humanae historiae periodos, id est tempus praeteritum (Corsini 1980, p. 166), describere intendat, an potius momentum futurum, quod historiam praeteritam in sua vi eschatologica repetat atque invertat. Le problème interprétatif central consiste à déterminer si Jean entend décrire ici réellement les cinq premiers périodes de l’histoire humaine, c’est-à-dire un temps passé (Corsini 1980, p. 166), ou bien un moment futur qui, dans sa dramatisation eschatologique, reprend et renverse l’histoire passée. The main interpretive problem lies in determining whether John really means to refer to the first five periods of human history that are in the past (Corsini 1980, p. 266), or rather to a moment in the future, which recalls and reverses past history in the course of its eschatological drama.
Corollario al primo chiarimento è un’ipotesi ulteriore: i primi cinque elementi di questo settenario riguardano anch’essi non il tempo della fine, bensì i cinque primi periodi della storia umana?Huic primo intellectui accedit altera quaestio: num primi quinque huius settenarii elementa non ad tempus finis, sed ad quinque primos humanae historiae periodos referantur?En corollaire à cette première clarification se pose une hypothèse supplémentaire: les cinq premiers éléments de ce septénaire renverraient-ils eux aussi non au temps de la fin, mais aux cinq premières périodes de l’histoire humaine ?If it is the former, then it is possible that the first five elements in this septet might also refer not to the end of time but rather to the first five eras of human history.
E vi è forse un progetto uniforme dietro il testo, per cui i primi cinque elementi di ciascun settenario riguardano sempre il passato? An forte subest textui consilium quoddam uniforme, quo quinque prima cuiusque settenarii membra ad praeteritum semper spectent? Existe-t-il peut-être derrière le texte un projet uniforme, selon lequel les cinq premiers éléments de chaque septénaire renverraient toujours au passé ? Could there be a unified pattern behind the text, such that the first five elements in any septet always refer to the past?
La critica ha dato risposte diverse.Critica varias responsiones protulit.La critique a fourni des réponses diverses.There have been a variety of critical answers to this.
Pare difficile individuare, negli altri settenari come in questo, un ordine preciso che corrisponda con chiarezza a speculazioni sulla settimana cosmica (cfr. Introduzione, p. XXXIX). Difficile enim videtur, sive in ceteris settenariis sive in hoc ipso, certum ordinem deprehendere qui speculationibus de hebdomade cosmica manifeste respondeat (cf. Introductio, p. XXXIX). Il paraît difficile d’identifier, dans les autres septénaires comme dans celui-ci, un ordre précis correspondant clairement à des spéculations sur la semaine cosmique (cf. Introduction, p. XXXIX). In the other septets, as in this one, it is difficult to locate a precise sequence that clearly corresponds to speculations on the cosmic week (see Introduction, p. 20).
Prendendo ad esempio il settenario delle trombe, che stiamo analizzando, e confrontando la successione degli eventi descritti con quelli della settimana della creazione (Gen. 1,1–2,4a), ne ricaviamo un quadro generale che sembra negare l’idea di una voluta corrispondenza. Si exemplum settenarii tubarum, quem nunc expendimus, sumamus atque ordinem eventuum cum diebus creationis (Gen. 1,1–2,4a) conferamus, universa comparatio consilium eiusmodi correspondentiae consultae negare videtur. En prenant pour exemple le septénaire des trompettes que nous analysons, et en comparant la succession des événements décrits avec ceux de la semaine de la création (Gn 1,1–2,4a), on obtient un tableau d’ensemble qui semble exclure l’idée d’une correspondance intentionnelle. If we take the current example of the seven trumpets and compare the order of the events described to that of the seven days of creation (Gen 1:1—2:4a), the comparison suggests that there is no such deliberate correspondence.
Con la prima tromba, infatti, fuoco (con grandine — per cui ved. Ex. 9,13–35 — e sangue) fa bruciare un terzo della terra, un terzo degli alberi e tutte le erbe, cioè gli elementi (terra, erbe, alberi) del terzo giorno della creazione; con la seconda tromba, un monte di fuoco trasforma in sangue un terzo del mare e distrugge un terzo delle sue creature viventi e delle navi, cioè una realtà creata nel terzo giorno (il mare), una del quinto giorno (le “anime viventi” che “strisciano” nel mare) e una che non c’entra con la creazione (le navi), mentre la trasformazione in sangue fa pensare alla prima delle dieci piaghe d’Egitto (Ex. 7,10). Prima tuba ignis (cum grandine, cf. Ex. 9,13–35, et sanguine) tertiam partem terrae, arborum atque omnem herbam exurit, id est elementa diei tertii creationis; secunda vero tuba mons igneus tertiam maris partem in sanguinem vertit ac tertiam creaturarum viventium et navium partem perdit, quarum illae ad diem tertium (mare) et quintum (animalia maris) pertinent, naves autem ad creationem non referuntur, dum sanguinis conversio ad primam plagam Aegypti revocat (Ex. 7,10). À la première trompette, en effet, le feu (avec la grêle — cf. Ex 9,13–35 — et le sang) brûle le tiers de la terre, le tiers des arbres et toute l’herbe, c’est-à-dire les éléments (terre, herbes, arbres) du troisième jour de la création; à la seconde trompette, une montagne de feu transforme en sang le tiers de la mer et détruit le tiers de ses créatures vivantes et des navires, soit une réalité créée au troisième jour (la mer), une au cinquième jour (les “êtres vivants” qui “rampent” dans la mer) et une qui ne relève pas de la création (les navires), tandis que la transformation de l’eau en sang rappelle la première des plaies d’Égypte (Ex 7,10). At the sounding of the first trumpet fire, hail (for which see Exod 9:13–35), and blood burn up a third of the land, a third of the trees, and all of the grass; land, trees, and grass are precisely the elements created on the third day. At the second trumpet’s sound a mountain of fire turns a third of the sea to blood and destroys a third of its living creatures and of the ships; the sea was created on the third day, the creatures who “creep” in it on the fifth day, the ships do not feature at all in the account of creation, and the transformation of water into blood calls to mind the first of the plagues of Egypt (Exod 7:20).
Con la terza tromba, una stella infuocata colpisce un terzo di fiumi e sorgenti, per cui molti degli uomini muoiono, e queste sono realtà non nominate nei sei giorni della creazione (il primo fiume compare a Gen. 2,10 e anzi Gen. 2,5–6 pare negare l’esistenza di fiumi sino a quel momento) oppure create al sesto giorno (gli uomini). Tertia tuba stella ardens tertiam fluminum ac fontium partem percutit, unde multi homines pereunt; quae res aut omnino extra sex creationis dies positae sunt (primus enim fluvius Gen. 2,10 memoratur, atque Gen. 2,5–6 fluminum existentiam antea negare videtur) aut ad diem sextum pertinent (homines). À la troisième trompette, une étoile embrasée frappe le tiers des fleuves et des sources, provoquant la mort de nombreux hommes; ces réalités ne sont soit pas mentionnées dans les six jours de la création (le premier fleuve apparaît en Gn 2,10, et Gn 2,5–6 semble même nier l’existence de fleuves auparavant), soit créées au sixième jour (les hommes). At the sound of the third trumpet a burning star strikes a third of the rivers and springs and causes the death of many men; rivers are not mentioned at all in the six days of creation (the first river appears in Gen 2:10, and Gen 2:5–6 suggest that there were no rivers until that moment) and men were created on the sixth day.
Con la quarta tromba si oscura la terza parte dei luminari, cioè realtà effettivamente create nel quarto giorno (il cui oscuramento fa pensare alla nona piaga d’Egitto: Ex. 10,21–23); con la quinta tromba, infine, il tormento raggiunge gli uomini, cioè ancora la realtà creata nel sesto giorno. Quarta tuba tertiam luminarium partem obscurat, quae quidem die quarto creata sunt (cuius obscuratio ad nonam plagam Aegypti, Ex. 10,21–23, revocat); quinta denique tuba homines ipsos cruciat, id est creaturam diei sexti. À la quatrième trompette, le tiers des luminaires s’obscurcit, réalités effectivement créées au quatrième jour (leur obscurcissement rappelant la neuvième plaie d’Égypte: Ex 10,21–23); à la cinquième trompette enfin, le tourment atteint les hommes, c’est-à-dire encore la créature du sixième jour. At the fourth trumpet a third part of the heavenly lights are darkened; these lights were indeed created on the fourth day, but their darkening calls to mind the ninth plague of Egypt (Exod 10:21–23). With the fifth trumpet, finally, it is the turn of men to be tortured; man was created on the sixth day.
A parte la corrispondenza fra quarta tromba e quarto giorno della creazione, non emergono parallelismi di sorta; anzi, non si configura nemmeno un ordine preciso: uomini sono uccisi già nelle navi (seconda tromba) e per le acque trasformate in assenzio (terza tromba), ben prima dei tormenti loro riservati con la quinta tromba. Praeter concordantiam inter quartam tubam et quartum creationis diem, nulli paralleli elucent; immo ne certus quidem ordo apparet: homines iam in navibus (secunda tuba) ac per aquas in absinthium mutatas (tertia tuba) occiduntur, multo antequam tormenta quinta tuba directe inferantur. Hormis la correspondance entre la quatrième trompette et le quatrième jour de la création, aucun parallélisme ne se dégage; il n’y a même pas d’ordre clair: des hommes sont tués dès la seconde trompette, dans les navires, et à la troisième, par les eaux changées en absinthe, bien avant les tourments qui leur sont infligés directement à la cinquième trompette. With the exception of the correspondence between the fourth trumpet and the fourth day of creation, no pattern of parallels emerges, and there does not even seem to be a clear order; men were killed in the ships (second trumpet) and by the waters of wormwood (third trumpet) long before the torments aimed directly at them after the sound of the fifth trumpet.
Similmente non si vede un modo di legare gli eventi delle sei trombe con sei periodi della storia passata della salvezza, così da presupporre un parallelo con un’ipotesi di settimana cosmica, mentre varie trombe fanno riferimento, in modo non ordinato cronologicamente, a fatti dell’esodo. Eodem modo nulla via apparet qua sex tubarum eventus sex praeteritis salutis historiae periodis conectantur, ut parallela cum hebdomade cosmica supponantur, cum potius variae tubae ad facta exodi, ordine non chronologico, referantur. De même, on ne voit pas comment relier les événements des six trompettes à six périodes passées de l’histoire du salut de manière à supposer un parallèle avec une hypothèse de semaine cosmique, d’autant que plusieurs trompettes renvoient, sans ordre chronologique, aux événements de l’Exode. There is no way to link the events associated with the six trumpets to six past periods of salvation history in such a way as to support the hypothesis of a parallel with the cosmic week, and while various trumpets do refer to the events of the exodus, they do not do so in chronological order.
Per quanto riguarda l’ambientazione cronologica degli eventi descritti da Giovanni, osserviamo che è normale in testi profetici incontrare dei verbi al passato che indicano avvenimenti futuri.Quod ad temporis rationem eventuum a Ioanne descriptorum attinet, notandum est in scriptis propheticis haud raro verba praeteriti temporis ad futura spectantia inveniri.Quant à la localisation chronologique des événements décrits par Jean, il convient de noter qu’il est fréquent, dans les textes prophétiques, de rencontrer des verbes au passé désignant des événements futurs. As for the chronological location of the events John describes, we can note that it is common in prophetic texts for verbs in the past tense to refer to future events.
Il veggente vede realizzarsi scene che in seguito descrive come passate, poiché egli le ha vedute; tuttavia esse sono il presagio di eventi futuri, rispetto al momento (reale o fittizio) in cui ha avuto luogo la visione.Vates enim res intuetur quae postea ut praeterita enarrat, quippe quas ipse iam viderit; attamen illae futurorum eventuum praenuntia sunt, respectu temporis, sive veri sive ficti, quo visio facta est.Le voyant voit se dérouler des scènes qu’il décrit ensuite comme passées, parce qu’il les a vues; toutefois, elles annoncent des événements à venir par rapport au moment, réel ou fictif, où la vision a eu lieu. The visionary sees events take place that he later refers to as being in his own past because it was in the past that he saw them, although the events that he foresaw are themselves in the future with regard to the time, whether real or fictitious, at which the vision occurs.
Si parla, in tali casi, di “enallage dei tempi”. Huiusmodi usus “enallage temporum” appellatur. On parle alors d’”enallage des temps”. As a literary phenomenon this was called “tense interchange” (ἐναλλαγή) by the ancient grammarians.
Il passato dei verbi, quindi, non crea difficoltà a un’interpretazione che ritiene tutta la scena riferita al futuro.Itaque verborum praeteritorum usus interpretationi non obsistit, quae totam visionem ad futura refert.L’emploi du passé verbal ne fait donc pas obstacle à une interprétation qui rapporte toute la scène au futur.Therefore, that the verbs are in the past tense does not prevent us from interpreting the entire scene as referring to the future.
Per un’interpretazione opposta, invece, nel nostro brano dovremmo riferire al passato i futuri del v. 6, introdotti dall’espressione “in quei giorni” (che, di per sé, non indica in quale dimensione temporale si situi l’azione).At si contraria exegesis amplectenda esset, futuri temporis verba v. 6 ad praeteritum referenda forent, quae formula “in illis diebus” introducuntur, quae ipsa tempus actionis non determinat.En revanche, une interprétation inverse obligerait à rapporter au passé les verbes au futur du v. 6, introduits par l’expression “en ces jours-là”, laquelle, en elle-même, n’indique pas la localisation temporelle de l’action. The alternative interpretation requires that we treat the future tense verbs in v. 6 as if they refer to the past; the verbs in question are introduced by the expression “in those days,” which in itself gives no indication of where in time the action is located.
Questo pare davvero difficile, soprattutto poiché il verso è quasi un inciso, un’ulteriore inattesa spiegazione di Giovanni, inserita nel corso della descrizione della visione (infatti il verbo successivo, al v. 8, è nuovamente al passato).Id vero sane difficile est, praesertim cum hic versus quasi parenthesis sit, nova scilicet et inopinata explanatio a Ioanne in narrationem inserta (sequens enim verbum v. 8 rursus praeteritum est).Cela paraît très difficile, d’autant que le verset constitue presque une incise, une explication supplémentaire et inattendue que Jean insère dans le cours de la description de la vision (le verbe suivant, au v. 8, étant de nouveau au passé).This is very problematic, though, because the verse is almost an afterthought, an additional, unexpected explanation that John inserts into the description of the vision, and in fact the next verb, in v. 8, is in the past tense again.
È quindi probabile che Giovanni volutamente usi il futuro, proprio per aiutare a comprendere che quanto egli descrive riguarda eventi futuri. Quare verisimile est Ioannem futurum consulto adhibere, ut clare indicet ea quae describit ad futura pertinere. Il est donc probable que Jean emploie délibérément le futur afin de faire comprendre que ce qu’il décrit concerne des événements à venir. Thus it is likely that John used the future tense deliberately, precisely for the purpose of indicating that the events he is describing are in the future.

1999. John MacArthur

  • John F. MacArthur Jr (1939-2025), pasteur, théologien et exégète chrétien évangélique californien, dirigeant de la méga-church non confessionnelle Grace Community Church, chancelier de la Master's University à Santa Clarita (Californie), animateur radio. Sous son nom ont été publiés, apparemment depuis 1982, différents états d'un commentaire de l'Apocalypse dont nous citons ici l'édition de 1999, sinon finale, du moins la plus aboutie que nous connaissions. Quel qu'en soit l'auteur, ce commentaire donne une bonne idée des conceptions en vigueur dans cette mouvance à la fin du XXe siècle.
  • John MacArthur, Revelation 1-11 (VIII+344 p.), Chicago, Moody (“MacArthur New Testament Commentary” 32), (VIII+344 p.), Chicago, Moody, 1999, pp. 236, 259-262.
anglais (1999)latin (2025)français (2025)
The progressive judgments within the seventh seal will take place over an indefinite period of time; the effects of the fifth trumpet, for example, will last for five months (9:10).Judicia progressiva septimi sigilli per tempus indeterminatum fient; effectus autem tubæ quintæ, ad exemplum, per menses quinque durant (9,10).Les jugements progressifs contenus dans le septième sceau se dérouleront sur une période indéterminée ; les effets de la cinquième trompette, par exemple, dureront cinq mois (9,10).
While the exact timetable for the trumpet and bowl judgments is not revealed, their escalating devastation indicates that they all occur during the last half of the Tribulation.Quamvis certus horarius judiciorum tubarum et phialarum non reveletur, crescente tamen devastatione apparet ea omnia in altera parte Tribulationis evenire.Bien que le calendrier précis des jugements des trompettes et des coupes ne soit pas révélé, leur dévastation croissante indique qu’ils se produisent tous durant la seconde moitié de la Tribulation.
Therefore, the seventh seal encompasses all of God's final wrath up to the triumphant return of the Lord Jesus Christ in glory.Quapropter septimum sigillum omnem iram ultimam Dei complectitur usque ad reditum triumphalem Domini Jesu Christi in gloria.Ainsi, le septième sceau englobe toute la colère finale de Dieu jusqu’au retour triomphant du Seigneur Jésus-Christ dans la gloire.
(…)(…)(…)
Out of the vast, billowing, ominous cloud of smoke that darkened the sky and caused panic among earth’s inhabitants John saw a new terror emerge.Ex ingenti nube fumi tumidi et minitantis, quæ cælum obscurabat atque incolis terræ terrorem incutiebat, novum pavorem emergere Ioannes conspexit.De l’immense nuée de fumée, gonflée et menaçante, qui obscurcissait le ciel et semait la panique parmi les habitants de la terre, Jean vit surgir une nouvelle terreur.
Vile demons, taking on a visible form resembling locusts, swarmed out of the abyss to plague the earth.Dæmones immundi, formam visibilem instar locustarum induentes, ex abysso effusi sunt ut terram vexarent.Des démons immondes, prenant une forme visible semblable à celle de sauterelles, jaillirent de l’abîme pour tourmenter la terre.
The destructive power of locusts is noted in several Old Testament passages (Deut. 28:38; 2 Chron. 7:13; Ps. 105:34; Joel 2:25; Nah. 3:15); locust swarms consume all vegetation in their path.Vis destructiva locustarum in plurimis Veteris Testamenti locis commemoratur (Deut 28,38; 2 Chron 7,13; Ps 105,34; Joel 2,25; Nah. 3,15); catervæ locustarum omnem vegetationem in itinere absumunt.La puissance destructrice des sauterelles est mentionnée dans plusieurs passages de l’Ancien Testament (Deut 28,38 ; 2 Chron 7,13 ; Ps 105,34 ; Joël 2,25 ; Nah. 3,15) ; les essaims de sauterelles dévorent toute végétation sur leur passage.
The scene is reminiscent of the locust plague in Egypt (Ex. 10:4–5, 12-20), and of the description of the locust plague in Joel 1:1–7; 2:1-5, but far worse.Scena refertur ad plagam locustarum in Ægypto (Ex 10,4–5.12-20), atque ad descriptionem plagæ locustarum in Joel 1,1–7; 2,1-5; sed longe gravior est.La scène rappelle la plaie des sauterelles en Égypte (Ex 10,4–5.12-20), ainsi que la description de la plaie des sauterelles en Joël 1,1–7 ; 2,1-5, mais en bien pire.
The imagery of the smoke is an apt depiction of a locust plague, since millions of the grasshopperlike insects swarm so thickly that they can darken the sky and blot out the sun, turning day into night.Imago fumi idonea est ad plagam locustarum depingendam, quoniam myriades insectorum instar locustarum ita densa nube volant ut cælum obscurent solemque extinguant, diem in noctem vertentes.L’image de la fumée est une représentation appropriée d’une plaie de sauterelles, puisque des millions de ces insectes semblables à des sauterelles grouillent si densément qu’ils obscurcissent le ciel et cachent le soleil, changeant le jour en nuit.
Locust swarms can be unimaginably huge (cf. Ps. 105:34); one swarm over the Red Sea in 1889 was reported to have covered 2,000 square miles.Cœtus locustarum incredibiliter ingentes esse possunt (cf. Ps. 105,34); unus cœtus super Mare Rubrum anno 1889 relatus est superficiem 2000 milliarum quadratarum texisse.Les essaims de sauterelles peuvent être d’une ampleur inimaginable (cf. Ps. 105,34) ; un essaim au-dessus de la mer Rouge, en 1889, aurait couvert 2 000 milles carrés.
The destruction they can cause to crops and other vegetation is staggering (cf. 2 Chron. 7:13).Clades quam frugibus ceteræque vegetationi inferre possunt attonita est (cf. 2 Chron 7,13).La destruction qu’elles peuvent infliger aux récoltes et à la végétation est stupéfiante (cf. 2 Chron 7,13).
John Phillips writes: The worst locust plague in modern times struck the Middle East in 1951-52 when in Iran, Iraq, Jordan, and Saudi Arabia every green and growing thing was devoured across hundreds of thousands of square miles.Ioannes Phillips ita scribit: Gravissima plaga locustarum temporibus recentioribus Orientem Medium anno 1951–52 percussit, cum in Irania, Iraquia, Jordania, Arabia Saudiana omne virens ac crescens remedium per centena milia milliarum quadratarum devorabatur.John Phillips écrit : La pire plaie de sauterelles des temps modernes frappa le Moyen-Orient en 1951-52, lorsque, en Iran, en Irak, en Jordanie et en Arabie saoudite, toute verdure et toute plante en croissance furent dévorées sur des centaines de milliers de milles carrés.
Locusts eat grain, leaf, and stalk, right down to the bare ground.Locustæ frumentum, folium, cauliculam edunt, usque ad nudam humum.Les sauterelles mangent le grain, la feuille et la tige, jusqu’à laisser la terre nue.
When a swarm arises and flies on its way, the green field is left a desert; barrenness and desolation stretches as far as eye can see. (Exploring Revelation, 125-26)Cum cœtus locustarum surgit atque evolat, ager virens fit desertum; sterilitas et desolatio usque ad visum se extendunt. (Exploring Revelation, 125–26)Lorsqu’un essaim se lève et s’envole, le champ verdoyant devient un désert ; la stérilité et la désolation s’étendent à perte de vue. (Exploring Revelation, 125-26)
But these were not ordinary locusts, but demons, who, like locusts, bring swarming destruction.At hæ locustæ ordinariæ non erant, sed dæmones, qui, instar locustarum, vastitatem multitudinariam afferunt.Mais celles-ci n’étaient pas des sauterelles ordinaires, mais des démons qui, comme les sauterelles, apportent une destruction en essaim.
Describing them in the form of locusts symbolizes their uncountable Numbers and massive destructive capabilities.Eas sub specie locustarum describere significat earum innumerabilem multitudinem et ingentem vim destructive exercendam.Les décrire sous la forme de sauterelles symbolise leur nombre incalculable et leur immense capacité de destruction.
The fact that three times in the passage (vv. 3, 5, 10) their power to inflict pain is compared to that of scorpions indicates they are not actual locusts, since locusts have no stinging tail as scorpions do.Quod ter in hoc loco (vv. 3.5.10) potestas eorum ad dolorem inferendum cum vi scorpi­orum conferatur, ostendit eas non esse locustas veras; nam locustæ caudam aculeatam, qualem scorpii habent, non possident.Le fait que, par trois fois dans ce passage (vv. 3,5,10), leur pouvoir de faire souffrir soit comparé à celui des scorpions montre qu’il ne s’agit pas de véritables sauterelles, puisque les sauterelles n’ont pas une queue venimeuse comme les scorpions.
Scorpions are a species of arachnid, inhabiting warm, dry regions, and having an erect tail tipped with a venomous stinger.Scorpii sunt species araneidarum, regiones calidas et siccas incolentes, caudamque erectam aculeo venenato instructam habentes.Les scorpions sont une espèce d’arachnides, vivant dans des régions chaudes et sèches, et portant une queue dressée terminée par un aiguillon venimeux.
The stings of many species of scorpions are excruciatingly painful, and about two dozen species are capable of killing humans.Multarum specierum scorpii aculei cruciatus gravissimos efficiunt; circiter vero viginti duæ species homines necare valent.Les piqûres de nombreuses espèces de scorpions sont atrocement douloureuses, et environ deux douzaines d’espèces peuvent tuer des êtres humains.
The symptoms of a sting from one of the deadly species, including severe convulsions and paralysis, resemble those of demon-possessed individuals (cf. Mark 1:23-27; 9:20, 26).Symptomata ictus ab una ex mortalibus speciebus — inter quæ graves convulsiones et paralysis — iis similia sunt quæ in hominibus a dæmonibus obsessis observantur (cf. Marc. 1,23-27; 9,20.26).Les symptômes d’une piqûre provenant d’une des espèces mortelles — notamment de violentes convulsions et une paralysie — ressemblent à ceux observés chez des personnes possédées par des démons (cf. Mc 1,23-27 ; 9,20.26).
Combining in the description of the demons both locusts and scorpions emphasizes the deadliness of the demon invasion.Coniunctio in descriptione dæmonum locustarum simul et scorpionum vim letalem invasionis dæmoniacæ illustrat.Associer dans la description des démons à la fois des sauterelles et des scorpions souligne le caractère mortel de l’invasion démoniaque.
But the devastating pain inflicted by these demons will be far worse than that of actual scorpions.At vero dolor terribilis ab his dæmonibus illatus longe gravior erit quam is quem veri scorpii inferunt.Mais la douleur dévastatrice infligée par ces démons sera bien pire que celle causée par de véritables scorpions.
In this judgment God brings demons into direct contact with the unrepentant people with whom they will spend forever in the lake of fire.In hoc judicio Deus dæmones in contactum immediatum adducit cum impoenitentibus, cum quibus in stagno ignis in perpetuum mansuri sunt.Dans ce jugement, Dieu met les démons en contact direct avec les impénitents avec qui ils passeront l’éternité dans l’étang de feu.
The fact that these locust and scorpion-like creatures come from the pit and that their leader is the “angel of the abyss” (9:11) indicates that demons must be in view in this scene.Quod hæ creaturæ instar locustarum et scorpionum e barathro exeant, et quod dux earum sit “angelus abyssi” (9,11), ostendit dæmones in hac scena intellegendos esse.Le fait que ces créatures semblables à des sauterelles et à des scorpions sortent du gouffre, et que leur chef soit « l’ange de l’abîme » (9,11), montre qu’il faut voir ici des démons.
Demons are also pictured as creatures from the animal kingdom in 16:13, where they appear as frogs. Sadly, even the horrifying experience of this demon infestation will not cause many to repent (cf. 9:20-21), if any.Dæmones etiam in 16,13 ut creaturæ ex regno animali describuntur, ubi ranarum speciem prae se ferunt. Tristiter, ne tam horrenda quidem hæc infestatio dæmonum multos ad pœnitentiam adducet (cf. 9,20-21), si quos.Les démons sont également représentés comme des créatures du règne animal en 16,13, où ils apparaissent comme des grenouilles. Tristement, même cette expérience horrifiante d’infestation démoniaque n’amènera guère à la repentance (cf. 9,20-21), si tant est qu’elle en amène.
Strict limitations were placed on the activities of this demonic host.Acutæ limitationes actionibus huius exercitus dæmonici impositæ sunt.Des limites strictes furent imposées aux activités de cette armée démoniaque.
This judgment, unlike the first four trumpet judgments, is not on the physical world.Hoc judicium, dissimile prioribus quattuor tubæ judicis, non in mundum physicam infligitur.Ce jugement, contrairement aux quatre premiers jugements des trompettes, ne frappe pas le monde physique.
In fact, they were told (probably by God, who gave the angel the key to the pit in 9:1, and who controls everything for His purposes) that there were limits.Revera dictum est eis (fortasse a Deo, qui angelo clavem abyssi dedit in 9,1 et omnia pro suis consiliis gubernat) limites esse.En réalité, il leur fut dit (probablement par Dieu, qui donna à l’ange la clé de l’abîme en 9,1 et contrôle tout selon ses desseins) qu’il existait des limites.
God forbade the locust horde to hurt the grass of the earth, nor any green thing, nor any tree (cf. 8:7).Deus prohibuit turbam locustarum ne herbam terræ, nec quidquam viride, nec ullam arborem læderent (cf. 8,7).Dieu interdit à la horde de sauterelles de nuire à l’herbe de la terre, à aucune verdure ni à aucun arbre (cf. 8,7).
That again shows that they were not actual insects, since real locusts devour plant life.Id iterum ostendit eas non fuisse insecta vera, cum locustæ veræ vegetationem devorent.Cela montre de nouveau qu’il ne s’agissait pas d’insectes véritables, puisque les sauterelles réelles dévorent la végétation.
The reference to the grass of the earth suggests that some time has passed since the first trumpet judgment scorched all the grass that was then in season (8:7). The damaged grass has grown again and is to remain untouched in this plague, indicating that enough time has elapsed for a partial recovery of the earth’s environment.Mentio herbæ terræ indicat tempus quoddam transiisse ex quo judicium primæ tubæ omnem herbam tunc temporis in segete exusserat (8,7). Herba læsa denuo crevit et hac plaga intacta manere debet, demonstrans tempus satis longum fuisse ad partialem restitutionem ambientis terræ.La mention de l’herbe de la terre suggère qu’un certain temps s’est écoulé depuis que le jugement de la première trompette a brûlé toute l’herbe alors en saison (8,7). L’herbe endommagée a repoussé et doit rester intacte au cours de cette plaie, ce qui indique qu’il s’est écoulé assez de temps pour une récupération partielle de l’environnement terrestre.
The demons’ business is not with vegetation, but only with men — not all people, but only those who do not have the seal of God on their foreheads.Negotium dæmonum non cum vegetatione est, sed tantum cum hominibus — non cum omnibus, sed solum cum iis qui signaculum Dei in frontibus non habent.L’affaire des démons n’est pas avec la végétation, mais seulement avec les hommes — non avec tous, mais seulement avec ceux qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leur front.
Believers will be preserved, just as God sheltered Israel from the effects of the Egyptian plagues (Ex. 8:22ff.; 9:4ff.; 10:23).Fideles servabuntur, sicut Deus Israël a plagis Ægyptiacis protexit (Ex. 8,22sq; 9,4sq; 10,23).Les croyants seront préservés, comme Dieu protégea Israël des effets des plaies d’Égypte (Ex 8,22s ; 9,4s ; 10,23).
Those who have the seal of God include not only the 144,000 Jewish evangelists (7:3-4; 14:1), but also the rest of the redeemed (cf. 22:4; 2 Tim. 2:19).Hi qui signaculum Dei habent non solum 144,000 evangelistas Judaeos (7,3-4; 14,1) complectuntur, sed etiam reliquos redemptos (cf. 22,4; 2 Tim. 2,19).Ceux qui ont le sceau de Dieu comprennent non seulement les 144 000 évangélistes juifs (7,3-4 ; 14,1), mais aussi l’ensemble des rachetés (cf. 22,4 ; 2 Tim 2,19).
This seal marks them as personally belonging to God and as such protected from the forces of hell.Hoc signaculum eos demonstrat Deo personali modo pertinere atque ita a potestatibus inferorum custodiri.Ce sceau les marque comme appartenant personnellement à Dieu et, en tant que tels, protégés des forces de l’enfer.
Jesus promised the faithful members of the Philadelphia church that “He who overcomes, I will make him a pillar in the temple of My God, and he will not go out from it anymore; and I will write on him the name of My God, and the name of the city of My God, the new Jerusalem, which comes down out of heaven from My God, and My new name” (3:12).Jesus fidelibus ecclesiæ Philadelphiensis promisit: “Qui vincit, columna eum faciam in templo Dei mei, neque amplius exiet; et scribam super eum nomen Dei mei, et nomen civitatis Dei mei, Ierusalem novæ, quæ de cælo a Deo meo descendit, et nomen meum novum” (3,12).Jésus promit aux fidèles de l’Église de Philadelphie : « Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, la Jérusalem nouvelle qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau » (3,12).
Ezekiel 9:4–6 illustrates the truth that God protects His people in the midst of judgment.Ezechielis 9,4–6 veritatem illustrat Deum in medio judicii populum suum tueri.Ezéchiel 9,4-6 illustre la vérité que Dieu protège son peuple au milieu du jugement.
God commanded an angel to go through Jerusalem and put a mark on the redeemed.Deus angelo imperavit ut per Jerusalem transiret atque signum poneret in redemptis.Dieu ordonna à un ange de parcourir Jérusalem et de mettre une marque sur les rachetés.
Those who did not have that mark were subject to death when the city fell to the Babylonians.Qui autem signum non habebant morti subjecti erant, cum civitas Babyloniis cederet.Ceux qui n’avaient pas cette marque furent livrés à la mort lorsque la ville tomba devant les Babyloniens.
The Lord said to him, “Go through the midst of the city, even through the midst of Jerusalem, and put a mark on the foreheads of the men who sigh and groan over all the abominations which are being committed in its midst.Dominus ei dixit: “Transi per medium civitatis, per ipsum medium Jerusalem, et pone signum in frontibus virorum qui ingemiscunt et lugent super universis abominationibus quæ fiunt in medio eius.”Le Seigneur lui dit : « Parcours le milieu de la ville, le milieu même de Jérusalem, et mets une marque sur le front des hommes qui soupirent et gémissent à cause de toutes les abominations qui s’y commettent. »
But to the others He said in my hearing, ‘Go through the city after him and strike; do not let your eye have pity and do not spare.Aliis autem, audiente me, dixit: “Transite per civitatem post eum et percutite; ne parcat oculus vester nec misereamini.”Mais aux autres, Il dit à mes oreilles : « Passez dans la ville après lui et frappez ; que votre œil n’épargne point et n’ayez aucune pitié. »
Utterly slay old men, young men, maidens, little children, and women, but do not touch any man on whom is the mark; and you shall start from My sanctuary.’ So they started with the elders who were before the temple.“Deleto senes, juvenes, virgines, infantes atque mulieres; verum ne attingatis quemquam super quo est signum. Et a sanctuario meo incipietis.” Tunc cœperunt a senioribus qui erant ante templum.« Tuez totalement vieillards, jeunes hommes, vierges, enfants et femmes ; mais n’approchez personne sur qui se trouve la marque. Et vous commencerez par mon sanctuaire. » Ils commencèrent donc par les anciens qui se tenaient devant le temple.
Even what the demons can do to the unregenerate is limited.Etiam quod dæmones in impoenitentes efficere possunt limitibus circumscribitur.Même ce que les démons peuvent faire aux non régénérés est limité.
Although Satan has the power of death (Heb. 2:14), its exercise is subject to God's sovereign will and power, thus these demons were not permitted to kill anyone.Quamvis Satanas potestatem mortis habeat (Hebr. 2,14), exercitium eius voluntati et potestati Dei summæ subjicitur; ideo iis dæmonibus non permissum est quemquam occidere.Bien que Satan possède le pouvoir de la mort (He 2,14), son exercice demeure soumis à la volonté et à la puissance souveraines de Dieu ; ainsi ces démons n’eurent pas la permission de tuer qui que ce soit.
After millennia of captivity, the vile demons would no doubt want to give full vent to all of their pent-up evil by slaughtering people.Post millennia captivitatis, dæmones immundi sine dubio vellent omnem malitiam diuturnam effundere per hominum cædem.Après des millénaires de captivité, les démons immondes voudraient sans doute déchaîner toute leur méchanceté accumulée en massacrant les hommes.
Certainly Satan would want to kill all the unregenerate to keep them from repenting.Profecto Satanas omnes impoenitentes occidere vellet, ne ad pœnitentiam convertantur.Satan voudrait assurément tuer tous les non régénérés afin de les empêcher de se repentir.
But God, in His mercy, will give people torment for five months (the normal life span of locusts, usually from May to September), during which they cannot die but will be given the opportunity to repent and embrace the gospel.At Deus, in misericordia sua, hominibus cruciatum per menses quinque dabit (quod est tempus vitæ locustarum ordinarium, a Maio plerumque ad Septembrem), quo tempore mori non poterunt sed facultatem habebunt pœnitendi et evangelium amplectendi.Mais Dieu, dans sa miséricorde, infligera aux hommes un tourment de cinq mois (la durée normale de vie des sauterelles, généralement de mai à septembre), durant lesquels ils ne pourront mourir mais recevront l’occasion de se repentir et d’embrasser l’Évangile.
Torment describes punishment in Revelation (11:10; 14:10-11; 18:7, 10, 15; 20:10; the only exception is 12:2; “pain” is the same Greek word elsewhere translated “torment”).Verbum “cruciatus” pœnam in Apocalypsi significat (11,10; 14,10-11; 18,7.10.15; 20,10; unica exceptio est 12,2; “dolor” idem verbum Græcum est quod alibi “cruciatus” redditur).Dans l’Apocalypse, le terme « tourment » désigne une punition (11,10 ; 14,10-11 ; 18,7.10.15 ; 20,10 ; seule exception : 12,2 ; « douleur » traduit ailleurs le même mot grec).
That five-month period will be one of intense spiritual and physical suffering inflicted on unbelievers by the judgment of God through the demon horde.Illud spatium quinque mensium erit tempus gravissimorum dolorum spiritualium et corporalium inflictorum incredulis per judicium Dei exercitusque dæmonici.Cette période de cinq mois sera un temps de souffrances spirituelles et physiques intenses infligées aux incrédules par le jugement de Dieu au moyen de la horde démoniaque.
That fearful judgment is likened to the torment inflicted by a scorpion when it stings a man. Unbelievers will also hear the message of salvation in Jesus Christ preached by the 144,000 Jewish evangelists, the two witnesses, and other believers.Iudicium illud formidolosum comparatur cruciatui quem scorpio infert cum hominem pungit. Increduli etiam audient nuntium salutis in Jesu Christo a 144,000 evangelistis Judaeis, a duobus testibus, aliisque fidelibus prædicatum.Ce jugement redoutable est comparé au tourment qu’un scorpion inflige lorsqu’il pique un homme. Les incrédules entendront aussi le message du salut en Jésus-Christ, prêché par les 144 000 évangélistes juifs, les deux témoins et d’autres croyants.
The five months will be for many people the last opportunity to repent and believe, before they die or are permanently hardened in their unbelief (9:20-21; 16:9, 11).Illi quinque menses multis hominibus ultima erit occasio pœnitendi et credendi, antequam moriantur aut in incredulitate sua penitus obdurescant (9,20-21; 16,9.11).Ces cinq mois seront pour beaucoup la dernière occasion de se repentir et de croire, avant qu’ils ne meurent ou ne soient définitivement endurcis dans leur incrédulité (9,20-21 ; 16,9.11).
So intense will be the torment inflicted on unbelievers that in those days (the five months of v.5) men will seek death and will not find it; they will long to die, and death flees from them.Tam gravis erit cruciatus incredulis illatus, ut in illis diebus (quinque mensibus v.5) homines mortem quærent nec invenient; mori desiderabunt, et mors ab eis fugiet.Le tourment infligé aux incrédules sera si intense qu’en ces jours-là (les cinq mois du v.5) les hommes chercheront la mort sans la trouver ; ils désireront mourir, et la mort les fuira.
All hope is gone; there will be no tomorrow. The earth people have loved and worshiped will have been utterly devastated, the land ravaged by earthquakes, fires, and volcanoes, the sea filled with the putrefying bodies of billions of dead creatures, much of the fresh water supply turned into bitter poison, the atmosphere polluted with gases and showers of heavenly debris.Omnis spes peribit; nulla erit dies crastina. Terra quam homines dilexerunt et coluerunt omnino devastata erit, regio terraemotibus, ignibus, vulcanis vastata, mare cadaveribus miliardorum animalium putrescentibus repletum, magna pars aquarum dulcium in amaritudinem venenosam conversa, atmosphæra gasibus ac fragminibus cælestibus polluta.Toute espérance sera perdue ; il n’y aura plus de lendemain. La terre que les hommes ont aimée et adorée aura été totalement dévastée, la contrée ravagée par des tremblements de terre, des incendies et des volcans, la mer remplie des cadavres putréfiés de milliards de créatures mortes, une grande partie des eaux douces transformée en poison amer, l’atmosphère polluée par des gaz et des pluies de débris célestes.
Then, worst of all, will come foul smoke from the pit of hell as the demons are released to spiritually and physically torment wicked people.Tum, quod est omnium pessimum, prodibit fumus foedissimus ex puteo inferni, dum dæmones dimittuntur ut improbos spiritualiter et corporaliter torqueant.Puis, pire que tout, sortira la fumée immonde du gouffre de l’enfer lorsque les démons seront relâchés pour tourmenter les méchants spirituellement et physiquement.
The dream of a worldwide utopia under the leadership of Antichrist (the beast of 13:1ff.) will have died.Somnium de universali utopia sub ductu Antichristi (bestia 13,1sq.) interibit.Le rêve d’une utopie mondiale sous la conduite de l’Antichrist (la bête de 13,1s) aura disparu.
Driven mad by the filth and vileness of the demon infestation, people will seek relief in death—only to find that death has taken a holiday.A sordibus et foeditate infestationis dæmonicæ insanientes, homines levamen in morte quærent — sed invenient mortem ferias sibi indixisse.Rendus fous par la souillure et la bassesse de l’infestation démoniaque, les hommes chercheront un soulagement dans la mort — mais ils découvriront que la mort est en congé.
There will be no escape from the agony inflicted by the demons, no escape from divine judgment.Nulla erit fuga a tormento a dæmonibus illato, nulla fuga a judicio divino.Il n’y aura aucune échappatoire aux tourments infligés par les démons, aucune échappatoire au jugement divin.
All attempts at suicide, whether by gun-shot, poison, drowning, or leaping from buildings, will fail.Omnes conatus sibi mortem inferendi — sive sclopeto, sive veneno, sive submersione, sive desultu e turribus — frustra erunt.Toutes les tentatives de suicide — par arme à feu, poison, noyade ou en se jetant d’un édifice — échoueront.

1999. John McSweeney

  • John McSweeney (né vers 1958), prêtre catholique australien du diocèse de Parramatta (Nouvelles-Galles-du-Sud), qui, après des études à l'Institut Catholique de Sydney puis à l'Institut Biblique de Rome, a enseigné quelques années l'exégèse à Sydney, avant d'exercer un ministère pastoral dans son diocèse, où il est encore curé en 2025.
  • John McSweeney, Jesus in the Book of Revelation (160 p.), Strathfield (Nouvelles-Galles-du-Sud), St Pauls (“Australian Biblical Project”), 1999, pp. 72-74.
anglais (1999)latin (2026)français (2026)
The fifth trumpet — the first woe (9:1-12)Tuba quinta — primum vae (9:1-12)La cinquième trompette — le premier “malheur” (9:1-12)
The first of the key players in this next scene is the fallen star, a reference to a fallen angel (cf 1 Enoch 86:1).Primus e praecipuis actoribus in hac scena sequenti est stella lapsa, id est angelus lapsus (cf. 1 Henoch 86:1).Le premier des protagonistes majeurs de la scène suivante est l'étoile tombée, c'est-à-dire un ange déchu (cf. 1 Hénoch 86,1).
His actions are in keeping with God’s will, since this evil angel is given the keys to the bottomless pit of Sheol or hell.Acta ejus cum voluntate Dei congruunt, quandoquidem huic angelo malo dantur claves putei sine fundo Seol sive inferni.Ses actes s'accordent avec la volonté de Dieu, puisque cet ange mauvais reçoit les clefs du puits sans fond du Shéol, ou de l'enfer.
Upon opening this prison where fallen angels and demons are kept (cf 1 Enoch 18-21), smoke begins to rise up out of this shaft from the underworld.Ubi hoc carcerem, quo angeli lapsi et daemones detinentur (cf. 1 Henoch 18-21), aperit, fumus e puteo ex inferis surgere incipit.Lorsqu'il ouvre cette prison où sont gardés anges déchus et démons (cf. 1 Hénoch 18-21), une fumée commence à monter du puits, depuis le monde d'en bas.
But that is not all: out of this hellish pit comes an army of locusts.Sed non hoc solum: ex hoc puteo infernali exercitus locustarum egreditur.Mais ce n'est pas tout : de ce puits infernal sort une armée de sauterelles.
The locustsLocustaeLes sauterelles
The arrival of the locusts is in keeping with the theme of the Exodus plagues that permeates this whole section: the eighth plague (Ex 10:12-20) is being referred to here.Adventus locustarum congruit cum themate plagarum Exodi quod totam hanc sectionem permeat: hic ad plagam octavam (Ex. 10:12-20) alluditur.L'arrivée des sauterelles s'accorde avec le thème des plaies d'Exode qui imprègne toute cette section : il est ici fait allusion à la huitième plaie (Ex 10,12-20).
Joel 1:4-2:5 reflects on the locust plague, and offers a terrifying description of the devastation inflicted upon the land by such a “powerful and innumerable” invasion.Joel 1:4-2:5 plagam locustarum meditatur atque descriptionem terribilem vastitatis in terra illatae praebet ab incursione tam “potente et innumerabili”.Joël 1,4-2,5 revient sur la plaie des sauterelles et donne une description terrifiante des ravages infligés au pays par une invasion “puissante et innombrable”.
These locusts are not natural locusts, for they are commanded not to harm the grass or the trees, which are the normal food for such creatures.Hae locustae non sunt naturales: jubentur enim ne noceant herbae aut arboribus, quae cibus talium animalium est ordinarius.Ces sauterelles ne sont pas des sauterelles naturelles : on leur ordonne de ne pas nuire à l'herbe ni aux arbres, qui sont la nourriture habituelle de ces créatures.
Rather, these locusts have a demonic purpose, to inflict pain on the inhabitants of the earth who are not marked with the seal of God on their foreheads.Immo finem daemonium habent: dolorem inferre incolas terrae, qui sigillo Dei in frontibus suis non signati sunt.Au contraire, ces sauterelles ont une finalité démoniaque : infliger une douleur aux habitants de la terre qui ne sont pas marqués du sceau de Dieu sur le front.
The concept of the seal or mark finds its origin in Ezekiel 9:4-6, where bloodshed is visited upon those not so marked.Notio sigilli sive notae originem habet in Ezechiele 9:4-6, ubi caedes inferuntur iis qui tali nota carent.L'idée du sceau ou de la marque trouve son origine en Ézéchiel 9,4-6, où le massacre frappe ceux qui ne portent pas cette marque.
In Revelation, the locusts are to torment, not to kill (cf Wis 16:9).In Apocalypsi locustae cruciare debent, non occidere (cf. Sap. 16:9).Dans l'Apocalypse, les sauterelles doivent tourmenter, non tuer (cf. Sg 16,9).
Hence their tails are like scorpions’ tails, offering a hurtful sting (9:5).Hinc caudae earum scorpiis similes sunt, aculeum doloriferum inferentes (9:5).D'où leurs queues, semblables à des queues de scorpions, qui donnent une piqûre douloureuse (9,5).
This torture is to last for five months (cf 9:10), the total life span of locusts; this is, in itself, an unnaturally long period for a locust plague that normally lasts but a few days.Hoc supplicium durare debet quinque menses (cf. 9:10), id est totam vitam locustarum; quod per se tempus est insolite longum, cum plaga locustarum plerumque paucis tantum diebus duret.Ce supplice doit durer cinq mois (cf. 9,10), soit la durée totale de vie des sauterelles; c'est en soi une période anormalement longue pour une invasion de sauterelles qui, normalement, ne dure que quelques jours.
The comment is offered that the torment is such that people will try to seek death in order to avoid the pain.Additur observatio cruciatum talem esse ut homines mortem quaerere conentur, ut dolorem effugiant.Il est observé que le tourment est tel que les gens chercheront la mort pour éviter la douleur.
But this is not an option, for death will flee from them (9:6) (cf Jer 8:3; Job 3:21)!Sed hoc non datur: mors ab eis fugiet (9:6) (cf. Jer. 8:3; Job 3:21)!Mais ce n'est pas une option, car la mort fuira loin d'eux (9,6) (cf. Jr 8,3; Jb 3,21) !
When the locusts are described, a picture of terrifying creatures is painted for us.Cum locustae describuntur, imago creaturarum horrendarum nobis depingitur.Quand les sauterelles sont décrites, c'est un tableau de créatures terrifiantes qui est peint sous nos yeux.
We are told that they appear like horses equipped for battle.Dicuntur apparere velut equi ad pugnam instructi.On nous dit qu'elles ressemblent à des chevaux équipés pour le combat.
The influence of Joel 2:1-10 is apparent: the description of the invading army offered by this prophet is likened to a locust plague, where “they have the appearance of horses, and like warhorses they charge” (Joel 2:4) and “before them peoples are in anguish, all faces grow pale” (Joel 2:6).Influentia Joelis 2:1-10 patet: descriptio exercitus invadentis apud prophetam plagae locustarum comparatur, ubi “speciem equorum habent, et ut equi bellici currunt” (Joel 2:4) et “a facie eorum populi torquebuntur, omnes vultus pallescunt” (Joel 2:6).L'influence de Joël 2,1-10 est manifeste : la description de l'armée envahissante chez ce prophète est comparée à une plaie de sauterelles, où “elles ont l'apparence de chevaux, et comme des chevaux de guerre elles se précipitent” (Jl 2,4) et où “devant elles les peuples sont en angoisse, tous les visages pâlissent” (Jl 2,6).
These unnatural creatures wear crowns of gold on their heads, symbolising their victorious strength (cf 6:2); they have human faces, referring to the human dimension of the evil they represent; their hair is long, barbaric; their teeth are razor sharp like a lion’s; their scales are made of iron and impregnable; and the noise of their wings is likened to the noise that horses and chariots make in battle.Hae creaturae innaturales coronas aureas super capita gerunt, vim victoriosam significantes (cf. 6:2); facies humanas habent, ad dimensionem humanam mali quod repraesentant referentes; capilli eorum longi sunt, barbari; dentes acerrimi instar leonis; squamae ex ferro factae et inexpugnabiles; et sonitus alarum comparatur strepitui quem equi et currus in proelio faciunt.Ces créatures contre nature portent sur la tête des couronnes d'or, symbolisant leur force victorieuse (cf. 6,2); elles ont des visages humains, renvoyant à la dimension humaine du mal qu'elles représentent; leurs cheveux sont longs, barbares; leurs dents sont tranchantes comme celles d'un lion; leurs écailles sont de fer et imprenables; et le bruit de leurs ailes est comparé au fracas des chevaux et des chars au combat.
Again, Joel is the source of the image: “as with the rumbling of chariots, they leap on the tops of the mountains” (Joel 2:5).Rursus Joel est fons imaginis: “quasi strepitus curruum super vertices montium exsultabunt” (Joel 2:5).Là encore, Joël est la source de l'image : “comme le fracas des chars, elles bondissent sur les cimes des montagnes” (Jl 2,5).
Finally, their scorpion-like tails are described; and their purpose to inflict torture for five months on the inhabitants of the earth is reiterated.Denique caudae earum scorpiis similes describuntur; iteraturque finis earum: cruciatum quinque mensibus inferre incolas terrae.Enfin, leurs queues semblables à des scorpions sont décrites, et leur finalité est répétée : infliger un supplice de cinq mois aux habitants de la terre.
The king of the locustsRex locustarumLe roi des sauterelles
Where a normal plague of locusts simply moves on and on without direction or leadership, this unnatural army of fierce creatures is ruled by a king.Cum plaga locustarum naturalis simpliciter sine duce ac sine directione pergat, hic exercitus innaturalis ferocium creaturarum rege gubernatur.Alors qu'une plaie ordinaire de sauterelles avance sans direction ni chef, cette armée contre nature de créatures féroces est gouvernée par un roi.
The Hebrew name, Abaddon, is a personification of the word that means “destruction”.Nomen Hebraicum Abaddon personificatio est vocabuli quod “destructionem” significat.Le nom hébreu Abaddon est une personnification du mot qui signifie “destruction”.
Indeed, in Job 26:6. Sheol (the nether-world) and Abaddon are found in poetic parallel.Nam in Job 26:6 Sheol (mundus inferus) et Abaddon parallelo poetico junguntur.En effet, en Job 26,6, Sheol (le monde d'en bas) et Abaddon se trouvent en parallèle poétique.
Thus, we have another reference to the pit of destruction that is the underworld.Ita habemus aliam allusionem ad puteum perditionis qui est infernus.Ainsi, nous avons une autre allusion au puits de destruction qu'est le monde souterrain.
These creatures are controlled by the demonic forces of hell.Hae creaturae viribus daemonum inferni reguntur.Ces créatures sont contrôlées par les forces démoniaques de l'enfer.
The Greek term offered by the author as an explanation in 9:11 is not a valid rendition of the Hebrew.Vocabulum Graecum quod auctor ut explicationem in 9:11 affert non est reddito Hebraici legitima.Le terme grec proposé par l'auteur comme explication en 9,11 n'est pas une traduction valable de l'hébreu.
More than likely, the word Apollyon, “destroyer”, is meant to be a play on the name of the god “Apollo”.Verisimilius vocabulum Apollyon, “perditor”, ad ludum verborum cum nomine dei “Apollo” spectat.Très probablement, le mot Apollyon, “destructeur”, est destiné à jouer sur le nom du dieu “Apollon”.

2000. Francis Nigel Lee

  • Francis Nigel Lee (1934-2011), théologien et pasteur né en Angleterre, ayant fait ses études en Afrique du Sud, pasteur de l'Église presbytérienne des États-Unis, professeur de philosophie dans le New Jersey, puis doyen académique dans le Tennessee, et enfin professeur en Australie au Queensland Theological Hall de Brisbane. Il y réintroduit la théologie réformée parmi les presbytériens du Queensland, ainsi que des traditions exégétiques depuis longtemps tombées en désuétude. Il est notable à cet égard que le dernier des dix-sept auteurs qu'il cite à l'appui de son interprétation de l'épisode des sauterelles, Albert Barnes, était mort en 1870, plus de cinquante ans avant sa propre naissance.
  • Francis Nigel Lee, John's Revelation Unveiled, by Dr. Francis Nigel Lee, Th.D., Ph.D, D.Min., S.T.D., D.R.E., D.Ed., D. Hum., D.Jur., D.C.L., D.Litt., D. Phil., Professor of Systematic Theology and Caldwell-Morrow Lecturer in Church History (313 p.), Brisbane (Australie), Queensland Presbyterian Theological College, 2000, pp. 75-76.
anglais (2000)latin (2025)français (2025)
The nature of the mission of these “locusts” should clearly be understood.Natura missionis harum “locustarum” dilucide intelligenda est.Il faut clairement comprendre la nature de la mission de ces « sauterelles ».
They did not — as insect locusts do — go forth to destroy crops or vegetation.Non enim — ut locustæ insectiles — exierunt ad sata vel vegetationem delendam.Elles ne sortirent pas — comme le font les sauterelles-insectes — pour détruire les moissons ou la végétation.
Instead — “it was commanded them that they should not hurt the grass of the Earth, neither any green thing, neither any tree, but only those men who do not have the seal of God upon their foreheads.”Immo — “praeceptum est eis ne læderent herbam terræ, neque quidquam viride, neque arborem ullam, sed tantum illos homines qui signaculum Dei in frontibus suis non habent.”Au contraire — « il leur fut commandé de ne pas nuire à l’herbe de la terre, ni à aucune verdure, ni à aucun arbre, mais seulement aux hommes qui n’ont pas le sceau de Dieu sur leurs fronts ».
Nor did they go forth specifically to kill men, but rather hurt-fully or forcibly to convert them to a false religion — and thus to torment their souls.Neque ideo processerunt ut homines occiderent, sed potius ut eos noxie vel vi ad falsam religionem converterent — ac sic animas eorum torquerent.Elles ne sortirent pas non plus pour tuer les hommes, mais pour les convertir par la contrainte ou par la nuisance à une fausse religion — et ainsi tourmenter leurs âmes.
— Thus: “to them it was given that they should not kill them — but that they [their victims] should be tormented, five months.— Itaque: “datum est eis ut non occiderent eos — sed ut cruciarentur (sc. eorum victimas) mensibus quinque.”— Ainsi : « il leur fut donné de ne pas les tuer — mais que [leurs victimes] soient tourmentées durant cinq mois ».
“Now their torment was like the torment of a scorpion when it stings a man…. And they had tails like scorpions.”“Tormentum autem illorum simile erat tormento scorpii cum pungit hominem… Et habebant caudas sicut scorpii.”« Or leur tourment était semblable à celui d’un scorpion quand il pique un homme… Et elles avaient des queues comme celles des scorpions. »
Just like locusts, scorpions too are creatures of the Arabian desert.Sicut locustæ, ita etiam scorpii creaturæ sunt deserti Arabici.Tout comme les sauterelles, les scorpions sont aussi des créatures du désert arabique.
“And there were stings in their tails. And their power was to hurt men, five months.”“Et aculei erant in caudis eorum. Et potestas eorum erat nocere hominibus mensibus quinque.”« Et il y avait des dards dans leurs queues. Et leur puissance était de nuire aux hommes pendant cinq mois. »
This “five months,” when construed strictly, is the average duration of a plague of locusts in the insect world.Hi “quinque menses,” stricte sumpti, sunt mediocris diuturnitas plagæ locustarum in mundo insectorum.Ces « cinq mois », pris strictement, correspondent à la durée moyenne d’un fléau de sauterelles dans le monde des insectes.
However, construed prophetically (according to the day-year principle of interpretation) (317), it would imply five (thirty-day) months of day-years — alias about one hundred and fifty-years or about a century and a half of sustained tormenting of their victims.At vero, propheticē intellecti (secundum principium diei–anni) (317), significant menses quinque triginta-dierum in annos conversos — id est circiter centum quinquaginta annos, vel sesquicenturiam cruciatus continuati in victimas.Toutefois, entendus prophétiquement (selon le principe jour-année) (317), ils impliquent cinq mois de trente jours transformés en années-jours — soit environ cent cinquante ans, ou un siècle et demi de tourments continus infligés à leurs victimes.
(317) Cf. Dan. 9:2,24f; Gen. 1:14; 5:23; 29:18-30; Num. 14:34; Ezek. 4:5f. See too Dan. 7:25 & 12:7,11.(317) Cf. Dan. 9,2.24sq ; Gen. 1,14 ; 5,23 ; 29,18-30 ; Num. 14,34 ; Ez. 4,5sq ; item Dan. 7,25 et 12,7.11.(317) Cf. Dan. 9,2.24sq ; Gen. 1,14 ; 5,23 ; 29,18-30 ; Nomb. 14,34 ; Ézéch. 4,5s. Voir aussi Dan. 7,25 et 12,7.11.
That very period, interestingly, corresponds exactly to that of Islam's pressures against Christian civilization from the rise of Mohammad (beginning at his first battle when only twenty years old in 590 A.D.) (318) — to the final arrest of those pressures by Charles the Hammer (in 732 A.D.).Ille ipse temporis spatium — quod mirum dictu — exacte respondet pressionibus Islamiticis contra civilisationem Christianam a surgente Mahometo (incipiente a prima ejus pugna vix viginti annorum anno 590 p.Chr.n.) (318) usque ad ultimam earum repressam a Carolo Martello (732 p.Chr.n.).Cette période même — fait notable — correspond exactement aux pressions de l’Islam contre la civilisation chrétienne depuis l’essor de Mahomet (commençant par sa première bataille à vingt ans, en 590 apr. J.-C.) (318) jusqu’à leur arrêt final par Charles Martel (en 732 apr. J.-C.).
Thus, in general, the comments of: Brightman, Mede, Thomas Parker, Jurieu, Matthew Henry, Sir Isaac Newton, Gill, Backus, John Brown of Haddington, Winthrop, Faber, Thomas Scott, Fuller, Adam Clarke, Gaussen, Bickersteth, and Albert Barnes.Ita, generatim, sentiunt Brightman, Mede, Thomas Parker, Jurieu, Matthew Henry, Isaac Newton eques, Gill, Backus, Ioannes Brown de Haddington, Winthrop, Faber, Thomas Scott, Fuller, Adam Clarke, Gaussen, Bickersteth, Albert Barnes.Ainsi, de manière générale, l’entendent : Brightman, Mede, Thomas Parker, Jurieu, Matthew Henry, Sir Isaac Newton, Gill, Backus, John Brown de Haddington, Winthrop, Faber, Thomas Scott, Fuller, Adam Clarke, Gaussen, Bickersteth et Albert Barnes.
(318) See M.M. Ali: Mohammad the Prophet, Ahmadiyya Anjuman-I-Isha'at-I-Islam, Lahore, 1933, p. 45.(318) Vide M.M. Ali, Mohammad the Prophet, Ahmadiyya Anjuman-I-Isha‘at-I-Islam, Lahore, 1933, p. 45.(318) Voir M.M. Ali, Mohammad the Prophet, Ahmadiyya Anjuman-I-Isha‘at-I-Islam, Lahore, 1933, p. 45.
“In those days [of the 'five months' or one hundred and fifty 'day-years'] men shall seek death, but shall not find it. They shall desire to die, but death shall flee away from them.”“In diebus illis [quinque mensium seu centum quinquaginta annorum-dierum] quærent homines mortem et non invenient eam; cupient mori, et mors ab eis fugiet.”« En ces jours-là [des “cinq mois” ou des cent cinquante “années-jours”], les hommes chercheront la mort sans pouvoir la trouver ; ils désireront mourir, mais la mort fuira loin d’eux. »
Even the Moslems themselves desired to die (and thus hoped to be transported into their falsely-imagined ideal place of a lascivious paradise) (320).Ipsi quoque Mohammedani mori cupiebant (sperantes ita se transferri in locum falsissime excogitatum, paradisum scilicet lascivum) (320).Même les musulmans eux-mêmes désiraient mourir (espérant ainsi être transportés dans le lieu idéal qu’ils imaginaient faussement, un paradis de volupté) (320).
(320) Cf. Koran chs. 44 & 51-54f & esp. 52:17-20f.(320) Cf. Coranus capp. 44 et 51-54sq, praesertim 52,17-20sq.(320) Cf. Coran ch. 44 et 51-54s, et surtout 52,17-20s.
But, like zombies or the 'living dead' (321) - before they died, they were first obliged to wage their jihad or 'holy war' - for their own destructive king, Abaddon-Appolyon-Allah.Sed, velut larvæ aut “viventes mortui” (321), antequam morerentur, primo tenebantur gerere jihad, sive “bellum sacrum”, pro rege suo exitioso, Abaddon-Apollyon-Allah.Mais, tels des zombies ou des « morts-vivants » (321), avant de mourir, ils étaient d’abord tenus de mener leur jihad ou « guerre sainte » pour leur roi destructeur, Abaddon-Apollyon-Allah.
(321) I Tim. 5:6 cf. Prov. 2:13-19 & 5:5 & 7:23-27 & 8:36 & 9:13-18 & Jh. 3:18-21,36 & 5:24f & Jude 12-19 & Rev. 3:1 & 20:4,7.(321) I Tim. 5,6 ; cf. Prov. 2,13-19 ; 5,5 ; 7,23-27 ; 8,36 ; 9,13-18 ; Io. 3,18-21.36 ; 5,24sq ; Iudæ 12-19 ; Apoc. 3,1 ; 20,4.7.(321) I Tim. 5,6 ; cf. Prov. 2,13-19 ; 5,5 ; 7,23-27 ; 8,36 ; 9,13-18 ; Jn 3,18-21.36 ; 5,24s ; Jude 12-19 ; Apoc. 3,1 ; 20,4.7.
Onward surged the Moslems. They were all fired up by the battle-cry of their caliphs: 'Before you is paradise; behind you are death and hell!' (322) The Calvinistic Dordt Dutch Bible of 1637 insists that Mohammad's “ungodly doctrine… was propagated throughout a large part of the World by his Arabs and Saracens, who looked like armed locusts.”Porro impetum fecerunt Mohammedani. Accensi erant omnes clamoribus bellicis calipharum suorum: “Ante vos paradisus; post vos mors et infernus!” (322) Biblia Calvinistica Dordracena anni 1637 asseverat doctrinam Mahometis “impiam… fusam esse per magnam orbis partem ab ejus Arabibus ac Saracenis, qui tanquam locustæ armatæ videbantur.”Les musulmans s’élancèrent en avant. Tous étaient enflammés par le cri de guerre de leurs califes : « Devant vous est le paradis ; derrière vous, la mort et l’enfer ! » (322) La Bible néerlandaise calviniste de Dordrecht (1637) affirme que la « doctrine impie » de Mahomet « fut propagée dans une grande partie du monde par ses Arabes et ses Sarrasins, qui ressemblaient à des sauterelles armées ».
(322) See Philip Schaff's article Mohammed, in Schaff-Herzog Encyclopaedia of Religious Knowledge, Funk & Wagnall, New York, 1891, pp. IV:172.(322) Vide P. Schaff, “Mohammed”, in Schaff-Herzog Encyclopaedia of Religious Knowledge, Funk & Wagnall, New York, 1891, IV:172.(322) Voir P. Schaff, « Mohammed », dans Schaff-Herzog Encyclopaedia of Religious Knowledge, Funk & Wagnall, New York, 1891, IV:172.

2000. Isabelle Donegani

  • Isabelle Donegani
  • Isabelle Donegani, À cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus… Le témoignage selon l'Apocalypse de Jean. Son enracinement extra-biblique et biblique. Sa force comme parole de sens (),

2000. Paul Scharff

  • Paul Scharff (né en 1928), graphiste et illustrateur néerlandais installé en Italie depuis 1957, consacrant sa retraite à la la réalisation de lithographies.
  • Paul Scharff, Cavalletta dell’Apocalisse 9:7 (Lithographie sur papier, imprimée par l'auteur à l'aide d'une presse manuelle, 29,5 cm sur 41, 12 exemplaires numérotés et signés), 2000.

2000. Craig S. Keener

  • Craig S. Keener (né en 1960), pasteur baptiste étatsunien, professeur de Nouveau Testament à l'Asbury Theological Seminary de Wilmore (Kentucky), institution méthodiste, président de l'Evangelical Theological Society et auteur entre autres de plusieurs commentaires bibliques et d'autres ouvrages à succès.
  • Craig S. Keener, Revelation, Grand Rapids (Michigan), Zondervan (“NIV Application Commentary”), 2000, pp. 263-264.
anglais (2000) latin (2025) français (2025)
The monstrosities from the Abyss may represent angels of judgment, as some scholars suggest (13).Monstra ex Abysso orta fortasse angelos judicii repraesentant, ut nonnulli docti suggerunt (13).Les monstruosités issues de l’Abîme pourraient représenter des anges du jugement, comme le suggèrent certains chercheurs (13).
This suggests a purely supernatural judgment; elsewhere God accomplished such judgment through his angels (Ezek. 9:1–7), but here apparently he unleashes evil forces to wreak their havoc.Hoc judicium plane supernaturale indicatur; alibi Deus tale judicium per angelos suos efficit (Ezech. 9,1–7), hic autem videtur vires malas emittere ut vastitatem faciant.Cela suggère un jugement purement surnaturel ; ailleurs Dieu accomplit ce type de jugement par ses anges (Ez 9,1–7), mais ici il semble déchaîner des forces mauvaises pour produire la dévastation.
That God sets limits on their destructiveness, both in intensity (Rev. 9:6) and duration (9:10), may suggest his mercy and again underlines his sovereignty.Quod Deus modum statuit eorum nocendi, tum intensitatis (Apoc. 9,6) tum temporis diuturnitatis (9,10), eius misericordiam indicare potest atque iterum ejus potestatem extollit.Le fait que Dieu fixe une limite à leur pouvoir destructeur, tant en intensité (Ap 9,6) qu’en durée (9,10), peut suggérer sa miséricorde et souligne encore sa souveraineté.
Five months is approximately a normal locust’s life span, and God does not choose to extend it (14).Quinque menses circiter spatium vitae locustae ordinarium sunt, nec Deus id protrahere eligit (14).Cinq mois correspondent à peu près à la durée de vie normale d’une sauterelle, et Dieu ne choisit pas de l’allonger (14).
Scorpion stings usually bring terrible pain but not death to humans, although these are not purely literal scorpions (15).Aculei scorpionum grave dolorem solent efficere hominibus sed non mortem, quamquam hae bestiae non sunt scorpiones mere litterales (15).Les piqûres de scorpion causent habituellement une douleur intense chez l’homme, mais non la mort, même si ici les créatures ne sont pas des scorpions littéraux (15).
By preventing their death God augments the pain of those who would rather be out of it (9:6), so one can read this limitation as an increase in the judgment’s intensity, which fits the context of fierce judgment. Other writers spoke of troubles so intense that sufferers simply wished to die (16).Impedendo ne moriantur, Deus dolorem iis auget qui malle vellent exire e miseria (9,6); ita haec limitatio legi potest ut intensio judicii augeatur, quod convenit cum contextu severi judicii. Alii scriptores meminerunt aerumnarum tam gravium ut passi mortem optaverint (16).En empêchant leur mort, Dieu augmente la souffrance de ceux qui préféreraient disparaître (9,6) ; cette limitation peut donc être lue comme un accroissement de l’intensité du jugement, ce qui convient au contexte d’un jugement farouche. D’autres auteurs ont déjà évoqué des détresses si intenses que les souffrants désiraient simplement mourir (16).
But the purpose of such judgments is to turn people to repentance, so even this limitation may also serve to allow repentance (9:20–21) (17).At vero finis talium judiciorum est ad paenitentiam homines convertere; ideo etiam haec limitatio inservire potest ad paenitentiam concedendam (9,20–21) (17).Mais le but de tels jugements est de conduire les hommes à la repentance ; ainsi même cette limitation peut aussi servir à permettre la repentance (9,20–21) (17).
Five months’ of torment (9:5), like 1,260 days of torment (cf. 11:10), thus contrasts with eternal torment (14:10–11; 20:10).Quinque menses cruciatus (9,5), sicut 1 260 dies cruciatus (cf. 11,10), ita opponuntur cruciatui aeterno (14,10–11 ; 20,10).Cinq mois de tourment (9,5), comme les 1 260 jours de tourment (11,10), contrastent ainsi avec le tourment éternel (14,10–11 ; 20,10).
That the locusts harm no vegetation but only people without God’s seal (9:4) also turns the attentive listener back to 7:3, where vegetation should not be harmed until God had sealed his servants.Quod locustae nullam herbam lædunt sed tantum homines sine sigillo Dei (9,4), auditorem attentum remittit ad 7,3, ubi herbae non lædendae sunt donec servi Dei obsignentur.Le fait que les sauterelles ne nuisent à aucune végétation mais seulement aux personnes dépourvues du sceau de Dieu (9,4) renvoie aussi l’auditeur attentif à 7,3, où la végétation ne doit pas être touchée avant que les serviteurs de Dieu soient scellés.
This connection reinforces the point: God specifically exempts his servants from this judgment, perhaps emphasized especially if this is a demonic army.Haec connexio rem confirmat: Deus servos suos specialiter eximit ab hoc judicio, idque fortasse magis empha­tice, si haec acies daemonica est.Ce lien renforce l’idée que Dieu exempte spécifiquement ses serviteurs de ce jugement, idée d’autant plus soulignée si l’on a affaire à une armée démoniaque.
(13) So Talbert, Apocalypse, 42, citing 1 Enoch 66:1; 2 Enoch 10:3; T. Levi 3:2–3.(13) Ita Talbert, Apocalypse, 42, citans 1 Enoch 66,1; 2 Enoch 10,3; Test. Levi 3,2–3.(13) Ainsi Talbert, Apocalypse, 42, citant 1 Hénoch 66,1 ; 2 Hénoch 10,3 ; Testament de Lévi 3,2–3.
(14) Herschel H. Hobbs in George, ed., Revelation: Three Viewpoints, 103. Aune, Revelation, 2:530, notes this datum but prefers “five” as a round figure for a small number (1 Cor. 14:19).(14) Herschel H. Hobbs apud George, éd., Revelation: Three Viewpoints, 103. Aune, Revelation, 2:530, hoc observat sed mavult “quinque” quasi numerum rotundum pro parvo numero (1 Cor. 14,19).(14) Herschel H. Hobbs dans George, éd., Revelation: Three Viewpoints, 103. Aune, Revelation, 2:530, note cette donnée, mais préfère « cinq » comme un chiffre rond pour un petit nombre (1 Co 14,19).
(15) For the pain of scorpions, see 1 Kings 12:11, 14; 2 Chron. 10:11, 14; Plutarch, Divine Vengeance 20, Mor. 562C. If this is a demonic army, cf. perhaps Luke 10:19, though Luke 10 draws on Ezek. 2:6; scorpions are associated with witchcraft in Sifre Deut. 172.1.1.(15) De dolore scorpionum vide 3 Reg. 12,11.14 ; 2 Paral. 10,11.14 ; Plutarch., De sera numinis vindicta 20 (Mor. 562C). Si haec acies daemonica est, cf. fortasse Luc. 10,19, quamvis Luc. 10 nitatur Ezech. 2,6; scorpiones cum magia conjunguntur in Sifre Deut. 172.1.1.(15) Pour la douleur des scorpions, voir 1 R 12,11.14 ; 2 Ch 10,11.14 ; Plutarque, Divine Vengeance 20 (Mor. 562C). Si l’on a affaire à une armée démoniaque, cf. peut-être Lc 10,19, bien que Lc 10 s’inspire d’Ez 2,6 ; les scorpions sont associés à la sorcellerie dans Sifre Deut. 172.1.1.
(16) See Jer. 8:3; Euripides, Medea 96–97, 144–47; cf. perhaps Rev. 6:16.(16) Vide Jer. 8,3 ; Eurip., Medea 96–97, 144–47 ; cf. fortasse Apoc. 6,16.(16) Voir Jr 8,3 ; Euripide, Médée 96–97, 144–47 ; cf. peut-être Ap 6,16.
(17) The exclusion of death was sometimes positive (Job 2:6; T. Job 4:4), though it could also represent extended torture (Lucan, C.W. 2.177–80); it did indicate God’s sovereignty (cf. Jos. and Asen. 16:18/13).(17) Exclusio mortis aliquando positiva fuit (Iob 2,6 ; T. Job 4,4), quamvis etiam supplicium prolixum repraesentare posset (Lucan., Civ. bell. 2.177–80); indicabat tamen Dei dominationem (cf. Jos. et Asen. 16,18/13).(17) L’exclusion de la mort était parfois positive (Jb 2,6 ; T. Job 4,4), même si elle pouvait aussi représenter un supplice prolongé (Lucain, Guerre civile 2.177–80) ; elle indiquait néanmoins la souveraineté de Dieu (cf. Jos. et Asen. 16,18/13).
1) , 3)
Henry Alford, The Greek New Testament, IV, 641.
2)
Henricus Alford, Novum Testamentum Graecum, IV, 641.
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